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MessageSujet: A la brosse à dents [PV Evey]   Jeu 21 Aoû - 14:25

Alice était de mauvaise humeur depuis qu'elle s'était levée le matin même. Tous ses camarades s'étaient mis d'accord sur le fait qu'elle s'était levée du pied gauche. C'était en partie vrai mais autre chose l'avait mis en rogne depuis la vieille au soir. Depuis qu'elle avait reçut la lettre de son professeur concernant sa retenue en faite. Elle avait déjà eu pas mal de retenues mais jamais on ne lui en avait donné autant pour avoir répondu à un professeur. Ce dernier avait jugé bon de laisser Rusard décider de sa punition et Alice redoutait le pire. Il ne la pendrait jamais par les pieds au plafond -et entre eux, Alice préférait que ce soit comme cela- mais il trouverait bien un truc bien dur et fatiguant à lui faire faire. Surement nettoyer la Salle des Trophées.

C'est ainsi que, le soir, le coeur lourd, la tête pleine de connaissances après une journée assez studieuse. Elle avait bossé pour passer sans trop de problème le devoir en classe qui allait peut être avoir lieu. En tout cas, l'Ecossaise avait mal au crâne et toutes les potions que l'on pouvait lui donner n'arrangeraient certainement rien du tout. Le ventre criant famine -parce que bien évident Rusard avait décidé de lui faire faire sa retenue pendant le repas-, elle se dirigea vers le bureau du concierge de Poudlard.


*Génial ! J'ai faim et je parie qu'il ne me lâchera pas avant des heures. Le pire serait qu'il reste avec moi pendant que je fais ma retenue. Raah, on va pas parler de malheur.*

La jeune fille regarda sa montre et décida de se dépêcher un peu. Finalement, elle se mit à courir puis ralentit l'allure. Pas la peine d'aggraver son cas. Elle arriva finalement devant le concierge qui lui offrit un sourire qu'Alice qualifia d'inquiétant.


-'Miss Mc Pherson,' fit Rusard d'une voix mielleuse. 'Comme son frère, toujours à faire des bêtises pas vrai ? Et aujourd'hui vous payez votre insolence et toutes vos frasques aussi nombreuses soit-elle. La jeunesse de maintenant n'a plus de respect pour l'autorité. Vous et vos camarades tout autant que vous soyez ne resterez pas longtemps dans cette école ! Je vous ferai renvoyer. '

Alice se retint de lui dire qu'il lui répétait le même baratin tous les ans -à chaque fois qu'il l'avait en retenue en fait ce qui s'était produit à de nombreuses reprises. Argus Rusard tendit sa main vers la jeune fille qui restait stoïque.

-'Votre baguette Mc Pherson. ce soir vous allez nettoyer la Salle des Trophées. Tenez.'


Il lui tendit un seau mais la jeune fille ne vit pas d'éponge. Elle eut un mauvais pressentiment. L'Ecossaise se rendit compte qu'il attendait justement une question là-dessus. Et ce fut de mauvaise grâce qu'elle lui demanda où était l'éponge. Lorsque Rusard sortit une brosse à dents de sa poche, la jeune fille fut persuadée qu'elle était maudite. Elle grinça des dents et se saisit de la brosse.

-'Allez-y Mc Pherson. Je passerai dans dix minutes. Vous connaissez le chemin ?' Ricana-t-il. 'Une de vos condisciples va vous y rejoindre. Une Gryffondor, comme par hasard.'

Alice se saisit du seau et partit, grimpant les escaliers le plus vite possible, maudissant Rusard et Miss Teigne.

*Espèce de vieux pervers édenté.*

Ce fut avec mauvaise humeur qu'elle pénétra dans la Salle des Trophées et qu'elle se mit au travail se demandant bien qui la rejoindrait.
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Evey Lowan

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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Jeu 21 Aoû - 16:33

Le plus drôle quand on a tête de petite fille sage ce sont les regards surpris des autres quand ils réalisent que vous n’êtes pas du genre à maudire en silence et se coucher avec les poules. Et ce sont ces regards là que la jeune gryffondor sentit toute la journée pointé sur elle. Pourtant ce n’était pas la première fois qu’elle se faisait prendre la main dans le sac comme on dit, mais là il faut dire, elle avait vraiment fait fort. Tout le monde ne peut pas se vanter de faire perdre une cinquantaine de point à sa maison en une seule soirée.

Tout avait commencé dans la soirée suite à un pari stupide avec un serdaigle de sixième année qui, il faut se l’avouer, avait beaucoup de charme. Bref, Evey c’était retrouvée en pleine nuit à fouiller le bureau de Rusard avec son camarade pour récupérer des objets leur appartenant anciennement. Tout se passait bien au début mais, dès l’instant où la lumière c’était allumée, les deux adolescents avaient tout de suite compris que le lendemain matin serait douloureux.

Le pire avait été de voir le regard déçut de la directrice de sa maison alors qu’elle retirait trente points de son propre sablier. Mais le pire serait bien sûr la punition à venir qui ne serait tardé et qui, à l’image de la fureur du concierge, ne serait pas une partie de plaisir. Mais tout cela n’est que la partie désagréable de l’histoire, car derrière il y a les regards amusés des autres élèves, ceux surpris qui n’en reviennent pas que la petite Evey qui semble si sage puisse être aussi…aussi…aussi aventureuse ! Certains même la félicitait d’avoir réussit à rendre Rusard aussi furieux. Il faut dire que dans les objets que les deux sorciers étaient allé récupérer se trouvait deux bombabouses qu’ils avaient prit plaisir d’exploser avant de se faire prendre. Alors imaginez la tête du pauvre concierge ! Avouez que c’est quand même drôle à voir !

La directrice de gryffondor avait bien sûr laissé le plaisir à la victime de choisir elle-même la punition. Sans aucun doute il aurait aimé pouvoir renvoyer immédiatement les deux élèves ou alors les pendre par les pieds pendant trois semaines mais cela n’était malheureusement pour lui, pas autorisé par le Directeur !

Quoi qu’il en soit, la jeune irlandaise avait passé toute la journée en cours à grappiller de-ci de-là quelques points pour sa maison histoire de se rattraper un peu. Résultat, Evey réussit à rehausser le tablier des lions de quinze points. Pas terrible, mais mieux que rien.
Elle ne pouvait cependant redouter la fin de la journée et la punition que lui infligerait le concierge…Et lorsque que l’heure fatidique fut arrivée, sa gorge se trouvait légèrement nouée par l’inquiétude de se qui l’attendait. Une désagréable impression lui titillait le corps. Elle avait le pressentiment que demain, chaque partie de son corps se souviendrait douloureusement de cette soirée. Sensation qui s’accentua quand elle aperçut de loin le sourire sadique de sa victime de la nuit passée. Miss Teigne vint accueillir la jeune sorcière avec la même attitude sadique ce qui donna une impression de malaise à cette dernière. C’est pas normal un chat comme ça !


-Alors Miss Lowan. On a bien rigolé la nuit dernière hein ? Comme si vous ne salissiez pas suffisamment les couloirs vous autres sale petits élèves, il faut que toi et ton petit copain veniez mettre le bordel dans mon bureau ! On va voir si nettoyer vous amuse autant ! Bien sûr si cela ne tenait qu’à moi je vous enfermerais plutôt dans un cachot les pieds en l’air au moins je serais sûr que vous ne recommenceriez pas. De mon temps on vous matez plus facilement !

Rusard avait cette désagréable voix mielleuse et arrogante à la fois qui laissait parfaitement entendre qu’il vous méprisez et qu’il ne rêvait que d’une chose, vous enfermer réellement dans une salle de torture. Mais tant que Dumbledore dirigerait cette école, cela ne risquait pas d’arriver.

L’horrible concierge tendit un seau plein à la jeune irlandaise tout en tendant l’autre main comme demandant quelque chose en échange.


-Votre baguette Miss Lowan. Vous n’en aurez pas besoin ce soir.


Une légère pointe d’inquiétude perça dans le regard gris d’Evey. Elle ne devinait que trop bien ce qui l’attendait. Le seau remplis était synonyme de récurage et pas de baguette signifiait une tâche interminable et son ventre commençait déjà à protester. Heureusement qu’elle avait gardé dans la poche de sa robe plusieurs chocogrenouilles et autre confiseries. Bien sûr, cela ne consistait pas un repas très nourrissant mais ça lui remplirait un peu le ventre ! La nuit se promettait d’être longue, très longue…
Alors qu’elle saisissait l’anse du seau qui pesait bien son poids et qu’elle donnait sa précieuse baguette magique au concierge et son regard perçant, la gryffondor remarqua qu’il manquait quelque chose. La question dut se lire dans ses yeux car Rusard repris la parole plus sadiquement encore.


-Non Miss Lowan, il ne manque pas d’éponge ! Ce soir vous récurer la salle des trophées à la brosse à dent !


-Quoi ?!


Une désagréable surprise se lisait dans les traits fins de la jeune sorcière. Dans sa voix perçait une légère pointe d’inquiétude.

-Oui, oui, vous avez bien entendue Miss, à la brosse à dent !


Il jubilait. Ca se voyait nettement sur son visage. Il jubilait de voir la panique dans le regard clair de la jeune fille. Mais Evey se reprit très vite. Après tout, elle l’avait méritée non ? Cependant elle ne put s’empêcher de grimacer en s’emparant de la petite brosse à dent qu’il lui tendait. Oh oui, la nuit allait être trèèèèèès longue…

-Je ne vous accompagne pas, vous connaissez le chemin ! Je dois régler le sort de votre camarade mais soyez sûr que je reviendrais voir le travail ! Et sachez bien que votre retenue ne se compte pas en heure. C’est moi qui jugerait si vous pouvez retourner à vos occupations de sale élève ou non. Si vous devez rester ici jusqu’à demain matin, et bien vous y resterez ! Et faite attention à ne pas trop discuter avec votre camarade de punition !


Evey regarda son bourreau partir une expression désespérée sur le visage. Toute la nuit ? Mais ce n’est pas humain ça ! Elle soupira un grand coup avant de rejoindre la maudite salle des trophées armée de son unique brosse à dent.
Qui pouvait être l’autre personne affublée d’une telle punition ? Ce ne pouvait être son cher serdaigle, d’après les dire de Rusard ce dernier avait sa punition de son côté et le connaissant cela était tout à fait prévisible, jamais il ne mettrait deux auteur d’un même crime ensemble !

Lorsqu’elle poussa la porte de la grande salle où reposait toutes les coupes remportées par l’école le désespoir envahi la jeune fille. Jamais elle ne pourrait en venir à bout. Evey aperçut alors une silhouette déjà occupée à brosser frénétiquement un coin de trophée. La jeune irlandaise reconnue immédiatement la silhouette et la longue chevelure de sa camarade.


-Alice ! Toi aussi tu es de corvée brosse à dent à ce que vois !
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Jeu 21 Aoû - 17:37

Depuis qu'elle était arrivée danscette fichue salle qu'elle commençait à maudire, Alice avait une envie irrépréssible de shooter dans une des armures juste pour se défouler. Cela lui ferait tellement bien. Mais sa dernière expérience lui avait laisser un souvenir mémorable. Elle se souvenait très bien de la mine étonnée de Jessi lorsqu'il l'avait retrouvée sous l'armure, luttant contre le fer et l'acier qui lui faisaient mal. Jamais elle n'avait eu aussi honte. Ah ! Si ! La fois où elle s'était étalée devant Frank Londubat. Il s'était moqué d'elle et elle l'avait frappé. La bagare avait été super. Mieux valait oublier la semaine de retenues qui avait suivi. Le jeune homme en tout cas n'avait pas hésité à la frapper à son tour et -bien qu'elle ne l'avouerait jamais-, elle adorait quand le Gryffondor répondait à ses provocations ou la provoquait lui même. Elle avait beau le détester, ils étaient l'un pour l'autre un exutoire pratique. Quand quelque chose n'allait pas, ils se trouvaient et s'insultaient à coups de mots doux et polis.

Alice fit une pause et rit à gorge déployée en se souvenant de la tête de Mrs Pomfresh quand elle les avait vus débarquer l'un et l'autre un hématome sur la joue pour la jeune fille et le nez en sang pour lui. Elle avait fait passer la douleur et leur avait laissé leurs bleus pour les humilier -selon les mots de Londubat. Les élèves qui n'avaient aucune de la brutalité de l'Ecossaise et du répondant de Londubat avaient été surpris (et c'était un faible mot) lorsqu'ils avaient avoué qui leur avait fait cela. Alice avait eu le droit à un nombre de railleries assez important mais elle s'en fichait.

Elle reprit sa brosse à dents et frotta avec force sur chaque inscription. Non mais quelle idée de rassembler autant de trophées. Autant donné une médaille à la personne et elle l'entretient elle même, cela serait bien plus pratique. Mais non, apparement les directeurs avaient décidé de se compliquer la vie et avaient mis toutes les récompenses reçues depuis l'ouverture de l'école dans une seule et même pièce qui était à peine plus petite que la Grande Salle. L'Ecossaise grogna lorsqu'elle dut retirer une saleté tenace sur la récompense d'un certain Tom Jedusor.


-'"Récompense pour Service Rendu à l'école" ! Et c'est tout ? Il n'aurait pas sauver l'école par hasard ?' Grogna-t-elle. ' Non mais je vous jure : ils récompensent les gens pour tout et n'importe quoi ! On ne sait même pas pourquoi il a reçu ce prix.'

Après réflexion, Alice jugea que c'était peut-être mieux ainsi au moins elle n'avait pas à récurer la plaque qui indiquerait le pourquoi de la récompense.

*Merci Merlin !*

La jeune fille regarda sa montre. 20 h 07. Sa ou son camarade la rejoindrait bientôt certainement. Alice espérait que ce soit une personne qu'elle apprécit. Apparemment c'était un ou une Gryffondor. Qu'avait dit Rusard déjà ? Avait-il précisé si c'était une fille ou un garçon ? Enfin bref, l'Ecossaise n'avait pas à se plaindre. Elle s'entendait bien en général avec le reste des Gryffondor -sauf Londubat. Mais avec sa chance, elle allait tomber sur un bel imbécile de Septième Année qui se prenait Merlin sans aucun complexe.

-'Alice ! Toi aussi tu es de corvée brosse à dent à ce que vois ! '

Plongée dans ses réflexions, Alice n'avait pas entendu la porte s'ouvrir et c'est pourquoi elle faillit renverser son seau lorsqu'Evey la sortit de ses pensées. La brunette fut soulagée de la voir bien qu'étonnée. La Gryffondor lui avait peut-être parlé de ses contournements de rêglement mais jamais elle n'aurait penser qu'elles se retrouveraient ensemble pour une retenue.

-'Evey !' S'écria joyeusement la Sixième Année.

Elle venait subitement de retrouver toutes sa gaieté. Elle eut un sourire en coin légèrement moqueur.

-'Alors c'est toi la deuxième fauteuse de troubles ?' Demanda-t-elle un rire au fond de la gorge. 'Qu'est-ce que tu as fait toi ?'

La jeune fille était assez avide de savoir.

-'Je suis ravie de constater que je ne suis pas la seule à récurer à la brosse à dents bien que je pense que nous ne sommes pas là pour la même raison. Je ne pense pas que notre cher professeur de Botanique aurait envoyer quelqu'un avec moi. '
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Evey Lowan

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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Jeu 21 Aoû - 19:42

Dire que la vue de son amie redonnait courage à Evey serait un euphémisme. Rien qu’à l’idée de passé la retenue en compagnie aussi agréable rendait le devoir de brosser des centaines de coupes, plaques et médailles en tout genre devenait de moins en moins contraignant !
D’ailleurs un large sourire avait prit la place de l’expression d’abattement dont les traits de la jeune sorcière s’étaient peint en arrivant dans la salle. Certes, elles étaient là pour brosser, frotter, faire briller, mais elles ne seraient pas obliger de faire ça en silence, seule avec la désagréable impression d’être totalement délaissées. Au moins elles pourraient se motiver mutuellement !

Les questions de son amie gryffondor lui arrachèrent un léger rire qui fit tressauter le seau toujours pendu à son bras éclaboussant de fines gouttelettes les dalles à ses pieds. Reprenant son sérieux Evey se dirigea vers une énorme coupe dorée dédié à un nom totalement inconnu pour une raison qui le lui était tout autant.
La jeune sorcière déposa l’énorme seau par terre avec un soupire et se massa légèrement la paume de sa main où l’anse avait dessinée une ligne rouge. Ca commençait déjà bien !

Reportant son attention sur Alice elle lui lança un regard malicieux avant de répondre à sa question.


-Il semblerait en effet que ce soit moi ! Quand à ce que j’ai fais… !

L’irlandaise laissa un petit silence pendant lequel elle ne put s’empêcher de rire à nouveau au souvenir de la tête de ce bon vieux Rusard fou de rage les arrêtant alors qu’ils s’échappaient du lieu de leurs méfaits. Alala ! Ca en avait value la peine !

-En effet, nous ne sommes pas là pour la même chose, à moins que l’on m’ait caché que le prof de botanique soit aussi concierge ! En fait, la nuit dernière, moi et un serdaigle, suite à un pari stupide, avons décidé d’aller faire un petit tour dans le bureau de ce cher Rusard ! Au début, on devait juste rentrer et foutre un peu de bordel mais on s’est dit, autant faire d’une pierre de coup, et nous nous sommes donc mit à chercher des objets qu’il nous avait confisqué auparavant ! Et parmi ceux-ci ce trouvaient deux bombabouses…

Evey laissa une petite pause pendant laquelle elle réalisa qu’elle se trouvait toujours la brosse à dent à la main dos au trophée et que ce dernier présentait toujours plusieurs tâches qui n’attendait qu’elle pour disparaître. Dans un léger soupire, la jeune sorcière s’attaqua à sa première coupe, début d’une longue collection.
Tout en frottant de toutes ses forces la gryffondor entreprit de reprendre son récit de ces péripéties.


-Tu imagines bien que nous n’avons pas pu résister à la tentation ! Seulement nous venions juste de les faire exploser et nous nous apprêtions à quitter les lieux avec empressement quand le dit Rusard nous prit la main dans le sac ! Essaye un peu d’imaginer un peu sa tête ! Rouge comme pas possible, les yeux qui semblent vouloir sortir de ses orbites, un horrible rictus qui dévoile ses dents jaunes ! Enfin tu vois quoi ! Vraiment, c’est un spectacle dont on ne se lasse pas !

Ne pouvant s’empêcher de se retourner pour observer sa camarade, Evey arrêta momentanément son frottage intensif pour jeter un regard pétillant à son amie.
C’est les yeux dans le vague qu’elle continua son histoire.


-Bien sûr, je me suis retrouvée devant notre chère directrice et ce petit pari me value une cinquantaine de points en moins, mais il faut avouer que je me suis bien marée… ! C’est pas tous les jours qu’on voit ce concierge dans un tel état ! Moment magique !

Un énorme rire secoua la cinquième année qui dut s’accrocher à la coupe qu’elle nettoyait pour ne pas tomber. S’essayant rapidement une larme au coin de l’œil –vraiment, quel souvenir-, Evey reprit le brossage de son trophée et c’est au son des poils de la brosse contre le métal de la coupe qu’elle questionna à son tour Alice.

-Et toi ? C’est quoi ton méfais ? J’ai cru comprendre un problème avec ton prof de botanique ?

