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Admin↯  Future star des couches culottes
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James Potter

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MessageSujet: On a bravé tant de tempêtes qu'on ne s'est pas vus grandir   Dim 3 Fév - 2:34

James avait rendez-vous avec Sirius. Cela faisait plus d'une vingtaine de jours que l'attaque de Pré-au-Lard avait eu lieu, et le Maraudeur avait convié son frère à une petite beuverie dans la Cabane Hurlante. Comme au bon vieux temps où ils étaient insouciants et heureux, où ils n'avaient pas d'autres préoccupations que les farces et les filles. Où la vie était facile et agréable. Le jeune Potter avait cruellement besoin de retrouver ces bribes de son passé, ces souvenirs où il était encore un gamin plein de rêves et d'espoir. Un gamin qui croyait que son père serait toujours là pour le conseiller, un gamin qui croyait que jamais il n'aurait à regarder mourir les gens qu'il aimait. Et puisqu'il n'avait pas légalement accès à Poudlard, il avait opté pour la Cabane Hurlante. Pour le lieu où les Maraudeurs avaient passé d’innombrables nuits de pleine lune à jouer aux cartes en attendant que Lunard ne se transforme en Loup-Garou. Le lieu qui avait abrité nombre de leurs fous rires, entendu la plupart de leurs idées saugrenues et de leurs confessions d'adolescents.

Il avait dit à Sirius de le retrouver là vers 17h. En hiver il était peu probable que son entraînement se poursuive jusqu'à cette heure, et James lui était en congés. De un parce qu'il avait été pas mal blessé à Pré-au-Lard, et de deux parce que son père était mort quelques jours auparavant. Patmol était sans aucun doute au courant, tout le monde ne parlait que de ça. Et James le lui avait confié dès qu'il l'avait appris. Son frère était un soutien inestimable dans cette épreuve, et Cornedrue avait besoin de lui plus que jamais. Bien sûr, il avait Lily, mais c'était différent. Même si elle avait déja expérimenté la douleur de perdre son paternel, elle avait une façon complètement différente de gérer sa douleur, qui ne convenait pas à James. L'auror lui, avait besoin qu'on le rassure. Non pas qu'on lui dise qu'il s'en remettrait, mais qu'on lui assure qu'il arriverait à prendre la place laissée vacante par son père. Qu'on lui dise qu'il était à la hauteur, qu'il pouvait prendre soin de sa mère et assumer le rôle d'homme de famille que Jackson avait porté jusque là. Et pour cela, il avait besoin de Sirius.

De Sirius et de sa joie de vivre, de Sirius et de ses mauvaises blagues. Et surtout, de Sirius et de tous les souvenirs communs qu'ils avaient de Jackson. James savait que son frère devait lui aussi faire son deuil, et c'était pourquoi il se sentait si proche de lui en cette épreuve. Lily aussi devait enterrer son beau-père, et se faire à l'idée de ne plus le voir. Elle aussi l'avait connu et apprécié. Mais pas comme Sirius. Patmol était devenu le second fils de la famille bien des années plus tôt, avant même que Selena et Jackson ne le rencontrent. Sa perte était probablement plus importante que celle de Lily. Et même si James appréciait énormément le soutien de sa femme, même s'il l'aimait de tout son coeur et de toute son âme, il y avait des blessures que seul Sirius pouvait soigner.

Le jeune Potter pénétra dans la cabane un peu après 16h30. Pré-au-Lard était sinistrement calme depuis l'attaque d'Halloween, et il ne croisa personne. Une fois à l'intérieur, il monta directement à l'étage, et s'installa dans le canapé que Dumbledore avait fait amener 8 ans plus tôt lorsque Remus avait intégré Poudlard. Cornedrue avait conscience que s'il prenait le passage secret à l'étage du dessous, il se retrouverait dans le parc du Château. Il se retrouverait chez lui, et cela lui procurerait sans doute plus de bien être que toutes les paroles de réconfort qu'il avait reçu jusqu'ici. Il se força cependant à résister à la tentation, et posa un pack de bierreaubeurre et des chips sur la table basse devant lui. Il avait encore un bon quart d'heure avant que Sirius n'arrive, et il entreprit de faire un tour des lieux.

Il venait encore là souvent, pour accompagner Remus dans ses transformations. Mais depuis les différentes attaques et la grossesse de Lily, son meilleur ami avait beaucoup moins fait appel à lui. Cela blessait notre Cornedrue qui sentait les choses lui échapper, qui sentait son ancienne vie s'effacer, mais il ne pouvait rien faire. Il ne pouvait pas être aux côtés de Lily pour l'aider et la protéger et aux côtés de Remus pour rendre ses pleines lunes moins difficiles. Il faisait de son mieux pour rester l'ami qu'il avait toujours été, mais c'était dur et il s'en voulait énormément. Les lieux n'avaient pas changé, ou très peu. L'explosion d'Halloween avait secoué les murs et renversé quelques meubles déja instables, mais rien d'alarmant. Tout était encore en état de retenir un loup-garou en colère, et c'était l'important.

James finit par s'arrêter devant la trappe qui menait au Saule Cogneur et la contempla un instant. S'il s'engouffrait dans le passage, il retrouverait tout ce qui lui manquait cruellement depuis juin. Poudlard, ses cours et ses fantômes, sa salle commune et le Quidditch. Il retrouverait la personne qu'il était quelques mois plus tôt, le jeune homme heureux et confiant en la vie. Il reverrait Sephora, Evey, et même Regulus et Mael. Ces gens qu'il aimait ou pas, mais qui chacun à leur manière lui manquait. Sephora toute entière lui manquait, Evey et son air timide et farouche, Regulus et son air supérieur, Mael et les moqueries que Sirius lui adressait. Le bon temps du collège et de l'enfance.

Le Maraudeur s'assit en tailleur face à cette trappe qui le tentait tant. Il n'avait pas prit sa cape d'invisibilité, dommage. Autrement il était certain que Sirius n'aurait pas été contre une petite escapade à Poudlard. Cependant ils avaient d'autres sujets à aborder. Des sujets moins drôles, des sujets d'adultes. C'était ce qu'ils étaient à présent, et James devait absolument mettre son frère au courant des dernières nouvelles. Il devait savoir pour la prétendue fausse couche de Lily, pour ses soupçons concernant Raybrandt, pour son dégoût du Ministère. Il devait lui dire pour ses rêves de revanche, pour ses plans suicidaires. Pour cette douleur physique qui ne le quittait pas depuis Pré-au-Lard et qui le rendait fou. Il devait en parler avec son frère, parce qu'il avait toujours été son repère et son ancrage, la personne en laquelle il avait le plus confiance. Quoi qu'il puisse se passer, il savait que Sirius serait avec lui, et ce soir plus que jamais il espérait que son frère le lui prouverait.
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MessageSujet: Re: On a bravé tant de tempêtes qu'on ne s'est pas vus grandir   Dim 3 Fév - 15:35


∞ Sirius&James ∞
Cela faisait plus de vingt jours que la fête d'Halloween avait eu lieu, et mes blessures n'avaient toujours pas disparu. Après un peu moins de dix jours passés dans un lit d'hôpital dans un centre de soins, piètre remplacement de Sainte-Mangouste, j'aurais espéré que mon corps serait entièrement guéri, mais il ne fallait pas trop espérer. L'explosion de Purity avait été d'une force phénoménale, et nous avions eu de la chance de nous en sortir vivant. Bien que les murs de la boutique de Quidditch nous aient protégé, la puissance de l'explosion les avait fait s'effondrer et nous étaient tombés dessus, quelques secondes après que Carrow disparaisse en nous laissant Lily. Nous n'avions pas eu le temps de réagir, et on nous avait retrouvé quelques temps plus tard, complètement ensevelis. A vrai dire, je me plaignais de mes blessures, mais je savais que cela aurait pu être bien pire. De nombreuses personnes étaient mortes à cause de cette explosion, et nous avions eu énormément de chance. Je m'en étais pour ma part sorti avec une épaule démise, une jambe cassée ainsi qu'un petit traumatisme crânien. Rien que la magie ne pouvait guérir. De plus, dû à ma célébrité, à la fonction d'Auror de James et à la grossesse de Lily, nous avions été prioritaires pour les soins, passant loin devant Evey et Sephora qui étaient avec nous dans la boutique. Bref, j'étais presque totalement remis bien que j'étais parfois saisi de petits étourdissements et que je devais éviter de porter des lourdes charges pendant un certain temps. Rien d'inquiétant selon le médicomage, qui toutefois, m'avait interdit la pratique du sport. Embêtant, pour un joueur de Quidditch. Je me contentais donc d'assister aux entraînements en soupirant, et en arrachant un à un tous les brins d'herbe du stade, sous l’œil vigilant d'Angela ...

