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PNJ↯ Votre vie est entre mes mains
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Maître du Jeu

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Votre vie est entre mes mains

MessageSujet: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Lun 10 Sep - 10:12




« C'est décidé. Le cabinet ministériel s'est réuni et a pris une décision drastique, une décision de la dernière chance. Une décision cruelle, déshumanisée. Les mangemorts restent insaisissables. Tout ce qui a été entrepris contre eux a échoué. La défense des lieux publics et le réseau de surveillance se sont avérés inéfficaces ; la stratégie de la défense flexible a provoqué la mort directe de nombreux civils, de représentants du ministère, sans aucun résultat probant. Les mangemorts courent toujours et le mage noir est toujours libre de ses mouvements. Alors si les cibles ne sont pas identifiées et donc hors de portée, et que la défense ne fonctionne pas, reste une option. La ministre Margaret Lundy a résumé la situation par une formule équivoque ; « si l'ennemi s'infiltre, tue, bafoue nos lois, laissons le faire. Sacrifions quelques unes de nos pièces en leur montrant que nous sommes à genoux. Et refermons le piège ». La ligne de conduite est donnée. Pour Halloween, un grand bal masqué à pré au lard, ouvert à tous, avec quelques gardes du ministère bien visibles aux entrées. Mais dans la foule sous polynectar, l'ensemble des forces du ministère, prêts à jouer le jeu pour attraper le plus grand nombre de mangemorts possible, ou de les tuer si leur capture s'avère impossible. Le ministère s'est décidé à écraser toute opposition, une bonne fois pour toutes... Et vous, viendrez vous vous amuser, dans un bal prévu pour rassurer la population ? »


Vous avez une semaine pour répondre au sujet et amorcer votre arrivé. N'oubliez pas que TOUT LE MONDE EST COSTUME. Vous ne pouvez pas reconnaitre vos amis/ennemis de ce fait, si vous n'êtes pas arrivés avec eux. Dès à présent nous vous demandons de revêtir l'avatar avec votre déguisement Halloween, et nous insistons sur ce point. Ce n'est pas un bal dansant où vous devez être beau. C'est halloween et vous devez être effrayant. Vous pouvez poster trois fois maximum à cet ordre de passage, en respectant le minimum de mots instaurés dans le règlement. N'oubliez pas que les membres actifs dans les missions gagnent toujours des bonus What a Face Ah et le rendez-vous à Pré-au-Lard est pour 18 heures 22 minutes, c'est à dire à la tombée de la nuit...






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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Lun 10 Sep - 14:55

C'était bientôt l'heure. Je sautais un peu dans tous les sens à travers mon bureau de la tour d'astronomie. Un sourire collé au visage, je jetai les habits portés dans la journée sur mon lit et attrapai ceux de la soirée que je posai plus délicatement. Je passai très rapidement sous l'eau tiède de la douche afin d'enlever toute éventuelle odeur de transpiration, par exemple. Enfilant une serviette assez grande pour couvrir tout mon corps, je sortis de la baignoire et m'installai près du miroir qui, pour une fois, n'avait pas de buée. Je me démaquillais, enlevant fond de teint, crayon et mascara. Le maquille allait avec ma tenue, aussi je devais le faire après. Je nouais mes cheveux au dessus de ma tête et sortis dans la chambre. Je laissais tomber la serviette à mes pieds et enfilai une nouvelle parure de sous-vêtements, dans les tons noirs. J'attrapais ensuite la longue robe que j'avais choisi et la passai doucement par dessus ma tête. Je fermais les clips et me voilà prête. Je fis quelques pas pour me rendre dans la salle de bain où je blêmis mon teint, de façon uniforme, pour avoir une peau très pâle. Un gros coup de rouge à lèvre de couleur sang sur les lèvres, et je plaçai le masque sur mon visage. Maintenant, au tour de mes cheveux. Déjà noirs, je n'eus qu'à exercer la magie pour qu'ils tiennent droits, raides et en pointe, sur le côté. Le résultat me convenait.
Je ressortis une nouvelle fois de la salle de bain et me dirigeai vers le placard à chaussures où je choisis une paire d'escarpins noirs, à tâlon mais pratique. Je jetai un oeil dans le miroir face à moi. Tout était nickel. Je passai enfin une cape noire, plus longue qu'à l'ordinaire, dans laquelle je glissais baguette, montre et argent. Me voilà prête.

Je sortis donc de ma chambre qui se ferma à clé dès que la porte claqua. Et je me mis en route pour descendre les innombrables escaliers qui menaient jusqu'au rez de chaussée. Arrivée en bas, après de longues minutes, je me mêlais à la foule d'élèves et d'enseignants, déguisés, qui se dirigeaient vers les même lieux que moi. Je n'en reconnaissais pas un, tant les costumes étaient bien faits. Je marchai alors jusqu'aux petites carrioles qui nous menaient jusqu'à Pré Au Lard. Je m'installai dans la première qui se présenta à moi et me laissai donc conduire jusqu'au lieu de rendez vous. Néanmoins, je pris le temps de regarder ma montre. Dix huit heure quinze. Je ne serais pas en avance ...
Je descendis alors et me joignis aux flots pour commencer cette soirée, attendant avec impatience l'ouverture.

Spoiler:
 
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Lyra Badenov

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Lun 10 Sep - 18:51

L'heure approchée, l'heure de sortir, de quitter Poudlard, de pouvoir profiter de cette fête qu'était Halloween. J'étais au devant de ma coiffeuse dans le dortoir avec les autres filles qui partageaient le même dortoir que moi. Je ne sais pas pourquoi mais j'avais comme un pré sentiment pour cette soirée, même si on voulait nous faire croire que tout irait bien, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il pouvait se dérouler encore quelque chose qui n'était pas prévu au programme. Je noircissais une nouvelle fois mes yeux pour continuer mon déguisement, déguisement qui commençait à me prendre un peu de temps. Non pas que se transformer en vampire prenait du temps mais presque pour être honnête. Disons que j'avais déjà éclairci ma peau de visage, de façon à faire mort vivant, et maintenant les yeux étaient très noirs, et pour compléter j'avais rougi fortement mes lèvres en faisant couler un peu de mon rouge à lèvre. Je voyais ma robe noire longue avec de longues manches amples, relativement serré au niveau de ma poitrine et un peu plus large quand elle descendait au niveau de ma taille. J'enfilai ma paire de botte, et je noircissais une nouvelle fois mes cheveux. L'importance d'être un peu en contraste et à me transformer en mort vivante était plutôt avec le thème du bal. Un bal masqué, pour moi ce serait le bal maquillé et j'en ferai de même pour Regulus qui m'avait demandé de l'aider à se préparer. D'ailleurs en parlant de Regulus, je tirais mon sac et mon châle et j'allais le retrouver pour l'aider à se préparer. Il était aux alentours de 17heures, il était grand temps que j'aille le voir. Je mettais mon châle sur les épaules en descendant les escaliers on s'était donné rendez vous dans les toilettes des garçons du rez de chaussée vu qu'il était dans les sous-sols avec le dortoir des Serpentards. Franchement vivre dans les sous-sols, il fallait avoir de la foi quand même... Je poussais la porte des toilettes et il était là, j'avais pris une palette de maquillage et ma baguette magique cachait sous ma manche. « J'espère que tu fais confiance à mes talents d'enchantrice, ou quelque chose comme ça » Dis-je avec un sourire. Façon pour moi de lui dire bonjour.

