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Torben Badenov

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MessageSujet: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Jeu 8 Jan - 21:50

    Alcool. Boire. Oublier. Tels étaient mes mots d'ordre du moment. J'étais lâche, oui, j'avais choisit la solution de facilité. J'avais choisit de ne plus penser à ce que j'avais fait il y a quelques jours, au lendemain du bal de noël de Poudlard. Certes, je n'avais guère de scrupules à me saoûler toutes la journée, mais en même temps, vu ce que j'avais fait, cela me semblait après tout être la seule solution non seulement envisageable, mais également souhaitable. Je ne savais plus quoi faire. C'était la première fois de toute ma vie que je me retrouvais dans pareille situation. Trahir une de ses promesses et qui plus est un serment de fidélité, et envers la femme que j'aime qui plus est. A mes yeux, il n'y avait pas de crime pire que celui ci.


    Et je l'avais fait. Je ne m'en souvenais même pas exactement, juste quelques flashs, qui revenaient parfois dans mes cauchemars, durant les rares heures où j'arrivais à dormir la nuit. Jana n'y était pas allée de main morte pour m'avoir. En fait, elle avait mis le paquet, et rien qu'en ne disant qu'une seule phrase. Elle m'avait rappelé une de mes anciennes promesses pour me mettre dans sa poche, et ensuite... Ensuite je ne savais plus trop. Je ne savais même pas comment j'avais fait pour revenir ici, et je n'avais que quelques brides de souvenirs de nos ébats. Toujours la même. D'ailleurs, même Tom l'avait entendue et m'avait taxé d'un sourire lorsque je lui avais demandé un congé maladie. Comme si j'avais été heureux de me retrouver à côté d'elle, nue, dans mon pieu au petit matin.


    Franchement, y'a mieux comme réveil que de se rendre compte que l'on n'est même pas capable de ne pas trahir la personne que l'on n'aime.


    Le pire dans cette histoire, c'est qu'une partie de moi, infime et sombre, certes, mais partie quand même, ne rejetait pas ses souvenirs, et désirait même que le retse me revienne en mémoire. D'un côté, d'un point de vue purement physique, je ne pouvais nier que cela m'avait plu, en tous cas c'était le souvenir qui m'était resté! Mais maintenant, est ce que ça valait la peine de jeter la seule femme que j'avais jamais aimé juste pour une partie occasionnelle de jambes en l'air? Bien sûr que non, déjà de un, l'honneur me l'interdisait, et de deux, ma conscience aussi! Et enfin, j'aimais Alice, n'avais je pas sacrifié certaines de mes habitudes pour elle, pour ne pas la faire souffrir? Et voilà que j'avais replongé dans la merde, et ce, jusqu'au coup! La colère m'envahissait, puis le desespoir.


    Je ne savais pas quoi faire. Le dire à Alice, et affronter la réalité en face en lui avouant tout ce qu'il s'était passé, au risque de perdre ma seule chance de devenir quelqu'un de respectable, ou est ce que je devais taire l'incident et faire comme si de rien n'était, comme avant, et de l'aimer toujours autant? Cruel dilemme. Ou je devais assumer mes actes et tenter de sauver mon honneur tout en renonçant à ce qui semblait réellement être de l'amour, ou l'inverse. Devais je suivre mon coeur ou ma conscience. Le Kvas m'aidait à réfléchir, il m'aidait à oublier, il m'aidait... Je ne savais même plus ce que je faisais là, depuis combien de temps j'étais dans cet état, ou combien de temps devrais je encore l'être avant de tomber à court de munitions. Probablement plus très longtemps, vu la longueur de mes poils de barbe. Cela devait déjà faire un moment que j'étais enfermé.


    Décidé à voir au moins combien j'étais tombé bas, je me déplaçais vers la salle de bain. Le sol semblait bouger sous moi, mais j'affrontais cette situation comme un marin en pleine tempête. Arrivé devant mon lavabo et ma glace, je ne pus m'empêcher de constater que je ne ressemblais plus à grand chose. Des poils de barbe s'hérissaient sur mon visage, mes cheveux étaient pêle mêle, mon regard rougis par la fatigue et l'alcool. Mais traits étaient tirés par le manque de sommeil et mon teint était blanchâtre. D'ailleurs, mon estomac se rappela une fois de plus à lui avec un priofond gargouillis. Je ne me souvenais meême pas de mon dernier repas. Si seulement j'aurais pu oublier mon méfait aussi facilement que toutes ces broutilles...


    Mais soudain, trois coups secs retentirent contre ma porte. Qui cela pouvait être? Me passant un peu d'eau sur le visage, je marchais vers la porte, mais pensait juste avant à regarder par le judas. Mon dieu o____O! Alice! Qu'est ce que je fais! Elle avait le visage neutre, mais savait elle où était elle simplement venue me voir? Raaaah impossible de m'arranger la tronche un peu mieux! Remarque, le Kvas ne me faisait pas sentir des ratiches, c'était toujours ça de pris:! Ouvrant la porte, mon coeur battait la chamade. Etant devant elle, je ne savais que faire, la prendre dans mes bras, l'embrasser, faire comme si de rien n'était, ou me jeter à ses pieds en réclamant son pardon? Non, au lieu de ça, mon cerveau ramollit ne réussit qu'à sortir un minable...



    - Bonjour Alice. N'attends pas dehors, entres! Excuses un peu le dérangement, je ne me sens pas bien depuis quelques jours... Comment vas tu?


    Mon dieu, quel pâle type! J'arrivais à rien dire d'autre que ça! Et le pire, c'est qu'étrangement, Alice n'avait pas l'air enchantée...

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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Ven 9 Jan - 22:13

    [Désolée, c'est pas terrible --"]

    Alice détestait les jours comme cela. Vous savez, ceux où dès le matin, vous refusez de sortir de votre lit parce que vous savez que vous allez avoir du mal à affronter ce qui va se passer ? Eh bien, la Gryffondor se disait que c'était exactement ce qu'elle aurait du faire au lieu de se lever et de se lever les fesses dans ce château plein de courants d'air. Mais courageuse -du moins, c'était ce qu'elle s'était prétendue à elle-même, elle avait fini par se lever, se disant que la journée ne pouvait pas être pire que celles qu'elle venait de passer. Quatre jours affreux pour le moral de la jeune fille. Elle les avait été d'une humeur massacrante aurpès de tout le monde (ou presque), s'était disputée avec ses amies de Poufsouffle et avait envoyé balader quelques personnes -qui l'avaient pour la plupart très mal pris. Les gens étaient si susceptibles. Mais Alice ne s'était attardée sur les états d'âmes des victimes de ses foudres. Elle avait autre chose à faire. D'autres préoccupations beaucoup plus importantes à vrai dire. Et de toute façon, les autres ne l'intéressaient pas car pour une fois, Alice avait décidé de faire passer ses problèmes avant ceux des autres.

    Le Bal de Noël avait un évènement phénoménal. Dans l'ordre, Alice le décrirait bien comme ayant été Joyeux, Entrainant, Intéressant, Fascinant, Effroyable ... C'était à peu près ca. Mais ce n'était rien à coté de la révélation que lui avait faite une certaine jeune fille de Serpentard à qui la Gryffondor avait parlé pour la première fois. Elle savait que se fier à des "inconnus" n'était pas toujours très intelligent mais Alice ne réfléchissait plus avec cohérence depuis qu'elle avait appris la nouvelle. Cette chose dont Alice se serait bien passée de savoir -d'un côté, qu'elle le sache n'était plus mal. Ainsi, elle ne serait pas le dindon de la farce. Ou pas entièrement. Cela aurait été mieux qu'elle ne le soit pas du tout ...

    Quelle nouvelle ? Eh bien ... Roxanne Cartwright assurait avoir vu Torben sortir de la salle de Bal au coté d'une jeune femme "au corps de rêve". Rien que cette apposition mettait Alice en rogne. Elle savait qu'elle n'était pas particulièrement sexy (ses jambes étaient trop petites et était plus que plantureuse) mais généralement, elle faisait abstraction car ce n'était pas quelque chose qui la faisait particulièrement complexer. Mais elle n'aimait quand même pas qu'on le lui rappelle sans cesse. Enfin bref, dès que Roxy lui avait dit que Torben était parti avec cette superbe créature, Alice s'était sentie humiliée, blessée ... Effondrée ...Dans quel état d'esprit aurait-elle pu être en apprenant que son petit ami l'avait certainement trompé ? Ce n'était plus une supposition : Alice en était persuadée.

    Alice qui pensait auapravant qu'elle n'était pas amoureuse de Torben se rendait compte aujourd'hui qu'elle s'était plus que lourdement trompée. Il l'avait trompé et elle avait eu honte, les sentiments habituels suite à ce genre de choses l'avaient secouée. Mais au grand jamais, Alice n'aurait cru se sentir aussi touchée. Parce que c'était Torben. parce qu'elle lui faisait confiance. Parce qu'elle avait espéréqu'il soit différent des jeunes hommes en général. Parce qu'elle avait cru qu'ils battiraient une relation stable ensemble. Parce que -elle s'en rendait compte aujourd'hui-, elle l'aimait. Pourquoi fallait-il qu'il se produise des évènements de ce genre pour qu'elle en ait conscience ? C'était douloureux ... Tellement douloureux ...

    Alice avait eu des doutes sur ce qu'elle devait faire. Suite à une conversation avec Anna, Alice avait pris la décision de venir discuter avec Torben. Ce n'était pas parce qu'elle en avait envie (quoique !) mais parce qu'elle devait le faire. Il ne fallait pas qu'elle laisse ce problème s'étendre sur plusieurs semaines car cela serait encore pire que maintenant (oui, cela pouvait être pire). C'était pourquoi, Alice avait quitté Poudlard, de forte méchante humeur et avait pris le Magicobus pour se rendre au Chaudron Baveur où elle savait qu'il logeait. Le bus était arrivé à Londres en faisant un brusque arrêt qui avait expédié Alice vers l'avant du véhicule. Elle en descendit à murmurant des jurons bien sentis contre ce transport de malheur. Elle n'accorda aucune attention au contrôleur qui la saluait chaleureusement et lui passa devant sans un regard. Elle pénétra dans le Chaudron Baveur avec appréhension. Elle ne savait pas comment elle allait aborder le sujet.

    Elle salua Tom et celui-ci la conduisit dans les escaliers après qu'elle le lui ait expressement demandé. Il lui désigna la porte et elle le salua d'un hochement de tête. Alice ne savait pas combien de temps, elle resta là, devant la porte à hésiter sur la marche à suivre.


    *Tu es une Gryffondor, oui ou non ? ... Oui *

    Finalement, la jeune fille frappa la porte à trois reprises. Elle attendit nerveusement qu'il vienne lui ouvrir. Ce qu'il finit par faire.
    Alice était déçu par l'accueil qu'il lui fit. Elle aurait préféré qu'il l'embrasse ou qu'il la serre dans ses bras mais pas à ces phrases insipides. bon, okay, elle n'était pas très objective mais quand même. La Gryffondor laissa le silence s'installer. Un silence particulièrement gênant.


    -"Ca va !" Fit-elle lentement. "Mais, je crois qu'il faut que l'on discute. Sérieusement."

    Là, ce n'était vraiment ce qu'elle voulait. Elle souhaitait plutôt se jeter sur lui, l'embrasser à en perdre haleine mais aussi le rouer de coups pour ce qu'il lui avait fait.
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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Dim 11 Jan - 0:48

    Ouh Pinaise, la journée commençait terriblement bien dirait on! Je venais de me lever, à moitié ivre mort, plein des restes de l'alcool de la veille, avec un mail de crâne carabiné et une migraine des plus horrible. Dans mon malheur éthylique, j'avais tout de même tenté de me soigner un peu la tronche, mais peine perdue! Il semblerait que tout était contre moi aujourd'hui, y compris le reste des évènements. Ce n'était absolument pas méchant pour Alice, mais le soucis de sa venue était que je me retrouvé de nouveau confronté à la pire situation qu'il m'avait été donné de subir et même d'en être l'origine depuis bien longtemps... Ce sentiment de honte et de culpabilité, très ancien chez moi, venait à nouveau de renaître de ses cendres, pour mon plus grand déplaisir... Oh joie, oh bonheur, comme dirait l'autre!


    Mais j'étais tout de même heureux de voir ma petite amie. Enfin, je ne savais plus trop si ce qualificatif restait le mot le plus approprié dans la situation mais je la considérais toujours ainsi, quoi que je fasse. J'avais beau m'être comporté comme un vrai lâche et le salaud le plus fini qu'il m'avait jamais été donné de connaître, je ne pouvais m'empêcher de ressentir la même bouffé d'affection que je ressentais toujours pour Alice, et ce, depuis longtemps maintenant! Je n'y pouvais sans doute rien. Peut être était ce mon fardeau que de détruire tout ce que j'arrivais à bâtir dans ma vie. A bien y réfléchir, tout avait toujours été plus qu'éphémère dans mon existence. Mes amis avaient disparut, mes parents également, ma maison, mon pays, mon ancienne vie, et récemment mon honneur. Et il semblerait que la petite amie serait la prochaine étape. Du moins, c'était ce que je redoutais après tout.


    Mais maintenant que je lui avais ouvert, tous mes défauts et toutes mes erreurs étaient comme rebalancées en plein dans la figure. Il n'y avait rien de bien glorieux à trahir la confiance de la seule personne digne que l'on avait rencontré depuis pas mal de temps, et il y avait encore moins de gloire à être infidèle à cette personne, aimée pourtant. Je ne comprenais plus rien à ce que j'étais et à ce que je faisais. D'après ce que je pouvais voir, j'aimais toujours autant Alice Mc Pherson, et je ressentais toujours cet amour pour elle, cet attrait et cette affection. Tout était là, comme avant. Comment avais je pu la trahir dans ces conditions? Je ne me l'expliquais pas, mais dès que nos regards se croisèrent, je savais qu'elle savait également. Comment, je n'en savais rien. Tout pouvait arriver. Krystel avait peut être balancé notre conversation, même si j'en doutais, à moins que quelqu'un m'ait vu sortir du bal accompagné, mais dans ce cas, Alice n'avait aucune preuve et cette expérience prouvait également le fait qu'elle n'avait pas totalement confiance en moi... Ce qui acheva bien évidemment de me briser le coeur.


    Un lourd silence s'installa. Je ressentais le besoin de la rassurer, de lui dire que je l'aimais, de la serrer contre moi, mais de toute évidence elle me fusillait du regard, et n'apprécierait pas vraiment la tentative, sauf grosse erreur de ma part. Pourtant, c'eut été sincère, mais je n'eus pas le courage de faire le premier pas. Pas dans ces conditions. Quand on avait fait de terribles choses comme je l'avais fait, la seule chose à faire était d'adopter un profil bas et d'assumer, ce que je m'étais bien entendu empressé de faire. Finalement, après un long moment où nous nous jaugèrent du regard, Alice me répondit que ça allait. Je pressentais le mensonge, mais ne pouvait lui en tenir rigueur. Discuter sérieusement? Est ce que ça n'avait pas toujours été le cas? Je n'avais pas la force de m'opposer à elle sur ce point, aussi gardais je le silence, ne faisant qu'un pas de côté et tendre la main pour l'inviter à entrer, tout en refermant la porte derrière elle.



    - Oui, je le crois aussi. J'ai des choses à te dire, et vu les regards que tu me lancent, tu dois te douter de ce que j'ai à t'annoncer.


    Faisant signe à Alice de s'asseoir sur le fauteuil proche de la cheminée, je m'asseyais tout près, sur une chaise, près de mes bouteilles agglutinées. J'aurais préféré que ma copine ne me voit pas dans cet état et encore moins avec tout cet agglomérat de spiritueux. Ce n'était guère à rajouter à mon crédit, et ne manquerait pas de m'être ressortit. Prenant une grande inspiration devant l'air fermé de la gryffondor, je débouchonnais une bouteille de Whisky écossais. D'Aberdeen, la ville de naissance d'Alice si je me souvenais bien. Mais devant l'air résolut de la jeune femme, c'était peine perdue et je me détournais pour me servir un verre, que je vidais cul sec, pour ensuite fermer les yeux quelques instants, me décidant à lui sortir la phrase la plus horrible que je n'avais jamais dite de toute ma vie. Mais les mots ne sortaient pas. J'avais beau faire ce que je pouvais, je refusais d'affrotner la vérité en face, jusqu'à ce que mon regard croise celui d'Alice.


    - Je t'ai trompé.


    Oh punaise, quelle diplomatie, quel tact! Bravoi moi même! Franchement, dans le genre roi des cons, j'avais atteint le summum semblait t'il, vu ce que je venais de proférer. Vu mon état et les sentiments qui se bousculaient en moi -remords, culpabilité, chagrin- le rouge me monta aux yeux, mais je m'efforçais de rester maître de moi même. C'était pas le moment de flancher, mais d'assumer plutôt. Comme un homme. Comme s'il me restait un semblant d'honneur. Ce n'était guère chose aisée, et je sentais que déjà, Alice était bouleversée. Elle aussi connaissait la situation avant que je la lui dise, mais se retrouver devant le fait accomplit allait la chambouler, j'en étais certain... Au moins autant que cela me chamboulait moi. Me saisissant une nouvelle fois de la bouteille, je détournais le regard, pour ne pas craquer. S'en était trop pour moi, la perte de tous ceux que j'aimais cette année avait été un coup dur, et celui que je venais d'infliger à Alice et à moi même par l'occasion était en quelque sorte la cerise sur le gâteau...


    - Enfin... Je crois. Je sais juste que je suis rentré ici le soir du bal, avec une fille nommée Jana. Je ne l'avais pas vue depuis deux ans, et elle et moi étions ensembles avant. Juste avant de se quitter, je lui avais fait une promesse... Qu'elle s'est empressée de me rappeler quand nous nous sommes revus durant le bal. Je ne sais pas ce qu'elle y faisait, tout est flou dans ma tête. Tout ce que je me souviens, c'est que le lendemain matin, je me suis réveillé comme si j'avais été piétiné par un troupeau de buffles enragés et Jana était dans mon lit, avec moi. Tu me croiras sans doute pas, mais ça m'a fait un putain de choc... Passes moi l'expression... Je l'ai foutue dehors, et depuis, je fais ce que je peux pour oublier l'enfoiré que je suis, et la pâle caricature de Badenov que je suis devenu. Même si ça ne rattrape rien, je ne comprends pas pourquoi... Et Krystel Raybrandt m'a embrassé hier. Je ne sais pas exactement pourquoi. Mais je lui ai demandé de ne pas recommencer. Voilà Alice, tu sais tout maintenant.