Aujourd'hui, j'avais rendez-vous avec James, fixé à 17h, peu après la fin de l'entraînement. Je passais énormément de temps chez James et Lily ces derniers temps, il m'arrivait même de dormir chez eux, trop épuisé pour transplaner jusqu'à chez moi. Mais il y avait toujours Lily, ou Selena ... James et moi avions rarement eu l'occasion de nous retrouver seuls tous les deux, et nous en avions réellement besoin. Lui comme moi. Depuis la mort de Jack ... A cette idée, ma gorge se serra. Jackson Potter était mort, et je n'arrivais toujours pas à m'en remettre. Peu de personnes pouvaient comprendre à quel point je me sentais mal, à quel point j'étais triste. Je n'étais pas James, je n'étais pas son fils bien sûr mais ... C'était tout comme. Je ne montrais pas ma tristesse, parce que Selena et surtout James avaient besoin de moi. Mais Jackson me manquait cruellement. La dernière fois que je l'avais vu, il m'avait rendu visite au centre de soins pour prendre de mes nouvelles. On avait longuement discuté, des nouvelles du monde magique, de ce qui allait arriver maintenant. Il m'avait rassuré aussi, moi qui était inquiet de devoir abandonner mon début de carrière à cause de mes blessures. On avait eu une vraie conversation, comme celle que j'aurais dû avoir avec mon père, comme celle que je n'avais jamais eu avec Orion. Jack me manquait, il était la première personne qui m'était réellement proche qui mourait, depuis le début de cette guerre, et Merlin, que c'était dur ...

Je devais retrouver James à la Cabane Hurlante. Lorsqu'il m'avait annoncé ça, un sourire avait fleuri sur mon visage. Bien sûr, c'était évident. Je savais que si nous avions pu, notre vrai bonheur aurait été d'aller à Poudlard, de parcourir les couloirs du château, les passages secrets, de semer Miss Teigne, de faire peur à Mrs Pince, de taper la discut' avec les fantômes, de voler de la nourriture dans les cuisines pour finalement nous retrouver dans la Salle Commune de Gryffondor, dans notre dortoir, comme au bon vieux temps. Mais nous ne pouvions pas, alors la Cabane Hurlante était tout désigné. J'y retournais tous les mois pour soutenir Remus dans ses transformations. Souvent avec Peter, bien que je ne lui fasse plus confiance, il restait un Maraudeur. Moins souvent avec James. Maintenant qu'il était marié et bientôt père, il venait moins. Je savais que ça le tuait, mais nous, nous ne lui en voulions pas. On comprenait bien sûr, et on était heureux pour lui. Quoiqu'il en soit, la Cabane Hurlante restait notre repère, notre QG, au même titre que notre dortoir ou que la Salle sur Demande. Un lieu emblématique de l'histoire des Maraudeurs, bien que personne ne le savait.

A 16h50, je pris congé de mon entraîneuse et de mes coéquipiers, et je transplanais jusqu'à Pré-au-Lard. Mon cœur se serra, à la vue de ce village dévasté. Des images me revinrent en mémoire. Pré-au-Lard, recouvert de neige, lors de la sortie juste avant les vacances de Noël. Honeydukes et Zonko, nos boutiques préférées, pleines de surprises et de joies. James, Remus, Peter et moi, buvant une bierreaubeurre aux Trois Balais. Pré-au-Lard, au printemps, lors d'une de nos nombreuses escapades à James et moi. Nous étions arrivés par le passage de la Sorcière Borgne, et avions rejoint la Tête de Sanglier, plus discret que l'incontournable bar de Mrs Rosmerta. Aujourd'hui, la neige recouvrait effectivement le village, mais elle était grise, parfois même noire. Tout était morne et triste, le village était comme abandonné. En désolation. Terrifiant. Dans les rues, il n'y avait personne, les volets des maisons étaient fermés, et on voyait bien que les gens étaient soient partis, soit c'étaient enfuis. La plupart des bâtiments s'étaient à moitié effondrés sous le choc de l'explosion. Tout était triste, et j'avais l'étrange impression qu'une partie de moi était morte avec ce village. Je m'arrêtais un instant devant la boutique de Quidditch, dont il ne restait plus qu'un tas de pierre. Je m'accroupis soudain, et je dégageais un peu le gravas, puis ma main se referma sur le manche brisé d'un balai. Un Nimbus 1000. Je souris tristement. Ça avait été mon premier vrai balai, celui avec lequel j'avais volé pour mon entrée dans l'équipe de Gryffondor. Je le déposais précieusement sur le tas de gravas, avant de reprendre ma route.

J'arrivais vite à la Cabane Hurlante. J'avais hâte de voir James. Il était mal en point depuis la mort de son père, et je savais qu'il avait l'impression qu'une tonne de responsabilités lui pesait désormais. Il voulait remplacer Jack, et je le comprenais. Je savais aussi que le soutien de Lily ne suffisait pas, et que j'étais le seul à comprendre James complètement, entièrement. Il était comme une deuxième partie de moi-même. Parfois, je me disais même que dans une vie antérieure, on devait être nés jumeaux. Ça pouvait sembler présomptueux, mais j'étais le seul à le comprendre véritablement et le contraire était aussi vrai. Et en ce moment, il avait besoin de moi.

J'entrais donc dans la Cabane Hurlante et je compris vite que James était à l'étage. Je grimpais les marches quatre à quatre. Je m'attendais à trouver mon frère nonchalamment assis dans le canapé, mais ce fut accroupi prêt de la trappe qui menait à Poudlard que je le découvris. Une lueur s'alluma dans mon regard et je m'approchais de lui.

« Ça serait tellement bien, si l'on pouvait faire un bond de quelques mois en arrière. Retourner à Poudlard. Retourner à la maison. Juste pour ne serait-ce qu'une journée ... Pouvoir revivre tout ça. » Je m'accroupis auprès de lui. « Mes meilleurs souvenirs sont là-bas, avec toi. Quoiqu'il m'arrive dans la vie, je sais que je regretterai toujours Poudlard, parce que je ne serai jamais aussi heureux que lorsqu'on était là-bas, ensembles. On était les Maraudeurs, on était les rois ... Et c'était génial. »

Je lui souris, posais ma main sur son épaule, puis je me redressais, et je perdis mon air inhabituellement sérieux.

« Bon, c'est bien beau tout ça, mais faudrait peut-être faire un peu de ménage ! Elle a morflé, notre Cabane, quand même ! »

Je tirais ma baguette, et en attendant que James réagisse, je réparais les quelques trucs qui s'étaient brisés lors de l'explosion. Si la Cabane Hurlante se devait de ressembler à un espèce de château hanté de l'extérieur, nous avions toujours pris soin de garder un minimum de confort à l'intérieur, en réparant ce que Remus éventrait à chaque pleine lune, pour lorsque nous devions nous réunir, comme aujourd'hui. De toute façon, personne n'entrait jamais ici, alors on ne s'étonnerait pas de découvrir un canapé presque neuf trônant fièrement au milieu du salon.
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James Potter

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MessageSujet: Re: On a bravé tant de tempêtes qu'on ne s'est pas vus grandir   Lun 4 Fév - 21:23

Les yeux fixés sur la trappe devant lui, James ne se retourna pas lorsqu'il entendit son frère pénétrer dans la Cabane Hurlante. Il était perdu dans ses souvenirs, dans les images heureuse de son passé d'écolier qui lui semblait si lointain. Et pourtant, quelques mois seulement s'étaient écoulés depuis sa sortie de Poudlard, malgré tout il avait l'impression que c'était dans une autre vie. Aujourd'hui, l'adolescent insouciant qu'il avait été au collège lui semblait bien loin, et il s'en voulait de l'avoir abandonné si tôt. A 18 ans à peine, James n'avait plus rien d'un enfant. Il était un adulte à part entière, et il n'aimait pas ça pour deux noises. Alors qu'il avait enterré son père quelques jours plus tôt, il se sentait totalement étranger au gamin qu'il était quelques mois plus tôt. Et il ne rêvait que de le redevenir. Il voulait prendre des vacances. Loin de sa formation d'Auror qui lui rappelait cruellement Jackson, loin de l'Ordre qui lui rappelait l'horreur de la guerre, loin de la grossesse de son épouse qui le ramenait à toutes les responsabilités qu'il devait assumer. Il voulait redevenir un gosse. Retrouver son uniforme, son dortoir et sa tenue de Quidditch, revoir Peeves et les couloirs de Poudlard qui lui manquaient tant. Il voulait retourner en classe, traîner dans sa salle commune, ne penser à rien d'autre qu'à comment énerver Servilus et draguer Lily. N'avoir d'autre ambition que celle d'être le plus grand Dom Juan de Poudlard.

