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Age : J'ai eu, en Février, 18ans. Sinon je suis enceinte de 7mois à la date du 01 octobre
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Lily Evans Potter

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MessageSujet: Le coeur a ses raisons...[Pv]   Lun 10 Nov - 0:41

S’oublier… Qu’y avait t’il de mal à vouloir le faire ? Rien, rien du tout. Oublier tout, disparaître pour ne plus souffrir. Cela était une très bonne solution non ? C’est en tout cas ce que pensait Lily depuis plusieurs semaines, depuis que… Non, elle ne pouvait pas l’accepter, ni se le dire à elle-même. Se l’avouer, le reconnaître, serait abandonner tous espoirs de pouvoir changer les choses, et elle n’y arrivait pas. Dire au revoir à sa sœur était au dessus de ses moyens, au dessus de ces forces. Ou était donc passé la valeureuse lionne, qui rebondissait à chaque fois qu’elle tombait ? Bien loin à présent, beaucoup trop loin. A présent, il n’y avait qu’une âme perdue, qui voulait tout quitter, pensant que sa peine s’atténuerait ainsi, et en voulant à la terre entière. Oui, à tous ceux qui vivaient, alors que sa cadette n’était plus. A tous ceux qui continuaient leur vie paisiblement. A tous ses sorciers qui ont été la cause de sa perte. Pourquoi donc existaient-il hein ? Car sans eux, la préfète ne l’aurait jamais été, et ainsi, jamais elle n’aurait connu ce drame.

C’était plus facile de rejeter cela sur le compte de la magie. Une colère grondait en elle, qu’elle ne laissait pourtant pas sortir. Une foutue colère contre la vie elle-même. Elle était si révolté par ce qui s’était produit. Mais au lieu de vouloir se lever, et faire tout pour que cet évènement ne se reproduise, elle était entrée dans une souffrance et des remords extrêmes, sans fins. Elle ne voulait plus vivre, plus être heureuse, plus posséder de pouvoirs magiques. A quoi bon puisqu’elle n’avait pas su protéger ses proches ? A quoi bon à présent, puisqu’ils étaient inules de toute façon. Jamais elle n’aurait mettre un seul pied à Poudlard. Jamais elle n’aurait perdu sa sœur. Cependant, elle avait été égoïste, égoïste de penser qu’elle pouvait faire de grande chose avec de pareille don, égoïste de s’en être servi pour elle-même.

La rouquine avait eu le revers de sa pièce comme elle le pensait. Elle ne voyait pas qu’elle n’avait rien fait de mal, et que même si elle était malheureuse, elle ne devait pas abandonner, pas maintenant. Après tout, sa sœur ne le voudrait sûrement pas ? N’était-ce pas cette dernière qui avait écrit une mettre à Dumbledore pour avoir le droit d’étudier aussi la magie ? Tout cela, elle n’y pensait pas, s’auto détruisant à petit feu. Elle ne se sentait plus digne d’aimer, ou d’être aimée. Elle ne se sentait pas méritante d’être encore heureuse, de sourire, de rire de nouveau. Non, cela serait oublier le tragique destin de Pétunia, cela serait l’oublier. D’ailleurs, elle avait refusé de lui dire au revoir, ne voulant pas accepter ce fait, même si elle savait qu’elle ne pouvait plus rien y faire.

Retourner à sa vie moldu n’était pas du tout la solution à ses malheurs, bien au contraire. Et pourtant, elle était persuadée que c’était le mieux à faire, que ce n’était qu’ainsi qu’elle pourrait calmer sa peine. Comme si cela serait possible. En quittant l’école, elle se retrouvait l’un de ses proches, loin de ceux qui pouvaient l’aider à dépasser sa peine, et à libérer sa colère. Ses parents et Dumbledore l’avaient bien compris. Ils lui avaient quelque peu obligés de rester jusqu’à la fin de l’année scolaire dans le château, même si elle ne suivait plus les enseignements. Du moment qu’elle ne se retrouvait pas seule… Mais ces derniers n’avaient pas pensé au fait qu’elle fuirait inlassablement ce à qui elle tenait, de peur de les perdre eux aussi, et ne se pensant plus digne d’eux.

Il lui suffisait de se rappeler de la manière dont elle avait parlé à James… James… Elle l’aimait, cela ne faisait aucun doute. Quand il avait accepté d’entrer dans un groupe qui mettrait sa vie en danger, elle lui avait balancé des horreurs à la figure. Déjà qu’avant, elle ne le laissait pas l’approcher, briser sa tristesse alors après cela… C’était simple, à présent, ce n’était plus elle qui l’évitait, mais lui également. Lily ne savait même plus s’ils étaient encore ensembles ou non. Elle ne savait pas non plus si elle avait envie de continuer cette relation qui était vouée à l’échec à présent, et qui enfermait le jeune homme en lui faisant du mal. Pour le préserver, elle devait le quitter malgré ses sentiments. Pour qu’il passe à autre chose, elle devait renoncer à lui. Elle n’était pas à sa hauteur…

Et pourtant. Quand elle l’avait vu s’en prendre à un adulte de l’école, elle n’avait pas pu s’empêcher de l’interposer. Pourquoi ? Pour lui éviter des ennuis tout simplement. Elle voulait le meilleur pour lui. Ne le regardant pas une fois dans les yeux, elle était restée distante, l’appelant ‘James’, et non plus un surnom doux. Il fallait qu’elle se montre distante, qu’il comprenne qu’il ne serait jamais heureux ensembles, et qu’il méritait beaucoup mieux qu’elle. Cependant, quand il vint la prendre dans ses bras sans un mot, elle avait finit par lui rendre son étreinte, le cœur moins en peine à son contact. Elle était même arrivée à s’excuser pour tout le mal qu’elle lui avait fait.

Son naturelle des dernières semaines revenant très vite au galop, la préfère avait trouvé quand même le moyen de fuir, n’ayant pas le courage de lui dire qu’il devait l’oublier et qu’ils devaient rompre. Non c’était plus simple de partir, de ne plus le recroiser jusqu’à son départ. Cela n’était pas dur vu qu’elle ne fréquentait plus les lieux communs, et faisait tout pour être introuvable. Quand il y avait du monde, elle voulait être seule… Quand elle était seule, elle ne rêvait qu’avoir de la compagnie. Trop contradictoire dans ses pensées, elle choisissait à chaque fois la solution de facilité, contrairement à ce que l’on pouvait penser des membres de Gryffondor. En pensant à cela d’ailleurs, cette fille Hermione. Elle avait raison pour la rouquine. Son attitude n’était pas digne d’une rouge et or. Elle n’avait rien à faire dans cette maison, dans cette école tout court.

Partant en direction du château, mais vers la forêt interdite, loin des jeunes hommes, elle ne répondit pas, ni ne se retourna quand on prononça son nom. Non, il ne le fallait pas. Surtout que si elle le faisait, elle devrait affronter le poursuiveur. Elle ne s’en sentait pas la force, ni même ne le voulait. Pour elle, tout cela ne mènerait qu’à la fin de leur couple, et pour l’instant, même si elle envisageait de rompre, elle avait besoin de se dire qu’il lui restait quelque chose. Son amour pour lui… Voilà la seule certitude qu’elle avait depuis la lettre de sa mère. Alors qu’elle pensait qu’il resterait avec le bibliothécaire, elle entendit des pas précipités la suivre, et plusieurs fois son prénom, de plus en plus fort, de plus en plus proche.

Elle finit par s’arrêter à la lisière de la forêt, quand le maraudeur la rattrapa. Pourquoi avait-il cela ? Ne comprenait-il pas qu’elle voulait être seule, qu’elle voulait rester dans sa tristesse, dans son désespoir, et qu’elle n’était pas prête à accepter tous ce qui lui arrivait. Se retournant vers lui, elle le regarda quelques secondes, sans pour autant croiser ses yeux. Lily savait que si elle le faisait, il y avait de grande chance qu’elle le laisse pénétrer ses barrières de nouveau, et qu’elle laisserait sa peine sortir de nouveau d’elle. Non, elle ne voulait plus pleurer même si cela la soulageait. Non il ne fallait pas qu’ils se rapprochent car leur rupture n’en serait que plus difficile. Inspirant un bon coup, elle lui dit alors, dans un murmure :



- Tu…


Encore une fois, elle n’arriva à lui dire qu’un seul mot. ‘Tu devrais partir’, ‘tu t’accroche pour rien’, ‘tu ne comprends pas que je ne t’aime pas ?’… Elle aurait voulu lui dire cela, même si elle ne le pensait pas. Lily aurait voulu lui dire qu’il devait s’arrêter là, et arrêter de continuer dans une relation qui ne menait à rien. Cependant c’était impossible de lui dire en face, alors que ses prunelles émeraude vinrent se plonger dans les yeux noisettes du jeune homme. Elle s’était empêcher de le faire avant, car elle savait qu’elle se rétracterait. Et c’était le cas. Comment pouvait-elle lui dire des choses qu’elle ne pensait en le regardant dans les yeux ? Qui en serait capable ? Fuyant son regard au profil de la forêt, elle finit par rajouter, une voix on ne peut plus hésitante :



- S’il te plait James… Vas-t-en… C’est… Fi…ni…

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James Potter

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MessageSujet: Re: Le coeur a ses raisons...[Pv]   Lun 10 Nov - 8:04

Cet après midi ne se passait pas du tout comme James l'imaginait. Il avait pensé qu'il ferait un bon duel contre Matthieu, qu'il lui mettrait la raclée de sa vie, et que la vengeance lui ferait un bien monstre. Il avait pensé se battre, parce que c'était ce qui calmait son coeur en peine, en ce moment. Seulement, le bibliothécaire en avait décidé autrement, et surtout, l'arrivée de Lily en avait décidé autrement. Elle s'était interposée, ne souhaitant pas qu'ils se battent. Et durant les quelques minutes où ils avaient été réunis, James n'avait pas pu s'empêcher de la prendre dans ses bras. De la serrer contre lui, aussi fort qu'il le pouvait. De poser son menton sur le haut de son crâne, d'humer le parfum de ses cheveux. Il ne pouvait se passer d'elle, de sa présence. Il n'était qu'une coquille vide, sans elle.

Et Matthieu semblait bien l'avoir compris, car lorsque la préfète prit une nouvelle fois la fuite, il ordonna au jeune homme de lui courrir après. C'était également ce que le coeur de James lui criait de faire. Instantanément, ce que le jeune homme pensait du bibliothécaire changea, et il se permit même de plaisanter avant de partir en courant derrière Lily. Elle avait prit de l'avance, et refusait de s'arrêter. Il avait beau l'appeler, crier son prénom, elle ne se retournait pas, elle continuer d'avancer. Comme s'il n'existait pas. Mais James n'était pas du genre à abandonner si facilement. Il s'accrochait toujours, jusqu'à la fin. Et ça ne serait pas différent cette fois.

