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Gryffondor↯  La force du lion est en moi
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Sephora A. Jones

Gryffondor
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MessageSujet: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Dim 10 Fév - 15:23


Maël & Sephora

Voilà maintenant trois jours que je me languissais entre les murs du centre de soin dans lequel on m'avait placé. Personne ne me tenait au courant de l'état de santé de mes amis. Je savais seulement qu'ils étaient en vie. En soit, c'était déjà une bonne nouvelle car peu pouvaient se réjouir d'être encore vivant pour en parler. L'attaque déferlait dans les journaux depuis des jours, et la liste des gens retrouvés morts dans les décombres s'allongeaient de jour en jour. J'étais triste pour tous ces bons sorciers qui avaient péri dans l'enfer de la guerre, certains ne méritaient pas de mourir si jeunes, sans vraiment avoir vécu. Moi, je priais seulement pour ne pas que la liste ne contienne pas le nom de quelqu'un que j'aimais, ou même que je connaissais. Pour le moment, on nous avait épargné. Mais pour combien de temps ?

Le médicomage pénétra dans ma chambre et demanda : « Comment cela va aujourd'hui ? » À chaque fois qu'il venait prendre de mes nouvelles, j'avais envie de lui arracher la tête. Non, cela n'allait pas. J'avais mal, trop mal. Je souffrais, mes jambes se faisaient lourdes et mes pensées étaient si confuses que je devais relire chaque lettre que j'envoyais au moins dix fois pour être certaine de ne pas écrire des choses incohérentes. Malgré tout, je faisais face, je me disais que bien des gens avaient péri dans l'explosion et que je devais m'estimer heureuse d'être encore en vie, même si mes blessures se refermaient avec difficulté. Finalement, après un certain temps, je lui répondis : « Bah, ça va, ça peut aller. » Il m’ausculta en silence, prit ma tension, ma température, puis mesura différentes facultés de mon cerveau à l'aide de tests. Moi, je ne comprenais rien, mais je faisais ce que je pouvais. Puis, il s'attarda un peu plus sur la large cicatrice qui ornait désormais mon cou. Il palpa doucement l'énorme boursouflure, et je grimaçai légèrement. On ignorait toujours comment je m'étais fait cela. Certains docteurs supposaient que c'était probablement arrivé durant l'explosion, qu'une barre de fer avait du me blesser. Une chance qu'aucune veine n'avait été touché. J'avais écopé seulement d'une grosse ouverture qui commençait de mon omoplate et qui se terminait jusqu'à ma mâchoire droite. Encore heureux, mon visage avait été épargné. On m'avait expliqué, lorsque j'étais assez lucide pour comprendre ce qu'on me disait, qu'à cause de cela, j'avais perdu beaucoup de sang, que mon traumatisme crânien n'avait rien arrangé, et que c'était sans doute la raison pour laquelle j'avais été inconsciente autant de temps. Je ne saisissais pas tout ce qu'ils me disaient, mais peu importait. Je ne l'avais vu qu'une seule fois, en ayant à la salle d'eau, la toute première fois. Depuis, j'étais rentrée dans une sorte de déni. Je ne voulais pas la regarder. Bêtement, j'avais pris l'habitude de plaquer mes longs cheveux blonds dessus. C'était stupide, mais je me sentais mieux comme ça.

J'entamai les chocogrenouilles que Maël m'avait envoyé hier. Il allait peut-être venir aujourd'hui. Je ne savais pas trop comment il allait s'y prendre pour sortir de Poudlard, mais je m'en fichais, du moment qu'il venait. Je me sentais si seule. Je m'ennuyais. Alors, j'avais commencé à écrire un journal. Je n'en avais jamais eu un parce qu'avant, j'en avais tout simplement jamais ressenti le besoin. Mais maintenant, tout est différent car j'avais vu la mort en face, et je ne pouvais me résoudre à prendre le risque de mourir sans laisser une trace de mon existence sur cette terre. Je me fichais pas mal que ce soit pas de l'écriture digne d'un grand écrivain. C'était mon histoire. C'était bien le principal.

J'ouvris la bouche pour manger la petite grenouille qui avait bien failli m'échapper. J'avais du faire preuve d'inventivité pour éviter qu'elles me filent entre les doigts. Le fait d'ouvrir la mâchoire me fit grincer des dents. Ma cicatrice me démangeait et semblait s'étirer à chaque fois que je parlais, que je mangeais, que je riais. Selon les médecins - enfin, les médicomages comme on dit chez les sorciers - c'était normal, et il fallait juste attendre un peu que cela guérisse. Mais attendre, je ne faisais que ça ici. Avec dormir. Rien que d'y penser me donnait envie de fermer les yeux, mais je résistai. Cinq minutes, puis dix. Finalement, la fatigue et les médicaments eurent raison de moi. Je me sentis doucement partir vers un monde sans rêve. En effet, on me donnait des potions pour que j'évite de ressasser l'attaque et que mon sommeil soit régénérateur, car j'en avais bien besoin. Je dormais tellement bien que je n'entendis même pas la porte s'ouvrir.
Gryffondor↯  La force du lion est en moi
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Maël J. Fontaine

Gryffondor
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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Lun 11 Fév - 21:12

    Mon réveil sonnait depuis plusieurs minutes maintenant, manquant de réveiller tout le dortoir des Gryffondor, mais je m’en fichais. A dire vrai, eux aussi, ils n’en avaient que faire. Parce qu’il était presqu’impossible qu’ils n’aient pas été réveillé par les bip bip stridents et incessants qui hurlaient à mes oreilles depuis une vingtaine de minutes. Mais je ne les entendais plus, maintenant, puisque je fixais le bois au dessus de moi, m’arrêtant sur chaque nœud et strie pour retarder le moment où j’allais devoir sortir de mon lit. L’ambiance à Poudlard n’était pas des plus enthousiastes ces derniers jours, et c’était plus que compréhensible. Il avait fallu toute l’autorité de mon père pour que je mette un pied devant l’autre et que je passe les grilles de Poudlard, le deux novembre à midi, lorsqu’ils m’avaient reconduit à mon école. Joyeux Anniversaire Maël… Joyeux Anniversaire… Tiens, et si on t’annonçait que ton élève de tennis a disparu ? Qu’on a toujours pas de nouvelles de Robert ? Que Sephora est gravement blessée ? Tiens, et si tu t’apercevais que Poudlard semble vide de tout enthousiasme ? Joyeux Anniversaire…

    Ca faisait une semaine que la fête de Pré-au-Lard avait eu lien maintenant. Une semaine… Je me demandais si le terme de fête était réellement adapté. Oh, assurément que les Mangemorts avaient pris leur pied, ils avaient même poursuivi la fête bien au-delà d’Halloween… Tiens, un cadeau d’anniversaire en retard, je suis désolé qu’il ne soit pas arrivé le Jour J Maël ! Tiens, voilà le journal de ton dealeur de meilleur ami dépressif qui n’aura de derniers souvenirs de toi que l’ex meilleur pote qui a coupé tous les ponts ! C’est un beau cadeau, ça, non ? Surtout que maintenant, tu vas devoir recoller les morceaux avec l’ex de ce meilleur ami qui s’en est pris plein la figure, de la part de tout le monde et dernièrement de toi, tout en essayant de continuer tes études, de bien négocier l’Open d’Australie, puisque c’était ta chance inespérée de te faire un nom parmi les tennismans tout en essayant aussi de survivre en Angleterre… Bref… J’avais passé une semaine lamentable. J’étais incapable de lancer un sort, de faire une ronde correctement (j’avais quand même réussi à me perdre dans Poudlard, quoi ! Pas mal pour un préfet de septième année…), et j’avais même réussi à rendre un devoir de botanique à la prof de métamorphose. Lamentable. Et il était totalement inutile de parler de tennis, puisque j’avais cassé deux raquettes, perdus une dizaine de balles en les lançant dans le Lac Noir. Oh, mon service était impeccable maintenant, avec une vitesse de pointe avoisinant les 240 kilomètres / heures et mon revers s’améliorait… En fait, le tennis, c’était toujours la même chose. Lorsque j’étais petit, avant Poudlard entendons, c’était la seule chose qui était immuable lorsqu’on voyageait dans le monde, la seule chose de stable que j’avais en dehors de ma famille. Cette semaine, c’était ce qui m’avait permis de garder la tête totalement hors de l’eau et de ne pas me noyer.

    Le réveil ne sonnait plus. Etrange. Je m’aperçus alors qu’il n’y avait plus personne dans le dortoir. Les Gryffondor de mon année avaient parfaitement compris qu’il ne fallait pas vraiment me chercher ou tenter de me bouger. Le matin, c’était le pire moment de la journée. Lorsque je voyais la photo de Robert et de moi en train de poursuivre Dana, qui était sur ma table de chevet. Je ne l’avais pas enlevée de là, c’était stupide. Mais bon. Alors le matin, mon réveil sonnait à cinq heures, je tournais les yeux vers lui pour l’arrêter et je nous voyais, et je perdais toute motivation. C’était comme ça depuis que j’étais revenu à Poudlard. Je fermai les yeux, pris mon inspiration, et me décidai à sortir de mon lit, les yeux fermés, comme tous les matins. Sinon je n’y arrivais pas, c’était aussi simple que cela ; Mes prunelles s’arrêtaient sur la photo et je perdais tout courage pour affronter Poudlard. Nous étions samedi… aujourd’hui je travaillais mon revers, mes services et mon endurance. Puis j’allais courir dans le parc et travailler mes cours de la semaine. Et… un fin sourire s’étira sur mes lèvres, et je sautai hors du lit avec plus d’enthousiasme que je n’en avais eu dans toute la semaine au cumulé. Aujourd’hui, nous étions samedi ! Mes parents m’avaient donné rendez vous à treize heures devant les grilles de Poudlard pour que j’aille voir Sephora qui était encore au centre de soin. Je n’avais pas eu beaucoup de nouvelles de mon amie, je savais qu’elle n’avait pas eu que des égratignures, j’appréhendais un peu, beaucoup, de la voir au creux de son lit, mais j’avais quand même hâte de sortir de Poudlard et de la voir. Un peu de soleil dans cette semaine grise, tant au niveau de l’humeur, des nouvelles que de la météo.

    J’étais en tenue moldue devant les grilles de Poudlard, un mot de ma directrice de maison entre les mains, trépignant d’impatience à l’idée de voir mes parents. Je n’avais pas mis des heures à savoir comment m’habiller, j’avais attrapé un pantalon tout simple, une chemise bleu clair, un sac en bandoulière pour amener des provisions de livres, de chocolats, et autres kits de survie pour Sephora… Un plop me fit sursauter et je saluais avec un grand sourire mon père qui avait tenu à venir lui-même me chercher, pour que j’évite de transplanner seul. Ce n’était pas qu’il ne me faisait pas confiance, mais avec les derniers évènements, il n’avait pas envie que je termine désartibulé parce que je n’avais pas réussi à me concentrer suffisamment sur autre chose que Robert, Sephora, Dana, Pré-au-Lard…

      « Allez Maël, va voir ton amie. Je reviens te chercher vers dix heures d’accord ? Le directeur a accepté que tu dormes à la maison ce soir, donc je te ramène manger à la maison. Tu sais où me trouver si tu dois rentrer plus tôt, si ton amie est trop fatiguée ou que sais-je ! Je ne veux pas te savoir seul dans Londres ou le chemin de traverse, d’accord ? »


    Et après on osait dire que j’étais trop protecteur avec Alexandre… mais mon père était pire avec nous ! En même temps, ce n’était pas non plus une surprise. Et je comprenais très bien son angoisse, surtout alors que ça ne faisait à peine qu’une semaine que les évènements de Pré-au-Lard s’étaient passés, et qu’il y avait eu des morts dans la semaine… J’acceptais et je me mis à la recherche de Sephora, demandant à chaque médicomage que je croisais s’il savait où la trouver. Je fus vite aiguillé dans la bonne direction et alors que j’allais pousser la porte, un peu hésitant avouons le, un médicomage posa sa main sur la poignée pour arrêter mon mouvement :

      « Ola jeune homme, qu’est ce que vous comptiez faire ? »

      « On m’a dit que c’était la chambre de Sephora Jones, c’est une amie… je… j’ai demandé au médicomage, là-bas, il m’a dit que je pouvais aller la voir et… »


    Le médicomage commença à me faire une multitude de recommandation sur la manière d’entrer, sur le fait que si elle dormait, je ne devais pas la réveiller et patati et patata. Moi, tout ce que je voulais, c’était la voir, Merlin ! Qu’est ce qu’il avait à m’enquiquiner avec ses conditions idiotes ? J’étais de plus en plus nerveux, à sautiller comme j’en avais l’habitude sur la pointe de mes pieds, même si c’était assez discret. En même temps j’avais quatre heures de tennis dans les pattes, à rester sur la pointe des pieds pour être toujours aux aguets pour bouger. Finalement j’eus le droit d’entrer après avoir promis de ne pas la fatiguer.

    Elle était en train de dormir. C’était bien ma veine. J’hésitai quelques secondes entre sortir de la chambre en silence et attendre qu’elle se réveille ; je choisis la troisième option : je m’assis sur le bord du lit, caressant légèrement sa main, en craignant que ça la réveille tout en l’espérant. Ca faisant du bien de voir un vrai visage ami même si je ne grimaçai pas très élégamment en voyant la cicatrice qu’elle avait sur le côté. J’essayai de murmurer un maximum tandis que je commençai à raconter ma vie :

      « Par le caleçon de Merlin, tu sais que tu m’as fichue la trouille quand je ne t’ai pas vu à Poudlard, lundi ? Je ne savais pas où tu étais… j’ai eu peur que tu sois… Ne me fais plus jamais ça, Jones, sinon je viens te chercher par le col de la robe de sorcier, et je te ramène personnellement à Poudlard. Compris ? En plus, on m’a dit que tu avais sauvé la vie de Potter… il vaut dix milliard de fois moins que toi, hein ! J’espère que tu le sais ! Parce que si tu ne le sais pas je vais te l’apprendre ! Et il chante faux en plus lui. Et… tu sais que tu es jolie quand tu dors, toi ? Je t’ai apporté les cours de la semaine, et ton acceptable en sortilège. Et ouais, ma belle, A rien que pour toi ! Je crois que Flitwick était un peut triste de ne pas te rendre ton devoir en main propre. »


    Je ne savais pas ce que je racontais. J’étais juste content de la voir. Ce n’était pas comme si j’attendais ce moment depuis ce matin…
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Sephora A. Jones

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Mar 12 Fév - 20:15


Maël & Sephora

Dans ma robe rouge légère, je marchais pieds nus, sur la plage de Clacton-on-sea. Le sable s’immisçait doucement entre mes doigts de pieds. J'adorais me retrouver ici. Lorsque j'étais encore une petite fille, mes parents m'emmenaient souvent me baigner, quasiment tous les dimanche, lorsque le temps le permettait. Sinon, nous partions à la chasse aux coquillages, vêtus de nos cirés jaune canari et nos bottes imperméables. Au fil des années, je les avais accumulés et remplis toute une étagère dans le salon. Des centaines et des centaines s'y trouvaient depuis des siècles et la plupart n'avaient rien de bien exceptionnel. Mais mon père avait toujours tenu à les garder, comme des précieuses reliques trouvées par sa chère et tendre petite fillette. Une fois plus grande, je lui avais pourtant dit bien des fois qu'il pouvait les jeter, mais il ne m'avait jamais écouté. Comme moi, il était incroyablement têtu. Sans aucun doute, je pouvais affirmer que je tenais ce trait de caractère de lui.