Parce qu'il en avait marre d'être un adulte. Il n'en voulait plus, des responsabilités. Comment avait-il pu croire qu'il avait de quoi être un mari et père en plus d'un Auror ? Il n'avait pas l'étoffe de son géniteur, il n'avait pas ses épaules. Il n'était pas Jackson. Il n'était que James, et il avait envie de pleurer. Pleurer sur tout ce qu'on lui avait pris déja, pleurer sur ce qu'il devait être et sur ce qu'il ne serait jamais. Pleurer, simplement.

La voix de Sirius le tira soudainement de ses idées noires, et un sourire triste étira les lèvres de Cornedrue. Son frère avait immédiatement compris à quoi il pensait, et il partageait son envie de franchir la trappe malgré les interdits. Les mots de Patmol touchèrent profondément James parce qu'il ressentait la même chose. Oui, Poudlard était leur maison et leurs meilleurs souvenirs étaient là-bas. Ils avaient été des rois, des stars... Tout leur souriait à l'époque, et ils n'avaient jamais eu de véritable raison d'être malheureux comme ils l'étaient aujourd'hui. L'époque dorée de l'enfance, voila de quoi ils parlaient et ce qui leur manquait. Malheureusement, il fallait grandir et tourner la page.

Sirius finit par se relever, mais James resta quelques secondes encore accroupi devant la trappe. Les paroles de son frère faisait réagir cette partie de lui noyée par les larmes depuis la mort de son père, et il avait besoin d'un instant pour reprendre pied. Il crispa les paupières, refusant de se laisser aller alors que son frère était venu pour lui remonter le moral. Il n'était plus un enfant, il ne pouvait donc pas s'effondrer là et pleurer comme une madeleine. Il se le refusait catégoriquement, il était plus fort que ça.

Il se releva finalement à son tour, et se tourna vers l'héritier des Black, qui faisait un brin de ménage. Un vrai sourire étira les lèvres de notre Cornedrue, que le changement de sujet soulageait. Il n'avait jamais été doué pour gérer ses émotions, et parler de quelque chose de plus léger l'arranger. Le temps des conversations sérieuse arriverait bien assez rapidement. Décidant de ne pas du tout aider son frère, il se laissa tomber dans le canapé devant lequel trônait une table basse sur laquelle il avait posé les Bièreaubeurres qu'il avait apportées. Son geste lui tira une grimace de douleur. Il avait été sérieusement blessé à Halloween et la douleur ne le quittait pas depuis lors. Elle n'était pas continue, mais certains gestes et certaines positions le faisaient vraiment souffrir. Car en plus des brûlures dues à la torture de Voldemort, il avait été enseveli sous les décombres de la boutique de Quidditch au moment de l'explosion. Il avait tenté de protéger Lily de son corps sans grand succès, et avait perdu connaissance pour se réveiller à l’hôpital. Bras droit cassé, genou démis, vertèbres touchées... Il avait dû rester longtemps immobile, heureusement la médecine sorcière faisait des miracles. Mais son dos le faisait encore souvent souffrir et il ne savait comment se débarrasser de cette douleur.

-Et encore, elle s'en sort bien comparé aux autres bâtiments du village... T'as vu ce qu'il reste de Zonko ? Le monde sorcier va être privé de farces pendant un bon moment ! Et Merlin sait qu'il en aurait bien besoin, pourtant.

Parler de l'attaque comme si ce n'était rien n'était pas trop difficile pour James. Parce que même si lui et les personnes qu'il aimait avaient été plus blessées que jamais auparavant, tout le monde avait survécu. Alors certes le nombre de morts était consternant, mais ça ne touchait le Maraudeur que de loin. Il avait toujours relativement bien vécu les batailles, que ce soit pendant ou après. Il n'avait pas de problèmes post-traumatiques, il n'avait d'ailleurs pas eu de traumatisme de ce jour là. Surtout quand il le mettait en comparaison avec le jour où on avait retrouvé son père...

Il jeta un regard à Sirius et lui adressa un sourire. Il était content de se retrouver seul à seul avec son frère. Rien que sa présence et sa désinvolture, même forcée, lui faisaient déja du bien. Lily avait eu besoin d'aller sur la tombe de sa soeur pour accepter sa mort... James lui n'avait besoin de rien d'autre que de Sirius. Parce que même si la Tigresse était son âme soeur, elle ne remplaçait pas Patmol et ne le pourrait jamais.

-Des nouvelles de Lunard ?
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MessageSujet: Re: On a bravé tant de tempêtes qu'on ne s'est pas vus grandir   Mar 5 Fév - 20:59


∞ Sirius&James ∞
Poudlard ... La seule vision de James fixant la trappe qui menait au château avec un mélange de tentation et de nostalgie avait suffit pour faire ressurgir un flot de souvenirs dans mon esprit. J'aimais tellement cette école. C'était une phrase étrange, pour toute personne me connaissant, parce que bien qu'excellent élève car intelligent, je n'étais pas assidu, séchais de nombreux cours et faisais bêtises sur bêtises. Mais je n'aimais pas l'école. J'aimais Poudlard. Toute personne n'ayant jamais étudié au château ne peut pas comprendre ce que ce seul nom signifie, pour des générations et des générations de sorciers. Poudlard, chez la grande majorité des sorciers d'Angleterre, est synonyme de bonheur, de joie, d'enfance, d'espérance. D'insouciance et de gaieté. Synonyme du mot maison. C'est là où tout jeune sorcier anglais a grandi, a appris la vie, s'est fait des amis, a vécu son premier amour, a évolué, a eu ses premières joies et ses premières déceptions. C'est un château vieux comme le monde qui rassemble des milliers et des milliers de souvenirs, et qui a vu grandir des tas de jeunes sorciers, tous à la fois si différents et si semblables. Serpentard, Serdaigle, Poufsouffle ou Gryffondor, je sais que sur ce point, il n'y avait aucune différence : Poudlard est notre maison, à tous.

Et c'est quelque chose d'encore plus vrai pour moi. Lorsqu'on est élevé par des parents qui ne pensent qu'à une chose, faire de vous une sorte de copie du parfait petit sang-pur, en oubliant de vous aimer, de vous rassurer et de vous choyer, lorsqu'on en vient à détester l'endroit où l'ont vit depuis notre naissance, l'arrivée à Poudlard est une véritable bénédiction. Pour moi, ce fut même plus que cela. Mon arrivée à Poudlard marqua le début de ma vie. J'ai changé, j'ai commencé, peu à peu, à devenir l'homme que je suis aujourd'hui. J'ai compris que les valeurs essentielles dans la vie n'étaient pas l'honneur, la pureté de son sang et l'ambition, mais l'amitié, la loyauté et le courage. J'ai compris que ma famille n'était pas normale, j'ai compris que s'il fallait que je m'en sorte dans la vie, je devais quitter cet enfer qu'était le Square Grimmaud, je devais quitter une bonne fois pour toute l'emprise de mes parents. Plus que quiconque, je crois, Poudlard m'a fait grandir, m'a fait changer. Je n'ose même pas imaginer ce que je serai devenu sans mon entrée dans cette école. Une copie d'un type comme Carrow. Une copie de Regulus. Et je n'aurai jamais rencontré ma famile. James, Lunard, Lily. Selena. Jack ... Il y avait tellement de souvenirs à Poudlard ... Des souvenirs tellements forts, tellement puissants et tellement heureux que j'aurai pu créer le plus brillant des Patronus rien qu'en y repensant. Et dans tous ces souvenirs, dans tous ces moments mémorables passés dans les couloirs du château, il y avait James.

