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Professeur↯ Non, ne me visez pas avec vos baguettes !
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Pieter Von Keller

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MessageSujet: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Ven 28 Nov - 9:52

    Le temps était à la fête. Dans quelques jours, L’immense majorité du peuple fêterait noêl puis le nouvel an. Les esprits se faisaient plus dispersés que d’ordinaire, et il semblerait que les tensions qui s’étaient dernièrement révélées dans le pays soient quelque peu effacées au profit de l’esprit plus festif de la période hivernale. Moi, tout cela me laissait pour le mois indifférent ce soir. La représentation avait de nouveau rencontré un franc succès et j’avais l’impression que je pourrais bientôt de nouveau atteindre le sommet de mon art, si tant est que rien n’y personne ne découvre mon identité réelle d’ici là. Mais ce soir, j’avais l’esprit ailleurs. Peut être était ce dû à tous ces fêtards et tous ces gens qui buvaient et chantaient, espérant voir des jours meilleurs. Se pourrait il que l’absolution me soit ouverte, ainsi que le pardon ? En mon for intérieur, je savais bien que non, pas avec ce que j’avais fait, et pas avec ce que je ferais…


    Cette bénédiction tout autant que cette malédiction qui me contrôlait parfois me rendait tout véritable bonheur impossible. Ce que je construisais de beau et de bien en ce monde finissait toujours par disparaître, mais il semblerait que seules mes œuvres et mes acquis soient touchés, car il semblait que j’étais moi-même invulnérable, maudit par les dieux à assister à ma propre déchéance. Tel était le prix des meurtriers. Pourtant, tout était partit d’une bonne intention à l’origine, et je me souvenais encore des débuts de ma carrière d’acteur, quand je jouais encore d’innocents héros à la bonté immaculée. Puis, je découvris ce bouquin, et ma vie en fut bouleversée… Une partie de moi se réjouissait à l’idée de cette terrible mais grandiose découverte.


    A partir de cet instant, plus aucun de mes désirs de pouvait être assouvit, et tous les plaisirs m’étaient accordés par de sombres faveurs. Je n’avais qu’une chose à faire. Pervertir les innocents, les amener eux aussi sur les sentiers de la damnation, ou du moins ce qu’il semblait s’en approcher le plus en ce bas monde. Je me rappelais encore de ma relation avec Serena, à la fois amour, sexe et violence, le tout s’étant fini dans la destruction. Un sourire mauvais s’étala sur mon visage à son souvenir. Elle n’avait pas hésité à me balancer aux autorités, mais l’avait payé bien cher par la suite… Son sang n’avait il pas abreuvé un fossé le long de l’autoroute Saxe-Westphalie ? Mon sourire s’étira encore plus lorsque le voile de mes pensées dévoila le souvenir de la jeune fille du directeur de la prison où j’avais été emmené…


    Cette fille…. Hmmmm, un pur délice ! Tellement naîve, tellement malheureuse ! j’avais pris un plaisir fou à la briser. Quand je pense qu’il m’avait seulement fallu écrire quelques vers, me faire battre par mes geôliers devant ses yeux et me montrer épris d’elle pour en faire mon alliée, ça avait été tellement facile ! Elle avait également réussit à me faire libérer en subtilisant les papiers nécéssaires à « Dieu le Père », l’aimable et sadique directeur de prison ! Une fois dehors, elle m’avait conduit docilement au chevet de mon ancienne amante malade, et aujourd’hui, elles doivent toujours être enlacées, dans le lieu sordide de leur mort, piégées dans cette étreinte éternelle, synonyme de souffrance. Je m’étais surpassé.


    Ce soir, je sentais de nouveau l’appel de mon cœur, de mon âme et de mes tripes. Il me fallait recommencer. Je m’étais tenu moi-même en respect jusqu’ici mais j’avais des penchants à assumer et mes réactions devenaient de plus en plus incontrôlables. Comment pourrais je m’adonner à mes travers sans me faire pendre ? Si j’attirais cette prostituée, qui chantait et dansait avec les ivrognes du coin, il me serait sans doute facile de faire accuser le groupe responsable de tous ces groupes… La technique était quelque peu prisée par nombre de criminels, et j’estimais avoir plus de classe que cela. Non, j’avais envie de jouer, à la fois avec ma victime et avec les forces de l’ordre. Je ne ferais porter le chapeau à personne, et trouverait mieux qu’une fille de joie pour assouvir mon insatiable appétit.


    Déjà, il fallait que je sorte de cet endroit. Tous les soupçons se dirigeraient immanquablement sur les personnes présentes dans les tripots mal famés de l’allée des embrumes en cas d’horreur s’étant déroulée la nuit dans ce coin ci de la ville. Non, il me faudrait aller côté « respectable », c'est-à-dire, sur le chemin de traverse. N’y avait il pas eu quelques incidents ici, récemment ? J’avais entendu parler d’un tueur fou qui abattait de sang froid des sorciers avec des armes moldus, ainsi que quelques autres disparitions et rumeurs étranges…


    J’adorais ce pays, il semblait y régner une ambiance glauque à souhait !


    La nuit était très belle, et je sentais une boule grandir de plus en plus au niveau de mon estomac tandis que mon cœur palpitait bien plus fort que quelques minutes auparavant. Je ressentis des frissons qui me firent frémir en parcourant ma colonne vertébrale tandis que mon cœur frémissait d’une impatience presque indécente. L’adrénaline commençait à affluer… Il était temps, c’était ce soir qu’il fallait que ça se passe. Mes sombres maîtres ne pourraient qu’en être satisfait, je pouvais presque caresser la magie noire tant elle semblait malléable à chacune de mes attentions ce soir… Lentement, je me rapprochais du Chaudron Baveur…


    Je n’étais même pas encore arrivé qu’une jeune femme terriblement séduisante sortit, au moment même où j’allais entrer. La bousculade fut plutôt rude, et je la retins au moment où elle risquait de perdre l’équilibre. Elle n’était pas très grande ni très épaisse, mais elle avait un regard où brillait une lueur de malice que j’adorais discerner chez les femmes. Elle ferait l’affaire. Elle était plus jeune que moi, peut être dix ans, et je devrais faire preuve de beaucoup de prudence pour l’approcher suffisamment près pour…



    - Bien le bonsoir, mademoiselle. Veuillez m’excusez de cette façon plutôt cavalière de vous aborder, vous bousculer n’était pas dans mes intentions ! Cependant, je reconnais qu’il m’est plus agréable d’avoir bousculé une aussi jolie jeune femme plutôt que quelqu’un d’autre… Pieter Von Keller, enchanté de vous rencontrer Miss… Que pourrais je faire pour vous, afin de m’excuser de cette entrée en matière plutôt inhabituelle et peu soucieuse des convenances ?
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Ven 28 Nov - 14:36

S'il y'a une chose dont Roxy ne s'étonne plus, c'est de ses brèves sautes d"humeur. C’était avec un sourire aux lèvres qu’elle s’était endormie le soir de noël après une journée et une soirée réellement plaisante où elle n’avait pas eu à feindre sa bonne humeur. Mais étrangement, ce fut le coeur meurtri qu’elle se leva comme s’il avait été trop injuste qu’elle s’amuse une journée durant, comme si un équilibre devait forcément être retrouvé. Il était encore tôt et le dortoir était plongée dans la pénombre, elle ne savait en réalité que trop bien pourquoi elle allait mal. La semaine dernière, en apprenant l’arrivée de sa mère à Sainte Mangouste, elle avait refusé d’aller la voir... hier encore, quand elle avait reçu son simple petit mot de « joyeux noël », elle l’avait jeté. Bien sûr, Nicole Cartwright n’était pas la meilleure des mères mais elle n’était après tout, pas la pire non plus, si? Était-ce l’esprit de noël qui touchait la Verte et Argent? Elle ne savait absolument pas mais ce qu’elle ressentait à cet instant, elle craignait que ça ne porte le nom de culpabilité.

Les noëls qu’elle avait passé avec sa mère n’avaient jamais été réjouissant, un silence de mort... c’était même atroce et elle ne s’y sentait jamais bien... néanmoins, dans ce silence, une habitude était née et elle avait brisé cette tradition en restant à Poudlard cette année et même, en s’y amusant. Était-ce bien? Était-ce mal? Sa mère en avait-elle quelque chose à faire? S’en était-elle seulement rendue compte? Sans doute pas... mais Roxy elle, le savait. Et elle décida de faire une chose... ou plutôt ses pieds la guidèrent automatiquement hors du lit pour qu’elle se prépare, aujourd’hui: elle passerait voir sa mère au Ministère. Pourquoi? Non! Pas de question aujourd’hui... elle passerait. Point. Et puis, ce n’était pas comme si des obstacles se dressaient sur son chemin, le Directeur de sa Maison ne devait pas même être au courant de la réhabilitation de Mrs Cartwright alors ce serait sans difficulté qu’il pourrait donner une autorisation de sortie à Roxy.

...Et elle n’était finalement pas passée. Si tôt dans les rues de Londres, son coeur s’était serré sans qu’elle ne sache pourquoi, était-ce son action qui se concrétisait un peu plus à chacun de ses pas où la vue de ces quelques familles - pas forcément heureuses, mais simplement présentes et unies et qui lui rappelait sans cesse qu’elle ne connaissait pas cela - qui l’empêchèrent d’aller plus loin? Elle commençait juste à trouver tout cela ridicule, elle était même pas sûre que sa mère se trouvait au Ministère aujourd’hui! Cela l’aurait vraiment étonnée mais peut-être sa mère avait-elle décidé de rester à Cork pour les fêtes? Ou bien peut-être refuserait-elle simplement de la voir? Et puis elle devait avoir du travail avec les derniers évènements! Non... c’était juste stupide. Les mains enfoncés dans les poches de son long manteau gris tandis que des petits flocons tombaient du ciel, elle resta un petit moment ainsi... juste paumée. Elle détestait cette manie qu’elle avait de laisser des idées aussi saugrenues lui traversaient la tête pour finalement les suivre et toujours se rendre compte presque au dernier moment, que ça ne tenait pas de bout. Pourquoi voulait-elle suivre ses pulsions par moment? Ce n’était pas elle et on ne se refaisait pas. Elle rebroussa finalement chemin et décida d’aller au Chaudron Baveur... non pas qu’elle ait soif, ni même qu’elle désire se réchauffer, elle n’avait simplement pas oublié la rencontre qu’elle y avait faite la dernière fois. Torben. elle était partie sans grandes cérémonies et d’un air assez détaché mais elle ne l’avait pas pour autant oublié. Il avait vraiment eu le don de la débarrasser de toutes ses idées noires et c’était de cela dont elle avait encore besoin aujourd’hui.

Elle hésita à franchir la porte du bar... il l’avait sans doute oubliée et puis même si ce n’était pas le cas, il était serveur, pas psychologue et lui aussi avait une vie, sans doute ses problèmes aussi et mieux à faire que de lui remonter le moral, non? Et même sans cela, Roxy voulait-elle vraiment parler une nouvelle fois avec lui, rentrer dans le bar, c’était admettre d’une certaine façon qu’elle n’était pas capable d’aller bien toute seule, qu’elle avait besoin de lui pour sourire. Et pourquoi en aurait-elle eu besoin? Elle n’avait jamais eu besoin de personne... et elle refusait d’admettre que cela puisse changer. Mais n’était-elle pas plutôt en train de se refuser un bonheur innocent en faisant ça? Elle n’eut pas le temps de trop y réfléchir.


« Hé oh! Faudrait peut-être se décider là, non? »

Sortant de sa rêverie, elle se tourna et vit une fille sûrement à peine plus âgée qu’elle qui la regardait en se fichant clairement d’elle et qui apparemment, avait l‘entrée du bar bloquée à cause de la cinquième année. Bon d’accord... elle avait pas tort sur le fond mais Roxy ne l’admettrait sûrement pas et avec un léger sourire, elle poussa finalement la porte dans un tintement et la laissa retomber dès qu’elle fut passée, ne la tenant certainement pas pour l’autre fille qui dut improviser un geste rapide pour ne pas se la prendre dans le nez. C’était un petit rien et c’était gamin mais Roxy avait au moins la conscience tranquille. Elle s’installa à la même place que la dernière fois mais quelle ne fut pas sa déception quand celui qui prit sa commande se révéla être Tom... Pas même un regard vers elle, pas même un mot destiné à faire tourner une conversation, juste un verre posé devant elle de façon pressée. Faisant une petite moue, elle but ce simple cocktail qu’elle n’appréciait guère... et fit le bilan de sa journée: une journée sacrément pourrie tristement perdue! Elle avait bien cherché du regard son serveur préféré mais il ne devait pas travailler aujourd’hui... pourquoi la vie ne pouvait-elle pas être comme dans un film? Pourquoi des journées aussi inutiles existaient-elles? Et d’autres questions du même ordre qui s’emparaient de son esprit tandis qu’elle buvait avec lenteur sa boisson. Tellement lentement, qu’une fois le verre vidé et sortant de sa torpeur, Roxy constata que la sombre soirée s’était transformée en nuit noire. La nuit tombait à une vitesse frappante qui la surprenait toujours et elle aurait déjà du être en train de franchir le portail du château à cette heure-ci! Elle soupira en pensant au long trajet dans le froid qui l’attendait avant qu’elle ne retrouve sa salle commune chauffée et sans laisser le moindre pourboire, elle se retira aussi discrètement qu’elle était venue... jetant un dernier regard en arrière, regard absurde à vrai dire, comme si Torben aurait pu apparaître comme une fleur au moment où elle sortait! C’était ridicule! Enfin, elle n’avait pas même eu le temps de se moquer de son petit geste naïf car alors qu’elle retournait vivement la tête, son épaule vint percuter celle d’une personne qui entrait... aussi distraitement qu’elle sûrement car rien n’avait amorti le choc, si bien qu’elle manqua de perdre l’équilibre. Elle l’aurait d’ailleurs sans doute perdu s’il ne l’avait pas retenu. Ce fut seulement à cette instant qu’elle leva ses yeux vers lui... jeune trentenaire ou en fin de la vingtaine, elle n’aurait su dire... faut dire que Roxy ne faisait déjà pas vraiment attention aux personnes de son âge, garçons compris, alors aux hommes plus âgés qu’elle, autant dire que ça lui passait au-dessus de la tête. Elle fut surprise qu’il lui adresse la parole et se présente, elle fronça légèrement les sourcils... un simple « désolé » balancé à la va-vite lui aurait amplement suffit. Elle répondit avec le même sourire charmant mais clairement emprunt d’ironie:

« Roxy Cartwright, toute aussi enchantée... je suppose. Quant à la façon de vous excuser, je pense que vous décaler pour pouvoir me laisser tranquillement sortir d’ici est une idée à envisager. Non? »

Un simple haussement de sourcils suggestif. Bon d’accord... Roxy n’était pas d’une grande politesse mais elle avait parlé avec gentillesse, c’est juste que c’était sa façon d’être, qu’elle était pressée et ne voyait pas d’intérêt spécial à tirer de cette rencontre.
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Dim 30 Nov - 16:26

    Inutile de résister. Une petite voie dans mon esprit tentait bien de me raisonner, car ce que je me sentais prêt à faire ce soir était quelque chose que la majorité des êtres humains répugneraient ne serait ce qu'à y penser. Il n'y avait pas à dire, j'étais décidément profondément ancré dans les ténèbres, suffisamment en tout cas pour ne même plus me rendre compte que jadis, j'aurais sans doute été aussi révulsé que le commun des mortels. Tout cela avait pris fin quand j'avais vu le visage des véritables maîtres de ce monde. Tout cela n'avait plus lieu d'être. Le monde entier était un terrain de jeu, un endroit où l'on pouvait absolument tout faire tant qu'on en avait le courage. Et je savais parfaitement comment m'amuser... Certes, cela avait pu m'amener à pas mal d'ennuis dans le passé mais au final, j'étais toujours là. Et je pouvais toujours agir, moissonnant les âmes innocents avec la facilité que l'on a à souffler des bougies, éphémères, fragiles...