Je le fis s'asseoir sur un tabouret pour être à hauteur pour l'aider à se préparer... « Cannibale évadé de prison, t'avais pas mieux comme idée ? Au moins c'est original ! » Je fonçais le visage avec mon maquillage, et les plaquettes que j'avais ramené, avec un peu de magie aussi dans les pots. En faisant apparaître des cicatrices fictives qui avaient pour vocation à disparaître dès la fin de la soirée. Je mettais du faux-sang autour de sa bouche. « Un couple d'enfer dis moi, une vampire, et un cannibale » Mon maquillage était presque terminé, et il était pratiquement réussi pour tout vous dire, il avait déjà ses habits en haillons, bref comme un évadé. Il nous fallait environ une demie heure pour nous rendre à Pré-Au-Lard. Et on y serait juste à temps selon moi. « Dis moi si ça te va... » Dis-je en rangeant mon maquillage dans mon sac. J'avais ébourrifé ses cheveux pour faire décoiffer, et tout semblait prêt pour que nous oublions un peu nos mauvaises pensées. J'avais envie d'oublier un petit peu l'histoire avec Harry, et tout ce qui tournait autour. Bref, une fois qu'il fut relevé c'est moi qui pris son bras « Bon maintenant que tu m'as invité, tu assumes et on y va, mon cher ! »

Être entre meilleurs amis permettait au moins pour moi de ne pas me prendre la tête, bien au contraire, pour une fois j'y allais l'esprit léger et même avec un petit sourire. Il était vers les dix-huit heures trente quand nous arrivâmes à Pré-au-Lard la fête venait à peine de commencer, et de petites sorcières, et des petits vampires et des petits zombies commençaient déjà à se montrer dans la foule. Les gens semblaient un peu plus avec l'esprit léger, ça me soulageait même si ma baguette bien caché dans ma manche était prête à servir, ce sentiment n'était pas anodin. Après tout, il fallait être stupide pour penser qu'il ne se passerait pas quelque chose dans un tel événement.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Lun 10 Sep - 20:40

Allongée dans mon lit, je soufflai de lassitude. Ce soir, la ministre de la magie organisait un bal costumé à Près-au-Lard et je n'avais pas le courage de me préparer. Et ce, pour diverses raisons. De une, mes parents seraient probablement là et même si nous ne pouvons pas nous reconnaitre mutuellement ça me filait un coup de blues. De deux, je devais m'y rendre toute seule. Pas très étonnant d'ailleurs.. De trois, j'allais mettre des plombs à enfiler ce fichu costume. Et de quatre, ma tenue était vraiment hideuse et je n'avais pas l'habitude de porter ce genre de choses. Et heureusement ! Que diraient les profs s'ils me voyaient tous les jours badigeonnée de faux sang séché.. Quoique, rien que pour voir leur tête, je pourrais le faire ! Je me mis à rire toute seule en imaginant leurs réactions. Puis je me calmai quand je réalisai que je riais toute seule. La solitude me rendait un peu folle ! Bientôt j'allais dire des choses insensée et m'habiller avec toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.. Merlin faite que cela n'arrive jamais, je vous en prie ! Suit à cette supplique, je me levai pour préparer mon costume et les fausses plaies que j'avais commandées la semaine dernière. Puis je parti me laver, quand bien même il fut tôt. Je détestais être en retard, même si on ne pouvait pas me reconnaitre sous mon costume, c'était un principe que je voulais respecter plus que tout, surtout lors de ces temps de doutes intenses.

Après un bon quart d'heure, je revins dans mon dortoir. Je ne savais pas l'heure qu'il était et je ne cherchai pas non plus à le savoir, ça m'affolerai pour rien, à coup sûr. J'enfilai ma robe qui m'arrivait à mi-cuisse, j'étais plus serrée que jamais dans ce costume. Ça commençait bien ! La couleur était bizarre, il ne m'était jamais arrivé de mettre une couleur comme cela, blanc délavé et par endroit gris, ainsi que du rouge dût à mon fameux « sang » séché que j'avais pris soin de jeter sur ma robe hier pour gagner du temps. Quant au décolleté en V de la robe, il était assez plongeant, heureusement que les fausses plaies allaient cacher tout ça. Je n'aurais jamais pu mettre cette robe aussi non. Je disposai les plaies, les cicatrices et tous ses trucs plutôt morbides sur mon corps, pour ensuite jeter sur celui-ci un sortilège de fixation. Il n'était pas question qu'un petit bout de je ne sais quoi se décolle en plein milieu de la soirée. Une fois finit, je me fis un chignon bien serré et me mis le genre de casque qui ne représentait vraiment rien.. En y repensant, celui qui avait créé ce truc devait lui-même avec des tendances psychopathe.. Je me regardai une toute dernière fois dans le miroir. Y'a vraiment pas à dire, ce costume est vraiment trop moche ! C'est affreux. Je pris mon couteau, qui était lui aussi taché de sang, et parti avant que les autres n'arrivent.

J'allai me promener à la lisière de la forêt. Avec un peu de chance quelques premières années seraient présents.. Houlà ! De toute évidence cette soirée me monte à la tête. Je ne me pressais pas, car, comme je l'ai dit tout à l'heure, personne n'allait me rejoindre. Je ne savais d'ailleurs pas vraiment pourquoi j'y allais. Surement pour sortir du train-train quotidien de Poudlard. Beaucoup de rumeurs circulaient sur les dangers d'une attaque qui serait prévu pour ce soir. Moi, je ne les écoutais que d'une oreille distraite. Après tout ce qui devra arriver, arrivera. Et ensuite, qui vivra verra. Je lançai un tempus pour voir l'heure et vis que je n'étais pas en avance. Je me mis en route pour rejoindre les calèches et évidemment plus je m'en approchais plus je voyais des personnes déguisés, ce qui était tout à fait logique. Je sautai dans une calèche à moitié pleine tout en faisait attention à mon costume. Je ne voyais que d'un yeux depuis moins de trois heures et ça me saoulais déjà.. Il ne que la pluie pour que cette fête soit encore plus pourrie qu'elle ne s'annonçait. Moi ? Pessimiste ? Pas du tout voyons..
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Lun 10 Sep - 20:48


Au bal on doit danser même si on n’est pas masqué.


C'était la soirée d'Halloween. L'heure était déjà bien avancée et j'étais allongé sur mon lit. Le dortoir était vide de toute présence humaine. Encore heureux pour moi, Tyson n'était pas là, et je pouvais profiter de ma tranquillité avant de partir rejoindre Lyra. Surtout, il me fallait un peu de temps pour penser et réfléchir. Personnellement, j'avais beaucoup hésité à me rendre à la fête de Pré-au-Lard. En effet, j'avais encore à l'esprit la dernière fois que j'étais sorti du château. J'avais voulu m'aérer un peu en profitant d'une autorisation de sortie exceptionnelle et j'avais également espéré croiser Narcissa à l'hôpital. À la place de cela, j'avais vécu la pire journée de ma vie et j'avais fais connaissance avec un bon nombre de mangemorts qui avait pris soin de me lancer des sorts dans le but de me tuer ou de me blesser. En tout cas, pour me créer du tord. Parfois, j'avais encore l'impression de sentir les flammes du feudeymon fondre sur moi, l'odeur acariâtre de la fumée dans mes narines, la vision des cloques brûlantes sur les corps des victimes qui n'avaient pu échapper au feu. Un désastre. Ça me réveillait souvent. Maintenant, je cherchais plus à chasser mes vieux démons et à profiter un peu de ma vie. Pourtant, j'avais eu un mauvais pressentiment lorsque j'avais invité ma moldave préférée à y aller avec moi. Déjà, je ne voulais pas qu'une chose semblable à Saint-Mangouste se produise, j'avais déjà donné. De plus, j'étais presque certain qu'Alecto allait venir aussi, elle ne perdait aucune occasion pour s'amuser. Je n'avais pourtant pas du tout envie de la voir. Peut-être qu'avec nos costumes respectifs, et la foule de gens affublée de costumes plus effrayants les uns que les autres, j'arriverais à l'éviter le temps de la soirée. Je n'avais rien contre elle, mais c'était plus fort que moi. Elle m'énervait. Au fond, elle représentait pourtant le genre de fille que je fréquenterais volontiers, mais c'était un fait. Elle était ma fiancée, et ça, ça compliquait un peu les choses, parce que cela me bloquait de savoir ça. Doucement, je me relevai, et me rendit dans la salle de bain. Mon reflet dans le miroir me rendit l'image d'un garçon affreusement charmant. Je me souris à moi-même tellement j'étais ravi de ce qu'il me renvoyait. Au moins, on ne pourrait jamais m'enlever ça. J'étais un beau garçon et j'en jouais plutôt bien. Bref. Je touchai ma barbe naissante, nécessaire à mon costume. J'avais décidé de me déguiser en psychopathe cannibale tout juste évadé de prison. Et j'avais bien l'intention de me mettre au maximun dans la peau de mon personnage. Je voulais donner l'impression d'être un fugitif, vivant loin de toute forme de société, et dont les principaux repas se cantonnaient aux randonneurs qui s'aventuraient dans le coin. J'attrapai mon déguisement, soigneusement plié dans ma malle. Kreattur me l'avait gentiment envoyé la semaine dernière. Pourtant, je le trouvais trop parfait à mon goût. Trop bien plié, trop bien repassé. Soudainement, je le roulai en boule pour le chiffonner, et entrepris de le noircir à l'aide d'un sort, pour qu'il ne paraisse pas trop propre. Je me rendis sans plus attendre aux toilettes du rez-de-chaussé. Je ne savais plus très bien à quelle heure Lyra m'avait donné rendez-vous. Il était dix-sept heures lorsque je poussai la porte menant à l'endroit qu'elle m'avait indiqué. La pièce était vide de toute présence humaine, alors, j'enfilai aussitôt mon costume. Autant ne pas perdre de temps. Une fois habillé, je me regardais de nouveau dans un miroir. J'effilai par endroit ma chemise trop grande. C'était pour donner l'impression que j'avais maigri durant ma cavale. J'y arrachai également plusieurs boutons pour qu'on puisse entrevoir mon torse. Mon pantalon – qui d'ailleurs était plus un pantacourt qu'autre chose – eut droit au même traitement. Désormais, je ressemblais à un fou en haillons. C'était exactement l'effet recherché. J'étais plutôt content de moi. Puis, j'aménageai une poche intérieure pour y glisser ma baguette. Il était hors de questions que je me rende à Pré-au-Lard sans elle. On n'était à l'abri de rien.

Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit de nouveau, et c'est à peine si je reconnus Lyra. Ses cheveux étaient aussi noirs que l'ébène et sa peau était aussi blanche que neige. Une morte-vivante et un cannibale. On allait bien s'amuser à cette fête. Je lui tirais la langue lorsqu'elle me vanta ses soit-disant dons de maquilleuse, mais je lui faisais confiance. « Arrête, tu me ferais limite peur, surtout déguisée en vampire. Ne cherche pas à me mordre pendant la séance, ou je te jure que je te bouffe. N'oublie pas que je suis un psychopathe. » dis-je faisant allusion à nos costumes respectifs. Je n'étais pourtant pas inquiet. Elle savait très bien le résultat que je souhaitais, donc je ne m'attendais pas à avoir de mauvaises surprises. Je m'assis sur un tabouret et elle commença ma transformation. Je fermais les yeux pour ne rien voir. Pourtant, les produits et potions qu'elle appliqua sur mon visage me donnèrent très envie de regarder. Cependant, je résistais jusqu'au bout, entretenant la conversation avec Lyra. Il était certain qu'on allait faire sensation tous les deux. Personnellement, j'espérais qu'on ne croiserait personne, et qu'on resterait juste elle et moi, toute la soirée. Je n'avais pas envie d'avoir de la compagnie ce soir. Je me crispai lorsqu'elle s'attaqua à mes cheveux. Ma chevelure, c'était sacré. Je détestais qu'on la touche. Je pris sur moi pour ne pas ordonner à Lyra d'arrêter tout de suite. « Dis moi si ça te va... » J'ouvris brutalement les yeux, qui mirent quelques secondes à s'habituer à la lumière dont on les avait privé durant de longues minutes. Rapidement, je vis mon visage pratiquement méconnaissable. Une longe balafre aux traits drôlement réalistes traversait toute ma joue droite, du sang s'étalait autour de mes lèvres, mes cheveux étaient en pagaille et mon regard obscurci par des sorts ou du maquillage. J'avais l'air de ne pas m'être lavé durant des jours. Je touchai la tache rouge sur mon menton. On aurait dit du vrai sang. Le résultat était concluant. « J'adore. Finalement, t'es plutôt douée. » Rapidement, je barbouillai également mon costume avec du faux sang, principalement au niveau des manches, de l'encolure de ma chemise, et aussi une large tache au niveau de mes côtes. Il fallait être réaliste. Les cannibales ne mangent pas avec des fourchettes et des couteaux. Je me levai, et regardai le visage immaculé de Lyra. Soudainement, je lui aspergeai ses joues, son menton, son front de faux-sang. « Voilà qui est mieux. On est assorti maintenant. »Elle attrapa aussitôt mon bras. D'après mes calculs, nous avions le temps de nous rendre à la fête tranquillement. Le fait de m'y rendre avec Lyra m'enlevait un poids. Au moins, j'étais presque sûr que j'allais m'amuser, et même de détendre un peu. Pourtant, je n'oubliais pas que ma baguette était coincée dans ma poche, prête à sortir à la moindre chose que je jugerais suspecte.
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Tyson D. Falkenbach

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mar 11 Sep - 4:46

La vie n’est-elle pas belle ? Le soleil brille, quelques relents de l’été se font encore sentir par moment et ce soir… ce soir c’est la fête ! Encore une fois, rien que pour le plaisir, je relis la lettre de Ciella. Ciella qui en a fait du chemin depuis que l’on s’est connu. Ne croyez-pas que j’en ai doutez ne serait-ce qu’un instant. Sublime comme elle est, il était déjà évident qu’elle se ferait une place dans les grands de ce monde et le fait qu’elle soit dans le mannequinat n’est pas non plus la surprise du siècle. Un seul regard vers elle et vous pouvez être certain de vous mettre à baver comme un imbécile. Du moins si vous n’avez pas comme moi la chance de la connaître plus… intimement. Comment ça cela ne compte si ça s’est passé avant que sa carrière ne décolle ? Mais vous n’êtes qu’une bande de jaloux. Voilà tout. Et puis de toute façon on ne va pas tarder à remettre le couvert. Peut-être même ce soir qui c’est. Ah ça vous en bouche la citrouille n’est-ce pas ? Je prends à nouveau les coupes à champagne dans ma main et les fait briller avec les quelques derniers rayons de la journée. Ce soir, c’est champagne ! Alors oui, je le dis et le redis, la vie est belle n’est-ce pas ?

Lorsque je pénètre dans le dortoir, je m’aperçois qu’il est vide. Tant mieux. Je n’avais pas envie de croiser la tête de Regulus. Il n’y a pas plus tue l’amour que de voir la tête de l’ex de sa dulcinée avant une soirée à ses côtés. Bon dulcinée, dulcinée… Le mot est probablement un peu fort. Nous n’avons pas réellement signé un pacte de fidélité. Loin de là même. Mais ce n’est pas pour autant que je souhaite apercevoir la tronche de déterré que se traîne ce préfet-en-chef à deux noises. Rapidement, j’enfile mon costume. Un peu élimé qui n’en reste pas moins à plus de douze gallions le mètre de tissus. Ce qui n’est pas négligeable lorsque l’on fait ma taille. Une chemise d’un blanc cassé qui donne un air un peu passé au vêtement, fabriqué à Naples. Que voulez-vous, j’ai le souci de la perfection et avec ses goûts parfaits je suis presque certain que mon italienne préférée saura reconnaître la qualité du produit. Le petit veston et le chapeau assorti. Je regrette presque de devoir me couvrir le visage, je suis plutôt pas mal comme ça. Un petit côté années 1920, rétro sympa. Je soupire et descend dans la salle commune à la recherche de ma conquête du moment. Ah pas de regard de ce genre-là s’il vous plaît. Je ne vais pas tenter l’acromentule et essayer de me maquiller par moi-même à coup de sorts.