Pendant qu’elle usait de ses muscles contre quelques tâches récalcitrantes, les pensées de la jeune irlandaise s’envolèrent vers son cher serdaigle. Qu’elle pouvait bien être sa punition à lui ? Nettoyer les salles de bain à brosse à dent ? Une sortie en pleine nuit sans lumière dans la forêt interdite à la recherche d’un animal fauteur de trouble ? Qu’est-ce que Rusard pouvait bien donner à faire à des élèves autres que brosser du métal avec une ridicule brosse à dent ? Un léger sourire flotta sur le visage de la jeune sorcière. Demain ils se raconteraient leurs malheurs et se rappelleraient les bons moments passés et la bonne tête du concierge… ! Ah jeunesse !
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Jeu 21 Aoû - 21:33

Alice décida qu'elle pouvait prendre une pose. La deuxième en une demi-heure. A ce train-là, elle n'irait pas vite, c'était certain. Mais, mine de rien, faire le même geste pendant dix minutes d'affilée donnait des crampes et la gryffondor était certaine que Rusard, en leur donnant cette punition, en avait pleinement conscience. Elle s'imaginait très bien le concierge en train de ricaner avant d'aller torturer d'autres élèves avec cette chatte de malheur. Raah ! La jeune fille jeta sa brosse à dents dans le seau plein d'eau mousseuse. Elle était prête à écorcher vif celui qui avait eu l'idée d'infliger de telles punitions à des élèves.

Cependant, l'Ecossaise était certaine qu'avec la présence d'Evey à ses cotés ce serait moins ennuyant et fatigant aussi -après tout, elle ne ferait pas la Salle toute seule. Mais dans tous les cas, elle serait éreintée, claquée, morte à la fin de la punition. La jeune fille s'assit contre le mur, genous repliés. Elle agita les bras pour les détendre et soupira de bien être en fermant les yeux.


-'Désolée Evey. je m'accorde cinq minutes de pose. Je reprends à près, t'en fais pas. J'ai juste une crampe. Alors raconte moi le pourquoi de ta présence à mes cotés ce soir.'

La rouquine semblait en forme et d'humeur guillerette. C'était ce qu'Alice préférait chez la jeune fille. Elle ne la voyait pas souvent triste ou en train de pleurer. Une qualité qu'appréciait la Gryffondor. Elle était toujours partante pour rire et parler. Même lorsqu'elle était triste, elle préférait les gens qui la faisaient à ceux qui essayaient de trouver les bons mots -sans succès en général- pour lui remonter le moral. C'était toujours plus agréable de rire. Et puis, ca faisait des abdos en acier. La jeune fille sourit à cette dernière pensée. Qu'elle pouvait être stupide par moments ! Cela la surprenait toujours.

Alice glissa un regard à Evey qui était en train de conter ses méfaits. La jeune fille se représentait bien la scène. Rusard arborait toujours une mine furieuse lorsqu'il découvrait des élèves. A plusieurs reprises, dans le récit de la jeune fille, Alice éclata de rire. Le bureau du vieux concierge devait être dans un état lamentable. Voila pourquoi il avait été d'humeur massacrante toute la journée. C'était trop drôle.
L'Ecossaise reprit sa brosse à dents, écoutant d'une oreille attentive ce que lui racontait sa condisciple. Elle ne l'interrompit pas.


-'Je n'ai vraiment aucun mal à imaginer sa tête. Cela devait être hilarant sur le moment.'

Alice éclata une nouvelle fois de rire en se tenant le ventre. Cependant, Evey coupa court à ce nouvel éclat en rappelant son entrevue avec leur directrice de Maison.

-'Aïe ! Elle devait avoir le chignon à l'envers quand t'as réprimander ! Mais bon, certains sacrifices valent bien les bétises que l'on commet ! J'imagine que le plaisir de salir le bureau de Rusard en valait la chandelle. Chapeau pour les cinquante points en tout cas ! ' Sourit Alice avec chaleur. 'Vous avez tout de même un sacré culot, toi et ce Serdaigle. D'ailleurs c'est qui ?'

Alors qu'elle récurait une énième récompense de ce ****** de Tom Jedusor (il commençait à lui taper sur le système lui), elle haussa un sourcil intéressé vers la jeune fille rousse qui récurait en face.

-'Moi, c'est beaucoup moins drôle et j'irais presque à dire que c'est injuste. Je suis en retenue toute la semaine pour avoir répondu à cette vieille croûte qu'est notre professeur de Botanique. Il m'a jugé impertinente et insolente -tu le connais ! Môssieur est extrêment susceptible. Bref, il a jugé bon de me confier à Rusard pour la semaine,' grimaça-t-elle. 'Je crois que ce prof m'a toujours soupçonné d'avoir mis ce pétard dans le pot de démonstration. Le pus lui avait explosé à la figure ! C'était dégoutant ! Mais je m'étais bien marré et je ne me suis pas fait pincé. Pas à ce moment là. Comme quoi ! Je n'ai pas pu évité cette punition.'

Alice soupira. Elle frottait désormais une coupe en or avec acharnement.

-'Et sinon, quoi de neuf ? Tu restes ici pour les fêtes de Noël ou tu rentres en Irlande ?'
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Ven 22 Aoû - 12:41

Quoi de plus déprimant que de ressentir après à peine dix minutes d’horribles élancements dans le bras ? Sans doute se dire qu’elle n’a fait que les trois quarts d’un seul trophée.
Son corps réclamait déjà une pause mais pourtant Evey ne l’écouta pas. Non, pas encore, si elle commençait à s’arrêter toutes les dix minutes la jeune sorcière n’en finirait pas ! Or, comme le lui avait si bien notifié Rusard, c’était le travail fournit qui lui permettrait de rejoindre son lit bien moelleux et non les heures passées à s’user les os sur les récompenses gagnées au cours des années par d’autre élèves compétant de Poudlard.
Les noms de ses héros hanteraient sans doute ses nuits pour longtemps ! Un point positif, au moins elle s’instruisait un peu sur l’histoire de cette chère école et de ses grands élèves. Inutile de préciser que la gryffondor ce serait volontiers passée de cette enseignement là.

Gardant donc courage et la brosse à dent la cinquième année continua de frotter d’un rythme régulier les parois métalliques d’eau savonneuse. D’ailleurs, à bien y regarder, l’eau ne se contentait pas de rester sagement sur les parois glissantes et allait s’amuser jouer avec sa robe noire de sorcier. En effet, il se trouve qu’Evey est une personne très habile de ses mains –ou pas- et au bout de dix minutes elle avait réussit à enduire ses habits d’eau. Vraiment très amusant… !

Un léger regard de biais accompagné d’un sourire avait suffis à répondre aux paroles d’Alice qui elle s’accordait une pause avant de reprendre se travail de titan. Il faut dire que la sixième année se trouvait dans cette maudite salle bien avant elle.

Cependant, à croire que même la pire besogne ne pouvait enlever la gaieté de la jeune irlandaise. Alors qu’elle racontait son aventure palpitante dans le bureau du bourreau, elle ne pouvait s’empêcher de rire tout en frottant énergiquement sur les tâches de saleté. Le rire de son amie l’encourageait aussi il faut l’avouer. Toute cette bonne humeur qui avait chassé le désagréable de la besogne rendait l’atmosphère de la punition plus chaleureuse ce qui redonnait des forces aux bras de plus en plus meurtris de la sorcière.

Evey ponctua les remarques de son amie sur son récit par quelques clins d’œil amusés. Une légère lueur de fierté brilla brièvement dans ses yeux clairs quand Alice salua ses exploits. Oui, ils avaient eu du culot. Mais ils s’étaient fichtrement bien marré !


-Je crois surtout que ce qui à le plus surpris notre bonne vieille directrice c’est de me voir moi commettre un tel acte de vandalisme comme elle l’a si bien dit ! Il est vrai que les profs ont plus en général une image de moi tranquille, assise derrière son bureau à faire ses devoirs en silence. Mais ils me connaissent bien mal ! Et hier ils en ont eu la preuve !

Un nouveau rire secoua ses épaules éclaboussant au passage quelques gouttes d’eau un peu partout avant de ses remettre à frotter.

-C’est un sixième année, il s’appelle Marc…..Prew si je me souviens bien ! Je sais pas si tu le connais…Un grand brun, yeux marron…Enfin c’est un peu vague comme description mais bon je te le présenterais un jour si tu veux !


Un vague sourire éclaira son visage au souvenir de son cher ami tout en continuant sa tache ardue.
Elle poussa soudain un gros soupire de soulagement. Sa première coupe dégoulinait d’eau propre et brillait comme pas possible. La jeune irlandaise se passa la main sur le front, recula de plusieurs pas pour admirer son travail avec un léger sourire de vainqueur.


-Et une de finie !


Evey jeta un coup d’œil à son amie en signe de fierté amusée avant de se diriger vers une autre plaque pour service rendu à l’école. Une pensée traversa soudain son esprit, et si elle avait un jour rendue service à l’école et qu’elle obtenait une plaque comme celle-là à son nom et qu’elle se retrouvait comme aujourd’hui à devoir l’astiquer à fond qu’est-ce que cela lui ferait ?! Et bien sans doute qu’elle ne ferait rien, elle n’aurait même pas demandé à en avoir une. Et puis de toute façon, jamais elle ne rendrait service à l’école, du moins pas suffisamment pour qu’on lui décerne une récompense. Cette idée lui arracha un nouveau sourire alors qu’elle écoutait à son tour les mésaventures de son amie.


-Une semaine ? Pour avoir répondue au prof de botanique ? Et bien je le connaissais susceptible, mais pas à ce point ! Je ferais attention la prochaine fois !

Décidément, cette punition ne lui musclerait pas que les bras. A force de rire ainsi, ses abdos en prendraient un coup aussi !

-Sympa le coup du pétard ! J’imagine très bien la scène aussi ! Vraiment ont est pas mieux l’un que l’autre !


Un nouveau rire lui contracta le ventre l’arrêtant une fois de plus dans son nettoyage. Si Rusard les voyaient là toutes les deux, sans doute regretterait-il de les avoir mises ensemble ! Surtout qu’elles n’avançaient pas beaucoup… !

La question d’Alice laissa la gryffondor songeuse. Enfaite, elle n’y avait pas encore vraiment réfléchie…Elle aurait bien aimé rentrer chez elle pour revoir toute sa nombreuse famille mais passé Noël au château était toujours quelque chose de magique et de différent. Et puis plusieurs de ses amies restaient alors…

-Je pense que je vais rester, Poudlard pour les fêtes de fin d’année c’est toujours quelque chose ! Et puis c’est tellement amusant de passer Noël entre amis…Dans le château vide… ! Ca change des couloirs bruyant bourrés d’élèves. Sans compter que c’est l’occasion de chercher de nouveaux endroits intéressant ! Même si j’aimerais bien revoir toute ma famille, je pense que je vais rester, et puis j’ai pas mal de boulot en retard…Et toi ?
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Ven 22 Aoû - 16:10

C'était désormais clair et net : Alice maudissait chaque personne qui avait eu le droit à une Coupe , une Médaille ou toute autre récompense qui trônaient dans cette pièce de malheur. Même Dumbledore. En fait... surtout Dumbledore ! Malgré son respect et son admiration pour le Directeir de l'Ecole, l'Ecossaise se demandait comment elle allait faire pour nettoyer les 11 coupes et les 13 médailles que le vieil homme avait réunis sans céder à la tentation de débarquer dans la Grande Salle pour l'assassiner sur place. Oh bien sur, ce n'était qu'une façon de parler ! De toute façon, même si elle le voulait, elle ne pourrait jamais le faire. Elle aimait peut-être se moquer gentiment (sauf Frank Londubat, qu'elle appréciait humilier et il lui rendait la pareille d'ailleurs) mais elle se savait totalement incapable de commettre un acte aussi abominable.

Depuis que les journaux parlaient des problèmes inquiétants qui secouaient peu à peu le monde magique, Alice angoissait pour sa famille. Que ce soit pour sa mère ou pour son petit frère... ou même pour son grand frère ! Elle se demandait comment on pouvait tuer, torturer, blesser, faire du mal juste pour le plaisir. Cela la dégoutait. La jeune fille sentit ses yeux piquer. Elle battit des paupières quelques instants, toujours tourner vers les récompenses de Dumbledore. Personne ne la verrait pleurer. Personne. Que la personne lui soit proche ou non. Que ce soit Evey ou quelqu'un d'autre.

De toute façon, il n'y avait à douter de la capacité du monde sorcier à résister aux problèmes qui commençaient à entamer l'esprit des citoyens. Avec Dumbledore, les Sorciers pouvaient être sûr que la menace -qu'elle soit sérieuse (Alice en doutait légèrement) ou non- serait vite éliminée. Du point de vue de la jeune fille, Dumbledore était le plus grand sorcier de tous les temps. N'était-ce pas lui qui avait mis fin à la tyrranie de Grindelwald, le Mage Noir qui désirait mettre fin -d'après ce qu'Alice avait compris- au "règne" moldu ? S'il ne l'avait pas vaincu, où en serait le monde aujourd'hui ? La jeune fille préférait ne pas y penser.

La brosse à dents, bien en main, Alice écoutait Evey. Frottant avec force et tenacité -presque avec hargne, la jeune fille s'amusait de voir la rouquine à l'air aussi candide que sage en apparence aussi indisciplinée que rusée en réalité. La Gryffondor adorait l'esprit facétieux de la demoiselle.
Elle souffla sur la mèche qui lui tombait devant les yeux avec un certain un agacement. Cependant, elle éclata de rire quand Evey lui raporta les paroles de leur vieille Directrice de Maison. Elles ne devaient avoir exactement le même sens du vandalisme, ni le même humour d'ailleurs. A ce demandé, si le corps professoral avait été un jour de jeunes élèves.


-'Comme quoi, il faut toujours se méfier de l'eau qui dort !' Cita plus avec humour que philosophie Alice avec un sourire malicieux, les yeux pétillant et brillant. 'Les profs ont toujours du mal à se mettre dans le crâne que nous sommes jeunes et que nous avons besoin de nous amuser. Alors quand l'un de nous à l'air aussi si sage qu'une image, vient à se "dévergonder"...'

Alice fit le geste de mettre des guillemets pour souligner ses dires.

-'... ils ont du mal à admette qu'il est aussi normal que les autres."

La Gryffondor eut un regard entendu vers la jeune fille. Seul Dumbledore semblait trouver leur bêtise drôle. La seule fois où elle s'était retrouvée dans le bureau du Directeur, pour s'être faite pincer par Rusard -encore ! Maudit soit-il, il s'était montré gentil. Et malgré sa gêne, la jeune fille avait apprécié l'humour qu'il avait eu. Bien sur, il lui avait retiré 50 points et lui avait infligé une retenue -qui n'avait pour but de trier de Veracrasses avec Hagrid -très passionnant. Mais Alice avait été soulagée. Elle aurait pu s'en tirer avec bien pire.

-'Marc Prew tu dis ? Mmh... ca me dit pas grand chose. Brun aux yeux marron ? Attends deux secondes.'


L'esprit de la brunette cherchait et recherchait l'image de Marc Prew pour la faire coïncider à son nom. Raah ! Ca l'agaçait de ne pas trouver. Ruminant, la Gryffondor finit par s'avouer vaincue.

-'Bon, je ne vois pas mais je le croiserai surement en cours puisqu'il est en Sixième Année. Tu sais ce qu'il fait comme option ?'

La question pouvait paraître stupide puisqu'elle était stupide justement. Alice se doutait que le jeune homme ne se baladait pas avec une pancarte au-dessus de la tête avec marqué ses options dessus. Mais tout ce qui pouvait aider la jeune fille à se souvenir de lui était essentiel. Frotant avec une énergie nouvelle sur la dixième médaille de Dumbledore, elle éclata de nouveau de rire.

-'Moi non plus je n'avais pas pensé qu'il pourrait m'infliger autant de souffrance,' fit-elle théâtralement. 'Est-ce humain de faire travailler un élève de cette manière ? Dans ces moments-là, on ressent ce que vivent les elfes de maison chaque jour et franchement, j'envie pas leur place même si eux, ca leur fait plaisir.'

De nouveau, Alice rit. Elle commençait à en avoir mal au ventre à force.

-'T'as raison ! Mais j'adore les faire tourner en bourrique. Et puis le pétard, je l'ai fais parce que Frank Londubat -tu vois qui c'est, le brun en Sixième Année dans notre maison ?- m'avait parié que je n'étais pas capable de faire ca. D'abord parce que je n'avais pas assez de culot et que je me ferai prendre à la moindre tentative. Mais j'ai réussit. De toute façon, je n'allais pas laisser passer l'occasion d'empocher 10 gallions. Londubat était tellement certain de récupérer sa monnaie qu'il m'en a voulut pendant un mois. Je peux te dire que chaque escalier sur lequel j'allais, il le transformait en toboggan et j'ai même eu les cheveux verts -bon 1 heure et c'était pendant les vacances mais quand même !'

A ces souvenirs pas si lointains que cela finalement, Alice arborait un sourire radieux. Cette sensation lui manquerait le jour où elle quitterait Poudlard pour de bon. Mais elle avait encore un an devant elle avant de se jeter dans l'inconnu absolu.

-'Oh moi ! Je pense rester ici. Disons qu'à la maison ce n'est pas la joie et que même si je n'ai pas vu ma mère -qui me couve beaucoup depuis quelques temps- elle ne me manque pas tant que cela. Ca peut paraitre horrible à dire,' soupira-t-elle. 'Mais c'est ainsi. De toute façon, à Noël, on est que cinq, donc l'ambiance est pas très joyeuse. '

Un nouveau soupir lui échappa.

-'Je voulais savoir si tu restais parce que mes trois amies très proches repartent chez elles. Bon d'accord, on est peut-être pas aussi soudée qu'avant mais j'ai pas spécialement envie de me retrouver seule ici pour les fêtes de fin d'année, pour ma première tentative. On m'a dit que c'était magnifique. Donc je compte en profiter.'

Alice rougit un peu, ayant conscience qu'elle s'était un peu étaler. La coupe qu'elle avait entre les mains lui échappa et finit dans le seau qui éclaboussa la jeune fille de la tête aux pieds.

-'Ah super ! Magnifique ! De mieux en mieux !'
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Dim 24 Aoû - 19:26

L’idée de vacances suscita chez la jeune fille une autre envie irrésistible envie de courir loin, très loin de cette maudite salle qui pourtant en temps normal ne présentait rien de haïssable. A bien y réfléchir, elle n’avait mit les pieds dedans que lors de punition ou de rendez-vous organisés en avance. Ce n’était pas vraiment un lieu qu’elle fréquentait pour son plaisir. Venir admirer les récompenses des autres ne lui avait jamais parut intéressant et d’ailleurs Evey n’avait pas le souvenir de quelques élèves parler de visite de cette salle aux trophées pour faire le tour des héros que Poudlard avait compté sur ses bancs. Peut-être que quelques joueurs de quidditch étaient déjà venus ici baver devant les photos et les récompenses obtenus par les précédent joueurs quoi que…Elle-même gardienne de l’équipe de sa maison, n’y avait jamais mit les pieds pour cette raison. Et sans doute n’y mettrait-elle plus les pieds autrement que lors de punition ou pour très très très bonne raisons !

Ses pensées s’envolèrent rapidement vers le quidditch. La saison allait bientôt commencée et l’entraînement devenait de plus en plus précis, méthodique. D’ailleurs elle avait prévue le lendemain matin d’aller faire un tour sur le terrain pour perfectionner ses arrêts mais à présent ses plans semblaient légèrement contrariés. En effet, si elle se couchait à des heures indues du matin les membres fourbus par tant de travail forcenés, elle risquait d’avoir du mal à se réveiller à l’aube pour aller faire des galipettes sur son balai ! Une immense détresse suivis cette prise de conscience. Il faudrait bien pourtant qu’elle aille titiller le souaffle les premiers matchs approchaient et elle était loin d’être prête ! Surtout que cela faisait une semaine qu’elle n’était pas montée sur son balai ce qui lui manquait énormément d’ailleurs !

