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Torben Badenov

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MessageSujet: Le boulot, toujours le boulot    Jeu 9 Oct - 16:16

    Il faisait sombre. Ce devait être la nuit. L’obscurité était presque totale, la pâle lueur de la lune me permettait juste d’éviter les dénivelés et les racines. Je courrais dans la forêt. Je ne savais pas pourquoi, mais mon cœur battait la chamade et j’étais terrorisé. Ma respiration était haletante et je sentais des larmes de détresse et de haine couler le long de ma joue, tandis qu’un bruit rauque sortait régulièrement de ma gorge. J’étais essoufflé. Derrière moi, il y avait des bruits, des craquements, et je distinguais des bruits de pas. Des pieds nus foulaient la terre, courant à ma suite. J’entendais leurs hurlements et le raclement de leur gorge. Elles étaient assoiffées de sang. Plusieurs goules étaient à ma poursuite, prêtes à me rattraper et me dévorer. Pourtant, je courais aussi vite que je le pouvais, mais je sentais bien que ça ne suffirait pas.


    Dans ma folle traversée des bois, je sentais à mes côtés Hannah et Lyra, mes deux sœurs. Plus jeunes que moi. Elles aussi avaient vu et entendu nos parents mourir ce soir. Et elles aussi avaient dû tuer pour survivre. J’étais arrivé à temps pour les sauver elles, mais nos parents étaient déjà morts. La vision de leurs corps ravagés et en train d’être dévorés par les monstres hantait toujours mon esprit, tandis que j’exhortais mes sœurs à courir plus vite. Notre vie venait de basculer, et nous n’avions même pas pu jeter ne serait ce qu’un regard en arrière. Nous nous étions enfuis par la fenêtre de la chambre de mes sœurs et nous avions couru à travers bois, ivres de panique et ne pensant qu’à sauver notre peau. J’étais arrivé trop tard pour sauver d’autres personnes, et toute la question de ma propre survie se faisait de plus en plus pressante à chaque battement de mon cœur. Les bêtes des légendes étaient revenues prendre possession de leur territoire et avait submergé notre village. Ils avaient tout détruit, mis le feu, et dévoraient les cadavres encore chauds de mes amis, de ma famille. Mes pensées et la terreur que je ressentais m’avaient distrait… Je n’avais pas vu la racine.


    Mon genou gauche n’était plus qu’une intense douleur, j’avais l’impression qu’il avait été pulvérisé par l’impact, et un cri horrifié sortit d’entre mes lèvres lorsque je vis les monstres arriver droit sur moi. J’hurlais à mes sœurs de continuer tandis que j’essayais de me remettre debout le plus rapidement possible. Tous les muscles de mon corps étaient tendus, mais je ne parvins pas à me hisser de nouveau sur mes jambes, et tombait de nouveau face contre terre. J’entendais déjà derrière moi les claquements de mâchoires pleines d’appétit des monstres qui me poursuivaient. Haletant de fatigue et de peur, je me retournais, brandissant ma baguette, hurlant ma haine au visage du monstre qui se penchait sur mon corps pour me dévorer. Je n’allais pas mourir seul.


    Et soudain, réveil en sursaut. J’ouvris les yeux, la main droite pressée contre mon cœur. Je me sentais couvert de sueur de la tête aux pieds et mon cœur menaçait d’éclater. Des larmes de haine et de frustration menaçaient de couler, mais je décidais de me lever d’un bond et de chasser à nouveau tous ces vilains souvenirs, jusqu’à la nuit prochaine. Ces monstres… Je ne rêvais que d’une chose, chaque nuit : terminer ce que j’avais commencé ce soir là et abattre les responsables du désastre de Tupolenk. J’avais déjà eu trois de ces monstres. J’étais loin du comte, mais repenser aux visages incrédules de ceux que j’avais eu au moment de leur agonie me remplissait d’une joie sauvage.


    Cependant, je ne pouvais pas passer ma journée à ruminer ma vengeance et cultiver ma haine, j’avais un travail qui ne souffrait aucun délai sous la houlette de Tom, mon patron. Une bonne douche fut nécessaire pour me débarrasser des gouttes de sueur qui avaient perlé sur mon corps à mon réveil. Ensuite, je me vêtis en deux temps trois mouvements, et, toujours l’esprit occupé par mes sombres pensées, j’entrepris de descendre les escaliers menant au bar. Il n’était que dix heures au matin, mais les premiers habitués venaient d’ordinaire à cette heure ci le samedi matin. Arrivant au bar, j’eu la bonne surprise de croiser mon collègue, Amycus Carrow. D’après ce que j’avais appris, il était en quelque sorte le fils d’une bonne famille, mais déshérité. Des rumeurs parlaient de la mort de ses parents depuis peu. Ne voulant pas l’accabler et encore moins que la discussion ne s’oriente vers moi, j’allais me saisir d’un chiffon pour essuyer les verres, engageant la discussion.



    - Tiens, Amycus, comment vas-tu ce matin ? Ca fait un petit moment qu’on n’a pas bossé ensembles, tu bosses jusque quelle heure ?

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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Ven 10 Oct - 5:31

    Une légère sonnerie se fit entendre dans l’immense manoir… Les yeux toujours fermés, Amycus tendit le bras pour faire taire ce fichu réveil ! A moitié endormi, le jeune vint à se demander pourquoi il devait encore travailler au Pub alors qu’il était à présent à la tête de l’une des plus grosses fortunes du Royaume Uni… Il repensa ensuite au Lord ! Ah oui… La mission qu’il avait de recruter de futurs mangemorts l’obligeait à voir du monde… et le Chaudron Baveur était l’endroit propice pour cela !
    Mais il fallait reconnaître que le blond appréciait quand même assez de travailler là bas ; Tom était certes très chiant par moment mais ça ne changeait rien au fait que ça occupait Amycus durant ses journées !

    Cependant, aujourd’hui, l’envie lui manquait et c’est sans réelle motivation qu’il ouvrit un œil pour constater qu’il faisait encore nuit… Et puis zut ! Il pouvait bien profiter de la chaleur du lit quelques minutes de plus… C’est sur cette pensée qu’il remonta le drap sur lui et tourna le dos à la fenêtre.
    C’est à cet instant qu’il sentit la chaleur du corps d’une autre personne… Le mangemort ouvrit les yeux et son regard se posa sur le visage serein de son amante. Krystel n’avait apparemment pas été gênée par le réveil et dormait toujours… Avec un sourire, le blond s’approcha et passa sa main dans ses cheveux avant de lui déposer un baiser au coin des lèvres…

    Tout près de son amante, il se mit à observer la chambre où il se trouvait et qu’il connaissait à peine. Il se souvint alors qu’il se trouvait dans le manoir de Krystel… Ce dernier était encore plus imposant que celui qu’il avait hérité de ses parents et aucun mauvais souvenir ne le hantait. C’est sûrement pour cela qu’il avait aussi bien dormi.
    Après avoir reporté de nouveau son attention sur la sublime française, Amycus se décida enfin à se lever. Il offrit un autre baiser à son amante et sortit du lit.

    Sans un bruit, il récupéra ses vêtements de service, un pantalon noir et une chemise blanche avant de se rendre dans la salle de bains personnelle de la chambre. En moins de vingt minutes, le jeune homme fut prêt à partir… En passant près du lit, un sourire apparu sur son visage et il fit apparaître un bout de parchemin ainsi qu’une plume. Il ne verrait pas sa déesse de la journée puisqu’il travaillerait jusqu’au soir même, voilà pour quoi avait eu cette idée. Il écrivit quatre mots seulement et déposa le parchemin sur l’oreiller qui avait été le sien durant cette nuit…


    Spoiler:
     

    Après ça, il sortit de la demeure… Amycus choisit de traverser l’immense parc à pied et non pas avec l’une des petites calèches prévue à cet effet. L’air était frais et finirait de le réveiller. Arrivé au portail, il poussa l’impressionnante grille et quitta l’immense domaine pour transplaner pour le Chaudron Baveur…
    Arrivé là bas, il constata que le Pub n’était pas bondé et que Tom, tout comme lui, était de bonne humeur ! Apparemment, le patron du jeune homme avait été flatté que ce dernier continu de travailler pour lui malgré l’immense fortune qu’il possédait à présent…

    La matinée passait lentement mais sûrement lorsqu’Amycus entendit qu’on interpellait. Relevant la tête, il reconnu Torben qui lui demandait comment il allait ce matin. Il rajouta que ça faisait un bail qu’ils n'avaient pas bossé ensemble et voulu savoir à quelle heure il finissait…
    Le mangemort avait appris que son collègue avait quitté Poudlard mais ce dernier ne voudrait sûrement pas parler de ça ! Et puis il devait de son coté être au courant pour sa rupture avec Anna ainsi que le décès de ses parents… Le mangemort n’était pas des plus motivés pour parler de ça non plus.


    - Hé ! Salut Torben… C’est sûr que ça faisait un bail qu’on n’avait pas bossé ensemble... Bah écoute, je vais bien et toi ? Il avait dit tout ça d’une traite et en souriant. Se réveiller auprès de son amante l’avait boosté à bloc. Sinon, je finis à… à 19 heu…

    - 20 heure jeune homme ! rectifia Tom.

    - Bon… ben 20 heure alors ! répéta Amycus en se dirigeant vers une table à débarrasser. Et toi ?
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Ven 10 Oct - 13:37

    Revoir à nouveau mon collègue et ami Amycus Carrow me faisait du bien. Cela me changeait vraiment de toutes les mauvaises fréquentations que j’avais pu avoir sur le chemin de traverse ces derniers temps. Je n’étais pas du tout quelqu’un de particulièrement associable ou antipathique, juste que depuis l’été dernier, je ne me liais pas du tout facilement, et la sensation de rejet total que j’avais eu lors de ma scolarité à Poudlard m’avait conforté dans l’idée que la solitude avait sans doute était salutaire pour mon propre équilibre. Cela m’avait permis de faire le point et surtout, de me focaliser sur mon unique but. Enfin, comme je l’avais pensé plus haut, j’avais quand même eu quelques relations dans ce pays, mais rien de particulièrement notable en réalité. A Poudlard, tout s’était particulièrement mal passé tandis que je quittais désormais l’école. Ici, j’avais noué des liens avec des gens considérés comme infréquentables. Sinon, les deux exceptions notables étaient Amycus Carrow, mon collègue, et Alice Mc Pherson, une fille sublime qui était à l’école magique de Poudlard.


    Amycus était un jeune homme plutôt sympa, de quelques années mon aîné. Je l’avais rencontré peu après la rentrée de Poudlard, lorsque j’écumais presque tous les week end les bars londoniens en m’échappant de la sécurité du château. C’était lui qui m’avait proposé ce job car Tom le barman cherchait un serveur supplémentaire, un bourrin dans mon genre prêt à bosser des tas d’heures supplémentaires, faire des livraisons et tout le reste, mais le salaire et surtout le logement fournit étaient largement à la hauteur de la tâche qui m’incombait. En plus de m’avoir permis de me trouver un logement et du travail, je m’étais plutôt lié de sympathie envers le serveur, qui s’avérait être tout à fait sympathique et d’agréable compagnie. On n’avait pas pu se voir souvent, et puis, il y avait eu toutes ces tragédies.


    Sincèrement, je compatissais pour lui. J’avais appris que ses parents avaient été tués, assassinés pour être exact. Toutes les rumeurs parlaient de ces mages noirs ou de ces trucs qui rôdaient dehors la nuit, sans que personne ne sache ce qu’il se passait exactement. Dès l’annonce du décès de l’une des familles les plus fortunées de toutes les familles sorcières de Grande Bretagne, les rumeurs avaient fusé, comme quoi les parents Carrow auraient refusé de payer une sorte de tribut, ou encore qu’ils auraient déplut au chef des fauteurs de troubles. J’avais même entendu quelqu’un dire qu’il s’agissait peut être même d’Amycus, qui avait toujours convoité l’héritage de ses parents. J’avais bien entendu rabattu le caquet de ce misérable, je savais bien que mon collègue et ami n’était pas capable d’une telle horreur.


    Quand j’avais vu et interpellé le jeune serveur, je ne pu m’empêcher de constater que ce dernier semblait aller plutôt bien, il était tout sourire en voyant qu’il s’agissait de moi et qu’on bosserait ensembles pendant quelques heures au moins. Mais je savais que ce calme n’était que d’apparence, personne ne restait insensible à la mort de ses parents, et encore moins quand ceux-ci avaient été assassinés. Je ne pu m’empêcher de relever des points communs entre lui et moi, à la faveur du fait que nous étions tous deux serveurs, tous deux orphelins ! Sauf que lui n’avait au final plus besoin de ce job si on en croyait les sommes qu’il avait touché. Mon respect pour Amycus s’en trouva renforcé, car même devenu riche il continuait de travailler parmi le petit peuple, et je trouvais que c’était là quelque chose d’admirable.


    Je ne pu m’empêcher d’éclater de rire lorsque Tom corrigea l’heure d’arrêt de mon collègue.



    - Oui c’est clair ! Moi, ça peut aller, la journée est calme et ça ne s’annonce pas trop dur ! Et puis, c’est bientôt l’arrivée de la paye non ?
    J’avais dit ces derniers mots un peu plus forts, histoire que Tom entende, et qu’il nous fasse part de ses habituels grognements, ce qui m’amusait toujours beaucoup et détendait l’atmosphère


    - Sinon, je sais que je ne devrais pas en parler, mais j’ai appris pour tes parents, et je te présente toutes mes condoléances, vraiment. Je sais ce que c’est de les perdre. Si t’as besoin de quoi que ce soit, n’hésites pas !


    Pourquoi en avais je parlé alors que cela risquait de jeter un froid ? Déjà, par politesse. J’avais appris et la bienséance me dictait qu’il fallait que je respecte le souvenir des morts comme il se devait. Et puis, je n’avais pas parlé bien fort. Certes, c’était toujours douloureux d’entendre ce genre de phrase, mais au moins, cela montrait qu’il restait des gens sur qui on pouvait compter. Je me souviens que j’enrageais à chaque fois qu’on me présentait ce genre de marque de politesse et d’affection, en particulier de personnes que je ne connaissais pas.

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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Ven 10 Oct - 15:25

    Alors qu'Amycus pensait qu'il allait travailler seul toute la journée, il avait eu le plaisir de voir arrivé son collègue Torben. C'est lui qui avait dit à Tom de l'embaucher et n'avait pas été déçu par cette démarche car le jeune homme était des plus sympathique aux yeux du mangemort… Il était rare qu'il se lie d'amitié aussi vite avec quelqu'un et pourtant cela avait été le cas.
    Ils n'avaient malheureusement pas eu la chance de travail beaucoup ensemble et c'est pourquoi Amycus était aussi ravi. En plus, la présence des deux meilleurs serveurs signifiait que Tom allait sûrement partir…

    Le patron devait sûrement avoir des achats à faire dans Londres et les alentours et c'est pourquoi il avait fait venir Torben pour aider Amycus. En bref, ils allaient passé une journée de boulot tranquille sans avoir à entendre les grognements continuels de Tom…
    Cependant, cela ne voulait pas dire que le mangemort n'appréciait pas son patron. Au contraire ! Il l'avait en quelque sorte sorti de la rue et cela avait permis au jeune homme d'avoir un logement mais aussi, de pouvoir accomplir sa mission de recrutement de façon très discrète mais efficace.

    Amycus remarqua que son collègue semblait lui aussi de bonne humeur puisqu'il éclata de rire en entendant Tom reprendre le mangemort concernant l'heure à laquelle il devait finir… Cependant, cela ne gêna pas Amycus plus que ça de finir plus tard. Le seul point négatif c'est que cela lui ferait retrouver son amante beaucoup plus tard que prévu. Et encore, il fallait que cette dernière n'ait rien de prévu.
    Lorsque Torben la parole se fut pour confirmer les dires du blond avant d'ajouter que la journée serait sûrement calme… Il haussa ensuite un peu la voix pour dire qu'en plus de cela l'arrivée de la paie était proche !

    Cette réflexion engendra inévitablement les grognements de leur patron ce qui amusa Amycus. Tom n'aimait pas qu'on lui rappelle qu'il devait payer ses employés car ces derniers ne travaillaient pas gratuitement ! Quoique dans son cas, Amycus aurait presque pu le faire vue l'immense fortune qu'il possédait maintenant. Mais cela aurait paru louche…
    Le blond, après avoir débarrassé la table, revint près du comptoir…


    - Ouais ! C'est bientôt le jour de la paie… déclara-t-il en adressant un clin d'œil à Torben.

    - C'est bon… J'ai compris ! Mais je ne vous paie pas à discuter… Alors au boulot !

    - A vos ordres grand chef ! répondit le mangemort. Mais on ne va pas servir des clients invisibles…

    Tom ne répondit rien mais poussa un nouveau grognement. Amycus, lui, vida son plateau dans la plonge et jeta un sort à cette dernière pour que la vaisselle se fasse d'elle-même…
    Il prit ensuite un verre pour se servit à boire au moment même où Torben s'adressait de nouveau à lui mais à voix basse. Le mangemort, surpris par les paroles de son collègue, brisa la chope qu'il tenait et s'entailla la main profondément. Il ne s'était pas attendu à des condoléances et d'ailleurs personnes ne lui en avait fait.

    Mais cela était normal… Tous ceux qui le connaissaient savaient qu'il ne parlait plus en ses parents et qu'il ne voulait plus en entendre parler. Ils avaient décidé de l'oublier en le foutant à la porte et le jeune homme avait alors fait comme s'ils n'existaient plus eux non plus !
    Tout en mettant le torchon qui était sur le comptoir autour de sa main, Amycus chercha sa baguette du regard. Il venait de la poser il y avait à peine deux secondes et pourtant il ne la trouvait pas. Il reporta alors son attention sur son collègue qui venait de dire qu’il savait ce que cela faisait de perdre ses parents et que s’il avait besoin de quoique ce soit, il pouvait lui demander.

    Amycus fut surpris d’apprendre que Torben avait perdu ses parents car il ignorait jusque là. Il remarqua que tous les deux avaient de nombreux points en communs mais il se doutait bien que son collègue n’était pas aussi sombre que lui et qu’il n’avait pas non plus orchestré le meurtre de ses parents.
    Durant plusieurs longues secondes Amycus ne sut pas quoi répondre ! Bah oui… On est censé répondre quoi à quelqu’un qui vous fait ses condoléances… En plus le mangemort ne voulait pas en recevoir mais venant de la part de son collègue s’était différent. Il savait que c’était sincère…


    - T’es bien le premier à m’en faire, avoua-t-il. Et je… enfin, merci à toi ! Il se tut avant de reprendre. Mais je ne savais pas que tu avais perdu tes parents…

    Bien qu’il aurait préféré que cette conversation n’est jamais lieu, il avait décidé de ne pas envoyé chier celui qu’il considérait comme un ami. Cependant, il aurait voulu que le sujet soit tout autre !
    A cet instant, Tom se dirigea vers l’arrière cour mais il se tourna avant vers ses deux employés.


    - Je dois partir pour la journée ! Pas de connerie en mon absence… Et Amycus soigne-toi tu dégueulasse le comptoir !

    Sur ces mots, le patron sortit, laissant les deux collègues seuls avec l’unique client… Le mangemort leva les yeux au ciel puis reporta son attention sur Torben.

    - Par Merlin ! Qu’est-ce qu’il est compatissant à ma douleur… T’as pas vu ma baguette ?
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Mar 14 Oct - 18:03

    Je me doutais être plutôt quelqu’un d’imprudent dirons nous. En matière de disparitions, on ne pouvait jamais savoir comment les gens pouvaient réagir. Tous étaient très différents de ce point de vue, je l’avais remarqué à plusieurs reprises. Déjà, lors de l’enterrement de mes parents, je n’avais absolument pas été très conciliant avec tous ces imbéciles venus m’adresser leurs condoléances. J’avais même été franchement odieux, jetant des regards noirs ou des remarques cinglantes à tous ceux qui se présentaient devant moi. Cela n’avait pas très plut à mon oncle ou mes sœurs, mais dans mon malheur et ma douleur, je ne supportais pas toutes les futiles paroles de consolations et de condoléances, venues de personne que j’abhorrais, les sachant pour partie responsables de ce qui s’était abattu sur ma famille. Bref, là n’était pas la question et je chassais bien vite ces futiles et noires pensées, je n’avais pas envie de nous gâcher la journée rien qu’en en étant à peine arrivé au début de la matinée.