Lorsque nous quittons le château et rentrons dans la calèche sensée nous amener au bal, j’écoute de façon distraite le couple face à nous discuter. Comme quoi il y aurait la rumeur que des mangemorts apparaissent pendant la soirée. Que la sécurité serait douteuse. Je soupire, s’ils se sentent aussi vulnérables, ils n’avaient qu’à rester à Poudlard plutôt que de plomber l’ambiance. Il est évident que ce n’est pas avec un écriteau interdit aux assassins de Sainte-Mangouste que ceux-ci vont faire marche arrière. Et puis je ne sais pas qui a eu l’idée de génie de faire un bal masqué, mais ça augmentera considérablement le nombre de suspects. Non je ne suis pas du genre à me croire plus intelligent que la ministre du haut de mes 17 ans. Quoi que… si. Probablement. A ce moment-là, l’idée parfaite de costume me vient à l’esprit. J’aurais dû me déguiser en mangemort. Le frisson et l’émeute assurée. Quoi de mieux le jour d’Halloween ? Enfin… Je ne les ai jamais vus de près, ou même de loin. Il aurait donc été difficile de faire en sorte de les imiter. Dommage. Je laisse mon corps se balloter, ne pensant qu’à une chose. Les whiskys pur-feu que je vais me descendre une fois arrivé là-bas. Et la façon dont je vais me débarrasser de la sangsue collée contre mon bras afin de retrouver la Signorina Dante. Lorsque nous arrivons au milieu de la foule, je vérifie le contenu de mon sac. Quelques gallions, les deux flûtes floquées, un collier assorti au bracelet, ma baguette…. Non pas que je crains quoi que ce soit. Non. C’est juste en cas je finisse par m’ennuyer ferme. J’aurais moyen de me divertir.
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Sephora A. Jones

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mar 11 Sep - 10:43

Coincée dans mon costume, le souffle coupé, je n'arrivais plus à bouger. « Louison, viens m'aider s'il-te-plaît... » appelai-je de la salle de bain du dortoir des filles des Gryffondor. La jeune fille pénétra dans la pièce et se mit à rire tant la situation était grotesque. J'étais enchevêtrée dans mon déguisement. Je portais une des ces blouses que mettaient généralement les patients d'un hôpital. J'avais tenté de le rétrécir parce qu'il était bien trop grand, sauf que j'avais un peu raté mon coup. J'étais vraiment nulle en sortilèges. Louison m'arrangea ça en deux secondes, et soudainement, je pus de nouveau respirer convenablement. D'un air reconnaissant, je posai les yeux sur elle et lui dit : « Ahhhhhh. Merci Louison. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, j'ai du mal tourner ma baguette... et voilà le résultat. Merci en tout cas. » Elle m'aida à mieux cintrer mon costume, et repartit se préparer dans son coin. J'appliquais généreusement une potion de ma propre composition sur mon visage, mon cou, mes bras, mes jambes, bref, sur toutes les parties visibles de mon corps. Celle-ci devait me rendre le teint verdâtre. Personnellement, je n'avais pas vraiment confiance en cette recette, et je craignais le résultat, mais ce qui pouvait être sur, c'est qu'au final, je serais laide. Et c'est bien ce qui compte à Halloween non ? D'être la plus affreuse possible ? Moi, j'avais décidé de me déguiser en malade ayant attrapé la dragoncelle, et comme si cela ne suffisait pas, j'avais également des scrofulites sur le visage, les bras, les jambes, partout. Je laissai agir la potion durant quelques minutes. En attendant, je me mis à penser. J'avais un peu hésité à venir. Après tout, la dernière fois que j'avais mis les pieds en dehors du château, cela ne s'était pas vraiment bien passé. Après cela, Sirius m'avait invité, du coup, je n'avais pas eu le cœur à refuser. En même temps, comment dire non à Sirius Black ? Il m'énervait un peu. D'ailleurs, on s'était même disputé lors de nos dernières missives, je ne me souviens même plus pourquoi, mais cela m'est plutôt égal. Avec Sirius ou sans lui, j'avais bien la ferme intention de m'amuser ! C'était ça le principal pour moi. Je voulais danser, bouger, chanter. Bref, faire un peu la folle et me comporter comme une véritable adolescente, et non pas en jeune fille qui devrait bientôt se préparer à affronter les forces du mal. J'attrapai ma baguette et me jeta un sort pour ne pas ressentir les effets du froid lorsque je serais dehors. J'étais plutôt pauvrement vêtue, et je ne voulais pas risquer d'attraper un rhume. Finalement, je levais les yeux vers le miroir. On aurait dit un commando de l'armée. La potion n'avait pas tant foirée que ça, j'étais plutôt vert kaki, et ça m'allait très bien comme cela. Je recouvris ensuite mes joues et mon front d'une deuxième potion. En une dizaine de secondes, des plaques apparurent un peu partout sur mon visage, j'étais immonde. Je réitérais l'opération sur plusieurs parties de mon corps.

Une fois terminée, je me dirigeai vers mon lit pour enfiler mes chaussures et poussai un petit cri en voyant Louison et sa tête de troll. « Qu'est-ce que tu es laide ! Tu fais peur ! Brrrrrrr ! » tentai-je de dire sur un ton enjoué. J'étais contente d'aller à cette soirée, mais en sortant de la salle de bain, j'étais passé devant le lit de mon amie Evey, et cela me rappelait qu'on était fâché. Et ça, c'était franchement pire que tout. On se parlait un peu, mais je voyais bien que ce n'était plus comme avant. J'ai l'impression qu'elle m'en voulait encore d'avoir dit à Maël qu'elle n'avait personne pour l'accompagner au bal... Pourtant, j'avais fait ça pour qu'elle s'amuse moi, pas pour qu'elle se retrouve seule le soir d'une bal costumé. Ce n'était pas méchant. Bref, depuis, je faisais tout ce que je pouvais pour me rattraper... Je ne savais même pas si elle va venir à la fête du coup...

Je regardais l'heure sur la montre de mon amie, posée sur sa table de chevet. Il était bientôt dix-huit heures. Il était temps que j'y aille si je ne voulais pas être en retard. Je saluai Louison, en lui promettant de venir la voir à un moment ou à un autre de la soirée. Je dévalai les escaliers et au bout de quelques minutes, je sentis mon cœur battre à la chamade. Je ralentis la cadence. Une fois seule sur le sentier, je me rendis compte à quel point la présence d'Evey me manquait. Sans cette fichue dispute, je ferais sans doute le chemin de Poudlard au village avec elle. Au lieu de cela, j'étais seule. Une larme solitaire coula furtivement sur ma joue. Je la chassai rapidement. Arrivée à Pré-au-Lard, la foule de personnes m'étonna. Je ne pensais pas qu'autant de sorciers de déplaceraient pour venir s'amuser, mais apparemment, l'envie de faire la fête était plus grande que la peur d'une attaque éventuelle. Je ne reconnus personne. J'étais totalement perdue. Pourtant, je savais que la plupart des élèves avaient décidé comme moi de venir au bal organisé. Finalement, Sirius avait bien fait de me donner rendez-vous à un endroit précis, sinon, j'aurais été incapable de le reconnaître à travers cette masse d'élèves et d'adultes. Je rejoins sans plus tarder le bureau de poste, juste en face d'Honeydukes. J'ignorais pourquoi mon cavalier avait choisi cette endroit, mais on s'en fichait pas mal. J'attendis durant plusieurs minutes, ou personne ne m'aborda. J'essayai de reconnaître ceux qui m'entouraient, sans grand succès. Je jetai un coup d’œil vers le ciel, tentée d'une couleur orange crépusculaire. C'était magnifique. Le soleil était sur le point de disparaître. La fête allait bientôt commencer.
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Maël J. Fontaine