Nous n'avions pas dit grand chose à propos du château, et de ce manque constant, de cette envie incessante de redevenir des enfants, mais il n'y avait pas besoin de mots. De un, parce que ni James ni moi n'avions jamais été très à l'aise avec les mots, surtout ceux qui sont lours de sens, ou remplis d'émotions. Nous étions faits pour nous amuser, pour déconner, pour raconter âneries sur âneries, pas pour pleurer. J'étais certain que c'était inscrit, quelque part, dans notre ADN. "Fait pour rire, peu doué pour le sérieux" ou quelque chose comme ça. Bref, je disais que nous ne nous étions pas étalé sur le sujet Poudlard, tout simplement parce que nous savions. Je savais ce qu'il ressentait, ce qu'il ne disait pas, parce que ce n'étaient pas ds choses à dire. Je savais que s'il avait pu, malgré son bonheur d'être père prochainement, sa joie d'être marié à Lily, il aurait, sans hésité, tout jeter par la fenêtre pour redevenir un gosse de 15 ans. Je savais, parce que nous étions faits pareils, parce que nous pensions et fonctionnons de la même façon. Parce que nous étions James et Sirius et que ça fonctionnait comme ça entre nous.

Pour changer de sujet, je décidai de nettoyer la Cabane Hurlante. Quelques secondes après, James se redressa et se laisse tomber sur la canapé. Je lui lançai un coup d’œil faussement réprobateur.

« Tu pourrai m'aider, espèce de flemmard ! Franchement, c'est moi qui fait tout ici ! »

Puis après un dernier "Reparo", j'abandonnais mes tâches ménagères pour le rejoindre sur le canapé, attrapant l'une des Bierraubeurre qu'il avait ramené en prévision de notre petite réunion. J'ouvris la bouteille et en but une gorgée. Humm ... Quel bonheur. Puis je me calai profondément dans le canapé, et je soupirai. J'étais déjà crevé, mon épaule me faisait mal et ma tête me tournait. Un rapide coup d’œil à James m'apprit qu'il n'était pas en meilleur forme que moi vu la grimace qui tordait ses lèvres. Quelles plaies, ces blessures ! Bien que presque remis, et ayant le droit de pratiquer toute activité hormis le sport, pratique pour un joueur de Quidditch, j'étais parfois encore sujet à quelques étourdissements et mon épaule comme ma jambe me faisaient souffrir. C'était d'un chiant ! A quoi ça servait, d'être un sorcier, si on ne pouvait pas guérir ça ? Mais selon le médicomage, la magie ne pouvait pas tout faire, et pour que mon corps se remette complètement, il n'y avait qu'une seule chose à faire : attendre.

« Ouais j'ai vu ... Ça fait bizarre, non ? On a tellement de souvenirs dans ce village ! Et puis franchement, Zonko détruite, c'est limite sacrilège quoi. Tu sais quoi Jamesie, je crois qu'on devrait tout plaquer, abandonner nos boulots respectifs et construire notre propre boutique de farces et attrapes. On appellerait ça "Maraudeurs en folie", et on ferait une réduction pour les Gryffondors. » J'eus un sourire cocasse, espérant que mes pitreries allégerait le fardeau que James portait - il avait quelque chose de grave à m'annoncer, c'était évident. « Allez, avoue que j'ai des idées géniales ! C'est normal, après tout hein ... Je suis Sirius Black, tout de même, même toi tu ne rivalises pas face à moi ! »

Puis Cornedrue aborda le sujet Lunard et je grimaçai. Notre pote loup-garou avait été blessé, beaucoup plus que nous, pendant l'attaque. Et dire que sur quatre Maraudeurs, trois n'avaient pas su échapper à l'explosion ... Et le dernier ... Le dernier se terrait comme un lapin, dans l'attente d'aller rejoindre ses copains Mangemorts ouais ... Quand à Remus ... Il avait été directement exposé au souffle de l'explosion, contrairement à nous qui avions été protégés par les murs de la boutique (et après, écrasés par eux, certes). Il avait voulu protégé un gamin, et avait fait rempart de son corps. Quand j'avais appris ça, ça ne m'avait même pas étonné. Parce qu'entre James, Remus et moi, finalement, le plus héroïque n'était pas celui qu'on pensait. Remus n'était pas seulement un intello, c'était quelqu'un de courageux, et de profondément dévoué envers les autres. Qu'il ait voulu protéger un enfant au péril de sa propre vie ne m'étonnait même pas. Mais en attendant, notre boule de poil préférée n'allait pas bien.

« Je suis passé le voir hier. C'est pas la joie. Marlène s'occupe de lui. Apparemment, depuis qu'on lui a assuré que le gamin qu'il a protégé est en vie, et plutôt en forme, ça va mieux ... Mais physiquement, il mettra du temps à s'en remettre. Il a été bien plus exposé que nous, et il ne peut pas quitter le lit. Ça serait bien que tu puisses te libérer pour la prochaine pleine lune. Je sais que c'est dur pour toi, mais avec ses blessures, Lunard va encore plus avoir besoin de nous que d'habitude ... Lily comprendra. » le rassurai-je. Je savais que la rouquine s'inquiétait quand nous allions nous amuser, la nuit, avec notre pote à fourrure. « Et le bébé ? Il va bien ? Je me suis inquiété, quand j'ai appris que Lily avait été blessé aussi. Mais bon, il est fort mon filleul ! Il va pas se laisser vaincre comme ça par une toute petite explosion de rien du tout ! »

De nouveau, un sourire apparut sur mes lèvres, à l'idée du bébé Harry, du mélange de James et Lily qui grandissait doucement dans le ventre de cette dernière ... Et qui arriverait très bientôt. Nous l'aimions tous déjà tellement, ce petit bout de chou ... Je savais que, même s'il naitrait en pleine guerre, même avec ces temps si sombres, il vivrait, et grandirait dans la joie et le bonheur. Parce que nous étions tous prêt à donner notre vie, voir bien plus que cela, pour lui assurer un avenir et lui éviter la destinée de l'autre Harry.
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James Potter

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MessageSujet: Re: On a bravé tant de tempêtes qu'on ne s'est pas vus grandir   Mer 6 Fév - 12:17

Tous les souvenirs que Sirius avait de Poudlard, James les partageait. Depuis leurs fous rires dans leur dortoir aux retenues dans la Salle des Trophées, depuis les entraînements de Quidditch aux cours d'Histoire de la Magie, tout était encore ancré dans l'esprit du jeune Potter. Il regrettait l'époque du collège, parce que chaque jour qu'il avait vécu dans ce Château avait été merveilleux, même les mauvais. Même ceux où Lily le rejetait, même ceux où il se faisait punir par MacGonagall. A vrai dire, ce n'était pas seulement l'ambiance de Poudlard qui lui manquait, mais la personne qu'il était entre ses murs. Le James populaire et admiré, à la vie facile et agréable, c'était lui qui manquait le plus à l'Auror d'aujourd'hui. Il voulait retrouver l’insouciance et la bêtise de l'adolescent qu'il aurait encore dû être, il voulait que les farces et la coupe de Quidditch redeviennent ses principales préoccupations. Et plus que tout, il voulait retrouver cette amitié fusionnelle qu'il avait toujours eu avec Sirius et qui avait changée. Il voulait retrouver son frère, et le reste des Maraudeurs. Redevenir Cornedrue avant d'être James, et surtout qu'on arrête de l'appeller Monsieur. Monsieur, c'était son père. Monsieur, ce n'était pas comme ça qu'on appelait un type de 18 ans qui ne rêvait que de redevenir un enfant.