Il finit par la rattraper lorsqu'elle atteignit la lisière de la forêt. Comptait-elle entrer là-dedans ? Elle se tourna vers lui, et commença une phrase qu'elle ne termina pas. Une nouvelle fois. Et elle fuyait toujours son regard. James la trouvait si fragile, si triste, qu'il voulait la tenir contre lui jusqu'à la fin des temps, jusqu'à ce que le monde soit assez beau pour qu'elle y vive. Finalement, leurs regards se croisèrent, et James sentit son estomac se nouer. Comme au début de leur relation, comme la première fois qu'ils s'étaient embrassés. Ce simple regard lui donna envie de tout casser. Lily était en piteux état, et tout ça, c'était la faute des mangemorts et de Voldemort. James allait leur régler leur compte, et sérieusement. Peu importe que le Seigneur soit beaucoup plus puissant que lui, peu importe qu'il doivent affronter des adultes prêts à tout. Il allait leur faire payer tout le mal qu'ils avaient fait à sa petite amie.

Il s'était fit, quand il avait commencé à sortir avec Lily. Que si le monde devenait trop pourri, il le changerait. Que pour la jeune fille, il le rendrait plus beau et plus accueillant. Et il ne l'avait pas oublié. Oui, il le ferait. Et pour cela, il n'y avait pas de meilleur moyen que l'Ordre du Phénix, il en était persuadé. C'était cette organisation qui changerait le monde, et tous ceux qui la composaient. La préfète mit cependant rapidement fin à cet échange silencieux, pour regarder la Forêt. Pourquoi agissait-elle ainsi ? Pourquoi faisait-elle comme si elle ne pouvait plus supporter de le regarder, d'être avec lui ? Il ne cherchait que son bien, que son bonheur. Il était un des rares à toujours lui courrir après alors qu'elle le fuyait comme la dragoncelle.

La dernière phrase de la jeune fille porta un coup sévère au jeune homme. Non, ça ne pouvait pas se finir ainsi. Il ne pouvait pas la laisser échapper, il ne pouvait pas la laisser s'isoler encore un peu plus. Il ne supporterait pas de la regarder le quitter. Il l'aimait, et c'était important. Il l'aimait et c'était tout ce qu'il voyait. Peu importe la peine qu'elle éprouvait, peu importe ce que les séparait depuis quelques semaines. Et elle l'aimait aussi, il en était certain. Ils s'aimaient, et n'était-ce pas plus fort que tout ? Il avait eu l'audace de le croire, pourtant. Il avait espéré que ce serait suffisant. Que même pendant les temps troubles qu'ils traversaient, cet amour serait au-dessus de tout, hors de toute atteinte et de toute souillure. Il avait cru que jamais Lily et lui ne serait séparés.

C'était trop dur de penser ça. Trop dur de penser que la fille qu'il aimait plus que tout, la fille pour qui il était prêt à tout voulait le laisser. Elle lui fermait la porte de son coeur parce qu'elle était malheureuse et qu'elle pensait que ce serait plus simple de l'être toute seule. Ce n'était pas vrai ! La solitude n'avait jamais guéri les plaies, n'avait jamais consolé personne. C'était vers les gens qui l'aimaient que la jeune fille devait se tourner. James la regarda quelques instants, refusant ses paroles. Non, ce n'était pas fini, il ne pouvait pas l'accepter. Lily ne se doutait pas de ce qu'elle lui faisait subir en disant cela. Il s'était lui aussi demandé si ça valait la peine qu'ils continuent, mais maintenant il avait la réponse : oui. Sans Lily il n'était rien. C'était sa main qu'il voulait tenir, c'était dans ses yeux qu'il voulait plonger les siens. C'était avec elle qu'il voulait rire, et pleurer, si le coeur leur en disait.

Une nouvelle fois, il ne dit pas un mot. Comme s'il avait perdu l'usage de la parole. Comme si tout ce qu'il voulait dire et qu'il avait sur le coeur restait bloqué dans sa gorge. Comme si tout lui semblait inutile, inconséquent. Les mots n'avaient pas d'effets sur Lily. Une nouvelle fois, il fit ce qu'il avait le plus envie de faire. Il franchit la distance qui les séparait, pour se trouver juste en face d'elle. Il glissa une main dans les cheveux de la jeune fille, et posa l'autre sur sa joue, de façon à encadrer son visage. Puis il l'embrassa avidement, se rassasiant de ces lèvres qu'il n'avait plus goûté depuis trop longtemps. Il l'embrassa, encore, et encore. Lily ne pouvait pas fuir.


-Je t'aime Lily, glissa-t-il entre deux baisers. Tu te souviens dans la salle vide, un dimanche matin ? Je t'avais demandé de jamais me tenir à l'écart de tes problèmes. Et tu m'avais promis de toujours m'ouvrir ton coeur, de toujours partager ton fardeau. Je veux le porter avec toi Lily. (il l'embrassa de nouveau). Je t'aime, ne me laisse pas.
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MessageSujet: Re: Le coeur a ses raisons...[Pv]   Lun 10 Nov - 19:11





Comment pouvait-on être perdu à ce point ? Jamais la jeune femme ne l’aurait cru. Perdre un être chère est la pire chose qu’il puisse arriver à quelqu’un, la pire. Alors quand cette personne n’est autre que sa sœur cadette… Pas une seule fois, Lily ne se serait imaginée sans cette dernière. Même si depuis qu’elle avait accepté de rejoindre Poudlard Pétunia ne lui parlait plus, elle restait dans son cœur. Impossible d’effacer 11 ans aussi facilement. Se fut comme une partie d’elle-même qui mourut en même temps que cette dernière. Ces espoirs d’un avenir plus beau grâce à la magie, travailler dure ses dons pour protéger les gens que l’on aime… Tout cela n’existait plus à présent en elle. Son monde s’était comme écroulé, et elle n’arrivait pas à le remettre en place. Si seulement elle aurait pu la sauver… Si seulement, elle aurait pu prendre sa place…

Mais ce n’était pas faisable. Elle avait cherché des heures et des heures à la bibliothèque pour trouver une solution. En vain. Aucune formule connue ne pouvait ramener les morts à la vie. Un instant, elle avait été tentée par un livre dans la réserver… Un livre qui pourrait lui permettre de sauver sa sœur… Un livre de magie noire… Elle l’avait feuilleté, complètement désespérée. Seulement, même si elle pouvait réanimer le corps de sa sœur, ce ne serait qu’une coquille vide… Et pour ramener son âme, son essence, il fallait l’ôter à quelqu’un d’autre. Cela la préfète n’en serait jamais capable. Donner sa vie ? Oui… Mais prendre une existence, qu’elle aurait elle-même mit fin. Non, jamais elle n’y arriverait, elle n’était pas assez ‘méchante’ pour cela.

C’était de sa faute, de son incapacité, si sa cadette était à présent décédée. Elle ne pouvait rien y faire, elle le savait, mais ne pouvait se l’avouer. Lui dire au revoir une dernière fois, ce serait admettre que s’en est fini, et cela non, elle n’en avait pas la force. Elle vivait, plus sa sœur. Elle ne méritait pas d’être heureuse, elle ne méritait pas l’affection des autres. Ses remords la poussait à rester terrer dans sa souffrance, jusqu’à la fin de sa vie. De quel droit pouvait elle encore rire alors que Pétunia était morte ? De quel droit avait-elle droit au bonheur après cela ? De quel droit pouvait-elle vouloir de nouveau sourire ? Cela était ignoble de sa part si elle le faisait. Voilà son résonnement, à la fois simple et compliqué… Et puis, il n’y avait pas que cela. Etait présente dans son cœur également une grande peur, qui la tenaillait tout le temps.

Cette dernière l’empêcher de dormir. Et si pendant qu’elle se laissait aller une seconde, un autre malheur arrivait ? Et si, cela se reproduisait ? Si elle serait en train d’être dans les bras de Morphée, tandis qu’un de ses proches mourraient ? Perdre quelqu’un d’autre, elle ne le supporterait pas, pas maintenant, jamais de toute façon. Une partie d’elle-même sentait que c’était à cause de son lien de parenté avec elle que Pétunia n’était plus. Cette même partie la poussait à ne plus approcher les autres, à les fuir, à leur sauver peut-être ainsi la vie. Et dans ces autres, il y avait James, Jessi, Severus, Marlène, etc. Il y avait surtout James, celui qui lui avait ravi son cœur. Si lui aussi disparaissait à cause d’elle…

Son esprit s’embrouilla de nouveau. Il fallait qu’elle cesse de les voir. Il fallait qu’elle n’ait plus aucune attache. On s’en était pris à elle, car on l’a considéré sûrement comme une menace. Alors elle ne le serait plus. De toute façon, vu qu’à présent, elle rejetait toute forme de magie, bridant elle-même inconsciemment ses pouvoirs… Car même si elle récupérait sa baguette, et lancerait un sort, tant qu’elle n’accepterait pas son impuissance face à la mort de sa cadette, tant qu’elle ne lui dirait pas au revoir, rien ne se produira. Mais vu qu’elle ne voulait pas quoi qu’il arrive redevenir une sorcière, le problème ne se posait pas.

Lily n’était plus une digne représentante de la maison des gryffondor. Elle ne devrait même pas en faire partie de tout façon à ce qu’elle pensait. Elle s’autodétruisait à petit feu. La fuite, voilà la seule option qui s’offrait désormais à elle. C’était tellement plus simple, beaucoup plus simple de ne pas affronter les choses en face, et de les renier. C’était tellement plus simple de continuer à marcher, malgré les appels de James, de faire comme si elle n’entendait rien. C’était tellement plus simple de ne pas le regarder en face. C’était tellement plus simple de rompre avec lui-même si cela lui brisait le cœur. C’était tellement plus simple de ne faire face à aucun problème, de les garder de côté, et de se fermer aux autres. C’était tellement plus simple de taire la douleur de son cœur. C’était tellement plus simple…

Pourquoi le maraudeur ne la laissait pas tranquille comme elle voulait ? Pourquoi ne comprenait-il pas qu’elle ne méritait pas son amour ? Pourquoi s’accrochait-il alors que de toute façon, elle ne le verrait plus d’ici la fin de l’année scolaire ? Pourquoi voulait-il continuer dans une relation qui ne le mènerait plus à rien ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi… Encore et toujours des questions, des questions dont elle connaissait les réponses, mais qu’elle ne voulait pas voir. Pourquoi ? Parce qu’il l’aimait, comme elle l’aimait à présent. Parce qu’il ferait tout pour revoir un sourire sur son visage, comme elle le ferait également. Parce que ce n’est pas une simple relation histoire de passer le temps, mais parce qu’ils soient épris l’un de l’autre totalement.

