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Torben Badenov

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MessageSujet: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Jeu 8 Jan - 14:42

    Ma tête me faisait atrocement mal. En fait, cette partie de mon corps n’était plus réellement sensible depuis ces derniers trois jours. En fait, j’avais anesthésié mon cerveau à grand renfort de vodka et de Kvas, je m’étais même fait porté pâle à mon travail, obtenant un congé maladie d’une semaine de la part de Tom, qui pensait qu’il s’agissait d’un virus que j’avais choppé au bal de Poudlard, peu avant l’apparition de la marque des ténèbres. Et en un sens, mon patron n’avait pas tout à fait tord. J’avais choppé un virus là bas, en fin de soirée, et un gros. Jana Partinlek, une ancienne camarade de classe, qui était à Poudlard depuis peu également. Elle est arrivée après mon départ, en cours d’année. Du moins, c’est ce qu’elle m’avait dit, juste avant que… Que je fasse la plus grosse connerie de ma vie ! J’étais vraiment un minable ! La seule chose de bien que j’avais pu faire dans ma vie, était maintenant tombée par terre !


    J’avais trompé Alice Mc Person, ma petite amie. Je n’en avais pas le souvenir, en fait je n’avais absolument plus aucun souvenir de la soirée. J’avais trop bu apparemment. Je me souvenais juste qu’au début, je m’étais enfermé dans un coin de la réserve et porté plusieurs toasts à la mémoire de mes parents et amis disparus. Ensuite, le trou noir, et je m’étais réveillé avec une sacrée gueule de bois, et seulement quelques brides de souvenirs de ma soirée, la petite discussion avec Alice, l’altercation avec Krystel, puis l’arrivée de Jana. Ensuite, re-trou noir, je ne m’étais réveillé que le lendemain matin, dans mon lit du Chaudron Baveur. Et je n’étais pas seul. Sous ma couverture et à moitié affalé sur moi, un corps nu de femme, celui de Jana. Elle s’était presque de suite réveillée et ses paroles me hantaient encore nuit et jour :



    - Mon beau Torben, toujours le même…. Quelle nuit vraiment, je n’aurais imaginé mieux pour nos retrouvailles…


    Puis, elle m’avait embrassé. J’avais lâché, et je m’en souvenais même pas. J’avais trompé la seule fille avec laquelle j’avais eu envie d’aller plus loin qu’une nuit. Des pensées horribles m’habitaient depuis. De colère, j’avais foutu Jana dehors, nue, en lui balançant es fringues à la tronche, puis j’étais retourné près de mon lit et m’était soulé, nuit et jour, durant ces trois dernières jours. La culpabilité me rongeait, mais j’avais tout de même appris qu’à Poudlard, la marque des ténèbres avait été vue dans le ciel et que deux personnes étaient mortes, mais Alice n’avait rien. Il faudrait bientôt que je la voies, j’avais toujours envie d’être avec elle et sans doute qu’après une telle fin de soirée elle aie besoin de moi, mais qu’est ce que je pourrais bien lui dire ? Je n’en savais strictement rien, et ça me désolait.


    Pouvais je décemment dire que je l’avais trompé, que j’avais pris mon pied avec une autre fille pendant qu’elle elle vivrait un des moments les plus pénibles de sa vie ? J’avais réellement envie de me pendre. Pourtant, plusieurs choses clochaient. Pourquoi est ce que j’avais succombé à la tentation alors que j’avais toujours promis d’être fidèle à Alice et qu’en début de soirée je n’avais guère envie de sexe ? Sans doute les effets ravageurs de l’alcool, d’autant que j’avais également honoré une autre promesse, faite à Jana, ce soir là. Briser une promesse pour en tenir une autre, etait ce une atteinte à mon sens de l’honneur ? Je n’en savais rien, je savais juste que ça me rongeait. L’horloge de ma chambre sonnait les coups de midi. Tom ne serait aps là et j’avais faim. Je n’avais rien mangé depuis trois jours.


    Me rhabillant rapidement, je ne pris pas le temps de me raser ou de me coiffer, peu m’importait, je n’étais même pas encore sûr de vouloir continuer. J’aurais mieux fait de rentrer chez moi en moldavie, maintenant je m’étais arraché le cœur d’aoir fait ça à Alice, et rien ne pourrait jamais l’effacer. Arrivé à une table, je demandais à un de mes collègues de m’apporter le plat du jour , mais pas d’alcool, j’étais sobre depuis quelques heures et il faudrait que cela dure. Mais une fois n’est pas coutume, j’allais de nouveau être dérangé…


    Un alcoolo qui voulait du vin. Ben écoutes mon vieux, là j'ai pas trop envie de servir, j'étais en congé. Vite expédé, je me reportais sur le contenu de mon assiette. J'avais envie de vomir, j'étais tellement pathétique! La fille que j'aimais ne voudrait probablement jamais plus de moi après ça! Ca m'apprendra à tomber amoureux, j'étais pas capable d'être quelqu'un de bien, alors a quoi bon? Pourtant, d'un autre côté, je ne pouvais pas me résoudre à l'abandonner... Je sentis une main se poser sur mon épaule, une main de femme. Je ne savais pas qui c'était, mais je ne voulais pas le savoir.



    - Ecoutes, je suis pas d'humeur...

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Krystel Raybrandt

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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Jeu 8 Jan - 19:53

    Il était très tôt quand j’avais enfin quitté l’institut dans lequel j’avais séjourné pendant plusieurs et interminables jours. Je dois dire que cela m’avait soulagé de pouvoir enfin quitter ses locaux, et de pouvoir re respirer le bon air frais de dehors. Je n’aurais jamais cru que cela m’aurait autant manqué, comme quoi, tout était possible non ? J’avais toujours quelques séquelles, mais cela n’était guère important. J’en avais eu assez très rapidement de rester enfermé entre 4 murs, sans pouvoir rien faire. Pas le droit de recevoir de la visite, pas même celle de mon elfe de maison pour m’apporter des vêtements propres non. Après ce qui m’était arrivé, les gens du ministère m’avaient mis une garde des plus rapprochée, ayant peur que cela se reproduise. Imaginez-vous, une femme comme je suis, dont le moindre faits et gestes étaient surveillés ! Non ce n’était pas pour moi.

    Il m’allait fallut pas mal de temps et d’argument pour convaincre enfin mon employeur de lever son commando, et me rendre ma liberté par la même occasion. J’avais du en échange promettre de me reposer et de faire attention. Puff, comme si j’avais besoin qu’il me le dire pour le faire. J’étais grande après tout et je savais me débrouiller seule. Et puis, s’il savait… S’il savait qui j’étais réellement, cela lui donnerait des sueurs froides dans le corps, et pas qu’un peu. Il était bien loin de s’imaginer tout ce dont j’étais capable, et comment je m’étais jouée de lui et de son service. Je n’étais pas au ministère pour avoir un travail passionnant comme je lui avais dis, mais juste pour pouvoir les infiltrer et donner des informations sur eux à Jessi…

    Dès que j’avais eu le pied dehors, j’avais fais appeler un taxi pour me reconduire chez moi. Je n’étais pas capable de transplaner, encore trop faible pour cela. Il me fallut 40 longues minutes pour enfin pouvoir fouler le sol de mon manoir. La première chose que j’avais faite, c’était de me faire couler un bon bain chaud. Pendant que la baignoire se remplissait, je m’étais mise toute nue, puis postée devant mon grand miroir. Je n’étais guère très agréable au regard. Mes traits étaient tirés, et j’avais par ci et par là des cicatrices que je n’avais pas avant. J’avais une sorte de pansement au niveau de mon ventre, que je devais changer toutes les 5h pour que la cicatrisation se fasse beaucoup plus vite. On m’avait donné des médicaments à prendre contre la douleur que je m’étais empressée de jeter. Non merci, ses cochonneries, très peu pour moi. La marque que m’avait fais ma mère était assez visible. N’étant guère en pleine forme, mon sort qui la gâchait n’agissait plus. On pouvait la voir là, descendant à partir de mon épaule droite, pour s’arrêtait juste au moment ou ma poitrine commençait.

    Ne supportant pas cette vision, je me retournais vers ma table basse. Prenant le premier objet qui me venait sous la main, je lui fis faire un vol plané vers mon reflet. 7ans de malheur quand on casse un miroir ? Mon œil oui. Alors que des bouts de verre tombèrent à mon sol, je m’assis sur mon lit, tourmentée. Il y avait pas mal de choses qui me tracassaient. La plupart concernées bien entendu Amycus. Dans l’état actuelle ou je me trouvais, je n’arrivais pas à faire avec, à me dire que ce n’était rien, que ce n’était pas grave de toute façon et blablabla. Non. J’étais loin d’être forte comme à ce que je pouvais être à mon habitude. Je me sentais mal, autant physiquement que mentalement. Je rejoignis bien vite ma salle de bain, marchant sur les morceaux à terre, sans que je ne ressente quelque chose. J’avais bien trop mal ailleurs pour cela en fait.

    J’enlevais mon pansement, avant de me plonger dans l’eau qui était assez chaude. Je m’allongeais dans la baignoire, fermais les yeux, avant de plonger la tête dans le liquide. Je restais ainsi autant de temps que mon souffle me le permettait, avant de relever enfin mon visage, pour reprendre ma respiration. Posant ma tête contre la paroi, je laissais mon corps se détendre, et profitait de la plénitude que cela m’apportait. En cet instant, j’en avais bien besoin. Je n’en sortis que quand l’eau se fit trop froide, et vint agresser ma peau. Je me lavais rapidement, puis m’enroula dans mon peignoir. Dieux que la vie était compliqué parfois. Je n’étais pas du genre à me laisser abattre et pourtant, là, c’était bel et bien ce qu’il m’arrivait. Ma plaie s’étant ré ouvert, je me refis un pansement avant de revenir dans ma chambre. Vermine était passé par là, vu que tous les débris que j’avais fais n’étaient plus là.

    Il ne me fallut guère de temps pour m’habiller. Un pantalon noir soft, un haut et un gros pull à col roulé de la même couleur. C’était bien la première fois que j’avais sortir sans décolleté mais disons que je n’avais pas envie d’une que l’on me regarde, et de deux que l’on me pose des questions que les marques que j’avais sur la peau. Pas de maquillage non plus, je n’avais guère envie de passer du temps à me bichonner… Quelque chose n’allait vraiment pas chez moi, je le savais. Il n’y avait qu’une solution pour que je redevienne celle que je suis à l’origine. Il fallait que je le voie Lui, que je lui parle. J’avais besoin de le faire. Il fallait que je le fasse en fait. Je fus cependant interrompue par un ‘gond’ de ma sonnette d’entrée. Qui osait me déranger dans un moment pareil ? Surtout que là, je m’apprêtais à sortir quoi. Vu que j’étais dans le hall, j’ouvris donc la porte moi-même. Devant moi se trouvait une jeune femme du nom de Jana. Sans même un bonjour, elle me dit d’un ton sec :


    - Je veux mon argent ! Cela fait 3 jours que je l’attends et que tu aurais du me le donner. J’ai remplis ma part du contrat. A toi de remplir la tienne.



    - Ce n’est pas le moment… Je m’occuperais de toi plus tard

    - Sale garce. Si tu ne me le donne pas tout de suite, je vais aller tout raconter à …

    - Ah oui ? Tu crois… Si tu le prends comme cela… AVADA KEDAVRA


    Son corps tomba avec un bruit malte sur le pas de ma porte. Je l’enjambais comme si de rien n’était, après avoir demandé à Vermine de faire disparaître le cadavre. Montant dans une de mes calèches, je regrettais ce que je venais de faire. Non pas que j’ai une état d’âme pour elle, oh non pas du tout. Mais le fait d’avoir utiliser un tel sortilège assez puissant, m’avait affaiblie de nouveau, ce qui m’embêtait assez. J’avais donc fait appelé de nouveau un taxi, histoire de pouvoir me rendre là ou je voulais être. Il me fallut pas mal de temps encore pour y arriver. Quand je fus enfin dans le bar du chaudron baveur, Il n’était pas là. Cependant, je vis une forme qui m’était familière. Posant ma main sur l’épaule de Torben, ce dernier m’envoya boulet, sans même me regarder. J’ôtais du coup très rapidement cette dernière, je dis dans un murmure :


    -Oh… Je ne voulais pas… Désolée… Je m’étais dite que… Laisse tomber


    Ne m’attardant pas plus longtemps à ses côtés, je fis un signe à un serveur de venir à la table sur laquelle je vins m’installer. Je lui commandais la bouteille la plus forte qu’il avait. J’avais besoin d’oublier ce qui me tracassait. M’enfilant déjà un premier verre cul sec, je fis de même avec un deuxième, puis un troisième. Grâce ou à cause des médicaments que l’on m’avait donné ce matin, je sentais déjà l’effet du liquide qui me brûlait la gorge faire son effet. Ma tête commençait déjà un peu à tourner, et je me décontractais. Cela me faisait tellement du bien, surtout avec tout ce qui me passait par la tête. Reprenant un autre verre, je fus cependant interrompue dans mon élan.
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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Jeu 8 Jan - 22:53

    Incroyable situation qui n'arrêtait pas de s'envenimer. Mais je n'avais guère envie de remuer le couteau dans la plaie, je souffrais déjà suffisamment comme ça. Ce n'était pas du tout que je me prenais pour un de ces adolescents pleurnichards aux problèmes tout aussi imaginaires qu'insurmontables, non, pas du tout. J'avais de réels problèmes. Mais il n'y avait pas que cela, je n'étais pas seul dans l'équation. Mes soeurs étaient aussi à protéger de mes conneries, mais aussi du monde extérieur. Les mages noirs venaient de se réveler à la face du monde entier et personne ne savait ce qu'ils voulaient ou ce qu'ils faisaient réellement. Mais il n'y avait pas que cela. Il y avait aussi Alice, que j'allais faire souffrir une fois qu'elle aurait compris que je l'avais trompée. Cette pensée m'arracha un soufflement.