Mettant ma main en visière, je scrutai l'horizon. Le soleil commençait à décliner et on pouvait apercevoir des lueurs rougeâtres apparaître dans le ciel. J'adorais les couchers de soleil. Je ne comptais plus les nombres de fois où je m'étais assise sur un rocher, admirant notre chère étoile disparaître. Lorsque je me savais seule, il m'arrivait aussi de pousser la chansonnette. C'était le bonheur. Et ce soir, il n'y avait personne pour fouler le sable de la plage. Je me mis à tournoyer sur moi-même, le vent faisait virvolter mes longs cheveux blonds, et voler les froufrous de ma jolie robe. Je me sentais moi, je me sentais libre, bien loin de la guerre et de la misère du monde sorcier. Parfois, je me disais que Maël n'avait pas tout à fait tord de vouloir s'éloigner de la magie. Se perdre dans la béatitude était si bon. Soudainement, au loin, je crus reconnaître la silhouette de Christopher. Sans que je ne sache pourquoi, mes pieds commencèrent à courir, courir, courir et pour finir, une fois arrivée à quelques mètres de lui, je sautais sur le dos de mon cousin, aggripant mes bras autour de son cou. Lui, sous le choc, tomba au sol, m'entraînant dans sa chute. Nous nous mîmes à rire comme des idiots, comme nous le faisions étant enfants. Avec lui, je me sentais si bien. Ce n'était pas mon cousin. Il était bien plus que cela, il était comme un frère pour moi. En effet, il avait toujours été là lorsque j'avais besoin de lui et encore aujourd'hui, je savais que je pouvais compter sur lui. Il me regarda, un air étrange sur le visage. J'allais ouvrir la bouche quand sans comprendre pourquoi, je sentis une sorte de caresse légère sur ma main. Le vent pouvait-il faire ça ? Instantanément, Christopher disparut, la plage aussi, ainsi que mon coucher de soleil.

Une voix familière parvient à mes oreilles. Il me fallut peu de temps pour correctement l'identifier. Maël. Mais que faisait-il à Clacton ? Il n'était jamais venu à la maison, il ne pouvait connaître cet endroit, je ne lui avais jamais montré. Soudain, l'évidence prit le dessus. Je rêvais. La réalité était autre part. Je n'étais pas chez moi, j'étais dans ce fichu centre de soin, et mon ami était enfin arrivé. Je ne comprenais pas tout ce qu'il disait, car mes paupières étaient encore bien lourdes. Mais je saisis au passage son monologue, parce que c'était bien ce qu'il était en train de faire :
« … te ramène personnellement à Poudlard. Compris ? En plus, on m’a dit que tu avais sauvé la vie de Potter… il vaut dix milliard de fois moins que toi, hein ! J’espère que tu le sais ! Parce que si tu ne le sais pas je vais te l’apprendre ! Et il chante faux en plus lui. Et… tu sais que tu es jolie quand tu dors, toi ? Je t’ai apporté les cours de la semaine, et ton acceptable en sortilège. Et ouais, ma belle, A rien que pour toi ! Je crois que Flitwick était un peut triste de ne pas te rendre ton devoir en main propre. »
Doucement, je bougonnais d'une voix éraillée :
« Je suis belle même quand je dors pas je te signale. »
Un sourire apparut sur mon visage, mais je n'ouvrais toujours pas les yeux. Malgré tout, même dans un lit d'hôpital, je restais moi-même. Feignante. Flemmarde. Marmotte. Je serrais les doigts de Maël brusquement. Maintenant qu'il était là, j'avais l'impression de comprendre l'ampleur de mes gestes et de mes décisions. Au fond, il avait raison. J'avais bien failli perdre ma vie il y a quelques jours. J'avais beaucoup risqué, mais au final, j'avais sauvé une vie. J'avais sauvé James. Ce n'était pas rien. Il était mon ami, comme Maël. Peu importe qu'eux deux ne s'entendaient pas, moi, je les aimais tous les deux, et je n'avais pas vraiment l'intention de choisir. Progressivement, mes paupières se soulevèrent, je papillonnais doucement des yeux, le temps qu'ils s'habituent à la lumière vive qui régnait dans la pièce. Voir son visage me fit comme l'effet d'un puissant médicament. Je me sentis tout-à-coup bien mieux. Il était bien là, assis sur mon lit, à me regarder. C'était une situation étrange. Je n'aurais jamais penser à la vivre. Maël & moi, on s'était beaucoup rapproché ces derniers mois, et j'étais très heureuse d'avoir mieux appris à le connaître. Je n'en revenais pas d'avoir passer presque six ans à Poudlard sans jamais voir à quel point ce gars était génial. On s'engueulait tout le temps. Pour un rien, pour des balivernes, de simples bagatelles. Mais on s'adorait. C'était surtout pour ça que je savais que je pouvais également compter sur lui. C'était peut-être incompréhensible, mais je m'en fichais.
« Et puis, d'abord, comment tu sais qu'il chante faux James ? Oh c'est vrai un Acceptable en sortilège ! »
Je lui arrachai le parchemin des mains. Je relus rapidement les questions ( bah oui, je les avais déjà oubliées ) ainsi que les réponses. Gentiment, le professeur Flitwick avait même rédigé quelques annotations. J'étais vraiment contente de mon devoir. Surtout qu'il portait sur des points de cours que je n'avais pas vraiment compris, alors un acceptable était plutôt une bonne nouvelle, en somme. Reportant mon regard sur mon ami, je crus apercevoir son regard fixé sur mon cou. Faisant la moue, je lui dis :
« Et ouais, je sais que t'es jaloux de ma blessure de guerre ! »
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Maël J. Fontaine

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Ven 22 Fév - 10:03

      « Je suis belle même quand je dors pas je te signale. »


    Je sursautai en entendant Sephora parler et je voulus faire un bond en arrière, mais ma main fut retenue dans ses doigts. Je regardai rapidement la porte pour savoir si le médicomage allait entrer et me houspiller parce que j’avais réveillé sa patience mais personne ne vint. Un sourire inquiet fleurit sur mes lèvres comme pour répondre à celui qui était apparu sur celles de la Gryffondor allongée. Elle n’avait pas ouvert les yeux, et je me demandais si j’avais rêvé, si elle avait réellement parlé, ou si elle était tout simplement d’une incroyable flemmardise, même au creux d’un lit d’hôpital. Je la taquinais en effleurant son nez d’un doigt agaçant quand elle daigna ouvrir les yeux.

      « Et puis, d'abord, comment tu sais qu'il chante faux James ? Oh c'est vrai un Acceptable en sortilège ! Et ouais, je sais que t'es jaloux de ma blessure de guerre ! »


    Pendant qu’elle observait sa copie qu’elle m’avait arrachée des mains, en même temps, un acceptable, c’était génial !, j’en avais profité pour l’ausculter du regard le plus discrètement possible. Et ça n’avait pas suffit. Elle avait une profonde cicatrice au côté que, je le sentais bien, elle avait tenté de camoufler avec ses cheveux. Sa « blessure de guerre »… Elle avait failli y passer, et qu’en était-ce de sa voix ?, et elle plaisantait ? Je ne comprenais pas Sephora, je ne la comprenais pas. Et voir de manière si… brute. Si réelle, les conséquences de Pré-au-Lard sur mon amie… Je frissonnai. Je n'avais pas retrouvé Robert, Monroe s'ajoutait à la liste des disparus, je n’avais pas de nouvelles de Lavande (peut être était elle dans le centre de soin, je l’espérai tout du moins !), et j’avais failli perdre Sephora. Je songeai à Robert… inévitablement. C’était le sujet que j’essayai d’éviter tant bien que mal. A dire vrai… je n’avais pas encore pleinement accepté sa disparition. Et à Pré-au-Lard, quand j'avais cru l'avoir retrouvé... Je n'arrivais pas à me défaire de ce sentiment de déception, immense. J'y avais cru, tellement cru ! Je l'avais espéré tellement fort ! J'avais été si... fou. Si... inconscient ! Ou était il donc passé ? Qui lui en voulait ? Qu'était il en train de faire, là, maintenant, à cet instant ? Qu'était on en train de lui faire ? Il fallait que je pense à autre chose et je me reconcentrais sur Sephora, cherchant à faire renaître le sourire qui avait quitté mes lèvres. Je remis en place une de ses mèches de cheveux, et je cherchai une bêtise à dire pour qu’elle ait toute mon attention :

      « Alors belle endormie, ou plus endormie, j’ai bien cru qu’il allait falloir que je t’embrasse pour que tu ouvres les yeux ! Comment te sens-tu ? Je sais que Potter chante faux, parce que je l'ai supporté dans le dortoir juste au dessus du mieux pendant six ans, tu sais !, je fis une pause, avant de reprendre, plus... hésitant, Ouais, j’ai vu ta… blessure de guerre. Tu sais, si tu voulais un déguisement d’Halloween réaliste, tu pouvais utiliser la magie, on fait des choses bien chez les Sorciers.. »


    Youhou. Maël, tu gagnes le prix de la blague la plus pourrie de l’année. Félicitation ! Comment plomber l’ambiance : caser Halloween, cicatrices, sorcier, magie dans la même phrase, à une personne blessée par magie par des sorciers pendant la fête d’Halloween et qui en écope une large cicatrice tout à fait ravissante. Je me serai bien giflé si je n’avais pas tenu la main de Sephora. D’ailleurs, en m’apercevant que nos deux mains étaient toujours liées, j’hésitai à avoir un mouvement de recul. C’était Sephora, pas Evelyne. C’était juste une amie. Une excellente amie. Une meilleure amie. Point. Je ne savais pas trop quoi dire, et je regardais la chambre dans laquelle elle était. Les hôpitaux, ce n’était pas trop mon genre, même si je ne les avais pas fréquentés très souvent. Une jambe cassée, voilà qui se répare très vite dans le monde de la magie, tout comme un rhume, ou une bronchite se soigne à l’aide d’une simple potion. Il n’y avait guère qu’au Cameroun ou j’avais du aller dans un hôpital moldu à cause d’une maladie moldue que j’avais chopé, mais je n’y étais pas non plus resté très longtemps. Juste le temps que Papa contacte le Ministère de la Magie Camerounais et me fasse intégrer l’hôpital magique le plus proche. Nostalgique, je me souvins de cet épisode. Je devais avoir huit ans, et ma plus grande crainte c’était d’être encore malade, voire contagieux, quand allait venir le moment de partir en Angleterre voir Robert. Robert. Toujours Robert. Forcément, vous preniez n’importe quel sujet j’en revenais à mon meilleur ami. Il m’était impossible d’effacer de ma mémoire une amitié de plus de dix ans, quand bien même ces derniers mois avaient été très… difficiles. Mes pensées me portèrent vers Sasha. Evelyne. Evey. Sirius. Je me demandais pourquoi ce n’était pas Black qui s’était porté au secours de Potter, puisqu’ils étaient aussi crétins l’un que l’autre et très grands amis. Pourquoi Sephora avait elle du se mettre en danger, hein ? Pourquoi !

      « Tu vas bientôt sortir ? »

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Ven 22 Fév - 13:29


Maël & Sephora

Je respirais calmement. Étrangement, la présence de Maël agissait sur moi comme le meilleur des remèdes et des médicaments, bien plus efficaces que tout ceux qu'on m'avait administrés depuis mon arrivée entre ces murs... Parfois, j'avais l'impression que les médicomages sous-estimaient les effets bienfaiteurs d'une visite familiale ou amicale. J'étais vraiment heureuse qu'il soit là. Lorsqu'il m'avait annoncé qu'il essayerait de venir me voir, je n'y avais tout d'abord pas cru, car les autorisations pour sortir de Poudlard pour des raisons personnelles étaient plutôt rares. Elles concernaient principalement les enterrements de proches, ou ceux qui contractaient une maladie contagieuse. Bref, la visite d'une amie blessée ne rentrait pas dans les cases. Mais c'était sans compter sur la ténacité de Maël. Son entêtement et son obstination avaient fini par payer, et finalement, il était là, devant moi, et cela me faisait beaucoup plaisir. Excepté les médecins, je ne voyais absolument personne. Une fois les yeux ouverts, je sentis les doigts de mon ami effleurer mon nez, je le chassai en détournant la tête vivement. Une grimace apparut sur mon visage. J'avais mal à ma cicatrice lorsque je bougeais un peu trop vite.

Je relevai la tête, et observai mon ami. Il était bizarre. Pas comme d'habitude. J'avais l'impression qu'il était perdu et qu'il ne savait pas trop comment réagir aux derniers événements. Personnellement, j'avais eu un peu de mal à me remettre de l'attaque parce que j'avais été blessée. Cependant, je n'avais rien perdu de mes convictions. J'étais toujours aussi déterminée à embrasser la carrière de chasseur de mage noir, et dans mon cas de chasseuse de mage noir. Mais pour Maël, c'était tellement différent. On se disputait souvent à ce sujet. L'avenir. Je savais qu'il n'était pas d'accord avec moi et qu'il souhaitait vivre de sa passion dans le monde Moldu. De mon côté, je craignais qu'une fois sorti de Poudlard, je ne le revois plus jamais. J'avais du mal à comprendre comment pouvait-on trahir ses dons pour retourner vivre parmi ceux qui n'avaient pas de pouvoirs. J'avais encore quelques mois pour le faire changer d'avis... Mais le temps passait si vite, et je redoutais de ne pas y arriver. Je refusais de me séparer de lui. Avec Evey, il était mon seul ami proche. Je me mordis doucement la lèvre, contrariée. Je ne voulais pas parler de ça aujourd'hui, je ne voulais pas qu'on se dispute. J'étais heureuse qu'il soit là, et je ne souhaitais pas gâcher ce moment. Perdue dans mes pensées, je ne vis pas Maël remettre en place l'une de mes mèches de cheveux, ce qui me fit frissonner. Je me reconcentrai sur lui et sur ce qu'il disait :
« Ah oui ? Tu t'es cru pour le prince dans la Belle au bois dormant c'est ça ? Désolé de te décevoir, tu ne ressembles pas du tout à l'homme de mes rêves. J'imagine un homme, grand, blond, beau et musclé qui me porterait dans ses bras et m'emmènerait dans son château. » Je soupirai doucement. « Malheureusement, ça n'existe même pas, ça sert à quoi de nous faire rêver avec des contes de fée ? Lorsqu'on grandit, on apprend que ce ne sont rien d'autres que des fabulations... Bref. Moi ? Boh ça va... Je vais mieux. On m'interdit de me lever pour le moment, ils craignent que je m'évanouisse. Alors je reste dans ce lit toute la journée. Je m'ennuie. Ils sont nuls ici, ils sous-estiment mes capacités. Je suis certaine que j'y arriverais. Je ne suis pas une chochotte !  » Je croisai les bras, en signe de contestation. « Bah quoi c'est vrai non ? » répondis-je d'une voix presque indignée. « Non mais tu sais, James est très sympa en réalité. Ohhh, fais pas cette tête, je sais bien que tu ne l'aimes pas... »
Je tirai la langue sur sa dernière remarque. Comme si j'avais voulu délibérément me blesser... On ignorait toujours comment c'était arrivé. L'éboulement du magasin avait du causer ma blessure. Mais ce n'était rien. Je n'avais ni perdu la vue, ni l'ouïe, ni même une jambe ou un bras. C'était cela qui m'importait le plus. J'étais en vie non ?
« Du coup, tu n'as même pas pu voir mon horrible déguisement ! Je m'étais pourtant appliquée à être la plus moche possible. J'avais plutôt réussi mon coup. Dommage que tu n'ais pas pu voir ça. »
Pensive, je réfléchissais. Depuis l'attaque, parfois, mes pensées s'embrouillaient et se mêlaient, et je ne comprenais plus ce qu'on me disait. J'avais besoin de temps pour m'en remettre. Même si j'essayais de convaincre les médicomages que j'étais en meilleure forme qu'ils ne le croyaient, je savais que ce n'était pas vrai. Parfois, j'avais de légères absences, et je perdais le fil de la réalité. Comme maintenant un peu. C'était les effets secondaires de mes blessures. Après tout, j'étais restée inconsciente pendant presque deux jours. Et les médicaments qu'on me donnait été bien plus puissants qu'on ne pouvait l'imaginer. Je portai ma main libre à ma tête, tentant de me remettre de mon égarement. Une fois que j'eus de nouveau les idées claires, je relevai la tête et regardai mon ami. Soudainement gênée, je retirai ma main de la sienne, et la glissai sous mes draps, prétextant avoir froid. Je me mordis de nouveau les lèvres car je sentis le rouge me monter aux joues, ce qu'il ne manquerait sans doute pas de remarquer. J'étais blanche comme un hibou des neiges. Maël était mon ami, et j'avais du mal à l'imaginer autrement. Au début de notre amitié, j'avais eu du mal à se faire à son caractère pour le moins spécial. Il était radicalement opposé au mien. C'était peut-être pour cela qu'on s'entendait si bien finalement. Bref, pour le moment, j'étais un peu perdue. Cherchant à dissimuler mon léger embarras, je préférai répondre rapidement à sa question.
« Et toi, ça va ? Tu as l'air... je ne sais pas, contrarié ? Quand je sors ? Je ne sais pas encore, dans une semaine peut-être. Ils ne veulent pas prendre le risque de me laisser quitter le centre de soin sans être sûr que je ne cours aucun risque. Pourquoi cette question ? Je te manque tant que ça ? »
répondis-je d'une voix enjouée, en lui faisant un clin d'oeil. Un air prétentieux sur mon visage, le sourire aux lèvres, j'ajoutai :
« Oui, je sais, je suis indispensable. »
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Maël J. Fontaine

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Ven 22 Fév - 18:11

      « Non mais tu sais, James est très sympa en réalité. Ohhh, fais pas cette tête, je sais bien que tu ne l'aimes pas... »


    Potter ? Sympa ? Oh, assurément qu’il plaisait aux midinettes, ce péteux à la tête aussi enflée que les chevilles. Il se pensait le meilleur, le plus beau, mais en réalité, il n’était que le plus arrogant de Poudlard. S’il y avait bien un Gryffondor que je ne pouvais pas supporter, c’était Potter. Juste derrière le duo Black, certes, mais très bien placé sur le Podium. Je me souvenais encore de l’humiliation sournoise qu’il m’avait infligée, lui ou Black. C’était Black. Et Potter n’avait de cesse d’en rajouter à chaque fois que nous nous croisions dans les couloirs. Potter, sympa ? Autant que les Mangemorts qui nous avaient attaqués à Pré-au-Lard. Je savais que j’étais stupide de lui tenir encore rancœur, ça commençait à dater, maintenant, mais j’étais rancunier, et j’avais été particulièrement blessé dans mon orgueil. Me prendre la plus grosse honte de ma vie, oui, qu’on me le rappelle des mois après, non. C’était tout simple. Je ne comprenais pas comme Sephora pouvait l’apprécier au point de mettre sa vie en danger pour le petit fils à papa. Je pensais à l’amitié Black-Potter et je ne pus éviter le rapprochement avec le duo Robert-Maël qui s’imposa à mon esprit. Il fallait que je me concentre sur d’autres pensées. Je pensais à l’hôpital, je pensais au Cameroun… Je demandai à Sephora quand elle allait pouvoir sortir.