Les deux Maraudeurs ne parlèrent que très peu de Poudlard. A vrai dire, seulement Sirius en parla. La nostalgie de James était trop grande, son désespoir trop profond. Il était bien incapable de mettre des mots sur ce qu'il ressentait, et aurait-il essayé qu'il aurait probablement fondu en larmes. Or il n'avait aucune envie de se laisser aller à son chagrin. Il avait trop pleuré déja, Lily avait essuyé beaucoup trop de ses larmes. Sirius, lui, avait un tout autre rôle. Il était celui qui tournerait la page de l'enfance de James, celle que le jeune Potter lui-même n'arrivait pas à laisser. Cornedrue ne répondit donc pas aux paroles de son frère sur leur ancienne école, et alla s'affaler dans le canapé pendant que ce dernier faisait un brin de ménage. Sa remarque fit rire l'apprenti Auror, lui causant rapidement une grimace de douleur. Foutues blessures.

-Tu fais ça tellement bien aussi, on dirait que t'es né pour ça. A force de tenir un balai, on prend le coup...

Depuis qu'il était gamin James avait toujours eu recours à l'humour pour cacher sa tristesse ou son malaise. Quand il devait affronter des situations difficiles il se réfugiait toujours dans des blagues un peu vaseuses qui réussissaient cependant souvent à détendre l'atmosphère. Pourtant depuis la mort de son père il n'avait pas été capable de plaisanter comme il le faisait d'habitude. La blessure était trop profonde, la perte trop grande. Si bien que ses plaisanterie, ce soir, étaient génuines. Il ne cherchait pas à dissimuler sa peine ou à alléger l'atmosphère. Il plaisantait pour se sentir mieux, pour oublier les larmes. Et Sirius plaisantait avec lui.

Ce dernier vint finalement le rejoindre sur le canapé et attrapa une bièreaubeurre. James l'imita, et porta la boisson à ses lèvres. Cela faisait un moment qu'il n'en avait pas bu, les médicomages lui ayant interdit tout alcool tant qu'il prendrait ses potions de guérison. Le goût lui apporta tout un flot de souvenirs sur lesquels il ne s'attarda pas. La Cabane le rendait encore plus nostalgique qu'il ne l'était ces derniers temps, et il fallait qu'il se change les idées. D'ailleurs, Sirius était plutôt bon à ce petit exercice, et rebondit sur la remarque de la destruction de Zonko. Il proposa son remplacement par une boutique de farces qu'ils tiendraient eux-mêmes, et un instant James les imagina dans leur boutique à faire les imbéciles toute la journée et à inventer des trucs plus dangereux et géniaux les uns que les autres. C'était une belle vision, et elle tira un nouveau rire à notre Auror. Oui, ce serait sans aucun doute beaucoup plus agréable que la paperasse du Ministère.

-Tu parles, ça a toujours été moi le cerveau des Maraudeurs ! fanfaronna-t-il, alors qu'il savait que Sirius avait à son actif autant sinon plus de blagues que lui. N'empêche, on ferait fortune avec une boutique comme ça. Et puis comme ça on pourrait continuer à faire ce dans quoi on a toujours excellé : ridiculiser les Serpentards !

Parler de quelque chose qui n'arriverait jamais, plaisanter sur un sujet aussi banal qu'un avenir possible avec son frère, allégeait le coeur de Cornedrue. Depuis l'attaque de Pré-au-Lard puis le décès de Jackson, l'ambiance autour du Maraudeur avait été très lourde. Ses propres blessures, celles de Lily et de son frère, la disparition puis la mort de père... Tout ça poussait les gens à se montrer très compatissants, et ça n'aidait pas le jeune Potter à se remettre. Au contraire, il ne faisait que ressasser les malheurs qui lui arrivaient dernièrement, et ce n'était pas bon du tout pour son moral. Sirius grimaça lorsque James demanda des nouvelles de Remus. Il n'avait pas revu le Loup-Garou depuis plusieurs jours, et il se sentait coupable. Il aurait voulu être plus présent pour son meilleur ami, qui avait été gravement blessé à Halloween, mais il ne savait plus trop où donner de la tête dernièrement.

Les nouvelles que Sirius apportaient n'étaient pas vraiment bonnes, sans être trop mauvaises pour autant. Lupin était toujours alité mais Marlène prenait soin de lui et il se remettait doucement. C'était aussi bien qu'il ne puisse pas encore se confronter au monde extérieur qui lui était devenu encore plus hostile. Lundy avait instauré de nouvelles lois qui empêchaient à tout non sorcier de travailler. Lunard, avec son petit problème de fourrure, n'aurait pas le droit de conserver son boulot, et devrait se débrouiller pour vivre sans ça. Ce serait un coup dur pour le Maraudeur, et James espérait qu'il ne l'apprendrait pas tout de suite. D'abord la convalescence. Patmol continua en lui disant que ce serait bien qu'il pouvait se libérer pour la prochaine pleine lune, et James répondit au moment même où Black terminait sa phrase.

-Je serai là, promis. J'ai déja manqué trop de pleines lunes, et trop de moments entre Maraudeurs.

Bien sûr Lily s'inquiétait toujours dans ces moments là, mais James savait aussi qu'elle ne l'en empêcherait pas. Il sacrifiait beaucoup de moments d'amitié pour son couple, et il n'était plus l'ami qu'il s'était juré de rester. Il avait l'amitié en très haute estime, et il voulait être certain d'être toujours là pour ses amis. Même si ça signifiait passer une nuit loin de chez lui, en laissant Lily toute seule. Mais peut-être que la Tigresse prendrait ça comme une opportunité de se ressourcer ou de voir Marlène. Tout le monde pouvait bien trouver son compte dans l'histoire. Et James reviendrait Cornedrue, redeviendrait un vrai Maraudeur. Pas un type qui relègue ses amis au second plan, pas un type qui ne sait pas organiser ses priorités. Lily et Selena, priorité number 1. Les Maraudeurs, number 2. Tout le reste viendrait toujours après, et tant pis si son investissement au Ministère en pâtissait. Il n'en avait strictement rien à foutre.

L'aîné des Black enchaîna en demandant comment se portait le bébé. Voila l'occasion que James attendait. Au delà de retrouvailles avec son frère et d'une séance de remontage de moral, cette soirée avait un autre dessein : l'annonce de la fausse fausse-couche de Lily. James devait mettre Sirius au courant avant que l'annonce ne soit faite publiquement, qu'il ne soit pas surpris et qu'il sache jouer la comédie. Et puis de toutes façons il n'y avait pas de secrets entre les Maraudeurs.

-Oh... Eh ben, Lily a fait une fausse-couche. Il n'y aura pas de bébé Harry. Il fit une courte pause, et ne pu réprimer un sourire. Ou c'est ce que va croire la population ! Maugrey a eu l'idée de faire croire que Lily avait perdu l'enfant. Si on a pas de bébé, on n'est plus une cible pour les Mangemorts... Donc on court moins de risques. On va faire l'annonce dans quelques jours, donc ne soit pas surpris. Mais officieusement, tout va bien. Les médicomages - dont la mémoire a été modifiée depuis -, ont assuré que le bébé allait bien et n'avait pas été touché. Alors j'espère que tu t'entraînes à devenir nounou !

