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Admin↯  Je veux être publiéééée !!!
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Rita Skeeter

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 16 Sep - 15:14

    Je me traitais de folle, d’idiote, de troll. Quelle idée j’avais eu de me proposer pour faire cet article sur cette petite sauterie à Pré-au-Lard ? Ha parce que j’étais journaliste et que cela me disait bien de relater cette fête organiser gracieusement par le ministère, lui-même. Mme Lundy avait surement eu l’envie de démontrer aux mangemorts que la communauté ne se retrouvait nullement affecté par les attaques, dont la dernière en date, Ste Mangouste. Et puis c’était le meilleur moyen de remonter le moral des anglais, néanmoins chacun ne pouvait s’empêcher de penser que cette fête attirerait sûrement les mages noirs, aussi j’avais fait le choix de prendre ma baguette avec moi, histoire de me rassurer.

    J’avais pris mon après-midi, non pas que je le souhaitais plus que de raison, mais il me fallait un peu de temps pour finaliser mon costume. J’avais dégoter une robe de mariée dans une boutique, pas trop cher. En réalité, elle avait été utilisé et était déjà rapiécée, je n’avais plus qu’à l’asperger de sang. Dans la boutique d’apothicaire du Chemin de Traverse j’avais acheté une bouteille de sang de dragon et une autre de bœuf. Je venais de lancer ma robe dans la baignoire de ma salle de bain, je pris la première bouteille et l’ouvrit d’un coup sec, une odeur insupportable me pris la gorge, j’eus un haut le cœur et détournais la tête tandis que j’aspergeais ma robe du sang de dragon. Je me retournais pour regarder ce qu’il en était. Le résultat était presque celui que j’escomptais, mais il me fallait encore du sang, je revêtis mes mains délicates de gants et je pris le soin de retourner ma robe. J’ouvris la bouteille de sang de bœuf pour en asperger une nouvelle fois ma robe. Le blanc passé s’était teinté de rouge éclatant, mais l’odeur qui imprégnait désormais ma salle de bain, n’était pas la plus plaisante.

    Je me rendis dans ma chambre, pour récupérer le reste de mon costume, mon loup blanc qui avait été tâché magiquement par du sang, mon maquillage de l’horreur, mon bouquet de fleurs fanées et mes chaussures, dont l’une d’entre elle avait un talon cassé. Je sentais que j’allais souffrir de cela durant la soirée mais peu m’importait. Je me maquillais le corps entier d’une poudre blanche pour me rendre le teint encore plus blafard, je dessinais d‘un bleu léger ma bouche, puis à l’aide de sang synthétique je me fis quelques plaies, une au niveau du coup dégoulinant, et une autre à la jambe gauche, plus importante. Pour dissimuler mes cheveux blonds je déposais une perruque rose, j’exécrais cette couleur mais aujourd’hui était tout simplement un jour où j’allais revêtir des habits que je ne porterais sans aucun doute jamais. Je récupérais ma robe dont le sang avait commencé à séché et l’enfilais, le sang encore frais restait sur mes mains, comme je le souhaitais. Je mis mon loup sur mon visage, attachait à la perruque un voile déchiré. Enfin je finis par revêtir mes chaussure, celle au talon cassé se retrouvait à mon pied gauche. D’un coup de ciseau, je déchirais la robe de ce côté-là. Je pris enfin mon bouquet et admirais mon reflet dans mon miroir. La vision me fit horreur, je semblait être une poupée désartibulée, et tout droit sortie de la morgue.

    Je fourrais ma baguette dans mon bouquet de fleurs et respirais à fond. Un plop sonore et je me retrouvais devant la porte des Trois Balais. Rosmerta devait être à la fête également, j’allais surement pouvoir la retrouver avec la description dans les moindres détails de son costume. Je commençais à marcher pour me rendre sur le lieux de la fête et ce talon cassé commençait déjà à m’agacer. Je me traitais de troll, de folle, d’idiote, j’étais censée être plus intelligente que je ne le présentais aujourd’hui. Je respirais une nouvelle fois à fond et me dis que ce n’était que l’histoire d’une soirée. Je croisais des zombie, des vampires, des personnes qui avaient joué à fond la carte du déguisement de l’horreur ! Peut être que cette fête allait être plus joyeuse que ce que je ne le pensais et que tout allait être plus calme que l’on ne le sentait. Je mémorisais l’univers, l’ambiance afin de le retranscrire au mieux dans mon futur article. Je regardais le ciel et le soleil disparaissais peu à peu, la fête allait bientôt commencer, l’alcool allait couler à flot et la musique retentira dans toutes les rues de Pré-au-Lard.

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Sirius Black

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 16 Sep - 16:48



Debout devant le miroir, penché au dessus de l'évier de la salle de bain, j'observais attentivement mon reflet. Bien. La pensée que je n'avais jamais passé autant de temps à me préparer pour quoique ce soit me fit un instant sourire, mais se déguiser pour cette fête d'Halloween était véritablement réjouissant. Cela devait faire une heure et demi que je lançais incantations sur incantations pour métamorphoser mon visage du mieux possible. J'étais allé chercher ce qu'il me fallait dans un livre de sorts pour fêtes en tout genre, et le reste dans quelques ouvrages plus secrets et moins courants. Bref, après m'être entraîné sur autre chose que ma tête - sait-on jamais - et mes essais ayant été concluants, je m'étais mis à l’œuvre. Je ressemblais à présent à un vampire tout ce qu'il y a de plus terrifiant. Mes dents avaient poussé de quelques centimètres, en particulier mes canines, et mon visage était d'un blanc pâle, ce qui me rendait assez ... étrange, même à mes propres yeux. J'avais assombri mes cheveux pour qu'ils soient d'un noir de jais, tels ceux de James. Enfin, mes yeux étaient soulignés de noir, ce qui permettait de les faire ressortir, et j'avais réussi, bien qu'avec difficulté, à les rendre rouges. Bref, j'étais effrayant, bien qu'il manqua une dernière touche à ma transformation. Je pris sur le rebord de l'évier une fiole de sang de dragon que j'avais retrouvé dans mes armoires et qui devait traîner là depuis plusieurs mois. D'une main plus ou moins experte - surtout moins, en fait - je m'appliquai donc de ce liquide rouge plutôt nauséabond sur la partie inférieure du visage, ainsi que sur les dents, de façon à donner l'impression que je venais de boire le sang d'une de mes victimes. Et que je m'en étais foutu partout, bien sûr. Après tout qui avait déjà vu un vampire boire proprement ?

    « Par Merlin, ce sang de dragon, c'est vraiment dégueulasse. Beurk. J'aurais dû acheter un truc sans goût à me mettre sur les dents ! » je grommelais en avalant ma salive de façon à faire passer le goût euh ... exécrable du sang. Beurk. Boire du sang, même quelques gouttes, c'était pas une idée réjouissante.


Finalement, après une dernière inspection dans le miroir, je décrétais que mon maquillage était bel et bien terminé. Ouf, enfin ! Je ne comprenais vraiment pas comment les filles faisaient pour passer des heures et des heures devant la glace à se préparer, c'était formidablement épuisant. Je levais enfin ma baguette vers mon visage et je lançais un sort de conservation, ainsi qu'un impervius. Le premier permettrait au maquillage de ne pas se dégrader au cours de la soirée, et le seconde me permettrait de boire tout et n'importe quoi, ou même de me recevoir un aguamenti en pleine face sans que je me retrouve dégoulinant de blanc. L'avantage étant bien entendu qu'un simple finite mettrait fin aux deux sortilèges et qu'il me serait alors très facile de retrouver mon véritable visage le moment venu. En attendant j'étais totalement méconnaissable et il ne me restait plus qu'à enfiler ma tenue. Pour cela, je rejoignit ma chambre, où m'attendait un jean noir complètement déchiré à partir des genoux et tâché de sang ainsi qu'une chemise de la même couleur, tout aussi tâchée de sang et déchirée à de nombreux endroits et que j'avais décidé de laisser ouverte. Cela laissait apparaître une cicatrice que j'avais tracé à travers mon torse. Bien que je n'étais pas certain que cela existait chez les vampires, ça ne faisait que perfectionner le déguisement. Voilà, j'étais parfait.

Je rejoignis alors le salon et d'un simple accio, je fis venir à moi un morceau de parchemin, une plume et de l'encre, et je griffonnais quelques mots à l'attention de Sephora.

    Jolie Sephora,

    Vu que nous aurons sans doute du mal à nous reconnaître, je te donne rendez-vous à un endroit précis, devant la poste de Pré-au-Lard, en face de Honeydukes.

    A tout de suite ma belle,
    Sirius.


J'espérais juste qu'elle recevrait le hibou à temps. Je regardais l'heure un instant, et je décidais de m'en aller, quand j'entendis soudain le bruit significatif de mon miroir à double-sens lorsque quelqu'un - enfin, lorsque James, car il n'y avait que lui qui l'employait - essayer de m'appeler. Je l'attirai à moi d'un autre accio et je vis le visage de mon frère, méconnaissable, apparaître. Bien, maintenant que nous savions à quoi nous ressemblions, il nous serait plus facile de nous reconnaître. Sinon, l'entreprise aurait été tout bonnement impossible. Au moment même où je quittais James, un hibou s'engouffra à ma fenêtre. Par Merlin, ils s'étaient tous donnés le mot ? Je décrochais la lettre qui pendouillait à sa patte, et je lui donnais une mornille - c'était un hibou de la poste. Puis j'examinais ce qui m'avait été envoyé. Étrange, aucune inscription de figurait sur l'enveloppe. Je l'ouvris, et ce que je découvris me glaça le sang.

Une patte de chien.

Le message était clair, et je sus immédiatement qui c'était. Un immense soulagement m'envahit, ainsi qu'un intense sentiment de frustration et une colère sans fin. Il allait bien. Il allait bien, il avait lu mes lettres et avait accepté de me répondre. J'étais donc à moitié pardonné pour ce crime qu'il croyait dur comme fer que j'avais commis. Il allait bien, et après tout ce temps, tout ce qu'il trouvait à m'envoyer c'était une MAUDITE PATTE DE CHIEN ! Même pas un rendez-vous, un endroit où le trouver ! Rien. Une empreinte de chien. Merlin. Qu'est-ce qu'il m'énervait ! Qu'est-ce que je pouvais le détester pour tout ce qu'il avait fait, pour la ruine du mariage de James, pour le mal qu'il m'avait fait et le sentiment de trahison que j'avais ressenti ce jour-là, et pour l'inquiétude que je me faisais à son sujet ! Et je me détestais aussi de m'inquiéter aussi pour lui, et d'essayer à tout prix de le faire revenir parmi nous mais je ne pouvais pas m'en empêcher, je ne pouvais pas l'abandonner. C'était Harry, c'était mon filleul, il avait partagé mon logement pendant prêt de deux mois ... Je ne pouvais pas l'abandonner.

Bien que cette lettre m'avait passablement chamboulé, je repris mes esprits et après avoir rangé ma baguette à ma ceinture, je transplanai à Pré-au-Lard, non loin de la cabane hurlante. Je fus bien vite perdu dans la foule. Merlin qu'il y avait du monde ! J'étais certain de connaître au moins quelques personnes ici, surtout que pas mal semblaient être des élèves mais il m'était véritablement impossible de les identifier, c'était fou. Y'avait pas à dire, les sorciers avaient un talent pour le déguisement.

Je traversai la foule à la recherche de James. J'avais certes donné rendez-vous à Sephora, mais je voulais d'abord retrouver mon meilleur ami. James était certain qu'une attaque de mangemorts se préparait, et je partageais son avis. Je voulais être là pour lui, pour Lily aussi, si quelque chose arrivait. Surtout qu'avec une Lily enceinte de sept mois, ça allait être dur d'assurer question défense, et on ne serait pas trop de deux ! Bref, je parcourais donc la foule à la recherche de James-le-démon. Car il était déguisé en démon. Merlin, il y avait vraiment trop de monde à cette maudite fête. Je finis par repérer une tignasse brune indomptable et une chevelure de feu. Je m'approchais donc en souriant et je posai la main sur l'épaule de James.

    « Et bien mon Cornedrue chéri, je te trouve enfin ! Oh pardon, je ne devrai pas t'appeler comme ça, ça casse ton allure de roi des démons. Lily, ma chère, tu es en beauté ce soir. Sauvage cannibale ou violente guerrière ? »
Professeur↯ Mais où est passé le fond du chaudron ?
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Dunstan McFly

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 16 Sep - 20:16


Fallen into this place, I see a distant light but this can't be right!

Stanislas, aurais-tu l’extrême obligeance de me rappeler pourquoi tu t’es évertué avec tant de ferveur à mettre en exergue ta véritable nature ? « Ceci sera mon costume » Bien que cela ne me plaise guère de devoir l’admettre, en particulier devant toi, je ne suis pas sûre de bien comprendre ce cheminement qu’est le tien… « Nous nous rendons au bal d’Halloween de Pré-au-Lard, tu t’en souviens, n’est-ce pas ? » Oui… Attends une minute… Ne me dis pas que… !!! « Je compte m’y rendre pour avoir un œil sur mes étudiants, au cas où » Comment ça tu veux aller surveiller les marmots ? Mais mon p’tit père, tu n’es pas payé pour jouer les nounous que je sache ! « Arrête donc de faire ta mijaurée, va ». Pardon ? Ose un peu me redire cela vieux bouffeur de sang de rat mort et je te jure que…. !!! « Vu les récents évènements, je préfère être là, au cas où, d’autant plus que Laura sera aussi présente, c’est aussi simple que cela ». Dis ainsi… Tu sais que tu m’énerves à toujours avoir réponse à tout ? « Je sais » Graaaah ! Pas étonnant qu’Ivanov ne puisse pas te supporter. « Oserais-tu avoir l’outrecuidance de prendre son parti, ma chère ? » Non mais ça va pas la tête ! Espèce d’imbécile heureux, va ! Je ne faisais qu’énoncer une simple vérité. De là à être de son côté, il y a un sacré pas à franchir et crois-moi, je ne suis pas prête à faire cela. « Voilà qui me rassure ». Espèce de gros jaloux, va. « Suis-je beau ? » Mais oui, ton costume te va à ravir monsieur j’ai besoin d’être admiré en permanence. « Gnia, gnia, gnia ».

Pour une fois que je te complimente, tu devrais en profiter, cela ne risque pas de se reproduire de sitôt figure-toi. Mais oui, je trouve ton ‘costume’ très beau. Je préfère de loin les ensembles du début du XX ème siècle que ces complets noirs que tous portent aujourd’hui. « Les complets modernes requièrent certes moins de compétence pour les exécuter mais leur coût est bien moindre » Espèce de radin. Bien que ton compte en banque ne regorge pas de rubis ni même d’une tonne de gallions, tu as bien fait de faire une exception et d’investir dans cet ensemble ancien sinon je t’aurai massacré vieux pingre ! « Je n’ai nullement investi, il s’agit de… » Mais oui !!! Tu le portais lors de cette maudite cérémonie pour la nomination de je ne sais plus trop qui au poste de médicomage en chef. « Bennett Tunstall » Plait-il ? « Mon collègue, son nom » Ah, oui, certes… Bref, soit… Je pensais que tu ne voulais plus jamais porter cet ensemble ? Réaction normale quand on sait que le sang séché sur cette chemise autrefois blanc crème n’est autre que le tien lorsque tu t’es fait mordre… « Je suppose qu’il était temps de passer à autre chose » Hum. Oui, bon. Certes. « Cessons de discuter de cela, veux-tu bien ? » Parfaitement. Rooh, allons bon, et quoi encore ? Qui peut bien nous importuner à cette heure ? Ils ne savent pas qu’il y a des heures pour ne pas déranger et que… « Ma porte est toujours ouverte en cas de besoin » T’es trop coulant. Va ouvrir cette maudite porte que je t’expédie vite fait ces mômes !