    Avec un léger clin d’œil, mon camarade et ami appuya mes paroles ouvertement provocatrices envers Tom, qui releva bien entendu nos provocations en nous donnant pour instruction de nous activer à la tâche. Avec un petit sourire, je me re-concentrais sur ce que je faisais. Changer les fûts de bière pour les remplacer par des nouveaux, nettoyer les verres et ce genre de choses qu’on ne fait que lorsque la clientèle est absente, car dans le cas contraire, on n’a pas réellement le temps de s’en occuper. Je me doutais cependant que mes paroles un peu déplacées envers Amycus ne laisseraient pas ce dernier de marbre, et j’eu raison dans le sens où ce dernier fit exploser la chope qu’il gardait dans sa main, s’entaillant la chair assez profondément. Je réprimais un hoquet de surprise et cherchais quelque chose à appliquer sur la blessure pour la panser et la bander, mais Amycus fut plus rapide que moi et se saisit de son torchon, juste avant de me rendre compte que je n’avais pas fait qu’adresser mes plus sincère condoléances…


    Chose qui me dérangeait autant que cela m’interpellait, je me rendis compte qu’Amycus ne semblait vraiment pas touché, ni par mes paroles, ni par la douleur qu’elles évoquaient chez tout être normalement constitué. Je n’étais pas du tout un expert en psychologie et je ne connaissais pas non plus les mœurs britanniques en la matière, mais je me rendis rapidement compte que soit le serveur se fichait de la mort de ses parents, soit il préférait ne rien montrer de ce qu’il ressentait devant quelqu’un qui ne lui était pas vraiment familier… C’était quelque chose d’un peu terrible à s’avouer, mais j’avais l’impression qu’il s’agissait ici d’un peu des deux… Après, qui étais je pour juger Amycus ? Je n’en avais pas le droit et ne le connaissait pas suffisamment, aussi je ne prononçais aucun jugement à son encontre et préférait bien garder les faits à l’esprit.


    Oups, j’avais vraiment avoué que j’avais perdu mes parents ? En soi, ce n’était pas vraiment quelque chose de grave, mais la pratique m’avait enseigné une chose à propos de mon passé. Moins j’en disais et mieux je me portais, ainsi que les autres. Krystel Raybrandt, une femme troublante que j’avais rencontré à l’école magique de Poudlard, avait il y a un moment appris pour mes parents et ma vie, et s’était servie de ces informations contre moi. J’avais donc appris à tenir ma langue. Pourtant, je faisais confiance à Amycus, là n’était pas la question, c’était juste que mon instinct de conservation m’avait dicté de ne pas le crier sur tous les toits. Je fus néanmoins sauvé par l’intervention de Tom, qui dissipa notre évident malaise quant au sujet abordé et je me contentais de conclure pour changer rapidement de sujet…



    - Euh oui, bah de rien, c’est bien normal de ma part


    Si la situation aurait été toute autre, j’aurais pu rire de la remarque de Tom, tellement déplacée : Amycus pissait le sang d’une profonde entaille dans la main et le barman s’en fichait totalement ou en tous cas faisait tout comme ; seul lui importait l’état dans lequel se trouvait son comptoir. Le jeune serveur à mes côtés cherchait sa baguette et je m’empressais de la chercher, pour finalement la lui rendre sans souffler mot. J’étais toujours plongé dans mes pensées et dans l’incompréhension vis-à-vis de l’absence de réaction de mon collègue. Cependant, histoire de tenter de détendre l’atmosphère, je ne pu m’empêcher d’engager une nouvelle conversation pour effacer le souvenir de la dernière


    - Tiens au fait, depuis la dernière fois, tu me racontes quoi de beau, tu t’es trouvé quelqu’un ? t’avais l’air plutôt intéressée par le groupe de nanas qu’on a servit la dernière fois. Elles étaient plutôt pas mal d’ailleurs !


    je me souvenais parfaitement de la dernière fois que nous avions fait le service d’après midi ensemble. Il y avait alors un groupe de filles connues d’Amycus, d’ailleurs, connues à quel point, je n’en savais rien mais je me doutais bien que ce n’était pas que de simples amies. Ces filles étaient toutes plutôt bien balancées je devais l’avouer, et j’aurais sans doute pu m’amuser un peu avec au moins l’une d’entre elles. Mais je n’avais pas envie d’empiéter sur les plates bandes de mon collègue que j’appréciais beaucoup, et puis, j’avais sans doute bien fait vu que je me retrouvais désormais accompagné, et non plus seul.

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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Mer 15 Oct - 9:25

    Amycus constata que son comportement avait dû paraître étrange à son collègue. Après tout, il venait de perdre ses parents il y avait moins de deux semaines et il était déjà de retour au boulot… En plus de ça, n’importe qui aurait pu voir qu’il n’était pas le moins du monde affecté par le terrible évènement qui avait frappé la dynastie Carrow. C’était différent pour Alecto ! Elle s’entendait bien avec leurs parents et les seules fois où ils s’engueulaient c’est lorsque la cadette de la famille tentait de parler de son frère pour le défendre…
    Bien sûr la jolie blonde ignorait que son propre frère avait orchestré le meurtre de leurs parents et il le lui dirait lorsqu’elle aurait terminé ses études. Elle le détesterait sûrement mais ne le dénoncerait pas ! Elle seule pouvait comprendre ce qui avait poussé le jeune à agir ainsi… Elle seule avait vu tout ce qu’il avait du subir !

    Cependant, là, maintenant… Torben semblait ignoré à quel point les rapports entre Amycus et ses parents avaient pu être conflictuels. Il devait donc se poser des tas de questions concernant le comportement on ne peut plus étrange du blond… et il devait sûrement avoir entendu les rumeurs qui circulaient. Dont une en particulier ! Celle-là disait qu’Amycus avait lui-même tué ses parents pour obtenir l’héritage avant que ses parents ne le rayent définitivement du testament… Le blond observa son cadet en se demandant ce qu’il pensait de cette rumeur. Y croyait-il ? Après tout cela aurait été justifié… Amycus semblait se foutre de l’assassinat de ses parents et il avait bel et bien touché l’héritage familial !

    D’ailleurs les propos de Torben ou plutôt sa façon de parler prouvèrent qu’il devait se poser des questions… Questions auxquels le mangemort allait répondre sans même que sont collègue les lui pose. Bien sûr il n’avouerait pas le meurtre de ses parents mais il lui expliquerait au moins son étrange comportement…
    Arrêtant de chercher sa baguette et étant enfin tranquille pour discuter puisque Tom venait de partir, Amycus fixa Torben…


    - Je sais que mon comportement doit te paraître étrange, déclara-t-il. Après tout je viens de perdre mes parents… je devrais être anéanti mais il n’en est rien ! Je ne suis même pas allé à leur enterrement et ma vie n’a pas été changée plus que ça mise à part le fait que mon compte à Gringotts est sur le point d’exploser… Une légère pause... Là je me doute que tu dois me prendre pour le pire des connards mais j’ai mes raisons d’agir et de penser comme ça. Il marqua de nouveau une légère pause. Y’a longtemps que j’étais mort pour eux… C’est les mots qu’ils m’ont dit lorsqu’ils m’ont mis à la porte pour mes dix-sept ans… Pendant des mois j’ai vécu dans la rue uniquement parce que j’avais émis le souhait de devenir joueur professionnel de Quidditch ! Mais à vrai dire la vie dehors a été moins infernale que celle que j’avais au manoir… Le pire c’est qu’ils ne se sont pas arrêtés là, mon père surtout ! Il a fait en sorte que je me fasse virer de mon équipe et que je n’en retrouve plus d’autre… Il voulait me détruire et ma mère n’a rien fait pour l'en empêcher… Il y est en parti arrivé mais maintenant c’est lui qui est en enfer !

    Il se tut une minute pour que son collègue emmagasine tout ce qu’il venait de lui raconter et après quelques secondes il reprit la parole pour parler de la fameuse rumeur. Il constata que le client accoudé au comptoir un peu plus loin écoutait tout mais il s’en fichait…

    - Je sais qu’il circule une rumeur comme quoi je les aurais tués pour hériter leur fortune… Et cette dernière s’est amplifiée quand j’ai véritablement reçu l’argent mais c’est belle et bien une rumeur. Il est vrai que plusieurs fois l’idée m’a traversée l’esprit et ce n’était pas pour l’argent. Je voulais me venger… Les faire souffrir à mon tour mais je ne l’ai pas fait… Non je ne les ai pas tué car ils étaient quand même mes parents !

    Les propos que venaient de tenir Amycus étaient francs… Plusieurs fois il avait pensé à les tuer mais malgré toute cette haine il n’y était jamais arrivé ! C’est pourquoi il avait saisit sa chance d’une autre façon, c'est-à-dire en le faisant faire à sa place.
    A cet instant, au moment où un silence s’installait, Torben retrouva la baguette du mangemort et la lui rendit. Ce dernier se soigna après avoir remercié l’ex-poudlarien et mit le torchon ensanglanté au sale.
    A ce moment, Torben reprit la parole et changea totalement de sujet… Il demanda à Amycus s’il s’était trouvé quelqu’un depuis la dernière fois car les demoiselles qu’ils avaient servies avaient l’air intéressées en plus d’être pas mal…

    Amycus sourit mais le sujet n’était pas aussi plaisant qu’il semblait l’être… Cependant, à choisir, il préférait parler de l’Ange qu’il avait perdu plutôt que de ses parents décédés ! Le mangemort finit ne nettoyer le comptoir et s’alluma une clope qu’il venait de prendre dans son paquet avant de répondre enfin à son collègue…


    - Elles sont parties avant que je finisse le boulot, répondit-il en parlant des demoiselles. Par contre j’avais bien trouvé quelqu’un. Elle était adorable et ça avait l’air bien parti mais ça n’a pas marché… C’est dommage mais c’est la vie ! Depuis j’ai recommencé à sortir et à faire comme avant, précisa-t-il avec un léger sourire.

    Tout ça était faux évidemment ! Il n’avait pas réussi à redevenir celui qu’il avait été mais avec un peu de chance Torben n’aurait pas entendu parler de son histoire avec Anna. Il n’avait pas dit non plus qu’il était maintenant avec Krystel car la connaissant il se doutait que cela ne lui plairait guère qui le dise haut et fort.
    Tout en tirant une bouffée sur sa cigarette, il demanda à son collègue…


    - Et toi ? T’es avec quelqu’un ?
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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Ven 17 Oct - 14:50

    Je n’étais pas disposé à prêter attention à toutes ces rumeurs sur Amycus et sa famille, mais je devais accorder crédit au fait que celui-ci ne semblait nullement gêné par leur mort. Peut être y avait il là un lourd secret ou des histoires de famille, mais même en pensant à cela, j’eu franchement du mal à me dire que le jeune homme semblait accepter la mort de ses géniteurs, de ceux qui l’avaient élevé et éduqué. Certes, peut être n’avait il pas eu la même éducation que moi ou les mêmes rapports avec ses parents que j’avais pu avoir moi-même, mais quand même, je trouvais ça louche ! Surtout qu’il s’agissait tout de même d’un assassinat, un meurtre, ni plus ni moins ! Déjà que la mort de parents était en soi dérangeante pour le commun des mortels, mais savoir que ceux-ci avaient été à proprement parlé massacré par une autre personne était franchement une torture, alors pourquoi Amycus ne réagissait pas ? Il n’était pas du genre à être mêlé à ce meurtre, et pourtant il s’en fichait.


    J’avais également entendu parler de sa sœur dans les journaux, mais elle n’avait fait aucun commentaire. Comme d’habitude avec les médias, ils avaient montré une photographie animée où l’on pouvait voir sa douleur, mais j’avais également remarqué qu’elle était un joli brin de fille. Bien entendu, je ne fis pas part de cette pensée coupable à mon collègue, j’estimais m’être battu suffisamment de fois comme ça dans ma vie sans en rajouter ! Cependant, pour comprendre exactement quelle était la situation, il aurait été intéressant de comparer les points de vue et les dires des deux héritiers Carrow, ne serait ce que pour voir un peu plus clair dans ce qui semblait être une bien triste histoire. Mais tout cela ne me concernait pas et même si je m’interrogeais, ce n’était pas mon travail de découvrir la vérité, mais celui de la police du ministère.


    Cette pensée m’amena un bref instant dans le souvenir de ma rencontre avec l’inspecteur Jimmy Page, cet étrange lieutenant de police qui avait intervenu dans une affaire particulièrement étrange, un assassinat par balle moldue en plein chemin de traverse. J’avais rencontré ce type, qui avait parlé avec moi pendant un long moment autour d’un café, et m’avait même demandé mon avis avant de me montrer finalement les pièces à conviction recueillies sur la scène de crime. Et a la fin, il m’avait donné un indice capable de l’identifier clairement, et je me rendais ainsi compte que c’était lui le meurtrier. Je me souvenais encore avec clarté la sensation glacée que j’avais ressentie, et j’hésitais toujours à aller le dénoncer à la police. Pourquoi ne l’avais je pas fais ? Je ne vous le dirais pas…


    Au moment où Tom partit, Amycus brisa le silence en répondant directement aux questions qu’il savait que je me posais. J’étais gêné, mais je perçus néanmoins qu’il semblait sincère dans ses propos. Mais je sentais qu’il y avait autre chose. Ce besoin urgent de se justifier et de se déculpabiliser me dérangeait, car moi, si on aurait mis en doute la vérité quand au meurtre de mes parents et qu’on aurait pensé à m’impliquer, je savais que ma réaction aurait été des plus violentes. Amycus me raconta tout. De son enfance à son adolescence et à ce qui faisait qu’il avait détesté ses parents, qui avaient semble t’il mit fin à sa carrière et à ses perspectives d’avenir en même temps qu’ils l’avaient renié. Ses paroles me choquaient légèrement, mais j’avouais également qu’il m’en fallait bien plus…



    - Je te mentirais pas en te disant que je te comprends, mais s’ils étaient aussi horribles que tu les décris, alors effectivement, je peux concevoir que tu ne les portais pas dans ton cœur. Mais rassures toi, je ne te pense pas coupable pour autant. Je me doute qu’il y a une histoire terrible là-dessous, car après tout, y’a quand même eu assassinat ! Mais ce n’est pas pour autant que je te soupçonne, car depuis les quelques mois qu’on se connaît, tu n’as jamais laissé place au doute quant à ta droiture et ton honneur, et ça, je le respecte. Près, je ne te jugerais pas pour autant pour ce que tu pensais de tes parents, je n’en ai ni le droit ni l’envie. Et puis, cela ne me concerne pas. J’ai juste du mal à tout saisir, car pour moi toute cette histoire s’est passée de façon totalement différente et je ne leur vouais aucune haine ni aucun sentiment de ce genre. Enfin bref !


    le changement de sujet de discussion ne semblait pas déranger le moins du monde mon collègue, qui avait l’air d’être un peu soulagé de quitter les eaux troubles de sa famille. Il s’alluma une cigarette moldue et me répondit, me disant qu’il n’avait pas conclut avec les demoiselles que nous avions servie la dernière fois que nous faisions le service ensemble et en continuant sur le fait qu’il avait trouvé quelqu’un mais que finalement, ça n’avait pas marché. Bah, c’était la vie, pis un don juan comme lui s’en trouverait forcément d’autres, et pas des moches de surcroît ! Recommencé à sortir et faire comme avant ? Je souris, car je savais exactement ce que cela voulait dire. En gros, il devait être plus ou moins chaque soir dans les draps d’une belle femme…


    - Moi ? Oui. Ces derniers mois ont été plutôt compliqué. Disons que j’ai pris du bon temps dans l’allée des embrumes. J’ai eu aussi un début de relation trouble avec plusieurs filles, j’ai même embrassé Narcissa Black et une de ses copines, une serpentarde aguicheuse, Krystel Raybrandt. Je suis sortit avec Eva Anderson, une Gryffondor, mais m’a lâché dès que je me suis montré un peu plus entreprenant ! Et là, finalement, je suis avec Alice Mc Pherson, une superbe fille qui était dans mon année…. Tu la verrais Amycus… Superbe physiquement et elle est un ange ! Enfin, on verra comment ça se passera, je n’ai pas la prétention de trop m’avancer sur notre compte !

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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Sam 18 Oct - 14:28

    Amycus avait voulu s’expliquer auprès de son collègue sans savoir réellement pourquoi il le faisait. Après tout se justifier comme il venait de le faire pouvait amener Torben à se poser des questions ! Bah oui… Lorsque l’on est innocent on justifie rarement ces actes et pensées… mais le mangemort avait voulu en quelque sorte se prouver à lui-même que si ses parents l’avaient traité autrement ils seraient toujours en vie !
    En effet, s’ils s’étaient comportés avec Amycus comme tous parents dignes de ce nom leur fils n’aurait pas cherché à se venger. C’est eux qui l’avaient rendu si sombre, si cruel et c’étaient eux-mêmes qui avaient entrainé leur propre mort ! Voilà les pensées que le mangemort avait en tête !

    Ressentait-il de la culpabilité ? Pensait-il cela dans le simple but de trouver des excuses à ses agissements si monstrueux ? Peut-être, mais il ne s’en rendait pas vraiment compte ! Il n’aurait jamais pensé comme cela auparavant, avant de rencontrer son Ange. Non ! Jamais il n’aurait eu de doutes quant à ses propres agissements… Pourquoi avait-il fallu qu’elle le rende si faible ? Comment avait-elle réussi à remettre en doute toutes ses convictions ? Il n’en savait rien mais il devait redevenir celui qu’il avait toujours été et heureusement, Krystel était la pour le remettre dans le ‘‘droit’’ chemin… celui qu’il n’aurait pas du quitter !

    Toutes ses pensées furent interrompues lorsque son collègue reprit la parole. Il lui avoua qu’il ne pouvait pas réellement comprendre mais que si ses parents avaient été aussi odieux, il était quelque part normal que leur fils ne les porte pas dans son cœur. Il ajouta cependant que le fait qu’ils aient été assassinés prouvait qu’il y avait là-dessous une terrible histoire. Sans savoir pourquoi, à cet instant, Amycus aurait voulu que son collègue se taise et qu’il ne rajoute plus rien à ce sujet ! Pourquoi ? Il n’en savait strictement rien. Il aurait simplement voulu que le sujet de la conversation s’oriente sur autre chose…

    Mais Torben continua en disant qu’il ne doutait pas de la droiture ni de l’honnêteté de son collègue, qu’il le respectait pour ça… Amycus l’observa sans dire un mot ! Comment réagirait-il s’il venait à apprendre que le jeune homme avait ordonné le meurtre de ses parents, qu’il était présent pendant leur assassinat ? Il le haïrait ! C’était la seule réponse possible… Le mangemort se rendit compte qu’il espérait que ça n’arriverait jamais… Il ne voulait pas que tous ses amis soient des assassins ! Se rendant compte de ses pensées, il imagina comment réagirait le Lord s’il venait à savoir ça… Un mangemort qui doutait de ce qu’ils faisaient, de leurs projets ! Il le tuerait sur place… c’était évident !

    Une nouvelle fois, Torben sortit Amycus de ses pensées et de ses doutes si lugubres… La conversation s’orienta alors sur leur relation avec la gente féminine. Le mangemort avait parlé de sa relation avec son Ange et avait dit qu’elle était à présent terminée… Mais était-ce vraiment le cas ? Bien sûr il était avec Krystel mais il lui arrivait de repenser à Anna quelque fois ! La plupart du temps elle était liée à ses doutes concernant son statut de mangemort et c’est pour cela qu’il faisait son possible pour l’oublier.
    Il avait ensuite raconté qu’après cette relation il avait repris ses anciennes habitudes alors que c’était faux… Il ne draguait plus comme il le faisait avant depuis que sa relation avec Krystel s’était confirmée. D’ailleurs il n’en avait pas parlé à Torben et lorsque ce dernier reprit la parole, il se rendit compte qu’il avait bien fait !

    Son collègue lui expliqua que sa vie amoureuse avait été assez compliquée ces derniers mois, ce qui fit sourire Amycus ! A croire que dès que le mot ‘‘amour’’ faisait son apparition tout se compliquait obligatoirement ! Torben expliqua qu’il avait eut plusieurs débuts de relations assez troubles avec des jeunes femmes. Amycus connaissait ce genre de relation et écouta avec intérêt l’ex Gryffondor. Ce dernier lui avoua avoir embrassé Narcissa ce qui étonna le mangemort… il avait du faire drôlement fort pour l’approcher d’assez près sans qu’elle ne le tue sur place ! Mais la suite lui plus beaucoup moins même s'il n’en laissa rien paraître !

