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MessageSujet: L'art du poison    Lun 17 Déc - 21:42



Adrian Ivanov & Ciella Dante.
❝ L'art du poison. ❞

La pièce plongée dans une sorte de pénombre, refluait d’effluves en tout genre et de fumées colorées. A la manière d’un laboratoire de savant fou, des fioles contenant toutes sortes de liquides et plantes séchées étaient posés sur le moindre espace libre de la table servant de plan de travail. Au sol, des croquis de plantes et quelques annotations les concernant étaient griffonnés sur du parchemin. Au centre de ce bazar incommensurable, se trouvait la jeune italienne, lunette noire dernier cris sur son joli nez, ongle vernis tapotant sur sa bouche rouge carmin à allure régulière, montrant que la jeune femme était en pleinne réflexion. Non, ce n’était pas du parfum que tentait désespérément de faire la belle italienne, mais bel et un bien une nouvelle potion. Elle avait été tentée de créer un poison indétectable et de le glisser sur une écharpe soyeuse qu’elle aurait gentiment offert à ce cher Phineas Wentworth. Lubie furieuse de voir disparaitre sa petite moue supérieure la faisant rêver, elle devait toutefois reconnaitre que le savoir de cet homme méprisable laissait à l’état chimérique ses plus grandes envies de meurtres.

A côté d’elle, perché sur une étagère, le félin, semblable à une statue antique la regardait faire sans bouger, ni même cligner des yeux. Elle avait fait l’acquisition de ce chat quelques semaines auparavant, tombant littéralement amoureuse du pelage de l’Angora aux yeux bleus exposé en vitrine d’une boutique du Chemin de Traverse. L’animal, que la vendeuse avait décrit agressif et peu enclin aux caresses, semblait avoir trouvé le paradis chez l’héritière, et depuis une sorte d’affection silencieuse paraissait les lier. Elle finit de remuer sa préparation, avant d’ajouter quelques annotations à son vieux livre. Remettant en place ses lunettes derniers cris sur le bout de son nez, elle découvrit avec horreur que le bocal contenant de l’aconit était vide, et qu’elle ne pourrait pas achever sa potion.

    « Azazel, c’est ta faute. A force de penser à te nourrir, j’en n’oublie de renouveler mes stocks. »


Un miaulement s’échappa des babines du félin, et un sourire contrit éclaira le visage de Ciella. Comment en vouloir à une boule de poils ? Depuis qu’elle en avait fait l’acquisition, elle ne pouvait s’empêcher de fondre devant les moindres faits et gestes d’Azazel. Les premiers signes de gagatitude des maîtres de chats, certainement. La blonde s’enquit de se préparer avant de sortir chercher l’élément qu’il lui manquait. Elle versa le contenu de sa potion dans un tube à essai qu’elle glissa dans son nouveau manteau. Elle ajusta sa robe de grande marque, qu’elle portait toujours à mis cuisses, et chaussa ses talons vertigineux, signés, bien évidemment.

C’est avec un grand sourire que l’apothicaire lui servit dans différents petits sachets les poudres et herbes séchées dont elle aurait besoin pour ses prochaines potions. Ciella avait cependant remarqué que l’homme l’a fixait toujours du coin de l’œil, l’air parfois apeuré. Sans doute avait il comprit ce qu’elle préparait avec toutes ces poudres, depuis le temps qu’elle fréquentait l’établissement. L’italienne se contenta d’un sourire venimeux. Elle n’aimait pas qu’on se mêle de ses affaires, et puis, elle était une très bonne cliente de la boutique, il n’avait pas à se plaindre. Lorsqu’elle sortit de la rue principale du chemin de Traverse, la nuit commençait à tomber. Elle se rappela y avoir rencontré la mère de Tyson, une fois qu’elle se baladait entre les ruelles une après-midi d’été. Mme Falkenbach avait eu la gentillesse de la convier à boire un thé en sa compagnie, et l’italienne songea qu’elle ne lui avait jamais rendue la pareil. Une chose à remédier au plus vite, aussi, elle se jura intérieurement d’en parler au Serpentard le plus tôt possible. Ses pas la conduire d’elle-même vers l’allée des Embrumes. Elle ne lui avait jamais paru si petite, ou peut-être n’y avait-elle pas mit les pieds depuis longtemps. Elle retrouva facilement le chemin des boutiques mal famées dont elle aimait regarder les vitrines, et passa le bar ou elle aimait dépenser son argent à jouer au poker pour épater ces messieurs, chose peu convenable pour une femme de son rang. Mais alors qu’elle allait emprunter une bretelle amenant à une autre rue principale, un passant sans doute trop pressé percuta son épaule et lui arracha un juron italien. Elle se tourna furieuse, visiblement prête à le sermonner, mais en découvrant le visage de l’inconnu, les mots moururent dans sa gorge.

    « Tiens, l’homme désartibulé… Décidément vous ne pouvez pas vous empêcher de me tomber dessus » fit-elle en riant, réveillant son accent du sud.