Professeur ? Je suis désolée de vous déranger mais… Je me demandais… Je m’apprêtais à quitter le château mais Stanley Spring ne peut pas venir avec moi et Lyra Badenov non plus et… j’étais seule. J’ai pris peur. Quitter le château par moi-même depuis… mon frère. Sainte-Mangouste. Je suis navrée. C’était stupide de ma part.

    | Miss… Lundy, si je ne m’abuse ? Votre costume est brillamment réussi, j’ai grande peine à vous reconnaître. Figurez-vous que le vieil homme que je suis n’a point trouvé de cavalière. C’est donc avec plaisir que je vous accompagnerai à ce bal d’Halloween. Mademoiselle, après vous. |

Et vas-y que je te fais une petite courbette et que je tends le bras tel un bon gentilhomme – que tu n’es pas par ailleurs ! – tu ne crois pas que tu en fais un peu trop Dudu ? Je dis ça, je dis rien mais c’est une de tes étudiantes. « Il n’y a pas de mal à être galant, n’est-ce pas ? Et puis, autant lier l’utile à l’agréable. Ni vous ni moi n’irons seuls et votre compagnie est des plus plaisantes jeune fille » Heiiin ? Depuis quand ma présence est… Oh ! Super, tu viens encore de m’éjecter de la conversation parce qu’une donzelle est entrée dans ton périmètre. Maudite chauve-souris. Au risque de le répéter, je te hais… Très bien, puisque c’est ainsi, va t’amuser et moi je vais rester seule dans un petit recoin de ta tête pendant ce temps-là, me remémorant les bons vieux jours où j’avais un peu plus de considération de ta part. Humpf ! Même me plaindre ne fonctionne pas. C’est du beau ! Je sens que la soirée va être longue entre les costumes délurés de tes étudiants, les mômes bruyants et les adultes casse-pieds sans parler de ta façon de pavaner en présence d’une jeune jouvencelle. Tsss… La vie de conscience, j’vous jure. Pire malédiction qui puisse exister sur cette maudite Terre. 18h15. Merlin tout puissant, cela va être encore plus long qu’imaginer. Il n’y a plus qu’à espérer pour que tu n’aies aucune embrouille à te balader aux mains de cette jeune demoiselle. Sait-on jamais… Ce ne serait pas le moment de se faire enfermé à Azkaban pour avoir servi de tuteur pour la fille du Premier Ministre…

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Lily Evans Potter

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 16 Sep - 21:54




Je n’avais pas vraiment envie de sortir ce soir. En fait j’avais un peu peur de la tournure des évènements. Tout ce monde réuni alors qu’Ils rodaient… Ce n’était pas sage et ça ne me rassurait franchement pas. Pourtant, j’étais dans notre salle de bain, à me préparer, et plus précisément, en cet instant, à me teindre les cheveux en noirs (ce qui constitue un changement radical !). Le truc c’est que James n’aurait pas renoncé à cette soirée et qu’il n’était pas question qu’il y aille seul. D’une part, j’avais peur pour sa vie. Et d’autre part je ne voulais pas que des filles se perchent à son bras. Car vu son déguisement… Il avait dû user de ruses pour me convaincre de se balader chemise ouverte devant autant de monde. Ce n’est pas que je suis jalouse –un petit peu d’accord – mais c’est que ça m’appartient à moi, et je devais être la seule à voir tout ça. Quelque part, si j’avais choisi de me déguiser en guerrière celte c’était un peu pour lui rendre la pareille. On ne pouvait pas vraiment dire que c’était le costume de l’année ni le plus habillé mais normalement, je devais pouvoir être méconnaissable. J’avais donc commencé par mes cheveux. Passer de rousse à brune, c’était assez…. Choquant même pour moi. Il me fallut plusieurs longues minutes avant de m’y habituer. James quant à lui… Et bah il s’était dit satisfait d’avoir une autre femme ce soir ce à quoi j’avais répondu par le lancer d’une serviette de bain. J’aimais m’amuser avec lui, mais je n’avais pas beaucoup de temps, nous n’avions pas beaucoup de temps. Une fois ma « nouvelle » tignasse sèche, je la frisais puis l’attachais en queue de cheval haute, courte et lâche. Sortant tous les accessoires dont j’avais besoin et les différentes parties de mon costume, je les organisais avant de commencer à m’habiller. Je commençais par le plus simple, c'est-à-dire le bas. J’enfilais un de ses pantalons en peau de bête assez souple, d’un vert mousse. Je rajoutais par-dessus des grandes bottes marrons ornée d’une plaque de fer sur le devant. Au niveau de la ceinture j’accrochais des morceaux de cuirs marron et noirs, un petit fourreau, dans lequel était reposée une fausse épée courte. Maintenant le plus dur était à faire, à commencer par camoufler un peu mon ventre rebondit de femme enceinte. Pour cela, je m’aidais de sortilège d’illusion, me redonnant presque la ligne. C’était bizarre de me voir de nouveau « plate » mais surtout de sentir toujours le poids de mon enfant et de le savoir là. C’était vraiment… Troublant. Heureusement que cela ne durait qu’une soirée. Il me fallut un bon trois quart d’heure pour obtenir ce résultat, si bien que je me mis en retard. Me dépêchant d’enfiler le « mini » haut qui couvrait ma poitrine, toujours fait à base de cuivre, j’ornais mon cou d’un collier et mes avant-bras de longs bracelets de cuir. Il ne me restait plus que la touche finale : le maquillage. Là encore je mis plus de temps que prévu. Je mis dans un premier temps un fond de teint très bleue pour que mon tient soit un peu plus "cadavérique". Et là n’était que la partie la plus simple, bien que longue. Tracer chaque rune sur les parties de mon corps était un travail minutieux et long et j’imaginais sans mal la galère que cela avait dû être pour James. J’en fis sur mes mains, sur mon cou et sur mon visage. Je changeais ensuite la couleur du mélange qui était bleu foncé en rouge sang et fit comme des éclaboussures. Je me regardais une fois prête dans le miroir, puis sortie –enfin- de la salle de bain pour découvrir mon mari complètement métamorphosé. Si je n’auvais pas su qu’il s’agissait de James, j’aurais pu prendre peur, surtout par une nuit sombre, sans évènement nécessitant un costume. Je devais bien avouer cependant que les cheveux longs lui allaient très bien, bien que je gardais cette remarque pour moi.

Nous partirent tout de suite pour Pré-Au-lard, enfin juste après que j’ai pris ma hache toute tâchée de faux sang elle aussi. Nous arrivâmes très rapidement, et je ne pu m’empêcher d’être un peu mal à l’aise. Il y avait beaucoup de monde, trop de monde. Et s’Il décidait de porter de nouveau un coup au monde magique ? Comme s’il pouvait lire dans mes pensées, James m’assura que cette soirée serait mémorable et je ne pouvais que lui faire un signe négatif de la tête. Heureusement que nous étions armés sinon j’aurais demandé à partir tout de suite. Je souris de manière un peu forcée lorsqu’il me dit qu’il aurait besoin d’une guerrière sanguinaire au cas où les mangemorts rappliquaient. Je n’aimais pas ça, pas ça du tout.


♪Je ne sais pas, je ne suis pas vraiment rassurée mais ça tu le sais déjà… Tu crois vraiment que c’est une bonne idée d’être là ? ♪

C’était plus fort que moi. Je ne pouvais pas m’empêcher de m’en faire, surtout depuis que j’étais enceinte. Ce n’était pas seulement moi que je m’étais en danger, mais aussi notre enfant. James n’eut cependant pas eu le temps de me répondre qu’une main se posa sur son épaule. Je portais ma main à ma baguette avant de reconnaitre le timbre et les mots de ce cher Patmol qui franchement, ne pourrait pas draguer des minettes au vu de son déguisement. Au moins, pour une fois, il passera inaperçu et n’aura pas une horde de groupie à ses trousses. J’étais d’ailleurs étonnée de le voir seule. D’après la gazette du sorcier, il sortait avec une certaine Natacha, fille d’un ambassadeur russe anglais je crois. Ah moins qu’elle n’ait été remplacée par une autre. Allez savoir. Cela faisait longtemps que j’avais arrêté d’essayer de connaitre le nom de ses petites amies. A quoi bon vu qu’il changeait sans cesse ?


♪Je m’attendais étrangement à te voir arriver en chien sauvage, plein de puce et enragé. Tu me vois déçu de ton costume de vampire mon cher…. Ah je sais. Tu veux essayer le coup du « je te mords dans le cou » ce soir c’est ça ? Si tu tiens vraiment à le savoir, si tu veux, je peux te montrer de quoi je suis capable avec ma nouvelle meilleure amie♪

Je lui montrais « fièrement » ma hache, comme pour appuyer mes dires. Heureusement que ce n’était pas une vraie et qu’elle ne pesait que quelques grammes. Ainsi je pouvais me la trimballer toute la soirée sans aucun effort. Bien entendu, je taquinais le joueur de quidditch… Quoi que j’étais à demie-sérieuse en lui demandant s’il n’allait pas tenter le coup du vampire sexy pour se trouver une nouvelle « victime » à ajouter à son tableau de chasse. Regardant un peu autour de nous, j’essayais de repérer Marlène et Remus, mais en vain. Je vis passer une citrouille enflammée, des zombis, des vampires, des squelettes et même McGonagall. Je donnais un coup de coude à James en lui montrant qu’une personne avait pris cette apparence… Ah moins que ce soit la vrai allez savoir ! Par contre il y avait une personne que je reconnue tout de suite : Alastor. On ne pouvait pas dire qu’il était vraiment déguisé, bien qu’il n’en restait pas moins effrayant. Me tournant vers les garçons, je leur demandais

♪Ne devrions-nous pas le saluer…Ah, je crois que notre cher Maugrey a trouvé une cavalière. Ne sont-ils pas adorables ? ♪



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Much as you blame yourself, you can't be blamed for the way you feel Had no example of a love, that was even remotely real. How can you understand something that you never had. Ooh baby if you let me, I can help you out with all of that. Let me love you And I will love you Until you learn to love yourself. Let me love you And all your trouble Don't be afraid, let me help. let me love you And I will love you Until you learn to love yourself. let me love you A heart of numbness, gets brought to life I'll take you there
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 16 Sep - 22:07

Et voilà, on y était. Le 31 octobre 1978. Le soir d’Halloween. La nuit où l’on pouvait tout se permettre. Où l’on pouvait prétendre être ce que l’on n’est pas. Une chose que j’avais l’habitude de faire depuis que j’étais ici. Depuis que nous étions à cette époque. Une mascarade. Prétendre être ce que nous n’étions pas, une petite comédie bien ficelée à la sauce Dumbledore. Venir déguiser en elle-même ne serait pas dans l’esprit de la fête, ni une bonne idée, ni très effrayant. Tout dépendait pour qui… Pour une fois je n’allais pas rester là, seule avec un bon livre, une tasse de chocolat chaud dans la main. Tout le monde était convié à cette soirée et je n’avais aucune envie de me morfondre sur ma propre vie, je voulais profiter de chaque occasion même si elle était teintée de menace. La guerre m’avait déjà tant pris, mes souvenirs se faisaient de moins en moins précis sur certains points de ma vie. Il était temps de profiter de ma jeunesse, de changer les choses, dans le bon sens.

De plus une telle célébration ne pourrait qu’attirer le lord à faire un nouveau bain de sang, la communauté sorcière avait déjà assez souffert. Pas la peine d’ajouter un nouveau carnage à la Une de la Gazette du lendemain. Les membres de l’Ordre travaillant au Ministère avaient été, selon la dernière réunion, pratiquement tous convoqués pour participer à la soirée et tendre un piège à l’autre camp. La stratégie de la ministre me révoltait, je ne pouvais adhérer à une telle politique. Faire passer le résultat avant la vie des sorciers. Utiliser ceux qui seront à la fête comme des appâts, c’était répondre à la violence par la violence, devenir un peu de ce que nous tentons de combattre. Voilà pourquoi j’avais tant de mal à comprendre les directives de cette femme. Je m’étais portée volontaire pour surveiller les lieux et assurer un minimum de protection.

Pas question cependant que qui que ce soit me reconnaisse. Etre une anonyme pourrait me permettre de trouver plus facilement ceux qui pourraient semer la pagaille, me rapprocher de ceux qui n’oserait jamais m’approcher en temps normal. Devenir une inconnue dans la foule. Il m’avait fallu de sérieuses transformations pour parvenir à mes fins, être une sorcière avait néanmoins son avantage : les sortilèges. Etre moi avait un autre avantage. Une connaissance accrue de cette matière. Rendre ma peau pâle, satinée et légèrement dorée, allonger mes canines furent un jeu d’enfants. Insuffisant néanmoins pour que j’en sois méconnaissable, il m’avait fallu faire plus, puiser dans ce que je pouvais être et que je me refusais depuis toujours. Des flashs d’une soirée de bal m’avaient traversé l’esprit pendant ma préparation, perturbant un peu la tâche que je souhaitais mener. Je ne reconnaissais pas ces images, cette robe, le sourire que j’affichais mais je ne m’étais jamais sentie aussi sereine et aussi belle. Je me devais de faire honneur à cette image, d’être époustouflante. Ma baguette servit encore à métamorphoser certains traits de mon visage, la sensation était aussi désagréable que le polynectar mais au moins je pouvais moduler selon ma volonté. Le résultat était assez étonnant avec la robe blanche que j’avais pris soin de saccager, la déchirant et l’imbibant de sang. J’étais une vampire particulièrement affriolante, en d’autres circonstances j’en aurais rougi mais aucun couleur ne paraissait dans ce nouveau visage. Ce dernier ne reflétait que la soif de sang, j’étais en quête de proie.

Les rues de Pré-au-lard étaient les mêmes, néanmoins l’atmosphère était chargée d’une certaine électricité. Ma baguette était fixée à ma cuisse sous ma robe, j'espérais être assez réactive pour l'attraper si une attaque avait lieu. Je me faufilais à travers la foule, au plutôt à travers la foire aux monstres, pour me rendre aux Trois Balais, ce lieu était celui qui allait attirer le plus les invités. J'étais un peu étonnée de voir tant de personnes, la politique rassurante du Ministère semblait fonctionner. Malheureusement. C'était un véritable plateau d'argent, ou d'or, qui était offert à la soif de Voldemort. Je fronçais les sourcils, dilatant mes narines de colère, plusieurs monstres s'écartèrent en voyant ça. Un bon point, je faisais au moins peur à quelques personnes.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 16 Sep - 22:44

    Halloween. Selena adorait cette fête, c’était probablement sa préférée après Noël. Toute ces citrouilles, ces chauves-souris, cette ambiance de frayeur inimitable. Parce que ce n’était pas la même frayeur, la même angoisse que l’on ressentait chaque jour de l’année ces temps-ci. Pour une fois c’était une frayeur drôle, qui n’avait rien de menaçant. Et c’était un véritable plaisir de se retrouver dans cette ambiance. Quand elle était petite fille, sa grand-mère lui avait confectionné un costume de petite sorcière, et à chaque Halloween elle le revêtait pour se mêler à la petite bande d'enfants moldus qui allaient frapper aux portes du voisinage pour récolter des bonbons. Bien sûr, c'étaient des bonbons moldus, de simples caramels et gommes à mâcher, rien à voir avec des Fizwizbiz ou des dragées surprises de Bertie Crochue, mais c'était quand même un très chouette moment à passer. Puis il y avait eu la période de sa scolarité à Poudlard, la plus magique bien sûr, où, pour Selena qui ne passait jamais Noël au château, Halloween était la plus féérique des fêtes. La première véritable fête costumée d’Halloween, elle s’y était rendue lors de son année de formation au ministère de la magie, avec deux amies qui portaient le même déguisement qu’elles, puisque toutes trois formaient le trio des sanglantes Erinyes de la mythologie grecque.. Ensuite, elle était devenue une maman, et les choses étaient devenues bien différente. Quand James était petit, elle s’amusait à lui coudre d’adorables costumes de citrouille, dans lesquels il était toujours à croquer. Mais son fils avait bien grandi désormais, et cette époque aussi était révolue. A dire vrai, il y avait bien longtemps qu’elle n’était pas sortie pour Halloween, se contentant de passer la soirée à la maison avec Jack. Mais cette année était une occasion spéciale : quand Selena avait entendu parler de ce bal d’Halloween qu’organisait le ministère, elle avait immédiatement été enthousiasmée par cette idée, qui égayerait sans doute un peu tout le monde après tous ces évènements que la communauté sorcière avait eus à subir récemment. Bien sûr, il faudrait malgré tout ouvrir l’œil et rester vigilant, d’une part parce qu’on ne savait jamais ce qui passait par la tête de la ministre de la magie et qu’il pouvait bien y avoir anguille sous roche, bien que dans ce cas cela semble peu probable aux yeux de Selena, mais aussi surtout parce qu’un tel rassemblement de sorciers dissimulés par leur déguisement pourrait bien être l’endroit idéal pour une nouvelle attaque des mangemorts… Enfin, dans tous les cas, cette soirée était l’évènement où il lui faudrait être, autant pour s’amuser que pour être sur place en cas de besoin.