      « Et toi, ça va ? Tu as l'air... je ne sais pas, contrarié ? Quand je sors ? Je ne sais pas encore, dans une semaine peut-être. Ils ne veulent pas prendre le risque de me laisser quitter le centre de soin sans être sûr que je ne cours aucun risque. Pourquoi cette question ? Je te manque tant que ça ? Oui, je sais, je suis indispensable. »


    Je soupirai en secouant la tête, un petit sourire, à moitié forcé il fallait bien l’avouer, aux lèvres. Je n’arrivais pas à ne pas penser à Robert après la fête. Mais il fallait que je profite de chaque minute avec Sephora puisque, apparemment, elle n’était pas prête de sortir du centre de soin. Les Médicomages devaient connaître leur affaire, et ne devaient pas avoir tort de la retenir, mais je ne me sentais pas le droit de lui faire la morale. Après tout… elle était une grande fille, et je ne voulais pas qu’elle garde en souvenir de ma visite, une leçon de morale qui allait se muter en engueulade assurément avec tous les deux vexés et bornés, et une réconciliation par hibou.

      « Moi… ça va. J’ai pu transplanner rapidement, avec Dana, on est allé à… à la maison. Pas de dommages physiques, mes parents étaient soulagés, je ne te raconte pas ! »


    Voilà. Elle devait être rassurée sur le physique. Je ne voulais pas me prononcer sur le psychique, parce que je savais que ça n’allait pas. J’étais… vide. Contre coup, certes, mais violent. Très violent. Je me sentais tellement impuissant et inutile… J’espérais que l’Open d’Australie, prestigieuse compétition qui m’attendait dans un mois et demi, allait me remettre sur les rails. Le tennis, c’était ma vie. Et je savais que réussir une bonne prestation sur le terrain en terre battue allait être la meilleure chose qui puisse m’arriver. Déjà mes entraînements étaient ce qui m’avait permis de garder la tête hors de l’eau pendant toute la semaine. Je ne me faisais pas réellement d’illusion : c’était aussi ce à quoi j’allais devoir m’accrocher pour continuer à avancer dans les semaines qui allaient venir, surtout si Sephora mettait du temps à revenir à Poudlard.

      « Une semaine ? Mais c’est génial ça, ce n’est pas trop long ! Tu te souviens du temps de la convalescence d’Ivanov ? Le pauvre, il est encore hospitalisé, m’est avis que Dumbledore devrait chercher un autre prof de runes. ‘Fin moi, je ne me plains pas… Tu ne me manques pas, ce sont tes cris qui me manques, tu sais, lorsque tu t’exprimes chaleureusement dans la salle commune ! »


    Je lui fis un petit clin d’œil pour lui montrer que je plaisantais. J’avais l’impression… de mentir. C’était mal. Ma voix et mes phrases étaient en total désaccord avec ce que disaient mes yeux noisette. J’étais effroyablement mal à l’aise, mais en même temps, je me voyais mal dire à Sephora que Robert me manquait horriblement, que je ne savais pas ce que j’allais faire de ma vie, ni les mois qui allaient venir. Je n’avais aucune séquelle de Pré-au-Lard, c’était presque pire qu’après Ste Mangouste. Presque. Autant je m’étais senti impuissant lorsque Robert avait disparu et que bon nombre de mes camarades avaient été blessés, autant ce n’était pas comparable au sentiment de nullité que j’avais maintenant. J’étais vide. Sephora avait combattu pour sauver quelqu’un. Moi j’avais été dans un état catatonique, juste bon à me disputer avec Sasha et à transplanner avec Dana devant la maison de mes parents. Même pas Poudlard, non ! Mes parents quoi… Il valait mieux que je n’y pense pas. Parce que je voulais profiter d’être avec Sephora. J’avais attendu toute la matinée le moment pour Papa allait venir pour m’emmener ici, bon sang ! Et moi, je gâchais les précieuses heures à me morfondre sur moi-même, c’était pitoyable au possible ! J’essayai de prendre un air enthousiaste :

      « Qu’est ce que tu crois ! Bien sûr que tu me manques ! Poudlard est… vide. Etrangement silencieux. C’est super flippant d’ailleurs ! Bon après, l’avantage c’est que les profs sont assez indulgents. McGo n’a rien dit quand un Poufsouffle, je ne me souviens plus de son nom, a transformé le tableau en petits boites d’allumettes au lieu de métamorphoser sa chaise en phacochère. Elle lui a juste demandé de mieux viser. Flippant, c’est ce que je te dis ! »


    Mon esprit carburait à toute vitesse. Qu’est ce qu’il s’était passé de notable cette semaine que je puisse dire à Sephora pour la faire sourire, voire rire si ça lui était permis, vu que sa cicatrice remontait dans le cou ? Je cherchai quelques anecdotes à lui fournir sur la vie quotidienne de Poudlard, mais étrangement, je n’en trouvais pas vraiment. Je repris donc, avec un petit sourire :

      « Très, très flippant.. »

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Sephora A. Jones

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Sam 23 Fév - 16:21


Maël & Sephora

Maël et moi avions des opinions qui divergeaient à propos de James Potter. Moi, il m'avait toujours soutenu, et je l'avais toujours trouvé drôle et sympathique. Il m'avait beaucoup aidé à prendre confiance en moi lorsque je débutais en vol et lorsque j'essayais d'intégrer l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Et j'avais réussi. Enfin. Malheureusement mes blessures m'éloigneraient sûrement durant un bon bout de temps des terrains. Je pensais immédiatement à Evey. Mon amie. Celle qui connaissait tout de ma vie, de mes peurs, de mes angoisses. Maël et Evey étaient des amis que je considérais très complémentaires. Le premier était drôle et hilarant. Ma petite rouquine était sage et pleine de sagesse et de bons conseils. Elle m'avait aidé aux moments les plus difficiles de ma vie, lorsque j'étais au plus bas, elle avait toujours su comment m'aider à remonter la pente. J'avais tant besoin d'elle, et j'ignorais toujours comment elle allait. On ne voulait rien me dire. Était-elle à Poudlard, chez elle, blessée, ou pire, morte ? Je refusais d'envisager cette possibilité. Elle ne pouvait pas l'être. Elle était trop forte pour cela. Je refusais de la perdre. Sans elle, je me sentais perdue. Les quelques jours que je venais de passer sans elle avaient été affreusement longs et sans intérêt. Désormais, notre dispute à propos de la fête de Pré-au-Lard me semblait tellement ridicule... Et je me sentais tellement coupable... Evey avait raison, je n'aurais jamais du me mêler de sa vie, mais j'avais cru agir pour le mieux...
« Tu sais, en fait James, il est... oh et puis laisse tomber. »
Je préférais changer de sujet. Je me rappelais avec précision la querelle qui avait opposé James, Sirius et Maël. À l'époque, je ne fréquentais pas autant le jeune Fontaine qu'aujourd'hui. On s'était d'avantage rapproché cette année, je ne savais pas vraiment pourquoi, c'était comme ça. Sans doute le fait qu'il ne soit plus collé à Robert ou Evelyne H24. Maël s'était retrouvé un peu seul au monde en ce début d'année, trahi par la fille qu'il aimait et son meilleur ami. Moi, j'étais là à ce moment, avec un manque à combler moi aussi... Mais bref. D'ailleurs, en pensant à Lundy, je me demandais bien ce qu'il devenait. On était toujours sans nouvelles de lui... Même si mon petit lion préféré ne l'avouait pas, je sentais qu'il lui manquait. Pourtant, on ne pouvait pas dire que Maël était mal entouré. Depuis le départ des Maraudeurs, il était devenu la nouvelle coqueluche de ces dames, et parfois, ça me rendait bien jalouse d'ailleurs. Il était toujours là, à vouloir attirer l'attention sur lui, en chantant par exemple. Je soupirai en secouant la tête, préférant ne pas penser à tout ce qui nous opposait tous les deux. Ce n'était pas vraiment l'endroit, ni le moment pour se disputer. Je ne doutais pas une seule seconde qu'au moment même où le ton de décibel serait trop élevé une vieille infirmière aigrie viendrait lui demander de partir, et ça, je ne le souhaitais pas. J'étais vraiment trop contente qu'il soit là pour qu'il me quitte déjà.
« Hum... Je veux bien te croire. »
Moi personnellement, mes parents n'étaient toujours pas au courant pour l'attaque, et je comptais bien ne jamais le leur dire. Je ne voulais pas les inquiéter d'avantage. Déjà, je savais que leurs doutes me joueraient des tours un de ces jours, alors autant les maintenir dans l'ignorance le plus longtemps possible. Mes parents étaient très protecteurs envers moi depuis toujours, cette fois-ci, c'était à moi de leur rendre la pareille.

Je sentais que Maël ne me disait pas tout. Je commençais à le connaître. Je passais mes journées avec lui, je savais comment il fonctionnait. Les lèvres pincées, je le fixais durant de longues secondes et puis, je laissai tomber. Je n'avais pas à le forcer s'il ne voulait pas me parler. Il le ferait un jour ou l'autre. Ou pas. Il avait ses secrets, j'avais les miens, on était quitte.
«  Quoi ? Sérieux ? Tu trouves pas ça long toi ? J'ai même pas la télé ! Je m'ennuie toute la journée ! Je n'aurais jamais cru devoir dire ça, mais je tuerais pour aller en cours d'histoire. Bah Ivanov il est maudit je crois bien... Le pauvre. Moi je crie ? Laisse-moi rire ! C'est toi qui braille comme un troll, moi, je ne fais que de te répondre, voyons. »
Maël commença à me raconter des petits potins de Poudlard. Je n'aurais jamais cru que ça pourrait me manquer autant. D'ordinaire, je n'écoutais que très peu les ragots et autres bavardages, mais aujourd'hui, parler de choses normales, ça faisait du bien. Ça changeait des discussions très glauques des médecins à propos de leurs patients.
« Ah ouais ? Poudlard silencieux ? Bah qu'est-ce que tu attends pour y mettre le souk ? Fous le bordel là-dedans ! Lâche-toi, fais la danse du lutin à trois pattes sur la table des profs, chante à tue-tête dans le cours de McGo, je sais pas moi, innove un peu ! Quoi ? Bah oui, voyons ! »
Je me mis à rire comme une folle, j'avais mal à mon cou, et je m'en fichais. Je portais simplement ma main sur ma cicatrice, comme pour être sûre qu'elle ne s'agrandisse pas plus, mais je gloussais comme une idiote, et le pire c'est que j'ignorais pourquoi. Prise dans un fou rire, j'eus vraiment du mal à m'arrêter. Je me retournais vers Maël, qui devait sans doute me prendre pour une tarée. Enfin, ça, ce n'était pas vraiment nouveau.
« Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai pas le droit de rire c'est ça ? C'est interdit ? Bon, bah je me tais alors, je dis plus rien ? »
Une moue boudeuse sur le visage, je ramenai mes bras sur moi-même. Je le fixai avec intensité et sans même que mon cerveau ne l'ait décidé, ma bouche s'ouvrit en disant :
« Chante. »
Franchement, à mon avis, à celle là, il ne s'y attendait pas.
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Maël J. Fontaine

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Sam 2 Mar - 13:35

      « Ah ouais ? Poudlard silencieux ? Bah qu'est-ce que tu attends pour y mettre le souk ? Fous le bordel là-dedans ! Lâche-toi, fais la danse du lutin à trois pattes sur la table des profs, chante à tue-tête dans le cours de McGo, je sais pas moi, innove un peu ! Quoi ? Bah oui, voyons ! »


    Elle explosa de rire sous mon regard… mi-figue mi-raisin. Soit le sortilège qu’elle avait reçu lui avait salement amoché le cerveau, soit c’était son état normal lorsqu’elle était allongé dans un lit d’hôpital depuis une semaine, ce qui était aussi fort probable. Dans tous les cas, je préférais sans l’ombre d’un doute la voir rire, et comme le rire était contagieux, je me laissais entraîner, m’imaginant faire le pitre dans le cours de McGo, avec pour excuse « il faut faire du bruit, parce que Poudlard, c’est un peu trop silencieux là ! C’est une demande de Sephora Jones, je ne pouvais pas passer outre, vous comprenez j’en suis certain ! Vous devriez même me donner des points de maison, pour service rendu à l’école ! ». Avec une médaille en salle des trophées, même ! J’explosais de rire à nouveau, et visiblement, elle le prit comme une moquerie :

      « Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai pas le droit de rire c'est ça ? C'est interdit ? Bon, bah je me tais alors, je dis plus rien ? Chante. »


    Je cessai instantanément de rire, un large sourire figé au visage, totalement… choqué par cette demande inattendue. Pas choqué comme traumatisé, mais principalement surpris parce que je ne m’y attendais pas le moins du monde. Moi ? Chanter ? Ici ? Sa moue boudeuse et son ton qui ne souffrait aucune réplique me firent craquer. Comment ne pouvais-je pas céder à… ça ? Sephora savait être convaincante quand elle voulait, et ce n’était pas une Gryffondor pour rien, je la savais butée. Et puis… j’aimais chanter, et chanter pour quelqu’un ne me gênait pas plus que ça. Je fis une grimace :

      « Oh, mais c’est qu’elle devient autoritaire la Sephy ! Chantee, chante… tu en as des bonnes toi ! Oui, mais quoi… »


    Je cherchai dans mon répertoire les chansons récentes qui m’avaient plus, et celles que j’avais découvertes à l’étranger. Je pianotais sur la couverture du lit, comme sur un clavier de piano, instrument dont je m’étais mis en tête d’apprendre à jouer l’été passé. Je regardais le plafond, pour chercher un peu plus efficacement et je me mis à siffler l’air d’une chanson que j’avais pas mal écoutée à la radio et donc je connaissais à peu près les paroles désormais. Les Rollings Stones. C’était sympa, ça bougeait, mais le seul inconvénient, c’était que je n’avais pas d’accompagnement musical. Oh, vous pouviez me dire que ça pouvait s’arranger d’un coup de baguette sur une radio sorcière, plus ou moins, mais voyiez vous, je n’avais pas de radio sorcière sous la main. Dans un petit rire, j’eus une idée, et je sortis ma baguette, dans un clin d’œil destiné à Sephora.