    Son collègue venait en effet de lui avouer qu’il avait également embrassé une amie de la Reine des Glaces, une serpentarde aguicheuse qui n’était autre que son amante… A cet instant il n’écouta plus vraiment les propos qui suivirent ! Quand Krystel avait-elle pu rencontrer Torben ? Le simple fait de savoir que son collègue l’avait embrassé fit renaître en lui cette jalousie qu’il contrôla malgré tout… Cependant il ne put s’empêcher de se demander s’ils avaient été plus loin !
    Le mangemort chassa cette idée au moment où Torben lui disait qu’il la verrait et qu’elle était superbe… un Ange ! Il rajouta qu’il préférait cependant ne pas trop s’avancer à ce sujet…


    *Merde ! Il parle de quoi là… ? Il doit sûrement avoir une copine.*

    Faisant comme s’il avait parfaitement suivi ce que disait son collègue, Amycus reprit la parole…

    - C’est sûr, en amour vaut mieux pas se prononcer trop vite ! Et pour ma part je trouve que les histoires sérieuses sont trop compliquées… Mais si tu penses avoir trouvé la bonne, j’espère pour toi que ça marchera ! déclara-t-il sincèrement. Il orienta ensuite la conversation vers Narcissa et surtout… Krystel ! Par contre je dois te féliciter pour avoir réussi à embrasser celle que je surnomme la Reine des Glaces, ajouta-t-il amusé. Mais connaissant Narcissa je pense que ça n’a pas dû aller plus loin ! C’est pour ça que t’as reporter ton attention sur sa copine ? demanda-t-il sur le ton de la plaisanterie.

    Cette question pouvait sembler des plus anodines mais en réalité elle ne l’était pas. Amycus voulait savoir ce qui s’était passé entre Torben et celle avec qui il avait justement passé la nuit…
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Mer 22 Oct - 18:52

    Le plus triste était qu’il semblait que dans cette histoire, les disparitions, les assassinats et les meurtres semblaient effectivement se faire de plus en plus nombreux. J’avais été touché par une attaque d’un clan de goule et perdu nombre des miens durant cette funeste nuit. Chose étrange s’il en était, irréelle presque, car les goules n’effectuaient d’ordinaire que des raids désordonnés ayant juste pour but de capturer une ou deux proies humaines pour dévorer leur chair. Mais là, qu’est ce qui avait bien pu pousser ces monstres à cette folie ? La question s’imprimait de plus en plus en moi. Ici, j’avais été le témoin presque direct d’un meurtre sur le chemin de traverse, un sorcier abattut de sang froid par une arme moldue, et ce, en plein jour alors que le chemin grouillait de monde. Enfin, il y avait toutes ces disparitions suspectes et enfin le meurtre des parents d’Amycus. Le monde ne tournait plus rond de toute évidence, et quelque chose de terrible semblait se préparer.


    Je ne savais pas quoi, et cela me terrifiait un peu. L’inconnu ne m’avait jamais vraiment mis à l’aise si vous voyez ce que je veux dire. Affronter un ennemi de chair et de sang, cela ne me posait aucun soucis. J’avais déjà tué des bêtes immondes, je pouvais recommencer si le besoin s’en faisait sentir. Le soucis était qu’ici, le conflit semblé larvé, à l’Etat d’embryon. On ne savait pas qui était l’ennemi, et c’était justement ça le problème. Il pouvait être n’importe où, et pouvait se cahcer dérrière n’importe quel individu, il n’existait aucun moyen d’être sûr de qui était l’agresseur dans cette histoire. D’ailleurs, l’autre problème pour moii était que je ne pouvais me positionner pour aucun camp, pour la simple et bonne raison qu’il ne semblait pas y en avoir de constitué, hormis celui des agresseurs et des fauteurs de troubles, mais comme ce dernier n’était pas identifiable, je me trouvais dans une impasse !


    En arriver à ces pensées me fit m’interroger sur la loyauté d’Amycus, de Tom, de Narcissa, de Black, Potter et tous les autres. Il n’y avait pour moi absolument aucune raison de le savoir. En réalité, la seule personne dont je connaissais vraiment l’affiliation à un clan ou tout du moins à un groupe de personnes appelé à jouer un rôle dans le conflit à venir était sans conteste Alice Mc Pherson, ma petite amie. De sang mêlé, elle m’avait expliqué que les « ennemis » étaient un groupe de sorciers de sang purs qui voulaient revenir en arrière et ramener la pureté du sang des sorciers au centre de la société magique. Personnellement, cela ne me concernait pas, n’étant que de passage dans le pays. Ces idées me paraissaient injustes, mais de là à risquer ma peau dans l’affaire…. Je resterais néanmoins pour Alice, veiller à ce qui ne lui arrive rien…


    Amycus semblait cependant totalement d’accord avec ce que je venais de dire, mais semblait profondément étonné de mes agissements. De tout façons, c’était parfaitement compréhensible, dans le sens où embrasser Narcissa Blakce m’avait semblé être une entreprise aussi excitante que dangereuse, voire périlleuse. Je savais bien que j’aurais du mal à ne pas subir un jour les conséquences de cet acte, mais cela m’avait alors amusé au plus haut point. Et puis, elle avait même répondu, enfin, je croyais m’en souvenir… Cela n’avait de toutes façosn aucune importance, Krystel y avait répondu, elle !



    -Ouaip, c’est clair. L’amour est bien plus périlleux qu’une escarmouche avec des goules, crois moi. J’espère seulement ne pas avoir un jour à supporter les conséquences de tous les amours que j’ai pu perdre ! En tous cas merci ! Je peux pas me vanter d’avoir trouvé la bonne, vu que je pense que c’est la première fois que je sois réellement amoureux. Enfin, je pense l’être… Enfin bref, disons que c’est pas uniquement physique ! Merci pour les félicitations. Et entre nous, je crois même qu’elle a apprécié, j’ai vu une drôle d’étincelle dans son regard après, mais cela ne lui a pas déplut du tout je crois… Naaan ! En fait, j’avais une possibilité avec Krystel, l’autre fille. Elle m’avait proposé de la retrouver chez elle. Mais j’ai refusé, car je pensais depuis un moment à Alice et puis, je ne serais jamais l’objet de personne !

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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Ven 24 Oct - 5:23

    La vie était un perpétuel arrivage de questions toutes les plus sinistres que les autres pour Amycus… A chaque fois que tout semblait aller, il fallait que quelque chose vienne perturber sa sérénité ! Et oui… Alors qu’il avait passé une excellente nuit aux cotés de son amante il avait fallu que cette douce journée ne continue pas sur la même voie… Il avait pourtant été ravi de constater qu’il allait travailler durant cette journée en compagnie de son amie et collègue Torben.
    Cependant ce dernier avait eu la mauvaise idée de lui parler de la mort de ses parents ! Cela avait été le premier point négatif de sa journée mais Amycus n’en avait pas fait un cas pour autant…

    Et puis Torben avait du remarquer que le sujet n’était pas des plus agréables pour le mangemort et avait choisi de parler d’un sujet tout à fait intéressant ! Les jeunes femmes… Amycus avait certes repensé à Anna mais cette pensée, bien que douloureuse, était agréable à la fois. Il avait donc brièvement raconter à son collègue ce qui s’était passé pour lui coté amours et lui avait retourné la question…
    Et là ! Deuxième point négatif de sa journée ! Torben lui avait appris qu’après avoir embrassé Narcissa, il avait ensuite reporter son attention sur sa copine qui n’était autre que Krystel. Pour finir il lui avait dit qu’il était à présent avec quelqu’un…

    Cachant parfaitement sa jalousie, Amycus s’était alors intéressé aux dires de son ami en lui disant qu’il espérait que sa petite amie soit la bonne si c’est ce qu’il souhaitait… Il avait ensuite posé des questions on ne peut plus anodines mais qui avaient pour but d’en apprendre plus au sujet de sa relation avec son amante ! Krystel ne lui avait jamais parlé de Torben alors qu’elle devait forcément savoir qu’ils étaient ensembles…

    A cet instant, Torben sortit Amycus de ses pensées en reprenant la parole… Il déclara qu’il ne pouvait pas être sûr que sa petite amie était la bonne car s’était la première fois qu’il tombait amoureux mais qu’il savait que leur relation n’était pas purement physique… Un léger sourire triste apparu sur les lèvres du mangemort. Il avait connu ce genre de relation et c’est son Ange qui le lui avait fait connaître…


    *P’tain ! Je me fatigue à déprimer… Et puis Krystel est beaucoup mieux !*

    Torben continua ensuite en disant qu’il avait eut l’impression que Narcissa n’avait pas totalement désapprouvé leur baiser, du moins au départ… et il arriva enfin au sujet qui intéressait le plus le mangemort… son amante !
    Il lui expliqua qu’il n’avait pas reporté son attention sur Krystel mais que c’est elle qui l’avait invité à la rejoindre chez elle. Cependant il avait refusé car il pensait déjà à Alice et qu’il n’avait pas envie d’être un objet… ce qu’il aurait forcément été entre les mains de la française…
    Dans un sens Amycus fut rassurer de savoir que son collègue avait décliné l’invitation mais il aurait aimé savoir quand est-ce qu’elle lui avait faite cette proposition. Cependant, trop de questions auraient pu paraître louches !


    - Et ben… T’as vraiment l’air amoureux pour refuser de telles avances ! Ta copine à de la chance de t’avoir… déclara-t-il en saluant l’unique client qui quittait le pub. P’tain… C’est vraiment mort aujourd’hui !

    Il se dirigea vers la table pour la débarrasser et lorsqu’il revint près de Torben, il posa son plateau sur le comptoir et il lui posa la question qu’il avait évité jusque là…

    - T’es pas obligé de répondre mais comment ça se fait que t’as quitté Poudlard ? T’avais bientôt fini tes études non ?




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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Ven 24 Oct - 17:36

    Il était prêt de 9h30 quand je sortais enfin de mon manoir, une destination bien précise en tête. Je fus tirée du sommeil par l’infernale sonnerie de mon réveil sur les coups de 8H00, peu de temps après qu’Amycus soit parti. Comme à mon habitude, je n’avais pas pu m’empêcher de le faire voler à travers ma chambre. Bah oui, je suis une femme capricieuse, qui fait ce qu’elle veut quand elle veut. Enfin, un peu moins maintenant. Trouvant le mot de mon amant, je ne pus cependant m’attarder à penser à lui. Il fallait que je me concentre et mette toutes les chances de mon côté. Il me fallut une bonne dizaine de minute pour trouver une tenue qui n’était pas trop provocante, mais qui me permettait quand même d’avoir des atouts de mon côté. Optant pour un tailleur chic noir, j’avais pris rapidement une douche, ne pouvant me délecter d’un bain. J’avais attaché mes cheveux en un chignon parfait, après avoir enfilé ma chemise et ma jupe plus longue qu’à son habitude. Mon maquillage était fin et très discret, et localisait seulement sur mes yeux par un simple trait noir, et par un mascara.

    Un dernier coup d’œil dans le miroir, qui me renvoyait un aspect sérieux, mais sexy quand même, j’enfilais ma cape, puis prit mon sac à main et une pochette. Ordonnant à mes serviteurs de ranger le manoir, et d’aérer ce dernier, je pris la porte, et monta dans ma calèche, dirigeait par Vermine, l’elfe de maison que j’avais eu comme cadeau à mes 3 ans. Je ne pouvais m’empêcher de regarder l’heure, ne pouvant pas me permettre d’être en retard. On m’attendait au ministère, oui vous lisez bien, au ministère, pour une offre d’emploie. Comme mon maître me l’avait demandé, j’allais devoir infiltre le réseau des langues de plombs, et je devais me montrer digne de sa confiance. Après tout, j’aurais un poste clef dans les mangemort et cela m’enchantait au plus au point. Au bout de 10 minutes, nous atteignons enfin la grande grille, d’où je pus transplaner. Un plock, et je disparaissais du champs de vision de mon dommaine.

    En l’espace de quelques secondes j’avais atteins Londres. Entrant dans une vulgaire cabine téléphonique, je composais les numéros que l’on m’avait transmis dans une lettre. En effet, j’avais reçu par hiboux lors de mon voyage en France. Au début je n’avais pas compris pourquoi cela m’était adressée, mais j’eu la réponse par mon maître des ténèbres bien vite. Comme ses instructions me l’ordonnaient, je me rendais bien vite au département des mystères, un grand sourire aux lèvres. Grâce à mon charme, j’avais pu obtenir une dérogation du gardien pour garder ma baguette et cela m’enchanta au plus haut point. Regardant de nouveau l’heure, je m’aperçue que j’étais en avance de 45 minutes. Quel fut donc l’étonnement du recruteur de ce service de me voir.

    Encore une fois, j’avais les choses de mon côté, ayant une chance folle. C’était un homme, et j’allais donc sans aucun mal avoir ce poste, et le regard qu’il portait sur moi était des plus éloquent. Me recevant tout de suite, content de mon avance tout de même, il me posa pendant une quinzaine de minutes des questions administratives. J’y répondais sans ciller, ne laissant rien paraître à mes véritables attentions. Même si je savais parfaitement comment ferrer le poisson qu’il était par mes différents charmes, je pris le risque de ne pas le faire quand même. Je ne voulais tout de même pas qu’il ne me prenne pas au sérieux, c’est pour cela que je ne fis rien à connotation ‘sexuelle’. D’ailleurs, j’arrivais à décrocher la formation sans même avoir couché et fait des gâteries au vieux.

    J’étais fière, très fière de moi. Ma vivacité d’esprit, et mon intelligence avait suffit pour que j’obtienne le poste. Sortant du ministère, j’eu alors une idée. J’avais envie de partager cette réussite avec un homme, un homme qui n’était nul autre que celui avec qui j’avais passé la nuit. Pas besoin d’être devin pour savoir où ce dernier était. Transplanant de nouveau, je me retrouvais alors au chemin de traverse très rapidement. Je ne m’attardais pas longtemps dans les rues enneigées, allant directement dans le bar du chaudron baveur. J’aimais par-dessus tout faire mon effet en entrant dans un lieu, du coup, j’avais rabattu mon capuchon sur ma tête, et fermais mon manteau. Je ne voulais pas qu’on sache tout de suite que c’était moi. Le lieu était quelque peu vide, sûrement dû à l’heure matinale.

    M’installant à une table, je m’assis sur un des fauteuils, croisant mes jambes devant moi, et les laissant apparaître. Je ne laissais pas voir mon visage, réservant cela pour plus tard. J’avais envie de voir qui de Torben où d’Amycus allait accourir en premier servir la superbe paire de jambes qu’ils pouvaient voir. J’étais une joueuse, et je le prouvais une nouvelle fois. Je ne fis d’ailleurs aucun signe de main, préférant attendre. Cela me permettait de réfléchir un peu plus à tous les évènements qui s’étaient passés dans ma vie ses dernières semaines. Mais surtout au fait que mon amant revu son ex, pour qui il avait encore des sentiments. J’avais beau essayé, j’avais quand même du mal à digérer cela. Bizarrement, j’étais contente que Torben soit là aussi. Cela faisait un bon mois que je ne l’avais pas vu, et encore une fois, quelque chose en lui me sauta aux yeux. Il dégageait une impression sauvage, une part de mystère et de ténèbre, qui m’intriguait autant qui m’attirait. J’avais envie d’en savoir plus, mais cela était désormais impossible…
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Mar 28 Oct - 14:58

    J’avais bien remarqué le petit sourire qu’avait eu Amycus quand j’avais évoqué la nature de ma relation avec Alice. Je ne savais pas si ce sourire venait du fait que j’avais parlé de façon peut être un peut trop ouverte. Après tout, Amycus était un dragueur vétéran, si ce n’est plus. Il enchaînait les conquêtes d’après ce que j’avais compris et il avait un filing évident avec les femmes, il l’avait montré devant moi la dernière fois que nous avions pris notre service en même temps ! Avec ces nanas qui étaient là, j’aurais volontiers dit que mon collègue avait plutôt pas mal assuré sans faire d’euphémisme pour la simple et bonne raison qu’elles avaient semblé être ouvertes à toutes suggestions et en particulier celles qui se passent dans des endroits fermés et confinés dirait on. Bref, Amycus savait y faire avec les femmes.


    Ou alors, le fait que je parle de relation plutôt sérieuse le ramenait à un souvenir ou quelque chose de ce genre là, sans que je n’ai aucun moyen d’en être sûr. Assez de blagues, je n’avais pas du tout envie de remettre sur le plan un sujet qui pouvait potentiellement casser l’ambiance à nouveau. Déjà que par deux fois j’avais faillit rendre l’atmosphère comme un glaçon sur la banquise, je n’avais nullement envie de recommencer avec Amycus à côté ! D’ailleurs, je me confortais actuellement en pensant à Alice, au fait que j’étais avec elle et tout ce qui s’ensuivait. Pour la première fois de ma vie, j’avais l’impression de faire quelque chose de bien et cela me produisait le plus grand bien. Je n’avais pas l’impression d’être l’objet que j’aurais pu être entre les mains de Krystel, et surtout, je savais que ma fierté ne pâtirait pas de ma relation avec Alice alors qu’elle aurait eu toutes les chances de l’être aux côtés de Krystel. En effet, celle-ci était une mangeuse d’hommes, elle m’aurait tout simplement utilisé comme son joujou favori pendant quelques temps avant de me jeter comme l’objet usagé que j’aurais pu être…


    Bref ! j’étais d’autant mieux avec Alice que j’étais quasiment certain des sentiments que j’éprouvais pour elle !



    - Ouais m’enfin c’est toujours un peu compliqué ce genre d’histoire mais ce qui m’étonne le plus c’est d’avoir été capable de résister à Krystel, c’est franchement le genre de fille qui figurerait en tête d’un tableau de chasse ça ! Enfin bref, effectivement y’a pas un chat ! Tant mieux d’un côté, j’en pouvais plus de courir toujours !


    En effet, la fatigue se faisait parfois un peu pesante dans ce travail quand on n’était pas prêt à affronter une journée de dur travail au chaudron baveur. Et en plus d’être plus difficile physiquement, le boulot l’était encore plus mentalement car servir des clients parfois très désagréables était un calvaire difficilement supportable lorsqu’on était fatigué et appesantit par le labeur. Finalement, Amycus me posait une question un peu difficile après avoir posé ses affaires. Nous y voilà. Ambiance plombée, troisième édition. Pourquoi avais je quitté Poudlard ? La question pouvait avoir des tas de réponses plus ou moins valables, mais je pensais que si je ne donnais pas la vérité à Amycus, alors je ne la donnerais probablement à personne.


    - Euh… Ben en fait, disons que j’ai eu quelques problèmes quand j’y étais. De un, j’avais plus d’argent et mes sœurs y font leurs études, il aurait de toutes façons fallu que je bosse mais.. Disons que c’était plutôt dur pour moi, de mener une petite vie tranquille d’étudiant après l’année passée qui a été plutôt difficile, et on peut pas dire que mes petits camarades aient été très conciliants, j’ai même dû mettre mon poing dans la figure de James Potter, qui était pourtant un ami. Enfin, jusque là. Mais enfin bref, maintenant je suis ici !


    Il était évident que j’étais gêné mais pourtant je me sentais un peu mieux à chaque fois que je raconte à quelqu’un cette histoire. Cependant, une jeune femme fit son entrée dans le bar, coupant court à la discussion. Enfin, je supposais qu’il s’agissait d’une jeune femme plus qu’en en ayant une preuve formelle, pour la simple et bonne raison que des boucles de cheveux sombres dépassaient d’un capuchon rabattu sur le visage de la jeune femme. D’ailleurs, je n’avais aucune idée de l’âge réel de cette personne mais la démarche semblait plus être celle d’une jeune femme que d’une vieille ! Bref, histoire de cacher un peu ma gêne, je me fis fort d’aller prendre la commande. Me dirigeant vers la table, je me plantais devant pour prendre la commande, avant d’apercevoir des yeux et des lèvres, des lèvres que j’avais déjà embrassées…


    - Miss Raybrandt, quelle surprise ! Je ne savais pas que vous éprouviez le désir de vous retrouver à nouveau en ma presence! Qu’est ce que vous désirez ?

