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Gryffondor↯  La force du lion est en moi
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Nombre de messages : 1052
Age : Dix sept ans et toutes ses dents.
Groupe : Gryffondor, Poursuiveuse dans l'équipe de Quidditch, Des filles qui se font avoir.
Caractère : Amusante, vaillante, sensible, paresseuse, jalouse.
Crédits : : (c) Plastic Bird + (c) signature --> unbreakable
Date d'inscription : 12/11/2011




Sephora A. Jones

Gryffondor
La force du lion est en moi


Carte du maraudeur
Niveau magique: 7/15
Libre pour :: 2 rp
Bonus: + 22
MessageSujet: Life goes on, it gets so heavy.    Lun 29 Avr - 12:39


N'oublie pas que je t'aime,
je n'serais jamais loin...



Sephora s'habilla rapidement et se prépara en deux trois mouvements. Elle était préoccupée. Elle s'inquiétait beaucoup pour Evey. Elle ne l'avait pas vu depuis vraiment très longtemps. Depuis le soir de l'attaque, en réalité. Elles avaient échangé plusieurs courriers depuis, mais apparemment, la jeune rouquine avait été bien plus blessé dans l'explosion que son ami ne l'avait été. Chaque nouvelle missive ne présageait rien de bon. Sephora avait eu très mal au début, mais au bout d'une semaine et demi, elle se sentait déjà beaucoup mieux. Elle avait pu sortir du centre de soin sept jours plus tard, et avait passé quelques jours privilégiés près de ses parents. Ils l'avaient bien chouchouté jour et nuit d'ailleurs. Cela lui avait en tout cas fait beaucoup de bien. Ensuite, elle avait passé trois semaines à Poudlard, avant de rejoindre de nouveau sa maison. Ses parents n'avaient pas tout compris. Sephora avait du trouvé un stratagème pour ne pas les inquiéter, mais cela avait été dur. Cela ne lui plaisait pas de leur mentir. Mais elle y était contrainte. Pour eux, la vie de leur fille était ce qui leur importait le plus. Si seulement ils savaient... Si seulement ils savaient qu'elle avait bien failli mourir il y avait un mois de cela... La magie, cela les impressionnait beaucoup, mais ils ignoraient aussi à quel point elle pouvait être dangereuse une fois entre de mauvaises mains. Les mains de Voldemort faisait le mal, partout où elles passaient. Sephora n'avait toujours pas mis de mots sur l'objet magique qui avait fait exploser le village de Pré-Au-Lard, lors de la fête d'Halloween. Curieuse et peut-être un peu nostalgique, elle s'y était rendue, et n'y avait trouvé que des cendres encore chaudes. Tristesse et désolation avaient envahi ce lieu qui lui avait pourtant tant apporté autrefois. Elle se souvenait avec douleur les sorties qu'elle avait passé ici, à s'amuser, à rire, à glaner, à lécher les vitrines des magasins avec Evey... C'était le bon temps et les années filaient si vites... Mais désormais, il n'y avait plus rien, et elle était bien vite partie de l'endroit, se rappelant soudainement qu'elle marchait sûrement sur les restes d'autres sorciers, morts dans l'explosion. Cette pensée lui avait donné envie de vomir.

