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MessageSujet: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Mer 3 Déc - 11:06

Comment vous décrire ce que je ressens sinon vous dire qu'actuellement je connais une joie plus grande que jamais! Je veux dire par là que le bal de Noël aura lieu dans quelque jours de cela, quoi qu'en y réfléchissant non, il aura lieu dans deux jours, enfin c'est plutôt une façon d'être plus précis pour ne pas vous embrouillez dans mon récit et que vous puissiez comprendre où je veux en venir. En tout cas, j'attends ce bal qui se promet très intéressant, je pense qu'on pourrait bien y voir des choses très intéressantes, c'est en général dans ce genre d'ambiance festive que se montre les vrais personnalités des personnes, et je me demande très honnêtement quelle va être la résultante de ma relation avec la demoiselle que j'ai invité au bal, qui se trouve être ma soeur, en plus d'être une jeune femme sublime qui joue à me séduire. Qui joue tellement bien à me séduire que j'ai oublié d'être son grand-frère pour devenir à mon tour un séducteur, en réponse à la "provocation séductrice" qu'elle me faisait. C'était dangereux et à double tranchant, mais je ne pouvais pas simplement lui dire de but en blanc après qu'elle se soit présentée à moi, que j'étais son frère, cela aurait été fort peu bienheureux pour la suite de ma relation avec elle.

J'essayais parfois de faire le bilan de mon actuel situation, mais tout cela était bien plus compliqué qu'il n'y paraissait et faire le point relevait d'une tache que je ne qualifierais ni d'impossible, ni d'insurmontable, mais au moin de très compliqué. Ce n'était pas une mission impossible, juste une mission très compliquée, un genre de calcul de math dont la recherche de la septième inconnue suffit à vous donner mal à la tête pour le restant de vos jours. Alors je préférais ne pas chercher à faire le point, je patientais en attendant de voir de quoi il retournerait, par estime et par pitié pour ma tête. Dans le même temps, je savais que si je contentais d'attendre en espérant que la situation évolue à mon avantage, je prenais des risques, Evanna Lyrics, jusqu'à preuve du contraire était une jeune femme, et si sur cette terre il y avait bien une chose d'encore plus incompréhensible que l'exponentiel du chiffre d'or, c'était bien les filles! Vision sexiste ou machiste? Non je préfère le terme réaliste. Bien sûr, les garçons comprenaient les filles, ou au moins ils parvenaient à discerner ce qu'elles sous-entendaienyt, mais c'était une forme de jeu que ne pas toujours se plier à leur quatre volonté.

En attendant, je quittais mon travail à quinze heures comme tous les mardi, il neigeait aujourd'hui, journée normale, dans un décembre normal, mais pas dans une vie normale. Ma vie était à part, mais je pense que toutes les vies un moment donné sont à part d'une façon ou d'une autre. En pensant aux personnes que j'avais rencontré, oui leurs vies étaient à part, ou ces personnes faisaient en sortes que ce soit le cas. Lena Sterndunkle avait une vie à part, avec cette mère oh combien particulière dont elle m'avait parlé et dont j'avais pu lire la très sympathique lettre qu'elle adressait à sa fille, quelque temps avant Noël. Rosalie Pélerin rendait sa vie hors du commun en se baignant une fois la nuit tombée dans le lac du collège. Lily Evans ne semblait pas au mieux actuellement. Anna Sanders s'était faites agressée, Sirius Black cherchait une vengeance. James Potter...James Potter aurait pu avoir une vie normale, s'il en existait, après tout, il avait une petite amie absolument sublime, il me faudrait d'ailleurs m'excuser au près d'elle pour les propos que j'ai tenu sur elle devant James et que j'imagine il n'a pas oublié de lui retranscrire pour répondre de ses agissements.

Oui James Potter aurait pu avoir une vie normale, s'il n'avait pas été en relation amoureuse avec la plus belle fille du collège, ou du moins c'était ainsi qu'elle était perçue tant par les filles que par la gente masculine du collège. Etait-elle consciente de cette notoriété? Difficile à dire, je ne lui avait que peu parlé, en tout cas, toutes ses pensées me venaient alors que je marchais tranquillement dans le parc, cherchant à me sortir de mes pensées, je faisais attention à un peu tout autour de moi, j'écoutais le chant des oiseaux, je regardais la neige tombée, je m'arrêtais quelque instant, laissant le froid envahir mes joues et mon corps, j'attendais tranquillement que mes pensées s'évadent. Le spectacle blanc qui s'offrait devant moi était somptueux, la neige sur le sol était un tapis blanc immaculé dans lequel seul quelque traces de pas se détachaient. Je proftais de ce décor, et marchait, sentant et entendant la neige craquée sous chacun de mes pas, jusqu'à ce qu'un peu plus loin je ne vois une forme plutôt familière. Assis sur un banc déneigé du parc, le fameux James Potter. Pourquoi je n'étais pas simplement passé à côté? Je ne sais pas, mais je m'asseyais tranquillement à côté de lui, faisant comme si de rien était:


- James, enchanté de te revoir. Comment vas-tu depuis notre dernière rencontre?
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James Potter

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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Ven 5 Déc - 19:29

Il neigeait. Il neigeait à gros flocons, et depuis plusieurs heures déja, si bien que le sol du Parc était entièrement blanc. James aimait beaucoup la neige, et il en avait profité pour sortir un peu. Il aurait voulu proposer aux Maraudeurs, mais Remus et Peter révisaient, et Sirius était introuvable (donc, avec Anna). Quant à Lily, il voulait la laisser respirer un peu. Ce n'était pas parce qu'il essayait de lui remonter le moral qu'il devait être sur son dos 24 heures sur 24. Ca n'arrangerait pas les choses entre eux, bien au contraire. Elle avait besoin de temps pour se remettre, et elle avait également besoin d'être seule. Car c'était seule qu'elle devait faire son deuil. James pouvait lui donner tout le soutien dont il était capable, toute l'attention et tout l'amour, il ne pouvait pas faire ce pas en avant pour elle. C'était tout seule qu'elle devait trouver la force de tourner la page. Et ce n'était pas pour tout de suite.

James savait qu'elle n'avait pas assisté à l'enterrement de sa cadette, et il savait qu'elle refusait aussi d'aller sur sa tombe. Un petit ami sait toujours beaucoup plus que ce qu'on veut bien lui dire. En revanche, de ce côté il pouvait l'aider. Il savait qu'elle n'irait pas seule, parce qu'elle avait beaucoup trop peur d'affronter ça. Mais si il était avec elle, ce ne serait pas pareil. Il n'était pas de sa famille, il était donc un élément étranger à tout cela. Et en plus de tout, elle savait qu'il serait toujours là pour elle, et qu'il ne voulait que son bonheur. Il attendait seulement le bon moment. Il n'avait pas encore l'âge de transplaner, il ne pouvait pas créer un portauloin (besoin de l'autorisation du ministère). Il ne lui restait donc plus qu'une solution : la voie des airs. Son balais était assez puissant pour les porter tous les deux pendant plusieurs heures. Mais avant ça, il fallait que la blessure de Lily se referme quelque peu, et qu'il lui fasse découvrir le vol sur balais sous un nouveau jour.

Le Gryffondor s'était assis sur un banc en pierre, au milieu du Parc. Il avait reserré les pans de sa cape autour de lui pour garder sa propre chaleur, et avait remonté son écharpe jusque sur ses joues. Il frottait ses mains glissées dans des gants en peau de dragon l'une contre l'autre, par pur réflexe. Ainsi emmitoufflé, il n'avait nullement froid. Il pouvait rester assis là des heures à réfléchir. Un flocon vint se nicher dans son oeil, si bien que le jeune homme sentit les larmes lui venir. Il frotta son oeil, obtenant pour seul résultat une vive rougeur. Il avait l'air malin maintenant, avec un oeil rouge et larmoyant. Heureusement qu'il était seul ! Ah non, il avait pensé trop vite. Une voix masculine venait de le saluer, et il lui sembla la reconnaître. Mais impossible de mettre un nom dessus. Il se tourna vers le nouveau venu, et tomba nez à nez avec Matthieu, le bibliothécaire.

Ce dernier s'était assis juste à côté de lui, et lui demandait comment il allait. James ne savait pas trop comment réagir. Il se souvenait qu'ils s'étaient quittés en plutôt bons termes, la dernière fois, mais ça n'avait pas commencé aussi bien. Alors maintenant, ils ne se détestaient plus ? Ca semblait bien être le cas, et c'était tant mieux ! James commençait à en avoir marre de ne croiser que des ennemis qui cherchent toujours la bagarre. Il se rappelait également avoir dit à Matthieu qu'ils devraient se revoir, parce qu'il avait des questions à la lui poser. Sur sa prétendue soeur, évidemment. James le croyait, puisqu'il ne voyait pas pourquoi il mentirait là-dessus. Et puis, il pouvait bien être le frère de qui il voulait, il ne savait pas bien en quoi c'était extraordinaire. Mais quelque chose lui disait qu'il devait chercher un peu plus loin. Le Gryffondor adressa un sourire sincère à son interlocuteur, tandis qu'il frottait une nouvelle fois son oeil, qui se mettait à le piquer maintenant.


-Enchanté également, Matthieu. Je vais mieux, bien mieux, que la dernière fois. Merci, d'ailleurs. Et pour toi ?
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Ven 5 Déc - 23:14

Ma joie avait un gout amer dans la bouche, comme une parfaitement claire et limpide mais qui pourtant avait un gout parfaitement imbuvable, comme si de la javel ou n'importe quel détergent avait été versé dedans. C'était bien sûr un bonheur immense qui me parcourait le corps, imaginez donc! Mon premier vrai noël dont je profitais totalement, sans aucune réserve, avec une véritable sourire festif et joyeux, pas avec ce semblant de sourire absolument hypocrite et mensonger qu'il m'arrivait fort souvent d'arborer. Non, mon souvenir était devenu quelque chose de parfaitement réel, un véritable sourire sur mon visage, un véritable moment de fête dont je profitais, une véritable joie qui me parcourait et semblait me transcender en machine à aller vers les autres. Etait-ce pour autant plus mal? J'en doute, j'aurais été sot de penser que cela pouvait être négatif, et puis dans le fond, depuis mon arrivée dans ce collège, mes résultats au niveau des rapports étaient extrêmement mitigés. Si j'avais réussi à créer un ou deux semblant d'amitié notamment avec Sirius et Anna, il fallait avouer que pour la majorité des autres, c'était un peu plus chaotique.

La majorité des autres? De qui donc suis-je en train de parler? De Léna, voyons ne soyons pas idiots, je m'entends bien avec elle, même si d'une certaine façon, c'est plus la proximité de nos vies qu'une amitié, mais qui sait. Evanna? Elle est ma soeur, forcément que je chercherais à la revoir et à discuter avec elle tout comme il était évident que je chercherais à ce que la relation avec la jeune femme soit aussi fructueuse pour elle que faire se pouvait. La majorité des autres serait donc Lily Evans? Allons un peu de réalisme, je l'ai vu deux fois, la première à la bibliothèque, la seconde près du lac, où elle avait eu la délicatesse de me mettre son écharpe tout autour de ma tête, me donnant un look oeuf de Pâques certainement des plus amusants, j'en étais persuadé, même si j'avais enlevé l'écharpe avant de chercher à me rendre compte du style que me donnait cette écharpe ainsi mise autour de mon crane. J'avais bien sûr gardé l'écharpe, elle n'était pas à moi et il faudrait bien un jour que je la rendre, évidemment je l'avais nettoyé qu'on ne voit plus la flaque de sang et les petites taches sur le tissu, mais je n'avais jamais eu le temps de la rendre à la jeune femme, ce qui n'était pas faute de l'avoir presque constamment avec moi.

J'avais un peu peur je vous l'avoue que cette bulle fort sympathique dans laquelle je vivais actuellement ne s'éclate très violemment en me faisant très mal. Seulement pour le moment, il n'y avait pas à s'en faire, Evanna et moi étions proche peut-être trop, mais nous étions proches, et rien ne semblait pouvoir aller dans le sens contraire de la positivité de notre relation actuelle, qui bien que relativement indécente, s'avérait me plaire, et pas qu'à moitié. En tous les cas, cette petite bulle de bonheur n'allait je l'espère pas éclater, même si je devais le concéder, Evanna restait d'une certaine façon un mystère pour moi, mais je ne doutais pas que j'aurais le temps de lui parler et de lui poser des questions en temps et en heure, j'avais patienté quatre années avant de la voir, je pouvais encore patienter pour avoir quelque réponses, après tout, la précipitation faisait faire des erreurs, et la mort était une conséquence fort peu plaisante et de toute évidence sans aucun bénéfice ni pour moi ni pour Evanna, de plus j'aimais bien ma vie, malgré tous ses aléas et tous ses fluctuas réguliers de haut et de bas, ma vie n'était pas si mal, si seulement elle avait pu être plus simple!

En tous les cas, c'était étrange, dans ce parc, assis sur ce banc à côté de James, c'était même très étrange si on considère que notre relation était extrêmement particulière. Semblant d'ami, puis ennemi déclaré, puis j'étais passé conseiller, et maintenant, je ne savais pas trop, le fait que j'ai réussi à m'asseoir à côté de lui et lui parler me faisait penser qu'en finalité, notre relation ne devait pas être au plus bas, sans pour autant qu'elle ne soit de l'amitié. C'était un rien étrange, mais au final, le jeune homme me répondit sans aucune ambiguïté sur un ton qui se voulait parfaitement amicale et sympathique, j'avais même eu droit à un sourire apparemment sincère auquel moi aussi, je répondais d'un sourire absolument sincère. Au premier abord, j'eus cru que le Gryffondor avait les larmes aux yeux et qu'une fois encore, j'arrivais comme une cerise avariée sur un gâteau franchement pas bon, où pour le dire un tantinet plus vulgairement comme une coui*** dans le potage. Finalement il semblait que n'ayant qu'un oeil rouge, le jeune homme ait en faites juste quelque chose dans l'oeil. J'acquiesçais à sa réponse, et à mon tour, après avoir déposé l'écharpe de Lily sur ses genoux:


- Tu la verras surement avant moi, tu pourras lui la rendre avec mes remerciements, je l'ai lavé qu'il n'y ait plus de sang. Et pour tout te dire, je vais bien, je me suis remis de ma rencontre avec l'arbre, et je me souviendrais de ne plus trop les approcher. Concernant tes remerciements, je vois mal de quoi tu veux me remercier, j'ai évalué la situation et je t'ai donné un conseil, tu aurais pu ne pas le suivre après tout. D'autant que je me souviens ne pas avoir été des plus sympathiques dans ma façon de le dire. Il y a juste une question qui me chiffone, on en est où actuellement? Je veux dire, on était d'abord inconnu puis presque pote, puis ennemis, finalement j'ai été ton conseiller le tout en moins de deux heures, alros c'est un peu brouillon tout ça...
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Dim 7 Déc - 21:05

Assis sur son misérable banc de pierre, James laissait son regard dériver sur les quelques mètres qu'il voyait de l'immensité blanche qui s'étendait autour de lui. Cette neige qui tombait à gros flocons autour de lui lui donnait la sensation d'être coupé du monde, isolé dans un endroit qui ne serait qu'à lui. Dans un endroit où il pourrait faire ce que bon lui plairait, sans avoir de compte à rendre à personne. Alors dans son petit havre de paix, il pensait à Lily. Parce que c'était toujours vers elle que ses pensées se tournaient ces derniers temps. Encore plus qu'avant. Il fallait dire qu'il avait de quoi être préoccupé. Son couple avait failli voler en éclats, et même si tout allait mieux à présent, ça ne l'empêchait pas de s'inquiéter. Lily était toujours très fragile, et il espérait qu'elle se remettait. Doucement, mais sûrement. Il espérait que l'impression d'amélioration qu'il remarquait quand il la voyait n'était pas qu'une illusion ou qu'une façade. Il mettait tout en oeuvre pour qu'elle aille mieux, et il espérait que ça fonctionnait.

Un flocon vint alors se loger dans son oeil. Ca faisait vraiment mal ! Le-dit oeil se mit alors à couler, tandis que son propriétaire l'essuyait et le frottait dans le but de calmer les picottements et la gène. Ce n'était pas gagné. Evidemment, il avait fallu que ce foutu flocon viennent perturber son petit moment de tranquilité ! Et ce n'était pas tout, puisqu'une personne venait de s'asseoir à côté de lui. Un instant, il eut l'espoir que ce serait Lily, mais évidemment, ce ne fut pas le cas. Il s'agissait de Matthieu, le bibliothécaire de Poudlard. Voyons le bon côté des choses, ce n'était pas un Serpentard, ni quelqu'un qui en avait après lui, visiblement. James ne savait pas trop bien ce qu'il y avait entre eux : de l'amitié ? Mais il était clair qu'après la façon dont l'homme venait de le saluer, qu'il ne s'agissait pas de haine. Plus de haine.

Arrêtant alors de frotter son oeil comme un forcené, le Gryffondor lui répondit, le gratiffiant d'un sourire. Oui, il allait beaucoup mieux depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Déja, il n'avait plus une envie pressante de le buter, ce qui était une nette amélioration. De plus, tout allait beaucoup mieux dans son couple, qui avait été la principale source de sa colère et de son envie de bagarre. Et c'était en partie grâce à Matthieu, puisque c'était lui qui lui avait conseillé de courrir après Lily, la dernière fois. S'il ne le lui avait pas dit, James serait resté là pour se battre avec lui. Il gérait une seule chose à la fois, c'était comme ça. Mais après le conseil du Bibliothécaire, il avait vu l'un de ses problèmes immédiats s'envoler, et avait donc été libre de courrir après sa petite amie pour lui dire tout ce qu'il avait sur le coeur.

Matthieu déposa alors une écharpe aux couleurs des Gryffondors sur ses genoux. James baissa les yeux vers elle, puis releva le regard pour rencontrer celui de son interlocuteur. Il s'agissait de l'écharpe de Lily, celle qu'elle avait enroulé autour de la tête de l'homme quelques jours auparavant, lors de leur bagarre. Matthieu précisa qu'il l'avait lavée pour qu'il n'y ai plus de sang dessus. A ces mots, James se sentit un peu honteux. C'était de sa faute si le bibliothécaire avait été blessé, c'était même lui qui l'avait blessé. Mais il fallait dire qu'à ce moment là, il méritait pleinement ce qui lui était arrivé. Il ne fallait pas insulter Lily. De plus, c'était lui qui s'était placé sur la trajectoire du sortilège, qui était juste destiné à le désarmer. Sur le coup, James n'avait rien compris à son comportement. A nouveau, le jeune homme vint se frotter l'oeil. Foutu flocon.