Le souvenir de son audition si on peut dire, enfin des essayes pour trouver un gardien arracha à la gryffondor un léger sourire nostalgique. Comme elle avait put avoir peur ce jour là ! Pire que les examens de fin d’année ! Surtout que le Quidditch elle adore ça, de même que voler, et qu’elle voulait montrer à son frère qui lui n’avait pas réussit à rentrer dans l’équipe lors de sa scolarité, qu’elle était capable de se débrouiller seule et qu’elle n’était pas aussi nulle qui se plaisait à lui dire même si, la jeune irlandaise le savais, c’était plus de la taquinerie que de la véritable méchanceté ! Mais son frère était toujours à se valoriser à ses yeux qu’arriver là où lui avait échoué donnait du baume au cœur ! Surtout que son cher grand frère autre que dans se sport, ne se trouvait guère dans les bas de listes !

Les difficultés qu’elle avait eut à emporter le poste de gardienne revinrent aussi à la mémoire d’Evey. Elle avait été loin d’être parfaite et sans doute il s’en était fallut de peu pour qu’elle passe à côté. Comme quoi, pour une fois elle en avait eu de la chance. Pas comme hier soir en tout cas !

Trop occupée à faire briller sa plaque et plongée dans ses souvenirs, la jeune sorcière n’avait bien sûr pas du tout remarqué le rapide changement dans l’humeur d’Alice et fut prise d’un nouveau fou rire après la citation de sa jeune amie ainsi que de l’allusion aux dévergondées qu’elles pouvaient être aux yeux des profs.


-A croire qu’ils n’ont jamais été jeunes et qu’ils n’ont jamais fait ça euh ! Pourtant certaines de ces récompenses obtenues pour services rendues n’ont pas forcément du être gagnée au cours d’incident bien dans les règles !

En effet, Evey pensait bien que nombreux avaient du sortir la nuit et se trouver nez à nez avec un problème qu’ils avaient réussit à résoudre et de là, gagnés une récompense pour avoir sauvé le monde des sorciers ! Chose qui devait se produire rarement pendant les heures de cours ! A moins que ce ne soit le prof qui soit un danger potentiel, mais dans ce cas là, attaquer un professeur n’est pas non plus permis dans le règlement. Quel dilemme !

Le ventre douloureux à force de rire, Evey se dirigea vers une nouvelle coupe au nom de leur actuel directeur, renversant au passage des gouttes d’eau sur son chemin comme le petit poucet, et s’imagine le grand sorcier étudiant se baladant la nuit dans les couloirs et se faisant prendre par le concierge de l’époque ! Quelle punition aurait-il bien pu avoir ? Après tout l’époque où Dumbledore avait dut être élève semblait remonter à des siècles et qui sait si, à ce moment, les tortures dont Rusard les menaçait n’étaient-elle pas en vigueur ? Voir le directeur de Poudlard pendu par les pieds dans un cachot sombre augmenta l’hilarité de la jeune sorcière qui ne parvenait plus à se calmer et de se fait, ne parvenait pas à donne un seul coup de brosser à sa coupe.

Reprenant peu à peu son souffle, mais avec difficulté, Evey se reprit de son fou rire un mal aux côtes incroyable. Manquerait plus qu’elle ait des courbatures demain !
S’accrochant à sa coupe la jeune sorcière essaya de répondre le plus clairement possible à son amie.


-Euh…Je sais qu’il fait toujours potions, défense contre les forces du mal, sortilèges et métamorphoses. Après je sais pas si ça peut t’aider à voir qui c’est ! ^^’


C’est vrai que quand y pensait comme ça, Marc était plutôt du genre ordinaire qui se démarque pas forcément du reste des élèves, pas comme James ou Sirius par exemple mais plus du genre comme elle. Une fille normale en apparence du moins car intérieurement, le jeune garçon était une vraie perle. Un ami au grand cœur qui n’hésite pas à vous tendre la main pour vous aider et ne dis pas non quand on lui demande de l’aide pour les cours, et oui, c’est un serdaigle et fidèle à leur réputation, c’est quelqu’un de bosseur et qui s’en tire bien ! Mais surtout c’est un grand malade dans sa tête, comme elle. Sage à l’extérieur, dévergondé à l’intérieur comme le dirait les profs ! C’est fou ce que tous les deux ils avaient pu faire comme bêtises !

-Oh mon dieu ayez pitié de nous pauvres âmes maltraitées ! Continua Evey sur le même ton théâtral avant de reprendre normalement. Je me demande vraiment en quoi cela peut bien leur faire plaisir ! Je deviendrais folle à leur place !

Et pourtant comme Alice venait de le dire, ils aimaient ça tout faire pour vous servir. Leur pire crainte étant de recevoir un vêtement de leur maître signe de liberté. Si vous allez aux cuisines, ils se mettront en quatre pour vous donner ce dont vous avez besoin, tout ce que vous leur demandez, il essaye de vous me donner. Vous souhaiter trois barils de whisky pur feu ? Pas de problème ! Ils se feront un plaisir de vous le servir sans vous poser aucune question quand à l’usage que vous allez en faire et encore moins si vous êtes en droit de le boire. Vous leur demanderez trois des meilleurs gâteau, une vingtaine de sandwich, de la dinde au marron, ils vous l’apporteront sur un plateau et tout ça avec le sourire et des « Bien Messire ».

Un nouvel éclat de rire fit repartir le fou rire de la jeune irlandaise. Si Rusard entrait à cet instant il ne manquerait sans doute pas de lui donner une semaine de plus de retenue ! Mais à cet instant, cela lui semblait bien loin et Evey n’y pensait pas le moins du monde trop occupée à essayer de ne pas renverser son seau avec un faux mouvement tout en s’accrochant de toute ses forces à la coupe obtenue durement peut-être, par Ablus Dumbledore.


-Oui, je vous qui sait ! On c’est déjà parlé plusieurs fois, il est plutôt sympa mais je le pensais pas mauvais perdant !


Imaginer sa jeune amie avec une chevelure verte ne fit qu’augmenter la contraction de ses muscles abdominaux.
Reprenant une fois de plus son souffle après pratiquement une minute d’apnée. Peu à peu sa respiration reprit un rythme acceptablement régulier et la jeune femme recommença à frotter énergiquement la coupe d’or tout en écoutant Alice parler.


-Ah. Ben je suis désolé pour toi. Ca doit pas être super cool en effet.

Evey laissa un léger silence de réflexion avant que son visage ne s’éclair d’un immense sourire chaleureux.


-Ben ça tombe bien, mes amies de dortoirs partent aussi pour les fêtes ! Et comme à par elles, les amis ne courent pas les couloirs, je vais surement me retrouver toute seule aussi ! On aura qu’a passer ces vacances ensemble si tu veux bien ! ^^’ Comme ça on pourra faire pleins de bêtises ! Les couloirs pendant les vacances c’est simplement génial po…

Evey n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’Alice renversait son seau entièrement rependant toute l’eau qu’il contenait sur le sol ainsi que sur ces habits. Nouvel éclat de rire de la part de la cinquième année.

-Attend je vais t’aider !

Se rappelant soudain qu’elle n’avait plus sa baguette magique cette dernière se trouvant prisonnière des mains de ce cher concierge. Ce détails arracha une grimace à la jeune sorcière et regarda son amie avec une lueur désolée dans le regard.

-Ah zut ! J’avais oublié que Rusard nous avait retirée nos baguettes magiques des fois qu’on soit tentées de laisser tomber sa brosse à dent ridicule… !


Evey fit le tour de la pièce du regard, totalement inutile mais désespéré avant de reporter son attention sur sa jeune amie. Au même instant, son ventre décida qu’il était quand même tard et qu’il n’avait rien eut à manger depuis un bon nombre d’heures et le fit largement entendre. Sortant alors son paquet de chocogrenouilles de sa poche l’irlandaise se dirigea vers Alice abandonnant son propre seau au pied de la coupe.

-Bon c’est pas le tout mais moi j’ai pas mangé ce soir ! Tu en veux un peu pour compenser ?
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Dim 24 Aoû - 23:10

En brossant avec un peu moins de conviction qu'auparavant, Alice songea avec une ceertaine déception qu'elle n'aurait certainement jamais la chance de laisser une Coupe, une Médaille ou une quelconque récompense dans cette Salle. Bien qu'elle n'aimait pas être au centre de l'attention, la jeune fille aurait aimer prouver sa valeur et avoir le mérite d'être récompenser. Son arrogance et son coté Ecossais prirent le dessus quelques instants où la Gryffondor se dit que l'école ne savait pas ce qu'elle perdait. Finalement, elle reprit contenance et se sermona intérieurement pour songer à quelque chose d'aussi stupide.

Dans un sens, Alice se dit qu'elle n'avait aucun attrait pour être récompenser de la sorte. Après tout, elle n'était ni préfète, ni une élève assidue en cours malgré ses bons résultats, ni une jeune fille disciplinée, ni une joueuse de Quidditch extraordirnaire à cause de sa phobie du vide de plus en plus embarassante. (Elle prenait de plus en plus conscience que si elle désirait un jour rentrer chez les Aurors, il lui faudrait vaincre sa peur ou simplement s'orienter vers une autre voix -et cette pensée n'avait rien de très réjouissant pour la jeune fille).

Enfin bref, à part répondre à ces différents critères, la seule autre manière de s'imposer et de laisser sa marque dans cette pièce était de "sauver l'école". Et franchement, la Gryffondor n'était pas très enthousiaste d'un jour accomplir quelque chose d'aussi héroïque. Elle ne se sentait pas de taille à faire ce genre de chose ni d'en avoir les capacités. Ok, elle était bonne élève, savait combattre en duel (enfin de manière assez primaire) mais de là à sauver une école. Il y avait une grande différence. Ce fut avec une résignation qui la surprit elle-même que l'Ecossaise reprit sa tache qu'était de nettoyer cette pièce où elle n'aurait jamais sa place.

Elle se doutait que beaucoup d'élèves souhaitaient laisser une trace de leur passage dans cette illustre école. Elle avait bien conscience de ne pas être la seule dans ce cas-là. Mais finalement, Alice se disait qu'il y avait d'autre manière que celle-ci de se faire connaître. Elle ne recherchait pas la gloire (elle doutait fortement que quelqu'un puisse devenir célèbre grâce à sa maladresse -qui était pourtant devenue légendaire chez les Gryffondor) loin de là, mais si elle faisait un passage chez les Aurors, elle voulait qu'on la reconnaisse comme une jeune femme capable d'assurer sa fonction et d'assumer ses devoirs.

Alice soupira. De toute façon, quelle était l'importance de s'en soucier maintenant ? Quand elle se fut saisit d'une coupe clamant l'habilité d'un gardien, Alice songea avec nostalgie que son frère ainé non plus n'avait pas laissé de marque dans cette pièce malgré son poste de gardien. Et avec une certaine satisfaction qui l'écoeura aussitôt, la Gryffondor était contente de ne pas passer pour une fille qui ne savait pas s'imposer. C'était stupide mais elle avait du mal à passer derrière son frère qui était excellent alors qu'elle présentait des difficultés dans diverses matières comme la Botanique par exemple -le hasard fait bien les choses.


-'Les récompenses ne le sont jamais,' fit remarquer Alice non sans malice. 'En général, on se retrouve récompenser pour avoir aider sans y avoir été vraiment convié. Je doute que Dumbledore est respecté beaucoup de rêgles durant sa scolarité ici. Pas vraiment son style on dirait vu sa manière de traiter les évènements récents.'

Il y eut un bref silence et Alice se rendit compte qu'elle avait amené sur le tapis un sujet loin d'être très agréable et elle le regretta.

-'En tout cas, si tout était fait dans les règles, il n'y aurait plus de place pour stocker toutes les coupes récoltées. Et je crois que c'est bien mieux ainsi. Même si je ne te cache pas que j'aurais aimer y avoir mon nom,' avoua-t-elle avec dépit.

Alice songea à ses professeurs. Et soudain, elle éclata de rire. Un rire proche de l'hystérie tellement il était nerveux. Bientôt, elle sentit les larmes lui monter aux yeux.


-'Excuse-moi,' hoqueta-t-elle.' Je... j'essayais d'imaginer nos chers enseignants jeunes et commettant. Et la vision de Dumbledore et de McGo est assez...'

... hilarante. Pour la jeune fille qui n'arrivait plus à contrôler son rire. Finalement, au bout de quelques minutes, essouflée et le visage rouge d'avoir tant ri, Alice se remit au boulot.

-'Hum... tu sais quel enseignement il a suivit ?'

Songeuse, la jeune fille se demandait si elle avait déjà rencontré le garçon. Elle passa en revue dans son esprit tous les visages qu'elle connaissait.

-'AHAHAH', hurla-t-elle surexcitée. 'J'ai trouvé ! Je m'en souviens très bien. De ce qu'on m'en a dit, bien qu'il soit discret, c'est un type super et qu'on gagne beaucoup à le connaître. Ainsi tu es proche de lui, hein ?' Fit-elle avec un sourire ironique. 'Excuse-moi, je n'aime pas beaucoup quand on fait ce genre de sous-entendus.'

Oui, Alice en avait horreur. Habituée à vivre avec deux garçons, la jeune fille adorait la compagnie masculine et des rumeurs avaient parfois prétendues que si la jeune fille se liait d'amitié avec de bons joueurs de Quidditch ce n'était pour rien. Au début, elle avait été folle de rage, mais les avait ignorer par la suite. Désormais, elles l'irritaient royalement. Et Alice commençait à en avoir assez d'avoir sans cesse à démentir de tels propos. De toute façon, un jour où l'autre, tout élève patissait de ce genre de problème, à des degrés différents. Durant une période, Alice avait été qualifiée d'intriguante ce qui, réflexion faite, était assez comique étant donné que cela ne collait que fort peu à la personnalité de la jeune fille.

-'Oh moi aussi, je ne supporterai pas. On dirait un peu du masochisme. Enfin pas vraiment puisque certains elfes redoutent les punitions qu'on leur inflige. D'autres s'en infligent eux-mêmes. Mais pas ceux de Poudlard en tout cas.'

Alice soupira le Statut des elfes de l'emballait pas mais elle ne prendrait certainement pas leur défense. C'était purement égoïste mais la communauté sorcière était étriquée d'esprit et Alice savait que l'on passait vite pour dingue quand on se permettait de défendre un opinion nouveau. Déjà que beaucoup détestaient les moldus, alors les elfes. La jeune fille chassa ses idées noires pour rire avec sa camarade des mésaventures que lui faisait subir Frank Londubat.

-'Je dois t'avouer que je l'ai assez mal pris sur le moment. J'ai manqué d'humour. Mais bon, la vengeance est un plat qui se mange froid, comme dise les moldus. Londubat l'a compris et moi aussi. A nos dépends d'ailleurs.'

Les yeux brillant, Alice se demanda si la vie au château serait aussi drôle sans Londubat à ses cotés. Ce garçon l'exaspérait et pourtant, la jeune fille appréciait leur gaminerie. C'était toujours bien de trouver à qui parler et Frank était justement cette personne.
Intérieurement, Alice remercia Evey. Elle serait très heureuse de passer ses vacances avec elle. Elle oublierait un peu David et leur dispute et pourrait faire passer un message à la famille par Keith. Avant qu'elle n'ait pu pronnoncer son enthousiasme aux propositions de la jeune fille, Alice renversa son seau. Elle grogna et fit mine de réprimander Evey qui était morte de rire.


-'Cela vous fait rire, jeune fille ?' Fit-elle dans une parfait imitation de leur professeur de botanique. 'Eh bien nettoy.. AIE !'

Avec sa chance et son habilité coutumière, Alice avait glissé sur l'eau savonneuse et s'était retrouvée les quatre fers en l'air jurant et crachottant. Mais elle oublia vite ses problèmes (comme ne pas savoir comment remettre l'eau mousseuse dans son seau par exemple), quand Evey sortit des Chocogrenouilles de sa poche. Son estomac lui rappella douloureusement qu'elle n'avait pas manger.


-'Oh merci Evey ! J't'adore ! J'ai même pas eu le temps de grignoter ce soir ! Quel sadique !'
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Sam 30 Aoû - 19:21

Combien de temps cela faisait-il que les deux jeunes gryffondors s’usaient à récurer à la brosse à dent les trophées remportés pare d’autre ? Un bon moment surement, mais bien insignifiant comparé au reste qu’il leur restait à passer dans cette maudite salle.
Sans doute à cet instant la grande salle devait déborder de rire et de chapeaux pointus, les tables devaient être garnies de mets délicieux préparés avec amours par les elfes de maisons qui devaient eux s’activer avec acharnement pour satisfaire les besoins nutritionnels de tous ces élèves affamés. Toute cette excitation, cette agitation qui accompagnait les repas semblaient, ici, bien loin. Seul son ventre laissait entendre à la jeune sorcière des signes de nourriture. Ou plus précisément, d’absence de nourriture.
Il est vrai que cette punition n’avait rien de plaisant, heureusement qu’Alice partageait se calvaire ! L’irlandaise se surpris à souhaiter que son amie reste avec elle tout au long de cette semaine dans cette même salle à user de leurs brosses à dent contre le métal. Rien que d’imaginer se retrouver seule à nettoyer ces foutus trophées avait de quoi rendre fou Evey.

A croire que cette pièce n’avait été réellement créée que dans l’optique d’infliger aux élèves récalcitrants une sanction de laquelle ils se souviendront pendant de longues, longues années !
Bien qu’elle ait déjà passé une nuit ici à faire briller l’or et l’argent, c’était sa première fois à la brosse à dent. Et cette première expérience n’avait absolument rien de géniale, et encore moins d’excitant. Il faut l’avouer, sur ce coup là, Rusard méritait sa réputation de concierge sans cœur haïssant les élèves et haïssables par ces derniers. Un léger sourire sardonique étira pendant une courte seconde les lèvres d’Evey. Au moins, il avait eu que ce qu’il méritait. Et d’avoir retrouvé une amie ici dans ce lieu, que son bourreau aimait à transformer en salle de torture, représentait une sorte de résistance, de vengeance derrière le dos de Rusard. Après tout, lui qui pensait faire passer le goût des farces à la jeune gryffondor n’avait réussit qu’à réunir deux amies qui planifiaient déjà des vacances ensembles…Comme une résistance à la barbe même du tortionnaire.

Un long soupire souleva la poitrine de la jeune gardienne alors que ses articulations au niveau de ses doigts devenaient de plus en plus douloureux à tel point qu’elle ne les sentait plus et ne parvenaient à les tendre complètement. Il faut dire que la jeune femme tenait sa brosse à dent avec hargne et ses doigts repliés serraient fermement le manche dur de plastique d’où les crampes. Au moins tout cela lui servait à se muscler les mains. Plutôt bon à prendre quand cette partie de son anatomie présente un si grand intérêt dans sa vie, comme c’est justement le cas dans celle d’Evey. En bon gardien, avoir de bonnes mains, c’est vital !

L’allusion aux évènements récents faite par Alice fit oublier à la cinquième année ses jointures douloureuses pour se plonger un court instant dans ses pensées. Oui…les récents évènements. Evey s’avait très bien à quoi son amie voulait parler. Qui donc n’avait pas eu vent de troubles qui commençaient à parcourir le monde magique comme un frisson, présage de mauvais augure. Une alerte des phéromones chimiques du corps avant même que les sens ne soit avertie du danger.
Malgré que l’irlandaise et sa famille ne soit pas immédiatement concernée, en effet, Evey décent d’une lignée de sorcier et de sorcières au sang pur depuis des générations et des générations, la jeune femme, dès le début des premiers signes de quelque chose n’anormal dans la stabilité fragile du monde magique, avait suivis attentivement la progression des évènements. Après tout, certes, son sang ne présentait pas de gènes moldus, mais cela ne signifiait pas que ceux dont c’était le cas, devait être mis de côté, laissé à leur propre sort. Au contraire, à bas le racisme ! Car oui, on peu aisément parler de racisme ici ! Tout ça pour une histoire de gène ! Es-ce que cela les rends moins sympathique ? Non. Moins sorcier ? Non, pas du tout ! Au contraire ! Nombreux était ceux qui, même d’origine moldue, dépassaient largement des sorciers de sang pur.