    Oui, elle savait tout. Je n'avais pas non plus été exploré les détails, mais honnêtement, à ce niveau là, on s'en fout non? Seuls comptent nos actes, nous ne sommes jugés qu'à travers eux, et mon dieu que le jugement serait salé pour moi! Je venais de tout déballer à Alice, sans même la regarde. S'en aurait été trop pour moi. Déjà là, je la sentais sur le point d'exploser littéralement, et je me sentais en tous cas dans cet état d'esprit là de mon côté. Je sentais que si je ne faisais rien, je me mettrais à chialer sur mon sort, et la seule chose que je trouvais à faire fut de me resservir un verre, et de le regarder, quelques secondes. De longues secondes, du genre de celle où vous avez l'impression que votre coeur va s'arrêter de battre. Ce qui était probablement déjà le cas.


    - Et je t'aime, aussi. Je t'aime comme j'ai jamais aimé aucune fille auparavant. Il fallait juste que je te le dise.


    Alice ne me croierait pas. Qui le pourrait? Je venais d'avouer totalement que je l'avais trompé, que j'avais passé une nuit avec un canon en train de faire des folies de nos corps. Je n'en avais certes gardé que quelques traces, mais les faits étaient là, et je venais de les jeter à la figure d'une fille de dix sept ans. Le remord et la culpabilité de changeraient rien, et le pire avait sans doute été mes dernières paroles... Je devais être un monstre pour lui infliger ça, mais sur le coup, j'ai ressentit le besoin de l'avouer, vu ce qui allait probablement se passer...

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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Lun 12 Jan - 12:36

    La Gryffondor aurait du savoir que les journées mal ne se finissaient que mal. Pourtant, elle s'était entêtée à croire que tout allait bien se passer. C'était ce qu'elle avait cru du moins. Avait voulu croire. Mais sa conscience, cette petite voix qui s'inivitait sans cesse dans son esprit ne cessait de lui râbacher la même chose. Donc, que sa confrontation avec Torben allait être particulièrement difficile. Merci la voix ! Cela fait toujours plaisir d'être soutenue. Alice avait donc essayé de passer outre cette fichue conscience. Elle commençait (ou était déjà) à devenir folle. Elle se parlait à elle même. N'y avait-il pas quelque chose qui clochait chez elle ? Non, mauvaise question. Qu'est-ce qui clochait chez elle plutôt ? En ce moment, elle avait l'impression que beaucoup de choses lui tombaient sur le coin de la figure sans qu'elle n'est la moindre idée du pourquoi du comment. Tout d'abord, l'éclatement du restre de sa famille, puis ses doutes suite à son engagement dans l'Ordre (ce n'était pas vraiment un problème, mais cela la terrifiait quelque peu), l'apparition de sa petite voix, le bal avec cette apparition verdâtre absolument terrifiante (même pour quelqu'un de particulièrement sûr de lui) sa discussion avec Roxanne Cartwright qui faisait qu'aujourd'hui la Gryffondor était pratiquement certaine que son petit ami la trompait.

    Pour l'avoir déjà observé dans les autres couples, elle savait que ce genre de problèmes (linfidélité) arrivaient le plus souvent quand l'une des deux personnes commençait à se lasser de cette romance. Cette constation laissait Alice assez désemparée car cela faisait à peine plus d'un mois aujourd'hui qu'elle était en couple avec Torben. Si la réelle raison pour la quelle il avait couché avec une autre jeune femme était la lassitude, la Gryffondor se disait qu'elle était mal barrée si elle comptait rester avec Torben. Parce que oui, elle avait envie de donner une nouvelle chance à son couple mais n'était pas certaine que Torben le veuille encore, ou encore que ce soit une bonne idée. Car si cela s'était produit une fois, cela pourrait certainement se reproduire une seconde fois. Et alice n'était pas certaine ne pouvait essuyer une deuxième fois ce genre de conduite. Malgré les sentiments qu'elle commençait à porter au jeune Moldave.


    *Tu reconnais ENFIN qu'il te plaît beaucoup plus que ce que tu voulais croire. Toi, tu dégages de là, illico !*

    C'était les pensées qu'avait Alice durant tout le trajet du Magicobus qui fut ponctué de chutes spectaculaires qui causèrent l'hilarité des autres passagers. La plus phénomale fut certainement celle où elle glissa de son siège et ... Non, il valait mieux ne pas y penser. En tout cas, c'était en se massant les cotes qu'Alice était rentré dans le pub et s'était dirigé en direction de la chambre de Torben. Elle pestait encore intérieurement quand le jeune homme lui ouvrit la porte. il n'avait pas l'air en grande forme pour tout dire et pour une fois, elle tomba d'accord avec sa conscience que c'était bien fait pour lui qu'il était bien agréable de savoir qu'il pouvait se sentir aussi mal qu'elle. (Elle ne savait si c'était cela, mais elle le supposait.) Par contre, elle se fustigea intérieurement d'avoir eu de telles pensées pour lui. L'Ecossaise avait un caractère difficile quand s'y mettait mais elle ne supportait pas les gens rancuniers, et qu'elle le soit prouvait qu'elle n'était pas dans un état très brillant.

    Au moins, il avait conscience qu'elle était plus ou moins au courant de ce qu'il voulait lui dire. Un bon point pour lui. S'il lui disait de lui-même ce qu'il avait fait, le rachèterait déjà plus ou moins, aux yeux de la jeune fille. Elle hésita quelques instants quand il lui désigna un fauteuil pour s'asseoir. Puis, finalement, elle accepta. Marchant d'un pas quelque peu hésitant, loin de sa démarche assurée de d'habitude, la jeune fille s'avança vers le siège et s'assit sur l'accoudoir en mousse, prête qu'elle était à écouter les confessions du jeune homme. Ce dernier prit une bouteille d'alcool d'Aberdeen (de la très bonne alcool pour tout dire) et il s'en servit un verre qu'il avala cul sec. La Gryffondor grimaça face à ce geste. Il devait avoir la gorge en feu à cet instant. Elle, elle préférait savourer ses verres d'alcool. Elle hésita un instant, à lui demander un verre pour elle aussi mais elle se retint de justesse. Pas la peine qu'il prenne pour une buveuse qui se bourrait pour un rien. Chez un homme, cela pouvait passer. Chez une femme, beaucoup moins.


    *Depuis quand tu te soucies de cela ? DEGAGE !*

    Elle croisa les jambes sur son accoudoir.

    -"Je t'écoute," murmura -t-elle pour l'encourager.

    L'enjoindre à parler. Pourquoi elle faisait-elle ? Aucune idée. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle se fichait pas mal de sa conscience qui hurlait à tord et à travers qu'elle n'avait pas à faire cela car, le regard perdu dans celui de Torben, elle se sentait bien. Mieux que les jours précédents. Alice était presque prête à oublier son infidélité pour le serrer contre elle et l'embrasser. Encore et encore. Mais, la voix du jeune homme la ramena à la réalité et la phrase qu'il énonça lui fit mal. Bien sur, elle savait déjà tout cela, mais l'entendre ainsi rendait la chose encore plus affreuse. Mais la jeune fille apprécia à sa juste valeur la franchise du jeune homme. Au moins, il ne cherchait pas à nier. Il aurait pu faire comme si ce n'était pas vrai (et cela aurait pu l'être) mais il ne l'avait pas fait et assumait sa faute. Peut-être avait-il décidé de le lui dire car il avait compris qu'elle était au courant mais qu'il ne l'aurait pas fait si elle ne l'avait pas été. Mais ca, elle s'en fichait pas mal, trop occupée qu'elle était à écouter les détails qu'il lui donnait. Avec une fascination assez morbide. Elle aurait voulu lui hurler de se taire, qu'elle ne voulait rien savoir et pourtant, elle écoutait, incapable de l'interrompre. Lorsqu'il s'interrompit quelques instants, la jeune fille fronça les sourcils pour le questionner ensuite.

    -"Qui est Krystel Raybrandt ? Et cette Jana, tu penses la revoir un jour ?"

    Le premier nom lui disait quelque chose. Elle était sûre de l'avoir déjà entendu. Pour la seconde jeune femme, Alice sentait son coeur s'accélérer. Cette fille, elle avait envie de la retrouver et de la frapper, l'injurier, pour qu'elle ait aussi mal qu'Alice en ce moment même. Elle baissa la tête honteuse d'avoir de telles pensées à l'égard de quelqu'un d'autre. Elle avait envie de hurler à la mort, de crier de le gifler pour qu'il garde à jamais la trace de sa main sur sa joue. Mais elle avait envie de pleurer aussi, de laisser la tension de ces derniers jours éclater encore une fois (la première ayant été avec Anna Sanders).

    Elle avait presque oublier la présence du jeune quand il se rappela à elle, elle constata qu'il avait un nouveau verre à la main. Elle réprima une grimace puis sursauta quand il lui avoua qu'il l'aimait encore. Qu'il l'aimait comme il n'avait jamais une fille avant elle. Et elle craqua, les larmes s'échappèrent de ses yeux, silencieusement. Son corps tressautait sous la force de ses sanglots qu'elle essayait d'étouffer tant bien que mal. Elle qui s'était promise de ne pas pleurer durant tout l'entrevue, elle était plutôt mal barrée. Elle se leva un peu vacillante et le gifla de toutes ses forces avant de se laisser tomber à genoux aux pieds du jeune homme, les épaules tremblant sous la force de ses sanglots.

    *Pathétique !*
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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Mar 13 Jan - 11:47


Découvrez AaRON!



[HJ: Comment je suis fan de ton vava oO]


    Comment être paumé by Torben. Ce que je disais ne devait avoir aucun sens pour la jeune gryffondor. Lui avouer tout à fait normalement que je l'avais trompée avec une de mes anciennes petites amis, puis enfoncer le clou en lui disant que je m'étais fait embrasser par une autre peu de temps après pour enfin finir par lui avouer que je l'aimais! Du vrai n'importe quoi! Combien y avait t'il d'hommes en ce monde, pour tenir des propos aussi incohérents, sans aucune logique, mais en énonçant pour autant des vérités jugées cruciales? Bien peu, mais je n'avais absolument aucune idée du pourquoi du comment je venais de lâcher ça. Je ne savais même pas pourquoi. Je ne savais plus, je ne sais plus ce que je dois faire. Je me sentais perdu, lâchant peu à peu prise. Je ne ressentais plus rien en cet instant, plus d'amour, plus de haine, plus de remord. J'avais l'impression d'être presque devenu un légume. S'en était devenu carrément pitoyable.


    Qu'est ce que je foutais là moi? Pourquoi Alice était là elle aussi? A quoi cela servait il? Nous étions en train de nous détruire, mutuellement. Il fallait que les choses soient mises au clair, soient mises à plat. C'était douloureux et je ne savais pas comment m'y prendre, mais je savais que je n'avais pas le choix, je devais le faire. C'était quelque chose de terrible, certes, mais je me devais de tout avouer. J'aurais simplement aimé ne pas le faire sur un ton aussi plat, aussi froid, aussi indifférent. Je ne l'étais pas du tout à l'intérieur, je brûlais de me jeter aux pieds d'Alice, de m'effondrer et de lui laisser voir que même si ça ne faisait que quelques mois que nous nous connaissions et qu'un gros mois que l'on étaient ensembles, je tenais énormément à elle. J'avais l'impression de me retrouver à la place de tous les pauvres petits ados larmoyants, déprimant pour un premier amour éphémère. Quand je pense que je m'étais toujours totalement foutu de ce genre de personne. C'en était presque devenu un comble!


    Je ne savais pas quoi faire. Comment réagir dans ce genre de situation? Comment tout avouer, comment arranger les choses? Il ne devait pas exister de solutions miracles. Il ne pouvait pas en exister. L'alcool qui obscurcissait mes pensées ne me permettait qu'une chose. Tenir. Me foutre le cerveau dans un état le plus léthargique possible. Rester bien propre sur moi, ne pas montrer ce que je ressens. Rester fort. Merde, après tout, c'était moi qui avait trompé Alice, non? C'était moi le salaud, le méchant de l'histoire, alors pourquoi est ce que j'avais autant le bourdon merde? C'était quoi le trip là? Je ne comprenais pas. J'aurais tout donné pour me retrouver dans un autre endroit, tant la détresse de ma petite amie pouvait être palpable. S'en était même devenu insoutenable. Je sentais qu'elle était prête à exploser, et je ne savais pas comment je réagirais à mon tour quand cela m'arriverait. Je n'avais envie que d'une chose, reprendre un verre.


    Alice, d'ordinaire si forte d'apparence, semblait toute retournée. Je ne savais pas qui lui avait dit. Je haïssais déjà cette personne, même si je ne savais pas qui elle pouvait bien être. Je savais qu'elle avait peut être eu de bonnes intentions ou qu'elle voulait protéger Alice, ou quoi que ce soit dans ce genre là, mais ça ne changeait rien au fait qu'Alice avait souffert, peut être même encore plus que si elle l'aurait appris directement devant moi. Ces pensées m'arrachèrent à mon tour de bien sombres pensées. J'aurais dû montrer que j'étais un homme, et que je n'étais pas le dernier des couards, et j'aurais été la voir. Certes, ç'aurait été peut être encore plus dur, mais le remord m'aurait peut être un peu moins travaillé. Ca me semblait même carrément évident.


    Pas une seule fois, Alice ne m'interrompit. Elle ne semblait pas avoir du tout la tête à ça. Choquée et sans doute horrifiée par mes paroles, elle venait d'avoir la confirmation de ce qu'elle avait redouté. J'en étais le premier désolé, j'aurais réellement voulu que ça se passe autrement, et en premier lieu, que je n'aille pas voir ailleurs au bout d'un mois. Fronçant les sourcils, ma petite amie semblait encore plus abattue, encore plus choquée par mes propos. J'avais trahit sa confiance, et je me doutais que même dans le cas peu probable où elle pourrait me pardonner, elle n'oublierait jamais totalement cette histoire. Moi non plus d'ailleurs, si elle ne pourrait sans doute plus me faire totalement confiance, je ne pourrais plus non plus m'en accorder. C'était difficile à dire, difficile de se rendre compte, mais c'était exactement ce que je pensais en cet instant. Alice semblait anéantie, je le sentais dans sa voix, mais je me refusais à la regarder en face. Prenant simplement un deuxième verre, je remplissais les deux d'une bonne rasade, avant de pousser un des verres vers la place à côté de moi.


    Qui est Krystel Raybrandt? Quelle question, je me la posais moi même depuis que je la connaissais. Je ne savais pas grand chose d'elle. Plus que beaucoup de gens, mais elle était difficile à approcher, et il était d'ailleurs tout aussi difficile d'en avoir envie, car la belle, quand elle est décidée à sortir les griffes. Je ne savais pas trop quoi répondre à Alice. Je ne savais pas vraiment qui était Krystel Raybrandt, et surtout, je ne savais plus comment me positionner par rapport à elle. Amie, Ennemie? Est ce que je l'appréciais, ou est ce que je la détestais? Je n'en savais trop rien, et je pris bien le temps de réfléchir. Cela pouvait sans doute effrayer Alice, qui penserait peut être que je désirais également Raybrandt ou un truc dans le genre, mais je voulais avant tout ne pas me tromper. Revoir Jana?



    - Je croyais ne jamais revoir Jana. Pour moi, elle n'était plus rien, je ne l'avais pas oubliée, je me souvenais d'elle, mais elle fut ma première petite amie. Je pensais l'aimer, mais je l'ai retrouvée à me tromper, alors que je faisais la fête dans le même bâtiment. C'est pourquoi je tenais à te dire ce qu'il s'est passé, car je sais ce que c'est, et j'ai bien conscience de ce que j'ai fait, même si je tente par tous les moyens de me le sortir de la tête. Et Krystel Raybrandt est une française, ancienne élève de Poudlard. Elle est la petite amie d'un collègue, enfin, elle l'était. Depuis que nous nous sommes rencontrés, nous nous détestons cordialement, mais il y avait une certaine tension entre nous. Aujourd'hui, c'est une amie. Je pense.


    Je considérais Krystel comme une amie. C'était tellement étrange de penser à elle en ces termes plutôt que de la détester et de la haïr. Mais je fus interrompu dans mes pensées par Alice. Derrière moi, je l'entendais pleuré, et je sentis les larmes me monter également aux yeux. La tension, la fatigue, l'alcool, la lassitude, les remords, tout ça, je pouvais supporter, mais pas entendre pleurer la fille que j'aimais. Je me retournais alors, pour lui faire face. Elle était anéantie, et je me mordis la langue pour me retenir à mon tour. Soudain ZBAAAAF! La gifle la plus monumentale que l'on ne m'ait jamais administré venait de s'écraser contre ma joue. Elle en avait de la force, j'avais l'impression qu'elle m'avait arraché toute une partie du visage avec la force du coup, elle y était allée de bon coeur! Mais je ne le lui reprochais pas. A sa place, je me serais lâché aussi. Mais au lieu de m'en remmettre une comme je le méritais, Alice s'effondra sur moi, à mes pieds, et se mit à pluerer. Sa détresse me faisait tellement mal, je ne me serais jamais cru capable de tant de compassion, et encore moins de tant d'amour. Descendant de ma chaise, la joue endolorie, je me mis à genoux sur le sol, au même niveau qu'Alice. Et là, je la regardais, longuement. Et soudain, je la pris dans mes bras, la serrant fort contre moi. Une main passée derrière son dos, une autre sur sa nuque, pour la lover et la blottir contre moi. Je l'embrassais doucement sur sa chevelure et sur son épaule, tandis que je la laissais exprimer toute sa détresse. Sans même que je ne puisse le retenir, une larme, solitaire et éphémère, coula sur ma joue droite, tandis que je fermais les yeux.


    - Je suis désolé, tellement désolé! Je regrette tellement! Jamais je n'aurais dû! C'est toi que j'aime! Pour la première fois de ma vie, j'aime quelqu'un, et je ne veux pas te laisser partir! Je ne veux pas! Je t'aime...


    M'etant contenu, je ne pleurais pas, mais je devais quand même cligner de syeux vachement rapidement pour me retenir. Mon coeur, douloureux comme il ne l'avait jamais été et battant dans ma poitrine comme s'il voulait en sortir.

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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Sam 24 Jan - 21:20

    [Cadeau de Lily, il est super =D !!! J'ai trop honte de mon retard mais je suis assez satisfaite de mon RP =/]

    Il y avait des choses que parfois, il ne valait mieux pas savoir. C'était ce que disait la mère d'Alice à la jeune fille quand elle la trouvait en train de fouiller dans les affaires de ses frères à la recherche d'un bon moyen de pression. Elle ne s'était jamais fait disputée pour cela, le rire de sa mère emplissait la pièce quand elle voyait sa gamine trouver des objets qui la laissaient perplexe. Sa recherche s'avérait tantôt fructueuse tantôt... eh bien infructueuse ! Sa mère continuait de lui répéter qu'il ne fallait pas chercher à comprendre certaines choses car, en ignorer la signification, ne pouvait pas forcément être un désavantage. Au contraire, la curiosité pouvait apprendre à la gamine des choses particulièrement déplaisantes qu'elle se serait bien passée de savoir à vrai dire.
    A cet instant, la voix de sa mère résonnait dans l'esprit de la Gryffondor. Elle lui murmurait que continuer à vouloir des informations sur ce qui s’était déroulé ce soir-là, vouloir comprendre comment s’étaient déroulé tous les évènements, n’était pas du tout, mais alors pas du tout, une bonne idée car cela la ferait encore plus souffrir qu’à cet instant. Car, oui, c’était possible, bien qu’Alice n’arrivait pas à croire qu’elle puisse aller plus loin qu’à cet instant. Car elle sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine, si fort qu’elle avait l’impression qu’il allait lui sortir de la poitrine, même si elle avait l’impression qu’on le lui avait déjà arraché et qu’un géant l’avait piétiné pour le donner en pâté à un dragon. Et la Gryffondor n’exagérait pas ! Elle avait si mal.

