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Poufsouffle↯  La loyauté, ça me connait !
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Sasha Tetlan

Poufsouffle
La loyauté, ça me connait !


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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Ven 26 Oct - 15:12

    La foule m’oppressait, cela faisait remonter de vieux souvenirs, de mauvais souvenirs. Ste Mangouste, la foule, le désordre, les cris, l’odeur âcre de la terreur. Je fermais les yeux, ma respiration s’était accélérée, de même que mon cœur qui s’emballait. Je tentais de respirer calmement, de reprendre mes esprits. Je rouvris les yeux sur le spectacle qui s’offrait à moi, la foule était d’une parfaite désorganisation, et rien ne montrait le moindre signe d’angoisse. Mes mains tremblaient mais je devais me rendre à l’évidence, aujourd’hui la fête était à l’honneur, le risque majeur était présent mais il fallait que je me raisonne, il fallait que je trouve un signe, la moindre chose à laquelle me raccrocher pour me laisser aller. Le plus angoissant était aussi de ne reconnaitre personne, c’était aussi très salvateur, personne ne savait qui se cachait derrière ce maquillage, aucun jugement, aucun préjugé, aucune barrière entre quiconque. C’était a double tranchant, car n’importe qui pouvait se cacher derrière un costume, aussi bien un adorable sorcier comme Voldemort ou … J’y croyais dur comme fer, à son retour ce soir, pour halloween. Voilà la raison essentielle de ma présence ici, au milieu de toute cette foule.

    Je poussais un soupir tremblant, je sentais de plus en plus de monde autour de moi, je posais les yeux sur les différents costumes qui avaient été merveilleusement réussis. Des personnes accompagnées, d’autre en solitaire comme moi. Mes doigts frôlèrent le bois de ma baguette, que je laissais où elle était. Je ne voulais pas laisser mon angoisse empiéter sur le fait que je devais me débrouiller seule, si je croisais Straw ou Maël, ça sera très bien, sinon pas grave, j’allais tenter de profiter de la soirée, trouver quelqu’un avec qui sympathiser. La rumeur des conversations avait pris une tournure plus enjoué, des exclamations fusèrent ça et là. Et les costumes furent baignés par une lumière rouge, beaucoup regardèrent dans la même direction, d’autres montraient le ciel à leur acolyte. Je levais les yeux pour découvrir que la raison de ces exclamations étaient due à des étincelles rouges qui avaient illuminées le ciel à l’heure précise où devait commencer la fête d’halloween.

    D’un seul coup, la foule dans laquelle je me trouvais se mit en mouvement, m’entrainant dans son sillage. Je me retrouvais contrainte et forcée de me diriger également vers la source de cette lumière rouge. J’entendais les conversations enjouées, celle qui cherchait la source de ces étincelles, celles se demandant ce qui nous attendait là bas. Moi, j’appréhendais, je cherchais du regard un quelconque objet qui me rassurerait, mais rien, rien de rien. Je me demandais ce que je faisais là au milieu au final. Il n’y avait personne avec qui profiter de ces instants, rien de rien. Le chemin me parut une éternité, comme soumise au sortilège d’impérium je marchais sans réfléchir, accompagnant le mouvement. Un long moment qui n’était pas si long au final nous mena moi et tous ces inconnus jusqu’à une estrade.

    Là devant nous se tenait une femme que je connaissais parfaitement, enfin quelque peu. Rayonnante était le mot juste, comme si sa vie n’était pas chamboulée par la disparition de son fils. La colère montait en moi, comment osait-il se montrer là, souriante, pimpante, en costume élégant mais si effrayant. Comment, osait-elle offrir la possibilité de fêter halloween en partant à la chasse aux bonbons. Tout ceci me donnait envie de pleurer, de hurler à l’injustice, que faisait-elle là ? Alors que son fils, que Robert … La colère formait une boule dans mon ventre. La foule devenait de plus en plus oppressante, je ne supportais plus de me retrouver entouré par des personnes inconnues. Je me frayais un chemin, bousculai des personnes, je ne prêtais pas attention à ce qui se disait, je m’en fichais. Je ne voulais qu’une chose partir et ne plus la voir. Qu’est-ce que je fichais ici ? Moi, vouloir m’amuser quelle idée idiote.

    Je marchais de plus en plus rapidement, mais ma course fut interrompue par une personne qui se trouvait pile dans mon chemin. Je percutais quelqu’un, je me reculais un instant, la personne se fondait parfaitement dans l’obscurité qui s’abattais sur nous. Un chevalier noir. Je repris un peu mon souffle, puis d’une voix tremblante je m’adressais à l’inconnu.


    Excusez moi de vous avoir bousculé, pardon, je veux partir d’ici mais … C’est idiot de s’être déguisée et de vouloir partir, mais elle … Lundy m’insupporte …

    Je me retournais et entendis la fin du discours, il fallait trouver un camarade afin de partir à la recherche des bonbons. Une nouvelle fois, ma solitude se paya. Je me tournais vers celui ou celle que j’avais bousculé. Me risquerais-je à lui demander de m’accompagner ? Est-ce que j’avais vraiment envie de partir à la recherche des bonbons ? L’était émotionnel dans lequel je me trouvais me fatiguais, je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas où me mettre, où aller. Rester ou partir, pleins de questions auxquelles je ne savais répondre.
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Dana Lundy

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Sam 27 Oct - 14:02

La patience n’avait jamais été le fort de Dana. Quel que fusse le sujet concerné. Lorsqu’elle attendait le retour d’un devoir et d’apercevoir sa note, elle devenait ce genre d’élève hystérique qui refaisait tout le parchemin dans sa tête. Tantôt se réjouissant, tantôt s’affalant de désespoir. Elle avait horaire des personnes qui n’étaient pas ponctuelles et enfin, elle haïssait ne pas savoir ce qui allait se passer dans les instants qui suivaient son existence. Cet état de flottement, de léthargie, c’était plus fort qu’elle, ça la mettait hors d’elle. Elle devenait cette boule de nerf, prête à s’en prendre au premier venu parce qu’elle n’obtenait pas ce qu’elle souhaitait dans l’immédiat. Sainte-Mangouste a probablement bien changé sa personnalité, mais elle avait dorénavant la preuve que ce trait de caractère était bel et bien toujours présent en elle. De temps à autre, elle essayait d’observer ce qui se passait sur la scène, bougeant la tête de droite à gauche. Non pas parce qu’elle était excitée mais simplement parce qu’elle était animée de sa légendaire curiosité maladive. La foule se faisait de plus en plus oppressante, plus les sorciers arrivaient, plus elle se rapprochait de ceux qui étaient devant elle. Moins elle voyait. Ce qui avait le don de l’insupporter.

Bien entendu, elle avait songé un sort de lévitation, ne serait-ce que pour quelques instants. Elle n’avait jamais essayé de pratiquer la magie sur elle-même, mais elle était certaine qu’elle pouvait l’exécuter. Mais cela apportait nombre de désavantages. D’une, elle risquait de perdre de vue le professeur McFly et d’être à ses côtés la rassurait plus qu’elle n’aurait jamais pu l’imaginer. De deux, même si elle essayait de se raisonner, d’éviter de penser de manière négative et de se focaliser sur l’aspect festif de cette soirée, elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer à quel point elle serait exposée et vulnérable à être ainsi au-dessus de la foule. Au-dessus, au-dedans, finalement elle ne se sentait à l’aise nulle part. Malgré le brouhaha ambiant, Dana ne ressentait que le silence de l’inconnu. Quelque chose qui se fait attendre, attendre et qui lorsqu’il arrivera fera l’effet d’une bombe. A croire qu’il n’y avait pas grand-chose à faire contre cela. Elle ne pouvait s’empêcher de voir le mal autour d’elle. D’imaginer le pire. Elle voyait d’ici Stanley se moquer gentiment d’elle, et essayer de lui montrer à quel point elle se trompait sur tout le manche du balai. Finalement elle aurait mieux fait de rester à Poudlard avec lui. Elle aurait été bien mieux qu’ici à chercher sans arrêt le pourquoi du comment. C’était à prévoir, elle n’arrivait pas réellement à profiter de la soirée. Qu’est-ce qu’il lui avait pris de toute manière. Ce genre d’évènement n’était pas du tout son verre de citrouille.

Ruminant, elle sursauta presque lorsqu’une voix s’éleva. Sa voix, celle de leur ministre, celle de sa mère. Comment faisait-elle pour avoir l’air naturellement enjouée, pour garder bonne figure et avoir la force d’affronter ses responsabilités ? Plus que jamais, la Serdaigle admira la force caractérielle de sa génitrice. Elle-même commençait à peine à se remettre sur pied et à entamer à nouveau son travail. Qu’il soit scolaire ou en rapport avec l’AFT. Après un mois d’absence, elle commençait à assembler les pièces du puzzle et à trouver le bon bout. Mais l’heure n’en était pas à ses parchemins et cela elle le comprit rapidement lorsqu’une main la saisit pour l’entraîner avec elle dans la cohue générale. Elle s’était rapidement retournée et pourtant n’avait eu aucunement la possibilité d’apercevoir le professeur. Son cœur se serra. Quelqu’un l’avait reconnu. Savait qui elle était et voulait porter le coup de grâce à leur première opposante, sa mère. Tant bien que mal, de sa petite taille, elle essaya de se débattre. De retirer son bras de cette poigne qui ne lâchait définitivement pas prise. Elle aurait crié, si tout n’était pas resté bloqué en elle. Sa baguette ! La voilà sa chance. De sa main gauche, elle essaya d’atteindre sa hanche droite, mais son kidnappeur la devança. Poussa un soupir si sonore qu’elle put l’entendre malgré le bruit ambiant. Comme s’il s’apercevait pour la première fois qu’elle s’évertuait à vouloir lui échapper. Il lui marmonna quelques mots, elle observa son déguisement. Oui, il s’agissait bien d’un des deux « élèves » qui étaient avec elle dans le carrosse les menant à Pré-Au-Lard.

Alors qu’elle se saisissait de son panier en compagnie de son nouveau partenaire, Dana souhaita glisser quelques mots à sa mère, lui faire savoir qu’elle était là. Qu’elle… peu importe, elle désirait simplement obtenir un semblant de geste compassionnelle de sa part, ne vivant pas exactement la soirée de ses rêves. Mais un seul regard parvint à la faire taire alors qu’elle avait commencé à l’interpeller. Sa mère n’était pas sur cette estrade, il s’agissait de la ministre de la magie. Bien entendu elle aurait dû s’en douter. Lentement, trop à son goût, ils avancèrent dans un silence profond. Elle-même n’étant pas d’une nature très bavarde, elle pouvait comprendre ce besoin. Mais là, c’était vraiment trop. Alors qu’elle allait enfin se mettre à parler, elle entra dans la boutique de Derviche et Bang.
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Adrian Ivanov

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Sam 27 Oct - 16:27

      « Mesdames, Messieurs, enfants, élèves, je suis heureuse de vous retrouvez ce soir. Merci à vous d’être venus si nombreux pour ... »


    La voix était lointaine mais elle était là, et Adrian la reconnut rapidement. Ce n’était pas donc un plaisantin, mais bien le Ministère qui avait lancé cette étincelle. Quelque chose se décrispa en lui, lorsqu’il écouta d’une oreille distraite ce que disait un nouveau venu à celle qui l’avait si cavalièrement bousculé. Adrian regardait déjà ailleurs, se fichant ouvertement de ceux qu’il avait croisés. Qui étaient là. Qui partaient. Enfin, pour partir, c’était le cas du « cavalier noir » puisqu’il leur avait faussé compagnie juste après avoir indiqué la route à suivre d’une voix aussi lugubre que le concept d’Halloween. Le professeur de Runes se gratta le menton, étant très peu habitué à la barbe et aux démangeaisons qui avaient inévitablement suivi sa prise de potion de capillarité, si tel était son nom. Il n’en savait rien, n’ayant pas pris le temps de le retenir. Il avait autre chose à penser d’ailleurs. Les yeux chocolat du professeur se posèrent sur la rue indiquée par l’inconnu (en même temps tout le monde était inconnu dans cette soirée déguisée, alors… c’était inutile d’en faire la remarque. Mais comme c’était en pensée qu’il l’avait faite, ça passait. Et Adrian se frappa mentalement d’avoir eu une telle pensée parce que c’était ridicule.). D’un mouvement de cape, il se tourna vers la démone dont les flammes illuminaient la ruelle obscurcit par la nuit pleinement tombée. D’une voix grave, rauque et tout à fait en phase avec l’horreur d’Halloween, Adrian se sentit obligé de demander :

      « Je rejoins l’estrade d’où parlait la Ministre par le chemin indiqué par le ‘Cavalier’, voulez vous venir avec moi le temps du trajet ou préférez vous retourner en arrière ? »


    Se souciant à dire vrai peu de la réponse de la démone, Adrian se dirigea dans la direction indiqué, éclairant avec sa baguette la rue devant lui, histoire de ne pas se prendre les pieds bêtement, ou juste ne pas se prendre un mur. Bientôt, la ruelle déboucha effectivement sur la place centrale d’où partaient des groupes de sorciers déguisés, par binômes pour la plupart même s’il était clair que certains étaient plus par quatre ou six. Sûrement des amis qui étaient venus ensembles. Adrian s’appliquait à garder un œil attentif sur tout, histoire de pouvoir être un peu plus réactif qu’à Sainte Mangouste et surtout, histoire de savoir qui étaient les élèves et les plus jeunes, surtout. Dans un soupir, il se demanda encore une fois pourquoi il était là, et chercha à comprendre qu’il avait à faire… Enfin, ce que la Ministre avait annoncé et pourquoi tout le monde allait chercher des paniers… En fait, il avait déjà une petite idée, et il hésitait entre sourire en se disant que ça pouvait être marrant d’aller, comme lorsqu’il était enfant, chercher des bonbons chez les voisins, avec son père derrière pour le pousser à sortir de sa timidité ; et s’offusquer de cette obligation qui allait outre son rang, son âge, et son honneur. D’un regard, il repéra les Aurors, peu nombreux, qui se tenaient ostensiblement un peu partout. En même temps, c’étaient les seuls à ne pas être déguisés, quoique la question se posait pour certains bien défigurés. Adrian comprit soudainement le principe des déguisements ou plutôt leurs avantages. Il n’avait pas besoin de rester dans les limites de ce que le job de professeur incluait. Pour les autres, il n’était qu’un druide celte. Pas le professeur Adrian Michaeles Ivanov, diplomé de l’Université Supérieure de Runes Anciennes et Modernes. Mais ce n’était pas le moment d’étaler son CV. Pas vraiment en fait… Adrian chercha rapidement qui était suffisamment adulte, ou qui semblait l’être mais il perdit vite de vue son objectif, effaré par la foule de personnes. D’un pas peu sûr, il s’y enfonça, prêt à dégainer sa baguette si on le menaçait de quelque manière.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 28 Oct - 17:47

Si l'enfer existait, Alice était sûre qu'il ressemblait à cela. Les fêtes d'Halloween moldues étaient déjà suffisamment effrayante, mais la magie permettait aux sorciers des costumes bien plus horribles et sanglants. Alice frissonait en se rappelant que l'enfer ne tarderait pas à leur tomber dessus réellement, ci-tôt que les Mangemorts passeraient à l'action. Alice se souvint soudain de ces memes rues, d'une fête sur une place proche, et des cris, du sang... Torben volant inconscient comme une marionette desarticulée. Lord Voldemort levant sa baguette vers elle... Une douleur indiscible... Alice trouva le visage découvert de Torben dans la foule. Lui avait eut la chance d'oublier tout cela. Ou s'en souvenait-il par bribe ce soir?