      « Allez, okay, j’ai bien une idée mais… j’ai pas ma radio pour m’accompagner. Ca te gêne si je transforme ta couette en orchestre ? »


    J’avais appris ce sort dans un livre de sortilège emprunté à la bibliothèque et même si je le connaissais mieux dans son application piano, métamorphoser partiellement une surface en piano pour que, sans que l’aspect en soit changé, des notes soient émises lorsqu’on tapait sur certaine zone, j’allais au moins pouvoir jouer la mélodie de base. Je me concentrais sur la formule, la murmurant en passant et repassant ma baguette sur le bord du lit, tout en jetant des regards méfiants en direction de la porte. Lancer un sort dans un centre de soin, ce n’était pas une excellente idée, mais au diable les règles et les trucs qu’on était sensé faire et ne pas faire. Miss Jones avait exigé que je chante ? Et bien je chantais. Je fis rapidement la gamme sur mon piano improvisé et quelques notes affreusement désaccordées me tirèrent des grimaces. Je m’excusais dans un sourire charmeur :

      « Bon okay, c’est pas très juste mais au moins, ça fait une base…, je pianotais tout en parlant, cherchant les premières notes, ça fait longtemps que je n’ai pas chanté hein ! Donc tu m’excuseras si je me trompe ! »


    Je terminais sur une petite gamme chromatique et je finis par prendre mon inspiration. Ca faisait réellement longtemps que je ne l’avais pas chantée, cette chanson, parce qu’en temps normal, je chuchotais, sifflotais, meumeumais, murmurais plus que ne chantais réellement les airs qui me passaient à l’esprit. En même temps, j’avais toujours un air dans la tête, sauf lorsque je m’entraînais une raquette à la main, et si je commençais à chanter clairement en cours de sortilège, ça n’allait pas le faire. Pas vraiment… Je pris mon inspiration une nouvelle fois, sentant cette légère appréhension habituelle pré-chant dont je n’arrivais pas à me défaire.

      « Well, well, well… Ahem… Well I haven't seen your face for years
      I thought you had just disappeared
      Don't you worry, what are friends for?

      You can call me up most anytime
      I never go to bed til five
      Don't be a stranger
      Just knock on my door

      I heard you're in the south of Spain
      Never coming back again
      Don't be a stranger
      A stranger no more
      Don't be a stranger
      Just knock on my door »


    Je laissai ma voix s’éteindre, ne me souvenant plus du reste des paroles de la chanson. Mes doigts glissèrent sur quelques notes de piano, s’égarant parfois, retrouvant toujours leur chemin, et poursuivant la musique que je ne pouvais plus chanter… J’avais fermé les yeux, comme souvent, pour me concentrer sur ma voix. Je regardais, un peu anxieux, Sephora, me demandant si elle connaissait l’air, le groupe, voire la chanson, qui était tiré d’un album récent.

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Sam 2 Mar - 23:09


Maël & Sephora

Ma respiration s'accéléra tellement j'étais prise dans un fou rire. C'était la première fois que cela m'arrivait depuis que j'étais ici. Lorsqu'on était enfermé entre quatre murs, dans un centre de soin, lorsqu'on avait bien failli mourir, on commençait sérieusement à réfléchir à la chance que nous avions d'être encore vivant. J'étais certaine qu'en sortant d'ici, je verrais la vie différemment. Je me rendais maintenant compte à quel point la mort pouvait nous frapper aussi facilement qu'un sort jeté. Je voulais profiter de tout : d'une simple promenade à la mer avec mes parents, des moments passés avec Evey, Maël à Poudlard, de ceux que je passerais peut-être avec James, Sirius, Remus... Je savourerais chaque instant comme si c'était le dernier. J'avais l'impression d'être une toute autre personne. Alors, rire, ça faisait vraiment du bien. Je revenais aux sources. Je continuai jusqu'à ce que mon rire contamine Maël. Néanmoins, je le sentais tout de même contrarié. Et j'ignorais pourquoi, et cela me rendait mal à l'aise. Mais pour le moment, je profitais de son hilarité pour l'observer, et lui soumettre ma requête. C'était bien la toute première fois que je lui demandais de but en blanc de chanter quelque chose, de me chanter quelque chose à moi tout particulièrement. Comme ça, cela semblait bien plus personnel. J'essayais d'imaginer la chanson qu'il choisirait pour moi. Mais pour le moment, je le scrutai attentivement. Son rire s'était perdu, et un air surpris était apparu sur son visage.
« Ciel, par Merlin, j'ai réussi à surprendre Maël Fontaine, c'est un exploit à marquer dans L'histoire de Poudlard ! »
Un petit sourire narquois prit place sur mes lèvres. Je me demandais toujours pourquoi j'avais dit ça. Une envie soudaine. Peut-être pour pallier le fait qu'on m'avait interdit de chanter pour le moment. Les médicomages avaient dit qu'il ne valait mieux pas tenter le dragon, ma cicatrice n'était pas encore assez guérie pour cela. C'était un peu comme si Maël allait me donner un plaisir par procuration. Et ça, franchement, je ne demandais pas mieux. Il se mit alors à me traiter de femme autoritaire. Un léger rire résonna dans la pièce. « Tu sais bien à quel point je peux être têtue quand je m'y mets ! Je ne te laisserais pas partir sans ma petite chanson ! »

Je regardai ensuite Maël se creusait la tête pour tenter de trouver la chanson idéale. Pendant ce temps, je me mis à le scruter plus intensément. J'avais un secret. Quelque chose que jamais je ne lui dirais car j'avais trop honte de le lui avouer. Quand je m'étais réveillée, il y a quelques jours, dans mon lit d'hôpital, j'avais tout de suite pensé à mes proches. Mes parents, Christopher, Evey, James, et même Evans, me demandant comment ils allaient, s'ils étaient en vie. Mais lui, je l'avais oublié. Je ne me souvenais plus de lui. Ni de sa voix, ni de son visage, ni même de son rire. Il avait disparu, effacé de mes souvenirs. Je m'en suis rappelé de lui le lendemain, en demandant au personnel la date. C'était son anniversaire. Mais sans cela, me serais-je souvenu de lui ? J'en avais parlé à un des médicomages, il m'avait répondu que les pertes de mémoire étaient très fréquentes après un tel accident. Mais comment avais-je pu effacé Maël de ma mémoire pendant plus d'une journée ? Comment c'était possible ? Une fois la mémoire retrouvée, j'avais pleuré. Ça m'avait fait tellement peur. Il avait pris une telle place dans ma vie que je m'en voulais d'avoir pu concevoir une seule minute mon existence sans lui. Maintenant que j'y pensais, j'avais peut-être d'autres amis que j'avais aussi évincé de ma mémoire ? C'était horrible d'être dans cette position inconfortable... Je posai une fois de plus mes yeux sur lui, avec la ferme intention de graver ce visage une fois pour toute dans ma mémoire. Il était hors de questions qu'il sorte de ma tête une fois de plus.

J'oubliais mes controverses lorsque Maël commença à siffler. Il me fit un clin d’œil et me piqua ma couette pour qu'elle lui serve d'orchestre. « Vas-y, fais donc ! » répondis-je d'une voie un peu chevrotante, encore troublée par mes sombres pensées de toute à l'heure. Il jeta un sort que je ne connaissais pas du tout et je lui murmurai : « Tu m'impressionnes là, tu as intérêt à m'apprendre ce sortilège. » Je l'écoutai jouer quelques fausses notes qui sonnaient très mal dans mes oreilles, je grimaçai légèrement. Ce piano improvisé aurait bien besoin d'un petit accordage. Maël me sourit, mais pas avec son sourire franc, mais avec un air charmeur sur le visage, ce qui me surprit un peu, je me demandais bien ce qui lui prenait. Je le regardai prendre une grande respiration.
« Well, well, well… Ahem… Well I haven't seen your face for years
I thought you had just disappeared
Don't you worry, what are friends for? … »
Mes yeux se fermèrent doucement, pour laisser la profondeur de la voix de Maël me rendre fébrile. J'adorais sentir la chanson vibrer en moi. Je me mis à respirer moins fort, comme pour mieux entendre chaque note, chaque intonation que produisait mon ami. C'était beau, tellement beau. J'en avais de la chance. Pour une fois, j'avais droit à un concert privé de Monsieur Maël Fontaine, et ça, ce n'était pas rien. Ça m'énervait quand il faisait le beau dans la Salle Commune avec les yeux de toutes les filles rivés sur lui, et qui bavaient sur leur chemise. Mais quand c'était juste pour moi, c'était tout de même bien différent. Bref. J'écoutais avec une certaine émotion la chanson que Maël avait choisi. Je ne la connaissais pas, mais j'étais heureuse de la découvrir. Il avait fait un très bon choix. La voix de Maël s'amenuisa, puis, le silence envahit la pièce. Les yeux toujours clos, je refusais de les ouvrir car je sentais que cela allait mal finir. Je laissais filer les secondes, puis les minutes, et finalement, mes lèvres se pincèrent et mes paupières se soulevèrent, laissant apparaître mes pupilles que je savais brillantes de larmes. Doucement, elles coulèrent sur mes joues. Je baissai la tête et crispai les poings. Cela n'avait rien à voir avec Maël, ni même avec la chanson. C'était moi. J'en pouvais plus. Le trop plein d'émotions de ces derniers jours refaisaient enfin surface. C'était un supplice pour moi d'être ici. Je n'arrivais pas à croire que je gâchais mes quelques heures où l'on me tenait compagnie à pleurer comme une petite fille. Et le pire, je venais de passer du rire aux larmes, en à peine deux minutes.
« J'suis désolé. »
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Maël J. Fontaine

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Sam 23 Mar - 17:19

    Si j’avais fermé les yeux pour écouter ma voix, elle avait fait de même de son côté mais ne les avait toujours pas réouverts. Je me demandais si mon choix avait été le bon, si les notes, fausses, de la couette nouvellement piano avaient un peu trop fait crisser ses tympans, elle avait l’oreille bien plus musicale que moi sur ce plan là,… bref, j’attendais le verdict du juge, même si, il fallait bien l’avouer, j’avais quand même conscience d’avoir une belle voix, de chanter juste, et de chanter bien, tout simplement. Des larmes jaillirent soudain de ses yeux, et je restai muet de… perplexité. Pourquoi ? pourquoi pleurait elle ? Trop d’émotions ? Trop de souvenirs liés à cette chanson ? Pourquoi, étant moldue, elle était, pour le moment, moins touchée niveau pertes de proche que les sorciers, étant donné que c’étaient Pré-au-Lard et Ste Mangouste les deux dernières cibles des fous, et donc cette nouvelle chanson ne pouvait pas être rattachée sentimentalement à des amis récemment décédés… non ? Elle pleurait, et j’étais totalement mal à l’aise. Un peu perdu. La spontanéité, l’impulsivité, même si ça me définissait parfois, souvent, pour le coup… je ne savais pas quoi faire. Je me mordillai la lèvre lorsqu’elle s’excusa :

      « J'suis désolé. »

      Ne le sois pas, Sephynette, pourquoi être désolée ? Pleurer n’est pas honteux voyons ! C’est faire pleurer qu’il l’est ! Et… qu’est ce que… »


    Etait ce moi ? Etait ce de ma faute si des perles de cristal jaillissaient de ses yeux ? Je me sentais maladroit, et démuni. Enfermant ma raison, mon côté… hum… sensé ?, mais surtout mes doutes et autres tergiversations dans un coin de mon esprit, je laissais faire mon instinct et je me déplaçai sur les draps pour prendre Sephora dans mes bras, en toute amitié bien sûr, la question ne méritait même pas la peine qu’on s’y attarde. Avant de l’enlacer cependant, je vis qu’elle avait baissé la tête, et d’un pouce, je lui pris le menton pour lui faire tenir tête droite :

      « Hey, Sephora… regarde moi, qu’est ce qu’il se passe ! »


    D’une main amicale, je fis des cercles concentriques dans son dos, comme Maman le faisait si bien lorsque j’étais réveillé en sursaut par un cauchemar, ou qu’Alexandre avait un gros chagrin. Vous pouviez me demander à cet instant pourquoi je faisais cela, je ne pouvais pas vous répondre. Je cherchais juste la meilleure manière d’aider mon amie, et dans tous les cas, je ne pouvais pas la laisser pleurer comme ça. Je calai sa tête contre ma poitrine, continuant à lui murmurer à l’oreille, cherchant ce que je pouvais avoir dit qui l’ait mise dans cet état, et ce que je pouvais faire pour l’aider. Etait-ce le traumatisme de Pré-au-Lard qui ressortait… ? Sûrement, peut être. Ca ne m’étonnerait pas, étant donné que je me réveillais encore en sueur en revivant l’ambiance totalement apocalyptique de cette soirée qui avait précédé mon anniversaire. Même si je n’avais pas du tout été dans mon état normal, comme un drogué le vivant mal naviguant dans ce qui me semblait un carnaval des monstres (c’était un peu le cas d’ailleurs) tournant au cauchemar, j’avais encore des souvenirs bruts de ce qu’il s’était passé, du peu auquel j’avais assisté, le tout rendu encore plus effrayant par les nuits qui nous séparaient de l’attaque.

      « C’est fini, c’est fini… on est sorti de Pré-au-Lard, tu es en sécurité, là, je suis là ! Hein, Sephora, faut pas t’en faire, calme toi,… »


    Démuni… c’était tout ce que je pouvais dire sur ce que j’étais, là… comment je me sentais plutôt. Totalement démuni. Je me souvins soudain de ce que me disait toujours mon père, comme quoi il fallait laisser parfois réfléchir avec son cœur plus que sa raison, cesser de réfléchir tout simplement lorsqu’on ne savait plus quoi faire. Je fermai les yeux, et d’une voix totalement hésitante, et tentant d’être teintée d’humour, je balbutiai :

      « Je chante si mal que ça, c’est ça ? Fallait me le dire, hein… »


    Spoiler:
     
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Sephora A. Jones

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Dim 7 Avr - 12:47


Maël & Sephora

Je pleurais comme une fillette dans mon lit d’hôpital, alors que Maël m'avait fait un super cadeau en acceptant de chanter une chanson pour moi, spontanément, après ma demande. Franchement, au début, je ne pensais pas qu'il le ferait. On faisait jamais ça nous deux. Je voulais dire par là qu'il était rare qu'on chante l'un devant l'autre. Moi en tout cas, je ne le faisais jamais parce que je n'aimais pas montrer ma voix. Je l'avais fait dans de rares occasions, lorsque je l'avais décidé et que je m'étais préparée. C'était surtout pour gérer mon stress. Je gardais toujours enfoui en moi le souvenir amer de ma toute première expérience face à un public. J'étais encore qu'une enfant, et la peur m'avait envahi, m'avait paralysé, au tel point que je n'avais pu faire sortir de ma bouche aucune note de musique. Mais surtout, j'avais là-bas manifesté pour la première fois des pouvoirs magiques, face à une centaine de moldus. Avec le recul, on avait sans doute donner un peu de poussière d'oubli à ces gens-là. Je me rappelais plus vraiment. Mais ce que je me souvenais, c'est que cela m'avait tellement traumatisé que j'avais changé d'école. Depuis, je n'avais plus jamais chanté en public. Jamais.