- J'avais oubié cette écharpe... Je la lui rendrai. Pour ta rencontre avec l'arbre, je suis désolé. Le sortilège était juste sensé te désarmer, pas t'envoyer valser comme ça.

James Potter, faire des excuses à une personne autre que Lily Evans ? Grande première. Même s'il pensait que Matthieu avait tout de même bien mérité cette leçon, il n'en souffla pas un mot. Il estimait avoir bien assez d'ennemis pour conserver les quelques personnes qui l'appréciaient. A croire que la popularité faisait beaucoup de jaloux... Surtout depuis qu'il sortait avec Lily. Comme si tous les garçons de l'école s'étaient ligués pour lui pourrir la vie. Enfin, surtout les Serpentards, comme d'habitude. Alors, puisque sa relation avec Matthieu était passée de "ennemi" à... quelque chose de mieux, il n'allait pas tout gâcher maintenant. Il se contenta donc des excuses, c'était bien mieux comme ça.

-Je te remecie de ton conseil, parce que si tu n'avais rien dit, je serai resté pour te mettre en pièces.

Il lui adressa un nouveau sourire, tout aussi sincère que le précédent. C'était vrai. Si Matthieu s'était tu en pensant que James courrait naturellement rattraper Lily, le Gryffondor serait resté et lui en aurait mis plein la tronche. Peut-être pas avec la même énergie ni la même rage, mais il l'aurait fait tout de même, juste pour oublier ce qui venait de se passer. Il était aussi reconnaissant à Matthieu de n'avoir pas fait de reflexion en la présence de Lily, de n'être pas intervenu lorsqu'il la tenait dans ses bras. Mais il ne le mentionna pas. Assez de remerciements pour une seule fois. Surtout que le jeune homme avait raison : où en étaient-ils exactement ? James n'en savait pas plus que lui, pour tout dire. Tout ce qu'il savait, c'était que maintenant que leur différent était oublié, il s'entendait assez bien avec lui pour le peu qu'il avait vu. Et il était vrai qu'ils avaient plutôt bien commencé, avant que tout ne dégénère. Le Gryffondor s'accorda un moment de reflexion, les yeux rivés sur ses gants. Il releva finalement le regard vers son interlocuteur.

-C'est même très brouillon... On a qu'à dire qu'on peut être ce qu'on veut. Amis, ça te dit ?

Il lui tendit la main en souriant. Au moins, ils seraient ainsi fixés.
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Lun 8 Déc - 15:45

Tout était bien étrange ces temps-ci, tout semblait soudainement devenir à nouveau plus sombre, plus obscure, plus obscure d'ailleurs que ce ne l'était déjà auparavant. Pourtant tout était réunie que tout aille bien, dans quelque jours se tiendrait le bal de Noël de Poudlard, et j'y allais avec Evanna Lyrics, ma soeur ou demi-soeur, mais quelle différence puisque de toutes façons nous avions un sang identique qui coulait dans nos veines. Le fait que j'y aille avec elle avait quelque chose de magique, c'était en faites comme si j'allais fêter le premier véritable Noël de ma vie, et je voulais le rendre aussi magique que je le pouvais, aussi magique et merveilleux pour moi que pour elle, car lorsqu'elle viendrait à apprendre que je suis son frère, je veux qu'elle se souvienne de ce premier Noël ensemble comme d'un moment magique, d'amitié forte, un moment où un esprit fraternel fort aurait habité la jeune femme et moi. Une soirée où tous deux nous nous serions amusés suffisamment que pour le reste de nos vies, nous ne nous souvenions de cette fois-là, si magique, si différente des autres. Pour le moment, cette fois resterait magique pour moi, mais quand elle saurait, et qu'elle regardera les moments que l'on passe maintenant ensemble avec ce point de vue nouveau de la fraternité, je voulais qu'elle se souvienne que ce Noël et tous les moments que nous avons échangé étaient bons et positifs, au moins pour nous deux.

Le plus ironique dans tout cela était que j'avais maintes fois imaginé ma rencontre avec la jeune femme, sous toutes les coutures possibles et imaginables, sous toutes les possibilités envisageables, avec pour but simple et unique de savoir comment je me comporterais en sa présence et quelle était la réaction la plus adéquate que je devais avoir en sa présence. J'avais imaginé diverses possibilités parmi lesquelles se trouvaient la cruauté, lui faire payer, sans même me faire connaître, d'avoir eu une enfance heureuse, enfin je la supposais heureuse, mais au moins lui faire payer d'avoir eu une mère et un père, biologique il va sans dire. J'avais imaginé la possibilité de lui dire directement ce qu'elle devrait de toutes façons entendre un jour, mais cette possibilité, je me l'étais également refusé, trop d'enjeux, et puis comment pourrait-elle me croire si soudainement j'apparaissais sans jamais l'avoir rencontré pour lui annoncer un grand sourire aux lèvres que je suis son frère? Qui plus est comment pouvais-je simplement me permettre d'intervenir ainsi dans sa vie, et peut-être de la modifier? Car si dans le fond Evanna pouvait réagir positivement à cette nouvelle en m'acceptant ou au moins en acceptant le fait que nous ayons un lien de fraternité, rien ne me prouvait que ce fut le cas? Et si elle se refusait à cette vérité? Si elle ne voulait pas y croire et me tournait définitivement le dos? Alors j'aurais perdu, tout perdu et je n'aurais plus qu'à oublier, elle, ma mère, mon enfance, qui je suis.

J'allais lui dire la vérité évidemment, je ne comptais pas la lui cacher, mais pourtant dès que j'étais avec elle, je me sentais un autre homme. Là de suite, si on m'avait dis que James Potter l'approchait, j'aurais sans doute sauté à la gorge du jeune homme tout en lui faisant promettre sous menaces de mort de ne jamais en aucun cas lui faire de mal. Mais lorsque je me retrouvais face à la jeune femme, tout changeait, je n'étais plus ce grand frère protecteur et aimant, mais je devenais simplement un homme aimant, un amant, un séducteur qui répondait à la demoiselle et son jeu de séduction par la séduction également. Et ce comportement, ou plutôt ces deux comportements complémentaires avaient crée entre la jeune femme et moi une proximité certes désirable, mais pas dans la relation que nous aurions dû normalement avoir, pas une relation comme nous aurions dû en avoir une entre grand frère et petite soeur, ni même entre frère et soeur par ailleurs! Alors pour la sortir de mon esprit et pour sortir de mon esprit le fait que nous soyons de famille mais beaucoup trop proche, il m'arrivait fréquemment de marcher dans le parc comme c'était le cas aujourd'hui, sauf que aujourd'hui était différent des autres jours car j'étais tombé sur James Potter. Evidemment rien d'exceptionnel à voir un élève de Poudlard dans le parc de Poudlard, mais il était seul, jusque là non plus rien qui n'aurait pu me pousser à aller le voir, si ce n'était que notre relation était des plus étranges, et qu'en plus, il savait la vérité, si tant était qu'il l'eut cru! Il me répondit pour ce qui était du sort, de l'arbre et de l'écharpe et je ne pu m'empêcher d'avoir un sourire:


- Il n'y a pas de mal James, tu n'as pas à être désolé, c'était un duel et un de nous deux a refusé de se battre. En réalité, c'est plutôt à moi de m'excuser de ce que j'ai dis au sujet de ta petite amie, elle est une personne formidable je n'en doute pas. Et j'ai agis bêtement en l'insultant, je savais que ce serait quelque chose qui te foutrait en pétard, et je n'ai pas l'habitude d'être trop sympathique, bien que comme dit l'adage «Je suis malade, mais je me soigne». Et puis si vraiment j'avais voulu me battre, je ne me serais pas mis dans la trajectoire du sort, mais je voulais discuter avec toi.

Je laissais ma phrase en suspend, je restais un peu surpris que James Potter m'ait fais des excuses, mais dans le fond, ça prouvait que même ceux que certains pensent impossibles à atteindre restent malgré tout des êtres humains capables de compassion et de pitié. En tout cas, je n'enviais pas du tout le Gryffondor, d'autant plus que sa jalousie semblait maladive, et comme il se disait grand bien sur la beauté de Lily, tant physiquement que moralement, je ne doute pas que le garçon ait eu affaire à nombre d'autres élèves eux aussi intéressés par la charmante demoiselle. Là, ce fut surprise, surprise, car le jeune homme qui me faisait face venait de reprendre la parole, pour me remercier de lui avoir conseillé de me laisser, en sachant qu'il me retrouverait sans problèmes au besoin s'il voulait encore m'en mettre dans la face, alors qu'en revanche sa chère et tendre le fuyait constamment, alors j'avais réagis par instinct en lui disant de la rattraper et de profiter qu'il puisse l'approcher, comment cela avait-il évolue je ne savais pas, mais ça semblait avoir été positif sans quoi le jeune homme ne m'aurait surement remercié ou même dis mot sur cette histoire, alors souriant mois aussi franchement je lui répondis:

- Ouais, de rien. Tu sais, c'est plus facile de l'extérieur de prendre conscience d'une situation et c'était clair que vous vous aimiez ce soir-là, dans la façon que tu avais d'être avec elle, quand tu l'as étreinte notamment. En tout cas, c'était suffisamment clair que je respecte ce moment.

J'eus à nouveau un sourire que je considérais comme sincère de la part du jeune homme, et c'était là que j'avais glissé mon questionnement sur la nature actuelle de nos rapports. Assurément chaotique désignait bien leur nature, mais de là à dire que nous étions des ennemis, il y avait encore un monde. Plus j'y réfléchissais et moins j'y voyais clair dans cette relation, encore une fois je m'illustrais par ma complexité. En tous les cas, peu importait de quoi il retournait pour lui, pour ma part, il était plus proche de l'ami que de la personne dont je me foutais. Enfin c'était aux vues de ce qui s'était passé entre lui et moi, ce qui semblait le plus naturel et le plus normal comme type de relations. Il commença par me dire que j'avais relation, notre relation était bordélique, un vrai foutoir où tout avait évolué beaucoup trop rapidement qu'on puisse suivre. Il continua en disant qu'on avait qu'à être ce qu'on voulait être, et il me proposa une idée de relation. Moi aussi avec un sourire, je serrais sa main:

- Amis ça me convient plutôt bien, et puis c'est simple et défini comme relation alors franchement. En tout cas, tu m'as tout l'air d'un sacré combattant...
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Ven 12 Déc - 22:28

La vie était bizarre. Pourrie, mais bizarre. Elle faisait les amitiés aussi facilement qu'elle les mettait en pièces, elle créait les haines et les rancoeurs, et elle faisait naître l'amour également. Depuis le début de cette année, James avait pu tester tous ces côtés. Il s'était lié d'amitié avec des tas personnes extérieures au groupe fermé des Maraudeurs. A commencer par Torben, puis Anna, Hermione, pour en citer quelques uns, et avec Matthieu au début. Puis certaines de ces amitiés avaient été détruites : celle qu'il avait avec Torben, et également celle avec Matthieu. Ces deux amitiés avaient volé en éclat en très peu de temps, et elles s'étaient transformées en haine viscérale. Et aujourd'hui avec Matthieu, il ramassait les pots cassés. Ils enterraient la hache de guerre pour devenir amis. La vie était tout de même bien étrange, et surtout, imprévisible. James avait l'impression qu'il lui arrivait tellement de choses en tellement peu de temps que tout tourbillonait autour de lui. Il avait du mal à savoir où donner de la tête, et surtout à garder la tête froide et hors de l'eau. Il aurait été tellement facile de perdre pied dans la tempête de sentiments différents qui l'assaillait.

C'était pourquoi il passait plus de temps seul qu'auparavant. C'était pourquoi il passait du temps seul pour la première fois de sa vie. La solitude, ce n'était pas pour lui. Il aimait plus que tout être entouré, de gens qu'il aimait vraiment ou pas forcément, de véritables amis ou juste des connaissances. Tant qu'il n'était pas tout seul, ça lui convenait. Mais ces derniers temps, la solitude sonnait comme un nouveau refuge, un endroit hors du monde qui lui permettait de faire une pause. De se tenir éloigné de tout pour pouvoir réfléchir en paix aux décisions qu'il devait prendre. Pour continuer à mener sa barque aussi bien qu'avant, ce qui s'annonçait difficile. A vrai dire, avec tout ce qui s'était passé, il avait un peu oublié le bibliothécaire à présent assis à ses côtés. Il était passé au second plan tandis que Torben Badenov entrait à nouveau dans sa vie, et pas de la meilleure façon. Le jeune Potter avait tout simplement oublié qu'il devait aller voir Matthieu pour reprendre là où ils s'étaient quittés.

Et c'était Matthieu qui l'avait trouvé. Il était venu troubler son beau moment de solitude, mais James ne lui en voulait pas. Au contraire, ça lui faisait du bien de voir un visage ami. Pas quelqu'un qui cherche à vous tomber dessus par tous les moyens. Et pas non plus une fille qui ne cherche qu'à vous séduire. James aimait bien ça, avant, mais maintenant, il avait Lily. Et peut importe ce que tous les autres pensaient, lui il savait que ça allait tenir, et plus aucune autre fille ne trouvait grâce à ses yeux. En parlant de fille, Matthieu déposa l'écharpe de Lily sur les genoux du Gryffondor. Il avait complètement oublié ça, aussi. Ce simple objet lui rappela tout ce qui s'était passé dans le parc ce jour là. Il se remémora le "duel" contre le bibliothécaire, et également la colère qu'il ressentait contre lui à ce moment là. Il le revit s'envoler vers un arbre, puis se souvint que Lily avait enroulé son écharpe autour de sa tête pour limiter le saignement. Alors il s'était senti obligé de s'excuser.

Il ne le faisait jamais, et pour personne. Les excuses, c'était pour les gens faibles, c'était le dernier recours. Quand il n'y avait plus rien à dire ou à faire d'autre, venaient les excuses. Alors le Gryffondor s'y refusait, parce que ça lui donnait l'impression de plier face à l'autre, de mettre un genoux à terre, et il était bien trop fier pour ça. Il voulait toujours avoir l'ascendant sur son interlocuteur, et la demande de pardon était exclue de son vocabulaire. Mais pour une fois, il faisait une exception. Parce qu'il n'avait pas envie que sa relation avec Matthieu redevienne telle qu'elle l'était ce matin là. Parce qu'il estimait avoir déja bien assez d'ennemis pour vouloir conserver le peu de personnes qu'il pouvait considérer comme des amis. Peut-être était-il en train de changer. Peut-être qu'il se rendait compte qu'il n'y avait pas que l'égo dans la vie, et que les amis c'était plus important.

Matthieu lui dit alors qu'il n'avait pas à être désolé, que c'était lui qui n'aurait pas dû insulter Lily. Sur ce point, le Maraudeur était d'accord. Jamais le bibliothécaire n'aurait dû s'en prendre à la préfète. Mais il cherchait juste à l'énerver, comme il venait de le lui expliquer. Et ça avait merveilleusement bien marché. James se rendait compte combien il était susceptible, mais que pouvait-il bien y faire de toutes façons ? C'était comme ça, et pas autrement, voilà tout. Matthieu déclara également qu'il n'avait pas voulu se battre, qu'il voulait simplement discuter. James releva le regard vers lui, et le dévisagea un instant. Pourquoi avait-il cherché le dialogue avec un mec qui lui avait collé son poing dans la figure ? Pourquoi avait-il voulu lui parler alors que c'était lui qui avait lancé le duel ? Il y avait vraiment des gens tordus, et le Gryffondor venait de classer son interlocuteur dans cette catégorie. Il ne faisait pas vraiment les choses comme tout le monde, celui-là.


-Pourquoi est-ce que tu m'as lancé un duel, si tu voulais pas te battre ? Et de quoi tu voulais qu'on discute ? De ta soeur, c'est ça ?

Le souvenir du nom marqué sur la carnet de l'autre remonta à la surface. Un nom que James connaissait bien, même s'il ignorait beaucoup de la personne qui le portait. Il n'était pas proche d'Evanna, et ne l'avait jamais été. Tout juste se croisaient-ils dans les couloirs ou dans la Salle Commune de temps à autres. Mais depuis qu'elle n'était pas avec Sirius, James l'ignorait tout net. Elle devait garder de la rancoeur contre son ancien petit ami, et le Maraudeur ne voulait pas en faire l'expérience. C'était probablement le fait qu'il ai prononcé son nom pendant qu'ils se disputaient qui avait mis la puce à l'oreille de Matthieu. Peut-être... Mais alors il allait devoir lui expliquer pas mal de trucs. Parce qu'il ne comprenait rien à cette histoire de soeur.

James remercia ensuite son interlocuteur de lui avoir conseillé de suivre Lily. Il écouta les paroles du bibliothécaire, un petit sourire aux lèvres. Oui, ils s'aimaient. Ils s'aimaient plus qu'aucun couple ne s'était jamais aimé. Mais cela était suffisant ? Le Gryffondor tentait de s'en convaincre jour après jour. Les temps étaient troubles et dangereux, et Lily refusait de se battre. Elle refusait d'accepter ce qu'elle était, et ça la mettait en danger. Son attitude exaspérait son petit ami, qui pourtant faisait tout pour la comprendre et se montrer présent. Car présent, il l'était. Il rivalisait d'imagination pour lui changer les idées, pour la faire rire. Il était toujours là pour la prendre dans ses bras, toujours là pour lui sourire et lui dire que tout irait bien. Il espérait juste que tout cela survivrait à la guerre qui se préparait. Que rien ne viendrait briser son petit bonheur si précaire. James hocha simplement la tête, sans cesser de sourire légèrement, ne trouvant rien de convenable à répondre à cela. Il n'avait pas envie de parler de ses états d'âme.

Matthieu formula alors la question qu'ils se posaient tous deux tout bas. Qu'étaient-ils, exactement ? Tendant la main, le sourire aux lèvres, James proposa l'amitié. C'était cool, l'amitié. Et c'était le statut duquel Matthieu s'approchait le plus. Malgré son job de bibliothécaire, malgré leur différence d'âge, malgré le duel et le coup de poing, ami était ce qui le qualifiait le mieux. Pas un ami comme les Maraudeurs, mais un ami tout de même. Matthieu accepta d'ailleurs, serrant la main qui lui était tendue. James la serra franchement, sans cesser de sourire. Les choses étaient parfois plus simple qu'on ne le pensait, ou qu'elles se présentaient.