    En quelque sorte, je me voyais un petit peu comme le Gargantua des histoires, véritable ogre insatiable qu'aucun met n'avait jamais pu me contenter. Il n'y avait rien qui pouvait abreuver la vénalité de mon âme en quantité suffisante. Dans un premier temps, l'ouvrage m'avait intimé de boire. La boisson était quelque chose abominablement bon, cela réchauffait le coeur et m'avait un temps empêché de commettre ce que certains considèrent comme l'irréparable. Refoulant ma véritable nature, l'alcool, sous ses multiples breuvages, m'avait un temps contenu, mais il ne permettait désormais plus de m'affranchir de ma dépendance, mon addiction au mal. Ensuite, il y avait eu les drogues. Diverses et variées, les sorciers avaient développé dans un certain nombres de pays une grande tradition dans ce domaine, et j'avais pu goûter aux senteurs d'orient grâce au lotus noir. Cette substance, finalement trop aggressive envers le système nerveux humain, avait dû être ensuite abandonnée.


    J'avais cru attendre enfin mes objectifs lorsque je redécouvrais les bonheurs et les affres du plaisir physique avec les femmes. Certes, j'avais depuis longtemps passé le cap lorsque l'ouvrage fut pour la première fois ouvert entre mes mains, mais je n'avais pu qu'apprendre de nouveau toutes ces sensations, mais cette fois, d'un tout autre point de vue et avec une toute autre manière de faire... J'avais ainsi compromis bien des femmes, influentes ou déshéritées, pauvres ou riches... Et j'avais pu me hisser, toujours plus haut, continuant de gangréner la société tout autour de moi. La corruption et ses germes étaient tellement faciles à propager. L'argent n'était pas tout pour corrompre l'âme d'un homme. La peur, l'envie, la jalousie et bien d'autres sentiments permettaient également à tout agitateur d'arriver à ses fins. Et j'avais frôlé la perfection, dans mon oeuvre.


    Ce soir, je ressentais de nouveau l'appel de la gloire comme quelque chose de totalement irrésistible auquel je ne pouvais pas couper. Je n'avais absolument aucune envie de me réfréner, et même si je devrais faire preuve de prudence, et bien entendu d'une certaine mesure, j'avais terriblement envie de me livrer de nouveau aux déprédations dont j'avais seul le secret. Nulle casse, nul vol, juste une véritable tornade qui prenait ce dont j'avais envie et poussait jusqu'au bout cet passion soudaine. S'il s'agissait ce soir d'alcool ou de drogue, je dépenserais quelques gallions et irait comater à mon nouveau « chez moi ». Si mes envies étaient plus... ostentatoires, alors, je me trouverais un petit coin de paradis et... j'en frémissais littéralement d'impatience, c'était vraiment trop dur d'attendre, il fallait vite que je me mette en chasse.


    Mais le destin semblait se jouer de moi, car il me présenta sur un plateau ce que j'aurais pu appeler un « médicament ». J'allais enfin pouvoir succomber à l'attrait irrésistible de l'horreur et de l'illégalité sans aucune forme de pudeur pour me retenir, et sans aucune échappatoire, enfin, pour ma victime bien entendu... Mais il se pourrait que cette personne se montre suffisamment clairvoyante pour elle aussi, apprecier les dons que je pourrais partager avec...


    La jeune femme que je venais de bousculer totalement par mégarde semblait étrangement troublée par mon comportement. Aurait elle préféré que j'use de ma verve pour l'insulter ouvertement de sa goujaterie de sortir aussi rapidement d'un débit de boisson en bousculant les gens au passage? Non, mais mon attitude devait lui paraître plutôt inhabituelle en ce cas, et peut être qu'elle avait en fait dû se dire qu'il n'y aurait pas d'individu aussi beau et cultivé que moi dans ce coin, d'ordinaire uniquement peuplé d'ignorants et d'ivrognes de tous bords. Enfin bref, je n'étais de toutes façons pas ici pour porter un quelconque jugement sur les habitués de ce bar, et ne voulait en fait qu'en savoir un peu plus, sur cette mystérieuse jeune femme. Mais je sentais en réalité que ce serait elle, ce soir, elle et pas une autre... Supporterait elle cette nuit? Seul l'avenir nous le dira...


    Mon regard se porta donc sur la jeune femme, et un oeil avertit valait mieux qu'un simple regard pervers. Je n'étais pas un pervers. Un esthète du mal, formé par les meilleurs maîtres qui soient, et mon attrait pour cette inconnue était plus digne du professionnel que du simple débauché. Quoique, les deux allaient parfois de pair dans l'art obscur de la vile magie noire, tout bien réfléchit. Il sera toujours temps de mieux la considèrer plus tard, mais je pouvais déjà dire qu'elle était vraiment jolie, et comme le prouvèrent ses paroles, elle était également plutôt dotée d'un esprit fort. La lutte n'en sera que plus édifiante, et une femme aussi intelligente qu'elle ne pouvait que prendre goût au terrible jeu... Elle me proposa, pleine d'insolence, de me décaler afin de la laisser passer, mais en avais je seulement envie? Pas vraiment, mais je ne pouvais pas attirer les soupçons, et essayer d'aiguiser un minimum sa curiosité.



    - Oh, effectivement, ce serait une idée à envisager, et croyez moi, je l'envisage déjà. Mais je ne peux également m'empêcher de remarquer une sorte de tristesse et de déception sur votre visage. Je sais que cela ne me regarde en rien, mais peut être un peu de compagnie autour d'un verre vous serait agréable... Enfin, ne vous y trompez pas, je n'indique pas que ma compagnie est forcément agréable, ce ne serait qu' arrogance, mais je pense toutefois pouvoir vous aider à vous remonter un peu le moral. Peut être pourrais je vous divertir en vous faisant une petite représentation personnelle... Je suis tragédien et acteur au théâtre magique de Londres.


    Parler aider à endormir la méfiance. Parfois, cela permettait même de sauter toutes les étapes pour arriver directement au fait, mais je n'étais pas sûr que cela fonctionne dans ce cas précis. La jeune inconnue venait de dévoiler son identité, Roxy Cartwright. Probablement un diminutif, mais je comptais bien faire plus ample connaissance...
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Dim 30 Nov - 18:26

Et c'était le moment où il se sentait bête comme un troll de s'être fait rembarrer et où il se poussait sagement, non? Eh bah non! Ca se passait jamais comment Roxy le souhaitait et c'était d'ailleurs très frustrant... pourquoi certaines, du type Winchestre n'avait qu'à lancer un regard noir pour qu'on se pousse de leur chemin alors qu'elle, une phrase plus ou moins recherchée cachant une jolie pique, laissait les autres complétement indifférents. Question de style sûrement... Elle leva simplement les yeux au ciel se plaignant de n'être que Roxy Cartwright. Remarque, avec certaines personnes... ça marchait quand même. Y'en avait toujours qui comprenait et qui la laissait tranquille mais toujours plus animée par le le désir de ne pas se prendre la tête que par une véritable crainte. Mouai... certains doivent pas avoir le truc pour s'imposer, elle savait pas trop mais ça l'agaçait tout de même un peu, ça transformait son côté Reine des Glaces en un aspect "pauvre petite chose dont les coups de poings sont perçus comme des caresses" et elle n'aimait pas qu'on lui renvoie cette pathétique image à la figure.

Elle le regarda sans ciller du regard quand il parla de tristesse et de déception... ça, c'était mieux encore: elle devait tirer une super tête d'enterrement sans même s'en rendre compte. Il avait d'autres trucs encore pour descendre un peu plus son amour propre plus bas que terre? Roxy supportait pas qu'on se permette des commentaires sur ce qu'elle pouvait ressentir, sur ses émotions tout simplement. Car elle avait toujours pris grand soin de n'en laisser transparaître aucune... elle supportait pas s'appitoyer sur son sort, ou plutôt elle n'avait jamais osé essayer, au fond, peut-être ne cherchait-elle que cela? Elle en avait des choses sur le coeur qui ne demandait qu'à sortir, des larmes retenues, de la frustration mais sérieusement... à qui raconter cela? Sur l'épaule de qui pleurer? Et puis... c'était pathétique et côté image de faible jeune fille, on pouvait difficilement faire mieux. D'un côté... montrer ses sentiments la répugnait véritablement mais de l'autre, elle enviait terriblement ceux qui en étaient capables comme Anna, ou Heaven. Jalousie quand tu nous tiens!

Etait-il vraiment en train de l'inviter à boire un verre? Oh bien sûr... ça peut être totalement innocent, boire un verre ne va pas forcément de paire avec attirance! Mais disons que c'est un stéréotype qui trouve souvent son fondement et que, quand bien même on rejette loin de nous cette idée, elle ne peut que nous effleurer l'esprit. Ce Pieter était plutôt bel homme c'était indéniable, il y'avait vraiment... ne serait-ce que dans son regard, quelque chose qui vous captivez et qui lui donnait un charme incontestable. Mais bon, c'est un homme et Roxy n'a jamais été touché par ce petit délire qui touche des tas de filles de son âge à savoir, l'attirance profonde pour les hommes plus vieux, plus matures, qui nous comprennent mieux et blablabla... Roxy préfèrait véritablement les garçons de son âge mais un autre discriminant les touchait également de toute façon. Le garçon le plus mignon, intéressant et sympathique de l'école aurait pu être aux pieds de Miss Cartwright qu'elle n'aurait pas daigné lui lancer un regard pour la simple et bonne raison qu'elle n'y voyait aucun intérêt. Les sentiments? Pas vraiment son truc... Le sexe? Oh pitié, elle n'est pas une fille en manque qui a besoin d'enchaîner les plans foireux! Non... c'était toujours la même chose qui l'emportait dans son intérêt pour les garçons: qui pouvait-elle parvenir à faire souffrir en sortant avec eux? Bon... vous me direz, mieux vaut être une fille fleur bleue ou une véritable fille facile qui ne jure que par les garçons d'un soir, mais non... c'était comme ça, Roxy avait choisi d'être une garce.

Enfin... comme nous l'avons déjà dit, boire un verre n'engage après tout à rien d'autre qu'à une discussion sans arrière-pensées! La preuve... il voulait même être un Saint Bernard la sauvant de ses sombres pensées ce soir-là! Quelle bonté d'âme! Sérieusement, y'a beaucoup de filles qui se laissent toucher par cela? Le pire était que la réponse devait être affirmative... Mais voilà, Roxy n'aime pas admettre qu'elle a besoin d'aide et ne veut pas se rendre dépendante des bons conseils de quelqu'un. Bien sûr... c'était pour voir Torben qu'elle était entrée dans le bar à la base mais voilà, sa relation avec lui s'était naturellement construite ainsi et ça changeait tout. Dans le cas présent, accepter reviendrait à se mettre dans la peau d'une veuve épleurée suppliant qu'on lui change les pensées. Elle était d'une pudeur maladive sur ses sentiments... c'est comme ça.

Et il reprenait! Non mais quel bavard en plus... elle s'apprêtait à le pousser pour pouvoir enfin s'échapper de cette conversation quand il ajouta qu'il était tragédien et acteur. Il fallait admettre qu'il venait de piquer la curiosité de la Verte et Argent... Roxy n'est pas vraiment du genre profondément cultivée à sauter d'expositions en opéras et en pièces de théâtre, mais les arts l'ont toujours néanmoins intéressés et certains plus que d'autres... comme la tragédie. Ce qui la fascine particulièrement, au-delà du caractère divertissant et instructif qu'on peut trouver dans un spectacle, est la façon dont on peut s'enfermer dans un rôle, se fondre avec un personnage pour s'en approprier chacun de ses traits tout en y apportant nos traits de caractères à nous... ce dangereux mélange entre le comédien et son personnage. Un jeu, du danger! Deux mots suffisants pour retenir toute l'attention de Miss Cartwright.

Elle le regardait toujours mais ne répondit pas immédiatement, elle était dans ses pensées et pesait véritablement le pour et le contre. D'un côté, il lui fallait vite rentrer à Poudlard avant qu'elle ne se fasse repérer et, admettre qu'il avait réussi à l'intéresser aurait été donné raison à sa petite ruse pour boire un verre. Mais de l'autre, elle n'avait pas envie d'obéir à des règles ce soir, elle avait envie d'échapper rien qu'un instant à son côté prévisible et réfléchi qui semblait l'enfermer dans une monotonie terrible, elle voulait en apprendre plus sur son art mais également jouer avec lui. Sa première conclusion sur lui était qu'il était un homme naïf et manipulable... et pourquoi ne pas jouer avec lui? Son choix était fait. Et puis, ça lui apprendrait aussi à ne pas se pousser quand elle le lui demandait!


« Eh bien... va pour un verre alors. Je ne doute pas de votre capacité à divertir les âmes en peine et il serait sans doute stupide de me borner devant une insistance si pleine de bonne volonté. Mais j'accepte à la seule condition que vous me raccompagniez sur un bout de chemin après cela. Pensez-vous cela possible? »

Arborant finalement un léger sourire moins ironique et à l'allure tout simplement plus naturelle, elle le regardait avec un regard qui avait perdu toute marque d'agressivité et qui n'était plus que douceur, elle exagérait évidemment un peu mais c'était là chose directement dictée par sa volonté. Elle laissait apparaître les tenants du jeu pour qu'il pense avoir le dessus... vive la fierté des hommes qui, la plupart du temps, les aveugle et les abrutit. C'est toujours pour le plus grand plaisir de notre chère Roxy.
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Lun 1 Déc - 11:27

    En fait, je sentais bien que la jeune femme aurait préféré que je ne fasse pas de problème et que je me contente uniquement de la laisser passer pour sortir. Mais je n'y étais pas décidé, et, masquant du mieux possible mes intentions, ce n'était cependant pas chose facile que de laisser s'échapper une aussi jolie beauté. Non, ce n'était pas dans mes intentions. J'étais certes décidé à jouer ce soir, mais fallait pas exagérer non plus hein! Je n'allais pas la laisser passer au risque de devoir trouver quelqu'un d'autre ce soir, et le plus dur était toujours de retrouver derrière quelqu'un qui pouvait convenir. C'était quelque chose d'ardu et j'avais en ce moment même envie de passer à la vitesse supérieure, pas de tout recommencer et de me retrouver con, dans l'impossibilité de me sustenter. C'était une sensation de manque bien plus horrible que celle que l'on pouvait ressentir lorsqu'on était sujet à une addiction quelconque à l'alcool, la drogue ou d'autres choses dans ce genre là.


    En fait, la sensation était non seulement désagréable, mais horriblement vitale. Enfin, vitale dans le sens où elle me montrait à quel point j'avais pu me tourner vers les ténèbres, ce qui n'était jamais chose aisée à s'en rendre compte. On n'était jamais dans la capacité de voir réellement la corruption quand on était soi même corrompu, car j'étais conscient que tout nous paraissait normal à partir de là, d'un point de vue qui était lui même corrompu. Non, la sensation de manque était un peu comme un miroir, elle permettait de se rendre véritablement compte à quel point on s'était compromis et comment le point de non retour avait pu être largement atteint. Et moi, j'avais pu expérimenter ces effets à mon plus grand dam, durant des périodes où je tentais de repousser ma nature même, maléfique et corruptible. Je me détestais pour cela, mais j'étais à mon insu devenu l'esclave des ténèbres, et ma fierté était telle que seule la mort pourrait mettre fin à mes déprédations, car je ne pouvais pas avouer m'être trompé en me jetant dans les bras des puissances obscures. Et puis, cela était tellement plaisant...