Les larmes continuaient à couler sur mes joues. Je ne savais pas pourquoi, tout-à-coup, mon corps avait décidé d'exprimer mon mal-être et ma souffrance. J'avais essayé de ne pas craquer, mais face à mon ami, j'avais perdu pied. L'équipe médicale ne me connaissait pas. Ils ne me comprenaient pas toujours. Maël oui. Depuis quelques semaines, on était toujours fourré ensemble, alors au final, je pouvais dire qu'il savait ce que je ressentais. J'adorais Maël. Mais il y avait quelqu'un que j'avais encore plus envie de voir. Evey. Elle était ici. Je le savais, j'avais demandé. Elle était encore plus mal en point que moi, et elle était dans une sorte de coma prolongé. C'était un apprenti médicomage qui me l'avait avoué, parce que les autres n'avaient pas voulu me le dire, pas peur que cela provoque en moins une sorte de réaction post-traumatique ou je ne savais pas trop quoi. Voir Maël m'avait rappelé avec douleur à quel point ma meilleure amie me manquait. Surtout que je ne m'étais toujours pas fait pardonnée pour notre dernière dispute. Je trouvais cela tellement puéril maintenant, tellement ridicule et inapproprié à la situation... Je relevai la tête vers mon ami. Je m'en voulais de lui faire voir à quel point je me sentais pas bien, à quel point j'avais peur pour Evey. Il était venu pour me voir, pour me faire rire, et voilà comment je le remerciais ? Il m'affirma qu'il n'y avait pas de honte à pleurer dans ma situation... Doucement, il s'approcha, et me prit dans ses bras. Je m'accrochais à son étreinte comme s'accrochait un homme à la mer à sa bouée.
« Hey, Sephora… regarde moi, qu’est ce qu’il se passe ! C’est fini, c’est fini… on est sorti de Pré-au-Lard, tu es en sécurité, là, je suis là ! Hein, Sephora, faut pas t’en faire, calme toi,… »
Je ne pouvais pas vraiment lui répondre parce qu'en fait, je ne savais pas ce qu'il se passait. Je ne prononçai pas un seul mot alors qu'il me frictionnait le dos, comme mon père le faisait lorsque cela n'allait pas bien. Durant quelques secondes, il continua à me murmurer des mots à l'oreille, et au fur et à mesure que le temps passait, mes pleurs s'atténuèrent, ma respiration se calma.
« Oui, c'est vrai tu as raison. Ils font que de me le répéter ici, que je suis en sécurité, qu'il ne m'arrivera rien, mais ils n'en savent rien... Ils disent ça pour se rassurer eux-même. Regarde Saint-Mangouste, personne ne s'attendait à cela, et pourtant, ils l'ont fait Maël. Tu te rends compte ? Oui, tu es là, heureusement... Tu sais, ils sont sympa ici, mais ils me comprennent pas toujours. Ils ne savent pas. »
Cela faisait du bien d'être avec lui. J'arrivais toujours pas à comprendre comment il avait pu sortir de Poudlard. Dumbledore avait été compréhensif sur ce coup-là. Enfin, cela ne m'étonnait pas vraiment dans le fond. J'allais le remercier d'être là, lorsqu'il balbutia, les yeux clos, la voix chancelante :
« Je chante si mal que ça, c’est ça ? Fallait me le dire, hein… »
Je le repoussai doucement, et rigolai nerveusement, tellement c'était ridicule. Je séchai les dernières larmes qui mouillaient mes joues. Je gloussai bêtement pendant quelques secondes.
« T'es bête ou quoi ? »
C'était tellement ridicule que je lui donnai une légère tape derrière la nuque.
« Je t'aurais pas demandé sinon... Et aussi, je voulais te dire. J'ai demandé pour ta copine, Lavande. Elle est là. Il paraît qu'elle va bien, elle a du se faire recoudre le bras, mais rien de grave. Elle devrait bientôt retourner à l'école. Mais, Evey... Je m'inquiète trop... »
J'attrapai sa main et la serrai avec force.
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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Jeu 11 Avr - 16:56

      « T'es bête ou quoi ? Je t'aurais pas demandé sinon... Et aussi, je voulais te dire. J'ai demandé pour ta copine, Lavande. Elle est là. Il paraît qu'elle va bien, elle a du se faire recoudre le bras, mais rien de grave. Elle devrait bientôt retourner à l'école. Mais, Evey... Je m'inquiète trop... »


    Je ne tentais même pas d’esquiver sa petite tape dans la nuque, heureux comme je l’étais de la voir s’être détendue. Ses pleurs s’étaient calmés, de même que sa respiration. C’était… bien. Encore une victoire de Papa. Ses conseils n’étaient donc pas si mauvais. Je n’en avais jamais douté, mais bon… venant d’une personne aussi… posée que mon père, aussi terre à terre, concentré et totalement à ce qu’il faisait, qu’il me conseille de me laisser aller, parfois, à ce que me dictait mon cœur et non plus ma raison, c’était tout le contraire de ce qu’il faisait habituellement. J’essayai de me souvenir dans quel contexte il m’avait sorti une telle bêtise. Enfin bêtise… je n’en avais plus l’impression. Je me mélangeai les pinceaux, hésitant à revenir vers Sephora qui m’avait repoussé gentiment. Elle m’avait repoussé, pour quelle raison ? J’étais moi-même incertain de ce qui m’avait poussé à la câliner d’une telle manière, quand bien même j’essayai de me convaincre que c’était par pure amitié. C’était par pure amitié, il n’y avait pas de doute à avoir, point. Pas de doutes. Vraiment ? Je me reculai légèrement, en proie au doute affreux de ne pas savoir ce que je faisais et ce que je pensais. D’ailleurs, elle avait parlé de Lavande. Lavande. Comment pouvais-je penser à… à… alors que Lavande et Evey étaient aussi ici. Oh, il ne fallait pas non plus s’y tromper ! Je ne ressentais rien pour Lavande et Evey. Rien d’autre que de l’amitié, hein !, pas rien du tout ! Je m’embrouillai. Je fis dévier mon regard sur le côté, observant avec un intérêt certain la décoration de la chambre.

      « Merci d’avoir demandé pour Lavande ! Je me suis vraiment inquiété ! Déjà toi, Sash… Tetlan, et Lavande… j’ai eu chaud, je me dis que tous les élèves indemnes ont eu très chaud ! Evey est là alors ? »


    J’étais hésitant. Je ne savais pas trop à quoi j’étais en train de penser. Pourquoi me parlait elle de Lavande maintenant, hein ? Et pourquoi parlait elle de Evey, aussi ! alors que c’était Evey qui aurait du être avec moi, et qui aurait du s’en sortir sans blessure, et Lavande serait peut être restée au château, et… Je me pris la tête entre les mains. C’était étrange de ressentir de la culpabilité parce que j’étais indemne. Ce n’était pas… normal. J’aurai du avoir au moins une mini éraflure bon sang ! J’avais l’impression d’être un planqué, un trouillard… je n’avais strictement rien eu de physique ! C’était… culpabilisant. Je chassai cependant vite ces idées noires, me demandant vraiment si ça valait le peine de venir si c’était pour faire tomber le moral de Sephora en chute libre. Bon sang de bonsoir Maël, tu étais stupide ou quoi ? Je me donnais mentalement des claques, cherchant un sujet de discussion sur lequel embrayer vite fait :

      « Oh ! Tu veux que je te raconte comment j’ai fait pour avoir une sortie ?, sans attendre de réponse, j’enchaînai, en fait, j’ai d’abord demandé à mes parents. J’ai transplané direct chez eux tu sais ? Après… bref, et donc mes parents m’ont ramené à Poudlard direct après, pour les cours. Et je leur ai dit que tu étais blessée, comme bon nombre d’amis, du coup, ils m’ont proposé de demander à Dumbledore une sortie, samedi, pour que je puisse les voir, et te voir. Comme Dumbledore m’a déjà accordé pas mal de sortie, pour le tennis, tu vois !, il sait que je suis sérieux, enfin il le croit, et donc tadaaam ! Permission pour l’aprèm, et ce soir je mange à la maison, ils me ramènent après ! »


    Bravo. Clap clap clap. Félicitation Maël. Quelle idée je venais d’avoir n’empêche ! Parler comme ça de ma famille, alors que voilà… Sephora était une née-moldue, je ne savais pas si elle allait pouvoir aller voir ses parents, d’autant plus qu’elle ne voulait pas leur dire la gravité ni la raison de ses blessures. J’étais vraiment pas très malin parfois, voire souvent. Il fallait que j’embraye sur un autre sujet. Le plus simple. Le plus instinctif pour moi. La réponse me vint aussi naturellement qu’il m’était naturel de respirer.

      « Je me souviens plus ce que tu avais dit, mais tu pourras me voir à la télé pendant les vacances ? T’sais que je vais en Australie ? Je te l’avais dit je crois ! C’est pas encore annulé, de toute manière, je suis inscrit maintenant, et de l’autre côté de la planète, je crois que c’est l’endroit le plus sûr au monde ! Mais du coup, comme c’est moldu, mes parents vont devoir demander des dérogations pour la télé, ou voir pour faire des modifications pour capter les chaînes moldues malgré les interférences magiques et tout. Ils ont pris rendez vous avec un expert en coordination magie-techlonogie ou quelque chose dans le genre, j’ai pas tout compris. Bon dans tous les cas, ils suivront à la radio je crois. Et Papa m’accompagne d’ailleurs ! Sinon, je t’enverrai des hiboux long courrier, si ça passe ? Ou je trouverai une cheminée, ça doit exister en Australie non ? Oui, ça existe, je me souviens quand on y a habité, une année il me semble. Et… »


    Je m’interrompis, conscient que dès que je partais sur du tennis, et ce qui s’y rapportait, je pouvais devenir un vrai moulin à parole. Non, j’en étais carrément devenu un. Je fis un sourire contrit à Sephora, ne sachant pas si je la saoulais ou au contraire, si ça lui permettait de penser à autre chose. Moi, le tennis, ça me permettait de partir loin, très loin de ce qu’il se passait. Sur un terrain, il ne restait plus que la balle jaune, la raquette, l’adversaire et le contact avec la terre battue, ou la pelouse.
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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Jeu 11 Avr - 21:26


Maël & Sephora

Je ne savais pas comment j'aurais survécu entre ses murs sans sa visite. Le voir m'avait remonté le moral plus que je ne l'aurais cru. Certes, j'avais eu un petit moment de faiblesse, mais rien de plus normal dans mon cas, non ? Ici, j'avais du mal à laisser cours à mes émotions et à me laisser aller. Je n'avais versé des larmes qu'à trois reprises. Lorsque j'avais appris dans quel état critique se trouvait Evey. Lorsque j'avais appris que mes pertes de mémoire avaient rayé Maël de ma vie durant quelques heures. Et aujourd'hui. Je me sentais mal rien qu'en y pensant. Il fallait avouer que franchement, je n'aurais jamais pensé qu'il viendrait. Lorsqu'il me le proposa, je n'y crus pas. On autorisait les élèves à sortir du château que dans de biens rares occasions. Mais peut-être que celle-ci en était une ? Après tout, j'avais failli mourir. Le dire, enfin, le penser rendait la chose encore plus concrète. J'avais encore du mal à m'y faire. Mieux valait ne pas y penser du tout. La mort était une des choses qui me terrifiait le plus. J'étais pas passée loin d'y rester en tout cas et c'était la toute première fois que je frôlais la mort de près. Je tenais bien à ne plus la laisser s'approcher de moi au moins jusqu'à mes soixante-dix ans. En tout cas, cette attaque m'avait fait comprendre à quel point le monde dans lequel nous vivions était effrayant. Il était hors de question que je laisse le Lord s'en prendre de nouveau à ce que j'aimais. Que ce soit Chris, Evey, Maël ou les autres. Personne. Cela me confortait encore plus dans mon choix de devenir auror. Il fallait débarrasser ce monde de tous ces foutus mangemorts qui tuaient pour leur plaisir d'innocentes personnes.

« Oui, je veux bien le croire...Moi aussi je m'inquiète tellement... » répondis-je en lui montrant mes ongles. Rongés jusqu'au sang. Je ne pouvais plus m'arrêter. À chaque fois qu'un médicomage pénétrait dans ma chambre, je me fichais de savoir que mes constantes s'amélioraient ou que mes plaies se refermaient. Car la seule chose à laquelle je pensais, c'était Evey sur son lit d’hôpital, dans le coma, et qu'on refusait que je vois. J'étais trop faible. Mais ça, c'était eux qui le disaient. Moi je savais bien que j'étais forte. Bien plus forte qu'ils ne le pensaient. J'avais survécu à des trucs biens pires. Des choses que personne ne savait. Sauf Evey. J'avais besoin d'elle. Trop besoin d'elle. Si elle ne s'en sortait pas... Je refusais même d'y penser... C'était trop irréaliste, inconcevable.
« Non. Franchement, ça va pas. Ça va pas du tout. Elle est dans un coma prolongé depuis l'attaque... On m'a dit que ses signes vitaux étaient plutôt bons, mais je suis sûre qu'il y aura des séquelles... Déjà moi, j'en ai alors que je suis restée inconsciente beaucoup moins longtemps... J'ai trop peur Maël... Je veux pas qu'elle meure... Mais ils restent quand même trop vagues. Ça présage rien de bon je suis sûre.  »
Des larmes ravageuses coulèrent sur mes joues alors que je serrais les poings. À cet instant, j'étais déterminée à ne pas laisser les perles salées glisser sur mon visage, mais je n'y arrivais pas. Je ravalai mes derniers pleurs, les séchant rapidement et me reportai plutôt sur Maël. Sa tête entre les mains, je sentis comme la culpabilité du survivant envahir la pièce. Le gryffondor prennait les choses trop à cœur. J'étais certaine qu'il se sentait coupable. Parce que nous, Evey, Lavande, moi et des dizaines d'autres, nous étions là, alors que lui avait pu s'en sortir indemne. Cette réaction, c'était tout-à-fait lui. Je le détestais pour ça. Au contraire, il devrait se réjouir de ne pas être blessé. Doucement, je me rapprochai de lui et posai ma tête sur son épaule. « On change de sujet ? » Je voulais plus parler de ça, parce que cela me faisait trop mal, et je voyais bien que Maël n'était pas non plus très à l'aise avec ça.

Tout-à-coup, Maël sembla retrouver l'usage de la parole. Il parla, parla, et parla encore et encore. On aurait dit un moulin à parole. Il m'expliqua comment, à force de persévérance et des demandes à notre cher directeur, Albus Dumbledore, il avait fini par obtenir le fameux sésame : un papier d'autorisation pour sortir de Poudlard. Un léger sourire naquit sur mon visage. Maël et ses explications... Pour ça au moins, il changeait pas. Ça faisait du bien de voir qu'au moins, jamais personne ne m'enlèverait mon Maël. Il demeurait lui en tout circonstance, et j'adorais ça. Comment avais-je pu passer six ans près de lui sans pour autant le connaître ? Que je regrettais... Mais maintenant que nous étions amis ( et même pour moi, il était un peu plus que cela ), je ne pouvais plus trop concevoir ma vie sans lui. On traînait tout le temps ensemble maintenant. Quand je n'étais pas avec Evey. Oh non ! Pourquoi je repensais à elle... Alors que je me promettais de prier toute la nuit pour que ma rouquine aille mieux, Maël continua sur un autre sujet : le tennis. Bizarre d'ailleurs, il n'en parlait que maintenant. J'étais certaine que c'était le premier mot qu'il prononçait tous les matins, et peut-être même qu'il en rêvait. Maël, sa raquette et sa balle jaune, c'était une grande histoire d'amour que j'avais parfois un peu de mal à comprendre. Un joli triangle amoureux. Ça m'étonnerait même pas qu'il dorme avec. Mais pourquoi se contenter d'un sport moldu lorsqu'on pouvait voler sur des balais ? C'était une de nos divergences d'opinions principales. Mais bon, nous étions pas là pour nous disputer alors, je le laissais parler. En plus, j'étais vraiment contente pour lui. Il allait se rendre en Australie pour l'Open ou je ne savais plus trop quoi. Je l'écoutai puis, rajoutai :
« Oui, je me souviens, je me rappelle de ça. Je perds un peu la boule, mais ça, ça va. Te voir à la télé ? Mais je croyais que je viendrais te voir là-bas moi... »
Peut-être qu'il voulait pas que je vienne après tout ? J'en savais rien. Je me recouchai sur mon oreiller et fermai les yeux.
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Maël J. Fontaine