C’était si simple et à la fois si compliquer à comprendre. Quand on ne connaît pas un tel sentiment, on ne peut pas s’imaginer de la force de ce dernier. Au contact du maraudeur, la préfète se sentait soulagée systématiquement, un soulagement qu’elle ne devrait pas avoir, et dont elle n’avait pas le droit selon elle. Pourtant, même si son autodestruction qu’elle suivait, la poussait à rompre avec lui, elle ne le voulait pas, ne pouvant pas lui dire droit dans les yeux cela. Si elle le faisait, s’en serait fini de James et Lily. Et cela, elle n’y arrivait pas à s’y résoudre. Alors elle lui dit regardant ailleurs que c’était fini, et qu’il devait la laisser tranquille, et s’en allait. Alors elle lui dit tout cela ne pouvant pas affronter son regard, et un silence s’installa entre eux.

Pensant qu’il allait partir, se répétant que c’était le mieux, elle constata bien vite qu’une nouvelle fois, qu’il ferait tout pour elle, qu’il ferait tout pour eux. Comme il l’avait fais quelques minutes avant, il ne parla pas, mais se rapprocha d’elle. Quand il passa une de ses mains dans ses cheveux, elle ferma les yeux. Ce simple contact lui faisait tellement de bien. Une autre vint sur sa joue, puis se furent des lèvres qui vinrent sur les siennes. La préfète ne fit rien pour le repousser, non rien du tout. Les baisers avides de son petit ami eurent bien vite raison d’elle. Oubliant tout, comme à chaque fois qu’elle était avec lui, elle se laissa aller. Cela faisait si longtemps que ça ne lui était pas arrivé… Cela faisait si longtemps qu’elle en avait oublié combien s’en était agréable.

Son cœur se mit à battre fort quand il lui dit entre deux baisers qu’il l’aimait, avant de retourner à ses lèvres. S’en détachant une nouvelle fois, il lui rappela la promesse qu’elle lui avait fait, le jour où elle s’était donnée à lui. Lui disant qu’il voulait l’aider à surmonter sa peine, à porter son fardeau avec elle, encore une fois, il revint à ses lèvres, puis s’arrêta pour lui redire qu’il l’aimait, et qu’il ne voulait pas qu’elle le laisse. Ses mots touchèrent beaucoup la jeune femme. Il avait raison, elle le fuyait et ne tenait pas son serment, alors qu’elle avait été sincère en lui faisant. Pourquoi était-ce si dure de lui dire ce qu’elle avait sur le cœur ? Pourquoi était-ce si dure de lui dire que c’était de sa faute à elle, que tout était de sa faute, qu’elle ne pouvait pas renoncer à sa sœur, qu’elle avait peur de le perdre parce qu’elle l’aimait…

Alors, en attendant, elle continuait de répondre à ses baiser. Non pas par dépit, même si cela lui permettait de repousser l’échéance. Elle appréciait cela, soulageant son cœur, sa tristesse. Pourtant, elle finit par y mettre fin, regrettant de l’avoir de nouveau laisser s’approcher ainsi. Comment voulait-elle qu’il la prenne au sérieux si elle agissait ainsi ? Posant ses mains sur les siennes, elle les écarta d’elle, puis fit quelques pas en arrière. Il fallait qu’elle s’en tienne à ce qu’elle s’était dit, c’est tout. Son cœur lui disait pourtant d’aller vers lui, mais sa tête lui disait qu’il fallait mieux arrêter maintenant, pour qu’il ne souffre pas plus, plus tard. Oui, elle devait le préserver, le préserver d’elle-même également. Pourtant, le cœur a ses raisons que la raison n’a pas comme on dit…


- Arrête James… C’est fini… Pourquoi ne comprends-tu pas cela ? Pourquoi ne vois-tu pas que je ne t’apporterais rien d’autre que du malheur ? Que je ne te ferais du mal ? La dernière fois, cela ne t’a pas suffit ? Tu ne comprends pas que c’est le mieux à faire ! C’est à cause de moi qu’elle est morte, à cause de moi et moi seule… Je suis la seule sorcière de ma famille… Mais je n’ai pas su la protéger ! Si on l’a tuait, c’est parce que c’était ma sœur ! Je ne veux pas qu’il t’arrive la même chose car je t’aime ! Je ne supporterais pas que tu perdes la vie à cause de moi ! Tu ne comprends pas que je n’ai plus le droit d’être heureuse après ce que j’ai fais ? Tu ne comprends pas que je ne mérite plus rien ?


Sa voix était colérique, et des larmes coulaient de ses émeraudes en même temps qu’elle parlait. Cette fois, elle le regardait dans les yeux, qu’il comprenne pourquoi elle faisait ça. Ce n’était pas facile pour elle de renoncer à lui. Ce n’était pas facile d’avouer tout haut sa culpabilité. Mais une fois un mot sorti de sa bouche, les autres suivirent sans qu’elle ne les contrôle. Toute sa colère, sa peine, ses peurs sortirent d’elle en même temps, et sans s’en rendre compte, elle lui dit qu’elle l’aimait, sans le vouloir, elle lui dit ce que le jeune homme avait toujours voulu entendre d’elle. Posant ses mains sur ses yeux, elle se mit à pleurer, à pleurer sans pouvoir s’arrêter, à pleurer toutes les larmes de son corps, à pleurer sa sœur qu’elle aimait tant et qui n’était plus, à pleurer tout le mal qu’elle faisait autour d’elle…

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MessageSujet: Re: Le coeur a ses raisons...[Pv]   Mar 11 Nov - 20:02

James était à Lily. Il l'était depuis sa première année, et le serait toujours. Il lui avait donné son coeur sans conditions, et n'était nullement prêt à le reprendre. Il ne s'imaginait pas sans elle, parce qu'il savait très bien qu'il n'était pas capable d'être sans elle. Quel intérêt avait donc la vie, s'il ne tenait pas la main de Lily ? Quelle saveur avait-elle s'il ne la partageait pas avec la fille de ses rêves ? C'était pourquoi il lui courrait après, appelant son prénom. C'était pourquoi il continuait à s'accrocher alors qu'elle le fuyait comme personne ne l'avait jamais fui. Jamais il n'avait couru ainsi après une fille, et jamais il ne le ferait après une autre que Lily. Jamais il ne se rendrait aussi malheureux pour quelqu'un d'autre que Lily.

Elle avait d'abord fait semblant de ne pas l'entendre, parce que c'était plus facile. James comprenait, il utilisait souvent cette technique pour éviter les gens collants ou qu'il n'aimait pas trop. Il comprenait aussi le désir de la préfète d'être seule et de fuir le reste de l'humanité. C'était toujours plus facile de fuir que de faire face, il en était conscient. Et c'était pourquoi il n'en voulait pas à sa petite amie de l'éviter. Elle avait trop de peine pour faire face pour le moment. Seulement, il ne voulait pas la laisser seule dans cette épreuve. Il ne pouvait pas, la laisser seule. Il finit tout de même par la rattraper, mais les mots qu'il entendit lui portèrent un coup.

Il avait eu peur de les entendre à chaque fois qu'il avait malencontreusement croisé Lily au cours de ces derniers jours. Il sentait que la préfète cherchait à s'éloigner de plus en plus de lui, cherchait à le repoussait, à se renfermer. Et il sentait la fin venir. Il avait essayé de se préparer à l'évidence, mais c'était impossible. Jamais il ne pourrait accepter de laisser partir Lily. Jamais il ne pourrait la regarder partir sans rien faire. Jamais il ne pourrait se résigner. Parce qu'il l'aimait comme un dingue, parce qu'il l'aimait comme il n'avait jamais aimé personne. Il ne voulait pas que cette sensation s'envole, il ne voulait pas que tout son bonheur s'émiette.

Il était tellement bien avec Lily. Il se sentait tellement... vivant, quand il était avec elle. Il n'avait jamais été malheureux, parce qu'il avait toujours eu tout ce qu'il voulait. Des amis en or, de bonnes notes, des ennemis à rendre fous ; il était une star de Quidditch, une star de l'école... Tout avait toujours été facile, agréable. Mais depuis qu'il était avec Lily, c'était différent. C'était encore mieux, parce qu'en plus de l'amitié et de la popularité, il avait l'amour. Et c'était mieux que tout. Alors il ne pouvait pas voir tout ça s'effondrer. Il ne voulait pas que tout change, que tout redevienne comme avant. Parce que justement, ce n'était plus comme avant.

Alors quand elle lui avait dit que c'était fini et qu'elle voulait qu'il parte, il n'avait pas écouté. Il avait fait la sourde oreille, et avait suivi son coeur. Il s'était approché d'elle et l'avait embrassé avidement. Il n'avait pas goûté ses lèvres depuis trop longtemps. Il s'en rasasiait, comme si c'était la dernière fois qu'il les embrassait. Et il eu le plaisir de voir que sa petite amie répondait à ses baisers. Qu'elle aussi avait envie de ses lèvres comme il avait envie des siennes. Elle agissait au contraire de ce qu'elle disait. Elle lui disait qu'elle voulait le voir partir, qu'ils n'étaient plus ensemble, et elle répondait à ses étreintes et ses baisers. Cela confortait James dans l'idée qu'elle n'avait pas vraiment envie de le quitter.

Cependant, elle s'écarta bientôt de lui, et lui balança encore des mots à la figure qui lui firent vraiment mal. Non, ce n'était pas fini. Ca ne pouvait pas finir comme ça. Pas maintenant, pas de cette façon. Il ne pouvait pas se dire que c'était terminé alors que Lily venait d'avouer qu'elle l'aimait. Elle était blessée, elle était triste, et c'était sa peine qui lui faisait dire de telles choses. Elle croyait que se séparer de lui le protégerait, alors que ce n'était vrai. La fréquenter ne lui faisait courrir aucun danger. Du moins, pas plus que s'il ne la fréqentait pas. Elle avait tord de penser qu'elle était la cause de tous les malheurs. La seule chose qui le rendait malheureux en ce moment, c'était la distance que Lily mettait entre eux.

Cette fois, la jeune fille le regardait dans les yeux. Elle ne fuyait plus son regard comme précédemment. Cela donnait d'autant plus de force à ses paroles. Mais ça ne les rendait pas plus réelles pour le garçon, qui refusait d'accepter. Lily l'aimait, elle venait de le dire. Après toutes ces années passées à lui courir après, elle l'aimait enfin. Ils s'aimaient. Alors il n'allait pas renoncer maintenant. Il n'allait pas baisser les bras et accepter l'evidence. Il aimait Lily et il allait s'accrocher à elle. Parce que pour l'une des premières fois de sa vie, il se sentait tellement malheureux de ce qui se passait entre eux, qu'il aurait eu envie de pleurer. Ou de hurler. Enfin, un moyen de faire sortir tout ce qu'il ressentait.