    Jamais elle n’avait cru pouvoir avoir aussi mal. Même quand sa mère lui avait appris le décès de son père, Alice avait à peine pleuré, mais son cœur s’était serré en comprenant ce qu’allait engendrer l’absence de son père, et le manque qu’elle causerait désormais dans sa vie. Mais elle avait su faire face, serrer les dents pour retenir ses larmes, garder la tête haute chaque fois qu’une situation difficile s’offrait à elle. Car elle savait au fond d’elle qu’elle avait affronté bien pire. Et que ce n’était pas de stupides histoires de gamines qui allaient la faire s’effondrer d’une minute à l’autre. Sa mère avait encaissé avec difficulté et s’était murée dans un silence pénible et douloureux, en se plongeant à corps perdu dans le travail pour gagner de l’argent. David se trouvait à Poudlard et s’était mis à travailler comme un dingue mais il avait gardé son humour mordant qui le caractérisait si bien. Et Alice s’était retrouvée à la maison avec son petit frère, ne sachant pas du tout comment réagir. Son oncle n’avait jamais su s’y prendre avec les enfants. Et Alice et Keith avaient cette période ensemble, bien que silencieux. Aucun n’avait jamais osé parler de leur peine à l’autre. Parce qu’aucun des deux n’était doué pour la communication. Et cela ne s’était définitivement pas améliorer avec le temps. La Gryffondor avait grandi et était devenue brutale, aussi bien dans ses gestes que dans ses paroles. Enchainant bourde sur bourde. Elle n’aimait pas faire du mal aux gens et le fait qu’elle démarre au quart de tour à chaque fois ne l’aidait surement pas.

    Pourtant, aujourd’hui, elle n’arrivait pas à dire ce qu’elle pensait à Torben. Elle n’arrivait pas à lui hurler sa souffrance, à lui balancer tout ce qu’elle ressentait. Et pourtant, elle avait tant de choses à lui dire, à lui reprocher, à lui confier … Mais elle n’arrivait pas. Les mots se bousculaient sur sa langue et mourraient sur ses lèvres, comme s’ils n’arrivaient pas à s’aligner correctement. Ou alors, peut-être était-ce parce qu’Alice avait trop peur de laisser ses mots dépassés le fond de sa pensée et de blesser le jeune homme au-delà des mots. Pourtant, comme le lui soufflait si vicieusement sa conscience, cela n’aurait été que justice. Mais cela n’était pas dans les principes d’Alice. On ne rendait pas le mal par le mal. Quoique… N’était-ce pas elle qui ne disait jamais non à une bonne bagarre avec l’un de ses frangins ? Enfin, cela n’était pas arrivé depuis un bon moment, et cela ne risquait pas d’arriver avant longtemps. Alice en avait conscience.
    Les yeux rivés sur Torben, Alice avait envie de se glisser dans ses bras et de lui dire combien elle avait mal. Et elle avait envie de partager cette souffrance avec lui. Qu’importe qu’il en soit lui-même l’origine …

    La Gryffondor n’arrivait pas à comprendre pourquoi elle souffrait plus à cet instant qu’elle n’avait souffert pour le décès de son père. La dernière situation était quand même plus grave que la première, non ? Comment cela se faisait-il qu’elle se sente plus vulnérable alors qu’elle avait la confirmation que Torben l’avait réellement trompée et que ce n’était plus qu’un doute ? Elle avait un problème d’ordre de priorité, s’inquiétait-elle. Elle luttait à cet instant contre les larmes, comme elle l’avait si souvent fait par le passé. Elle serrait la mâchoire et les dents pour les retenir, pour ne pas les laisser couler. Cela devenait une habitude, et c’était une habitude que l’on ne perdait jamais lorsque l’on se croyait forte et que l’on s’apercevait subitement qu’on ne l’était pas du tout. Comme Alice à cet instant. Elle qui était toujours prête à se dresser, à se révolter, elle qui faisait désormais partie de l’Ordre parce qu’elle pensait pouvoir se qualifier de courageuse, et de forte, capable d’endurer coup sur coup sans jamais s’effondrer, se retrouvait confronter à la dure réalité. Elle avait rendu les armes à la première situation difficile qu’elle rencontrait. Déjà. Ses ennemis ne feraient qu’une bouchée d’elle. C’était certain. Il n’y avait aucun doute à avoir là-dessus.
    Certains pourraient dire que les deux situations n’étaient pas du tout liées, mais était-ce réellement le cas ?

    Et finalement, Alice posa les deux questions qui la taraudaient. Elles pouvaient paraître futiles bien sur, et hors propos car généralement, ce n’était pas les questions que l’on posait dans ce genre de situation. Mais Alice s’en fichait. C’était ce qui lui venait à l’esprit et lui permettait de ravaler quelque peu son chagrin. Et puis, de toute façon, il n’y avait pas de mode d’emploi pour savoir comment réagir dans ce genre de situation. Les recommandations d’Anna paraissaient bien loin de la Gryffondor aujourd’hui. Et tout simplement parce qu’elles l’étaient. L’Ecossaise avait du mal à se rappeler les conseils que lui avait donné la Serpentard. Celle-ci avait compatis. Et lui avait parlé de sa propre expérience en matière de tromperie. Un certain Amycus Carrow l’avait trompé avec une jeune femme du nom de … Krystel Raybrandt ?

    *… C’est pas la fille qu’il a embrassé par hasard ton Torben ?*

    Visiblement, si ! La jeune fille se demandait pourquoi cette fichue Krystel ressortait à cet instant ! Pourquoi était-elle présente dans les deux situations ? Le cœur au bord des lèvres, Alice sentait une colère furieuse et violente courir dans ses veines et grandir à mesure que les mots de Torben résonnaient dans son esprit. Cette Krystel Raybrandt essayait-elle d’attirer le jeune homme entre ses filets ? Après l’avoir fait avec Amycus Machin elle se tournait vers une autre cible ?

    *Là, tu deviens un peu parano ! *

    Intérieurement, Alice tomba d’accord avec cette conscience à la noix. Elle perdait totalement le sens des mesures et était prête à imaginer n’importe quoi pour innocenter Torben. Mais ce n’était pas avec Raybrandt qu’il l’avait trompé – elle il l’avait JUSTE embrassé. Mais c’était avec la dénommée Jana qu’il avait commis son forfait et piétiner le cœur que lui avait confié inconsciemment Alice. Mais cette Jana semblait elle aussi très impliquée dans les histoires de tromperie puisqu’elle avait elle-même rendu Torben cocu. La Gryffondor ne savait pas trop quoi répondre au jeune homme. Qu’aurait pu lui dire après tout ? Qu’elle refusait qu’il revoie Jana ? Il le savait parfaitement et l’énoncer à voix haute serait particulièrement égocentrique car la jeune fille avait parfaitement conscience de n’avoir aucun droit sur le serveur. C’était quelque chose qu’elle avait mis au point avec elle-même le jour où ils avaient commencé à sortir ensemble.


    -« Une amie …, » murmura Alice finalement, en reprenant le qualificatif qu’il avait donné lui-même à la Française. « Tu embrasses beaucoup de tes amies ? »

    Le ton n’était pas ironique. Mais indifférent. Parce qu’Alice savait qu’autrement il sentirait sa détresse actuelle et son état de faiblesse total. Et pour elle, c’était totalement impensable. Elle restait tout de même une Gryffondor, une Gryffondor au caractère de cochon et à la fierté terriblement mal placée. Ce qu’elle lui avait, elle savait que c’était blessant, car cela lui rappelait le fait qu’il l’avait « trahi » et visiblement, il avait l’air assez mal comme cela et semblait le regretter. Elle se mordit les lèvres, honteuse de s’être laissée aller à une telle méchanceté.
    Finalement, elle baissa la tête et sa voix s’éleva de nouveau dans la pièce.


    -« Excuse-moi… je n’avais pas le droit de te dire cela … »

    Et la voilà qui s’excusait ! C’était quand même le monde à l’envers, comme le disait si bien la conscience agaçante de la lionne.

    *Tu n’as pas à t’excuser ! C’est plutôt à lui de le faire !
    Mais il l’a fait … *

    Alice tentait tant bien que mal de passer outre le ton acide de cette *censuré* de voix. Elle sentait ses barrages cédées à mesure que sa conscience continuait sa diatribe grandiloquente et blessante pour Alice. Et inévitablement, les larmes commencèrent à couler sur ses joues. Elle resta quelques instants figée avant de gifler le jeune homme et de tomber dans ses bras. Comme dans les films que son père avait ramenés autrefois à sa mère pour qu’elle connaisse un peu mieux la culture moldue. Pour tout dire, Alice avait à peine conscience de la situation. Elle aurait eu honte si elle n’avait pas été si occupée à calmer ses sanglots violents. Elle sentait l’odeur du jeune homme l’entourer, la réchauffant, la consolant. Son étreinte était presque violente mais Alice s’en voulait car elle savait à cet instant qu’elle se trouvait exactement à l’endroit qu’elle voulait. La Gryffondor se laissa aller à fermer les yeux et à respirer l’odeur de Torben, alors que ses larmes commençaient à se tarir doucement. Elle sentit à peine le baiser du jeune homme dans ses cheveux tant elle était occupée à se concentrer sur sa voix. Elle se mordit les lèvres brutalement pour contenir ses lèvres et elle dut attendre quelques instants pour prendre la parole. Mais ses efforts pour paraître assurée étaient vains car le tremblement de sa voix était clairement perceptible.

    -« Et moi aussi ahurissant que cela puisse paraître, je n’ai pas envie de partir. Je n’ai envie de franchir cette porte et te dire adieu parce que tu as commis l’erreur d’être humain en cédant à tes désirs. Je sais que je n’aurais plus autant confiance en toi qu’auparavant, mais je sais aussi que je t’aime. »

    Les derniers mots lui avaient échappés. Elle ne pensait pas les lui dire alors qu’elle était aussi faible. Mais finalement, elle préférait envoyer ses doutes au placard et assumer sa vulnérabilité. Elle rendit son étreinte au jeune homme.

    -« Je t’aime, » répéta-t-elle.
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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Dim 25 Jan - 15:56

[HJ; oui, le vava est excellent, tout autant que ton rp!]


    Punaise, je me sentais tellement mal. Une petite voix dans me tête n'arrêtait pas de me hurler que je n'étais qu'un sale traître, que je ne méritais pas tant de complaisance de la part d'Alice, que je ne méritais même pas qu'elle ne me pardonne ou qu'elle ne vienne me parler. Et j'étais d'accord avec cette voix, j'étais un traître, un enfoiré de première, qui n'avait fait que trahir toute la confiance qu'avait eue en moi ma petite amie, de trahir mes convictions, mes principes, ma façon de vivre. J'avais fini par trahir tout cela, et je n'en étais guère fier. C'était même plutôt tout le contraire. Je me sentais salit, je sentais que mon honneur ne survivait pas aux ravages qu'occasionnaient ma conscience dans mon esprit. J'avais particulièrement saisit toute l'horreur de la situation, pour Alice, pour moi, pour notre relation, et je devais avouer que je n'étais guère pressé de devoir en répondre. J'avais tout foutu par terre d'une façon totalement inacceptable, et aujourd'hui, j'avais terriblement de mal à saisir entièrement la situation, tant elle me semblait compliquée, et surtout compromise.


    Formulons par là même quelques petites hypothèses. Si Alice me quittait, comment est ce que je réagirais? Je m'étais attendu depuis le début à me faire rembarrer aussi durement que je l'avais mérité, mais je ne pouvais pas après tout me retrouver ainsi, totalement dénué de toute expression. Comment pouvais je décemment réagir, si Alice énonçait tout haut les craintes que je pensais tout bas? Et si elle faisait comme toute femme normalement constituée, comme tout être humain, en me disant qu'elle ne désirait pas que l'on continue sur cette voie, que notre relation avait été foutue par terre par mon ingratitude et mon manque de force, par mes faiblesses? Je ne sais pas comment je réagirais. Ces derniers jours, je m'étais longuement posé cette question. Comment réagir lorsque le délai arrivera à son aboutissement? Qu'est ce que je ferais quand je me retrouverais dans cette situation, qu'est ce que je ferais tout simplement, lorsque le moment sera venu pour Alice de rompre, d'officialiser ma traîtrise?


    J'avais songé à des tas de réactions différentes, et chacune me faisait un peu peur, à un degré de plus en plus élevé. Et si je réagissais mal? Et si je ne pouvais pas me dire que tout était finit, que la seule belle chose au monde qui me restait venait d'arriver à son terme? La violence n'était guère une attitude que j'adoptais de façon régulière, et encore moins avec les femmes. Avec elles, la violence avait toujours été proscrite. Pourtant, je sentais en moi, à la limite de ma conscience, une horreur naissante. Etais je capable de me faire du mal, ou d'en faire à Alice si tout se passait mal? Non, la réponse était non, je l'avais toujours su. Je n'avais jamais été suicidaire, mourir sans conséquence n'était pas pour moi, et je savais que j'étais aussi incapable de faire du mal physiquement à Alice. Pourtant, je sentais bien cette chose grandir en moi. Ces derniers mois, elle semblait s'être développée, à tel point que des fois, je ne savais plus trop comment je réagirais...


    Non, la violence ne serait pas ma réponse. Probablement, je réagirais comme avec mes parents, par un profond mutisme qui durerait le plus longtemps possible. Je perdrais le goût de la nourriture, de la compagnie humaine et je me contenterais de ma solitude et de ma flasque. Le temps de faire le point, de rassembler mes idées, de voir ce que je pouvais faire. Mais là encore, à la limite de ma conscience, attendaient déjà différentes idées. La première, la plus évidente, était de jeter l'éponge. D'aller tirer mes soeurs de Poudlard par la peau des fesses, de rassembler toutes nos affaires, tout notre argent, et de rentrer au pays, où je rentrerais dans la défense du territoire. N'avaient ils pas besoin de jeunes et de courageux pour contenir toutes les horreurs peuplant nos terres, et pour les renvoyer de l'enfer d'où elles viennent? Oui, c'était cela l'alternative, et je sentais cependant ne pas en être capable. Il me manquait encore quelque chose ici, même si je n'aurais su dire quoi. Peut être la décision d'Alice était la seule chose que j'attendais véritablement avant de prendre une décision. Je ne savais pas, je ne savais plus.


    Et pourtant, malgré cette alternative, qui me ferait me racheter aux yeux de l'honneur, de mon pays, me couvrirait de gloire et d'honneur, je n'étais pas encore partit. Non, bien au contraire, je me retrouvais maintenant avec Alice dans les bras, en train de la serrer contre moi tandis qu'elle pleurait, me retenant, me conjurant de rester fort; d'être un homme. Ce n'était pas toujours facile d'assumer ses actes. Je me souvenais de la leçon de mon père, je me souvenais de tout ce qu'il avait pu m'enseigner, et ses paroles, dures, amères, prenaient maintenant tout leur sens. La vie ne faisait jamais de cadeaux, et il serait donc intenable de lui en faire à elle. Mais j'étais là, à consoler comme je le pouvais ma petite amie, ou plutôt mon ex petite amie. Mais pourtant, est ce que ce petit qualificatif tenait toujours? Quelque chose semblait avoir changé dans son attitude, elle avait été comme giflée par mes révélations, par mon attitude. J'avais peur qu'elle juge que ça ne soit de la désinvolture, j'avais peur qu'elle ne puisse lire mes sentiments, mais elle semblait saisir. D'un millimètre, je souris. Alice avait toujours été très intelligente.


    Pourtant, ce pâle espoir, incarné par ce sourire, fut comme soufflé par la tempête, celle qui nous secouait, Alice et moi. Non, elle était intelligente, mais pourtant, elle n'avait pas pu voir que j'aurais pu lui faire tout ce mal. Elle avait sans doute été trop innocente, et moi sans doute trop corrompu au plus profond de mon âme, pour pouvoir envisager ce genre de situations... Et je sentais Alice se raidir dans mes bras, tandis que je lui soufflais mes réponses et qu'elle semblait réaliser, toujours plus douloureusement, l'ampleur de ma, de mes trahisons. Je n'avais pas été doucement dans mes actes. J'y étais même allé plutôt fort, c'était du moins ce qu'on pouvait remarquer. Alice semblait se faire violence, je la sentais s'agiter, et pourtant, je ne pouvais m'empêcher de la serrer toujours plus fort contre moi, dispensant un très long baiser sur son épaule. Elle m'aurait de nouveau frappé que je n'aurais rien dis, je méritais cent fois pires qu'une simple gifle à m'en décrocher la mâchoire... Mais finalement, Alice sembla se plonger elle même dans une certaine torpeur. Sans doute était ce dû à tout le chagrin qui la frappait, et qu'elle essayait sans doute de contenir. Je ne savais pas trop définir sa réaction. Sa voix se fit sèche, et je la pris comme un peu revancharde, mais après tout, tel était son droit et je ne m'en formalisais pas, même si je sentais mon âme transpersée par mille aiguilles douloureuses. Elle s'excusa, et je fus encore plus blessé. Lentement, je me reculais, pour me retrouver à quelques centimètres de son visage.



    - Je ne veux pas que tu t'excuses, tu as raison de me poser ces questions. Je n'ai de toutes façons pas droit à tes excuses. Mais non, je n'embrasse pas mes amies. Je ne l'ai pas embrassée, ou plutôt je n'ai pas répondu aux baisers de Krystel. Elle m'a embrassé, mais je l'ai repoussée doucement et lui ai demandé d'arrêter. Tu comprends, je suis avec … Enfin, je ne peux en embrasser qu'une, c'est comme ça. Je sais que tu n'as pas envie que je t'embrasse, mais mes baisers te sont tous réservés. J'aurais tellement aimé que... Que..


    Que quoi, que je ne sois pas aussi faible? Que l'acte d'amour lui soit aussi réservé? C'était déjà le cas, et pourtant, cela ne m'avait visiblement pas empêché de la trahir, de ne pas me réserver pour elle. J'avais tout foiré, sans même en avoir réellement conscience. C'était terrible comme sensation, et je saisissais clairement la portée de mes actes, ce qui m'était horriblement insupportable. J'espérais vivement qu'Alice n'ait pas saisit là où je voulais en venir. Je ne voulais pas non plus qu'elle ne soit blessée, encore plus, par ce que mes paroles impliquaient. C'était franchement une torture que de devoir me retrouver ainsi, prisonnier de mes pensées. Serais je à nouveau capable de trahir la confiance d'un être cher? De sombres pensées m'assaillirent; il ne me restait presque plus personne à trahir, perspective aussi effrayante que la trahison en elle même.