Le rire de la sixième année tira Evey de ses réflexions. Jusque là elle ne l’avait écoutée que d’une oreille distraire l’esprit préoccupé par le souvenir que quelque chose ne tournait pas si rond comme la Gazette du sorcier aimait à le dire. Il est vrai qu’en soit, rien de spectaculaire n’était notoire, nombreux devaient être ceux dont ce faible frisson n’avaient pas atteint. Et peut-être même que la jeune gryffondor se faisait des idées, sans doute que tout serait fini avant même d’avoir vraiment commencé…

Evey l’accompagna avec un léger rire qui chassa rapidement l’ombre dont ses yeux s’étaient légèrement voilés comme à chaque fois qu’elle pensait à des choses trop sérieuses.


-Oui en effet ! Je dois même avouer que j’ai du mal à imaginer notre cher directeur jeune…L’imaginer sans sa très longue barbe, sans cheveux blancs est assez difficile. C’est comme si il avait toujours été ainsi, vieux. Sauf mentalement, d’ailleurs parfois il semble être resté un enfant. Je ne sais pas si tu as déjà eu l’occasion de te retrouver avec lui plus intimement que lors des banquets, mais moi oui, une fois et ce jour là, le pétillement dans ses yeux bleus ressemblait fort à celui d’un enfant plus qu’à celui d’un adulte. Jamais je n’ai vu pareil éclat dans ceux de McGo !

Son sourire rêveur effleurait son visage lui donnant cet air candide qui faisait qu’on avait beaucoup de mal à croire que la jeune irlandaise pouvait être capable de pareilles mascarades. Il est vrai que Dumbledore ne ressemblait à aucune autre personne qu’elle n’avait jamais croisée. Avec lui on se sentait immédiatement en sécurité, serein. Et même si un instant auparavant la crainte d’être renvoyait affolait votre cœur, son aura rependait un baume apaisant sur vous et il rendait la pire des punitions acceptable et normale. Toute injustice s’en allait comme la flamme d’une bougie sur laquelle on souffle. Un tel directeur, aussi compréhensif, ne devrait jamais devoir quitter sa fonction. Jamais.

-Euh…Je crois bien qu’il souhaiterait énormément devenir auror ou faire partie du…


Une nouvelle fois, Evey fut compée en pleins milieu de sa phrase par un cris surexcité de son amie. Sur le coup, la jeune femme n’avait put empêcher son cœur d’avoir un léger raté de surprise. Ainsi Alice connaissait un peu Marc… ! Son sourire s’étira un peu plus aux compliments de l’écossaise sur le jeune homme avant de disparaître et de laisser place à une moue gênée alors que ses joues pâles se teintaient d’une légère couleur rosâtre.

-Euh…Proche…Si on veut ! Si on peut considérer que faire un pari stupide et se retrouver à faire tourner en bourrique Rusard est être proche alors oui…On est proche !

Sans oublier le fait que les beaux yeux du jeune homme pétillent souvent de malice donnant à ce di jeune homme un carme fou qui ne manque pas de faire rougir légèrement les pommettes de la jeune rousse.

-Ne t’inquiète pas, j’ai l’habitude, et puis ça me dérange pas venant de toi ! Après tout, ce n’est rien de bien méchant, même si c’est vite énervant je suis d’accord !

Un léger rire détendit la jeune fille ayan pour effet pratiquement immédiat de rendre aux joues blanches de la rousse sa couleur originel. Quelle plaie d’avoir une peau si blanche ! Non mais franchement ! Surtout quand, comme Evey, on a tendance à prendre des couleurs assez facilement !

Aux remarques d’Alice sur le comportement des elfes de maisons elle se contenta d’un hochement de tête et d’une courte phrase d’affirmation. Après tout, elles ne pouvaient pas vraiment les comprendre, elles n’étaient pas des elfes de maisons, leur histoire ne correspondait pas vraiment à la leur, les mœurs n’étaient pas les même non plus. Cela faisait des années qu’ils servaient d’esclaves aux sorciers, alors forcément cela laissait des séquelles sur eux, et ce n’était surement pas en une nuit que leur mentalité changerait ! Même pas sûr qu’un jour elle change. Comme son amie l’avait si bien dit, ils aimaient ça alors…Et puis la liberté leur fait peur. Se retrouver au chômage représente pour eux la pire des situations !

Londubat, ce nom ressortait souvent mine de rien de la bouche de la gryffondor de sixième année qui accompagnait Evey dans sa tâche ardue. L’idée qu’Alice, malgré ce qu’elle puisse dire, apprécie la compagnie du jeune homme effleura rapidement les pensées de la jeune sorcière qui ne put retenir un petit sourire avant de ce rappelé que cela ne la concernait pas vraiment.


-Et bien ! Je vois que Frank et toi êtes aussi sérieux que Marc et moi ! Tu m’étonnes que les professeurs finissent par nous laisser aux mains de Rusard dans l’espoir qu’on cesse un peu nos actions nuisible aux règlements !

Un éclat de malice brilla un instant dans le regard bleu-gris de la gardienne de quidditch avant d’exploser de rire non seulement pour la chute supplémentaire de son amie mais aussi pour sa réplique juste avant et le ton employé. Oui, tout cela la faisait rire, et pas qu’un peu. Tellement que ses côtes lui devenaient douloureuse et qu’elle ne parvenait pas à se maintenir debout sans l’appuie d’une coupe aux proportions énormes.


Son ventre manifesta une fois de plus son mécontentement alors qu’Evey présentait ses friandises au la gryffondor trempée des pieds à la tête. La cinquième année sortie un deuxième paquet de confiseries magiques.


-Pareil ! J’avais pas du tout prévu dans mes plans de passer toute ma nuit ici ! Bon, des bonbons, c’est pas grand-chose mais c’est mieux que rien ! Non mais vraiment, il aurait au moins pu nous donner une miche de pain ! Moi je vais être en hypoglycémie ! Enfin, je vais surtout me jeter sur tout ce que je vais trouver sur mon passage dès ma sortie de cette maudite sale !
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Lun 1 Sep - 10:06

Quand Alice se fit tomber le elle-ne-savait-plus-combien-tième Trophée -cette fois-ci s'était une médaille - sur le pied, elle se dit qu'elle manquait vraiment de vaine. Elle se retint de hurler de douleur, se contentant de grogner. Depuis qu'elle était née, elle faisait preuve d'une maladresse assez spectaculaire pour une sorcière. Son frère s'était même demandé si elle n'était pas cracmole -mais étant donné que son père était un moldu, elle l'aurait pas été. Cette réflexion -qu'Alice jugeait totalement stupide et quelque peu offensante- fut l'objet de disputes à répétition chaque fois que l'Ecossaise faisait tomber quelque chose, cassait quelque chose ou alors tombait elle-même. Tandis que son grand-frère soupirait, son petit frère ricanait.

La Gryffondor n'avait rien contre les Cracmols -sauf peut-être contre ce vieux Rusard qui lui portait de plus en plus sur le système- ni contre les Moldus. Elle se fichait pas mal du sang. Comment pouvait-on juger quelqu'un par ses origines ? C'était carrément raciste et arbitraire. Elle avait entendu dire que les Moldus, eux, jugeaient par rapport à la couleur de peau. Les sorciers, eux, jugeaient la "pseudo-qualité" du sang. Alice s'était tout d'abord demandé comment les "Sang-Purs" comme ils se plaisaent à s'appeler faisaient pour reconnaître un "Sang-Mêlé" et un "Sang-De-Bourbe" (Alice n'avait pas compris toute l'ampleur de l'insulte la première fois qu'elle avait été lancé devant elle) au milieu de "Sang-Purs".

Et finalement, elle avait compris. Certains Sang-Pur, ceux qui étaient encore attachés à cette satané pureté de sang. Ils étaient tout d'abord incapable de s'habiller à la mode moldue pour passer inaperçus. Cela s'était vu rien qu'à la Coupe du Monde de Quidditch -qui avait lieu tous les dix ans. Certains s'étaient vêtus de costume, de costume, pour un jeu. Il y avait tout de-même une certaine limite. D'autres, beaucoup moins habiles à discerner l'élégance moldue au ridicule s'étaient habillés de robes féminines, de jupe ou encore de maillot de bains par dessus le pantalon, provoquant les éclats de rire de tous sorciers connaissant les traditions moldues. On reprochait peut-être aux enfants de moldus de ne pas avoir d'ancêtres sorciers, mais ces derniers étaient totalement incapables de s'ouvrir à un monde qui les entourait, qui vivait à peine à côté. C'était navrant : Bien sur, si on continuait ainsi, on pouvait trouver pleins de différences et démontrer que la pureté du sang était une valeur complètement stupide. Mais même avec la meilleure démonstration, les Sang-Purs resteraient sur leur position, aussi étroits d'esprit qu'aveugles. S'e nétait navrant.

Heureusement, tous les Sang-Purs n'étaient pas ainsi. Alice en avait la preuve face à elle avec Evey. La jeune fille était d'une tolérance sans limite. Et Alice adorait cela. Cela devenait tellement rare. L'Ecossaise commençait à faire un rapprochement à une période de l'histoire Européenne dont lui avait parlé son père. La Seconde Guerre Mondiale. On l'avait envoyé à l'école primaire mais peu d'instituteurs faisaient étudier cette période à leurs élèves car c'était encore trop présent et trop récent. Si elle se souvenait bien, Grindelwald s'était élévé durant la même période. Hitler et Grindelwald. Deux mages Noirs au pouvoir en même temps, luttant pour préserver leur propre pureté de sang.

Alice soupira et voulut se frapper le front contre l'étagère. Comment pouvait-on soutenir de telles idées ? Comment pouvait-on être d'accord avec ca ? Alice ne savait quelle direction prenait le monde sorcier et cela l'inquiétait grandement. Elle savait qu'elle réfléchissait trop à cela, plus que certains élèves en tout cas.
Elle secoua la tête pour chasser ses idées. Son ventre grogna bruyament. Soupirant de dépit, Alice frottait avec ce qui ressemblait à l'énergie du désespoir, essayant d'oublier sa faim en frottant une médaille avec sa brosse à dents qui commençait à perdre des poils.


*De mieux en mieux !!*

Cependant, après que l'Ecossaise ait fait allusion à ces évènements face à l'Irlandaise, Evey ne s'y attarda pas. Au grand soulagement de son interlocutrice. Certains sujets étaient minés et mieux valaient ne pas les aborder.

-'Il est vrai que Dumbledore ressemble davantage à un grand enfant que tout le corps enseignant réunis. C'est génial de se rendre compte que, même en étant directeur, il ne perd ni son humeur, ni sa gentillesse. La seule fois où je me suis retrouvée face à lui, j'ai eu la peur de ma vie. Et pourtant, il m'a offert un bonbon au citron -qui sont bien meilleurs que tous les tritons au gingembre de McGo. Alors que je suis une Ecossaise de pure souche. C'est pour dire !'

Alice eut un sourire malicieux à ce souvenir. Elle avait hésité à prendre un bonbon puis c'était dit qu'elle n'avait rien à perdre. Enfin, elle avait le choix entre le bonbon ou le cookie aux pépins de citrouilles et la Gryffondor n'avait pas osé goûté au cookie.

-'Pourquoi tu t'es retrouvé chez Dumbledore ? En général, on passe par McGo avant d'aller chez lui. La fois où j'y suis allée, je m'étais faite pincer par Rusard en pleine nuit. Je m'y étais pris comme un manche à balais -je ne me suis plus jamais reprendre après,' grogna-t-elle. 'Et Rusard ne voulait pas déranger McGo. Alors il m'a emmené chez le Directeur.'

Elle fit une pause avant de reprendre du mieux qu'elle le pouvait la voix de Rusard.

-'Vous allez voir McPherson ! Dumbledore va vous mâter. Vous allez apprendre la discipline. Et un jour, je savourerai le moment où je vous pendrais par les pieds dans un cachot et je vous fouetterai.'

Alice grimaça.

-'Ce vieux croûton a faillit faire un arrêt cardiaque quand il a su que j'allais aller dans la Forêt Interdite avec Hagrid pour ma punition. Et même si je ne suis pas rassurée là-bas, il y avait Hagrid.'

Elle écoutait Evey avec attention parler de son camarade. Elle voyait à présent très bien qui il était. Son visage lui revenait sans cesse dans sa tête. Auror ? Beaucoup d'élèves voulaient le devenir. En tout cas, beaucoup suivaient cette formation. Evans, Potter, Sirius, Torben, Raybrandt, Anderson, Evanna, Lupin, LadyLys, Marc, elle ... Elle avait pris des matières optinelles qui l'intéressaient et, contrairement à beaucoup d'élèves, elle ne suivait pas le cours de Divination. L'arithmancie était tellement plus intéressant. Quoique ... voir des élèves se fatiguer à trouver des prédictions aussi sinistres que sanglantes la faisait beaucoup rire.

-'Et toi, tu veux suivre quoi comme cursus après ?'

Elle ne revint pas sur sa stupidité. Alice essayait de ne plus importuner Evey quand à la proximité qu'elle pouvait avoir avec Marc en changeant de sujet avec plus ou moins de subtilité. Cependant, elle ne put s'empêcher de sourire au voyant les joues de la jeune fille virée au cramoisie. Elle adorait faire rougir les gens -c'était méchant, elle en avait pleinement conscience- mais cela la faisait sourire. Cela voulait dire qu'elle connaissait bien la personne en face d'elle ou avait toucher un point sensible. Se rendant compte qu'elle ne faisait pas grâce de gentillesse envers la jeune fille, Alice essaya de dissimuler son sourire de manière plus ou moins discrète.

Cependant, Alice faillit s'étouffer quand Evey -avec un sourire malin- fit remarquer innocement qu'elle était aussi proche de Frank qu'Evey ne l'était de Marc. Cette fois-ci, elle rougit violement, ses yeux manquant de sortir de leurs orbites. L'idée faisait son petit bonhomme de chemin désormais. Elle songea à Torben, à Jessi puis à Frank. Elle rougit encore plus en se rendant compte que, en plus de Torben et de Jessi, Londubat lui plaisait peut-être aussi. Mais elle comprit cependant qu'Evey se moquait d'elle et elle chassa ses réflexions de son esprit. Elle et Londubat ? Cela ne risquait surement pas d'arriver. Elle balbutia quelques paroles incohérentes avant de s'arrêter se rendant compte qu'elle s'enfonçait plus qu'autre chose.

Alice se saisit avec reconnaissance de la Chocogrenouille qu'Evey lui tendait, croquant dedans avec délice.


-'Franchement, merci Evey. Tu me sauves la vie. Je croyais aussi qu'ils nous donneraient à manger mais apparement c'est au-dessus de leur force.'

Elle resta quelques instants immobiles, fixant son chocolat sans le voir.

-'Eh, Evey ! Tu te souviens de l'Elfe qu'on avait croisé l'autre fois aux cuisines ! (Comment il s'appelait déjà ?) Tu crois que si on l'appelle il pourrait nous donner deux sandwiches et de la bière-au-beurre ?'

Quand elle se tut, Alice se rendit compte de la stupidité de sa proposition.

-'Hem, non ! Oublie ! Je ne pense pas que ce soit une bonne idée finalement,' soupira-t-elle. 'Au fait, comment ce sont passés tes essais ? J'ai appris que tu étais Gardienne de notre valeureuse équipe ! '
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Dim 14 Sep - 18:41

Il est vrai que se moquer de quelqu’un n’est pas vraiment une attitude des plus sympathiques, surtout quand cette personne est un ami. Mais la maladresse d’Alice avait de quoi susciter le rire de la jeune irlandaise. Non pas que cela soit méchant en fait, mais les situations dans laquelle sa camarade se mettait à chaque fois présentait toujours, ou du moins souvent, un tableau assez hilarant et la fatigue mélangé à une certaine suractivité provoquée par le travail ardu de la punition n’arrangeaient rien pour me maintient du sérieux d’Evey. Sans compter qu’elle à le rire facile, autant que les larmes d’ailleurs. C’est ça quand on est sensible et que, en plus, on a les nerfs à fleur de peau, comme aujourd’hui et alors, avec les hormones en feu…C’est le bouquet d’explosions de rires incontrôlés par la sorcière.
Oui, les temps étaient durs. Une certaine tension électrique parcourait le monde magique et même toute la bonne volonté de la part de la gazette du sorcier ne parvenait pas à cacher les troubles qui venaient frapper l’eau plus ou moins calme en petites ondulations présages de bouleversements plus ou moins important. On remarquait surtout un fait dans le flot de nouvelles que le journal fournissait chaque jour. Il s’agissait de meurtres de sorciers aux origines non pures mais surtout, c’était l’étrange marque que l’on pouvait observer au dessus de chaque maison où un de ces drames venait d’avoir lieu. Une ombre horrible flottant dans les airs sous des apparences de mort sournoise.
L’étrange symbole s’était trouvé en photo dans la gazette le matin même et rien que le fait d’y repenser donna la chair de poule à la jeune sorcière. Vraiment…Tout cela ne présageait rien de bon. Espérons que ce ne soit qu’un passage…

Entre deux fous rires Evey trouvait le temps de frotter de-ci de-là énergiquement contre le métal dur mais, il faut avouer, qu’elle devenait de moins en moins efficace et si, à son arrivée, elle prenait bien soin d’astiquer chaque parties d’une coupe jusque dans les moindres recoins des lettres incrustées, à présent, la jeune sorcière aspergeait le trophée d’eau savonneuse, frottait deux trois fois histoire de, et hop ! Au suivant. Elle était ainsi passée de cinq minutes à deux voir trois, mais pas plus pour chaque pièces de la collection.

La jeune gryffondor ne s’attarda pas sur le sujet glissant amené sur le tapis par son amie pour la simple et bonne raison que, Evey n’avait pas vraiment envie d’en parler car cela serait accordait de l’importance à tous ses évènements. Ce seraient les rendre plus vrais, plus proche, plus menaçant encore et la jeune sorcière ne le voulait pas. On peut dire qu’elle voulait garder les yeux fermés dessus en quelque sorte, pouvoir croire encore un peu que ce ne sont que des cas isolés dépourvus d’organisation qui sera très vite réglé et que tous les responsables seront envoyés rapidement à Askaban sans trop de dégâts. Oui, la jeune fille voulait pouvoir croire ça encore un peu, elle ne se trouvait pas prête à affronter comme ça, une guerre ou vivre dans un climat de peur constant. Surtout que cela pouvait conduire à la fermeture de l’école si, par malheur dans le cas extrême –ce qu’Evey n’osait même pas imaginer- le danger devenait trop important dans l’enceinte même du château.

Une légère ombre passa rapidement sur le gris de ses yeux troublés avant de disparaître dans un frisson provoqué autant par la peur que par la fraîcheur de la salle. Car la pièce, malgré les bougies qui brûlaient sur les murs, ne parvenait pas à garder une chaleur acceptable pour les mains blanches de la sorcière. Car, si, jusqu’à présent, ses mains s’activaient avec acharnement, le relâchement qu’elle avait ressentit avait aussi diminué la température de son corps n’étant plus en effort physique. De plus, l’heure avançait de plus en plus et la nuit devait à présent faire ronronner toutes les cheminer du château. Surtout qu’on ne se trouvait en plein hiver et que la météo annonçait des bonshommes de neiges pour le lendemain matin…Manquerait plus qu’elle tombe malade à cause de ce foutus Rusard !


-Oh oui ! Les bonbons au citron ! Quel régal ! Je crois que je retournerais bien dans son bureau rien que pour ces bonbons !


Son rire résonna une fois de plus contre les coupes et médailles avant d’être absorbé par les pierres murales. Puis, son regard se voila quelques secondes durant lesquelles la jeune sorcière retourna plusieurs années en arrière.