Il la dévisagea un instant, avant de baisser les yeux. Il n'avait jamais détourné le regard devant personne, et c'était la seconde fois qu'il le faisait devant la jeune fille. La première fois qu'il avait ainsi fixé ses lacets, c'était dans la Salle sur Demande. Ne sachant comment réagir, il passa une main dans ses cheveux. Il cherchait ses mots. Que devait-il dire à Lily, qu'il n'avait pas encore dit ? Que pouvait-il faire pour soulager sa peine, pour alléger sa culpabilité ? Il se sentait tellement impuissant face au malheur qui frappait sa petite amie. Il se devait pourtant d'être toujours là pour elle, de savoir toujours faire face pour elle.

Ce furent ses sanglots qui lui firent relever la tête. Pour la première fois depuis la mort de Pétunia, Lily se laisser aller aux larmes devant lui. En dehors du soir où il avait appris la disparition de la cadette, jamais Lily n'avait pleuré ainsi. Que devait-il faire ? La prendre dans ses bras pour la consoler, ou utiliser les mots sans la toucher ? Il avait l'impression de toujours s'approcher d'elle dès qu'elle venait à lui adresser la parole. Mais d'un autre côté, que pouvait-il faire d'autre à cet instant ? Il n'allait pas rester planté là comme un piquet à la regarder pleurer la mort de sa soeur ! Alors il s'approcha une nouvelle fois d'elle. Et une nouvelle fois il la prit dans ses bras et la serra contre lui.


-Tu n'y es pour rien Lily, je te jure que tu n'y es pour rien. C'est comme ça, maintenant, ils tuent les moldus. Ils ont pas tué Pétunia parce qu'elle était ta soeur, mais parce qu'elle était une moldue. Et ils font pareil, ailleurs. Toutes les disparitions étranges, dans le journal, c'est eux. Ils cherchent à faire le mal, et ils y arrivent très bien. Mais ce n'est pas à cause de toi Lily, je te le promets.

Il se tu quelques secondes, passant sa main dans les cheveux de la jeune fille. Doucement, comme pour la calmer. Il la tenait toujours contre lui, comme pour la protéger. Serrée dans ses bras, comme s'il cherchait à cacher le monde qui les entourait. Ce monde qui devenait plus laid chaque jour. Ce monde auquel Lily ne voulait plus appartenir. James le changerait, foi de Maraudeur. Il le rendrait beaucoup plus beau, beaucoup plus accueillant. Il le rendrait assez bon pour que sa petite amie soit heureuse d'y vivre. Il se recula quelque peu, et releva doucement la tête de la jeune fille. Il la regarda un instant, avant de fermer les yeux et de coler son front au sien.

-Quant à moi, Lily, la seule chose qui puisse me rendre malheureux, c'est qu'il n'y ai plus de "nous". Je t'aime Lily, et je peux pas te laisser partir. C'est trop dur, tu comprends ? Y aura toujours des hauts et des bas, des coups durs, mais c'est plus facile de faire face à deux. On s'aime, et ça devrait suffir, tu crois pas ?
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MessageSujet: Re: Le coeur a ses raisons...[Pv]   Mer 12 Nov - 19:49




Lily n’en pouvait plus. Elle en avait tout simplement accès. Si seulement, elle pouvait tout arrêter, si seulement même elle pouvait revenir en arrière et changer le cour de des choses. Si seulement le mot impossible n’existait pas… Pourquoi n’y avait-il que des ‘si’ et que ces derniers ne sont pas la réalité ? Hein pourquoi ? Pourquoi devait-elle souffrir de la mort de sa soeur ? Pourquoi ne pouvait-elle rien y faire ? Pourquoi n’était-elle pas assez puissante malgré ses pouvoirs pour défier les lois de la nature, et arrêter la mort elle même? Pourquoi ne pouvait-elle pas sauver les gens qu’elle aimait ? Pourquoi n’avait-elle aucune solution pour la sauver, aucune solution pour prendre sa place par exemple, aucune solution pour remplir le vide qu’il y avait à présent dans son petit cœur frêle ? Pourquoi pourquoi pourquoi…

Il n’y avait plus que cela qui résonnait dans sa tête, en plus de ses remord, de sa peine, et de sa colère aussi. Sa colère contre la vie elle-même, sa colère contre elle et son incapacité face à tous ces événements. Pour la première fois de sa vie, elle était complètement dépassée par les circonstances, et c’était trop dur à assumer… Pour la première de sa vie, elle n’avait aucune arme pour lutter, et se sentait seule. Même si elle avait des proches, des amis, un homme qu’elle aimait, elle se sentait seule, seule dans son malheur, que personne ne pourrait comprendre. Comment le pourraient-ils après tout ? Ils n’étaient pas à sa place, et ne pouvaient la prendre. Ils n’avaient pas perdu un être chère à cause de leur statut de sorcier eux. Alors du coup, elle avait prit une décision, s’était fait une promesse en jetant sa baguette à travers la salle commune des rouges et or le soir où elle avait appris la nouvelle. Oui, celle ne plus jamais utiliser sa magie, de faire comme si elle n’existait plus, de ne plus être une sorcière, jamais.

Pour elle, c’était cela qui lui avait enlevé sa sœur. Et puis, à quoi bon continuer sur une voix qui ne nous permet pas de protéger nos proches ? Si elle avait été chez elle cette fameuse nuit, et non à Poudlard, elle aurait pu prendre ma place de sa cadette, lui éviter cela. Elle avait été dans la chambre de Lily, et non dans la sienne, et cela elle ne pouvait pas l’oublier… comment le faire en même temps. Si seulement elle avait refusé l’invitation de Dumbledore il y a 6ans maintenant. Si elle serait restée à sa place, refusant d’être un ‘monstre’ aux yeux de sa famille, et continuait son cursus moldu. Tout cela ne lui serait jamais arrivée, elle en était persuadée. Mais malgré tout, comment regrettait avoir fait ce choix en même temps ? A Poudlard, elle avait fortifié son amitié avec cet enfant de son village qu’elle appréciait, jusqu’à ce qu’il devienne son confident, celui à qui elle tenait beaucoup. Mais il n’y avait pas que lui…

Il y avait Marlène et Jessi bien entendu… Et il y avait aussi James. Au début, il fallait le dire, elle ne pouvait pas le sentir. A chaque fois qu’elle le voyait, lui et son orgueil démesuré, elle n’avait envie que d’une chose : lui mettre une claque. Quand il se trouvait dans la même pièce qu’elle et qu’il commençait à lui faire la coure, des cries de colère pouvaient se faire entendre jusqu’à l’autre bout du château. Elle ne comptait plus le nombre fois où elle avait du réfréner les ardeurs du jeune homme. Le pire, c’était surtout quand il s’en prenait à Severus, juste devant ses yeux. Style, il arriverait à l’impressionner en torturant son ami. Les hommes, je vous jure. Et puis, avec sa manie de toujours se remettre les cheveux en pétard, donnant l’impression qu’il venait de descendre de son balai. Et puis sa démarche à la ‘je me prend pour le roi et je me pavane’ ou ‘je suis beau, je le sais, et je me crois irrésistible auprès de ses dames’. Ras, qu’est ce que cela pouvait la faire sortir de ses gonds !

Mais à présent ce n’était plus la même chose. Non pas qu’il est réellement changé non. En fait, il avait compris que ce n’était la popularité qui pouvait intéressé la rouquine. Et tant mieux après tout. Montrant son vrai visage, sa véritable nature, et grâce à sa détermination, car il en fallait pour ne pas baisser les bras plus tôt, il était arrivée à toucher la belle, et qu’elle accepte de sortir avec lui. En abaissant la façade qu’il avait forgé autour de lui, il avait conquis un peu son cœur. Pendant 1 mois, ils s’étaient cachés, pour qu’elle puisse le dire elle-même à ses amis, quand le moment serait venu. Cependant, pendant ce mois si, ils étaient heureux, et même un peu après d’ailleurs. Rien ne sembler pouvoir gâcher cela, et elle le laissait peu à peu aller à des sentiments pour lui, à de l’amour d’ailleurs ! Elle s’était même donnée à lui, sincèrement, le voulant autant que lui, se sentant prête à passer le cap avec lui, même s’ils ne sortaient pas ensemble depuis si longtemps de cela. Cependant tout avait basculé ce fameux soir, il y a à peu prêt 20 jours…

Lily n’avait plus été la même après le hibou de sa mère, plus du tout. Voulant rester seule, et sans attache, ne se sentant plus digne d’amitié ou d’amour, elle s’était renfermée peu à peu sur elle-même. Fuyant tout le monde, elle passait ses jours à ressasser dans sa tête toute sa douleur, ne voulant pas accepter ni dire au revoir à Pétunia. Non cela c’était trop lui demander. Sa relation avec James se dégradait peu à peu, sans qu’elle ne fasse rien. Elle ne voulait pas cela. C’est pour ça qu’elle était allée vers lui pendant la réunion que Dumbledore avait organisé. Cependant tout avait finit par mal tourné et elle avait balancé au visage de son petit ami les pires horreurs qui soient, n’en pensant aucune d’être elles pourtant. Elle avait voulu le repousser de sa vie, et y était arrivée formidablement bien ce soir là.

La préfète avait besoin de lui pourtant pour aller mieux, mais se refuser à de nouveau sourire. Et puis pourquoi continuer dans une histoire, alors qu’elle quitterait le monde magique et tout les gens de ce dernier dans quelques mois ? Pendant 2 semaines, ce ne fut plus elle qui fuyait le poursuiveur, mais lui également ce que tous peuvent comprendre après l’épisode de la salle sur demande. Jamais la rouquine ne s’était sentie aussi mal aussi seule. Car en plus de sa douleur causé par la mort de sa sœur, il y avait celle qu’elle avait fait à l’homme qu’elle aimait, pour qui son cœur battait. Jamais elle n’avait voulu cela. Jamais elle n’aurait crut arriver à un stade de non retour entre eux. Jamais elle n’aurait crut voir autant de peine dans le regard du jeune homme, à cause de parole qu’elle aurait prononcé…

Elle ne pouvait plus revenir en arrière de toute façon et c’est mieux ainsi. S’il ne venait plus vers elle, c’est que s’en était fini de eux deux. Et si ce n’était pas le cas, c’est elle qui en mettrait un terme au plus vite, évitant de nouvelle souffrance plus grande au maraudeur. Pendant sa fuite du monde, elle ne se serait jamais cru de nouveau en face de lui. S’interposant entre lui et l’adulte à qui il s’en prenait pour lui éviter d’être renvoyé et de gâcher son potentiel, elle avait fini par de nouveau s’éloigner de lui, surtout après qu’elle l’ai laisser la prendre dans ses bras. Elle ne devait plus le laisser approcher, plus jamais, sinon il percerait sa carapace de tristesse, pourrait lui redonner le sourire, et les unirent un peu plus. Hors, elle n’avait pas le droit, ou plutôt plus le droit au bonheur, tant que Pétunia ne serait plus dans une tombe à la place de sa sœur…

Cependant, il en était toujours autrement pour le jeune homme. Ne voulant pas voir son couple voler en éclat, il avait couru après elle, et finissant pas la rattraper. Lui disant qu’eux deux s’était fini, Lily avait cru qu’enfin il s’éloignerait, mais c’était une fois de plus sans compter sur sa détermination, et son acharnement. Il avait compris que de simples mots ne pouvaient pas toucher la jeune femme. Alors il l’avait embrassé, tout en lui parlant, en lui disant qu’il était là pour elle, qu’il l’aimait, et qu’il voulait l’aider à porter son fardeau. D’ailleurs, il lui rappela même la promesse qu’elle lui avait fais le matin ou ils avaient couché ensemble, une promesse qu’elle avait oublié volontairement, celle de lui ouvrir son cœur et de ne jamais le laisser en dehors de ce dernier, jamais.