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Mer 17 Avr - 15:00

    Pourquoi avions nous parlé d’Evey, de Lavande et de tous les blessés ? Pourquoi donc avions nous abordé le sujet d’Evey, qui était si gravement blessé que je n’avais pas de nouvelles, pourquoi avais-je laissé Sephora en parler, alors qu’il était pourtant clair que ça n’allait pas lui faire de bien ? J’étais stupide de l’avoir laissé aborder le sujet, mais je ne pouvais plus rien faire maintenant en dehors de la garder loin de sombres pensées. Je ne me décrivais pas comme un garçon particulièrement fin sur le plan psychologique, et même si je me considérais comme relativement sociable, voire plus que cela parce que j’avais le contact facile, j’étais plutôt bon vivant lorsque la personne en face n’était pas un crétin de Serpentard (ou une crétine, je ne faisais pas le difficile sur ce sujet), bref, même si j’étais plutôt sympathique comme gars, je n’étais pas non plus très… oui, très fin, c’était le mot. Tout cela pour dire que j’étais maladroit avec les personnes qui avaient besoin d’aide, de soutien ou autre. Il suffisait de voir comment je m’étais comporté lorsqu’elle avait fondu en larmes pour la première fois… Il allait sans dire que là, alors qu’elle pleurait à nouveau dans mes bras, ou pas, puisque je m’étais reculé pour placer une distance… amicale entre elle et moi, je n’en menais pas large non plus. Elle me demanda de changer de sujet, et j’embrayai forcément sur ce qui était ma passion et un sujet de conversation que j’adorais forcément : le tennis. Je repensai à la succession des évènements depuis cet été. C’était tout simple… tout avait accéléré. Je me savais pas nul en tennis, et d’ailleurs ce n’était pas pour rien que Dumbledore m’avait permis de quitter régulièrement Poudlard le Week-End pour des sélections, et qu’il m’avait fait installer un terrain de tennis magique (faire installer voulait dire que l’on m’avait appris à tracer des limites brillantes pour simuler un tel terrain) et toutes sortes d’arrangements. Mais je ne m’attendais pas, il y avait déjà de cela deux ans, à participer à de véritables compétitions, pour faire mes premiers pas dans le milieu. Mes premiers matchs avec un enjeu réel. Mes premières victoires arrachées avec douleur. Mes premières grosses défaites, si grosses d’ailleurs que certaines avaient tourné à l’humiliation. Mais bon… puis les qualifications pour le national, que j’avais fait cet été (d’ailleurs ça ne s’était pas trop mal passé même si j’avais enchaîné des erreurs de débutant qui m’avaient attiré les foudres de mon entraîneur). Et maintenant… L’Open d’Australie. Je n’espérais pas gagner, c’eut été stupide voire inconvenant, mais… premiers réels pas dans le monde du Tennis. La télévision moldue qui allait peut être retransmettre mes matchs. Pas que peut être, certainement, sur des chaînes spécialisées. J’avais hâte. Donc, le tennis… forcément, je pouvais en parler des heures, n’était ce que si on me lançait sur les différents grands tennismans de notre époque, leurs points faibles, leurs points forts, l’analyse comparée des saisons de Jimmy Connors et Guillermo Vilas, de John Lloyd et de John Marks… Je demandai à Sephora si je lui avais dit à propos de l’Open d’Australie, si elle allait pouvoir me regarder… Je m’emportais légèrement comme toujours lorsqu’il était question de tennis. Après tout… Sephora qui aimait tant le quidditch (allait elle pouvoir remonter sur un balai pour la fin de l’année ? J’espérai soudain qu’elle ne se pose pas la même question, voire qu’elle n’ait pas encore la réponse que je pensais négative), devait savoir l’excitation que l’on ressentait avant des matchs, la passion du sport, les différents niveaux de jeu, l’admiration que je pouvais avoir pour les grands tennismans, comme elle admirait des joueurs de quidditch (mon subconscient me souffla au passage le nom de Black que j’étranglais dans un seul mouvement de main astrale (ben oui, puisque je pensais…) ).

      « Oui, je me souviens, je me rappelle de ça. Je perds un peu la boule, mais ça, ça va. Te voir à la télé ? Mais je croyais que je viendrais te voir là-bas moi... »


    Je restai un instant la bouche ouverte, m’attendant si peu à une telle… proposition. Je n’y avais pas songé, parce que les transplannages sur de telles distances étaient dangereux, et que les portoloins ou cheminées capables de faire le trajet (il fallait prendre plusieurs portoloins avec quelques escales pour éviter tous les débordements magiques) n’étaient pas gratuits, mais étaient dans l’ordre de plusieurs gallions. Ce n’était pas pour rien que les sorciers, malgré leurs capacités magiques de téléportation et autres moyens de déplacement instantanés conservaient les tapis magiques (bon d’accord, pas en Angleterre c’était trop visible) ou les balais magiques. Après l’instant de stupeur, un large sourire s’étira sur mes lèvres. Si elle pouvait venir… déjà ça voulait dire qu’elle espérait être d’aplomb pour mi décembre, donc dans un peu plus d’un mois et demi, mais aussi qu’elle allait venir en Australie, autrement dit de l’autre côté de la planète, pour me voir. Moi ! J’étais touché comme pas possible, et pendant quelques secondes je n’arrivai pas à formuler le moindre mot, m’apprêtant à parler cinq ou six fois pour me raviser autant de fois. Finalement j’arrivai à formuler ce que je voulais dire :

      « Sérieux ? Nan mais… ce serait trop génial ! C’est vrai qu’ils ont décalé les vacances ! Mais… c’est… trop génial ! Et ouais, deuxième fois que tu arrives à me rendre muet, tu gères. Si ça te saoule que je parle de tennis, promis je change de sujet. Mais tu sais quoi ? Il parait que je risque d’être interviewé parce que je suis le plus jeune tennisman à participer ! Tu t’imagines le truc ? Tu te rends compte ? Maman stresse que je dise une bêtise purement sorcière, parce que ce serait trop galère de modifier des bourdes. Du coup le Ministère n’est pas très chaud pour qu’on m’interview mais on n’a pas eu le culot de changer mon âge, parce que c’est une compétition réelle et officielle. Du coup, normalement je vais avoir une sorte de formation sur les technologies moldues de base, et sur les interviews en général. Parce qu’il parait que ce ne sera pas bizarre si je suis perdu niveau p’tit gros. Euh… migros. Non, euh… micro, voilà, mais après faudra pas que je sois trop surpris par les télévisions et tout. Bref, ça va être énorme, et encore plus énorme si tu peux venir ! »


    Je m’assis totalement sur le lit, croisant les jambes pour me mettre en tailleur, face à Sephora. Le tennis… il ne fallait pas me lancer sur le sujet, parce que je ne savais pas m’arrêter seul. Je faisais des efforts, mais voilà. On ne pouvait pas demander à Potter d’arrêter de dire des c#nneries, on ne pouvait pas demander à Maël de ne pas parler de tennis, c’était la même chose.

      « Ca nous permettra de nous changer les idées, et de changer d’atmosphère, d’ambiance… »


    L’Australie, ce n’était pas que la compétition mondiale de tennis, c’était aussi… un changement de pays. D’hémisphère. De continent. Partir près de trois semaines loin de la guerre, de la tension, de l’atmosphère lourde et ténébreuse, partir loin de la chape de tristesse qui s’était appliquée sur l’Angleterre depuis plusieurs mois. Faire un premier pas vers mon départ du monde sorcier. Départ partiel parce que je ne me voyais pas totalement couper les ponts avec la magie qui faisait quand même partie intégrante de mon être au même titre que le tennis.
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Sephora A. Jones

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Mer 17 Avr - 21:25


Maël & Sephora

Reparler des blessés, de l'attaque, des morts avaient un impact très négatif sur mon moral. Maël semblait l'avoir très bien compris, car lorsque je lui intimai de changer de sujet, il s'exécuta sans broncher. Personnellement, je savais très bien que j'étais une fille très bavarde, trop bavarde même. Je parlais, parlais, parlais, sans jamais m'arrêter, et on avait souvent du mal à en placer une avec moi. Mais sur ce domaine là, Maël s'en sortait pas mal non plus. Surtout lorsqu'il s'agissait d'aborder le sujet du grand, du magnifique, du géniallisme jeu de raquette : le tennis. Sérieusement, parfois, je me demandais comment quelqu'un comme lui avait fini par craquer pour un sport comme le tennis. Il me l'avait peut-être dit, mais j'avais peut-être oublié. Je me souvenais jamais des petits détails qu'on me confiait. Par quelqu'un comme lui, je sous-entendais le fait que ses deux parents soient deux sorciers. Que quelqu'un comme moi, née dans une famille purement moldue se tourne vers des sports moldus passait encore... Bref. Mais c'était sa passion non ? Et de toute manière, il était très douée d'après ce que je savais, alors de quel droit je me permettrais de critiquer ? Moi, je n'avais pas vraiment de hobby à part le chant. Mais c'était toujours quelque chose que je pratiquais seule de manière générale. J'aimais bien danser aussi, mais ça, tout le monde est capable de le faire. Pour revenir au sport, j'étais tellement gauche et maladroite qu'à l'école primaire, on me prenait toujours en dernier dans les équipes de sport. Enfin, j'ignorais si c'était réellement pour cela que les autres élèves étaient si durs avec moi... Peut-être aussi parce qu'on m'avait toujours considéré comme une fille bizarre, qui fait des trucs parfois un peu étranges. Mais lorsque j'avais publiquement utilisé mes pouvoirs pour la première fois – en ce temps-là, j'avais même pas compris que c'en était, comment aurais-je pu le déviner ? - on me tourna bien rapidement le dos, me traitant de folle et de sorcière. Ces gens là ignoraient sans doute à quel point finalement, ils étaient dans le vrai. Mais cela m'avait fait tellement mal. Lorsqu'à sept ans, on se trouve confronté aux regards moqueurs et insistants des autres camarades, cela joue beaucoup sur nous... Ce n'était qu'après que je m'étais endurcie. Même si mes parents ont été obligé de me changer d'école. C'était devenu insupportable de rester là-bas. Heureusement, Christopher, lui, ne m'avait jamais tourné le dos. Était-ce parce que lui, de son côté, avait aussi remarqué qu'il se produisait des choses surnaturelles autour de lui ? En tout cas, nous qui nous disions tout, nous n'avions jamais abordé le sujet. Bref, je m'égarais.

J'étais donc très heureuse pour Maël. Il avait réussi à se qualifier dans un tournoi renommé internationalement. Ce n'était pas rien. Je ne l'avais jamais vu jouer contre quelqu'un ( trouver un autre adepte de tennis dans une école sorcière où le Quidditch primait sur tous les autres sports, c'était loin d'être évident ), mais j'avais hâte de le voir de confronter à d'autres petits champions en herbe. Bref. Encore une fois, je laissais mes pensées divaguer un peu loin. Je regardai de nouveau Maël qui ouvrait puis fermait sa bouche comme un poisson. Je fronçai légèrement les sourcils en essayant de me rappeler ce que j'avais dit de mal pour qu'il soit si surpris. Rien de choquant ni de traumatisant ne me vint à l'esprit, alors, j'attendis tout simplement qu'il daigne enfin prononcer un mot. Mais il ne dit rien, seul un sourire vint éclairer son visage. Sans savoir pourquoi, j'en fis de même. S'il était heureux, j'étais heureuse moi aussi. C'était bien ce qui comptait le plus après tout. Il sembla vouloir parler, mais sans trouver les mots pour me dire ce qu'il avait sur le cœur. « Sérieux ? Nan mais… ce serait trop génial ! C’est vrai qu’ils ont décalé les vacances ! Mais… c’est… trop génial ! Et ouais, deuxième fois que tu arrives à me rendre muet, tu gères. » Je secouai la tête doucement. Ce garçon n'était pas croyable. Il était même carrément fou. Lorsqu'il partait dans ses délires, on avait vraiment du mal à l'arrêter. C'était aussi pour ça que je l'aimais tant. Avec lui, il n'y avait pas de prises de tête ( des prises de bec oui, mais des prises de têtes, plus rarement ), je savais que si je n'avais pas le moral, sa tête allait me redonner le sourire presque instantanément. La preuve : il y a quelques secondes encore, je pleurais dans ses bras et maintenant, on souriait tous les deux. Ce garçon jouait beaucoup sur mon humeur, et je remerciais le ciel de m'avoir donné quelqu'un comme lui à aimer. Comme tout le monde, il avait ses défauts, mais ses qualités justifiaient le reste.

« Ouais, t'as vu comme je suis géniale comme fille moi ? Promis, je te ferais la pompom girl et je te mettrais bien la honte. Ça sera drôle nan ? » Maël continua ensuite, encore et encore, racontant quelques brides d'informations qui lui étaient déjà parvenues à propos du tournoi et de l'équipe télévisée qui sera sur place pour commenter le match. Il avait même peur de faire des bourdes, rien de plus normal après tout. Personnellement, j'avais la chance d'avoir vécu onze ans dans le monde moldu, donc je pouvais affirmer sans crainte que j'y connaissais un rayon sur les molduseries. J'éclatai de rire en entendant ses confusions par rapport au mot micro. Les sorciers étaient amusants parfois, à inventer des mots comme « tépholone » ou encore « voture ». C'était toujours des situations très cocasses pour les nés-moldus comme moi. « Si tu veux, je te brieferais un peu sur tout ce que tu dois savoir. T'inquiète pas, c'est pas si compliqué qu'ils doivent le prétendre. C'est quand que ça commence déjà ? » Je le regardai s'asseoir sur mon lit en tailleurs pour me faire face. Je m'approchais encore un peu de lui, remontant les couvertures sur moi. J'avais quand même un peu froid. Mais je me sentais bien, c'était le principal. « Ca nous permettra de nous changer les idées, et de changer d’atmosphère, d’ambiance… »

J’acquiesçai silencieusement. On était tous d'accord sur ce point-là. Je me demandais comment était la vie dans les autres pays ? Pour ma part, je n'avais jamais quitté l'Angleterre de ma vie. Mes parents travaillaient tous les deux au barreau et ils n'avaient pas beaucoup de vacances. Et de toute manière, nous passions la plupart de notre temps au bord de la mer avec Christopher et sa famille. On était bien lorsqu'on était ensemble. Alors pourquoi partir si loin ?
« Oui, c'est vrai. Ça dure combien de temps en fait ? Parce que je sais pas si je pourrais rester toute la durée du tournoi... J'en ai pas encore parlé à mes parents, mais je suis certaine qu'ils diront oui. Et puis, ça dépendra pas que de moi, ça dépendra surtout de comment je me sentirais, si Evey va mieux... Je refuse de la laisser seule trop longtemps, tu comprends ? Mais promis, je viendrais assister à un de tes matchs. Je te le jure. »
Je lui souris une fois de plus, et mon regard se tourna vers la fenêtre. Le jardin que j'y voyais me donnait à moi aussi des envies de voyages. Je savais que Maël avait visité bon nombre de pays dans le monde, même s'il m'en avait jamais fait de récits détaillés. En changeant totalement de sujet, je lui demandai alors :
« Parle-moi de tes voyages. »
J'ignorais pourquoi, mais aujourd'hui, je voulais en savoir plus sur lui.
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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Mer 24 Avr - 13:59

    Mon sourire, présent à mes lèvres à partir du moment où j’avais commencé à parler de tennis, s’élargit un peu plus lorsqu’elle me proposa de me briefer pour les possibles interviews auxquels je pouvais être confronté sous peu. Ca pouvait être très marrant, et bien moins stressant si je savais à quoi m’attendre, d’ailleurs. A ma remarque sur l’ambiance, qui allait à coup sûr être bien moins pesante de l’autre côté du monde, Sephora acquiesça lentement de la tête, avant de le faire verbalement :

      « Oui, c'est vrai. Ça dure combien de temps en fait ? Parce que je sais pas si je pourrais rester toute la durée du tournoi... J'en ai pas encore parlé à mes parents, mais je suis certaine qu'ils diront oui. Et puis, ça dépendra pas que de moi, ça dépendra surtout de comment je me sentirais, si Evey va mieux... Je refuse de la laisser seule trop longtemps, tu comprends ? Mais promis, je viendrais assister à un de tes matchs. Je te le jure. Parle-moi de tes voyages. »


    Je me mordillai la lèvre. Finalement, ce n’était pas aussi sûr que cela qu’elle puisse venir, si elle n’e avait pas encore parlé à ses parents. Déjà que pour les sorciers, partir dans l’autre hémisphère, à au moins trois portoloins de distance, c’était un peu étrange, alors pour les moldus, je n’osais imaginer ce qu’ils pouvaient bien en penser. Je m’étais un peu renseigné sur les moyens de locomotions des moldus, des années et des années plutôt, lorsque je n’étais pas encore scolarisé à Poudlard, pour pouvoir ne pas sembler trop étrange lorsque je frayai avec d’autres expatriés anglais. Si je n’en avais pas beaucoup de souvenirs, je savais qu’il fallait de nombreuses heures enfermé dans un gros truc en acier, un avion, pour atteindre l’Australie. Je frissonnais très légèrement lorsque j’y pensais. Être enfermé… voilà quoi. Déjà que le concept du truc en acier qui volait, très peu pour moi, alors en plus si ça durait un temps infini… voilà. Donc si Sephy n’en avait pas encore parlé à ses parents… j’étouffai une pointe de déception qui ne perça que brièvement mon sourire en un petit éclat dans mes yeux chocolat, en rebondissant sur sa demande concernant mes multiples voyages dans les autres communautés sorcières un peu partout dans le monde. Mes vrais déplacements, avec déménagement et changement total d’habitats, commençaient à remonter légèrement dans le temps, six ans maintenant, puisque mon père avait demandé à ne plus bouger à partir du moment où j’avais reçu ma lettre pour l’école anglaise de sorcellerie. Un peu de stabilité pour mes études était indispensable selon les deux anciens Serdaigle qu’étaient les Fontaine, et je devais bien avouer que ça m’avait fait du bien de ne pas changer d’univers tous les ans, voire tous les six mois. Comme tous les sorciers nés dans des familles de sorciers, autrement dit des sangs purs depuis quelques générations, je n’avais pas été scolarisé avant mes onze ans, et ça avait facilité la mobilité de notre petite famille. Donc bref… mes voyages, comme elle les nommait donc, remontaient à 6 ans, pour les plus longs, mais en général nous partions toujours au moins une fois dans l’année un peu partout dans le monde, parce que nous avions la bougeotte tout simplement. Je clignai des yeux en m’apercevant que je n’avais toujours rien dit. Je me passai une main nerveuse dans les cheveux, aevc un sourire contrit.