-C’était lors de ma première année, je me souviens ce soir là avec un groupe d’amis, on était sorti, ils pensaient avoir trouvé un passage secret et voulaient aller l’essayer. Sauf qu’un moment je suis restée en arrière et puis impossible de les retrouver. Plus tard j’ai compris qu’ils avaient tournés dans un couloir que je n’avais alors pas remarqué. Quoi qu’il en soit je décidais de retourner au dortoir en me disant que, tant pis, il fallait mieux que je rentre toute seule plutôt que je me fasse prendre par Rusard, seule à trainer dans les couloirs. Surtout que bon, ces derniers de nuit sont pas très sécurisant et j’avais un peu peur quand même surtout toute seule…Sauf que je me suis perdue ! Je ne connaissais pas encore très bien le château, c’était au tout début de mon arrivé, et j’ai finis par me retrouver dans un couloir que je n’avais jamais vu face à une énorme statue étrange qui, dans l’ombre, avait quelque chose de diabolique.


A cette évocation, un sourire rêveur se dessina sur ses lèvres, maintenant, à chaque fois qu’elle passait devant, elle ne pouvait s’empêcher de repenser à cette première impression qu’elle avait eue alors.

-Mais je fus encore plus terrifiée de voir cette même statue de pierre bouger toute seule ! J’étais incapable de bouger, les yeux écarquillés je regardais pétrifié se monstre de pierre tourner sur lui-même pour laisser peu à peu place à un escalier. Une voix dans ma tête me criait de partir, d’aller me cacher car si on me trouvait là j’étais bonne pour la porte mais mes jambes refusaient de faire le moindre mouvement et, lorsqu’un professeur se retrouva devant moi, je n’avais pas bougée. Ce dernier, surpris de trouver là un élève me demanda si je venais voir le directeur, moi, incapable de répondre quelque chose d’audible bredouillait des mots vagues en incompréhensible qu’il dut cependant prendre pour un oui car il me sourit l’air de dire « et bien c’est du beau ! » avant de se dégager pour me laisse la place de passer. Mais, comme pour être sur que je ne me dégonflerais pas au dernier moment il trouva utile de m’accompagner en haut des marches tout en me sermonnant sur le fait que, si j’étais convoquée chez le directeur, ce n’était surement pas pour avoir participée à la bonne vie de l’école. Il alla jusqu’à me demander quel était mon crime mais moi à présent morte de trouille et sûre d’être renvoyée ne parvenait toujours pas à prononcer quelques choses de claire. Bref, je n’avais vraiment pas eu de chance ce soir là !

Le souvenir de cette nuit là ramena Evey à sa raison ici qui lui arracha de nouveau un sourire.

-Il y a des soirs comme ça où on ferait mieux de rester couchés ! Quoi qu’il en soit, Dumbledore avait bien rie de ma présence dans son bureau et c’était montré plus que gentil avec moi ! Peut-être parce que vu l’état dans lequel j’étais, un choc de plus m’aurait achevée ! J’ai bien changée maintenant en tout cas ! Plus question déjà de se perdre dans les couloirs et encore moins de restée pétrifiée à la vue d’une statue qui bouge !

A présent, la brosse à dent pendant lamentablement au bout de son bras, inerte, Evey ne prenait même plus la peine de s’user les muscles à la tâche. Vraiment, cette punition était des plus injustes. Un court instant ses pensées s’envolèrent une nouvelle fois vers Marc et ce que lui pouvait bien être entrain de récurer.

Arrachée de sa réflexion par une nouvelle question d’Alice, la jeune gryffondor se rendit compte qu’elle n’avait même pas prononcé les mots qu’elle voulait avant de tomber en rêverie amusée.


-C’est sûr que la meilleur punition est d’allé dans la forêt interdite avec Hagrid ! Tout d’abord parce que c’est un endroit très attrayant où on est sûr qu’on peut y trouer un peu d’action ! Et puis Hagrid est quelqu’un de super sympa !

A son arrivée à Poudlard, et même peut-être avant, la jeune sorcière avait voulut suivre une formation d’auror comme beaucoup d’autre. Cette idée avait fait son bout de chemin et maintenant de nombreuses vois tentaient son cœur. Le doute c’était peu à peu immiscer dans son esprit et depuis le début de cette année, elle n’en était plus si sûre. Médicomage la tentait beaucoup, d’autant que faire des potions et tout ça la botte bien mais en même temps, Evey se trouve un peu trop sensible pour pouvoir supporter la douleur des autres surtout quand on ne peut rien faire…

-Et bien…En fait, je suis partie pour aurore même si, je doute beaucoup cette année, en fait j’hésite de plus en plus et d’autres voies me tentent comme travailler avec des potions par exemple…Moi qui savais ce que je voulais faire en arrivant ici, me voilà perdue alors que c’est cette année qu’il faut que je me décide pour l’année prochaine ! Bon c’est sûr j’ai toute cette année pour faire mes choix mais bon, une année, ça passe vite !

Face à la couleur flambante que les joues d’Alice avaient prise à l’évocation de son amitié avec Franck, l’irlandaise jugea judicieux de ne pas revenir sur le sujet, après tout, comme elle se l’était déjà fait remarquer, cela ne la regardait pas vraiment. D’autant plus qu’elle-même n’aimerait pas vraiment qu’elle lui reparle de Marc comme ça enfin disons qu’elle serait surtout gênée…

Evey après s’être elle-même servie dans le paquet s’assit en tailleur à même le sol. A force de rester debout son dos lui faisait clairement signifier qu’il préférait le moelleux des fauteuils de la salle commune. Etirant tous ces muscles quelque peu coincés par l’effort donné elle laissa échappé un soupire de soulagement. Mine de rien ça fait du bien de se reposer un peu…

Avalant goulument le délicieux chocolat la jeune rousse jeta un coup d’œil rapide vers la porte de la salle dans le doute où, Rusard serait venu vérifier qu’elles étaient bien en train de frotter comme il le leur avait ordonné. Puis reportant son attention sur son amie après c’être assuré qu’il n’en était rien, elle dut attendre d’avoir fini de mastiquer sa grenouille pour se faire comprendre d’Alice.


-Ca aurait pu être une bonne idée en effet ! J’avoue que croquer dans un bon sandwich là tout de suite maintenant ne serait pas du tout de refus ! Mais la question serait surtout comment appeler cet elfe de maison ! A moins de crier très fort en espérant qu’il nous entende et, au passage, Rusard aussi, je ne vois pas vraiment comment…

Un nouveau léger rire souleva sa poitrine et faillit s’étouffer par la même occasion à cause du chocogrenouille qu’elle venait tout juste d’engloutir.
Reprenant son sérieux, elle dut attendre une bonne minute avant de pouvoir de nouveau parler.


-Oh ben ils se sont pas trop mal passé ! Et je dois avouer que je suis quand même l’une des premières surprise d’avoir été retenue ! Non parce que même si j’avais conscience de ne pas m’être trop mal débrouillée, je pensais être assez loin des autres ! Mais apparemment non ! Et tant mieux ! Surtout que mon frère lui n’a même pas réussit à entrer dans l’équipe… !


Le Quidditch était un sujet qui rendait la jeune sorcière électrique et enthousiasme, et aujourd’hui n’était pas une exception, elle s’était relevée malgré la protestation de son dos et ses yeux pétillaient son visage illuminé.


-C’est sans doute l’un des plus beaux jours de ma scolarité ici ! Moi, faire partie de l’équipe des gryffondor ! Woah !


Soudain Evey se tu. Un bruit pas très rassurant venait de se faire entendre dans son dos. A ce moment, elle se trouvait de manière qu’elle ne pouvait voir la porte, cette dernière se trouvant dans son dos justement.
Tournant la tête lentement elle vit avec horreur la poignée de la porte bouger annonçant la venue d’une tierce personne et, il ne fallait pas avoir le troisième œil pour deviner l’identité de celle-ci…

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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Mer 17 Sep - 20:25

Une nouvelle fois, Alic eéclata de rire. C'était si facile de rire et de se détendre en présence d'Evey. Elle lui procurait de la bonne humeur et savait toujours sortir une blague pour la faire rire. Elle adorait sa présence à ses cotés. D'un certain coté, elle lui faisait penser à Torben qui savait toujours lui remonter le moral sans pour autant en avoir conscience. La Sixième Année était vraiment heureuse d'être entourée de telles personnes. C'était toujours un plaisir de voir l'une d'entre elles. La jeune fille en prenait conscience jour après jour, nuit après nuit, lorsqu'elle broyait du noir. En ce moment, c'était affolant. Elle s'était d'ailleurs considérablement éloignée de ses amies. Ou alors c'était elles qui s'étaient éloignées. Peu importait, le résultat était le même. Alice se sentait de plus en plus seule, comme si un mur la séparait de sa vie d'avant.

Brusquement, Alice perdit de sa bonne humeur. Elle avait encore en tête la conversation avec Hermione Granger, Potter, Sirius, Lupin, Evans et Emmeline. Les mots qui avaient été pronnoncés étaient gravés dans son esprit et elle n'en avait parlé à personne. C'était lourd à porter mais elle n'irait pas se plaindre. Elle était heureuse que l'on ait pensée à elle pour se battre. Elle allait pouvoir affronter concrètement la situation. Alice jeta un regard vers Evey. Elle savait que son allusion n'avait pas spécialement plu. L'autre Gryffondor s'était tendue tel un arc et Alice avait regretté. Elle se demandait tout de même ce qu'en pensait Evey. Frottant avec toute sa force et sa hargne, Alice songea que peu de personnes n'osaient avoir un avis ouvert sur la question. Même ses proches -surtout David qui était de plus en plus sombre et de plus en plus cruel dans ses commentaires. Seuls certains Serpentard étaient très ouverts sur la question et c'était pour insulter les enfants de moldus et les 'Traites à leur sang'.

Alice frissonna. Durant un moment, elle avait pensé que tout resterait à l'extérieur de Poudlard. Que les murailels du château les protégeraient de tout mais apparemment cela avait fini par atteindre l'intérieur de Poudlard. Jessi était un exemple parfait. L'Ecossaise retint un soupir et se rappela que ce week-end elle irait voir Torben. La jeune fille ferma les yeux douloureusement, le temps d'un instant. Elle avait tellement peur de perdre des proches pour ses choix -même si rien ne la ferait changer d'avis. Mais en fait, elle avait déjà perdu Torben, et c'était déjà beaucoup trop. Finalement, elle se reconcentra sur le sujet initial et trouva la force de répondre d'un ton décontracté.


-'Aaah, ses fameux bonbons au citron ! Je ne crois pas que beaucoup acceptent un bonbon du directeur. Mais même s'il a l'air un peu dingue, ce type est un génie. A tel point que cela en ait affolant et je me demande bien qui -un jour- pourra bien l'égaliser. Je dirais chapeau à celui ou à celle qui réussira. '

Alice ponctua sa phrase d'un sourire sincère avant d'éclater de rire. Evey avait un talent d'oratrice qui laissait l'autre Gryffondor scotchée. Cependant, la manière dont Evey présentait les choses, les faits était hilarante et le rire de la jeune fille retentit dans la pièce et se répercuta, le rendant plus tornitruant qu'il ne l'était réellement.

-'Cela fait longtemps que je ne me suis pas perdue dans les couloirs', remarqua Alice songeuse. 'Il faut dire que maintenant je le connais presque comme ma poche et je crois avoir trouver pas mal de passages secrets, ce qui aide pas mal quand tu as Miss Teigne et ce vieux "Sasard" à tes trousses. Je me souviens, la fois où il m'a surprise dans les couloirs en première année j'étais terrorisée. Il m'a menacé de me pendre pas les pieds dans les cachots et de ressortir son fouet dès qu'il le pourrait. Qu'il m'apprendrais le respect des règles et tout le blabla habituel. Maintenant cela ne me fait plus rien mais sur le moment j'étais affreusement choquée. Mon frère en rigole encore. '

La jeune fille grogna au souvenir de son frère qui avait eu l'aimable délicatesse de se torde de rire après que sa soeur lui ait raconté sa première mésaventure nocturne.
Alice jeta un regard à sa brosse à dent et grimaça. le récurage n'était définitivement pas fait pour être effectué à la brosse à dent. Celle de la jeune McPherson perdait peu à peu ses poils et Alice avait mal partout. Ce vieux concierge était une teigne et un sadique de première. Combien de fois Alice n'avait-elle pas rêvé de jeter un sortilège sur le viel homme ? Mais elle s'était toujours contenue malgré toute l'aversion qu'elle ressentait pour lui. Il n'était pas dans les principes de la jeune fille d'attaquer quelqu'un sans défense. Et Rusard, en cracmol, était effectivement sans défense. Et Alice ne se permettrait jamais de l'attaquer (ou de lui lancer un sortilège aussi minime soit-il).


-'C'est vrai ! Mais euh... je suis pas fan de toutes les créatures qu'il y a là-bas. Bonjour l'amabilité des centaures !' Grimaça-t-elle. 'Même un Scroutt à Pétard serait plus affectueux, c'est pour dire !'

Alice jeta un regard en coin vers Evey. Celle-ci semblait songeuse. L'Ecossaise, contrairement à l'Irlandaise, n'avait plus de doute par rapport à la voie qu'elle voulait suivre. Elle l'avait choisi depuis plus d'un an et elle ne changerait surement jamais d'avis.

-'Tu sais, en devenant auror, même si apparemment ce n'est pas quotidien, tu utilises de potions, tu dois les reconnaître. Moi quand je suis allée voir McGo pour entretien d'orientation, je voulais être alchimiste, ou journaliste à la RITM ou auror. Je sais les trois n'ont strictement rien avoir et pourtant en suivant la formation d'auror, je vais réussir à combiner deux choses que j'adore. Le duel et les potions. Après, c'est à toi de décider bien sur. Mais de toutes façons, vous aurez des prospectus pour vous renseigner et le professeur McGonnagall vous conseillera.'

Alice se souvenait très bien de cet entretion avec sa directrice de maison. Elle avait exposer toutes ses idées et était restée une demi-heure dans son bureau. Elles avaient cherché un bon compromis mais cela s'était averé plus compliqué que prévu dans la mesure où Alice posait des questions sur tout, sur des détails insignifiants alors que la professeure souhaitait aller droit au but.

Les joues rouges, la jeune fille se disait maintenant qu'elle préfererait revenir à cet entretien plutôt que de devoir affronter le regard d'Evey. Alice et Frank Londubat étaient par définition des ennemis et la jeune fille n'avait jamais envisagé la moindre attirance quelconque entre eux deux. De toute façon, il y avait Torben. Torben qui lui manquait, Torben qui n'était plus là pour lui faire ressentir ses picotements et lui faire battre son coeur à toute allure. Finalement, Evey lacha l'affaire et Alice lui en fut extrêmement reconnaissante.

Désormais, elle frottait avec une vigueur et une énergie nouvelle alors que son amie se laissait glisser par terre. Trempée de la tête aux pieds, Alice retint un éternuement. Finalement fatiguée et exténuée, elle glissa aux cotés de l'Irlandaise prête à s'endormir, malgré son ventre qui criait famine. Elle croqua férocement dans sa Chocogrenouille, savourant le chocolat fondant sur sa langue. Par le caleçon de Merlin ! Elle était trop gourmande pour son bien. La preuve, elle revenait toujours de Pré-Au-Lard avec un sachet de Honeydukes que ce soit durant une sortie officielle ou non. A tel point qu'elle connaissait bien les vendeurs. Enfin le vendeur. Il l'appréciait mais pas sa femme qui tirait toujours une tête de six pieds de long quand elle la voyait. Et pourtant, Alice aidait à la 'construction économique' de ce commerce.


-'Moui, il est plus prudent de ne pas prendre de risque. Rusard arrivera bien assez tôt.'

La jeune fille grogna et essaya de détendre ses membres douloureux. La fatique la tiraillait et Alice se sentait prête à craquer. Elle était morte de fatique et les larmes qu'elle retenait depuis un certain temps menaçaient de couler. Quand on pensait, qu'elle était de bonne humeur au début, en apprenant qu'elle ferait sa retenue avec Evey.
Cependant, la brunette eut un sourire en entendant la rouquine parler de ses essais. Alice n'y avait pas participé ni assisté. Elle avait le vertige et elle avait préféré garder la surprise pour le premier match de Quidditch de l'année. Elle adorait cela et encourageait toujours son équipe avec énergie, insultant copieusement l'équipe adverse -en fait, juste celle de Serpentard . Quel pur hasard !


-'En tout cas, tu as du leur taper dans l'oeil. Parce que quand tu sais que Klaus Kratt était excellent et que tu avais Debra Mullins en face de toi. moi je dis chapeau. Faut être balaise !'

Et c'était sincère ! Kratt avait été l'un des meilleurs gardien de l'Equipe de Gryffondor et le remplacer devait être assez dur. Sans parler de Debra Mullins une septième Année un peu trop sûre d'elle et qui, malheureusement, se débrouillait très bien. Alice la détestait depuis qu'elle l'avait vu parler à Torben. Au même instant, des bruits de pas se firent entendre. Le coeur battant à toute vitesse, Alice sauta sur ses pieds. La poignée tourna et un Argus Rusard rouge de colère et sifflant comme une cocotte minute fit son apparition.
-'QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE VACARME ! LOWAN ! MCPHERSON ! JE VOUS MATERAI MOI ESPECES DE PETITES ...'


Aïe et cela ne faisait que commencer.
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Evey Lowan

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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Sam 8 Nov - 13:50

Elles riaient. Oui, elles riaient. Belle et bien. Dans cette salle, coupées du reste du château et du monde pour quelques heures. Elles parlaient de tout et de rien. De souvenirs, d’anecdotes plus ridicules les unes que les autres, de bonbons aux citron et autres gâteries. Et Evey riait. A s’en casser les côtes, mais alors, c’était bien le moindre de ses soucis. Ses doigts remportaient largement la palme de la douleur. Ceux-ci crispés sur le manche de sa brosse à dent d’un gris-vert ridicule semblaient ne plus jamais devoir s’ouvrir à nouveau complètement. Sans compter que le froid provoqué par l’eau et l’absence de mouvements les engourdissaient donnant une désagréable sensation à la sorcière. Sentir ses doigts mais ne pas pouvoir les bouger. Avoir des doigts mais qui n’obéissent plus aux commandements du cerveau. Un peu comme si on les lui avait amputés, bien que cela ne fut jamais le cas, mais on pouvait supposer que l’effet ne devait pas être bien loin.
Mais, même là, entre des murs hermétiques, au beau milieu de cette magnifique amitié, une ombre parvint à se glisser sournoisement. Car au-dehors, tout n’allait pas si bien. Et en parler ici rendait ces inquiétudes que trop réelle, trop vraie. Des choses se passaient, des choses se préparaient plus sombres et bien plus inquiétante que la menace de Rusard si il les trouvait là à rire au lieu de brosser.
Cette évocation aussi rapide fut-elle, refroidit un peu la jeune irlandaise dans son délire de jeune adolescente. Loin d’être non intéressée par cette menace, et même si sa qualité de sang pur pouvait présenter un mince bouclier, les convictions de sa famille risquaient, à long termes, de les mettre en danger contre la tempête qui semblait se former peu à peu.
Elle-même ne se prononçait pas vraiment sur ses opinions, par là la, et peut-être était-ce un peu puérile et enfantin de sa part, elle espérait que ces tensions n’atteignent pas complètement l’intérieur de l’école. Que cette dernière resterait toujours un endroit sûr et des plus sains, où ils pourraient venir se réfugier en cas de problèmes. Mais pour il était encore un peu tôt pour penser sérieusement à ses derniers recours. Pour l’instant, ce n’était que menace et mauvais présages. Et, même si le cœur de la rousse n’était pas tout à fait rassurer, elle préféra chasser pour le moment ces sombres nouvelles. D’ailleurs son amie aussi ne revint pas sur le sujet, au grand soulagement d’Evey. Et un nouveau sourire apparut sur son visage naturellement blanc.