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mar 11 Sep - 12:41

    Nous y étions. Nous étions le trente et un octobre, jour d’Halloween. Deux jours avant mes dix huit ans, et j’avais décidé de profiter au maximum de cette sortie hors de Poudlard pour fêter ma majorité moldue comme il se devait. Pour la plupart des sorciers, leurs dix huit ans ne signifiaient rien. Pour moi, c’était comme un tremplin, une clé qui ouvrait toutes les portes de ma carrière de tennisman qui me narguaient depuis des années. Fini les « désolé, nous n’acceptons pas de mineurs ». Fini, les petits tournois juniors où j’affrontais des gamins de quatorze ans qui me battaient parfois à plate couture mais bon, inutile de le préciser. Fini les limites au niveau de l’alcool même si en tant que sportif, il valait mieux que j’évite mais bon chut. En bref, les choses sérieuses commençaient vraiment. J’attendais avec une certaine hâte la majorité absolue, à vingt et un ans, mais je comptais quand même bien fêter ce petit pas vers l’autonomie totale. Et pas qu’un peu en fait. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres, tandis que je sortais ce qui allait constituer mon déguisement. C’était une chouette idée que ce bal masqué, même si c’était un peu cruel. Après tout, je comptais aussi passer un peu de bon temps avec Lyra, mais je n’avais aucune idée du déguisement qu’elle avait choisi. Aux dernières nouvelles, et ça remontait à quelques temps, elle hésitait. En fait, ce n’était que les membres des maisons qui allaient se reconnaître. En théorie, j’étais sensé y aller avec Evey, Sylvestre et Sephora. En théorie. Parce qu'Evey m'en voulait toujours, Sephora y allait avec Sirius, du coup la miss Jones allait sûrement le retrouver quelque part, et Sylvestre voulait y aller avec Edwards... Du coup... j'avais accepté d'y aller au bras d'une sixième année qui me courrait après depuis plusieurs jours maintenant. Et dire que j'aurai pu y aller avec Sasha... mais je n'avais pas de nouvelles d'elle et je n'avais pas eu le temps de lui redemander.

    Un coup de polochon me sortit de mes pensées et je retins à grand peine un cri de peur, lorsqu’un détraqueur bondit devant moi. Je reconnus après coup la petite taille de Sylvestre et sa voix rieuse qui se moquait de moi me rassura.

      « Non mais tu es malade ! Ton déguisement est juste énorme ! Tu as pris des fizwizbiz pour planer comme ça ? Ca gère trop ! »


    J’étais impressionné par l’inventivité de l’hyperactif qui me servait d’ami. C’était juste impressionnant ! Seulement, il allait devoir manger des fizwizbiz toute la soirée pour garder l’effet détraqueur qui flotte au dessus du sol. Je détachai finalement mon regard de la cape effilochée du Gryffondor pour revenir à mon maquillage. Il me prenait la moitié du visage, mais pour aller plus vite, j’avais emprunté à je-ne-sais-plus-qui une potion de maquillage qui s’ajustait sur baguette. C’était bien plus simple que de faire joujou avec du vrai maquillage et bien plus à ma portée vu mes talents en dessin. Et puis de toute manière, on n’attendait pas de la part d’un mec un maquillage d’excellence non ? Le rouge sang s’étala sur ma joue et je me considérai dans la glace d’un œil critique ? J’ajustai les dégradés, et je m’attaquais à mon œil. Avec la capuche que je prévoyais de rabattre sur mon visage, et l’air pâle que je comptais me faire, je me savais méconnaissable, surtout dans l’obscurité. Je pensais avec amusement au déguisement que j’avais envisagé au début, mais que j’avais fini par écarter car trop peu effrayant. C’eut été marrant de venir en chouette, juste pour le concept, après tout Evey n’avait elle pas prévu de venir avec son volatile ? Mais bon… je préférai être effrayant que mignon. Juste pour faire peur à Sephora. Moi ? Sadique ? Non… juste heureux et l’esprit léger pour une fois. Et en plus, je n'y allais plus avec Evey. Finalement, après encore un quart d’heure d’exaspération, d’échecs et de… hum… faute de mieux appelons ça réussites, je fus satisfait de l’air de grand brûlé démoniaque que j’avais. Sylvestre avait prévu d’aller guetter Edwards à la sortie de la salle commune des Serdaigle, et il m’avait quitté quelques minutes plus tôt. Je descendis les marches des escaliers quatre par quatre, en m’appuyant sur les rampes pour aller plus vite et sauter encore plus de marches. Vite fait, bien fait (ou pas), j’étais en bas, juste pour voir Sephora qui sortait comme une harpie de la salle commune. Je n’avais pas eu le temps de voir son visage, mais j’étais certain que c’était elle. Des cheveux comme ça, il n’y en avait pas trente mille à Gryffondor. Je hélai Lavande du bas des marches qui montaient au dortoir des filles de sixième année.

      « Hey ! Ton horrible cavalier est prêt ! Tu viens ? »


    Je ne me souvenais plus en quoi elle avait prévu de se déguiser et je m’attendais au pire venant de la jeune délurée dont j'avais accepté l'invitation. Je me demandais encore si j'avais bien fait, parce que bruit s'était répandu à la vitesse d'un feudeymon et que toutes les filles de sixième année jalousaient Lavande. Je me demandais d'ailleurs ce qu'allaient en penser Sephora et Lowan. Je n'avais accepter l'invitation qu'il y a deux heures, quand il s'était avéré qu'espérer y aller avec Evey relevait de l'impossible. Finalement, je vis la petite harpie qui faisait ma taille, débouler les escaliers avec la grâce d’une joueuse de quidditch qui se serait pris un cognard dans la figure et qui tomberait comme une crêpe de son balai. Vous voyiez un peu l’idée j’imagine ? D’ailleurs, je ne pus pas m’empêcher de lui faire la remarque d’un ton goguenard :

      « Tu sais, je pense qu’un déguisement de troll aurait pu convenir vu le boucan que tu fais. Mais sinon, tu es très reconnaissable, et ton déguisement bien fait. »


    Si vous savez lire entre les lignes, vous pouvez voir que je ne venais pas vraiment de faire un compliment, puisque je la comparais à une harpie lorsqu'elle n'était pas maquiller. Mais ma petite cavalière rougit sous le compliment. J'espérais bien qu'elle allait retrouver des amis à Pré-au-Lard. Après tout, les cavaliers, ce n'était pas pour toute la soirée non ? Parce qu'elle n'était pas majeure, et bien sûr, je ne comptais absolument pas me satisfaire de bêtes jus de citrouille comme ceux qu’on avait tous les ans à Poudlard. C’était bon, mais je les préférais avec un peu de Whisky Pur Feu, ou d’autres alcools tellement interdits que je ne connaissais pas leur nom (bien sûr, interdit aux élèves de Poudlard hein ! je n’allais pas tomber dans l’illégalité ou des trucs dans le genre). Je songeai à Evey lorsque nous descendîmes les escaliers. Je ne savais même pas au final quelles étaient les possibles responsabilités des préfets pendant la soirée. Devions nous être en mode « nous sommes des gens sérieux, nous veillons au bien être des élèves et au respect du règlement de l’école », ou plutôt en mode « on va s’éclateeeeeeeeeeeeeeeeeeer ! nos amis du Ministère nous protège et c’est la foliiiiiiiiiiie ». Vous voyiez l’idée j’imagine. Mmmh… oui, vous pouvez le dire, j’étais à peine excité ce soir, et à ma manière de sautiller sur place, ça devait se voir à des kilomètres. Et ce même si je n'étais pas non plus des plus fiers avec ma cavalière choisie par défaut. Mais bon, je lui souris quand même :

      « Bon, on y va ? Sinon on va être les derniers et ce sera même pas drôle. »


    J’avais hâte d’y être, et même si je n’avais pas pu m’empêcher de prendre une balle de tennis (pour passer le temps au cas où) et ma baguette, j’étais plus que détendu. J’avais suffisamment confiance en Madame Lundy pour nous assurer une soirée sans risque, en toute sécurité. D’ailleurs, je n’avais pas eu de réponse pour Dana, mais elle devait être trop occupée pour régler les derniers détails pour répondre à un hibou d’un étudiant, même si c’était un ami de la famille. Et puis… il n’y avait pas de souci à se faire non ? On aurait pu me donner une potion d’euphorie, je n’aurai pas eu l’esprit plus léger et vide de tout stress. J’avais vraiment envie de me détendre et de ne pas penser à la guerre, à la politique, à la culpabilité qui me rongeait …