Alice scruptait encore son visage pour y déceller un indice lorsqu'une détonation attira son attention dans le ciel nocturne. Sa main gantée saisit instinctivement le manche de sa baguette dans sa manche, sans l'en tirer, tandis qu'une nuée d'étincelles rouges apparaissait dans le ciel. Mais alors que tout le monde les regardait s'étaler comme une tache de sang puis disparaitre, Alice cherchait déjà dans la foule une baguette rangée subrepticement, une personne suspecte, à a lumière écarlate des étincelles. Quand l'obscurité revint, Alice était bredouille. Les démons et autres monstres sanglants ou incandescents se dirigeaient peu à peu vers l'origine des étincelles. La curiosité d'Alice la fit suivre le mouvement, lorsque son instinct la retint. Ce pouvait-être un apat des Mangemorts pour attirer la foule vers eux. Auquel cas, elle ferait mieux de rester en arrière pour ne pas se trouver au milieu du mouvement de panique (comme la dernière fois) et plutôt empêcher tout Mangemort de s'enfuir. Après tout n'était-ce pas leurs instructions ce soir? Laisser croire aux Mangemorts qu'ils avaient champ libre avant de refermer la cage sur eux. Ou bien était-ce peut-être une diversion pour attirer les Aurors au loin et préparer leurs plans dans l'ombre? Toujours était-il qu'Alice avait prit sa décision de rester en arrière, là où on ne l'attendait pas... Elle chercha Maugrey des yeux pour confirmer son opinion, mais ne l'aperçu pas. Torben avait également disparu...

Mais alors que Alice était persuadée d'avoir pris la bonne décision, elle entendit la voix lointaine et étouffée du Ministre Lundy... Alice se sentit ridicule. Bien sûr que ce n'avait été qu'une annonce! Tout le monde ne se serait pas jeté dans la gueule du loup aussi bêtement! Suivant la voix de la Ministre, Alice fit donc son chemin dans les ruelles jusqu'à l'estrade... Lorsqu'elle y arriva, la Ministre finissait son discous et la foule commencait à se dispercer, formant des couples et prenant des paniers sur l'estrade avant de s'éloigner. Alice observa autour d'elle afin de quérir de l'aide, mais tous ses collègues étaient sous Polynectar, et elle n'apercevait toujours pas Maugrey dans la foule de monstres. A côté d'elle se trouvait un druide aux bâton gravé de runes complexe et à la barbe hirsute.

ALICE: Excusez-moi, pouvez-vous me dire ce qu'il se passe? se permit-elle de demander poliment en posant délicatement une main gantée de noir sur sa cape pour attirer sons attention.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Lun 29 Oct - 16:45

L'homme avait accepté que je le suive. Il n'avait pas l'air bien joyeux que je l'aborde mais pourtant il accepta. Bon, il n'allait certainement pas s'occuper de ma petite personne, mais je ne serais pas perdue pour autant. D'ailleurs, l'inconnu avait vraiment l'air de me prendre pour une cruche. Et moi aussi, en réalisant que j'aurai pu trouver mon chemin avec l'étoile du nord. Tant pis, maintenant j'en étais là. Je le suivis alors dans la petite ruelle face à nous où l'homme que je suivais se fit bousculer. Et les insultes fusèrent. Quel grossier personnage ! Mais si je voulais arriver jusqu'à l'estrade où apparemment quelqu'un nous attendait, il fallait en passer par là.
Je ne l'écoutais pas, me contentant simplement de le suivre. Je savais qu'engager la conversation l'aurait énervé plus qu'autre chose, alors la boucler était peut être mieux. On descendit quelques marches et soudain une foule attendait devant une personne qui se tenait au dessus de tous. La ministre, attendant pour commencer son discours. Lorsqu'elle leva la main, le silence se fit et elle expliqua avec ferveur ce qui nous amenait ici. Une chasse aux bonbons. Ça allait être amusant ! Enfin, encore fallait-il que je trouve quelqu'un qui accepterait de se mettre en équipe avec moi ... Je pensais alors à l'homme qui m'avait permis de trouver mon chemin. Mais accepterait-il ? Si c'était pour faire la tronche toute la soirée ça n'allait pas être des plus festifs.
Surtout que les aurors trainaient partout. Y avait-il des mangemorts ? Je n'espérai pas. Et si l'homme avec qui j'étais était un mangemort ? Non, impossible. Je refusais d'y penser. Prenant mon courage à deux mains, je proposai à l'homme à côté de moi.

" Excusez moi, mais accepteriez vous de partir à cette chasse aux bonbons avec moi ? "
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Lun 29 Oct - 16:59

HRPG / ceci est un post que j'aurai dû mettre bien avant donc pas se fier à ça pour vos suites les n'amis ^^

Une lumière était apparue, faisant fureur dans l'assemblée. Ridicule ! Ce n'était qu'une lumière rouge après tout. Mais déjà, on voyait les têtes se tournaient dans tous les sens, pour savoir si quelqu'un n'avait pas la baguette pointée vers le ciel. Mais non, personne évidemment. Alors le monde se dispersa pour essayer de trouver d'où cela provenait. Et moi, j'attendais, comme un imbécile. Bientôt, j'étais seul au milieu de nul part. Bon ... Je me décidai alors à bouger. Si quelque chose nous attendait, autant se dépêcher. Je sortis ma baguette, prêt à jeter un sort si l'on voulait m'attaquer. Je me mis à marcher rapidement dans la première ruelle qui était face à moi. Personne ... N'avait-il pas choisi les ruelles les plus près ? On dirait bien que non. Néanmoins, je continuais par là, étant persuadé que la petite luciole rouge venait de là. Mais bientôt, je tombais sur un cul de sac. Pxtain ! Le juron sortit tout seul alors que je faisais demi-tour. Je pris alors la ruelle la plus fréquentée qui descendait vers je ne savais où. Je suivais le mouvement, comme toutes les personnes seules. D'ailleurs, je me sentais vraiment seul, sur le coup. Mais je continuai, entendant les conversations des gens et voyant quelques aurors trainer par ci par là. Ridiculement ridicule ! Oui, c'était facile de les reconnaître, ils n'étaient pas déguisés. Juste sous polynectar .. Pitoyable ! Mais bon ce n'était pas mon problème.
J'entendis les gens parler d'une estrade à trouver. Ah, première nouvelle. Ca ne pouvait pas être un mangemort. Et puis, de toute façon, je serais au courant. La ministre ? Fort possible, pour montrer que tout allait bien. Qu'elle était pitoyable ! J'étais énervé oui ! je marchai rapidement et le premier en travers de mon chemin le sentirait passer, croyez moi !
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Phineas Wentworth

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 31 Oct - 16:22

Cela faisait donc un certain temps que le professeur s’était immiscé dans la foule d’Halloween, attendant patiemment l’ouverture de la fête, bien qu’il ne fût pas particulièrement enthousiaste d’être là. Le temps paru d’ailleurs très long étant donné qu’il n’engagea de conversation avec personne, se contentant d’examiner les costumes des autres sorciers. Il nota ainsi certaines originalités qu’il fallait reconnaitre telles que cette femme vêtu de blanc, au visage dont semblait avoir coulé des larmes de sang, et de magnifiques ailes noires dans le dos. Mais si certains accoutrements étaient particulièrement réussit, d’autres en revanche, laissait quelques peu songeur. C’était notamment le cas du drôle d’individu qui avait opté pour ce qui semblait être un druide celtique ou quelque chose dans le genre, ce qui n’était foncièrement pas dans l’esprit de la fête mais le bougre n’avait sans doute pas voulu trop se casser la tête. Il avait simplement rajouté une cicatrice ensanglanté sur le visage pour marquer le coup. Mieux encore, Phineas reconnu sans peine le célèbre auror du nom d’Alastor Maugrey, qui lui, n’était pas déguisé du tout (enfin selon ses critères). Le vieil homme devina que c’était surement là pour des raisons de sécurité, montrant ainsi que le ministère, outre le fait d’organiser la fête, en assurait également la sécurité. Toutefois, Phineas s’amusa à penser que cela devait bien arranger l’auror qui n’était pas connu pour son sens particulier de l’excentricité et son amabilité exacerbé. Enfin ! Les aurors veillaient… Il convenait de s’en réjouir après tout, chacun n’étant pas sans savoir qu’une infiltration mangemort durant les festivités était plus qu’à prévoir.

Un individu attira plus particulièrement l’attention du professeur. Celui-ci n’étant aucunement déguisé, il était reconnaissable de tous. Il se nommait Torben Badenov paraissait-il. Ce jeune homme travaillait auprès d’Hagrid, le secondant dans sa tâche de garde-chasse. Si Phineas appréciait énormément le demi-géant, il ne pouvait en revanche pas en dire autant avec son assistant. Non pas qu’il le détestait, mais il n’avait tout simplement jamais cherché à discuter avec lui. Le fait que l’opprobre était sur lui pour avoir été un mangemort n’était pas une cause à cette situation. En vérité, cette affaire-là, il s’en moquait totalement. Il s’en moquait d’autant plus le jeune Torben n’en avait même plus souvenir lui-même. A vrai dire, il éprouvait une certaine admiration pour lui en vertu de son caractère malin qui l’avait conduit à se jeter un sort d’amnésie afin d’échapper à la justice. C’était plutôt remarquable il fallait le dire, et surtout courageux pour avoir la volonté d’oublier tout de son passé. Bien sûr, mieux valait garder cette pensée pour lui au risque d’effrayer quelques mentalités étroites.

Tandis qu’il faisait nuit noire et que le temps se faisait de plus en plus long, une soudaine petite lumière rouge déchira le ciel, attirant instinctivement le regard de l’ensemble des protagonistes de la place. Un silence tomba alors que l’étincelle semblait vouloir indiquer une direction. Puis, l’excitation de l’assemblée repris de plus belle. Les plus téméraires se précipitèrent déjà vers le chemin de la source lumineuse quand d’autres eurent un brin d’hésitation avant de finalement suivre le mouvement de foule. Ce que Phineas ne fit précisément pas, préférant se retirer de la masse avant d’être emporté dans la mêlé. C’est alors qu’il fut plongé dans la consternation la plus totale. Il était facile d’identifier ces sorciers à un groupe de mouton sans cervelle et dénué de toute discipline. C’était tellement vrai qu’il remarqua une femme au sol, sans doute retrouvé dans cette situation après s’être fait bousculer, se faisant allègrement piétiner les mains. Une vraie bande de sauvage… Le vieil homme se serait bien rendu à son secours mais étant à l’exact opposé de la place, cela lui aurait valu de subir le même sort même s’il était plus costaud, en essayant de traverser le courant. Heureusement, elle finit par se débrouiller seule et suivre comme les autres. Pourquoi ces gens s’empressaient-il ? Après tout, rien ne garantissait que tout ce cinéma fût officiel. Finalement, ils ne restaient plus que quelques récalcitrants. Parmi eux, certains rebroussèrent chemin, abandonnant ainsi la fête. Cette idée était bien tentante dans l’esprit du professeur mais il ne voulait tout de même pas se résigner à cela alors qu’il avait préparé cette soirée avec un soin particulier. Avec un profond soupir, Phineas abdiqua finalement. D’un pas nonchalant, il prit la direction que la masse avait empruntée plus tôt, se demandant quel traquenard l’attendait au bout. Parce que si la majorité avait suivi benoitement, lui, craignait une intervention étrangère à la fête. Mais peut-être se trompait-il.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Jeu 1 Nov - 2:07

Il se sentit alors poussé. Tant bien que mal, Severus Rogue réussit à rétablir son équilibre en chassant un pas de côté. Il remontait son regard lentement entendant des paroles se basant plus sur du pessimisme que de l’optimisme. Les genoux pliés, le jeune homme fit le geste inverse pour remonter finalement le torse. Elle désirait partir ? Soit. Dommage que cette jeune femme portait le plus beau déguisement sur des lieux à la ronde. Un zombie parfait qui attisait l’admiration de notre cher jeune sorcier.

Il se releva ne semblant ressentir aucune envie de compassion pour une personne atteinte de paranoïa aigue lorsqu’elle se retrouvait au milieu d’une foule. Il soupira légèrement et ne sut quoi amener de plus sur ce sujet. Severus alla même baisser son regard de jais n’observant que la personne du bas vers le haut. Quoique, en même temps, il pouvait comprendre que cette ministre incapable de retrouver la trace d’un tout petit Mangemort de rien du tout l’agaçait. Même lui, elle l’avait laissé en liberté.

- Je dois avouer que la ministre de la magie est une incapable.

Dit-il alimentant une forte propension à la moquerie et au sarcasme. Son ton de voix fut assez bon pour passer son message à la jeune femme sans – parce que s’en était une très clairement – l’élever trop haut. Ainsi, l’autre femme alias la perdue ne dut certainement rien entendre de ses mots. Justement, en parlant du loup – ou de la louve – elle lui proposait clairement de jouer à la chasse aux bonbons en sa compagnie. Un coup à son cœur surprit Severus et sur ce il se tourna en la direction de son interlocutrice. Il ne s’attendait nullement à ce qu’une personne lui propose de faire … Équipe. Il se rappelait porter un masque tout comme un déguisement le rendant totalement indiscernable. En temps normal, qui voudrait jouer avec Severus Rogue dites-moi : le jeune homme hystérique ayant attaqué et presque tué son pire ennemi ?