    Le sentiment que l'on avait lorsqu'on pratiquait le mal le plus absolu était bien plus savoureux que le met le plus délicat. Il était plus jouissif que l'acte amoureux ou sexuel. Il était plus grisant que le plus fort des alcools, et plus stimulant que la meilleure des drogues. Faire le mal était pour moi devenu une véritable nécéssité. Paradoxalement, comme le montrait mes actes de la vie quotidienne, quand je ne faisais pas le mal je ne pouvais m'empêcher de faire le bien. Je ne pensais pas que c'était pour sauvegarder ma conscience que je faisais toutes ces donations, que j'aidais la veuve et l'orphelin, mais peut être que touchant le bien d'aussi près me permettait ensuite de prendre encore plus de plaisir et de satisfaction à tout détruire par le feu et l'acier. Oui, ce devait être cela...


    Roxy Cartwright semblait être à deux doigts de me jeter de la pire des manières, avec un tact feint mais avec un esprit des plus intéressants, quand je vis une étincelle s'allumer dans son regard. Le Chaos corrompait tout, et il semblerait que la nature de mon emploi retenait l'attention de la jeune femme, ce qui n'était pas plus mal étant donné que cela me faciliterait probablement la tâche pour la suite de la soirée. Pourtant, un instinct de conservation naturel me commanda instinctivement de prendre garde, car sous l'apparente fragilité de ma proie de ce soir semblait se cacher une véritable tigresse, sa manipulation de son vocabulaire et des intonations de la voix en faisait déjà en soi une personne capable d'un certain danger. Peut être me réservait elle d'autres surprises pour ce soir. Peut être serait il intéressant de jouer avec elle à un jeu plus dangereux encore, et de lui brûler ses jolies petites ailes... Oui, franchement, cette soirée s'annonçait terriblement intéressante...


    La jeune Roxy Cartwright se laissa donc convaincre, et je laissais un sourire charmeur s'étaler sur mon visage. Bien, c'était déjà un premier pas de fait. Un verre? S'il n'y en avait qu'un, et déjà, si seulement nous prenions le temps d'en boire un, rien n'était moins sûr... Quoique, passer vraiment un peu de temps avec cette jeune âme pourrait peut être me divertir encore plus que le mal que je pourrais lui faire par la suite. La soirée promettait réellement, et j'en trépignais presque d'impatience. Bien entendu, la jeune personne ne pu s'empêcher de me lancer une petite pique en insistant sur mon débordement de bonne volonté. Elle avait donc dû comprendre que le jeu auquel j'allais me livrer ce soir n'avait rien d'innocent. Mais elle s'était laissée tenter... Pourquoi? La peur? La curiosité? L'excitation? Il restait également la possibilité qu'elle soit encore « pire » que moi, mais cette dernière possibilité n'était pas réellement envisageable, car les sorciers versés dans la magie noire exalait en temps normal un halo sombre autour de leur personne, et ce n'était pas le cas ici... La raccompagner? Tout dépendra bien entendu de ce que la soirée aura donné...



    - D'accord, il n'y a absolument pas de soucis Miss Cartwright, il ne serait d'ailleurs pas très gentleman de ma part de me retrouver à laisser une jeune femme aussi séduisante dehorsà une heure indûe, surtout par les temps qui courrent, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver... Où désirez vous boire un verre, un débit de boisson peut être, ou peut être un endroit plus fermé, ainsi, je pourrais sans doute vous montrer mes quelques talents pour l'interprétation... Chez moi peut être? J'habites à deux pas...


    Bien entendu, cette dernière affirmation n'était pas réellement vraie, disons qu'avec la preatique des arts sombres étaient venus quelques automatismes, du genre de se trouver un petit endroit tranquille, une sorte de sanctuaire, où on y amener les victimes innocentes, pour les mettre en confiance, avant d'en faire de nouvelles adeptes ou de les compromettre de différentes façons... Cependant, décidé à endormir comme toujours la méfiance de la jeune femme, je pries un air jovial, peut être un peu excentrique, mais c'était uniquement dû au fait que je voulais vraiment bien interprêter mon « rôle » de comédien...


    - Mais peut être avez vous également quelque talent, Roxy Cartwright. J'avoues que votre manipulation du verbe m'est particulièrement agréable, et discuter avec une esthète du langage est chose rare dans la région...
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Lun 1 Déc - 18:01

Il avait accepté... pour son plus grand manque de surprise! C'était le genre de questions posées qui ne réclamait qu'un "oui" des plus total. Et puis, ça n'aurait en effet pas été très gentleman, mais après tout pourquoi pas? La courtoisie était une qualité qui se perdait et quand on voyait la façon dont certains élèves de Poudlard se comportaient avec la gente féminine, ça pouvait faire peur. Enfin bon, Roxy s'en fichait bien, ce n'était pas vraiment comme si elle recherchait désespérement le prince charmant mais disons que, si elle s'imaginait avoir un jour une relation sérieuse, ça n'aurait jamais pu être avec un homme se comportant mal ou la traitant comme un de ses "potes". Puis quoi encore? Enfin bon, elle avait noté le compliment et avait apprécié... bon d'accord, c'était assez bateau et peut-être se sentait-il obligé de dire cela? Allez savoir, mais ça faisait toujours plaisir après tout et Roxy avait toujours été sensible à ce genre de petites attentions, elle aimait se sentir flattée.

Ce qui pourrait arriver? Sûrement pas grand chose... bien sûr Roxy avait appris ce qui s'était passé sur le chemin de Traverse, des meurtres et tout le bataclan mais elle était de celles persuadées que ça n'arrivait jamais qu'aux autres et comptait pas s'empêcher de vivre par rapport à cela. Elle ne s'était jamais réellement sentie en danger par rapport à sa vie ou quoi et de ce point de vue là, peut-être était-elle insouciante? Insouciante, certes, mais pas au point d'accepter de rentrer dans la maison d'un parfait inconnu qui devait avoir pas loin de deux fois son âge tout de même. Et d'ailleurs, cette proposition la refroidit légèrement... peut-être que cela partait d'une bonne intention et elle n'allait pas crier au loup pour si peu, mais voilà, elle trouvait cela tout de même assez déplacé en sachant qu'ils ne se connaissaient que depuis une minute à peine. Mais voilà... Roxy aimait jouer avec le feu, surtout quand elle n'allait pas bien, elle ne pouvait s'empêcher de se mettre volontairement dans des situations de plus en plus extrêmes dans l'unique but... de se faire peur? Elle ne savait pas vraiment, il devait bien y'avoir un peu de cela. Sa vie était morne, elle était toujours blasée et avait parfois la terrible impression de ne rien ressentir, de ne pouvoir être touchée par aucune chose et il fallait qu'elle se fasse peur, qu'elle accepte de mettre un pied toujours un peu plus loin au-delà de la limite que sa prudence fixait. Moyen d'attirer l'attention de sa mère? Peut-être aussi mais la seule chose qu'on pouvait dire concernant cela, c'était que Miss Cartwright n'en avait nullement conscience et ne pensait pas agir de la sorte. Un désir de le suivre dans son jeu? Ca, c'était certain... peut-être voulait-il la tester? La provoquer gentiment en proposant cela? Et Roxy n'aimait pas reculer face à ce genre de choses... Elle était bornée, déterminée et, passée une certaine limite, cela peut parfois se transformer en vaine stupidité.

« Je ne pense pas qu'il puisse se passer quoi que ce soit de plus grave que des discours déplacés de la part d'un homme ayant trop forcé sur la boisson. Pour ce qui est de notre petit rendez-vous improvisé, payez-moi un verre et si vous savez me séduire, alors peut-être que j'accepterai volontiers de découvrir le lieu où vous vivez et même une interprétation. »

Elle lui sourit légèrement... histoire de bien lui montrer que sa réponse sonnait davantage comme un assentiment. Encore une fois... c'était l'interprétation et la curiosité que cela provoquait chez la Verte et Argent qui l'emportait. Elle baissa la tête amusée quand il évoqua un talent... Elle en était totalement dépourvue, ou alors il s'agissait d'un talent bien caché. Enfin, si on considère la vie comme une grande scène... autant dire qu'elle était merveilleuse comédienne aussi, mais sinon... elle ne voyait pas trop. Elle dessinait comme un cochon, était trop impatiente pour la peinture, quant à la musique, elle connaissait bien quelques morceaux de piano mais elle était tout de même loin d'être une virtuose.

« Je n'irai pas non plus jusqu'à en faire un art... ni même un talent. Et puis, ne vous fiez pas aux apparences, ce que je vous dis là, ce ne sont que des phrases toutes préparées pour ceux qui osent me forcer à accepter un verre en évoquant une de leur passion à laquelle je ne sais pas tourner le dos. »

Un autre fin sourire tandis qu'elle penchait légèrement la tête sur le côté avec un air un peu amusé. Elle avait bien sûr dit ça de façon non sérieuse... Elle ne s'amusait pas à préparer des phrases toutes faites, puis quoi encore? Disons simplement qu'elle avait détourné le sujet de la conversation à son avantage pour l'embêter gentiment. Elle reprit finalement, une fois la petite parenthèse finalement refermée:

« Pour ce qui est du bar auquel vous m'invitez à boire un verre, je vous laisse choisir... Surprenez-moi. »
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Mar 2 Déc - 11:14

    La partie ne s'annonçait pas facile. Roxy Cartwright semblait véritablement être une jeune femme pleine de ressources et particulièrement sagace et intelligente. Elle n'avait pas l'air d'être très portée sur la boisson et son jugement n'était altéré pas absolument rien. Mon approche n'avait que moyennement fonctionné, et elle se montrait bien plus vivace et résistante que bien des femmes plus âgées. En fait, je soupçonnais qu'elle soit vraiment le morceau de choix que j'avais cherché ce soir, mais la proie semblait vraiment décidée à ne pas me contenter... S'en était agréablement frustrant. J'aimais toujours jouer, et encore plus avec une femme de talent et d'esprit, ce qu'était assurément la jeune femme, même si elle ne semblait pas se considérer elle même ainsi. Je lui lançais un nouveau sourire charmeur. Nous allions bien nous amuser, ensembles, ce soir...


    Je remarquais cependant que la méfiance de la jeune femme était attisée par mes paroles, et plus encore par mes propositions. En fait, elle avait même l'air de ne pas vouloir m'accompagner finalement. Peut être m'étais montré bien trop direct dans mes paroles et ce que celles ci sous tendaient. Oui, ce devait être cela, mais en même temps, j'avais sans doute perdu un peu de ma subtilité ces six dernières années... l'emprisonnement dans une prison pour sorcier n'était certes absolument pas un endroit décent pour continuer d'exercer tout autre talent que la violence... Et puis, il fallait que je garde toujours à l'esprit que je ne pouvais pas non plus me laisser faire par mon appétit incorrigible, et que je devais rester maître de mes actes et de mes paroles. J'étais en contact d'une culture un peu différente que celle de mes origines et je devais donc tout faire pour m'adapter, ou périr si je n'y parvenais pas. Il allait sans dire que le deuxième choix n'était absolument pas quelque chose d'envisageable.


    Cependant, chose sur laquelle je comptais vivement pour arriver à mes fins, la fierté de la jeune femme semblait être là aussi conséquente, puisque les doutes qui étaient un très fugace instant apparus dans ses yeux s'étaient envolés pour se retrouver voilés par ses paroles, et sa moue de défi. Ainsi donc, finalement, elle opinait du chef et me suivrait. Elle semblait commencer à se douter à quoi elle risquait de s'exposer, mais prenait tout de même le risque. Cela ma troubla légèrement. Cette jeune femme était loin d'être stupide, et avait forcément compris que je lui imposais là un drôle de jeu, et pourtant, elle rentrait dedans. Etait elle si curieuse qu'elle ne pouvait pas refuser? A moins que la confiance qu'elle plaçait en ses propres capacités était telle qu'elle devait se sentir à même de se sortir de n'importe quel guêpier... Cela restait à voir, et je me ferais plus qu'une joie à lui briser ses illusions...


    Roxy Cartwright continua donc en me disant qu'elle pensait ne rien risquer d'autre que de se faire prendre verbalement à parti par un ivrogne. Voilà une tendre et douce illusions. Il y avait des tas de choses dangereuses, dans ce coin ci de la ville et en pleine nuit... Il y avait ce tueur enragé qui abattait ses victimes à coup d'armes moldues, il y avait également toutes ces disparitions, et enfin, il y avait … moi. Le plus dangereux prédateur de tout ce quartier de Londres, j'en étais certain. Mes victimes ne se rendaient parfois même pas compte de ce qu'elles subissaient et je me faisais un plaisir de faire un véritable carnage de toutes les moeurs de ce bas monde... J'aimais le mal et je m'y complaisais, j'aimais détruire, peu importait quoi, où et comment, seul m'importait la réussite de mes objectifs, et la satisfaction retirée de tous ces actes... Tiens donc, un pari? La séduire, et elle sous entendait que si j'y parvenais, elle se plierait aux attentes que j'avais énoncé? Voilà un défi que nul gentlemen ne pourrait refuser...



    - détrompez vous, Miss, car il se cache dans les ténèbres de la nuit des choses dont il vaut mieux taire l'existence, mais il faut surtout avoir conscience des dangers qu'elles provoquent... Je vous payerais donc un verre, mais vous parlez de vous séduire? Ne serait ce pas inconvenant de ma part de devoir faire la cour à aussi jeune beauté? Je pense, miss Cartwright, que cela ne peut que vous porter préjudice... En effet, comment feriez vous, une fois que j'aurais remporté ce défi, pour vous défaire de mon emprise? Vous risquez fort de vous y brûler les ailes...Oh, en parlant de mon chez moi, je le définirais plutôt comme un autel de l'art et de la littérature plutôt que comme une habitation normale, j'espère que vous retrouver au milieu de milliers de pages de vélin ne vous fait pas peur...


    Roxy semblait amusée par la tournure de la situation et ne semblait pas non plus particulièrement habituée à ce qu'on fasse de son éloquence et de sa manipulation des mots un véritablement talent, et pourtant, il était évident qu'elle savait user du langage à la perfection, et je la soupçonnais parfaitement capable de jouer un rôle, et vu sa personnalité, je la voyais tout aussi bien tenter la tragédie... Elle avait un talent indéniable pour cela, et cet état de fait renforça ma curiosité. Peut être devrais je remettre à plus tard la récompense pour ma patience et en apprendre un peu plus sur cette Roxy. Elle avait la trempe d'une autre Selena, mais elle avait également bien plus de force que ma précédente partenaire. Il serait difficile mais terriblement satisfaisant de la corrompre...


    - Allons allons, vous vous sous estimez gravement. Avez vous déjà pensé à jouer du théâtre? Je connais une bonne dizaine de rôles qui vous iraient à ravir, à vous qui êtes si jolie et qui usez d'un langage des plus agréables. De plus, je pense que pour quelqu'un d'aussi intelligent que vous, il ne serait guère difficile de jouer un rôle... Me tromperais je? Sur ces entrefaits, je vous propose donc de vous rendre au « Palace Café », il est au bout du chemin de traverse...