    J'avais trompé Alice, moi, qui avait promis de la garder près de moi, de l'aimer autant que je le pouvais et de lui rester fidèle, j'avais osé lui faire ça. Je n'étais qu'un salaud, un infâme crétin, et je ne valais pas mieux que ceux que je critiquais autrefois. Tous ces parjures, ces gens malhonnêtes et les truands, et maintenant, je m'étais rabaissé à leur niveau. Mais je n'avais pas à m'apitoyer sur mon sort, je devais tout simplement assumer mes actes. J'étais un salaud infidèle. Dès que j'avais une occasion de tout casser autour de moi je ne m'en privais jamais. Le pire était que je ne m'en rendais même pas compte. Comment avais je pu ne pas mesurer la portée de mes actes au moment de m'enfermer ici avec Jana?


    Franchement, je me répugnais moi même. J'avais réussit à tout me coltiner cette année, en y repensant. J'avais perdu mes amis. J'avais perdu mes parents, mon foyer, ma vie. J'avais aussi perdu mes études, et mon innocence, et maintenant, je venais sans doute également de perdre Alice... C'était le pompom final à une foutue année de malheurs! J'espérais qu'il ne pouvait m'arriver pire! Même au contraire, je l'espérais plutôt. J'avais plus envie de rester ici. Je ne pouvais pas, je ne pouvais même plus me regarder dans une glace. Retourner chez moi, dans mon pays, était tout ce que je désirais. Sentir à nouveau l'odeur des arbres, sentir le vent de chez moi me fouetter le visage, ressentir la complainte de la lande, ou de la forêt des ombres. Me battre, et en terminant un peu mes conneries par une bonne action.


    Je ne savais pas, je ne savais plus.


    Mais je n'avais pas non plus envie d'arrêter de vivre. Je souffrais, certes, mais je l'avais mérité. Et j'étais un homme, un Badenov, et si je n'avais plus aucun honneur, je pouvais encore sentir mon coeur battre, signe que tout n'était pas perdu. La main qui venait de se poser sur mon épaule n'était autre que celle de Krystel Raybrandt. J'avais reconnu la voix qu'elle venait d'employer. Mais le ton qu'elle avait employé m'avait littéralement flingué. Alors comme ça, la française aussi avait la capacité de déprimer? Merde alors, elle, qui avait la capacité émotive d'une cuillère à soupe, elle pouvait déprimer? Soit le monde s'était arrêté de tourner, soit tout s'écroulait autour de moi. Ou bien les deux tiens, ce qui était logique après tout. Interloqué, je laissais tomber mes couverts et fronçait les sourcils, sans me retourner. Il y avait franchement quelque chose de pas normal. Au bout de quelques secondes, je me décidais à me retourner, toujours les sourcils froncés.


    Krystel était habillée de façon vraiment singulière. Gros pull et pantalon noir qui ne moulait pas son fessier. Elle était belle, mais pas maquillée ni en tenue sexy. Quelque chose n'allait vraiment pas, soit elle pensait au suicide, soit elle s'était rendue compte qu'elle ne plaisait pas aux hommes. Ce qui était faux bien entendu. Intrigué, je le fus encore plus lorsque je vis la brunette s'nefiler deux verres d'affilée d'alcool fort. J'imaginais que le liquide ambré était une sorte de Whisky, mais rien n'était moins sûr. N'empêche, la belle avait une sacrée descente, et elle encaissait ces doses sans sourciller. Quelque chose se passait, j'en étais certain maintenant. Abandonnant mon assiette, je vins rejoindre krystel au moment où celle ci allait avaler le trosième verre, pour le lui prendre des mains et le boire à sa place. Une fois le liquide brûlant dans le gosier, je posais le verre retourné sur la table, et m'asseyait en face de la jeune française, qui portait d'étranges stigmates sur le visage...



    - Bah ça alors Raybrandt, qu'est ce qui va pas aujourd'hui? Malgré ma mémoire qui me joue des tours, je crois savoir que tu ne t'étais jamais adressée à moi de façon aussi gentille, ni que tu te sois jamais habillée de cette façon, et encore moins que tu aies porté de petites cicatrices sur le visage, et sans maquillage.


    Me concentrer sur la douleur de la jeune femme me permettait moi même d'échapper quelque peu à la mienne, et ce n'était pas plus mal. Disons que pendant que je me concentrais sur autre chose, mes pensées ne vagabondaient pas du côté d'Alice et de mon véritable crime. Egalement, je ne pouvais m'empêcher de me sentir quelque peu inquiet par l'attitude de Krystel. Jamais auparavant elle n'avait été ainsi, et ce qui me frappa encore plus que tout le reste avait été son regard, triste et mélancolique, un regard que je ne lui connaissais pas. D'ordinaire, elle était conquérante et séduisante, et là je la sentais rabaissée et déprimée, ce qui me choquait tant le contraste était fort entre ces deux états d'esprit chez mon ancienne adversaire. Frappé par la réalité de la déprime de celle que j'avais toujours considéré avec suspicion, je me voyais quelque peu obligé de revoir un peu mon jugement sur elle.


    Jamais elle ne m'avait paru si fragile...



    - Ecoutes Krystel, je sais que le temps n'a pas toujours été au beau fixe entre nous mais une fille comme toi dans cet état et en train de picoler ne présage rien de bon. Et si tu me disais ce qu'il t'est arrivé, et pourquoi tu as toutes ces marques sur le visage? Peut être est ce que je... Enfin, peut être est ce que je pourrais t'aider qui sait?

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Krystel Raybrandt

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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Ven 9 Jan - 8:50

    Je n’arrivais pas à faire bonne figure aujourd’hui. En temps normal, je n’aurais rien laissé transparaître à mon humeur maussade. Non. J’aurais agis normalement, allant me consoler, et me changer les idées entre les draps d’un homme séduisant et sexy. Oui, voilà ce que j’aurais fais. Je me serais mise sur mon trente et un, aurait séduit un innocent, pour ensuite me servir de lui sans état d’âme. Mais pas cette fois. Je n’avais pas le cœur aux hommes. Enfin, aux autres hommes. Beaucoup trop de chose se bousculait dans ma tête, et je ne voulais plus avoir. Si seulement je pouvais les oublier, hien, si seulement j’étais en mesure de le faire… Cependant, en avais-je envie ? Cela n’en était moins sur. C’était de ma faute après tout. De la notre, même si pour l’instant, je me reprochais la plupart des choses. Pourquoi avais-je agis comme une con## ? Il faut croire que j’aime casser tout ce qui peut m’arriver de bien.

    J’avais pris le chemin du chaudron baveur sans trop y croire réellement. Qui sait après tout ? Peut-être qu’il serait la bas ? Peut-être qu’il y était, même si c’est son jour de congés ? Je ne voulais pas aller chez lui non. J’avais trop peur en fait de me retrouver seule avec ce dernier. S’il était sur son lieu de travail, cela se passerait surement mieux, clients obligent non ? Je ne savais pas trop en fait, mais mes pas me conduire dans le bar. Il n’y était pas bien sur, mais par contre, je reconnu tout de suite la silhouette de Torben de dos. Je m’étais approchée de lui, pour lui demander s’il aurait une information pour moi. Histoire de ne pas lui faire peur, j’avais posé ma main sur son épaule. Il se mit à m’envoyer un peu boulet, sans même se retourner. Lui non plus n’avait pas l’air dans son assiette. Je n’étais pas d’humeur à ‘jouer’ avec lui, c’est pourquoi je le laissais après m’être excusée de l’avoir dérangé.

    Oui vous lisez bien. Moi Krystel Raybrandt venait de faire des excuses à quelqu’un. Comme quoi rien n’était impossible. Comme quoi, je suis et je resterais une femme imprévisible, qui malgré sa perfection maléfique semble avoir un cœur. Je me passerais bien de ce dernier d’ailleurs. Sans lui, je ne serais pas dans un tel état. C’était bien la première fois que cela m’arrivait, et si j’aurais pu, je me serais arrachée cette organe pour ne plus souffrir autant. Toutes mes blessures ne me semblaient que bénignes à côté de ce qui me taillader de l’intérieur. Je n’avais qu’une seule solution pour aller un peu mieux : boire, boire et boire. Il parait que l’alcool réchauffe l’âme après tout. Commandant une bouteille, je m’enfilais quelques verres cul sec sans m’arrêter, histoire que cela agisse vite. J’avais pris des médoc, et je savais que du coup, l’effet n’en serait que plus grand et rapide.

    Je fis interrompus dans ma lancé par un jeune homme qui me prit mon verre, le but, puis le retourna sur la table. Il me lança une sorte de pique qui me laissa un peu indifférente. Je n’avais pas envie de me battre par divers moyens comme la parole par exemple. Non, je voulais juste pouvoir boire cette foutu bouteille de whisky pur malt, et cuver mon vin dans un coin tranquille comme on dit. C’était la seule chose que je voulais pour l’instant. Je voulais m’évader et oublier n’en avais-je pas le droit. Torben – car il s’agissait de lui – s’assit alors en face de moi, et me fis remarquer que je n’étais pas comme à mon habitude. Il n’avait pas tord du tout, car à la place de lui répondre une réplique sanglante, je me contentais de me prendre ma bouteille pour boire une gorgé directement au goulot. La reposant sur la table, je me contentais de lui dire :


    - Tu veux que je te demande un verre ? c’est moi qui paye…


    Pas de reproche, ni même de réflexion. Pas non plus de ‘cela ne te regarde pas’ ou autre. Je me contentais de lui proposer de boire avec moi. Car il semblait à sa tête en avoir besoin aussi. Lui non plus n’avait pas l’air très bien. Comme cela on est deux dans la même galère. Je me demandais bien ce qui pouvait le tracasser, même si je m’en doutais un peu. Je n’allais tout de même pas lui poser la question. Cela ne regardait que lui, et puis s’il voit que je ne suis pas curieuse pour lui, peut-être ne me demandera –t-il pas ce que j’ai quand à moi de nouveau. Mon regard croisa furtivement le siens, avant que le regarde autre part. Je ne voulais pas qu’on me voit dans cet état, et encore moins lui. Que penserait-il de moi après ? Moi qui étais si confiante si fière en temps normal. J’aimais beaucoup le moldave, c’est pour cela d’ailleurs que je lui avais sauvé la mise, même si ça, il ne le saura jamais. Mais je savais que cela n’était pas réciproque. Je n’étais qu’une femme à fuir à ses yeux après tout.

    Cela m’avait étonné en tout cas qu’il ne m’ai plus vouvoyé. C’était bien la première fois qu’il se permettait une telle familiarité avec moi, et ça me toucha un peu. Se pouvait-il que je ne sois qu’une garce à ses yeux ? Allez savoir. Il avait peut-être pitié de moi vu la tête que j’avais surement ? Non, ce n’était pas cela. Ces deuxièmes paroles me le prouvèrent. Alors que je m’apprêtais à boire de nouveau, il reprit la parole pour me dire des choses qui me touchèrent aussi. Il s’inquiétait pour moi, de me savoir dans un tel état. Il me proposait même de m’aider. Je ne lui étais donc pas si indifférente pour lui qu’il n’a pu le montrer ainsi. Faisant un signe au serveur de rapporter un deuxième verre, j’attendis qu’il le ramène, le regard ailleurs. Quand il arriva enfin, je le remplis ainsi que le premier que je retournais. Après avoir posé la bouteille, je ne donnais pas l’un deux à Torben, me contentant de les vider cul sec d’affiler. Puis je remis du liquide de nouveau dedant avant d’un poser un vers le jeune homme, et boire de nouveau. Ma tête commençait déjà à tourner, et je sentais que le wishky faisait son effet.


    - Il m’est arrivé un pépin… Tu n’as pas lu le journal récemment ? Bah moi l’employé dont on parle tout le temps… Je bois pour oublier la douleur, tout simplement. Je pense d’ailleurs que j’ai assez vidé la bouteille - que je te laisse si tu veux - et abusé de ton temps. Tu dois avoir autre chose en tête et à faire de plus important que moi. Après tout, je ne suis qu’une vipère parmi tant d’autre et toi tu es un gars bien…


    C’était le premier à qui je disais ce qui m’était arrivée. Je ne voulais pas que cela se sache, car je ne voulais pas qu’on est une quelconque pitié ou autre pour moi. J’étais sortie de l’institut après tout, signe que je n’allais pas si mal que cela. Enfin je ne semblais pas si mal en point. Avant de le quitter, j’avais eu le droit à une batterie de contrôle, dont un psychologique que j’avais trompé avec grand succès. J'avais évité de parler de ce qui me tracassait réellement, ne voulant pas aborder ce sujet. c'était plus simple de trouver une parade non? Enfin bref arrêtons de parler de moi, je n’ai pas le temps à cela. Evitant toujours de le regarder franchement, je me levais tant bien que mal de mon fauteuil. J’étais un peu beaucoup éméchée par tout ce que j’avais bu comme alcool, et disons que mes membres semblaient endormis comme mon esprit. Très douée, je trébuchée à cause de la table, pour retomber sur Torben. C’était ma journée je pense. Mes prunelles azurs se retrouvèrent en face de ses yeux, et sans savoir vraiment pourquoi je fis cela, je me mis à l’embrasser. Surement dû à tout ce que j’avais bu.
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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Ven 9 Jan - 10:50

    La réalité que je venais de jeter à la figure de la jeune française ne semblait pas réellement être de son goût, et en particulier sur le plan physique. Pourtant, je ne l'avais guère fait par méchanceté ou avec une quelconque idée derrière la tête, je ne faisais que raconter ce que je voyais pour finalement en conclure une anormalité grossière, une entrave au cours normal des choses. Si Krystel Raybrandt ne faisait pas tout pour être la plus belle, c'était que forcément il avait dû se passer quelque chose! Et ce quelque chose, je n'étais pas réellement sûr de vouloir savoir ce que c'était. Disons que là aussi ce n'était pas par méchanceté ou par manque total de compassion, mais plutôt que quelque chose qui pouvait entamer le roc qu'était Miss Raybrandt était forcément quelque chose de conséquent et de particulièrement redoutable, car cette femme n'était pas du tout du genre à s'émouvoir pour quelque chose de banal, bien au contraire.