La rouquine répondit à ses baisers, son cœur la poussant à se réfugier dans les bras du jeune homme, à apaiser sa peine auprès de lui qu’elle aimait. Mais sa tête lui dicta bien vite qu’elle devait renoncer à lui, qu’elle ne ferait que lui attirer des ennuis, que lui faire du mal. Il fallait pour son bien à lui qu’elle rompt une bonne fois pour toute, et cette fois ci en le regardant dans les yeux, en ne fuyant plus son regard, qu’il comprenne que c’est ce qu’elle voulait. Sur un ton de colère et de tristesse, elle lui ordonna d’arrêter, qu’eux deux, c’était de l’histoire ancienne, et qu’il devait se faire à cette idée… Puis les mots glissèrent tout seuls de sa bouche, et elle lui avoua enfin tout ce qu’elle avait sur le cœur, toute la culpabilité et la peur qui la rongeait. De dire tout cela à voix haute refirent resurgirent des larmes qu’elle avait pourtant gardé en elle pendant longtemps, trop longtemps. Elle posa alors les mains sur ses yeux, sans pour autant calmer ses sanglots, les laissant la ‘libérer’.

Même les bras de James sur elle ne la calmèrent pas. Pourtant, d’être de nouveau contre lui, de sentir la chaleur de son corps, d’entendre sa voix, d’une quelconque manière, elle se sentait apaisée. C’est sûrement pour cela d’ailleurs qu’elle versait toutes les larmes de son corps, ‘devant’ le faire pour aller mieux. Malgré toutes les barrières qu’elle avait dressé pour qu’on ne puisse l’approcher, il était arrivé à pénétrer ses dernières par sa volonté. Et il en fallait pour y arriver. D’ailleurs, beaucoup de courage également, surtout après ce qu’elle lui avait balancé à la figure la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Il l’aimait, aussi sincèrement qu’elle. Et il ferait tout pour elle, tout pour qu’elle aille mieux. Cela, elle s’en apercevait que maintenant, grâce à ses paroles, grâce à son étreinte si rassurante, si chaleureuse. En fait, c’était tout ce qui lui fallait pour aller mieux, et c’est sûrement pourquoi elle avait tant rejeté le jeune homme, ne voulant plus avoir le droit d’être en paix avec elle-même…

Une nouvelle fois, il lui répéta qu’elle n’y était pour rien, et que si Pétunia n’était plus là non pas parce qu’elle était sa sœur, mais parce qu’elle était une moldue. Ces derniers étaient à présent la cible des attaques des sorciers, rien de plus, et ils étaient de plus en plus nombreux à être touchés. Le poursuiveur continua en lui disant qu’ils avaient cherché à faire le mal, et qu’il y arrivaient en tuer des êtres innocents, et qu’encore une fois, ce n’était pas de sa faute à elle. Elle se calma un peu quand il passa sa main dans ses cheveux, le plus délicatement du monde. Essuyant ses larmes, même si d’autres vinrent prendre la place des précédentes, elle souffla, pour se reprendre un peu plus, et ne plus se laisser plonger dans sa tristesse. Lily eut peur quand il se recula un peu d’elle. Allait-il partir et la laisser seule pour qu’elle comprenne par elle-même ? Non, elle ne voulait plus rester seule, plus jamais… Elle avait tant besoin d’être avec lui, d’être avec celui qu’elle aimait et qui arrivée à l’apaiser… Elle murmura alors :



- … Elle était dans ma chambre James… Dans ma chambre quand elle a été… Quand on l’a… C’était moi qui aurait du y être, moi et pas elle… Pas elle… C’est de ma faute…


Ses craintes s’envolèrent bien vite, quand il lui releva la tête. Laissant ses mains tombaient le long de son corps, elle le regardant un instant les yeux baignaient de larmes, avant de les fermer tout comme lui quand il posa son front contre le sien. Cette fois ci, quand il parla, ce n’était pas pour évoquer directement la mort de sa cadette, mais pour parler de lui, d’eux deux. Passant ses bras autour du cou du jeune homme, comme pour le garder avec elle, qu’il ne parte pas, elle l’écouta lui dire que la seule chose qui pourrait le rendre malheureux, c’est qu’ils ne soient plus ensembles. Il lui demanda ensuite si elle ne pensait pas que le fait qu’ils s’aiment n’était pas plus fort que tout, et que malgré ce qui pouvait arriver, ils pourraient s’en sortir s’ils étaient à deux, et que lui ne pouvait pas renoncer à elle. Comment le pourrait-elle après qu’il lui ai dit cela ? Pourtant, il y avait un mais dans tout cela… Mais pour l’instant, en guise de réponse, elle vint poser ses lèvres contre les siens, délicatement et tendrement.

Lily aimait James plus que de raison. Elle l’ailait à en oublier sa peine quand elle était ainsi dans se bras, en train de l’embrasser. Plus rien ne comptait quand elle se trouvait aussi proche de lui. Et une nouvelle fois, c’était comme si le temps s’était arrêté, comme si la terre ne tournait plus que pour eux et seulement eux. Alors même si elle pleurait encore, elle se sentait bien, comme si tout cela n’avait jamais existé, que rien ne s’était passé… Au bout de plusieurs minutes, elle rompit leurs baisers, et posa se tête contre son torse, se serrant contre lui. De nouveau, elle ne bougea pas, profitant de leur étreinte, avant de s’écarter légèrement de lui. Cependant, elle prit ses mains dans les siennes, entremêlant leurs doigts. Il fallait qu’il comprenne quelque chose, que même si elle l’aimait, il y avait un hic, qu’il allait souffrir un moment ou un autre. Le regardant quelque instant dans les yeux, avant de nouveau fuir ses prunelles, tandis que les siennes étaient toujours autant perlées de larmes, elle lui dit d’une voix tremblante, peu sure d’elle même :



- James… Je… Tu… Je t’aime oui… Mais… On ne doit plus… Se voir pourtant… Car je vais te faire du mal… Beaucoup plus que si on arrête tout de suite… Je… veux quitter Poudlard… Je n’ai plus rien à faire dans ce monde… Dans ce monde auquel toi tu appartiens… Ce n’est plus le mien… Ma place est dans ma famille… Si j’y serais restée, jamais elle ne serait… Tu comprends… A la fin de l’année… Je quitterais la magie… Définitivement…

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MessageSujet: Re: Le coeur a ses raisons...[Pv]   Jeu 13 Nov - 18:29

James essayait de comprendre Lily. De toutes ses forces, il essayait. Mais il avait du mal à la suivre. Pourquoi s'isoler dans la tristesse ? Pourquoi se murer dans sa peine ? Elle repoussait les amis qui étaient là pour elle. Elle repoussait les personnes prêtes à l'aider, prêtes à tout faire pour qu'elle aille mieux. Il y avait de telles personnes, dans l'école. Des gens qui l'aimaient assez pour percer sa carapace de tristesse pour la consoler. Des personnes capables de passer outre ses barrières pour la prendre dans leurs bras et sécher ses larmes. Il y avait d'abord Marlène, la soeur de coeur de la jeune fille. Elle était toujours là pour elle, et le serait toujours, comme une vraie amie qu'elle était. Il y avait également James, qui était prêt à tous les sacrifices pour revoir sourire la fille qu'il aimait. Et bien que ça lui en coûtait de penser cela, il y avait aussi Severus Rogue. Ce dernier savait comment toucher la jeune fille, après tant d'années d'amitié.

Il était peut-être le dernier des cons, le plus grand menteur que la terre ai porté, mais James aurait préféré que Lily se tourne vers lui plutôt que de se renfermer comme elle le faisait. Oh bien sûr il l'aurait mal pris, très mal même. Mais si c'était nécessaire à la guérison émotionnelle de sa petite amie, eh bien d'accord. Lily ne se rendait pas compte qu'en se détournant des gens qui cherchaient à l'aider, elle leur donnait l'impression qu'elle ne tenait pas tant que ça à eux. Qu'elle n'éprouvait pas autant d'amitié à leur égard qu'ils en avaient pour elle. Il y avait un dicton moldu qui disait :" Celui qui te quitte dans son malheur te donne autant la preuve qu'il n'a pas été véritablement ton ami que s'il te quittait dans ton malheur." (Garabet Ibraileanu). Et Lily faisait exactement cela : elle les quittait dans son malheur.

Mais James ne lui en voulait pas. Il ne lui en voulait pas le toujours le repousser, de l'envoyer balader lorsqu'il tentait de l'aider. Il ne lui en voulait pas de le fuir, de l'éviter. Il ne lui en voulait pas de lui avoir dit autant d'horreurs la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Il ne lui en voulait pas de ne s'être approchée de lui quelques minutes plus tôt uniquement pour venir en aide à un homme qu'elle ne connaissait même pas. Il ne lui en voulait pas de ne pas réussir à soutenir son regard. Parce qu'il l'aimait trop pour lui tenir rigueur de ses erreurs. Il voulait tellement la consoler qu'il passait outre tout ce qu'elle pouvait bien dire pour le blesser et l'empêcher de s'accrocher. Il avait décidé de la consoler, parce qu'il s'était promi de toujours jouer ce rôle auprès d'elle. Alors rien ne pourrait lui faire baisser les bras, pas même les mots durs de la préfète.

Deux fois, elle lui fit que tout était fini entre eux. Qu'ils ne pouvaient plus être ensemble, parce qu'il en souffrirait, parce que ce n'était plus possible. Elle ne le supporterait pas. Elle voulait souffrir, et voulait le faire seule. Elle ne voulait surtout pas qu'on allège son fardeau ou qu'on efface sa culpabilité. Mais James n'allait pas reculer, pas maintenant qu'ils arrivaient à avoir une vraie discussion. Seulement, il avait du mal à trouver les mots justes. Les mots qui consoleraient Lily, les mots qui la convaincraient de ne pas se résoudre à cette extrêmité. Alors il avait préféré les gestes. A deux reprises, il l'avait serrée contre lui, comme pour la protéger du monde extérieur. A deux reprise il avait passer sa main dans ses cheveux pour la calmer. Il chercha à la rassurer. Il lui jura que ce n'était pas de sa faute si Pétunia était morte. Elle ne devait pas s'accuser à tord, et il pensait que le fait de lui promettre qu'elle n'y était pour rien parviendrait peut-être à la convaincre. Mais ce ne fut pas le cas.