-Va pour amis dans ce cas ! Pour ce qui est du combat, oui je me défends bien. J'ai de l'entraînement, alors il y a peu d'élèves qui s'aventurent à me lancer un duel. Je te retournerais bien le compliment, mais tu ne m'as pas laissé voir de quel bois tu étais fait. Enfin, je pense que tu ne t'amuserai pas à provoquer d'autres personnes en duel si tu n'es pas toi-même doué.
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Dim 14 Déc - 15:14

C'était particulier de voir comment les choses pouvaient évoluer, je veux bien entendu parler des choses purement matériels, même si de ce côté, les moldus semblaient bien mieux que nous autres sorciers prouver cela. Mais je parle également des pensées et des affairement divers que peu se créer notre esprit. J'étais bien entendu notoirement surpris par cette évolution bizarre que subissait ma relation avec ma soeur. Mais d'un autre côté, cela ne me dérangeait, et ce bien étrangement, que très peu. Bien entendu, je savais de quoi il retournerait une fois la vérité apprise, mais en vérité, je ne m'inquiétais que très peu des retombées qu'elles pourraient avoir. Finalement ces retombées étaient une source de stress pour moi, mais désormais, je tacherais des les relativiser au maximum, moins je m'en inquiéterais plus facile il me sera de finalement être honnête avec la jeune femme. J'avais souvent imaginé le bonheur dont elle avait dû pouvoir profiter avec une vrai famille, une famille biologique. De profiter de cette innocence et de cette joie si caractéristique des personnes dont l'esprit n'est occupé par absolument rien.

Alors oui, je le concédais, l'envie de pourrir un maximum la fille de cette jeune femme m'avait traversé l'esprit. Non c'était au-delà de la simple envie, cette idée avait occupé mes pensées, hanté mes envies et mes pensées. Cette idée était presque devenue une obsession, comme une envie que je n'avais en rien envie d'éviter. Comme si tout d'un coup, je devais devenir plus méchant et plus violent. Mais d'une certaine façon, j'en voulais à ce bonheur dont elle avait profité, ce bonheur dont elle avait eu droit, ce même bonheur qui m'avait été interdit. Je n'avais pas non plus vécu un enfer, tout est relatif, mais disons que si je n'avais pas eu à chercher une famille dont le père de toutes évidences ne voulait pas de moi, tout aurait été bien plus simple. Courir après une famille sur laquelle je ne savais à la base rien était difficile, ça l'avait été, mais force de caractère et de volonté, j'étais parvenu à mes fins. Enfin. Il m'avait fallu quatre années de recherche pour que je découvre avoir une petite soeur. Finalement, le hasard m'avait fais rencontré la jeune femme, alors que je perdais doucement espoir de la rencontrer.

Je pensais que beaucoup de mondes avait une vie absolument normale, bien sûr avec des hauts et des bas, mais une vie tout de même presque normale. J'avais toujours cru que tout était simple quand on avait une vie à peu près normale, j'avais toujours cru que tout serait facile si je rencontrais ma soeur et lui disait la vérité. Ou que je lui rendais la vie impossible par simple vengeance personnelle. Seulement il était vrai aussi que la vie la plus simple pouvait parfois cacher bien des surprises, l'herbe était-elle réellement plus verte chez le voisin? Après tout, on peut se dire que untel ou untel a la vie rêvée, celle dont tout le monde a envie, celle que tout le monde veut avoir, seulement voilà, n'était-ce pas qu'une apparence? L'herbe ne dissimulait-elle pas les engrais nocifs qui la faisaient pousser? Métaphores, métaphores. Explications, Explications. Prenez une personne parfaitement anodine, monsieur tout-le-monde. Il est fort aise comme rien n'arrive dans sa vie et qu'il sourit toujours, de penser que tout va bien pour lui. Seulement, que sait-on vraiment? N'est-pas simplement une image forte et sereine qu'il se donne? Et si tout n'allait pas aussi bien?

Cela semblait m'être réellement le cas avec James Potter, considéré comme un des plus grands séducteurs du collège, avec encore deux trois autres élèves à la réputation fulminante. Entre sentiments, tromperie et violence, la vie du collège semblait bien agitée, mais dans le même temps, j'avais envie de dire tant mieux. Cela prouvant au moins que les plus jeunes n'avaient pas oublié que la vie serait amplement assez compliquée, douloureuse, ingrate, injuste et pourrie une fois l'entrée dans la vie adulte. Le tout était de savoir à partir de quand un jeune entrait dans la vie adulte. Je ne savais pas trop quoi penser, pour ma part c'était ce moment où le jeune se fixait un but plus grand lui que lui, quelque chose qui dépassait son propre entendement, sans qu'il en soit conscient. On pouvait presque dire que j'étais dans la vie adulte, j'avais fais le choix de retrouver ma soeur, j'avais dépassé avec cet objectif mon propre entendement. Des difficultés que j'éprouverais ce choix fait, je n'avais vu que celles pour trouver la demoiselle, oubliant celle de ma simple survie dans ce monde, se trouver de quoi se nourrir, boire, subsister. Mais chez James Potter non plus, l'herbe ne semblait pas parfaitement verte, cependant, il se souvenait ce que j'avais dis:


- Ouais j'avoue être carrément nul en improvisation, balancer que c'était ma soeur c'était complètement crétin de ma part. Qui allait croire ça? J'ai balancé un truc au pif pour te contenter, sauf que Lily est intervenu avant que tu me poses une autre question. Je me doute que tu ne crois pas à cette histoire de fraternité, une énormité pareille. Non James, tu connais la réponse à ta question, pourquoi un jeune homme écrirait le nom d'une jeune femme sur un carnet?

Là, je me surprenais moi-même, j'avoue que je n'avais pas été aussi convaincant dans mon ton et mon expression depuis longtemps. Et quand bien même le Gryffondor préférait croire que je mentais en niant qu'elle soit ma soeur, qu'est-ce que cela me changerait? Je pouvais plus que amplement supposer qu'il n'irait pas tout crier à Evanna. D'abord parce qu'il n'avait pas de raisons de le faire, ensuite parce que cela ne lui apporterait strictement rien par rapport à Evanna. Elle ne lui serait pas éternellement reconnaissante, et de toutes évidences, bien loin de lui l'idée de séduire une autre jeune femme. Après tout il était quand même réputé sortir avec la plus belle jeune femme du collège magique oui ou non? Chacun se faisait sa propre idée sur les jeunes femmes du collège, mais pour la majorité, elles étaient resplendissantes, et contrairement à ce que j'avais pu dire sur Lily Evans, elle n'était pas une pécore. Pas plus elle que n'importe quelle autre demoiselle du collège. Qui plus est, le bal approchait, ce serait sans aucun doute le moment propice à avoir des amis avec qui se placer ce soir là.

Sauf que niveau amis, j'étais assez limité, si on exceptait James, avec qui je venais tout juste de décider d'une relation amicale après le début que l'on connaissait à notre relation. Sirius dont je ne savais pas trop quoi penser, pas plus sur notre relation que sur lui. Anna dont je savais peu de choses sinon qu'elle s'était fais agressé dans un quartier relativement mal famé et qu'elle avait été laissé pour morte. Enfin Evanna, dont je savais que nous avions une relation qui semblait vouloir déborder de la simple relation amicale pour quelque chose de plus évolué, bien que d'extrêmement moins normale entre frère et soeur. Des flashs me revenaient parfois d'elle, notamment quand mes pensées dérivaient, et avec ces flashs, la même question, toujours et encore, que faire vis à vis d'elle? Lui avouer la vérité, la protéger de cette vérité? Lui mentit éternellement pour pouvoir rester proche? Jouer à l'ange-gardien protecteur? S'amuser à la faire souffrir par simple vengeance? Beaucoup de questions, seulement de rares réponses, pas d'amour, pas de haine, alors quoi? Que faire?


- C'est marrant, quand on te voit en ayant entendu parler de toi, on imagine un jeune homme tranquille et sans problèmes. Pourtant, même sans te connaitre outre mesure je me rends compte que c'est faux, l'image de toi invincible et inatteignable est a jamais tombé. J'ai l'impression que les temps sont étranges dans le collège. Entre les amours qui ont du mal, l'agression de Anna Sanders, rien n'a l'air vraiment simple hein?
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James Potter

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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Dim 21 Déc - 19:42

Matthieu était sorti des pensées du jeune Potter depuis bien des jours. Depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus, pour tout dire. En effet, le Gryffondor avait tellement de choses auxquelles penser ces derniers temps que la discussion qu'il avait prévu d'avoir avec le bibliothécaire avait été reléguée au second plan. Et voila que le hasard les réunissait. Ils ne se connaissaient pas vraiment, mais James appréciait l'homme. Même si ça n'avait pas été le cas pendant un moment, il avait changé d'avis. Le conseil de Matthieu, et son silence respectueux lorsque Lily les avait rejoins l'avaient poussé à reconsidérer son jugement. Et finalement, l'autre s'en sortait plutôt bien. Peu de personnes pouvaient se targuer d'être devenues amis avec James Potter après un tel départ. Et quiconque les avait vu dans la Bibliothèque devait les considérer comme les pires ennemis. Mais Matthieu ne pouvait pas prendre cette place dans l'estime de James. Elle était déja occupée par un certain Severus Rogue.

Leur conversation s'orienta alors vers la soeur du bibliothécaire, Evanna Lyrics. James la connaissait un peu, puisqu'elle était dans sa maison et qu'elle était sortie avec son meilleur ami. Cette révélation n'avait pas choquée le Maraudeur, tout juste avait-elle éveillé sa curiosité. Il ne savait rien de la vie d'Evanna, et peut-être bien qu'elle avait un frère bibliothécaire, pourquoi pas ?! Sur le coup, l'explication l'avait satisfait, surtout que Lily était arrivée à ce moment là. James écouta Matthieu, et fronça les sourcils. Pourquoi se rétractait-il maintenant ? Si c'était vraiment un bobard qu'il lui avait servi la dernière fois, il avait assez mal joué son coup. Bah oui quoi, c'était un peu stupide de dire à n'importe qui que la fille qu'on aimait était sa soeur. Si James avait été raconter ça à Evanna, bonjour le bordel ! Heureusement, il n'avait pas eu l'occasion de la croiser au détour d'un couloir.

En même temps, pourquoi Matthieu se confiait maintenant ? Pourquoi est-ce qu'il lui avouait maintenant son amour pour Evanna, alors qu'il lui avait menti la dernière fois ? Probablement parce qu'ils s'entendaient beaucoup mieux à présent. De toutes façons, James avait toujours trouvé stupide de taire les sentiments qu'on avait pour une fille. Lui-même n'avait jamais caché son amour pour Lily, au long de toutes ces années, il n'avait jamais eu honte de ses sentiments, même s'ils n'étaient pas partagés. Il adressa un sourire à Matthieu. Il ne chercha pas d'explications plus loin, et ne songea pas non plus à questionner son interlocuteur plus profondément sur le pourquoi du comment. C'était sa vie, après tout, et le Maraudeur avait déja bien assez de problèmes pour ne pas se mêler de ceux des autres.


-Alors comme ça, Evanna Lyrics te plait bien, hein ? Et tu en es où avec elle ?

C'était personnel comme question, mais ça n'avait jamais dérangé James de se montrer un peu trop curieux. Matthieu répondrait si il en avait envie. En même temps, le Gryffondor ne voyait là rien d'indiscret ou de gênant. Et il se moquait totalement du fait que son nouvel ami veuille se faire l'ex de Sirius. Après tout, Black avait trompé sa copine, et tout était fini entre eux. Sirius n'avait jamais aimé Evanna, et il ne lui en voudrait pas si James aidait Matthieu à se caser avec la blonde. Mais... une minute... c'était pas interdit dans le règlement ça, qu'un membre du personnel sorte avec une élève ? Si ça se faisait et que Dumbledore l'apprenait, Matthieu allait se faire taper sur les doigts, et allait également perdre son emploi. Après, il devait connaître les risques qu'il courrait en draguant la jeune Lyrics. C'était son problème, il faisait ce qu'il voulait. Le règlement n'avait jamais été important pour le Maraudeur, et il n'allait certainement pas freiner le bibliothécaire dans son élan pour une telle chose. Ca ne lui ressemblait pas du tout.

Matthieu changea ensuite de sujet. Il parla du Gryffondor d'une façon dont jamais personne n'avait parlé de lui. L'image d'un mec invicible et hors d'atteinte ? James n'avait jamais pensé que c'était comme ça qu'on pouvait le voir quand on ne le connaissait pas. Personne n'était invicible, et personne n'était hors d'atteinte. La popularité ne faisait pas de lui une personne hors du commun, sans sentiments ni états d'âmes. Il savait que certaines personnes croyaient qu'il ne ressentait rien, et qu'elles pouvaient donc tout se permettre. Il n'avait jamais rien dit, et n'avait jamais rien montré non plus. Ce n'était pas parce qu'il avait de supers amis, une petite amie, et tout pour être heureux que les problèmes passaient à côté de lui sans l'approcher. Tout n'était pas rose dans sa vie non plus. Au contraire, en ce moment, il avait l'impression que toutes les merdes du monde lui arrivait à lui. Comme pour laisser un répi à tous les autres.


-Déçu ? Malgré tout ce qu'on peut raconter dans les couloirs, j'suis un mec normal. Y a aussi des trucs qui foirent dans ma vie, j'ai des problèmes comme tout le monde, et c'est pas parce que je me débrouille toujours pour m'en sortir et faire face que je suis invincible. Ravi que tu ne me vois pas comme ça.

James aimait la popularité. Il en aimait même certains mauvais côtés. Ca le faisait marrer, les gens qui pensaient qu'il était au dessus de tout, que tout lui réussissait, et qu'il était invicible. Ca lui faisait plaisir quelque part, qu'on croit ça de lui. Même si ce n'était à l'évidence pas vrai. Mais il aurait bien aimé que les gens ouvrent les yeux un peu, et se rendent compte qu'il était comme eux. Que lui aussi avait des problèmes, que lui aussi pouvait broyer du noir. Et dans ces moments là, il aurait apprécié qu'on lui foute enfin la paix, et que les gens arrêtent de venir le saluer pour crâner auprès des autres comme quoi ils étaient potes. Il aurait apprécié que malgré sa célébrité au sein de l'école, on le laisse un peu respirer, et qu'on lui donne aussi le droit de garder ses problèmes pour lui.

Le bibliothécaire ajouta que tout partait en vrille en ce moment. Il était en plein dans le mille. Tout allait de travers, et James avait la sensation de ne rien pouvoir faire. Il avait l'impression de se faire emporter par le courant, sans aucune chance de lutter. Qu'est-ce qu'il pouvait faire, lui pauvre petit étudiant ? D'accord, il faisait partie de l'Ordre. D'accord, il avait plus de pouvoir d'agir sur les choses que la plupart de ses camarades, mais ce n'était pas pour autant suffisant. Il se sentait impuissant face à Voldemort et ses mangemorts. Impuissant face à la vague de crimes qui déferlait sur l'Angleterre. La seule chose qui le rassurait était le fait de savoir Dumbledore à leurs côtés. Si le plus grand sorcier de tous les temps était avec eux, ils n'avaient pas d'autre choix que de remporter la victoire. Voldemort n'avait aucune chance contre eux.


-Non, t'as raison. C'est déja pas simple tous les jours en temps normal, mais depuis un moment, c'est de pire en pire. Comment es-tu au courant pour l'agression d'Anna ?

Sirius avait expliqué très rapidement et dans les grandes lignes ce qui était arrivé à sa petite amie, mais il n'avait pas mentionné Matthieu. James ignorait donc tout de son rôle dans cette affaire.
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Dim 21 Déc - 21:56

"I'm immortal, i've inside, blood of Kings!" Bien loin de moi l'idée de me vanter d'avoir écris les paroles de la célèbre chanson de Queen avant Freddie Mercury. Il faudrait encore attendre dix années avant que finalement la chanson ne soit chantée et connaisse le succès qu'on lui connait. Mais dans le fond, cela reflétait plutôt bien l'actualité, ou plutôt l'actualité telle que je la voyais. Ce que j'avais entendu sur James Potter? Tout dépendait bien entendu des versions, il y avait beaucoup de versions, mais toutes se ressemblaient plus ou moins, si vous saviez à peu près découper les élèves de Poudlard en sous-groupe. Plus ou moins moins homogène car l'homogénéité sur une personne ne se trouvera jamais, pas même pour le pire des pires du pire de la terre. Il y aura toujours au moins une personne pour penser en bien de la personne pourtant haïs de tous. Comme il y aura toujours au moins une personne pour penser en mal de la personne pourtant adorer de tous. Alors j'avais pour ma part fais un découpage, tant bien que mal de ce que je pouvais entendre sur James Potter, assurément un des garçons les plus connus de tout le collège.

Et qui divisait sans aucun problème l'opinion publique. Evidemment, il y avait ce qu'on pouvait entendre de lui des garçons qui l'appréciaient, ils étaient par ailleurs assez nombreux, et s'accordaient au moins sur sa loyauté. Quelques ouïes dire sur son mépris des règlements, mais un collège sans rebelles des règlements, ce n'est pas tout à fais un collège ou bien? Autres genre d'avis masculins, celui qui le haïssait, et les causes semblaient multiples. Certains, simplement pour sa popularité, ou pour sa maison, autrement dis, ils le détestaient simplement pour ce qu'il était. Triste et affligeant, mais pourtant si souvent le cas! D'autres la haïssaient pour ses agissements vis à vis d'eux, ou de personne proches d'eux, bien que plus compréhensibles, pas vraiment ma conception de la haine. D'autres en revanches s'accordaient en sorte de groupe ayant pour but d'oeuvrer contre lui et sa "clique" d'amis dont le groupe avait un nom qui m'échappait encore. Enfin des derniers, pas ceux que je comprenais le moins, le haïssaient pour sa petite amie. Je n'en ferais surement jamais partis, mais je pouvais les comprendre.

En parlant de Lily Evans, son avis à elle sur son actuel petit ami, enfin ce qu'il semble encore lui servir de petit ami, je ne l'avais toujours pas. Il fallait avouer que dernièrement la Gryffondor semblait faire des efforts de discretion qui semblaient par ailleurs payant, moi-même je commençais à avoir du mal à la croise à la bibliothèque, lui où pourtant elle passait du temps. En revanche, beaucoup plus accessibles et nombreux, les divers avis de la gente féminine sur le jeune homme. Celles qui l'appréciaient se classaient sur divers niveau que je classerais de "bon ami" à "hystérique folle à lier". Tout me semble bien expliqué au travers de ces deux termes, je doute que l'expliquer plus encore soit utile, simplement, il me semble que beaucoup plus de filles l'apprécient pour son paraitre que pour son être. Rares semblaient ceux connaissant vraiment un tant soit peu le jeune homme finalement, et ce en dépit de sa renommée. Dernier avis, celles qui ne l'aimaient pas, toutes aussi nombreuses que les autres par ailleurs. Souvent ces filles le jugeaient trop immatures, où tout simplement ne voulaient pas être dans le flot hystérique de filles "amoureuses".