    Mais étrangement, la réaction de ma vis à vis me surprit une fois de plus. Moi qui était sûr de la connaître, me voilà à encore et toujours être surpris de ses réactions. Pourtant, cela faisait des mois que nous nous connaissions, et nous nous étions croisés à de nombreuses reprises, étant même presque allés jusqu'à finir par partager une nuit ensemble. Enfin, ce n'avait été rien qu'une fois, et j'avais chassé cette proposition, donc cela comptait aussi quand même, non? Enfin bref, le fait est que Krystel ne réagit pas par un verbiage énervé ou à bout de patience, mais plutôt par une certaine indifférence, qui était carrément troublante. Semblant ignorer mes paroles, Krystel alla même jusqu'à se saisir de la bouteille de whisky qui reposait sur la table pour en boire une longue lampée au goulot. Rien que ça. Eh ben dites donc, elle allait en tenir une belle celle là si elle continuait sur cette lancée! Un petit gargouillis coupable rappela a mon esprit l'existence de tout l'alcool que j'avais moi même ingurgité ces derniers jours. Bon, peut être étais je sévère avec Krystel...



    - Ca ne va vraiment pas alors, je me trompe? Jamais tu ne m'aurais proposé de boire avec toi, sinon du champagne avant de passer au pieu. Mais un peu de whisky ne serait pas de refus. J'accepte de boire avec toi. Et si tu te décidais à me raconter?


    Mon ton n'était pas du tout sec comme il avait pu l'être auparavant avec Krystel, bien au contraire, il était doux en une certaine manière. Je n'avais pas envie d'être dur avec elle, car tout cela ne semblait pas être une ruse de plus pour m'attirer dans son lit. Non, elle n'allait vraiment pas bien aujourd'hui, et vu que j'étais moi même en plein dilemme et que j'avais l'impression de m'être moi même arracher le coeur, je me sentais plus proche de Krystel que de n'importe qui d'autre à cet instant précis, pour la simple et bonne raison que je sentais qu'elle aussi souffrait le martyr. Je n'en connaissais pas la raison, mais il était évident pour tout le monde ici présent qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, aussi bien chez elle que chez moi d'ailleurs.


    Mais je sentais que ma présence avait somme toute quelque chose de bénéfique pour Krystel, tout autant que pour moi. Cette fille me révulsait toujours autant d'un côté, et je savais que quoiqu'il arrive nous ne serions jamais pareils, mais je lui découvrais un nouveau côté, qui contrastait énormément avec ses attributs de femme fatale et son caractère, ce qui la rendait plus humaine aussi en un sens. Plus proche de moi. Même si tout compte fait, je devais avouer que je n'étais pas un homme, mais un lâche, avec ce que j'avais fait il y a trois jours. Mais cela, je n'étais pas certain de vouloir en parler à Krystel. Après tout, ce genre de situation aurait énormément fait rire la française d'avant aujourd'hui, alors pourquoi pas encore? Ainsi, elle aurait eu la preuve que j'étais capable de lui succomber, et je n'étais pas sûr de vouloir qu'elle le sache. Une fois mon verre arrivé, Krystel remplit les deux, m'en tendit un et but l'autre cul sec. De mon côté, je bus également le mien. Moi, j'étais rôdé niveau boisson, j'arrêtais pas ces derniers temps, mais on voyait que Krystel n'avait pas pour habitude de se démonter la tronche, ses yeux étaient bien rouges...


    Il lui était donc arrivé un pépin... Mystère et boule de gomme... Je ne savais pas trop lequel! Ah si, le journal! Ainsi donc c'était elle? Cette fameuse nuit avait décidément changé pas mal de choses, mais je n'aurais pas pensé que Krystel y serait mêlée, et en tous cas pas du côté des victimes. Et la voilà partir en vrille. Elle une vipère? Oui, elle avait une langue de vipère, à semer le doute et trouver la faille, et eje sentais qu'elle n'était pas du genre à se retrouver du côté de la lumière si vous voyez ce que je veux dire, pourtant, j'avais une certaine affection pour elle. Oui, vous avez bien lu. Depuis des mois, nos disputes, la tension qui existait entre nous et tout le reste avaient fait que je l'appréciais beaucoup. Pas vraiment comme une amie, pas non plus comme une amante, ni comme une soeur. Disons un peu des trois, car même si nous ne serions jamais amis, nous étions bien plus semblables que j'aurais jamais voulu l'avouer. Les deux derniers mots, par contre, m'arrachèrent un rictus ironique.



    - Moi, un gars bien? Tu en tiens une belle Raybrandt, tu ne sais pas ce que j'ai f..


    Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase, qu'une tuile, et une sacrément belle d'ailleurs, venait de me tomber dessus. Elle s'appelait krystel Raybrandt, et mon premier réflexe fut de la soutenir de mes bras pour ne pas qu'elle se fasse mal, ni ne me fasse mal d'ailleurs, après tout, outre ma galanterie, j'avais toujours eu un certain instinct de préservation! Mais voilà que je me retrouvais face à ses yeux, si profonds, si tristes. Et sans même m'en rendre compte, krystel venait de presser ses lèvres contre les miennes. Je ne savais pas pourquoi, mais une partie de moi aurait voulu répondre. L'autre, ma conscience, me fit repousser délicatement Krystel, les yeux rougis par le remord. Je ne ferais pas la même erreur deux fois... En tous cas, pas s'il y avait encore un espoir.


    - Krystel, ne fais pas ça s'il te plait. Je ne suis pas l'homme bien que tu imagines, et tu ne sais pas ce dont je suis capable. Et tu n'es pas une vipère non plus. J'ai trompé Alice. L'autre soir, le soir du bal. J'ai retrouvé une ancienne amie, presque une fiancée. Et elle m'a mis face à une promesse, et face à elle tout simplement. Et nous avons passé la nuit ensemble. Dis moi ce que je fois faire Krystel, s'il te plait.


    Et voilà, les nerfs qui craquent. Le remord, le désespoir et tout le reste. Certains vivaient la tromperie comme ils vivaient une partie de bowling, mais pour ceux à qui l'honneur et la parole donnée sont des choses iomportantes dans la vie, tout comme la fidélité, enfreindre tous ces principes, tous les codes qui ont jalonné une vie, est véritablement très mal vécu... J'en demandais même ce que je devais faire à Krystel Raybrandt, la femme aux multiples amants...

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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Sam 10 Jan - 0:05

    HJ = Désolée pour les fautes, ou si ya des trucs incompréhensible ou s'il manque des mots... Cela fait 19h d'affilé que je suis debout, et j'ai pas le courage de me relire...





    T’ian, mais qu’est-ce que je foutais là moi à picoler à la place d’aller le voir ? Mes nerfs craquaient totalement et je me laissais complètement allée. Le pire, c’était que c’était ce que je voulais. J’en avais tellement assez de devoir tout le temps faire bonne figure, faire comme si tout allait bien alors que ce n’était pas du tout le cas. Cela faisait plusieurs semaines déjà que je prenais sur moi par rapport à Amycus. Et plus le temps passait, moins je n’arrivais à me contenir. Comme pour le soir du bal ou je lui avais mis une baffe qui lui signifiait toute la peine et ma colère. Puis plus tard dans la soirée, avant que cela ne m’arrive, quand je lui avais dis ce que j’avais sur le cœur, jusqu’à aller lui mentir effrontément, tout en le regardant dans les yeux. Oui, comme je venais de le dire à Torben, je n’étais qu’une sale vipère, rien d’autre.

    Je n’avais pas non plus relevé ses paroles sur le fait que je veuille le mettre dans mon lit. J’avais seulement haussé les épaules. Je n’avais même pas envie de relever en fait. A quoi bon ? Qu’avais-je à gagner ? Rien du tout… Surtout que c’était la vérité. Enfin, plus vraiment à présent, car malgré tout l’envie et l’attraction que j’avais pour le moldave, je ne pourrais guère aller très loin avec lui, contrairement à avant. J’avais changé, et je ne pouvais plus faire demi tour. Je n’avais pas de toute façon envie de redevenir la Krystel seule que j’avais été. Les choses avaient évolués entre moi et le serveur. Il n’y avait aucun doute que nous venions de passer un cap, même si je n’étais plus trop en état de m’en rendre compte avec tout ce que j’avais bu.

    D’ailleurs, j’allais même jusqu’à le complimenter en lui disant qu’il était vraiment un homme bien. Puis je m’étais levée pour le laisser et ne plus l’importuner. Seulement tout ce que j’arrivais à faire, c’était de lui tomber dessus et de me retrouver les yeux dans les yeux avec lui. Il avait aussi triste que moi, que cela me toucha et je ne pus m’empêcher de l’embrasser. J’avais envie tout simplement de le faire, sans avoir un plan en tête. Non en fait, je voulais lui montrer qu’il n’était pas tout seul à être en galère. Il me repoussa doucement, avant de tout me déballer ce qu’il avait sur le cœur. Commençant par me dire de ne pas faire cela, puis qu’il n’était pas celui que j’imaginais et que je n’étais pas une vipère, il m’avoua sa faute commise avec Jana. Il avait trompé sa petite amie, et il regrettait tellement. Au point de me demander à moi ce qu’il devait faire. Je vins alors m’accrocher à son cou, puis je posais une nouvelle fois mes lèvres contre les siennes, cette fois avec quelques choses en tête. Juste l’espace de quelques secondes je ne le fis, puis lui dis, toute en reproduisant le même schéma :


    - Chut Arrête… Tu es un mec bien (pause) Je ne suis pas sur d’être de bon conseil mais je peux te dire quelque chose… (pause) Si tu aimes vraiment cette fille… (pause)… Et qu’elle compte vraiment à tes yeux… (pause) … Tu n’aurais pas pu la tromper… (pause)… Ni allait au delà d’un simple baiser … (pause)… Car au fond, un baiser, ce n’est rien du tout… (pause)… Une passion ou une promesse lointaine, c’est la même chose… (pause)… Pas important du tout… (pause)… Aussi futile et éphémère que peuvent l’être ces baisers par exemple (pause)


    Entre chaque phrase, j’avais de nouveau embrassé le jeune homme (=pause). Je voulais qu’il comprenne bien ce que je voulais lui dire, car je ne pouvais pas avouer que j’étais seule qui avait engagé Jana. Je ne l’avais pas fin pour mes fins, mais pour lui, même si jamais il ne le saurait. Pas une seule fois, je n’avais voulu qu’il soit malheureux et tracassé à cause de cela. Je savais que de simples mots ne serviraient à rien. Je m’étais donc mise à lui montrer non pas théoriquement, mais par la pratique. Je n’avais aucun arrière pensé, et cela ne signifiait rien pour moi. Et que même malgré mon état alcoolique, je ne pourrais pas aller plus loin avec lui, malgré la passion certaine que j’avais pour lui. Non. Mon cœur appartenait à un autre homme, et c’est ce qui faisait la différence.


    - Torben… Demande toi si tu pourrais tromper ton amie avec moi… Si la réponse est non, et c’est le cas, même complètement bourré, tu ne pourrais pas… Regardes moi pour t’en rendre bien compte. Je vais être franche avec toi. J’ai envie de toi. Oui, j’ai envie de toi, mais par comme un simple jouet ou autre non. Tu n’es pas un vulgaire objet à mes yeux. Je te considère trop pour cela… Mais malgré tout… Malgré la passion que je peux avoir pour toi, même dans l’état avancé d’alcool que je suis… Je ne pourrais pas le tromper… Non impossible… Alors même si je peux t’embrasser facilement, comme de nouveau par exemple (pause), je ne pourrais pas aller plus loin je ne sais pas si tu comprends…


    C’était bien la première fois que je lui parlais franchement, et cela faisait un drôle d’effet. Il était clair que si je n’aurais pas bu autant de whisky, ni n’aurait été autant déprimé, jamais oh grand jamais je n’aurais pu lui tenir de tel propos. Me relevant tant bien que mal, je me bougeais de ma position avachie sur lui, à assise sur ses genoux, pour finir par me lever. Vacillant quelque peu, je me retenus par rapport à une chaise, avant de m’asseoir dessus. Je posais mes coudes sur la table, puis mit ma tête entre eux. Je me sentais si lasse, si mal. Malgré le liquide que j’avais, je pensais encore et encore à lui. Torben me le rappelait un peu d’ailleurs en cet instant. Lui aussi se souciait de moi, et je me sentais moins ‘seule’ à ses côtés. J’avais tellement envie de le voir, de lui dire ce que je ressentais pour lui. Mais je n’étais pas sur de pouvoir le faire. J’avais trop peur de sa réaction. Alors je restais là, à ma table, en compagnie du moldave et d’une bouteille. Nous ne nous connaissions à peine pourtant, mais je lui faisais confiance [à Torben hein pas à la bouteille xD]. Posant mon front sur la table, et fermant les yeux, je finis par lui dire dans un murmure :


    - Un conseil… Ne lui dis rien… Si tu ne veux pas la perdre… Tout ce sait un jour oui… Mais il y a des vérités qu’on ne veut pas savoir… Et puis es-tu sur de l’avoir trompé ? Avant de tenter quelque chose, réfléchis bien à cela, et ne fait pas de connerie, ne fait pas comme moi... Va la retrouver, vite et dis lui ce que tu ressens pour elle… Quand à moi je vais rester ici encore quelques heures je pense… Dans mon état, je ne saurais pas rentrer chez moi. Et puis je n'ai guère envie d'aller dans un lieu aussi grand que vide...
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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Sam 10 Jan - 22:37

    C'était étrange comment les choses pouvaient changer du tout au tout en à peine l'espace de quelques jours. Ca me sidérait totalement, je ne parvenais pas à comprendre tant la situation était devenue compliquée. Avant, pas de soucis, je n'avais jamais eu à être fidèle à qui que ce soit vu que techniquement, je n'avais jamais non plus été en couple. Il s'était toujours agit que de brèves passades, chacun prenant ce qu'il lui plaisait chez l'autre et puis c'était tout, cela se limitait à ça. Mais pas avec Alice, pour la première fois de ma vie, j'étais tombé réellement amoureux d'une femme mais je ne la méritais pas. C'était une cruelle désillusion et le remord me rongeait, mais ce n'était rien à côté des émotions qui me submergeaient lorsque je pensais à ce que devrait supporter Alice quand elle saurait. Et c'était ça le pire. Même quand je voulais être bon, loyal et fidèle, la dure réalité de ma nature me rattrapait et j'en faisais payer les frais à ceux à qui je tenais, dans le cas présent à ma petite amie.