    Et ensuite, Alice lâcha quelques mots, des mots que je me rappellerais sans aucun doute jusqu'à la fin de mes jours. Elle n'avait pas envie de partir, elle avait envie de rester, avec moi. Je n'étais pasd'accord, je n'avais pas été humain, j'avais été bien pire que ça, mais je ne relevais pas, j'étais ébahi par ce que la joli gryffondor m'avouait. Mon erreur l'avait blessée, mais ça ne comptait visiblement pas, et ne rentrait pas en ligne de compte dans notre relation. Quand elle m'avoua qu'elle ne me fera plus confiance comme avant, je sentis un coup de poignard dans la poitrine, ce qui refroidit instantanément cet organe vital. Qui fut d'un coup réchauffé et se rappela à mon existence en faisant un bond tel que je crus que j'allais avoir une attaque. Elle m'aimait. Elle m'aimait! Sans même réfléchir à quoi que ce soit, je me jetais une fois de plus sur elle, sicérement, la prenant dans mes bras et l'embrasser avec vigueur, déplaçant mes lèvres sur les siennes, puis les fit glisser sur sa joue et le long de son cou, juste avant de lui souffler à l'oreille.



    - Moi aussi je t'aime, tu es la première pour laquelle je ressens un truc pareil, c'est ce qui a faillit me tuer il y a quelques jours quand je me suis rendu compte de ma trahison. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je ne l'explique pas, je n'en ai d'ailleurs pas vraiment de souvenirs. Je sais que je n'aurais pas dû et que j'ai trahit ta confiance, mais je t'aime aussi, et si ça n'efface pas mon erreur, j'espère que... Je t'aime, et c'est tout. Je ferais tout ce que tu voudras, Alice. Dis moi de partir et de te laisser en paix, je le ferais. Ou dis moi de rester avec toi et laisses moi t'aimer. Mais ne me demandes pas de t'oublier... Je t'en pries Alice, je n'en serais pas capable...

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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Mar 27 Jan - 18:05

    Alice avait toujours été considérée un peu comme assez masculine sur certains aspects. Elle-même le reconnaissait parfaitement. Rude et bagarreuse, elle était sensible, mais dans une certaine mesure. Les sentiments dégoulinants la dégoutaient. Elle n'avait jamais cru à l'amour ou au prince charmant, ni à la vie merveilleuse. Elle n'était pas naïve, et elle avait conscience des désillusions de la vie depuis bien longtemps. C'est pour cela que les retours sur terres étaient moins abrupts en ce qui la concernait. Elle savait à quoi s'entendre et anticipait la plupart du temps. Cependant, parfois, il lui arrivait d'être affreusement surprise et ce n'était pas forcément en bien. Elle se retrouvait confrontée à des situations inattendues et se maudissait de ne pas les avoir prévues. Mais elle avait beau se reprocher de tels évènements, comment pouvait-elle prévoir certaines choses ? Comment aurait-elle pu anticiper la "trahison" de Torben ? Comment aurait-elle pu savoir qu'elle se disputerait aussi violemment avec ses amies et couperait ainsi tous les ponts avec certaines personnes de son cercle de relations déjà assez restreint ?
    Elle n'était pas voyante et ne croyait pas à la divination. Rien n'aurait pu prédire que cela n'arrive. De toute façon, à quoi cela servait-il de remuer le passé alors que le présent et le futur étaient bien plus importants à cet instant ? Pas la peine de se triturer les méninges pendant des lustres. De toute façon, Alice aboutirait toujours à la même chose. Elle était perdue, fatiguée physiquement, émotionnellement et intellectuellement. Les derniers jours avaient été réellement éprouvants et ses doutes ne l'avaient pas aidé particulièrement à se reposer. Elle sentait qu'elle allait bientôt craquer.

    Elle avait tant de choses à dire à Torben. Elle avait envie de partager sa douleur avec lui. De lui faire comprendre, qu'elle souffrait et qu'elle avait besoin aussi de son côté, d'épancher son cœur. Mais elle n'osait. Peut-être par pudeur, elle avait du mal à exprimer des émotions que d'ordinaire elle méprisait. Peut-être par honte, de lui infliger à lui des remords encore plus retentissants. Peut-être aussi par fierté, elle avait du mal à reconnaître qu'elle pouvait parfois être commune et ressentir des sentiments amoureux. Elle avait grandi avec deux frères qui ne croyaient pas en l'amour. Elle avait vieilli avec un oncle, qui était un célibataire endurci. Sa mère les avait élevé et Alice avait toujours manqué d'une figure paternel et n'avait jamais pu -ou alors elle n'en avait aucun souvenir- observé ce qu'était une relation amoureuse, durable entre deux personnes. Ce qui faisait qu'elle n'avait jamais cru en toutes ses niaiseries comme elle se plaisait à les qualifier, qui constituaient l'amour. C'était pour cela que ces relations n'avaient jamais duré longtemps. Elle savait qu'elle n'était pas faite pour cela; Lorsque l'une de ses amies lui répétait qu'elle allait finir par trouver un homme qui lui plairait vraiment et dont elle ne se lasserait jamais, elle riait de tant de naïveté.
    Et pourtant, pendant quelques semaines, elle y avait elle-même cru. Elle avait fini par accepter le fait que Torben Badenov monopolisait désormais une place énorme dans sa vie. Elle avait eu du mal à l'accepter et surtout à s'en rendre compte. Mais aujourd'hui, elle en était certaine et elle se demandait maintenant, si elle ne s'était pas montrée un peu trop enthousiasme. Elle avait fini par s'engager réellement dans cette relation -plus qu'elle n'en avait eu conscience au premier abord- et avait mal. Mais elle ne regrettait pas de partager des moments privilégiés avec Torben.

    Enfin, là ...
    Alice avait toujours mis un point d'honneur à bien choisir ses amis. Elle était très sélective. Les critères n'avaient rien à voir avec l'argent la popularité ou tout ce qui pouvait être un sujet pour mauvaises langues. Alice préférait des relations basées sur la confiance, ou alors c'était des relations qui pouvaient lui apporter sur le plan intellectuel. Des relations, des amitiés ou des "amours" qui ne la laissaient pas. C'était un gros problèmes chez elle, elle se lassait vite déjà. C'est pour cela qu'elle recherchait des personnes intéressantes qui avaient toujours des choses à lui apprendre. Elle aimait les longues conversations de rhétorique. Elle appréciait aussi les relations originales. Par exemple, bien loin d'être amie, la Gryffondor avait aimé parlementer avec Roxanne Cartwright dont la conversation s'était avérée très instructive et agréable, plaisante à souhait (si l'on exceptait le moment où elle avait eu la prévenance de la prévenir de la possible infidélité de Torben. Tiens, en parlant de celui-ci, la Gryffondor avait eu toute de suite confiance en lui. Elle qui se disait immunisée, avait fait preuve d'une naïveté navrante. Mais finalement, elle savait que malgré tout elle ne regrettait pas leur rencontre. Elle avait toute de suite été charmée pour son charisme et son humour. Elle avait par la suite découvert un jeune homme assez tourmenté. Comme quoi, il n'était pas parfait. Mais Alice avait beau être exigeante voir instransigeante en ce qui concernait le travail, elle avait horreur des personnes trop parfaites. Elle les trouvait insipides et sans saveur. Et c'était selon elle, bien loin d'être le cas de son compagnon. Se rendre compte qu'il était tout à fait humain réconfortait quelque peu la jeune fille.

    Alice était blessée et quelque peu humiliée. Elle sentait son coeur battre plus fort dans sa poitrine alors qu'il resserrait ses bras autour de son corps. Le baiser qu'il déposa sur son épaule la fit violement frissonner et inconsciemment, elle nicha son visage dans le cou du jeune homme pour inspirer son odeur (qui se révélait être principalement celle de l'alcool). A cet instant, elle était prête à tout oublier. Tout pardonner. Pour pouvoir profiter de l'odeur du jeune homme. Ses bras chauds la réconfortaient. Elle oubliait presque que c'était à cause de lui qu'elle était dans cette position de mal à l'aise. Ils s'étreignaient étroitement et Alice fermait les yeux, pour se concentrer sur le bruit de leurs respirations saccadées. Cependant, la voix du jeune homme la ramena à la dure réalité. Et elle rouvrit les yeux, se maudissant de s'être laissée aller à un instant pareil. La voix du jeune homme lui paraissait si lointaine ! Elle avait peine à croire que c'était à elle qu'il s'adressait. Mais à qui d'autre ? La jeune fille se sentit honteuse d'avoir été aussi méchante avec lui. Elle n'était pourtant pas du genre rancunière ... ou pas tant que cela !
    Elle sentait son coeur se serrer à mesure que le jeune homme prononçait des paroles qui lui faisaient mal. Pas qu'elles étaient violentes, ironiques, vengeresses, ou quoique ce soit d'autre. C'était parce qu'elle sentait la honte et la culpabilité l'étreindrent. Elle l'entendait se justifier de ce qui s'était passé avec cette fichue Krystel mais elle avait envie de lui hurler que ce n'était pas la peine. Tout comme elle avait voulu le faire au début, quand il lui avait raconté ce qui s'était produit avec cette Jana de malheur mais elle n'en fit rien. Les mots ne sortirent jamais de sa bouche, trop occupée qu'elle était à retenir ses sanglots qui menaçaient d'éclater à nouveau.

    Elle releva la tête bien décidée à le faire taire, à le rassurer, à lui dire qu'elle n'avait aucune envie de partir. Comment pourrait-elle en avoir ne serait-ce qu'envie ? Elle chercha les lèvres de Torben et l'embrassa fièvreusement, ses bras passés autour de son cou. Elle sentait la chaleur du corps du jeune homme contre le sien et elle sentit un bien-être incroyable l'envahir. Finalement, elle se détacha de lui et elle s'aperçut qu'elle s'était remise à pleurer. La Gryffondor essuya ses joues trempées de larmes. Toute la tension des derniers jours accumulée semblait ressortir à cet instant et elle se sentait démunie d'être dans un tel état. Elle avait conscience cependant que Torben n'était pas le genre qui se moquerait de ses larmes.


    -"Je ne sais pas quoi te dire Torben ... Je ne veux pas d'explications. Ce qui est fait, est fait et je préfère ne pas revenir dessus. Et c'est irréparable ..."

    Sa voix s'éteignit un instant. Cela aurait-été tellement simple de lever sa baguette et de lancer un 'Reparo' tout simple, comme pour effacer les derniers jours qui s'étaient déroulés. Pour effacer les fissures que présentaient désormais leur relation. Mais c'était impossible et Alice en prenait conscience peu à peu.

    -"Je sais que ce n'est pas quelque chose que je vais oublier rapidement. J'ai eu mal à vrai dire. Vraiment mal. Plus que je ne l'aurais jamais cru. Mais je suis incapable de t'en vouloir énormément. Rien que le fait d'être avec toi me fait oublier quelque peu ma colère. "

    Elle avait décidé d'être franche. Et de lui dire tout ce qu'elle ressentait et elle n'avait pas de complexe à cet instant de lui révéler tout ceci. Elle n'allait pas tout lui dire maintenant, alors qu'elle prenait à peine conscience de tout ce que lui avait fait comprendre cet épisode douloureux. Elle resta troublée quelques instants, son nez dans le cou du jeune homme. Elle sentait son souffle balayer sa peau.
    Quand elle lui révéla qu'elle l'aimait, Alice fut assez surprise par l'accueil que Torben fit à cette déclaration. Elle ne savait pas à quoi elle s'attendait mais elle était étonnée de la passion du jeune serveur. Mais le baiser fougueux qu'ils échangeaient était bien loin de lui déplaire, au contraire. Elle le serra contre elle, se laissant emporter dans ce baiser, l'appréciant et le savourant. Ils se détachèrent l'un de l'autre, mais toujours dans les bras du garçon, Alice entendit la voix de Torben résonner à son oreille. Son souffle la balayait et elle se sentit frissonner entre les bras du jeune homme. C'était effrayant de voir comment il arrivait à déclencher ce genre de réactions chez elle.

    Elle resserra ses bras autour du jeune homme pour le calmer. Il s'était montré soudain plus frénétique et quelque peu anxieux. La jeune fille fut touchée par les mots qu'il lui chuchota et elle trembla. A son tour, un peu hésitante, elle reprit la parole :


    -"Je serais bien incapable de te dire de partir ou de m'oublier. Car ce n'est pas ce que je veux. Et je crois que j'en souffrirai encore plus que ce que j'ai ressenti jusqu'à maintenant," lui révéla-t-elle en se maudissant d'avoir prononcé ses derniers mots. "J'ai envie de te garder avec moi. J'ai envie de rester dans tes bras, encore. Reste, reste avec moi. Ne t'en vas pas. je ne le supporterai pas. Je t'aime Torben."

    Elle l'embrassa. Comment pouvait-il penser qu'elle pourrait lui demander de partir ?

    *Après tout, cela serait assez impoli, vous êtes dans sa chambre quand même ! ... *


    Alice était consternée par ce que pouvait lui chuchoter sa conscience à deux noises. Elle ne répondit pas, se demandant comment elle ferait si un jour, elle venait à être véritablement séparée de Torben. Elle ne le supporterait pas. Elle ne pourrait pas ...
    Mais elle n'osa pas lui supplier de ne jamais l'abandonner, de ne jamais la laisser ...


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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Mer 28 Jan - 22:25

    Qu'il était étrange de me retrouver dans pareille situation. Cela ne me ressemblait pas le moins du monde, c'était le moins que l'on puisse dire. D'ordinaire, c'était moi qui prenait et qui jetait toutes les nénéttes sur lesquelles je pouvais bien tomber, ce qui n'était plus le cas. Maintenant que j'avais trouvé Alice, j'étais peut être totalement différent de ce que j'avais pu être, alors. Mais cela n'était pas non plus une catastrophe, loin de là. Enfin, tout dépendait bien entendu du point de vue. Je venais tout simplement d'avouer à une fille que je l'aimais. C'était la première fois. La première fois de toute ma vie que je l'avouais avec une telle sincérité, une si certaine assurance. Cette assurance était cependant à nuancer, j'étais assuré moi même ce que je ressentais d'un côté mais j'étais très loin d'être certain que c'était le bon moment pour lâcher de telles révélations. Mais en même temps, mon instinct m'avait dicté que c'était maintenant ou jamais. L'alcool aidant, je n'avais même pas pris le temps de me dire que j'avais réellement l'intention de révéler ce genre de sentiments... N'étais je pas Torben Badenov, coureur de jupons et bourreaux des coeurs? Si, sans aucun doute, mais Alice m'avait changé, et c'était seulement maintenant que je prenais pleinement la mesure de tout ce qui avait pu se passer ces derniers temps, entre elle et moi, et à l'intérieur de moi.


    J'avais changé. Pour elle. Avec elle.


    Il était d'ailleurs ironique que ce soit Alice qui m'est fait changer. Avant elle, je n'étais jamais sortit avec une fille pareille. Et pourtant, tout avait changé depuis que je la connaissais. Je m'en voulais encore plus de ce que j'avais fait, et ne pas en avoir de souvenirs semblait être encore plus difficile, car je ne pouvais que cauchemarder sur ce qu'il s'était vraiment passé! Si jamais je me souvenais de ce que Jana et moi avions faits, alors la culpabilité aurait pu être moins forte. Peut être n'avions nous rien faits, trop alcoolisés pour faire quoi que ce soit d'autre que de dormir. Pourtant, je m'étais réveillé avec elle à côté de moi, et nous connaissant, cela ne semblait vouloir dire qu'une seule chose, une chose qui me torturait, encore et encore. C'était sans doute ma plus grande faiblesse, cette manie que j'avais de culpabiliser pour tout ce qui pouvait m'arriver de néfaste. Enfin, j'avais bien entendu toutes les raisons pour culpabiliser mais je devais avouer que je n'en avais pas tellement envie de mon côté! J'avais déjà tellement de choses à me reprocher... Une de plus, une de moins me direz vous! Mais moi, j'avais atteint le seuil critique des remords, mes parents, mes amis... Et maintenant ça, je ne pouvais pas le permettre! Dussé-je en pâtir que cela me serait égal, pourvu que mes erreurs soient effacées!


    Quand je repris Alice dans mes bras en la serrant contre moi, je sentis qu'en un sens, j'avais gagné la confrontation. En un sens seulement, car on ne pouvait pas dire qu'il s'agissait d'une réelle confrontation et encore moins de victoire, car après tout, j'étais le fautif. Je pense que j'avais surtout réussit à préserver notre relation, même si presque tout le mérite en revenait à ma petite amie. Douce Alice, tendre Alice. Je l'avais trompée, j'avais couché avec une autre femme qu'elle et elle arrivait encore à me pardonner alors que je lui avais promis de lui rester fidèle et tout le tintouin. Elle était vraiment quelqu'un de formidable, et je le pensais vraiment, plus encore que toutes les fois précédentes. S'en était presque destabilisant en réalité, en grande partie parce que si je connaissais mes propres défauts et tout ce qui s'ensuivait, alors qu'elle était si... Parfaite. La seule chose que je pouvais lui reprocher, c'était de se laisser embrigader par une enflure de serveur, qui l'avait trompée au bout d'un mois. Tout semblait nous séparer, elle était belle, forte, intelligente et d'une pureté sans nom, tandis que moi j'étais vil, cruel, adultérin et menteur. Parjure même, vu que je m'étais fait la promesse intérieure de toujours lui rester fidèle, de lui prouver ma valeur en n'allant pas voir ailleurs. Inutile de préciser que tout ça n'avait été qu'un échec des plus lamentables.


    Mais sans un mot, sans rien, Alice préféra les gestes aux paroles, ce dont le côté le plus déluré de ma personnalité ne pu que se réjouir, vu qu'elle m'embrassa fièvreusement. Un baiser amoureux mais emplit d'une tension que je ne connaissais guère à Alice, d'autant que je sentais en même temps des larmes couler de ses yeux, des larmes qui vinrent couler sur mes propres joues quand nous nous embrassâmes. C'était étrange de se rendre compte que nos moments les plus intimes se déroulaient aujourd'hui, alors que je l'avais trompée et qu'elle avait le moral descendu en flammes. Enfin, par moment intime je voulais simplement dire que jamais nous ne nous étions embrassés ou étreints avec autant de force ni autant de sincérité, et cela me fit présager des sentiments que la jeune femme éprouvait pour moi. Si je ne l'aimais pas autant, je lui aurais dit de se trouver quelqu'un de meilleur que moi, quelqu'un qui puisse la rendre heureuse et qui lui rendra au moins autant que ce qu'elle peut apporter. C'était après tout ce qu'elle méritait... Finalement, Alice décola ses lèvres des miennes. J'en aurais encore voulu, encore et pour toujours, mais je ne pouvais pas... Elle s'assuya les joues, malheureux de ce que je lui faisais ressentir. Elle n'avait pas mérité ça!