-C’est vrai ! Il est fou mais on l’aime pour ça ! Et je crois que les meilleurs génies ont toujours un côté un peu fou et troublant.


Marquant une courte pause, la Gryffondor réfléchit à cette possibilité qu’un jour, le plus grand directeur que Poudlard ait jamais connu soit un jour égaliser voir même dépasser par un autre sorcier. Et contrairement à Alice, cette idée n’avait rien de très plaisant dans son esprit.

-Moi je crois que cela me ferait un peu peur quand même. Je veux dire, si quelqu’un arrive à un tel niveau de magie, cela peut aussi être dangereux…Espérons juste que celui qui y arrivera soit animé par les mêmes bons sentiments que lui ! Sinon je ne donne pas chère de notre peau !

Et voilà, que sans même s’en rendre compte, la jeune sorcière venait de refroidir encore un peu l’atmosphère. Se reprenant immédiatement elle continua sur un ton plus joyeux et moins sinistre en racontant sa fabuleuse mésaventure. C’est fou ce que l’on peut-être ridicule quand on est jeune et innocent ! Si elle voyait aujourd’hui quelqu’un dans la même situation dans laquelle elle c’était retrouvée, cela ne ferait aucun doute qu’Evey ne manquerait pas de rire et de se moquer de lui ! Oui, oui, en grandissant on devient aussi de plus en plus méchant et sadique, surtout envers ceux qui répètent nos erreurs ! Que la nature humaine est cruelle parfois !
Son histoire, comme il fallait s’y attendre, déclencha chez son amie écossaise de nouveaux éclats de rire. La rousse participa bien sûr à cette hilarité. Il faut dire qu’elle avait l’habitude de rire d’elle-même étant de nature assez maladroite et trouvant toujours le moyen de se fourrer dans des situations pas possible.

-Ah oui ! Je crois que je ne remercierais jamais assez nos quatre chers fondateurs qui ont eus la bonne idée de tous ses passages secrets ! Ils nous rendent un grand service ! Et même si Rusard en connaît aussi pas mal, ils nous sauvent souvent la vie ! Et puis ce qui est bien avec ce château, c’est qu’on en trouve toujours de nouveau ! D’ailleurs, pas plus tard que lundi dernier, j’en ai trouvé un autre au troisième étage derrière un vase aux couleurs étranges. Pauvre Rusard, c’est vrai qu’on ne l’aide pas non plus ! Parfois je comprends qu’il perde la tête ! Tu imagines, des centaines de gamins qui te font tourner en bourriques jour et nuit ?! Mais c’est pas pour autant que je vais le blâmer ! Loin de là !

Alice évoqua rapidement son frère ce qui amena l’irlandaise à penser au sien. Lui non plus ne manquait pas une occasion pour se moquer de sa petite sœur, mais cela tenait plus lieu d’amour vache comme on dit que de la méchanceté. Elle pensa ensuite à sa petite sœur et son petit frère, des jumeaux, qui feraient leur rentrée l’année prochaine. Sans doute qu’à son tour, elle ne manquera pas de rire d’eux et de leurs bêtises de débutants !

L’allusion aux centaures de la forêt interdite lui arracha, au même titre qu’à Alice, une grimace amusée. Il est vrai que les créatures ne sont pas forcément des plus accueillantes et chaleureuses !


-Oui mais bon, au moins Agrid est là pour nous protéger ! Et puis c’est un peu plus sympa que de passer des heures à récurer des coupes. Comment dire, il y a plus de piment !

Evey aventureuse ? Pas du tout !!! Il faut dire ce qui est, la jeune fille à toujours préféré l’extérieur à l’intérieur. Elle aime prendre des risques, bien plus que de rester sagement à la place où on lui à dit de rester. Cela ne manque pas de lui attirer des ennuis, mais c’est toujours plus amusant… ! D’ailleurs, n’est-elle pas fan de Quidditch ? Et qu’est-ce sinon des prises de risques permanent ?! Et c’est cette nature là hyperactive qui l’encline à se diriger vers une carrière mouvementé au même titre que ces années d’études. Et, plus elle écoutait Alice, plus la carrière d’auror semblait la plus appropriée à ses besoins, envies, attentes.

-C’est vrai que vu sous cet angle…Mais j’ai juste un peu peur qu’en choisissant une carrière d’auror, je laisse tomber les potions au profit des sortilèges et tout ça…Tu crois qu’on peut se spécifier dans un domaine après ?! Enfin, je te pose la question, mais tu n’en sais peut-être pas plus que moi après tout ! Mais de toute façon je compte bien aller voir McGo’ pour en parler. Je comptais justement sur cet entretient pour éclairer mes lanternes ! Mais je dois avouer qu’à t’entendre parler, c’est la chose qui m’irait le mieux ! Encore faut-il que j’ai les notes pour !


Après un léger rire qui échappa à la jeune sorcière qui avait totalement arrêté de s’acharner sur les coupes et médailles, elle entreprit de masser ses doigts douloureux et de les réchauffer quelque peu. La dernière fois que ces doigts avaient été dans un tel état de congélation, c’était sur un balai, par une tempête glacial. Quel travail inhumain !

Mâchouillant à présent ses chocogrenouilles en étendant ses membres douloureux, la retenue ressemblait plus à une ordinaire conversation entre amis qu’autre chose. D’ailleurs Alice vint à parler de sa nomination dans l’équipe de Gryffondor au poste de gardienne. Les joues légèrement rosies par les remarques de l’écossaise, un petit sourire de fierté brillait sur son visage. Car oui, mine de rien, elle était plutôt fière d’avoir réussit ! Et qui ne le serrait pas ?!


-Oh tu sais, je pense pour les essais elle n’a pas dû donner tout ce qu’elle avait non plus. Mais c’est vrai que ça me rend un peu nerveuse de savoir que je dois reprendre la place d’un très bon gardien et que tout le monde va m’attendre au tournant mais bon…

L’allusion au fait que Debra avait été douce sur ces tirs était bien sûre bidon mais se vanter ne faisait pas du tout parti de la nature de la jeune sorcière. Elle allait continuer à parler de Quidditch car, une fois lancée, on ne l’arrête plus, lorsque soudain des pas se firent entendre amenant avec eux la figure rouge et fumante de Rusard visiblement très en colère…On se demande bien pourquoi… !


-QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE VACARME ! LOWAN ! MCPHERSON ! JE VOUS MATERAI MOI ESPECES DE PETITES ...


Evey ne pu s’empêcher de jeter un regard semi-amusé à sa camarade. C’était la deuxième fois en deux jours qu’elle le voyait dans un tel état et ce spectacle était toujours aussi marrant. Mais cela risquait d’être de courte durée…

-ET CA VOUS AMUSE ?! VOUS ALLEZ VOIR CE QUE JE FAIS MOI AUX ELEVES DE VOTRE GENRE !


Fumant de rage, Rusard s’approcha des deux jeunes sorcières les yeux aussi rouges que ses joues, derrière lui venait Miss Teigne sifflant, le poil hérissés et les yeux mauvais. Spectacle impressionnant pour quiconque n’est pas habitué. Malheureusement pour lui, Evey n’en était pas à sa première crise de concierge. Ainsi elle ne broncha pas d’un centimètre bien qu’il se trouvait à présent à moins d’un mètre d’elles.


-VOUS ME PRENEZ POUR QUI PETITES INSOLENTES ?! JE VAIS VOUS FAIRE RENVOYER MOI !

C’est alors qu’il aperçut les paquets de confiseries dans les mains de la jeune irlandaise. Ces yeux s’agrandir encore plus, tellement qu’on avait l’impression qu’ils allaient sortir de leurs orbites. De l’écume commença à se former au coin de ses lèvres. Vraiment effrayant.

-QUOI ?! QU’EST-CE QUE JE VOIS ?! DONNEZ-MOI CA TOUT DE SUITE MISS LOWAN !

S’en même attendre qu’elle le fît, Rusard s’en empara violemment renversent au passage quelques précieux chocogrenouilles desquels la chatte s’approcha, les renifla, avant de cracher et siffler dessus. Vraiment, elle ne savait pas reconnaître ce qui était bon de ce qui ne l’était pas !
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Sam 8 Nov - 23:42

    Alice n'en pouvait plus. Ses cotes n'allaient pas résister à la pression. Elle riait tellement qu'elle avait le souffle coupé, littéralement. Comme quand vous vous étouffez avec un aliment ! La Gryffondor ne réfléchissait plus, trop occupée qu'elle était à se tordre de rire dans sa robe de sorcière savonneuse. Seule Evey savait le faire et c'était surement l'une des qualité que l'Eocssaise appréciait le plus chez la douce et désopilante Irlandaise qui la faisait hurler de rire dans n'importe quelle situation. Autant elle n'avait jamais vraiment fait la conversation à quelques une des jeunes filles qui partageaient son dortoir, autant elle parlait souvent avec Evey et c'était toujours tordant.
    Généralement. Car la pensée de ses camarades de dortoir rappela à Alice le souvenir de Lily et de son refus catégorique qu'elle avait donné à Dumbledore à peine quelques jours plutôt. Pourquoi était-elle donc incapable de discuter avec quelqu'un sans que tout cela vienne la tourmenter ? Vienne lui torturer l'esprit jusqu'à la faire douter à tout moment. Etait-elle donc la seule à ressentir ce pincement au coeur quand elle songeait à son récent engagement dans l'Ordre ? Quand elle discutait avec ses amies et qu'elle restait plus ou moins neutre alors qu'elle était engagée là-dedans jusqu'au coup ? Elle tirait une certaine fierté d'avoir accepté. Elle n'avait pas reculé. Ne s'était pas dérobé comme une peureuse. Loin d'elle l'idée de qualifier Lily de "peureuse". Elles n'avaient pas vécu la même chose. Elles n'avaient pas les mêmes convictions, c'est tout.

    Al' jeta un coup d'oeil à sa camarade. Elle fut soulagée qu'elle ne réaborde pas la question non plus. La Gryffondor s'en serait atrocement voulu de mentir à demi à son amie. Les doigts de la fière Ecossaise serrait sa brosse à dents à en avoir mal. On aurait presque pu s'attendre à entendre les os de la jeune femme craquer sous la force qu'elle mettait à enserrer cet ustensile de malheur. Elle s'était crispée et ne s'en était d'ailleurs pas aperçut. Le sourire chaleureux de sa camarade la détendit et peu à peu ses muscles bandés se relachèrent et un nouveau sourire étendit ses lèvres. Et malgré que Dumbledore fût le sujet principal de leur conversation, rapellant ainsi à la plus vieille des deux Gryffondor la petite voix qui lui demandait incessement dans son esprit si elle avait fait le bon choix, la nouvelle bonne humeur de la Sixième année ne fut guère entamée.


    -'Heureusement parce que si Dumbledore n'était pas un peu dingue, ce serait véritablement flippant. Mais il sait jouer sur son coté enfantin. Combien de personnes le croient totalement malade alors qu'il est totalement sain d'esprit et surtout plus intelligent que tout le Ministère de la Magie réunit ?'

    Alice perdit subitement son sourire en entendant Evey parler. Elle se mordit violement les lèvres pour ne pas prononcer une parole de travers. Pas d'imprudence. Si seulement Evey savait. Si elle pouvait savoir que justement un homme se terrait dans l'ombre et tirait les ficelles de tout cela.

    -'Je l'espère aussi !' Répondit tristement la jeune fille. 'Mais il faut se préparer à l'éventualité qu'un jour quelqu'un de malentionné prendra le pouvoir et il faudra être prêt à le combattre. Mais le seront nous seulement un jour ?'

    La Gryffondor eut un faible sourire. Puis finalement elle éclata de rire. Le récit de sa camarade était hilarant. Les doutes et les idées noires de la jeune fille partir en courant et elle en fut soulagée. Pour une fois qu'elle passait une bonne soirée, pas besoin de se plomber le moral avec de sinistres pensées. Encore un peu. L'esprit plus détendue, la brosse à dents frottant avec force la médaille d'un certain Apollon Piccott ...

    *C'est qui celui-là encore ?*

    ... Alice riait avec détachement, le regard plus pétillant que cinq minutes plus tôt. C'était définitif, Evey avait un vrai don en ce qui consistait de raconter des histoires et de faire rire tout son auditoir dont Alice faisait partie aujourd'hui.

    -'Heureusement pour lui qu'il en connait à force de coller aux basques de chaque élève. Sans parler de sa saleté de chatte. Fichue Miss Teigne. On a l'impression qu'ils sont comme des aimants tous les deux. Quand l'un trouve un élève en faute, l'autre accourt aussitôt. Alors comme tu dis, vive les passages secrets qui nous évitent des retenues. J'espère qu'il va continuer à travailler ici,' fit elle avec un sourire de psychopathe. 'Comme ca beaucoup d'élèves vont pouvoir le faire tourner en bourrique et je ne serais surement pas là pour le plaindre. Il me fait un peu pitié parfois,' dit-elle un peu plus doucement. 'Mais il y a tout de même une certaine limite.'

    De nouveau, Alice rit quand le sujet dériva sur les centaures après être passé sur son frère. La Gryffondor zappa le jeune homme de son esprit. Elle n'avait pas envie d'avoir de nouveau le moral à zéro. Parfois Alice aimerait bien être occlumens pour pouvoir se fermer à certaines pensées. Se couper de certaines choses lui feraient du bien.

    -'Raah ces centaures ! Hagrid les aime bien je crois. Même si ils l'énervent,' rit-elle. ' Moi aussi ils m'énervent un peu d'ailleurs. Toujours à rabaisser les humains.'

    L'agacement était clairement perceptible dans la voix de la jeune fille.

    -'Je crois que le pire c'est quand ils se mettent à parler des étoiles. J'y comprends rien du tout et impossible de tirer quoique ce soit d'eux. "Mars est particulièrement visible ce soir !" Qu'est-ce que cela veut bien dire ? Je ne suis pas une adepte de Divination. Je ne l'ai même pas choisi en Option. La seule chose que je sais c'est que Mars est identifié au dieu de la guerre chez les Moldus et que c'est une planète que l'on étudie beaucoup en Astronomie durant la Septième Année.'

    La jeune fille grimaça. Les centaures aimaient beaucoup regarder le ciel. Alice aussi mais elle n'y voyait pas la même chose qu'eux. Autant elle voyait des nuages d'étoiles qui la faisaient rêver et perdre la noition du temps. Autant eux voyaient des choses que les humains ne comprenaient pas. L'Ecossaise n'était pas une passionnée de Soins aux Créatures Magiques -elle n'avait même pris cette matière comme option non plus d'ailleurs, mais elle avait fait de nombreuses recherches et tout ce qui concernait les Centaures avait autant retenu son attention que ce qui concernait les Basilics et les Créatures Maléfiques comme les Inferi.

    Le sujet dériva sur les carrières qu'envisageaient les deux jeunes filles. Alice n'était pas excellente conseillère mais essayait de faire au mieux.


    -'Eh... bien c'est vrai que les sortilèges peuvent prendre le dessus sur les potions, mais peut-être que certains Aurors sont plus qualifiés que d'autres dans un domaine et que chacun fait appel à un autre pour l'aider. Enfin, je sais pas ! Tu as raison, McGonnagall serait plus à même que moi à te conseiller pour ton orientation. Je crains de ne pas t'avoir beaucoup éclairer.'

    Elle esquissa un sourire d'excuses et étira ses membres douloureux qui criaient leur souffrance depuis déjà un bon quart d'heure. Mais Alice n'était pas du genre à capituler devant la douleur de crampes. En général. Elle dodelina de la tête les yeux fermés, écoutant les bruits autour d'elle. La voix d'Evey s'éleva dans la salle des Trophées et se concentrant sur son ouïe perçut le faible écho qui répondit à son amie.

    -'Debra Mullins avait passé sa matinée à se pavaner, certaine d'avoir le poste !' Ajouta la jeune fille en rouvrant les yeux et en mordant dans une chocogrenouille. 'Tout le monde sait qu'elle est excellente alors si tu l'as battu, c'est que tu vas faire des étincelles dans les matchs qui arrivent. Et puis si tu te plantes ce n'est pas grave. Si tu perds une bataille, tu ne perds pas forcément la guerre.'

    La Gryffondor fit un clin d'oeil à la nouvelle Gardienne de Gryffondor et engloutit le reste de sa sucrerie telle une gloutonne. Les deux jeunes filles auraient pu rester assises par terre longtemps à parler Quidditch c'est Rusard n'était pas arrivé, furieux comme jamais, sifflant dangeureusement. Alice se serait presque attendue à voir de la fumée sortir de ses oreilles. Dès qu'il se mit à crier, la jeune fille baissa la tête. Pas par honte de s'être fait prendre en plein "délit" mais pour cacher son sourire grandissant.

    - ET CA VOUS AMUSE ?! VOUS ALLEZ VOIR CE QUE JE FAIS MOI AUX ELEVES DE VOTRE GENRE !

    Alice se mordit les lèvres. Elle sentait qu'elle n'allait pas tenir éternellement comme cela et qu'elle allait éclater de rire d'une minute à l'autre. Certaines personnes ne trouveraient certainement pas la scène amusant mais pour la jeune fille elle l'était terriblement. Déjà ses épaules tressautaient.

    -VOUS ME PRENEZ POUR QUI PETITES INSOLENTES ?! JE VAIS VOUS FAIRE RENVOYER MOI !

    *Bah bien sur, c'est ce que tu nous sors depuis belle lurette pépère et on est toujours là !*

    Alice se retenait à grande peine de tirer la langue au concierge. Les larmes de rires commencèrent à perler au coin de ses yeux. Et pourtant, elle continuait de rire silencieusement. Ou essayait. Elle jeta un regard au vieil homme et laissa échapper un rire moqueur. Il lui jeta à peine un regard mauvais trop occupé qu'il l'était à réprimander sa camarade.

    -QUOI ?! QU’EST-CE QUE JE VOIS ?! DONNEZ-MOI CA TOUT DE SUITE MISS LOWAN !

    Des chocogrenouilles tombèrent par terre. Miss Teigne s'en approcha et les renifla. Alice s'attarda à peine sur la jeune fille trop occupée à réprimer son rire. Pour sur, demain, elle allait avoir des abdos en béton.

    -VOUS CROYEZ QUE VOUS AVEZ LE DROIT D'AMENER CE GENRE DE CHOSES EN RETENUE MISS LOWAN ? ET VOUS MISS MCPHERSON POURQUOI RIEZ-VOUS AINSI ? VEUILLEZ VOUS TENIR CORRECTEMENT, PETITE INSOLENTE !

    C'en fut trop pour la jeune fille qui éclata de rire sans se retenir plus longtemps.
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Dim 9 Nov - 17:53

Ce qui est bien quand on rencontre quelqu’un avec qui on a de nombreuses affinités, c’est qu’on se sent bien avec elle. Et même les sujets sensibles deviennent vite moins graves, et même s’ils restent glissants, ils ne plombent pas définitivement l’ambiance et puis, c’est toujours plus facile de parler de tels sujets entre amis car on sait plus ou moins les pensées de l’autre. Bien sûr, ici Evey n’avait aucune envie de parler des récents évènements et apparemment Alice non plus, heureusement d’ailleurs, et même si cela n’avait pas été le cas, elle était à peu près sûre qu’elles ne se seraient pas étendues sur le sujet non plus pour ne pas déranger l’autre.
Pendant un court instant, ses pensées dérivèrent vers les autres élèves qu’elle côtoyait régulièrement dans le dortoir ou pendant les cours. Avec aucun d’entre eux elle n’avait pareille relation qu’elle entretenait avec la jeune écossaise. Et la rouquine était reconnaissante à celle-ci de la supporter et de l’écouter. Car avec elle, rares étaient les occasions où la discussion ne partait pas en n’importe quoi et le rire se trouvait toujours de la partie. Dans se monde de brute c’est bon d’avoir quelqu’un à qui se rattacher ! Plus la jeune sorcière passait du temps avec son amie, plus elle lui devenait chère et un mauvais pressentiment lui disait que l’amitié ses derniers temps était sans doute l’une des choses les plus importante…

Jetant un regard apitoyer sur sa brosser dent, Evey ne pu retenir un sourire amusé. Vraiment, elle ne ressemblait plus à rien. Deux ou trois poils devaient encore se battre en duel, mais pas plus.