    Je ne savais plus ce que je devais faire. Moi, Torben Badenov, j'étais bloqué par les conséquences de mes actes, pour la toute première fois de ma vie, et vu le coton que celle ci commençait à filer, ce serait également probablement la dernière. Du tout moi ça, comment faire littéralement imploser le peu de choses qu'il pouvait me rester. Franchement, je n'en valais pas la peine. J'avais eu raison lorsque j'avais commencé à sortir avec Alice. Cette fille là était une perle, une comme on n'en rencontre qu'une seule dans sa vie. Bien, propre sur elle, loyale, fidèle, gentille, généreuse, intelligente et canon en même temps, bref, la perle rare. Mais qu'avais je à lui offrir? Un amour dénué de sens, vu qu'apparemment je l'avais trompé alors que cela ne faisait pas encore si longtemps que cela que nous étions ensembles. Et c'était tout. Un ivrogne doublé d'en menteur et d'un parjure, tu parles d'un cocktail!


    Mais Krystel Raybrandt semblait comprendre cela. Quand je lui déballais ce qui n'allait pas, elle ne se mit pas à rire comme elle aurait pu le faire auparavant, argumentant que tous les hommes étaient faibles ou je ne sais encore quelle connerie. Non, elle aussi avait changé, et cela changeait également tout entre nous. Il n'y aurait probablement jamais de confiance ou d'amitié entre elle et moi, nous étions après tout radicalement opposés en tout, mais c'était justement cela qui nous rapprochait aujourd'hui, en plus du fait que nous étions également tous les deux dans la merde. Enfin, elle, je ne savais pas encore puisqu'elle ne m'avait rien dis, mais je sentais bien qu'il y avait quelque chose de louche derrière toute cette histoire. Au lieu de me répondre, Krystel, toujours sur mes genoux, vint m'enlacer et déposer ses lèvres sur les miennes. C'était … agréable. J'avais l'impression de pactiser avec le diable mais c'était presque bon. Mais j'étais avec Alice et je ne pouvais le tolérer, et de plus, je ne voulais pas de ça avec Krystel.


    Ses premiers mots me scotchèrent cependant à mon fauteuil. Elle persistait vraiment à penser que j'étais un mec bien ou elle ne faisait ça que pour m'avoir? Avec une femme aussi manipulatrice et vénale que Krystel, impossible de savoir vraiment! Et la voilà qui m'embrassait de nouveau. Je n'avais plus la force de lutter. Je savais que chaque baiser ne ferait qu'enfoncer un peu plus le clou, mais je n'avais plus le coeur à me battre avec Raybrandt. Aujourd'hui, un novueau statu quo s'était instauré et bouleversait la conception que j'avais de la relation ambiguë que j'entretenais auparavant avec la française. Toujours rivaux, mais semblables. Et ses baisers étaient en quelque sorte apaisant. La tension sexuelle qui avait existé entre nous n'était plus, il ne restait plus qu'une paix tacite, et je comprenais parfaitement où la française voulait en venir, et même si j'aiamsi ces baisers, je ne voulais pas qu'ils viennent de Krystel, mais d'Alice.


    Cruelles pensées, mais ce n'en était pas moins la vérité. Les choses eussent été différentes, peut être aurais je même répondu aux baisers de Krystel, et en aurait profité pour l'amener en haut, dans ma chambre, pour... Vous voyez quoi. Mais non, je n'en avais pas le désir. En fait, je voulais un peu m'éloigner de tout ça maintenant, et ne réagissait pas réellement, tant ma tête me faisait souffrir le martyr. J'avais l'impression qu'un couillon de moine népalais tapaient sur un gong, en plein entre mes deux oreilles. Sensation désagréable au possible, vous en conviendrez.



    - Arrêtes de m'embrasser Krystel. S'il te plait. je suis sérieux. Embrasser quelqu'un, comme tu l'as dit, est l'évocation d'une promesse lointaine, d'une passion. Et je ne me le permettrais pas, je ne me le permettrais plus. J'ai fait une énorme connerie, si grosse que je ne sais si je pourrais un jour la réparer, ni même si j'en aurais l'occasion. T'embrasser serait doux, bon, sensuel et me donnerait sans doute envie d'autre chose. Mais comprends une chose, aussi belle et séduisante sois tu, mon coeur est déjà pris, et mon corps avec. Du moins, je le croyais jusqu'à l'autre soir...


    Quel minable, pathétique petit être! Je faisais réellement n'importe quoi moi! Si j'avais bien une seule qualité en cet instant, c'était bien de me montrer ferme avec Krystel, mais doux et diplomate en même temps. J'étais certain qu'elle avait compris le message, et il semblerait que nous partagions les mêmes sentiments; en temps normal, on aurait bien pu s'amuser ensembles, si on omettait bien sûr le fait qu'on se serait forcément pouillés avant même qu'on ne commence réellement, mais que l'on aimait déjà chacun quelqu'un de notre côté. Cependant, quelque chose me faisait tiquer dans le discours de Krystel. L'emploi de certains mots semblait sous tendre une autre direction à la conversation. Elle semblait vouloir me dire et me confirmer que j'étais incapable de tromper Alice. Mais pourquoi faisait elle ça, les faits étaient là non? Je m'étais réveillé à poils avec une gonzesse, merde!


    Et cela m'intriguait au plus haut point. J'étais vraiment le pire des salauds. Je n'avais pas besoin de plus de preuves pour que je sache que j'avais trompé Alice. J'étais partit avec Jana, j'avais quelques brides de souvenirs et j'avais également pu me réveiller avec elle a poil à moitié affalée sur moi. Qu'est ce qu'il me fallait de plus? Cependant, l'idée délirante, la germe d'innocence que krystel avait inconsidérément planté en moi, ne cessait de grandir. Elle avait raison. Krystel était complétement faite, je la désirais et pourtant je ne faisais rien. Même si je faisais ne serait ce qu'un instant preuve d'objectivité, j'étais incapable de penser à autre chose qu'à empêcher la française de faire une bêtise, alors tromper Alice? Je ne savais plus quoi penser, et était encore plus perdu qu'auparavant. Mais j'avais eu la confirmation que la tension qui s'était installée entre Krys et moi était bien fondée, mais par fierté, je ne pus acquiescer, même si ce n'était que mensonges...



    - Je comprends ce que tu veux dire... mais c'est là encore une différence radicale entre toi et moi. Je ne pourrais pas t'embrasser, alors arrêtes. Ce n'est pas méchant, bien au contraire. Moi aussi je te considère, et dans d'autres circonstances, peut être que... Mais pour moi, la fidélité, c'est de ne pas désirer quelqu'un d'autre que celle que l'on aime, et pas non plus embrasser qui que ce soit, car c'est synonyme de désir et ce n'est pas ce que je veux pour moi, ni pour Alice. Mais il faut croire que mes belles idées et mes doux rêves sont totalement irréalisables, je n'en suis apparemment pas capable, quoique tu puisses en dire. Je l'ai trompée, bordel! Tu veux que je réagisse comment après ça? Alors que j'ai tout foutu par terre! Pour la première fois de ma chienne de vie, cette fille s'intéressait à moi, vraiment, et c'était plus que réciproque! Et j'ai tout foutu par terre par faiblesse, alors ne me dis pas que je suis quelqu'un de bien!


    Les premiers éclats de la conversation. Je n'en voulais pas à Krystel, pas le moins du monde, elle était étrangère à la situation. Seulement, elle se faisait l'avocat du diable et ça, j'avais du mal à le digérer, pour la simple et bonne raison que j'avais tout foiré! Et puis, la colère était légitime. J'avais les nerfs à fleur de peau et ce n'était pas le moment. Mais de même, cela m'avait permis d'échapper aux paroles de la française; je devais avouer moi aussi que je la désirais. Pas en ce moment, peut être plus du tout, mais il y avait eu une période où ma fierté mise à part, je l'avais désirée de tout mon être. Mais maintenant, je savais que je ne serais plus le même, à ce niveau là, les choses devraient changer, déjà que je manquais de perdre Alice... Et Alice, bien sûr que oui que je la désirais aussi. J'avais voulu attendre le temps qu'il faudrait, mais j'en avais été de toute évidence incapable...


    Krystel m'incitait à ne rien dire à Alice, à lui mentir. J'en étais fortement tenté, mais je me forçais à me dire que c'était mal, làche, et que c'était la solution de facilité. J'en avais pris, des raccourcis dans ma vie. Mais Alice était trop importante pour moi pour que je la traite ainsi, et je me devais d'assumer. Quand je me retrouverais face à elle, les mots ne sauraient peut être pas sortir, mais je me devais de le lui dire, et le plus tôt serait le mieux. La seule chose que je désirais ardemment, c'était qu'Alice me pardonne, et que tout redevienne comme avant. Mais je savais que c'était impossible. Je perdrais à tout jamais sa confiance et si sentiments il y avait eu, ils disparaîtraient. C'était ça où vivre rongé par la culpabilité. Je connaissais déjà cette dernière chose vis à vis de ma famille, je ne voulais plus subir à nouveau ce genre de choses, mon choix était déjà fait.



    - Non, je lui dirais. Ma décision est prise. Je vis déjà sous le poids des responsabilités et sous les remords. Tu t'étais renseignée sur moi, Raybrandt, et tu sais pourquoi. Vivre avec Alice en sachant que je l'ai trompé ne ferait que m'achever. D'accord, c'est pas comme ci ça faisait longtemps qu'on était ensemble, ou que je sais que je vais faire ma vie avec, loin de là. Je l'aime et je ne veux pas la trahir. Enfin, je l'ai déjà fait, ça au moins c'est clair, mais je ne veux pas en plus être rongé par la culpabilité, une fois de plus. S'en serait trop pour moi. Maintenant que tu sais tout de ma putain de situation, et si tu me racontais ce que tu fais ici, sans essayer de m'avoir et en m'avouant des choses que celle que je connaissais aurait gardé secrètes?

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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Lun 12 Jan - 9:51

    Comment avais-je pu être assez bête ? Comment tout cela avait-il pu m’arriver à moi ? Je n’en savais rien, rien du tout. Mais les faits étaient là, et je ne pouvais que les assumer et les constater. Si un jour on m’avait dis que je serais dans un tel état, j’aurais ri au nez de cette personne et tout fait qu’elle soit enfermée dans un asile où on arrêterait d’entendre ses inepties et calomnie. Franchement vous qui commencez à me connaître, vous vous seriez douté que je tomberais aussi bas ? Il fallait que je me reprenne et vite. Mais pas tout de suite. Non, là, en cet instant je souffrais tellement que je ne pouvais pas penser à autre chose. Je voulais oublier et il n’y avait qu’un seul moyen pour que j’y arrive. J’allais boire, encore et encore, jusqu’à ce que j’arrive à le sortir de ma tête. Oui, c’était le mieux à faire. Je m’arrangerais plus tard pour ne plus le revoir. Le pays était assez vaste pour cela et je pense que Jessi ne verrait rien contre le fait que je parte pourrir un autre endroit d’Angleterre, et répandre son message.

    Il fallait que je fasse cela. Comme ça, je n’entendrais plus parlé de tout ce qui avait pu se passer, et je reprendrais la vie que j’avais avant. Je ne me préoccuperais de personne d’autre mise à part moi et moi seule. Je me servirais de nouveau des hommes comme de vulgaires objets et d’ailleurs, je remettrai dans ma couche Keith Glace. Cela était un programme tout à fait parfait et génial, vous ne trouvez pas ? Il n’y a pas mieux… Enfin si, mais c’est impossible à présent. Oui, il avait tout gâché avec elle. Elle avait tout gâché entre lui et moi. Et le plus important, j’avais tout gâché par moi-même. J’avais trop de fierté pour aller le voir, pour aller lui dire ce que je ressentais réellement, que mon cœur était imprégné de lui, et que j’avais mal de ne plus être à ses côtés. Il me l’avait volé, pour mieux m’emprisonner et me faire souffrir. Si seulement il aurait pu s’apercevoir de toute la douleur qu’il m’infligeait en vénérant son ange à mon détriment. Si seulement. Pourtant, mes pas m’avaient mené sur son lieu de travail, et je n’avais pas pu m’empêcher d’espérer qu’il y soit, même si c’était son jour de congés.

    Je n’étais pas tombée sur lui, mais sur un autre des hommes de ma vie. Car il fallait bien l’avouer, Torben faisait parti de ces derniers. Pour lui, je ressentais une certaine affection, une affection particulière, que je ne pouvais pas qualifier. Il y avait beaucoup de passion et de tension entre nous. Nous étions à la fois proche, mais éloigné l’un de l’autre. Nous avions même instauré un jeu, un statut quo entre nous deux, pour notre plus grand plaisir. J’essayais toujours de le protéger. C’était plus fort que moi. Cet homme… Je souhaitais vraiment son bonheur, sans savoir le pourquoi du comment. C’était ainsi, tout comme le fait que j’avais des sentiments pour Amycus, des sentiments que je ne voulais plus avoir. Pensant le déranger, je m’étais installée à une table, puis j’avais commencé à boire. Oui, j’étais venue pour cela à l’origine après tout. Le moldave me rejoignit bien vite et nous partîmes dans une curieuse discussion.

    Il en avait gros sur la conscience tout comme moi, et il avait besoin d’en parler. Cela me toucha qu’il le fasse avec moi. C’était bien la première fois que quelqu’un le faisait, c’était bien la première fois que j’avais l’impression d’avoir un ami proche. Oui, cela faisait un bien fou. Mais pour l’instant, j’avais trop bu pour m’en rendre réellement compte. Je m’étais mise sans savoir pourquoi à l’embrasser, puis à écouter ce qu’il me disait. Il avait l’air si triste, si malheureux, que je pris sa tristesse en plus sur la mienne sans m’en rendre compte. Je me sentais encore plus mal que quand j’étais arrivée. Il m’avoua qu’il pensait avoir trompé sa petit amie, celle qu’il aimait, avec une ancienne de ses camarades. Ah, s’il savait la vérité… Si je pouvais lui dire. Mais il m’était impossible de lui dire directement. Je compromettrais ma mission, et mon rôle. Je risquais de mourir si j’osais lui dévoiler la vérité. Je pris donc un chemin détourné pour lui faire comprendre.