Le jeune homme revint sur Evanna, ma petite soeur, il semblait que mon mensonge de rétractation avait fonctionné, peut-être simplement, le jeune homme n'en avait-il absolument rien à faire. Après tout, c'était son droit, et puis j'imaginais aisément que vu sa relation actuellement tendue avec sa petite amie, les histoires de coeur des autres, très honnêtement, il ne devait pas y prêter attention. D'un côté c'était tant mieux, de l'autre, je me rendais compte qu'il aurait pu le dire à Evanna, et certainement que fournir une explication à la sulfureuse blonde aurait été un enfer, voir même pire qu'un enfer! En tous les cas, il n'en avait rien fais, certainement beaucoup trop occupé à tenter de sauver son monde, ou au moins son couple pour commencer. Je souris lorsqu'il me demanda si la jeune femme me plaisait, *vraiment beaucoup trop, tu peux me croire.* Et il me demanda ensuite où j'en étais ce à quoi je répondis d'un petit sourire en haussant les sourcils, signifiant que je n'en savais très honnêtement vraiment pas plus que lui.

Où en étais-je avec elle? Difficile de dire, j'en étais à je l'ai rencontré, je sais qu'elle est ma soeur mais elle l'ignore, on a bue une bière, et je l'ai invité au bal. Magnifique, n'ai-je rien oublié? Ah si, j'ai oublié un menu détail, elle me fait du charme, et autre détail que j'ai failli oublier, je n'ai rien trouvé de mieux que de moi aussi lui faire du charme ce qui me coince dans un mensonge, et une situation bordélique. Où en suis-je avec elle, et que suis-je supposer faire nous concernant? Deux questions actuellement en suspens et pour lesquelles, je n'ai encore absolument aucune réponse même si je consacre mon temps et ma sueur à trouver une issue saine et positive. Et je cherche surtout à ce qu'elle le soit pour elle, alors j'essaye au mieux de comprendre la charmante et charmeuse blonde. *Qui se trouve être ta soeur, alors Roméo, tu te calmes sur ce genre de pensées, l'inceste n'est pas socialement reconnue.* Je ne comptais pas faire un inceste avec elle cependant, n'allez pas mal interpréter mes volontés, simplement, je ne savais pas quoi faire maintenant que j'avais joué à la séduire.

J'avais simplement répondu d'un haussement de sourcils signifiant que je ne savais pas où j'en étais, c'était véridique à moitié aux vues de ce que le jeune homme savait c'est à dire presque rien sinon que j'avais un intérêt tout particulier pour Evanna Lyrics. Le Gryffondor me demanda si j'étais déçu que les rumeurs circulant sur lui se trouvent avoir été démentis en ma présence. Il continua en m'expliquant ce que je savais désormais, il était une personne parfaitement normale, sans rien de réellement exceptionnel, comme tout le monde. Il vivait des moments forts, uniques et rares, comme il vivait parfois des moments de doutes, de douleurs et de déceptions. Il était un homme, un jeune homme, ordinaire, qui voguait entre cours et petite amie, tâchant de se débrouiller sur les deux tableaux. Mais il faisait apparemment toujours brillamment face, surement était-ce pour cela que rares étaient les gens qui ne tarissaient pas d'éloge sur son courage et sa volonté. Il faisait face et on disait de lui qu'il était impossible à atteindre, j'eus un sourire pour lui. Je savais que le rire pouvait être une cure, autant faire un peu d'humour:


- Oh tu sais, tu es très atteignable, il suffit de savoir s'y prendre. Regardes par exemple un crétin de bibliothécaire dont le nom m'échappe, et bien il a réussi à te provoquer en l'espace de dix minutes. Soit c'est un génie du calibre de Einstein soit...Ben soit c'est un génie du calibre de Dumbledore, tu choisis ce que tu préfères. J'eus un sourire amusé avant de reprendre, Je ne suis pas déçu, au contraire. On m'a dis que tu aimais te sentir regarder et apprécier même à sens unique. Ta popularité te plait, ce n'est pas un secret. Seulement je suis très agréablement surpris que ce ne soit qu'une façade et pas un crédo que tu t'es fais!

Oui, même lui, le grand James Potter sur lequel circulait mille et une rumeurs, presque toutes sans fondements. Même lui pouvait être atteint par quelque chose, ou quelqu'un. Ca le rendait plus humain, plus "normal". En tous les cas, j'appréciais l'homme à côté de moi sur ce banc, tout au moins j'appréciais le peu de l'homme que je connaissais. Il me semblait une personne parfaitement sympathique et agréable, quelqu'un de droit. Mais les apparences étaient trompeuses et on pouvait souvent se rendre compte qu'on ne comprenait que trop tard qui avait un masque et qui jouait à visage découvert. Ces derniers étant si rares que l'on pouvait parfois douter que qui que ce soit jouer franc jeu. Pour preuve, je le voulais avec ma soeur, je ne demandais que ça, pourtant ce n'était pas le cas, bien malgré moi. Je n'eus pas le temps de penser plus, le jeune homme reprit la parole pour me répondre concernant Anna, apparemment il avait entendu parler de l'agression mais pas de ce qui s'était passé. Plutôt logique, je serais prêt à parier que c'était Sirius Black qui lui avait parlé, je n'étais pas surpris de ne pas avoir fais parti de son récit:

- C'est moi qui l'ait trouvé dans cette ruelle. Juste après son agression, juste avant que ne vienne Sirius Black, et nous sommes allés tous les trois à l'hôpital. Je n'en sais pas vraiment plus, sinon que les deux-là sont ensembles, et que la jeune femme ne devrait pas se balader seule dans les ruelles de l'Allée des Embrumes. Je laissais un silence et je reprenais, Concernant Evanna, je ne t'ai pas répondu, en réalité pour tout te dire...

*Pour tout te dire quoi??? Qu'est-ce que je peux bien lui dire hein???* Honnêtement, je n'en savais absolument rien, la vérité? Dangereux, très dangereux, il avait beau être sympathique et apparemment quelqu'un de bien, lui dire la vérité pourrait être des plus étranges. Seulement, il était vrai aussi que depuis mon arrivé, j'avais eu bien du mal à parvenir à trouver la jeune femme, le hasard s'en était occupé. Maintenant, j'étais coincé par mon mensonge et un allié ne serait pas de refus, mais qui me prouvait qu'il ne ferait pas n'importe quoi avec cette information? Qui me prouvait qu'il n'allait pas en faire quelque chose pour me dénigrer un maximum aux yeux de tous? Après tout, je n'étais pas sourd, j'entendais ce que disaient les demoiselles à la bibliothèque sur moi, et je savais l'effet que ça pourrait avoir sur certains jaloux. James m'avait déjà fais tâter de sa jalousie, certes très violemment, plus que je ne l'avais imaginé d'ailleurs, mais ça avait été le cas. *Oh et puis zut, il me faut une personne avec moi, au moins une et j'ai quoi à perdre?*:

- En réalité, pour tout te dire, je t'ai dis la vérité ce jour là. Je t'ai menti à l'instant. Elle n'est pas une conquête que j'aurais envie de faire. Elle est ma soeur...Vraiment...Mais elle ne le sait pas, elle ignore tout de moi. Je suis juste le bibliothécaire pour elle. Un bibliothécaire qu'elle s'est amusée à séduire et avec qui elle va au bal. J'ai passé quatre ans à vouloir la retrouver et à imaginer que le jour où je la reverrais je lui dirais la vérité, et maintenant que je le peux...Maintenant que je le peux, je ne dis rien...
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James Potter

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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Lun 22 Déc - 21:43

James savait les bruits qui courraient sur lui. Il connaissaient les rumeurs qui circulaient sur les Maraudeurs. Il était même l'auteur de certaines d'entre elles. Et ça le faisait bien rire. Les gens étaient tellement pathétiques, à répéter les bruits de couloirs. N'y avait-il donc rien d'assez excitant dans leur vie pour qu'ils passent leur journée à parler de celle des autres ? Enfin, ça offrait une petite distraction aux Maraudeurs, qui s'amusaient beaucoup de tout cela. Certaines rumeurs étaient tellement farfelues que James se demandait si quelqu'un y croyait vraiment. Il devait également avouer qu'il y en avait quelques unes de fondées, et pas forcément toujours les meilleures. Enfin, il savait que ça allait de paire avec la popularité, et ce n'était pas lui qui allait s'en plaindre. Que les gens parlent sur lui, ça lui plaisait et ça l'amusait. D'autant plus qu'il venait d'apprendre que la somme de ces rumeurs donnait une image de lui insensible et invincible.

Ce qui n'était pas la vérité. Il était loin d'être insensible, et encore plus d'être invincible. Mais quelque part, ça ne le dérangeait pas que les autres le voient comme ça. C'était peut-être parce qu'il s'en sortait toujours bien, peut-être parce qu'il avait le don inné de toujours retomber sur ses pattes et tirer son épingle du jeu. Peut-être aussi cela venait-il du fait qu'il avait passé cinq années à courir après une fille qui ne voulait pas de lui tout en enchaînant les coups d'un soir. Parce qu'il jetait ses copines les unes après les autres, sans scrupules ni remords. Et parce qu'il donnait l'impression de n'avoir besoin de personne. De se suffir à lui-même. Ce n'était pas faux : en dehors des Maraudeurs et de Lily, personne n'avait une véritable importance.

En tous cas, ce n'était pas cette image là qu'il voulait que ses amis aient de lui. Malgré toute sa vanité et son orgueil, il savait qu'il n'était qu'un être humain. Qu'un jeune sorcier de 16 ans, comme les autres. Il n'y avait rien qui le différenciait des autres garçons de l'école, et il en était conscient. Plus ou moins. Lui aussi, il avait des hauts et des bas. Lui aussi, il lui arrivait de se sentir perdu et au fond du trou. La seule petite chose qui le mettait peut-être à part était qu'il ne baissait jamais les bras. L'abandon n'était pas dans son vocabulaire. Il allait toujours au fond des choses, et rien ne l'arrêtait. Ca lui avait permi de toujours s'en sortir, et plutôt brillament jusqu'ici.
Matthieu ne répondit pas à sa question sur Evanna, et James en conclu qu'il ne voulait pas en parler. Tant pis. La tirade du bibliothécaire lui tira un éclat de rire.


-Il faut dire que ce crétin de bibliothécaire avait très vite identifié la corde sensible ! Je l'avoue, ça me plait d'être populaire. J'aime bien le fait que tout le monde sache qui je suis, et m'envie. J'aime bien que des rumeurs circulent sur moi... Mais faut pas se fier à ce que tout le monde raconte... Qui peut honnêtement dire qu'il est véritablement la personne qu'il montre aux autres ?

James ne parlait de jouer un rôle. Il ne parlait pas de tromper sur sa véritable nature, ni sur ce qu'on ressentait. Il ne parlait pas de masques, parce que ça ne lui venait pas à l'esprit. Il parlait simplement d'une armure, d'une muraille que les gens se construisaient, pour se protéger des nuisances du monde. Lui-même ne portait pas de masque. Il n'avait jamais caché son véritable visage, à qui avait essayé de le voir. Il n'avait jamais prétendu être une autre personne que celle qu'il était, n'avait jamais joué un rôle auprès de personne. Il avait vraiment été un crétin arrogant lorsqu'il s'en prenait à Servilus, il avait vraiment été un sale con sans coeur lorsqu'il larguait ses copines au petit matin. Mais il s'était forgé une armure. Une armure qui prenait le coups, une armure qui le préservait. La personne qu'il était tous les jours, la personne qu'il était en public, n'était le vrai James. Il n'était pas le James qu'il était dans l'intimité.

Lorsqu'il était seul avec quelqu'un, il pouvait être lui-même. Si les gens cherchaient à le connaître, non pas pour profiter de sa célébrité ni pour le draguer, alors il ne repoussait personne. Il baissait les barrrières, il se montrait tel qu'il était. Alors non, il ne jouait pas non plus franc jeu au quotidien. Ca lui aurait plu de le faire... Être tout le temps la personne qu'il était en réalité, ça aurait été tout bonnement génial. Mais alors il n'aurait plus eu aucune armure pour prendre les coups à sa place. Et ça, il ne pouvait pas vraiment se le permettre. Qui le pouvait, de toutes façons ?

La conversation des deux jeunes hommes s'orienta alors sur ce qui se passait actuellement dans le Château et ailleurs. Matthieu avait raison, les temps étaient sombre et bizarres, et rien ne se passait comme ça aurait dû. Tout devenait beaucoup plus compliqué et plus noir, tout comme la vie du jeune homme. Le bibliothécaire relata l'agression d'Anna. En effet, Sirius avait oublié de le mentionner dans son récit. Mais pour sa défense, ce dernier avait été très bref et succin. James n'avait d'ailleurs pas tout compris, avec cette histoire de nom dans la neige... Il n'avait pas cherché plus loin, attendant un moment un peu plus calme pour interroger son meilleur ami. Tout allait beaucoup trop vite en ce moment pour qu'il puisse avoir une véritable conversation très sérieuse avec Sirius.

Matthieu reprit la parole, et James l'écouta en silence. Il n'interrompit pas non plus son moment de doute concernant Evanna. Et la suite lui cloua le bec. Fronçant les sourcils, il dévisagea son interlocuteur. Pourquoi lui racontait-il cela ? Ils ne se connaissaient pas, ils étaient amis depuis cinq minutes. Ils n'auraient pas dû en être déja au stade des confidences et des secrets. Et pourtant, il semblait bien que Matthieu voulait être honnête jusqu'au bout avec James, et faire de lui un véritable ami. Celui qui conseille et qui garde les secrets. Soit. Perturbé, le Gryffondor passa une main dans ses cheveux et sa langue vint humidifier ses lèvres qui commençaient à gercer à cause du froid.

Qu'est-ce que le bibliothécaire attendait de lui ? Un conseil ? Voulait-il que James lui dise quoi faire, comme lui l'avait avec Lily ? Peut-être, mais ça n'arrangeait pas les affaires du Maraudeur tout ça. Parce qu'il n'avait pas la moindre idée de comment Matthieu devait s'y prendre. Il aurait dû lui dire tout de suite qu'il était son frère, et ne pas la séduire et l'inviter au bal. Il était son frère tout de même, comment pouvait-il la draguer ? En même temps, ils ne s'étaient jamais connus, vu qu'Evanna ignorait son existence. Ils avaient peut-être le même sang, mais ils étaient de véritables inconnus. Et maintenant que Matthieu était entré dans le petit jeu de la séduction, il allait être difficile pour lui d'en sortir. Surtout si c'était pour dire à Evanna quel lien les liait.


-Je ne sais pas quoi te dire, Matthieu. En tous cas, tu peux compter sur moi pour garder le secret. Mais sache que tout fini par se savoir, tôt ou tard... Surtout à Poudlard. Tu ferai mieux de tout lui dire avant qu'elle l'apprenne par quelqu'un d'autre ou pire... Par le Racontard. Laisse passer le bal, puis dis lui tout. Tu crois qu'elle réagirait mal ?
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Mar 23 Déc - 15:56

"La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera", ainsi parlait le grand auteur moldu du très célèbre article "J'accuse". Emile Zola, auteur moldu, fervent défenseur de la cause du militaire mal-aimé dans l'affaire qui ébranla la France à la fin de la guerre. Mais qui était vraiment Dreyfus? Un traître à son pays comme se plaisait à le décrire un nombre certains de personnes, journalistes et personnalités politiques, ou l'homme de bien en qui voulait croire d'autre personnes. Dont le fameux Emile Zola. Ici, bien évidemment, la phrase est sortie de son contexte originel, mais pour vous dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité, elle s'applique aussi bien à moi qu'à Dreyfus. La vérité était toujours en marche, une longue et perpétuelle marche, que rien ne pouvait empêcher et qui au final ne conduisait qu'à une seule et unique dernière possibilité, le savoir. Toutes les vérités n'étaient pas bonnes à entendre, toutes n'étaient pas bonnes à dire, mais d'une façon purement surprenante, toutes finissaient inéluctablement par se savoir, être su. Et finalement tous les mensonges, et tout l'univers construit autour de cette vérité, tout l'univers mensonger et construit de toutes pièces s'effondraient, souvent avec pertes et fracas.

Habituellement, j'étais dans le rôle de celui qui détenait la vérité sur un autre et qui par amusement, vengeance où simplement par amusement, allait la révéler. Soit à la personne qui en aucun cas, aucune manière, d'aucune façon que ce soit ne devait la savoir pour une raison quelconque. Soit à la personne dont je sais qu'une fois la vérité en sa possession, elle se répandra telle une épidémie de peste noire dans l'Europe moyenâgeuse. Soit à la personne dont je savais qu'elle trouverait une utilité toute particulière à profiter de cette vérité aux dépends de la personne ayant cherché, autant que faire se pouvait à s'en cacher. Enfin évidemment, il retournait de cela pour les mauvaises vérités, celles qui nécessitent des mensonges pour protéger au mieux cette illusion de bonheur et ce faux monde de joie dans lequel chacun pense vivre. Pourtant, même parfois sur les bonnes et heureuses vérités, on se sentait obligé de mentir, même sur celles qui pourraient améliorer notre quotidien, parce que nous avions peur. Imaginez donc si quelqu'un vous disait aimer votre petite amie! Eut-il été votre meilleur ami, que votre opinion sur lui changera. Inexorablement.

Protéger son monde en mentant était beau, se créer un monde en mentant était beau. Au moins pour soi, puisqu'on mentait rarement pour se mettre en position fâcheuse. Cependant, se créer un monde bâti entièrement sur un mensonge, aussi petit soit-il, revenait à construire un château de cartes dans une zone de grand vent et le tout sur une brindille d'herbe. C'était un pari dangereux qui pouvait donner un résultat des plus jolis et intéressants pour soi-même, mais si fragile. Si le vent soufflait, le château était en ruine, si la brindille d'herbe était enlevé ou cédait, le château s'effondrait. Tout est relatif. Ah ce bon vieux Einstein, que je m'ennuierais sans ses théories et tout ce dont je pouvais parler en relativisant ses théories. Le vieux mathématicien aux cheveux ébouriffés et grisonnant avait bien raison en disant que tout était relatif. Tout n'était que question de point de vue. La même action, sous trois regards différents laissaient place à trois interprétations différentes, c'était ça le libre-arbitre, c'était ça de pouvoir choisir sa voie. Prendre des risques, en prenant un risque, on est toujours conscient qu'il peut y avoir le succès, mais aussi l'échec. Seulement le second, on se refuse à le voir.