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MessageSujet: Re: On a bravé tant de tempêtes qu'on ne s'est pas vus grandir   Mar 5 Mar - 19:11


∞ Sirius&James ∞
Je me souvenais très bien de la première fois que j'avais mis le pied dans la cabane hurlante. C'était en deuxième année. On venait de faire cracher le morceau à Remus sur son petit problème de fourrure, et on l'avait presque menacé pour qu'il nous montre l'endroit où il allait se réfugier chaque nuit de pleine lune. Sans compte qu'explorer une maison soit disant hantée, sur laquelle de folles rumeurs courraient, c'était carrément excitant. Bref, pour les quatre jeunes aventuriers que nous étions à l'époque, surtout James et moi d'ailleurs, c'était un truc génial. Déjà, le fait qu'on y accède par un passage secret situé sous un arbre plus que meurtrier, qui peut vous assommer, voir vous tuer sur le coup, avec ses lourdes branches, c'était quelque chose ... Mais quand on a découvert la cabane ... On a tout de suite su que ça deviendrait notre repère, notre endroit à nous, top secret. Mieux que la Salle sur Demande, mieux que tout ce qu'on avait jamais découvert jusque là. Un endroit où nous seuls oserions nous aventurer, un endroit où l'on pourrait évoquer nos plans, nos farces, où l'on pourrait refaire le monde et rêver en paix. Un endroit de Maraudeurs. Ça n'a pas loupé. Aujourd'hui encore, la Cabane m'évoque des tas et des tas de souvenirs. Les plus forts, les plus marquants, sont bien sûr les pleines lunes. Surtout la première pleine lune que nous avons passé tous les quatre, en octobre de notre cinquième année. Ça a été ... La plus belle nuit de ma vie, je crois. Je ne me suis jamais senti aussi vivant que cette nuit-là. Aussi libre, aussi heureux. J'avais l'impression que je pouvais tout faire, absolument tout. J'avais l'impression que tout ce qui me rendait heureux dans la vie était là, à portée de main. Et c'était le cas. J'avais mes amis, et j'avais la liberté, cette chose que, petit, je ne comprenais pas, que je n'imaginais même pas. Oui, avant cette p*tain de guerre, les deux seules choses que je souhaitais vraiment, c'étaient mes amis, et la liberté. Et cette nuit-là, cette première nuit de pleine lune entre Maraudeurs, j'avais pu avoir les deux.

Et aujourd'hui ... Aujourd'hui, j'avais des contraintes, aujourd'hui, malgré un métier qui me plaisait, que je considérais plus comme une passion que comme un métier, d'ailleurs je ... Je savais très bien que je ne pourrais plus jamais retrouver cette sensation là. Cette sensation que tout est bien. Que la vie est belle, que le monde est à moi, que j'ai tout pour être heureux. Il y a trop de choses dans ma vie maintenant pour que je sois pleinement et inconditionnellement heureux, sans parler de cette guerre, qui détruit tout, qui bouffe notre jeunesse, qui nous la vole sans le moindre remord. Je sais que James pense comme moi. Je le connais par cœur, et je sais que lui aussi il donnerait tout pour redevenir le gars qu'il était à Poudlard. Même si cela signifie plus de bébé, plus de mariage. Je sais très bien qu'il veut redevenir le garçon certes, moins altruiste, certes, moins dévoué aux autres, certes, moins courageux peut-être, et plus gamin, plus égocentrique, plus arrogant qu'il était à Poudlard. Mais il veut retrouver cette liberté, ce pouvoir qu'on avait là-bas. A Poudlard, on était les rois, on avait tous les droits ou presque, et on était heureux, quoiqu'il arrive. On a toujours été heureux. Pourtant, alors que nous partageons ces mêmes pensées, avec James, nous n'en parlons pas. La blessure est trop récente, trop à vif. On sait tous les deux à quel point on regrette ce temps ou on était encore innocent ... Enfin, aussi innocent que pouvaient l'être des Maraudeurs ! Mais nous n'en parlons pas, parce que ça fait trop mal, et que ça n'a aucune utilité. On est pas là pour déprimer, par Merlin !

Après avoir tenté de nettoyer le bordel ambiant, j'abandonne bien vite, surtout devant le peu d'aide que me procure mon herbivore préféré, et je m'installe avec lui sur le canapé. Une Bièreaubeurre à la main, je commence à délirer sur un avenir irréaliste, où nous créerions notre propre boutique de farces et attrapes, héritiers de Zonko et bien sûr, il me suit dans mon délire.

« Tu parles ! Cerveau des Maraudeurs ! J'ai toujours été beaucoup plus productif que toi de ce côté là ! » je le contredis en riant. « Bon, Cornedrue, le jour où je quitte le monde du Quidditch, et où toi, t'en as ras-le-bol d'être Auror, le jour où cette guerre ne nous pourrira plus l'existence, on ouvrira cette boutique, d'accord ? Et on deviendra les fournisseurs officiels de tous les héritiers des Maraudeurs à Poudlard ! Et de tous ceux qui veulent rendre la vie dur aux Serpentards, bien sûr ! »

Ça fait du bien de déconner avec James. Ça fait du bien d'être avec lui tout simplement, mais de rire avec lui c'est encore mieux. J'ai l'impression que ça fait si longtemps qu'on a pas partagé un bon moment de rigolade et de complicité tous les deux, ces moments qui arrivaient minimum trois ou quatre fois par jour, avant. La conversation dérive vite sur Remus, et je suis soulagé quand James me dit qu'il sera là à la prochaine pleine lune. Bien que je n'en ait jamais douté. Même marié et bientôt père, James reste James, un type en or toujours prêt à être là pour ses amis. Puis, j'aborde le sujet du bébé, justement. Je m'inquiète un peu pour mon filleul ces derniers temps. Enfin, pas que je redoute une mauvaise nouvelle, je pense que je serai déjà au courant sinon, à consoler James, parce que je sais très bien qu'il ne resterai pas comme ça, alors que son futur fils ... bref. Mais Lily a été assez sérieusement blessé à Pré-au-Lard, et je crains des complications. Je n'ai pas encore pu en parler à James, c'est le moment. En attendant qu'il me réponde, je porte mon verre de BièreauBeurre à ma bouche, et j'y fais couler une gorgée du liquide si agréable ...

- Oh... Eh ben, Lily a fait une fausse-couche. Il n'y aura pas de bébé Harry.

... que je recrache aussitôt, sous le choc, m'aspergeant de Bièreaubeurre. Mais je m'en contrefiche. Mon cœur bat fort dans ma poitrine, affolé, et mon regard se fixe sur James ... La lueur de malice dans ses yeux me comprendre la vérité avant même qu'il n'enchaîne sur la suite ... Je l'écoute jusqu'au bout, en digérant la nouvelle, mon cerveau un peu au ralenti. L'annonce d'une fausse couche pour protéger le bébé. Lorsque l'information atteint mon cerveau, j'ai envie de transplaner pour aller embrasser Maugrey.

« Mais c'est une idée géniale ! Le vieux Fol-Oeil remonte dans mon estime ! Et toi ! Toi je te retiens à me faire des peurs pareils, espèce d'abruti ! En temps normal, tu l'aurais payé cher, mais bon ... Vu que depuis Pré-au-Lard, t'es cassé de partout ... » je lui fais remarquer avec un sourire sadique. « Mais quand tu iras mieux, je me vengerais ! J'ai failli avoir un arrêt cardiaque ! Tu aurais perdu ton cabot préféré ! Mais bon, t'inquiètes pas, je me suis bien entraîné à jouer à la nounou, j'ai gardé Nymphadora pendant trois jours, pour que Ted et Andro puissent profiter d'un week-end en amoureux. C'était ... épuisant, mais je me suis éclaté. Elle est géniale cette gamine. » j'ajoute, en songeant à ce week-end. « Et sinon, d'autres nouvelles faussement funestes à m'annoncer ? Que je prépare mon cœur, tu comprends. »
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MessageSujet: Re: On a bravé tant de tempêtes qu'on ne s'est pas vus grandir   Sam 16 Mar - 12:33

Assis dans le canapé, James laissait son regard se promener sur les meubles sans les voir. Ainsi à l'abri de la Cabane Hurlante, il avait du mal à croire que l'extérieur des lieux n'était plus que décombres. Que le village qui avait autrefois été plein de vie et de trésors soit aujourd'hui vide et froid. La destruction de Pré-au-Lard avait affecté James plus que tout ce qui avait pu être détruit par le passé. Gringotts et Sainte Mangouste n'avaient pas la même place dans le coeur du jeune homme, qui avait la sensation qu'en s'attaquant à une telle représentation de son enfance on s'en était pris directement à lui. Pré-au-Lard avait été le théâtre de nombreuses escapades, nombreux fous rires et plans ratés, de nombreux rendez-vous avec de nombreuses filles différentes. Le village faisait partie intégrante de Poudlard et le voir ainsi en ruines accentuait la peine du Maraudeur. Et dire que ces ruines n'étaient même l'oeuvre de Voldemort mais celle du Ministère... Et dire que c'était Lundy qui était derrière tout ça, même si Voldemort aurait peut-être fait pire. Si le Ministère n'avait pas fait exploser Purity alors peut-être que la liste des morts et des blessés ne serait pas aussi longue. Mais même s'il était amer, James ne pouvait oublier que sans cette explosion, Lily aurait peut-être été enlevée par le Mangemort qui la tenait en otage. Sans cette explosion qui avait causé la fuite prématurée de Voldemort, peut-être que lui, James Potter, serait mort brûlé vif sur cette estrade.