      « Oups, je suis désolé, Sephy, j’étais dans mes pensées… Mes voyages ? Oulaaaa ! Il y en a trop, bien trop ! Sinon, l’Open, ça démarre le… hum…, je me creusai les méninges pour faire remonter dans ma petite tête les dates de début de la compétition. Je ne savais pas encore quels jours j’allais jouer. le 25 décembre, tiens ! Et c’est jusqu’au 31, je vais passer le nouvel an là-bas, selon toute apparence ! Je t’ai raconté la première fois que j’ai mis les pieds en Australie ? J’avais… huit ans je crois. Bon je t’avoue que j’étais déjà un peu blasé et habitué aux portoloins. Bref du coup, bam, on prend un portoloin, tranquille on atterrit au cœur de Sydney, dans la zone réservée aux arrivées magiques, et là, moi, en gros boulet qui veut faire son intéressant, je lâche, en plein milieu du salon des arrivées hein ! donc pas genre dans un désert ou il y aurait eu juste un chameau pour entendre, « Bon, alors ils parlent quelle langue, les ploucs d’ici ? ». T’imagine même pas la claque que je me suis prise ! »


    En me souvenant cet événement Maëllien assez peu glorieux, je me frottai la joue, croyant encore sentir la main de Papa qui, déjà fatigué parce qu’il n’avait pas eu de vacances depuis un bout, et avait donc du gérer le déménagement, ses énergumènes d’enfants et différents contrats de front.

      « Mais le pire, le pire, c’est que juste après, alors que j’étais en train de demander quelle bêtise j’avais pu dire, y’a Alex qui a renchéri avec quelque chose comme… « Pourquoi t’as fait ça, Papa, dans tous les cas ils comprennent pas, non ? » bref je te raconte pas la tête de nos parents. Mes voyages… qu’est ce que tu veux que je te raconte ? ‘fin je veux dire… mes voyages, c’est sacrément vaste comme sujet. Fin… euuh… tu es déjà sortie d’Ecosse et d’Angleterre, non ? »


    Je ne savais pas grand-chose de Sephora, pour la simple raison qu’avant notre septième année, nous ne nous parlions pas plus que cela. On chantait parfois, on s’entendait comme deux Gryffondor en gros, pas plus pas moins. Etait-ce parce que mon monde ne tournait, ou presque, qu’autour de Robert, Evelyne, et Sylvestre, que je ne m’étais pas rapproché réellement des autres avant cette année ? Je n’étais pas borné au point de nier cela. J’étais plutôt populaire, mais niveau vrais amis, j’étais plutôt select. Et donc… tout cela pour penser, que, je ne connaissais pas vraiment Sephora. Je savais qu’elle était née-moldue, et donc qu’elle avait légèrement une longueur d’avance sur moi sur ce qui était technologie moldue. Elle chantait superbement bien, était aussi douée, voire plus douée que moi en magie, et on se tapait de bons délires en cours. Oh, et elle savait faire des origamis, aussi. Et elle était douée au Quidditch. En fait, je ne la connaissais qu’à Poudlard. Avait elle des frères et sœurs sans pouvoir magiques ? Un animal de compagnie ? Une passion secrète en dehors du chant ?
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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Ven 26 Avr - 12:02


Maël & Sephora

Lorsqu'il commençait à parler du tennis, on ne l'arrêtait plus, le jeune Maël ! Sephora le regarda en parler, et on aurait presque pu lire la passion dans ses yeux, ce qui fit bien rire la Gryffondor. En tout cas, il avait l'air tout de même bien stressé par les interviews. Moi, personnellement, je n'en avais jamais effectué, mais je savais comment ça marchait tout de même ! Figurez-vous que nous avons la télévision chez les Jones ! Tout de même ! En bons moldus que nous sommes ! Enfin, que mes parents sont. Maintenant, moi, je jonglais entre les deux mondes, et cela ne me gênait pas plus que cela. Au contraire ! Pour moi, c'était une chance que j'avais ! J'étais même parfois étonnée. Les moldus inventaient des choses extraordinaires ! La télé, le téléphone, c'était extra comme invention ! Sans magie, ils faisaient des merveilles ! C'était bien le principal à mon avis. Ils s'en sortaient très bien sans nous.

Je regardai de nouveau mon ami qui se mordait la langue. J'avais l'impression qu'il était un peu déçu. J'essayais de me souvenir de mes dernières paroles et cela fit tilt dans ma tête. Il craignait sans doute que je ne sois pas rétablie à temps. Je le rassurai donc en posant ma main sur son épaule : « Nan mais t'inquiète ! Je suis sûre que j'irais déjà bien mieux ! Qu'on aura repris les footings ensemble et que tu me battras et que je bouderais encore. Comme avant. » J'avais prononcé ces mots d'une voie enjouée, même si je savais que plus rien ne sera jamais comme avant. Mais je voulais aussi lui montrer que je ne lâcherais rien. J'étais bel et bien déterminée à y aller en Australie, et personne ne m'en empêcherait. Pas même mes parents. S'il fallait que je mente encore, je n'hésiterais pas. De toute manière, selon la loi sorcière, j'étais majeure, alors je faisais ce que je voulais. J'ignorais quand je pourrais enfin leur révéler dans quel monde affreux nous vivions. Sans doute lorsqu'ils me demanderont ce que je comptais faire une fois mes ASPIC en poche. Pour le moment, je leur disais que je réfléchissais, que j'essayais de me renseigner dans les différentes voies possibles, même si dans ma tête tout était bien clair. Je voulais être Auror, un point c'est tout. Mais beaucoup de choses barraient ma route. Mes notes n'étaient déjà pas exceptionnelles en temps normal alors avec l'attaque, j'allais encore manquer des cours... C'était catastrophique. J'ignorais comment j'allais m'en sortir, mais j'essayais de positiver. Ce n'est pas en me disant que jamais je n'y arriverais que j'atteindrais mes objectifs. De toute manière, pour le moment, ma priorité était de me soigner, d'aller mieux, le reste viendra par la suite.

Il m'informa que l'Open commençait le jour de Noël. Surprise, je commentai : « Ah ouais ? C'est pas un peu bizarre ça ? Genre faire ça à ces dates ? Tu pourras même pas manger la dinde de Noël, ça te pèsera trop sur l'estomac ahah ! Mais bon, après, tu pourras te gaver de champagne le jour de la Saint Silvestre. Ça serait sympa de passer le nouvel an au soleil nan ? Imagine-toi sur la plage ? En dansant et en chantant, le coucher de soleil et tout... ça serait merveilleux, magnifique... » Je pouvais aisément m'imaginer là-bas. J'étais quelqu'un de plutôt frileux alors pour moi, le soleil d'Australie m'attirait plutôt.

Je questionnais alors Maël sur ses voyages, et il sembla se perdre dans ses pensées. D'après ce que je savais, il avait traversé le globe en long en large et en travers. Mais on en avait jamais vraiment discuté. Je ne savais pas pourquoi ça me prenait maintenant. J'avais envie d'en savoir plus. Il commença à me raconter la toute première fois qu'il s'était rendu en Australie. « Je t’ai raconté la première fois que j’ai mis les pieds en Australie ? J’avais… huit ans je crois. Bon je t’avoue que j’étais déjà un peu blasé et habitué aux portoloins. » Elle écarquilla les yeux en demandant : « Et ça fait mal ? Perso, j'en ai jamais pris moi. »

Il me raconta ensuite la mésaventure qu'il avait vécu. Je ne pus m'en empêcher, j'éclatai de rire, me tenant les côtes tellement c'était drôle. J'imaginais parfaitement Maël en mode boulet et son petit frère... J'avais mal au cou tellement je riais, mais je n'arrivais pas à m'en empêcher. La situation était cocasse. Ça, en tout cas, c'était du Maël tout craché. Cela lui ressemblait tellement que cela ne m'étonnait même pas. Doucement, j'essayais de m'arrêter, mais dès que je posai de nouveau mon regard sur lui, je repartais de plus belle et mon fou rire continua durant plusieurs minutes. Des larmes coulèrent sur mes joues et je respirai doucement pour le calmer. Allez Sephy ! Inspire expire ! Inspire expire ! Après un petit moment, je retrouvais une respiration quasi-normale.
« Franchement, celle-là, ça m'étonne même pas ! T'es grave quand même ! J'imagine trop comment tes parents ils devaient trop être gênés ! La honte ! Bah sinon, j'sais pas moi, genre raconte ce qui t'as le plus marqué ? Ton plus beau souvenir ? J'en sais rien moi ! Moi ? Bah moi, rien. Tu sais, mes parents, je sais plus si je te l'ai déjà dit, mais ils sont avocats, et avec leurs dossiers et leurs affaires, ils travaillent beaucoup, ils ont pas beaucoup de vacances. Du coup, j'étais souvent toute seule quand j'étais petite. J'aurais bien aimé avoir un frère ou une sœur, mais vu que mes parents ont eu du mal à m'avoir, je suis arrivée un peu sur le tard, tout ça... Bref, et façon, je suis déjà parfaite alors ça servait à rien ahahah ! Bref, je m'égare. J'allais donc souvent chez Chris, ou Chris venait à la maison, ça dépendait. On est jamais partie loin. J'ai été en Ecosse une fois, mais c'est tout. Souvent, on partait à la mer avec ma tante et mon oncle, et ça nous suffisait. Du coup, j'espère vraiment que mes parents seront d'accord pour l'Australie, ça fera mon vrai premier voyage tu te rends compte ? Ça va être trop génial, j'ai super hâte ! »
Et c'était reparti pour un long monologue. Maël et moi, on était franchement doué pour ça.
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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Jeu 16 Mai - 14:51

    Jamais pris un portoloin ? Je restai bouche bée, étonné devant ce simple fait. Tous les enfants sorciers prenaient à un moment ou à un autre un portoloin, pourtant ! Enfin… c’était l’un des transports de groupe les plus courants, moins salissant que la poudre de cheminette si on savait bien s’y prendre, moins fatiguant que les vols sur balai et surtout plus rapide. Et puis, on pouvait prendre un portoloin assez jeune, à partir de quatre ou cinq ans ! Les portoloins, j’en avais pris tellement souvent, que c’était devenu instinctif comme moyen de transport. C’était comme le transplannage, même si l’âge à partir duquel on pouvait faire du transplannage d’escorte était plus élevé. J’étais familier du sentiment d’enserrement du transplannage depuis mes dix ans environ, chez les sorciers, c’était naturel de voyager ainsi. Et je n’en revenais pas que même Sephora, même si elle était née chez les moldus, n’ait jamais pris de portoloin. Parce que… voilà, quoi. C’était la base ! Ca me perturbait vraiment. C’était comme si elle me disait qu’elle n’avait jamais utilisé de bombabouse ou qu’elle ne s’était jamais disputée avec un tableau, voire qu’elle n’avait jamais utilisé de plume d’aigle. Ma surprise cependant, s’effaça bien vite alors que je lui racontais mon arrivée assez inoubliable en Australie, lorsque les deux fils Fontaine s’étaient fait une réputation de petits Anglais se prenant pour le centre du monde en moins de temps qu’il en aurait fallu pour dire Quidditch. Je fis une moue boudeuse qui sonnait bien évidemment faux lorsque Sephora se moqua de moi.

    « Franchement, celle-là, ça m'étonne même pas ! T'es grave quand même ! J'imagine trop comment tes parents ils devaient trop être gênés ! La honte ! Bah sinon, j'sais pas moi, genre raconte ce qui t'as le plus marqué ? Ton plus beau souvenir ? J'en sais rien moi ! Moi ? Bah moi, rien. Tu sais, mes parents, je sais plus si je te l'ai déjà dit, mais ils sont avocats, et avec leurs dossiers et leurs affaires, ils travaillent beaucoup, ils ont pas beaucoup de vacances. Du coup, j'étais souvent toute seule quand j'étais petite. J'aurais bien aimé avoir un frère ou une sœur, mais vu que mes parents ont eu du mal à m'avoir, je suis arrivée un peu sur le tard, tout ça... Bref, et façon, je suis déjà parfaite alors ça servait à rien ahahah ! Bref, je m'égare. J'allais donc souvent chez Chris, ou Chris venait à la maison, ça dépendait. On est jamais partie loin. J'ai été en Ecosse une fois, mais c'est tout. Souvent, on partait à la mer avec ma tante et mon oncle, et ça nous suffisait. Du coup, j'espère vraiment que mes parents seront d'accord pour l'Australie, ça fera mon vrai premier voyage tu te rends compte ? Ça va être trop génial, j'ai super hâte ! »

    « Héééééé ! Te fous pas trop de moi quand même ! J’avais huit ans hein ! Et genre on arrivait du Brésil ou du Japon, j’sais plus trop, ça se mélange ! T’façon, depuis que je sais que je peux partir en Australie, là, je l’entends à chaque fois qu’on aborde le sujet, cette anecdote, parce que mes parents en rient, maintenant ! »

    Je secouai la tête en soupirant, un sourire au bord des lèvres. Moi aussi, j’en riais, maintenant. Sur le coup, à l’époque, je n’avais pas compris ce qu’il m’arrivait et Alex encore moins ! Mais bon… c’était il y a dix ans quand même… J’écoutais, attentif, ce que disait Sephora concernant sa famille, en profitant pour en savoir plus sur elle, ses parents, ses frères et sœurs qu’elle n’avait pas. Chris ? Je mis quelques secondes à comprendre qu’elle parlait de Christopher, son cousin, qui était lui aussi un sorcier. Je m’imaginai, ou plutôt tentai de m’imaginer dans une famille sans sorciers, et je me fis la réflexion qu’elle avait de la chance qu’un autre membre de sa famille ait lui aussi eu des pouvoirs. J’aurai bien aimé avoir un cracmol dans ma famille, qu’il puisse m’expliquer comme ça se passait chez les moldus, même si ce devait être une énorme souffrance de ne pas avoir de pouvoirs dans une famille de sorcier. Je ne savais pas ce qui était le plus horrible. D’en avoir et de devoir garder le secret vis-à-vis de ses amis, comme les nés-moldus, ou de ne pas en avoir, et de vivre dans le monde de la magie malgré tout. Dans tous les cas, moi, j’étais un sorcier, avec des pouvoirs.