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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Mar 28 Oct - 16:26

    Amycus était ravi de voir que l’atmosphère entre lui et son collègue s’était enfin détendu… du moins en apparence car le mangemort ne cessait de s’interroger au sujet de la fameuse rencontre qu’il y avait eu entre Krystel et Torben ! Il aurait aimé savoir quand elle avait eut lieu et ce que lui avait réellement proposé la jeune femme mais aborder le sujet aurait pu paraître assez louche !
    Le blond vint même à penser qu’il aurait dû avouer à son collègue qu’il était avec quelqu’un comme ça il ne serait pas en train de se prendre la tête tout seul ! Bah oui… S’il avait avoué qu’il sortait avec Krystel, son collègue ne lui aurait sûrement pas dit qu’il avait justement embrassé cette dernière…


    *Roooh ! C’est pas la fin du monde… Enfin je crois ! Et puis de toute façon je lui ai dit que je ne lui demanderais pas de changer…*

    Alors qu’il tentait de penser à autre chose, Torben reprit la parole et ses propos ne l’aidèrent pas vraiment à ne plus penser à son amante si sublime… En effet, le jeune homme avoua que ce genre d’histoire était toujours un peu compliqué et qu’il s’étonnait lui-même d’avoir pu résister à Krystel car c’était le genre de jeunes femmes qui figuraient en haut d’un tableau de chasse…
    Amycus sourit mais il n’apprécia guère les paroles de son collègue… Ce dernier parlait tout de même de la jeune femme avec qui était le mangemort… D’accord il ne le savait pas mais cela ne changeait rien au fait qu’Amycus aurait sûrement tué sur place tout autre mec qui aurait tenu de tels propos…


    *On reste calme et on fait comme si on avait rien entendu… !*

    Torben continua ensuite en disant qu’il était ravi qu’il n’y ait pas de boulot aujourd’hui et Amycus n’en pensait pas moins…

    - Ouais ! C’est cool… J’étais pas motivé pour courir dans tous les sens surtout avec la courte nuit que j’ai passée !

    Le sujet de conversation changea ensuite une nouvelle fois lorsque le mangemort demanda à son collègue pourquoi il avait quitté Poudlard. De suite il remarqua qu’il aurait mieux fait d’éviter la question car Torben semblait visiblement mal à l’aise ! A croire qu’ils n’arriveraient pas à trouver un sujet de discussion qui n’emmerde ni l’un, ni l’autre !
    Amycus allait lui repréciser qu’il n’était pas obligé de répondre mais Torben reprit la parole… Il avoua avoir eu quelques problèmes au château lorsqu’il y était… Il continua en expliquant qu’il avait été dur pour lui de reprendre une vie d’étudiant normal après l’année qu’il avait passé avant ça et que ses camarades n’avaient pas été des plus conciliants ! Il déclara même avoir mis un coup de poing à James Potter, un ami !

    Cette révélation fit sourire Amycus ! Il n’avait jamais apprécié ce Gryffondor et ses manières de Monsieur-Je-Me-Crois-Tout-Permis. Mais il vint à penser qu’il aurait préféré que la cible de cette attaque soit débile Black ! Enfin bref, Potter c’était déjà pas mal…^^
    A cet instant, une nouvelle cliente entra dans le Pub… Amycus ne parvint pas à voir son visage mais cette silhouette et cette démarche lui disait quelque chose. Il en était certain ! Mais était-ce vraiment elle ? Il lui semblait qu’elle avait des choses de prévu aujourd’hui…

    Alors qu’il aurait souhaité aller servir la cliente afin de voir s’il avait des hallucinations, Torben le prit de court… Amycus tourna donc le dos à la table et mis de l’ordre dans les bouteilles alignées les unes à cotés des autres. C’est au moment où il plaçait la dernière flasque qu’il entendait le nom de son amante prononcé par Torben… Le mangemort se retourna pour entendre son collègue dire qu’il savait qu’elle voudrait le revoir un jour…
    Le regard d’Amycus se posa sur la jeune femme au visage toujours dissimulée par sa capuche et vint à se demander pourquoi celle-ci avait décidée de venir ici…


    *Est-ce que ce serait un test de sa part ? Je dois aller la voir ou non ?*

    Hésitant, Amycus finit par rester derrière le comptoir, attendant de voir comment son amante allait réagir à son égard ! Il ne savait pas si elle voulait que leur relation s’ébruite et lui laissait le choix que cela se sache ou non ! En attendant et comme il n’avait que ça à faire, il continua d’observer son collègue prendre la commande de la jeune femme avec qui lui avait passé la nuit…
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Mar 28 Oct - 22:40

    Tandis que j’attendais à la table sur laquelle je venais de m’installer, je me mis à réfléchir. Beaucoup de chose avait changé depuis ces derniers temps, peut-être trop de choses ? Non pas que j’étais une fana de la routine, loin de là… Seulement, des fois, les choses vont un petit peu trop vite à mon goût. Par exemple, ma relation avec Amycus, dès plus compliquée. Entre lui et Anna, je ne sais pas trop ou donner de la tête. Devais-je oublier qu’il l’avait revu et qu’il s’était donc passé des choses avec elle ? Devais-je oublier le fait qu’il l’aimait, et qu’il continuerait encore et encore ? Devais-je du coup m’oublier d’une certaine manière, pour qu’il puisse encore penser à elle ? Cela était complexe et vraiment trop pour moi. Après tout, j’avais toujours eu une vie de débauches, dans laquelle je ne me posais aucune question… Et maintenant, c’était tout le contraire qui se produisait.

    Avec cela, j’étais devenue du coup faible, chose que je déteste et idée qui m’insupporte. Je mettais toujours arrangée pour que personne n’arrive à entrer dans ma coquine, et devienne mon point faible. Cependant, Amycus, et Anna du coup, le sont devenus. Rien que le fait de parler d’elle me rend folle de colère. Ce dont je rêvais, c’était de la tuer, de soulager le monde de sa présence impure. Mais en le faisant, je perdrais Amycus, j’en étais sure et certaine. D’ailleurs, il serait du genre à s’interposer et à lui sauver la vie. Elle n’était pas du même monde que nous, elle devait ne plus en faire partie, et disparaître pour de bon. La serpentard était après tout le point faible de mon amant. Comment lui faire ouvrir les yeux ?

    Je venais d’avoir une petite illumination. Et cela grâce au serveur qui venait d’arriver à ma table. Il ne s’agissait de nul autre que de Torben Badenov, cet homme qui m’intrigue tant. C’est le premier avec qui j’avais envisagé plus qu’une nuit. Cela peut vous paraître pas très concret mais pour moi si. Il y avait un petit quelque chose chez lui qui m’attirer et que j’avais envie de découvrir. Alors certes, il était arrivé à me repousser quelque peu mais cela n’allait pas m’arrêter bien au delà. Et pourtant… J’avais rencontré son collège, et du coup, tout avait changé dans ma vie. Bien entendu, je me sentais bien avec lui, mais… Il y avait quelque chose qui me gênait, et je voulais lui faire comprendre ce que je pouvais ressentir.

    Intuitivement, je savais parfaitement que le beau moldave n’aurait pas tu sa rencontre avec moi avec mon amant. Cela était des plus logiques. Après tout, je fais cet effet là à tous les hommes qui ont l’honneur de me croisait et de me côtoyer. Arhem comment ça, je m’égare ? Mais pas du tout ! Après tout, c’est MOI le sujet de ce rp, et personne d’autre. Enfin si mais ça chut, faut pas le dire, ils le savent pas de toute façon alors à quoi bon ? Et il n’y a qu’à moi qu’on peut vanter des mérites et dont on doit parler tout le temps je vous le rappelle . Donc oui, je voulais tester un peu mon amant, qui avait-il de mal ? Après tout, c’était lui qui la jouais ‘on se connaît pas et je viens pas te voir’, pas moi. La preuve était que j’étais venue directement après avoir décroché mon emploie !

    Toujours égal à lui-même, le jeune serveur reporta le sujet sur lui, me disant qu’il ne savait pas que j’avais envie de le revoir, que j’éprouvais ce désir. Alala, et dire qu’il était semblable à moi sur ce point comme de nombreux autres. Cela me confortait dans mon idée. Reprenant ensuite son sérieux, il me demanda ce que je voulais. Une nouvelle fois il m’avait vouvoyé, comme toutes les autres fois ou nous étions vus. D’ailleurs je me mis à penser. Avais-je commis une erreur en le laissant partir et en m’embarquant dans une complexité immonde avec Amycus ? Oui, je tenais à lui, plus que de raison. Et c’est à cause de cela que je doutais. Je savais que j’étais à sa merci, et qu’il finirait sûrement par de nouveau me briser le cœur.

    Pourtant, j’avais accepté cette possibilité, jusqu’à lui dire que je changerais pour lui. Encore une fois je m’étais avancée sur une pente savonneuse. D’un côté j’étais heureuse d’être avec lui, et voulait passer mon temps avec lui. D’un autre, il y avait toujours le problème de Anna et tant qu’elle sera présente, je ne pourrais renoncer à tout pour lui. Il fallait que je garde une certaine distance, que je m’imposais, dans le but de me préserver un minimum. Avais-je le choix ? Non, plus à ce stade. Ma peur était bien grande, et j’essayais de la faire taire en redevenant Tyrannique Kry, celle qui ne pense qu’à elle, et qui fait comme bon le semble. Le tout en conservant ma relation avec Amycus. C’était peut-être ma vengeance pour ce qu’il me faisait subir au quotidien à cause de son ex, ce dont il ne devait pas avoir conscience même si c’était évident comme le nez au milieu du visage. Elle était son ‘ange’ et le resterait… Quand à moi, j’étais seule qui le faisait plonger dans les flammes de l’enfer.



    - Et bien, je constate avec grande joie que vous n’avez guère changé… Qu’est-ce qui vous fait penser que je suis ici pour vous ? Prétendez-vous être le seul homme intéressant dans ce pays ? Je ne nie guère que vous faites partie des premiers qui valent la peine du déplacement, mais tout de même, pour décrocher la médaille d’or…


    Ma voix avait été murmure des plus sensuelle. Me levant un instant, je fis tomber ma cape sur mon fauteuil. Rejetant mes cheveux en arrière dans un léger mouvement de tête, je les disciplinais de nouveau ainsi. M’approchant de lui, mon regard ne quitta pas le sien, tandis que mon doigt se posa sur son visage et descendant sur son torse. Pas un seul instant mes prunelles tournèrent vers mon amant, dont je savais très bien juste derrière le comptoir. Avec un léger rire, je repris place à la table, croisant mes jambes de façon des plus aguicheuse devant lui. Bah oui quoi, j’avais toujours eu ce genre de rapport avec le moldave. Il avait résisté un temps, mais ce serait étonnant qu’il y arrive encore très longtemps. Je savais qu’il me désirais tout autant que moi lui.


    - Ce serait avec plaisir que je prendrais votre meilleur alcool. Je vous laisse choisir pour moi un produit digne de nos retrouvailles. Après tout, il faut fêter cela non ? Etant donné que vous ne croulez pas sous les clients, venez donc prendre place à mes côtés. Il est fort mal poli de laisser une jeune demoiselle boire à votre honneur seule. N’êtes-vous pas d’accord ? Soyons fou allons, et convions votre ami à se joindre à nous. Plus on est de fou, plus on rit non? Nous réservons notre tête à tête pour plus tard…


    Cette fois ci, je n’avais pas murmuré mes paroles, mais dites normalement, niveau sonore. Car une nouvelle fois, j’avais été féline et aguicheuse. J’étais ainsi faite, et les deux jeunes hommes présents le savaient aussi bien que moi. C’est d’ailleurs le trait de caractère qui devait leur plaire le plus. En plus de celui de me sentir aussi sure de moi-même. J’y étais allée un peu fort, me conduisant comme si je n’étais pas avec Amycus. Mais comme on disait, ‘Dans les sentiments, comme à la guerre, tous les coups sont permis’. Je ne voulais pas le blesser, mais le faire réagir à la situation dans laquelle je me trouvais, dans ce triangle qui me cerné et qui me faisait du mal. Et puis, j’aimais que l’on se batte pour moi accessoirement alors…
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Lun 3 Nov - 12:26

    Je n’avais absolument aucune envie de me retrouver à nouveau en la présence de Krystel Raybrandt à bien y réfléchir. Je n’avais jamais su exactement ce que cette femme voulait de moi et c’était surtout cela qui faisait d’elle une personne si dangereuse. Elle était une femme trouble. De ce que j’avais compris sur son histoire d’après des brides de rumeurs qui couraient à Poudlard ainsi que ce qu’on avait pu se dire durant nos dernières discussions, miss Raybrandt était une très très riche héritière venue de France. Choyée, riche, pourrie gâtée, pourrie tout court (au moins dans les pensées, celles-ci ne semblant pas du tout catholiques les trois quarts du temps !). Elle avait tout pour elle. Elle était intelligente, vive d’esprit et en plus elle avait le physique de l’emploi. Enfin, de certains emplois si vous voyez ce que je veux dire. Enfin bref. Le fait était qu’en ayant déjà tout, elle voulait tout le reste aussi, ambitieuse jusqu’au bout. J’avais été au courant de ses tentatives d’approche sur plusieurs garçons importants dans l’école. Je n’expliquais pas pourquoi elle m’avait proposé de coucher avec elle, sans doute avait elle besoin de s’amuser en dehors de sa conquête du pouvoir.


    Amycus avait sourit quand j’avais évoqué mon altercation avec James Potter à poudlard. Je ne savais pas ce que cela sous tendait mais je n’avais pas non plus envie de le savoir. Il était de notoriété publique qu’Amycus Carrow était un coureur de jupons invétéré que ce soit dans sa jeunesse à Poudlard ou aujourd’hui encore, or il y avait dû y avoir des frictions entre James et Amycus au début de la scolarité du Gryffondor alors que le serveur finissait ses études, chacun se révélant être les élus du cœur des femmes. Enfin, des jeunes femmes, il était reconnu qu’à poudlard ce n’était pas la même chose qu’en dehors…Bref, mon collègue ne pouvait apparemment que retirer de la satisfaction de la part de cet affrontement mais je ne pu pousser plus loin ma réflexion pour la simple et bonne raison que j’avais désormais une cliente à servir… et quelle cliente !


    Bien entendu, il ne s’agissait pas d’une cliente ordinaire et j’avais des sueurs froides rien qu’à penser à notre dernière vraie rencontre. Il y avait alors Narcissa Black et Eva Anderson. Trois filles remontées, face à moi. Je ne me plaignais pas, j’étais après tout capable de gérer ce genre de situation mais j’avais littéralement pété un plomb. La fatigue, le stress, la lassitude et l’impression de n’être qu’un objet, un jouet, avait eu le don de me mettre totalement hors de moi, allant jusqu’au point d’embrasser les deux plus belles beautés empoisonnées de tout le royaume uni. Bien entendu, celles-ci avaient apprécié la chose et s’en était même repues, notamment parce qu’elles avaient eu un certain pouvoir sur moi. Je ne pouvais pas laisser faire ça et j’avais même été repoussé les avances de Krystel Raybrandt avant de me détourner. A l’intérieur, j’étais un peu mal à l’aise, mais à l’extérieur j’étais tout sourire et tenter de rétablir mon aplomb normal.



    - Je ne le prétends nullement puisque je ne me considère absolument pas de cette façon. Je vaux le déplacement ? Si vous le dites, en tous cas je suis heureux de servir une cliente aussi jolie que dispendieuse… Vous n’êtes surement pas venue pour moi à mon avis, car votre ego saigne encore du coup d’estoc que je lui ai infligé, alors je ne peux pas prétendre connaître la raison de votre venue.


    Krystel Raybrandt semblait tout de même bien vite remise de l’estocade que j’avais infligé à sa fierté semblait il car sitôt blessée, la bête féroce qu’elle était revenait à l’assaut. Comme à son habitude, elle m’avait parlé sur un ton qui se voulait irrésistiblement sensuel. Elle ne changerait jamais celle là. Bien entendu, elle agita sa chevelure et laissa tomber sa veste avant de venir se coller à quelques centimètres de moi afin de me fixer encore du regard, pour finalement éclater de rire et retourner s’asseoir. Croisant les jambes de façon équivoque, je sentis une boule énorme se constituer dans mon estomac. Elle m’allumait, encore et encore. Je n’aurais pas été avec Alice, j’aurais emmené miss Raybrandt faire un petit tour dans ma chambre…


    Continuant sur sa lancée, Krystel me demanda notre meilleur alcool. Elle n’avait donné aucune autre précision, mais je sentais bien que sous ses critères, elle voulait tout simplement ce qu’il se faisait de plus cher. Je n’allais pas lui servir de bière ou quoi que ce soit d’autre, mais notre meilleur hydromel, et le plus cher surtout. Je n’allais pas me priver et de toutes façons, donner une poignée ou deux de pièces ne changeait pas grand-chose pour la jeune femme. Finalement, elle me dit également de venir la rejoindre. J’aurais eu le choix, j’aurais répondu un nom aussi net que définitif, mais si Tom revenait plus tôt que prévu et nous trouvait, Amycus et moi dans notre coin et laissant une cliente seule, je me ferais vigoureusement taper sur les doigts. Miss Raybrandt invita Amycus et un regard vers lui ne m’apporta aucune réponse, mais le nœud de mon estomac se noua un peu plus quand elle me refit sa proposition. Je me devais d’y répondre, mais avant…



    - Amycus, envoies un verre d’hydromel, celui que Tom gardait pour des hôtes aussi fortunés qu’assoiffés et si tu veux, viens nous rejoindre, j’ai quelqu’un à te présenter !


    Pauvre Amycus, j’étais prêt à le jeter dans la gueule du loup à ma place, mais lui saurait s’en contenter !


    - Eh bien Krystel, vous m’en voyez désolé, mais en matière de tête à tête, je ne pourrais vous accompagner. Figurez vous que je ne suis pas attiré par ce genre de chose et suis déjà pris, désolé.

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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Lun 3 Nov - 14:33

    Bon… Soyons franc ! Cette journée qui avait apparemment bien commencé était radicalement en train de changer de ton. Pour commencer le fait d’apprendre que la jeune femme avec qui il avait passé la nuit et surtout à qui il avait avoué ses sentiments il y avait peu avait elle-même fait des avances à son collègue était légèrement déplaisant voir même beaucoup ! Cependant, il ne pouvait rien dire puisqu’il avait déclaré un peu plus tôt être célibataire…
    Etant trop concentré sur ce qui aurait pu se passer entre Torben et Krystel, Amycus avait laissé son collègue s’occuper de la cliente qui venait d’arriver et cela fut une belle erreur !

    En effet, il avait eut l’étrange impression de reconnaître la démarche et la silhouette de la nouvelle arrivante ! S’il n’avait pas eu l’esprit embrouillé par toutes les questions qui lui traversaient l’esprit il aurait évidemment reconnu son amante ! Cependant cela n’avait pas été le cas et il remarqua sa présence lorsque Torben prononça son nom à voix haute…
    Ne sachant pas comment réagir face à cette situation, le mangemort avait choisi de rester à l’écart et de faire comme s’il ne connaissait pas la sublime française et ce fut une nouvelle erreur de sa part…

    En effet, celle-ci se mit à aguicher le collègue de son amante de façon à ce que dernier s’en aperçoive. Pour faire face à la jalousie et à la colère qui naissaient en lui, le jeune homme reporta son attention sur la vaisselle qui se faisait toute seule dans l’évier mais il ne put s’empêcher d’écouter ce qui se disait entre les deux jeunes gens un peu plus loin… sans pour autant parvenir à tout entendre !
    Une chose était sûr… Torben n’avait pas menti en disant connaître Krystel puisque celle-ci déclara à l’attention du jeune serveur qu’il n’avait absolument pas changé. Amycus entreprit alors de s’allumer une clope tout en pensant qu’il ferait mieux de ne pas écouter la suite au risque de voir sa jalousie augmenter d’un cran ou même plusieurs…

    De toute façon il n’eut pas à faire trop d’effort puisque son amante s’était mise à murmurer les paroles qu’elle prononçait… A cet instant le blond jeta un nouveau coup d’œil dans la direction du ‘‘couple’’ mais ce dernier ne dura que quelques secondes car Torben reprit la parole mais son collègue fit en sorte de ne pas entendre ce qu’il disait en allant faire un tour dans la réserve…
    Il remonta au moment où son amante déclarait vouloir le meilleur alcool de la maison… Elle invita ensuite Torben à se joindre à elle et réitéra son invitation à l’égard, cette fois-ci, du mangemort…


    *A quoi elle joue là ?*

    Etant donné que Torben tournait le dos à son collègue, il ne put voir le regard légèrement étonné que ce dernier lança à Krystel… D’accord il lui avait dit qu’il ne lui demanderait pas de changer mais elle poussait le jeu un peu trop loin en invitant son amant à la même table que le mec avec qui elle était en train de ‘‘s’amuser’’… Bah oui ! Elle savait qu’il était jaloux même s’il lui avait fait comprendre qu’il la laisserait agir à sa guise…
    Alors qu’il détournait le regard tout en tirant une taffe sur sa cigarette, il entendit Torben s’adresser à lui et reporta son attention sur ce dernier ! Il lui demanda d’amener une bouteille du meilleur hydromel qu’ils avaient en réserve. Il continua en disant qu’il faudrait qu’il se joigne à eux car il avait quelqu’un à lui présenter… Amycus accepta avec un signe de tête…


    - Ok, ça marche !