    Elle avait fermé la librairie beaucoup plus tôt que d’ordinaire pour avoir le temps de se préparer, et elle ne le regrettait pas : en se regardant une dernière fois dans la glace avant de partir, elle devait bien admettre qu’elle était assez fière du résultat. Elle avait à nouveau revêtu son costume d’Erinye : même si elle était toute seule cette fois et qu’indéniablement cela niait à la symbolique de son déguisement, elle l’adorait et était ravie de pouvoir à nouveau se grimer ainsi. Elle avait d’ailleurs remis la même robe blanche que la dernière fois, même si elle avait dû y faire quelques retouches : elle n’avait malheureusement plus la silhouette de ses dix-huit ans. Dans son dos étaient fixées deux grandes ailes noires en plumes de corbeaux ; dans ses cheveux elle avait mêlé de nombreuses brindilles ensorcelées pour imiter de façon quasi-réelle des serpents, qui sifflaient d’un air menaçant à chaque fois que quelqu’un s’approchait d’elle – un sortilège dont elle était très satisfaite et qui, elle l’espérait, durerait au moins le temps de la soirée. Quant à son visage… elle s’en était donné à cœur joie avec le maquillage : on aurait vraiment dit qu’un flot de sang s’échappait de ses yeux de chaque côté, et ses yeux verts qui ressortaient de tout cela lui donnaient vraiment quelque chose de menaçant. Bien sûr, elle n’était peut-être pas bien difficile à reconnaître, mais elle doutait que l’on puisse l’identifier au premier regard malgré tout ; en tout cas elle était relativement effrayante, et c’était bien ce qu’elle recherchait.

    Selena était donc particulièrement enthousiaste lorsqu’elle arriva à la fête à 18h30, au bras de Jack. Il y avait déjà beaucoup de monde. Enormément de monde, dissimulés sous des costumes aussi variés qu’effrayants, et d’ailleurs si bien déguisés qu’elle ne parvenait pas à reconnaître qui que ce soit. A dire vrai, elle ne savait même pas qui elle était censée reconnaître : maintenant qu'elle était là, elle se rendait compte qu'elle n'avait abordé le sujet du bal d'Halloween avec personne, si bien qu'elle ne savait même pas qui était censé être là. Pas même James. Enfin qu'importe, elle finirait bien par se rendre compte de cela. Elle sourit alors en s'inséran dans cette foule. Elle sentait que pour une fois, ce soir, tout allait bien se passer, et qu’elle allait pouvoir s’amuser en paix…
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 19 Sep - 16:50

Strawberry sentait bien cette soirée. Oui, elle avait hâte que ça commence réellement. Tellement hâte. Il fallait absolument qu'elle croise Sasha dans la foule. Ce ne devrait pas être trop compliqué de la reconnaître, après tout, elle avait vu son déguisement lors de leur dernière conversation. Voir Sasha hideuse lui ferait bizarre. Après tout, même si elle ne l'aurait jamais avoué à personne, elle avait toujours été pour elle la grande sœur à qui on souhaite ressembler, autant physiquement que moralement. Oui, Sasha était forte, contrairement à elle. Elle savait tout gérer. Elle avait su rebondir. Même si Strawberry savait que son amie n'était pas encore sortie du trou noir dans lequel elle s'était enfouie, elle avait bien l'intention de l'aider à réapparaître à la lumière du jour, même si pour cela il fallut qu'elle fausse compagnie à Caïn. Il comprendrait. Elle ferrait ses défis sans rechigner ( bon, peut-être en râlant un peu, on ne change pas les bonnes habitudes ), puis irait papoter avec Sasha, histoire de faire naître une esquisse de sourire sur ce visage qui n'aurait pas du être triste. Elle n'avait jamais aimé voir les autres tristes. Certains s'en foutaient. Pas elle. C'était pas son genre. Ainsi, elle surveillait de très, très près, Sasha et Osborne. Pourquoi Osborne ? Même si elle se targuait de ne pas être sa nounou, ni sa groupie, il se trouvait que depuis son histoire avec la Silverstri, et bien il paraissait encore plus, comment dire... Déconnecté qu'avant. Et c'était plutôt un euphémisme. Ça avait été presque angoissant de ne plus le voir, les yeux rouges, en compagnie de sa petite poudre magique, et presque heureux. Ça avait été foutrement bizarre, oui. Caïn, premier meurtrier de l'humanité. Caïn, qui ne tuait personne à part lui-même. Elle était certaine qu'il n'avait pas réellement de mauvais fond. Mais comment savoir ? Après tout, elle avait l'impression que c'était une amitié à sens unique. Elle se confiait, pas lui. Elle se confiait, là, sans complexe. Ouais, Strawberry était plus que décomplexée. Pourtant, il n'avait pas besoin qu'on veille sur lui. Il refusait toujours. On aurait presque dit qu'il préférait le noir et le malheur. Un vrai cliché. Qui pouvait aimer le malheur au point de se vautrer dedans ? Personne, hein ? Ouais. Personne. Comme si quelqu'un ne pouvait jamais être heureux.

Voir tous ces gens en costumes, là... C'est étrange. Elle-même a l'impression que ce qui a put se passer ces deux dernières années est enterré, là, tout au fond de sa mémoire en un tas brumeux dans lequel elle n'a aucune envie de fouiller. Elle a l'impression d'avoir tout oublier. Ça serait franchement pas plus mal. C'était peut-être ça, l'effet d'une bonne fête. Strawberry ne put s'empêcher de sourire ironiquement : elle n'était pas certaine qu'une fête organisée par le ministère soit de tout repos. Avec cette rumeur... Boarf, c'était tout l’intérêt d'une rumeur, ne pas être fondée. Elle était certaine que c'était du pipeau. Mais tout de même, on ne savait jamais. Autant prendre ses précautions. Et se montrer, pour l'une des rares fois de sa vie, prudente. Oui, un petit peu de tranquillité. Ne pas tirer le diable par la queue, comme dirait sa grand-mère. Elle replaça une plume qui lui chatouillait les cils. Oh, à présent, elle pouvait comprendre ce que les mangemorts éprouvaient en restant masqués. Au delà de la volonté de rester anonyme, elle comprenait mieux. C'était une sensation étrange, que de pouvoir observer les autres sans qu'ils se doutent de qui vous êtes, et sans savoir qui ils sont. Ne pouvoir que spéculer. Strawberry supposa qu'elle pourrait sans doute reconnaître quelques personnes, tout le monde ne serait pas masqué, si ? Ce serait l'occasion d'apercevoir peut-être quelques célébrités -si elle arrivait à les reconnaître, bien sûr- du monde magique, qu'elle n'avait jamais vu autrement qu'en poster sur les murs du dortoir des Poufsouffles. En bref, elle était certaine qu'elle rentrerait de cette soirée le sourire aux lèvre, peut-être légèrement éméchée, mais contente quand même. Ce n'était pas bien difficile de la rendre heureuse, de l'autre côté. Il y a de ces gens, comme ça... Un rien leur donne le sourire. C'était le cas de la demoiselle, dont le sourire ne cessait de s'agrandir au fil des minutes, au point que l'on ne voyait que ça, tandis que son cavalier était là, avec son éternel petit sourire de loup. Straw' s'était toujours demandé un peu enfantinement pourquoi il ne laissait pas tomber ce sourire peu séduisant à son goût et n'abordait pas plutôt un vrai sourire contagieux. Peut-être parce qu'il n'avait pas envie. D'un autre côté, cela semblait attirer toute la gent féminine du coin, dont une espèce de diablesse dans un ensemble d'un rouge criard parfaitement moche. La poufsouffle, pas du tout gênée d'être en retard d'une bonne vingtaine de minutes -après tout, l'aigle devait être habituer- ne put s'empêcher de montrer -légèrement, bien entendu- les dents. C'était son cavalier, hého ! Pas celui de toutes les filles de Poudlard. Un simple regard menaçant fit dégager la fille, qui alla sûrement retrouver le sien, de cavalier. Oui. Pour une fois, il était tout à elle. Il n'allait tout de même pas s'en plaindre, après tout, il pouvait toujours dire qu'elle était toujours en retard, qu'elle parlait trop ou lui faire faire des défis parfaitement débiles et ignobles, elle était certaine qu'il appréciait plus sa compagnie qu'il ne le laissait croire. Ah, le voilà qui commence, comme à son habitude, à se moquer d'elle. De l'autre côté, elle ne s'attendait pas à quelque chose d'autre, après tout, Strawberry faisait de même et ça leur réussissait très bien.

« Mais qu’est-ce que tu racontes Young, c’est dans les gènes d’un Osborne d’être toujours aussi beau. D’ailleurs, tu viens de me faire perdre un précieux passe-temps surtout que celle-là avait de sacrés atouts…»

Mais bien sûr. Toujours aussi distingué, ce Osborne . Un peu de délicatesse et de féminisme dans la vie, ça fait pas de mal, non ? Apparemment, pour les sorciers, si. Néanmoins, Strawberry apprécia le choix de son costume. Il lui semblait que c'était tiré d'un film, mais elle ne parvenait plus à se rappeler duquel... Et pourtant, elle s'en rappelait, de ces soirées télés avec ses meilleurs amis moldus. Avec tout ces films d'horreur parfois ridicules... Et Hunter et Fawn qui voulaient absolument regarder. Bien sûr, elle les laissait faire, grande sœur irresponsable bonjour, et pendant que les ados rigolaient bêtement devant le film, les petits avaient la pire peur de leur petite vie. Et, ensuite, elle était forcée de dormir avec eux parce qu'ils croyaient voir des fantômes ou des tueurs fous partout. La vie est parfois cruelle. Mais revenons à Osborne. La dégaine lui faisait un peu penser à un chasseur de vampires, avec la petite croix chrétienne. Tss, elle était certaine qu'il croyait même pas en Dieu, d'abord. Mais en tout cas, ça lui allait vachement bien. Et elle était sûrement pas la seule à penser ça, vu que la moitié des filles le dévoraient du regard. Et Osborne, il n'avait jamais failli se faire violer dans un couloir, par hasard ?

<< Te faire perdre un précieux-passe temps ? L'attente de ma compagnie est donc si insupportable ? >> rigola la jeune fille, habituée à dire ce genre de trucs. << Oh, Osborne, mon grand, va falloir que tu ouvres les yeux sur les femmes ; elle devait avoir un soutif vachement rembourré, et la culotte gainante des années 20 comme portait ta grand-mère, du style qui remonte le derrière et aplatit le ventre. Encore plus magique que notre baguette ! >>

Et oui, aucune once de délicatesse et de retenue chez Strawberry Young. Ça plaisait ou ça plaisait pas. Aussi simple que ça. Mais elle n'avait jamais eu l'impression que cela dérangeait Osborne. Elle espérait franchement que non. Ça serait dommage. La poufsouffle se demanda ce qu'il avait prévu pour elle, dans son esprit tordu. Elle ne préférait encore pas trop y penser. La surprise serait encore plus... euh... surprenante ! Quoique, elle ne voyait pas comment quelque chose sortant du serveau d'Osborne ne pouvait être surprenant, mais on ne savait jamais, peut-être qu'au fil du temps il avait fini par griller ses neurones avec toutes ses saloperies...

« Pour ça il faudrait déjà que tu en ais un, d’esprit. » « Ton déguisement est superbe et j’aime beaucoup ton masque. Allez, ramène toi, je t’ai suffisamment attendu…»

Heu, pardon ? Strawberry Young, elle, pas d'esprit ? Bon d'accord, elle n'était pas dans les premières de sa promotion – par contre, elle en faisait partie en partant de la fin, ou du milieu, mais passons – mais... tss, heureusement que c'était une taquinerie. Bon, elle était habituée, mais franchement qu'est-ce que c'était pénible d'être une blaireaute ! Vous passez pour une fille naïve, niaise, tout le temps heureuse, tout le temps tordante, avec le cœur sur la main, prête à donner votre propre bras à bouffer à un chien enragé et affamé. Pardon ? Son portrait craché ? Ça ? Passons. Ça faisait parti du jeu, après tout. Et Osborne était foutrement doué.

<< Et oui, aussi étonnant que cela puisse paraître. Caché derrière quelques tonnes de connerie et de blonde attitude, il est là ! Et merci pour le compliment, ton costume est très réussi ! >> Strawberry prit une pose, encore souriante. Elle adorait parler avec l'aigle, si on passait outre son côté faussement ténébreux. << Oups, désolée du retard, mais tu sais, c'est pas pour rien que je suis une fille, j'ai mes petits défauts ! >> Non mais oh, elle n'allait tout de même pas avouer qu'elle avait passé deux heures à se coiffer pour paraître... décoiffée. << Et jette-moi cette clope. Je n'ai pas envie de finir les poumons enfumés comme mon oncle qui pue le tabac à deux kilomètres et qui a les dents grises, merci bien. >>

Et hop, les voilà montés dans la diligence. Osborne l'a bien sûr aidée à monter les marches tel un parfait gentleman, et ce petit numéro la faisait toujours autant rire. << Et, tu sais, je suis pas une de tes conquêtes. T'es pas obligé de te comporter en parfait petit gentleman. >> Oui, c'était ce qu'elle pensait. Elle trouvait d'ailleurs ça plutôt ridicule qu'autre chose. Mais bon, si ça plaisait à certaines... Qui sait, peut-être que dans quelques années, elle serait avec un dragueur comme Caïn, et qu'elle se pâmerait devant lui. Comme Sorcière-Hebdo le dit si bien, les voies du destin sont impénétrables. C'est curieux, elle ne vit pas du tout le trajet passer. Peut-être était-elle trop contente pour s'en rendre compte. Stop. Elle avait presque l'impression d'entendre « Terminus ! Tout le monde descends ! >> comme dans le métro. Lorseque Straw' descendit, sans l'aide de son cavalier cette fois-ci -une fois, c'est bon !-, son regard se perdit dans la foule. Il y avait de tout ! Des déguisements drôles, laids, affreux, beaux ! Peut-être que c'était ça, la vraie magie. Strawberry faillit se frotter les yeux en voyant un... bisounours. Sérieusement ? Elle ne put s'empêcher de rire. La bonne ambiance d'Halloween était parfaitement représentée. Ça lui rappelait son enfance. Elle supposa que tout le monde, même son cavalier, redevenait un peu gamin pendant la période des fêtes. Une fois sa contemplation achevée, elle se retourna, souriante : << Bref, qu'est-ce que tu as envie de faire ? T'en as de la chance je te laisse choisir ! A moins que tu ne la joues galant ? >>
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James Potter

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Ven 21 Sep - 18:51

James avait pris beaucoup de plaisir à confectionner son déguisement. Il s’y était pris longtemps à l’avance, et avait choisi ses vêtements avec soin. D’accord, il avait été obligé de changer de plan au dernier moment, puisque Lily lui avait interdit de soudoyer Peeves pour obtenir des cheveux de McGonagall afin de préparer du polynectar. Son déguisement aurait pourtant eu un succès monstre, et il aurait été le plus terrifiant de la soirée ! Malheureusement, il devrait se contenter d’être un démon. Pour vengeance, il avait décréter qu’il se baladerait torse nu toute la soirée. Ce à quoi Lily avait répondu en déguisant en femme à moitié nue elle aussi. La notion de vengeance était assez étrange, dans la famille Potter. Cependant les deux époux n’étaient pas rancuniers, et ils avaient passé du bon temps à se regarder l’un l’autre se déguiser.

Pendant que James galérait comme un malade à se peindre la moitié du corps, Lily elle se teignait les cheveux. Quand elle sortit de la salle de bain, il lui fit une petite blague, ils se chamaillèrent un instant, puis retournèrent se préparer. Le jeune Potter fut plus que surpris de voir une Lily au ventre plat sortir de la salle de bain, lui qui avait pris l’habitude de son ventre rebondi. Ca lui faisait tout drôle de voir Lily ainsi, comme si elle n’était pas du tout enceinte… Il s’y habitua cependant très vite, et quand ils furent tous deux prêts, ils appelèrent Sirius avec le miroir à double sens, afin de voir comment il serait déguisé. Une fois tous les préparatifs terminés, ils transplannèrent à Pré-au-Lard.

James était plus que prêt à passer une bonne soirée. Il était également prêt à intervenir au moindre signe d’attaque. Il était là pour s’amuser, certes, mais les instructions au bureau avaient été assez claires : déguisés ou pas, en service ou pas, tous les aurors se devaient d’être sur place et de mettre hors d’état de nuire toute personne un tant soit peu suspecte. Le gros défaut dans ce superbe plan était qu’avec ces costumes, tout le monde avait l’air plus ou moins suspect. James se tourna vers Lily et lui déclara que cette soirée allait être mémorable. Il savait qu’elle n’avait pas envie d’être là, et qu’elle n’était venue que pour l’accompagner. Lui-même était ravi de l’avoir à ses côtés et non pas toute seule chez eux, où elle aurait couru encore plus de risques. Elle lui demanda si tout ça était vraiment une bonne idée. Le jeune homme se pencha vers elle et baissa la voix pour qu’elle soit la seule à entendre ses paroles.

-Tu sais que je devais venir, Maugrey m’aurait arraché la tête si j’étais resté à la maison et qu’il y avait eu une attaque. Tout est sous contrôle normalement, et si problème il y a, il devrait être neutralisé assez rapidement. Mais juste au cas où ça se passerait mal… Promets-moi de penser à toi et au bébé avant de t’occuper de moi, d’accord ?