    Cela ne marcha pas malheureusement. J’avais voulu lui faire comprendre que s’il aimait vraiment Alice, il n’aurait pas pu la tromper. C’était impossible, quand on avait des sentiments sincères pour un(e) autre. J’en suis la preuve vivante après toi. Moi, la croqueuse d’homme, j’étais incapable de faire des infidélités à celui qui faisait battre mon cœur si fort. Et pourtant, cela aurait si simple si ce n’était pas le cas. Moi Krystel Raybrandt, j’avais perdu le goût de la luxure avec différents compagnons. Et tout cela pour quoi ? Pour un mec qui en aimait une autre, et qui me faisait sentir à chacun des regards qu’il portait sur moi et sur elle que je n’arrivais pas à la cheville de son ange. S’il savait… S’il savait toute la vérité lui aussi… S’il savait que je l’avais quitté, non pas parce qu’il ne fut qu’un jouet dont je me serais lassée, mais plus par peur qu’il ne le fasse lui-même. Oui, car il ne s’agissait que de cela, et de rien d’autre.

    Torben me demanda d’arrêter de l’embrasser une nouvelle fois, sans comprendre que je ne le faisais pas ‘par plaisir’ même si c’était agréable, mais pour appuyer mes dires. Il me repris en disant que pour lui, embrasser quelqu’un était le signe d’une passion et qu’il ne devait pas en ressentir parce qu’il en aimait une autre. Mais c’était fou quand même. Comment pouvait-il penser et dire de pareille bêtise ? D’ailleurs je ne pus m’empêcher de faire les gros yeux quand il me dit que son cœur était déjà pris. Il l’avait dit dans le sens que j’essayais de le séduire et de l’avoir pour moi, ce qui n’était absolument pas le cas. Il n’était pas le seul à pouvoir ressentir quelque chose pour une autre personne ! J’avais pourtant cru être claire dans mes explications, que je ne faisais que cela pour qu’il comprenne, rien de plus !



    - Tu te méprends Torb’. Je ne t’embrasse pas parce que je te veux, mais parce que je veux que tu te rendes compte des choses. Je sais que tu es pris, je le sais très bien. Et au risque de t’étonner, je ne suis pas, ou plutôt plus intéressée par toi. Aussi, je tiens à te dire aussi que tu ne peux pas effacer toute passion pour X, juste parce que tu aimes Y. La passion fait parti du quotidien des humains, et à la dernière nouvelle nous ne sommes pas parfaits, loin de là ! Mince à fin essaye de te rentrer dans la tête qu’on fait tous des choses dont nous ne sommes pas fière, mais que ressentir une attirance pour une autre, ce n’est pas grave du tout, pas grave du tout ! Nous sommes humain tu sais ! Ce n’est pas pour autant que tu la trompe. Personne n’est vraiment exclusif, et ce qu’on apprécie chez une personne, on peut très bien l’apprécier chez une autre. Il faut arrêter de se voiler la face à un moment donné, et accepter ce qui est évident. On ne peut pas se passer de passion. On ne peut pas ne pas apprécier qu’on nous tourne autour même si on est prit. On ne peut pas ne pas avoir une infime partie de nous qui veuille céder, même si on ne l’écoutera jamais. On est HUMAIN, HUMAIN ! Et bon sang, fait moi plaisir, arrête de dire que tu es un incapable et mec mauvais. Si tu savais mon gars combien ta vision de toi-même est faussé…



    Il m’avait demandé de l’aide. Il voulait que je le conseille. Mais le problème, c’était que j’étais loin d’être la bonne personne pour le faire. Niveau relation, disons que je n’étais pas du tout la plus douée, bien au contraire. Oui, pour séduire, manipuler et tout et tout, j’étais la meilleure dans ces domaines. Mais c’était tout. Il avait beau dire qu’il était un incapable, mais comparé à moi. Pareil, si lui était un mec mauvais, alors moi j’étais plus terrible que le diable lui même. Je suis certes une de ses filles, mais je ne lui arrive pas encore à la cheville même si je fais tout pour. Il ne pouvait pas se douter une seule minute qu’il avait en face de lui une des femmes les plus cruelles d’Angleterre, voir au monde. Je n’étais heureuse que quand je torturais les autres, ou que quand je leur ôtais la vie. S’il avait un miroir qui pourrait lui montrer tout ce que j’avais pu faire, et la couleur de mon âme, il en serait terrifié. C’était une des raisons qui faisaient qu’on ne pourrait jamais être ensembles, plus d’une nuit. Jamais il ne pourrait m’accepter tel que je suis et je devrais toujours me cacher.

    De toute façon, j’avais trouvé celui avec qui je n’avais pas besoin de porter un masque, un homme qui me connaissait et qui m’appréciait tel que j’étais. Mais on avait tout foutu en l’air. Et plus jamais je ne pourrais rattraper mon erreur. Comment pourrait-il me pardonner alors que moi-même je n’y arrivais pas ? Je lui avais lancé tellement de choses immondes à la figure. Je lui avais même menti, en espérant me convaincre que c’était le mieux pour nous. Mais je m’étais trompée lourdement. Je ne pouvais que regrettais et je m’apercevais combien j’avais besoin de lui. J’avais finis par avoir des sentiments pour lui et par peur j’avais fuis ? Je n’étais qu’une lâche, rien de plus rien de moi. M’affalant sur la table, j’essayais de me sortir ses idées noires de la caboche, sans grand succès. Torben sans le savoir renfonça le clou, en me disant qu’il préférait dire la vérité plutôt que de mentir, car cela serait de la trahison. Oui, il avait raison et cela me conforta dans mon idée qu’il était un homme bon. Il finit par me demander ce qui m’arrivait à moi, pour que je sois dans un tel état. Relevant difficilement mon regard vers lui, je me remis droite, puis saisis la bouteille sur la table. De nouveau je me mis à me remplir le gosier de nombreuses gorgées avant de lui lâcher, d’une voix des plus bourrée, car c’était ce que j’étais à présent :


    - Il parait que l’alcool délie les langues ! Faut croire que oui. Sais-tu garder un secret Torben ? Non mieux, je ne dirais rien quand à ton état, et toi tu en feras pareil hien. Je te fais confiance mon vieux… Je vais t’avouer un truc. Un truc que personne ne doit savoir.



    Je rebus de nouveau la bouteille, la finissant. Puis j’ôtais mon pull, me retrouvant en débardeur. Il pouvait voir nettement toutes les marques qui jalonnais tout le haut de mon corps, et celle plus important et veille que les autres. Une qui commencé sur mon épaule, et qui descendais vers ma poitrine. En temps normal, je n’aurais jamais pu m’afficher ainsi, sans qu’elles ne sont cachés, mais vu dans quel état j’étais, je me rendais pas compte de tout. Je relevais ensuite le bas du haut, laissant voir le pansement que j’avais sur le ventre. Je tournais ensuite mon regard vers lui et lui dis :


    - C’est une des conséquences dont j’ai été la victime… ça du mal à s’soigner… Mais cn’est pas pour cela que jte la montre nan nan. M’ont dis cmatin qu’en fait bah j’avais avant un gossse qui me poussait dans le bide dpuis 2 mois il parrait, mais qu'’a pas survécu à s’qui m’est arrivé. Et tant mieux moi jtle dis. Tu mvois toi devenir mère moi ? Tss, nan mais jt’ jure… Surtout que j’ai tout gaché avec Amycus alors en plus j’aurais du m’en occuper seule. Jte raconte pas dans quelle merde j’aurais été. Alors jbois pour fêter cela. Pour rmercier la vie d’avoir pas été chienne avec moi pour c'coup là. Car avec tout cqui tombe dessus, jpeux te jurer que j’sature. Ah oui, car t’dois pas l’savoir, mais l’est retourné dans les bras dson ange. Enfin si c’est pas encore lcas, ça va pas tarder. C’est elle a qui il tient pas moi. Svoit comment il la regarde et comment il est avec elle… Oué, tu comprends bien. Moi Krystel Raybrandt, jsuis tombée amoureuse de lui… Génial hein ! Garçon, une autre bouteille svous plait




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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Lun 12 Jan - 12:56

    Assez parlé de moi, je n'en pouvais carrément plus. C'était trop fort pour moi cette situation. Jamais je ne m'étais retrouvé dans une situation aussi pourrave de toute ma vie, et il semblerait que ce ne serait qu'un début. Déjà qu'au fur et à mesure de la conversation, je prenais de plus en plus conscience de l'étendue de ma trahison, mais celle ci me paraissait d'autant plus vicieuse et incompréhensible qu'avant, quand je m'enfermais dans ma chambre, à l'étage du dessus. Mais ce n'était pas là le seul côté sombre de l'affaire. Quand on est seul dans son coin, enfermé dans son studio avec une grande réserve de spiritueux divers, il était facile dans son esprit de se dire que de toutes façons, tout était simple, que la solution au problème était de faire le mort et d'attendre, ou bien de prendre ses cliques et ses claques et de se casser. Ce foutu pays ne m'avait rien apporté de toute manière, mis à part des problèmes. Oui, décidément, s'en était trop, et je commençais vraiment à prendre conscience qu'il serait peut être temps pour moi de rentrer au pays.


    Mais quel accueil me réserveraient mes semblables? Rien n'était certain, je pouvais être tout aussi bien accueillit avec les honneurs que je pouvais me retrouver rejeté. Après tout, si je repartais chez moi maintenant, je serais responsable du gaspillage de moyens de mon oncle, qui après tout m'avait payé le début de ma scolarisation à Poudlard. Et aussi de la descolarisation de mes deux soeurs, qui m'avaient après tout suivit en Grande Bretagne et je ne pourrais jamais repartir sans elles. D'ailleurs, elles étaient l'élément que je prenais le plus en compte dans ma prise de choix. Déjà de un, ici, nous n'avions rien connu d'autre que le mépris et de cruelles désillusions, et vu que le coin commençait sérieusement à devenir dangereux, il était difficile de ne pas se dire que mes soeurs seraient bien plus en sécurité si nous retournions chez nous. Après tout, les mages noirs venaient de se révéler à la face du monde, et nul doute que le pays sombrerait bientôt dans les ténèbres. Une nouvelle ère sombre venait de débuter, et je n'étais pas certain de vouloir y participer.


    Ce n'était pas mon combat. Ma vie n'était pas ici. Mon boulot, mon logement actuel, mes soeurs et ma copine oui, mais rien n'était éternel, un boulot et un logement, j'en trouverais encore plus facilement dans mon pays, mes soeurs pouvaient me suivre, et Alice... Disons qu'il y a quelques jours encore, je savais déjà que le pays filait un mauvais coton, car en temps que serveur dans un bar où se côtoyait toutes les rumeurs les plus fraîches, j'étais au courant que quelque chose ne tournait pas rond. Mais je ne songeais pas vraiment à partir, car j'aimais et j'aime toujours Alice, et elle aurait été la seule raison qui m'aurait poussé à rester ici et à me battre. Sa façon de défendre ses idées m'avait conquis tout comme tout le reste, et j'aurais alors pu m'élever avec elle contre les ténèbres. Mais après ce que j'avais fait, il semblerait que je n'avais plus ma place ici...


    Tout comme moi, Raybrandt était une étrangère à ce pays, et si on excluait Amycus, elle n'avait aucun intérêt particulier à rester. Ses richesses et ses domaines se trouvaient en France, bien à l'abris de la crise qui s'annonçait. Elle avait également arrêté ses études, et il était plus que probable que son rang et son intelligence ne feraient que favoriser son entrée à un poste élevé dans son pays. J'en concluais donc qu'elle aussi restait par amour. Elle ne savait peut être pas ce qu'elle disait ni ce qu'elle faisait, et nierait en bloc cette affirmation rien que par fierté, mais je sentais bien qu'au delà de ses paroles, elle était vraiment éprise de mon collègue. Et c'était ça qui la faisait rester ici, j'en étais persuadé. Un point commun de plus entre nous semblait il, de rester là où il y avait du grabuge uniquement pour une seule personne. Nous étions peut être radicalement opposé sur nos qualités essentielles, mais nos motivations restaient apparemment analogues, ce qui me fit un peu peur d'un côté. Je n'étais pas sûr de vouloir ressembler à Krystel, ce n'était pas méchant mais elle était tellement... au dessus de tout!


    Mais parler ensemble, si cela soulageait quelque peu notre conscience, ne semblait pas pour autant nous aider à nous remonter mutuellement le moral, bien au contraire, il semblait même que notre moral partait en berne, car nous étions vraiment désolés de ce qui arrivait à l'autre. Enfin, c'est ce qui semblait surtout être le cas de Krystel, car pour l'instant, je ne savais absolument rien de ce qu'il lui était arrivé. Je me doutais que cela avait du être terrible pour la bouleverser à ce point, mais je n'avais absolument aucune idée de ce que cela pouvait bien être. Cela devait concerner Amycus, c'était certain, car Krystel n'était attachée à personne d'autre qu'à lui, elle n'avait pas vraiment de famille d'après ce que j'avais pu apprendre, et ses amis ne devaient pas être légion avec un caractère aussi fort que le sien. C'était un peu étrange, mais je me sentais tout de même concerné. Sans doute était ce un effet de mon imagination, je me sentais tellement coupable pour Alice que j'endossais aussi une partie de ce qui arrivait à la jeune française. Après tout, ne l'avais je jamais bien traité?


    La jeune femme, de plus en plus soûle, semblait renâcler de bien sombres pensées. Dans son état, elle ne tarderait pas à me dire ce qui n'allait pas. On verrait alors ce qui était aussi terrible, et ce serait vraiment très étrange. Etrange de connaître la vulnérabilité de la jeune femme. Etrange de se retrouver ainsi plongé dans son intimité, alors que ni l'un ni l'autre ne l'avions jamais réellement désiré, en tous cas de cette intimité là! Oui, ce serait sans doute un certain pas en avant, et si nous ne serions jamais amis, sans doute ne serions jamais nous non plus des ennemis, se fréquentant à couteaux tirés. Je ne savais pas vraiment si je voulais le savoir... Krystel, quant à elle, semblait ne pas comprendre mon point de vue, et me contredisait. Elle continua de me dire qu'elle ne me désirait plus, que nous étions également tous les deux pris et qu'elle n'entrait pas en contradiction avec cet état de fait en m'embrassant. Je n'étais pas d'accord, et ne le serait jamais. Si nous aimions justement quelqu'un, nous ne pouvions nous embrasser, ce n'était pas le déroulement normal des choses! Argumenter en disant que nous étions humain était ce que je me serais attendu de sa part, mais je ne pus cacher un très faible sourire.