    Alice avait également le mérite d'être franche, et elle me dit que ce qui était fait l'était, qu'elle ne voulait pas revenir dessus et que ce n'était pas réparable. Je m'étais repris et j'étais cependant plutôt fort, aussi ne montrais je rien de la souffrance que je ressentis à ce mot. Ce n'était pas réparable... Voulait elle dire par là que même si elle m'aimait rien ne serait plus jamais comme avant? Remarque, elle n'avait pas besoin de le dire, c'était évident en quelque sorte, et je ne pouvais qu'être d'accord avec cette remarque de mon côté. Elle avait raison. Ceque j'avais fait avait cassé une partie de notre relation et elle ne serait jamais plus comme avant. J'espérais qu'au lieu de fragiliser notre couple déjà bancal par mes actions, il en ressortirait unifié et fortifié mais rien n'était moins sûr à ce stade de la conversation. S'en était même plutôt douloureux. Le fait que ma petite amie, la femme que j'aime, m'avoue également sa douleur et son intensité n'était pas réellement pour me conforter sur l'avenir de notre relation, mais je ne pouvais pas pour autant lui en vouloir! Mais en silence, je préférais soudain, de manière involontaire, faire un nouveau mea culpa...



    - Je sais ce que je t'ai fais. C'est difficile à supporter pour moi, ce que je t'ai infligé. Le manquement à ma parole et à mes principes. Je n'aurais jamais dû...


    Oui, je n'aurais jamais dû, mais à force de le répéter Alice allait vite finir par m'envoyer une tarte dans la tronche à ce train là! Peut être était ce exactement ce que je voulais. Me sentirais je moins coupable si Alice m'en remettait une dans la tronche? Probablement, ça me faisait un peu bizarre d'avouer ce genre de choses mais après tout il fallait que j'avoues également que je me sentirais sans doute moins coupable si elle se laissait aller à toute la colère et la haine que mon action avait pu lui insuffler. Mais elle ne semblait pas vouloir tout ceci, elle semblait vraiment douce et aimante, et l'emprise qu'elle avait sur moi et le respect que j'avais pour elle ne firent que se renforcer. Je n'arrivais de toutes façons même pas à croire qu'une femme pareille puisse exister, et le fait qu'elle m'aime moi était encore plus étrange! Et d'un côté, je m'en plaignais, car avec tout ce que je lui infligeais... Oui, je sais ce que vous allez me dire, mais quand je vous dis que les remords et la culpabilité me rongent je ne mens pas!


    Et là, encore un drame dans cette soirée, si terrible et si magnifique à la fois. Alice venait de m'avouer qu'elle ne voulait pas que je parte ou que je ne l'oublies. Le message était clair, elle m'aimait et elle me demandait de rester avec elle, de la serrer dans mes bas. Ce que je fis immédiatement, cela allait sans dire. Je l'aimais moi aussi, et j'étais prêt à faire tout ce qu'elle me disait. Quand elle me sortit « je t'aime Torben », ces mots s'imprimèrent en moi comme la vérité, et comme un nouveau départ en quelque sorte. Quelqu'un tenait encore à moi, et j'étais prêt à me battre pour cette personne, ce qui était on ne peut plus clair de mon côté! Qu'elle me demande n'importe quel sacrifice, et je le ferais sans hésiter. Je fonctionnais ainsi.



    - Je ne peux pas envisager de faire autre chose que ce que tu me dis. Je t'ai dans la peau, Alice Mc Pherson, littéralement. Quand tu n'es pas là, je pense à toi. Quand tu es là, je pense à toi. Je rêve de toi. Tu es tout ce que j'ai jamais désiré. Et j'ai faillit tout gâcher. Jamais je ne me le pardonnerais. Mais au moins, si ça a permis de mettre les choses au clair sur ce qu'on ressent... Je t'aime Alice, et je veux moi aussi rester avec toi, ainsi enlacés, jusqu'au bout de l'éternité...


    Pour appuyer ces paroles, je ne trouvais rien d'autre à faire que de plonger mon regard dans le sien. Puis, lentement, je me mis à l'embrasser. Nos lèvres bougèrent de concert, et mes mains se déplacèrent sur ses joues, dans son cou, sur ses bras, le long de son corps, pour fini par se poser sur son bassin. Le doux parfum de ses lèvres m'ennivrait littéralement, et sans toute cette souffrance que je ressentais et qui se cristallisait en moi sous la forme d'un énorme noeud stomacal, j'aurais sans doute laisser le plaisir et sa saveur me faire littéralement tourner la tête, mais une autre appréhension s'imprimait en moi. Doucement, je ralentis l'allure de nos baisers effrénés. Finalement, je les interrompais, pour l'embrasser sur le front. Puis, tout aussi lentement, je me levais, la tirant doucement par les mains que je lui tenais maintenant. Ainsi relevés, je lui fis part d'une toute autre inquiétude...


    - Je voulais aussi savoir si... Je sais que le moment est mal choisit mais... Enfin, je veux dire... Alice, mon offre pour tes vacances passées ici tiens toujours. Je sais ce qu'il s'est passé à Poudlard le soir où... Enfin, je sais pour la marque et les meurtres, et je pense que tu serais plus en sécurité ici, avec moi, dans un endroit où il y a plein de monde et surveillé en permanence par les hommes du ministère. De plus ici en cas de problème, tu peux t'enfuir, ce qui n'est pas le cas de Poudlard. Le canapé est assez grand pour moi et Tom serait ravi de me laisser quelques jours de repos... Je sais aussi que ce n'est pas du tout le moment pour parler de ce genre de choses, mais accepterais tu ma proposition?

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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Mar 3 Fév - 17:45

    [Je m'excuse de l'attente. Je vais essayer d'être plus régulière dans mes RPs :| ]

    Alice avait longtemps su comment marcher les histoires d’amour. Enfin… elle avait cru comprendre comment cela se déroulait, en général. Mais ce n’était que superficiel et cela l’avait toujours amené à de fausses conclusions car elle s’attardait toujours sur les points négatifs que pouvait amener une relation amoureuse. Elle s’était arrêtée à l’apparence de chaque couple et n’avait pas cherché à approfondir. Car elle était plus que certaine de ses conclusions. C'est-à-dire que les filles étaient de naïves et les hommes de beaux salops (et cela pouvait aussi s’avérer être l’inverse). Le couple de James Potter et Lily Evans avait toujours été voué à l’échec selon Alice. Ce n’était qu’une question de temps pour elle. C’était pourquoi, de son coté, elle avait toujours refusé de se lancer dans des relations amoureuses, tortueuses et qui la laisseraient le cœur brisé. Elle pensait être capable d’éviter les pièges et de ne pas ressortir d’une relation avec le cœur brisé. C’était pour cela qu’elle ne s’était jamais vraiment lancée dans des relations où l’attachement et l’amour primaient. Elle avait de l’affection pour ses anciens petits-amis mais cela s’était toujours limité à cela. Et la Gryffondor n’avait jamais cherché à creuser plus loin. Parce qu’elle avait toujours redouté ce qui en aurait découlé. Mais cela c’était avant. Bien avant.

    Mais aujourd’hui, elle se rendait compte qu’elle avait eu faux sur toute la ligne et qu’elle s’était engagée corps et âme dans une relation sans même s’en rendre compte, et elle n’en était pas pour autant insatisfaite. Malgré la douleur qui lui lancinait la poitrine. Malgré sa déception en se rendant compte et en prenant pleinement conscience de tout ce qu’avait fait Torben. Mais elle s’en fichait. Parce qu’elle avait beau essayé de s’énerver contre lui et essayé de le haïr, elle n’y arrivait pas. Parce qu’elle tenait visiblement trop à lui pour rompre les ponts. Mais même si le savoir contre elle l’apaisait, cela la terrifiait aussi énormément.

    Comment pourrait-elle s’assurer ne pas souffrir encore par la suite ? Ne valait-il mieux pas rompre tout de suite sa relation avec lui au lieu de la poursuivre aux cotés de ce jeune homme qui lui apparaissait aujourd’hui sous un nouveau jour mais qui ne la rebutait pas, car il lui paraissait ainsi plus humain et plus accessible ? Elle avait vu de nombreuses relations prendre fin après que de telles choses se soient produites. Elle avait longuement discuté avec Anna Sanders de ce qui s’était passé pour elle de son coté. De comment elle avait vécut la trahison et la tromperie de son petit ami avec Amycus Carrow. Mais Alice n’avait pas la force de rompre avec Torben. Ni même l’envie. Elle se doutait pourtant qu’elle ferait mieux de le faire. Mais elle n’y arrivait pas. Elle voulait continuer à sentir ses bras autour d’elle, son odeur emplir ses narines, fermer les yeux et se blottir contre lui.

    Son corps serré contre celui de Torben, elle se demandait où tout cela allait les mener. Elle se demandait si elle aurait de nouveau confiance en lui par la suite. Elle espérait sincèrement que cela puisse arriver. Quoique … si elle était un peu plus méfiante, les surprises de mauvais goût comme cela qui venaient d’arriver la prendraient un peu moins de court. Mais cette constatation la rendit amère. Elle aurait préféré oublier les derniers jours qui s’étaient écoulés pour revenir au commencement du bal. Celui-ci avait si bien commencé. Mais il s’était terminé en vrai cauchemar. Il suffisait qu’elle ferme les yeux pour revoir cette tête de mort verdâtre fermant les yeux, pour entendre les cris de panique de la foule ou encore les paroles de Roxanne. Alice craignait désormais de se coucher par peur d’être hantée par tout ceci. Elle était terrifiée à l’idée de se coucher et que tout recommence.

    Elle se trouvait stupide de penser ainsi. Poudlard était tout de même l’endroit le plus sûr au monde. Elle n’avait rien à craindre. Et sinon, la seule personne qui était avec elle en dehors de Poudlard était Torben. Et puis, désormais, elle allait apprendre à se battre en compagnie de l’Ordre du Phénix.

    Tiens, en parlant de l’Ordre, le secret de cette organisation lui pesait. Cela élevait une nouvelle barrière dans leur couple. Et Alice avait quelques scrupules à ne pas se confier à Torben. Elle ne lui mentait pas mais elle n’était pas sincère pour autant et tant de mystères commençaient à la fatiguer. Pourquoi la société sorcière anglaise ne prenait pas des mesures de sécurité dès maintenant ? Le sentiment d’insécurité qu’Alice ressentait était renforcé par le manque de prise de position du Ministère. La Gryffondor se laissa aller plus contre Torben. Leur relation s’avérait tout de même plus compliquée que prévu. Entre son infidélité et son passif à lui, et ses secrets et ses doutes à elle, rien n’était simple. Elle en avait à admirer les couples qui ne semblaient pas rencontrer ce genre de problèmes. Mais elle n’était pas stupide. Elle avait suffisamment mis à profit son temps libre pour observer ses camarades pour savoir que chaque relation avait ses points faibles (après tout, elle avait toujours été l’une des premières à dire que les relations amoureuses avaient plus de points faibles que de points forts et qui préférait se consacrer à ses amis plutôt qu’à chercher le grand amour comme ses filles naïves et stupides croyant au prince charmant). James Potter et Lily Evans par exemple, devaient affronter leur différente opinion concernant Severus Rogue. Et au vue de ce qui s’était passé durant la première réunion de l’Ordre du Phénix, et en tenant du caractère explosif des deux jeunes gens, cela ne devait pas être facile tous les jours.

    Mais à vrai dire, la relation qu’entretenaient les deux Gryffondor ne l’intéressait nullement. Elle avait suffisamment à faire avec la sienne. Elle était empêtrée dans ses sentiments et se retrouvait enlisée dans ses émotions. Sans savoir vraiment comment s’en dépêtrée. Elle était amoureuse et elle se demandait comment elle n’avait pas pu s’en rendre compte plus tôt. C’était tellement évident désormais. L’avait-elle toujours su tout en essayant de se mentir à elle-même ? L’était-elle depuis le premier jour ? Ou alors cela s’était-il produit petit à petit à chaque fois qu’ils se croisaient l’un et l’autre ? Elle n’en avait aucune idée. Et à quoi servirait-il de le savoir aujourd’hui ? Cela n’avait pas beaucoup d’importance désormais. Tout ce qui comptait c’est qu’elle soit là et qu’elle se soit en quelque sorte expliqué avec Torben.

    Elle savait bien évidement que cette brève explication ne suffirait pas pour maintenir leur relation à flot. Leur relation tiendrait-elle avec le temps ? Durerait-elle ? Est-ce que la flamme qui brûlait le cœur d’Alice continuerait à mettre son organe à vif ? Ou alors serait-ce Torben qui se lasserait d’elle ? Cette perspective la paniquait plus qu’elle ne voulait l’admettre. Car malgré les apparences, elle se sentait seule et savoir le jeune homme à ses cotés la rassurait. C’était un peu sa bouée de sauvetage au milieu de l’océan où elle se noyait peu à peu. Alice se rendait compte que ce charmeur de serveur lui devenait indispensable. C’était quelque peu effrayant. Cela n’était pas par égocentrisme qu’elle pensait cela, mais Alice ne pouvait s’empêcher de se sentir quelque peu paniquée à l’idée que son univers ne tienne plus aujourd’hui qu’à la présence du jeune homme. Sa situation était-elle si désespérée pour que Torben ne soit plus que le seul point d’attache ? C’était loin d’être désagréable mais se rendre compte que l’on ne pouvait plus vraiment compter sur sa mère, ou encore ses frères étaient assez inquiétants. Tout comme prendre conscience du fossé qui la séparait de ses anciennes amies. Mais après tout, c’était elle qui avait coupé toutes ses relations et elle se relevait plus méfiantes envers ses connaissances.

    Les paroles de Torben l’agacèrent quelque peu car elle ne voulait pas qu’il revienne une nouvelle fois sur cet épisode. Elle ne voulait pas qu’il culpabilise davantage. Leur relation ne redémarrerait jamais à ce rythme-là, s’ils restaient tous deux à ce point. Elle se redressa sur ses genoux et posa sa main sur la joue de Torben et l’embrassa légèrement pour le faire taire.


    -« Ne dis plus rien Torben. J’ai compris que tu regrettais. Et je ne veux pas que tu culpabilises encore plus. Je voudrais que l’on arrête d’en parler pour l’instant. Maintenant, je veux oublier pour quelques heures cet épisode. »

    Elle eut un pâle sourire et de nouveau, les larmes lui montèrent aux yeux. Mais elle battit rapidement des paupières pour éviter qu’elles ne coulent. Alice sourit faiblement au jeune homme comme pour le rassurer. Elle s’en voulait de pleurer pour un oui ou pour non. Mais où était passée la Alice d’avant ? Celle qui était fière et forte, capable d’endurer n’importe quel coup dur sans parler. Evaporée. Envolée. Disparue. Oubliée. Il ne restait plus que cette gamine égocentrique et pleurnicharde pas même capable de rester droite face à l’adversité.

    La jeune fille se blottit contre son petit ami. Sa chaleur était vraiment rassurante. S’imaginer loin de lui était impossible. Cela lui faisait mal. Elle sentait son cœur se serrer rien qu’à cette idée. Elle arrêta de douter lorsqu’il lui parla. Ses paroles firent chavirer le cœur de la Gryffondor. Ses yeux s’agrandirent par la surprise. Elle avait toujours trouvé ce genre de discours quelque peu ridicule dans les films d’amours Moldus que regardait sa mère. Et pourtant, elle sentait son cœur s’apaiser dans sa poitrine. Et une sensation de bonheur intense l’envahit soudainement. Durant quelques secondes, l’émotion l’empêcha de parler convenablement. Puis sa voix tremblante s’éleva dans la pièce.


    -« Torben… Je suis incapable de mettre de la distance entre nous. Je tiens trop à toi. Je t’aime Torben. Cela m’effraye autant que cela me fascine -si je puis dire. Je suis rassurée de savoir que tu es avec moi. Je ne supporte pas l’idée que je puisse être séparée de toi. Je t’aime. J’aurais préféré m’en rendre compte d’en d’autres circonstances. Mais au moins je suis sûre de mes sentiments et c’est tout ce qui m’importe. Aujourd’hui et maintenant. Et pour les jours à venir. »

    Elle avait à peine fini sa tirade que les lèvres de Torben assaillaient sa bouche. Les yeux fermés, Alice était perdue dans leur baiser. Le monde autour d’elle tournait et elle était prise de délicieux vertige. Elle se sentait bien là. Et lorsqu’il rompit leur baiser, elle ne se recula qu’à contre cœur. Pourquoi s’était-il arrêté ainsi ? Il l’embrassa sur le front et le cœur de la Gryffondor se gonfla. Elle se leva avec lui alors qu’il lui tenait doucement les mains. Ses yeux plongés dans ceux de Torben, elle se sentait hors du temps :

    -« Je l’ai accepté une première fois cette proposition Torben, » sourit Alice. « Et je l’accepterai à chaque fois, car c’est ce que je veux. Je ne demande qu’à passer un peu de temps avec toi. Mais, par contre, j’accepte de passer ce week-end avec toi mais je retournerais à Poudlard. Parce que tous mes … » elle buta sur le mot « amis sont là bas et que je tiens à rester encore à Poudlard. J’ai des choses à y faire encore. »

    Elle se tut un instant.

    -« Je ne veux pas que tu t’inquiètes pour moi cependant. Et si je dors ici, il est hors de question que tu dormes sur le canapé. Je suis certaine qu’il te faut du repos et ce n’est certes pas sur le divan que tu vas dormir normalement. »

    Elle posa ses mains sur la nuque de Torben et l’embrassa comme quelques minutes auparavant. Elle se sentait bien dans ses bras. Comme si les derniers jours n’avaient jamais eu lieu et que ces affreux moments s’étaient effacés de sa mémoire.
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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Jeu 5 Fév - 9:29

[Pas de souci ne t'inquiètes pas je comprends tout à fait! Désolé pour mon post, je te laisse pas trop de matière pour rep >>]


    J'étais parfaitement conscient de la situation. De plus en plus lucide, je devais remarquer que l'explication qui venait d'avoir lieu entre Alice et moi avait eu, en plus du reste, le mérite de me permettre de me dégriser quelque peu. Bon, c'était pas Byzance mais au moins je pouvais commencer à me rendre compte de l'ampleur de ma consommation de spiritueux de ces derniers jours. Une petite dizaine de bouteilles plus ou moins entamées reposaient partout sur le sol autour de moi tandis que certaines d'entre elles avaient été vidées. Je devais au moins reconnaître que je n'y étais pas allé de main morte. Là encore, même si ça allait beaucoup mieux, j'avais toujours l'impression que mes mouvements étaient terriblement lents, les articulations de mes membres douloureuses, et que mon cerveau, ou du moins ce qu'il en restait au milieu de toute cette zizanie, s'était mis à commencer à se perdre dans les brumes de l'éthylisme... Mais Alice représentait en quelque sorte un remède idéal à la gueule de bois carabinée que je ne manquais pas de me taper maintenant que cela faisait plus d'une demi heure que je n'avais rien ingurgité: elle était en quelque sorte mon propre rayon de lumière...