James savait que la réponse serait négative, mais il espérait que Lily changerait d’avis. Qu’avec le bébé qui allait bientôt arriver, elle aurait des instincts maternels plus puissants qui la pousseraient à protéger son enfant avant qui que ce soit d’autre. Il ne voulait surtout pas que quoi que ce soit lui arrive, surtout pas après les menaces proférées par cette timbrée de Raybrandt. La Tigresse était une cible, et s’il y avait une attaque, elle serait probablement parmi les premières visées. James avait donc les yeux grands ouverts, et la baguette prête. Il l’avait intégrée dans la canne qu’il tenait dans la main droite, afin d’avoir son arme dans la main à tout instant sans que personne ne le sache.

Les deux tourtereaux furent interrompus par Patmol en personne, qui vint les saluer à sa façon. James se tourna vers lui, un grand sourire aux lèvres. Il était heureux de le voir, d’autant plus que ça faisait un moment qu’ils n’avaient pas passé du temps ensemble. Avec leurs vies effrénées, ils n’avaient plus trop le temps de se voir. Corendrue rit quand son frère se moqua gentiment de lui, et trouva que « Roi des Démons » c’était un déguisement vachement plus classe que « Démon » tout court. Ce serait désormais sa réponse à quiconque lui demanderait quel était son costume.
Le Maraudeur rit à la tirade de la Tigresse, et donna une tape amicale sur l’épaule de l’horrible vampire qu’était son frangin.

-Ne la tente pas mon Patmol adoré, elle a envie de l’essayer depuis qu’elle l’a achetée… Et la connaissant, il est possible que ce soit une vraie ! Quant à ton déguisement… Si tu réussis à ramener une fille chez toi ce soir, je dresse un autel à ta gloire dans mon salon, promis !

Il lui fit un clin d’œil, espérant secrètement que Patmol serait à la hauteur de sa légende et qu’il ne finirait pas la nuit seul. Il avait vraiment envie de le dresser, cet autel ! Lily lui mit un coup de coude pour lui désigner une McGonagall qui traversait la place, et il eut un large sourire. Il ne savait pas si quelqu’un avait eu la même idée que lui ou s’il s’agissait de la véritable McGo, mais si elle était fausse la ressemblance était frappante ! Et dire que ça aurait pu être lui… Rien que d’imaginer la fureur de la vraie McGo s’il s’était pointé en sa copie conforme le faisait rêver d’envie. Dommage, ce serait pour une autre fois. Lily désigna alors Maugrey, et se moqua gentiment. James partit d’un grand rire.

-Eh bah, il aura fallu attendre halloween pour que le terrifiant Maugrey, qui est ici un magnifique croquemort, trouve l’amour ! Mais t’as raison on devrait aller le saluer, comme ça en plus il saura qui on est.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 3 Oct - 12:56




« Les rues de Pré-Au-Lard n'ont jamais été aussi bondées. Il semblerait que toute l'Angleterre sorcière ait répondue présente à l'appel d'outre-tombe de la Ministre. A moins qu'un petit farceur n'ait lâché sur le village une horde d'épouvantards...Car ce sont bien de monstrueuses figures que l'on voit en pleine veine recherche d'un visage identifiable. Tout le monde a joué le jeu du déguisement, sauf un ou deux vieux gobelins aigris! 18h22 s'affiche sur toutes les montres lorsque surgit de nul part une étincelle rouge file dans le ciel. C'est le signal, la fête commence!
Seulement rien d'autre ne se passe. Les invités commencent à regarder autour d'eux ne sachant que faire. L'étincelle continue à briller dans la tombée de la nuit comme pour indiquer un endroit en particulier. C'est du moins ce que semble penser une bonne partie des sorciers déguisés qui, par petit groupe de fortune ou en solitaire, se lancent à la recherche de la baguette responsable. Mais est-ce que cela fait partie d'une mise en scène dans le cadre de la fête d'Halloween? Ou bien est-ce un piège organisé par les Mangemorts? A moins que ce ne soit qu'un bambin qui se soit amusé avec la baguette de sa maman...Personne ne peut savoir avant d'en avoir eu le coeur net. Qui arrivera en premier sur les lieux? Oserez-vous vous aventurez vers l'inconnu? Parviendrez-vous jusqu'à l'estrade installée au détour d'une rue? Car c'est bien vers celle-ci qu'on cherche à vous faire venir...! »


Vous avez deux semaines pour répondre au sujet. Il vous faudra deux rps pour trouver l'emplacement de l'estrade. N'oubliez pas que TOUT LE MONDE EST COSTUME. Vous ne pouvez pas reconnaitre vos amis/ennemis de ce fait, si vous n'êtes pas arrivés avec eux. Dès à présent nous vous demandons de revêtir l'avatar avec votre déguisement Halloween, et nous insistons sur ce point. Ce n'est pas un bal dansant où vous devez être beau. C'est halloween et vous devez être effrayant. Vous pouvez poster trois fois maximum à cet ordre de passage, en respectant le minimum de mots instaurés dans le règlement. N'oubliez pas que les membres actifs dans les missions gagnent toujours des bonus What a Face Ah et le rendez-vous à Pré-au-Lard est pour 18 heures 22 minutes, c'est à dire à la tombée de la nuit...






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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 3 Oct - 23:15


Remus parcourait la foule toujours. Il croisait des déguisements tous plus ou moins différents et originaux les uns des autres et essayait, entre autre, de découvrir ceux de ses amis. Ce n’était pas difficile quand même : personne n’avait une tignasse de cheveux noir ébouriffés comme l’avait son ami, James! Et puis, Sirius, lui aussi était sûrement reconnaissable... Sans compter qu’il reconnaîtrait les cheveux roux de leur Lily entre mille! Il les avaient fréquentés tant de fois ; assurément il connaissait leurs traits par coeur. A un moment, il crut reconnaître la silhouette de James au loin mais le temps de se frayer un chemin parmi les gens, il l’avait perdu de vue et en plus, il n’était même pas certain que ce soit lui.

Presque tout le monde était déguisé. Il pouvait apercevoir Maugrey, semblant à lui-même... Quoiqu’en fait, on pouvait se demander s’il n’était pas toujours habillé d’un costume d’Halloween avec son oeil à 360° qui tournait sur lui-même et voyait à travers les murs... Mais surtout n’allez pas lui répéter cela où je me fais décapiter! Le lycan ne faisait pas attention aux diverses conversations entre les gens qu’il entendt en passant et puis, dans l’engouement général, il était difficile de se concentrer sur un seul bruit de conversation : tout formait un ensemble et se mêlait de façon incompréhensible. Les voix Mais oui, il devait se concentrer sur les voix! Pour retrouver ses amis... Il était guère habituel qu’ils passent inaperçus. Il avait donc une chance de les retrouver.

Son sang se figea lorsqu’il vit comme une étincelle filer dans le ciel. Il sentit tout son corps se tendre, comme s’il craignait à une attaque, ou le signal d’une attaque. Machinalement, sa main se resserra sur sa baguette qu’il tenait dans sa main droite - il ne s’en séparait jamais et il n’allait certainement pas la laisser sur sa table de chevet durant une soirée d’Halloween où on était déguisés et à laquelle des mangemorts pouvaient débarquer à tous moments parmi eux - et même y être cachés.

Pourquoi avait-il l’impression que l’étincelle était là pour pour signaler l’emplacement de quelque chose? Soudain, une pensée le frappa. Et si c’était quelqu’un en danger qui avait envoyé des étincelles rouges pour que des secours arrivent vite et viennent à sa rescousse. En tous cas, Remus ne réfléchit même pas : il devait y aller. Prudemment mais il devait se mouvoir vers l’endroit indiqué par l’étincelle rouge. Si c’était quelqu’un qui avait besoin, il le devait ; c’était son devoir. C’était peut-être aussi un piège organisé par des mangemorts, auquel cas c’était imprudent de se rendre là-bas mais en tant que combattant de l’Ordre du Phénix, sa place n’était pas de rester en arrière. De toutes façons, à priori, il ne serait sûrement pas le seul à aller voir ce qui se passe par là...

Il s’élança donc.



PS : J'voulais faire un truc rapidos ce soir avant d'aller me coucher Very Happy



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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 7 Oct - 12:39


    Lorsqu’il descendit de la diligence après sa superbe cavalière, une ambiance joyeuse de fête les accueillit, si bien qu’il fallu quelques minutes à l’Aigle pour s’habituer à l’abondance de personnes qui déambulaient dans les rues de Près-Au-Lard. Le bruit de cris joyeux lui paraissaient comme un écho lointain, et pourtant résonnaient à ses oreilles si fort en crissements désagréables, effet direct de la prise de sa poudre blanche. Il fut tout aussi surpris que la jeune femme d’apercevoir au loin un bisounours, se pinçant pour savoir s’il n’était pas déjà partit dans un de ses délires. Mais il fallait croire que non, l’imagination des gens faisait prodige en ce soir de fête déguisée.

      « Bref, qu'est-ce que tu as envie de faire ? T'en as de la chance je te laisse choisir ! A moins que tu ne la joues galant ? »
      « Après tout ce temps Straw, tu devrais savoir que je suis un gentleman… sauf avec toi. C’est moi qui choisi, je ne voudrais pas que ton imagination débordante nous cause un accident. »


    Servez chaud ! Et avec un sourire ravageur à l’appui. Du Caïn tout craché qui semblait être au top de sa forme. Voir la jeune femme lui faisait étrangement du bien, le sortant de ses idées continuellement moroses depuis que l’héritière avait quitté le pays. Et puis il fallait ajouter que Strawberry Young était une créature tout à fait délicieuse qui au moins comblait sa vue, à défaut d’attirer son attention intellectuellement parlant.

    « Sincèrement, j’ai envie de me réchauffer. » Lui dit-il, lui faisant comprendre que les hostilités pouvaient dès à présent commencer. Après tout, ils étaient sur le terrain de jeu idéal, car Poudlard manquait vraiment d’animation depuis les incidents de Saint-Mangouste. Caïn ne comptait plus les têtes d’enterrement de ses camarades, en excluant ceux qui faisait des crises de panique en pleine nuit par peur qu’un Mangemort n’ait tué un de leur proche. C’était assez pratique finalement, d’avoir rompu contact avec sa propre famille. Au moins il n’avait qu’à s’inquiéter que de lui-même et de personne d’autre, en parfait petit égoïste qu’il était. Il avait eu Lux… Mais Lux, c’était une autre histoire et elle ne craignait plus rien maintenant qu’elle était partie.

      « Bon allé, on commence en douceur… Je suis jaloux de ces petits gamins qui ont des paquets de sucreries. Tu vois le magasin de bonbons la bas ? Celui qui est encore ouvert ? Moi j’ai très envie d’une sucette. Alors, va en acheter une, mais au lieu de payer en liquide, paye-le en lui proposant quelque chose de plus… intéressant. »


    Il sourit, alors qu’il dégainait de sa poche intérieure une cigarette –sans se soucier du regard revolver de Strawberry - qu’il apporta à sa bouche. Un sort produisant une étincelle suffit à l’allumer alors qu’il jetait un regard rieur à sa cavalière. Il se délectait du contraste saisissant entre ce qu’il lui demandait de faire et les valeurs que prônait la Maison Poufsouffle. Car il y avait peu d’élève de cette maison assez courageux ou ayant assez de culot pour relever ses défis (encore que celui-ci n’était pas trop vicieux), excepté sa petite Straw. Peut être étaient-ils simplement trop niais ou gentils pour pouvoir le faire. Alors que la fumée se dispersait rapidement, il rangea sa baguette.

      « Et sois convaincante… » Ajouta-t-il en lui déposant un baiser furtif sur le front en signe d’encouragement et en la poussant vers le magasin.


    Il la regarda s’éloigner jusqu’à ce qu’elle pousse la porte du petit commerce. Il l’avait accompagné et s’était figé devant la vitre afin de voir si elle respectait bien ses engagements. Mais alors qu’une bouffée de fumée s’échappait de ses lèvres sèches, une étincelle rouge sang traversa le ciel, le faisant sursauter et agitant la foule de part et d’autre de la ruelle. Qu’est ce que c’était que ce truc ? Strawberry l’avait-elle vu elle aussi ? La mine froncé, il réfléchit quelques instants, figé à la manière d’une statue grecque, étrangement calme, contrairement aux habitants qui semblaient commencer à s’agiter. Était-ce un piège des Mangemorts ? Méfiant, l’Aigle recula jusqu’à la porte du magasin, de peur d’un mouvement de foule. Il observa les sorciers se diviser : les plus courageux souhaitant voir d’où provenaient ces éclairs luminescents, les autres préférant rester sur place craignant un piège.

    Il jeta sa cigarette, l’écrasant de sa bottine de cuir noir, et attendit que la Poufsouffle sorte du magasin munie de sa sucette pour lui faire part de ce qu’il avait vu.

Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 7 Oct - 14:23


Au bal on doit danser même si on n’est pas masqué.

Lyra ne sembla pas me tenir rigueur de ma petite blague. J'avais en effet aspergé son visage de faux sang. Elle avait sans doute passé une bonne heure à se préparer, mais après tout, je trouvais ça beaucoup mieux comme ça. Au moins, nous étions assortis. On avait l'air malin tous les deux, en sortant des toilettes. Plusieurs premiers années nous regardèrent avec des yeux écarquillés, bouches bées. Leurs iris croisèrent furtivement les miens et c'était sans doute bien assez pour qu'ils détournent rapidement le regard. Peut-être par peur que nos déguisements ne soient que le reflet de la réalité. Je souris innocemment à Lyra qui secoua la tête. En silence, nous nous rendîmes à Pré-au-Lard. Cette fois-ci, nous n'avions pas besoin de parler pour nous comprendre. Parfois, c'était pas plus mal. Avec Lyra, j'avais plutôt l'habitude de rire et de m'amuser pour oublier la monotonie de la vie. Mais ce soir, ce n'était pas le cas. Pas pour le moment. Sur le chemin, nous croisâmes de nombreux autres élèves, apparemment pressés d'être à la fête, dont une camarade de ma maison. Je la pointai discrètement mon doigt vers elle. « Regarde Mélanie Brunet avec sa tête de larve ! C'est immonde ! Elle a vraiment pas honte ! Je l'ai entendu parler avec Jonas... Je ne vois vraiment pas ce qu'il lui trouve. » Je me permettais de dire du mal d'elle car je savais à quel point Lyra la détestait. La Serdaigle m'avait vaguement parlé d'une fois, où elle l'avait surpris en train d'essayer de voler une ou deux babioles qui appartenaient à Hannah. Quelle idiote. Elle n'était même pas capable d'être discrète en plus. Je serrai le bras de Lyra, par crainte d'avoir réveillé en elle quelques mauvais souvenirs.