Le jeune homme répondit à l'humour que j'avais fais concernant le crétin de bibliothécaire et sa susceptibilité. Il était en effet susceptible concernant sa petite amie, ça pouvait se comprendre quand on savait ou plutôt quand on entendait au quotidien qu'on sortait avec la plus belle de toutes les demoiselles de l'école dans laquelle on était. Seulement j'avais la conviction au fond de moi que ce statut plaisait à James, qu'il aimait entendre, même d'une oreille distraite, qu'il était avec la jeune femme la plus plaisante du milieu estudiantin actuel. Il me concéda apprécier ce qui se disait sur lui, qu'il appréciait être connu, le fait qu'on parle de lui. Et qu'on l'envie. Sans doute parlait-il dans cette envie qu'il provoquait de ses capacités, mais nul besoin d'être un génie pour savoir qu'il parlait aussi de Lily, sans pour autant je pense qu'il ne le dise clairement. Bien qu'il appréciait les rumeurs qui courraient sur lui au quotidien, il pensait quand même qu'il fallait se méfier des rumeurs car elles étaient la résultante d'un moment de notre "moi" et pas notre "moi" de toujours. retour au libre-arbitre. Je souris à sa question, en effet, personne ne pouvait se vanter être toujours parfaitement lui:


- Oui dire qu'on est la personne qu'on veut montrer est compliqué. Il y a toujours cette peur du jugement, cette question, "Qu'est-ce qu'on va pense de moi?" C'est assez terrible d'en arriver à ce point, malheureusement actuellement, difficile de faire autrement si l'on ne veut pas être la risée de tous. Mais c'est ainsi. Et puis nous avons tous diverses facettes selon le moment et selon notre humeur. Par exemple, le James du parc quand nous nous sommes battus n'est pas le même que celui avec qui je parle maintenant et tous les deux sont encore différents de celui de la bibliothèque. Nous portons presque toujours des masques, il n'y a vraiment que dans l'intimité que l'on peut se vanter d'être parfaitement "nu".

En réalité, très peu de personnes peuvent se vanter de ne jamais porter de masques, et ces personnes sont en quelque sortes destructrices, mais aussi et surtout auto-destructrices. Quoi de pire que de ne jamais mentir, si vous ne pouvez avoir une confiance tout aussi aveugle dans ce que vous disent les gens autour de vous. Que ce soit les personnes avec qui vous êtes à peine en relation, comme les personnes un peu plus proches de vous, et enfin la personne que vous appréciez le plus et avec qui vous adorez passé du temps. Seulement voilà, si dans votre cas, vous limitiez les masques, si vous tachiez de n'en porter aucun, si vous vous efforciez d'être le vrai vous au quotidien, était-ce le cas des personnes autour de vous? Allaient-elles, elles aussi, vouloir être aussi véridiques et sympathique que vous? Elles aussi ne porteront-elles pas de masques pour se cacher derrière? Bien sûr que si, tout le monde un moment portait un masque, personne n'en portait aucun, on pouvait au moins limité le nombre de masques, mais pas ne pas en porter.

Et porter des masques était-ce en réalité une forme ultime d'hypocrisie et de mensonges? Pas obligatoirement en y réfléchissant. Finalement ces masques étaient des protections, sortes d'armures, plus ou moins résistantes selon les personnes, plus ou moins résistantes selon la raison du masque. Seulement, ce qui faisait mal dans ces masques, c'était de le voir soudainement et subitement être arrachés de nos visages. Lorsque les masques tombaient, que les vérités frappaient aux portes, plus rien n'allait, le bonheur s'effondrait, l'illusion de bonheur devenait soudain un véritable et réel malheur. Blessant, violent, douloureux. Ces vérités étaient dures à supporter, peut-être encore plus que celles que l'on entendait de la bouche de la personne concernée. Quand on apprenait la vérité de façon honnête, que ce soit sur une bonne ou une mauvaise intention de l'autre, cela faisait toujours moins mal et souffrait souvent une interprétation bien moins mauvaise. Et bien plus agréable, notamment pour les personnes qui pourraient ou en souffrent à l'heure du mensonge.

Alors dans mon esprit, la question qui valait non une importante somme d'argent, mais une question qui avait valeur de vie: "Pourquoi n'arrivais-je pas à dire à Evanna qu'elle était ma soeur?!" Après tout, je n'avais jamais eu aucune gène dans mes rapports humains, tant avec les hommes que les femmes, alors pourquoi, devant cette jeune femme, je devenais soudainement différent. Pourquoi alors que "je n'avais jamais ôté mon chapeau devant personne" est-ce que maintenant "je rampe et je fais le beau, quand elle me sonne"? Pourquoi est-ce que déjà, coincé sous son empire, je file droit, bien gentil, comme assagi par sa douceur et son jeu de séduction. Comme si de façon plus que soudaine, j'étais devenu une personne complètement différente, timide, renfermée sur elle-même, gentille et douce personne qui a peur de blesser une autre. En réalité c'était le cas, je ne voulais pas blesser la jeune, ni même l'heurter, pourtant lui dire que j'étais son grand frère ne pouvait faire que cela. De façon positive ou non par ailleurs. J'aurais aimé que ce soit de façon positive, je trouverais le temps au bal.

Vous me demanderez ce que viens faire le célèbre tombeur de ses dames James Potter dans cette histoire. Et bien la réponse est évidente, lui le premier m'a parlé de la jeune femme, aussi ne vous étonnez pas que je veuille discuter avec lui. Le but est bien sûr de me faire un allié et ami dans l'hostilité de Poudlard, mais aussi et surtout de pouvoir lui demander s'il savait comment réagirait la jeune femme. Je voulais juste qu'il me parle d'elle, même rien que quelque phrases, quelques ouïes dire dont il aurait pu avoir eu vent. Après tout, il devait bien savoir presque tout ce qui se disait puisqu'une grande partie le concernait, ou sa petite amie. Mais cela semblait plutôt mal parti dans mon joli espoir puisque le jeune homme me dit ne pas savoir quoi me dire, sinon que je pouvais compter sur lui pour garder le secret, j'espérais que ce soit le cas, j'étais légèrement déçu d'apprendre cela, pourtant dans tout ce qu'il me dit, jamais il ne me dit ne pas la connaitre au moins un peu. Il m'explique les risques qu'il pouvait y avoir à trop attendre car tout s'apprenait. Il termina en me demandant si je savais sa réaction possible:


- Justement James, justement. J'avais bon espoir que tu puisses me parler d'elle, me dire un peu qui elle est, comment elle se comporte. Je ne sais pas du tout comment elle réagira, alors je comptais sur toi en faites, tu es le premier à m'avoir parlé d'elle, alors j'espère. Le pire dans tout ça, c'est que je me demande si je ne ferais pas mieux de disparaitre. Après tout, elle n'a jamais eu besoin d'un grand frère. Et moi-même, est-ce que j'ai le droit soudainement de m'imposer dans sa vie?
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Lun 29 Déc - 21:58

Depuis qu'il avait onze ans, ou presque, James avait pris l'habitude d'être toujours au centre des conversations. Celles de ses parents, celles de sa famille au complet, celles des filles de son âge, celle des garçons. Et ça ne s'était pas arrangé en grandissant, puisqu'il avait toujours fait tout son possible pour qu'on le connaisse et le reconnaisse. Si bien qu'il ne se trouvait pas un élève à Poudlard pour ignorer son nom, son âge, sa maison. Il savait qu'il ne lui était pas nécessaire de se présenter lorsqu'il faisait la connaissance d'une nouvelle personne, même s'il le faisait tout de même, par politesse. Très tôt, il avait donc su se moquer de ce qui se disait sur lui. Au début, ça l'avait beaucoup énervé, c'est certain, mais il s'était rapidement rendu compte qu'il ne pouvait rien faire contre les rumeurs. On ne pouvait pas empêcher les gens de parler, et de raconter ce qu'ils voulaient. Le jeune Potter et ses amis, apprirent à en rire et finirent même par lancer leurs propres rumeurs sur eux-mêmes.

Donc tout cela n'atteignait pas James. Parce qu'il avait su s'en protéger, et se préserver. Le mec qu'il était tous les jours n'était pas exactement celui qu'il était dans l'intimité. Il n'y avait qu'à demander à Lily pour avoir confirmation ; le James qu'elle aimait n'était pas le petit con arrogant qu'une grande partie de l'école connaissait. Bien sûr, il y avait des côtés qui ne changeaient pas chez lui, comme son sens de l'humeur et son côté "pile electrique". Mais, comme tout le monde, il portait un masque la plupart du temps. Pas un masque qui le changeait complètement, pas un costume, mais quelque chose qui le rendait quelque peu différent. Et il savait que tous les autres faisaient de même. Que personne ne jouait à visage découvert, sauf bien sûr dans l'intimité. Il connaissait Sirius, Remus, Peter, et Lily par coeur. Il les connaissait sans leurs masques et leurs armures.

James n'était pas certain que dans son cas ce soit ce que les autres allaient penser de lui qui l'avait pousser à porter un masque. C'était plutôt pour se préserver justement de ce qu'ils pensaient qu'il avait décidé d'en porter un. Depuis le temps, il s'en foutait de ce que pensaient les gens. L'opinion de la foule lui importait peu... Du moins c'est ce qu'il croyait. Son avis aurait probablement changé s'il avait été à la place de Rogue. Être la risée de l'école, être celui que tout le monde déteste, il n'aurait pas apprécié. Alors il se moquait de ce que les gens pensaient de lui tant qu'ils l'appréciaient plus ou moins. Tant qu'il restait leur coqueluche, tant qu'il resté admiré, il s'en moquait. Mais Matthieu avait totalement raison ; c'était le regard des autres qui poussait les gens à porter des masques, par peur d'être jugé sur la personne qu'ils étaient vraiment. Si l'extérieur n'aimait pas le masque, il suffisait d'en changer, c'était simple. Et c'était si simple d'adopter un masque qui permettait de s'intégrer, de se faire aimer.

James acquiesça pensivement, et machinalement, sa main revint frotter son oeil qui pourtant ne le démangeait plus.


-Je suis d'accord avec toi, tout le monde porte des masques. Mais pas tous pour le même motif. Certains masques ne sont pas du tout agréables, et ne peuvent donc pas être motivés par la peur du jugement des autres. Tu dis que toutes les fois où nous nous sommes rencontrés, j'étais différent, et pourtant je n'en ai pas du tout conscience. Peut-êtrre que ce n'est pas moi qui ai changé, mais la perception que tu as de moi ?

James n'était pas un philosophe, ni même un garçon d'esprit. Il n'aimait pas se poser de grandes questions rethoriques, et méditer des heures dessus en regardant le paysage. Il était beaucoup plus concret, et préférait se pencher sur des choses matérielles, ce qui n'exigeait pas toujours moins de reflexion. Il ne refléchissait jamais à ce genre de choses, tout simplement parce que ça ne lui venait pas à l'esprit. Il avait déja tellement de choses à penser qu'il ne pouvait pas s'encombrer de questions telles que celles ci. Il ne pouvait pas gérer ses problèmes personnels tout en réfléchissant à toutes sortes de théories fumeuses sans imploser. Matthieu le faisait donc avancer sur un terrain qui lui était inconnu. Mais le Gryffondor s'y engageait de bon coeur, poussé dans sa réflexion, et avec le plaisant espoir que son interlocuteur trouve des réponses à ses questions.

La conversation dériva ensuite vers Evanna. Matthieu décida de dire la vérité à son sujet, et révéla son lien de parenté avec elle au poursuiveur. Ce dernier ne suivait pas trop bien cette histoire ; il ne comprenait pas pourquoi le bibliothécaire faisait tant d'histoires pour une affaire de filiation. Elle était sa soeur, d'accord, et alors ? Mais la lanterne de James fut éclairée lorsque Matthieu déclara qu'elle ne le savait pas du tout, et qu'en plus de cela, elle s'était amusée à le séduire. Le Gryffondor comprenait parfaitement qu'après cela, le bibliothécaire n'ai pas pu tout lui avouer. Cependant il savait d'expérience que rien ne restait personnel bien longtemps à Poudlard, et que Matthieu avait tout intéret à se dépêcher de tout dire à Evanna. Sinon, elle finirait par l'apprendre d'une façon ou d'une autre, et ça serait beaucoup moins plaisant pour eux deux. Le poursuiveur demanda à son nouvel ami s'il avait une idée de la réaction que la jeune fille pourrait avoir.

Mais justement, c'était ce que Matthieu voulait qu'il lui dise. Il croyait peut-être que James connaissait bien Evanna, ou au moins assez pour prévoir sa réaction. Sauf que ce n'était pas le cas, absolument pas le cas. Le Gryffondor ne la connaissait que parce qu'elle était sortie avec son meilleur ami, et ne l'avait jamais fréquenté. Sirius avait toujours eu l'obligence de ne pas leur imposer la présence de ses petites amies mensuelles. Evanna n'avait pas fait exception à la règle, et James ne pouvait pas être d'une grand aide à Matthieu de ce côté là. Il pouvait l'aider à collecter des info si ça lui faisait plaisir, mais parler d'Evanna, c'était impossible. Passant une main dans ses cheveux, comme pour réfléchir, le Maraudeur prit son temps pour répondre. Il cherchait à se remémorer tout ce qu'il pouvait à propos de la jeune fille, sans grand succes pourtant. Ah si, maintenant qu'il y pensait... Il plissant les yeux, concentré, il chercha néanmoins le regard du bibliothécaire.


-Je ne la connais pas, en réalité. Je t'en ai parlé uniquement parce qu'elle a eu une histoire avec Sirius, c'est tout. Mais je vais essayer de te dire tout ce que je sais sur elle. Avant c'était une fille qui riait souvent, intelligente je crois, qui sait ce qu'elle veut.... Elle a du caractère, et elle a pas froid aux yeux, vu qu'elle a repoussé une fois Sirius, ce que personne n'avait jamais fait avant elle... Mais maintenant, elle est différente... Enfin, c'est ce qu'on raconte. Elle est plus froide, mois drôle, un peu inquiétante en gros. Mais ce sont que des bruits de couloirs, j'en sais rien du tout.

Des rumeurs, voila tout. James ne lui ayant jamais parlé, il ne pouvait pas attester de la véracité de ces dires. Mais puisque Matthieu voulait en apprendre plus sur sa petite soeur, autant lui dire tout ce qui lui venait à l'esprit. Il estimait avoir fait une présentation correcte de la jeune fille, étant donné qu'il n'avait dû lui adresser la parole qu'une fois ou deux. Matthieu ferait ce qu'il pourrait et voudrait avec cela, mais au moins, il avait dit tout ce dont il se souvenait. Il ne pouvait pas dire comment réagirait la jeune fille, et ne s'aventura pas de ce côté là. Il n'avait pas envie d'induire Matthieu en erreur et de le lancer sur une mauvaise piste. De tout faire foirer en gros. Reprenant la parole, il revint sur une autre partie du discours de son interlocuteur.

-Tu t'en fous de savoir si elle a besoin d'un grand frère ou pas. Toi, tu veux l'être, son grand frère, pas vrai ? Alors voila, t'as tout à fait le droit de rentrer dans sa vie. Pas t'imposer, juste frapper à la porte pour savoir si tu peux rentrer. Si tu lui dis rien, tu ne lui donnes même pas une chance de te faire une place dans sa vie. Et puis, peut-être qu'elle a envie d'un grand frère. Toutes les filles rêvent d'avoir un grand frère. Arrêtes de te poser des questions et dis lui tout.

James en avait marre des gens qui pensaient toujours aux autres au détriment d'eux-même. Merde à la fin, il fallait arrêter de se sacrifier. Pourquoi Matthieu n'aurait-il pas le droit de dévoiler sa véritable identité à sa soeur ? Parce qu'elle n'avait peut-être pas envie de l'entendre ? Et alors, si lui avait envie de la dire ? James ne considérait pas cela comme de l'égoïsme véritable. Après tout, chacun avait le droit de faire tout son possible pour goûter au bonheur, et personne n'y arriverait s'ils continuaient toujours à sacrifier leurs désirs pour protéger des proches qui n'en avaient pas toujours besoin.
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Mar 30 Déc - 12:43

Beaucoup de questions peut-être pour rien dans le fond. Je ne sais pas vraiment si c'est dire qu'il n'y a pas de réponses, mais au moins, il y a ces questions qui ont du mal à avoir des réponses. je les cherche bien sûr, certains disaient qu'on était pas perdu tant qu'on avait un but. Alors je n'étais pas perdu, j'avais un but qui était très simplement de dire à ma soeur que je suis son frère. Pourquoi je n'avais pas été capable de lui dire la première fois? C'était ainsi que je m'étais enfoncé dans un mensonge stupide qui me bloquait désormais et qui m'empêchait de véritablement réfléchir. Stupide que j'avais été, cela aurait été si simple si je lui avais de suite dis la vérité. Et je commençais désormais à douter de beaucoup de choses et immédiatement, je doutais même qu'en ayant un but on ne puisse pas être perdu. C'était vrai après tout que j'avais un but, mais que j'étais tout de même perdu, pas dans le sens de quelqu'un qui est complètement perdu dans une ville mais perdu. Je cherchais des réponses mais sans pour autant avoir l'impression de pouvoir les trouver.

Aussi d'une façon tordue, enfin pas non plus tant que ça de voir, on pouvait dire que en effet, j'étais perdu. Perdu dans une marée de questions, dans un flot d'interrogation continu qui se heurtait minute après minute, jour après jour, semaine après semaine. Et du haut de mon palais de sel, je regardais l'eau heurtée les murs qui petit à petit faiblissait sous les impacts. Pour pouvoir fortifier ces murs qui se fragilisaient, je me cachais derrière un masque. Un masque de mensonges qui ne reflétaient pas vraiment ma personnalité, car en vérité, ma personnalité n'était pas de m'amuser à séduire ma petite soeur. Ma véritable personnalité, ce n'était pas de jour le rôle du petit ange sans défense qui se laisse mener à la baguette par une demoiselle qui use, joue et abuse de ses charmes sur un garçon. Je ne doute pas que c'était certainement l'image que je devais donner car la jeune femme semblait pouvoir disposer de moi absolument comme elle en avait envie. Et d'une certaine façon, j'en étais à douter que ce n'était qu'un masque.