- Peut-être …

Fit-il murmurant ce mot tout en haussant machinalement des épaules. Son regard squattait l’horizon : enfin, ce qu’il pouvait voir jusqu’à ce que la foule lui barre le chemin. Ses yeux se posèrent en la Ministre de la Magie semblant attendre. Puis, Severus se tourna vers les gens agrippant chacun un panier pour partir à la chasse aux bonbons. Il se sentit triste une fois de plus. Il avait envie oui de jouer aussi. Certes, ce serait beaucoup plus amusant avec elle, Lily. La chasse aux bonbons ne pourrait pas se faire avec une inconnue. Néanmoins, il revint porter son regard en direction de Rosamund qu’il ne reconnut aucunement. Ce fut son professeur d'astronomie. Faut-il simplement vous le rappeler ? Il leva sa baguette magique et ralluma la lumière simplement pour … Eh bien, pour voir un peu plus le visage à qui il s’adressait. Ce pouvait être drôlement bizarre de ne fixer que du noir.

- D’accord. Tant que c’est gratuit.

Une manière lasse comme s’il aimerait être ailleurs ou plutôt avec une autre personne. Certes, Severus Rogue n’en dira rien et encore moins à une voir deux inconnues. Il reporta justement son attention sur la zombie et lui lança sans trop de considération remplit d’un Oh ! Un gros sarcasme.

- Et vous vous devriez partir avant de causer le meurtre de la ministre.


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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Jeu 1 Nov - 7:59

La ministre continuait son discours. Il était plutôt bizarre de la voir enjouée en ces temps. Mais bon. J'essayai de suivre son discours parmi le brouhaha constant quand soudain, l'homme qui se trouvait à côté fut pousser. Nous étions un peu à l'écart de la foule. L'homme tomba, tandis que la personne l'avait poussé s'arrêta et s'excusa. C'était une femme, cela s'entendait dans sa voix. Je m'arrêtai et écoutai les deux personnes débattre presque sur les compétences de la ministre. Non que je ne la porte dans mon cœur, il allait de soi, mais ce n'était pas non plus l'une des meilleures que nous avions connu. Elle pouvait faire mieux, j'en étais convaincue.
Je pensais que la jeune femme ayant bousculé l'homme près de moi s'osait à demander à faire la quête aux bonbons avec nous. Ne devions-nous pas être par deux ? Soit. De toute manière, l'homme hésitait. Parce que je venais de le lui demander, et parce que l'autre jeune femme ne l'avait pas formulé. Je sentais l'envie de faire la quête qui parcourrait l'homme. Mais le genre bourru qu'il se donnait devait cacher une envie profonde de s'amuser, de quitter le masque qu'il postait certainement depuis longtemps. Un grand sensible ? Une peur du regard des autres ? Aucune idée. Peut être un peu des deux, mais quoi qu'il en fut, je n'étais pas venue pour faire de la psychologie sur les autres. Non non.

La jeune femme était toujours près de nous. Avait-elle aussi réellement envie de partir ? L'homme me donnait finalement sa réponse. Il acceptait de faire la quête, ce qui me fit sourire. Surtout la fin. Du moment de c'est gratuit. De l'humour, je devais m'y attendre. Mais, avec une désinvolture des plus neutres, il conseilla à la jeune femme de partir clairement. Le meurtre de la ministre n'était qu'un prétexte pour se débarrasser d'elle, non ? Je pris tout de même quelques secondes pour m'adresser à la jeune fille.

" Ce serait bête d'être revue pour repartir vous ne croyez pas ? Allez donc dans la foule, je suis sûre que vous allez trouver quelqu'un pour faire cette chasse aux bonbons avec vous. "

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Phineas Wentworth

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Jeu 1 Nov - 11:06

Tandis que les ruelles défilaient autour de lui à mesure qu’il progressait vers le lieu indiqué, Phineas s’interrogeait de plus en plus. Et si cette lumière cachait quelque chose ? Une mauvaise surprise ? Un guet-apens made in mangemort ? Le professeur n’avait encore jamais eu affaire à eux jusque-là mais il avait bien connaissance de leur niveau de fourberie. Il fallait s’attendre à tout. Surtout en sachant qu’ils avaient déjà réussi à déjouer la sécurité de Poudlard, de Gringotts et de St Mangouste. Trois endroits hautement symboliques donc. Il paraissait évident qu’une vulgaire fête d’Halloween en plein Pré-Au-Lard serait un jeu d’enfant pour les mages noirs. Et comme le goût du défi ne semblait pas vraiment dans leurs gènes, cette simplicité n’allait certainement pas les laissé docilement dans leur sombre repaire. Ils ne crachaient pas sur une proie facile et encore moins si elles étaient en grand nombre. Toutefois, ce qui pouvait le rassurer, c’est qu’aucun crie de terreur ne lui parvenait aux oreilles. Le silence seul régnait, uniquement perturbé par le son de ses bottes sur les pavés et ceux de quelques autres devant et derrière lui. Alors qu’il fût bientôt arrivé à destination, Phineas perçut une voix de femme. Quelqu’un faisait apparemment un discours, bien qu’étant donné la distance qui les séparaient, il n’en pu rien discerner. Il pressa soudainement le pas, les chaînes de son pantalon sonnant de plus belle, jusqu’à ce qu’enfin, il retrouva le peloton. Ce dernier est d’ailleurs amassé devant une large estrade où se tenait fièrement… La ministre de la magie en personne !

Margaret Lundy s’était crevé à faire le déplacement pour animé une vulgaire fête ? Voilà qui était bien curieux ! La foule se mouvait à nouveau. Visiblement, la ministre avait terminé son discours, et Phineas avait bien évidemment tout raté. L’ancien Serpentard observa alors les gestes des autres. Que faisaient-ils ? Certains se rapprochaient de l’estrade pour se saisir de ce qui semblait être un panier d’osier quand d’autres fixaient toujours la ministre avec un brin d’animosité dans le regard. Il fallait dire qu’elle n’était pas particulièrement appréciée de la société sorcière et que sa cérémonie d’ouverture n’avait sans doute pas plu à tout le monde. Mais qu’avait-elle bien pu dire ? Face à l’étrange scène qui se déroulait sous ses yeux, le professeur choisit d’intercepter une personne au hasard pour se tenir au courant, à savoir une espèce de troll avec une hache planté au milieu du crâne. Ce qu’on lui raconta ne fut certes pas pour l’enchanter. Cela semblait d’ailleurs tellement loufoque qu’il se demanda un instant si on se payait pas sa tête mais ce qu’il avait sous les yeux témoignait de la véracité des propos de l’individu. Phineas réprima une grimace de mécontentement. Ainsi, la ministre les prenait pour des pitoyables gamins. Une collecte de friandises ? On tombait là vraiment dans le crétinisme ! De plus il fallait procéder à cette récolte en duo. Voilà qui était le pompon. Lui qui était arrivé seul par soucis de discrétion et de crédibilité envers lui-même, devait à présent se trouver un coéquipier. Autant dire qu’il regrettait de plus en plus d’avoir eu l’audace de quitter le château. Qu’avait-il donc eu à l’esprit ? N’aurait-il donc pas été plus glorieux de rester au coin d’un bon feu à préparer les cours suivant de soins aux créatures magiques pour les mois prochains ? L’envie de regagner le domicile le repris à nouveau violemment.


    - Je crois que je vais plutôt rester là et attendre que les autres aient finit leurs petites recherches… Ceci n’est certes plus de mon âge ! Se surprit-il à dire à voix haute.


Plusieurs visages ensanglantés se tournèrent dans sa direction mais il n’en tint pas rigueur. Après tout, c’est vrai ! Pourquoi ne pas laisser les autres s’amuser à cette petite sauterie et attendre la suite des évènements ? Seulement une fois de plus, il déchanta. L’un des monstres s’étaient détaché pour l’informer que cette étape était indispensable pour accéder à la suite. Bien… Phineas ne chercha même pas à dissimulé sa consternation. Et il n’était visiblement pas le seul à trouver ce petit jeu stupide. Bon… Puisqu’il fallait s’y mettre… Mais première difficulté, trouvé un partenaire pour cette quête ! Ça allait être du gâteau étant donné le nombre de personne qui avaient déjà choisi le leur. Quitte à se taper l’air ridicule en allant mendier des bonbons, autant se taper aussi le ridicule en cherchant un coéquipier. De toute façon, personne ne savait qui se cachait derrière ce polynectar parfaitement réussit. C’était le moment de faire un petit coup d’éclat à la manière du sujet d’origine auquel il avait pris l’apparence. Ecartant les bras en geste d’invitation, Wentworth héla les retardataires et les solitaires :

    - Bien ! Quelle créature du Diable va se joindre à ma démoniaque personne pour cette collecte infernale ?
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Adrian Ivanov

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Jeu 1 Nov - 22:10

    Des citrouilles, des chauves souris, une estrade sur laquelle la Ministre discutait avec certains de ses conseillers assurément. Adrian regardait tout cela, se demandant ce que ça faisait d’être à la place de la Ministre. Être devant une foule. Exposer ses idées. Revaloriser les runes et montrer leur puissance à tous les sorciers. Faire cesser cette peur de la magie noire, faire tomber le mur qui interdisait les sorciers de l’utiliser. Ecraser la peur de la magie sombre, écarter les préjugés sur les arts ténébreux… Adrian survola la foule du regard pour le poser au final sur les paniers qui partaient comme des petits pains. Des groupes de deux, des groupes plus nombreux, les commerçants étaient pris d’assauts et le professeur de Runes essayait de comprendre clairement ce qu’il avait loupé. D’une main experte, il remit en place sa cape, se demandant si le symbole des Graphistes qui était cousu dessus devait être mis en avant ou être en revanche, caché. De toute manière, vue l’obscurité, ce n’était pas un réel souci.

      Excusez-moi, pouvez-vous me dire ce qu'il se passe?


    Le bond que fit Adrian en sentant quelqu’un agripper sa cape aurait pu faire rire bien des gens, si ça n’avait pas été le signe d’une nervosité importante et d’un stress aussi élevé. Le professeur de Runes fit volte face pour regarder qui l’avait ainsi pris par surprise et darda ses yeux chocolat dans ceux de la « veuve noire » qui venait de lui parler. Il la mettait en joue de sa baguette, un sort sur le bord des lèvres. Lentement, Adrian baissa sa baguette et tenta de se décrisper. Qu’est ce qu’elle lui avait demandé déjà ? Ce qu’il se passait ? il n’en avait pas la moindre idée. Enfin, il avait bien une petite idée, vu le mouvement de foule et les éclats de rire, mais c’était à peu près tout. Lorsqu’il s’apprêta à exposer son point de vue, Adrian s’aperçut qu’il avait encore la main crispée sur sa baguette. Lentement, il desserra sa prise sur sa baguette qu’il rangea soigneusement dans la poche de son pantalon.

      « A dire vrai, je ne sais pas exactement. Si on regarde les gens, ils vont chercher des paniers au pied de l’estrade. J’imagine qu’il y a des « bonbons » à récolter. Je n’ai pas entendu, je suis arrivé après coup. »


    Adrian se gratta la barbe. Ce n’était pas franchement agréable. En fait, s’il avait jamais eu envie de se laisser pousser la barbe, c’était désormais une envie oubliée, passée, totalement dépassée. Alexei Ivanov ne portait pas la barbe non plus. Adrian eut un sourire en se demandant si son père avait fait la même expérience de la barbe que lui. S’avançant un peu vers l’estrade, Adrian jeta un regard à la jeune femme, comme pour l’inviter à le suivre. Se souvenant de sa réaction lorsqu’elle l’avait abordé, Adrian voulut s’excuser :

      « Oh, pour tout à l’heure… je suis un peu à cran. La nuit, sans doute. Comment vous appelez vous ? »


    Un cri détourna un peu mon attention: ce qui devait être un adulte déguisé cherchait un partenaire pour... une collecte ? Par le caleçon décousu et délavé de Merlin, mais alors... il y avait bien une collecte de bonbons en cours en fait ?