Sirius et lui ne parlèrent pas pendant un moment, et Cornedrue savait qu'ils avaient les mêmes pensées. Qu'ils songeaient à Poudlard et à la magnifique vie qu'ils avaient eu entre les murs du Château. James aurait tout donné pour y retourner et retrouver la personne qu'il était là-bas. Pour retrouver son innocence et son enfance. Bien sûr, il était fou amoureux de Lily et aurait préféré mourir mille fois plutôt que d'avoir à vivre sans elle, mais depuis la mort de son père le jeune Potter avait des rêves de retour en arrière. Comme si la place d'homme de famille laissée vacante par Jackson le poussait à devenir définitivement un homme et qu'il s'y refusait. Il n'était qu'un ado de 18 ans, et s'il avait fait des choix qui l'amenaient à grandir plus vite, il n'était pas prêt pour toutes les responsabilités qui arrivaient. Maintenant que Harry était à deux doigts de pointer le bout de son nez, maintenant que son père n'était plus là et que les dégâts de la guerre étaient de plus en plus importants, James réalisait qu'il ne pouvait pas être ce qu'on attendait qu'il soit.

Il ne pouvait pas être un père, il ne pouvait pas élever un enfant. Il avait déja du mal à être un mari et un ami correct, il n'était pas capable d'ajouter en plus le rôle de paternel à tout ça. Il ne s'en sortirait pas. Le jeune homme aurait voulu tout envoyer bouler, et retourner deux ans en arrière. Quand il venait à peine de se mettre avec Lily, quand Sirius courrait joyeusement les jupons de Poudlard, quand tout allait bien dans le monde. La guerre n'avait pas encore éclatée, personne n'était encore mort, et ils étaient tous inconscients du funeste destin qui les attendait. Oui, James aurait tout donné pour retourner au début de sa sixième année, parce que c'était peut-être la période où il avait été le plus heureux. A cette époque il était encore Cornedrue, un des leaders des Maraudeurs, Capitaine de Quidditch et chouchou de ces dames. A cette époque il n'était pas qu'un pion dans une guerre qui le changeait un peu plus chaque jour.

Finalement, les deux garçons se mirent à plaisanter. James en fut infiniment reconnaissant à Sirius, parce qu'il en avait plus qu'assez de toujours se noyer dans de sombres pensées. Heureusement, son frère semblait partager ses pensées et ils plaisantèrent pour se changer les idées. Ils plaisantèrent sur un futur hypothétique qui ne se produirait jamais, et ils se mirent à rire.

-Tu n'étais productif que quand il s'agissait de séduire les filles, se moqua-t-il en riant. Le reste du temps c'était moi qui faisait fonctionner la boutique ! Mais d'accord, je te prends au mot mon cher Patmol, si on en a marre de nos jobs respectifs, on l'ouvre cette boutique ! Et vu mon engouement pour le Ministère en ce moment, il se peut que je sois disponible assez rapidement.

Il eut un sourire, et changea de position sur le sofa car son dos commençait sérieusement à le faire souffrir. Il plaisantait, bien sûr. Même s'il n'avait pour le moment ni le courage ni l'envie de retourner chez les Aurors et de reprendre son travail, il ne comptait pourtant pas tout laisser tomber. Il avait l'intention de retourner travailler un peu plus tard, dans quelques semaines, quand la blessure serait moins fraîche. Parce que si James était blessé et rêvait de remonter dans le temps il n'en restait pas moins lui-même, et il n'oubliait pas ses rêves de gamin. Il n'oubliait pas qu'il avait toujours voulu devenir un Auror comme son père, et que même s'il se plaignait du bureau, ça lui plaisait quand même énormément. Il y retournerait c'était sûr, mais pas tout de suite.

La conversation dériva vers Remus, et Sirius demanda à James d'être présent à la prochaine pleine lune. Le jeune Potter promit immédiatement, désireux d'être plus présent pour ses amis. Il voyait beaucoup moins Remus depuis leur sortie de Poudlard, et il se rendait compte qu'il ne se serait jamais pardonné de ne pas avoir plus été là pour lui s'il était mort à Pré-au-Lard. Cornedrue voulait redevenir l'ami qu'il avait toujours été par le passé, et il était sûr que Lily comprendrait. Elle comprenait toujours. James était conscient de la chance qu'il avait d'avoir la jeune femme dans sa vie, et il s'en voulait de la tenir à l'écart de sa douleur. Bien sûr, elle était celle qui avait essuyé ses larmes, elle était celle vers qui il se tournait quand il avait besoin de réconfort, de mots doux et d'amour. Mais il avait besoin d'autre chose pour aller mieux, et ce n'était pas Lily qui pourrait le lui donner, mais bien Sirius.

Sirius qui d'ailleurs demanda des nouvelles du bébé. James sauta sur l'occasion pour lui raconter l'histoire de la fausse couche montée de toutes pièces par Maugrey et la réaction de son frère lui tira un nouveau rire qui lui fit mal aux côtes. Foutues blessures ! Patmol recracha la gorgée de Bieraubeurre qu'il venait de prendre, mais laissa son frère terminer sa tirade avant de parler. L'enthousiasme du jeune Black fit sourire James qui était plus mitigé sur le sujet. Finalement, il se remit à rire faces au remarques de son ami.

-Et le fait que tu ne te venges pas tout de suite n'a rien à voir avec le fait que tu sois encore plus éclopé que moi j'imagine ? Railla-t-il. Et puis t'aurais vu ta tête, ça vaut toutes les vengeances du monde ! Pour l'idée de Maugrey je sais pas trop, j'espère que ça marchera mais je doute que Voldemort y croit vraiment. Il serait encore plus stupide que prévu ! Mais en tous cas je suis ravi de voir que tu feras une nounou en or, même si j'ai du mal à croire qu'Andro t'ai confié sa fille... La dernière fois que je t'ai vu "t'occuper" d'un gamin c'était quand tu as mis de la potion dans le shampoing des premières années de Gryffondor et qu'ils ont eut les cheveux rouge et or pendant 15 jours !

Il eut un petit rire à ce souvenir, qui remontait à leur sixième année. Evidemment, Sirius n'avait pas été seul dans sa blague, James le suivant de près et Remus distrayant les jeunes. Il se souvenait encore de la tête des premières années, de la tête de Mcgonagall et de celle de Lily... Ils avaient tout nié en bloc, bien sûr, mais personne n'était vraiment dupe. Mais même s'il se moquait de lui, le jeune Potter avait une confiance aveugle en son meilleur ami, et il lui confierait bébé Harry les yeux fermés. Et puis, même s'il devait le récupérer avec les cheveux aux couleurs de Gryffondor, ou plus de cheveux de tout, il trouverait ça très drôle. Il y avait même des chances qu'il y participe. Bébé Harry était fils de Maraudeur, et il aurait tôt fait d'être la cible de blagues et de farces, comme son père et son parrain avant lui. Lily n'apprécierait peut-être pas trop, mais elle connaissait suffisamment James et Sirius pour savoir à quoi s'en tenir, et puis elle avait l'habitude à présent.

Sirius demanda ensuite si James avait d'autres nouvelles funestes à lui annoncer, ce qui fit perdre son sourire au Maraudeur. Son frère devait avoir un don de divination, parce qu'il avait effectivement un autre sujet grave à aborder avec lui. Après seulement, ils pourraient plaisanter panser leurs blessures. D'abord, ils se devaient d'être sérieux, et James remerciait Merlin que son ami soit si clairvoyant et pose des questions aussi ciblées sur ce dont il voulait parler. Le visage grave, James posa les yeux sur sa bouteille de Bièreaubeurre et resta silencieux quelques secondes. Puis il fixa Patmol.

-T'as vu juste, y a encore quelque chose dont je veux te parler, et c'est à propos de mon père. Je suis presque sûr que c'est Raybrant qui est derrière tout ça. C'est elle qui a menacé Lily à Sainte Mangouste. Cest une Mangemort et elle a quelque chose contre nous en particulier. Alors je suis sûr que c'est elle qui a tué mon père.