Alors qu'il s'était reculé un instant pour la regarder, elle lui avoua que Pétunia se trouvait dans sa propre chambre lorsqu'elle avait été tuée. James ignorait ce détail, mais ça ne rendait pas Lily coupable, loin de là. Ce n'était qu'un petite détail de rien du tout, qui n'avait aucune importance. Que la cadette des Evans se trouve dans la chambre de sa soeur ou dans le salon, n'aurait fait aucune différence. Ce soir là, elle avait été choisi comme victime, et plus rien ne pouvait empêcher sa mort. Même Lily, avec toute sa puissance magique et ses connaissances, n'aurait pas pu la protéger. Elle avait murmuré, aussi parla-t-il doucement, sans la lâcher des yeux.


-Je te promets que ce n'est pas de ta faute... Elle était dans chambre, oui, mais ce n'est pas ce qui l'a tuée. C'est le sang qui coulait dans ses veines. Pas parce que c'était celui des Evans, pas parce que c'était le même que le tien. Mais parce que c'était celui d'une moldue. C'est comme ça, maintenant. Les moldus ne sont plus en sécurité. Personne n'est plus en sécurité. Pétunia n'est pas la seule victime, il y en a de plus en plus. Arrêtes de te faire du mal, parce tu n'es pas coupable de la mort de ta soeur. Le seul coupable est celui qui se tenait de l'autre côté de la baguette, et qui n'a pas hésité à tuer une enfant, simplement parce qu'elle n'était pas du même monde que lui.

Après cela, il s'était de nouveau approché d'elle, et lui avait relevé la tête. Des larmes roulaient toujours sur ses joues, tandis qu'il collait son front au sien. Il voulait qu'elle arrête de pleurer, qu'elle arrête d'avoir mal. Il voulait la rendre heureuse, la revoir sourire. Il lui parla d'eux deux. Il lui avoua qu'il ne pouvait pas être sans elle, parce que si elle le laissait, il n'était rien. Qu'il ne pouvait pas renoncer à elle, ni maintenant ni jamais. Et qu'il pensait que s'aimer était plus fort que tout. Que s'ils restaient tous les deux, main dans la main, ils viendraient à bout de tous les obstacles. Qu'est-ce qui apportait plus d'espoir que l'amour ? Et en ces temps troubles, ils avaient vraiment besoin d'espoir. L'espoir qu'une guerre n'éclate pas, l'espoir que la liste des meurtres s'arrête là, l'espoir de ne pas devoir laisser sa vie dans un combat qui n'aurait pas dû être. Elle répondit à tout cela par un baiser, ce qui gonfla le coeur du jeune homme. Tout n'était pas perdu pour eux deux. Ce combat, ils le mèneraient ensemble.

Mais Lily finit par se détacher de lui, pour lui annoncer quelque chose que James savait déja. Il s'en doutait depuis quelques jours. Lily voulait quitter Poudlard à la fin de l'année. Elle ne voulait plus faire partie de ce monde qui l'avait séparée de sa soeur. Elle ne voulait plus user de cette magie qui lui avait pris sa cadette. Pourtant, ça faisait partie d'elle. C'était elle. Elle était une sorcière, et elle ne pouvait rien faire contre cela. Elle ne pouvait pas renier tout ce qu'elle avait appris, elle ne pouvait pas renier cette magie qui coulait dans ses veines. Elle finirait par s'en rendre compte. Elle faisait partie de ce monde autant qu'il faisait partie d'elle, et ne pouvait pas le quitter. Ce serait tourner le dos à tout ce qu'elle était vraiment. Ce serait faire marche arrière et fermer les yeux face au futur. Avancer à reculons, sur un chemin qui ne lui était pas destiné.

James ne répondit pas tout de suite. Il enfonça la main dans la poche de sa robe de sorcier, et ses doigts rencontrèrent le bout de métal qu'il cherchait. Un mince sourire étira ses lèvres, tandis qu'il contournait la préfète. Elle refusait toujours de le regarder. Une fois derrière elle, il sortit un collier de cette fameuse poche. Il l'avait acheté il y avait trois semaines de cela. En prévision du bal de Noel, qui avait lieu chaque année. Il avait prévu de le lui offrir juste avant qu'ils n'entrent dans la Grande Salle pour danser, mais il lui semblait que cette occaison était bien meilleure. Il l'avait toujours sur lui, depuis qu'il l'avait acheté. Il ne supportait pas de le laisser dans son dortoire, craignant que quelqu'un le lui vole. Il écarta doucement les cheveux auburns de sa petite amie, et déposa délicatement le collier autour de son cou. Il le ferma, et déposa un petit baiser dans le cou de la jeune fille.


-La fin de l'année, c'est loin. Ca nous laisse encore de nombreux mois ensemble. Laisse-nous une chance, Lily. Ce collier, j'avais prévu de te le donner le soir du bal de Noel, mais je n'ai pas pu tenir. Pour que tu ne m'oublies pas, quand tu seras loin de Poudlard. Et l'année prochaine, quand nous appartiendrons à deux mondes différents... je t'attendrai au Portail, juste au cas où.

Il n'avait pas cherché à la dissuader, parce que ce n'était pas la peine. C'était beaucoup trop tôt. Elle voulait partir maintenant, mais il restait encore beaucoup de temps avant la fin de l'année, et elle pouvait encore changer d'avis. Il serait temps de la convaincre de rester quand le mois de Juin approcherait. Si elle était toujours décidée à partir, pour ne plus revenir. Ce en quoi James ne croyait pas. Sa place était à Poudlard, et nulle part ailleurs.
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Lily Evans Potter

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MessageSujet: Re: Le coeur a ses raisons...[Pv]   Dim 16 Nov - 18:48

Les efforts de James venaient de nouveau de payer. Encore une fois, avec la préfète, sa détermination l’avait emporté. Et pourtant, il aurait pu ne pas continuer à s’acharner encore et encore à essayer de l’aider, alors qu’elle le repoussait. Ce qui aurait pu marquer la fin de leur relation était sans aucun doute leur dernière confrontation, là ou elle lui avait balancé les pires horreurs à la figure. Ses mots savaient été durs, brut, et surtout faux. A peine prononcé, elle avait regretté, sans pour autant lui dire à ce moment là. Non, c’était plus simple après tout. S’il pensait qu’elle avait toujours cette opinion de lui-même alors ce serait moins dure de mettre fait à ‘eux deux’ et de tourner la page, pour lui en tout cas. Elle l’aimait à présent, et même si elle se refusait cela, elle ne pouvait pas l’oublier, et faire comme si de rien n’était. C’était d’ailleurs pour cela que ces mots avaient été aussi durs : elle avait peur de lui, peur que s’il ne s’engage dans une folie de guerre, il y laisse la vie… Non, déjà Pétunia, pas lui en plus.

Pourtant, elle n’avait pas pu l’en empêcher, cela, elle en était certaine… Oh et puis, mince à la fin. Cela ne la regardait plus vu qu’elle devait rompre avec lui, et ne plus jamais l’approcher… Enfin, c’était sans contait l’acharnement dont ferait de nouveau preuve le poursuiveur. Comprenant sans mal la détresse qu’il y avait en sa petite copine, il était passé outre la blessure qu’avait pu faire ses paroles, et avait de nouveau tenté une approche. Cette fois ci, il s’y prenait différemment, comprenant que justes les mots ne suffiraient pas. Alors, il la prit dans ses bras voulant calmer sa souffrance. Alors il l’embrassa, tout en lui redisant qu’il l’aimait, et la promesse qu’ils s’étaient fais pour qu’elle lui ouvre son coeur. Alors il su l’écouter et comprendre tout ce qui la rongeait de l’intérieur. La peine, la culpabilité, les remords de n’avoir pu rien faire…

Sa magie l’avait causé à sa perte. C’était ce qu’elle pensait. Il y a 6 ans, elle avait décidé de prendre le chemin de Poudlard, perdant sa relation avec sa sœur. Mais cela valait le coup, c’était ce qu’elle s’était dit. Il y a 6 ans, elle avait accepté son statut de sorcière, et de tout faire pour avec ce dernier, améliorer le monde. Elle avait travaillé dure, et s’était investie à fond dans ces études. D’une pour réaliser son souhait. De deux, pour montrer aux autres qu’une née moldue avait sa place dans l’école, et pouvait être aussi douée, voir plus qu’eux. Tout cela, elle y était arrivée, mais le prix à payer avait été trop dur et lourd. Sa cadette avait payé cela, avait payé pour l’égoïsme dont elle avait fait preuve. Le retour de flamme était trop douloureux. Oui, Lily s’en voulait d’avoir suivis sa voix ‘magique’ et perdue Pétunia à cause de cela. C’est pour cela qu’elle s’interdisait à présent d’être heureuse, insouciante, et amoureuse aussi. Non, elle ne méritait pas le bonheur après ce qu’elle avait fait.

Pourtant… James arrivait à lui redonner le goût des choses. Ses gestes, ses paroles… Ils apaisaient la douleur et la culpabilité de la rouquine. D’ailleurs, elle laissa enfin s’exprimer tout ce qu’elle avait sur le cœur, et de nouveau ses larmes coulaient. Il fallait qu’elle en passe par là pour aller mieux. Il fallait qu’elle évacue tout ce qui la rongeait, qu’elle accepte la mort de sa sœur [ce qu’elle refusait], qu’elle lui dises au revoir une bonne fois pour toute. Jamais Lily ne pourrait se reconstruire sans cela. Ses parents la poussaient à le faire, mais en vain. Un seul en était capable, un seul qui n’était nul autre que le jeune homme qui passait sa main dans ses cheveux. Celui qui faisait battre son cœur à tout rompre, celui qui, dès qu’elle était à ses côtés, la clamer, et lui faisait prendre conscience vraiment de la réalité.

La préfète avait tout fait pourtant pour le repousser, savant très bien qu’il pourrait l’aider. Non, elle devait rester seule après ce qu’elle avait fait. Déjà que la magie c’était fini pour elle… Et puis, si elle perdait une autre personne à cause du fait qu’elle puisse représenter une menace quelconque. On avait voulu lui transmettre un message en tuant Pétunia, et ce dernier, elle l’avait reçu 5 sur 5. En plus de cela, c’était trop dur de continuer sur une voix qui se voulait miraculeusement bien, alors qu’on ne pouvait pas grâce à cette dernière sauver les gens que l’on aime. A quoi bon alors ? Le plus simple était donc de tout laisser tomber et de faire comme si tout cela n’avait jamais exister. Et avec un peu de chance, sa culpabilité s’effacerait peu à peu, ainsi que sa colère envers elle-même. Rien n’en était moins sure, mais c’est tout ce qui lui restait comme solution… Enfin, avant que le poursuiveur arrive à briser ses carapaces qui repoussaient tout le monde, et continue de s’accrocher à elle.