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Maël J. Fontaine

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Ven 2 Nov - 11:17

    Elle était là. Devant nous. Rayonnante. Je n’arrivais pas à savoir si elle jouait un jeu ou si elle était réellement heureuse. De toute manière, comme je m’évertuais depuis le début de la soirée à oublier l’absence de Robert, je n’avais rien à lui dire. Robert… Voilà que je pensais à Sasha maintenant, elle qui m’avait envoyé par hibou une photo de son déguisement. Un zombie, éminemment classe. Plus classe que la harpie qui se pelotonnait contre moi, notre anonymat et sa témérité la poussant à outrepasser les limites qu’elle se serait décemment imposées si la soirée n’avait pas été déguisée. Je passai mon bras sur son épaule, et j’entendis derrière moi des gens se souffler « regarde le petit couple, comme ils sont mignons… ». J’avais le goût amer de la trahison dans la bouche, comme si je trahissais Sephora, mais plus encore Evelyne. Pourtant, je ne la trahissais pas. Elle l’avait fait en premier. Et je revenais toujours aux mêmes pensées, même lorsque je décidais de les écarter pour une soirée. Lavande trépignait sur place, se demandant ce que la Ministre allait pouvoir dire. Celle-ci du entendre les pensées de ma cavalière, si peu cavalière soit dit en passant pour le petit jeu de mot, car d’une voix aussi joyeuse que son visage, elle dit :

      « Mesdames, Messieurs, enfants, élèves, je suis heureuse de vous retrouvez ce soir. Merci à vous d’être venus si nombreux pour célébrer cette soirée placée sous l’étoile de la fête, de la bonne humeur et de l’amitié. … »


    Je n’écoutais déjà plus. Lorsqu’elle avait commencé à parler, j’avais remarqué l’araignée sur son chapeau, et Lavande aussi… Lavande qui saisit l’opportunité pour me murmurer :

      « Maël… j’ai… j’ai peur des araignées… Tu… tu crois que c’est une vraie ? »


    Je levais les yeux au ciel, passablement… désabusé. Elle voulait vraiment tout faire pour me faire flancher. Et la Ministre avait continué son discours, et je répondis rapidement à Lavande un « Ah mon avis, non, mais dans tous les cas, elle est stupéfixiée, donc y’a aucun souci. Et écoute, si tu veux savoir ce qu’on nous a préparé ! ». La Ministre était d’ailleurs en train de l’expliquer. Des bonbons ? Des paniers ? Des commerçants et des défis ? Elle était purement géniale cette Ministre ! Et Lavande était de mon avis vu qu’elle applaudissait frénétiquement, se préparant sûrement à se jeter sur les paniers… Et je n’étais pas en reste. Une récompense pour les meilleurs chasseurs ? Ils avaient déjà un nom : Maël le grand brûlé et Lavande la Harpie coureuse de caleçon, si l’expression se disait. Et il me tardait d’ailleurs d’officialiser ce fait. Nous fûmes parmi les premiers à atteindre l’estrade et je fis un grand sourire à la Ministre, juste avant de me souvenir qu’elle ne pouvait théoriquement pas me reconnaître et qu’en plus elle n’en avait rien à faire d’un sorcier qui lui disait bonjour. Elle était déjà en train de discuter avec un Moremplis et Squelette, sûrement quand à l’organisation de la suite de la fête. Un grand sourire était épanoui sur mon visage, et sur celui de Lavande lorsque, armés d’un panier et de nos rires, nous partîmes en courant vers les magasins. Nous croisâmes une zombie qui ne semblait pas ravie d’être là, et qui discutait avec un cavalier noir et …. J’avais du mal à déterminer ce que représentait le déguisement de la dernière personne. Lavande et moi s’arrêtâmes, notre panier encore vide, mais pas pour longtemps me fis-je la promesse, qui se balançait au bras de ma cavalière. J’interpellais les trois sorciers :

      « Bah qu’est ce que vous faites encore aussi loin de la fête ?! Vous n’avez pas de coéquipier ? C’est trop la classe pourtant hein ?! Allez quoi, souriez ! »


    Je sautillais sur place, accentuant passablement le fourire de Lavande qui me regardait toujours de ces yeux emplis d’admiration que je m’imaginais certainement au final…
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Ven 2 Nov - 15:59

Remus n’aimait pas être compressé dans un bain de foule. Ce n’était pas son truc mais pas du tout. Il détestait même cela. Les gens qui se poussaient, se marchaient presque dessus, la pression de tous les corps sur le vôtre, les odeurs mélangées... Dont certaines étaient vraiment très fortes et pas très bonnes. Se rapprochant lentement mais sûrement, il commença à apercevoir une estrade au loin. Au fond de lui, il y avait toujours quelque chose qui appréhendait. Sa main ne pouvait s’empêcher d’être crispée sur sa baguette dans le cas où des mangemorts débarquerait, dans le cas où cette étincelle serait un piège : il serait prêt. Mais bien vite, il comprit que ce n’était que quelque chose préparé apparemment par le ministère qui, dans ces climats de peur et de doute, n’avait rien trouvé de mieux à faire que de justement appuyer sur le point sensible. Remus jugea ce comportement vraiment... Enfin, ce n’était pas vraiment le genre de choses qu’il approuvait.

Margaret Lundy. Une Margaret Lundy rayonnante dans son habit. Un peu trop même pou l’occasion. Un peu trop quand on connaissait la situation actuelle de leur pays avec la menace de Voldemort qui planait sur leur tête à tous. Vous l’aurez compris, Remus n’avait pas vraiment la tête à s’amuser sans pouvoir garder à la tête ce qui se passait. La ministre était vêtue pour ce jour d’une robe plus ou moins sobre. On aurait pu croire qu’elle ne s’était pas déguisée pour Halloween... Hormis la présence d’une araignée qui pendait sur son chapeau de sorcière. On aurait juré que c’était une vraie qui avait été pétrifié pour l’occasion mais ça, Remus était trop loin pour pouvoir savoir si c’était une vraie ou pas - et d’un côté, il s’en fichait en fait. Il était beaucoup plus intéressée par le fait de sa présence. Que faisait-elle là? Qu’allait-elle leur dire? Etait-elle juste là pour annoncer le bal ou le début de la fête? Y avait-il des mangemort dans l’assemblée? Son voisin de droite en était-il? Et celui de gauche? Des Aurors eux aussi déguisés étaient sûrement eux aussi dans la foule, veillant discrètement au bon déroulement de la party.

C’est la seconde chose qu’il aperçut de loin. Que faisait-elle là? Du moins, c’était quelqu’un qui lui ressemblait. Peut-être était-ce un mangemort sous apparence de la ministre? Le lycan avait toujours préféré la méfiance à toutes choses ; ne jamais prendre les apparences comme elles se présentaient à l’oeil. Cela faisait pas mal de temps qu’il n’avait pas vu la ministre - il ne s’en plaignait d’ailleurs pas. /La dernière fois qu’il l’avait vu était sûrement lors de sa dernière année à Poudlard et les évènements qui s’étaient déroulés ce jour-là, il n’était pas prête de les oublier. Il gardait un léger goût amer de ce jour.

Blablabla. Blablabla. La ministre parla. Le discours habituel. Elle leur souhaita une bonne soirée et espérait qu’ils allaient bien s’amuser... Une chasse aux bonbons? Hein? N’avaient-ils pas passé l’âge? Sérieusement, ils allaient faire une chasse aux bonbons? … Une équipe de deux? … Super... Remus jeta un regard autour de lui. Il y avait pleins de gens mais immobile, les bras ballants, Remus ne bougeait pas. Il avait toujours détesté faire des équipes. Il n’avait jamais osé aller vers les uns et les autres et puis, les Maraudeurs étaient au nombre de quatre donc les équipes de deux étaient souvent rapidement faîtes par le passé.

Remus regretta presque d’avoir suivi la piste de l’étincelle rouge... Faire une chasse aux bonbons pour montrer que tout allait bien alors qu’en vérité tout allait mal. C’était bien le genre de stratagème dont était capable le ministère. Avec tout ce qui se passait dans le monde actuellement, le lycan trouvait cette chasse au trésor un peu déplacée il est vrai et il se situait plutôt parmi la deuxième catégorie de gens que la ministre avait cité : ceux qui trouvait cette idée plutôt ringarde et enfantine... Non pas qu’il n’aimerait pas un peu retrouver son côté enfantin - côté enfantin qu’il avait perdu il y avait déjà fort longtemps. Savait-il encore ce à quoi ressemblait d’être un enfant et s’amuser de tout et de rien? Cela faisait si longtemps qu’il n’avait plus penser comme un enfant... Cette innocence-là, il l’avait perdu lors de sa sixième année. Cela pourrait être bien de participer à une chasse aux bonbons à Halloween une fois dans sa vie, non?

Déjà des groupes s’étaient formés et des gens s’étaient précipités vers l’estrade pour s’emparer d’un panier. C’était comme dans les énormes supermarchés moldus où les gens se bousculaient parce qu’il y avait des prix sur il ne savait quels produits. On dirait des troupeaux de moutons. Remus détestait cela. Il se retrouva lui-même bousculé par quelqu’un et un juron lui échappa. Lorsqu’il chercha des yeux qui il s’agissait, la personne était déjà passée. “Ça s’annonce bien dis donc...”. Il n’avait aucune envie de faire la course à vrai dire pour récupérer des bonbons dans les boutiques du village... D’ailleurs il n’avait même pas de coéquipiers.

Les duos une fois créés commençaient à s’éloigner avec leur petit panier et Remus restait toujours là, sans bouger, la timidité le gardant ancré au sol, n’osant demander à personne de faire équipe avec lui... De toutes les façons, tout le monde était déjà sans doute pris.

HJ : Désolé, mais je sais pas avec qui aller là... ^^"

Edit anim : merci de lire le post du MJ entièrement !

HJ : ?? J'ai lu tout le post...
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Evey Lowan

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Ven 2 Nov - 17:00

Un fou rire faillit la prendre par surprise lorsque sa nouvelle amie munie d’une hache l’appela « monsieur ». Il faut dire qu’avec sa citrouille la rouquine ne devait pas avoir une voix des plus glamour. Mais être prise pour un homme…Cela était presque trop pour la jeune femme et elle ne pu retenir un premier rire amusé qui devait semblait être bien incompréhensif pour la demoiselle qui l’accompagnait.

-Tu me vois ravie de faire votre connaissance Camélia. J’espère que ça ne te dérange pas que je te tutoie…Et tu préfères Lily ou Camélia ? J’ai une bonne amie qui s’appelle Lily d’ailleurs ! Quelle coïncidence n’est-ce pas ! Une jeune femme adorable, et en…

Elle n’eut le temps de finir sa phrase, la voix amplifiée de la ministre retentit dans le carrefour imposant immédiatement le silence dans l’assemblée pourtant colossale, des sorciers présents. Immédiatement, l’irlandaise se retourna vers l’estrade, un sourire caché par sa tête de citrouille, flamboyant sur le visage. Enfin, ils allaient savoir le déroulement de la soirée, les animations prévues et tout ce qui allait avec. Evey qui avait fini par lâcher le bras de la guerrière, se retourna vers cette dernière à l’annonce de la chasse aux bonbons. Malgré l’apparence méchante de son légume, la jeune sorcière sautait presque littéralement de joie. Elle se tourna vers Camélia, dit Lily et qui lui rappelait son amie, mariée depuis peu et qui devait à présent être enceinte jusqu’aux yeux. Ses pensées dérivèrent un court instant vers l’ancienne Gryffondor. Peut-être la jeune femme qu’elle avait croisée auparavant puis perdue était la belle Lily Evans ! SI tel était le cas, alors elle s’en mordrait les doigts ! La préfète se promis d’envoyer un hibou à la futur maman si tôt rentrée à Poudlard pour savoir le déguisement de celle-ci et si, oui ou non, c’était elle qu’elle avait lamentablement perdu dans la foule.
Ces souvenirs ne durèrent que quelques secondes, et déjà la jeune sorcière retrouvait son entrain habituel, découplé par l’idée d’une chasse aux bonbons.


-On fait équipe ? Ca va être super méga trop cool ! Je sais pas toi, mais moi j’adore cette idée ! Aller voir les commerçants, passer l’épreuve et récolter des bonbons ! On va bien s’amuser j’en suis sûre ! S’exclama la jeune femme. Au fait, je ne me suis pas présentée, Lucas pour vous servir ! Ajouta la sorcière. On la prenait pour un homme ? Tant mieux, n’avait-elle pas tout fait pour ? Alors autant jouer le jeu jusqu’au bout…Et pourquoi Lucas ? C’était tout simplement le prénom de son petit frère chéri qui lui avait décidé d’aller à la fête avec sa jumelle. Evey ne les avait toujours pas repérés, dans leurs costumes identiques de zombis siamois. Elle savait cependant que tous les deux seraient tout aussi enchantés qu’elle de partir à la quête du panier le mieux garni. Une lueur de tendresse illumina ses yeux océan, mais encore une fois, personne ne pouvait la contempler.

A peine les derniers mots retentir, qu’Evey se lançait déjà vers l’estrade, faisant bien attention à garder avec elle son amie du moment. La simple idée que cette dernière n’appréciait pas tant que ça le concept et sa présence soit disant masculine, ne l’effleura même pas. D’un geste vif digne de son poste de gardienne de quiddicth, la rouquine attrapa l’anse en osier et manqua de faire une petite danse, mais se retint au dernier moment, histoire de ne pas de faire passer pour une citrouille névrosée sous potion de félix felicis !


-On est partis ? Tu as une boutique où tu veux aller en particulier ? Personnellement j’irai bien faire un tour du côté de la petite boutique à côté qui vendent des articles de quiddicth !

A peine dit, aussitôt fait ! La jeune sorcière entraina la jeune femme sauvage en direction d’une petite échoppe qui faisait le coin d’une rue parallèle, à quelques mètres à peine de là. Ce n’était pas tant la récompense qui motivait Evey, mais la simple idée de résoudre des énigmes, de passer des défis ou relever tout ce que les commerçants leurs proposeraient afin de gagner des bonbons ! Elle avait toujours adoré cette fête des morts ! Surtout que la colline pleine de brouillards qui entouraient sa maisonnée était quelque peu le déco idéal pour ce genre de cérémonie.

Les deux jeunes femmes poussèrent, après leur ascension ardue vers le haut de la rue, la porte du magasin. Il faut dire que les rues ne désemplissaient pas vraiment. En effet, certains arrivaient trop tard et se pressait comme des raisins pour essayer de deviner ce qui s’était passer quelques minutes avant. Le magasin était vide, pour le moment, sans doute la plupart des participants se dirigeaient vers les magasins de bonbons, ou leurs échoppes préférées. Mais l’irlandaise ne se faisait pas d’illusion, les amateurs de Quidditch n’allaient pas tarder à faire leur entrée à leur tour…Peut-être croiseraient-elles James, ou Sirius et Sephora ?!


-Bonsoir Monsieur !


Lança-t-elle gaiement au gérant qui n’avait absolument aucun moyen de la reconnaître sous cet attirail. Son cœur battait déjà la chamade avant même de savoir ce qui les attendait ici.
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James Potter

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Ven 2 Nov - 17:28

La soirée, que James s'était attendu à passer en compagnie de sa délicieuse épouse, prenait une toute autre tournure. Et le Maraudeur n'était pas bien sûr de ce qu'il devait en penser. La manière dont Lily l'avait laissé en plan lui restait carrément en travers de la gorge, et il comptait le lui balancer à la figure à la première occasion. Elle apercevait un quart du chapeau de Marlène et elle le laissait tomber comme un vieux parchemin ? Sympa. James allait lui expliquer ce qu'il pensait de ses manières. Parce que si les rôles avaient été échangés, si c'était lui qui s'était précipité vers Sirius en laissant Lily toute seule, il était certain qu'il s'en serait pris plein la figure. En plus, sa chère et tendre n'avait même pas daigné répondre lorsqu'il lui avait demandé de promettre de s'occuper de sa propre sécurité avant celle de qui que ce soit d'autre si les choses tournaient mal. De fait, notre Cornedrue se retrouvait abandonné par sa femme, sans aucune certitude de la retrouver en un seul morceau si Voldemort se pointait. Et il allait se pointer, c'était une évidence.