« Ce cher Rusard n’a pas pensé à nous en donner plusieurs, parce que à ce rythme, je vais bientôt ne plus avoir de quoi frotter ! »

D’ailleurs en regardant bien, sa brosse à dent n’était pas la seule à faire grise mine. Sa robe de sorcière ressemblait à une serpillère, en effet, ce n’est pas très pratique d’avoir un seau d’eau et une brosse pour récurer quelque chose. Si on veut mettre un minimum de savon sur l’or et le métal, on est obligé d’en reverser au passage un bon paquet sur soi et par terre. Le sol lui-même portait les marques de ce combat de tout instant. De nombreuses flaques d’eau savonneuse parsemaient le dallage de la salle, notamment autour des socles des coupes et médailles ainsi que des étagères. Au moins on savait lesquelles avaient été faites et cela leur évitait de repasser deux fois sur le même trophée ! Ils étaient assez nombreux, pas la peine de les faire deux fois non plus !
Détachant son attention de ses mains crispées sur le manche de sa brosse à dent et des dégâts matériels qu’elles avaient fait en quelque sorte, Evey reporta son attention sur Alice qui s’acharnait sur une médaille sa brosse tout aussi pitoyable que la sienne. Cela fera une bonne excuse pour Rusard s’il leur fait la remarque que même pas la moitié de la salle à été lavée !

-Un bon nombre ! Je ne sais combien de personne rêverait de le voir à St Mangouste mais il doit en avoir beaucoup ! Certains parents même envoient leurs enfants dans d’autres écoles de magie parce qu’ils le prennent pour un grand malade qui n’a rien à faire à la tête de la plus grande école de sorcellerie d’Angleterre ! Vraiment, ils ne savent ce qu’ils perdent ! On ne peut pas rêver mieux comme école que Poudlard ! Il n’existe pas de lieu plus sûr ! Sauf Gringotts peut-être ! Mais même le Ministère de la magie est moins sécurisé que l’école ! Même si Dumbledore n’est pas forcément à l’origine de tous les sortilèges de protections qui entour les murs, il est pour beaucoup dans la sécurité de l’école ! Et avec lui dans les parages, les mages noirs feraient bien d’y repenser à deux fois avant de venir s’aventurer par ici ! Je ne vois pas qui serait assez fou pour tenter de s’introduire ici !


Evey remarqua le changement d’état de sa camarade de retenue mais n’y fit pas attention plus que ça, ou du moins ne voulu pas mettre mal à l’aise celle-ci et lui demander la raison de ce trouble. Après tout peut-être que cela lui évoquait quelques pénibles souvenirs qui ne la regardait pas.


-Je ne sais pas, si cela arrivait, si nous serions parfaitement préparés à résister. Mais je pense que nous nous battrons quand même. Moi en tout cas je me battrais. Et beaucoup le ferais aussi, même si il n’y aucune chance de victoire ! Une ombre passa rapidement dans ses yeux avant de disparaître. Et elle continua sur un ton plus joyeux. Mais pour l’instant notre ennemi du moment est Rusard ! Même s’il n’est pas bien dangereux !

Laissant de côté la mauvaise idée qu’un jour quelqu’un de mal intentionné puisse venir à bout de Dumbledore, Evey reparti dans ses délires qui convenaient si bien à Alice. Non mais vraiment, pas la peine pour ce soir de ce penché sur des questions qui fâchent, elles étaient déjà en retenue, pas la peine de rajouter un point noir au tableau ! Sans compter que le temps avançait et que le sommeil commençait peu à peu à engourdir le bras de la jeune sorcière. Et demain il fallait qu’elle aille en cours…L’horreur !!! Si elle atteignait les trois heures de sommeil se serait surement un exploit !

-Oh oui ! Je suis sûr qu’il va rester ici des longues années ! Quelqu’un comme c’est immortel je suis sûr ! Il fait parti du château en quelque sorte. Poudlard sans lui ça ne serait plus pareil ! On s’ennuierait ! Et puis les pauvres prochains élèves, s’ils n’ont pas de concierges à embêter, sur qui vont-ils se venger ? Non vraiment, il a intérêt à rester le plus longtemps possible ici ! Même sa chatte doit-être immortelle ! Après tout elle à neuf vies ! Tu imagines, si un jour elle venait à mourir, le pauvre Sasar deviendrait fou je crois…

Cette idée arracha un sourire rêveur amusée à la jeune irlandaise. C’est méchant des élèves quand même !
Elle se mit à rire avec son amie quand elles en virent aux centaures. Ces créatures là sont vraiment étrange et pas des plus amicales certes mais, il faut avouer que, quand ils viennent à faire des prédictions…C’est assez amusant.

Prenant une voix grave et profonde, Evey entreprit d’imiter un centaure, les yeux river sur le plafond.


-Mars est particulièrement visible ce soir. Et la convergence de Saturne et Vénus forment un angle qui le confirme.


Se tordant de nouveau de rire ravivant la douleur de ses côtes, la jeune sorcière dû attendre deux minutes avant de reprendre son souffle et une voix à peu près normale afin de pouvoir reprendre la parole.

-Il est vrai que leurs prédictions sont des plus tordues. Elles sont peut-être vraies, mais au fond personne ne peut juger vu que personne ne les comprends ! Quand à la divination, je crois que je n’ai jamais trouvé une personne qui arrive à lire quoi que ce soit dans les feuilles de thé à part qu’il est fort et très chaud ce qui correspond peut-être à une prochaine canicule !

Bien que la jeune fille appréciait assez les cours de soins aux créatures magiques, les centaures, bien que fascinant d’un certain point de vue morphologique, elle ne les portait pas dans son cœur et ne cherchait pas leur compagnie. Et, à part Hagrid, tout le monde se passe volontiers de leur mauvaise humeur. La forêt était peuplée de créature plus charmante comme les licornes bien sûre, les hippogriffes aussi avaient quelque chose de sympathique d’après Evey dans leurs bonnes manières. On dirait des vieux aristocrates tout droits sortis d’un gros bouquin poussiéreux. Mais bien sûr toutes ne sont pas aussi accueillantes comme les scroutts à pétard pour ne nommer qu’eux !

-Merci quand même ! Et au contraire, il n’y a rien de mieux que le témoignage de quelqu’un qui est passé par mon état de doute ! Ca ma un peu éclairer et ça va me donner matière à réfléchir pour plus tard !


De nouveau, l’allusion à Débra la fit rougir. Maintenant, à chaque fois qu’elles se croisaient, celle-ci lui lançait des regards assassins et racontait à qui voulait l’entendre que la jeune irlandaise avait eue une relation avec le capitaine de l’équipe d’où sa nomination. Ce qui bien sûr était absolument faux ! Et les encouragements de son amie lui firent chaux au cœur.

-Merci Alice ! Tu as raison. Mais bon après…Il n’est pas dit que je sois meilleure que les autres joueurs des autres maisons. Ils m’ont peut-être choisie entre ceux de notre maison, mais contre les autres je ne sais pas ce que je vaux. Dans un vrai match et tout, c’est différent… !

Bon, qui n’avait pas le trac à près tout ! Et Evey était à peu près sûre qu’au début, elle risquait de trembler un peu en serrant le manche de son balai, et par que d’impatience !

L’arriver de Rusard coupa court à leur discussion, mais cela n’annonçait pas la fin de la soirée et encore moins de leurs rires. Car un concierge qui s’énerve, quoi de plus hilarant ? Peut-être sa chatte qui crache toutes dents dehors peut-être dans l’espoir d’intimider quelqu’un… !

La dernière réplique de ce bon vieux concierge mit fin à Alice qui, ne tenant plus, s’écroula de rire. Evey, qui elle aussi avait bien du mal à se retenir depuis le début, ne put résister et, à son tour, se mit à rire les bras autour de ses côtes. Pour sûr qu’elles allaient avoir des courbatures demain !
Et la tête de Rusard qui, incapable de parler tellement la colère l’étouffait, ne faisait qu’alimenter le rire de la jeune rouquine à qui les larmes commençaient à perler au coin des yeux.

Seul un grognement sortait de la gorge convulsée de Rusard. On aurait dit un fou en pleine crise. N’y tenant plus, il s’approchant en titubant des deux jeune filles comme s’il avait trop bu le doigt lever comme les menaçant mais incapable de prononcer un mot ce qui le rendait encore plus ridicule si cela fut possible. Il finit par prendre les deux Gryffondor qui continuaient à se tordre de rire et les saisir toutes deux par un bras les forçant à avancer vers la porte. Ce n’est que sur le seuil qu’il retrouva l’usage de la parole. Et c’est avec une voix plus aigüe que d’habitude et légèrement pincée ou perçait toute la colère qui bouillonnait en lui qu’il reprit la parole se voulant autoritaire et menaçant, sans grand résultat.


-On va chez le directeur, on verra bien si vous rirez encore autant petites sottes ! Je ne permettrais pas qu’on me fasse un tel affront !


Et continuant à maugréer des paroles de moins en moins intelligibles mais dans le même registre, il les emmena dans les couloirs dans la direction du bureau du directeur. Evey elle, toujours incapable de se calmer marchait avec peine, le souffle court et les joues mouillées de larmes et les commissures de ses lèvres commençaient à la picoter. Elle ne sortirait pas vivante de cette soirée c’était sûre ! Elle mourrait là de rire sur la dalle froide des couloirs vides de Pouldard à une heure tardive de la nuit.
Le trio suivis de l’infatigable Miss Teigne finit par arriver tant bien que mal devant la statue qui menait au bureau du directeur, Rusard prononça le mot de passe qui révéla les escaliers qui permettaient d’accéder à la porte et, toujours fumant de colère, il poussa les deux jeune sorcière dans l’escalier. Arrivés en haut, il frappa à la porte mais, au bout de deux minutes, personnes n’avait ouvert et aucun son ne semblait sortir du bureau. Se pouvait-il que le directeur soit absent ?! Cette idée ne fit que repartir Evey que la monté des escaliers avait un peu calmée.
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Dim 23 Nov - 16:08

    [Désolée du retard =$]

    Alice venait de prendre la décision définitive de ne pas se laisser abattre. Il ne fallait qu'elle se soucie trop de que Dumbledore leur avait dit. Il les avait enrolé, elle avait accepté de prendre des risques pour la société sorcière. Elle avait accepté et aujourd'hui elle ne reviendrait pas sur sa décision. C'était fini. Elle était allée trop loin et la brune se serait trouvée bien lâche de finalement prendre peur et de rompre tout engagement auprès de Dumbledore. Elle était honorée d'avoir sa confiance. Qu'il ait fait appel à elle. Elle qui en avait assez de rester en arrière sans comprendre ce qui arrivait au monde sorcier, et au monde moldu par extension. C'était ses mondes. Après tout, quand elle n'était pas à Poudlard, elle vivait comme une moldue. La Gryffondor retint un soupir. Elle avait fait des choix. Il n'était plus temps de tergiverser. Ce qui était fait était fait et elle ne reviendrait pas en arrière. Il n'était pas la peine de se demander de ce qu'elle serait en train de vivre en ce moment, si, comme Lily, elle aurait refuser la proposition du Directeur.
    La jeune fille serra les dents. Heureusement qu'elle s'était promis d'arrêter d'y penser. De toute façon, plus elle s'obstinerait à ne pas y penser, plus elle y songerait. C'était inévitable. Adossée à un vitre d'une étagère, s'octroyant une brève pause, Alice essuya la sueur de son front. Comme quoi, c'était vraiment épuisant comme punition. Rusard devait se féliciter d'avoir eu cette idée -si c'était bien lui qui l'avait eu bien sur. La Gryffondor était fatiguée, aussi bien physiquement que mentalement. Et cela durait depuis un bon moment. Les professeurs la trouvaient épuisée. L'un d'eux l'avait même prise à part pour savoir ce qui n'allait pas. Cela faisait une bonne semaine qu'Alice cherchait à s'échapper des attentions mielleuses de certains enseignants. Au risque d'être insolente. Ce qui lui avait valut sa retenue. Le Professeur de Botanique était définitivement trop susceptible. Mais Alice remerciait Merlin qu'il le soit parce que sinon, elle n'aurait jamais passé une soirée aussi détendue. Et cela faisait du bien.

    Evey avait pris le chic pour détendre Alice et celle-ci se rendait compte que peu de personnes -voir personne- n'avaient cet effet là sur elle. Perdue dans ses réflexions, elle finit par s'en extirper pour voir sa camarade fixer sa brosse à dents.


    -'La mienne n'est visiblement pas en meilleur état', grimaça Alice d'un air piteux. 'Il aurait tout de même pu prévoir d'autres brosses à dent si il voulait qu'on fasse toute la salle. Moi je vais pas me plaindre. Si j'ai plus rien pour frotter je vais pas frotter. Je vais pas m'enquiquiner.'

    Elle eut un sourire désabusé en voyant l'état lamentable de son ustensile de travail. Que ce soit celui d'Evey ou le sien, il n'y avait vraiment plus rien dessus. Les trois poils et demi qui étaient encore en compétition paraissaient bien ridicules. La jeune fille soupira profondément. Et finit par se relever pour recommencer son harrassant travail. A genoux plutôt. Sa robe dégoulinante et lourde d'eau ne lui facilitait pas la tache. Déjà qu'elle n'avait pas beaucpup d'ongles à la base, elle venait de les user à gratter les petites taches sur les trophées. Elle pliait les doigts pour les assouplir et les détendre. Elle avait envie de les craquer mais n'était pas certaine qu'Evey apprécie ce genre de choses. Généralement, les gens qui entouraient Alice lui disaient d'arrêter les faire craquer et que c'était absolument écoeurant. Chacun son point de vue.

    -'Les gens sont vraiment stupides d'envoyer leurs enfants autre part. Bien sur, avoir une confiance aveugle en quelqu'un -même en Dumbledore- n'était pas une bonne idée. Personne n'est infaible. Dumbledore, malgré ses grands pouvoirs est un homme et il ne faut pas oublier qu'il est mortel. Mais pour l'instant, nous n'avons jamais eu à douter de lui. Malgré son excentricité et toutes les bizarreries qui l'entourent. Et tant que Dumbledore sera là, nous pouvons dormir sur l'une de nos deux oreilles. Moi, si j'ai un jour un fils -ou une fille-, mais cela ne risque pas d'arriver, je l'enverrai à Poudlard. Beauxbatons et Salem sont beaucoup trop loin. Sans parler de Durmstrang. Non, mais faut être complètement fêlé pour envoyer ses enfants là-bas. Je veux dire... tout le monde sait que ce sont des adeptes de Magie Noire. Enfin.. que ce n'est pas très sure !'

    Alice était comme ca. Elle détestait les préjugés mais elle savait que Durmstrang renfermait un nombre impressionants d'adeptes de la Magie Noir. C'était une des nombreuses rumeurs qui circulaient sur l'école de magie de Bulgare. Et Alice y croyait. Après tout, Grindelwald en sortait. D'après ce qu'elle savait.
    Alice retint un sursaut quand Evey reprit la parole. La jeune fille parlait avec franchise et la Gryffondor fut heureuse d'avoir établi un tel lien avec la Cinquième Année. Elle n'était pas certaine qu'elle lui aurait parlé aussi ouvertement s'il en avait été autrement.


    -'Il ne faut jamais partir vaincu. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Et puis, si jamais on en vient à se battre, on aura toujours Dumbledore à nos cotés', fit-elle avec un bref sourire. 'Moi aussi, je me battrais. Mais ne parlons pas de ca. Si guerre il y aura, nous avons pour l'instant du répis.'

    Mieux valait faire comme si elle n'était au courant de rien. Elle éclata de rire à la remarque de son amie. Un rire un peu nerveux toutefois.

    -'Et Rusard nous arrachera les yeux s'il s'aperçoit qu'il a mis deux Gryffondor qui passent plus de temps à rire qu'à laver, ensemble. Il ferait une crise cardiaque !'

    La jeune fille ferma les yeux quelques instants et ne profita pour dodeliner de la tête. Elle esquissa un sourire en entendant sa camarade parler de Miss Teigne. Toujours les yeux fermés Alice répondit à son amie avec un sourire en coin :

    -'S'il vient un jour à mourir, il faudrait trouver un concierge tout aussi divertissant que lui avec un animal de compagnie tout aussi agréable à embêter. Personnellement, j'adore mettre coup de pied au derrière à cette chatte de malheur qui nous pourrit parfois l'existence, mais généralement, Rusard rapplique direct. Les élèves se retrouvent souvent collés pour ca. Je l'étais aussi au début. Maintenant que je connais les bons passages secrets, ca va.'

    De nouveau, Alice éclata de rire quand Evey imita les centaures. Mais elle fut vite coupée car elle venait de comprendre quelque chose. Son rire était coincée dans sa gorge et Alice écarquilla les yeux. Bon dieu, qu'est-ce qu'elle pouvait être stupide ! C'était tellement évident. Mars... Dieu de la guerre dans la Mythologie. Qu'est-ce que cela pouvait signifier d'autre que le fait qu'une guerre se préparait à l'horizon ? Elle le savait déjà que la guerre serait inévitable mais cela venait de lui revenir en plein visage.

    *Par Merlin, Alice, arrête de penser à tout ca !*

    Le sourire de la jeune fille fendit son visage à peine quelques minutes plus tard. Evey avait un don. Ou un humour qui la faisait hurler de rire.

    -'Le jour où il y aura la canicule en Angleterre c'est qu'il y aura un problème je pense. Raah, la divination ! Soit tu as un don, soit tu n'en as pas du tout. Ca me fait marrer de voir les filles qui sont persuadées qu'elle vont découvrir le destin du monde Sorcier en buvant leur tasse de thé. C'est vraiment hilarant ! Elles ne sont jamais d'accord du symbole qu'elles ont. Ca doit être vraiment tordant les cours de Divination ! Mais je crois que ce que je préfère c'est quand les gens font le tour de la Salle Commune pour trouver des idées farfelues à sortir pour leur devoir. '

    C'était déjà arrivé. Pour Alice, l'inspiration était venue toute seule. Elle avait tout de même été surprise que l'on fasse appel à elle pour ce genre de choses mais depuis qu'elle avait suggéré le suicide par saut sur le toit de Poudlard à un élève qui avait sa mère qui s'était suicidée, Alice refusait catégoriquement que l'on vienne lui demander ce genre de choses. Une gaffe de cette taille suffisait amplement. Pas besoin d'en rajouter une couche. La Gryffondor se disait qu'elle n'avait vraiment pas eu de pot de proposer justement cette chose à un élève traumatisé par le suicide de sa mère. Merlin s'acharnait sur elle, c'était pas possible autrement. Elle en était certaine.
    La conversation dériva sur l'orientation et Alice aida et proposa des idées du mieux qu'elle le put à la jeune fille. Finalement, le sujet de conversation devint le Quidditch. Et bien qu'elle ne soit pas une fan, Alice en parlait sans problème. Elle tenta de rassurer l'autre Gryffondor.


    -'C'est vrai que pour l'instant tu n'en sais rien. Mais il te faut de l'entrainement. Tu verras bien durant un match et tu adapteras ta technique selon ton adversaire. Même si c'est plus face aux poursuiveurs de l'équipe adverse que tu joues que contre le gardien d'en face. Mais j'ai confiance en toi. Je suis sure que tu y arriveras. '

    La jeune fille eut un sourire d'encouragement. Elle comprenait plutôt bien le stress de son amie. Elle venait d'être choisi et n'avait pas d'idée fixe concernant ses adversaires. Mais après tout, le meilleur entrainement était sur le terrain et elle ne pourrait se rendre compte que durant un match du niveau de ses adversaires. Personnellement, Alice se demandait si elle serait capable de supporter la pression. Après tout, beaucoup de monde attendait que le gardien bloque tous les tirs, que l'attrapeur de l'équipe arrive à se saisir du Vif d'Or. Cela devait être très stressant et terriblement excitant en même temps.