J'avais l'impression que tout Londres avait décidé de se rendre à cette soirée. Pour tout dire, moi, ça m'énervait un peu. Ne pouvaient-ils pas rester chez eux ? Cela me dérangeait de devoir arpenter les ruelles de Pré-au-Lard, et de me mêler à la foule bruyante et turbulente. On criait de tous côté, les gens avaient l'air de s'amuser. Je regrettais presque d'être venu. Il y avait beaucoup trop de monde. J'emmenai intentionnellement ma cavalière près d'une vitrine, où les gens ne s'entassaient pas trop. « Bon alors ce soir, tu dois me faire danser, on doit s'amuser comme jamais on s'est amusé, parce que c'est notre dernière année à Poudlard, et que même sans ça, je veux m'amuser d'accord ? » Je me retournai vers elle. Son accent était bien marqué. Elle était trop mignonne. C'est vrai que désormais, nous n'étions plus que nous deux. Finalement, ce n'était pas plus mal. Je passais le plus clair de mon temps en sa compagnie. Parfois, je retrouvais Caïn, mais en ce moment, il était plutôt occupé. Je le voyais souvent traîner avec Young depuis un certain temps. Lui non plus, je ne voyais pas ce qu'il lui trouvait, mais au moins, il avait l'air de s'amuser. Moi, dans mon dortoir, les soirées semblaient bien longues. Je rentrais le plus souvent après minuit, quand tout le monde était endormi, pour être tranquille. Mes compagnons de chambres n'étaient pas très agréables. « T'inquiète, j'ai bien l'intention de te faire danser toute la soirée, tellement que tu auras mal au pied durant toute la semaine prochaine ! Mais, pas trop près des gens hein. » Lyra savait bien que j'avais à moitié peur de me retrouver entouré d'une masse de gens. Je supportais pas cela. J'avais l'impression d'être oppressé. J'allais continuer en lui demandant si elle comptait rester avec moi toute la soirée ou si elle avait prévu de voir quelqu'un, mais quelqu'un me bouscula brusquement. « Bah vas-y, t'excuses-pas ! » grognai-je. Instantanément, la personne s'excusa, nous fixa durant deux secondes qui me parurent interminables. L'échange entre l'inconnu et Lyra sembla la bouleverser. Il s'en alla, et je me tournai vers Lyra. « Hé... ça va ?» La petite moldave avait l'air chamboulé. Ses yeux brillèrent de larmes, même si elle tenta de me le cacher. Elle me murmura qu'elle avait cru reconnaître quelqu'un. Je me mis sur la pointe des pieds, cherchant la harpie des yeux. Moi, je n'avais pas reconnu un visage familier mais il fallait l'avouer, il avait dévisagé mon amie d'une manière très étrange... En même temps, comment pouvait-on reconnaître quelqu'un parmi tout ce monde ? Cela me fit réaliser quelque chose. C'était maintenant que je regrettais de ne pas avoir donné de rendez-vous à Ciella. Comment allais-je pouvoir la trouver ? Je regardai de nouveau à travers la foule, un peu perdu. Ces derniers temps, j'avais beaucoup réfléchi, et je me demandais encore une fois où tout cela allait nous mener. Elle et moi, c'était juste impossible, pourtant on continuait à s'accrocher. Lyra me ressemblait sur ce point. Elle continuait elle aussi à croire en Over. Moi, je n'y arrivais plus. Ma recherche se révéla infructueuse. Mes yeux cessèrent de scruter la foule, pour se tourner vers la petite Serdaigle, qui me regardait d'un air inquisiteur. Je lui lançai : « Quoi ?» J'avouai que je ne lui avais pas parlé de mes derniers échanges de lettres avec l'italienne. Pas par pudeur ou quelque chose comme cela. J'estimais seulement qu'on avait chacun assez de soucis pour en rajouter un de plus. Au même moment, une étincelle rouge jaillit dans le ciel. Lyra amorça un mouvement pour se diriger vers l'endroit où elle était apparu. « Tu veux quand même pas y aller ? »
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Dana Lundy

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Lun 8 Oct - 5:02

Mais qu’est ce qui lui était donc passer par la tête ? Elle-même n’aurait su l’expliquer. Probablement la peur de la solitude et d’être livrée à soi-même. Si jamais elle s’attardait sur le sujet, nul doute qu’elle en ressentirait une honte cuisante. Ah ! Elle en faisait une belle de fille de la ministre ! Dire que devant les membres de son groupe elle essayait d’avoir bonne figure, de jouer à la sorcière forte. Voilà qu’elle craignait de mettre la baguette dehors. Oui, peut-être qu’elle avait ses raisons, mais devoir toujours se reposer sur… Robert, s’en servir d’excuse pour la moindre de ses sautes d’humeurs, actions ou craintes… C’était inacceptable. Tout comme il était parfaitement déplacé qu’une simple élève vienne implorer un professeur de lui servir de cavalier. Dana plus que quiconque savait à quel point les bavardages se propageaient à la vitesse d’un vif d’or dans Poudlard. Cette histoire entre et Sirius et Sasha avait beau s’être passée il y a des mois, elle se souvenait comme si c’était hier les regards des élèves, leurs murmures. La dernière chose dont elle avait besoin c’était bien que l’on parle d’avantage d’elle. Elle proférait déjà des excuses et s’apprêtaient à tourner les talons pour fuir elle ne savait où quand la réponse de son professeur de potions retint son attention. Sa réponse et son visage. Effrayant à souhait certes, mais surtout méconnaissable. Ce qui devait également être son cas puisqu’il avait déduit son identité simplement grâce à ses propos. L’évocation de Stanley avec qui elle passait ses journées, ou alors de l’hôpital et du mois passé… Quoi qu’il en soit, il était maintenant certain qu’ils passeraient incognitos dans la foule et qu’il était presque improbable que quiconque puisse les identifiés. Quand bien même la jeune sorcière trouvait toujours son invitation peu subtile elle était rassurée sur ce point-ci. D’autant plus qu’il accepta avec grand plaisir.

La Serdaigle fut à deux doigts de lâcher un soupir de soulagement et un sourire s’afficha sur son visage. Au fond d’elle-même elle avait espéré qu’il accepte sa compagnie. Car même étant relativement âgé, il avait une manière d’enseigner… divertissante. Et c’était exactement ce dont elle avait besoin en cette nuit-là. D’oublier tous ses soucis, de ne vivre que la soirée et peut-être sourire à nouveau. Imaginer qu’elle puisse rire était… un peu utopiste, d’une parce que malgré tous les circonstances ne s’y prêtaient pas, de deux parce qu’il lui arrivait très peu souvent d’avoir une telle réaction même en temps normal. Baissant légèrement la tête, elle remercia brièvement son enseignant et se réjouit de sa bonne humeur, se saisit allègrement de son bras avant de se diriger vers l’extérieur du château. Le flot d’élèves s’était largement calmé. Probablement parce que la soirée allait commencer sous peu. Elle tendit son mot au concierge et entra dans la calèche en compagnie du professeur et deux autres élèves qui lui parurent massifs. Brièvement elle se demanda s’ils n’étaient pas batteur dans l’une des équipes mais se décida à garder le silence. A regarder la route pavée qui défilait sous leurs yeux. Seulement quelques instants puisqu’elle trouva le silence trop pesant à son goût. Ses méninges commençaient à se triturer et elle n’aimait pas cela. Etait-ce vraiment sûr ? Que penserait sa mère de sa compagnie du soir ? Pourquoi avait-elle finit par craquer et accepter ? Oui, voilà exactement la raison pour laquelle, elle leva sa tête de son paume et se tourna vers le professeur McFly. Parce que si elle rompait le silence, la discussion se ferait d’elle-même et cela la tirerait de ses inquiétudes. Même si, bien malgré elle, elle ressentait une pointe d’inquiétude concernant les évènements à venir de la soirée, elle tenta de poser la question sur un ton léger.

- Que pensez-vous qu’il se passera ce soir ? De quels genres de festivités va-t-il s’agir ? Je n’ai jamais eu l’occasion de participer à un bal masqué et j’avoue que je suis intriguée. Avez-vous une idée ? A ce propos je tenais une fois de plus de à vous remercier d’avoir bien souhaité m’accompagner.

Et la discussion se fit bon train. Lorsqu’ils émergèrent de la calèche, la foule des sorciers présents était en mouvement. Il était fort probable qu’avec ses petites jérémiades ils aient été mis en retard et elle s’en sentait coupable. D’autant plus que Dana ne se sentait pas à l’aise à l’idée de se diriger quelque part sans en connaître la raison. Ils commencèrent à faire quelques pas, suivis par leurs compagnons de calèche. Ce qu’elle trouva étrange. Avec leurs grandes jambes ils auraient facilement pu les dépasser. Elle secoua la tête se rendant compte de son absurdité. Avec tant de monde, il leur était probablement difficile de se faufiler… A peine quelques secondes qu’ils étaient arrivés, elle était déjà prise de paranoïa. Elle trouva déroutant le fait de voir tant de sorciers sans pour autant pouvoir les identifier. Cet anonymat bien que se voulant amusant lui rappelait celui bien moins inoffensif que celui auquel elle avait eu affaire à Ste Mangouste. Cela, cette sensation étrange d’avoir des yeux qui la fixait constamment dans le dos, et ce déplacement sans but… Elle se saisit de la manche du professeur, se sentant plus calme à l’idée qu’il y ait un adulte à proximité d’elle. Elle se hissa sur la pointe des pieds afin de réussir à se faire comprendre malgré le brouhaha ambiant.

- Avez-vous la moindre idée d’où est-ce que nous allons Professeur ? Ou même pourquoi ?

Bien entendu, il y avait bien plus qu’une simple interrogation, mais elle ne souhaitait pas laisser ses propres souvenirs et ses appréhensions lui dicter son comportement de ce soir. Et après tout, elle avait un sorcier expérimenté qui pourrait l’aider au cas où son instinct fut le bon et que les choses ne se mettent à dégénérer.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mar 9 Oct - 4:18

Je l’avoue, lorsque j’ai quitté le château je ne m’attendais pas à voir autant de monde, ni à ne reconnaître aucun des visages qui m’entourent. Je jette un rapide regard à ma partenaire déguisée en spectre, et je me demande même à quoi elle ressemble sous ce tas de poussière blanchâtres qui lui masque chacun de ses traits. Enfin… elle devait être un tant soit peu attirante, sinon jamais je ne l’aurais invitée. Comment ça je suis quelqu’un de superficiel ? Parce que vous iriez à un bal avec une sorcière qui a la tête de Mimi Geignarde vous ? Non ! C’est bien ce que je me disais. Alors on garde les critiques pour soi quand elles sont aussi mal-fondées. J’ajoute même, pour ma défense, que j’ai pensé à cette malheureuse dont j’ai oublié le nom. En effet, je sais d’ores et déjà qu’elle ne terminera pas la nuit en ma compagnie, et avec le potentiel physique qu’elle a, elle aura d’avantage de chances de trouver un cavalier remplaçant que si elle avait la tête d’une citrouille putréfiée ou le corps d’un troll sauvage. Oui, parfaitement ! Je sais être quelqu’un d’altruiste quand il le faut. Même si pour le coup j’avoue que ça me pèse sur le bras et que ça ralentit mes recherches.

Un par un je dévisage ceux que je croise à la recherche d’une sorcière. Je regarde leurs poignets à la recherche du bracelet que j’ai glissé dans ma lettre d’il y a quelques semaines. En toute logique Ciella doit le porter ce soir, ce qui est notre signe de reconnaissance. Excellente initiative de ma part quand on sait le nombre de sorciers présents ce soir. Mais voilà, j’ai beau me faufiler, regarder les mains de tous les passants, parfois même en saisir au passage, je ne la trouve pas, et je commence à enrager. Nous avons été bien stupides de vouloir nous garder la surprise de nos déguisements. Et telle que je connais ma belle italienne, elle aurait tout aussi bien pu décider de ne pas porter le bijou que je lui ai offert pour la simple raison qu’il n’est pas assorti à sa tenue. Ayez pour partenaire occasionnelle une mannequin pointilleuse, voilà ce que vous gagnez, une nuit de frustration et des gouttes de sueur. Comment ça des gouttes de sueurs ? Je passe ma main sur mon front et mon maquillage commence à s’effacer par endroit. Notamment à la racine de mes cheveux. Ah par Merlin ! Il ne manque plus que cela. Je suis en train de pester lorsque ma compagnie temporaire pointe sa baguette sur mon visage. Un faible éclair m’illumine et elle m’explique rapidement qu’il s’agit d’un sort de fixation. Tiens, je me sentirais presque de l’abandonner d’ici quelques minutes. Parce que je vais retrouver Ciella. Coûte que coûte. Quand bien même je sens une chaleur dérangeante enveloppé mon corps. Mais pourquoi je me… nom d’une bouse de dragon… j’ai attrapé une maudite maladie bonne à clouer les moldus au lit. Ça m’apprendra à vouloir effectuer ma retenue hebdomadaire vêtu d’un simple T-shirt. Surtout lorsque l’on doit nettoyer les fenêtres en plein automne.

Voilà ! Je suis de mauvaise humeur ! Je suis encore en train de pester contre cette déesse romaine qui me rend ma chasse bien compliqué et ce rhume qui me prend à la gorge lorsqu’une étincelle rouge traverse le ciel. Comme tous ceux présents aux alentours, je la regarde s’éloigner et mémorise l’endroit où elle est partie s’écraser. J’ose espérer qu’il ne s’agit pas de l’un de ces feux qu’ont l’habitude de lancer ceux qui sont sans pouvoirs. Parce que là, ce serait la citrouille sur le gâteau. Je ne suis pas venu ici pour passer une soirée mortellement ennuyeuse pour le simple plaisir de nous rapprocher culturellement des plus faibles. Tiens ! ça ne m’étonnerait même pas que cette histoire de bal ne soit qu’une simple mascarade de la part de la ministre pour qu’elle nous assomme à nouveau à coup de mots aussi incompréhensibles les uns que des autres. Par simple esprit de contradiction, je crois les bras et décide de rester là. Ce qui va à l’encontre des envies de ma cavalière. Rapidement, elle saisit qu’elle aura beau me supplier je n’irai pas ; que je ne vois aucun mais absolument aucun inconvénient à ce qu’elle s’y rende sans moi. D’un geste de la main je lui souhaite bon vent. Elle n’est peut-être pas aussi stupide que ce que j’imaginais alors.
Et maintenant… que vais-je faire ? Plus pour tuer le temps que par réel espoir, je continue d’observer les poignets qui passent à ma proximité. Beaucoup de poignets. Je pousse un soupir suivant la foule. C’est alors que je la vois. Debout devant Honeydukes. Ça ne peut-être qu’elle, elle semble chercher frénétiquement quelqu’un du regard. Lorsque j’arrive devant elle, je sors de mon sac les deux coupes qu’elle m’a offertes. Je souhaite lui demander où se trouve notre bouteille et me rend compte que je suis devenu aphone. Mais il y a pire, je me rends également compte que je me suis trompé et qu’il ne s’agit pas de mon italienne. La sorcière qui se tient devant moi est bien plus petite. Pas désagréable néanmoins si on s’arrête à sa taille. Parce que son visage lui, est couvert de pustules. Je racle ma gorge et me penche vers elle afin qu’elle puisse m’entendre malgré la faible intensité de ma voix.

- Désolé, trompé. Difficile reconnaître quelqu’un foule.

Je m’écarte et lui sourit, montrant de mon doigt ma gorge et le signe que j’ai grand peine à parler. Allez Falkenbach. Essaie de profiter quand même. Tu viens de te trouver un petit défi amusant. En faire tomber une sans user de paroles. Je plie une de mes mains en deux et la pointe régulièrement sur mon visage pour mimer ses pustules, fais une grimace de dégoût et monte mes deux pouces en souriant à nouveau. Traduction, superbe idée de déguisement.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mar 9 Oct - 9:30



La foule commençait à devenir oppressante. Un frisson parcourut l’échine de la jeune sorcière. Elle ne se rappelait pas les rues de Pré-Au-Lard aussi exigües. Heureusement, son déguisement dessinait une sorte de périmètre de sécurité autour de sa personne et atténuait son malaise. En même temps, qui aurait été assez fou pour venir se coller à une citrouille en feu ? Mais tout ce monde, ces rires, ces mouvements continuels de foule la laissaient profondément troublée. Il ne s’agissait pas d’un mal de mer ni de crise de panique non, c’était plus comme une impression désagréable de déjà vu. Comme une histoire dont on connait la fin inévitable sans pouvoir rien y changer. Un nouveau frisson parcourut son dos quand un flash frappa sa mémoire. Le bal. Oui, cette procession de gens résonnait étrangement avec le bal de Noël, ce fameux bal où tout son beau monde d’enfant avait volé en éclat, arrêté net par la mort de deux de leurs camarades. Instinctivement elle se mit à chercher Sephora du regard, avant de se rappeler qu’elles n’étaient pas venues ensemble, que cette dernière avait préféré y aller avec Sirius et la laisser seule. Avec un pincement au cœur, elle avala difficilement sa salive. Il n’y avait aucune raison que les évènements se répètent faits par faits, mais son imagination angoissée se chargeait très bien de faire abstraction de ce détail. Un horrible sentiment d’impuissance la saisit et plus que jamais la jeune femme sentit peser sur elle le poids de la culpabilité. Elle aurait au moins du demander à Sephora son costume afin de pouvoir la retrouver dans la foule. Mais non, elle n’avait encore pensée qu’à elle, à sa pauvre petite personne esseulée. Un gouffre sans fond la laissait sans force depuis quelques semaines, un mal être grandissant qu’elle dissimulait avec brio derrière son sourire devenu presque légendaire dans la salle commune des lions. Mais la vérité était tout autre. La solitude la rongeait petit à petit, les questionnements aussi sur elle-même, sur sa place dans ce monde, sa nécessité à garder la tête haute, les bras levés, quand personne ne semblait plus se soucier d’elle autrement que de la fille qui pourra vous aider pour les cours, vous donner l’emplacement d’une salle etc. C’était sa dernière année à Poudlard et pourtant, jamais elle ne s’était sentie aussi extérieur à la vie du château. Sa patience ne supportait plus la présence de certains de ses camarades, de leur narcissisme, leur mépris et leur machiavélisme. Certains parvenaient à faire preuve d’une telle immaturité que cela en était exaspérant. Plus que jamais la rouquine aspirait à autre chose, un autre rythme de vie, d’autres rencontres, retrouver un élan d’envie. Mais surtout, quitter ces murs où les histoires de cœur la font devenir chèvre. A croire qu’elle est la seule à n’avoir dans sa jeune vie, pas encore connue en long en large et en travers, les ravages de l’amour. Elle avait grandit trop vite, trop brusquement, là était la source de ce vide qui s’emparait de la jeune sorcière.