Heureusement, la présence de Patmol à ses côtés lui évitait de piquer une crise de colère. Il allait passer la soirée avec son frangin, ce qui en soit était plus que bien. Finalement, il ne s'en sortait pas si mal, d'autant plus qu'il y avait longtemps qu'il n'avait pas fait une soirée en tête à tête avec Sirius. Le légendaire duo de Maraudeurs faisait son comeback, et Pré-au-Lard allait s'en rappeler. Le jeune Potter se tourna vers son camarade pour lui déclarer que s'il avait rendez-vous avez une fille, il avait plutôt intérêt à annuler. Ce dernier lui répondit que la soirée était à eux, et que James était le seul qui comptait. L'auror eut un petit rire à cette remarque, puis fronça les sourcils lorsque son frère lui proposa d'essayer de retrouver la tigresse. Il fit non de la tête.

-Laisse tomber, y a beaucoup trop de monde pour retrouver qui que ce soit, maintenant. Si elle avait vraiment voulu passer la soirée avec nous, elle serait pas partie comme ça. Il passa son bras autour des épaules de Sirius.Et puis, je pense qu'on va bien s'amuser mon Patmol chéri. Comme de vrais Maraudeurs !

Il eut un sourire en coin, le genre de sourire qui annonçait toujours un mauvais coup. James était presque devenu un adulte à temps plein depuis qu'il avait quitté Poudlard (même s'il restait le Cornedrue que ses amis connaissait, par bien des côtés), et rien que l'idée de redevenir le gamin qu'il était au Château l'emplissait de joie. Il mentait un peu quand il prétendait se moquer que Lily soit partie comme elle l'avait fait. Et il mentait carrément quand il faisait semblant de ne pas s'inquiéter de sa sécurité. Mais Sirius l'avait probablement compris, et de toutes façons ils ne pouvaient rien y changer. Quand les ennuis arriveraient il serait temps de faire quelque chose pour trouver Lily.

Les deux compères reprirent leur route pour aller saluer Maugrey, le patron de James. L'admiration du jeune homme pour son aîné n'altérait en rien son naturel : il avait toujours la langue aussi bien pendue, et il semblait tout aussi à l'aise qu'il avait salué un camarade de classe. Mais le jeune Potter n'avait jamais eu peur de personne, et même s'il respectait les gens, il avait toujours tendance à traiter qui que ce soit comme un égal. Sauf peut-être Dumbledore, qui avait son propre piédestal avec son nom gravé dessus. Alors qu'ils venaient d'échanger quelques mots avec l'illustre Auror, une étincelle rouge illumina tout le ciel, et la foule se précipita dans sa direction. Des imbéciles, tous autant qu'ils étaient... Mais James comprenait, lui aussi avait fortement envie d'aller voir ce qui était à l'origine de cette magie. Sirius approuva lorsqu'il suggéra d'aller voir ce qui se passait.

Black avait proposé à Maugrey de les accompagner, et ils s'étaient mis en route. Ils avaient assez lentement au milieu de toute celle foule, mais la distance à parcourir n'était pas si longue. Soudain, James cru apercevoir un visage bien connu dans la foule. Lily était peut-être déguisée, mais son époux la reconnaîtrait entre mille dans n'importe quelle situation. Il attrapa alors son frangin par l'épaule, et s'élança vers l'origine de l'étincelle. Il avançait le plus vite qu'il pouvait, essayant tout de même de ne pas trop bousculer les gens autour de lui. Il tourna la tête vers Sirius pour lui expliquer la raison de ce soudain empressement.

-Si c'est vraiment un piège, faut qu'on y soit avant Lily.

Ils n'eurent pas à se presser bien longtemps, puisqu'une estrade apparut bientôt devant leur nez. James s'arrêta, et jeta un coup d'oeil à Patmol, à la fois soulagé et un peu énervé. Son agacement augmenta d'un cran lorsqu'une Lundy tout sourire apparu sur l'estrade, comme si de rien n'était. Le jeune homme leva les yeux au ciel, exaspéré par cette Ministère qui possédait plus de talents d'actrice que de leader. Elle souriait comme si aucun de ses enfants n'était porté disparu depuis des semaines, comme si son pays n'était pas en guerre depuis des années, comme si sa population n'était pas meurtrie et terrifiée. Une partie de James, la moins adulte, lui soufflait qu'ils avaient bien tous le droit de souffler un peu et de rire tous ensemble de temps en temps. Qu'une petite étincelle et un peu de mystère un soir d'Halloween c'était pas non plus la mer à boire, et que s'il continuait à se balader avec un tel balai dans les fesses, il y avait des chances qu'il y reste coincé. Mince alors, il était un Maraudeur ou pas ?

Eh bien s'il voulait en rester un, il allait falloir qu'il arrête de s'inquiéter pour tout et n'importe quoi comme une vieille femme. D'accord il allait bientôt être papa et sa femme était en danger permanent depuis qu'elle avait été explicitement menacée de mort, mais le Cornedrue de Poudlard il aurait trouvé l'étincelle et l'atmosphère de doute et de peur qui planait très cool. Alors pourquoi le James du Ministère n'arrivait pas à se sortir de l'esprit que tout ça était de la folie, et que Margaret Lundy était un véritable fléau ? Rien que la regarder faire son show donnait la nausée à notre jeune Potter, qui avait du mal à croire qu'elle puisse se tenir ainsi rayonnante devant un parterre de sorciers dont elle avait mis la vie en danger juste dans l'espoir d'attraper quelques Mangemorts. Avec un peu de chance, elle allait s'étouffer avec son hypocrisie.

James se pencha vers Sirius.

-Elle me donne envie de vomir... Tu crois que je risque quoi si je lui envois un sort pour la faire trébucher ?

Le discours de l'Hypocrite se termina, et malgré ses bougonnements James n'en avait pas perdu une miette. D'accord, il devait admettre que ce qui était prévu était vraiment sympa. D'accord, il sentait l'enthousiasme et l'excitation prendre le dessus sur sa mauvaise humeur. Mais quand même, Lundy était une goule, et James espérait qu'un jour elle récolterait ce qu'elle était en train de semer. Il secoua la tête, se forçant à chasser ces sombres pensées. Il était là pour s'amuser bon sang, pas pour fomenter un coup d'état ! Bon, le discours avait été clair. Equipes de deux, paniers, bonbons et missions. Ca annonçait du bon temps et beaucoup de fous rires, surtout en compagnie de Sirius. A nouveau Cornedrue se tourna vers son frère de coeur à qui il adressa un sourire malicieux.

-Son altesse vampirique accepterait-elle de faire équipe avec l'humble démon que je suis ? Pour aller piquer les bonbons des enfants, dévaliser Zonko et remporter ce concours !
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Alecto Carrow

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Sam 3 Nov - 22:44

HJ : Encore pardon du retard, j'ai des soucis de connexion internet en ce moment et la liseuse ne permettait pas de poster. Quoi qu'il en soit problème réglé.


Malgré l’étrange sensation qu’elle avait de connaitre cette voix, ou du moins de l’avoir déjà entendu une fois, Alecto ne se laissa pas prendre au jeu. Il fallait rester méfiante, même en temps de fête. Le ton qu’adopta ce supposé étranger ne lui plu guère, de quelle droit lui parlait-il ainsi ? Même masqué reconnaitre le statut des gens n’étaient pas si compliqué que cela, si ?!

« Le vouvoiement ne s’imposerait que si je connaissais ton identité. Or, jusqu’à preuve du contraire c’est loin d’être le cas. Je me passerai donc de cette futile marque de respect à ton égard. »

Cette conversation commençait à prendre un ton presque électrique, et tout le monde sait que ce genre d’entretien mène rarement à de bonnes choses. Ce druide ne lui inspirait pas franchement confiance et à l’heure actuelle l’exaspérait plus qu’autre chose. Mais elle n’allait pas attrouper tout un troupeau pour un simple différent, il y aurait encore plus de questions, plus de fouineurs ainsi qu’une perte de temps énorme. Alecto comprit aisément le sous-entendu de son interlocuteur. Qu’il essaye de refiler sa description à quelqu’un s’il se passait quelque chose et elle se chargerait de le retrouver.. L’impatience commençait à la gagner, elle s’apprêtait à lui répliquer une charmante phrase, mais un nouvel invité vint se joindre à leur petite réunion la dispensant donc de toute autre répondre. Plus par prudence que politesse, elle fit un pas de côté, gardant ainsi à l’œil les deux hommes avec lesquels elle se trouvait. Lui aussi avait opté pour un costume qui le dissimulerait suffisamment aux yeux des autres sorciers. Dommage, elle aurait bien aimé connaitre son identité à celui-là aussi. Un passage était ouvert, laissant le choix à Adrian de passer ou non, mais il était fort possible qu’elle ne le laisse pas passer sans le faire trébucher au passage. Simple question de politesse. On s’excuse quand on bouscule une demoiselle comme elle.

« Enfin quelqu’un qui fait avancer les choses, merci monsieur, fit elle en esquissant un bref sourire.

« C’est une estrade qui nous attend tous. » Merci du renseignement, au moins maintenant elle savait où tout le monde cherchait à se rendre « En descendant cette rue, on s’y rend » Doublement merci, elle ne s’était pas tant trompée que cela dans la direction finalement sa mémoire des lieux était encore assez bonne. « Tout ça pour une simple estrade » souffla l’héritière des Carrow moitié soulagée, moitié exaspérée d’avoir vu tant de remue-ménage pour inciter les gens à aller danser.

Elle réajusta son masque alors qu'elle retrouvait la foule, il aurait été dommage de perdre de l’anonymat alors que la soirée débutait tout juste et vérifia que sa robe continuait de créer les flammes. Presque à contre coeur elle avait accepté la proposition du druide celte et supporté sa présence jusqu'à ce qu'il retrouve l'estrade où elle s'empressa de s'éloigner de lui. Tandis qu'elle avançait Lundy finissait son discours. Une chasse au trésor ? En plus il s'agissait là d'un concours ?! Etait ce là encore une blague ? Visiblement non .. Déjà des couples se formaient partant tout sourire à la recherche de sucreries. Elle soupira. Alecto Carrow se retrouvait pour la première fois de sa vie sans partenaire ! Même lorsque ses pas foulaient encore les couloirs de Poudlard elle trouvait le moyen d'avoir un garçon à ses côtés. Amis ou Petit ami qu'importait, mais jamais elle n'était seule ou c'était très mauvais signe.. Dans un élan de pure stupidité, elle s'assit sur l'estrade et dit :

- Quelqu'un dans cette foule sera-t-il assez courageux pour partir à la chasse avec une jolie démone ?

Elle n'avait aucune idée de ce qui se passerait par la suite. Néanmoins, elle était curieuse de savoir si quelqu'un oserait l'aborder de sa position.



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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 4 Nov - 13:24

Alice avait toujours été petite pour son âge. On la prenait encore souvent pour une élève. Aussi dans cette foule dense était-il impossible pour elle d'apercevoir l'estrade. Elle avait besoin d'aide, et avait décidé d'en demander au sorcier le plus proche. Mais à peine avait-elle posé sa main sur la cape du druide pour attirer son attention que celui-ci fit eut un violent sursaut en se retournant violemment vers elle. Une baguette apparu dans les plis de sa cape, et Alice tira immédiatement la sienne de sa manche.

Tout se passa très vite dans son esprit. Sans doute les Mangemorts avaient eu pour plan de profiter du rassemblement autour de la Ministre pour passer à l'action, et naturellement, avec sa chance habituelle, Alice était tombée sur l'un d'entre eux au premier inconnu abordé. La formule de protection aux bout de ses lèvres, Alice visualisait déjà le duel qui s'en suivrait, le mouvement de panique qui se propagerait dans la foule si dense de la place. Elle espérait seulement que ses collègues étaient bien dans les parages... Mais rien ne se passa. Les deux sorciers se tenaient en joue, figés pendant quelques secondes, avant que quelques rires autour d'eux ne fasse lentement baisser la baguette du druide. Suivant son mouvement, Alice baissa également la sienne, ne quittant pas le druide des yeux, scrutant ses moindres gestes, refusant de se laisser à nouveau prendre par surprise... Le druide rangea sa baguette dans son pantalon et Alice replaca la sienne dans sa manche, prête à être ressortie en une fraction de seconde. Le druide s'était apparamment détendu et sembla se rappeler de la question que lui avait posé Alice.

DRUIDE :« A dire vrai, je ne sais pas exactement. Si on regarde les gens, ils vont chercher des paniers au pied de l’estrade. J’imagine qu’il y a des « bonbons » à récolter. Je n’ai pas entendu, je suis arrivé après coup. »

Alice quitta quelques secondes le druide des yeux pour regarder autour d'elle, à la recherche d'autres sorciers qui auraient entendu le discours de la Ministre et leur donner de plus amples indications. Mais le druide avait raison, tous ceux qui savaient quoi faire s'étaient mis en équipe de deux et se dirigeaient vers l'estrade (une harpie et un brûlé, précédés d'une spectaculaire citrouille enflammée accompagnée d'une guerrière à l'esprit redoutable). Alice sonda la foule quelques secondes de plus pour tenter de repérer ses collègues au cas où ses suspicions sur le druide s''averraient fondée, mais étant tous sous polynectar, elle n'en reconnu aucun, à l’exception de Maugrey (ah! elle l'avait enfin retrouvé!) à l'autre bout de la place cotoyant silencieusement un démon et un vampire... Alice se retourna vers le druide, qui lui faisait galamment signe de le suivre vers l'estrade.

DRUIDE : « Oh, pour tout à l’heure… je suis un peu à cran. La nuit, sans doute. Comment vous appelez vous ? »

Autant qu'elle appréciait cette politesse qui rattrapait son coup d'agressivité, Alice ne baissait pas sa garde. Il était vrai que la foule de monstres ensanglantés et enflammés rendu plus vrais que nature par la nuit noir pouvait mettre sur le qui-vive n'importe qui. Mais il était tout aussi vrai que ce soir à coup sûr, les Mangemorts seraient de la partie. Ainsi donc il était hors de question qu'Alice lui donne son vrai nom. Oui mais voilà, elle n'en avait absolument aucun à l'esprit. Heureusement pour elle, un formidable démon à corne fit appel à la foule, attirant l'attention du druide et lui laissant quelques secondes pour réfléchir...

DEMON : Bien ! Quelle créature du Diable va se joindre à ma démoniaque personne pour cette collecte infernale ?