    *Si c’est pas le comble du comble ça… Il va me présenter la nana avec qui j’ai passé la nuit et elle, elle ne trouve rien de mieux à faire qu’à aguicher Torben…*


    Bien qu’il n’en laissait rien paraître une colère sourde envahissait le mangemort mais il savait que même si Torben ne remarquerait rien ce ne serait pas le cas de son amante… Il se dirigea alors en direction de la réserve quand Torben s’adressa cette fois-ci à Krystel pour lui dire qu’il était désolé mais qu’il refusait sa proposition de tête à tête et précisa même qu’il n’était pas libre…
    Les propos du jeune homme voulait donc dire qu’il répondait à des avances faites par la française. Le mangemort ressentit un léger pincement au cœur et se décida à aller la fameuse bouteille…

    Il fit exprès de retarder le moment où il devrait rejoindre son collègue et son amante… C’est d’ailleurs pourquoi il finit de fumer sa cigarette dans la réserve en se posant une multitude de questions… Est-ce qu’elle se serait comporter différemment s’il avait été la rejoindre ? Pourquoi l’invitait-elle à sa table tout en conviant également Torben ? Etait-ce une sorte de vengeance pour ce qu’elle avait elle-même enduré ? Il n’était sûr de rien sauf d’une chose… Il n’avait pas envie de les rejoindre…


    *J’aurais dû dire à Torben que j’avais quelqu’un… ça aurait été plus simple et moins délicat comme situation !*

    Sur cette pensée, il écrasa son mégot au sol avant de le faire disparaître puis saisit la meilleure bouteille d’hydromel qu’il trouva… Il la dépoussiéra et retourna dans le pub avec. Il jeta un coup d’œil en espérant voir un nouveau client à servir ce qui lui permettrait de décliner l’invitation mais le pub était obstinément vide… Il saisit trois verres en passant près de comptoir et se rendit à la table où patientaient Krystel et Torben. Amycus posa ce qu’il tenait en main sur la table et saisit ensuite une chaise qui se trouvait à proximité… Il plaça cette dernière sur la droite de Krystel, à bonne distance tout de même mais en étant tout de même plus près d’elle que de son collègue.

    - Comme c’est toi qui as pris la commande… Je te laisse faire le service ! dit-il en s’adressant à Torben sur le même ton qu’il employait habituellement.

    Bah oui… Amycus appréciait son collègue et en y réfléchissant bien il n’avait rien fait de mal puisqu’il ne savait pas que le mangemort et la française avait une relation assez intime. Le blond n’avait aucune envie que ses rapports avec Torben se dégradent mais il ne savait pas encore comment il réagirait si Krystel continuait ses avances… surtout si Torben y répondait !
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Ven 7 Nov - 0:08

    Il n’y avait pas à dire, mais mes rencontres avec Torben étaient toujours des plus plaisante. Et oui, car même s’il essayait de faire comme s’il était indifférent à moi, je savais très bien qu’il ne l’était pas, bien au contraire. Si je n’avais aucune chance, il ne serait pas autant que la défensive, prêt à sortir les crocs en voyant mes griffes. Non, il n’aurait pas été aussi virulent. En fait, le jeune homme me donnait l’impression qu’il se battait intérieurement contre lui-même. Une part de lui ne rêvait que d’une chose : moi. Une autre le poussait à rester fort, ce que je comprenais parfaitement. J’étais pareille, fière, qui ne cède jamais, quitte à passer à côté d’une envie. C’est le cas d’ailleurs en cet instant. Tout ce dont je souhaitais, c’était d’être avec Amycus, et de lui racontait ma matinée. Mais avant, je voulais qu’il comprenne, qu’il comprenne que je ne suis pas une roue de secoure, et qu’il doit l’oublier…

    Je le savais jaloux et c’était d’ailleurs pour cela que j’agissais ainsi. Même si le moldave m’intéressait, il ne représentait rien comparé à son collègue, rien du tout pour moi. Cependant, j’avais pris comme résolution de ne plus montrer au mangemort mon grand attachement pour lui. C’était ma faiblesse, mon talon d’Achille, et je ne devais en aucun cas laisser quelqu’un s’en apercevoir et me faire pression dessus. En fait, je le protégeais, tout autant que moi. Au début, je n’avais pas eu l’idée de faire comme si nous n’étions pas ensemble, bien au contraire. Mais il avait fait comme si de rien n’était, comme si, être vu en ma présence n’était pas bien. Peut-être pensait-il que je ne faisais que pale figure à côté de son ex, et que c’était pour cela qu’il nous cachait.

    Une nouvelle fois, on revient sur elle… Encore en toujours. Car j’étais réaliste, et je savais que c’était ce qu’elle était pour mon amant. Je ne supportais pas cela, mais quoi faire contre ? j’avais beau essayer, je n’étais pas en mesure de le faire toute seule. Après tout, c’était à Amycus de tirer un grand trait sur elle, d’arrêter de la considérer comme son ange comme il disait. Car cela avait une autre signification, une signification d’amour pour lui. Il avait beau dire qu’il voulait être avec moi, j’avais toujours le sentiment qu’une partie de lui était constamment rivé vers elle, et qu’il ne l’avait laissé que par dépit. En temps normal, je m’en ficherais, mais pas, là… Oui, cela me touchait, me faisait du mal, car je ressentais quelque chose pour lui.

    Sachant cela de mon esprit pour instant, j’écoutais avec attention Torben me répondre, un grand sourire aux lèvres. Ce dernier n’était pas moqueur, ou autre, mais juste sincère. En fait, même ses paroles n’étaient pas spécialement plaisantes, j’avais beau faire contre, je restais contente de le revoir. D’ailleurs, comme lors de notre dernière rencontre, je déplorais le fait qu’il soit encore sur la défensive. C’était vraiment dommage, car je n’avais nullement l’intention de m’attaquer à lui, de le détruire comme tous les autres avant lui. Non, comme je vous l’ai déjà dis, quelque chose m’attirait vers lui, et m’inspirait un sympathie, sans que je sache quoi. Son côté noirceur, sombre à souhait je suppose. Ou bien la force certaine qui se dégage de lui, de son corps, de son âme… Un petit quelque chose qui me faisait voir qu’il n’était pas aussi saint qu’il pouvait le laisser voir.


    - Vous devriez pourtant vous considérer ainsi… Vous savez, un peu de confiance en sois ne peut être que propice… Oui, vous valez le déplacement, et même que je vous parle, et pourtant, cela n’est pas donné à tout le monde… Par contre, pour ce qui est de ce que vous m’avez soit disant affligé, vous vous trompez lourdement Torben, je n’ai que faire de cela. Il en faudrait plus pour me heurter… Je constate une nouvelle fois que vous ne voyez qu’en moi une riche héritière, certes canon, vous seriez fous de penser le contraire en même temps, mais toujours mon argent avant tout… Êtes vous donc toujours autant complexé par les différences de classes sociales ? Quel dommage que cela soit le cas… Pour ce qui est de la raison de mon passage, je vous l’ai dis, j’avais quelqu’un qui vaut le déplacement à voir, tout simplement.


    Cela m’amusa qu’il pense m’avoir blessé ou autre. Surtout que bon, je l’avais laisser partir lors de notre dernière rencontre. Pourtant, je savais très bien qu’il ne me fallait qu’insister un petit peu pour qu’il tombe dans mes filets. Le fait qu’il soit venu à notre rendez-vous me l’avait prouvé entièrement. Pourquoi ne l’avait pas corrompu ? Allez savoir. Peut-être pour qu’il garde sa part d’innocence, même si cette dernière était minime. Insciemment, son malheur m’avait touché. Je savais ce que c’était de perdre un être. Contrairement à lui, je n’avais pas connu mon père, mais d’après ce que j’avais su de lui, il était un homme bon, un homme aimant, pas comme ma matriarche. L’histoire du moldave me touchait, et du coup, malgré mon attirance pour lui, je ne l’avais pas fais sombrer dans une obscurité totale.

    Une fois qu’on est piégé dans cette dernière, il est impossible de revenir en arrière. J’étais clémente avec le moldave. Personne ne le savait, ni ne le saurait. Au fond, je me disais qu’en fait, au fils de mes rencontres, je me dégageais des ténèbres, je redevenais quelque peu innocente, même si cela resterait impossible. Et puis, je n’avais pas envie de devenir gentille. J’avais décidé de mon propre avenir. Le destin et le tempérament sont un même concept, comme l’a si bien dit Novalis. Et je ne voulais changer cela pour rien au monde. J’aimais ma vie, j’aimais ma tyrannie, ma cruauté, ma violence. Je m’admirais beaucoup quand j’usais de ses dernières avec mon don pour la manipulation. Ce n’était pas pour moi les bonnes choses. J’avais promise à en faire des grandes, mais très mauvaises pour votre point de vue. Car après tout, pour moi, mes convictions sont bonnes et c’est vous qui avez un jugement faussé.

    Cependant, je ne pouvais pas m’empêcher de vouloir jouer avec Torben. D’une part, je voulais faire comprendre à Amycus ce que je ressentais, que même si je disais le contraire, au fond de moi, je souffrais. Je souffrais de sa liaison avec Anna, toujours présente pour lui. D’ailleurs j’étais sure qu’il s’était passé quelque chose quand ils s’étaient revus. Je lui avais demandé quoi, mais je m’étais rétractée, de peur de la réponse. Ce sentiment… Je l’avais connu avec lui, et je détestais cela. Moi qui était une tête brûlée, et qui ne redoutée rien. J’avais l’impression que cela faisait une éternité que j’avais changé. Je voulais redevenir forte, je le voulais, mais je n’y arrivais pas… Il était mon point faible, il était celui qui arriverait à me faire plonger totalement. Il était également une force, un appui, quelque peu bancal par son passé, mais quand même soutien…


    [HJ => Parlant de religion dans mon prochain paragraphe, je tiens à faire savoir que cela est le point de vue de Krystel Raybrandt, et non le mien. Je préfère le signaler pour éviter d’éventuel problème. Chacun est libre de penser ce qu’il veut, et je ne veux en aucun cas ouvrir un débat sur cela. C’est comme les goûts et les couleurs, cela ne se discutent pas ^^ ]



    Je suis forte quand je suis faible… C’est ce qu’il est écrit dans la bible. Cela doit être la seule chose qu’il soit correct dans ce livre. Le reste pour moi n’est qu’un tissu de mensonge, qui ne sert qu’à des imbéciles. Il faut l’être pour croire à une sois disant pseudo puissance qui dirige tout et qui nous aurez créé. Non mais je vous jure. Il y a des vraiment de grosses conneries que les gens gobent facilement. Cela montre leur infériorité par rapport à la personne que je suis. Et oui, car comme je le sais déjà, je suis super intelligente, et supérieure aux autres bas peuples et sorciers. Enfin bref, je crois que je me suis beaucoup égarée, et du coup, nous allons retourner au sujet initiale, c'est-à-dire mon jeu de séduction, ou plutôt de provocation sur Torben, dans le but d’attirer l’attention de mon amant.

    On dit qu’une femme c’est compliqué, et qu’elle fait des subtilités incompréhensibles pour les hommes. C’était vrai, il fallait bien le remarquer. Une femme, c’est plus malin, plus intelligent. Mais on ne peut pas en vouloir aux représentants masculins. Ils sont si plaisants sur bien des points, et quelque peu indispensables à mes jeux. Je pourrais très bien le faire avec des femmes, comme j’avais déjà essayé… Cependant, ils restaient ce que je préférais sans aucun doute possible. Que ferais-je sans eux ? Sûrement pas grand-chose, je devais bien le reconnaître. D’ailleurs si on me le demande, je n’hésiterais pas à l’avouer. Il n’y a aucune honte à cela, aucune. Ce n’était pas comme si j’avouais que j’étais tenaillée par la peur que mon serveur me laisse pour retourner avec son premier amour… Arhem, parlons de sujet plus joyeux, et donc de ma nouvelle rencontre avec Torben.

    Demandant à Amycus d’apportait l’hydromel le plus chère qu’il avait, je sentais qu’il était en colère, fou de jalousie, mais également dans l’incompréhension. Il se demandait sûrement pourquoi je me conduisais ainsi devant lui. Tant pis pour lui s’il ne comprenait pas. Il était assez grand maintenant pour se rendre compte des fonds des choses, et je n’avais pas envie, ou plutôt plus envie de lui répéter sans cesse la même chose. Notre problème était toujours le même, et j’en avais assez. Il était à moi, oui, mais pas totalement. Je le savais toujours à Anna, une partie de lui-même ne pouvant pas renoncer à elle. Je lui avais dis que je changerais pour lui, mais pas temps qu’il ne le ferait pas de son côté à lui. Nous entamions une relation, une relation en plus exclusive, et s’il voulait que cela marche, il fallait qu’il y mette du sien… Et puis, bon, la cacher, ce n’était pas du tout le bon moyen pour me rassurer loin de là, et me prouver sa volonté…

    L’ancien Gryffondor de Poudlard était loin de se douter que l’on se connaissait avec Amycus, et à qui la faute, j’ai envie de dire. Il n’y avait pas besoin de faire les présentations, depuis le temps. Et puis bon, on venait de passer une nouvelle nuit dans mon manoir, donc bon… Alors que l’homme parti chercher la bouteille demandée, le moldave continua. S’excusant, il me dit qu’un tête à tête ne serait pas possible car il ne pourrait pas m’accompagner. En effet, cela soit disant ne l’intéresser pas, ce qui était faux, et qu’il était déjà pris. Tiens donc ? En même temps, rien d’étonnant à cela en y réfléchissant. Il avait tout pour plaire aux filles, le physique, le charisme, le côté inaccessible, et ténébreux. Bref, la cible idéal. Ne pouvant pas plus être sincère, je lui fis un nouveau sourire, content pour lui. Cependant, je ne répondis pas tout de suite, vu que mon amant revint avec une bouteille à la main, et sonna Torben de faire le servir, avant de prendre place à ma table. Ce ne fut qu’une fois installé que je dis :


    - Pris ? Je suis contente pour vous que vous ayez trouvé chaussure à votre pied… Mais quel dommage tout de même. Une grande perte pour les femmes que vous n’annoncez là… Pour ce qui est de notre tête à tête, cela ne me pose aucun souci, je ne suis guère jalouse vous savez. Cela ne me dérange pas de partager pour une nuit… Pour rester dans les confidences, je suis dans le même cas que vous, aussi étonnant que cela puisse vous paraître… Enfin, à la dernière nouvelle, car voyez-vous tout peut changer très vite. Au fait, que direz-vous que nous arrêtions de nous vouvoyer ? Après tout le temps que nous nous connaissons quand même… Cela sera plus chaleureux, et plus conviviale. Au fait, je manque à tous mes devoirs, obnubilé par la présence de votre collègue… Je te souhaite quand même le bonjour Amycus, et te remercie de te convier à nous pour boire un verre, en cette journée qui commence si bien…


    Je m'étais penchée vers le moldave en lui parlant, m'arrêtant qu'à quelques centimètres de lui. Puis j'étais revenue à ma place, quand je m'étais adressée à mon amant. Par habitude, j’avais tutoyé ce dernier. Cela n’allait pas échapper au moldave, c’était certain, mais avec un peu de chance, il ne relèverait pas. Au pire, il pensera que nous avions passé une nuit ensemble, d’où le fait que je semble le connaître, mais n’ira pas chercher plus loin. Le jeune homme jouait au mec qui n’était pas avec moi, comme si nous n’étions pas ensembles. J’avais fais exprès de l’ignorer au début, continuant dans mon jeu de séduction avec l’ancien étudiant de Poudlard. Egalement, j’avais calculé chacun de mes mots, savante très bien l’importance de chacun. Je connaissais Amycus… Au plutôt je savais ce qu’il ressentait en cet instant. Il bouillonnerait sûrement de jalousie et de colère. Je n’avais pas prévu de le pousser à bout, mais son attitude m’y avait forcé. Il avait commencé, se doutant bien de ma réaction. Après tout, je n’étais pas le genre de femme commun, mais unique, et c’était cela qui lui plaisait également en moi. J’étais imprévisible…
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Sam 8 Nov - 15:21

    Il y avait quelque chose de changé en Krystel. Elle semblait différente. Avant, elle était une beauté ténébreuse, jouant de ses charmes pour aguicher les garçons qui pourraient l’aider en jouant le rôle de tremplin dans l’accession au pouvoir et à la richesse, et semblait y jeter toute son énergie. Son cœur et ses intentions étaient sombres et je m’étais toujours douté que ses manières de faire étaient tout sauf catholiques. Il y avait quelque chose d’étrange en elle, comme une bête tapie dans l’ombre. Mais maintenant, je sentais un subtil changement dans son attitude. Elle était toujours la même, ça, il n’y avait pas de soucis. Belle et rebelle, elle jouait toujours autant de ses charmes, mais je sentais qu’elle était libérée de ses objectifs, comme si son attitude vis-à-vis de moi n’était plus motivée que par son seul intérêt. Avait elle réussit à atteindre la gloire, le pouvoir et la fortune qu’elle visait ? Je n’en savais rien, n’ayant jamais eu de nouvelles de la belle…


    Quelque chose me troublait en elle, et m’avait toujours troublé. A mes yeux, elle représentait le mal. Elle était intelligente mais mettait celle-ci au service de la cruauté et de sa rouerie. Elle était belle et s’en servait comme une arme pour parvenir à ses fins. Son esprit était plein de vice et d’ambition. Et pourtant, je devais bien l’avouer par moi-même, elle m’attirait. En fait, je devais bien avouer malgré moi que tout ce qu’elle représentait m’attirait. Le mal qui transpirait d’elle m’attirait. Elle était ma némésis, ma sombre tentation, et y résister ne faisait qu’accroître ma résistance et ma force d’esprit, je le sentais. Il y a encore un an, je me serais totalement abandonné à ses griffes et elle aurait pu faire de moi tout ce qu’elle voulait, mais maintenant, j’étais prêt à lui faire face. Elle m’attirait toujours avec plus de force encore, mais j’arrivais à me contenir, et j’arrivais à m’en tenir à mes principes. Une petite voix dans ma tête me murmura qu’il n’en serait peut être pas toujours ainsi, mais je l’ignorais.


    Dans mon dos, Amycus me dit que ça marchait, signe qu’il irait chercher la bouteille. Je ne savais pas pourquoi ce dernier n’était pas venu. En temps normal, il aurait littéralement sauté sur Krystel vu le canon que c’était. Le serveur était attiré par les jolies femmes prêtes à tout et Krystel était la meilleure dans ce domaine, et merlin savait que j’en avais rencontré beaucoup des filles de ce genre, et pourtant je lui concédais la palme sans aucun problème. Alors que faisait il ? Etait ce un ton amer que j’avais perçu ? Je n’en savais trop rien, mais l’attitude de Krystel retenait toute mon attention et mes pensées furent bientôt attirées par les paroles de la jeune femme, qui vinrent briser le silence…


    La jeune française me reconsidéra à nouveau en soutenant ses compliments à mon égard, mais je n’étais pas dupe. Si on pouvait bien me reconnaître une chose, c’était que je ne m’attardais pas sur ces entrefaites et que j’étais conscient de ma propre valeur, ce qui n’était pas peu dire. Puis, la jeune femme me contredit sur l’estocade que j’étais sûr de lui avoir porté. Je n’étais pas sûr de l’avoir atteinte, mais j’étais en contrepartie certain que cela ne l’avait pas touchée. Elle n’avait pas l’habitude qu’on lui résiste, alors se refuser à ses avances avait quand même dû faire son petit effet, j’en étais certain… D’autant plus que comme elle le disait si bien, il y avait une différence de classes sociales, elle devrait être d’autant plus gênée de se faire jeter par moi…



    - Je devrais peut être mais ne le fais pas. Pour ce qui est du reste, vous avez tord, vous le savez. Certes, je vous considère comme une jeune fille issue d’un milieu très aisé, mais est ce que pour autant ce serait tout ce que je verrais en vous ? Je vois bien d’autres choses en vous, et ce sont ces choses qui m’ont poussé à ne pas me laisser faire. Je vois clair en vous Krystel, plus clair que bien des gens. Et vous ne m’aurez pas dans votre collection, je ne suis pas un de ces béllâtres dont vous pouvez vous jouer aussi facilement. Ah, quelqu’un de plus intéressant que moi ? Ca existe vraiment ? Ben merde alors, moi qui croyait être le seul !