    Alice fut coupée cette fois-ci dans ses réflexions non pas par Evey mais par l'arrivée fracassante du concierge. Evey et Alice se levèrent pour se mettre debout. Pas question d'être au sol face à cette saleté de Rusard ! La fureur de celui-ci était impressionnante. L'Ecossaise se demandait presque quand est-ce qu'il allait exploser. Cette pensée fit rire la Gryffondor. Elle sentait son estomac se serrer sous l'effort.

    FInalement, elle partit dans un grand rire ne pouvant plus se retenir et Evey la suivit. Les larmes aux yeux, la Gryffondor essayait difficilement de se calmer mais peine perdue. Un regard vers Rusard fit redoubler son hilarité. Le vieillard n'arrivait plus du tout à parler. Comme si les mots étaient coincés dans sa gorge. Il virait cramoisi et on aurait vraiment dit cette fois-ci qu'il prenait feu. Malheureusement, quand il retrouva l'usage de la part, les oreilles d'Alice et d'Evey en prirent un coup. Il la tenait par le bras, et maintenait l'autre jeune fille de la même façon. Mais la menace de Dumbledore n'effraya pas autre mesure la brunette. Elle voyait déjà d'ici la scène. Le concierge traina les deux jeunes filles dans un dédale de couloir. Les élèves déjà sortis de table les regardaient avec perplexité pour certains, et avec amusement pour d'autres.

    Quand ils firent tous trois face à la statue du bureau de Dumbledore, le concierge donna le mot de passe. Il poussa les deux jeunes filles encore mortes de rire devant lui et grimpa à son tour le escaliers. Alice pouffa quand elle comprit à son tour que le directeur n'était pas là. Elle échangea un sourire complice avec Evey.


    -'On dirait que le professeur Dumbledore est absent !' Se désola-t-elle faussement.
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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Ven 28 Nov - 18:21

Comment pouvait-on envisager d’envoyer ses enfants dans une école autre que Poudlard ? Aucune ne l’égalerait jamais. Où que ce soit, aucun Rusard ne parcourait les couloirs en quête d’élèves à enfermer pendus par les chevilles dans les cachots. Personne d’autre n’avait l’idée de punir ses élèves en les forçant à utiliser une méthode moldue pour nettoyer les innombrables trophées remportés par les élèves de l’école. Et surtout, nulle part ailleurs on pouvait rire à s’en torde les côtes en retenue. Non, vraiment, il était impensable que l’on puisse songer à envoyer son enfant dans une école autre, dans un pays étranger. Comme Alice venait si bien de le dire, les autres grandes écoles de sorcelleries de toute façon n’avaient rien d’encouragent ou de sympathique. Bien sûr, tout le monde savait les attirances de Drumstrang pour la magie noire. Et même si on n’avait jamais vraiment pu en montrer la preuve, ou tout simplement cherché à le démontré, il s’agissait presque d’une évidence connu de tous dès leur plus jeune âge.

De dépit Evey, prise par une pulsion inconnue, sans doute motivée par une frustration sévère envers Rusard de ne pouvoir manger décemment ou une fatigue harassante qui n’aurait supportée plus longtemps la torture physique, lança en l’air sa brosse à dent à présent vierge de tout poil. Celle-ci, tel le char de Phaéton décrivit une magnifique courbe dans l’espace de la salle avant de tomber dais un faible tintement le sol brillant et de disparaître engloutie par une étagère.


« Bon débarras ! »

Ce furent les seuls mots que lui inspira pareille perte de l’objet avec qui elle venait de passer de dures heures à suer. On pourrait croire qu’après de telles aventures passées ensemble les adieux soient plus douloureux. Que nenni. Rien que du soulagement dans les beaux yeux de l’irlandaise.
La jeune sorcière entreprit alors de redonner vie à ses chères petites mains blanches. Car ces dernières frigorifiées par l’eau et douloureuses aux niveaux des jointures, ne semblaient plus jamais devoir pouvoir tenir un objet sans le faire tomber aussitôt. Un long soupire souleva sa poitrine. Un gardien sans ses mains c’est un peu comme un sorcier sans sa baguette quoi ! Pas très pratique…Rusard allait lui payer cher cette retenue. Non pas que la soirée en elle-même ce soit mal passée, Alice faisant partie de celle-ci, mais la corvée qu’il leur avait si gentiment assignée. Pas étonnant que les élèves cherchent à se venger après si il s’amuse à les torturer ainsi. Un vrai cercle vicieux. Rusard les punis, ceux-ci pour se venger lui en font voir de toutes les couleurs, ils sont de nouveaux torturés, la haine monte encore plus. Une rotation perpétuelle où le concierge n’a jamais le beau rôle. Mais Evey n’allait surement pas rompre ce cercle infernal. Et le cracmol ne tarderait pas à savoir ce que c’est de s’attaquer à une Lowan !

La rouquine remarqua qu’au cours de cette soirée, elles avaient plusieurs fois titillées le sujet glissant des mouvements extérieurs et d’un potentiel danger extérieur bien plus dangereux que Grindelwald ne l’avait été. Or, ce sujet était très vite écarté par sa jeune amie. D’ailleurs, elle semblait se tendre un peu plus quand elles évoquèrent les récents meurtres moldus. Cependant Evey n’osa pas vraiment lui en demander la raison, peut-être qu’elle savait des choses de plus que l’irlandaise, mais cela ne la regardait pas. Peut-être même avait-elle des problèmes dans sa famille à ce niveau. Quoi qu’il en soit, la sorcière évita dès lors de ne pas remettre le sujet qu’elle classa dans les choses tendues sur le tapis.
Bien sûre ces convictions devaient aller à quelques choses près dans le même sens que celles d’Alice, mais on n’ait jamais assez prudent en politique. Evey de son côté supportait fermement la cause des moldus. Une affaire de famille ! Certes elle venait d’une famille de sang pur, mais cela n’empêche rien. Son père travaille auprès de ceux-ci et la jeune sorcière sait parfaitement qu’ils ont beaucoup à apprendre au sorcier. Sans compter que son frère venait de lui écrire au sujet d’une jolie brunette dépourvue de pouvoirs magiques et ne soupçonnant même pas leurs existences. Alors oui, Evey est horrifiée par ces meurtres, cela la touche beaucoup et met un peu plus de détermination dans ses yeux candides. Mais comme tout, la Gryffondor prenait la chose avec sourire et optimisme. Que voulez-vous, c’est dans ses gènes. Sa bonne humeur légendaire lui venait de son père. Et cela la préservais de bien des tourments. Non pas que la jeune femme soit un peu simplette, elle sait être grave quand il le faut, mais prendre tout avec une énergie positive évite bien des heures à broyer du noir.

Les mains devant sa bouche, Evey soufflait dessus depuis une bonne minute à présent sans vraiment de résultat. Elle avait beau essayer de fermer et ouvrir ses doigts aussi rapidement que leur état de congélation le permettait, son sang chaud ne parvenait pas jusqu’à eux, il semblait même plus daigner venir.
Souriante à son amie, la rouquine l’écoutait parler légèrement rêveuse. Combien de temps elle passait sur ses devoirs de divination…Le pire c’est que la jeune sorcière aimait ça, ou plutôt, elle aimait s’amuser à trouver des prédictions plus folles les unes que les autres en cherchant dans son livre à quoi pouvait correspondre l’alignement de deux planètes. Par exemple si Vénus et Saturne formaient un angle inférieur à trente degrés, cela donnait un rapport quelque conque avec les yeux alors Evey pouvait écrire que tel jour, Jill – une élève de Serdaigle – pleurerait surement pour une nouvelle catastrophique annoncée par un de ses professeurs. Prédictions qui d’ailleurs avaient de bonnes chances de se réaliser étant donné que la jeune fille en question mouillait ses joues plus d’une fois par semaine, que voulez-vous, si la demoiselle n’obtient pas A , c’est le monde entier qui s’écroule…

Inutile de préciser qu’Evey s’appliquait énormément à trouver des choses quelque peu vraisemblables tournant les mots d’une telle façon que l’on pouvait les interpréter de milles manière différentes. Mais il est vrai que les idées se faisaient de plus en plus rares cette dernière année. D’ailleurs, en y pensant, la cinquième année n’était même pas sûre de continuer à se creuser les méninges et les yeux à chercher des présages dans les tâches d’encres. Par ailleurs, il n’y avait que peu d’élèves qui continuaient après leur cinquième année ce cours que beaucoup considérait comme inutile, et à raison bien qu’il ne soit pas difficile d’obtenir de bons résultats avec un peu d’imagination et de bon sens. Pas besoin d’un troisième œil pour ça…

Un léger rire accompagna les paroles d’Alice. Jamais elle n’avait passé une aussi bonne retenue, c’est vrai, et elle ne c’était pas aussi amusée depuis plusieurs semaines. Ces derniers jours une certaine tension courait le long des lits en baldaquins du petit groupe d’amies qu’elles formaient avec quatre autres filles de sa maison. Tout ça pour une histoire de garçons…A vraiment, l’amour ne vaut vraiment pas tout le mal que l’on se donne pour le trouver. D’ailleurs Evey, bien qu’un peu de compagnie de lui ne fasse pas de mal, ne cherche pas spécialement une telle relation qu’elle trouve encombrante plus qu’autre chose tout cela saupoudré d’une gnangnan déconcertant. Peut-être est-ce là les mots d’une célibataire résignée, quoi qu’il en soit, l’amitié c’est bien plus pratique ! Et de toute façon, les hommes en général ne comprennent pas la grâce et la délicatesse des femmes…


-Merci pour ton soutient Alice, ça me fait vraiment plaisir !

A présent assise à même le sol la rouquine souriait de son magnifique sourire à sa cadette. Oui, ses mots lui chauffait le cœur, bien plus que ne l’aurait fait une beurre-au-bière, ils réchauffaient l’intérieur, l’âme elle-même et non seulement l’appareil digestif sans l’effet pause toilette qui vient après la boisson.
Evey doutait légèrement de ses aptitudes en effet, en de savoir qu’elle avait le soutient de quelqu’un, d’une amie, des Gryffondor en quelque sorte, cela lui redonnait courage en elle et en ses capacités. Oui, elle pouvait le faire, elle pouvait prouver qu’ils ne c’étaient pas trompés en la choisissant plutôt qu’une autre. La sorcière leur montrerait à tous ceux qui s’amusait à la déstabiliser qu’elle ne se laissait pas impressionnée si facilement et que leurs critiquent n’avaient pas lieu d’être.

Seule l’arrivée tonitruante de Rusard aurait pur gâcher cette incroyable soirée. Et pourtant cela ne fut pas le cas. Certes, le concierge défonça la porte plus qu’il ne l’ouvrit. Certes la colère éclata plus violente qu’un ouragan. Certes son visage montrait clairement toute la haine qu’il leur vouait à cet instant et ses yeux reflétaient son ardent désir de meurtre. Certes il les menaçait de renvoie. Mais malgré toute la bonne volonté qu’il mettait dans ces marques d’autorité terrifiante, il ne parvenait à rien d’autre que déclencher chez les deux jeunes complices un fou rire supplémentaire. On est bien loin de la peur qu’il rêverait de voir apparaître sur leurs beaux visages malicieux de petites effrontées. Mais qui conque ce serait retrouvé dans la même situation n’aurait pur retenir l’hilarité contagieuse qui leur tordait les côtes. Le rire est bien l’une des seules choses devant laquelle les deux Gryffondor courbaient la tête.

Et comme tout bon adulte ridiculisé, le cracmol ne supporta pas cet affront à son autorité. Rien de bien étonnant. Il n’y a rien de plus frustrant que le rire de l’inférieur face à la colère du supérieur ou du moins celui devrait l’être. Il est vrai que c’était peut-être aller trop loin…Mais le plus malheureux quand on a un fou rire, c’est qu’on ne le contrôle pas. C’est comme ci on vous avez jeté un sort. Impossible de s’arrêter, même si l’on est entrain d’étouffer. Triste n’est-ce pas ?!

Quoi qu’il en soit, tout le long du chemin qui les mena devant la porte du bureau de Directeur, des larmes chaudes coulaient le long dans joues de la rouquine avant d’être avalées par ses lèvres entrouvertes qui laissaient passer les délicieux éclats de rire. Le trio ne manqua pas certes d’attirer les regards curieux et amusés des quelques élèves présents. Evey cru même entendre entre deux respirations haletantes une remarques d’encouragement et de félicitation à l’égare des deux jeunes femmes. Il est vrai que même si Rusard à le sang chaud, il n’est pas donné à tout le monde de lui faire péter les plombs au point que de la vapeur semble sortir de ses oreilles. Evey elle-même félicitait toujours ceux qui y arrivaient. Une belle victoire contre l’autorité !

Quoi ? Le cauchemar de Rusard n’avait pas pris fin en haut de l’escalier en colimaçon ? Autant dire tout de suite que ce n’était pas son jour de chance…Une fois de plus il semblerait que les élèves soient les heureux gagnants de l’histoire…
Et aucun adulte pour le soutenir. Si même le directeur se volatilisait quand il en avait besoin, qui pouvait bien venir à son secours ? Personne, et surtout pas les deux jeunes complices…
Evey adressa un sourire amusé à son amie. En effet, quel dommage ! La rouquine jeta un regard désolé au concierge. Un regard qui montrait plus de la pitié pour celui-ci vu le peu de crédibilité que son sourire lui donnait. Mais Rusard ne sembla pas vraiment y faire attention, le stade de la colère et de la frustration avait atteint un tel niveau que rien ne pouvait plus venir s’ajouter à celle-ci. L’absence de Dumbledore était la goutte d’eau de trop et ses yeux hagards semblaient chercher, affolés, une issue qui n’existait pas dans un mutisme total. C’est vrai qu’il faisait pitié comme ça…Une idée traversa soudain l’esprit de la jeune Gryffondor, après ça, elles seraient toutes deux sur sa liste noire elles pouvaient en être sûre, Rusard ne les lâcheraient plus. Tant pis, c’était un mal pour un bien !

Le trio resta près de deux minutes sans plus un mot après la fausse remarque d’Alice dans un silence complet seulement coupé par les quelques pouffements qui saisissaient encore les côtes d’Evey de temps en temps. Enfin, cette dernière risqua à parler légèrement inquiète par l’état second où le concierge se trouvait. Il ne faisait même pas attention à sa chatte qui miaulait bizarrement. Vraiment inquiétant.


-On va pas rester là des heures à attendre que le directeur revienne quand même ! Si ça se trouve il est parti en voyage pour deux jours et, dans ce cas là, on n’est pas couché !

Aucune réaction. Ah si, un regard assassin, un léger filet de bave qui s’échappait à la commissure droite de ses lèvres.


-Vous étiez venu pour nous libérer à l’origine non ? On peut donc considérer notre punition finie et s’en aller non ?

Evey mettait toute la précaution dont elle était capable dans ses paroles. A présent pratiquement calmée de son fou rire, elle n’en gardait que les yeux mouillés et un mal aux côtes incroyable.
Quoi qu’il en soit, ces derniers mots semblèrent réveiller le cracmol qui bougea – enfin – la tête, ouvrir la bouche et la referma comme un poison avec un air menaçant. Oh que oui il avait envie de les étriper là tout de suite maintenant ! Cela se lisait parfaitement dans son regard noir. Cependant il ne pouvait rien faire de concret. Il n’en avait pas l’autorité sinon ils les auraient surement renvoyées sur le champ. Même pour mettre une punition il avait besoin de l’accord du directeur de la maison de l’accusé. Seulement ce soir McGonagal n’était pas au château et Dumbledore lui non plus ne semblait pas s’y trouver. Quelle infortune !
Prenant le silence du concierge pour un acquiescement non assumé, Evey reprit la parole avec tout autant de précaution.


-On peut donc récupérer non baguettes magiques ?


Car oui, n’oublions pas que ce bon vieux Rusard les leurs avaient subtilisées à leur entrée dans la salle aux trophées. Retrouvant enfin l’usage de ses cordes vocales, il siffla comme l’aurait fait Miss Teigne avec son habituel regard méchant. Il allait mieux apparemment.

-Vous ne perdez rien pour attendre ! J’en parlerais demain au directeur et il vous donnera la punition adéquate ! Vous pouvez faire vos valises dès ce soir. Je veillerais personnellement à ce que vous ne puissiez jamais plus remettre vos sales pieds dans mes couloirs !

Sa voix avait quelque chose de pervers qui dans la bouche d’une toute autre personne aurait pu inquiéter la rouquine mais dans celle de Rusard, cela avait tellement peu de crédibilité qu’une fois de plus, s’en était risible. Cependant Evey évita soigneusement d’en rajouter une couche. Il faut savoir s’arrêter à un moment, quand il est temps. Et même si les menaces du concierge ne se réaliseraient surement jamais, la sorcière préféra acquiescer d’un signe de tête entendu de même qu’Alice le fit. Mais toute deux ne purent s’empêcher d’échanger un clin d’œil amusé qui lui échappa.

-Et si je vous reprends ce soir toutes les deux à traîner dans les couloirs vous passerez la nuit dans mon bureau attachées !

Sa voix anormalement aigue avait toujours se désagréable sifflement tellement ressemblent à celui de sa chatte. Il fini par rendre les baguettes à leurs propriétaires avec une mauvaise volonté évidente. Sans doute qu’il aurait aimé les garder dans son tiroir. Il grommela encore quelques menaces à leur encontre et poussa les deux jeunes femmes dans les escaliers avec un nouveau regard assassin dégouté. Si Dumbledore ne l’avait pas prit sous ses ordres, sans doute qu’il aurait mal tourné. Peut-être même se trouverait-il derrière les barreaux d’Askaban totalement fou.
Gryffondor↯  La force du lion est en moi
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Evey Lowan

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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   Ven 28 Nov - 18:22


A présent couchée sous sa couette bien chaude, Evey souriait à la nuit les yeux grands ouvert vers la fenêtre qui ouvrait ses vitres sur le ciel clairsemé d’étoiles. Arasée, elle n’avait même pas prit le temps de descendre à la grande salle pour manger un morceau. Heureusement une de ses amie de chambré qui se doutait qu’elle n’aurait surement pas le temps de croquer un morceau après sa retenue lui avait gardé des gâteaux et des sandwichs. Finalement, il y avait encore un peu d’humanité dans le groupe aux relations de plus en plus froides.

A près avoir quitté Rusard au pied de la statue de pierre, Alice et l’irlandaise c’étaient rendues dans leur salle commune décidant d’un commun accord que rejoindre les grandes tables plusieurs étages en dessous reviendrait à signer leur arrêt de mort. En âme charitable, la cinquième année avait partagé son repas froid avec son amie. Puis, de fatigue, elles c’étaient séparées sur le pas de leurs chambres respectives riant toujours de leurs palpitantes aventures.

Lentement les paupières de la jeune sorcière se refermèrent sur l’océan bleu-gris de ses yeux candides. Dès jour comme ça on ne s’en lasse pas…
Ses mains à présent douces et tièdes avaient retrouvées leur adroite maniabilité. Un sourire étira ses lèvres roses alors que son esprit s’envolait dans les songes où des noms inconnus et brillants défilaient sans suite logique tous pompeux portant leurs récompenses avec d’horribles regards pervers et des sifflements de chats remplaçaient leur langage humain.



[HJ: trop long pour un seul post dsl ! ^^']







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MessageSujet: Re: A la brosse à dents [PV Evey]   



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