ALICE : Je m'appelle Clara. Clara Carrolls, enchantée... M'accompagnerez-vous dans cette chasse aux bonbons? Je dois avouer que la présence d'un druide à mes côtés est bien plus rassurante que celle d'un démon...

En réalité, Alice aurait cent mille fois préféré laisser ce mystérieux druide derrière elle pour se précipiter vers le démon. Si le druide était bel et bien un Mangemort, son instinct de survie lui dictait de s'en éloigner le plus vite possible. Mais Alice était apprentie Auror du Ministère, membre de l'Ordre du Phénix, et ancienne élève de Gryffondor, la maison des braves. Si ce druide représentait un quelconque potentiel danger pour les autres sorciers présents ce soir, elle ne le lacherait pas d'une semelle... Alors qu'ils montaient tout deux sur l'estrade pour s'approcher de la Minsitre Lundy qui distribuaient les paniers en osier, une démone à la robe enflammée s'assit sur le bord et interpella la foule.

DEMONE : Quelqu'un dans cette foule sera-t-il assez courageux pour partir à la chasse avec une jolie démone ?

Alice s'approcha d'elle et se pencha pour lui murmurer à l'oreille, en prenant bien soin que les flammes de la robe démoniaque ne prennent pas son voile de veuve:

ALICE : Il y a un terrorisant démon qui fera sans doute votre plus grand malheur, si tel est votre désir.

Alice lui pointa de sa main gantée l'horrible démon à cornes qu'elle et le druide avaient aperçu quelques secondes plus tôt en en profitant pour faire un jeu de mot (après tout, c'était Halloween!). Puis elle revint aux côtés du sorciers pour prendre leur panier.

ALICE : Vers quelle boutique souhaitez-vous vous rendre? Devrions-nous suivre cette citrouille ou tenter de trouver une boutique encore sans personne s'il en reste?... Oh, et quel est votre nom?

En enchaînant ainsi les questions, Alice espérait prendre le druide par surprise et peut-être avoir une réelle identité... Peut-être faisait-il déjà partie des Mangemorts répertoriés (mais quelles étaient les chances) et s'il se révélait bien être un Mangemort plus tard dans la soirée, Alice avait une chance de pouvoir répertorier son nom dans les dossiers du Ministère et de l'Ordre du Phénix... Si elle parvenait à vérifier que le nom qu'il lui donnerait était bien le sien.
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Adrian Ivanov

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 4 Nov - 14:43

    Adrian regardait le démon, faisant dévier son regard sur une citrouille enflammée qui attirait inévitablement tous les regards dans la nuit qui était tombée bien rapidement (en même temps, quoi de plus normal puisque nous étions fin octobre). Il attendait que la jeune femme lui donne un nom par lequel l’appeler, se demandant si elle allait lui donner son vrai nom, auquel cas il devait la connaître vu sa carrure d’élève de Poudlard, ou si elle allait lui donner un nom inventé pour qu’il ne puisse pas l’identifier. Il ne savait pas lui-même ce qu’il allait faire quand elle allait lui demander le sien, parce qu’elle allait inévitablement le lui demander.

      Je m'appelle Clara. Clara Carrolls, enchantée... M'accompagnerez-vous dans cette chasse aux bonbons? Je dois avouer que la présence d'un druide à mes côtés est bien plus rassurante que celle d'un démon...


    Adrian esquissa un sourire, se demandant si elle était sincère ou tout au contraire ironique. Visiblement, elle avait mal pris le fait qu’il l’ait mis en joue assez rapidement, même si ses réflexes à elle étaient loin, très loin, d’être de reste. Mais bon, elle lui avait donné un nom par lequel l’appeler, Clara, et Adrian passa en revue rapidement tous les élèves qu’il connaissait pour chercher à savoir s’il avait eu une « Clara Carrolls » dans ses cours de Runes. Le nom en lui-même ne lui évoqua rien et un rapide tour d’horizon confirma ce fait. En tout cas, Adrian ne pouvait pas dire si c’était le réel prénom de la jeune femme ou un prénom inventé. Il ne l’avait pas vraiment vu hésiter mais ça ne voulait rien dire. Dans un haussement d’épaule, il chassa de ses pensées le moindre doute, et répondit par l’affirmative à l’invitation de la veuve noire. Dans un mouvement de cape pour sa part, ils descendirent dans la foule, se dirigeant patiemment vers l’estrade qu’ils atteignirent sans tarder. La première vague des élèves était déjà partie à la chasse aux bonbons. Montant sur l’estrade, Adrian partit chercher un panier, laissant la jeune femme seule un instant, ne doutant pas de la retrouver sans difficulté. L’estrade devait être le dernier endroit autre que les magasins de réellement éclairé. Faisant inscrire leur duo sous les noms du « Druide et Veuve Noire », Adrian récupéra le panier qu’il considéra d’un œil… interrogateur. Il était quand même assez grand comme panier, devaient ils le remplir en entier ? A peine eut il fait quelques pas pour chercher Clara, qu’Adrian tomba dessus et se vit demandé :

      Vers quelle boutique souhaitez-vous vous rendre? Devrions-nous suivre cette citrouille ou tenter de trouver une boutique encore sans personne s'il en reste?... Oh, et quel est votre nom?


    Adrian eut un petit sourire et répondit tout de go, sans prendre réellement le temps de réfléchir :

      « Oh, et bien… suivons cette citrouille ! Il faudra d’ailleurs que je la complimente sur son déguisement qui est fort bien réussi ! Et cette barbare n’est pas en reste d’ailleurs ! »


    Adrian s’interrompit quelques secondes, sentant que quelque chose n’allait pas. Non, ce n’était pas ça. Il avait l’impression…il avait la facheuse impression de se retrouver devant Maugrey comme quelques jours auparavant, interrogé sur les événements de Sainte Mangouste. Oui, il avait l’impression d’être interrogé par un Auror et prenant un peu de recul par rapport à la Veuve Noire, tandis qu’ils s’immergeaient dans la foule un peu moins dense pour rejoindre les boutiques, il jaugea sa cavalière, si on pouvait appeler sa co-équipière comme cela, se demandant si elle était une Auror. Bien trop jeune et petite lui souffla son cerveau et Adrian choisit la solution de facilité en optant pur l’option « n’y pensons pas pour le moment ». C’était une option qu’il avait décidé comme prioritaire pour la soirée, son principal objectif étant la sécurité des élèves. S’il était avec quelqu’un sachant se battre, ses réflexes de tout à l’heure lui donnaient un avant goût, autant en profiter pour le moment.

      « Je m’appelle Ad… appelez moi Michaeles, ou Michael si c’est plus simple. J’imagine que si nous avons des déguisements ce n’est pas pour dévoiler à tout le monde qui nous sommes en tant normal non ? »


    Cela associé à un discret clin d’œil, personne qui connaissait Adrian ne pourrait faire le rapprochement entre le sévère et froid professeur de Runes et ce Druide assez convivial, ou du moins plus qu’à son habitude. Michaeles… c’était son deuxième prénom, celui de son grand père, qu’il avait proposé de raccourcir en Michael, sachant les anglais peu habitués pour la plupart aux sonorités des prénoms nordiques et à leur prononciation. Michaeles… un joli prénom selon Adrian.

      « En tout cas, j'ai oublié de vous dire, mais votre déguisement est bien réussi ! Le mien doit vous paraître bien simple à côté, Clara ! Je change de sujet, pardonnez moi de la rapidité et de l'absence de transition d'ailleurs, mais que pensez vous que nous devions faire dans les boutiques au final ? »

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 4 Nov - 17:46

La place se désemplissait de plus en plus vite. Les équipes formées par la foule se précipitaient à présent pour remplir les magazins, ne laissant que quelques esseulés à la recherche de partenaires. Alice espérait que Maugrey, avec son caractère, parviendrait tout de même à faire équipe avec quelqu'un. Pour assurer la sécurité des sorciers, mieux valait être à leur côté dans les boutiques. Pendant un instant, Alice culpabilisa en se demandant si elle n'aurait pas du tenter de le retrouver dans la foule pour faire équipe avec lui, pour lui épargner la gêne de devoir trouver un partenaire dans la foule d'inconnus. Mais Alice se souvint qu'elle avait un suspect à surveiller, raison précise pour laquelle Alice avait cherché à le diriger vers une boutique pas trop fréquentée. Si un duel devait éclaté, mieux valait épargné le plus de sorciers possibles. Or, la citrouille enflammée qu'Alice avait aperçue sur l'estrade disparaissait à présent au coin d'une petite ruelle...

ALICE : Vers quelle boutique souhaitez-vous vous rendre? Devrions-nous suivre cette citrouille ou tenter de trouver une boutique encore sans personne s'il en reste?... Oh, et quel est votre nom?

DRUIDE : Oh, et bien… suivons cette citrouille ! Il faudra d’ailleurs que je la complimente sur son déguisement qui est fort bien réussi ! Et cette barbare n’est pas en reste d’ailleurs !

Alice acquiesca en descendant de l'estrade avec son partenaire, suivant la direction dans laquelle les deux dites personnes s'étaient dirigées. A plusieurs reprises, Alice s'appreta à poursuivre la conversation, mais avait trop peur d'en révélé trop sur son identité. Elle allait dire qu'en effet, la magie permettait des costumes bien plus réussis que chez les moldus, mais cela aurait révélé ses origines. Puis elle voulu confier qu'elle-même avait évité un costume incorporant des flammes magiques, ayant peur du feu depuis qu'elle avait été brûlée vive, mais cela était encore pire niveau discrétion... Heureusement, le druide changea de lui-même de sujet en lui confiant son nom...

DRUIDE : Je m’appelle Ad… appelez moi Michaeles, ou Michael si c’est plus simple. J’imagine que si nous avons des déguisements ce n’est pas pour dévoiler à tout le monde qui nous sommes en tant normal non ?

Immédiatement, Alice se mit à chercher tous les noms commencant par "Ad..." Adam, Adrien, Adolphe...

ALICE : Et pourtant, j'ai entendu dire que les déguisements en révélaient beaucoup sur les personnes qui se cachent derrière.

Sa mère lui avait souvent répété cela lorsqu'elle était enfant. Si seulement c'était si simple! Si seulement elle pouvait voir ce costume de druide et voir immédiatement au travers s'il s'agissait d'un mangemort ou non. Mais Alice ne parvenait pas à avoir la clairvoyance de sa mère. Que pouvait bien révéler un costume de druide?

MICHAEL : En tout cas, j'ai oublié de vous dire, mais votre déguisement est bien réussi ! Le mien doit vous paraître bien simple à côté, Clara ! Je change de sujet, pardonnez moi de la rapidité et de l'absence de transition d'ailleurs, mais que pensez vous que nous devions faire dans les boutiques au final ?

Cela lui faisait étrange d'être appelée par un autre prénom que le sien, mais elle ferait bien de s'y habituer tout de suite si elle voulait tenir sa fausse identité...

ALICE : N'en croyez rien, je trouve au contraire votre costume très sophistiqué. Je ne connais à vrai dire aucune de toutes ces runes se trouvant sur votre cape ou votre bâton. Pour un peu, je croirais presque que vous êtes professeur! Que signifient-elles donc?

Cela était typique de Alice. Passer si près de la vérité sans même s'en rendre compte.

ALICE : Quant à ce que nous devrons faire dans les boutiques, je dois avouer que je n'en ai pas la moindre idée... Mais c'est bien pour cela que nous suivons d'autres candidats! Peut-être devrons-nous fouiller les boutiques pour trouver les friandises?

Alice et Michael s'étaient à présent engagés dans la ruelle dans laquelle avaient disparus la citrouille enflammée et la guerrière, mais plus personne ne s'y touvait... C'était une petite rue qui montait vers une colline entourée de brouillard (idéal pour Halloween) dans laquelle ne se trouvaient que très peu de boutiques. Mais après être monté jusqu'au bout de la rue, le duo finit par apercevoir une lumière enflammée à travers une vitrine. Il s'agissait d'une boutique de Quidditch et à l'interieur se trouvait bel et bien la guerrière celtique accompagnée de la citrouille enflammée. Alice poussa la porte, perdant soudain toute confiance en elle. Qui que soient ces deux personnes, ce ne pouvait pas être la bonne chose à faire. Soit il s'agissait d'autres mangemorts, et Alice se trouvait alors à trois contre une. Ou alors il s'agissait de sorciers innocents ou pire encore d'élèves, et Alice les avait alors mis en danger en ammenant un potentiel Mangemort dans la pièce. Aussi avenant qu'ai l'air ce druide, Alice savait que les apparences pouvaient être trompeuses. "Vigilance constante" entendit-elle dire Maugrey dans sa tête. Elle regrettait à présent de ne pas avoir fait équipe avec lui. Elle espérait simplement que tout cela n'allait pas finir trop mal...

ALICE : Bonsoir dit-elle d'une petite voix au commercant ainsi qu'aux deux autres candidats.
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Phineas Wentworth

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 4 Nov - 18:02

La soirée commençait à prendre des tournures plus qu’irritante, il fallait bien le souligner. Voilà plusieurs minutes que Phineas avait lancé son invitation et au final ? Rien. Le professeur mit cela sur le compte de la timidité, préférant occulter la version de l’humiliation. Ses yeux d’aigles parcoururent les individus restant. Ah ! L’espèce de druide celte était encore là ! Et visiblement, il était maintenant accompagné par une sorte de veuve à en juger par sa longue robe noire et son voile opaque qui dissimulait son visage. On aurait d’ailleurs pu habillement la confondre avec un spectre. La formation de ce duo n’avait évidemment pas échappé à notre grand soigneur d’animaux malgré l’obscurité. Un duel avait bien faillit éclater entre eux en raison de l’apparente susceptibilité du druide. Pendant un moment, Phineas n’eut d’yeux que pour ce couple étrange qui s’apprêtait à commencer leur collecte infâme. Puis, détournant son attention, il aperçut d’autres sorciers arrivé, ayant eux aussi loupé le discours majestueux de la chère ministre. Alors que certains se mettaient au courant de la marche à suivre, l’ancien Serpentard nota la présence d’un homme solitaire, au torse recouvert d’arabesques très réussi, planté en plein milieu de la place. L’idée lui vint alors d’aller l’aborder mais une requête énoncé derrière lui l’en dissuada.