    Mais plus je sortais de mon état d'éthylisme avancé et plus je me rendais également compte de l'ampleur de mes prétentions vis à vis de ma petite amie. Je faillis même éclater de rire en prenant toute la mesure de mes paroles. Etais je devenu totalement fou furieux? Peut être, remarque, cela aurait au moins le mérite de reporter ailleurs que sur ma conscience tout le poids des remords qui pouvait se trouver sur mes épaules. Mais je devais également avouer que seule la chance sourit aux audacieux... Je venais tout de même de proposer à une jeune femme, avec qui je sortais, de rester avec moi plusieurs jours d'affilée! Bon, ok, je lui avait proposé que je dorme sur le canapé plutôt que sur le lit afin de la laisser en paix, mais tout de même! N'en avais je pas fait assez jusqu'ici? Comment pouvais je croire qu'il me suffisait de la tromper, de prendre mon pied avec une autre, suffisamment fort pour ne pas m'en rappeler, pour ensuite lui briser le coeur et la mettre dans mon lit? Non, je ne voulais pas que cela se termine de cette façon, mais je savais également ce que je voulais.


    J'avais fait une terrible erreur en trompant Alice de la sorte. C'était aussi inutile qu'injurieux envers elle. Et puis, il y avait toujours ce côté de mon caractère que je haïssais de plus en plus en vieillissant, celui qui me faisait toujours me ronger moi même jusqu'à ne plus vraiment vivre lorsque je faisais une connerie. Certes, celle là était de taille et éclipsait les autres et sans doute que cette trahison, ce coup de poigneur et ce crachat fait à mon propre honneur ne cesserait jamais réellement de me turlupiner mais je n'avais pas le choix, je devais affronter la réalité en face, et faire avec. Je n'étais pas capable de tenir une promesse d'importance apparemment, mais est ce que cela devait pour autant m'empêcher d'aimer Alice, qui m'aimait également et était prête à me redonner une seconde chance? Non, je ne pouvais pas adhérer à de telles pensées. Cette seconde chance, personne ne la méritait moins que moi après ce que j'avais fait à ma petite amie mais en enfoiré parfait que j'étais, j'allais saisir la balle au bond et m'emparer de cette seconde chance, ce qui ne pourrait que m'être bénéfique. Après tout, je n'avais plus rien à perdre si? De toutes façons si je ne faisais rien, notre relation, à Alice et à moi, était promise à un cuisant échec, pour la simple et bonne raison que si je ne faisais pas tout pour la garder je risquerais grandement de la perdre pour de bon, même si la fois prochaine ce ne serait pas de ma faute.


    Alice m'interrompit dans mes paroles et me demanda d'arrêter. D'accord, j'en avais trop fait. J'en avais trop dit aussi sans doute mais je n'y pouvais plus rien maintenant, ça m'apprendra à faire des conneries aussi monumentales que cela! Mais ce que je voyais également dans ces quelques mots que me dit Alice, c'était surtout qu'elle ne voulait pas que j'ai plus de remords encore. Pourquoi ne le désirait elle pas? Ce comportement était irrationnel! A sa place, j'aurais fait payé à l'autre de m'avoir trompé avec autant de vulgarité que si je me serais adressé à une fille de joie! Au moins, je voudrais que l'autre soit torturé de remords, au moins pendant un petit moment, qu'il se rende un peu compte de ce qu'il avait pu faire subir aux autres personnes et en particulier à sa moitié! Mais non, Alice n'était pas une revancharde. Elle était parfaite et je ne pus m'empêcher de la regarder avec tendresse. Il n'y avait vraiment qu'elle au monde pour se préoccuper de ce que je pouvais faire ou penser, même après l'avoir trahie. Acquiscant d'un signe de tête, je ne répondis pas et ne rebondissait pas. Elle avait raison après tout, j'avais tout déballé et fait mon mea culpa, maintenant il lui faudrait du temps pour faire la part des choses, au moins autant que j'en aurais besoin pour me pardonner moi même. Et tout cela se faisait bien mieux si on ne remettait pas à chaque fois l'histoire sur le tapis.



    - Oui, tu as raison, moi aussi j'aimerais oublier...


    De même, elle ne voulait vraiment pas que notre histoire ne s'arrête là, car elle semblait terriblement heureuse lorsque je lui dit que je ne pouvais pas me défaire d'elle, même si je respecterais toujours sa volonté quant à la poursuite ou non de notre relation. Mais il n'y avait là rien de bien folichon, je lui avait juste ouvert mon coeur comme jamais auparavant et j'avais également sortit des phrases certes véridiques mais je me rendais également compte qu'elles faisaient alambiquées. Si j'aurais un peu plus réfléchit aux paroles que j'allais énoncer à ma petite amie plutôt que de me mettre à tout déballer de cette façon, sans doute aurais je formulé mes paroles autrement, car Alice était une fille avec les pieds sur terre, elle était très intelligente et sagace, et jamais en temps normal je ne l'aurais crue se sentir réchauffée par de telles paroles. J'étais également que de la part d'un autre cela n'aurait pas eu le même effet, et qu'elle aurait alors bien rit de lui! Au moins, j'étais désormais certain de ce que ressentait Alice pour moi. Elle m'aimait. Quelle drôle de sensation, entre l'euphorie, le bonheur et la folie. Je n'avais jamais ressentir cela auparavant. Et elle voulait rester avec moi! Je ne pouvais décidémment pas être plus heureux et plus chanceux d'être avec une fille pareille! Comme depuis quelques instants, je me contentais cependant de garder le silence, et de continuer de la contempler avec tendresse.


    Une fois debout, Alice continua également en disant qu'elle avait déjà accepté de rester avec moi quelques jours, et je crus que tel un obus, mon coeur allait exploser dans ma poitrine et répondre mes fluides vitaux partout dans la pièce en une déflagration sanguinolente. Elle voulait rester avec moi.. Bon, elle précisa que ce ne serait que le temps du week end et que la semaine prochaine elle rentrerait à Poudlard, mais cela nous laisser tout de même l'occasion de passer un peu de temps ensembles. Elle ne semblait pas vraiment heureuse cependant, de devoir rentrer ainsi à Poudlard, et je soupçonnais qu'il devait s'y tramer quelque chose. Cependant, vu les raisons initiales de notre entrevue, je n'avais pas le droit de la questionner sur les raisons obscures, qui faisaient que ses amis avaient besoin d'elle. J'espérais en tous cas qu'elle ne ferait pas de bêtises... Enfin, elle me dit qu'il ne fallait pas que je dorme sur le divan... o___________O! Oh my God, mais elle est folle ou quoi? Sait elle seulement ce que je fais quand je dors déjà dans la même pièce qu'une fille, mais dans la même couche o_O? Soudain, le rouge me monta aux joues et je devais avouer que je ne savais pas trop quoi dire.



    - Euh oui, m'enfin tu sais... Je serais très heureux que tu restes ici avec moi! Après tout, j'ai l'impression d'avoir besoin d'un chaperon. Seul, j'ai tendance à faire des bêtises.


    *Mon dieu, qu'est ce que je dis moi, je venais de la tromper et le sol était jonché de cadavres de bouteilles! J'ai vraiment envie de tout refoutre par terre ou quoi? *


    - Euh oui mais je... Je pense qu'on ne devrait pas, que je ne devrais pas...


    *Fais pas ton gamin lances toi! *


    - Enfin Alice, ce n'est certes pas dans le lit que je vais bien dormir non plus! Je ne veux pas revenir sur le sujet que l'on a clos, et encore moins sur tous mes défauts, mais quand même, tu n'as pas peur que je te saute littéralement dessus? Déjà qu'il y aurait un risque en dormant sur le divan, car t'es la fille que j'aime et t'es aussi super canon, mais si on dort dans le même lit je vais devenir complétement cinglé moi! Et hors de question que tu dormes sur le divan, ce sera ma place, je crois que j'ai fait assez de bêtises comme ça pour un moment!


    Toujours rouge pivoine, je tentais de dissimuler ma gêne en ne regardant pas Alice dans les yeux. J'étais stupide et j'en avais conscience, comment pouvais je dire de telles choses avec tout ce qu'il venait de se passer? Comment pouvais je même ne serait ce que songer à ce genre de choses? Décidément j'étais totalement irrécupérable! Pire même, je risquais de tout foutre par terre! La seule chose qui était cohérent dans ce que j'avais dit est qu'il s'agissait de la stricte vérité; moi en temps ordinaire, devant une belle femme, je ne connaissais qu'une seule réaction. Et pire encore, en étant amoureux et mis au supplice comme je le serais dans un moment pareil, il ne pouvait y avoir qu'une seule issue, celle que je fasse un faux pas qui risquerait fortement de m'occasionner quelques baffes bien méritées! Bon, revenons à nos moutons quand même, je ne pouvais pas rester là...


    - Haem... Je crois qu'il faut que je fasse un peu de ménage! Tu as des affaires ou faut il aller t'en chercher?


    Comment changer de sujet version Torben! Me penchant sur la table et sur le sol, je ramassais les bouteilles et les mettait dans un sac poubelle qui était proche de la salle de bain, fuyant le regard d'Alice, toujours honteux..;

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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Lun 9 Fév - 17:24

    Alice le savait. Elle n’était pas une as en ce qui concernait la conversation. Elle était plutôt du genre à taper sur l’épaule pour montrer sa présence et pour la complicité dans une amitié, du genre à faire des sourires complices et des clins d’œil malicieux. Lorsqu’il s’agissait d’une relation plus intime –comme avec Torben, elle serrait la main de son compagnon dans la sienne –mais que dans l’intimité, l’étreignait et pour elle cela signifiait tout et c’était largement suffisant. Mais elle avait du mal à gérer la communication. Elle avait honte et se sentait stupide ainsi que pataude lorsqu’elle évoquait ses sentiments. Souvent, elle était terriblement mal à l’aise lorsqu’elle voyait des couples se parler à l’oreille avec des regards langoureux qui ne laissaient aucun doute sur la teneur de leur conversation. La Gryffondor avait beaucoup de mal à communiquer avec ses pairs lorsqu’il était question de sentiments. Pas parce qu’elle n’en ressentait pas. Aucun contraire. Les émotions qui la saisissaient lui faisaient mal aux tripes et l’angoissaient comme jamais. Son estomac se tordait, son cœur tambourinait dans sa poitrine et elle avait limite les mains moites, à son grand dam. Non, on ne pouvait pas dire qu’elle ne ressentait pas de sentiments. C’était juste qu’elle était extrêmement pudique en ce qui concernait ce sujet. C’était tabou.

    Comme beaucoup de sujet chez elle. Chez les Mc Pherson, beaucoup de sujets de conversation étaient soigneusement évités. Comme par exemple la mort de son père : sa mère avait souvent les larmes aux yeux en abordant le sujet et coupait court à la conversation, très brutalement généralement. Alice avait du aller jusqu’à faire du chantage à son oncle pour connaître les raisons du décès de son père. Rien de bien secret finalement, c’était juste que Tara Fisst Mc Pherson préférait que ses enfants ignorent tout. Le problème c’était qu’aujourd’hui, Alice avait l’impression que son père n’avait jamais habité chez elle. Les photos de lui étaient rares. Celles que la Gryffondor possédait étaient soigneusement rangées pour que sa mère ne les jette pas dans ses folles idées de ménage. Autre sujet sensible, la nouvelle menace planant sur le monde sorcier. Sa mère avait au début fait comme s’il ne se passait rien. Mais les cernes sous ses yeux ne mentaient pas et son regard continuellement inquiet était une preuve flagrante qu’il se tramait quelque chose de louche et que cela allait bientôt leur exploser au visage. Et la conversation n’avait pu être évitée. Lors d’un repas de famille, tout s’était vite enchainé et Alice se souvenait encore du visage rubicond de son frère ainé, de la pâleur de celui de sa mère, des mains de Keith qui serraient convulsivement la table. Cette dispute n’avait pas été réabordée par la suite. Sa mère et elle savaient très bien ce que pensait l’autre et elles étaient aussi conscientes qu’elles auraient du mal à se l’expliquer avec les bons mots. Et elles n’avaient pas cherchés plus loin.

    Cette répugnance à faire part de ses sentiments et de ses impressions dans la famille pouvait se révéler particulièrement difficile à vivre dans leurs relations avec les autres. Alice s’en rendait compte aujourd’hui. Elle le savait déjà, mais entendre Torben parler de ses sentiments et le fait qu’il lui « ouvre son cœur » la troublait et la mettait terriblement mal à l’aise. Bien sur, elle était touchée par tout ce qu’il lui disait. Bien sur, parce que le fait d’être aimé la faisait se sentir bien mais elle avait du mal à lui exprimer ce qu’elle ressentait en retour. Elle avait l’impression désagréable d’être maladroite et de ne pas savoir s’y prendre correctement. C’était pour cela que généralement elle blessait son entourage. Parce qu’elle avait du mal à s’exprimer. Elle était presque certaine de ne pas avoir blessé Torben, elle supposait qu’il le lui aurait dit. A moins qu’il ne veuille pas la froisser en lui faisant remarquer qu’elle manquait incroyablement de tact. C’était une hypothèse à ne pas négliger. Leur relation se redressait petit à petit et la Gryffondor espérait qu’elle ne flancherait pas le jour même. Elle n’était pas sûre d’être capable de la poursuivre.

    Bien sur qu’elle était amoureuse de Torben. C’était l’une des seules certitudes auxquelles elle arrivait encore à se raccrocher. Et Merlin savait qu’elle n’en avait plus que très peu désormais. Elles semblaient toutes partir en fumée, comme s’il y avait quelqu’un qui prenait plaisir à la déstabiliser et à la rendre complètement cinglée. La rendant parano avec son entourage.

    Oui, elle était amoureuse de Torben mais elle avait conscience que l’amour ne constituait pas le seul élément important dans une relation. La confiance était de mise (et là, c’était mal parti) et il fallait aussi que la Gryffondor soit capable de vivre une relation avec plus de hauts que de bas. Parce qu’il fallait être sincère. Leur relation pour l’instant avait vécu plus de bas que de hauts. En à peine un mois, ils s’étaient à peine vus et il l’avait trompé avec une fille qu’Alice maudissait et haïssait à l’heure qu’il était. C’était pour cela que la jeune fille se demandait si après un autre coup dur, elle pourrait continuer à vouloir poursuivre leur relation.

    Elle savait qu’elle avait été indulgente et plus que compréhensive pour cette fois. Torben ne lui devait absolument rien mais Alice désirait tout de même qu’il lui montre un certain respect en étant fidèle. D’autres filles (et d’autres garçons également, il n’y avait pas que les hommes qui pouvaient s’avérer … hum !) avaient coupé court à leurs relations juste après avoir appris la « trahison » de leur compagnon. Mais si Alice avait accepté de donner une seconde chance à leur couple, c’était tout d’abord parce qu’elle tenait trop à Torben mais aussi parce qu’elle n’avait pas le courage de rester seule. En ce moment, elle avait besoin de sentir la présence réconfortante de quelqu’un auprès d’elle. Et Torben était la personne idéale. Elle l’aimait et il semblait l’aimer. Il l’avait réconforté lorsqu’elle avait évoqué très brièvement sa brouille avec sa famille et lui avait assuré qu’elle pourrait toujours compter sur lui. Il était un peu devenu sa bouée de sauvetage dans cet océan de problèmes. Elle dramatisait de voir les choses comme cela, elle le savait (Alice avait horreur des filles qui se plaignaient continuellement, à longueur de temps, qui ne savaient pas se satisfaire de ce qu’elles avaient et qui avaient toujours quelque chose à redire) mais elle ne pouvait s’empêcher de se dire que Merlin n’était pas très clément en ce moment.

    En tout cas, les deux jeunes gens semblaient être tombés d’accord sur le fait qu’il ne fallait pas s’appesantir trop longtemps sur la récente mésaventure qui venait de secouer leur couple et plutôt se tourner vers l’avenir. Certains disaient qu’il fallait oublier le passé, vivre au présent mais se concentrer aussi vers le futur. Alice savait qu’il ne fallait rien regretter et elle ne résoudrait jamais à oublier son passé. Et leur histoire resterait en elle, quoiqu’il se passe par la suite. Et ce désastreux épisode aussi. Mais cela faisait parti de leur relation et l’oublier serait une erreur fondamentale, la Gryffondor en était consciente. Mais ils avaient le temps pour en parler. Bien sur, elle n’avait aucune idée du temps qu’il lui restait à elle ; son engagement dans l’Ordre allait peut-être lui coûter la vie, ou même bien plus et elle savait que l’avenir allait être dur à vivre. Finalement, elle se demandait si c’était une bonne idée de poursuivre sa relation avec Torben. Elle ne voulait pas le faire souffrir. Et si un jour, elle ne revenait pas d’un affrontement ou d’une mission ? Comment réagirait-il ? N’était –il pas mieux pour elle qu’elle cesse tout de suite leur relation ? Mais elle ne pouvait s’y résoudre. Elle tenait trop au jeune homme.

    Alice se passa une main dans les cheveux. Serrée contre la poitrine de Torben, elle se sentait bien. Elle aurait voulu rester là pour l’éternité. Sa lutte contre les forces du mal allait être rude et difficile. Profiter du temps qui lui était accordé était l’une des meilleures choses à faire. Ne sachant pas si elle allait mourir, mieux valait qu’elle vive à deux cents pour cent sa vie au lieu de se lamenter continuellement.


    *Ca nous changerait un peu de d’habitude… Oh c’est bon ! *

    Armée de cette nouvelle décision, Alice se releva en même temps que son petit ami. Lorsqu’elle s’enflamma en lui disant qu’il était hors de question qu’il dorme sur le canapé afin qu’il puisse se reposer, Alice ne s’était à vrai dire pas attendu à cette réaction. Elle crut un instant que les yeux du jeune homme allaient sortir de leur orbite et rebondir sur le sol. Mais ce qui la figea sur place fut la rougeur des joues de Torben. Jamais elle n’aurait cru cela possible. Et à vrai dire, le rougissement du serveur entraina le sien avant même qu’il n’ait pu ouvrir la bouche. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu dire pour qu’il soit visiblement aussi gêné.