Une soudaine envie de courir loin de là où elle se trouva s’empara de la rouquine, mais la vue d’une personne l’en empêcha. A quelques pas de l’irlandaise une femme visiblement enceinte déguisée en korrigan était perdue dans la contemplation des étincelles rouges qui venaient tout juste de surgir de nulle part, dans la pénombre du soir. La forme arrondie de son ventre rappela à la rouquine son amie Lily qui devait à présent en avoir un presque aussi rebondi. Et cette simple vision d’une maternité en devenir lui redonna chaud au cœur, allez savoir par quel miracle ! Evey s’approcha de la femme korrigan et décida d’engager la conversation, bien qu’elle n’ai pas la moindre idée de qui il pouvait bien s’agir.


-Bonsoir madame, vous croyez que c’est le signe que la fête commence ? Parce qu’il est six heures vingt-deux passée !

La femme korrigan surprise visiblement de se faire accoster par une citrouille enflammée mis quelques secondes à lui répondre avec un haussement d’épaule.

-Peut-être, à moins que ce ne soit un petit rigolo qui s’amuse avec la baguette de sa maman.


Ne voulant plus rester seule, la préfète en chef décida de s’accrocher, figurativement parlant, à cette jeune maman et répliqua, le plus jovialement possible avec sa voix d’outre-tombe du fait de la cavité formée autour de sa tête par la citrouille.

-Ca vous dit d’aller voir ?

Son interlocutrice toujours aussi surprise mais non moins souriante sembla hésiter et réfléchir quelques secondes avant d’acquiescer.

-Après tout, ça ne coûte rien !


Le nouveau couple se mis alors en marche, se frayant tant bien que mal un chemin parmi la foule, dans ce qu’elles supposaient être la direction des étincelles.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 10 Oct - 2:51


[i]Encore, il marchait. De plus en plus lentement. Les gens semblaient arriver par milliers à Pré-au-Lard en cette soirée d’Halloween. Il était intéressant que, peu importe la culture soit moldue ou sorcière, Halloween se fêtait absolument pareillement. C’était du pareil au même. Les gens, peu importe leur nature, pouvaient être aussi stupides ou extrêmement intelligents. Severus Rogue décida de lâcher cette hypothèse. Cette dernière lui fut passée par la tête si subitement … Oui, ce jeune homme se mettait à songer comme cela. Il tombait dans des raisonnements complexes, philosophiques même. Néanmoins, il se sentait en sécurité bien à l’inverse de la plupart des gens ici présent. Bien dissimulé sous sa dégaine de hors-la-loi, il savait aussi les Aurors l’observant sachant parfaitement qui il était parmi tous ces horribles déguisements.

Même s’il rencontrait James Potter, par exemple, ou n’importe qui d’autre lui voulant les problèmes … Cette personne devrait avoir à discuter avec quelques Aurors. Parce que vous savez très bien que notre jeune homme n’allait pas se battre. À la limite, il se défendrait. Certes, il ferait mieux se laisser blesser pour son bien-être. Idiot n’est-ce pas comme façon de voir les choses ? Pas tout à fait. Severus pourrait prendre quelques bleus, mais il serait encore libre. Tiens, il aperçut de derrière son masque, une citrouille. Un sourire en coin et une exclamation sarcastique sortie à la manière d’un souffle de sa bouche. Cela doit empester là-dedans pensa-t-il. Peut-être pas … Enfin, la concernée a dut tâcher d’utiliser un sortilège pour éliminer la puanteur. Non ?

Quelques pas suivirent et Severus s’éloignait du brouhaha. Il crut alors, si subitement, reconnaître un accent soit une voix bien connue de sa personne. Slave pour tout vous avouer : Lyra Badenov ? Aussitôt, son regard noir poursuit jusqu’à ce qui semblait être une vampire couverte de sang et … Un truc qu’il ne voudrait certainement pas rencontrer dans la vraie vie. Arf ... Ses oreilles durent lui donner une fausse vision de la chose. Lyra n'était point présente. Il avait cru entendre un accent particulier. Hm. En fin de compte, il aurait fait erreur. Après tout, il y avait plein de monde ici. Ses oreilles n'entendaient rien du tout ... Ou trop de chose justement. Trop de choses à la fois lui faisant perdre la tête.

- Qu’est-ce que c’est ?

Dit-il tout haut dans un réflexe fortement intrigué. Son regard longea une étincelle rouge qui fila au travers le ciel orangé, bleu, marine … Elle ne retomba point restant en suspension dans le ciel. Un sort pensa-t-il aussitôt. Il aurait put lever les yeux au ciel. Oh bravo ! Quelle originalité de commencer la fête de cette manière : un feu d’artifice. Ou faisait-il erreur ? Severus posa son regard sur l’étincelle puis, sur les gens se déplaçant vers cette dernière. Ah ! Qu’il était bête ! C’était là où on désirait amener tous ces invités. C’était plutôt drôle à voir. Oui, tous ces zombies – au sens littéral comme au sens figuré du terme si vous me le permettez – qui se déplaçaient vers le lieu de rencontre. Quoique certains restaient à leurs places tranquilles. Tss ! Bande de poltrons qui pensaient fort probablement à un piège mangemoresque. Absolument pas : pour une fois au moins sa petite bande de hors-la-loi n’était pas en cause.

Gryffondor↯  La force du lion est en moi
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Evey Lowan

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 10 Oct - 9:17

Coucou Severus! Pourrais-tu s'il te plais modifier ton post qui ne va pas avec le cadre de la mission? Comme répété plusieurs fois par le MJ, on ne peut pas reconnaître les autres personnages dans la foule! De un parce qu'ils sont costumés, de deux, parce qu'il y a bien trop de monde pour parvenir à entendre des voix distinctes. Quand bien même tu reconnaîtrais une voix il te serait impossible de savoir quel monstre en est le propriétaire. Au début, tout le monde est au coup à coude dans une marée humaine.
Wink
Merci à toi!

Je demanderai donc à Regulus et Lyra de ne pas tenir compte de ton message!

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Maël J. Fontaine

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 10 Oct - 9:30

    J'essayai d'avancer dans la foule, sautillant sur mes deux pieds pour repérer la chevelure de Sephy, ou juste trouver quelqu'un de connu, mais malgré ma carrure assez intimidante, ma petite taille et mon habilité pour les déplacements furtifs, les résultats n’étaient pas probants. En fait, j’avais l’impression de plus jouer des épaules et d’attirer les regards que d’être discret. D’ailleurs, ma cavalière était aussi perdue que moi, et devait admirer mon côté baraqué car elle ne m’avait toujours pas quitté du regard. Je m’aperçus que ça ne me gênait pas plus que ça, même si la brûlure de la trahison d’Evelyne me faisait encore souffrir. Ca faisait quoi… quatre mois que j’étais célibataire, et Poudlard devait être au courant depuis deux seulement. Et donc, tout ça pour dire, que j’étais assez étonné de voir que lorsque quelqu’un posait sur moi un regard admiratif et plein de confiance, comme Lavande qui devait me prendre pour son héros, c’était incontestablement agréable. Et ça m’avait manqué. C’était la deuxième constatation qui me sidérait. Peut être était-ce aussi pour entretenir ce regard qu’inconsciemment je jouais plus des épaules que de souplesse… La main de Lavande fermement agrippée à la mienne, j’arrivais près d’un comptoir et je commandais deux jus de citrouille. Et en parlant de citrouille, j’en repérai une non loin de moi. C’était assez impressionnant, toute l’ingéniosité dont sa propriétaire avait du faire preuve, que ce soit en imagination qu’en terme de magie, parce que le déguisement était tout simplement incroyable. J’attirai l’attention de ma harpie vers la citrouille :

      « Regarde moi celui là ! Franchement la personne a trop géré ! Viens, on va lui demander comment il l’a fait ! »


    Je ne laissai pas le temps à Lavande de répondre, et je la tirai dans la direction de la citrouille, qui était seule dans un périmètre assez large. Et pour cause ! La citrouille semblait brûler, sans brûler. Un sortilège de sixième ou de septième année, pas moins, et sûrement plus ! Je m’aperçus soudain que j’allais un peu vite pour Lavande et je l’attendis qu’elle se remette bien. Pour faire bonne figure, et aussi pour m’excuser de la malmener pareillement, je passais un bras sur son épaule, pour la serrer contre moi, comme je l’aurai fait pour une petite sœur. Elle ne devait sûrement pas considérer la chose comme moi, je n’étais pas dupe, mais bon… si j’étais parti du château pour la laisser avec ses amis une fois ceux-ci trouvés, je m’apercevais à présent que ça m’était impossible. Parce que ce serait la blesser, et je n’étais pas encore un crétin égocentrico-prétentieux comme l’étaient les Black de manière systématique. Si j’avais accepté l’invitation de Lavande, c’était peut être par dépit, mais ce n’était pas une raison pour que je la laisse tomber comme une chaussette usagée et que je sois méchant avec elle comme, et j’en avais un peu honte, je l’avais envisagé. Elle me fit un petit sourire qui manqua de me faire chavirer, mais sans aller plus loin. La marque d’Evelyne était bien trop présente dans mon esprit, si puissante qu’elle écartait et écrasait toutes les jolies filles que j’aurai pu croiser. Pauvre Lavande… elle n’allait être qu’une cavalière de rechange, parce que je n’avais plus mon âme sœur, et que je n’avais pas pu y aller avec une simple amie. Une cavalière froissée, sortie du placard en dernière extrémité. Les mots étaient peut être pas très sympa pour elle, mais ils étaient tellement… vrais ! C’en était dérangeant. Je rougis de honte en pensant à ça, et je me promis de prendre soin de la sixième année comme si elle était Sephora. Je n’étais pas un gougea, et je ne voulais pas que Poudlard me voit comme tel ! J’allai lui demander si ça allait et si ça ne la dérangeait vraiment pas d’aller voir la citrouille, lorsque nous fûmes bousculer par un groupe de vampires, et qu’un éclat rouge attira le regard de toute la foule. Des étincelles éclairèrent Pré-au-Lard, donnant une couleur blafarde et surnaturelle à tous les visages maquillés, et surtout donnant un point de repère aux oiseaux. Etait-ce le début d’un feu d’artifice sorcier ? Lavande avait pointé le doigt, comme beaucoup d’autres sorciers, et moi je fronçais juste les sourcils en voyant les étincelles se disperser et s’éteindre sans que rien ne suive.

      « C’était quoi tu penses ? Le coup d’envoi de la soirée ? »

      « Je ne pense pas, plutôt un gamin qui a joué au sorcier, ou un début de feu d’artifice râté. En tout cas, je te parie dix chocogrenouilles que y’en a un qui va se prendre une bonne amende du Ministère si ce n’était pas prévu ! »


    J’entendis la citrouille s’étonner elle aussi des étincelles, et proposer l’idée du coup d’envoi, comme l’avait fait Lavande. Je m’approchai de l’étrange duo, la citrouille était accompagnée d’un korrigan, et je les attrapai avant qu’il ne se déplace en direction des étincelles. Lavande serrait si fortement ma main que j’en avais mal aux doigts, mais je ne la comprenais que trop bien ! En effet, la foule avait entamé un mouvement vers l’origine de la lumière, sûrement attirée elle aussi comme un papillon à une flamme. Je regardai Lavande, d’un air inquiet :

      « Ne me perd pas, surtout !, puis, en posant une main un peu nerveuse sur l’épaule de la citrouille, j’attirai son attention, attends ! J’voulais te féliciter pour ton.. votre… déguisement. »


    Je me sentis rougir, et je me frappai mentalement pour ça. On n’avait pas idée… dix huit ans dans deux jours, et je rougissais encore lorsque j’étais gêné, incapable de me retenir. Je terminais ma phrase en bafouillant, maudissant aussi ma petite taille et la grosseur de la citrouille, qui me faisait devenir totalement ridicule. Heureusement que mon déguisement, l’obscurité et la capuche rabattue sur mon visage me mettait à l’abris d’être reconnu, parce que franchement, je n’étais pas à mon avantage. Lavande se blottit dans mes bras, profitant sûrement de l’occasion, et je passais à nouveau mon bras sur son épaule, comme pour montrer qu’elle était avec moi (dans le sens où elle était venue avec moi hein, pas autre chose ! ne vous méprenez pas !).

      « Enfin… c’est super réussi, et voilà… euh… et… »


    J’étais ridicule. Totalement ridicule. Et qu’est ce qui m’avait pris de lui adresser la parole sincèrement ? Un coup d’admiration subite ? Bref, heureusement on pouvait mettre mon embarra sur le fait que Lavande commençait à être un peu trop envahissante. Mais je ne pouvais pas décemment la repousser non plus, hein ! Du haut de ses seize ans fraichement atteints (elle était du 29 août m’avait elle expliqué pendant que nous descendions à Pré-au-Lard), elle avait presque deux ans de moins que moi ! Reprenant un peu contenance, j’essayai de paraître plus assuré en rebondissant :

      « Vous allez voir la cause de tout ce remue-ménage ? C’est quoi d’après vous ? »

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Lord Voldemort

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 10 Oct - 20:01

    Les oubliés. Ce serait presque ça, le thème de la soirée. Alors quoi, le ministère avait décidé que la meilleure stratégie à adopter face aux mangemorts était de nier leur existence ? Non mais parce que nous ignorer et ignorer tout défi de sécurité que nous aurions pu poser, c'était presque insultant. En fait, je ne comprenais pas du tout la stratégie ainsi déployée. C'était quoi le but ? Faire croire que si on n'avait pas peur de nous, nous ne viendrions pas ? Un moyen peut être, de contrer la terreur ? Je n'en savais rien, et c'était franchement déroutant. Franchement, ne faites pas croire au plus grand génie du mal c'est à dire moi, Ratigan que cette mascarade pouvait être autre chose qu'un piège. C'en était forcément un. C'était un peu comme si les français pendant la dernière grande guerre moldue, auraient hissé le drapeau blanc face à leurs petits copains allemands pour leur faire croire que la voie était libre. Les choses étaient toujours plus compliquées. Et même moi, avec toute la confiance que Purity avait tendance à m'insuffler et qui me brouillait parfois l'esprit, je n'étais pas dupe. On me manoeuvrait. Quand j'avais su pour la petite sauterie de ce soir, j'avais imaginé que l'on se moquait de moi. Qui m'avait apporté la nouvelle ? Amycus, ou peut être Severus ? Je ne savais plus. A moins qu'il s'agissait de Krystel. Purity m'embrouillait parfois, me donnait des migraines pas possibles. Mais je remarquais à chaque fois que je devenais plus fort. C'était certes dû à toute cette confiance en moi que je ressentais, mais pas seulement. Je me sentais changé. J'avais bien l'impression, de plus en plus renforcée, d'avoir mis la main sur l'arsenal secret du ministère en m'emparant de l'objet. Je le caressais du bout des doigts dans la poche de ma cape. Nul déguisement pour Lord Voldemort. Nulle parodie de terreur. J'étais la peur incarnée, et ce misérable peuple de moutons allait bientôt se retrouver terrifié devant l'ampleur de mes pouvoirs.


    La majorité des mangemorts avait reçue des instructions. Peu précises. Le rendez vous donné était le même que celui du ministère. Eux non plus, ne savaient toujours pas la force qui m'avait été donnée. Je m'étais rendu compte que je ne leur avais jamais montré l'utilisation de mes pouvoirs du début à la fin. Oh bien sûr, il y avait eu ce message avec le corps de Faulkner, et il y avait aussi eu Sainte Mangouste. Mais la plupart n'avaient pas réellement compris ce que j'avais fait. Ce soir, j'aurais des centaines de personnes pour prouver l'étendue de ma puissance, et écraser tous ces misérables insectes qui pensaient pouvoir me détruire. Ils me tendaient un piège, c'était obligatoire. La loi quasi-martiale instaurée par le ministère ne saurait être abandonnée en si bon chemin. En fait, on assistait ni plus ni moins à une escalade du conflit. J'avais deviné leurs desseins, parce que j'avais le même mépris pour la vie qu'eux mêmes. A moins qu'il s'agisse de désespoir. Toutes les techniques conventionnelles de lutte anti-insurrection ayant échouées, le gouvernement se retrouvait réduit à sacrifier ses foules pour m'attirer. C'était ce que je pensais. Même Margaret Lundy au comble du désespoir ne laisserait pas une foule de ses propres opposants à la merci des mages noirs. Il devait y avoir autre chose. J'imaginais déjà ce qu'ils avaient du imaginer. Un piège anti transplanage, des aurors camouflés, une foule prête à se rebeller. Peu m'importait. Il pouvait aussi bien s'agir d'un piège que d'une négligence inouïe, que je me rendrais quand même à pré au lard, et ce dès le début de la soirée. Mais comme je l'avais dit, nul déguisement pour le Seigneur des Ténèbres. Un rien de mise en scène pour le plaisir... On entra. Je la vis arriver, et lui offrit un de mes rares sourires. Non, je n'étais pas content de la voir en tant que personne. J'étais satisfait d'avoir mon public.