C’était tout ce dont avait besoin Lily pour aller mieux : de l’aide. Mais elle n’arrivait pas l’admettre. Et pas n’importe quelle aide, mais celle de ceux qu’elle aime énormément, c’était à dire Severus, Marlène, Jessi mais surtout James. Après tout, c’était lui à présent la personne la plus important à ses yeux, même si cela n’avait pas toujours été le cas, bien au contraire. Au départ, elle avait voulu l’éloigner une nouvelle fois, en lui disant qu’à présent, c’était fini entre eux, et qu’il fallait qu’il le comprenne. Cependant, il n’y avait pas pus s’y résoudre, surtout qu’il savait qu’elle ne le voulait pas réellement elle-même, vu qu’elle venait de lui avouer qu’elle l’aimait. Il avait attendu très longtemps pour qu’un jour elle ressente cela pour lui, et maintenant que c’était le cas, il était très clair qu’il se battrait encore et encore pour elle. Elle était devenue sa priorité, comme lui l’était pour elle, même si ces derniers jours, elle ne l’avait pas montré.

Quand il s’était reculé pour la regarder, la rouquine qui désormais pleurée, lui dit que c’était elle qui aurait du mourir, car sa soeur se trouvait dans sa chambre à elle. Si elle n’avait pas été à Poudlard, mais dans son lit chez ses parents, jamais cela ne serait arrivé. Elle ne serait plus de ce monde mais Pétunia si. Enfin, c’était ce qu’elle se disait. Pourtant, comme le souligna le maraudeur, cela n’était pas pour autant sa faute. On était rentré chez eux parce qu’ils étaient des moldus, et rien d’autre. Si Lily avait été chez elle, elle aurait perdu la vie oui, mais sa sœur également. Rien n’aurait pu sauver sa cadette, même pas sa magie qu’elle repoussait à présent. Tout ceux sans pouvoir sont en danger, tout autant que ceux qui en ont, c’est ce que le jeune homme voulait faire comprendre à sa petite amie.


- J’aurais du… Les protéger… Mais j’en ai été incapable… Ma propre famille… A quoi bon si je ne peux pas ? J’ai échoué… Je ne mérite plus rien… Je suis une bonne à rien…


Un pas en avant, deux pas en arrière. Même si elle venait de se rendre compte que la mort de sa cadette n’était pas de sa faute à elle, mais de leur sang, elle reculait dans le sens où, une nouvelle fois, elle s’en voulait de n’avoir rien pu faire. De ce fait, elle ne se sentait plus digne de rien du tout, même pas de l’amour que lui portait James. Comme elle venait de se qualifier elle-même, elle ne se sentait plus capable de quoi que ce soit, même pas de protéger les gens qu’elle aimait. Son but avait toujours été de préserver ses proches, et de s’apercevoir qu’elle avait échoué… Que devait-elle faire à présent mise à part comprendre que jamais elle ne le pourrait et retourner auprès de ses parents qu’elle n’aurait jamais du quitter, même si cela signifie de le laisser pour toujours. Quand elle fait quelque chose, elle ne regarde plus en arrière… Elle devait d’ailleurs lui dire que s’il ne la perdait pas tout de suite, tôt ou tard, ce sera le cas…

S’approchant ensuite de la préfète, il lui releva la tête, ses yeux toujours autant imprégnés de larmes. Elle voulait les arrêter, mais elle n’y arrivait pas. Il fallait qu’elle continue de s’échapper pour l’apaiser. Et seulement après, peut-être pourrait-elle voir les choses sous un autre angle que celui de sa tristesse. Oui, c’était sur d’ailleurs. Et puis, maintenant, elle n’était plus seule. Il était là avec elle, et cela quoi qu’il arrive. Il aurait pu la laisser tomber, comme Severus l’avait fait avant lui. Car même si cela s’arrangeait un peu, le serpentard avait quand même tourné le dos à la demoiselle, plutôt que d’accepter et d’être à ses côtés. Son petit ami lui n’avait pas flanché, et pourtant elle avait tout fait pour se retrouver toute seule. Non, il était resté, lui prouvant ainsi toute l’intensité de leur relation, de leur amour mutuelle. Collant son front contre le sien, il arriva de nouveau à l’apaiser. D’ailleurs, il continua dans cette lancée, en lui disant combien elle était importante pour lui et que le fait qu’ils l’aiment était la chose la plus forte au monde, ensembles, ils passeraient au-delà de tous les obstacles.

Restant quelques instants ainsi, elle n’avait pas pu s’empêcher de l’embrasser. Oui, il avait raison. Ils arriveraient tous les deux à surmonter cette épreuve, comme toutes les autres à venir. Parce qu’ils était deux et pas tout seul. La rouquine se rendait compte qu’en le tenant loin d’elle, elle ne l’épargnerait pas comme elle le pensait au début, mais tout le contraire. Comment pouvait-il être heureux si elle ne l’était pas ? Ils s’étaient fuis oui, pendant deux longues semaines, deux trop longues semaines. Mais cela c’était du passé. A présent, elle tiendrait au moins une de ses promesses. A présent, elle lui dirait tout, y compris qu’elle partirait à la fin de l’année. Cela sera dur de le laisser, mais c’était le mieux. A quoi bon rester dans un univers qu’elle ne supportait plus ? Se détachant de lui, elle lui dit alors tout cela, sans détour, mais en n’osant plus du coup le regarder dans les yeux…

Il ne répondit alors pas tout de suite, et une nouvelle fois, elle crut qu’il allait partir… Si c’était le cas, elle comprendrait, même si elle aurait du mal à le supportait. C’était à lui après tout à voir ce qu’il voulait faire, et elle avait prit un peu de recul par rapport à lui pour qu’il se décide tout seul. Retournant son regard qui continuait de pleurer silencieusement, mais avec moins d’intensité, elle le vit mettre une de ses mains dans la poche de sa robe de sorcier. Il se mit alors à sourire. Ne bougeant pas, elle le laissa le contourner, et écarter doucement ses cheveux de son cou. Elle sentit alors un bout de métal se poser sur sa peau, et sut tout de suite que c’était un collier. Elle n’en portait plus depuis très longtemps, et ne se souvenait même plus la dernière fois qu’elle en avait eu un. Fermant les yeux quand il déposa un baiser sur ce dernier, il prononça des paroles, des paroles qui lui réchauffèrent le cœur.

Passant sa main sous le bijoux, elle baissa les yeux vers lui, pour pouvoir le voir. Il était vraiment magnifique. Il s’agissait d’une chaîne en or, et sur cette dernière, une opale de la même couleur de ses yeux servait de pendentif. Il avait du se ruiner à lui faire un tel cadeau ! Car il n’y avait aucun doute que cela valait une petite fortune, et elle n’était pas sûre de le mériter, pas du tout d’ailleurs. C’est en même temps qu’il lui dit alors qu’ils leur restaient encore plusieurs mois ensembles, qu’elle devait leur laisser une chance. Expliquant ensuit qu’il avait prévu de lui remettre se présent le soir du bal de Poudlard, il n’avait pas pu tenir plus longtemps cependant. Enfin, il finit par lui dire que quand ils seront séparés, il l’attendrait au portail, au cas où elle reviendrait le voir. Les larmes de Lily redoublèrent d’intensité, mais cette fois ci, elles n’étaient pas dues à sa tristesse, mais à l’émotion, au fait qu’il est de nouveau touché son cœur au plus profond.


- Oh mon chéri… Il est magnifique…


La préfète se retourna alors vers lui, et passa ses bras autour de son cou. Il ne pouvait pas savoir à quel point elle l’aimait et à quel point elle lui était reconnaissante. A la place de fuir, il restait là, avec elle. Et puis, le fait qu’il n’essaye pas de la dissuader, qu’il respecte son choix même se cela devait être très dure pour lui… Elle ne l’avait non pas appelé par son prénom, mais par ‘mon chéri’…Alors oui, elle pleurait sur son épaule, tout en tenant tout contre elle, mais elle pleurait par amour pour lui, rien de plus, rien de moins.. C’était cela le plus important que tout, et elle s’en rendait vraiment compte en cet instant. Si seulement le monde était plus simple et arrêtait de s’acharner sur eux. Si seulement, s’aimer aussi fort pouvait suffire. Le monde n’en serait que meilleur et plus heureux, cela ne faisait aucun doute.

Elle ne sut pas combien de temps elle resta ainsi, dans ses bras. Tout était comme suspendu. Cela faisait tellement longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi bien, aussi apaisée, aussi sereine. Et encore une fois, il était la ‘cause’ à tout cela. S’écartant de lui délicatement, elle essuya ses prunelles, avant de regarder son petit ami dans les yeux. Ils n’étaient ensembles concrètement que depuis 2 mois et demie, et pourtant, elle avait l’impression qu’ils se connaissaient déjà par cœur, et qu’ils étaient en couple depuis beaucoup plus de temps. C’était fou, mais à présent, elle ne se voyait pas sans lui. C’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît qu’elles sont véritablement les personnes pour qui on compte ? L’amour multiplie par deux les bons moments et divise en 2 les malheurs ? Ces dictions ne pouvaient pas être plus vrais qu’en cet instant, dans une autre situation que celle là. Posant ses mains dans celle du poursuiveur, elle lui sourit tendrement et sincèrement -chose qu'elle n'avait plus fait depuis la mort de sa soeur - avant de lu dire dans un murmure, ses yeux dans les siens :


- Je t’aime…

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James Potter

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MessageSujet: Re: Le coeur a ses raisons...[Pv]   Mar 18 Nov - 14:03

Aimer Lily n'était pas tous les jours facile. Pourtant, James faisait des efforts, réellement. Il mettait toute son énergie dans leur relation, pour qu'elle dure. Pour que malgré les épreuves qu'ils traversaient, ils restent ensemble. Seulement, il était le seul à faire ces efforts. Lily elle, avait baissé les bras, et avait décidé que ce serait plus facile d'affronter tout cela toute seule. Le Maraudeur ne pouvait que subir ce genre de décisions, ne sachant comment faire pour convaincre sa douce de rester avec lui. Heureusement qu'il était plutôt acharné comme garçon, car il y en aurait qui auraient renoncé bien avant lui. Mais il était complètement dingue de Lily et absolument pas prêt à la laisser partir. Même si c'était ce qu'elle voulait, lui ne le voulait pas. Et il ne laisserait pas tomber, sous prétexte que Lily le repoussait sans cesse. Il tenait à leur couple, il tenait à "eux deux", et ferait tout pour ça s'arrange.