Comment aurais-je pu ne pas me laisser mener à la baguette par ma petite soeur? Après tout, sans même qu'elle le sache, la jeune femme avait un pouvoir immense sur moi. Je pensais au fond de moi qu'elle pensait certainement avoir ce pouvoir sur moi grâce à son jeu de séduction. Comment aurait-elle pu se douter de quoi que ce soit concernant notre lien de parenté? Comment aurait-elle pu se douter d'une chose aussi énorme? Après tout il était une vérité qu'on passait beaucoup plus simplement à côté des énormités alors que les détails nous sautaient aux yeux. Cependant le jeune homme avait raison lorsqu'il disait que si tout le monde portait un masque chacun avait ses raisons de le faire. Certains pour se protéger, certains pour se donner un air, certains pour pouvoir dire qu'ils sont mieux qu'ils ne sont. Il avait aussi raison en disant que certains masques n'étaient pas faciles à porter, portez un masque de bibliothécaire en ayant vingt ans, ceci non plus n'était pas des plus faciles. Il me posa une question des plus intéressantes:


- Tu as raison James, certains masques ne sont pas faciles à porter tu as raison. Moi-même j'ai du mal avec mon rôle de bibliothécaire, lorsqu'on a vingt ans et qu'on porte un masque de bibliothécaire, ce n'est pas évident, mais je pense qu'il y a pire. Concernant les masques que tu portes, je ne pense pas que ce soit vraiment ma perception qui ait changé, bien que je ne doute pas que ça ait joué. Cependant je pense avoir vu plusieurs masques de toi désormais. Il y avait ce masque que tu avais, celui du mec sympathique mais très sûr de lui. Il y avait ce masque de jaloux durs et sévères. Ensuite ce masque amoureux et triste qu'il y avait eu lorsque Lily était arrivé. Et maintenant il y a ce masque de garçon un peu perdu et pas véritablement sûr de lui. Je doute que ce ne soit que de ma perception qu'il en retourne. Mais toi, pourquoi est-ce que tu portes un masque?

Je me doutais qu'avec toutes les rumeurs qui circulaient sur lui, le jeune homme ne portait un masque que pour protéger la personne qu'il est. C'est certainement pour pouvoir protéger sa petite personne, mais surtout pour pouvoir préserver au mieux de ses capacités son intimité. Intimité qu'il devait en ce moment avoir du mal à protéger, notamment parce que à l'heure actuelle sa petite amie apparaissait dans les nombreux ragots, et surtout dans le racontard. Alors cela devait être beaucoup plus compliqué pour lui car la jeune femme avec qui il sortait était considéré comme la plus belle de tout le collège. Lui comme le plus grand tombeur, cela compliquait sans aucun doute tout ce qui pouvait se passer entre eux. Avoir de l'intimité quand vous étiez au centre des ragots, cela était extrêmement complexe et compliqué. En réfléchissant à tout cela, j'étais content que pour l'heure, peu de ragot circulait sur moi, c'était une chance. J'avais déjà du mal étant un bibliothécaire jeune dont on disait qu'il séduisait les filles. Alors s'il n'y avait personne d'autre qui ajoutait des ragots, ça me suffisait.

Imaginez donc si la rumeur de propageait qu'Evanna était ma soeur, et que celle-ci ne se porte aux oreilles de la charmante blonde avant que je n'ai le temps que de lui dire la vérité. Non, j'étais bien heureux d'être loin de tout ce qui constituait les ragots et autres rumeurs. Et plus je pourrais rester loin de ces inepties, mieux je me porterais comme tout un chacun sans aucun doute. Mais pour cela, il me faudrait encore dire à ma jeune soeur qu'elle était ma petite soeur, seulement cela n'était absolument pas aise de dire cela à la jeune femme. Comme je l'avais déjà dis, je redoutais sa réaction vis à vis de la nouvelle. Aussi cela n'était pas facile de prendre cette décision, je ne doutais pas que la notion de sacrifice ne fasse partie des habitudes du jeune homme qui me faisait face. Je doutais fortement que le jeune homme soit plus du genre à faire passer ce qu'il voulait avant ce qu'il pouvait en découler. Beaucoup de personnes étaient ainsi, et je ne me doute en rien que James ne fasse passer son bonheur avant celui des autres, moi-même j'avais le droit au bonheur sans doute aucun.

Le jeune homme prit la parole, malheureusement pour me dire ce que je n'avais absolument en rien envie d'entendre, il me dit qu'il ne connaissait que très peu la jeune femme. Il l'avait rapidement rencontré parce qu'elle sortait avec un de ses amis, qui plus est un ami que je connaissais. Sirius Black. Un jeune homme qui sortait désormais avec une jeune femme que j'avais retrouvé dans une rue de l'Allée des Embrumes, une jeune femme qui était en sang en ce moment où je l'avais trouvé. Je revoyais son corps et la douleur qu'elle ressentait à ce moment, mais finalement je revenais à la réalité immédiate comme le jeune homme me disait ce qu'il avait entendu de ma petite soeur. Il me la décrivit tout premièrement comme une jeune femme souriante, heureuse de vivre et profitant de la vie. Une jeune femme intelligente et réfléchie, une de ces femmes qui sait ce qu'elle veut et qui l'obtient. Mais il continua en me disant qu'elle avait changé dernièrement, elle était devenue plus froide et distante, comme si quelque chose n'allait pas. J'allais enquêter:


- Je te remercie pour ce que tu peux déjà me dire, c'est sympathique de ta part, rien ne t'y obliges. Et même si ce ne sont que des dires de couloirs, il y a peut-être une part même infime de vérité.

Des racontards, c'était toujours mieux que rien, au moins c'était un début, et ce début me permettait de savoir que quelque chose chez la jeune femme avait été touchée. Dans le mauvais sens du terme visiblement. Mais je n'eus pas véritablement le temps de réfléchir plus à ce que m'avait dis le jeune homme car déjà, il parlait à nouveau. Pas que ça m'ennuie au contraire, ce qu'il disait était particulièrement intéressant. Il me dit que je me foutais bien de ce qu'elle elle voulait car moi, je voulais devenir son grand frère, et j'avais le droit de l'être. Ce n'était pas faux, j'avais le droit d'être son grand-frère, mais pas m'imposer bien évidemment, mais au moins lui proposer une possibilité, lui prouver que je suis présent et que si elle a besoin de moi je serais là. Etre un grand frère tout simplement. Il continua en me disant que j'avais un avantage que toutes les jeunes femmes avaient envie d'un grand frère et que surement la jeune femme ne dérogeait pas à la règle, mais si ce n'était pas le cas? Si elle n'avait pas envie que quelqu'un apparaisse dans sa vie? Des questions, encore et toujours:

- Tu as sans doute raison James, je devrais peut-être essayer de lui en parler, je compte d'ailleurs profiter du bal pour cela. Il y eut un silence, Tu sais, si tu veux me parler de toi et Lily, je peux peut-être essayer de te conseiller...
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James Potter

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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Sam 10 Jan - 11:39

La conversation que James entretenait avec Matthieu n'était pas banale, et elle plaisait beaucoup au Gryffondor. Il n'avait encore jamais eu l'occasion de parler ainsi et de cela avec quelqu'un. C'était donc tout nouveau pour lui, mais il devait avouer que c'était agréable de ne pas verser dans les banalités. Même si ces questions ne les meneraient peut-être nul part, c'était tout de même interessant de les poser. Même si elles n'obtenaient pas de réponse. De toutes façon, le jeune homme savait qu'il n'y avait pas de réponses à ce genre de questions. Pas de réponse universelle, en tous cas. Chacun avait sa vision des choses, et si celles des autres pouvaient l'amener à réfléchir, elles ne changerait que très peu la façon dont il voyait le monde.

Matthieu lui parla de tous les masques qu'il avait porté. Mais en l'écoutant, James dû s'avouer perdu. Il ne comprenait plus vraiment, à présent. Il avait été tous ces garçons que le bibliothécaire lui énonçait. Il était jaloux, il avait été en colère, et il était présent triste et quelque peu perdu. Ce n'étaient pas des masques, c'était vraiment ce qu'il était. Quand Lily était dans l'affaire, il ne pouvait pas tricher comme il faisait en temps normal. Oui, il était sympa et sûr de lui en temps normal, c'était sa nature. Optimiste, il essayait de toujours prendre la vie du bon côté... Mais il y a des fois où c'est bien impossible. Le masque qu'il portait était celui d'un mec intouchable, celui d'un mec toujours souriant. Celui d'un garçon invincible et indifférent.

Chaque émotion que l'on ressentait n'était pas un masque, ce n'était pas ainsi que le concevait James. Il ne portait de masque tout le temps, ni avec tout le monde. Et à bien y réfléchir, il était probable qu'en ce moment même, il n'en porte tout simplement pas. Après tout, il n'avait pas vraiment de raison de dissimuler la personne qu'il était vraiment en compagnie du bibliothécaire. Non pas qu'ils soient suffisament amis pour cela, mais l'homme venait de lui confier probablement son plus grand se cret, et cela mettait James en confiance. Il ne lui en fallait certes pas beaucoup, mais il avait toujours eu tendance à faire très facilement confiance aux gens. Passant une main dans ses cheveux, comme pour l'aider à réfléchir, il répondit à Matthieu.


-Là, je ne te suis plus. Bibliothécaire, ce n'est pas un masque, c'est un métier... Tout comme moi je suis élève. Et tous ces masques que tu dis que j'ai porté, ce n'étaient pas des masques. J'ai vraiment été tout cela. Je suis tout cela. Le masque que je porte est venu tout seul... C'est pas facile de rester exactement la personne que l'on est quand tant de rumeurs circulent à notre sujet, quand tes camarades ne te traitent pas comme un élève lambda. Tu es obligé de prendre un masque. Et toi Matthieu, pourquoi est-ce que tu portes un masque ?

Le masque de James était une carapace, une armure. Pour se protéger de tous les vices de la popularité. Parce que même si c'était ce qu'il montrait à tous vas, il n'était pas un garçon au coeur de pierre, qui ne pense qu'à lui et que rien ne touche. Il avait pris depuis longtemps le parti de rire des rumeurs à son sujet, parce que c'était plus facile. Les autres élèves avaient tendance à croire que sa popularité l'imunisait contre les sentiments les plus basiques, et il leur montrait donc cela. Longtemps, il avait été un mec que rien n'atteignait, indifférent aux autres et à leurs attaques. Mais depuis qu'il était avec Lily, toute l'école avait bien dû remarquer qu'il n'était pas vraiment cette personne là.

La conversation s'orienta ensuite sur Evanna, la petite soeur de Matthieu. Au début, James n'avait pas vraiment compris pourquoi c'était un secret, mais le bibliothécaire avait précisé qu'elle ne le savait pas encore. Et voila que maintenant ils allaient au bal ensemble. James trouvait cela bizarre, et quelque peu dérangeant tout de même. On allait quand même au bal avec une personne qui nous plaisait, normalement. Or là, leur lien de sang leur interdisait de se plaire. Le Gryffondor raconta alors à son nouvel ami tout ce qu'il savait sur sa soeur, même si ce n'était pas grand chose. James n'avait jamais pris le temps de la connaître ; et à présent elle n'était pour lui que l'ex de Sirius, ce qui excluait presque tout amitié. Son frère de coeur l'ayant plus ou moins trompée avec Anna, il était peu probable que James ne soit mis dans le même panier que Sirius. Matthieu le remercia, et le Gryffondor hocha la tête.

Matthieu exprima par la suite ses doutes sur ce qu'il devait faire. Il hésitait à raconter la vérité à Evanna, parce qu'il avait peur de sa réaction. Effectivement, peut-être n'avait-elle pas envie d'une nouvelle personne dans sa vie. Mais s'il n'essayait pas, comment le saurait-il ? Il y avait des risques qu'il se plante, bien sûr, mais s'il ne tentait pas, il passerait le reste de sa vie à se demander ce qui aurait pu se passer. C'était pour ça que James essayait toujours ; parce qu'il ne voulait avoir aucun regret. Il se disait toujours que des remords étaient préférables aux regrets. Et il l'expliqua au bibliothécaire. Matthieu lui répondit qu'il lui raconterait tout pendant le bal. Puis il y eu un silence que James ne brisa pas. Enfin, le bibliothécaire lui proposa de lui parler de lui et de Lily, s'il en avait envie.

James tourna la tête vers lui, et l'observa quelques secondes. Que pouvait-il lui dire ? Le Gryffondor n'était pas du genre à parler de lui. Enfin si, mais pas de lui et Lily. Pourtant, il devait avouer que ça lui ferait sans doute du bien d'en discuter avec quelqu'un. Et d'avoir une vision extérieure à cette histoire. Car même s'il se montrait fort devant Lily, même s'il faisait tout son possible pour lui redonner le sourire et le goût de vivre, il avançait totalement dans le noir. Il ne cessait de se demander de quoi demain serait fait. Combien de temps durerait encore son histoire avec la préfète ? Tout allait bien mieux entre eux, mais ce ne serait plus jamais le conte de fées qu'ils avaient vécu au début de leur relation. Cette sensation de légèreté et bonheur complet manquait cruellement à James. Il avait l'impression d'être devenu un adulte, et d'avoir beaucoup trop de responsabilités que ses épaules ne pouvaient en supporter. Reportant son attention sur ses mains, il prit la parole.


-Lily et moi... Je t'avoue que je ne sais pas où en est. Où j'en suis. Ca va mieux entre nous, mais ce n'est plus pareil. Elle est tellement triste... C'est dur de se montrer enthousiasme et joyeux pour deux, en ce moment. J'essaye de l'aider à remonter la pente, je fais tout pour ça, mais c'est pas facile. Je vais te demander ton avis sur quelque chose, mais ça reste entre nous d'accord ? Personne n'est au courant. Lily n'a pas assisté à l'enterrement de sa soeur, elle ne s'est jamais rendue sur sa tombe. Je veux l'emmener là-bas pour qu'elle lui dise au revoir. Qu'est-ce que tu en penses ?
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Sam 10 Jan - 21:19

Un instant dans cette discution, une pensée. Une idée soudaine.
Frappant soudainement mon esprit. Pas violent ou douloureux. Juste
surprenant et inattendue. *Pourquoi toujours souffrir?* Cette phrase,
souvent je l'avais médité, mais c'était comme si les gens, tous, James,
moi. C'était comme si tous, tout au fond de nous, nous étions poussé
par une volonté masochiste. Plus forte que nous, prenant le dessus pour
décider pour nous. Une puissance et une violence rare dans cette
volonté. Comme si tout le monde était esclave de cette douleur. Comme
si la douleur nous poussait à la retrouver. Comme si la douleur nous
voulait. Comme si elle nous happait, puissante, violente,
volontaire...Destructrice...Auto-destructrice...Il existe un jour, un
homme dont je ne sais rien de la vie, qui avait dis "On fait toujours
du mal à ceux qu'on aime", je me demande s'il savait qu'on aimait ceux
qui nous font du mal. Ce serait tellement facile de tout plaquer, de
tout laisser tomber. De ne pas faire front à la douleur et de s'en
échapper, mais non. Tous toujours, sous ces impulsions de masochisme
pures, nous choisissions de faire front et de souffrir d'avantage.
Quand c'était le cas on parlait de courage...Courage ou masochisme?
Apparemment la frontière était aussi mince qu'entre le courage et
intrépidité.

Cette discution était des plus intéressantes, et j'aimais à discuter
avec le Gryffondor plus que je n'avais supposé que ce soit le cas. S'il
était, semblait-il, plus un habitué des maux que des mots, il savait se
faire de bonne discution. Etait-ce que je le prenais dans un moment où
il sentait sa vie lui échapper? Etait-ce simplement un moment de
faiblesse passager dans la vie du jeune homme dont je profitais sas le
savoir? Etait-il simplement honnête sans véritablement s'en rendre
compte? Je ne saurais dire si j'avais à faire avec l'habituel James, il
eut fallu que je le connaisse mieux pour savoir. Que ce soit le cas où
pas, au moins le James de ce soir m'était des plus sympathiques.
J'avais pourtant le sentiment de profiter plus d'un passage à vide du
jeune homme que vraiment d'une amitié honnête. Devidrions-nous vraiment
des amis? Je veux dire autrement que par les mots que nous avons
échangé et cette sorte d'accord moral passé entre lui et moi? Le temps
à nouveau serait porteur de réponses. Le temps...Seul véritable
détenteur de la vérité, comme ce serait bien que d'en être le maitre.
Revivre sans fin les moments intenses de bonheur de notre vie...Comme
ce serait devenir fou à vivre dans un moment devenu soudainement
l'instrument de nos envies...Personne ne maitrisait le temps, il
deviendrait fou.

Le bonheur. La tristesse. Le courage. La peur. La gloire. L'échec.
L'amour. La haine. Des sentiments encore et toujours. Libre à chacun
que de se les approprier. Chacun les ressentait, chacun les vivait. La
différence entre les hommes est intérieure, elle ne dépend pas de ce
qu'on ressent, elle dépend de la façon dont chacun s'arrange avec ce
qu'il ressent. Sourire. Moue. Volonté. Recul. Poing victorieux. Dépis.
Baiser. Bagarre. Chacun ressentait et vivait différemment chaque
sentiment. Ce qui pouvait importer aux uns pouvait soudainement passer
bien dérisoire aux yeux des autres. La première différence possible
était la jalousie. Certains la portaient à l'extrême. D'autre la vivait
ainsi que moi je vivais avec la jalousie. Je la ressentais bien sûr,
mais elle semblait glisser sur moi comme l'eau. Comme si elle me
touchait, mais ne me pénétrait pas. Comme si elle se heurtait à un mur.
James lui était touché, je l'ignorais encore, mais il me le prouverait
quelque jours plus tard au bal, lorsque sa chère et tendre embrassera
un certain jeune homme. Dont je ne sais que l'amour qu'il porte à la
demoiselle.