Cela ne pouvait pas tomber mieux. Elle avait envoyé une lettre à ce cher professeur quelques temps après son accident, munie d’une boite de pansements sertie d’un baiser rouge carmin. Mais l’homme en question n’avait pas du saisir l’allusion et c’était contenté de la remercier. En dédommagement des pansements qu’elle lui avait acheté, il lui servirait de cobaye pour sa petite expérience… A cette pensée, le sourire ne Ciella ne fut que plus radieux.

© Mzlle Alice.

Professeur↯  Les runes, inutiles ? Mais non !
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Adrian Ivanov

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Les runes, inutiles ? Mais non !


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MessageSujet: Re: L'art du poison    Sam 29 Déc - 22:50

    Adrian fit un pas hors du lit, fronça les sourcils, et en fit un deuxième. Puis un troisième. Sa jambe tenait le coup. Evidemment... C’étaient tous les matins le même rituel, lorsqu’il parvenait à dormir bien sûr. La découverte sans cesse renouvelée de la guérison de sa jambe. Ce n’était pas un émerveillement constant, mais on s’en approchait de très près dans le sens où le Norvégien n’avait que trop souffert d’être privé de son autonomie et de son indépendance qu’il ne chérissait que trop, aussi bien l’une que l’autre. Son manuscrit posé avec précaution sur sa table de nuit attira son regard et tout en se dirigeant avec précaution vers la desserte à côté de son bureau, sur laquelle l’attendaient café et croissants français apportés par un elfe de maison quelques minutes plus tôt, Adrian s’en saisit et feuilleta d’un air songeur les dernières pages qu’il avait rajoutées la veille au soir, l’esprit un peu embrumé par les potions anti douleurs que lui avait concoctées l’infirmière de Poudlard. Ce devait être l’une des rares potionnistes en qui il avait suffisamment conscience pour absorber les mixtures qu’elle lui donnait sans rechigner plus que nécessaire. D’ailleurs, en parlant de potions, une fiole brunasse l’attendait à côté de sa boisson, avec un mot de l’infirmière. A absorber d’une seule traite à la fin du petit déjeuner. Le professeur de Runes fronça les sourcils, sceptique. Elle pourrait au moins lui indiquer à quoi servait la potion, puisqu’elle n’avait pas la couleur des antidouleurs habituels. Il en buvait suffisamment ces derniers jours, avant, pendant et après l’attaque de l’hôpital sorcier d’ailleurs, pour en connaître extrêmement bien la couleur, l’odeur, le goût et la consistance. Il ne manquait guère plus que le bruit pour qu’il soit capable d’identifier cette potion à l’aide de ses cinq sens.

    Pimprenelle sauta maladroitement du lit sur lequel elle dormait jusque là pour venir se frotter à ses jambes et Adrian se laissa tomber sur la chaise de son bureau, posant presque aussi délicatement son manuscrit qu’il avait très clairement à reprendre sur de nombreux points, avant de caresser le doux pelage de sa meilleure amie féline, si on pouvait ainsi nommer l’animal qui le remercia d’un coup de patte suffisamment profond pour laisser de profondes rainures sur le dos de sa main.

      « Bonjour à toi aussi, ma toute belle. Je vais devoir sortir aller acheter quelques babioles et autres grimoires moins… légaux. Tu m’accompagneras ? »


    Un miaulement agacé et quelques ronronnements discrets répondirent à Adrian qui esquissa un fin sourire. Il ne comptait pas sortir maintenant, puisqu’il comptait aller dans un quartier sorcier pour le moins mal vu, et qu’il n’avait pas réellement envie non plus que ses connaissances le voient claudiquer avec une canne, même élégante, dans l’allée des Embrumes, alors qu’il était sensé être allongé dans ses appartements de Poudlard pour pouvoir assurer au plus vite les cours d’Etudes de Runes qui étaient interrompus pour le moment, faute de professeur valide.