    Sur ce, je proposais mon bras à Roxy, avant de me diriger vers le bout du chemin de traverse, prêt à gagner le défi désormais lancé, avant de me livrer à des activités bien moins innocentes...
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Mar 2 Déc - 17:04

Ténèbres... danger... tant de mots dont elle ignorait la pleine signification. Roxy n'en était pas à sa première sortie nocturne ... loin de la même. Il lui était arrivé bon nombres de fois de se promener de nuit dans la ville de Corck, parfois accompagnée, parfois seule; mais toujours était-il que rien ne lui était jamais arrivée d'inquiétant. Bien sûr, elle avait pu avoir quelques courts instants de frayeur en lui semblant par exemple voir une voiture ralentir en passant près d'elle, une ombre inquiétante au coin d'une rue, des bruits de pas derrière elle... mais le danger n'avait jamais été réel et elle aimait même plutôt ça. Elle adorait cette sensation du danger s'effacant brusquement, un réel soulagement qui se manifestait à chaque fois par un sourire. Disons qu'elle aimait bien se faire peur gentiment, c'est toujours agréable d'avoir peur quand on sait que ce n'est pas réel... Comme regarder un film terriblement angoissant à la fin tragique en ayant conscience, qu'après tout... ce n'est que fictif.

C'est pourquoi les conseils tirés du bon sens qu'il pouvait lui donner lui passaient bien au-dessus de la tête. Pour elle, le danger est une chose dont on parle beaucoup mais qu'on ne voit jamais réellement... si bien que la plupart des personnes ont peur de la peur et en oublient que ce sentiment peut ne pas forcément être négatif. C'est aussi une montée d'adrénaline après tout et une grosse frayeur passée s'accompagne souvent même d'une vague d'euphorie. Qui a dit que ça ne valait pas le coup? Et puis de toute façon, elle trouvait ses petites recommandations vaines, ils ne se connaissaient pas et elle se fichait comme du chapeau de Merlin de savoir s'il était d'accord ou non avec son sens de la prudence. Il ne trouve pas prudent qu'elle rentre le seul le soir... et alors? Pensait-il vraiment que Roxy allait l'écouter, sérieusement? Il n'était après tout pas son père et quand bien même il l'aurait été, ça restait tout de même sa vie à elle... libre à elle de jouer avec ou non! Cela ne devait certainement pas même lui importait d'ailleurs, sans doute disait-il cela pour se donner bonne conscience et pour pouvoir plus vite passer à un sujet qui l'intéressait davantage, comme le verre qu'il devait lui payer par exemple.

Elle sourit légèrement en baissant les yeux au ciel quand il revint sur le terme "séduire", elle aurait mis sa main à couper qu'il allait rebondire dessus. Elle releva finalement les yeux vers lui légèrement amusée quand il parla d'inconvenance. Bien sûr que ça l'était, mais d'après ce qu'elle avait pu deviner de lui après ces quelques mots échangés, c'était qu'il se fichait bien des convenances. Sérieusement... est-il convenant d'inviter une jeune inconnue chez soi sans même la connaître? Pas vraiment, s'il ne voulait pas passer pour un être inconvenant, il ne lui aurait pas même adressé la parole... il se serait poussé, et l'aurait laissé passer avec une simple excuse. Enfin, elle se doutait bien qu'il revenait surtout là-dessus plus par jeu que par véritable conviction. Quand il se mit à parler d'emprise, elle dut retenir un haussement de sourcils des plus sceptique... il était plutôt sûr de lui! Sûrement cela faisait-il partie de la panoplie du séducteur, se montrer sûr de soi! Bien sûr... l'assurance, c'est bien, il en faut toujours un peu mais là, ça lui semblait plutôt exagée. Sûrement la prenait-il pour une bonne poire cédant aux charmes des hommes avec une grande facilité, s'accrochant à eux par de pathétiques petits sentiments adolescents... Oh pitié! Avoir quinze ans ne va tout de même pas de paire avec la naïveté, si? Enfin, elle n'allait pas s'en plaindre... l'assurance de son interlocuteur ne pouvait que jouer en sa faveur et se faire passer pour plus bête qu'elle ne l'était ne serait sûrement pas si difficile dans la suite de l'entrevue.

Le lieu où il vivait lui semblait attrayant et il fallait bien avouer qu'elle était curieuse de le découvrir, de se sortir un peu de cet univers de Poudlard mais voilà... ça semblait bien trop facile tout ça car quand on y réfléchissait bien, n'était-il pas en train de tenter de donner une image dorée au lieu où il vivait? Ca faisait quand même très "monte dans ma voiture, y'a des bonbons", nan? Peut-être n'y avait-il aucune raison de se méfier mais voilà, quelque chose était louche, vraiment. Et Roxy... sans forcément trancher sur cet avis-là, y pensait tout de même dans un petit coin de sa tête. Mais c'était également ce qui était dangereux et douteux qui lui donnait toujours envie de s'aventurer plus loin car, si elle avait fait une rencontre lui paraissant bien plus sage, il ne faisait aucun doute qu'elle n'y aurait vu aucun intérêt et aurait simplement passé son chemin.


« Me séduire... m'intéresser... choisissez donc le terme qui convient davantage à votre conscience. Mes paroles ont sans doute été plus rapides que mes pensées... »
*Pfff... qu'est-ce qu'il faut pas sortir, je vous jure!*
« Quant à votre emprise, je ne la nie pas et je veux bien y croire ... mais ne pensez-vous pas aller trop vite? Nous discutons encore et encore et je ne vois jusque là aucune réelle progression dans le défi lancé, car enfin... vous ne pensez tout de même pas que c'est en me dressant un beau tableau de votre maison ou de votre autel, comme vous préfèrez l'appeler... que je vais succombé à votre charme? Devez-vous me séduire - ou m'intéresser, si vous préfèrez - ou me vendre un logis, Pieter? »
Un léger rire cristallin adorable et parfaitement feint pour se moquer gentiment de lui, le provoquer plus exactement. Elle voulait bien jouer avec lui, elle l'avait accepté alors cela l'aurait-il embêté de jouer franc jeu également et d'en venir au fait? Elle le regarda finalement avec un léger sourire désolé, volontairement exagéré, comme si elle était déçue de la tournure que prenait la soirée. Elle l'invitait simplement à passer à l'étape suivante, terminons le petit jeu et les faux semblants, était-il aussi joueur qu'elle, oui on non? Car c'était pour cette unique raison que Roxy acceptait de lui parler et si elle voyait que le jeu en restait trop longtemps là, elle risquait de s'ennuyer la demoiselle... Enfin ça, c'était ce qu'elle s'amusait à lui faire croire car, enfin... à jouer gentiment avec ses nerfs comme elle venait de le faire, elle se divertissait avec joie.

Roxy sur les planches? Elle n'y avait, pour tout avouer, jamais pensé... dans son esprit, son projet d'avenir avait toujours été clair et elle n'avait jamais interrogé d'autres possibilités. Et puis, elle ne se serait jamais lancé dans la comédie... c'était un art bien trop aléatoire pour elle. Et elle n'aimait pas raisonner sur les aléas de la vie, elle préfèrait de loin les valeurs sûres que fournissaient les études, penser qu'en obtenant tels nombres de points dans une matière et tels nombres dans une autre la conduirait de façon certaine à ce qu'elle voulait faire. Après... elle aurait pu simplement trouver dans le théâtre un divertissement, une passion à côté du travail mais elle ne savait pas trop... elle ne voyait pas vraiment la comédie comme un simple passe-temps et en faire à moitié, était-ce vraiment faire du théâtre? Sans doute oui... mais elle avait du mal à voir les choses comme ça, pour elle... ça avait toujours été tout ou rien, elle ne se satisfaisait pas du "un peu". Et puis en avait-elle seulement la fibre, le talent? Bien sûr, elle adorait jouer la comédie, mentir, afficher un masque parfait mais sur scène... c'était chose différente. Saisissant finalement son bras d'un air naturel et feignant de tourner la tête vers une vitrine pour laisser échapper rapidement un sourire amusé qu'elle ne pouvait plus contrôler, elle avait tout simplement envie de rire. Pauvre homme! Pensait-il vraiment qu'elle était intéressé par lui? Etait-il conscient qu'elle le voyait simplement comme un petit jouet à qui faire croire en des tas d'illusions pour mieux les briser ensuite? Pourquoi faisait-elle cela? Ne vous ai-je pas déjà dit que sa journée avait été triste et morose? Ce qu'elle ignorait sans doute était que ce n'était après tout... peut-être pas elle qui avait les ficelles en mains. Reprenant son doux sourire feignant à merveille la sincérité, elle reprit finalement décidant de pousser la provocation plus loin.


« Jouer dans un théâtre? Peut-être ai-je en effet le visage et l'élocution mais je suis malheureusement totalement dépourvue de ce qui fait le coeur du métier. Je ne sais pas jouer la comédie, si vous saviez... c'est atroce! Dès que je mens, cela se perçoit de façon automatique, mon regard fuit, je bégaie et rougis...»
Elle rit amusée, feignant de se moquer d'elle-même avant de reprendre toujours amusée mais avec un sourire gentil et flatté tout de même, comme le remerciant de cette petite pensée:

« Non vraiment, vous vous méprenez sur mon compte... je suis bien meilleure spectatrice qu'actrice. »
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Mer 3 Déc - 16:51

    La conversation reprenait bon train. Il y avait pourtant quelque chose qui me dérangeait de plus en plus, et je sentais très bien ce que cela pouvait être. Cela s'était manifesté tant de fois par le passé que cette sensation m'était terriblement connue, bien qu'elle était toujours aussi douloureuse. Durant ce genre de moment, je sentais presque que la boule qui me compressait l'estomac allait menacer de m'achever sur place, me faire rendre mon déjeuner ou que sais je encore. Je me sentais terriblement mal dans ma peau dans ce genre de moment. Etait ce cela avoir des remords? Etait ce cela ressentir du dégoût pour soi même? Cette sensation était étrange, mais je ne pouvais m'empêcher de projeter mes pensées plus avant sur cette piste. Est ce que tous les « plus jamais ça » que je m'étais promis par le passé étaient dû à quelque chose plutôt qu'à de la peur? Peut être est ce que j'avais pu garder une part de mon humanité, malgré l'emprise des ténèbres?


    Je n'en savais rien, et c'était terriblement frustrant. J'étais déstabilisé, à la fois par les paroles de la jeune femme, mais surtout par les pensées que son attitude entraînait chez moi. Elle savait que j'étais dangereux, elle ne savait pas en quoi, mais elle le sentait. Et elle avait ce côté dédaigneux également. Tout cela me montrait sans doute que j'étais vraiment tombé entre les mains des ténèbres, et que je ne mesurais même plus la portée de mes actes. Il y a dix ans, qu'aurait dit le jeune Pieter, si on lui aurait parlé d'un mage noir prisonnier de ses pulsions qui s'attaquait à de jeunes femmes, et pour la première fois ce soir, peut être mineure? Sans doute ce Pieter là aurait il dit que je devais mourir. Peut être était cela la solution. Mais je ne pouvais m'y résoudre. J'étais tellement fier que je ne pouvais plus faire marche arrière. « Tu es mauvais » me dis je, histoire de raffermir ma résolution à continuer, encore et encore.


    J'étais mauvais. Seul un être mauvais avait pu faire ce que j'avais fait. Seul un être damné avait pu offrir ainsi son âme aux ténèbres sans être dans un cas de nécéssité absolue. Mon ambition et mon désir de me surpasser m'avaient perdu. Maintenant, je ne pouvais plus que me forcer à jouir des ténèbres, il était trop tard pour revenir en arrière. De plus, je ne pouvais me voiler la face: j'adorais faire tout ce mal autour de moi. Le mieux était encore quand je détruisais tout le bien que je pouvais construire. Bâtir quelque chose de beau et d'immaculé puis réduire tout cela à néant était le sacrifice ultime aux puissances obscures. Certes, j'adorais me complaire dans le mal le plus absolument, même si j'en souffrais et m'écoeurait moi même. Je ne pourrais de toutes façons jamais faire terre cette part en moi qui désirait tout avoir, tout contrôler, alors autant me consacrer totalement à donner entière satisfaction à cette partie...


    Ce que je ne comprenais pas, c'était la raison qui poussait la jeune femme à continuer à me tenter. Me prenait elle pour un détraqué? Oui, ce devait être ça, elle semblait me pousser littéralement dans la direction où aucun n'osait s'aventurer, considérant même que ma conscience n'avait rien à voir là dedans, ce qui renforçait d'autant plus ma conviction d'avoir été découvert. Rien que ce dernier mot, « découvert », en disait long sur ce que je pensais de moi même à ce moment même de la soirée. Oui, je devais être devenu un de ces foutus détraqué, qui savait certes bien parler, mais je ne valais pas mieux que tous ces malades. J'étais même bien pire. Je n'avais qu'une envie, boire se verre, et me siffler la bouteille. Cela n'arrangerait certes mon état, mais je sentais que j'en avais besoin. J'étais tombé horriblement bas.


    Je venais assurément de faire inconsciemment la connaissance d'une nouvelle sorte de prédateur.



    - Vous avez raison, tout est sans doute inconvenant à ce stade là de la conversation. Un futur vieillard comme moi ne devrait que se contenter d'admirer la beauté qui pourrait éventuellement venir jusqu'à lui, mais ne devrait pas chercher à l'approcher de trop près. La beauté, comme la séduction, est l'apanage de la jeunesse, Miss Cartwright, je ne pense pas qu'il soit très gratifiant pour vous de vous faire charmer par un vieil excentrique, barbu et tragédien de surcroît. Vous avez l'air d'avoir bien plus les pieds sur terre que cela... Et plus sérieusement, qui vous dit que je vois un intérêt réel à aller plus avant dans ce défi? Il n'est pas bon de trop disgresser sur le sujet, il vaudrait mieux nous diriger vers ce bar, et boire tranquillement un verre en agréable compagnie...


    Ce revirement pouvait paraître brutal, et il l'était après tout, il n'était pas là pour faire joli. En réalité, je me sentais profondément blessé dans ma fierté par l'image que je donnais et qui venait de m'être balancée à la figure par cette jeune présomptueuse. J'étais descendu à des abysses de ma position originelle, et j'étais devenu l'esclave des ténèbres tandis que je ne m'en étais même pas rendu compte. C'était quelque chose de terriblement frustrant, moi qui était habitué à avoir le contrôle sur tout. La jeune femme devant moi me montrait qu'il n'en était rien. Il me faudrait donc ruser pour l'attirer dans mes filets... Si je le désirais toujours, et là, de sérieuses questions commençaient à se poser.


    - Oh si, croyez moi, vous seriez parfaite. Je n'ose vous croire, vous n'avez pas besoin d'être modeste. Je sens que vous pourriez faire de grandes choses dans ce domaine, pour le peu que vous en auriez la volonté... Peu de gens l'ont. Après, je comprends tout aussi bien que cela ne vous attire pas plus que cela, après tout, il s'agit d'un art difficile, et il faut être plutôt... Blindé, pour survivre dans cet univers...
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Ven 5 Déc - 0:26

Inconvenant... enfin bon, ça restait quand même respectable. Pour Roxy, c'était davantage divertissant et amusant. Il faut dire qu'elle savait ses mots lancés dans le vent et ne s'accompagnant d'aucune pensée véritable, il n'y avait clairement pour elle derrière eux aucune conséquence dissimulée. Elle jouait tout simplement, elle lui faisait croire ce dont elle avait envie pour mieux le planter voire le ridiculiser. Elle ressentait parfois un besoin d'être méchante qu'elle ne pouvait expliquer... Le pauvre homme ne lui avait après tout rien fait, il s'était contenté de l'inviter. Tout ce qui était mal chez lui ne devait être que de l'ordre des arrières pensées car enfin admettons-le, si pour lui l'invitation était une proposition, c'était pas vraiment moral vu la différence d'âge et même plutôt pervers. Et il semblait l'admettre et en assumait tout ce que cela signifiait, allant même jusqu'à se qualifier de "futur vieillard"...