    J’aimais énormément l’autodérision et ce petit trait d’humour en était le parfait petit exemple. Cependant, cette affirmation cachait également la véritable question que je pouvais me poser : de qui parlait Krystel ? Quelle personne était elle venue voir ici ? D’après ce que je savais, personne ici ne la connaissait et j’imaginais que les rendez vous de la jeune femme se fassent dans des endroits plus discrets qu’au Chaudron baveur en plein après midi, quand il n’y avait presque personne. J’en vins presque à me demander si elle ne me faisait pas tourner en bateau. Il n’y avait personne ici, tout bien considéré. Enfin bref, de toutes façons j’étais certain que l’avenir allait très bientôt me révéler l’identité de cette personne, je ne m’en faisais donc pas trop de ce côté-là.


    Quand j’avais parlé du fait que je n’étais plus seul, je cru déceler plusieurs émotions sur le visage de la jeune interlocutrice qui me faisait du gringue depuis dix bonnes minutes. Une expression d’envie, de désir, et peut être un peu de contrariété, mais surtout, elle était heureuse, heureuse pour moi. L’expression de son visage était sans équivoque possible, et pourtant, je ne comprenais pas et doutais toujours de la sincérité de Miss Raybrandt. Pourquoi était elle heureuse, celle-ci, qui voulait absolument m’avoir dans son lit que je lui fasse preuve de mes talents pour le sport de chambre ? Je ne comprenais absolument plus rien. D’ailleurs, je ne voulais même pas comprendre. Un esprit aussi corrompu que celui de Krystel ne pouvait pas être doté de la même raison que le mien. Mais là, nous fûmes interrompus par Amycus, qui arriva avec la bouteille, prit une chaise et s'assit.


    Tout le monde devenait il fou ici ou quoi ? Krystel qui se met à être heureuse pour moi alors que je deviens inaccessible pour elle, et Amycus qui fuit littéralement un canon du genre qu’il raffole habituellement. Est-ce que je rêvais ou est ce que le monde entier avait décidé de tourner entièrement sur la tête ? Franchement j’avais du mal à suivre, mais de toute façon, je ne devais pas me laisser destabiliser aussi facilement, j’avais après tout un fauve près de moi, prêt à sortir les griffes et se repaître de moi à la moindre incartade… Reprenant contenance, je décidais d’ignorer mon collègue, au moment où un détail me frappa : et si Amycus ne se comportait pas de façon anodine, et si il connaissait Krystel ? Frappé de stupeur, je ne su que penser. C’était bien possible après tout, mais alors, pourquoi la jeune femme et mon collègue se comportaient ils comme s’ils ne se connaissaient pas ? Ce devait être le cas … A moins qu’ils aient été ensembles !


    Les paroles de Krystel me ramenèrent à la réalité un peu brutalement, à tel point que je faillis tressaillir. Décidément il fallait que je me reprenne dans toute cette histoire. Et là, Krystel reprit son habitude, celle qui lui ressemblait plus. oO Contente ? Ben v’la autre chose, j’avais décidément du mal à le croire ! Une grande perte pour les femmes ? Ca dépendait bien sûr du point de vue. Moi, je ne le pensais pas, vu que de toutes façons, il y en avait toujours une qui en profitait.. ; Enfin si je pouvais dire ! Je ne pu que laisser échapper un petit rire ironique. Nous y voilà, encore les propositions. Partager ? Ben tiens ! Pour qui me prenait elle ? Franchement, n’avait elle toujours pas compris que je ne lui étais pas acquis ? Ce n’était pas méchant, mais je n’étais pas sien… Et là, une autre parole qui fit sur moi l’effet d’une bombe. Elle, quelqu’un ? Enfin, ce n’était pas méchant quoi, mais jamais je ne l’aurais imaginée se mettre avec un type plus d’un ou deux orgasmes de suite ! Merde alors, si j’aurais pu me douter ! Et enfin, le bonjour à Amycus Oo ! A rien compris là !



    - Euh, oui si vous le dites ! Disons que parler de chaussure et de pied ne convient pas tout à fait à la situation… Pour le reste, je me doute bien que cela ne vous fait rien. Serais je marié avec deux gosses que vous seriez toujours intéressée, tant que vous ne m’auriez pas eu, n’est ce pas ? Ce n’est pas un reproche, juste une question. Et vous comme moi connaissons la réponse. Je vous l’ai déjà dite. Ah, vous avez quelqu’un ? une grande nouvelle ! Et vous seriez prête à lui faire pousser des cornes à ce pauvre homme ? Décidément Krystel, ne le prenez pas mal, mais nous sommes bien différents…


    Le pire, c’était qu’en disant cela, je ne pouvais m’empêcher de me dire que c’était justement cette différence qui était un peu excitante dans l’histoire. Quel intérêt aurais je à me trouver une femme comme moi ? Je n’étais pas narcissique à ce point, et Alice en était l’exemple parfait, nous étions totalement opposés l’un à l’autre… Avec un petit sourire, je ne pu m’empêcher de continuer sur ma lancée.


    - Nous tutoyer ? Voyons, Krystel, j’ai trop de respect pour vous pour autant de familiarité… N’est ce pas vous qui me rabachez sans cesse notre difference de groupe social, “duchesse”? Et puis, je sais déjà quel genre de chaleur et de convivialité vous voudriez entre nous. Croyez moi, nous serions tous deux célibataires et vous seriez moins hautaine, sans doute aurais je été d’accord, mais il en est hors de question pour moi. Amycus ? Ne me dites pas que…

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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Mer 12 Nov - 9:33

    Lorsque son collègue l’invita à la table où il se trouvait en compagnie de Krystel, Amycus avait accepté en pensant en réalité le contraire. Il n’avait aucune envie de se retrouver en présence de son amante pendant que cette dernière draguerait l’une des rares personnes que le mangemort considérait comme un ami… Car aussi étonnant que cela puisse paraître et malgré l’ancienne appartenance à la maison Gryffondor de Torben, Amycus voyait bel et bien en lui un ami plus qu’un simple collègue…
    C’est donc avec une colère et jalousie dissimulées aux yeux du jeune homme mais qui ne passeraient pas inaperçu à ceux de son amante que le mangemort s’était dirigé dans la réserve où était conservé les meilleures bouteilles. Il y avait trainé afin de retarder le moment fatidique et d’essayer de trouver une raison logique à tout ça…

    S’allumant une clope il avait constaté que se colère l’empêchait de réfléchir… Mais étrangement cette colère n’était pas dirigé vers son collègue et ses allusions concernant Krystel ; ni envers son amante elle-même mais contre lui ! C’est à cause de son propre comportement qu’ils s’en étaient arrivés là. S’il avait avoué à Torben qu’il avait quelqu’un dans sa vie ce dernier lui aurait sûrement demandé plus de précisions et il n’aurait pas raconté son ‘‘histoire’’ avec Krystel en apprenant que son collègue était avec elle… En plus de ça s’il avait été retrouvé la sublime française dès qu’il avait reconnue, elle ne serait sûrement pas en train d’aguicher Torben alors que lui se questionnait dans la réserve !

    Cependant, Amycus savait qu’il y avait autre chose car dans le cas contraire elle serait elle-même venue le saluer au bar… Elle cherchait à se venger de quelque chose et plus il y pensait et plus tout semblait devenir clair dans son esprit. Enfin il pensait avoir trouvé. Elle voulait sûrement se venger de ce qu’elle avait dû endurer et de ce qu’elle endurait encore à cause de son histoire passée avec Anna ! C’était la seule réponse logique à ses agissements car elle expliquait son comportement mais aussi ses question à répétition concernant l’Ange mais auxquelles les refusait d’entendre les réponses… Amycus soupira en prenant conscience de ça ! Elle ne lui faisait pas confiance…

    Mais pourquoi ne pouvait-elle pas comprendre qu’il faisait son possible pour l’oublié mais que cela lui était impossible… Elle avait fait partie de sa vie et il n’allait pas tirer une croix sur son passé parce que ce dernier ne plaisait guère à son amante ! Et puis que pouvait-il faire de plus pour qu’elle ait confiance ? Il l’avait choisi, il lui avait avoué qu’il l’aimait et ce n’était pas des paroles en l’air ! Il lui avait également promis de rester, de ne pas l’abandonner !
    Que pouvait-il sincèrement faire de plus ? Boire une potion d’amnésie pour oublié son passé ? Non… Il avait décidé de ne plus revoir Anna mais elle faisait partie de son passé et Krystel devrait l’accepter comme lui acceptait le sien.

    C’est donc avec ce genre de pensée en tête qu’il avait récupérer l’une de leurs meilleures bouteilles et qu’il avait rejoint Torben, toujours en compagnie de Krystel. Le mangemort s’était assis légèrement à l’écart et n’avait prononcé que quelques mots sans se rendre compte que son comportement avait intrigué son collègue… Ce qui était normal puisqu’il le connaissait comme un dragueur invétéré ! Il aurait du faire en sorte d’être le plus près de leur sublime cliente et non pas faire en sorte de mettre un bon espace entre eux…

    Le mangemort se rendit compte qu’il avait eut raison d’agir de la sorte lorsque Krystel reprit la parole pour visiblement faire monter sa jalousie d’un cran… Tout en se penchant vers le moldave elle déclara qu’il était dommage qu’il soit en couple car c’était une grande perte pour la gente féminine… Amycus s’alluma sa quatrième clope en gardant obstinément le silence et en espérant l’arrivée miracle d’un client. Krystel quant à elle continua en disant qu’elle n’était pas jalouse et qu’elle pouvait très bien le partagé… Ce qu’elle dit ensuite attira l’attention du mangemort ! Elle était dans le même cas que Torben… Voulait-elle parler du fait qu’elle était avec quelqu’un ? Lui en l’occurrence…
    Il n’en savait rien mais fut interrompu par son amante lorsqu’elle s’adressa à lui, le remerciant de s’être joint à eux pour boire un verre en cette journée qui commençait si bien…



    *C’est ça ! C’est une magnifique journée…*


    Amycus avait très bien compris le message que son amante tentait de lui faire passer mais la façon dont elle le faisait était beaucoup blessante pour qu’il l’accepte… Si elle ne voulait pas voir qu’il tenait vraiment à elle et qu’elle se sentait obligé d’agir de la sorte en sa présence, elle le perdrait car ce n’est pas ce qui ferait changé le passé… Il lui lança alors un regard glacial pour ensuite reporter son attention sur Torben qui se décidait à répondre aux propos de Miss Raybrandt !
    Amycus ne prêta pas vraiment une oreille attentive aux premiers propos de son collègue car une sorcière accompagnée d’un enfant de cinq ou six ans firent leur entrée… Mais les paroles de Torben lui firent reporter son attention sur leur table… Il venait clairement de demander à Krystel si elle tromperait le pauvre homme avec qui elle était… avant de déclarer qu’ils étaient bien différents…

    Cette fois-ci s’en était trop… Amycus n’avait rien à faire à cette table maudite ! Premièrement, Krystel se fichait royalement de lui et deuxièmement, les propos que tenait Torben le rendaient fou de rage sans qu’il ne le sache. Son collègue reprit donc la parole pour dire à Krystel serait un manque de respect envers elle que de faire preuve d’autant de familiarité. Il déclara également que dans d’autres circonstances il aurait sûrement céder à ses avances et se fut le moment où le mangemort écrasa sa cigarette dans le cendrier…
    Au même moment, Torben s’adressa à Amycus en l’interpellant par son prénom avant de commencer une question qu’il ne termina pas…



    *Ne me dites pas quoi ? Que je suis censé être avec elle… ? C’est bien. Tu atterris !*


    Krystel disait toujours qu’elle était imprévisible mais il en était de même pour son amant et il allait le lui prouver… Sans un mot il fit disparaître l’un des trois verres qu’il avait amenés un peu plus tôt puis fit un signe à la jeune mère qu’il arrivait pour prendre sa commande. Avec un sourire ironique il observa son amante et se disant qu’il en avait assez qu’elle joue car c’est ce qu’elle faisait… Et concernant son histoire avec Anna c’est elle-même qui y accordait le plus d’importance et qui le lui faisait constamment repenser ! Elle voulait qu’il l’oublie comment si elle-même ne faisait que ressasser le passé ?


    - J’aurais plutôt dit : cette journée qui avait si bien commencée, déclara-t-il d’un ton détaché par la lassitude qu’il ressentait. Et pour ce qui est de l’invitation à boire un verre je vais la décliner tout compte fait. Il me semble que toi et mon collègue ayez des choses à vous dire… Hors ce n’est plus notre cas ! Il jeta un coup d’œil à Torben en se disant que cette fois il aurait peut-être comprit et ajouta. Je vous laisse… le travail m’appelle !


    Avant que les deux personnes avec qui il était aient pu dire quoique ce soit, le serveur avait prit la direction de la cliente et son enfant, le sourire aux lèvres pour faire bonne figure… Cette dernière lui commanda un thé et un chocolat chaud, qu’il alla préparer derrière le comptoir. Sans un regard pour son amante ou son collègue, il se servit un café en attendant que l’eau soit frémissante…
    Tout en patientant il se demandait s’il ne devait pas partir et revenir bosser le lendemain. Cependant, il devait garder son poste et il le savait… Le Lord n’apprécierait guère que ce lieu stratégique ne soit plus sous surveillance par l’un de ses mangemort…
Mangemort↯ Moi, future maman ? Mon corps va être déformé !
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Krystel Raybrandt

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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Mer 12 Nov - 16:26

    Etais-je allée trop loin dans mon jeu ? Ou plutôt dans le jeu d’Amycus ? Car au début, j’étais venue dans le but de le voir. Je n’aurais jamais cru qu’il ferait comme si on ne se connaissait pas, comme si tout ce qui s’était passé entre nous n’existait pas. Avait-il honte de moi, de notre couple ? Il fallait le croire vu comment il agissait envers moi. S’il voulait jouer au mec pas prit, sans attache, alors j’en ferais de même, qu’il comprenne. Je resterais moi-même, enfin celle que j’étais avant de le rencontrer. Car à présent la Krystel dragueuse, qui se fiche de tout, ce n’était plus moi. J’avais changé même si j’avais quelque peu du mal à l’accepter. Ce n’était pas facile pour une femme telle que moi, qui a toujours vécu une vie seule, et sans attache. Du coup, le fait que mon amant semble renier ce qui se passe entre nous. Cela me blessait et me mettait hors de moi. Alors rajoutait à cela son ex toujours présent dans son esprit…

    Comment avais-je pu me laisser entraîner dans tout cela ? Je souffrais plus qu’autre chose, et je ne faisais rien pour arrêter cela. La meilleure et la plus radicale serait de le quitter… Mais j’en étais incapable. Parce qu’en fait, plus le temps passait, plus je devais me faire à l’idée que j’éprouvais ce qu’on appelait ‘Amour’. Moi qui n’y avait jamais cru… Moi qui n’avait jamais voulu être aussi faible… Me voilà bien. J’en avais accès de cette situation, d’être comme un objet entre ces mains. Car c’était ce l’impression que cela me donnait. Ma veille, il me disait que j’étais importante pour lui, et le lendemain, il faisait comme si on ne se connaissait ça. Il n’avait pas peur ni honte d’être vu avec Anna. Bien sure que non, mais moi si… Comment devais-je prendre cela ?

    Alors je faisais comme à mon habitude. Je lui renvoyais l’ascenseur et lui rendais la monnaie de sa pièce. Et comment le faire mieux quand le rendant extrêmement jaloux, et en draguant un autre, qui s’avérait être en fait un homme que j’appréciais beaucoup ? Le contexte était parfait. Surtout qu’entre moi et Torben, cela avait toujours été ambigu. Nous étions à la fois différents, mais inlassablement attirés l’un par l’autre. Le revoir me faisait vraiment plaisir, même si nos échanges pourraient laisser voir le contraire. Je savais très bien qu’en insistant, je pouvais le faire tomber dans le côté sombre et dans mes filets. Il était un potentiel ennemi, et pourtant je ne faisais rien à son encontre. C’était ainsi, et pareil, je ne pouvais rien y faire…

    Mais j’étais avec Amycus, et pas lui. j’étais avec un homme qui est mon alter égo. J’étais avec un homme qui avait su approcher de mon cœur. J’étais avec un homme qui savait lire en moi très facilement. J’étais avec un homme pour qui j’éprouvais des choses qui me dépassaient. Mais j’étais avec un homme qui pensait constamment à une autre. Mais j’étais avec un homme qui n’arrivait pas à oublier son passé, alors que moi je le faisais pour lui. Mais j’étais avec un homme qui ne me jugeait pas assez digne de lui, de se montrer en ma présence. Mais j’étais avec un homme qui me faisait souffrir, et qui m’empêcher d’avoir totalement confiance à lui…

    Que devais-je donc faire ? Me taire et ne rien dire ? Être une de ses femmes soumises qui laissait tout passer? Non, ce n’était pas moi. Même si j’avais changé, je restais quand même une femme haute, digne, fière, imprévisible. Comme ma matriarche me le disait tout le temps par dépit, je suis comme le vent… Une brise agréable, qui peut devenir d’une minute à l’autre une vrai tornade qui dévastait tout sur son passage. C’était dans ma nature, personne ne me l’avait appris, et je ne pourrais jamais changer cela. Ma mère avait essayé, mais malgré sa violence et ses coups, elle n’y était pas arrivée. Malgré tout ce qu’elle m’avait fait subir, j’étais restée ainsi. C’est ce qui faisait que j’étais aussi dangereuse, pour elle, comme pour vous tous. Un rien peu me faire transformer…

    C’était le cas actuellement. Moi qui étais venue dans l’optique de fêter mon embauche, j’étais à présent dans l’optique de faire du mal à Amycus. Oui… De lui faire subir ce que je ressentais, quitte à employer les bons moments. J’avais des sentiments pour lui, des sentiments qui me poussait à agir comme cela, à crever enfin l’abcès entre nous. Il le fallait sinon nous allions finir par nous détruire mutuellement, sans que nous puissions revenir en arrière. Qu’il était compliqué de tenir à quelqu’un quand on est des êtres comme nous sommes. Nous incarnons le mal, tout ce qu’il peut y avoir de mauvais sur cette terre. Mais nous avons été touchés par la plus ‘bonne’ chose qu’il soit. Ce contact, ce mélange était mortel, et pas qu’un peu… Il était dure à concilier, et nous foncions droit dans le mur à n’en faire qu’à nos têtes.

    Je n’étais pas consciente réellement de tout cela, juste qu’une part de moi se refusait à lui faire confiance, une part de moi qui me protégeait malgré tout. Deux fois… Mais pas trois… Une part de moi qui n’était nul autre que la peur, la peur de le perdre, de me retrouver seule… C’était ma plus grande hantise en fait la solitude… Je n’avais jamais compté pour personne. Si je disparaissais, qui s’en soucierait ? Qui le remarquerait surtout ? Qui me pleurerait et me regretterait ? Personne… Car j’étais seule. Enfin j’étais seule… Car Amycus m’avait montré que je pouvais avoir de l’importance pour quelqu’un. Si je le perdais… Non ce serait trop dur. Si je le perdais à cause de Anna, parce qu’il ne cessait de l’aimer… Je savais que c’était le cas qu’il risquait à tout moment s’apercevoir que je ne suis pas assez bien pour lui… Mais je ne pouvais pas me détacher de lui. Alors j’acceptais, j’acceptais sans le faire pourtant.

    Je suis imprévisible. Tantôt je vais laisser cela de côté, faisant avec, tantôt je ne vais plus le supportais et je vais lui faire savoir. C’était le cas actuellement. Je le faisais par le biais de Torben, en lui faisant des avances ouvertement devant mon amant. Je devais avouer que cela m’amuser, et me faisait un peu du bien… Comment ne pas apprécier de se voir désirer dans les yeux d’un homme ? Comment ne pas s’amuser quand on était dans une situation aussi ambigu ? Même si j’étais avec Amycus, je restais une femme, une femme qui aime qu’on lui apporte de l’attention. Et surtout j’aimais beaucoup le moldave en face de moi, ce qui était un plus également. Mon amant avait commencé à faire comme si de rien n’était, j’étais rentrée dans son jeu, et je m’en délectais à présent, plus les minutes passaient.