Sephora sortit de chez elle et transplana à l'adresse qu'Evey lui avait donné. Une fois dans le bâtiment, de vieux souvenirs traversèrent la jeune femme. Ce centre de soin, elle s'en rappelait très bien, et n'en gardait pas de bons moments. Enfin, peut-être sauf le jour où Maël lui avait rendu visite. Evey était entre ses murs elle aussi, mais n'y était pas sortie depuis un mois. On lui avait dit que ses blessures étaient trop grandes et trop graves pour lui permettre de rentrer chez elle. Elle se rendit à l'accueil et demanda : « La chambre d'Evey Lowan s'il vous plaît ? » Sephora n'en savait rien, car quand elle était encore ici, on lui avait refusé de voir sa meilleure amie. Elle n'avait pas compris pourquoi d'ailleurs. Elle aimait Evey, elle l'adorait, elle avait tant besoin d'elle. Pourquoi ? Elle savait qu'elle était dans le coma à ce moment-là, mais sa présence lui aurait peut-être fait du bien quand même ? On n'en savait rien après tout ! Sephora avait été très vexé qu'on le lui refuse. « Chambre 206. » Sephora remercia l’hôtesse d'accueil et prit les escaliers et traversa de nombreux couloirs. Elle y croisa beaucoup de patients qui n'avaient pas l'air très en forme. Des jambes arrachées, des bras disparus, des visages brûlés, c'était commun. Sans doute perdus dans l'explosion. Cela avait été un choc pour tous le monde. Instinctivement, elle porta sa main à son cou, symbole de sa présence à l'attaque. Une vulgaire cicatrice. Et dire qu'elle s'en était plaint, au début. Ce n'était rien comparé à ces gens qui devraient vivre sans leurs membres jusqu'à la fin de leurs jours. Sephora accéléra le pas. Soudainement, elle avait peur. Et si Evey était elle aussi amputée ? Elle secoua la tête, n'osant pas l'imaginer. Elle avait peur, trop peur. Elle ne voulait pas y croire. Rapidement, elle arriva au deuxième étage. Chambre 200, 202, 204, 206. Elle allait frapper à la porte, et se ravisa. Elle appuya sa tête contre le bois froid et respira doucement. Les retrouvailles allaient être difficiles. Les larmes seraient au rendez-vous, et elle le savait. C'était inévitable. Les journaux avaient annoncé quelques jours auparavant la mort de Benjamin. Sephora l'avait connu, un peu. C'était quelqu'un de profondément gentil et d'attentionné, le portrait craché de sa sœur. Elle avait beaucoup pleuré en l'apprenant. C'était une véritable tragédie. L'avait-on dit à Evey ? Une médicomage avait prévenu Sephora qu'elle était mentalement perturbée, la jeune blonde ne s'imaginait pas devoir l'annoncer à son amie. « Mademoiselle, vous avez besoin d'aide ? » demande un jeune homme, probablement un infirmier ou un médicomage du centre. Avait-elle besoin d'aide ? Elle l'ignorait elle-même. Elle avait peur. Elle ne voulait pas voir son amie pleurer, ça lui ferait trop de mal. Mais elle savait qu'elle avait besoin d'elle et que la voir lui ferait du bien, tout comme la visite de Maël lui avait fait du bien et lui avait redonné le sourire. « Non, non... ça va aller, merci. Je... je... enfin, laissez-tomber. » Il haussa les sourcils, et s'en alla, sans rien demander de plus. Courageusement, elle ouvrit la porte de la chambre et pénétra dans la pièce. Elle la vit aussitôt, allongée dans son lit, éveillée. En vie. Rapidement, les yeux verts d'Evey rencontrèrent les siens. Sephora sourit doucement et s'approcha d'elle. Sans attendre, elle s'assit près d'elle, la prit dans ses bras, la serrant fort contre elle. « Tu m'as tellement manqué. » Sephora retient les larmes qui menaçaient de couler sur ses joues. « Si tu savais à quel point... J'veux plus qu'on soit séparée aussi longtemps. Pas comme ça, c'est trop dur. » Les jours passés à Poudlard sans elle avaient été un véritable calvaire. Sephora avait enfin réalisé à quel point la rouquine lui était indispensable. Elle ne voulait plus la perdre.
Gryffondor↯  La force du lion est en moi
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Nombre de messages : 3303
Age : 17 balais
Groupe : Un phoenix préfète en chef des lions et gardienne de Quidditch.
Caractère : Enthousiaste, naïve, enjouée, déterminée
Crédits : : (c)Evey
Date d'inscription : 14/04/2008




Evey Lowan

Gryffondor
La force du lion est en moi


Carte du maraudeur
Niveau magique: 7/15
Libre pour :: 1 rp
Bonus: + 23
MessageSujet: Re: Life goes on, it gets so heavy.    Jeu 16 Mai - 16:12

    "Isolated from the outside clouds have taken all the light I have no control it seems my thoughts wander off, of the time when I tried to live life without you birds falling down the rooftops out of the sky like raindrops. No air, no pride. If being myself is what I do wrong then I would rather not be right hopes turn into fear and with my one wing I can’t fly with sunrise embrace my dreams tight and that’s why birds falling down the rooftops
    Out of the sky like raindrops. No air, no pride."