    Avant que je ne pus penser davantage, nous étions au milieu d’une foule de personnes, ou plutôt de troll, zombies, gnomes, momies, corps ensanglantés. Je fis la remarque à Lavande qu’il valait mieux qu’on essaye de ne pas se perdre, puis je cherchais des gens connus du regard. Il y avait un peu trop de sang et de maquillage pour que je reconnaisse qui que ce soit, mais je ne perdais pas espoir.
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James Potter

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mar 11 Sep - 16:28

La fête allait bientôt commencer. Déjà, les invités défilaient, costumés et plus effrayants les uns que les autres. James aurait juré avoir reconnu un ou deux anciens camarades de Poudlard, mais il ne pouvait en être certain tant leur costume était réussi. Lui-même avait passé beaucoup de temps à réfléchir à ce en quoi il allait bien pouvoir se déguiser… Malheureusement, Lily refusa catégoriquement nombre de ses idées (elle fut particulièrement réticente à ce que James use du polynectar pour se transformer en McGonagall, même après qu’il ait argumenté qu’elle était la femme la plus terrifiante de la planète), et il dû se rabattre sur quelque chose de plus classique. Ce soir, il serait un démon. Quelques tours de baguette magique suffirent à métamorphoser notre jeune Auror : des cheveux longs, des yeux rouges, des tatouages sur une bonne partie du corps… Il était méconnaissable. Il était même muni d’une canne. Il avait été difficile de convaincre la Tigresse de le laisser sortir ainsi torse-nu, mais elle avait fini par abdiquer devant les arguments de plus en plus farfelus de son époux. D’autant plus qu’elle-même n’allait finalement pas être beaucoup plus couverte, donc elle n’était pas vraiment en position de donner des leçons.

L’ancien Gryffondor se retrouvait donc à Pré-au-Lard, et tenait à son bras une magnifique et terrifiante guerrière celte. Il affichait un large sourire qui témoignait de son enthousiasme pour la soirée qui s’annonçait, et il ne cessait de jeter des regards alentours pour essayer de retrouver des têtes connues. Bien sûr, il n’en oubliait pas pour autant son rôle d’Auror, et prenait soin de noter toute personne lui semblant un tant soit peu suspecte. Il voulait à tout prix éviter un nouveau bain de sang, et refusait de croire que c’était là le prix à payer pour mettre la main sur les Mangemorts. Pourtant, il ne faisait aucun doute dans l’esprit de James que Voldemort frapperait ce soir. Le Ministère lui offrait là une cible parfaite sur un plateau d’argent, et il serait fou de laisser filer une telle opportunité. Tout comme il serait fou de tomber dans le piège tendu par l’esprit retord de Margaret Lundy.

Cornedrue se tourna vers Lily et lui adressa un sourire rayonnant. Il y avait longtemps qu’ils n’avaient pas eu l’occasion de passer une soirée hors de chez eux, et ce serait probablement la dernière avant la naissance de Harry. James voulait donc en profiter un maximum, et ce en compagnie de son épouse. Cependant, il tenait également à retrouver Patmol et Lunard afin de les avoir à portée de main si les choses tournaient mal. Avant de quitter la maison il avait pris grand soin d'appeler Sirius avec son miroir à double sens afin de voir sa tête et de pouvoir le reconnaître dans la foule, même avec son déguisement. Remus n'ayant pas un tel miroir, Cornedrue avait dû se résigner à espérer que son Loup-Garou d'ami arriverait à les retrouver. Surtout s'il était avec Marlène, car James savait que Lily passerait une meilleure soirée si elle avait son amie de toujours avec elle. Il se pencha vers la libraire et l’embrassa tendrement, avant de lui serrer la main et de plonger son regard dans le sien.

-Je sens que cette soirée va être mémorable… Dans le bon ou le mauvais sens. S’il arrive quoi que ce soit, on reste ensemble d’accord ? J’aurai bien besoin d’une guerrière celte sanguinaire si les troupes de Tu-Sais-Qui rappliquent.

James ne craignait nullement d’employer le nom de Voldemort, seulement ils étaient au milieu d’une foule, et il ne voulait pas qu’un tel nom attire l’attention sur eux. Il voulait éviter de se faire remarquer par qui que ce soit, histoire de ne pas faire capoter le plan machiavélique de Lundy. Officiellement il était là pour s'amuser, et il comptait bien tenir les apparences. Il allait profiter de la soirée, rire et s'amuser avec son épouse et ses meilleurs amis... D'autant plus qu'il savait que ce serait moins possible dans les mois à venir, quand Lily aurait accouché et qu'un Harry miniature leur prendrait tout le temps. Néanmoins sa baguette était à portée de main, comme toujours, et il serait sur ses gardes. Au moindre regard ou acte suspect, l'Auror prendrait le dessus sur le Maraudeur, et il accomplirait son devoir : arrêter ou tuer ces affreux Mangemorts. Encore plus s'il s'agissait de Krystel Raybrandt... James rêvait de lui faire la peau depuis sa conversation avec Servilus.

Entrelaçant ses doigts avec ceux de Lily, le jeune Potter sourit et porta son regard autour de lui, cherchant du regard un visage familier. Il savait que c'était peine perdue, qu'en dehors de Patmol il ignorait à quoi ressemblerait le reste des personnes qu'il connaissait... Pour tout dire, il ne pourrait même pas reconnaître ses parents s'ils venaient se poser devant son nez.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mar 11 Sep - 18:22

Ils y étaient. Le bal masqué, ohé ohé ! Straw', attelée aux derniers préparatifs de son costume, ne put s'empêcher de sourire, contaminée par la bonne humeur communicative de ses camarades, se retrouvait dans le syndrôme stupide de la reine du bal de promo; elle était excitée comme une puce et avait un sourire débile aux lèvres. Il fallait qu'elle se reprenne, histoire de ne pas avoir l'air d'une idiote écervelée devant Osborne, même si il l'avait vue faire des trucs plus au moins débiles en cinq ans, si elle pouvait garder un peu de dignité ce serait sympa. Bon, avec tout les gages qu'il lui avait imposé, Strawberry n'était pas sûre qu'il lui restait quelque chose qui pouvait ressembler à de la contenance, mais elle ferait avec. Elle faisait tout le temps avec. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer un bal magnifique, un peu du genre ceux qui étaient donnés à Versailles, une période historique qu'elle adorait, avec ces robes sublimes, ces coiffures ridicules et ces bijoux mirobolants... Mais elle se trouvait à Pré-au-Lard, en angleterre, le 31 octobre, jour d'halloween, alors, aujourd'hui, plutôt que d'être magnifique, pomponée, bref, tout ce que vous voulez, il fallait être effrayant. Elle était loin du compte, songea la poufsouffle, en tentant d'entrer dans sa robe noire déchirée par endroits. L'effet était plutôt réussi, certes, mais elle était loin de faire peur, de toute façon, avec son mètre 55, elle se demandait bien qui elle pouvait donc effrayer. Hum, elle était un peu courte. Le but était de faire débraillée, certes, mais pas de ressembler à n'importe quoi. Straw' agita sa baguette avec des mouvements rapides, mais hésitants; elle n'avait jamais été une prodige de la couture... Des bandes de dentelles noires tournaient autour de ses cuisses, pour finalement se fixer à sa robe. La poufsouffle tourna sur elle même comme une petite fille; parfait. Sans se vanter, elle avait fait un bon choix en optant pour cette robe. Elle se sentait heureuse, aérienne, légère, l'esprit débarassé de pensées noires ou envahissantes. C'était peut-être ça, l'effet du bal; euphorisant comme une drogue; très relaxant. Straw' se sentait très loin de l'appréhension de certaines, qui avaient été plaquées par leur cavaliers au dernier moment, qui avaient une panne de maquillage, ou un problème de déguisement. Mais certaines étaient aux anges, on pouvait trouver de tout. Strawberry se poudra les joues d'un rose qui tranchait avec sa pâleur d'anglaise. Elle s'ébourriffa les cheveux pour se donner l'air débraillé, puis posa le masque à plume et en dentelle, noires évidemment, sur son visage. Fini ! Des heures de préparatifs pour avoir l'air d'une poupée grandeur nature, avec ses grands yeux bleux, son visage poudré à l'extrème et son teint de porcelaine. Ça en faisait presque peur. Elle ressemblait à ses vieilles poupées du 19ème siècle. Strawberry chantonnait à voix basse en dansant, preuve ultime de sa bonne humeur. I read a news today, oh boy Un jour dans sa vie, où elle allait s'amuser, se bourrer la gueule, les deux allant de paire, bien sûr. Oublier tout ces conflits, toutes ces peurs, tout ce noir autour d'eux. Toute cette insécurité. Ce sentiment étrange, nébuleux. Depuis l'attaque de sainte mangouste, tout le monde était abbatu. C'était le mot. Abbatu. Comme si chacun portait le chagrin de l'autre sur ses épaules. Straw' était triste. Et ce n'était pas dans ces habitudes. Il fallait qu'elle se remonte le moral, et vite. Ça tombait bien, c'était sa spécialité avec Caïn. Rien que leurs défis débiles suffisaient à lui redonner le sourire. L'adolescente se posta devant le miroir. Allez, Straw', sourit. Oui. C'était parfait. Elle était maquillée à en être effrayante. Elle ne put retenir un petit rire. Cette soirée allait être parfaite. Parfaite dans tous les sens du terme. Si Caïn décidait de se déchirer la gueule, cela pourrait toujours donner une envergure plus amusante à leurs gages. Elle ne savait pas encore si elle allait rester dans l'enceinte des locaux prévus pour la fête. L'amusement pouvait aussi se trouver dehors.