Là il exagérait! Non... c'est vrai... il aurait été vraiment trop vieux, Roxy n'aurait pas joué car le jeu dangereux se serait transformé en jeu dégoûtant et n'aurait eu d'autre effet que de lui arracher une grimace... Mais qu'avait-il à s'emporter ainsi? Parce que bon... il ne s'arrêtait plus là concernant l'utilisation abusive de grands mots: l'admirer? Non sérieusement... Roxy se savait plutôt jolie mais elle n'avait vraiment rien d'extraordinaire et elle commençait à penser qu'il devait être plutôt dérangé. Sûrement un homme complétement paumé et s'étant trop perdu dans les grands textes de dramaturges, il devait vivre déconnecter de la réalité, sur son petit nuage lui empêchant de voir les choses en face. Si Roxy avait été du genre à avoir de l'empathie, sûrement aurait-elle ressentie de la pitié. Ce que ça pouvait l'exaspérer! Mais non, elle se contentait de le regarder avec de grands yeux innocents semblant boire chacune de ses paroles.

La suite lui déplut plus encore... une chose qu'elle n'avait jamais supporté, c'était qu'on se permette de la juger, de lui conseiller ou de condamner un comportement qu'elle pourrait avoir. C'était tellement énèrvant, personne ne se soucie des autres... cessons de faire semblant et mêlons nous de nos propres affaires. Que cela pouvait-il bien lui faire qu'elle se laisse aller à cette situation? C'était pas gratifiant et alors? Pour ce qu'elle en avait affaire... et puis le mot "gratifiant" ne signifie pas grand chose à ses yeux, il n'a de sens que lorsqu'on veut lui donner un sens. Elle ne raisonnait que par rapport au jeu et à rien d'autre. Oh quel horreur! Voilà qu'il se dénigrait... elle supportait pas ça non plus. C'était le genre de petit dialogue intérieur qu'on peut bien se passer de prononcer à voix haute, non? Car que répondre? Soit on rassure, soit on se tait et dans ce genre de situation, Roxy adoptait toujours la deuxième situation... ou bien une troisième qui consistait à confirmer, mais ce n'était ici pas du tout dans son intérêt.

La dernière phrase sonna comme un glas: alors elle ne l'intéressait pas? Là, elle était vexée et ne le trouvait que très peu cohérent par rapport à ses premières paroles. Il fallait bien admettre qu'elle ne s'était pas attendue à un tel revirement de situation... ça l'agaçait les personnes qui ne savent pas ce qu'elles veulent. Et va-y que je te drague, que tu rentres dans le jeu et que je change d'avis... Elle avait jamais vraiment compris ce principe. A moins qu'il ait fait exprès et qu'il n'attende que ça? Ca devait être un vieux fou effrayé par la solitude et qui n'avait rien trouvé d'autre pour ne pas passer une énième soirée de manière totalement pathétique, un verre d'alcool à la main. Et pour Roxy... ce n'était plus un jeu dans ce cas-là mais une pure perte de temps. A son tour de connaître un revirement et elle laissa tomber son masque, laissant échapper de ses lèvres un profond soupir ennuyé tandis qu'elle lui lâchait immédiatement le bras qu'elle ne voyait plus aucun intérêt à tenir.


« Et c'est tout? Dieu que vous êtes pénible! Sérieusement... vous êtes bien plus amusant en dragueur inconvenant! Mais pensez-vous vraiment que je puisse trouver un quelconque intérêt à vous écouter blablater des heures durant de la difficulté de la vie? Vous l'avez dit vous-même... je suis jeune et je ne désire certainement pas vieillir à vous écouter me raconter votre pathétique existence durant de longues heures qui n'auraient d'autre effet que de me faire naître des rides! Vous êtes un vieillard solitaire? Bien! Prenez donc appui sur une canne et non pas sur une jeune fille à qui raconter vos états d'âme ennuyeux à mourir. »

Croisant les bras, elle le regarda de la tête au pied d'un air méprisant avant d'arrêter son regard dans le sien avec un léger sourire qui signifiait clairement qu'elle se moquait de lui. Elle lui avait répondu calmement mais avec un ton aussi las que moqueur. Elle s'était trompée sur le compte de cet homme, faute d'être un amusement, il se révélait être une véritable perte de temps et Roxy avait perdu de précieuses minutes, elle aurait déjà pu être en train d'arriver à la gare là! Mais non... elle était tombé sur une version dérangée du Père Castor! Elle n'avait rien répondu concernant l'art de la comédie... encore du blabla inutile dont elle n'avait que faire. Et voilà... sa journée complétement pourrie se finissait de façon tout ce qu'il y'avait de plus logique et rien n'était intervenue pour la rendre un tant soit peu palpitante, des illusions brisés encore et toujours. Le genre de journée durant laquelle une seule question revient inévitablement: pourquoi s'être levée ce matin? Se fichant bien de ce qu'il pourrait ajouté et considérant que le temps l'avait assez fui comme ça, elle ne lui adressa pas un autre regard avant de lui tourner le dos pour repartir... il lui fallait maintenant remonter le long de cette interminable rue pavée de façon inégale... beau reflet de son existence, vous ne pensez pas?
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Pieter Von Keller

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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Ven 5 Déc - 10:20

    J'étais parfaitement conscient de ne pas faire preuve de beaucoup de discrétion dans mes propos. En réalité, je ne savais plus trop ce que je devais faire. Je n'avais plus du tout envie de jouer, ça au moins c'était quelque chose de certain. Je ne savais pas pourquoi, mais mes besoins étaient redescendus, surement à cause de l'attitude de la jeune femme. Elle n'était pas du genre à se laisser faire. En cela, je la remerciais. Faire du mal, à quelqu'un qui s'en fichait et qui ne se défendait pas n'avait absolument rien de bien intéressant, c'était même tout le contraire. Mais là, les façons de faire de la jeune femme ne m'inspiraient que le mépris. J'avais horreur des personnes manipulatrices. Peut être que je l'étais moi même, mais à un degré moindre, et surtout, cela me semblait moins écoeurant... Comment ça arbitraire dans ma prise de position?


    Peu m'importait de toutes façons. Il semblerait que j'avais perdu toute ma façon de faire, toutes mes habitudes. La prison, quel détestable endroit. Je ne me reconnaissais plus. Je ne savais plus réellement quoi faire. Peut être était il temps de me remmettre en question finalement. Oui, ce devait être ça. A moins que ça ne soit autre chose, mais dans ce cas, j'avais bien du mal à voir quoi! Toute cette affaire me foutait en rogne en réalité. Je me rendais compte que tout cela ne m'amusait plus. J'étais mauvais intérieurement, ça, je le savais. J'avais fais des choses horribles par le passé et avait parfois envie de les rééditer, mais le goût de la provocation était de plus en plus fade pour moi. Comme dans le cas présent, je m'étais bien vite lassé du petit jeu que j'avais essayé d'instaurer. Peut être que franchir une barrière que je m'étais interdite, celle de l'âge, me dégoutait profondément. Oui, ce devait être cela. Trouver une femme de mon âge aurait non seulement été plus convenant, mais aussi plus amusant sans aucun doute.


    Je pensais chaque mot que je venais de dire à Roxy Cartwrigth, celle ci semblait ne pas approuver du temps, et se montrait même quelque peu lésée, mais elle avait raison de l'être. Après tout, qu'est ce qu'elle était à mes yeux? Rien de plus qu'une jeune femme paumée, pas forcément plus intéressante qu'une autre, qui voulait juste se donner un peu de frissons à côtoyer le danger. Ce genre de filles ne remportait pas mes suffrages. Si elle voulait des frissons, elle avait qu'à picoler, ou coucher avec quelqu'un. Le danger, le véritable danger, n'apportait que le frisson de la mort, et celui ci ne faisait que tenir le rôle de préface à un état fort peu enviable... Non, honnêtement, je n'étais pas du tout prêt à accorder du crédit à cette demoiselle, et encore moins quand elle prit son ton moqueur pour tenter de me rabaisser, moi!


    Pénible? Elle n'avait encore rien vu... Lentement, une sourde colère montait en moi. Comment osait elle me parler sur ce ton de gosse pourri gâté? Heureusement qu'elle n'avait aucune idée de ce dont j'étais capable, il serait en effet dommage que l'on se retrouve avec une fille tout de suite moins fière non? Aucun intérêt à m'écouter? En aura t'elle à me voir la tourmenter? La question ne se posait même pas, car intérêt ou pas, avec ce qu'elle venait de dire, elle n'y couperait probablement pas. Quoique. Est ce que j'avais moi même un intérêt à continuer dans ce sens? J'étais conscient qu'un conflit se préparait, et je voulais y survivre. La jeune femme, elle, en continuant ainsi, n'avait finalement que bien peu de chances de son côté. L'arrogance est synonyme de défaite. J'attendis patiemment qu'elle eut terminée son discours. Ainsi donc, j'étais ennuyeux à mourir?


    Un geste vif et ma baguette était sortie. Un autre et Roxy Cartwright était plaquée contre le mur de briques dérrière elle. Un autre et elle avait la baguette qui pressait fortement contre la trachée, l'écrasant presque. Ennuyeux? Ennuyeux? Ok, ça me va, on allait voir si elle allait avoir le temps de s'habiller. Bien entendu, profitant de l'effet de surprise, je lui jetais un sort de mutisme, histoire d'être un minimum tranquille... Lentement, très lentement, ma baguette traîna le long des bras et du corps de la jeune femme, redessinant ses formes. Je m'adressais à elle d'une voi suave et presque inaudible.



    - Et là, crois tu que tu vas toujours t'ennuyer, Roxy chérie? Tu ne sais rien de ma vie, et si je t'en parlerais, ce serait le genre à te conduire au bord de la folie... Tu parles de moi comme d'un homme ennnuyeux... Mais je sais m'amuser... Selena l'avait compris... Elle a aimé cela, elle aussi... Du moins dans un premier temps. Tu veux vraiment que je te comptes mon histoire? Bien, très bien... je vais surtout te raconter ce qu'il faut que tu saches... Des filles comme toi, j'en ai vu des dizaines, et aucune n'a su plier, toutes se sont brisées, comme des fétus de paille, entre mes doigts. Tu veux peut être que je te montre? Oh, excuses moi, j'oubliais... Un simple signe de la tête suffira.
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Ven 5 Déc - 11:50

On répète souvent aux enfants qu'il ne faut pas parler aux inconnus mais on devrait plus souvent leur dire qu'il est parfois tout aussi dangereux de leur tourner le dos. Roxy n'avait pas encore fait trois premiers pas qu'elle sentit une force violente l'attirer jusqu'au mur derrière elle, ne comprenant pas même ce qui venait de se passer, la seule information que son cerveau semblait capable de reçevoir était son terrible mal de crâne et ses paupières qui s'étaient closes dans un réflexe se rouvrir péniblement tandis qu'elle tentait de comprendre ce qui venait de se produire... Pieter avançait vers elle, allait-il l'aider? Comprenait-il? Son pas lent ne laissait rien présager de bon et ce fut seulement à cet instant que la douleur se trouvé relayée par quelque chose de pire encore tandis que la baguette de l'inconnu se pressait contre sa gorge... mais ce n'était pas encore cela qui provoquait cette chose douloureuse qu'elle pouvait ressentir.

Non, c'était le regard de Pieter qu'elle n'avait pas encore eu l'occasion de fixer si longtemps ni d'aussi près, il avait dans les yeux quelque chose de dément qui la laissait tout simplement... passive, qui la pétrifiait sur place. Elle tentait d'arracher son bras collé contre le mur; et pas même pour avoir le réflexe de lever sa baguette contre lui mais pour le frapper, lui donner un grand coup pour qu'il regarde n'importe où mais ailleurs que vers elle. Mais la vérité était qu'elle était complétement impuissante, ne pouvant plus bouger ni même crier, un silence pesant venait d'envahir la petite ruelle et elle semblait condamner à devoir entendre son coeur battre la chamade car, ô grand jamais, il n'avait ainsi frappé sa poitrine de façon aussi violente et douloureuse. Que faire? Leur enseignait-on à Poudlard comment se défaire de ce genre de situation? Sûrement pas! Sa baguette: elle n'avait pas eu le temps de la tirer de sa manche et aucun sortilège ne pouvait être prononcé, elle ignorait encore tout des sortilèges informulés et quand bien même, cela ne l'aurait pas aidé.

C'était ses jambes qui voulaient s'agiter et qui étaient retenues immobiles sans qu'elle ne parvienne à les bouger d'un millimètre, ses muscles se contractaient sans trouver leur aboutissement dans le moindre mouvement. Le frapper, s'agiter, crier, faire quelque chose! Mais ne pas être là à simplement contempler sa vulnerabilité! Car pour la première fois depuis longtemps, c'était bien ce sentiment qui s'accompagnait de la frayeur et qui donnait à la scène une dimension horrible à ses yeux... Elle était vulnérable, elle n'était pas aussi intouchable qu'elle avait toujours essayé de se le faire croire depuis sa rentrée à Poudlard. C'était bien simple, elle avait vu dans l'entrée dans ce nouveau monde la possibilité de pouvoir être ce qu'elle désirait, de ne pas faire les mêmes erreurs qui l'auraient conduit à souffrir encore: ne se laisser approcher par personne, provoquer, jouer encore et toujours et aller plus loin dans le jeu. Elle avait souvent gagné si bien qu'elle en était arrivée à se croire invulnérable jusqu'à cet instant... car qu'était-elle ici sinon une pauvre gamine de quinze ans sans défense les yeux larmoyants? Absolument rien. Elle n'était pas la femme forte qu'elle avait toujours voulu être, elle n'était pas sa mère! Sa mère, elle, aurait su quoi faire... sa mère aurait trouvé un moyen de se défendre et n'aurait jamais tant fait pitié à voir, elle le savait.

Et voilà qu'il osait la toucher! Et même si ce n'était que du bout de sa baguette, ça la révoltait, ça l'insultait et la rabaissait! Elle n'avait d'autre impression que celle d'être une petite souris prise dans un piège dont elle ne pouvait se défaire... Elle n'avait plus envie de le frapper au visage, elle avait envie de lui donner un violent coup de pied là où ça faisait mal, ou bien de planter ses ongles dans sa joue pour voir son sang couler, le voir à terre et le frapper encore et encore, le tourmenter jusqu'à ce que ce qu'il demande pitié et alors, seulement à ce moment là... l'achever. Car c'était tout ce que méritait ce grand malade! Mais elle ne pouvait pas, elle ne pouvait rien car elle n'était au final rien! rien du tout!

Roxy chérie? Mais qu'il cesse, qu'il se taise, elle ne supportait plus le son de sa voix, ça la rendait folle et elle n'écoutait même pas ce qu'il pouvait dire, elle se fichait de ce qu'il racontait... Elle n'entendait rien à son discours et était juste complétement paniquée tandis que des larmes de frayeur ou de rage semblaient voiler sa vision... Oh que non! Elle allait pas pleurer devant ce taré, elle ne le voulait pas, elle se l'interdisait, elle ne rentrerait pas dans son jeu, ses lèvres n'esquisseraient pas le moindre "pitié" et elle n'accompagnerait pas sa faiblesse de quoi que ce soit pouvant paraître pathétique. Une nouvelle fois, elle tentait inutilement de se défaire de ce mur qui semblait être un véritable aimant, ça ne marchait pas, elle le savait mais il le fallait! Il le fallait!
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Mer 10 Déc - 12:03

    Je savais que je venais de lâcher prise. Je me détestais pour cela, ne montrant par là même que je n'avais jamais eu la force de me lever contre les ténèbres de mon âme. En réalité, cela sonnait le glas de ma raison quand je devenais ainsi, et je savais que je me réveillerais avec du sang sur les mains, comme d'habitude, comme toutes les autres fois. Il n'y avait absolument aucune alternative. Aucun moyen de s'échapper. Aucun moyen d'en finir. Aucun moyen de partir. C'était ainsi, et je ne pouvais plus rien faire pour empêcher ce qui allait se passer sous mes yeux, et dont je serais immanquablement l'acteur. En réalité, je commençais même à y prendre goût. Il n'y avait en fait que le fait que la jeune femme soit aussi détestable qui me permettait de ne pas déjà être assaillit de remords quand au destin que je lui réservais. Elle m'avait jugé, sans rien savoir de moi. Elle s'était comporté comme une sale gamine. Et elle allait souffrir.