    - Non, je ne me méprends pas Raybrandt. Je sais que pour toi cela ne représente rien, que c'est un peu comme une friandise, un échange délicieux entre deux individus. Je le vois également ainsi, mais c'est aussi quelque chose de privé, que je ne réserve qu'à une seule personne à la fois. Tu dis que nous sommes humains et que par là même c'est dans notre nature d'être faillible. Sur ce point je suis d'accord, mais il n'y a pas que ça. Je ne dis pas qu'il ne m'est jamais arrivé de désirer quelqu'un d'autre. Mais si je voulais être plus fort? Et si je voulais me démarquer des autres, et si je voulais faire honneur à mes principes jusqu'au bout? Et si c'était ça, être quelqu'un de bien, de se maîtriser, de se priver peut être de quelque chose de formidable mais d'éphémère, au profit de quelque chose, peut être parfois fade, mais qui aurait une valeur bien plus importante? La vie ne vaut elle pas ce petit sacrifice? Nous ne sommes jugés que par nos actes, certes, mais si nos actes sont guidés par une personne maîtrisant ses émotions et ses pulsions les plus secrètes, n'est ce pas ça qui serait le plus louable? Tu dis que ma vision de moi même est faussée, tu crois tout savoir sur moi, mais tu ne sais rien, RIEN! J'ai pas pu sauver mes parents, ni mes amis! J'ai pas pu finir ma connerie de scolarité, j'ai dilapidé ma santé avec ce foutu alcool, et j'ai aussi foutu en l'air le seul couple sérieux que j'ai jamais réussit à construire, tu veux que je pense quoi, que je suis quelqu'un de formidable? Alors ne dis plus rien sur moi. Ce n'est pas le sujet de toutes façons.


    Demander de l'aide à Krystel Raybrandt m'avait surpris au moins autant que ça l'avait surprise elle! Mais je ne savais même pas pourquoi j'avais fait ça. J'avais l'impression d'être proche et liée à elle, dans notre malheur, j'avais l'impression que nous pouvions et que nous devions nous serrer les coudes. Ce ne serait certes pas facile, mais en cet instant, j'accordais tout le crédit dont j'étais capable à ce que me dirait mon interlocutrice. Nous y étions allés à visage découvert. Elle m'avait avoué que je la passionnais et qu'elle avait toujours eu envie de moi, et moi je lui avais avoué la pire erreur et la plus cruelle aussi que je n'avais jamais infligée à qui que ce soit. La seule chose que j'avais caché à Krystel, bien trop fier pour le lui avoir avoué, c'était qu'elle faisait partie des filles les plus canons que je n'avais jamais rencontré, et une des plus intéressantes aussi. Elle m'attirait, comme seuls les opposés peuvent le faire entre eux. Mais j'étais bien trop fier pour l'avouer, et le serait sans doute à tout jamais.


    Krystel continua sur sa lancée en me disant que l'alcool déliait les langues, et qu'elle avait un secret à m'avouer, un truc que personne ne savait et que personne ne devrait jamais savoir. Ainsi donc, le moment était venu de savoir ce qui trottait enfin dans sa tête. Et vu le temps qui lui avait fallu pour me le balancer, j'en convenais que c'était là un secret pour laquelle la jeune femme serait prête à tout pour le garder. Je ne savais pas vraiment si je voulais entendre ces choses, car connaissant Krystel, ça pouvait franchement être horrible comme truc, mais je n'avais pas le chox. Elle m'avait écouté et aidé à me décider, je me devais de lui renvoyer l'ascenseur autant que je le pourrais. Je ne voulais cependant pas me retrouver liée à Krystel par la connaissance de ce secret, j'espérais donc qu'il ne fut pas trop conséquent, trop énorme. Je ne voulais pas me rapprocher de cette femme, elle était dangereuse, mais elle m'intriguait, encore et toujours. Finissant la bouteille, Krystel enleva son pull, me dévoilant le haut de son coeur. Mes yeux s'écarquillèrent de surprise et d'horreur devant les stigmates de son corps. Des tas d'écorchures récentes s'y trouvaient, mais pire que tout, il y avait une énorme cicatrice, qui courait de l'épaule de la jeune femme et plongeait dans son décolleté, pile entre les deux seins semblait il. Frappé d'horreur, je ne savais que répondre. Ensuite, elle releva le bas de son haut, me révélant un pansement encore ensanglanté.


    Elle m'expliqua qu'il s'agissait d'une blessure très récente, et mon esprit, réfléchissant à toute vitesse, assimila cette blessure à la récente attaque qu'avait subie la jeune femme. Et là, la chose qu'elle me lacha fit l'effet d'une bombe, j'en restais bouche bée, les yeux écarquillés, plein de douleur et de compassion. C'était horrible. Elle venait de perdre son gamin. Elle devait se sentir brisée, déchue, détruite. Mais complétement ivre d'alcool et de douleur, Krystel me frappa une seconde fois d'horreur. Elle était heureuse que le gamin soit mort. Elle disait l'être en tous cas. Dans ces yeux, je voyais une lueur qui semblait le démentir, mais cette femme essayait tellement de se convaincre de sa solitude qu'elle n'aurait pu supporter l'enfant. Elle déprimait à cause de ça, elle devait être encore sous le choc, d'autant qu'Amycus venait de l'abandonner d'après ce que je comprenais. C'était horrible. Je me plaignais d'avoir été plongé dans le déshonneur par mes actes, et d'avoir tout gâché, mais ce qui lui arrivait était bien pire. Plein de compassion, j'essayais de sourire, même si ce dernier était forcé. Ma main alla se poser sur celle de Krystel, tandis que je faisais signe au serveur d'apporter la bouteille.


    Je n'allais pas refuser à une fille qui venait de perdre son gamin et son mec d'oublier un peu, l'espace d'un instant, son malheur.



    - Tu veux que je te dise Raybrandt? Arrêtes de te voiler la face. Tu es plus forte que ça non? Ton gosse, tu l'aimais déjà, j'en suis certain. Amycus, je vous ai vus la dernière fois, et ce n'est pas ça qui te ronge à ce point. C'est en bonne partie la cause de ta déprime, mais je vois dans tes yeux que tu regrettes tout cela, que même si tu ne le désirais pas, tu l'aimais quand même, et tu t'en serais occupée. Je suis là si t'as besoin d'aide, et je te promets, enfin, disons que ma promesse ne vaut apparemment pas grand chose, je te promets qu'on va retrouver le responsable, et qu'on va le faire payer.


    Me levant de ma chaise, j'allais récupérer le pull de Krystel pour l'aider à le remettre. Les gens commençaient à la regarder, et je la savais trop fière pour se montrer devant tout le monde, aussi je l'aidais à se cacher de ses blessures.


    - Si tu as besoin de quoi que ce soit, hésites pas. On doit pouvoir s'entraider, on est deux étrangers en territoire inconnu et hostile...

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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Sam 31 Jan - 18:47

    J’en avais assez de souffrir, je voulais que tout s’arrête pour de bon. Je pense qu’il n’y a pas pire pour une personne de se rendre compte qu’elle s’était trompée sur bien des points, surtout quand ces derniers sont plus ou moins en rapport avec le cœur. Le cœurs, tss, je m’en passerais bien tiens en ce moment. C’était tellement dur pour moi de me dire qu’en fait, je m’étais bercée de douce illusion concernant Amycus. J’avais la stupide erreur de suivre ce que ne disait un organe, plutôt que ma tête. Par deux fois, il m’avait montré qu’en fait, ce n’était pas moi qu’il aimait réellement, mais elle, son ange de pacotille, son Anna chérie. Pourtant, je l’avais laissé de nouveau entrer dans ma vie. Comme on dit, jamais deux sans trois. Qu’est-ce que je pouvais être stupide des fois comme nana, mais vraiment. D’une je m’étais abaissée à éprouver des choses que je ne voulais plus sentir en moi. De deux, je l’avais laissé m’utiliser à sa guise, pour remplacer celle qu’il aimait, et qu’il aimera sûrement toujours. Qu’étais-je moi dans cette affaire, mise à part le bouche trou qui se fait couilloner en beauté, par un homme qu’elle pensait connaître. Je m’étais montrée faible, et je n’arrivais pas à refaire surface, je ne voyais pas pourquoi je ne me laisserais pas noyer d’ailleurs. A quoi bon ? Qu’avais-je à gagner à relever la tête ?

    Ma vie n’était qu’un vaste champ de ruine. Depuis ma naissance, tout ce qui aurait pu m’apporter du bonheur m’avait été enlevé. Mon père par exemple. Aux dires des autres, c’était un homme aimant et dès plus courtois. S’il aurait été présent dans ma vie, je n’aurais pas autant eu à subir les colères incessantes de ma mère. J’ai été élevé par des inconnus, qui changeaient toutes les années, histoire que je ne m’attache pas à eux. J’étais devenue la parfaite poupée que ma matriarche voulait pour moi, sans proche, sans personne à qui faire confiance, sans personne à qui parler. Oh oui, bien sûr, elle se disait présent pour moi et une oreille à l’écoute si j’avais besoin. Mais au fond, on savait toutes les deux de quoi il en retournait. Si j’aurais osé un jour lui faire part de la peine que je pouvais avoir, ou d’une incertitude, elle se serait empresser de me rabaisser, et de me prouver combien je suis minable et faible par rapport à elle. Depuis toujours, elle m’avait mise en compétition avec elle, et c’était d’ailleurs toujours le cas à présent. Je dois encore et toujours faire mes preuves, jusqu’à la dépasser. Vous voulez savoir pourquoi j’ai chuté dans les ténèbres ? Tout simplement pour accomplir cela. Mon seul but était de la surpasser, et je ne pouvais y arriver en étant gentille et tout le tralala. Non je devais la vaincre sur son propre terrain. J’avais pris goût du coup au malheur et à la souffrance des autres. J’éprouvais un plaisir sadique et sans limite à torturer les autres. Inconsciemment, cela me permettrait d’oublier mon malheur et ce que je pouvais endurer moins.

    Mais, il était rentré dans ma vie et avait tout chamboulé dans cette dernière et en moi. Je me reconnaissais en lui, et je pensais que nous étions identiques… Lourde erreur encore une fois. J’avais changé pour lui, j’avais renoncé à la vie de débauche que je menais mais qui me plaisait tant. Et pourquoi ? Pour le voir retourner inlassablement vers elle, encore et toujours. Si un jour j’avais été dotée d’aile, il venait d’en brûler les dernières plumes. Je n’étais à présent plus que l’ombre de moi-même, en venant jusqu’à boire pour ne penser à plus rien d’autre. Oui, c’est moi qui l’ai quitté au ministère et non lui. Pourquoi ? Tout simplement pour essayer de rattraper mon erreur. Je l’aimais… Oui, et dieux sait combien c’est le cas. Mais c’est elle qui est dans son cœur pas moi. J’ai bien vu le regard qu’il avait eu pour elle pendant le bal. J’ai bien vu que c’était elle qui voulait, et que c’était elle sur qui il avait envie de veiller. Il m’avait dis qu’il éprouvait ses sentiments pour moi, mais ça, j’en doutais vraiment. Et même si c’était le cas, ils n’étaient rien comparés à ceux qu’il a pour cette Anna. Si un jour, il devrait choisir entre la sauver elle ou me sauver moi, il ne réfléchirait pas à deux fois pour me sacrifier. Je savais fort bien que si elle n’était pas ce qu’elle était, que s’il n’était pas un mangemort, il serait toujours dans ses bras, à être heureux…

    Je voulais qu’il soit heureux oui, et même à mes dépends. Je l’avais quitté aussi pour ça, pour qu’il retrouve sa liberté, pour qu’il puisse retourner avec elle comme il le souhaitait. J’aurais pu rester avec lui en couple, ne pas lui mentir. Mais à quoi bon ? A quoi bon le retenir alors que c’est à elle qu’il pense tout le temps ? Je ne ferais que souffrir plus à la longue que maintenant. J’avais pris la mesure radicale de renoncer à lui pour me préserver un peu. Et ce serait la première de toute. Je ne comptais pas m’arrêter là. Non je devais continuer à agir dans ce sens et me reprendre… Cependant pas aujourd’hui. Aujourd’hui, je n’avais aucune autre envie que de boire, boire, boire, boire, et tout oublier au moins quelques heures. Inconsciemment, mes pas m’avaient mené jusqu’à son travail, comme si j’avais espéré le trouver. Ce ne fut pas lui qui fut au rendez-vous, mais un autre jeune homme, un autre jeune homme pour qui j’avais une attirance que je ne pouvais pas contrôler. Torben Badenov… Un de mes anciens camarades de Poudlard. Un jeune homme qui avait tout pour lui, mise à part la part d’ombre en lui. C’était sûrement cette dernière d’ailleurs qui agissait sur moi comme un aimant. Il n’avait pas eu une vie facile, loin de là. Ce point là est sans aucun doute ce qui nous rapproche le plus. Il y a également l’amour que l’on peut porter à une autre personne, qui n’est pas à laisser de côté.

    Bien vite, nous nous confiâmes l’un à l’autre. Pourtant, jamais je n’aurais cru avoir une telle discutions avec le moldave. Ce n’était pas dans le ‘jeu’ que nous avions entre nous. Mais en cette journée maussade d’hivers, nous en avions besoin. Notre malheur nous rapprochâmes et se confier l’un à l’autre nous fîmes du bien. Il me demanda même de l’aide, à moi, la fille la moins qualifiée dans les relations avec autrui, et surtout amoureuse. J’étais vraiment des plus médiocre, et il suffisait de regarder ma vie pour s’en rendre compte ! Je ne savais pas trop quoi lui répondre, mais je fis de mon mieux, même s’il ne suivrait pas mon conseil. Après tout, c‘était son droit. J’avais essayé de lui faire comprendre que la nature humaine était une erreur, que l’on ne pouvait ni prétendre ni être parfait, même pas moi, que nous faisions tous des choses que l’on regrettait. J’avais essayé de lui faire comprendre aussi qu’il ne fallait pas qu’il se casse la tête pour des broutilles, lui donnant comme exemple des baisers. Mais il ne semblait pas partager mon avis, et me dit que même s’il ne pourrait sûrement pas y arriver, il ferait tout pour être un être pour qui on n’aurait aucun reproche à faire. Et après il oserait dire qu’il n’était pas un mec bien ?