    Je lui fis signe de me suivre. Un vent frais caressa mon visage avant que je transplane, Krystel sur mes talons. Nous arrivions en pleine campagne écossaise. Pré Au Lard était plus bas, à peut être deux cent mètres.



    | Ce soir, Mrs Raybrandt, c'est le début de la fin pour le ministère. Vous me ferez le plaisir de tuer quiconque n'est pas des nôtres. Pas d'exceptions. Sauf ceux qui réclameront pitié.... |


    Je rabattais le capuchon de ma cape sur mon visage pour le couvrir. Me nimbant de ténébères, j'avançais, fendant bientôt la foule d'un pas allongé, me dirigeant vers l'estrade. Autour de moi, monstres et vampires se pressaient les uns contre les autres, inconscients des dangers de l'obscurité. Je souris. Qu'il était bon de rentrer à la maison...
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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 10 Oct - 20:45

    Maintenant, je ne me sentais plus seulement seul, je me sentais aussi mal à l'aise. Oppressé, presque. La foule me donnait des vertiges, mais je sentais qu'il n'y avait pas que ça. Je serrais les dents. Pas maintenant ! Je sentais venir la « crise », cette brusque montée de stress que je ressentais parfois sans raison apparente, et qu'au ministère on guettait comme des signes probables d'un recouvrement progressif de la mémoire. Je savais que c'était que de la merde, ce genre de discours. Je savais bien que quelque chose clochait dans ma tête, j'avais le cerveau gangréné par tout ce que j'avais fait, pensé ou vécu, et parfois ce genre de choses arrivait. Ce genre de merde, devrais je dire. Je me sentais fébrile tout à coup, la respiration perdant toute cohérence de rythme alors que mon cœur s'affolait. Je savais à quoi je ressemblais dans des états pareils. L'oeil fou, les pupilles dilatées. J'étais terrorisé. A quoi était ce dû ? Je n'en savais rien. Ca pouvait être n'importe quoi, un déclencheur aussi anodin d'une odeur ou une silhouette reconnue, que j'avais identifié dans la période de ma perte de mémoire, pour que ça revienne maintenant m'agresser. Simple dysfonctionnement cérébral ou physiologique à cause de ce puissant sortilège d'amnésie qui m'avait foutu le cerveau en l'air, ou était ce quelque chose de plus tangible ? Peut être que je me sentais auparavant menacé par la foule, que je fuyais comme la peste quand je ne passais pas mon temps à tuer des gens ? Peut être était ce cet instinct de conservation qui me poussait à me préserver ? Je n'en savais rien. Ou alors, c'était autre chose. Peut être un visage familier, un bruit entendu, qui faisait écho à ces fantômes qui hantaient mon passé. Une fine pellicule de sueur vint recouvrir ma nuque d'une moiteur froide, glaciale, qui me figea le cœur. Mon instinct, brouillé et confus, m'intimait de m'enfuir en courant. La foule m'oppressait de plus en plus et j'avais un mal terrible à respirer. Et mon cœur, lui, me lançait. Il cognait dans ma poitrine, et se comprimait à tel point que ça en était vraiment douloureux. Je sursautais quand on m'interpella par mon prénom, manquant de perdre le contrôle de ma vessie. Bordel, qu'est ce qui m'arrivait ? J'étais terrorisé comme ça, sans raison apparente. Les seules fois où ça m'était arrivé, c'était au réveil de tous ces cauchemars, ou parfois quand je repensais aux traitements brutaux que le ministère m'avait infligé pour me faire parler. Un prof. C'était un prof. Mon esprit qui cavalait à cent à l'heure. On me parlait mais je ne comprenais rien. J'avais brusquement envie de vomir. Je n'aurais jamais dû revenir. J'esquivais le regard d'Ivanov, ne voulant pas l'interpeller sur mon état.


    | Je... Non, ce n'est pas une bonne idée. Je suis désolé Professeur, on se voit plus tard, je ne me sens pas très bien. |


    Je m'enfuyais littéralement en poussant d'autres élèves et en m'éloignant d'ici. Je ne me sentais pas bien. Je me précipitais à la sortie du village en courant à moitié, attirant à moi le regard des aurors de faction. On m'arrêta sans ménagement quand on me reconnut, m'empoignant les bras et me menaçant d'une baguette. Je les suppliais du regard, tremblant de froid et de peur, la sueur glacée perlant sur mon front.


    | Je n'aurais pas dû venir, je ne me sens pas bien, je suis désolé! |


    On me laissa passer, mais je sentais une présence derrière moi. On devait me surveiller. Même dans cet état, on ne me faisait pas confiance. Je m'arrêtais en titubant comme un ivrogne pour m'appuyer contre le mur de la dernière maison, et vomissais toute la bile qui m'emplissait la bouche. La douleur me tira des larmes, mais je vomissais sans un bruit. De longs instants plus tard, je reprenais ma respiration, fermant les yeux. Un goût immonde dans la bouche et des remords plein la tête. Le plus étrange était que j'avais l'impression qu'il ne s'agissait pas de la première fois. Peu importait. J'avais les idées plus claires. Le vent frais me fit frissonner un instant. Que m'arrivait il ? Je me rendais compte des souffrances que j'avais dû m'infliger moi même, et subir des autres durant cette période qui m'échappait. La foule. Je n'avais pas envie d'y retourner. J'avais peur, vraiment. Je n'étais pas en sécurité au milieu de tous ces gens. Presque de manière naturelle, j'avais repéré les sorties, les points faibles du dispositif, à qui m'en prendre en premier. Pourtant, je n'étais pas là pour ça. Je me calmais quelques minutes de plus, seul ou presque, à l'entrée du village. Je reprenais ma respiration. Lyra était là dedans, et qui sait ce qui allait se passer ? Je devais être fort. Aussi terrible que cela me paraisse, je devais être comme ce Torben qu'on me peignait. Un être fort, dur, inflexible. Je me devais de l'être. Je crachais par terre la salive qui m'encombrait la bouche après mes vomissements, m'essuyant la bouche d'un revers de la manche. Peu importait mes vêtements ou mon apparence. On me prendrait pour un clochard plutôt que pour un tueur, mais c'était bel et bien ce que j'étais au fond de moi. Je reprenais mes esprits, me forçais à raisonner calmement. Je devais y retourner. Je contournais l'auror qui m'avait suivit et revenait vers la foule. Je me sentais faible et fébrile, mais je ne pouvais pas tolérer cet état. Je me forçais malgré l'air maladif que je devais arborer, à avancer l'esprit serein, froid et calculateur. La sécurité de ma sœur dépendait plus de moi que de ces foutus aurors qui ne m'avaient arrêté que quand je l'avais bien voulu. Raffermi par cette froide constatation, j'avançais dans la foule. Ce n'était pas moi le mouton, mais bien tous ces gens. Moi, j'étais le loup. Une odeur vint à mes narines et me stoppa net. L'odeur du danger. Je la sentais, je la respirais. Papa m'en avait parlé, autrefois. Il m'avait dit que quand un chasseur sentait cette odeur, il devait se tenir sur ses gardes. Il m'avait dit que ce sentiment, ce sixième sens presque ou cet instinct, n'étaient jamais totalement loin de la paranoïa. Mais qu'il fallait s'y fier, parce que cela pouvait permettrer de sauver sa vie. J'étais capable d'y faire face. Je n'étais fait que pour ça. Et je protégerais Lyra envers et contre tout.

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Jeu 11 Oct - 7:38

La bousculade m'avait bien bouleversé mais en même temps j'avais envie de dire que je croyais voir à chaque fois des gens que je pensais connaître. C'était un peu ces impressions de déjà vu qui me perturbaient plutôt que la personne qui nous avait bousculés avec Regulus. Sérieusement la pauvre personne, elle n'y était absolument pour rien si j'étais complètement folle de croire reconnaître à chaque fois quelqu'un que j'avais connu. Encore cette été à Londres, j'étais tombée sur une femme qui ressemblait à ma mère, et pourtant je le sais qu'elle est décédée. Mais non, c'était comme si c'était elle. Enfin c'est un peu compliqué pour tout vous dire. C'est un peu même plus que perturbant pour être totalement honnête quand ça devient comme ça. Je reprenais donc mes esprits et je redevenais la Lyra souriante que j'étais tout en me tournant vers Regulus, l'air de rien, après tout il n'avait pas à profiter de ma folie, ce n'était ni le lieu ni le moment, on était là pour s'amuser. Et rien d'autres. C'était ainsi qu'il fallait qu'on voie la possible évolution de notre soirée. Du coup en prenant le bras de mon meilleur ami, je me collais littéralement à lui pour lui faire comprendre ce que je voulais lui faire comprendre. « Allez ! Ce serait bien je suis sure, et puis ça ne sera qu'une petite blague d'un gosse je suis certaine. » Dis-je avec un ton qui se voulait convaincant. Mes petits r roulés, ma façon d'appuyer plus longtemps sur certains mots avec ces accents toniques qui n'existaient pas de la même manière, et mes yeux de chiens battus étaient dans le but de le faire craquer. Et j'étais presque sure que ça allait finir par marcher. Il n'y avait aucune raison. La lumière rouge qui venait de sortir de là-bas, je n'avais aucune idée d'où ça venait, je savais qu'il fallait être un peu prudente, mais bon à ce point là j'étais pratiquement sure que c'était possible qu'il n'y avait qu'une blague d'un enfant. C'était de la folie, je le savais. Mais d'un autre côté j'étais retombée dans ce monde un peu taquine. Et puis, j'avais envie de profiter un peu de la soirée.

Profiter de la soirée un grand mot, ou une grande expression pour ne pas dire grand chose honnêtement. C'était la façon de dire, salut je suis là pour pouvoir oublier mes foutus souvenirs et mauvais cauchemar et penser à autre chose. C'était l'essentiel en ce qui me concernait. Profiter un peu de la vie en sortant du cauchemar dans lequel je me fourrais depuis au moins deux années au complet. Deux années où je n'avais pas pris une solution rationnelle à l'ensemble de mes problèmes. Mais bon, au moins cette fête d'Halloween serait l'occasion de retrouver des personnes qui me manquaient peut-être, oui secrètement j'espérais y voir Harry même si j'étais consciente que j'avais une chance sur un million de voir sa tête. La foule autour de moi ne me permettait même pas de distinguer les gens, j'étais complètement perdue, c'est pour ça que je resserais la main de Regulus pour être sure de ne pas le perdre, je ne voulais pas du tout me retrouver seule dans cette foule, en question de panique je crois que pour le coup il n'y avait rien de mieux. Je me rapprochais de son oreille pour lui chuchoter « Et puis comme tu m'as gentiment sacagé mon maquillage en l'espace de dix secondes, tu dois maintenant m'obéir à chacun de mes désirs. » Avec aucune idée perverse derrière bien au contraire, je continuais de sourire, même si j'avais comme une mauvaise impression, ma baguette était toujours dans ma manche, d'ailleurs je vérifiais en resserrant ma main autour. Il n'y avait pas intérêt à ce qu'il m'arrive quelque chose ce soir, de même, je cherchais mon frère des yeux, j'étais persuadée qu'il était là, mais de même tous les visages étaient inconnus pour moi autour. Nous avancions du coup comme la majorité des gens jusqu'à la lumière rouge, sans vraiment savoir où nous allions, dans l'ignorance la plus total, était-il sérieux de s'engouffrer dans ce piège ou du moins tout ce qui semblait être un piège. J'en avais aucune idée pour le moment j'avais mon idée et mes lubies de jeunes enfants, celle qui veut s'amuser même si j'étais presque sure que cette petite fête n'allait pas finir aussi bien que je le pensais.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 14 Oct - 9:11

Mes tentatives de faire croire aux gens que je n'attendais personne, seule assise sur le petit muret, devant la façade d'Honeydukes restèrent veines. Toutes les dix secondes environ, ma tête se soulevait et scrutait scrupuleusement la foule grandissante, à la recherche de mon cavalier. En même temps, avec tout ce monde, il était difficile de s'y retrouver, les costumes et divers déguisements de tous les sorciers n'aidaient pas vraiment. Brusquement, je regrettai d'avoir teint mes cheveux. Cette couleur blanc-gris allait très bien avec mes yeux bleus, mais ma longue chevelure blonde était souvent un moyen très simple de me reconnaître. Cela faisait déjà quelques minutes que j'attendais comme une idiote que mon cavalier veuille bien se montrer. Les secondes défilaient à la manière des heures, et au bout d'une dizaine de minutes, j'en eus assez. Je détachai mes cheveux que j'avais si soigneusement noués. Une cascade de cheveux dégringolèrent sur mes épaules. Je commençais sérieusement à m'impatienter, et pour moi, c'était la pire des choses qui pouvait m'arriver. Une fille de petite taille s'approcha de moi en me demandant l'heure, je lui répondis d'un ton plutôt désagréable : « J'ai une tête à savoir l'heure ? » La fillette s'en alla en courant. Je fronçais les sourcils. Ah oui, c'est vrai, j'avais avalé une potion qui m'avait rendu la voix rauque, grave, moche. Comme ceux victimes d'une vilaine toux. Cela allait plutôt bien avec mon costume finalement, non ? J'étais malade non ? Une maladie incurable qui plus est. Je touchai les pustules de mon visage. Cela tenait plutôt bien, j'étais contente. Pour une fois que je réussissais une potion... C'était à marquer dans les annales. Mais encore une fois, ce n'était pas ça qui allait m'aider à retrouver mon cavalier qui manifestement, c'est encore une fois fichu de moi. J'étais agacée, énervée, je ne pensais qu'à une seule chose, retrouver Sirius Black et lui faire la tête au carré. Certes, cela n'allait pas être chose aisée, il fallait en convenir, mais ce ne serait pas faute d'avoir essayé. Pourquoi fallait-il toujours qu'on se moque de moi ? J'en avais assez d'être prise pour une pauvre idiote. Je pris aussitôt la bonne résolution de ne plus parler à ce joueur de Quidditch de pacotille de toute ma vie. Je savais d'ores et déjà que je ne pourrais pas la tenir bien longtemps, mais qu'importe. Pour l'instant, je n'avais envie d'une seule chose, aller voir Evey. Cependant, je me rappelai avec douleur qu'on ne se parlait plus trop depuis « l'incident » avec Maël. Tiens, en parlant de lui, j'aurais mieux fait d'accepter son invitation et de refuser celle de Monsieur-le-Don-Juan-qui-se-fout-de-moi. Au moins, avec le Gryffondor, je me serais amusée. Je me mis sur la pointe des pieds, le cherchant du regard. En quoi se déguisait-il déjà ? Me l'avait-il dit ? Je ne me souvenais plus, n'avait-il pas parlé de sombral-avec-une-tête-de-lion, mais je crois que c'était une blague. Enfin... quoi que, venant de sa part... On ne pouvait jamais savoir s'il rigolait ou pas lorsqu'il prenait un air un peu sérieux. D'ailleurs, j'avais entendu Louison dire à Evelyne que Maël allait à la fête avec Lavande, une fille de sixième année. J'avais vu la Gryffondor prendre un air attristé, et j'avais bien failli lui envoyer mon polochon à la figure. Parfois, j'avais du mal à comprendre Louison. Comment pouvait-elle encore parlé à « cette fille ». Pour moi, c'en était pas une, c'était une pauvre gamine qui avait fait souffrir Maëlou, en embrassant son meilleur ami par dessus le marché, et ça, pour moi, c'était impardonnable. Sérieusement... Je comprenais Maël parfois. C'était dur et ça faisait mal.

J'envisageai alors de grimper sur le muret et de crier le plus fort possible « Héééé ! Maël tu es où ? » dans l'espoir qu'il m'entende et me reconnaisse. Histoire de passer une bonne soirée quand même, mais soudainement, quelqu'un m'accosta. Durant une seconde et demi, j’espérais que ce soit Monsieur Black. Ce n'était pas Sirius vu la carrure, et cela m'énerva encore plus. Il avait deux coupes de champagne à la main, une tête affreuse, et une voix encore pire que la mienne : « Désolé, trompé. Difficile reconnaître quelqu’un foule. » Je le toisai de mon regard furieux, et n'arrivant pas à reconnaître l'un des mes amis, je me tus. Je mourrais d'envie de lui dire '' ouais, cool, tu t'es trompé de personne, maintenant tu peux partir s'il te plait ? ''. Et ça, c'était la version polie. Car j'étais plutôt remontée ce soir. Cet idiot me sourit bêtement, me montrant sa gorge, comme pour dire qu'il était quasiment aphone. J'eus envie de lui dire que je m'en fichais pas mal lorsqu'il me pointa du doigt, mima mon déguisement, et pointa son pouce en l'air. Super, enfin quelqu'un qui trouvait mon déguisement pas trop mal. Au fond de moi, j'étais ravie qu'on m'accorde un peu d'attention, mais son sourire m'énervait. Il se croyait irrésistible ou quoi ? Je lui répondis de ma voix grave : « C'est cool, maintenant, tu dégages, j'ai pas besoin d'un mort vivant dans les pattes. » En mon for intérieur, j’espérais que ce ne soit pas quelqu'un de Poudlard sous ce déguisement, et pire, quelqu'un que j'appréciais. Un moyen simple et subtil de le savoir était de demander de façon abrupte : « Tu as quel âge? » Je n'avais personne à qui parler, alors autant profiter de cet imbécile.