Se retournant par curiosité, il avisa une jeune femme vêtu d’une longue robe rouge nimbé de flammes et un serre-tête munit de deux petites cornes décorait ses cheveux bruns. Cette dernière cherchait elle aussi un compagnon de route et n’avait donc apparemment pas entendu sa requête quelques minutes plus tôt. Il fallait dire qu’au milieu de ce tumulte, les voix se perdaient facilement et il était parfois bien difficile d’en discerner le propriétaire. L’hésitation rongea le vieux professeur. Qui aller voir ? Songeant qu’il risquait de se taper un vent en allant voir l’étrange sorcier, du fait de son caractère silencieux, il préféra opter pour l’option de la démone. Après tout, le sorcier attendant peut-être quelqu’un justement. Il pouvait très bien avoir conclu un rendez-vous, sinon pourquoi restait-il ainsi ? Phineas attendit toutefois quelques instants, notant la présence de la veuve à l’oreille de la démone. Que pouvait-elle donc bien lui souffler ? En tout cas, ce ne devait certainement pas être une invitation étant donné qu’elle avait déjà un partenaire. C’était un duo pas un trio ! Le comble de l’agacement arriva lorsque la veuve le pointa du doigt. Sans doute ce geste partait d’une bonne intention, mais le professeur n’aimait pas être ainsi désigné. Se décidant enfin, une fois que la veuve fut retournée auprès de son coéquipier, le professeur se dirigea d’un pas assuré en direction de la démone. A présent, il fallait chasser tout naturel, ou en tout cas, tout ce qui pouvait faire penser au Phineas originel et s’intégrer réellement dans la peau du loufoque individu dont il avait pris l’apparence. D’un geste noble, il s’inclina devant la jeune femme et l’aborda en ces termes de sa voix grave transformé :


- Plairait-il à la reine des démones de se joindre au serviteur des ombres que je suis en vue de cette collecte diabolique ?

Il était assez facile de séduire une femme rien que par la parole. Après toutes ces années passées, Phineas n’avait rien perdu dans ce domaine même s’il en faisait désormais usage uniquement par galanterie. Quoi qu’il en soit, le vieil homme finit par oublier les désagréments du début de l’événement, songeant qu’il valait mieux faire comme tous les autres et prendre du bon temps en essayant de s’amuser bien que le jeu soit grotesque. Cela paraîtrait d’autant moins ennuyeux. Toutes les suspicions s’évaporèrent subitement, comme si désormais, il venait d’entrer dans un monde différent. Il ne songea même pas au fait que la dame de rouge puisse être une mangemorte, une auror ou une simple sorcière. Il ne soucia plus non plus de la sécurité des lieux, remettant leur destin à tous entre les mains du ministère (ce qui de toute façon, aurait dû aller de soit). Il ne pensa pas davantage aux élèves de Poudlard qui se trouvaient parmi les files devant les boutiques, ni d’ailleurs aux autres professeurs. Tout cela était stocké dans un coin de son esprit et il ne comptait plus le faire ressurgir durant la fête. Après tout, il était parfois bon de passé outre les comportements exemplaires et disciplinaires. Et de toute façon, personne ne pouvait deviner qui se cachait derrière ce polynectar et cette voix trafiqué. Phineas pouvait donc bien s’autoriser quelques égarements cette nuit et il n’allait sans doute pas s’en priver.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 4 Nov - 18:34




Chers amis monstrueux,

En raison du nombre de messages demandés pour certain, et que je me sens l'âme généreuse, moi, le Maître du Jeu, je vous accorde une semaine et demi de plus pour partir à la chasse aux bonbons! Ce tour de passage se terminera donc mercredi 14 novembre!

Je tiens par ce présent message à vous annoncer aussi que je vous devez attendre que DEUX messages soient postés entre deux de vos propres messages. Cette mesure est prise pour éviter le schéma suivant :
  • Message du Maître du jeu
  • Message de la Distorsion de Temps
  • Message du Maître du Jeu
  • Message de la Distorsion de Temps
    etc.

En effet, vous êtes dans une mission, et vous devez laisser le loisir aux autres personnages d'intervenir, et peut-être d'interagir, avec le vous! Ne soyez pas exclusif! La mission est là pour faire de nouvelles rencontres!

Citrouillement votre!





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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 7 Nov - 19:54

« Dans une société hédoniste aussi superficielle que la nôtre,
les citoyens du monde entier ne s’intéressent qu’à une chose : la fête. »


Le bruit de la fête qui se mue peu à peu en murmure terrifié. La foule qui s’éparpille un peu partout, qui migre d’un endroit à un autre, pour se tourner vers la même direction, celle de l’étincelle rouge. Strawberry comprit à ce moment là que c’était maintenant que commençait la soirée. Elle n’avait pas commencé lorsqu’elle était descendu de son carrosse de petite princesse, où lorsqu’elle avait rejoint Caïn dans le château. Non, elle commencerait au moment où elle atteindrait cette direction, que se soit un piège de mangemorts ou pas. En tout cas, si c’était un piège, Straw’ ne savait vraiment pas où ils l’avaient trouvé : dans le fond du caleçon de Dumbledore ? Et encore, tout le monde sait que les vieux n’ont pas la moindre pudeur. Après tout, tout le monde ne pouvait pas avoir la classe Osbornienne, songea la poufsouffle en regardant son cavalier, un sourcil levé en guise d’expression faciale. Ben oui, alors qu’elle était décoiffée, enlaidie par des sorts imprononçables ( elle avait failli prendre des cours de diction pour réussir à les lancer, si c’est pas lamentable ), le teint blafard, lui était frais comme une rose, la petite mèche savamment dressée sur son crâne, la cool attitude personnifiée. Pff. Puis de toute façon, la classe Osbornienne, elle avait toujours cru que c’était un mythe, comme l’amour, les truites arcs-en-ciel et le père noël, mais en fait, elle aurait du le croire quand il lui disait qu’il était le gentlemen le plus classe de tout les temps, et que même Dumbledore ne lui arrivait pas à la cheville. C’est bête, si ça se trouve, Strawberry était en train d’emmener Osborne à une mort certaine, que se soit en se faisant étrangler par des gosses friands de bonbons en tout genre, et vu le paquet que le serdaigle se trimballait, il allait sûrement attirer les convoitises, ou en l’amenant directement dans une embuscade de mangemorts, car elle avait encore agi sans réfléchir, une fois n’est pas coutume. Sans être conne, elle avait tendance à agir sans perdre de temps à tergiverser, à réfléchir, à débattre, bref tout ce blabla ennuyant. Son genre, c’était plus de rentrer directement dans le feu de l’action. Bravo, Strawberry. Si quelqu’un méritait une médaille de la connerie, c’était bien elle. Il fallait qu’elle apprenne à faire preuve de sang-froid. Histoire de ne pas toujours réagir de cette façon, au quart de tour. Un jour, elle ferait une erreur. Une vraie, une décision prise à la va-vite qui mettrait en danger ceux qu’elle aimait. Qui la mettrait en danger.

Strawberry commença à suivre la foule. Qu’elle ait pris la bonne décision ou pas, une bonne majorité des fêtards faisaient de même. Ils suivaient la route indiquée. Malgré les derniers évènements, la peur ambiante, ils faisaient confiance. Il était temps qu’elle aussi d’adonne à ce sentiment salvateur, au lieu de stresser à mort comme elle était en train de le faire ; de plus, tout le monde sait que le stress gâche le teint. La foule s’agitait ; Straw’ tentait vainement d’apercevoir quelque chose, quelqu’un, mais tout ce qu’elle pouvait voir c’était le ciel. C’était certes poétique, le ciel enflammé par les étoiles et par cette foutue étincelle, mais Strawberry avait franchement autre chose à faire que d’admirer la voûte céleste. De plus, ça commençait à stagner. Les gens hésitaient. Les pauvres chou. Or, la poufsouffle n’avait pas le temps d’attendre justement. Bon, oui, elle avait certainement le temps, mais pas l’envie. Elle accéléra le pas ; Caïn la suivrait, d’une part parce qu’ils étaient sensés être amis, puis tout aussi inquiet qu’il fût, il ne prendrait pas le risque de se taper l’affiche parce qu’elle y était allée, et lui, l’aigle, le raisonnable, était resté en retrait comme un pauvre con. Elle avait l’impression d’évoluer dans un véritable bordel ; où qu’elle aille, elle risquait de rentrer dans un monstre, un démon, bref, dans quelqu’un, et ce n’était pas une sensation agréable. Strawberry tenta de s’orienter ; d’après les souvenirs qu’elle avait du village, ils se dirigeaient tous vers le centre du village. Quoi de plus logique… Cela conforta Strawberry dans son idée d’avoir « confiance » : si c’était une embuscade, théoriquement, les mangemorts les auraient attirés à l’extérieur, non ? Bof, de toute manière, la stratégie et elle, ça fait 2. Elle finit par prendre le poignet d’Osborne, sans le serrer cependant ; inutile qu’il se fasse des idées. Puis, la foule se sépare, un peu comme un éventail gigantesque qui s’ouvre. Vu du ciel, cela devrait vraiment être magnifique à voir, cette marée de couleurs qui se dispersaient, seulement éclairées de la lumière de leurs baguettes, autour… de quoi, au fait ? Strawberry releva la tête ; elle se sentait comme dans un film à suspense. Le sourd grondement montait de la foule. Un ensemble de murmures qui s’emboitaient les uns dans les autres sans vouloir dire grand-chose. Certains semblaient être en colère. D’autres soulagés. D’autres, comme elle, ne savaient vraisemblablement pas quoi penser. Margaret Lundy faisait-elle toujours cet effet là, à la fois glacial à impérial ? Elle arrivait presque à instaurer une illusion de fausse bonne humeur et de confiance avec son public. Elle était si différente de sa fille, qui donnait l’impression d’avoir une baguette dans le cul, alors que la matriarche, elle, semblait libre, bien au-delà de ce que pouvaient penser le peuple. Strawberry n’en avait rien à faire. Quoi que la Lundy fasse, pour Straw’, il ne s’agissait que d’une énorme mascarade, rien d’autre. Elle devait cependant lui reconnaître des talents d’actrice : ben oui, son fils venait de disparaître, pas de problème, un p’tit thé, un p’tit brushing et on repart. Cette femme était un mensonge ambulant. « N’empêche, c’est une sacré bonne actrice, la Lundy. On devrait lui donner un Oscar, t’en penses quoi ? » Bon. Strawberry n’en avait rien à faire de la politique, c’était une affaire de… d’adultes. Voilà. Mais ce que proposait la Lundy était autrement plus alléchant. Une chasse aux bonbons ? Avec Osborne ? Strawberry savait d’avance que ça allait partir en bordel pas possible, mais comment résister alors qu’ils avaient déjà une longueur d’avance avec le paquet de friandises qu’elle avait payé –hum, hum- ? La poufsouffle attendit sagement la fin du discours, et hésita à applaudir quand l’araignée sur la tête de leur ministre disparu définitivement dans le noir. Straw’ attrapa un panier, et déclara à Caïn : « Bon, on y va, ou c’est indigne de notre classe naturelle ? » Voilà une soirée qui commençait divinement bien. Manquait plus qu’un peu de whisky et ils seraient au paradis.

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Lord Voldemort

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 11 Nov - 20:04

    Je sentais bien entendu que la jeune femme à mes côtés se délectait par avance de tous les sévices qu'elle pourrait faire subir aux autres ce soir. Je la sentais prête, comme les requins qui sentaient le sang, pour une curée tout autant sadique que mortelle. C'était parfait. Ce soir, j'aurais besoin de sa soif de sang, pire, sa soif de souffrance infligées, pour faire diversion le temps que je faisais mon petit spectacle. Non mais parce que vous croyez vraiment que je vais suivre le programme défini par le ministère ? Ce serait amusant, un véritable piège retourné, mais n'était ce pas en même temps aussi terriblement inopportun qu'ennuyeux ? Je ne savais pas trop quoi faire pour le coup, mais cette chose dans ma poche décidait pour moi. Il était temps d'agir, d'arrêter d'attendre que les choses se fassent. Ces gens avaient besoin de connaître l'étendue de mes pouvoirs. Plus encore qu'à Sainte Mangouste, puisqu'il semblait que le Ministère soit finalement parvenu à masquer pas mal de détails de l'affaire, faisant par exemple de leur échec à récupérer Badenov une victoire contre nous. Alors que cela faisait déjà des mois que le moldave fou furieux s'était enfui et restait terré comme un rat dans son trou, attendant le bon moment pour nous rejoindre... Pour finalement attaquer tout ce qui bougeait. Pathétique. Mais c'était ainsi. D'ailleurs, j'avais senti sa présence. La sienne et celle de tant d'autres, Evans, Potter, McPherson, Maugrey, Lundy mère et fille... J'avais pu sentir tous ces gens qui se pressaient autour de l'estrade et jusque dans le village sorcier, grâce au pouvoir que conférait la chose. C'était comme un sort de localisation, mais en mieux. C'était indétectable, et cela ne nécessitait pas ma baguette. Je continuais de caresser l'objet sans pour l'utiliser pour le moment, me tournant vers Krystel alors qu'elle reprennait la parole. Je lui souriais assez froidement, plus grisé par le pouvoir et la magie que je ressentais s'agglutiner autour de Purity que par les implications de ses propres paroles.


    | Ce n'est pas à vous de me révéler, Krystel. Contentez vous simplement de rester près de moi pendant les deux prochaines minutes, et de faire attention à qui me dérange. Tuez ceux qui osent s'immiscer à proximité de nous. Dès que je commencerais à invoquer... |


    Je soutenais son regard alors qu'elle me parlait des attentes de la ministre, de ce que j'avais moi même réalisé un peu plus tôt dans la soirée. Je lui souris plus franchement, une pointe de cruauté transparaissant dans ce sourire des plus malsains.


    | Je pense très chère que c'est précisément pour cela que cette petite soirée a été organisée... Sinon, pour un ministère qui s'est sur-armé baisserait il ainsi sa vigilance, du jour au lendemain ? Maintenant, concentrez vous. Et laissez moi. |


    Mon ton était sans appel. Je commençais par prendre en main l'objet dans ma poche, sa chaleur réconfortante irradiait de puissance, passant dans ma main pour remonter dans mon bras jusque dans mon corps. Plein d'une chaleur douce et ennivrante, je me concentrais. Murmurant les paroles ésotériques trouvées il y a longtemps dans un vieux grimoire roumain, j'entonnais l'hymne la noirceur. Un coup de tonnerre gronda loin au dessus de nos têtes, alors que les nuages noirs s'amoncellaient. On ne pouvait que les deviner, mais ils masquèrent bien vite la lumière de la lune. Je souris. Le tonnerre gronda de plus belle. Je ne lâchais pas la pierre, stoppant momentanément mon incantation. En en entamant une autre. Quand ma voix s'éleva à nouveau, mes lèvres ne remuaient pas et aucun son ne sortit de ma bouche. Les gens m'entendaient directement dans leur tête, mais entrer en eux me donna immédiatement la migraine. Je me contrôlais, le temps de délivrer mon message de manière personnelle à chacun...


    | Je suis là... Je suis sûr que vous avez déjà entendu parler de moi. Je serais bref. Que les sangs purs et les vrais sorciers fassent vite leur choix et s'en prennent aux autres, aux sangs mêlés et aux amoureux des moldus. Que chaque sorcier fasse son choix. Si vous ne me rejoignez pas, vous rejoindrez très vite les âmes damnées de Sainte Mangouste, je vous en fait le serment. Sorciers d'Angleterre, vous devez choisir, et vous devez le faire maintenant. |


    Achevant ma phrase, je levais ma baguette et lançais la marque des ténèbres dans le ciel. Le sort fusa bien haut, avant d'éclater en un hurlement strident en une tête de mort avec un serpent lui sortant de la bouche. Je regardais Krystel.


    | Veilles à ce que nos amis mangemrts se joignent à la fête. |


    Puis, confiant, je me replongeais dans ma première incantation ; les nuages avaient commencé à se dissiper mais je parvins à attirer à moi suffisamment de puissance magique pour la reprendre. Le tonnerre gronda, jusqu'à ce qu'un premier éclair claque en faisant vibrer chaque partie de mon corps, provoquant quelques hurlements de panique et autres cris d'incompréhension.