    Puis le sujet arriva trop vite à moi. Il voulait savoir à présent ce qu’il se passait et ce qui me mettait dans cet état. J’avais tellement bu que j’étais incapable de trouver une excuse. D’ailleurs, je n’en avais pas envie. A quoi bon le cacher après tout ? Surtout que je savais que jamais il m’ébruiterait l’affaire. J’avais confiance en lui, sans savoir pourquoi d’ailleurs. Peut-être est-ce le fait qu’il me dise ce qu’il avait sur le cœur en premier, en tout sincérité ? Allez savoir. Je n’avais pas envie de me poser des questions de tout façon, et n’étais plus en mesure de le faire. Finissant d’une traite la bouteille, histoire de me donner du courage comme on dit, je commençais par enlever mon pull. On pouvait voir à présent sur mon corps différentes marques qui disparaissaient au fur et à mesure du temps, mise à part une seule, une belle et longue, cadeau de ma mère qui descendait de mon épaule jusqu’à ma poitrine. Mais ce n’était pas ça que je voulais lui montrer non. Relevant ensuite mon débardeur noir, je le laissais entrevoir le pansement que j’avais au ventre, qui cachait tant bien que mal une plaie qui avait du mal à se cicatriser. Elle était la clef de tout après tout, et avait augmentait ma tristesse, même si ça, je l’ignorais jusqu’à ce qu’il me le fasse prendre conscience.

    Je lui dis alors tout, ce que j’avais subis, les évènements qui m’étaient arrivés et surtout que j’avais eu en moi un enfant, un enfant que j’avais perdu. J’étais enceinte moi, sans même m’en rendre compte. Bien entendu, le père n’était nul autre qu’Amycus. Je n’étais allée dans aucun autre drap que les siens depuis plus de 3 mois, et étant enceinte de deux mois… Il était donc évident que c’était lui le géniteur. Je lui dis également que j’étais contente de ne plus l’être, que c’était le mieux d’ailleurs. Tout cela, je le pensais. Moi devenir mère ? Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’aluminium. Je suis trop mauvaise, trop égoïste pour élever un enfant, et encore moins toute seule. Il n’y avait aucun doute dans mon esprit que ce dernier aurait à subir l’enfance que moi j’avais eu, et ça je ne le voulais pas. Je suis contradictoire dans mes pensées, je le sais. Je considérais le fait d’enfanter comme un fléau, parce que je ne voulais pas reproduire ce que ma mère avait fait avec moi. Alors oui, avant d’en parler à Torben, j’étais contente de ne plus avoir d’embryon dans le ventre, et ainsi d’être soulagé d’un poids. De toute façon, je n’aurais jamais voulu de ce dernier, qui n’aurait été qu’une chaîne de plus à ma cheville. Mais le moldave semblait comprenne autre chose dans mes paroles, et m’en fis rendre compte.

    Je refusais pourtant de me le dire. Non ce serait encore plus douloureux de me dire qu’en fait, si j’avais eu le choix, je l’aurais gardé. Je venais de perdre celui qui faisait battre mon cœur, et le serveur me faisait prendre conscience que je venais de perdre mon bébé, un enfant que j’aimais déjà, sans le savoir. Il avait également raison quand il disait que je m’en serais occupée. Bien sur… Je n’aurais pas été une aussi mauvaise mère que la mienne le fut pour moi. Raa, il venait de semer le trouble dans ma tête, me faisant me contredire une nouvelle fois toute seule. Pourquoi tout cela était-il si compliqué ? Surtout qu’il ignorait quelque chose, quelque chose de très important… La personne qui était la cause de mes blessures, ce n’était nul autre que mon amant, et quand il avait tourné sa baguette vers moi, nous étions loin de nous douter de ce qui allait se passer… Mais qu’importe, ce qui est fait est fait, et on ne peut revenir dans le passé. D’ailleurs, jamais mon amant ne le saurait et tant mieux. Je ne voulais pas qu’il l’apprenne, car cette vérité serait trop dure à avaler.

    Je commençais à me sentir partir dans les bras de Morphée. Il n’y avait que la voix de Torben qui me ‘maintenait’ encore dans la réalité. Avec tout l’alcool que j’avais ingurgité en si peu de temps, cela n’avait rien d’étonnant. Je me fis docile quand il vient me remettre mon pull, comprenant que je ne supporterais pas le regard des autres. Je le laissais faire, le laissais me toucher et m’approcher ainsi sans broncher, ce qui était une première. Je n’aimais pas en fait qu’on soit en contact avec moi si ce n’était pas moi qui en étais à l’origine. C’est bizarre, je sais, mais c’est comme ça. Il me dit ensuite que si j’avais besoin de lui pour quoi que ce soit, je ne devais pas éviter à lui dire. Il finit pas me dire, je cite qu’entre étrangers en territoire inconnu et hostile, on devait s’entraider. Cela m’arracha un maigre sourire. Je fus touchée par ses paroles. Rien ne l’obligeait à être gentil avec moi, et pourtant il l’était malgré tout. Vu qu’il était à mes côtés sur la banquette je vins vers lui, passant mes bras autour de son cou, et posant ma tête contre son torse. Je lui dis dans un souffle avant de fermer mes yeux :



    - Tout ce que je veux, c’est oublié… Tout ce que je veux, c’est dormir, et ne plus y penser…


    La chaleur de sa peau était reposante, ainsi que les battements de son cœur, et il ne me fallut guère quelques seconde pour finir par m’endormir.
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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Mar 3 Fév - 11:09

    La journée m'avait donc réservée un certain nombre de surprises, certaines étaient pour le moins agréables, d'autres l'étaient beaucoup moins, et je devais l'avouer sans en avoir aucune honte. De toutes façons, je doutais pouvoir à nouveau un jour prochain ressentir une quelconque honte après ce que j'avais fait il y a deux jours. J'étais un parjure et de ce fait je n'avais pas d'honneur, moi un Badenov, héritier de ceux de Tupolenk, j'étais passé par le feu et la mort avant de finalement chuter sur une affaire de fesses, comme disait mon arrière grand mère à Zhedevka. « Mentir pour son pays est parfois une nécéssité, mentir pour sa famille et louable, et mentir pour une fille est impardonnable ». Derrière cette petite phrase se cachaient pas mal d'enjeux qui ne m'étaient révélés que maintenant, dans mon plus grand malheur et pour mon plus grand malheur. Je n'étais pas prêt d'être pardonné par Alice, et il était clair que même si elle décidait de ne pas me quitter pour mon indicible trahison, jamais plus elle ne m'accorderait la moindre parcelle de confiance, et cela risquait à plus ou moins brève échéance de détruire ce qu'il restait de nous, pour le peu qu'elle soit mise au courant cela s'entend.


    Mais là n'était pas réellement une surprise. Depuis deux jours, je savais à quoi m'attendre. Non, la surprise, elle était incarnée par Krystel Raybrandt, par le simple fait de sa présence ici. En fait, j'avais l'impression que le monde tournait à l'envers aujourd'hui. J'avais replongé dans mon petit vice et péché mignon qu'était l'alcool et j'avais également pu me rendre compte que Krystel n'était absolument pas non plus dans un de ses bons jours, c'était même plutôt tout le contraire! Elle avait pour ainsi dire négligé son apparence, ce qui constituait la base de la série de surprises qui avaient suivit. Elle m'avait abordé, moi, alors qu'elle était fringuée de façon féminine, certes, mais très loin de ses tenues provocantes habituelles. En fait, elle avait tout simplement mis un pull en laine genre eskimau et un pantalon plutôt bouffant comparé à ses vêtements habituelles. De plus, elle n'était absolument pas maquillée. Elle restait très jolie, mais elle était loin, sans son attirail habituel, de la beauté fatale qu'elle incarnait d'habitude.


    En plus de cela, elle était arrivée complétement torchée et n'arrêtait pas de forcer sur la picole. Ce n'était pas agréable à voir, même pas pour moi, et j'espérais ne pas ressembler à une telle épave dans le sens où j'étais habituellement torché également. C'était pathétique dans le sens où Krystel n'avait en apparence tout au moins rien à gâcher, ou plutôt aucune raison de le faire. Elle était riche à millions, sa famille possédait de grands domaines en France, un château, des relations de par le monde. Elle était également belle à tomber et incarnait la tentation pour tous les hommes, belle comme seul un animal sauvage peut l'être, et les ténèbres qui l'enveloppaient en attiraient plus d'un. Elle était également intelligente, pas autant que moi, mais presque, et cela lui assurait, en plus de son argent, de ses relations et de son absence de scrupules à passer éventuellement sous le bureau, un avenir professionnel des plus rayonnants. Mais c'était bien entendu sans compter sur tout ce qui lui était tombé dessus. Et Merlin seul savait tout ce qu'il avait pu lui arriver.


    Déjà, elle avait été la victime d'une attaque en règle au Ministère et avait gardé quelques petites séquelles. Bon, ça, c'était pas trop grave, une dure à cuir méchante comme elle allait s'en relever sans aucun souci, je ne m'en faisais absolument pas pour cela! Le problème était que son opération pour la soigner avait amené à la découverte qu'elle portait un enfant dans son ventre et que celui ci, plus fragile, n'avait pas survécut à l'attaque. On disait que devant la perte d'un enfant, un père ou une mère pouvait devenir fou. Je ne pouvais que l'imaginer, mais je remarquais tout de même que la souffrance était bien réelle, Krystel venait d'entrer dans une déprime dont les statistiques disaient qu'elle pouvait peut être ne jamais en ressortir totalement. Mais il y avait quelque chose à ce sujet qu'elle ne m'avait pas dit, je pouvais presque le sentir, s'en était presque palpable... Mais je m'étais déjà suffisamment introduit dans sa vie pour la journée sans pousser le bouchon un peu plus loin encore...


    Et puis surtout, ce qu'il y avait aussi c'était ma découverte des sévices corporels auxquels la jeune femme, autrefois mon ennemie, avait été soumise. Elle avait quelques petites marques, signes de bagarres ou d'accidents divzers et anodins qui surviennent dans toutes les enfances, mais il y avait également une énorme plaie qui courrait de son épaule jusqu'au milieu de son torse, entre ses deux seins. Je ne savais pas ce que c'était, mais je me doutais qu'il s'agissait d'une histoire plutôt moche qui lui était tombée dessus. C'était sa vie privée, et même si cela me choquait et m'intriguait, je n'étais pas sûr non plus de vouloir savoir ce qu'il lui était arrivé, ne serait ce que parce que la vérité risquait probablement de m'effrayer quelque peu. Mais bon, au moins lui avais je permis de sauvegarder son intimité en la rhabillant rapidement avec une certaine douceur empreinte de compassion.


    D'ailleurs, vu que nous étions tous les deux sur la banquette, j'aurais sans doute dû me douter d'une nouvelle tentative d'approche de la part de la française, mais je devais remarquer qu'elle n'était plus capable de sensualité dans l'état proche du coma éthylique dans lequel elle se trouvait. Mais bon, valait toujours mieux ça qu'autre chose! Et puis, il fallait avouer également que je préférais cela à une autre série de baisers aussi délicieux que tentateurs! Elle posa alors son visage contre mon torse en une parodie de calin entre proches. Mais je ne la repoussais pas ce coup ci, je sentais qu'elle avait besoin de quelqu'un, et que ce quelqu'un ne pouvait qu'être moi. Elle n'avait apparemment personne d'autre si elle était venue ici plutôt que chez sa mère ou chez Amycus. Elle devait vraiment être desespérée... Elle me murmura qu'elle voulait oublier, dormir et ne plus y penser. Je connaissais la solution au problème, mais je ne pouvais pas le faire sans lui en avoir parler avant. Elle s'endormit, alors, me laissant pantois. Soupirant, je me levais, faisant signe à Tom de venir m'aider.



    - EH bah dites donc, tu as fait fort pour endormir pareille beauté Torben. Vas la coucher dans ta chambre si c'est ton amie, et pas de bêtises hein!


    - Aucun risque, elle est effectivement mon amie et vous savez bien que je suis déjà pris.


    Grognant et disant que « lui de sont temps... », Tom m'aida cependant à porter la donzelle jusque devant ma chambre, où il m'ouvrit la porte avant de s'esquiver, non sans me faire un clin d'oeil équivoque avant de me laisser. Bon, c'est pas tout ça, mais maintenant j'avais un autre problème; et si Alice venait me rendre visite alors que Krystel cuvait dans le pieu? Bon, y'avait peu de chances qu'elle puisse sortir de Poudlard après tout, et il y avait des sujets autrement plus graves et importants à aborder en réalité... Doucement, je portais à bras le corps la jeune femme, sans en profiter, avant de la déposer sur mon lit. Lui enlevant les chaussures, les chaussettes, le pull et le pantalon, je m'efforçais de regarder dehors, par la fenêtre, s'il y avait pas un nuage.... Parfait, une fois que le déshabillage fut effectué, je la glissais (toujours sans la regarder) sous la couette avant de la border aussi chaudement que possible, ce qui la ferait dégriser à coup sûr durant son petit somme. Puis, je regardais son visage, plus calme et plus paisible. J'adorais moi aussi, m'en prendre une belle avant de me coucher, mais là ça frôlait l'irresponsabilité!


    Décidé à ne pas perdre mon temps, je me décidais à aller m'enfermer dans la salle de bain, prenant grand soin de fermer à clef pour éviter toute intrusion... Là, je restais adossé au radiateur avant de filer me laver, restant un long moment sous l'eau bien chaude, qui me permit de reprendre moi même un peu mes esprits. Me rendant comtpe en sortant que j'étais affamé, je me rhabillais à la va vite avant de me diriger vers mon petit coin cuisine, de sortir quelques lardons, quelques oeufs, du fromage et une pöelle, et de commencer à faire une omelette de géant, pour moi et la belle au bois dormant à côté...