Même si il devait y laisser des plumes. Et même s'il devait ravaler sa fierté de Gryffondor et fermer les yeux. Lily l'avait blessé, dans ses paroles comme dans ses actes. Et pourtant, il faisait comme si de rien n'était. Il la pardonnait, sans même qu'elle ai besoin de le lui demander. Il lui pardonnait tout, parce qu'il savait que ce n'était pas la peine de lui en vouloir. Que ça n'arrangerait rien, bien au contraire. Alors il fermait les yeux sur ce qu'elle avait pu dire ou faire. Sur ces dernières semaines qu'elle avait passé à le fuir, sur cette réunion dans la Salle sur Demande où elle lui avait tant de choses vexantes. Tant de choses qu'il ne voulait pas qu'elle pense de lui. Mais il était parvenu à se convaincre qu'elle ne les pensait pas. Qu'elle avait juste dit cela pour les faire taire et les empêcher de continuer à essayer de l'aider.

Bien sûr, Lily lui avait dit qu'elle était désolée pour tout cela. Alors forcément, ça aidait un peu. Mais même si elle avait été incapable de revenir sur ce qui s'était passé pour s'excuser, il ne lui en aurait pas tenu rigueur. S'il n'était pas capable de fermer les yeux sur de telles choses en ce moment, alors ce n'était même pas la peine qu'ils continuent. Ils n'iraient pas beaucoup plus loin. Il fallait faire des concessions dans la vie, il fallait savoir ravaler son ego et sa fierté blessée, et faire comme si tout allait bien. Faire comme si rien ne pouvait l'atteindre, ce que pensaient beaucoup d'élèves. Comme si la popularité immunisait contre les sentiments, de n'importe quelle forme.

James avait toujours voulu que son histoire avec Lily soit magique, exceptionnelle. Il ne voulait pas qu'elle ressemble à toutes les autres histoires d'amour, au contraire. Il voulait quelque chose d'unique, d'extraordinaire. Et parce qu'il voulait que tout se passe pour le mieux entre eux, il était toujours là pour Lily. Peu importe que ce soit l'amour fou ou non, peu importe qu'elle le demande ou non, il était là. Même s'il avait plus d'une fois envie de tourner les talons et de tout simplement laisser tomber parce que c'était peine perdue, il était là. Il était prêt à lui ouvrir les bras pour qu'elle vienne s'y réfugier, prêt à lui jurer que demain ce serait plus facile.

Parce que quand il était avec la préfète, il avait la sensation d'être vraiment un mec bien. C'était quand il la tenait contre lui qu'il se sentait le mieux. Parce qu'il avait l'impression d'être plus adulte qu'il ne l'avait jamais été, parce qu'il avait l'impression d'être plus important qu'il ne l'avait jamais été. Avant, être un mec bien ou non, il n'en avait rien à faire. Il se fichait des gens qui le jugeaient, parce qu'il n'avait pas besoin de leur approbation. Mais maintenant qu'il avait la possibilité de se voir dans les yeux de Lily, il n'agissait plus de la même façon. Il était plus réfléchis, plus sérieux. Peut-être que l'époque trouble dans laquelle ils vivaient l'avait également forcé à grandir d'un coup alors qu'il s'y refusait depuis tant d'années.

Il avait prit Lily dans ses bras, comme pour lui faire oublier ce qui les entourait. Pour l'apaiser, pour lui demander de rester. C'était implicite, mais il savait qu'elle comprendrait. Surtout la façon dont il l'avait serrée contre lui devant Matthieu. Ca voulait tout simplement dire "je t'en prie ne me laisse pas". Deux fois elle lui avait dit qu'elle voulait le quitter, que tout était terminé entre eux. Et deux fois, il avait refusé. Parce que s'imaginer sans elle, c'était voir la vie en noir et blanc, sans aucune saveur ni piquant. Être sans elle, c'était comme être sans les Maraudeurs. C'était tout simplement inconcevable pour le jeune homme. Elle était trop importante pour qu'il la laisser s'échapper si facilement.

Il parvint à percer la carapace de la jeune fille. Il parvint à pénétrer ses barrières, et elle laissa enfin couler ses larmes devant lui. Elle ne l'avait pas encore vraiment fait jusqu'ici. Enfin, James pouvait excercer son rôle de petit ami et lui offrir une épaule sur laquelle pleurer. Il pouvait sécher ses larmes et lui dire que ce n'était pas de sa faute, que tout aller s'arranger. Qu'elle finirait pas se sentir mieux, un jour où l'autre. Et que de toutes façons ce n'était pas ce qu'aurait voulu Pétunia. Mais cette dernière phrase, jamais il ne le lui dirait. C'était trop personnel, surtout qu'il n'en savait rien. Il savait que les relations entre les deux soeurs n'étaient pas bonnes, mais c'était tout. Il ne pouvait pas parler au nom de Pétunia. Ca n'aurait pas plu du tout à Lily, et il le savait bien.

La jeune fille lui avoua alors que sa soeur se trouvait dans sa chambre lorsqu'elle avait été tuée. Evidemment, cela faisait ressortir sa culpabilité, et James comprenait pourquoi. Lily devait penser que c'était elle qu'on avait voulu tuer, et qu'on avait cru que Pétunia était l'aînée, la cible. Elle avait été la cible de cette attaque, et elle en était consciente. James l'ignorait, et il sentit son estomac se serrer. Peut-être que c'était vrai, après tout. Peut-être qu'on en avait après Lily et que sa soeur en avait payé le prix. Si c'était le cas, si on en voulait vraiment à la vie de sa petite amie, le jeune homme allait redoubler d'attentions à son égard. Il allait la protéger, comme il s'était toujours promis de le faire si besoin était. Il ne laisserait rien lui arriver.


-Tu n'es pas une bonne à rien Lily, tu es la meilleure élève de Poudlard, tu es la sorcière de notre âge la plus douée que je connaisse. Pétunia n'est plus là, alors vis pour vous deux.

Il comprenait parfaitement ce que ressentait Lily. Il n'avait jamais perdu quelqu'un d'aussi proche, mais il pouvait comprendre. Elle se sentait impuissante face à ce qui se passait, elle se sentait inutile. Parce qu'elle n'avait pas pu protéger sa soeur, il lui semblait impossible qu'elle arrive à faire quoi que ce soit d'autre. Elle se trompait, mais comment le lui faire comprendre ? C'était pour cela que James avait rejoint l'Ordre du Phénix sans hésitations. Parce qu'il voulait se sentir utile, parce qu'il voulait prendre part à cette guerre qui finirait bien par éclater. Il voulait se battre, parce qu'il avait autant à perdre que tous ces adultes qui prenaient les armes. Il voulait aussi défendre son monde et les gens qu'il aimait.

Seul, il ne pouvait rien faire. Il savait que les Mangemorts étaient beaucoup plus forts que lui, et qu'il n'avait pas l'ombre d'une chance de gagner un duel contre eux. Mais, entouré de ses camarades, chapotés par Dumbledore, il lui semblait que tout devenait possible. Qu'ils allaient véritablement peser dans la balance, qu'ils allaient avoir un véritable rôle à jouer. Il regrettait que Lily ne l'ai pas suivi sur ce chemin là. Pourtant, il avait pensé qu'elle serait une des premières à accepter. Et elle avait été la seule à refuser. Tout le monde avait des choses qu'il voulait conserver à tout prix, des gens à protéger, des rêves à défendres. Lily aussi, même si elle ne voulait pas y penser. Elle avait aussi des raisons de se battre, et ils avaient besoin d'elle. Elle était la plus intelligente de tous, et elle serait importante dans cette guerre.

Alors qu'elle pleurait toujours, James glissa sa main dans sa poche, et trouva ce qu'il cherchait. Un collier qu'il avait acheté à Lily pour Noël. Mais il ne pouvait plus attendre, c'était trop dur. Et puis il lui semblait que ce moment était plus propice pour le lui offrir. Il contourna sa petite amie, et le lui accrocha doucement autour du cou. Il l'embrassa doucement au passage. Elle avait dit qu'elle comptait quitter Poudlard à la fin de l'année, et ne jamais y revenir. James n'y croyait pas une seconde. Lily faisait partie intégrante de ce monde qu'elle rejetait. Elle était une sorcière, elle avait besoin d'être une sorcière. Elle ne pouvait pas se fermer à toute une partie d'elle même. Elle ne pouvait pas tourner le dos à toutes ces personnes qui étaient devenues si importantes dans sa vie.

Il n'y croyait pas, il ne chercha donc pas à la dissuader. Elle aurait encore bien le temps de changer d'avis. Et si ce n'était pas le cas, il la convaincrait plus tard de rester. La place de Lily était à Poudlard, et nulle part ailleurs. Elle s'en rendrait rapidement compte, quand elle aurait fait son deuil. La préfète se tourna alors vers lui, lui déclarant que le collier était magnifique. Tant mieux, James avait passé deux heures dans la boutique, sans savoir lequel choisir. Il avait traîné de force Remus avec lui, pour qu'il le conseille, mais peine perdue. Le loup-garou était aussi nul que lui. Mais ce collier avait fini par lui taper dans l'oeil, les trois vendeuses qu'il avait récquisitionnées pour le conseiller étaient d'accord sur le fait qu'il était très beau. Et comme Remus donna également son aval, le Maraudeur l'avait acheté. Il était heureux qu'il plaise à sa petite amie.

Les larmes de la jeune fille redoublèrent, mais le garçon sentit que ce n'était plus uniquement de la tristesse. Ce n'était plus les mêmes larmes, il le sentait. Lily passa les bras autour de son cou, et vint pleurer contre lui. Il l'enserra de ses bras, profitant de son étreinte. Ils restèrent ainsi longtemps, sans qu'aucun ne bouge. James ne se sentait si bien que quand il tenait la jeune fille contre lui, alors il n'allait certainement pas mettre fin à ce beau moment. Ils n'avaient pas besoin de mots, ils se comprennaient. Comme s'ils se connaissaient par coeur, comme s'ils pouvaient lire l'un dans l'autre comme dans un livre ouvert, comme s'ils étaient ensemble depuis très longtemps. Ce n'était pas le cas, mais il y avait incontestablement un lien entre eux. Un lien qui les réunissait toujours, un lien qui résistait à tout.

La jeune fille fini par se reculer, et le regarda dans les yeux. Elle lui déclara qu'elle l'aimait. Le coeur du poursuiveur manqua toute une ribambelle de battements. C'était tellement génial d'entendre ces mots de la bouche de Lily ! Il en avait tellement rêvé, pendant tellement d'années ! Il lui sourit sincèrement, et l'embrassa tendrement. Il l'aimait, comme un dingue. Comme il n'avait jamais pensé aimer personne. Et il voulait qu'elle le sache. Qu'elle sache qu'il serait toujours là pour elle, quoi qu'il arrive. Qu'il lui ouvrirait toujours les bras, qu'il lui prêterait toujours une épaule sur laquelle pleurer et une oreille attentive pour l'écouter.


-Je t'aime aussi Lily. Je suis complètement dingue de toi.







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