HJ: l'histoire des paroles dans l'esprit des gens, je me suis inspiré du dernier HP où la voix de Voldemort retentit dans les airs pour signaler son ultimatum a poudlard, comme quoi faut lui livrer harry sinon il tue tout le monde
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 11 Nov - 20:40

    Je parlais peu de temps auparavant de ce fameux sixième sens que je m'étais découvert depuis mon « réveil », celui dont m'avaient parlé mon père et mon grand père, celui de ceux qui ont participé à des guerres, à de durs combats, et qui sentent dans l'atmosphère quand quelque chose va aller de travers. C'est comme un pressentiment. En peut être plus ténu encore, parce qu'on ne peut l'expliquer en aucun cas. C'est ce que je ressens à cet instant précis. Je ne saurais pas l'expliquer, je sais même pas d'où ça vient. Est ce mon ouï ? Est ce quelque chose que j'ai senti, ou aperçu ? Ou quelque chose d'autre encore ? Je n'en sais rien, mais je transpire à nouveau, tout à coup. Je sens que quelque chose ne va pas et je n'arrive pas à penser à autre chose. Quelque chose va aller de travers. Quelque chose va vraiment aller de travers, non de Dieu ! Mais quoi ? De quoi pouvait il s'agir ? Je n'en savais rien, mais je me rendais compte que mon cœur s'était mis à battre à un rythme effréné. Je sentais la peur aussi, vile et insidieuse, qui étendait chacun de ses bras partout à l'intérieur de mon corps. Pourtant, je ne ressens le désir de m'enfuir ni celui de crier, ou de paniquer même. Je ressens la peur mais je me sens aussi concentré. Encore quelque chose d'incompréhensible que je tiens de cet autre moi, celui qui m'a volé deux ans d'existence presque. Je ne sais pas quelle horreur cela cache encore, mais je suis depuis résolu à faire attention à ce que je fais, et à utiliser chaque petit avantage qui m'est offert, aussi minime soit il. Alors, je profitais de cette plus grande maîtrise que j'avais de moi même. Je sentais que j'étais fait pour ça ; ce grand frisson juste avant qu'une catastrophe quelconque n'éclate. Je devais vraiment être comme les aurors m'ont décrit. Complétement fou. Pire, encore. Fou et dangereux. Bien malgré moi, je m'étais mis dans la direction de l'estrade. S'il devait se passer quelque chose, ce serait forcément là bas, j'en étais persuadé. Ou plutôt, je le savais, je le sentais. Mes pas m'y amenaient sans que je ne les contrôle. Arrivé là bas, je vis une grande dame sur l'estrade,e ntourée de gens que j'imaginais officiels. Et partout autour de la foule, des individus pour la surveiller. C'est alors que j'entendis la voix, cette voix horrible à glacer le sang, retentir au creux de mon oreille comme si on m'avait directement soufflé ces quelques mots. Je me stoppais, trempé d'une sueur froide.


    Je connaissais cette voix, j'en étais sûr. Je l'avais déjà entendue quelque part. Après m'être stoppé et avoir raté quelques battements cardiaques, j'étais maintenant persuadé que quelque chose se tramait. Etais je le seul à avoir entendu cette voix dans ma tête ? Non, bien sûr que nous. Beaucoup avaient l'air d'avoir peur. Moi aussi, j'étais effrayé. Mais je sentais au fond de moi que ces paroles réveillaient quelque chose, quelque chose que j'aurais préféré savoir endormi pour de bon. Ce n'était pas le cas. Je m'étais mis à bousculer beaucoup de gens autour de moi sur mon passage, alors que je voyais un éclair vert partir vers le ciel avant d'éclater en une monstrueuse tête de mort. Et là, ce fut comme un déclic. Court et fugace, mais un déclic quand même. Je me revoyais, ou plutôt cet autre moi, tenir ma baguette vers le ciel pour lancer ce même maléfice. Derrière moi, Poudlard. Et je savais, je sentais, qu'il y avait deux cadavres près de moi à cet instant précis. Je restais, blême, à contempler l'horreur verdâtre dans le ciel. Suffoquant sous l'effet de la panique, je venais de me rendre compte que j'avais là un bout de ce passé échappé. Les médicomages disaient qu'aucune potion ne pouvait soigner mes souvenirs. Mais que peut être, si mon sort avait été mal exécuté et que cela n'avait fait qu'occulter mes souvenirs sans les détruire, j'en retrouverais peut être au fil du temps. Cette seule sensation de vide que je ressentais pour cet événement précis, comme si j'avais été un espèce de zombi ou que sais je encore... je me mis à marcher plus vite encore, haletant. J'arrivais finalement près de la source de l'éclair vert, et vit une silhouette qui se voutait et dont les lèvres murmuraient quelque chose. Et devant, une femme déguisée de noir, masquée. Une magnifique, vraisemblablement, se trouvait sous ce masque. J'étais stoppé devant elle. Comme si une force invisible me retenait. C'est à ce moment que je croisais son regard. Un regard dur, un regard froid, qui me gela l'âme. J'ouvrais la bouche.



    | Que...? |

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 11 Nov - 22:04

Le choc me ramena à la réalité. Bien que la force de la maladroite n’avait pas été suffisante pour me faire mal, je restais un instant surpris à la regarder sans dire un mot en réponse à ses excuses. Ainsi, je n’étais pas le seul qui ne rêvait que de prendre ses jambes à son coup, dans cette foule surexcitée. Ce devait d’ailleurs être cela qui me surprenait, plus que la bousculade en elle-même, puisque les gens n’avançaient plus qu’en titubant, œuvrant des pieds et des mains pour se frayer un passage. Dans un autre contexte, je les aurais bien tous fait comprendre leurs erreurs. Mais ce soir, il s’agissait de faire profile bas et ma baguette magique glissée dans mon armure au niveau de mon avant-bras – je confesse n’avoir absolument aucune idée de son nom véritable – pour une utilisation rapide en cas de besoin. Sans compter la lourde épée, que j’avais rendue plus légère par soucis pratique, qui trônait fièrement à mon ceinturon. Si je la portais en venant jusqu’ici, il faut bien avouer que rangée, elle prenait tout de même moins de place.
Bien que j’aie longtemps hésité à la prendre, elle s’était révélé une bonne amie jusqu’à présent. Il faut dire qu’un homme ainsi harnaché, épée pointée droit devant, ça en faisait réfléchir plus d’un et ouvrait le chemin de toutes les possibilités.
Comme la plupart des autres moutons, les étincelles rouges m’avait guidées jusqu’à l’estrade où la soi-disant ministre nous baratinait de son discours habituel. J’aurais tout donné pour qu’un hurluberlu sorti de nulle part lui règle son compte une fois pour toute. Certes, deux ministres morts en quelques mois…Ca serait peut-être un peu trop...Spectaculaire. Et dire que Lundy nous proposait une chasse aux bonbons ! Sérieusement, est-ce que j’ai la tête d’un gamin friand de ce genre d’amusements ? Et de bonbons ? Laissez-moi rire, je n’en avais presque jamais mangé de mon enfance, ce n’était adulte que j’allais commencer à le faire.
Toutes ces raisons furent sans doute bénéfiques au jeune zombie qui me faisait face à présent. Sinon je l’aurais déjà envoyée balader si ce n’est lui avoir enlaidie encore plus son visage blanchâtre.

-Elle ferait mieux de retourner au jardin d’enfants. Bougonnais-je sous mon masque. Entre elle et Dumbledore, on n’est pas sorti d’affaire, achevais-je dans un murmure audible que par moi-même sans doute.

Un sifflement méprisant sorti de mes lèvres et me levait les yeux au ciel. La lune brillait magnifiquement, blanche et froide, en cette belle nuit fraîche d’octobre. Heureusement qu’Halloween se déroule en automne, je me serais liquéfié dans ma cotte de maille en été…La légère brise froide ne parvenait même pas à passer le cuir épais de ma cuirasse. Encore une fois, un sort rendait le tout plus léger à porter si bien que je pouvais me mouvoir sans ressentir trop de gêne. Je reportais mon regard sur la foule et la ministre qui invitait tout le monde à faire équipe avec son plus proche voisin et s’emparer des paniers en osier qui se trouvaient au pied de la scène. On atteignait le comble du ridicule et du cliché. Cela en était écœurant. Je commençais sincèrement à regretter d’être venu, surtout qu’au vu de la foule et de l’ingéniosité dont tous les sorciers d’Angleterre semblaient avoir fait preuve ce soir, il me serait impossible de trouver Lily. Peut-être même était-ce elle qui se tenait à mes côtés. Dans tous les cas je serai incapable de la reconnaître si elle se trouvait à un centimètre de moi. J’en rageais intérieurement. Prenant soudain conscience que la zombie à mes côtés me jetais un regard à ma dérobé, je m’empressais de me tournais vers elle afin que les choses soient très claires. Je n’avais pas envie d’y participer et personne n’allait m’y forcer !


-Je vous préviens, je ne suis vraiment pas du genre à participer à ce genre de choses.

Seulement voilà, il semblait bien qu’autour de nous, tous avaient déjà formés de jolis duos et la demoiselle se retrouvait seule. Non, mon cœur ne s’était pas illuminé d’un coup, frappé par un rayon merveilleux. Mais les derniers mots de la ministre n’étaient pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Si jamais mon maître avait besoin de moi plus tard, je ne pouvais pas me permettre de me retrouvé exclu de la suite des évènements. Même si cela me déplaisait fortement, il semblait évident que je n’avais pas vraiment le choix.

-Ecoutez, je ne sais pas pour vous, mais cette idée de chasse aux bonbons me rebutent, je n’y vois absolument aucun utilité, surtout quand on sait qui l’a proposé. Seulement voilà, il se trouve que je n’ai pas envie de me retrouver recalé à la suite des « festivités » prévus, pour des raisons personnelles. Alors si vous y tenez vraiment, je veux bien qu’on aille conjointement faire comme si on participait à ce petit jeu stupide. A moins que cela vous amuse, dans ce cas je me contenterai de vous accompagner, mais je vous préviens je ne suis pas d’une très bonne compagnie…

La voilà, avertie…Et elle allait avoir tout le temps qu’elle voulait pour répondre. En effet, nous n’étions pas les plus près de la scène. Personnellement, les bains de foule ne me tentaient guère, et j’avais préféré garder mes distances avec le gros des sorciers. Certes, nous étions tout de même pas mal entourés, mais moins compressés que ne devaient être les premiers. Notre « tour » ne viendrait donc que dans plusieurs minutes et même si les duos s’envolaient vite vers les boutiques une fois leurs paniers en main, le contre-mouvement qui se créait rendait la sortie de la place plutôt difficile. Je ne pu réprimer un soupire. Ils étaient tous plus stupides les uns que les autres : entre ceux qui poussaient pour sortir en direction des magasins, et ceux qui poussaient pour se diriger tant bien que mal vers l’estrade. A croire que même les scroutts à pétard sont plus intelligents que ces humains là.

Notre tour allait finalement arriver, du moins, la queue qui s’était peu à peu formée près de l’estrade diminuait à vue d’œil et nous pouvions apercevoir les piles de paniers en osiers qui n’attendaient que de jolies petites mains pour les saisir. Lorsque soudain un violent coup de tonnerre retenti dans le village. Etonné je levais les yeux au ciel, une nouvelle fois. Le ciel clair et limpide que j’avais admiré quelques minutes plus tôt était devenu noir d’encre et les nuages menaçaient dangereusement. Comment un orage pouvait éclater ce soir ? Dans cette fraîcheur d’octobre ? Je fronçais les sourcils, peut-être était-ce une animation de plus prévue par la ministre, mais j’en doutais sincèrement. Ce genre de prémisse me rappelait plus quelqu’un d’autre, friand des grandes démonstrations. Et mes suppositions ne tardèrent pas à être confirmées. Une voix se força le passage dans mon esprit. Mes exercices de légimencie, rendait ce dernier plus sensible aux pénétrations des autres. Bien que mes capacités dans la matière restent encore balbutiantes, je ne fus pas insensible à cette violation de mon être intérieur. Même s’il s’agissait de mon maître, je ressentis un violent dégoût pour cette pratique et me figeais sur place, comme tous les autres sorciers présents. Pourtant, je repris très vite mes esprits, une chaleur que trop connue désormais, irradiait mon bras gauche. Je profitais de la confusion générale pour m’esclipser dans un simple


-Je dois vous laisser

A la zombie, et, faisant glisser ma baguette le long de mon bras jusque dans mes doigts, je pris la direction du rassemblement, rabattant sur ma tête la longue capuche noir de la cape dont mon déguisement était aussi composé.







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