    En fait, je savais que la torture physique ne serait probablement pas la meilleure façon d'atteindre Roxy Cartwright, je me doutais bien que ce qu'il lui fallait vraiment, c'était que quelqu'un puisse découvrir quel était le talon d'Achille de la jeun garce et de l'exploiter pour la torturer mentalement. Ce serait là la solution pour la remettre définitivement à sa place. Je pensais également que je ne pourrais pas me retrouver dans cette position vu que je ne savais rien d'elle, je n'étais même pas sûr d'avoir son vrai nom, elle pouvait très bien m'avoir mentit, ce qui serait tout à fait son genre. Dommage qu'elle n'était pas un peu plus ouverte d'esprit et plus curieuse de la découverte, et surtout pas si hautaine, car elle aurait pu faire une superbe actrice et une superbe partenaire également. Dommage pour elle, elle n'aurait jamais l'occasion de connaître le livre...


    Je la sentais néanmoins terrifiée. Elle ne devait pas avoir l'habitude de perdre autant le contrôle de la situation. Elle n'avait aucune expérience de la vioe, de la vraie. Ils devaient trop être protégés dans leur château merdique du nord de grande Bretagne. Ils n'étaient pas assez préparés. Paniquée, Roxy Cartwright ne savait pas quoi faire, et ne tentait rien. Prise au dépourvu. Faible, terriblement faible. Elle savait mieux parler qu'agir, c'était un fait indéniable. Dommage que la dernière erreur de sa vie aura été de croiser la route d'une créature bien plus forte et maléfique qu'elle. Enfin, dommage, façon de parler bien entendu, car je comptais tout de même bien m'amuser dans la dernière leçon que je me préparais à inculquer à la jeune femme.


    La souffrance physique ne serait pas la chose qui la détruirait le plus. Dommage, j'en connaissais un rayon, ne serait ce par toutes mes expériences interdites, mais également par celle que j'avais moi même endurée suite à mon emprisonnement. Ce n'avait pas été une partie de plaisir, mais cela s'était en tous cas révélé très instructif. Et je comptais bien mettre tout ce savoir appris à la dure en pratique ce soir. Roxy serait en quelque sorte un essai. Elle ne voulait pas, elle semblait sur le point de s'effondrer et de craquer, mais une force quasi inconnue semblait la pousser à rester forte.



    - Restes forte jeune fille, nous nous amuserons bien plus si tu résistes...


    Comme toujours, je me sentais le besoin de faire comme dans mes pièces fétiches, tragédies et dramatiques, afin peut être de me plonger un peu plus dans l'univers qui avait fait ma vie. C'était peut être une caractéristique un peu dérisoire de ma personnalité, et elle n'était pas là pour me donner plus d'importance que je n'en avais, mais tout simplement pour parce que cela m'amusait, et que je trouvais le ton particulièrement approprié. Enfonçant un peu plus ma baguette contre la trachée de la jeune femme, je vins lui susurrer quelques mots à l'oreille.


    - Avant de mourir, je veux que tu saches ce que j'ai fait, que ma vie n'a pas été si ennuyeuse que cela, comme tu semblais le pensais... J'ai traîné mes guêtres sur les plus grandes scènes d'Europe. J'ai été couvert d'or, d'honneurs et avait tout ce que je voulais. J'ai tué aussi. J'ai commencé par mon mentor. Ensuite, ce fut le tour de deux courtisanes, des Tchèques. Totalement dénuées d'esprit. Ensuite, ma partenaire au théâtre et a la vie fut la suivante à se faire corrompre. Enfin, celle qui étairt la fille du directeur de prison. Et la prochaine, ce sera toi. J'ai beaucoup appris ces derniers temps, j'espère que tu apprécieras Roxy Cartwright, et que tu es prête pour le dernier grand voyage de ta vie...
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Ven 12 Déc - 23:29

Logan était plus ou moins en mission. En réalité, il était en mission personnelle. Il savait que le soir sur le chemin de Traverse, il avait de grandes chances de rencontrer des gens un peu louches et peut-être d'en apprendre un peu plus sur ce qui se tramait. Il prenait des risques, certes, à se promener tout seul dans cet endroit à une telle heure, mais le jeu en valait la chandelle. Imaginez qu'il tombe sur l'un de ces fameux mangemorts ! L'Auror remontait donc la rue à grandes enjambées, emmitouflé dans son manteau, ses bottes ne produisant aucun son dans le silence feutré de la nuit. Les mains dans les poches, il laissait son regard s'attarder sur tout ce qui l'entourait, scrutant les recoins les plus sombres avec insistance. On ne sait jamais ce qui peut se cacher dans l'ombre. Sa main droite, dans sa poche, était refermée sur sa baguette. Prêt à lancer un sort au cas où.

Les sens aux aguêts, il n'eut aucun mal à entendre une conversation entre un homme et une femme. Rien d'anormal jusque là. Mais comment savoir s'ils n'étaient pas des criminels ? Logan décida donc naturellement de s'avancer vers eux pour leur poser quelques questions. Juste comme ça. Il avançait plus lentement maintenant, prenant son temps. La scène qui se déroula soudainement sous ses yeux le laissa interdit. L'homme venait de plaquer la jeune fille contre le mur, et la menaçait de sa baguette. Ola, mauvaise idée. Le pauvre type n'avait vraiment pas de chance : tenter ce genre de coup et tomber sur un auror... Se doutant qu'il n'allait pas la tuer dans l'immédiat, l'homme continua sa progression, en accelérant toute fois quelque peu le pas. Arrivés près d'eux, il sortit sa baguette magique, et la pointa dans le dos de l'homme.


-Lâche-là.

La voix grave de Logan venait de briser le silence malsain de la rue, entrecoupé seulement par les chuchotements de l'autre homme. Il menaçait le malade de sa baguette, et n'hésiterait pas à s'en servir. Peut-être n'était-il pas le meilleur des aurors, mais il n'en restait pas moins très bon et formé par le Ministère. L'autre ne ferait certainement pas le poids face à lui. Sauf s'il était un mangemort, ce qui changerait considérablement la donne. Un rapide coup d'oeil à la fille lui apprit qu'elle n'était pas bien vieille. Probablement n'avait-elle même pas encore quitté Poudlard. Que faisait-elle ici à cette heure dans ce cas ?

Logan se félicitait d'avoir décidé de rôder sur le Chemin de Traverse ce soir. Si Simon avait râlé de devoir passer la soiré seul, l'auror jugeait avoir fait un très bon choix. Et c'était également ce que devait penser la jeune fille plaquée contre le mur. Elle avait vraiment de la chance qu'il se soit trouvé dans les environs. Beaucoup d'autres filles avant elle s'étaient retrouvées dans cette situation, et aucun chevalier en armure n'était venu à leur rescousse. Logan ne laissa pas son regard s'attarder sur elle, se concentrant sur l'agresseur. Ce type devait être dangereux, et il préférait ne pas le quitter des yeux. On ne sait jamais ce qu'un désiquilibré peut faire. On est jamais trop prudent dans ces cas là.
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Sam 13 Déc - 9:48

Roxy faisait absolument pour ne pas craquer, fermant les yeux avec force pour tenter de s'arracher à cette horrible réalité, s'évader ! Mais comment l'aurait-elle pu alors qu'elle sentait cette terrible douleur au creux de son estomac, que des sanglots étaient coincés dans sa gorge ? Elle ne pouvait pas pleurer, ni même le supplier du regard, c'était juste... pour les faibles ! Elle savait qu'elle l'était, cette terrible vérité venait de la frapper mais, se comporter ainsi, laisser son corps prendre le dessus, le laisser exploser en signes divers de supplications, cela n'aurait pas simplement été admettre qu'elle était vraiment faible, ça aurait été rendre cela réel.

Ce n'était qu'un moment affreux de frayeur qui allait passer, les peurs qu'elle pouvait se faire finissaient toujours par s'évanouir. L'ombre effrayante était celle de l'arbre, les craquements discrets du plancher étaient dus aux pas légers de son chat Racoon. Bien sûr que le malheur en frappait beaucoup mais, jamais elle ! Elle avait toujours été persuadée que quand on était en réel danger, notre cerveau s'alertait avant, nous prévenait... qu'on sentait comme une ombre planait. Elle savait maintenant que c'était faux, un simple pas et tout basculait.

Sa voix venait de monter jusqu'à son oreille, toujours aussi insupportable et elle rouvrit les yeux! Il était toujours là... quand est-ce que tout s'arrêterait car, il fallait bien que cela cesse, non ? Une frayeur énorme, une frayeur assez conséquente pour lui servir de leçon, rien d'autre. Ca ne pouvait être rien d'autre. Ne voyait-il pas qu'elle avait compris ? Qu'il avait même gagné ? Oui, elle l'admettait... elle avait perdu, elle avait été incroyablement sotte et elle avait trouvé plus fort qu'elle, voilà. Qu'il reparte maintenant ! Qu'il aille agresser une autre fille s'il le voulait, elle s'en fichait... Qu'il lui demande de rester forte, ça la tuait. Elle avait impression de lui faire plaisir. C'était bien cela, quelle que soit sa réaction : il se réjouirait et ça la rendait malade. Il n'y avait aucune échappatoire, elle n'avait aucune carte en mains à jouer... toutes s'étaient évanouies en un claquement de doigts. Elle n'avait même plus de mots pour tenter de se défendre. Elle était un jouet, un vulgaire pantin duquel il ferait ce qu'il voudrait dans l'unique but de se divertir.

Elle eut le réflexe de vouloir violemment tourner la tête quand il s'approcha de son oreille. Elle ne sentait même plus sa baguette écraser contre sa gorge, c'était son souffle contre son cou qui lui donnait envie de hurler. Ce n'était pas ses mots qui lui donnaient envie d'éclater en sanglots comme une gosse de cinq ans, c'était son ton. Il jouait d'elle et elle détourna le regard le long du mur. C'était l'angle d'une rue. Que sa maman vienne. Le Ministère n'était après tout pas si loin et, si ce jour-là, pile à cette heure-là, elle passait par cette rue? Elle le devait, elle n'avait pas le choix d'être sa mère en cet instant et de la protéger. N'est-ce pas ce que font les mères ? Protéger leur enfant coûte que coûte, sentir quand ils vont mal ! Eh bien Roxy n'avait jamais été au plus bas, alors c'était le moment. Sa mère devait bien l'aimer, elle ne pourrait tolérer ça... Mais Roxy ne trouvait aucune image réconfortante de sa mère à imaginer. Juste ses paupières lourdes retombant sur ses yeux n'exprimant que la lassitude, un simple haussement d'épaules tandis qu'elle disait simplement "Je n'ai pas le temps, Roxanne". Pourquoi c'était cette image qui venait de s'imposer à son esprit ? La vérité était qu'elle n'avait aucune autre façon de se référer à sa mère.

Le dernier grand voyage de ta vie ? Ce fut seulement à ce moment qu'elle arrêta de s'agiter. Allait-il la tuer ? Aussi bête que cela puisse paraître, ce fut seulement à cet instant que l'image de la faucheuse lui traversa l'esprit et encore... de façon si lointaine. Est-ce qu'elle allait mourir ? Cela aurait été tellement stupide... si elle n'avait pas été aussi paniquée, un rire nerveux se serait sûrement dessiné sur ses lèvres. S'en aller ? Comme ça ? Seule.. au coin d'une rue pavée par une nuit glacée, humiliée, faible et pathétique. Ca lui semblait même être une fin logique au final et elle fut étonnée que ça ne la trouble pas plus que cela... Mais maintenant ? Elle n'y avait jamais pensé, elle ne raisonnait que par rapport à son avenir, un monde intouchable dans lequel elle finirait par avoir une place, être heureuse. Des tas de pensées se bousculaient dans sa tête, toutes se mêlaient dans un tourbillon effrayant tandis qu'elle restait pétrifiée en ayant finalement plus qu'une question en tête: qu'allait-il se passer ? Son regard s'était simplement égaré dans les yeux du dément, semblant simplement l'interroger. Oui... Qu'allait-il se passer ? Est-ce qu'il allait la tuer ? Est-ce qu'elle allait mourir ?

Ce fut dans ce silence plus que pesant, un silence qui la torturait qu'une voix se détacha. Son regard s'était dirigé en direction de la voix au même instant mais elle ne distinguait rien clairement, juste une forme floue et, elle ne se rendit compte qu'à cet instant qu'elle était en train de pleurer. Elle n'avait pas même senti la moindre larme glisser le long de ses joues. Elle refermait et rouvrait simplement les yeux, tentant de voir quelque chose de distinct, de comprendre. L'impression qu'elle était plongée dans un cauchemar et pas dans une réalité venait de se remparer de son esprit et elle sentait sa gorge la brûlait à l'endroit contre lequel il enfonçait sa baguette, gênant sa respiration, lui faisant mal. Elle était incapable de raisonner par rapport à quoi que ce soit d'autre.
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Pieter Von Keller

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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Jeu 18 Déc - 21:18

    Je ressentais de nouveau l'excitation de braver les interdits et de fouler du pied la morale des hommes. C'était vivifiant en quelques sortes. Juste trois minutes avant, j'étais totalement or de cet état d'esprit et j'avouais que je n'avais absolument pas envie de retomber dans mes pires travers. En fait, j'avais même presque décidé d'en finir une fois pour toutes avec toutes ces conneries, avec la saloperie que j'étais devenu au bout du temps. Mais seul le comportement détestable de cette gamine aurait pu me faire changer d'avis autant qu'il l'avait fait. En réalité, je me demandais même si cette garce ne serait pas quelque peu suicidaire. Plus j'y repensais, plus cela avait probablement de sens, vu comment elle avait parlé à un individu, et on ne pouvait absolument pas dire que j'ai été des plus discrets dans ma tentative...


    Quelle était pathétique. S'était elle crue invulnérable? La petite sotte. Rien n'y personne dans ce monde n'était immuable, bien au contraire. En réalité, elle avait peut être ainsi pu se rendre compte de sa propre vulnérabilité, ce qui n'était absolument pas trop tard... Enfin plutôt si, c'était là la dernière leçon que la jeune femme apprendrait dans la vie, et dieux seul savait qu'elle l'apprendrait à la dure... Dans le feu et le sang, dans la souffrance et la solitude. Elle avait de la chance qu'elle tombe sur quelqu'un d'aussi raffiné que moi. En effet, elle aurait pu tomber sur un imbécile de coupeur de bourse de bas étage et se serait faite violentée, volée et tuée sans aucun raffinement. Je n'étais pas ainsi, je savais comment exercer mon art, pour mon plus grand plaisir. Et surtout, pour celui de Roxy Cartwright... Ou pas!


    Ivre de colère, de vengeance et de meurtre, toute ma frustration de ces six dernières années remontèrent bien vite à la surface, et je devais me contenir à grand peine pour ne pas pulvériser la demoiselle en lui brisant l'échine et en jetant son corps par la suite. Non, c'eut été trop facile, bien trop facile..; Et bien peu délicat. Malgré son impolitesse et son effronterie, Miss Cartwright méritait un traitement de premier choix en réalité, et je comptais bien le lui donner... Là, elle geignait presque de peur, elle semblait totalement perdue, brisée, et ne savait pas quoi faire. Les gens d'ici étaient bien trop mous, elle ne cherchait même pas à se défendre... Pitoyable, elle avait beau avoir fait la fière pendant tout ce temps, elle n'en était pas moins une pauvre petite sotte.