    Et finalement, il prit la parole et Alice se sentit rougir encore plus. Elle était stupide. Enfin… jamais elle n’aurait vu les choses de cet œil là et elle se sentait terriblement honteuse. Enfin, non. Pas tant que cela finalement. C’était juste qu’elle n’avait jamais pu imaginer que Torben puisse avoir du mal à se rattraper. Elle n’avait jamais couché avec personne. Elle pouvait passer pour une coincée ou pour tout ce que les gens voulaient mais elle n’avait jamais éprouvé de désir pour personne –mis à part Torben. Ca ne l’aurait pas déranger finalement qu’il lui saute dessus… Enfin, peut-être un peu quand même.

    Finalement, elle éclata de rire de la gêne du jeune homme et de sa propre réaction.


    -« Je ne me moque pas de toi ne t’en fais pas. Mais la situation est assez amusante. J’ai confiance en toi, et si tu préfères, tu peux dormir sur le canapé »
    sourit-elle. « Et allez, arrête, tu n’as pas tant de défauts que ca. Tu es humain. Tu n’as pas plus défauts que d’autres. Alors arrête de répéter ca s’il te plait. »

    Elle fit mine de le menacer de l’index mais lui sourit en même temps. Il changea rapidement de sujet, visiblement honteux, lui arrachant à elle un sourire tendre. Ca devait être la seule personne capable de cela. Un véritable exploit en ce qui la concernait. Elle décida de le rassurer à nouveau et se rapprocha pour nouer ses doigts derrière la nuque du jeune homme et elle se hissa sur la pointe des pieds –elle était vraiment, vraiment trop petite- pour pouvoir l’embrasser. Lorsqu’ils se détachèrent, elle lui sourit et lui répondit après avoir jeté un regard circulaire à la pièce. Effectivement, il y aurait vraiment besoin d’un bon coup de ménage. Mais elle s’abstint de commentaires, alors qu’elle n’en pensait pourtant pas moins. Les garçons vivaient parfois dans une porcherie o_O.

    -« J’ai mon sac, avec quelques affaires de rechange. Je m’étais dit que je prendrais une chambre ici ou ailleurs pour ne pas avoir à rentrer trop tard à Poudlard. J’ai réussi à arracher quelques jours de sortie à McGonnagall. Un exploit, même si je comprends ses préoccupations. »

    Un instant, un pli soucieux barra le front de la jeune fille mais elle balaya le sujet d’une main et reprit un peu plus joyeusement :

    -« En somme, j’ai toutes mes affaires. Pas besoin de faire un nouvel aller-retour jusqu’à Poudlard. »
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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Mer 11 Fév - 9:46

    J'étais un imbécile. Je n'avais absolument aucun sens des réalités de toute évidence. Je venais de me prendre sévèrement la tête avec Alice, la fille que j'aimais plus que tout le reste sur ce bas monde et je venais de m'opposer de façon totalement irrévocable et même défensive de sa proposition tout à fait innocente de m'éviter de dormir sur le canapé. Etais je cinglé? J'espérais en tous cas que je ne l'étais pas assez pour que ça se voie, même si ce simple fait suffisait à le montrer! La pire des réactions qu'Alice pourrait avoir serait de ne pas se sentir désirée, car c'était en réalité tout l'inverse, mais comment aborder le sujet sans passer pour un salaud de première? Ne l'avais je pas trompée il y a quelques jours? Si, alors que penserait elle de ma réaction? Rationnellement, soit elle penserait au fait que je préférais coucher avec une autre plutôt qu'avec elle du fait de la situation, soit elle penserait que je ne la désire tout simplement pas. Dans les deux cas, ce ne serait pas la vérité et je serais perdant. Non, en fait j'avais réagit ainsi pour une raison qui me paraissait aussi simple qu'évidente, mais uniquement de mon point de vue j'en avais bien conscience!


    En tous cas, je remarquais aisément que ma réaction l'avait gênée, et je m'en voulais déjà pour cela. Elle n'avait pas à s'en vouloir, bien au contraire. C'était à moi que revenait toute la faute et je ne voulais pas qu'elle culpabilise encore plus! D'autant que ma réaction avait peut être parue démesurée... Mais mes intentions étaient pures, je voulais préserver ma petite amie des éventuels remords et des questions qu'elle pourrait se poser si je lui sautais déjà dessus. Etais je uniquement guidé par mes bas instincts, est ce que je resterais fidèle si elle me contentait pas, et si elle n'était pas à la hauteur, et si c'était la raison qui m'avait poussé à aller voir ailleurs, et si j'étais moins bonne, moins belle? Oui, toutes ces questions pourraient envahir l'esprit de ma douce Alice si je me laissais aller à ma passion pour elle et à la satisfaction de mes bas instincts. Aller plus loin dans notre relation était beaucoup trop prématuré à mon sens, surtout au regard de tout ce qui avait pu se passer cette semaine. Elle m'avait déjà pardonné, je ne pouvais pas en vouloir plus. Je n'en demandais pas tant, je voulais juste être auprès d'elle, c'est tout.


    Mais la réaction d'Alice fut totalement surprenante pour moi et je ne la comprenais pas. J'en restais interloqué, mais finalement, je souris aussi. J'étais ridicule. Moi, Torben Badenov, qui avait survécut à une attaque de goules, j'allais perdre mon sang froid face à une femme qui m'attirait et que j'aimais et désirais. S'en était presque risible. D'ailleurs, mon sourire se transforma en un petit rire, et je sentis alors que tout changeait entre Alice et moi, on se décontractait et on tournait la page, au moins pour le moment, ce qui me réchauffa tout de même, malgré que mon coeur en fut toujours aussi douloureux. La jeune femme me dit alors qu'elle ne se moquait pas de moi mais qu'elle trouvait la situation amusante. Ce avec quoi j'étais d'accord, bien que je la trouvais toujours aussi dramatique, mais je décidais de chasser une fois de plus toutes ces sombres pensées dans un recoin de ma mémoire, et de ne plus les en sortir avant d'être de nouveau seul et de n'avoir de nouveau que ça à penser... Alice me dit alors qu'elle avait confiance en moi, ce qui rouvrit instantanément la plaie dans mon coeur, tout autant qu'elle l'aidait à cicatriser. Paradoxalement, j'étais heureux et blessé. Elle me faisait toujours confiance malgré ce que je lui avais fait, et je savais alors que les sentiments que nous partagions étaient loins d'être sans importance. Par contre pour ce qui était des défauts...


    La jeune femme, ma petite amie, se mit sur la pointe des pieds, se colla contre moi et m'embrassa avec tendresse et une certaine joie qui éveilla en moi un véritable rugissement intérieur, profond et triomphal. Elle semblait vraiment vouloir passer outre mes défauts et mes problèmes en plus des siens. Je savais que seul c'était impossible à réaliser alors je comptais bien l'y aider, c'était le moins que l'on puisse dire! J'en avais envie, de surmonter toutes ces tuiles qui nous tombaient dessus, j'avais vraiment envie de m'en relever et d'affronter la réalité la tête haute. Je sentais que j'en aurais la force en compagnie de la jeune mademoiselle Mc Pherson, celle qui hantait mes rêves et mes pensées. Et puis, je lui devais bien ça que de l'aider... Cependant, je voulais que les choses soient bien claires vis à vis de ce que je ressentais et de ma réaction en ce qui concernait l'endroit où je comptais dormir.



    - Tu m'honores de trop Alice. Je ne mérite pas cette confiance, et je te l'ai déjà prouvé. Même sans remettre le sujet sur le tapis, je pense que tu dois savoir certaines choses sur moi. Je n'ai jamais été du genre à me retenir, avant tout ça. Je prenais ce que j'avais envie et n'avait encore jamais eu de relations aussi longue que la nôtre actuellement sans... Sans jamais rien faire quoi! Enfin, c'est pas un reproche du tout hein, le prends pas mal surtout hein ma chér... Haem! Euh, et si je disais juste que j'étais pas quelqu'un de bien et que j'ai longtemps vécut que pour m'amuser, notamment en couchant avec des filles. Je sais, mais j'ai jamais été très sérieux. Mais j'ai envie de l'être maintenant, même si je te désires vraiment aussi! Comprends moi, c'est peut être stupide mais tu es vachement canon et comme je t'aime, j'ai peur de faire des choses dont tu n'aurais pas forcément envie ou que tu ne sois pas prête en dormant dans le même endroit que toi. Je sais, je suis idiot de penser ça... mais je ne peux pas m'en empêcher!


    Ca c'était vrai. Il était très difficile de cacher quoi que ce soit à Alice. En fait, j'en étais même totalement incapable, et c'était d'ailleurs pour ça à mon avis qu'Alice m'accordait autant sa confiance. La belle était consciente que je n'avais pas de secret réel pour elle, et que tout ce qu'elle voulait savoir et qu'elle me le demandait, je le lui dirais sans aucun soucis. M'enfin là quand même, ça me gênait plutôt pas mal. Non seulement c'était la première fois que j'annonçais aussi séirieusement et par le biais de la parole à une femme que je désirais une femme, mais en plus je l'aimais. Ca faisait tout de même pas mal de nouveautés pour moi, d'autant que j'avais trahit cette même personne il y a peu. Et enfin, j'avais franchement l'impression d'avoir l'air complétement abruti en aborder de cette façon ce sujet, d'autant que j'avais faillit laisser échapper quelques mots ou expressions malheureuses que je devrais éviter si je tenais à sauvegarder les quelques avancées de la journée!


    Mais je remarquais également la mine sur le visage d'Alice vis à vis de mon appartement quand elle se détourna pour regarder alentour. Elle semblait au moins d'accord avec moi sur le fait que j'avais pendant trop longtemps repoussé l'échéance du grand nettoyage, et j'allais m'y attaquer bientôt. M'approchant derrière elle, je passais mes mains de chaque côté de son bassin tandis que je déposais deux baisers tendres mais sensuels dans son cou, avant de lui murmurer à l'oreille, avec un petit sourire...



    - Je t'aime Alice... Je suis heureux que tu sois passé ici avant de te prendre une chambre ailleurs, ces vieux piques assiettes t'aurais facturé la réservation! Bon, je te laisse t'installer , moi je vais faire un petit coup de rangement! Après, faudra que je te fasse de la place dans la salle de bain, il paraît que les filles en ont un besoin plus que vital! Bon sinon c'est tant mieux que tu aies déjà toutes tes affaires, je me serais mal vu retourner au château aujourd'hui, vu l'air abominable que j'ai ils m'auraient refoulés à l'entrée! dis je pour la taquiner


    Je l'embrassais une nouvelle fois avec passion, avant de me mettre à ramasser tous les cadavres de bouteilles et le relief de différents repas passés...

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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Mar 24 Mar - 15:30

    [Finalement, l'inspi' est revenue = D. Mais si la prochaine fois, je suis en panne, je me souviendrais de ce que tu m'as dit Wink ]

    Alice se disait souvent qu'elle ne changerait jamais pour un garçon. Que c'était totalement hors de question et que c'était véritablement impossible. Du moins c'était ce qu'elle disait avant. Et ce qu'elle voulait encore croire. Car il était inconcevable qu'elle ait pu changer par la présence de quelqu'un à ses cotés. Très exigeante avec elle-même, la Gryffondor se souciait de se plaire à elle-même et d'être satisfaite de son travail tout en se fichant bien des autres. Après tout, ce qu'elle attendait des autres c'était qu'ils l'acceptent telle qu'elle était. Ce n'était pas bien compliqué après tout. Enfin ... si on ommettait le fait qu'elle pouvait être invivable avec son caractère de cochon, ou alors très charmante -sans vouloir se lancer des fleurs. C'est vrai que l'idée de plaire était très séduisante mais Alice ne changeait pas de devise du jour au lendemain. C'était pourquoi quand on lui disait qu'elle pouvait faire des efforts pour être un peu plus sympathique avec certaines personnes -sous-entendu le plus souvent Franck Londubat- et bien moins brutale. Et généralement, eh bien ... la personne était assez mal reçue et regrettait dans l'immédiat d'avoir mis sa fierté de côté pour lui demander cela. Alice savait être aussi caustique et cassante envers les autres qu'envers elle-même. Et ce n'était pas peu dire (sa mère lui répétait sans cesse qu'elle allait se rendre malade à travailler autant). De même, elle refusait de laisser passer les défauts des autres et pouvait être très rancunière envers ceux qui allaient de travers. A force de vouloir que tout aille bien dans sa vie, elle détruisait quelque peu son bonheur en refusant le moindre dérapage de sa part ou de celle des autres.

    Mais depuis qu'elle connaissait Torben, cela ne se passait pas vraiment comme elle l'avait envisagé. A vrai dire, au début, elle avait jouer sa charmeuse ce qui n'était guère dans ses habitudes et en plus, elle avait été quelque peu ... décontenancée par le fait de ne pas garder l'avantage. Par la suite, ils s'étaient revus et elle avait compris fort bien qu'il n'était pas parfait. Bien sur, l'idée qu'il ne le soit pas l'avait rassuré mais elle n'avait pas assisté à la manifestation d'un de ses défauts. Elle avait seulement pris conscience de ce qui arrivait quelques jours auparavant et elle avait regretté de s'être montrée aussi naïve vis-à-vis du jeune homme. Et si elle s'en voulait énormement, Alice avait énormément de mal à en vouloir au serveur. Elle était amoureuse. Dure réalité pour la princesse qui refusait de ne pas avoir le contrôle de la situation. Quoiqu'impulsive dans certains domaines, la Gryffondor avait du mal à accepter que des imprévus puissent tout gâcher.
    Ce qui aurait pu être le cas avec l'épisode qui venait de se produire. Mais elle avait passer l'éponge ELLE, Alice McPherson l'exigeance personnifiée lorsqu'il s'agissait de sentiments et du respect pour elle (parce qu'elle manquait d'un peu de respect vis-à-vis de certaines personnes, inutile de le cacher). C'était assez dur à croire à vrai dire. Mais elle lui avait pardonné à l'instant même où elle l'avait giflé. Ou peu après quand il l'avait pris dans ses bras. Ou peu avant quand il lui avait fait un discours décousu mais qui l'avait touché plus que ce qu'elle lui dirait. En tout cas, tout s'était peu à peu remis dans les cases. Il faudrait du temps pour que finalement, Alice se sente vraiment mieux et que les deux tourtereaux puissent reprendre leur relation qui était mise déjà à mal au bout d'un mois. Mais ils s'en sortiraient.

    Enfin ... si ils ne se sentaient pas aussi gênés l'un envers l'autre comme ils l'étaient à cet instant. C'était assez embarassant de rougir aussi vite. La situation en elle-même était assez embarassante. Alice n'allait pas nier avoir déjà imaginer de telles relations avec Torben mais songer que lui aussi y pensait la destabilisait quelque peu. Alors que pourtant ... ce n'était pas si surprenant que cela après tout. C'était normal. Torben avait peut-être quelque chose qui le différenciait des autres garçons pour elle, il restait un homme. Peut-être qu'il avait un lourd passé qui était différent. Peut-être qu'il n'avait pas exactement le même genre de conversation avec qu'elle, qu'elle n'en avait avec d'autres mais il restait ce qu'il était. Et pourtant les gars, c'était assez important tout de même. Moui, enfin, Alice préférait écarter quelques instants cela de son esprit. Elle préféra d'ailleurs rire de la situation grosteque dans laquelle ils étaient. Peut-être cela allègerait la tension. Peut-être. Et après qu'ils se soient embrassés, il remit le sujet sur le tapis d'une manière un peu plus élégante que certains ne l'auraient fait.

    *D'un coté c'est peut-être mieux. Mais bon ... allez joue pas ta coincée ! Toi : tu dégages illico !*

    La voila revenue ! C'était bien le moment.

    -'Toben !' l'interrompit-elle -en retenant difficilement un sourire alors qu'il l'avait surnommée -ou presque. 'Arrête de te prendre la tête. Ca me fait plaisir de voir que t'es assez à l'aise avec moi pour me confier ce genre de choses. J'avoue que l'idée d'aborder ce sujet avec toi me gênait quelque peu car je suis ... hem ... encore une douce et innocente jeune fille' sourit-elle avec malice avant de faire mine de réfléchir. 'Non, finalement oublie le "douce", pas très approprié. M'enfin, je ne suis pas vraiment mal à l'aise avec l'idée que ce genre de relation soit toute nouvelle pour toi et que tu aies du mal à ...' hésita-t-elle .' Te contrôler ? Ca me flatte beaucoup en tout cas, mon ego est très content. Mais l'idée que tu m'aies trompée il y a quelques jours à peine me gêne un peu. Malgré tout, si on développe ce genre de relations naturellement, c'est que cela doit arriver et ne te demande pas si je suis prête ou pas. Parce que c'est le cas.'

    Par Merlin ! Qu'est-ce qu'elle pouvait trouver cela stupide de dire ca comme ceci --'. Pourtant, elle lui sourit avec confiance. Un vrai sourire. Elle ne lui avait pas menti. Et elle était en confiance. Vraiment. Elle se rapprocha de lui, lui embrassa les lèvres et lui murmura un "Je t'aime" rapide à l'oreille. Puis elle se détacha de lui et procéda à un rapide examen des lieux. Avant de se retourner vers Torben avec un sourire en coin face à se remarque "sexiste". Même si ce n'était pas sérieux.

    -'Ca mon cher, tu vas regretter de l'avoir dit. Je vais m'étaler dans toute la salle de bain et tu n'auras même plus de place pour ta brosse à dents.'

    Elle perdit son sourire au profit d'une grimace.

    -"La diplomatie c'est pas trop mon fort. Donc je vais être franche, t'as pas l'air très frais. Ce qu'il te faudrait je pense, au vue de ceci' dit-elle en prenant un des cadavres de bouteille. 'Ce serait une bonne potion anti-gueule de bois. Ils ont ca au bar ?'
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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Mer 25 Mar - 22:45

[HJ: pas de souci, s'il y a le moindre souci tu n'hésites pas! Et si jamais l'inspi a du mal à revenir, tu n'es pas obligée de me pondre un roman xD, au contaire!]


    J'étais sans aucun doute stupide d'avoir réagit de cette façon. Bon au moins, personne ne pourrait dire ce coup ci que je n'avais pas été franc avec la jeune femme, c'était plutôt tout le contraire. En fait, j'aurais sans doute dûr garder quelques éléments pour moi. Déjà, je risquais de la gêner en lui disant que cela me pesait sans doute qu'au bout de quelques semaines notre relation ne se soit toujours pas concrétisait par une torride partie de lit. C'était un peu minable de révéler ce genre de chose, mais au moins avais je été clair. Mais surtout, j'étais sincère en insistant pour ne pas dormir avec elle dans le lit. J'avais déjà fait suffisamment de conneries comme ça sans en rajouter. Et puis, Alice n'était pas n'importe quelle fille, j'avais trop de respect pour elle pour vouloir la toucher alors que quelque jours plus tôt je goûtais aux caresses d'une autre femme. Il me faudrait sans doute un temps d'adaptation pour qu'il me vienne à l'esprit de me comporter comme un individu normal. Mais tout ce à quoi j'aspirais, c'était d'arrêter de me comporter comme le dernier des imbéciles. Certes, j'en étais un, mais quand même, cela contribuait à maltraiter ma fierté.