Il y réfléchissait depuis un moment, et il n'arrivait pas à ce sortir cette idée de l'esprit. Tout concordait, pour lui. Et même s'il n'avait aucune preuve, ça ne l'empêcherait pas d'agir. Il comptait aller régler ses comptes avec cette bonne femme. Il n'avait pas l'intention d'attendre et de la laisser s'en prendre à toutes les personnes qu'il aimait et encore moins l'intention d'attendre qu'elle s'occupe de Lily. Il ressentait une brûlante envie de venger son père, et pour cela il se sentait prêt à affronter la terre entière. Il comptait prendre les devants, et aller régler cette histoire. Mais il n'était pas un imbécile, et il savait qu'il ne faisait pas le poids face à une Mangemorte accomplie telle que Raybrant. Il espérait donc convaincre Sirius de l'accompagner, et peut-être en parlerait-il aussi à Mesarcas Bretian. Ce dernier était un de ses collègues qui semblait proche de Jackson et qui lui avait demandé de le tenir au courant si jamais il en apprenait plus sur l'affaire. James n'était cependant pas encore bien certain concernant Bretian. C'était un ancien serpentard, et la confiance du Gryffondor en les membres de sa maison rivale était bien mince. En attendant de proposer une expédition vengeresse, James avait porté la bouteille à sa bouche et avala une gorgée, laissant le temps à son frère de réagir.
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MessageSujet: Re: On a bravé tant de tempêtes qu'on ne s'est pas vus grandir   Sam 27 Avr - 12:48


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Ca m'avait toujours fait du bien de revoir James. Pas que je ne le voyais pas, on mangeait le plus souvent possible ensembles, entre midi et deux, quand je pouvais me libérer à cause de mon entraînement, et quand il n'était pas occupé à remplir de la paperasse ou qu'il ne rejoignait pas sa petite femme chérie. Mais des vraies discussions, où je pouvais enfin lui confier toutes mes peines et tout ce qui me turlupinait, où je pouvais me livrer sans craindre un quelconque reproche ou un quelconque jugement, c'était de plus en plus rare. En ce moment et ce depuis l'attaque de Pré-au-Lard, j'étais d'humeur nostalgique. Mes années Poudlard me manquaient cruellement, et je trouvais dans les paroles de James un écho à ce que je ressentais. Décidément nous étions vraiment fait pareil. Ainsi, nos plaisanteries à propos d'un futur impossible à créer des farces et attrapes pour les élèves de Poudlard me mit du baume au cœur, et je ris joyeusement.

« C'est sûr que niveau filles, je te battais à plate couture ! T'étais bien trop occupée à courir après Lily, quitte à ce qu'elle te colle des baffes ! » riais-je en me rappelant des innombrables fois où mon frère s'était fait remballé par sa rouquine. « Et puis, tu peux dire ce que tu voudras, je ne prends pas en compte les remarques des jaloux comme toi ! J'ai été le cerveau de nombreuses farces de Maraudeur, tu ne peux le nier ! Et puis, arrête de me donner de faux espoirs, jamais on l'ouvrira notre boutique, je sais très bien que t'es accro au boulot d'Auror ... Bien que je ne comprenne pas bien pourquoi, vu que tu passes ton temps à remplir des papiers. »

Je le taquinais bien sûr. Jamais je ne me serais permis de remettre en cause le futur qu'avait choisi James, futur que j'avais longtemps envisagé moi-même par ailleurs. Je le respectais et l'admirais pour ce choix, et j'étais sûr et certain qu'un jour, il deviendrait aussi bon Auror que son père, que le grand Jackson Potter lui-même. Seulement, en petit bleu de la troupe, on le laissait pour l'instant s'occuper de la simple paperasse, ce qui avait le don de l'énerver. Et puis, j'avais conscience que depuis l'attaque, la motivation et l'amour de James pour son boulot étaient au point mort, mais je savais que cela reviendrait. Plus qu'un travail, Auror était sa vocation.

La conversation dériva, et nous abordâmes Remus, et ses blessures. Cela me faisait de la peine pour mon ami, qui avait souffert plus que nous deux et que Lily de l'explosion de Purity, néanmoins je savais qu'il s'en remettrait et je ne m'inquiétais pas trop. C'était un loup-garou après tout, et ça le rendait plus solide que la moyenne. Je devais avouer que moi-même je n'étais pas tout à fait remis de mes blessures, tout comme James. Après plusieurs jours d'angoisse à l'idée que je ne remonterai jamais sur un balai, du moins pas pour du haut niveau, les médicomages m'avaient finalement rassuré. Si je me reposais suffisamment longtemps, je pourrais par la suite retrouver un niveau tout à fait honorable. Il faudrait juste que je me réhabitue. Et le fait que je ne sois pas encore en grande forme n'échappa pas à mon frère. Ainsi, quand je le menaçais de me venger pour la peur qu'il venait de me faire - à savoir, que Lily avait fait une fausse couche ... Vraiment nul, comme humour, il faudrait que je lui donne des cours - il me fit remarquer que de toute façon, vu mes blessures, je ne pouvais pas faire grand chose.

« Plus éclopé que toi, plus éclopé que toi, ça reste à voir, tiens ! Et puis, tu es vraiment taré, je te dis que je m’inquiète de savoir si il va bien, et toi ! Tu m'annonces que Lily a fait une fausse couche, comme ça ! T'imagines, j'aurai pu faire une crise cardiaque et tu t'en serais voulu toute ta vie d'avoir causé la mort de ton frère pour une plaisanterie stupide ! » le sermonnais-je d'une voix faussement sérieuse avant d'éclater de rire. « Et puis, pour Maugrey, arrête donc de t'inquiéter. On le traite certes de fou, il n'en est pas moins diablement intelligent. C'est un sacré Auror, comme l'était ton père, et je suis certain que son plan peut marcher. Après tout, c'est une idée complètement cinglée, ça m'étonnerait que quelqu'un pense que c'est faux ! Mais comment vous allez faire pour l'accouchement ? Vous allez passer les sages-femmes sous oubliettes ? Ou les faire jurer grâce à un Fidelitas ? »

Je m'inquiétais légèrement du déroulement des choses, bien que je ne doute pas que James, Lily et Dumbledore aient tout prévus pour l'arrivée de bébé Harry. Néanmoins, James m'annonça quelque chose qui me retourna l'estomac, et qui me fit bondir. Je sautai brusquement du canapé, trop énervé pour rester en place, et je grimaçais alors que mon dos me faisait souffrir. Je ne pouvais pas avaler les révélations de James. Raybrandt. Krystel Raybrandt, cette enfoirée serait derrière la mort de Jack ? Cette enfoirée aurait menacé Lily ? Ce serait elle, alors, la tortionnaire de mon presque père ? Une rage sans nom, une colère immense s'empara de moi et j'eus soudain envie d'étrangler cette femme de mes propres mains.

« Bordel ! T'es sûr, James ? Je vais la tuer ! P*tain, tu te rends compte ? » Sous la colère, mon langage devint soudain très coloré... « Elle a tué Jack ! On attend quoi, James ? J'espère que t'as prévu un truc ? On peut pas laisser cette folle impunie. La justice ne peut rien contre elle, elle est bien trop maligne, mais nous ... Elle est forte, mais si on y va à deux, James, on peut le faire, tu le sais. On peut pas la laisser s'en tirer comme ça, t'es d'accord avec moi ? »

Vengance. Ce mot tournait en boucle dans ma tête, et dans le regard de James, je vis qu'il pensait la même chose que moi. Actuellement, c'était ma seule réaction possible. Mon pied vint frapper avec violence l'un des meubles de la cabane, qui, attaqué par l'humidité, tomba en miette sous le coup. Je grimaçais sous la douleur, mais j'avais besoin de me défouler. Le sang bouillonnait dans mes veines, je sentais la colère m'envahir. Quelqu'un de raisonnable aurait retenu James, mais je ne pouvais pas. J'étais comme lui. J'avais besoin de faire payer à quelqu'un. De faire payer à la sal*pe qui avait fait ça.

[hj = c'est nul, désoléee ]







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