    Je ne lui répondis pas tout de suite, continuant à l’écouter, Amycus a coté de nous. Au moment ou j’allais reprendre la parole, ce dernier dit des siennes de nouveau. J’avais gagné, et j’étais arrivée à le pousser à bout. J’étais contente et fière de moi-même… Mais d’un autre coté… Ses paroles me firent peur. Il déclara que nous avions plus rien à nous dire. Voulait-il me faire comprendre qu’il me quittait ainsi ? Se levant, il alla servir des clients qui venaient d’entrer dans le bar, me laissant ainsi seule avec Torben. Ne laissant rien voir, ni paraître sur mon visage, je nous servis l’alcool, avant d’avaler cul sec un verre, puis un autre que je m’étais resservie. Puis reportant mon attention sur l’homme à côté de moi, je vins lui murmurer au creux de l’oreille :



    - Non je ne suis pas du genre à proposer un tête à tête avec un home marié qui a deux gosses, quand je peux avoir mieux, soyez-en sur mon cher. Tant que je ne vous aurais pas eu ? Et après on dit que c’est moi qui suis trop sûre de moi-même ? Oui, je suis avec quelqu’un, mais qui vous parle de lui faire porter des cornes et que ce soit un pauvre homme ? Il me connaît plus que vous ne pouvez le penser… Et mise à part erreur de ma part, je n’ai parlé que de dîné et nous d’autre chose Torben… C’est vous qui faites sûrement des idées… Oui nous sommes différents, surtout dans le fait que je n’ai aucune corde au cou, ni n’en met aucune à personne… Qui a-t-il de mal à laisser les gens faire ce qu’ils veulent et les accepter tel qui sont ? Rien du tout, bien au contraire…


    Encore une fois, j’avais été totalement sincère dans mes paroles. Pas une seule fois, je n’avais pas pensé mes dires. Alors même si je continuais quand même à lui parler d’une façon très attirante, et que je le draguais, pas une fois, mes mots n’étaient pas la pure vérité. J’avais certe laisser entendre plus qu’un tête en tête, mais je ne l’avais pas dis. Je n’avais pas non plus parlé de tromper Amycus, pas une seule fois. J’en serais complètement incapable, même avec Torben, pour qui j’avais pourtant une attirance. Enfin, pour ce qui était de la liberté dans un couple… c’était comme cela que je voyais les choses. A quoi bon imposer à son partenaire de changer ? Si on est avec lui, c’est parce qu’on l’apprécie tel qu’il est, et non pour autre chose. Brider une des personnes dans un couple, ce n’était pas ma vision du ‘bonheur’ à deux, bien au contraire. M’écartant de lui ensuite, je dis à voix haute, de façon à ce qu’Amycus nous entende :


    - Comme tu veux mon chère Torben… Mais en ce qui me concerne, je ne fais que ce qui me plait, et vu que j’ai envie de te tutoyer, je le fais donc. Libre à toi d’en faire de même ou pas. Je suis certes une aristocrate, mais je reste une femme avant tout, une femme avec des désirs… Je ne suis pas sure que cela soit bon pour toi de penser qu’il pourra y avoir plus qu’une amitié entre nous, car comme je te l’ai dis, je suis prise, même si cet homme ne me trouve pas assez digne pour être vu en sa présence. D’ailleurs, il ne pense même pas bon d’informer ses amis qu’il est avec moi… Mais si c’est comme cela qu’il voit les choses, que puis-je y faire ? Je ne vais pas le forcer à quoi que ce soit… Qu’il ne vienne cependant pas se plaindre après que je fasse ce que je veux également… Enfin bref, je ne suis pas là pour m’étaler sur ma vie… Nous sommes oui différents Torben, mais n’est-ce pas cela qui est amusant et attirant ? Tu le sais aussi bien que moi… Je dois te laisser, on m’appelle ailleurs. Se fut un réel plaisir de bavarder avec toi… A très bientôt j’espère…


    Me penchant vers lui, je posais mes mains sur son visage avant de venir déposer un léger baiser sur le coin de ses lèvres. Je pris ensuite ma cape, que je ré-enfilais sur mes épaules, avant de me lever. La compagnie du moldave était très agréable, mais j’étais quelque peu en colère contre Amycus et ses dernières paroles. Moi qui était venu ici dans le but de le voir, j’aurais du m’abstenir et ne pas être déçue ? Oui, car j’étais déçue par son attitude, par le fait qu’il n’assume pas notre relation. Quelle autre explication il y avait-il au fait qu’il nous ai cachait à son collègue ? je n’en voyais aucune autre et cela me faisait un peu souffrir. En cet instant, ce n’était pas à cause de sa relation passée, avec son ex, qui était toujours présente dans son cœur, dans sa tête, mais par sa faute, et uniquement par la sienne. Ne me retournant pas une seule fois vers le moldave, je ne pu cependant pas m’empêcher de lancer un regard à Amycus qui en disait long sur mes sentiments quelques secondes. Puis détournant la tête, je repris mon ascension vers la sortie après lui avoir dit d’une voix neutre :


    - Tu mettras la bouteille sur mon ardoise… Je la règlerais plus tard…
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Mer 12 Nov - 23:29

    Pourquoi Amycus laissait-il la situation s’envenimer alors qu’il aurait pu tenter d’arranger les choses ? La réponse lui était totalement inconnue mais une chose était sûre il ne savait vraiment pas comment agir face à Krystel. Il était certain des sentiments qu’il éprouvait pour elle mais avec des doutes concernant ceux de la jeune femme à son égard. Voilà pourquoi il se montrait tantôt très proche et attentionné tantôt distant.
    Cependant cette fois-ci c’était différent. Il avait agit de la sorte en pensant que c’est ce qu’il y avait de mieux à faire pour montrer à son amante qu’il ne voulait pas être trop envahissant. Il n’avait pas parlé de sa relation avec elle à Torben car elle aimait par-dessus tout sa liberté et le mangemort en avait déduit qu’elle n’apprécierait pas forcément qu’il déclare haut et fort qu’ils étaient ensembles…

    Cet effort, car s’en était un, lui avait couté mais cela n’était rien comparé au fait qu’il avait, après l’arrivée de la belle au Chaudron Baveur, fait comme s’il ne la connaissait pas ! Ce n’était pas contre elle mais il venait de se prétendre célibataire et de toute façon il ne savait pas si la sublime française ne prendrait pas mal le fait qu’il aille à sa rencontre, l’embrasse… qu’il agisse comme un petit ami normal en bref !
    Vous trouvez cela bizarre ? Pourtant ça ne l’est pas à cause du simple fait que Krystel comme lui étaient différents… même leur couple n’avait rien de commun avec un que l’on pourrait qualifier de ‘‘normal’’.

    Et peu à peu Amycus se rendait compte qu’ils ne pourraient que se détruire s’ils ne mettaient pas les choses au clair pourtant il avait continué à ignorer Krystel mais il avait ses raisons ! En effet, son amante s’était mise à draguer Torben devant lui et cela lui avait ôté toute envie de discuter avec la belle. A la place il se contentait de contenir sa colère et sa jalousie. Si le type que son amante draguait n’était pas Torben, le mangemort l’aurait volontiers étripé mais le jeune homme était un ami et il n’était pas responsable de ce qui était en train de se passer. D’ailleurs qui était vraiment le responsable ? Krystel ? Amycus ?



    *Quelle prise de tête…*


    Et cette fameuse prise de tête ne fit qu’empirer lorsque le mangemort pris place à la table de Krystel et de Torben. Celle-ci commença par l’ignorer pour continuer d’aguicher le collègue de son amant mais le pire fut d’entendre les paroles de Torben concernant le pauvre type avec qui elle sortait. Car le soi-disant pauvre type n’était autre qu’Amycus et il n’avait pas envie qu’on parle de lui de la sorte.
    Une chance pour le blond, deux clients arrivèrent et c’est ce qui lui permit de s’éclipser de la table. Il ne le fit cependant pas en silence et fit clairement comprendre à Krystel qu’il n’avait apparemment pas sa place à cette table, qu’ils n’avaient plus rien à se dire et qu’il avait du travail…

    Le serveur avait ensuite prit la commande des clients et s’était rendu derrière le comptoir pour la préparer. Alors qu’il attendait que l’eau frémisse il repensa aux paroles qu’il avait prononcé et se rendit compte qu’elles pouvaient portées à confusion. Ils n’avaient plus rien à se dire ! Comment Krystel avait-elle compris ces paroles ? Il n’en savait rien… Il jeta alors un coup d’œil en direction de la table qu’il avait quitté pour constater qu’elle parlait avec Torben, le sourire aux lèvres. La jalousie qu’il ressentait commença alors à se transformer en tristesse. Pourquoi tout était si compliqué ? Pourquoi n’arrivait-il pas à faire comprendre à son amante qu’il tenait sincèrement à elle ? Et pourquoi continuait-elle de jouer avec d’autres hommes surtout en sa présence ?

    En cet instant il aurait voulu retourner à la table et dire à Krystel pourquoi il avait fait ça… Il fit même un pas puis deux dans leur direction mais l’eau frémissait déjà et il retourna à sa commande qui fut terminée dans la seconde. Il l’apporta ensuite à la mère et son enfant en prenant soin de ne pas regarder son amante ni même son collègue et retourna derrière le comptoir. C’est à ce moment que Krystel se décida à parler d’une voix légèrement plus forte ce qui lui permit d’entendre ce qu’elle disait. Il reporta son regard sur elle et ne put la quitter des yeux…

    Les paroles qu’elle prononça le surprirent… Pas les premières qu’il n’écouta qu’à moitié mais la suite ! Elle confirma une nouvelle qu’elle était avec quelqu’un mais que ce dernier devait sûrement avoir honte d’elle, de leur relation puisqu’il l’ignorait et qu’il n’en avait même pas parlé à ses amis… Mais que pouvait-elle y faire ? Amycus eut le souffle coupé ! Comment avait-il pu se tromper de la sorte ? Il avait été sûr qu’elle n’apprécierait pas qu’il ébruite leur relation mais avait eu faux sur toute la ligne ! Voilà pourquoi elle avait agit de la sorte… Elle ne voulait pas seulement lui faire payer pour ce qu’il lui avait fait dans le passé… mais elle voulait aussi se venger du comportement qu’il avait eu depuis son arrivée dans le Pub !



    *Pourquoi j’ai pas fait ce que j’avais en tête ? Pourquoi est-ce qu…*


    Amycus fut alors interrompu dans ses pensées par un geste que son amante eut à l’égard de Torben. Elle venait d’embrasser son collègue ! Contrairement à ce qu’il aurait pu penser Amycus ne fut pas de nouveau envahit par de la jalousie mais sa tristesse n’en fut qu’accentuer bien qu’il la dissimula malgré tout. Le geste que venait d’avoir Krystel à l’égard de Torben avait blessé son amant mais lui avait aussi fait prendre conscience qu’ils devaient se parler, mettre les choses aux claires avant que tout cela ne se finisse mal…

    Mais déjà la jeune femme avait reprit sa cape qu’elle avait enfilé d’un geste gracieux. Elle avait ensuite quitté la table et Amycus ne put détacher son attention d’elle. Il croisa alors le regard de la jeune femme et n’aima pas ce qu’il y vit… Elle s’adressa à lui d’un ton neutre pour lui demander de mettre la bouteille sur son ardoise, qu’elle règlerait plus tard ! Le serveur fut incapable de dire quoique ce soit et suivit son amante du regard alors qu’elle se dirigeait vers l’arrière cour. Il ne voulait pas la laisser partir, il ne le pouvait pas… Tant pis pour les conséquences, pour les questions que lui poserait sûrement Torben… Il fallait qu’il la retienne !



    *P’tain mais bouge toi !*


    Krystel venait de sortir dans l’arrière cour… Amycus posa le plateau qu’il venait de saisir et prit également la direction de la sortie. Avant de sortir à son tour, il se tourna vers son collègue et lui dit simplement…


    - Je te laisse gérer l’affaire un moment…


    Il sortit ensuite et attrapa doucement Krystel par la main l’obligeant à lui faire face. Il ne savait pas ce qu’il allait lui dire mais une chose était sûre ; il fallait qu’elle sache qu’il avait cru bien faire en agissant de la sorte. Il avait sincèrement pensé qu’elle le retrouvait trop envahissant s’il se comportait comme un petit ami ‘‘normal’’.
    Mais pour le moment il était perdu… Il ne savait pas par où commencer. Son regard toujours plongé dans celui de son amante, il s’approcha d’elle ce qui la fit se retrouver contre le mur. Il garda également sa main dans la sienne…



    - Tu te trompes Krystel… J’ai jamais pensé que tu n’étais pas digne de moi ! murmura-t-il enfin sincèrement. J’ai rien dit parce que j’ai pensé que c’est ce que tu voudrais… Je voulais pas que tu me trouve trop envahissant… Je sais que tu tiens à être libre… Tu me l’as dit toi-même ! J’ai vraiment cru que tu n’apprécierais pas que je dise haut et fort qu’on est ensemble… Il marqua une légère pause. Tu sais… Je veux vraiment que tu sois heureuse mais… mais j’ai l’impression que quoique je fasse le résultat est à l’opposé ! Alors dis-moi ce que je dois faire pour y arriver… Demande moi n’importe quoi et je le ferais… Je te le promets.
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Dim 16 Nov - 12:02

    La situation devenait réellement compliquée et je n’étais pas sûr de tout comprendre ni de tout suivre… Il y avait indéniablement quelque chose entre Amycus et Krystel, personne ne pouvait le nier. J’avais été trop obnubilé par les réactions de la jeune femme pour faire attention à quoi que ce soit d’autre. Il n’y avait pas à dire, j’avais fait mon gros boulot à ne rien comprendre de ce qu’il se passait sous mon nez mais en réalité, comment voulez vous discerner quoi que ce soit de véritablement intéressant et incroyable quand une femme extrêmement séduisante vous faisait plus ou moins une cour aussi assidue que pleine de sous entendu plus que grivois ? J’avais été décidément bien aveugle pour ne pas voir la vérité qui semblait se cacher sous les propos de Krystel, ainsi que sous ceux d’Amycus.


    Je pensais avoir enfin comprit. Krystel devait avoir été séduite par Amycus le temps d’un soir et se déroulait à présent une bataille en règle entre les deux jeunes gens pour savoir si oui ou non cela se continuerait entre eux. Enfin, Amycus pouvait tout aussi bien avoir été conquis par Krystel pour ce que j’en savais, d’autant plus que ce n’était pas trop le genre de la belle de se laisser avoir par un beau gosse comme Amycus. Enfin, ce n’était pas quelque chose de méchant pour ce dernier, c’était juste qu’il n’y avait pas à dire, la jeune française était bien trop intelligente et manipulatrice pour tomber comme ça dans les bras d’un inconnu et ne plus se défaire de lui dès le lendemain, si ? Enfin, c’était ce que je pensais, mais cette affaire plus que trouble n’était certes pas là pour me conforter dans mon idée.


    Car même si j’avais compris qu’il se tramait quelque chose entre mes deux interlocuteurs, je n’avais pas vraiment eu de piste pour dire de quoi il pouvait bien retourner en réalité. Toute cette affaire reposait néanmoins sur le sexe, j’en étais persuadé. Il s’agissait d’ailleurs le plus souvent de la cause de l’immense majorité des conflits, tandis qu’en réalité, je ne pouvais pas dire exactement ce qu’il pouvait bien se passer. Les deux personnes pouvaient tout aussi bien avoir partagé une nuit ou plus que cela. Peut être cela avait il commencé par une nuit coupable, c’est ce que j’imaginais tout à faire comme rencontre entre ces deux charmeurs, mais que s’était il passé ensuite ? Je n’avais aucun moyen de l’affirmer, et je ne pouvais pas dire non plus qu’ils s’étaient mis ensembles, même si apparemment il devait bien s’agir de quelque chose dans ce goût là, car Amycus semblait extrêmement gêné tandis que Krystel semblait le ramener à des choses qu’il avait dû lui dire ou lui promettre… La encore, je n’avais aucun moyen de le deviner !


    Le tout était donc complexe, et reportait maintenant mon attention sur mon verre que je sirotais tandis que Krystel continua de me souffler quelques mots, un peu comme un faux secret. Visiblement, la belle s’amusait comme une petite folle et je ne pouvais pas nier que cela me faisait sourire intérieurement à mon tour. Je savais que j’étais plus fort qu’elle et que si je le décidais comme c’était le cas actuellement, il ne se passerait rien entre elle et moi. Elle me considérait déjà comme une proie acquise ou sur le point de l’être, or, je n’avais jamais été en sa possession et ne le serait probablement jamais, ma fierté m’empêchant de plier tout autant que ma fidélité. Bon, j’avouais néanmoins qu’elle était du genre à mettre le feu aux hommes mais je me priverais bien de l’avouer…


    D’ailleurs, elle me dit qu’elle n’était pas du genre à proposer un tête à tête à un homme marié et père, quand elle pouvait avoir mieux. Mais soit, ce qu’elle ne disait pas, c’est : que se passerait il si elle n’avait justement pas mieux sous la main ? Je restais convaincu que Krystel Raybrandt, pour satisfaire ses bas instincts, était capable de tout, en particulier du pire. Ne m’avait elle pas de toute façon aguiché pour m’attirer sous ses draps alors qu’elle était apparemment en couple ? Si elle était capable de ça, elle était bien capable du pire, ce qui raffermit une fois de plus ma résolution : jamais je ne devrais tomber sous ses griffes, et je devais par-dessus tout me concentrer pour rester fort et fidèle à mes promesses. Cela ne serait pas une partie de plaisir et j’en étais conscient, mais c’était toujours mieux que rien, non ?


    Ensuite, elle me jeta presque à la volée qu’elle pensait à son tour que j’étais trop sûr de moi, mais je savais qu’il n’en était rien. J’étais peut être parfois arrogant et prétentieux, mais pas totalement idiot, et je sentais que je ne pourrais pas me tromper de ce point de vue là. Cette femme me désirait et me sauterait dessus si je lui en donnerais l’occasion. C’était un peu comme une étrange alchimie qui régnait entre nous, et je savais que ce serait elle la première qui tomberait dans le vice, uniquement pour m’avoir. Je ne connaissais pas ses raisons, mais j’avais depuis longtemps deviné que c’était inévitable. La belle était du genre à désirer ce qui lui serait le plus inaccessible, or, malgré son statut social, il semblerait que ça soit moi, le pauvre petit fils de notable moldave, qui osait lui résistait, à elle, Krystel Raybrandt, comtesse ou duchesse de je ne sais quel coin paumé de France. J’avais toujours eu horreur des aristocrates.


    Ensuite, la belle me dit qu’elle ne m’avait finalement pas invité à quoi que ce soit de plus qu’un simple dîner, et qu’il n’y avait aucune intention dans cette proposition de tromper qui que ce soit. Mouais, en même temps, d’après la critères de liberté qu’elle avait évoqué juste après, il y avait de quoi douter. En gros, elle prônait littéralement la liberté sexuelle dans le couple. Je ne pu m’empêcher de remarquer que cela réveillait quelque chose en moi, sans trop savoir quoi, et que cette chose me poussait à accepter tacitement les dires de la véritable veuve noire qui se trouvait sous mes yeux. Pourtant, ma conscience me poussait à être en désaccord avec elle. Pourquoi ne pas montrer sa force de caractère en se contentant d’un seul partenaire ? C’était bien quelque chose d’inconnu pour Krystel, j’en étais sûr et certain en réalité…



    - Nous savons tous les deux ce que j’ai voulu dire Krystel. Inutile de nous voiler la face. Il n’y a pas à tergiverser. Je le vois dans vos yeux. Je le vois dans vos manières. Je le sens. Nous savons tous les deux où un dîner nous ménerait. Forcément que vous ne pouvez tromper personne. Vous n’avez pas la même conception que moi d’un couple ou de l’amour. Dans votre esprit, vous amuser ne regarde que vous, mais avez-vous pensé au mal que vous risquiez de faire à votre… couple, en vous amusant justement ? Croyez moi, en d’autres circonstances… mais je suis déjà pris, je pense que j’aime cette fille, et je serais bien incapable de lui faire mal d’une façon ou d’une autre. Pourquoi se priver de vous amuser pensez vous… moi je penserais plutôt à : Pourquoi ne pas montrer sa force en se contentant d’une seule ? N’est ce pas la plus belle façon de montrer à l’autre que l’on tient à elle ?