    Du coup, pour cacher ma gêne sur le sujet, je m'étais décidé à entreprendre de nettoyer tout le fatras que je n'aurais jamais dû laisser s'agglutiner dans mon logement. Il y avait des tas de bouteilles vides, partout, et même dans des endroits particulièrement incongrus. J'allais finir par en creuver à ce train là, me dis je en jetant une énième bouteille dans un grand sac poubelle que je sortais pour l'occasion. Mais si cette tâche que je m'étais choisie était sensée me permettre de dissimuler la gêne, elle ne fit que l'accroître, car je montrais ainsi une de mes plus grandes faiblesses à la femme que j'aimais. L'addiction à un quelconque spiritueux est quelque chose d'embarassant lorsqu'on prétend que l'on a un contrôle total sur sa vie... mais Alice me permit de distraire mon attention en m'interrompant. Elle me conseilla d'arrêter de me prendre la tête, et me remercia d'aborder ce genre de sujet avec elle, d'autant plus qu'elle était encore une « pure et innocente » jeune fille, ce qui me fit sourire. M'avançant vers elle, je déposais un petit baiser sur son front.



    - Je vois ce que tu veux dire. Cela m'étonne d'un côté. En général, les filles aussi canon n'ont pas le loisir de rester pures et innocentes passé le milieu de leurs études. Et tu as du mérite je trouve, sincérement.


    Plaisantant, Alice continua en me disant d'oublier le mot « douce », ce qui me fit partir d'un petit rire, avant qu'elle ne continue en me disant qu'au fond, elle comprenait que j'avais peut être du mal à me contrôler. Baissant les yeux, je ne souriais plus. Alice ne m'avait pas blessé, mais 'javais vraiment du mal à assumer cette réalité. En tous cas, je pris rapidement conscience de ce que cela impliquait, de la confiance qu'elle plaçait en moi, et je repris bientôt mon sourire, honoré d'une telle marque, qui m'honorait véritablement. Rarement dans ma vie m'avait on autant pris en considération que dans l'instant présent, et c'était une sensation vraiment plaisante que de sentir cela. Le clou de ma honte fut de nouveau enfoncé dans mon coeur lorsqu'elle m'avoua que malgré que mes paroles la flatte, elle restait un peu perplexe quant à ma trahison. Je l'avais bien compris, mais je sentais que ce coup ci, elle parlait uniquement d'un point de vue sexuel. C'était étrange et je n'étais pas sûr de comprendre. A moins que je ne me pose trop de question. Par contre, mon coeur, mon cerveau, mes tripes, et tout le reste, firent une terrible embardée lorsqu'elle m'avoua qu'elle serait prête à faire l'amour avec moi. Pendant ce qui me sembla être une éternité, je restais la bouche entrouverte de surprise. Alice me sourit, m'embrassa, puis me murmura qu'elle m'aimait, et je sentais que je ne pouvais pas me sentir plsu léger, plus heureux qu'en cet instant précis.


    - Je ne sais pas quoi te dire. Je suis heureux, vraiment. Mais tu sais, je ne m'attendais pas à ça. Ce que j'ai fait est terrible, et cela devrait ébranler totalement la confiance que tu me portes, et tes sentiments aussi. Pourtant, tu ne sembles pas réellement douter, et tu avances de façon beaucoup plus sûre que moi, qui suit pourtant certain que je te veux toi. Comment fais tu? Sérieusement? Comment peux tu avoir une telle confiance en moi? répondis je, heureux mais incrédule.


    - Non pas que cela me dérange, je sens qu'il y a matière à s'amuser avec toi... continuais je en plaisantant


    Cependant, j'étais troublé. Cette fille était épatante. Elle avait des défauts, et le plus flagrant était qu'elle était naïve. Comment pouvait elle encore me faire confiance après toute cette histoire? L'homme était un être mauvais, prompt aux plus vils sentiments, et c'était dans la nature humaine que de se comporter comme une bête sauvage. Pourtant, Alice me semblait dépasser de loin le commun des mortels, et semblait vraiment pure, de corps comme d'esprit, et cela me touchait. Souriant à ma plaisanterie, elle contre attaqua en me disant qu'elle allait s'étaler dans tout la salle de bain, ce qui me fit sourire à mon tour pendant que je continuais le ramassage des bouteilles.


    - Eh bien, tu es chez toi ici. Etales toi tout partout si cela te dis, y compris sur moi, je ne dirais rien promis! Par contre, il va d'abord falloir nettoyer cette misère... Et tu ne touches à rien, je m'en occupe! Toi, installes toi dans les endroits où c'est propre, la salle de bain doit être nickel je pense.


    Devant la grimace et les paroles de ma petite amie, j'éclatais littéralement de rire. Tu m'étonnes, que je devais pas avoir l'air frais! Enfin, avec tout ce que j'avais bu, c'était un miracle que je tienne debout à cette heure ci. Par contre, je prenais un air faussement apeuré lorsqu'elle évoqua l'éventualité d'aller chercher un anti gueule de bois en bas.


    - Pourtant, je suis certain que je me suis brossé les dents et douché ce matin... Enfin, normal, je manque de sommeil, je me suis imbibé comme un vieux poivrot, et je devrais en avoir honte plutôt que d'en rire. Mais par pitié, ne descends rien chercher, Tom serait fichu de te donner du Whisky, par ce que selon lui, un verre et ça repart! Non, restons plutôt ici. Tu m'as manqué. Je regrette que l'on se retrouve en ces circonstances, mais je suis vraiment heureux que tu sois ici. Je t'aime, Alice Mc Pherson, comme j'ai jamais aimé... et si je peux faire quoi que ce soit pour réparer mon erreur... Je suis ton obligé, demandes moi ce que tu veux, et je le ferais... dis je en l'embrassant de nouveau

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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Lun 30 Mar - 9:49

    Alice ne s'était jamais attardé sur le pourquoi du comment, sur est-ce qu'elle faisait un bon choix ou un mauvais. Elle suivait son intuition. Impulsive et maladroite dans ce qu'elle faisait, elle était du genre à regretter toujours ce qu'elle faisait. Non, pas toujours. Juste quelques fois. Mais elle s'en accomodait et cherchait une solution. Depuis quelques temps, elle avait décrété qu'elle ne regarderait plus en arrière. Cela ne servait à rien de se lamenter sur le passé. Rien ne le changerait à présent. Et les paroles qu'elle venait de pronnoncer, elle les regrettait quelque peu en voyant le visage déconfit de son petit ami. Mais elle avait dit la vérité et rien ne servait de dire qu'elle était désolée et que ce n'était pas ce qu'elle voulait dire. Parce que c'était justement ce qu'elle voulait dire. Elle était juste honteuse de lui faire du mal. Elle se mordit les lèvres pour se retenir de rougir de honte.

    Mais son rougissement s'accentua lorsque Torben la qualifia de canon. Elle ne s'était jamais véritablement interrogée sur ce que pensaient les garçons d'elle même et ce qu'elle pourrait changer pour plaire. Elle était toujours restée plus ou moins naturelle (se maquillant de tant à autre, avec une touche de parfum) mais elle n'aimait pas en faire trop. Sa mère regrettait de ne pouvoir la trainer dans les magasins. Alice étant sa seule fille, elle avait cru pouvoir faire du shopping avec elle quand elles avaient l'occasion. Mais avec Alice comme fille justement, c'était plus que compromis. Pour elle, quand elle ne portait pas son fichu uniforme de Poudlard rien n'était plus confortable qu'un grand tee-shirt et un jeans. Une tenue confortable à son effigie. Le confort avant l'esthétique. C'était pour cela qu'elle n'aurait cru vraiment possible que Torben la trouve "canon" dans les tenues qu'elle portait. Mais après, ce n'était surement pas elle qui allait se plaindre.

    Elle sentit une chaleur lui embraser le coeur lorsque Torben lui embrassa le front et elle se trouva quelque peu stupide d'avoir ce genre de réaction. Elle tenta de retenir un sourire niais, tandis que ses joues prenaient une teinte cramoisie surement affreuse.

    -"Hem ... eh bien ... c'est une manière de voir les choses," répondit-elle maladroitement -mais pourquoi son sens de la répartie s'était carapatée jusqu'à Salem ?. "Je ne sais pas s'il y a beaucoup de mérite à ne pas avoir spécialement envie de faire quoique ce soit si on n'en a pas vraiment envie."

    Alice était terriblement embarassée. Se retrouver à justifier pourquoi elle n'avait encore jamais couché avec quiconque, c'était un peu stupide et elle se demanda pourquoi elle s'évertuait à se justifier alors qu'elle ne le faisait jamais. Raah ... c'était affolant de voir à quel point elle changeait au contact de Torben ! Pour éviter qu'il ne voit ses joues devenir encore plus rouges (parce que visiblement, c'était possible) elle baisa doucement les lèvres de Torben avant de s'écarter et de se passer une main nerveuse dans les cheveux. Elle n'avait plus vraiment envie de plaisanter à présent. Torben cherchait des explications et cela la mettait mal à l'aise. Terriblement. Elle se doutait que Torben voudrait quelques explications. Mais elle n'aurait pas cru que cela la rendrait aussi nerveuse.

    -"Détrompe-toi. Je ne suis pas aussi sûre de moi que cela," soupira Alice avec un pâle sourire. "C'est même loin d'être le cas quand je suis avec toi. Je m'inquiète beaucoup sur ce qui pourrait arriver. Mais je sais que je veux être avec toi. Je le sais, à chaque fois que j'ai mon coeur qui me serre à m'en faire mal quand j'aimerais que tu sois là avec moi. Je le sais à chaque fois que j'ai mal dans la poitrine. Je le sais là."

    Elle appuya sur son coeur avec un petit sourire embarassé.

    -"Je me sens toujours un peu stupide de dire ce genre de choses. Mais c'est la vérité. Je ne vais rien te cacher. Je me suis demandée ce que j'allais faire tu sais pour ... ca." fit-elle refusant de mettre des mots sur la 'trahison' de Torben. "J'ai douté tu sais. J'ai du mal à l'accepter. Mais je sais que je veux être avec toi. Et je trouve que perdre ce à quoi je tiens juste pour mon orgueil et ma fierté serait une erreur stupide. Avec ce qui arrive en ce moment, après l'épisode du bal, je me dis que je n'ai pas envie de perdre les gens que j'aime parce que j'ai refusé de pardonner. Ce qui va nous tomber dessus va être tellement terrible, que cela va tout dévaster. Je le sens. La séparation -si séparation il y a- arrivera bien assez tôt et je ne veux surtout pas la provoquer. Parce que je sais que tu me manquerais. Parce que j'ai besoin de toi. J'ai besoin de te sentir à mes cotés et surtout je n'ai aucune envie de te laisser partir."

    Alice sentit ses épaules trembler sous la force du sanglot qui la saisissait. Pourquoi rappelait-elle ainsi ces souvenirs douloureux à elle ? Pour plomber l'ambiance il n'y avait pas mieux. Une fois qu'elle fut sure de ne pas tomber en larmes, elle leva les yeux vers Torben pour voir si elle ne lui avait pas fait de mal.
    Finalement, l'ambiance s'apaisa lorsqu'il lui parla de l'étalage féminin dans n'importe quel endroit et qu'elle répliqua. Elle eut un sourire amusé alors qu'elle se saisissait de son sac. Il n'était pas très lourd. Juste sa trousse de toilettes et des vêtements de rechange. Au-cas-où. Elle avait bien faire de les prendre.

    -"Ok, je reste ici. Un verre de plus et tu vas être k.o." sourit-elle.

    Elle chercha les doigts de Torben et emmela les siens avec, comme une gamine. Mais c'était tellement apaisant de sentir la paume chaude et douce de Torben contre la sienne.

    -"Je t'aime aussi. Mais arrête de te prendre la tête avec ca. Tu n'es obligé de rien. Tu ne me dois rien. Tout ce que je souhaite en ce moment, c'est qu'on passe un week-end à deux, pour essayer d'oublier quelques heures ce qui est arrivé."

    Elle répondit à son baiser, hissée sur la pointe des pieds. Finalement quand, elle se détacha de lui, elle lui offrit un sourire, faisant abstraction à l'odeur d'alcool qui se dégageait de lui. Elle s'écarta pris son sac et se dirigea vers la salle de bains.

    -"Puisque tu tiens tant que cela à faire, le ménage, je ne vais pas te gâcher ce plaisir," sourit-elle. "Il paraît que les hommes font très bien le ménage en plus."

    Elle ouvrit la porte de la salle adjacente et y pénétra.
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MessageSujet: Re: Reglement de comptes à OK corral? [PV Alice]   Jeu 2 Avr - 21:02

    Je me sentais redevable envers Alice désormais. Rien ne pourrait y changer quoi que ce soit. Je pourrais la perdre, me perdre moi même ou faire encore des tas d'erreurs que je savais que je me sentirais toujours redevable de cette jeune femme que j'aimais tant. Pourquoi tant d'humilité? Tout simplement pour le fait que pour la première fois de ma vie, on m'avait accordé une deuxième chance. Les personnes capables de tant de bonté d'âme étaient plutôt rares en réalité, d'autant plus quand on les avait préalablement trahies... Alice était vraiment unique en son genre, plus je ressassais les évènements dans mon esprit et plus je voyais à quel point j'avais de la chance de l'avoir pour petite amie. Elle devait être la seule femme au monde à pardonner des infidélités par amour, et vouloir repartir sur de bonnes bases. La moralité de cette histoire était cependant qu'il ne fallait pas risquer de façon stupide la seule chose qu'il y avait de bien dans notre vie, ce que j'avais faillit faire a mon plus grand dam...


    Je remarquais également qu'Alice rougissait aux compliments que je lui faisais. Visiblement, elle avait toujours du mal à se rendre compte qu'elle me rendait totalement fou! En fait, elle devait toujours être quelque peu innocente, n'ayant jamais eu de relation charnelle, ma petite amie n'avait pas encore réellement de moyens de se rendre compte à quel point elle était jolie et séduisante. Je pourrais mentalement dessiner ses traits, et malgré mes talents, je ne pourrais jamais rendre grâce à sa beauté. Elle était tout ce que j'aimais; une taille « normale », des cheveux bruns qui encadraient délicatement son visage tandis que ses formes étaient plutôt généreuses. Dans mon esprit, elle frôlait la perfection, et jaurais bien plus de mal à résister à ses propres avances que j'en aurais eu avec une autre femme. Quand je déposais un tendre baiser sur son front, la jeune femme rougit de nouveau comme une pivoine, ce qui me fit sourire... Elle me dit également quelque chose que j'eus du mal à comprendre..



    - Euh tu veux dire qu'il n'y aurait pas de mérite à ne pas avoir fait quelque chose que l'on avait pas spécialement envie de faire? Si c'est ça, alors je respecte encore plus ton choix. On ne devrait faire ça que lorsqu'on est prêts, car ce n'est qu'ainsi qu'on le vit pleinement, qu'on ressent tout ce qu'on doit ressentir et qu'on se donne à fond! Si on le fait plus tôt, on aura l'impressiond 'avoir tout gâcher... c'est toujours ainsi, et d'après ce que j'ai entendu dire, c'est encore plus vrai pour vous les filles, sans arrières pensées machistes!


    J'étais convaincu par ce que je disais. Les filles en général avaient déjà tendance à faire grand cas de leur première fois. Déjà que pour nous cela représentait beaucoup, mais pour elles, cela semblait l'être encore plus. Je n'avais jamais vraiment compris, car comme on le disait si souvent; il y a une première fois à tout! Mais je resterais toujours étonnée qu'Alice, aussi canon soit elle, n'ait jamais rencontré de garçon qui aurait désiré « prendre le taureau par les cornes » comme on dit. En général, les mecs étaient plutôt entreprenants avec les jolies filles, mais il était vrai qu'Alice avait son caractère et sa fierté, ce qui l'avait prémunie des dommages de le faire trop tôt. Cependant, bien malgré moi, je m'aperçu que je mettais de nouveau la gryffondor dans l'embarras tandis que je lui demandais comment elle faisait pour me pardonner. Ce qu'elle me répondait était une évidence, mais cela contrastait tellement avec sa façon d'être avec moi... Mais en même temps, elle me fit la plus belle des déclarations d'amour, et mon coeur sembla littéralement avoir transplané sans moi...


    - Je vois ce que tu veux dire, le pays n'est pas en sécurité et je ne suis pas moi même une source de sécurité. Rien n'est jamais certain. A part l'amour que je te porte, et que tu me portes aussi. Je pense qu'il faut avant tout que l'on se base sur nos sentiments, ça nous aidera à surmonter toutes les difficultés qui se présenteront. Si nous gardons foi en « Nous », alors tout restera possible. J'en ai l'intime conviction....[b]


    Alice continua en me disant qu'elle n'avait d'abord pas su réagir pour ce que je lui avais fait subir, et je ne pouvais qu'imaginer le terrible dilemme qui avait dû ns'imposer à elle. Que faire dans ce genre de situation? J'avais été une fois dans ce genre de problème, et je n'avais pas non plus su trop quoi faire. Je m'étais précipité à l'étage où avait lieu la trahison et la tâche sur mon honneur... Sans trop savoir pourquoi, j'allais raconter à Alice les raisons de ma honte. Mais avant cela, elle disait qu'elle avait préféré pardonner et aimer plutôt que privilégier sa fierté. A sa place, je n'aurais pas eu cette sagesse... Malgré tout, ses paroles à propos de notre « séparation » me mirent mal à l'aise...


    [b]- Je te comprends Alice, tu sais, moi aussi on m'a fait ce sale coup. On aurait pu croire que j'aurais retenu la leçon, mais je suis bien trop cabochard pour ça! Elle s'appelait Jana, et nous étions tous les deux à une soirée. Un de mes meilleurs amis, Gustav, est venu me chercher et m'a fait monté à l'étage, suspectant quelque chose. Là, arrivé dans une chambre, je vis sous mes yeux ma petite amie en train de forniquer avec un imbécile. Et je n'ai pas aussi « bien » réagit que toi. D'ailleurs, cette histoire est intimement reliée à celle du bal, ce que je t'ai fait subir... Quand le temps et l'amour que l'on se porte aura suffisamment pansé nos blessures, je te raconterais, je t'en fais le serment...



    Alice et moi allions être ensembles pour le week end. Les doigts entremêlés, elle me disait que je ne lui devais rien, mais je n'étais pas de cet avis, et comme je l'avais déjà dit, j'étais cabochard et très têtu. Quoiqu'elle en dise, je lui serais redevable. En plus je l'aimais alors je n'allais pas jeter l'éponge si facilement! Alice m'embrassa et finit par se détacher de moi, avant de me taquiner à propos du ménage, puis, elle alla dans la salle de bain...


    - Tu as raison, le plus important est que nous soyions ensembles... Et tu verras, quand tu seras sortie de là, l'appart' sera propre comme un sou neuf!


    Le week end s'annonçait bien..;

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