    Lorsqu’Adrian releva la tête de son manuscrit qui ressemblait plus à un brouillon de première année qu’à un ouvrage de Maître ès Runes à présent, le soleil se couchait dans la fenêtre qui lui faisait face. Déjà le soir ? Adrian consulta l’heure d’un coup de baguette et s’étonna d’avoir faim. Effectivement, cela faisait bien douze voire treize heures qu’il travaillait sans interruption autre que l’absorption de potion de vigueur, d’anti douleurs et autres cochonneries comme il les appelait, qu’il avait en réserve et qui étaient concoctées selon les exigences de son carnet de santé, à prix d’or bien évidemment. Heureusement que ses parents n’étaient pas des démunis, et que son travail et sa rareté rapportait gros. Adrian n’était pas particulièrement dépensier, même s’il avait du goût pour les produits des grandes maisons sorcières (surtout pour les vêtements), aussi pouvait il se permettre d’investir plusieurs dizaines de gallions dans des potions visant à contrecarrer la nature, sa fatigue et repousser les limites de son corps. Pour tenter d’atteindre celles de son esprit qui lui semblaient inexistantes pour le moment. Orgueilleux ? Non, réaliste. Adrian avait une force de travail qui compensait toutes ses difficultés en magie, et qui n’avait d’égale que sa mauvaise volonté lorsqu’il n’aimait pas quelque chose, ou quelqu’un. Mais bon, après l’effort, le réconfort. Adrian laissa un large sourire s’épanouir sur son visage. Sa jambe lui semblait assez solide pour une sortie dans l’allée des Embrumes qui restait ouverte tard le soir, et ainsi donc pour aller à la chasse aux grimoires dans le seul repère capable de lui fournir ce qu’il cherchait. Les livres sur les Runes de Sang étaient rares, très rares, parce que ceux capables de les déchiffrer ne courraient pas les rues, et ceux capables de s’en servir étaient encore moins fréquents. La nuit commençait à tomber lorsque le professeur arriva dans l’une des rues principales de l’allée, qui a défaut d’être large et éclairée, offrait de nombreux ruelles perpendiculaires et tout autant de commerces. D’un pas rapide, rythmé par le bruit de sa canne sur les pavés, le Norvégien se dirigea, la tête baissée masquée par la capuche de sa cape noire de Graphiste, vers son libraire préféré qui avait pour consigne, suite à quelques gallions glissés sous le manteau, de mettre de côté tous les livres comportant des runes qui pouvaient passer entre ses mains. Adrian ne vit qu’au dernier moment la jeune femme qui arrivait sur l’allée et la percuta violemment, grimaçant sur le coup et se trouvant subitement le visage à découvert. Le Norvégien, loin, très loin d’être gêné, darda un regard noir sur l’importune dont le visage était déformé par la colère. Elle sembla le reconnaître toute fois, puisqu’aussitôt ses traits se détendirent pour devenir bien plus agréables et presque amicaux :

      « Tiens, l’homme désartibulé… Décidément vous ne pouvez pas vous empêcher de me tomber dessus »


    Adrian fronça les sourcils, et tout en ramassant sa canne qu’il avait lâchée sous le choc de leur rencontre, tenta de remettre un nom sur ce visage et sur cette voix. Rien ne lui venait, c’était donc qu’elle se trompait, ou qu’ils s’étaient rencontrés au cours d’un événement qui n’était pas en sa faveur et qu’il avait vite fait d’oublier. Le Norvégien plissa très légèrement les yeux pour se remémorer d’où il la connaissait. Qu’avait elle dit déjà ? L’homme désartibulé ? Se pouvait il qu’elle soit celle qui lui avait donné les premiers soins lorsqu’il avait perdu le contrôle de son transplannage juste à son arrivée sur le chemin de traverse ? Ce n’était pas pour rien qu’à présent, lorsqu’il était contraint de transplanner, il faisait en sorte d’arriver dans des ruelles et autres cul-de-sac peu fréquentés, puisque la popularité par le ridicule n’était réellement pas sa tasse de thé. Un fin sourire s’étira sur ses lèvres en replaçant petit à petit un nom, un contexte, un avis sur le visage de la jeune femme :

      « Mademoiselle Dante ! Voilà un quartier dans lequel je ne pensais pas vous croiser ! L’homme désartibulé a un nom, Adrian Michaeles Ivanov, il est plus courtois de l’employer, que l’on soit italien, norvégien ou anglais il me semble… »


    Ce n’était pas dit méchamment, mais Adrian n’appréciait pas lorsqu’on l’identifiait en faisant souvenirs d’épisodes où il n’était pas vraiment à son avantage. D’autant plus que, si ses souvenirs étaient bons, elle avait vu la large cicatrice qu’il avait à son bras et ce n’était pas pour lui plaire, sachant que c’était l’une des rares choses qu’il ne pouvait regarder sans frissonner et sans être transporté au soir de l’accident de voiture qui l’avait fait orphelin. Dans un petit sourire charmeur, comme il savait si bien les faire lorsqu’il était de bonne humeur, et comment ne pas l’être lorsqu’on avait travaillé sur les runes gravées dans du granite toute une journée ?, le Norvégien replaça correctement sa cape sur ses épaules, sans pour autant remettre la capuche, et demanda à l’Italienne :

      « J’ai un peu de temps devant moi, puis-je vous inviter à prendre un verre ? Je crois me souvenir que vous m’aviez envoyé un hibou, voilà fort longtemps ! Je n’ai malheureusement pas eu le temps de vous répondre, mais entre une nouvelle hospitalisation et l’attaque de l’hôpital, je n’ai, pour ainsi dire, pas réellement eu le temps de guérir ni même de répondre à toutes mes lettres. »


    Adrian tentait de se souvenir à quand remontait leur rencontre. Il savait très bien, en revanche, que Dante était une famille de sang pur italienne. Et que des relations avec les familles anciennes, nobles et respectables n’étaient jamais superflues, surtout si elles étaient positives. C’était aussi pour cette raison qu’il essayait de renouer contact avec tous les amis de ses parents, ses camarades et autres professeurs de Durmstrang et qu’il était en bon terme avec les Carrow, les Black, les Falkenbach… bien sûr, tout cela n’était pas seulement par intérêt, mais ça aurait été mentir que prétendre le contraire.


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