    - Je sens que tu as peur, c'est bien. La peur décuple les sens. Ainsi, tu sentiras mieux tout ce qui va t'arriver. Ne t'inquiètes pas, je fais ça proprement, en quelque sorte, je suis un esthète dans le genre... Tu verras... Tu es... entre de bonnes mains, si j'oses dire...


    J'avais terriblement envie de briser toutes les étapes et de la tuer de suite, mais non, je ne pouvais pas gâcher un tel moment. Pieter Von Keller est sur la route du retour mes amis, et il n'est pas prêt de repartir... Quoi? C'était quoi cette voix? Lâches la? Quel mélodrame, j'adore j'adore j'adore! Qui était l'impudent, qui venait de ce fait, nuire à ma future besogne? J'éclatais d'un rire cruel, sans me retourner. Je me savais découvert. Par qui, je ne le savais pas, mais je ne tarderais pas à le savoir... Mon rire s'éternisa quelques secondes, puis, je giflais Roxy d'un revers de la main. Pour finir par la lacher. Et me retourner face à l'inconnu. Un homme, plutôt jeune, visiblement décidé à intervenir.


    - Tel le Cid devant Barcelone, tu viens, vaillant chevalier, secourir la demoiselle? Sais tu seulement à qui tu t'adresses, et, question plus intéressante encore, sais tu qui es tu venu sauver? Il y a des choses pour lesquelles il vaut mieux ne pas risquer sa vie, Compeador....
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Sam 27 Déc - 11:29

Logan n'était pas un chevalier. Il n'en avait pas l'âme héroique, ni la carrure. Mais s'il n'était de l'envergure du Cid, comme l'autre venait de l'appeler, il n'en restait pas moins un excellent combattant, et un homme au coeur qu'il estimait plutôt noble. Rien ne l'avait poussé à intervenir, rien ne l'avait poussé à jouer sa vie pour une personne qu'il ne connaissait pas. Mais il avait un sens du devoir on ne peut plus développé, et un sens de l'honneur assez édifiant également. Il ne laisserait personne souffrir ou mourrir s'il avait la possibilité de l'aider. Logan avait confiance en lui, il avait toujours eu confiance lui, et en ses capacités. Il se savait capable de sortir vaincqueur d'un duel contre à peu près n'importe qui. Si on excluait les mangemorts et leur maître, bien entendu. Il n'était pas de taille contre eux, mais contre les autres malfrats et criminels en tous genres, il se savait supérieur. Il avait l'expérience, il avait la technique, et une puissance magique certaine. Cet homme qui s'attaquait à une jeune fille ne l'effrayait pas, et ne faisait certainement pas le poids contre lui.

Logan serra les mâchoires lorsque le malade gifla la jeune fille. Il allait voir celui-là, ce qu'il en coutait de s'en prendre aux demoiselles, si jeunes qui plus est. Mais la petite tirade destabilisa quelque peu l'auror, dont le regard se posa sur la fille. Qu'est-ce que l'autre voulait donc dire par là ? Cette jeune fille serait-elle du mauvais côté ? Mais non voyons, c'était complètement stupide, comme ci ce fameux Voldemort allait enrôler des enfants ! Il y avait bien d'autres sorciers autrement plus qualifiés pour le servir que des gamins encore plongés dans leurs études et dans leurs petits problèmes d'adolescents. Logan ne croyait pas une seconde que celui qui se faisait appeler Le Seigneur des Ténèbres puisse-t-être assez stupide pour enrôler des gosses.

Son attention se reporta immédiatement sur l'homme qui lui faisait à présent face, et il ressera ses doigts autour de sa baguette. Il n'allait pas le laisser s'en tirer comme ça, et n'allait pas non plus laisser le doute s'insinuer et pourrir ses capacités à cause des paroles d'un illuminé pareil. La jeune fille était une simple étudiante de Poudlard, et peu importe qu'elle soit une fille bien ou une véritable peste, ça ne changeait rien au fait que cet homme n'aurait jamais dû s'en prendre à elle. Ses yeux bleu devenus glacé, Logan ne lâchait pas le malade du regard. Ce dernier semblait réellement fou, et il n'en était que plus dangereux. Au Ministère, on avait appris à l'auror à se méfier des gens comme lui, et il se remémorait son entraînement intensif. La baguette toujours levée, il prit le parti de mettre l'autre en garde, et lui donner une chance que tout ne se termine pas dans un bain de sang.


- Peu m'importe ton identité, pour le moment. Je suis un auror envoyé par le Ministère, et je te laisse une chance de te rendre. Si tu me donnes ta baguette et que tu me suis bien gentiment, il ne t'arrivera pas trop de bricoles. Mais si tu fais l'imbécile, tu verras à quoi toi, tu as affaire.

L'auror fit un pas en avant, histoire d'appuyer ses menaces. Il ne plaisantait pas. Si seulement la jeune fille avait pu quitter ce mur, et venir se placer derrière lui pour qu'il la protège, ça l'aurait arrangé. Parce que dans la position actuelle, il ne pouvait pas faire grand chose pour empêcher le fou de s'en prendre à elle, en dehors d'engager un duel. Les traits durs et le regard noir de Logan informait bien l'autre sur ses intentions, et son grade d'auror ne trompait pas sur ses capacités. Il avait intérêt à réfléchire à deux fois avant de lever sa baguette. Sans quitter Pieter du regard, il tendit sa main gauche (celle qui ne tenait pas son arme), à la jeune fille, pour l'inviter à bouger.

-Viens avec moi, ça va aller maintenant. Si tu es blessée, je peux t'emmener à Sainte Mangouste, ils prendront soin de toi.
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Lun 29 Déc - 17:18

C'est étrange comme une situation angoissante peut nous couper de notre capacité à raisonner, comme tout perd soudainement son sens. Elle était prise au piège, en proie à la folie d'un grand malade... Elle n'avait que brièvement pensé à se libérer, puis elle avait pensé à sa vulnarabilité dans laquelle elle semblait enfermée et qui la condamnait pour finalement que l'idée de la mort vienne effleurer son esprit mais d'une manière si lointaine. Elle n'avait pas encore pensé à la souffrance. Tout se précipitait dans sa tête... et tellement vite ! Il y régnait un véritable désordre qui lui donnait le tournis, qui lui donnait envie de crier ou même de se gifler pour que tout se remette en ordre. Prendre une grande respiration, empêcher ses mains de trembler pour finalement... réfléchir, se montrer vive d'esprit et non pas sous le jour d'une pathétique victime.

Mais à cet instant, cette pensée... elle n'en avait pas conscience, voilée par toute les autres tourbillonant autour de façon infernale. C'était cela la peur, c'était bien la première fois qu'elle la ressentait... y'avait-t-il des personnes qui ne l'avaient jamais ressentie ? Jamais plus elle ne pourrait prononcer le mot "peur" sans se sentir mal, jamais plus elle ne le réemploierait... Avoir peur du mot "peur", c'était possible ?

Ce qui allait lui arriver... Elle allait mourir, c'était bien cela, non ? C'était pathétique, c'était horrible à dire mais ça lui donnait presque envie de rire nerveusement. Son existence ne valait rien après tout, qui comptait sur elle ? Ca ne changerait pas le cours du monde pour sûr, mais ça ne changerait même pas le cours de la vie des autres. Il y'avait bien Lucy sa meilleure amie mais au final, elle ne la voyait plus que pendant les vacances... Bien sûr que cela n'était pas rien, qu'elle lui manquerait si elle venait à disparaître mais elle avait tant d'autres amis. Elle avait toujours été bien entourée après tout. Elle était seule en fait, vraiment seule dans un monde dans lequel elle évoluait sans qu'elle ne le regarde jamais, elle ne s'y intéressait que de temps en temps, que concernant quelques sujets. C'était ça une existence ? Non, en fait, c'était juste la sienne. Ce qu'elle redoutait à cet instant, c'était la douleur, ce qu'il pourrait lui faire endurer tandis qu'elle était un pantin à sa merci... il pouvait tirer les ficelles et les couper une à une, la rendant plus misérable encore. Elle avait peur de cela, d'être humiliée et de souffrir. Elle n'arrivait à penser à autre chose malgré la venue de cet homme qu'elle aperçevait un peu plus loin. Elle aurait voulu qu'il fuit loin, qu'il ne prenne pas le risque de mourir mais elle était bien trop égoïste pour cela - comme bon nombre de personnes sûrement de ce point de vue là - et la désir qu'il la sauve, qu'il la libère de cette prison invisible était bien plus fort... peut-être pas, en fait. Elle n'en savait rien, elle ne savait absolument pas ! Elle voulait juste ne pas être là, être chez elle à Poudlard dans la salle commune, devant un feu crépitant de façon rassurante dans la cheminée. Elle ne voulait rien d'autre et comme une enfant capricieuse, elle cherchait à trépigner sur place, à vouloir agiter ses mains, à vouloir bouger. Elle supportait pas cet immobilisme, ça faisait mal !

Mais pas autant que la claque qu'elle venait de se prendre... ou plutôt, c'était différent. Mais ça l'avait immédiatement calmée. Elle n'avait rien vu venir et ferma douloureusement les paupières. Vous ne me croiriez sans doute pas si je vous disais que c'était la première claque qu'elle s'était jamais prise ? C'était pourtant le cas... Même à l'école moldu quand les bagarres ne sont pas rares, elle ne s'était jamais fait giflé. Elle s'était fait griffer, tirer les cheveux : ça oui, comme beaucoup d'autres petites filles... mais la gifle était une grande première. Sa joue était brûlante et picotait, c'était désagréable. Soudainement, comme si des rubans inbrisables s'étaient relâchés autour de chacune de ses articulations, elle sentit ses pieds dans le vide et retomba sur le sol dans une petite chute de quelques centimètres à peine. Mais étrangement ses pieds s'affaissèrent d'eux mêmes... c'était comme si ses jambes n'avaient plus la moindre force. Elle les sentait de nouveau mais tremblantes, faibles. Elle détéstait cela et ses mains toutes aussi tremblantes vinrent enserrer ses genoux comme pour les calmer. Que cela cesse ! Elle releva finalement les yeux pour le voir de dos... faisant face à l'homme qu'elle distinguait mieux maintenant que - d'un geste vif mais qui lui paraissait à la fois incroyablement faible - elle avait essuyé ses stupides larmes. Son coeur tambourina contre sa poitrine tandis que la voix de l'homme blond s'élevait... faisant ressortir plus encore la folie dans le ton de son interlocuteur. Une voix grave, menaçante peut-être pour Pieter mais rassurante pour elle. Sa gorge était brûlante mais peu à peu les tremblements qui avaient agité ses membres semblaient vouloir se calmer.

Elle prit alors conscience qu'il s'adressait à elle. Maintenant libérée de ses liens invisibles, c'était comme si sa conscience lui revenait aussi, comme si son esprit lui aussi avait été enfermé. Elle voulut répondre mais aucun son ne semblait vouloir s'échapper de ses lèvres et elle acquiesca... même son assentiment semblait tremblant et faible. S'aidant de ses mains pour se relever, elle n'osait pas vraiment les gestes rapides alors même qu'il aurait sans douté été plus intelligent d'y aller en courant d'un coup. Mais elle n'en sentait pas ses jambes capables. Le seul lien logique que son esprit pouvait pour l'instant établir, c'était que derrière l'Auror, elle serait en sécurité. Elle n'était capable de rien d'autre... Et elle le rejoignit finalement en ne regardant que la main qu'il tendait vers elle, n'osant même pas un regard vers Pieter qui - elle le savait - l'aurait déstabilisé et lui aurait fait sûrement avoir une réaction incroyablement bête. C'était comme si l'étau qui enserrait son coeur s'était ouvert d'un cran tandis qu'elle franchissait cette limite invisible qui la faisait passer derrière l'Auror.

Osant alors finalement lever les yeux vers Pieter, elle le trouvait soudainement moins dangereux vu sous cet angle, moins imposant... et pourtant, toujours aussi terrifiant. Son coeur battait à tout rompre, elle aurait voulu que l'Auror le plaque contre le mur sans prévenir, qu'il le torture longuement puis, seulement après l'avoir fait pleurer comme il l'avait fait pleurer, après l'avoir entendu sangloter comme elle, qu'il l'achève sur place. Si elle avait eu les capacités elle, aucun doute que c'était ce qu'elle aurait fait. Et un jour, elle le ferait. Une simple limite invisible et le regard terrifié et fuyant s'était transformé en un regard noir qui avait quelque chose d'assassin. Elle sentit alors sa baguette dans sa manche, et elle la laissa glisser jusqu'à ses doigts fins, refermant ses doigts encore légèrement tremblant dessus, simple mesure de sécurité supplémentaire, elle ne perdait pas la tête... elle ne connaissait aucun sortilège capable de le faire souffrir, ni même de le tenir en joue. Ca changerait...
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Jeu 8 Jan - 12:48

[Désolé de tout ce retard!]

    Quelle situation pour le moins navrante. Ne pouvions nous donc pas nous amuser dans cette froide ville de Londres? N'y avait il pas un endroit quelconque où nous pourrions sans rien risquer assouvir chacun nos passions? Je n'en étais en fait pas convaincu. Il semblerait en effet que ce monde, pâle et terne, ne réservait ses plaisirs que pour la joie de quelques uns. C'était bien dommage, mais pour palier à ce manque, certains grands esprits avaient réussit à substituer au bonheur pur un artifice, que l'on appelle théâtre ou comédie de nos jours. Et c'était là dedans que je m'étais réfugié, à de nombreuses reprises. C'est aussi le cas en ce moment même. Le théâtre m'avait toujours permis de m'évader complétement des malheurs et des petits tracas de la vie quotidienne. Ce n'était certes pas la panacée, mais cela jouait tout de même son petit rôle!


    Et parfois, en de rares occasions, se servir de tout ce savoir littéraire était un réel délice. En fait, cela ajoutait une certaine dose de théâtralité à la scène, la tournant au ridicule tout en continuant d'entretenir chez mes partenaires de dialogue un certain côté tragique, je ne savais pas réellement le définir, mais le tout était que cela me plaisait énormément! Bon, d'un autre côté, cela me rendait tout aussi reconnaissable et c'était en quelque sorte devenu ma « marque de fabrique », mais j'étais encore un inconnu ici. Peut être plus pour longtemps remarque, vu que je venais de me faire découvrir avant même de pouvoir passer à l'action et faire payer son insolence à cette jeune fille. D'ailleurs, celle ci était visiblement sous le choc. Et encore, peut être aurait elle encore plus eu conscience de l'infâme manipulatrice qu'elle était si j'avais eu le temps d'aller plus avant dans ma petite entreprise...


    Mais non, il avait fallu que je sois interrompu, et pas de la plus habile des façons en plus. Ce type aurait été un vaurien ou un quelconque détrousseur, il m'aurait attaqué dans le dos sans risquer de se prendre des coups, j'en avais donc déduit qu'il devait faire partie des forces de l'ordre du coin pour s'annoncer de cette façon. J'adorais cela, c'était si théâtral, si mélodramatique! Un jour, il faudrait que je me penche sur cette affaire que j'en fasse peut être un pièce, sinon un poème! Enfin, l'heure n'était pas encore à la débauche de mes talents artistiques, je devais avant tout e sortir de là, ce qui m'envoya une certaine décharge d'adrénaline. C'était tellement agréable d'être ainsi près du danger... D'autant plus que l'homme était également de son côté certainement un peu tragédien dans l'âme lui aussi, me déclamant l'habituel couplet policier avec une verve que je trouvais particulièrement drôle.