De plus, il y avait sûrement des très beaux spécimens à pré-au-lard... Bah, elle verrait sur place. Strawberry, pour une fois, ne préférait pas prendre de risque. Une rumeur courait depuis quelques temps; les mangemorts auraient décidé de pointer le petit bout de leur nez à la fête. Pff, un beau tissu de balivernes, oui. Mais qui foutait foutrement les jetons. C'est pour ça que Straw' commençait à se méfier. Et voilà la nuit qui tombe... C'était réellement magique. Une fête comme celle-ci ne pouvait avoir lieu chez les moldus. Ce n'était possible que chez les sorciers. Même si la bonne humeur était un peu gâchée par le fait que l'évènement était étroitement surveillé, Straw' n'allait pas se contenter des petits breuvages pour premières années. Non, ce soir, c'était la folie, la fête ! Elle allait s'amuser et ne laisserait même pas Falkenbach, O'Malley, ou Lundy, si elle était présente, lui gâcher son plaisir. Personne ne gâchait jamais son plaisir. néanmoins, Caïn n'avait pas interêt à trop faire le con; elle n'avait pas envie de se retrouver avec un junky défoncé sur les bras; elle était son amie, pas sa nounou. About a lucky man who made a grade . Bon, elle chantait atrocement faux, mais le résultat était le même; ça la mettait de bonne humeur. Strawberry marcha, accompagnée du brouhara des conversations. Certains avaient des déguisements vraiment drôles et originaux. Comme d'habitude, des idées de costume lui venaient au dernier moment. Bref, dans sa propre tête, l'ambiance était à la légèreté et à la futilité. Elle avait envie de s'amuser, et s'arrangerait pour que Sasha fasse de même, déprime ou pas déprime. La poufsouffle retrouva donc son illustre et orgasmique cavalier, monsieur Caïn Osborne, près des calèche. Elle le salua à sa façon, sourire éblouissant aux lèvres << Ben, c'est pour moi que tu t'es fais aussi beau ! Fallait pas. Dis, t'en penses quoi de mon déguisement ? C'est pas bien original, c'est moche, ça fait même pas peur, mais j'ai pas trouvé mieux. Dire que je me vante d'être un esprit créatif... >>
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 12 Sep - 0:42

Depuis 1 heure, des enfants se promenaient dans les rues de Manchester. Halloween battait son plein et tous s’en donnait à cœur joie. Parfois, notre jeune homme lâchait un soupir sarcastique ou deux face à un costume de sorcière au chapeau pointu. Et aucun garçon ne portait jamais ce genre de déguisement. C’était fichtrement effrayant de vivre dans les deux mondes. On sonna subitement à la porte de sa demeure. Oh ! oh ! Severus détourna le regard de sa fenêtre et écouta les pas foudroyants de Tobias Rogue son père. Pourquoi les enfants continuaient à venir sonner à la porte des Rogue si ce n’était que pour être insultés en bout de ligne ?

- Allez-vous en bande de morveux … Vous ne faites même pas peur !

Sans réagir, Severus retourna à la fenêtre et s’aperçut que les enfants riaient de leur coup. Oui, vous aviez tout compris. Dans ce quartier pauvre, mais se connaissant tout de même on savait des choses. On savait parfaitement pour le mauvais caractère de Tobias Rogue et, notre jeune homme pensait aussi, qu’on savait pour les mauvais traitements donnés à la femme et au fils. Certes, tous étaient trop peu courageux pour en faire mention. On entendit des jurons en bas de l’escalier, mais au moins aucun cri provenant de sa tendre maman. Naïve, trop gentille, Eileen Prince n’en restait pas moins terrifiante concernant la protection de son unique fils.

Quant à lui, notre jeune homme fut déjà vêtu pour une petite fête à Pré-Au-Lard. Il n’était pas un habitué des fêtes, il fallait l’avouer. En tout cas, sans Lily, il se fichait bien d’aller faire la fête. De bons souvenirs lui revinrent en tête. Une grimace se fit sur son visage à l’Halloween où notre jeune Severus était costumé en citrouille trop mignonne une Lily rigolant de son air terrifié, honteux à ses côtés. C’était toujours des moments qu’il aimait se rappeler malgré que … Malgré que ceux-ci lui firent aussi ramener la peine causée à elle, à sa meilleure amie et … Et ce James Potter ! Qu’il était stupide ! Néanmoins, ce n’était guère le moment de ramener le sujet de leur rencontre tardive de la dernière semaine et des poussières. Bien au contraire, Severus enfilait sa longue cape effilochant quelque peu plus le bord à l’aide de magie. Bien malgré cela, ce bord commençait à prendre passablement de l’âge. Pourquoi le jeune homme laissait ceci dans cet état ? Il s’en fichait. Un simple jeans et une chemise noire tout comme ses irréductibles chaussures passèrent au-dessous de la cape. Tout en songeant à elle, encore et toujours, il attacha ses cheveux de jais et mit un grand chapeau toujours sombre pour terminer avec un foulard et un masque noirs lui cachant en bonne partie le visage. Une nervosité bien sentie se fit à son cœur. Vérifiant que sa baguette magique se trouvait bien à son côté, Severus se savait parer à observer la soirée durant. Pourquoi ? Pour voir comment se trouvait la société sorcière maintenant : apeurée, optimiste ? Il n’avait point reçu d’appel du Maître. Ouf ! Pas d’attaque prévue en cette soirée. Cela aurait été bien dans la mentalité du Seigneur des Ténèbres de commettre des meurtres en une petite fête de réjouissances. Tss, il n’avait nullement envie de cela. Il n’avait nullement envie d’avoir à tuer des innocents. Peut-être Severus Rogue n’était pas un chic type, mais il refusait le meurtre de gens innocents. Ces gens ne faisaient partit d’aucun conflit : pourquoi les inclure dans l’un d’eux ? Bon raisonnement cher Severus, mais on sait bien que tu as des difficultés à tuer.

Est-ce qu’elle serait là aussi ?