    Les jours passaient et se ressemblaient tous. Et cela encore, lui semblait faux. Non, les jours ne passaient pas. Ils ne passaient plus. Dans ces murs peints en vert, le temps restait en suspend, vide de tout changement, de toute variation. Désespérément vide. On peut sentir le poids des minutes passer quand on attend quelque chose. On peut sentir sa vitesse nous décoiffer quand on a avec soi une chose qui nous est chère. On peut même en redouter la cruauté quand il symbolise une échéance. Mais quand le cœur et l’âme ne possède plus aucun de ces sentiments là. Le temps n’est que vide et suspends. De cette vie, la sorcière n’attendait plus rien, ce qui lui était si cher reposait désormais loin de ses yeux, et l’échéance fatale ne représentait plus rien. A demi allongée dans son lit blanc, les mains posées inertes sur ses draps, la rouquine ne bougeait pas. Elle ne bougeait plus. Les médicomages qui prenaient soin d’elle se demandaient même si elle ne s’endormait pas ainsi, dans sa position de statue.
    Ses joues autrefois fraîches et rondes ne respiraient plus le grand air irlandais. Le visage creusé et pâle, le feu qui l’animait avant semblait avoir été étouffé par le souffle glacial de l’hiver mortel. Même ses cheveux étaient plus ternes et plus lisses. Si son corps brisé récupérait petit à petit, son esprit restait abattu, comme une vulgaire poupée de chiffon abandonnée dans un vieux grenier, oubliée. La rouquine ne mangeait plus, et il fallait batailler pour la faire prendre ses potions. Comment pouvait-elle encore espérer quelque chose, quand la vie lui semblait si cruelle, abominable et pervertie par toute cette colère.
    Depuis l’annonce de la mort de Benjamin, la jeune femme ne vivait plus que dans la solitude. Une amère et profonde solitude qui ne laissait de place pour aucun autre sentiment. Son cœur se pinçait à chaque pensée dirigée vers lui. Or, toute son âme était tournée sans cesse vers lui. Vers leurs souvenirs, leur enfance, leurs jeux, vers ses yeux rieurs et sa passion pour les animaux. Lui qui venait tout juste de sa marier à cette adorable moldue, non c’était injuste ! Injuste pour eux ! Sur sa table de chevet, quelques articles de journaux découpés racontaient les tragiques évènements qui attristaient le monde sorcier. Mais ces articles n’avaient pas une seule fois mentionnée son nom à elle qui avait pourtant périe avec lui. Unis jusque dans la mort. Etaient-ils morts, assassinés par des mangemorts qui auraient flairés la différence de sa belle-sœur ? Ou bien n’avaient-ils été que les victimes collatérales de cette horrible machination ? Jamais la jeune sorcière n’avait autant détesté quelqu’un. Bien que cette haine ne pouvait se tourner vers une seule personne en particulier, elle vibrait contre le Ministère qui avait permis cette soirée, sachant pertinemment que les serviteurs de Voldemort seraient de la partie. Qu’avaient-ils cherchés à faire ? Un grand coup de filet pour arrêter le plus de méchants possibles au détriment de sa propre population ? Mais depuis quand les civils servent-ils d’appâts ? S’il lui avait resté des larmes à pleurer, la rage qui animait son cœur meurtri les aurait déversée.
    Mais des larmes, elle n’en avait plus à donner. Son regard se posa sur les lettres éparpillées parmi les coupures de journaux. La dernière de Séphora attira son attention. Elle devait venir, prochainement. Quand était-ce déjà ? La jeune irlandaise ne parvenait pas à se souvenir. Bien que sa mémoire longue fût restée intacte, elle rencontrait quelques problèmes avec sa mémoire courte. Comme si son cerveau voulait absolument tout effacer de ces derniers jours, oublier la douleur, l’atténuer, pour la maintenir en vie. Après tout, n’avait-elle pas perdue connaissance lorsqu’on lui avait dit la nouvelle ? Son frère…Celui qu’elle admirait du plus profond de son âme. Celui qui lui avait tout apprit et qui l’admirait en retour. Elle se souvenait de la manière dont ses yeux brillaient quand elle lui avait annoncée son entrée dans l’équipe de Quidditch. Chose que lui n’avait jamais réussit. Il était si fière d’elle, lui qui avait tout fait pour la protéger…Elle n’avait pas su être là pour lui quand il en avait eu besoin. Et cela détruisait son petit cœur d’enfant. Il représentait toute sa vie, toute son enfance, ils avaient grandis ensemble, fusionnels et complices. Ensemble ils avaient explorés les tréfonds irlandais de leur jolie petite île balayée par les vents. Ils avaient volé ensemble dans les embruns de l’océan, au milieu des mouettes et des cormorans. Il lui avait appris à refouler ses larmes et à ne pas pleurer quand elle saignait. Il lui avait donné le goût des choses simples et belles. Et toujours, chacun protégeait la fragilité de l’autre. N’avait-elle pas été la demoiselle d’honneur à son mariage ? Ne devait-elle pas être la marraine de l’enfant qui allait venir ?
    Toutes ces questions lui brûlaient le cerveau et dévoraient son cœur. La solitude….Quelle horrible chose que cette solitude là. Son corps était aussi vide que le temps en suspend dans cette chambre aux murs peints de vert.