    Peu lui importait mon identité? Alors il était un idiot, car sans mon identité, il ne pourrait rien contre moi. Un auror? Le suivre bien gentiment? Ah ben.... Non! Je ne voyais pas pourquoi j'aurais à le suivre gentiment, alors que lui, était bien loin d'être gentil avec moi! A quoi j'avais affaire? Tout simplement à un petit roquet ambitieux du ministère. Coincer nun psychopathe dans la rue en plein méfait serait sans doute un bel avancement pour sa carrière, mais je me voyais mal accepter sa demande, ce n'était tout simplement pas dans mon style.



    - Me rendre? Pousseriez vous l'obligance jusqu'à me forcer à vous répondre par le fameux mot de Cambronne à Waterloo? Il ne me convient guère d'accèder à votre requête, je me permet donc de refuser poliment votre invitation. Vous, vous pouvez toujours vous rendre également si vous le désirez!


    La situation m'échappait peu à peu mais je n'étais toujours pas décidé à m'enfuir et à transplaner. Je voulais encore un peu plus rompre la monotonie de mon existence de ces dernières semaines. Sur mon côté, je sentais Roxy Cartwright en train de répondre à la proposition de cet auror, et de s'avancer vers lui. Elle ne m'intéressait plus, je ne la voyais plus que comme une pathétique jeune fille paumée qui ne connaît rien à la vie et encore moins à la mort, même pas digne de me divertir. Dommage, il s'était pourtant agit d'un cas particulièrement prometteur, mais dans un pays décadent comme celui ci,, j'étais assuré de trouver d'autres âmes à pervertir...


    - Oh, vous me quittez déjà, ma chère Roxy? Pourtant, nous commencions à bien nous amuser et à explorer plus avant les particularités de votre personnalité...
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Jeu 15 Jan - 19:43

Logan n'avait pas peur de Pieter. Après tout, il n'avait aucune raison de craindre cet adversaire qui ne promettait pas un grand combat. Il ne semblait être qu'un pauvre fou, sans grandes capacités. Si sa culture ne faisait aucun doute, l'auror doutait de sa puissance magique. Peut-être n'aurait-il pas dû. On lui avait appris qu'il était imprudent de sous estimer ses ennemis, et véritablement idiot de ne pas se méfier d'eux. Pourtant, l'homme ne parvenait à se sentir un tant soit peu effrayé par la lueur de folie qui brillait dans les yeux de son vis à vis. C'était probablement l'habitude de faire face à ce genre d'individu, la sensation également d'être dans son bon droit, et par conséquent d'être tout puissant. Il en résultait donc que Logan était parfaitement confiant, ce qui rendait son ton, son attitude, et même son visage, plus menaçants pour Pieter. Qui lui, ne semblait pas vraiment s'en rendre compte.

Au grand désarroi de Lewis. Il s'était attendu que le criminel se rende, après avoir été ainsi surpris en plein délit. Mais non, le bougre continuait son petit discours, pas le moins du monde perturbé. Ou peut-être un peu tout de même. Mais en tous cas, il ne donnait pas l'impression de vouloir obéir à l'auror. Certes, Logan avait dit que son identité ne l'intéressait pas. Mais il avait bien précisé "pour l'instant". Il savait de toutes façons que cet homme ne lui répondrait pas s'il le lui demandait. Alors à quoi bon commencer l'interrogatoire ici ? Logan allait le coffrer d'abord, et l'interroger ensuite, c'était toujours comme ça qu'on faisait. Et si le bonhomme se croyait assez malin avec ses mots pour faire exception, il se tromptait lourdement.

Il parla d'un certain mot d'un certain Cambronne, à Waterloo. Logan n'avait pas la moindre idée de ce dont il pouvait s'agir, mais à son corps défendant, il n'avait jamais beaucoup aimé l'Histoire. Et ce n'était pas vraiment le genre de choses qu'on apprenait en Histoire de la Magie. Il passa donc sur cette partie de la phrase de Pieter. Si la situation n'avait pas été aussi tendue, l'audace et le parlé de cet homme l'aurait probablement déridé quelque peu. Mais l'Auror était en plein boulot, et il n'avait qu'une idée en tête : choper ce type avant qu'il ne s'enfuie. Le Ministère et Azkaban n'avaient pas grand chose à faire d'un fou à lier tel que lui, alors que des Mangemorts parcouraient le pays, mais il relevait du devoir de Logan de l'arrêter. Au moins pour l'interroger et déterminer si lui aussi suivait ce fameux mage noir.


-Ne m'oblige pas à me servir de ma baguette... Ce ne serait vraiment pas dans ton intérêt.

Les menaces n'étaient pas voilées, et Logan ne plaisantait pas. Il aurait recours à la magie sans hésitations, si l'autre faisait des siennes. Il n'avait encore jamais eu à blesser quelqu'un gravement pour l'arrêter, mais cela ne le rebutait pas. Pieter ne s'échapperait pas aussi facilement, maintenant qu'il le tenait. Mais l'important dans l'immédiat était de mettre cette fille en sécurité, elle qui paraissait totalement pétrifiée contre le mur. Logan s'intéressa alors à elle, sans pour autant quitter son adversaire du regard. Les muscles tendus, tous les sens en alerte, il parlait à la fille mais guettait le moindre mouvement de la part de l'homme. Il tendit la main à Roxanne, mais celle-ci ne la prit pas, se contentant de la regarder. Elle ne répondit pas non plus lorsqu'il s'adressa à elle, mais au moins, elle accepta de venir se placer derrière lui.

Elle avait adopté exactement l'attitude qu'il attendait d'elle. Ainsi derrière lui, elle ne craignait plus grand chose de la part de Pieter. Elle était tirée d'affaires, l'auror le savait. L'autre n'était probablement pas assez fou pour se risquer à l'attaquer alors qu'il la protégeait. Pieter devait se douter qu'avec la formation qu'il avait reçu, Logan était plus fort que lui. Mieux valait ne pas tenter le diable. L'auror vit du coin de l'oeil que Roxanne s'était emparée de sa baguette, comme prête à se battre. Un instant, il en fut plus que surpris et perdit un tant soit peu sa concentration. Il n'avait pas espéré qu'elle se soit si vite remise de ses émotions pour se lancer dans un duel. Elle n'était de toutes façons pas de taille face à son bourreau, mais son attitude était louable. Logan ne manquerait pas de la féliciter pour son courage et sa force de caractère une fois que ce malade en aurait pris pour son grade.

Immédiatement, l'auror avança vers l'autre, dans le simple but de lui saisir le poignet, la main, la manche, n'importe quoi. Tant que ça l'empêcherait de transplaner. Il ne comptait pas le laisser filer.
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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Dim 18 Jan - 9:43

Elle le regardait faire face à l'Auror et il semblait réellement avoir perdu de sa crédibilité. Il semblait tellement... dérangé ! S'il ne l'avait pas agressée, sans doute aurait-elle même pu ressentir une once de pitité pour lui. Elle tressaillit soudainement en pensant à ce qui aurait pu se passer si personne n'était intervenu et le sentiment de haine qui semblait être le seul à la faire tenir debout fut équilibrée par cette horrible sensation de vulnérabilité qu'elle avait ressentie. C'était comme si la marque sur sa gorge la brûlait soudainement pour le lui rappeler, lui donnant des difficultés à respirer. L'angoisse ne s'éloignait pas si vite... Comme s'il avait deviné le sentiment qui la gagnait, il tourna de nouveau ses yeux brillant de folie vers elle et ce fut le regard de trop. Il avait le même que lorsqu'il s'était approché d'elle, menaçant... le même encore qu'au moment où il l'avait menacé. Par ce simple regard, elle pouvait de nouveau sentir son souffle contre sa peau et ça la dégoûtait. Mais pourquoi ne pouvait-elle baisser les yeux alors ? Un simple regard dirigé vers elle et Roxy se trouvait de nouveau pétrifiée comme quelques courts instants auparavant... tout ce qu'elle avait pu ressentir semblait se raviver à lui en donner le tournis. Elle restait encore une fois hors de portée des mots qu'il déclamait, pris dans sa démence... elle y restait sourde, c'était tout ce qui émanait de lui qui provoquait son malaise et dès qu'il détourna les yeux, elle fut à même de reprendre le contrôle de son corps. Elle fit un pas en arrière de façon incertaine, elle avait l'impression que ses jambes tremblantes lui demandaient de partir en courant, il y'avait après tout une rue qui tournait juste derrière elle. Le coeur battant la chamade, son esprit ne répondait simplement pas à ses jambes et elle se trouvait tiraillée de façon horrible. Pourquoi rester ? Pourquoi fuir ? Deux questions qu'elle ne réalisait même pas mais auquel son corps semblait être soumis.

Sûrement était-ce le désir de quitter cette réalité cauchemardesque, de faire comme elle l'avait toujours fait : de courir, de s'en aller et de fermer les yeux, de se retrouver dans son lit, de dormir et de tout oublier. Pourquoi restait-elle ? Pourquoi s'imposait-elle cela ? Peut-être car la rue sombre qu'elle voulait emprunter resemblait à celle-ci : toutes se ressemblaient par cette nuit noire et elle avait l'étrange sentiment d'être emprisonnée dans son cauchemar. Quel que soit le lieu de la fuite, c'était de toute façon un labyrinthe où on ne trouvait pas le repos. A l'unique différence qu'ici, il y'avait l'Auror. Il venait de... la sauver ? Elle avait encore du mal à réaliser. Elle aussi avait finalement eu droit à quelqu'un pour la protéger et jamais elle n'en aurait eu plus besoin qu'en cette nuit. Un inconnu, un homme faisant son travail mais un protecteur, son protecteur aujourd'hui... comme son papa l'aurait fait tous les autres jours. Ca donnait la bête illusion que ce vide était comblé par cette simple intervention : une intervention de plus pour lui sans nul doute, mais celle qui - elle en prenait de plus en plus conscience - lui avait sauvée la vie aujourd'hui. Elle ne fit qu'un pas en arrière et s'interrompit en voyant l'Auror de dos, il émanait toujours de lui ce sentiment rassurant contrastant avec l'aura de son adversaire. Son coeur se serra tandis qu'elle le voyait approcher et qu'elle était obligée de prendre en compte la présence des deux hommes dans son champ de vision. Le soudain apaisement qui s'installa se tendit...

Et si le fou n'était pas un homme aussi faible qu'il en donnait l'impression confronté à l'Auror ? Et si jamais Pieter avait raison de lui... son air assuré la confortait dans cette crainte, c'était comme s'il était convaincu qu'il l'emporterait. Un deuxième pas en arrière pour Roxy qui s'immobilisa de nouveau tandis que l'homme de l'ordre approchait fermement son bras de Pieter pour le saisir, il savait ce qu'il faisait après tout. Il était entraîné, il était un professionel, un homme du Ministère, il aurait été insensé qu'il ne s'en sorte pas face à son adversaire... Elle en avait oublié la baguette qu'elle tenait à la main. Vain geste auquel elle ne ferait pas appel, jamais elle n'aurait le courage d'intervenir dans ce duel respirant le danger. Son geste était purement défensif car Pieter, bien que pris au piège, semblait tellement imprévisible. Ses doigts en furent agités de tremblements tandis qu'une nouvelle fois, elle dut légèrement resserer ses doigts autour de sa baguette. Que pouvait-elle faire sinon se protéger ou fuir ? Elle restait immobile, une nouvelle fois tiraillée entre sa main maîtresse de la baguette et ses pieds, partisans de la fuite.
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Pieter Von Keller

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MessageSujet: Re: Dépravation nocturne, ou coup de pied bien placé?    Mer 21 Jan - 18:33

Hors Jeu; désolé, c'est un peu nul >_>


    La situation en était venue à une impasse pour lui moins désobligeante. Je n'étais plus vraiment amusé. Mon petit amusement qui s'était profilé avec cette Roxanne Cartwright avait été prometteur, rien que parce que j'aurais aimé lui faire payé ses mots. Mais maintenant, je n'avais plus envie de cela, et je n'allais certainement pas me battre pour avoir juste le maigre plaisir de traumatiser encore plus cette pauvre fille. Non, ma soirée était fichue pour ce soir, et je ne pouvais que me débrouiller pour qu'elle ne finisse pas de façon tragique pour moi, c'était après tout la seule chose qui me restait désormais, ma vie. Et je n'étais absolument pas décidé à la perdre de cette façon, pas alors que je n'étais pas encore vieux, sénile et malade. Là, d'accord, j'accueillerais peut être la mort avec une certaine délivrance, mais pas avant. Après tout, l'instinct de survie n'est il pas une caractéristique commune à quasiment toute la création? Peut être pas toute, mes connaissances en matière scientifique n'étaient après tout limité, mais il était clair que toute espèce qui avait la conscience d'elle même avait également envie de survivre, par tous les moyens, y compris au prix de la vie d'autres individus de la même espèce.


    Le petit auror qui se tenait de l'autre côté de la rue me faisait bien rire. De un, il n'était pas de taille à m'affronter. De deux, il s'apprêtait à défendre une jeune femme aussi inutile que détestable, qui ferait bien plus de mal aux personnes l'entourant vivante que morte. Et puis, la façon de ce type, on aurait dit le super héros d'un mauvais film moldu, tout droit sortit des premières bandes dessinées américaines en la matière. Peut être Dick Tracy, vu la coupe de ce type là. Oh et puis peu importe, il n'était pas de taille, et ça se voyait aussi clairement que l'eau qui coule sous les ponts. « Ne m'oblige pas à me servir de ma baguette! ». Mon dieu, que c'était théâtral! Que c'était drôle! Ce mec aurait assurément sa place dans une mauvaise comédie pour ménagères! Mais réfrénons nos ardeurs voulez vous. Après tout, peut être est ce que cet homme prenait plaisir à jouer au héros devant une pauvre fille, seule et violentée. Peut être était il en manque de compagnie féminine? Oui, ce devait être ça, ce qui expliquait cette attitude si faussement chevaleresque après tout!



    - Je vous l'ai déjà dit, mon bon monsieur, qu'il ne me sied guère d'accéder à votre requête si déplacée! Je n'ai après tout rien fait de mal à cette jeune fille... Ce que je m'apprêtais à faire était après tout doublement consentit... Et si elle n'avait pas l'âge, alors c'est qu'elle m'a mentit! C'est vrai, je ne vous mens pas, monsieur l'agent, c'est elle la fautive! D'ailleurs, si seulement vous lui en laissez le temps, elle essaierait également de vous attraper dans ses filets, vous verrez!


    Mais la jeune femme continuait de me contempler des yeux. Elle était terrifée par ce que je disais sans aucun doute, et elle avait raison après tout. Mais comment pouvait elle éviter de l'être? De toutes façons, elle ne pouvait que s'estimer heureuse après tout, vu que finalement, sa vie et son intégrité physique restaient saufs après ce soir. Beaucoup d'autres personnes auraient aimé en dire autant! Alors, pourquoi boudait elle à ce point, pourquoi était elle ainsi? Je remarquais du coin de l'oeil que notre ami l'auror, non content d'avoir foutu par terre notre petit tête à tête, s'avançait maintenant lentement, dans le but évident que je ne m'enfuis pas. Mais, étant comédien de vocation et criminel de nature, je savais tout de même garder le contrôle d'une situation qui était à ce point favorable à la fuite. Reculant tout aussi lentement, presque pour tourner en dérision son petit mouvement, je tirais à mon tour ma baguette, avant de déclamer un:


    - mais pourquoi êtes vous si sérieux?
    grave, sonore.

    Eclatant de rire, je me reculais d'un vaste bond, juste avant de transplaner dans la nuit. Nulle doute que l'on se souviendra de cette soirée, n'est ce pas miss Cartwright?







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