    « Premier voyage pour aller voir l’Open d’Australie ? Ca, c’est vraiment, mais alors, vraiment, vraiment, vraiment j’insistai une nouvelle fois, au cas où elle n’avait pas bien compris Vraiment, la classe. Tu verras ce sera inoubliable ! Et en Australie, en plus, il fera chaud ! faudra bien prévoir ! Alors je te préviens, si tu viens magiquement, y’a des pauses à faire ! En fait, les portoloins ont une portée maximale dans le sens ou sinon, tu auras des problèmes magiques et des vertiges. Ca fait pas mal, hein ! C’est juste qu’en gros, j’ai jamais été doué niveau mécanique magique, c’est genre une impression bizarre au niveau du nombril, c’est souvent un point névralgique de la magie chez les sorciers, un truc de médicomagie, j’pourrais pas t’en dire plus, et ensuite tu vois tout défiler autour de toi. Le truc chiant, c’est que tu peux pas trop passer le temps en bouquinant ou autre, je le sais, Alex a déjà essayé et il a perdu son exemplaire de Jasper, Peureux mais Auror malgré tout quelque part entre la Croatie et le Danemark. Bref du coup, tu vois tout défiler super rapidement, mais y’a en contre partie un tiraillement magique, et euuh… »

    Je me grattai le front en essayant de rassembler toutes mes connaissances sur les portoloins. Je savais que concevoir un portoloin longue distance, c’était galère et c’était même une spécialité magique, et que plus la destination du portoloin était éloignée, plus c’était galère. Et que pour aller en Australie, fallait faire une pause à Madagascar, et une autre aux alentours de la Thaïlande. Enfin, dans mon itinéraire. C’était marrant d’ailleurs de prédire par où allait passer un portoloin. En Géographie Magique, une matière que tous les sorciers globe-trotteurs du Ministère devaient aborder au moins une fois dans leur formation, on étudiait, je le savais grâce à mon père, des cartes du monde et de certaines régions, où étaient marqués en surbrillance les flux principaux de magie et les points d’ « arrêts ». J’étais incapable de me remémorer en quelle unité on parlait lorsqu’on abordait la théorie magique des flux de puissance, ou flux telluriques ( les Merlin par seconde ? Ou des Rowena ?) mais je me souvenais qu’enfant, je m’amusais à suivre du doigt les lignes, et je les dérangeais en soufflant dessus, les faisant onduler sur le globe familial. Mais bon, mes bêtises de gamin ne m’aidaient pas à éclaircir mes pensées, aussi décidai-je de ne pas m’appesantir sur le sujet.

    « Bref, pourquoi je parlais de ça déjà ? C’est franchement bizarre que tu n’aies jamais pris de portoloin ! Bon après, j’avoue,’fin… changer de pays, c’est normal pour moi, mais j’imagine bien que c’est loin d’être le cas pour tout le monde ! Au pire, si tes parents veulent pas te laisser partir, ‘fin ils peuvent rencontrer Papa ou Maman ! Vu que j’y vais pas solo ! Ils doivent avoir peur que je réitère une bourde, mais devant tous les moldus ! C’est super stressant pour eux, p’têtre plus que pour moi, cette histoire, parce qu’avec le code international du secret et tout, ils sont un peu responsable de ce que je fais. Et dis. Bon après, remarque, j’suis majeur. Et puis, bref, ça va être génial. Tu voulais que je te raconte un souvenir ? Euuuuh… »

    Je m’humectai les lèvres qui se desséchaient un peu à force de parler. J’étais un grand bavard, tous les profs pouvaient l’affirmer, mes amis aussi, et mes parents encore plus. Je me passai la main droite dans mes cheveux, mes doigts les séparant en petites mèches que je fis retomber devant mes yeux, pour les plus longues, avant de secouer la tête pour tout remettre en place. Tout ce cirque, c’était le temps que je choisisse dans les souvenirs qui émergeaient dès que l’on me parlait de l’étranger, celui qui m’émouvait le plus, celui que j’utilisais pour produire un patronus.


    « La Grèce, je crois. Le Cap Sounion. Je ne sais pas si tu connais. C’était juste avant que l’on rentre en Angleterre, et je savais déjà, donc, qu’après, on n’allait plus bouger. C’est perturbant, tu sais, quand depuis ton enfance tu bouges de partout, quand on t’annonce qu’on va se poser dans un seul et même pays, pour longtemps. Bref, un coucher de soleil au Cap Sounion, c’est juste… magique. Dans tous les sens du terme. J’suis sûr que même un moldu le verrait, qu’il y a quelque chose de particulier dans l’air. Bref… bah… en fait… c’est juste le paysage… C’est ridicule… »

    Je ne savais pas où me fourrer, et je me sentais légèrement écarlate. Légèrement ? Mon teint devait s'apparenter à celui d'un souafle... J’étais quelqu’un qui rougissait extrêmement facilement par moment, alors que j’étais totalement à mon aise en public. En fait, j’avais tendance à rougir en petit comité. Souvent lorsqu’il y avait Sephora d’ailleurs…

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Jeu 13 Juin - 9:38


Maël & Sephora

Le fait que je n'ai jamais utilisé le portoloin sembla beaucoup choquer Maël. Mais après tout, lui avait vécu dans une famille de sorciers, pas moi. Nous, pour voyager, on devait prendre la voiture, le train. Mais de toute manière, mes parents travaillaient beaucoup trop, donc nous n'avions jamais pu partir vraiment loin pour découvrir le monde. « Eh oh ! Rappelle-toi que mes parents sont moldus ! Normal que je n'ai jamais utilisé des moyens de transports magiques avant Poudlard! » Il me raconta par la suite une anecdote le concernant. J'éclatai de rire aussitôt. Maël était vraiment trop drôle. C'était sa présence qu'il me fallait dans ces moments difficiles. J'étais vraiment ravie qu'il soit là près de moi. « Bah désolé, mais en même temps, sur ce coup-là, tu as vraiment fait fort ! T'es ridicule ! Tu m'étonnes ! Je serais tes parents, je rirais moi aussi ! T'en fais pas, je serais là aussi pour te rappeler ça ! Toute ta vie mon gars ! »

Le sourire sur les lèvres de Maël me faisait penser à autre chose qu'à cet hôpital lugubre. J'en pouvais plus d'être ici. Cela ne faisait que quelques jours que j'y étais enfermée, et pourtant, j'avais bien hâte d'en sortir. Mais j'étais encore trop faible, j'étais même pas certaine de tenir sur mes jambes, les médicomages préconisaient le repos, et me demandaient d'y aller doucement. Même si j'étais un peu téméraire, et que cela m'agaçait de rester à rien faire, je suivais leurs conseils. Ils savaient mieux que nous leur métier, il fallait que j'arrête de faire ma forte tête. Alors je me tenais tranquille, même si c'était vraiment difficile pour moi de rester en place.

« Premier voyage pour aller voir l’Open d’Australie ? Ca, c’est vraiment, mais alors, vraiment, vraiment, vraiment. Vraiment, la classe. Tu verras ce sera inoubliable ! Et en Australie, en plus, il fera chaud ! faudra bien prévoir ! Alors je te préviens, si tu viens magiquement, y’a des pauses à faire ! En fait, les portoloins ont une portée maximale dans le sens ou sinon, tu auras des problèmes magiques et des vertiges. Ca fait pas mal, hein ! C’est juste qu’en gros, j’ai jamais été doué niveau mécanique magique, c’est genre une impression bizarre au niveau du nombril, c’est souvent un point névralgique de la magie chez les sorciers, un truc de médicomagie, j’pourrais pas t’en dire plus, et ensuite tu vois tout défiler autour de toi. Le truc chiant, c’est que tu peux pas trop passer le temps en bouquinant ou autre, je le sais, Alex a déjà essayé et il a perdu son exemplaire de Jasper, Peureux mais Auror malgré tout quelque part entre la Croatie et le Danemark. Bref du coup, tu vois tout défiler super rapidement, mais y’a en contre partie un tiraillement magique, et euuh… »

Maël avait vraiment l'air super heureux de cette nouvelle. Je pensais que cela avait du lui faire un choc. Il n'avait pas du s'y attendre. Moi-même, j'avais au début pas voulu lui en parler, parce que je n'avais pas prévenu mes parents, que j'ignorais si les médecins seraient d'accord pour un aussi loin voyage... Mais je le désirais tellement que je voulais y croire. J'avais encore deux mois, pour moi, c'était largement suffisant pour retrouver une forme d'enfer ! Pour que la Sephora folle et délurée réapparaisse dans ce corps meurtri par la douleur. Déjà, je sentais qu'elle revenait peu à peu. Maël avait sur moi cet effet étrange, il me donnait la joie de vivre. Je l'adorais tellement... Moi aussi, j'avais été surprise lorsqu'il avait proposé de venir me voir. Après tout, avant cette année, on ne se connaissait pas tant que ça... Je regrettais d'ailleurs d'avoir gâché tant de temps... J'aurais du apprendre à le connaître bien plus tôt... Mais il était là aujourd'hui. C'est que je devais compter aussi un peu pour lui non ? Je l'espérais du moins, car pour moi, il était vraiment un très bon ami. Peut-être même plus que cela...

« Beurk, je préfère prendre mon balai, ça fait à moitié peur ton truc ! Ça doit faire mal d'être pendu par le nombril ! J'veux pas ! J'prendrais l'avion, c'est mieux ! » L'air surpris de Maël me poussa à continuer : « Tu sais, ces transports moldus, c'est comme des trains, mais dans les airs ! Genre des tapis volants, mais électriques, enfin, un peu plus comme des voitures qui volent ! Oh c'est dur à expliquer ! On en prendra un ensemble, tu verras. »

Je lui souris. C'était le choc des cultures ! Il était là, à me parler de portoloins, et moi j'étais là à tenter de lui expliquer le fonctionnement des avions... C'était vraiment très drôle ! J'écoutais Maël reprendre, il me disait qu'au pire des cas, il demanderait à ses parents d'essayer de convaincre les miens. J'ouvris mes yeux comme des soucoupes. « AHAH mais c'est que t'as vraiment envie que je vienne dis-moi ! Bonne idée en tout cas, je pense que ça pourrait vraiment les persuader à me laisser partir, tu sais, comme je suis fille unique, ils sont trop protecteurs tout ça... D'ailleurs, puisque je te tiens, tu ne leur dis rien pour moi. Ils ne savent pas que je suis ici hein, fais gaffe que tes parents ne fassent pas de bourde. Oui je sais, c'est pas bien, mais je veux vraiment pas qu'ils soient au courant de ça, sinon, ils ne me lâcheront plus. Promis Maël ? » Je lui attrapai la main et le regarda dans les yeux. « Promis ? »

Ensuite, je le laissai me raconter son souvenir. Il concernait la Grèce. J'écoutais ce qu'il me disait, j'avais l'impression de découvrir un deuxième Maël, c'était un peu étrange vraiment. « Nan, je connais pas. Il y avait peut-être de la magie dans l'air tu sais... » En vérité, je n'avais jamais pensé qu'il me dirait un truc aussi personnel... Je le regardai fixement, et je vis rapidement les joues de Maël devenir écarlates. Il avait l'air gêné, je ne savais pas trop pourquoi. Histoire d'enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie, je rigolai en disant : « Pourquoi tu rougis, c'est pas honteux ! » Je posai ma paume sur sa joue pour l'embêter et ses yeux croisèrent les miens. Soudainement, je retirai ma main, comme si son contact m'avait brûlé. « Maël, je... » On frappa à la porte. Je sursautai. Un médicomage entra dans la pièce et soupira en voyant mon ami. « Mais qu'est-ce que vous faites encore là ! Vous êtes là depuis déjà bien trop longtemps ! Laissez mademoiselle se reposer ! » nous sermonna-t-il. Il demanda à Maël de partir dans quelques minutes. Il sortit et je fis une moue boudeuse. J'étais un peu triste. Je ne voulais pas qu'il parte, et je voulais le remercier, mais je ne savais pas trop comment le lui dire. Simplement, je m'approchais de lui et le serra dans mes bras. Je murmurai à son oreille : « Merci. Merci pour tout Maël... »

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MessageSujet: Re: Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n’a pas été qu’un rêve.   Mer 3 Juil - 19:32

    Sans aucune raison, j’avais déjà viré cramoisi lorsqu’elle m’avait pris la main, pour me faire promettre de faire en sorte que mes parents surveillent leurs propos lorsqu’ils rencontreront les siens. Je ne comprenais pas tout en la comprenant, la décision de Sephora de tout cacher de ce qu’il se passait dans le monde sorcier en ce moment. Et plus encore, de leur cacher la gravité de ses blessures et leur cause. Je ne la comprenais pas, parce que… c’était grave. C’était important. Déjà, leur fille et leur neveu évoluaient dans un monde dont ils, simples moldus, ne connaissaient rien. Et l’ignorance conduisait souvent à l’appréhension, voire la peur franche de ce qu’il pouvait se passer. Ensuite, le climat de guerre était palpable chez les moldus, même s’ils ne comprenaient rien à ce qu’il pouvait se passer, et les parents de Sephora devaient se douter que cette tension que j’exécrais était liée au monde magique. Non ? Mais dans un sens… je comprenais Sephora. Si ses parents étaient au courant, ils risquaient de vouloir la retirer de Poudlard. Elle n’était pas encore majeure chez les moldus. Et si ses parents la retiraient de Poudlard, c’était du monde magique dans son ensemble qu’ils la retiraient. Même si moi, je voulais volontairement faire ce choix, on n’avait pas le droit de l’imposer à d’autres. J’avais toujours vécu dans le monde de la magie, et même si je ne voulais pas y faire s’épanouir ma vie professionnelle, sauf si on inventait des tournois de tennis sorciers d’ici la fin de l’année, je ne comptais tout de même pas effectuer une scission complète. Je savais bien que vivre sans magie me serait impossible, j’y étais né, j’avais grandi dans un univers magique. Je ne pouvais pas… Bref. Que je comprenne, ou non, la décision de Sephora, je n’avais pas à la juger, et encore moins à l’ignorer. En la regardant dans les yeux, je lui promis le plus sincèrement du monde de respecter ses choix, et de faire en sorte que mes parents les respectent, eux aussi.

    [b]« Nan, je connais pas. Il y avait peut-être de la magie dans l'air tu sais... Pourquoi tu rougis, c'est pas honteux ! »

    Mes joues me brûlaient, j’étais écarlate. Je pouvais faire concurrence à l’écharpe de ma maison, à cet instant, et j’avais aussi envie de disparaître. Pourquoi avais-je choisi ce souvenir ? Je ne le savais pas trop. C’était l’un de mes plus beaux souvenirs, c’était certain. Lorsque je devais faire un patronus, c’était à lui que je faisais appel, parce que j’étais immédiatement submergé par la paix de l’endroit, l’air ambiant si particulier, le rythme de la magie qui était palpable. J’étais un hyperactif bavard. Je ne pouvais pas m’empêcher de bouger, que ce soit de marcher, d’agiter les mains, les pieds, les doigts, la tête. J’avais toujours, ou peu s’en fallait, un commentaire à faire, quelque chose à raconter. Mais dès que j’appelais ce souvenir, le calme se répandait en moins comme une vague de bien être, mon besoin de m’agiter disparaissait pour laisser place à une paix intérieure, un peu nostalgique. Dans une mauvaise foi qui ne me laissait même pas dupe, je rétorquais, rougissant à chaque mot un peu plus, cherchant à fuir le regard de Sephora :

    « Je rougis pas ! Je… »
    « Mais qu'est-ce que vous faites encore là ! Vous êtes là depuis déjà bien trop longtemps ! Laissez mademoiselle se reposer ! »

    « Je… Mais ! On… ! »

    Le Médicomage ferma la porte un peu brusquement, après m’avoir demandé de partir dans quelques minutes. Au moins, il avait la sensibilité de nous laisser quelques minutes encore, et de ne pas me virer de la chambre quand un malfrat. Les minutes avaient filé entre nos doigts, sans que je ne les voie passer. Un clignement de paupière. Un soupir. Rien. J’avais l’impression que je venais de rentrer dans la chambre de Sephora qui me serra dans ses bras. Naturellement, je répondis à son enlacement, sentant que j’étais de nouveau couleur pivoine. Son murmure à mon oreille n’arrangea rien, et je la serrai un peu plus fort.

    « Merci. Merci pour tout Maël... »

    Je fermai les yeux, en caressant ses cheveux, avec délicatesse. Et presque sans savoir pourquoi, je déposai mes lèvres sur les siennes, juste avant de murmurer.

    « Je… Rétablis-toi vite. Je… tu me manques, à Poudlard… »

    Je m’enfuis de la chambre, après lui avoir fait un petit signe de la main. Fuir. Pourquoi ce verbe ? Je m’en allais juste, non ? Je ne savais pas trop ou j’en étais. Ni ce que je venais de dire. Ou faire. J’étais perdu.







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