James me répondit, j'écoutais ce qu'il me disait. Bien que pensif,
j'avais toujours eu ce don de laisser dériver mon esprit tout en
parvenant à suivre une conversation. Être déconnecté de ce monde et du
moment et pourtant tout en comprendre. C'était un don utile. Ce n'était
pas ça que je faisais, sitôt le jeune homme rompait-il le silence que
je me reconcentrais sur ses dits, peu importait ce à quoi je pouvais
penser. Il m'expliqua ne plus me suivre, et je le comprenais dans un
sens. Tout dépendait la largeur que l'on donnait à un masque et donc à
la "nudité" d'une personne. Les explications viendraient, et je
continuais d'écouter le jeune homme. Il m'expliqua que toutes ses fois
lorsque j'avais pensé qu'il portait un masque, je n'avais en réalité vu
que lui, le vrai lui. Il continua en disant que son masque lui était
venu seul, que ce masque était une armure visant à le protéger de ces
rumeurs qui circulaient sur lui. Je le comprenais, difficile de
maintenir un semblant d'existence normal si l'on ne se protégeait pas
derrière un masque. Derrière une armure dans le cas du jeune homme. pourquoi portais-je un masque?


- Je porte un masque pour protéger les autres de moi. Pour protéger le monde de mon vrai moi. Disons que je suis très franc, et c'est peu dire. Alors je porte une armure qui empêche les choses de sortir, mais laisses entrer. Je soufflais entre mes mains pourtant chaudes d'avoir été dans mes poches, Après tout dépend évidemment ta conception du masque, tout dépend où commence et s'arrête ton idée du masque. Pour ma part, tout le monde porte toujours en permanence un masque. Une personne réellement dénudée de masque pour moi serait une personne qui ne ressent rien. Pas qui reste insensible, qui ne ressent rien. C'est une conception très brute des choses. Seulement je pense que le masque apparait pas lorsque qu'on ressent l'émotion, mais selon la façon dont chacun y réagit. Le masque ce n'est pas l'émotion, mais la réaction qu'elle provoque chez nous. Je remettais mes mains dans ma poche en silence avant de reprendre, Je ne remets pas en cause ta vision des choses. Bien au contraire. Elle est beaucoup plus humaine que la mienne.

Et en ces temps troubles, l'humanité était bien la chose qu'il nous restait à nous autres, sorciers. L'humanité de l'homme, sa capacité à juger, à user et abuser de son libre-arbitre. Sorte de pouvoir qu'il possédait et qui lui permettait de se placer par dela les animaux. Ce libre-arbitre était bien entendu notre meilleur allié. Il nous permettait de prendre des décisions raisonnées. De réfléchir sur une situation donnée, souvent pour que nous réfléchissions à ce qu'il se faisait de mieux pour nous. Notre libre-arbitre définissait notre capacité à vivre, à profiter, à ressentir de la joie et la bonne humeur. Si il n'y avait pas de libre-arbitre, si on retirait à l'homme sa chance d'être humain, alors la vie ne vaudrait plus la peine. Alors, vivre deviendrait inutile. La vie ne serait plus qu'une pathétique succession de décision impersonnelle, sans fondement autre qu'un idéal qui nous aurait remplacé. Si nous ne pouvions plus réfléchir, nous perdrions tout. Nous perdrions notre amour-propre, mais également tous nos ressentiments, tout ce qui nous définissait comme des êtres humains, à jamais disparu dans les méandres d'un idéal.

Serait-ce vraiment une tare que de perdre le libre-arbitre? Toujours si idéalisé. Toujours présenté comme la meilleure chose au monde après l'amour. Toujours si parfait. Toujours si intouchable. Toujours cette capacité d'affirmer "Je suis vivant parce que je peux choisir librement ce que je veux et refuser ce que je ne veux pas." L'illusion du bonheur et de la sécurité. L'illusion de la perfection en cette terre corrompue. Le libre-arbitre était peut-être un des meilleurs biens. Il était aussi un des pires maux sur la terre. Si il n'existait, serais-je à me demander comment me comporter en la présence de ma petite? Si il n'existait, il aurait été tellement simple de lui dire que je suis son frère, sans redouter sa réaction. Ca aurait été comme si j'avais dis une phrase anodine, si simple, si efficace, si bon, si libérateur. Non, j'avais un libre-arbitre, et je ne pouvais pas dire les choses ainsi que j'aurais pu si je n'avais eu à redouter une réaction. Sans libre-abitre, qui se soucierait si je serais au quotidien brut de décoffrage? Le libre-arbitre n'était pas parfait, il avait ses hauts et ses bas. Pourtant c'était lui qui rendait la vie si vivante, si puissante, si intéressante.

Brut de décoffrage. La meilleure expression pour me définir sans masque. Personne ne connaissait cette partie de moi. Personne. Absolument personne. Les explications pouvaient fuser, à commencer avec le fait que je n'ai absolument aucune famille. Ou plutôt que j'en ai une qui ne me connait pas, et une autre qui m'a, sans pitié aucune, tiré dessus. Ou du moins dans ma discution. Brut de décoffrage. la meilleure expression pour définir le comportement que j'aurais dû avoir avec la jeune femme qui était ma soeur. J'aurais dû être comme cela avec elle lors de notre première rencontre. Comment maintenant, pouvais-je changer d'image sans l'effrayer? Elle qui désormais devait avoir une image de moi comme de celle d'un gentil jeune homme, innofensif et naïf. Un jeune homme qui en pince pour elle et qui répond à ses séductions. Comment maintenant pouvais-je changer? Il me faudrait le faire progressivement, ou garder toujours un masque de gentil petit homme en sa présence. Mentir. Encore et toujours mentir. n'étais-je donc bon qu'à cela? N'étais-je qu'une machine à mentir, encore et toujours, à tout le monde?

Chance, le jeune homme me tira de mes pensées, la discution avait désormais changé, elle ne portait plus sur la relation ambigüe et oh combien chaotique qui régnait entre Evanna et moi. Désormais la discution s'orientait vers le jeune homme te ses problèmes de couple. Il ne m'avait pas fallu être un génie du calibre de Einstein pour que je comprenne rapidement qu'entre lui et la préfet de Gryffondor, rien ne va plus. *Les jeux sont fait?* Renchéris-je encore pour moi-même. D'un petit mouvement de tête, je chassais cette pensée absurde. Ridicule pensée, le jeune homme avait été honnête et sympathique. Je ferais de même avec lui maintenant. Je l'avais déjà conseillé près du lac ce soir là, où je découvris ses problèmes de couple. Ce qui est sûr quand vous êtes le jeune homme le plus célèbre, avec la jeune femme la plus jolie, c'est que laver le linge se fait difficilement en intimité. Il y aura toujours une oreille qui n'aurait pas dû être là. Le jeune homme m'expliqua qu'il était désorienté dans sa relation actuelle. Il m'expliqua combien il avait du mal à aider la jeune femme. Et il me demanda un conseil qui devrait rester entre nous. Bien entendu que ça le resterait. Et je compris que la jeune femme avait récemment perdu un membre de sa famille. Tout s'expliquait dans les dits du jeune homme. Après un silence:

- J'imagine combien ce doit être dur pour toi. Silence, ma langue passe entre mes lèvres, Non en faites je n'imagine pas du tout parce que je n'ai rien vécu de tel. Je pense que toi mieux que personne sait la douleur qu'elle ressent. Et je pense que tu es le plus à même de savoir lui redonner la morale. Ce n'est pas une tâche aise qui t'incombes. Un lourd fardeau. Si elle laisse de la distance entre elle et toi, je pense qu'il faut que tu en respectes un minimum. Elle t'aime James. La distance qu'elle veut laisser avec le monde est compréhensible. Tu dois être présent pour elle sans être avec elle en permanence. C'est compliqué à expliquer. Tu dois être là pour elle et un peu plus, mais tu dois savoir la laisser être seule. Elle fera une partie du deuil avec toi, mais la plus grande partie, elle est la seule à pouvoir le faire. Mon regard s'absenta un instant dans le vide devant moi, et je repris quelque secondes plus tard, C'est un jeu dangereux James. Elle tiendra des mots durs envers toi. Peut-être qu'elle essaiera de s'en prendre à toi. Ou peut-être sera-t-elle plus abattu encore qu'elle ne l'ait, mais...Mais en l'heure, c'est certainement la chose la meilleure que tu puisses faire pour elle. Savoir qu'une personne est morte et voir sa tombe sont très différentes. La seconde est plus terre à terre, plus dure. Sa réaction est imprévisible, mais ce sera assurément, quoi qu'il arrive, un premier pas pour elle vers son deuil...
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Jeu 15 Jan - 20:15

James commençait à se perdre doucement dans la conversation qu'il entretenait avec Matthieu. Il n'avait pas pensé parler de telles choses avec quelqu'un qu'il avait récemment eu envie de tuer, comme quoi, tout arrive. Mais il semblait que leurs définitions de "masque" ne correspondaient pas vraiment. Pour le Gryffondor il s'agissait de rôle, de costumes, d'armures, que l'on enfilait pour diverses raisons. Les masques dissimulaient la véritable personne que l'on était, les masques travestissaient la réalité. Alors que pour le bibliothécaire, il semblait que les masques soit la façon dont on ressentait les choses. Une étrange conception, que le Maraudeur ne parvenait pas à saisir. Pour lui, un masque n'était pas vrai, un masque n'était qu'un mensonge physique. Il lui semblait inconcevable que toutes les réactions humaines soient des masques.

En revanche, il était d'accord sur le fait que tout le monde portait un masque. Comment faire autrement ? Le monde dans lequel ils vivaient semblait s'acharner à vouloir détruire tout et tout le monde. Les gens ne pensaient plus qu'à eux sans songer à l'impact qu'ils pouvaient avoir sur les autres. Par leurs actes ou par leurs mots. C'était la raison pour laquelle James portait un masque. Pour se protéger de ce monde qui cherchait à souiller la nature de tout à chacun. Mais d'autres portaient un masque pour rentrer dans le moule. Pour se faire accepter, se faire aimer. Matthieu portait un masque pour protéger les autres de lui-même. Ca, jamais James n'aurait pu le concevoir ? Comment quelqu'un pouvait-il se considérer comme assez néfaste pour devoir protéger ses proches ? Le bibliothécaire ne semblait pas avoir une haute opinion de lui-même, ce qui chagrina le Gryffondor.

Non pas qu'il lui importait tant que cela l'image que Matthieu avait de lui-même, mais il trouvait vraiment triste le fait qu'une personne ne vienne à se considérer ainsi. Le bibliothécaire expliqua que c'était à cause de sa trop grande franchise, mais James se demanda si c'était là l'unique raison. La franchise ne faisait de mal à personne, même si elle était un peu excessive. Matthieu avait le droit d'être honnête et dire ce qu'il pensait aux gens qui l'entouraient. Pourquoi cacher ce pent de sa personnalité dont il n'aurait pas dû avoir honte ? La vie du jeune homme assis à côté de lui se résumait-elle donc au mensonge et à l'hypocrisie ? Retirait-il son masque, de temps à autres ?


-En effet, nos conceptions des masques sont bien différentes. Moi je vois uniquement cela comme quelque chose cachant notre vraie nature. Comme un costume qui changerait la réalité des choses. Et il arrive à tout le monde d'ôter son costume, de temps en temps. Mais toi, tu as une drôle de raison de porter un masque. Le retires-tu parfois ?

Un silence s'installa entre eux. James laissa son interlocuteur plonger dans ses pensées, tandis que lui se laissait aller aux siennes. Immédiatement, et sans qu'il le veuille, elles le conduirent vers Lily. La jeune fille était devenue en très peu de temps la chose la plus importante de sa vie. Elle passait même avant Sirius. Elle passait même avant sa famille, c'était pour dire. Le Gryffondor avait l'impression qu'il était impossible d'aimer plus qu'il n'aimait Lily. Et il voulait croire que rien ne pouvait briser cet amour. Parce qu'il savait que la jeune fille l'aimait aussi. Et même si elle se murait dans sa tristesse, même si elle passait une période difficile pour elle, ça ne changeait rien. Rien du tout. Il ne voulait pas que ça change quoi que ce soit.

Justement, Matthieu lui proposa de lui parler de ses problèmes de couples. James ne savait pas bien s'il en avait envie. Il ne parlait pas de ses histoires de coeur, jamais. Sauf aux Maraudeurs. Le jeune homme hésita quelques instants à se confier à son nouvel ami. Il ne voulait pas donner l'impression de se plaindre, il ne voulait pas confier ce qu'il avait sur le coeur. Pourtant, le bibliothécaire avait été sincère avec lui un peu plus tôt, et le Gryffondor devait avouer qu'il avait envie quelque part, de parler de tout ça à quelqu'un. Matthieu avait un regard neuf et objectif, ce que les Maraudeurs ne possédaient plus depuis longtemps. Alors tant pis, autant se jeter à l'eau, autant tout dévoiler. Le Maraudeur prit alors la parole, et parla.

Il expliqua ce qu'il ressentait, les problèmes qu'il traversait. Il ne s'attarda cependant pas. Il ne voulait pas que Matthieu le plaigne, certainement pas. Parce qu'il avait choisit la place qu'il occupait actuellement. Il avait choisit d'être toujours là pour Lily. Il avait promit de toujours lui offrir le réconfort et la sécurité de ses bras, il avait accepté de rire et de sourire même s'il n'en avait pas envie pour voir une étincelle de joie dans les yeux de la préfète. Et il n'aurait échangé cette place avec personne d'autre, même si elle n'était pas facile à occuper en ce moment. Bien au contraire, elle était même plus qu'ardue. Il se sentait perdu, et sentait également grandir en lui une colère contre le monde entier. Et un peu, il devait l'avouer, contre Lily. Et il s'en voulait d'être en colère contre la jeune fille, qui ne méritait vraiment pas ça.

Mais il se garda bien de le mentionner à Matthieu. Il y avait certaines choses de trop personnelles pour être dévoilées. Il écouta ensuite la réponse de son interlocuteur, avec intérêt. Surtout la partie sur laquelle il avait demandé un conseil. Il savait que c'était ce qu'il devait faire, il en était certain, mais il ne savait pas vraiment s'il était temps de le faire. Il était peut-être encore trop tôt pour forcer Lily à affronter la réalité des choses.


-Je sais que je dois respecter son envie d'être seule, mais c'est tellement dur ! Elle est si triste, et elle paraît avoir perdu tout intérêt à vivre. Et elle n'a pas l'air de réussir à faire son dueil... Je veux dire, elle ne va pas mieux. J'ai même l'impression que c'est de pire en pire... Quant à l'amener sur la tombe de sa soeur, tu as raison, c'est vraiment ce que je dois faire. Elle a besoin de la voir, au moins pour lui dire au revoir et que ce soit clair dans son esprit. Hum... dis-moi Matthieu, tu crois que le voyage Poudlard-Le nord de l'Angleterre, sera long sur un balais ?

Un sourire éclaira le visage du jeune homme, mais il était on ne peut plus sérieux. Il n'avait de toutes façons pas d'autre moyen de locomotion pour se rendre dans la ville de sa petite amie.
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Jeu 15 Jan - 23:20

Certains se demandent pourquoi nous sommes sur Terre. Pour justifier leur présence sur Terre, ils se réfugient dans un grand but, un but seul, ultime. Alors certains choisissent de se réfugier dans un groupement qui leur donne un but ultime. C'est ainsi que certains choisissent de se réfugier dans la religion, ou dans des groupements certains plus dangereux encore. Ils trouvent un but ultime, un but "sacré". Ce but peut évidemment être considéré comme louable. Croire en quelque chose permettait d'accéder à une force, une puissance incroyable. Bien des choses se trouvent être complexes quand on croit, la première chose est d'accepter de s'oublier soi pour mettre par devant les intérêts du groupe. Faire parti d'un groupe s'était accepté de laisser derrière soi tout ce qu'on possédait, tout ce qu'on avait au fil du temps développer comme normes et valeurs. Il ne fallait pas avoir peur de payer de soi pour parvenir à accepter que le groupe doit passer avant soi. Je n'avais jamais fais parti d'un groupe, c'était un choix. Je n'avais pour le moment jamais eu besoin d'un but ultime dans ma vie. Je préférais avancer, de petit but en petit but.

Mes buts se succédaient, à la manière de quête que confiait un roi à ses chevaliers. Toutes conduisaient à un but ultime, comme Richard cherchant le Saint Graal. Jusqu'à aujourd'hui, mon but ultime avait été de retrouver ma famille. Pour cela, j'avais démultiplié les quêtes et les recherches. J'avais cherché des informations sur ma famille tout premièrement dans l'endroit où j'avais été laissé par ma mère. Difficile de faire parler des personnes qui ont juré de ne jamais rien révéler sur les personnes. Malheureusement pour ces personnes, j'étais malin, sournois, et déterminé. Une nuit, j'avais passé outre les lois pour la première fois. Devant ces murs de silence, j'avais finalement choisi une voix alternative, moins coûteuse, plus rapide. Ouvrir la porte avec la magie n'avait pas été compliquée. J'étais ensuite passé par d'autres voies illégales. Finalement, j'atteignais des sous-objectifs qui me menèrent jusqu'à il y a quelque jours. Jusqu'à il y a quelque jours où j'ai finalement enfin rencontré ma petite soeur, Evanna Lyrics.

Ces années durant, je portais le masque d'un jeune homme perdu, pourtant fort et volontaire. Celui d'un jeune homme qui doutait, qui s'interrogeait sur sa réelle capacité à retrouver sa famille. Pourtant toujours avec cet assurance incroyable dans les yeux et dans les expressions. Cette volonté sans fin que l'on retrouve parfois chez les gens qui sont au plus bas, mais qui gardent cette étincelle de courage. Mon courage était bien utopique alors que j'entamais mes recherches, et déjà je me préparais à ne les voir aboutir. Elles avaient la finalité qu'on leur connaissait désormais, elles avaient aboutis, positivement de surcroit. Pourtant, pendant ces années de solitude, je prenais conscience d'autre chose, je prenais conscience de mes agissements. De ce qui me déterminait. Je me rendais compte que j'étais presque déconnecté de la réalité des autres hommes. Je gardais une froideur et une distance surprenante. Je conservais toujours ce calme tonitruant, comme ne semblant atteint par rien. Comme si tout glissait sur moi. Les mots, les maux, tout semblaient glisser sur moi comme l'eau entre les doigts.