Soudainement, je vis plusieurs personnes s'élancer vers une petite lumière rouge qui illumina le ciel. Moi, je ne bougeai pas, décidément pas d'humeur à poursuivre une petite loupiote écarlate. Je me tournai vers le mort vivant, attendant une réponse. Et rapidement s'il vous plaît, j'avais d'autres dragons à mater.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 14 Oct - 20:04



« Regarde donc où tu mets les pieds, imbécile ! » cracha-t-elle à un jeune troll. Encore un élève de Poudlard, supposa-t-elle en le regardant s’éloigner d’un pas vif, il n’était pas le premier qu’elle croisait et ne serait certainement pas le dernier. Derrière son loup noir parsemé de paillettes dorées, Alecto Carrow jouait des coudes pour avancer en n’hésitant pas à engueuler ceux qui par mégarde en venaient à la bousculer. Heureusement pour eux, les flammes de sa robe étaient inoffensives. Il lui fallu une dizaine de minutes, après une lutte infernale contre une masse de cheveux et de tissus, pour trouver un coin où l’agitation était légèrement moins importante. Longtemps elle avait hésité avant de venir à cette fête, c’est pourquoi personne n’était réellement au courant de sa présence, dans ses courriers elle n’avait donnés que de vagues informations à ce sujet. Elle regrettait presque de n’avoir averti aucune de ses connaissances. Ce genre d’évènement était tellement plus appréciable en compagnie de visages familiers .. et en retrouver un ici relevait sans aucun doute du miracle !

Jugeant qu’il était inutile qu’elle s’attende à ce que quelqu’un la reconnaisse sous ce costume de Diablesse, à la robe enflammée, elle se mit à observer les costumes des sorciers qui passaient devant elle. Les zombies qui avaient toujours leur petit effet et étaient chaque année de plus en plus repoussants, de même pour les trolls. Il fallait se rendre à l’évidence, l’originalité ne faisait pas partie du langage de tous, cependant l’effort était là ! Il y avait déguisement et pas de hors sujet. Une année, une gamine de onze ans qui n’avait très certainement rien compris au principe était venue déguisée en fée. Il avait fallu que son frère ou un autre qui semblait bien la connaitre trouve un peu de peinture pour tâcher son costume et la rendre moins innocente. Ah le costume .. il était bien difficile d’en trouver un. Alecto elle-même avait hésité sur sa tenue. Elle ne pouvait décemment pas porter deux années de suite le même ! Au dernier Halloween, elle avait choisi de revêtir l’apparence d’une harpie puisque son prénom était porté par l’une de ces créatures mythologiques. L’héritière des Carrow se lassa vite de ce petit jeu de critiques, il fallait qu’elle trouve du monde avant de s’ennuyer ferme. Il devait bien y avoir des amis à elle quelque part dans cette foule. Peut être Regulus, ils ne s’étaient pas vu depuis longtemps et même si elle n’appréciait en rien son caractère ils devraient bien se revoir un de ces jours. Finalement, elle n’avait plus tellement envie de le voir celui-là leur rencontre ne se solderait par rien de très bon. Adrian serait peut être là, lui ? Si elle le croisait il faudrait qu’elle s’excuse de son absence lors de la dernière soirée mondaine chez qui tous deux avaient été conviés. Ou bien croiserait-elle la route de Caïn ? Il était bien étudiant celui là, non ? Tandis qu’elle énumérait la liste des personnes susceptibles d’être vues en ce jour de fête, Alecto avançait sans trop savoir où ses pas la mèneraient.

Elle fut tirée de ses pensées lorsqu’un homme s’arrêta en plein milieu de sa route, elle ne manqua pas de lui faire remarquer son mécontentement mais celui-ci ne réagit pas immédiatement. Il regardait une étincelle rouge qui filait dans le ciel. « Qu'est ce que ...» Problème ou non, il ne se passa rien d’autre ensuite. Enfin rien d’autre dans le ciel. Sur la terre ferme, dans les rues de Pré-au-Lard c’était une autre histoire, une grande partie des participants sembla se décider à suivre cette lumière après un court laps de temps qui leur servit à réfléchir. Piquée aussi par la curiosité, elle se mit en tête de rejoindre aussi l’endroit où semblait diriger l’étincelle. Mais bien sûr, il est toujours plus facile de dire quelque chose que de le faire … Marre d’être bousculée par d’illustres inconnus, dès qu’elle trouva une petite rue sur le côté elle s’y engouffra. Si sa mémoire était exacte en continuant un peu plus loin elle retomberait sur une rue parallèle à celle qu’elle venait de quitte. On y croisait un peu de monde, mais nettement moins que dans la rue principale. Alecto suivait donc la procession mais à distance. Cependant, il lui fallu rapidement se mêler de nouveau à la masse déguisement. Cul-de-sac. Exaspérée, elle fit demi-tour jusqu’à croiser la première allée qui la ramènerait à la rue principale du village. Il y avait encore pas mal de monde là-bas, elle accéléra un peu le pas .

« Ca t’arrive de regarder où tu vas ?! C'est quand même pas grand chose de regarder où on met les pieds, si ?!»

Instinctivement, sa main trouva sa baguette soigneusement rangée, même en période de fêtes les petites rues ne sont pas réservées au beau monde. Deuxième fois que quelqu’un la percutait en peu de temps, le troisième risquait de passer un sale quart d’heure. Sa patience avait des limites ! La jeune femme qui n’avait pas reconnu l’enseignant sous ce déguisement, attendait qu’on lui présente des excuses. Les flammes de sa robe créaient une source de lumière, mais elle était insuffisante pour qu'elle discerne clairement le sorcier..


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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Lun 15 Oct - 19:28




J’inclinais de la tête lorsque James me dit que nous devrions tout de même saluer Alastor, même si ce dernier était en charmante compagnie. Avoir un allié dans la foule qui savait qui nous étions était plutôt une bonne idée pour ne pas dire une excellence si on tenait compte du fait qu’il s’agissait d’un des aurors les plus compétents. Je pris le bras de mon époux et nous avançâmes vers l’homme et sa compagne. Enfin on essaya. Il fallait dire que la foule était bien dense et qu’atteindre un endroit n’était pas chose aisée. Je dû m’accrocher dur comme fer à mon cavalier pour ne pas être emportée et séparée de lui. Je jetais un coup d’œil derrière moi, espérant voir si Sirius nous suivait, mais avec le monde, impossible d’être certaine. En revanche, regarder dans une autre direction que celle de vieil auror me fit apercevoir Marlène. Pas de doute c’était bien et bien elle. Elle avait le même déguisement que l’année dernière – ce qui n’était pas étonnant vu la charge de travail qu’elle avait – et elle était accompagnée d’un homme déguisé en loup. Je trouvais le choix de Remus très intéressant. J’arrêtais quelques instants James pour lui dire

♪ Marly et Lunard sont là-bas. Je vais les chercher et on vous rejoint tout de suite. ♪

Sans laisser le temps à mon gryffondor de protester je lui lâchais le bras et filer entre les personnes. C’était plus simple toute seule qu’à deux de circuler bien que j’avais du mal à garder du regard les deux personnes que je pensais être Marlène et Remus. Je les avais presque atteint lorsqu’on me bouscula sans ménagement, quelques instants à peine avant qu’une lumière ne vienne illuminer le ciel. Les gens continuaient de se presser, sans faire attention au fait que j’étais par terre, me marchant pour certains sur les doigts. Que les gens étaient horribles et irrespectueux. J’essayais de me relever mais sans succès, du fait que j’étais ballotée dans tous les sens par le mouvement incessant de la foule. J’avais perdu de vu James, et mes amis qui avaient sans aucun doute étaient entrainés eux aussi par tous ses sorciers qui se pressaient vers cette lumière. Je sortais ma baguette difficilement et érigeais une sorte de petit bouclier histoire que l’on arrête de me marcher dessus et pouvoir reprendre un peu mon souffle et me relever.




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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Lun 15 Oct - 23:35


Les deux jeunes femmes entreprirent de s’engouffrer dans la foule, telles des petites goutes d’eau rejoignant l’océan, bien vite, elles furent noyées dans la masse. A droite, à gauche, partout, des bras les frappaient, des coudes leur pénétraient les côtes, et très rapidement, cette promiscuité fit monter en flèche son anxiété. Ainsi, lorsqu’une main vint lui agripper l’épaule, la jeune sorcière senti son cœur faire un bond dans sa poitrine et son souffle se couper. Sa main se porta immédiatement sur le bois lisse de sa baguette magique tout en se retournant d’un geste vif. Evey tomba nez à nez avec une espèce de bonhomme cramé encapuchonné jusqu’au nez. Un frisson parcourut l’échine de la jeune femme, mais elle se reprit bien vite quand la personne, un homme à en juger par la tonalité de sa voix, la félicita pour son costume dans un vague bafouillage maladroit. Le compliment arracha un sourire à la rouquine bien que cela ne pouvait se deviner derrière le rictus mauvais creusé dans les traits de sa citrouille. Il lui était impossible de reconnaître son admirateur, d’abord parce que ce dernier était bien déguisé, et puis rien ne lui indiquait qu’ils se connaissaient, peut-être était-ce un horrible pervers qui partageait les idées de l’horrible mage noir…Ou bien était-ce un de ses bons amis de Poudlard. Qui vous le dire ? Derrière sa citrouille, les voix lui parvenaient toutes déformées, elle n’aurait sans doute même pas reconnue celle d’Alice lui hurlant là où devaient se trouver ses oreilles. Mais quelle que soit cette personne, sont compliment lui alla droit au cœur. C’était bien la première fois depuis quelques semaines voire quelques mois qu’on lui faisait une telle remarque, venue tout droit du cœur.

-Merci…Merci beaucoup… ! C’est très gentil à toi…Vous ! Enfin toi aller ! On est tous amis ce soir ! Ajouta-t-elle dans un élan de bonne humeur ! Ils étaient tous là pour oublier, se détendre, faire la fête et j’en passe. Enfin, pour la plupart du moins.

Son regard se posa ensuite sur la sangsue qui lui servait de compagnie et un soupire souleva la poitrine de la sorcière. Un soupire qu’elle ne parvint pas à réprimer à temps ni à cacher. Tous ces couples allaient finir par la rendre malade. Ils ne faisaient la renvoyer à sa propre image esseulée. Cachée derrière sa barrière de légume, elle se mordit la lèvre inférieure pour retenir la soudaine montée de larme. A croire que ses hormones la travaillent ses derniers temps au vu de ses changements rapides d’humeur. Certes, dame nature avait choisie la mauvaise semaine pour lui rappeler sa féminité, mais tout de même ! Jamais elle n’avait autant à fleur de peau pendant cette période !

-Oui, on y va. Dit-elle dans un soudain excès de froideur et prenant le bras de sa nouvelle compagne avec une certaine violence, Evey repris sa route, les yeux déjà humides de larmes invisibles, laissant en plan le jeune homme et celle qui semblait n’être pas moins que l’amour de sa vie. Mais son rythme était trop rapide pour la pauvre future mère que le poids de l’enfant qu’elle portait en son sein. Et bien vite la préfète en chef se retrouva seule, emportée le flot de monde se ruant tant bien que mal vers l’origine des étincelles rouges. Et déjà, elle regrettait d’avoir agit comme elle venait de faire. Si seulement elle savait qu’elle venait de laisser à nouveau Maël seul avec ses problèmes…Mais la rouquine n’avait aucun moyen de le savoir, cependant, rien ne l’empêchait de s’en vouloir, pour le principe. S’en compter qu’elle se retrouvait à nouveau seule, perdue dans la marrée humaine qui l’assaillait de tous les côté. Premièrement saisie par l’ampleur de la chose, elle se laissait aller au grès des mouvements de la foule. Lorsque soudain, son regard dériva sur une masse informe au sol. Son sang ne fit qu’un tour au moment où elle réalisa qu’il s’agissait d’un corps que les autres n’avaient que faire et piétinaient sans plus de ménagement. Une violente rage s’empara alors de son cœur blessé et elle décida de réparer en quelque sorte sa faute commise en abandonnant celui qui avait admiré son costume, et s’élança vers la personne tombée au sol tout en maudissant les trolls idiots plus cruels que des scroutts à pétard. Enfin…Elle s’élança est un bien grand mot. Nager reste le terme plus approprié. Se frayant un passage en adoptant la tactique du taureau, tête enflammée la première, l’irlandaise se fit plus menaçante que jamais et la populace sembla plus ou moins réceptive à cette torche vivante qui leur fonçait dessus. Tant bien que mal, la citrouille arriva jusqu’à la sorcière, car à présent que quelques mètres à peine la séparaient du corps à terre, il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait d’une femme. Cette dernière avait fini par se créer un bouclier magique, Evey le remarqua par le léger halo doré qui l’entourait et par les jambes qui ne faisaient plus que l’effleurer au passage. Sans plus réfléchir, la lionne se pencha vers l’inconnue déguisée en guerrière sanguinaire munie d’une hache, et lui tendit une main ferme, un sourire invisible sur les lèvres.

-Aller ! DEBOUT ! JE VAIS TE SORTIR DE LA !

Hurla-t-elle dans la direction de la jeune femme, perdant totalement conscience de son apparence menaçante d’horrible citrouille en feu. Mais ce déguisement ne sembla pas rebuter l’autre sorcière qui accepta la main tendue avec soulagement. Du moins, Evey pensa comme te l’expression qui se peignit sur le visage maquillé de son interlocutrice. La préfète en chef attrapa fermement la main chaude et douce et tira de toutes ses forces de joueuse de Quidditch pour remettre la guerrière sur pied.

-Ne t’inquiètes pas, le feu est sensé être inoffensif. Du moins si j’ai bien réussit tous mes sorts…Ajouta-t-elle de sa voix d’outre tombe en direction de la jeune femme lorsqu’elle se retrouva à quelques centimètres à peine de la citrouille en feu. Suis-moi.

Et la voilà repartie, serrant cette fois fermement la main de sa nouvelle compagne, en direction d’une rue adjacente. Mais lutter contre le flot était pure folie et la sorcière finie par choisir le meilleur choix possible.


-Je crois qu’on ferrait mieux de suivre le mouvement.
Lança-t-elle en direction de la jeune femme qui la suivait sans trop réfléchir. Sans doute était-elle encore un peu sous le choc, se faire marcher dessus par une horde de zombies et monstres en tout genre n’est pas de tout repos…

Cependant, la lionne ne cherchait plus à se dépêcher et marchait au rythme de sa « nouvelle amie ». Elle finit même par la prendre par le bras, pour plus de sécurité, ne voulant pas la lâcher et prendre le risque de perdre à nouveau quelqu’un.


-On devrait être presque arrivées, je pense que si on arrive à prendre la rue sur la gauche, que tu vois là-bas, au niveau du magasin de capes, on devrait pouvoir couper et arriver plus vite vers là où les étincelles semblent venir. Evey n’était pas vraiment sûre que la guerrière l’entende, et parlait surtout pour elle-même.

La foule se faisait plus dense à mesure que la rue s’élargissait et il devenait plus facile, si l’adjectif pouvait être encore employé dans une telle situation, d’entamer une bifurcation vers la gauche. Lentement mais surement, les deux jeunes femmes arrivèrent à se diriger suivant une diagonale plus ou moins droite, à s’engouffrer dans la rue de gauche dont elle avait parlé. D’autres sorciers avaient aussi choisis cette rue là, jugeant aussi qu’elle serait plus rapide, et la circulation, bien que plus aisée, y était aussi lente. Mais au moins, elles n’étaient plus oppressées par la foule et la lionne respirait un peu mieux.


-Ca va ? Rien de cassé ? Demanda-t-elle à celle qu’elle avait repêchée en quelque sorte. On ne devrait plus être loin maintenant. Ajouta-t-elle sur un ton qui se voulait jovial.

A peine avait-elle fini de prononcer ces mots, qu’il leur fallait tourner à nouveau vers la droite et encore à droite. Elles opérèrent une sorte de demi-carré qui les amenaient à nouveau vers la marrée humaine. Mais là où devait se trouver normalement l’intersection où quatre rues se rejoignaient formant une petite place, une estrade se dressait fièrement, un sorcier debout, la baguette en l’air, une allure satisfaite, jetant des regards amusés sur la foule qui arrivait par flot, partagée entre excitation et étonnement.


-Eh bien il semblerait qu’on ait trouvé le bon endroit, adressa-t-elle à la sorcière qu’elle avait réussit à garder à ses côtés, son bras passé par-dessous le sien.







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