    Krystel semblait véritablement décidée à faire comme à son habitude : faire ce qu’elle voulait, peu lui importait l’avis des autres. Sa nonchanalance la perdrait, j’en étais certain. Il n’y avait pas d’autre issue, à force de se foutre de tout et de surmonter tous les obstacles par la force, elle finirait par se casser la figure… Tel était mon avis. Une femme avant tout, avec des désirs ? Ca, je l’avais tout à fait bien sentit il n’y avait pas de soucis… Elle venait également de m’avouer par le biais de sous entendus qu’elle était effectivement en couple avec Amycus, et que la situation était délicate par sa faute à lui, qui ne m’avait pas parlé de leur couple et de tout le reste. De plus, je n’étais pas certain d’approuver mon collègue en ce sens, il n’avait pas spécialement fait preuve de respect envers Krystel, et bien que celle-ci restait un requin, elle avait droit à un minimum de considération. Cependant, les dernières paroles de Krystel me laissèrent sans voix.


    - Tutoyez moi donc. J’avais bien comprit que vous étiez une femme, même si je n’ai nullement envie de vérifier. En amour comme en amitié, je suis fidèle, et j’ai bien compris qu’Amycus et vous étiez ensembles. Je ne ferais donc rien. Vous dites que ce sont nos différences qui nous attirent ? Je ne suis pas d’accord. Vous seule êtes attirée, et uniquement par tout ce qui vous est innaccessible Krystel. Ne le prenez pas mal, mais vous ne seriez pas intéressée si au bout de deux minutes je serais allé avec vous jusqu’à exécution de vos envies, si vous voyez ce que je veux dire. A bientôt donc, et bonne journée…


    Quand la jeune femme eut fini de me parler, elle ne pu s’empêcher de me déposer un baiser terriblement sensuel sur le coin des lèvres, ce qui, je le savais, risquer de foutre la merde entre Amycus et moi, mais le plus inquiétant était surtout que cela risquait tout à fait de me pousser à lui répondre. En cet instant, je m’étais sentit irrésistiblement attirée par cette femme. Je n’avais eu, durant l’espace d’un millième de secondes, l’envie de la déshabiller, de la coucher sur la table, et de mettre ses menaces à exécution. Mais le visage d’Alice était revenu dans mon esprit, et je ne fis rien. Je ne pouvais pas faire ça à Alice, je ne voulais pas tout gâcher, et je savais aussi qui je désirais… Certes, Krystel était comme le fruit défendu, aussi irrésistible qu’opposé, mais j’avais déjà ce qu’il me fallait, du moins, je ne pouvais que l’espérer…


    Amycus me laissa en arrière pour rattraper Krystel, qui venait de partir. Me retrouvant seul, je retournais un peu troublé dérrière le bar, à astiquer les verres en train de s’égouter avec un torchon propre. Je ne pouvais m’empêcher de penser à ce qu’il venait de se passer…

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Krystel Raybrandt

Mangemort
Moi, future maman ? Mon corps va être déformé !


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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Ven 21 Nov - 14:09

    On pouvait réellement dire que ma journée n’était pas ce que j’avais espéré… Pourtant, elle avait très bien commencé. J’avais décroché l’emploi qu’il me fallait pour mon rôle au sein des mangemorts. J’étais rentrée il y avait 2 jours de France, après avoir touché mon héritaga. A mon retour, j’avais retrouvé Amycus pour mon plus grand plaisir, et ce dernier m’avait avoué qu’il avait des sentiments pour moi. Non franchement, je n’aurais jamais cru que ma matinée aurait prit un tel tournant. Encore une fois, je pensais être tranquille et pouvoir vivre ma vie, et bah non, il y avait toujours un petit truc pour venir tout vous gâcher. Et ce petit truc là, je ne l’avais pas vu venir, mais vraiment pas du tout. En plus, ce dernier venait de mon amant. J’étais venue le voir sur son lieu de travaille, juste après mon entretien. J’avais envie de lui annoncer la bonne nouvelle, qu’on le fête ensembles, vu que nous étions en couple à présent… Mais tout ne se passa pas comme je l’avais imaginé…

    En fait, il m’avait totalement ignoré, comme si je ne comptais pas pour lui. Comment le prendre autrement que mal ? Il avait donc honte de moi, honte de s’afficher avec une telle personne que moi. Cela faisait vraiment très mal, plus que je ne l’aurais cru. Je changeais pour lui, pour être digne de son affection et pourquoi à la fin ? Pour rien il fallait croire. Je lui avais dis que je lui serais fidèle à présent, gros pas vers lui que cela. Mais non, il s’en fichait. Je lui avais dis que je n’étais que sienne à présent, mais ce n’était pas suffisant. Je n’avais donc pas assez de classe pour lui, pas assez bien, pas assez Anna d’ailleurs. Avec elle, il n’avait pas honte de se montrer. Avec elle, il aimait qu’on les voie ensembles. Avec elle, il se disait tout le temps…

    Je n’avais vraiment pas besoin qu’il me rappelle oh combien elle était importante pour lui et dans sa vie, dans son cœur. J’acceptais une nouvelle fois de me taire, de souffrir de l’avoir toujours dans les parages. Oui, je le faisais une nouvelle fois pour lui. Trop bonne trop conne ? Moi qui pensait que cela ne serait jamais mon cas. Prise de colère, je m’étais donc mise à jouer avec Torben. Pourquoi ? Parce que je savais que le serveur qui me tenait lieu de petit ami était d’une jalousie compulsive. Avec un peu de chance d’ailleurs, il comprendrait ce que je ressentais, même si je n’en étais pas convaincu. Cela n’était pas dur pour moi de vouloir charmer le moldave. Je ressentais toujours une attirance pour lui, une forte attirance pour lui. IL était aussi un des seuls hommes que j’appréciais réellement. Pourquoi ? Je ne le sais pas du tout.

    Poussant le vice au summum, j’en étais même venue à inviter Amycus à notre table, alors que je faisais du bringue à son collège. C’était surtout des gros sous entendu en fait entre nous deux. Torben essayait de prouver le contraire, de dire le contraire, mais je savais qu’il était tout autant attiré par moi qui lui. C’était nos différences qui rendaient cela encore plus fort. Oui, nous ne nous jetions pas dessus. Bien au contraire, on se séduisait, sans le faire réellement. S’il cédait, je le remettrais en place. Quand il se montrait fort, j’insistais beaucoup plus, poussant notre jeu bien en profondeur. Je fus réellement contente qu’il me dise qu’il avait trouvé quelqu’un dans sa vie. Bon cela était une perte pour les autres femmes, c’était bien qu’il ai trouvé chaussure à son pied. Et je lui souhaitais réellement que cela marche…

    Il fallut plusieurs minutes pour mon amant de ne plus supporter la situation. Se levant de notre table, il était parti vers la cliente qui venait d’entrer. Cela ne me dérangeait pas spécialement plus que cela, mise à part sa phrase qu’il lui dit en partant. Ils n’avaient plus rien à se dire ? C’était ce qu’il pensait déjà de leur relation ? Et bien cela promettait alors. Ne supportant pas rester plus longtemps ici, dans cet endroit, ou il se trouvait, je ne répondis pas aux paroles de Torben, encore sous le choc des mots d’Amycus. Lui disant tout de même au revoir, je vins déposer un léger baiser sur le coin de ses lèvres, avant de me lever et de sortir du bar. Quand je passais devant celui qui venait de nouveau de me faire du mal, je lui dis juste de mettre la bouteille sur mon armoire, avant de sortir définitivement…

    Je fus très vite rattrapée par Amycus, au moment ou je m’apprêtais à regagner le chemin de traverse. Il me prit la main doucement, mais de telle façon à m’obliger à lui faire face, ce dont je n’avais guère envie. Ne comprenait-il pas ce que je désirais ? On était pourtant assez semblable, alors pourquoi il n’arrivait pas à voir ce qui était pourtant clair ? Il se rapprocha de moi, me plaquant contre le mur de derrière. Je n’avais pas envie de le regarder en face, mais je n’avais pas le choix. Me murmurant que je me trompais quand je disais que pensait qu’il pensait que je n’étais pas digne de lui, il me dit ensuite qu’il croyait que c’est ce que j’aurais voulu. Qu’on se cache ? Non mais quelle idée ! Si j’avais accepté d’être avec lui, ce n’était pas pour faire comme si de rien n’était. Que je le trouve envahissant, parce que j’aimais ma liberté ? J’avais renoncé à elle en me mettant en couple, je lui avais dis. Il marqua une pause, puis me dit qu’il voulait que je sois heureuse, mais qu’il ne savait pas comment faire. Il finit par me demande ce qui me ferait plaisir, et qu’il me promettait de le faire.


    - Rien du tout… Je ne te demande rien… Si c’est cela qui tu veux, que l’on ne se montre pas au grand jour, et bien fait le… Mais n’attends pas à ce que je ne fasse pas ce qui me plait après. Je t’ai dis que je renonçais à tous ce que j’aimais, pour toi… Seulement tu ne comprends pas pour autant…. Tant pis… Enfin bref, je dois y aller, je commence mon boulot cette après midi. Ne vient pas chez moi ce soir, je finis tard… Peut-être à demain, je ne sais pas trop. Je t’enverrais Vermine quand j’aurais un peu de temps... Sûrement d’ici 4-5 jours, au la veille de Noël…


    Ma voix avait été un peu déçu, mais sincère tout de même. Je n’avais pas très envie de le voir ce soir, ni ne savait si j’aurais envie de le voir plus tard. J’éprouvais quelque chose pour lui, oh oui. C’était pour cela que j’étais blessée par son attitude. Le fait que je travaille en plus à présent au ministère, et souvent tard le soir limité le temps que nous aurons ensembles. Peut-être que cela était le mieux que l’on se voit moins souvent ? Peut-être que cela améliorera notre relation. Car vu comment elle commençait pour l’instant, il n’y avait aucun doute que je finisse par partir. Je n’étais pas du genre à aimer souffrir d’une telle façon. Je déposais tout de même un baiser sur ses lèvres avant de transplaner chez moi, pour me préparer pour mon nouveau boulot.
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Sam 22 Nov - 9:03

    Comment était-il possible d’avoir la poisse de cette façon et aussi souvent ? Amycus n’en savait rien mais une chose était sûre en réfléchissant à la situation qui venait de se dérouler. Il était le seul fautif ! Pourquoi avait-il cru qu’elle préférait qu’il l’ignore alors qu’elle lui avait dit qu’elle changerait pour lui ? Il n’en savait rien mais il avait été dans la plus grande erreur… Car c’est vrai qu’en y réfléchissant bien cela pouvait passer pour de la honte… le fait qu’il n’aille pas la voir ! Mais ce n’était pas ça du tout, Amycus était vraiment sûr de ses sentiments et il vint à penser qu’il aurait vraiment dû faire ce qu’il avait en tête. C'est-à-dire en parler à son collègue ce qui aurait fait qu’il n’aurait pas hésité à aller la voir puisqu’il n’aurait pas mentit au préalable…


    *Qu’est-ce que je peux être con…*


    C’est avec cette pensée en tête que le jeune homme avait alors rattrapé son amante pour s’excuser de son comportement et lui expliquer dans le même temps. Il savait qu’elle ne les accepterait pas enfin pas de suite ou à moitié seulement ! Mais il fallait qu’il tente le coup, qu’il lui explique que malgré ses erreurs à répétition, car c’était bien le cas, il tenait vraiment à elle et il ne voulait surtout pas la perdre.
    Une fois qu’il s’était retrouvé dans l’arrière cour après avoir rejoint Krystel il lui avait dit le pourquoi du comment… Il avait été sincère même s’il n’arrivait pas exactement à trouver les mots adéquats. Il avait réussi à expliquer le principal à son amante…

    Ce fut alors à son tour de reprendre la parole sur un ton déçu… Elle déclara qu’elle ne lui demanderait rien et que si son souhait était qu’ils se cachent, c’est ce qu’il ferait. Le mangemort voulu lui dire que c’était faux, que ce n’était pas ce qu’il attendait de leur relation mais il n’en eut pas le temps… La brune continua en rajoutant que dans un tel cas il ne fallait pas non qu’il s’attende à ce qu’elle ne fasse pas ce qu’elle souhaitait. Elle précisa qu’apparemment il n’avait pas compris qu’elle avait dit qu’elle changerait pour lui… mais si ! Il l’avait comprit, cependant il ne savait vraiment pas ce qui lui était passé par la tête. Il soupira légèrement à la pensée de ses erreurs et regarda tristement Krystel lorsqu’elle lui dit qu’elle devait se préparer pour son boulot puisqu’elle commençait cette après-midi même…

    Elle avait donc obtenu le poste mais Amycus n’en avait jamais douté… La féliciter maintenant n’aurait servi à rien et puis elle ajoutait une demande à l’égard de son amant. Il ne devait pas se rendre chez elle ce soir et pour le lendemain elle hésitait. Il finit par lui dire qu’elle lui enverrait Vermine, son elfe de maison mais qu’ils ne se reverraient sûrement pas avant la veille de Noël. Le blond acquiesça d’une signe de tête mais ne dit rien, il se contenta de la regarder transplaner après qu’elle un déposé un bref baiser sur ses lèvres…

    Une fois seul, il s’alluma une clope, s’adossa au mur et ferma les yeux… Il s’en voulait d’avoir foutu en l’air la journée de celle qu’il aimait, d’avoir également assombrit la sienne et puis d’avoir menti à Torben aussi ! Pourquoi ne lui avait-il pas dit qu’il avait quelqu’un dans sa vie ? Pourquoi avait-il cru que c’est ce qu’elle voudrait alors qu’elle lui avait dit qu’elle changerait ? Cette question n’arrêtait pas de lui revenir à l’esprit sans qu’il puisse y trouver la moindre réponse. Ce simple état de fait l’énervait de plus en plus en une colère contre lui-même naquit en lui.
    Rouvrant les yeux, il passa ses nerfs sur les caisses entreposées près de la porte. Il y tira un coup de pieds dedans ce qui en fit tomber deux… Ces dernières, contenant des bouteilles, se fracassèrent sur le sol avec leur contenu dans un bruit assourdissant que tout le pub aurait sûrement entendu…

    L’enfant qui se trouvait à l’intérieur se mit d’ailleurs à pleurer, il avait dû avoir peur ! Amycus regarda alors les monceaux de verre brisé éparpillés avant de lever les yeux au ciel… Il chercha sa baguette pour réparer et ranger tout ce bordel avant de se souvenir que son arme se trouvait sur le comptoir du bar. N’ayant pas envie de se retrouver en présence de son collègue à qui il avait menti, Amycus choisit de terminer sa cigarette…
    Tout en fumant, il réfléchissait à un moyen de faire de nouvelles excuses à Krystel… Il en trouva un au moment où il écrasait son mégot.

    Il entra de nouveau dans le pub pour constater que la seule cliente qui consolait encore l’enfant lui jetait un regard des plus noirs et que Torben n’était plus assis à la table mais se trouvait derrière le bar… Sans un mot à son égard, le mangemort récupéra sa baguette et retourna vers la porte pour ranger l’arrière cour. Lorsque ce fut chose faite, il revint derrière le comptoir, fit apparaître un parchemin et écrivit…


    Félicitations pour le poste bien qu’il était évident que tu l’aurais.
    Encore désolé pour mon comportement.
    Je t’embrasse.
    A


    Il glissait ces quelques mots dans une enveloppe qu’il adressa à Krystel puis se permit d’emprunter le hibou habituellement réservé aux clients du Chaudron Baveur. Lorsque le volatile fut parti Amycus se tourna enfin vers Torben… Il savait que ce dernier devait se poser des questions à savoir : Pourquoi lui avait-il menti ? Pourquoi avait-il délibérément ignoré la jeune femme avec qui il était ? Son collègue devait sûrement penser que le mangemort s’était mal comporté, voir même qu’il était con… Le pire c’est qu’il aurait raison !
    Cependant Amycus ne savait pas quoi lui dire… Dans un sens c’était sa vie privée mais dans un autre il ne voulait pas qu’il croit que son collègue n’avait aucun respect pour la jeune femme qui partageait sa vie car c’était loin d’être le cas… Il tenait sincèrement à elle !

    Fixant Torben dans les yeux il ne dit que quelques mots d'une voix désabusée…



    - Vas-y… Dis-le ! Dis-le que je ne suis qu’un sale con !
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MessageSujet: Re: Le boulot, toujours le boulot    Lun 1 Déc - 20:59

    La situation était pour le moins gênante. Je venais de découvrir de façon tout à fait fortuite que Krystel Raybrandt, la belle et aguicheuse Krystel, était déjà prise, pour mon plus grand étonnement. Je ne dirais pas bonheur ou malheur, car je ne savais pas comment me positionner par rapport à cela. Sans nul doute, j'étais content d'un côté car cette femme méritait d'avoir quelqu'un, ne serait ce que pour lui apprendre la vie... Ben ouais, cette pauvre fille avait beau avoir un magnifique petit cul, des seins évocateurs et un regard de braise, elle était tout simplement trop ouverte, à trop de choses, et surtout, n'avait aucune retenue! Oui, il lui fallait quelqu'un qui avait les pieds sur terre pour pallier à ses innombrables défauts...


    Mais d'un autre côté, ces défauts étaient ce qui la rendait si attrayante à mes yeux. Serait elle toujours aussi intéressante si je ne la trouvais pas aussi délurée, aguicheuse, infidèle et déloyale, avec en plus de tout ça, un soupçon plus qu'évident de méchanceté et de perversion? Oui, sans tout cela, elle ne serait qu'un canon parmi tant d'autres, juste bon à passer une fois à la casserole et puis basta, mais je sentais bien que la jeune française n'était pas du même acabit, bien au contraire. Elle était comme un aimant pour moi, je ne pouvais m'empêcher de la regarder, de penser à la nature de l'espèce de lien qui nous unissait, mais pourtant, sa nature même me repousser. Situation paradoxal au possible... Oui, j'étais peut être heureux qu'elle sortait avec Amycus, mais tout de même, je ne pouvais m'empêcher de ressentir un léger pincement au coeur.


    C'était toujours dans de tels moments qu'on se demande si on a fait les bons choix. Si on a bien fait de faire telle ou telle chose, et de se demandait comment auraient pu être les choses si on avait fait des choix différents. Si j'avais décidé de ne pas rester fidèle à mes principes et à me forcer à changer dans ce que j'espérais être le bon côté, et que finalement, je serais resté le même, j'aurais sans doute fini par accepter toutes les propositions malhonnêtes de miss Raybrandt et sans doute serions devenus amants. Mais pour combien de temps? Cela n'aurait il pas mené à notre propre destruction? Deux personnes aussi opposées, ensembles? Et puis, il y avait Alice... Non, décidément, j'avais fait le bon choix, krystel ne semblait absolument pas tenir la comparaison avec ma petite amie actuelle, était trop maléfique par son caractère pour véritablement s'attacher à qui que ce soit, tandis qu'Alice, en plus d'être une superbe femme, était également dotée d'une gentillesse sans nom.


    Amycus était donc au dehors, tentant de sauvegarder sa relation avec la ténébreuse jeune femme. N'avait il pas compris ce qu'elle attendait de lui? Je lisais en elle comme dans un livre... Telle l'enfant gâtée qu'elle avait toujours été, il semblait évident qu'elle réclamait un minimum d'attention de la part de celui qui avait l' »honneur » de sortir avec elle, or, pour une raison qui m'était encore totalement inconnue, Amycus semblait vouloir camoufler sa relation avec Krystel. Bon, qu'il ne m'aie pas tout dit n'était pas choquant en soi, je comprenais qu'il voulait pas forcément crier sur tous les toits qu'il sortait avec Raybrandt, mais de là à la négliger et l'ignorer comme il l'avait fait... A la place de Krystel, j'aurais sans doute beaucoup moins bien réagit.


    Quand, enfin, le jeune homme leva le visage vers moi et gémit qu'il était un sale con, un léger sourire se peignit sur mes traits.



    - Ouaip Amycus, je te le fais pas dire. T'es un sale con. Mais je connais un peu Krystel, et elle a franchement l'air de tenir a toi, sinon elle t'auras lâché sans cérémonie devant moi sans aucun remord. Elle te met à l'épreuve je dirais, cette femme est terriblement vénale et intelligente, fais gaffe quand même.... M'enfin, je suppose qu'il y a d'agréables contreparties... Finis je avec un petit sourire amical et d'un ton emplit de plaisanterie.

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