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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Jeu 12 Mar - 13:52

    Je divaguais totalement. Il ne faisait aucun doute que je n’étais pas dans mon état normal. Je n’y pouvais rien, c’était ainsi. J’avais essayé de lutter contre mon chagrin, contre toute la peine et la colère que je ressentais, en vain. Il ne me restait plus qu’une solution à mes yeux : boire. Me saouler un bon coup, pour mieux repartir. Après tout, l’alcool était le meilleur des remèdes pour bien des maux comme on le disait très souvent. Certes, il me rendait pitoyable, mais je m’en fichais totalement en cet instant. Le regard des autres, si important pour moi en temps normal, ne comptait plus. Tout ce que je voulais, c’était boire, boire et boire, pour ne penser à rien d’autre. Mes pas m’avaient donc mené au chaudron baveur, où j’y avais revu Torben. Prenant place avec moi à la table, nous avions bavardé pendant pas mal de toi, un exploit pour moi. Les hommes ne sont après tout pas là pour que je me confis à eux et inversement oh non. Ils n’étaient que de vulgaires joujoux que l’on jette dès que l’on s’en lasse. J’avais toujours été élevée avec cette idée, qui me plaisait vraiment. Cependant, ce n’était pas valable avec le moldave. Je l’appréciais pour ce qu’il était, et de plus en plus. Je ne le voyais pas comme un passe, temps, enfin pas totalement. Je le voyais plus comme un ami… Oui, vous lisez bien, un ami pour qui j’ai une certaine attirance, que je ne peux nier.

    J’avais fini par m’écrouler sur lui, m’endormant avant même que ma tête ne vienne se poser sur lui. Le liquide ambré dont j’avais ôté de la bouteille, à présent vide devant nous, agissait très vite. En même temps, j’avais ingurgité une quantité non négligeable, dans un temps record, pour arriver à mes fins. J’étais arrivée à tout oublier, tous mes problèmes, tous les soucis que j’avais en ce moment. Personne n’en saura jamais rien, personne, et surtout pas Amycus, qui y était au cœur. Enfin… Torben était au courant, tout comme moi je savais pour lui. J’aurais voulu lui dire qu’il ne devait pas s’en faire, qu’il n’avait pas trompé celle dont il semblait éperdument amoureux, mais je ne le pouvais pas. Je savais qu’il ne l’avait pas fais, vu que c’était moi qui avait engagé une jeune femme pour qu’il le croit. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il le fallait pour lui. Jamais il ne l’apprendrait, jamais. Il ne pourrait jamais savoir que je lui avais à la fois sauvé la mise, et à la fois tourmenté. Et je vais vous dire, il vaut mieux que cela soit ainsi. Pour lui, comme pour moi. Je devrais bien assez tôt rendre des comptes à d’autres, c’était inéluctable.

    Mais pour l’instant, cela ne hantait plus mon esprit. Je me sentais sereine, oui, comme je ne l’avais pas été depuis très longtemps. Je dormais à poing fermé, sans savoir ni où, ni combien de temps. Tout ce que je sais, c’est que je me réveillais en sous vêtements dans un lit bien moelleux et au chaud. Il me fallut d’ailleurs plusieurs longues minutes pour réaliser et remettre mes idées bien en place. J’avais une grosse gueule de bois, et un affreux mal de crane. Les contres effets de la cuite que je m’étais prise toute seule, en si peu de temps. Mes yeux azurs vinrent se poser directement sur le réveil posait sur la table de chevet. Il était déjà près de seize heures ! Cela signifiait donc que j’avais quitté mon manoir depuis près de trois heures, et que j’avais du m’assoupir pendant au moins deux tours de cadran. J’eu du mal à réaliser que j’avais autant dormi, surtout que cela était très rare ses derniers temps, ou les insomnies faisaient partir de mon quotidien. Je ne connaissais pas du tout l’endroit dans lequel j’étais, mais j’en déduisis très vite, à mon grand étonnement, que je devais être dans une chambre du chaudron baveur, et pour être précise dans celle de Torben, au vue de l’état de la pièce. De toute façon, il n’y avait aucune autre explication.

    Me levant tant bien que mal du lit dans lequel on m’avait bordé, je récupérais mes vêtements laissaient pas loin, avant de me dirigeait vers la pièce qui semblait être la salle de bain. Une odeur d’œuf flottait dans l’air, et je ne pus m’empêcher de retenir mon envie de vomir. Je posais mes habits, avant de finir par me déshabiller entièrement. J’avais vraiment besoin d’une bonne douche bien chaude en cet instant pour me remettre les idées en places. Bizarrement, je me sentais un peu plus légère, sans savoir pourquoi. L’esprit dans le brouillard, je ne pensais plus à tout ce qui me tourmentait et tant mieux. L’alcool était vraiment le bon remède, ou peut-être est-ce le fait de mettre confier au moldave qui avait cet effet ? Allez savoir vous. Accrochant le pommeau de douche en hauteur, je fis couler sur mon corps à présent nue une eau des plus chaude, pour ne pas dire bouillante. Mes yeux se fermèrent naturellement et ma tête se pencha un peu en arrière. Un troupeau d’éléphant aurait pu entrer dans la salle de bain, je ne m’en serais pas rendu compte. J’étais trop absorbée pour m’en rendre compte, et encore une fois, il me fallut pas mal de temps pour arrêter l’eau, me laver et sortir de la douche. Au bas mot, j’avais dû mettre au moins trois quart d’heure.



    Deux serviettes propres et chaudes avaient été posées sur mes affaires, sans que je ne sache comment. Il y avait également un sèche-cheveux et un peigne sur le rebord du lavabo. Je n’avais rien entendu la tête sous l’eau, n’avait pas fait attention à quelque chose. M’enroulant dans la plus chaleureuse des serviettes, j’enroulais mes cheveux dans la deuxième pour les ébouriffer et les sécher un peu, avant d’utiliser l’outil utile créait par les moldu. Bon, mes cheveux seraient tout lisses après, mais ce n’était pas un problème. Très rarement, il m’arrivait de les lisser, pour changer un peu de tête, eux qui d’habitude, sont toujours un peu ondulés. Je vérifiais soigneusement que je n’avais pas laissé de trace de sang sur les serviettes, avant de les faire sécher sur la barre du haut de la douche. Si mon estimation était bonne, il s’écoula un bon demi-tour de cadran avant que je ne ressorte de la salle de bain. Ma nausée semblait être un peu passée, même si je ne pus m’empêcher de plisser le nez une nouvelle fois en sentant l’odeur d’aliment qui régnait dans la chambre. Cela devait faire également plusieurs jours que je ne mangeais guère grand-chose, et que la nourriture me révulser un peu du coup. Un bruit dans la cuisine me guida dans cette dernière où se trouvait Torben. Timidement, je vins vers lui pour lui dire tout simplement :


    -Je… Désolée pour le dérangement… Je vais te laisser tranquille, j’ai assez abusé de ton hospitalité… Je… Attend.
    Prenant un papier et un crayon qui trainaient pas très loin,


    j’inscrivais l’adresse de mon manoir. Je sortis la dizaine de galion qui restait dans ma poche, pour les poser sur la table, avec le morceau de papier. Je lui fis un sourire puis ajouta :


    -Voici mon adresse… Passes quand tu veux, tu es le bienvenu chez moi, qu’importe le jour ou l’heure, alors… N’hésites pas si tu as besoin d’accord Torben ? Et aussi, voici un « peu » d’argent, pour la bouteille, et pour… Le dérangement, la participation pour l’eau et tout. Prend le sans rechigner s’il te plait, cela me fera très plaisir et ce n’est vraiment rien pour quelqu’un comme « moi »… A bientôt et… Merci Torben…


    Me penchant sur sa joue, avant qu’il ne puisse me répondre, je vins déposer un léger et tendre baiser. Puis, sans attendre « mon reste » je pris la direction de la porte de la chambre. Il était déjà près de dix sept heure passé et si je ne rentrais pas bientôt Vermine alerterait la police magique pour partir à ma recherche… Ces elfes de maisons, je vous jure, dès fois, ils ne savent vraiment pas rester à leur place initiale d’esclave sans volonté…

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MessageSujet: Re: Reveil douloureux [Après le bal PV kry]   Sam 14 Mar - 15:44

    J'étais donc en train de cuisiner. Moi, cuisiner. Oui, vous avez bien lu si vous vous posiez la question. Bon, j'avoues, faire une omelette avec tout ce qu'il me tombait sous la main n'était guère là le signe d'une grande cuisine, bien au contraire, mais c'était tout de même pas mal de me voir ainsi passer du côté des fourneaux. Il n'y avait rien de toute façon dans cette chambre qui me permette d'évacuer suffisamment toute la tension qui était en moi, alors je m'occupais comme je le pouvais. Krystel devait toujours être en train de dormir, car je ne l'entendais pas. Il était étrange que je lui fasse confiance à ce point. Auparavant, sans doute ne lui aurais je jamais laissé ainsi l'accès de ma chambre. Peut être que j'avais changé finalement. En même temps, avec tout ce que j'avais vécu ces derniers temps, il serait bien normal que cela ait eu une incidence sur moi, ma façon d'être et de penser. Il y a à peine deux mois, en voyant Krystel, j'aurais brandit le crucifix et l'eau bénite dans l'espoir vain de repousser ses avances aussi perverses que débauchées. Je ne pouvais pas dire que cela m'avait effleuré l'esprit ne serait ce qu'un seul instant aujourd'hui.


    En fait, je me sentais étrangement bien maintenant. Je ne pouvais m'empêcher de penser « un de moins ». Un de moins quoi? Tout simplement un ennemi de moins! En effet, avant, avec Krystel, nous ne nous voyions qu'à couteaux tirés, et il était plutôt rare que des paroles plus douces viennent atténuer la vigueur de nos entrevues. Désormais, j'avais l'impression d'avoir un poids en moins sur mes épaules. Je savais que la part d'ombre de Krystel n'en était que plus forte, mais il ne fallait pas oublier non plus que je l'avais touchée aujourd'hui, et que les sombres affaires dont elle s'occupait seraient peut être un peu moins attirantes à ses yeux. Je n'avais pas moi même vocation à tirer vers la lumière les personnes qui s'en étaient à jamais détournées, étant trop mauvais moi même pour atteindre ce résultat, mais j'étais satisfait de montrer à la jeune femme que tout le monde n'était pas mauvais. Enfin, pas jusqu'à la moelle en tout cas. JE n'avais pas non plus envie d'être l'être le plus gentil du monde...


    Dans la poelle, les aliments continuaient de cuire pendant que je continuais ma promenade en pensée. J'avais déjà casser les oeufs et avait mis le contenu des coquilles dans le récipient, tandis que le tout continuait de cuire. Cherchant dans un placard au dessus de la gazinière, je piochais un petit sachet, en sortant un gros bout de fromage. Je ne me souvenais plus le nom de celui ci. Juste, il était français et il sentait fort, ressemblant un peu à du gruyère mais avec une bien meilleure tête. Le coupant en morceaux, je jetais ces derniers avec les oeufs, en train de faire une omelette bien baveuse. Ensuite, je coupais des pommes de terre après les avoir épluchées, pour mettre les morceaux également dans la tambouille, avant d'arroser le tout de bouts de jambon. Le plat était bientôt prêt. En même temps, il y avait difficilement plus rapide, bien que cela aurait pu l'être si je ne m'étais pas amusé à surcharger cette omelette de divers ingrédients. J'entendais tout à coup le pommeau de douche s'enlever dans son support dans la pièce d'à côté, tandis que l'eau commençait à couler. Ainsi, Krystel s'était finalement réveillée... Heureux de voir qu'elle faisait comme chez elle... Bon, j'avais rien à lui reprocher, après tout, je lui avais accordé l'hospitalité!


    Attendant qu'elle eut terminé, j'eus bien heureusement le temps de mettre quelques couverts sur la table, et de verser le fruit de ma cuisine dans deux assiettes. Je ne savais pas si Krystel aurait faim, ni même si elle aurait envie de se joindre à moi pour ce repas anti-cuite, mais j'aurais été un bien piètre hôte si je ne lui avais rien préparé. En quelque sorte, j'avais choisit d'assumer l'état de la jeune française en al recueillant sous ce qui était mon toit, et je ne pouvais donc qu'obéir aux règles de la bienséance que m'avaient enseignés mes parents. Calme, j'attendais, bras croisés, assis sur ma chaise, avant de décider de me lever à nouveau et de préparer autre chose à manger, ayant une faim de loup. Soudain, j'entendis des pas traîner sur le sol derrière moi. Me retournant, je vis la jeune française, de nouveau fraîche et propre comme un sou neuf s'avancer vers moi. Elle s'excusa d'avoir abusé de mon hospitalité, mais je ne lui répondais pas, car déjà elle prenait un crayon pour noter ce qui semblait être son adresse, avant de déposer une grosse poignée de gallons sur la table. Je remarquais, non sans un certain ressentiment, qu'il s'agissait d'une somme qui me prendrait des jours et des jours à la gagner à la dure. Elle m'insultait presque en voulant payer pour mon hospitalité. Elle m'expliqua alors que je pouvais la joindre quand je voulais, faire ce que je voulais, prendre son argent et que cela lui ferait plaisir, en finissant par m'embrasser sur la joue!


    J'attendis quelques instants avant de faire un mouvement. La belle s'éloignait que je réfléchissais à toute vitesse.



    - Reprends ton argent Krystel Raybrandt, je n'en veux pas et n'en aie pas besoin. Je sais que cela ne représente pas grand chose pour toi, mais c'est la même chose pour moi. Je ne vis pas pour cela, et si je t'ai accueillie, c'est pas pour gagner de quoi casser la croûte pendant des semaines. Je l'ai fait de bon coeur, car tu avais simplement besoin de quelqu'un. Je pense que tu devais être bien desespérée pour venir me voir, mais tu l'as fait quand même, tu as ravalé ton orgueil. Je ferais donc pareil. Es tu certaine de ne pas vouloir manger un peu? Tu auras besoin de fore si jamais un jour je me laisse aller au point d'accepter tes avances... finis je par plaisanter.


    - Plus sérieusement, tu peux vraiment me voir si tu as besoin de quoi que ce soit. J'ai pas beaucoup d'argent, j'ai pas beaucoup de talents non plus, mais je sais faire à manger. Enfin, l'omelette en tous cas. Tu devrais manger un peu, tu fais peine à voir, on dirait que cela fait des jours entiers que tu n'as rien avalé. Et puis, même si tu as l'impression d'être seule, il te reste toujours Amycus. Je ne sais pas ce qu'il a à voir dans l'histoire et je m'en moque, mais tu l'aimes et ça se voit. Par contre, même si tu décides de partir, j'aimerais savoir... Que faisais tu au Ministère? Et contre quit 'es tu battue? Pourquoi t'es tu battue, d'ailleurs? C'est pas méchant, mais l'angleterre représente encore moins pour toi que pour moi, et tu n'as pas l'air de vouloir te battre contre quelque chose en laquelle tu ne crois pas...

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