Ma vie entière était un mensonge gigantesque qui m'échappait à petit feu et que je tentais d'oublier et de faire oublier. Tout ce à qui j'avais mentis, tout ce que j'avais abusé pour parvenir à mes fins. Combien de noms différents avais-je utilisé? Pour combien de personnes étais-je un orphelin triste, faible, complètement perdu et déboussolé? Un nombre incalculable. Ainsi allait ma vie. Loin du long fleuve tranquille. Plutôt le torrent violemment agité par la proximité d'une chute. Porter un masque pour protéger les gens, quelque chose de surprenant? Cela ne faisait pour moi aucun doute que James allait en être surpris. Pas que je le pense moins intelligent, bien au contraire, il faisait preuve d'une ouverture d'esprit et d'un esprit de réflexion fort, mais ce n'était pas dans les habitudes. Par habitude, les gens choisissaient de porter un masque pour se protéger eux. Pour pouvoir s'abriter derrière une image, se protéger. Je faisais le contraire, cela ne passa pas inaperçu. Le jeune homme l'avait remarqué, et il me demanda s'il m'arrivait de le retirer:


- Je l'enlève de temps en temps. Lorsque je suis avec ma soeur notamment. Je sais que ma raison de porter un masque est étrange. J'ai juste passé une grande partie de ma vie à mentir aux gens sur moi. Finalement cette réalité que je m'inventais semblais devenir parfois réalité. Je vivais mon mensonge. Comme un acteur jouait un rôle. Aujourd'hui, je porte un masque de vérité et de ressentiments. C'est compliqué, je ne saurais pas vraiment l'expliquer. Je crois qu'en faites, il n'y a aucun mot pour décrire avec exactitude ce masque. Je ne sais pas, c'est étrange en faites. Tout ce que je sais, c'est ce que ça donne sans masque avec une personne. Ton masque à toi, je suppose qu'il ne tombe jamais que quand tu es avec elle pas vrai?

Je savais que donner un nom serait inutile, de toutes évidences, un seul nom pouvait remplacer ce "elle" que j'avais mis. Pourquoi ne pas simplement l'avoir nommé? Je ne sais pas, ça me paraissait soudainement inutile, mon interrogation m'était venu naturellement, ainsi formulé. Je n'avais pas ressenti le besoin que de faire une retouche. D'une façon ou d'une autre, James et moi nous comprenions sur cette question sans aucun doute. Alors à quoi bon que de s'inquiéter de nommer les personnes. C'était ce genre d'accord informel qui s'instaurait dans les conversations. Ainsi je savais que s'il me parlait de "elle", selon la phrase se serait ma soeur, ou sa petite amie. C'était peut-être là, plus même que dans le fait de parler, que nous nous définissions comme des êtres humains. Cette capacité d'adaptation, cette faculté de réfléchir rapidement, d'anticiper. Ce don de compréhension. Finalement, ces capacités avaient permis à l'homme d'évoluer plus rapidement que les autres espèces. Finalement ces capacités lui avaient permis de "dominer" la Terre, ou du moins d'avoir l'illusion du pouvoir sur la Terre. Tout ça pour finalement qu'aujourd'hui, les hommes se demandant ce qui les définissaient en tant que hommes.

Je ne savais pas pourquoi le jeune homme avait finalement choisis de me parler de ses problèmes de couple. Dans le fond, ses problèmes appartenaient à Lily et lui, peut-être à ses amis les plus proches. Normalement en rien ils n'auraient dû appartenir à un bibliothécaire, même ami, surtout ami depuis si peu de temps. Peut-être le conseil que je lui avais donner près du lac l'avait décidé. Peut-être simplement voulait-il un avis nouveau sur la question. Les amis proches sont souvent les plus mauvais conseillers s'ils ne savent pas prendre de recul sur une situation. Il savent comment réagissent les personnes, ils anticipent sur ce qu'ils vont dire. Parfois, il faut une réaction néfaste pour parvenir à un bon résultat. Il fallait parfois une réaction inattendue ou mauvaise pour que les choses se remettent d'appoint. La violence ne résout rien, sauf si on tape assez fort. Faire comprendre aux gens qu'ils se trompent, il faut parfois des exemples. Galilée n'avait-il pas été tué pour avoir dis que la Terre tournait autour du soleil? Le bougre avait raison. A l'époque, c'était hérétique de penser que le soleil pouvait être centre de notre système. Il fut un exemple. Un néfaste pour un bien, ou dans le cas Galilée, une vérité.

Quoi qu'il en soit, et quelles qu'aient été ses motivations, le jeune homme m'avait demandé conseil. Et je comptais lui répondre parfaitement honnêtement, ce que je fis immédiatement. Je m'étais accordé un délai de réflexion avant de répondre. Je ne doutais pas que le Gryffondor comprenait ce besoin de réflexion. Je ne voulais pas lui dire n'importe quoi, je voulais être aussi honnête que possible avec lui. Je tâchais dans ma réponse de l'être. Je tâchais d'être complet. J'expliquais un enjeu et une possibilité, j'envisageais son possible contre-coup. Le jeune homme semblait prendre tout en considération. En emmenant la jeune femme sur la tombe de sa soeur, il prenait le risque qu'elle soit plus abattue encore. Cependant faire le deuil d'une personne était plus facile lorsque l'on voyait sa tombe, lorsqu'on prenait pleinement conscience de la totalité de l'état de la personne. Dire qu'une personne est morte laisse une image abstraite, voir sa tombe ou son corps, c'est avoir une image de cette personne, c'est plus dur, plus violent, mais ça permet de faire son deuil plus rapidement.

Ce ne serait assurément pas instantané, perdre une personne est quelque chose de terrible. Enfin qu'en savais-je réellement? Je n'étais pas assez attaché à quiconque que cela m'inquiète. *Mensonge* Oui mensonge, en pensant cela, je me mentais à moi-même. En effet, même si elle ne le savais pas, même si c'était inconscient, j'étais attaché à ma petite soeur, fortement, très fortement. Plus que je ne le pensais. Plus que je l'affichais, ceci étant, je le concède pourtant aise. Le jeune homme reprit ce que j'avais dis, me confirmant que c'était ce qu'il voulait dire, m'en apprenant un peu plus sur l'état moral de sa dulcinée. Celle-ci semblait être au plus mal en effet, et le jeune homme me dit que cela semblait même empirer encore. Il m'expliqua vouloir vraiment l'emmener sur la tombe de sa soeur, que c'était son objectif futur. Cela paraissait sage et fou à la fois. Je lui avait dis que ce pouvait être positif pour elle, mais il y avait des risques, les avait-il vraiment pris en compte? J'en doutais lorsqu'il me demanda le temps que prendrait Poudlard, Nord de l'Angleterre en balais:


- Comme je te l'ai dis James, voir la tombe de sa soeur entrainera un choc chez elle. Il est très probable qu'elle soit plus bas encore que maintenant. Seulement, voir cette mort "physique" en quelque sorte lui permettra de mieux l'accepter. Elle ne fera pas rapidement son deuil peut-être même jamais, mais au moins elle pourra peut-être plus aisément se décider à vivre avec cette réalité. Quand à ton entreprise de voyager en balai. Crois-moi qu'il y a suffisamment de distance et de temps de vol pour que tu n'aies pas envie de le faire en balai. Pas d'autres moyens de voyager?
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Lun 13 Avr - 20:12

James sentait sa sympathie pour son interlocuteur augmenter au cours de leur conversation. Il le détestait pourtant quelques jours plus tôt, et avait du mal à croire qu'il était en train de lier une amitié avec lui. Avec un type qui avait proféré des paroles si dégradantes sur sa petite amie. Mais ces mots et cette rencontre étaient à milles lieues de son esprit, tout accaparé par le sujet de leur conversation. Les masques que tout le monde portait. Le Maraudeur n'avait jamais abordé un tel sujet avec personne, et il ne lui serait jamais venu à l'idée d'en discuter. Mais, avec Matthieu, ils en étaient venu très rapidement à parler de ce genre de chose, et le jeune homme avait la sensation d'être plus honnête avec son nouvel ami qu'avec bon nombre de ses connaissances. Il ne savait d'ailleurs pas pourquoi il parlait en toute franchise avec cet inconnu. Il lui demanda quand est-ce que son masque tombait, et Matthieu lui répondit honnêtement également, du moins c'est ce qu'il lui sembla.

Ainsi, il n'ôtait son masque qu'avec sa soeur. Cette révélation sembla étrange au jeune Maraudeur, puisque Matthieu ne la connaissait pas vraiment. Elle n'était même pas au courant de leur lien de sang. Pourtant, James voulait bien croire que le bibliothécaire soit vrai avec elle, parce qu'elle était probablement la personne la plus importante à ses yeux. Et il comprenait qu'on ne pouvait être véritablement soi-même qu'avec les gens qui nous sont proches. C'est pourquoi il hocha la tête à la fin de la phrase du jeune homme. Oui, son masque tombait en présence de Lily, toujours. Mais elle n'était l'unique personne qui avait droit à ce privilège. L'ensemble des Maraudeurs le voyait également tel qu'il était. Il n'avait jamais cherché à être quelqu'un d'autre que lui-même en compagnie de ses meilleurs amis, de ses frères. Maintenant qu'il y pensait, il avait de la chance d'avoir trouvé des personne en qui il pouvait avoir une telle confiance. Et, avec surprise, il se rendit compte qu'il souhaitait à son interlocuteur de trouver de telles personnes.

-Oui, avec elle, mais aussi avec les Maraudeurs. Avec eux, il n'est nul besion de masque. C'est agréable, d'avoir de telles personnes autour de soi. Bien qu'on ne s'accorde pas sur la définition du masque que tout le monde porte, et quel que soit celui que tu portes en ce moment, j'apprécie le jeune homme que j'ai en face de moi. C'est une conversation étrange, pour faire connaissance, mais elle nous en a plus appris l'un sur l'autre que des jours de banalités.

Le Gryffondor n'avait pas pour habitude d'être si honnête sur ses sentiments, et il ne le serait probablement pas deux fois. Pourtant, il avait eu envie de dire à Matthieu qu'il l'appréciait, malgré le mauvais départ qu'ils avaient pris tous deux. Le bibliothécaire lui semblait tout à coup très seul, dans son rôle de grand frère en mal de petite soeur à protéger et à aimer. Et, allez savoir pourquoi, James avait voulu qu'il sache qu'il avait à présent un ami, un appui et un soutien à Poudlard. Que, même s'ils ne se connaissaient que très peu, il pouvait compter sur lui si il avait besoin d'aide. L'estime de James était difficile à obtenir, mais son amitié était loyale et infaillible. Une fois sa confiance accordée, le jeune Potter se montrait un ami en or.

Et justement, Matthieu venait d'acquérir la confiance du jeune homme. C'est pourquoi il s'ouvrit à lui sur son entreprise d'amener Lily sur la tombe de sa soeur. Sirius étant très occupé en ce moment entre Evanna et Anna, Remus avec Marlène, et Peter avec les cours et l'Ordre, James n'avait pas eu le temps de les consulter. Il sautait donc sur l'occasion pour demander des conseils à quelqu'un de plus agé et de complètement extérieur à l'affaire. Il hésitait sur la marche à suivre, et ne savait pas trop quelle attitude adopter face à cette situation. Le bibliothécaire lui indiqua que la réaction de Lily risquait d'être violente, mais que ça pouvait l'aider. Quant à son idée de voyager par balais, il le lui déconseilla fortement. Le Maraudeur était bien d'accord, mais il n'avait pas vraiment d'autre moyen à disposition... Tant pis, il avait encore un peu de temps pour y penser. L'important n'était pas comment ils allaient s'y rendre, mais c'était bien de s'y rendre.

-Je vais y réfléchir, même si rien ne me vient pour l'instant. Je finirai bien par trouver. Merci de tes conseils, Matthieu. Je ne suis pas sur de pouvoir tenir le rôle du méchant face à Lily, mais s'il faut cela pour qu'elle accepte la vérité, alors je crois que j'ai pas le choix.

Il se faisait tard, et avec les temps qui courraient, James avait bien d'autres choses à faire que de rester assis sur un banc durant des heures, aussi agréable que soit la compagnie. Il devait bosser ses cours, réfléchir à l'Ordre, et s'inquiéter pour toute une tripotée de gens. Resserant sa prise sur l'écharpe qui reposait sur ses genoux, il se leva. Il se tourna vers Matthieu et lui adressa un large sourire.

-Je dois y aller, ravi d'avoir passé un peu de temps avec toi. Bonne chance avec ta soeur, vraiment. A la prochaine.

Il lui serra la main, et s'éloigna dans le Parc en direction du Château.
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MessageSujet: Re: James, enchanté de te revoir...[PV=James]   Mar 14 Avr - 16:46

Ah James Potter, désormais devenu presque un ami à mes yeux. Enfin un ami, tout est relatif, disons simplement que s’il avait besoin de moi, je serais là pour l’aider, qu’il me le demande où pas. Dire qu’il y a quelque jours de cela, nous nous rencontrions dans une première rencontre plutôt mouvementée et même je dirais assez violente. Il était certain que ce jour là j’étais allé plutôt loin dans ce que j’avais dis au jeune homme, mais d’un certain point de vue, c’était pour avoir son attention. Une fois qu’il n’y aurait plus que lui et moi pour discuter, je comptais simplement m’excuser de ce que j’avais dis au sujet de sa petite amie. En faites, j’étais même plutôt bien parvenu à m’excuser au près du jeune homme puisqu’il semblait prêt à repartir sur de bonnes bases avec moi. Du moins jusqu’au moment où simplement pour rigoler, j’avais désigné une demoiselle, lui signifiant qu’elle était parmi les plus mignonnes du collège. Vous savez quoi? Je ne savais pas du tout qui était la petite amie de James et vous savez encore quoi? C’était précisément la petite amie de James que j’avais désigné dans des propos montrant apparemment trop combien j’appréciais le physique de la demoiselle. Du moins trop au goût du jeune homme. Après tout j’avais vingt ans, des yeux pour regarder et de belles choses à regarder. Je ne faisais rien de si mal que ça.

J’expliquais au jeune homme que je n’ôtais mon masque qu’en la seule et unique présence de ma petite sœur, Evanna. Je ne doutais pas que cela puisse paraître étrange au jeune homme. Sans doute trouverais-je moi-même cela bien étrange si quelqu’un venait à me dire qu’il n’ôtait son masque qu’en présence de sa sœur. D’autant que je n’étais dans ces conditions pas totalement honnête avec le jeune homme puisque j’ôtais bien un masque avec ma petite sœur, mais actuellement c’était pour en mettre un autre. Le masque du sérieux, et quelque part pathétique, bibliothécaire parfaitement épanoui dans ce qu’il faisait tombait pour laisser place à un autre masque tout aussi hypocrite. Celui d’un jeune homme qui ne savait dire « non » aux charmes que savaient avoir et mettre en avant la blonde. Enfin c’était ainsi et la vérité finirait par arriver à ses oreilles, plutôt de moi je l’espérais. En tous les cas, le jeune homme me dit que le masque que je portais importait peu car il appréciait le jeune homme face à lui. Je hochais ma tête en signe de remerciement pour le compliment. Il aurait difficilement mieux. Il termina en disant que la conversation était étrange mais plus sympathique que des jours de banalité:


- C’est vrai que ça doit être bien d’avoir des personnes avec qui on peut être totalement honnête. Pour être franc je doute de l’avoir été par le passé avec quelqu’un autant que avec toi en ce moment. Ce qui peut être ironique vu le début qu’à connu notre relation. Il faut dire que j’ai fais le con ce jour-là, mais comme je t’ai dis, le but était de pouvoir converser avec toi de ma sœur. Je ne pensais pas cela concernant ta petite amie comme dis. Et c’est vrai que cette conversation est plus intéressante que de se dire des choses inutiles que l’autre oubliera sitôt la conversation terminée.

Pour ma part, il était rare que je sois honnête avec quelqu’un comme je l’étais avec James. Bien entendu, je m’étais gardé de lui signaler que je portais un autre masque en présence de ma petite sœur. Que je n’étais pas complètement à visage découvert avec elle, preuve en était, elle ne savait toujours pas la vérité sur la nature de notre relation. Peut-être même dans sa tête avait-elle le sentiment qu’un elle et moi soit parfaitement réalisable. Alors d’un certain côté, il fallait l’avouer, j’avais certainement joué au crétin avec elle. Comme j’avais joué au crétin avec James dans le début de notre relation, mais si finalement tout s’arrangeait avec un Gryffondor. Pourquoi cela ne s’arrangerait-il pas avec une autre Gryffondor? En tous les cas, je ferais en sorte que les choses changent et que la jeune femme apprenne la vérité, elle méritait de savoir, de toutes façons, je ne pouvais pas désormais disparaître. Elle remarquerait que quelque chose n’allait pas. Ferait-elle le rapprochement ou pas? S’inquièterait-elle de mon sort ou pas? Peu importait, je lui devais la vérité.

C’est en tout cas une chose dont le Gryffondor pourrait se vanter s’il savait ce qu’il avait accomplis en recevant de ma part ce tout petit minimum de confiance pour apprendre des choses sur moi. Je m’ouvrais aux autres, mais dans le mensonge, ou en tout cas je déformais la vérité. C’était plus aisé lorsque j’avais un rythme de vie quasiment nomade pour pouvoir réussir mes recherches. C’était plus facile d’expliquer alors que je devais repartir, que j’avais des choses à faire, que je devais m’en aller ailleurs. Je n’aimais pas les « au revoir » car je savais que pour la majorité ils étaient des « adieu » et malgré toute mon arrogance et mon égoïsme, je m’attachais à certaines individualités que je rencontrais. James en faisait parti, mais pas de phrase du genre « au revoir » signifiant un « adieu » sous-entendu. Au contraire le Gryffondor m’expliquait son entreprise d’emmener sa petite amie sur la tombe de sa sœur. Je lui expliquais rapidement ce que je voyais comme possibilité, tachant d’être franc au possible, je ne voulais pas lui dire de sottises aussi je travaillais à nuancer mes propos au moins un minimum:


- Tu sais, il se pourrait qu’elle te dise que tu es dégueulasse de lui avoir fais ça, que tu n’avais pas le droit. Tu seras peut-être le méchant un temps, ça lui passera quand elle comprendra que tu l’as fais pour elle. La patience sera ta meilleure alliée, et c’est une vertu aux pouvoirs des plus surprenants.

Le jeune homme me souhaita bonne chance avec ma petite sœur alors qu’il retournait vers le château après une poignée de main des plus chaleureuses. Je lui souris et alors qu’il marchait vers le château, je dis assez fort qu’il entende puisque la phrase était pour lui:

- Vous devriez prendre le train.

Un signe de main du jeune homme me fit comprendre qu’il avait eu le message, et je restais encore quelques minutes assis sur ce banc à réfléchir. Je pensais à ma sœur, à James et Lily, à ma place dans Poudlard. Soudain tout me semblai si simple, j’avais une existence simple et rien à envier à personne.







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