    La porte d’ouvrit soudain, rompant la linéarité du temps. Etait-ce un médicomage qui venait lui donner ses potions et changer ses pansements ? Ou bien un infirmier qui apportait une nouvelle lettre ? Lentement, Evey tourna la tête. Et son cœur manqua une pulsation. S’il lui en restait, elle aurait pleuré des larmes chaudes sur ses joues blanches de malade. Incapable de prononcer un mot, elle se contenta de regarder les beaux yeux de son amie. Elle aperçu comme du soulagement dans la profondeur de ces iris bleues. Qu’avait-elle craint ? De la voir défigurée ? Ou pire encore ? Que l’on avait-on dit sur son état ? Impossible de le savoir, mais sans doute pas grande chose. Le silence était l’un des mots d’ordre de ce centre de soin. Elle-même avait eu beaucoup de mal à savoir comment allait Sephora, ce qu’elle avait eu. La rouquine écouta les paroles de son amie et sa voix chantante lui parut presque étrangère tellement elle était habituée à son morne silence et aux mots simples du corps médical. Tout le monde lui parlait doucement, comme on parle à une enfant malade. Ils cherchaient à la ménager et à ne pas la brusquer, mais cette condescendance et cette pitié blessaient encore plus la jeune femme qui n’en avait pas besoin.

    Toujours incapable de prononcer un mot, son regard restait planter dans celui de son amie où elle pouvait deviner des larmes. Lentement, au prix d’un effort qu’elle essaya de masquer de son mieux, la rouquine posa sa main glacée sur celle de la jeune Gryffondor assise à ses côtés. La chemise aux manches longues que l’irlandaise portait glissa légèrement sur son poigner révélant les fins entrelacs bruns qui parcouraient tout son bras. Contre les brûlures, les potions ne pouvaient pas faire énormément et son bras gauche garderait sans doute toute sa vie la trace de cette corde en feu qui était tombée sur elle au cours de l’explosion. Une fine marque brunâtre qui serpentait sur sa peau, remontant vers le coude, comme une jeune pousse sans feuille cherchant les rayons du soleil.

    -Jamais je ne te laisserais seule Sephora…

    Sa voix, légèrement rauque, était assez faible. Elle n’avait pas parlé depuis plusieurs jours, ne trouvant pas les mots.
    Sa main serra doucement celle de son amie, au prix d’un nouvelle vague de douleur. Tous ses muscles la faisaient encore souffrir, toutes ses articulations. La reconstruction avait été longue et douloureuse, et la rééducation l’était tout autant. Ecrasée par les poutres du magasin où ils se trouvaient, sa moelle épinière avait été touchée, sa colonne vertébrale cassée net à plusieurs endroits et les os de bras et jambes avaient subis de nombreuses fractures. Une chute de balais lors d’un match de Quidditch aurait difficilement pu faire plus de dégâts.


    -Comment tu vas dis-moi ?
    Demanda-t-elle en reprenant la parole de cette voix presque rêveuse et lointaine.


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