Sur ces pensées, Severus ne réfléchit pas plus et décida de bouger un peu. Descendant quatre à quatre les marches, son regard noir se jeta un moment en direction du salon. Sa mère lisait lui souriant alors amicalement. Son père … Marchait de long en large l’observant avec une moue caractéristique : il l’observait toujours sur cet air semblant avoir vu passer un démon. N’en n’ayant cure, Severus sortit de la maison laissant derrière lui une phrase des plus idiotes tant elle fut insultante : «Va donc faire la fête avec les démons de ton genre ! Je ne t’en empêche pas, mais reviens-moi humain sinon tu ne rentres plus !» Étrangement, Severus imaginait les insultes de son père de la même trempe que celles lancées par son meilleur ennemi. Haha ! Oui, ils étaient totalement semblables : dénués d’un bon jugement et d’une réflexion valant quelque chose.

Severus avait laissé entendre à ses «gardes du corps» qu’il serait déguisé en hors-la-loi des temps anciens ou en chevalier noir – choisissez - pour la soirée et où il désirait aller. On le laissa faire. Néanmoins, on le suivrait jusqu’à ce que les quelques Aurors en poste à Pré-au-Lard prennent la relève. Il ne cherchait point la bagarre. Il se défendrait si, et seulement si, on l’attaquait. Point. Apparaissant dans le coin sombre d’une ruelle, le jeune homme s’avança dignement emmitouflé dans sa cape noire, sous son chapeau large. Le ciel était dégagé, le soleil se couchait. Il se félicitait pour le choix de son costume compte tenu du climat froid. De jeunes élèves courraient déjà dans la rue. Des élèves plus vieux s’apercevaient aussi malgré que reconnaître quiconque dans ce labyrinthe de zombies, vampires, loup-garou, fées, infirmière et on en passait était fichtrement impossible. Il ne s’attendait pas à reconnaître quiconque de toute manière. Il marcherait, marcherait jusqu’à trouver quelque chose à faire. Une espèce de zombie étrange – alias Ashley Edward pour les intimes - se postait non loin sur ses devants. Severus Rogue arrêta le pas et observa longuement cette personne détaillant un costume plutôt … Il manquait passablement de réalisme. Le plus drôle semblait être le casque.




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Dana Lundy

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 12 Sep - 5:13

Qu’est ce qui lui a pris de faire ce caprice… C’est à se demander ce qui lui est passé par le crâne lorsqu’elle a supplié sa mère de la laisser se rendre au bal ce soir. Ce qui l’a poussé à implorer l’aide de Maël pour qu’il réussisse à la convaincre qu’il s’agissait d’une nécessité. Quelle nécessité y-a-t’il à se jeter volontairement dans la gueule du loup ? Au fond peut-être était-elle suicidaire et n’en avait tout simplement pas encore pris conscience. Bien entendu, elle accordait toute sa confiance en sa mère, mais d’avantage en la ministre de la magie. Si elle assurait que tout se passerait pour le mieux, que tout serait sécurisé, elle la croyait sur parole. Après tout, si cela n’était pas le cas, jamais elle ne l’aurait autorisée à quitter le château. Pas après Robert. Pas après Sainte-Mangouste.
Dana jeta un coup d’œil à son reflet dans le miroir qui ornait le dessus de son lit. Depuis quelques jours, elle avait enfin cessé de pleurer lorsqu’elle pensait à son frère aîné. Toujours disparu. L’évoquer provoquerait certainement à nouveau des torrents de larmes mais elle commençait petit à petit à se faire à l’idée qu’elle ne passerait pas la soirée en sa compagnie. Qu’elle ne le verrait pas au bras de Sasha. Elle ne le chercherait pas au milieu de la foule, parce qu’elle avait conscience qu’il n’allait pas sortir du néant par le plus grand des hasards. Cela n’empêchait pas de ressentir au creux de sa poitrine comme un immense vide. Au moins avait-elle appris à ne pas l’engloutir totalement. La Serdaigle secoua la tête. Il était grand temps qu’elle se prépare. Quand bien même l’idée de ce bal ne l’enchantait plus comme la semaine passée.

Pour être parfaitement honnête, elle avait fondé nombre de ses espoirs en cette nuit. L’idée de pouvoir complètement oublier le temps de quelques heures l’odeur qu’avaient la poussière, la fumée et la mort réunis ensemble. L’idée si ce n’était de rire au moins de sourire à nouveau. L’idée de se divertir en créant un déguisement original. L’idée finalement de trouver une quelconque excitation quelque part. Mais elle s’était trompée sur tout le manche. Elle trainait encore au-dessus d’elle son nuage noir et portait la dépression comme une seconde peau. Et elle était seule. Des plus seules. Une larme commença à naître sur sa joue. D’un geste rageur elle l’effaça. . Lyra était déjà prise ? Et alors, tu n’avais qu’à t’y prendre avant. Tu n’as pas osé demander à Maël ne voulant pas qu’il se traîne un cognard toute la soirée ? Tu aurais dû sauter le pas. Stanley ne peut pas venir ? Tu n’as qu’à rester avec lui au château. Oui voilà… Elle n’irait pas. Ce serait d’autant plus simple et mieux pour tout le monde. Elle pourrait avancer son devoir sur les griffes de loups et ses diverses utilisations. Elle pourrait… se faire dévisager par tous les élèves à la bibliothèque. Entendre leurs murmures. Surprendre leurs regards.
Non non et non ! C’est décidé ! Il faut que je me prenne en main ! Du nerf ! Ses mains se saisissent de sa baguette et de son livre de sortilèges fraîchement emprunté à la bibliothèque. N’ayant pas réellement eu le temps de se focaliser sur un déguisement, Dana s’appliqua du mieux qu’elle put à rendre son visage tuméfié, sanguinolent, exactement comme si elle venait de se faire battre et transformée en véritable zombie. Elle se saisit du sang de dragon qu’elle avait économisé lors de sa dernière leçon de potions et se vida le pot dans les cheveux, prit des vêtements moldus et en fit des lambeaux. Ce n'était pas des plus recherché, mais du moins cela restait efficace. Dans sa poche elle glissa quelques gallions, se rappelant à quel point le fait d’avoir brisé certains de ses principes à la fin de l’an passé l’avait aidé à passer un bon moment en compagnie de ses amis. Et sa baguette. Sa plus fidèle compagne.

A croire qu’elle est devenue lunatique, à la limite du bipolarisme depuis un mois. Dana est debout, devant la porte du bureau du professeur McFly. Allez savoir pourquoi, c’est à lui qu’elle a songé. Pour quoi faire ? Pour lui tenir compagnie ce soir. Une fois arrivée devant le portail de Poudlard, elle s’était aperçu que tout le monde était accompagné. D’un partenaire, d’amis, qu’importe. Elle était la seule à se rendre là dehors en solitaire. Et l’idée de n’avoir personne sur qui compter en cas de… Oui, elle était persuadée que rien ne lui arriverait. Mais… mieux valait prévenir que guérir. N’était-ce pas ce que l’on racontait ? Bref, elle avait ce besoin oppressant d’avoir quelqu’un près d’elle. Juste au cas où. Elle avait tout d’abord songé au professeur Ivanov. Celui qui l’avait sauvé là-bas. Puis au professeur Wentworth avec qui elle avait vidé son chapeau. Mais cela s’était imposé. Le professeur McFly. Patient, un peu décalé de temps à autre. Il avait ce côté chaperon et protecteur qui lui manquait tant en cette nuit. Et elle savait parfaitement qu’il ne verrait pas d’inconvénient à lui tenir compagnie. N’est-ce pas ?
Ne serait-ce pas un peu décalé ? Probablement. Mais qu’importe. Qui saurait ? Tous étaient déguisés et ne pourraient connaître les identités des autres. Elle frappa quelques petits coups et pénétra dans la pièce sitôt qu’il l’eût invitée à le faire. Se mit instantanément à bafouiller et baissa le regard.

- Professeur ? Je suis désolée de vous déranger mais… Je me demandais… Je m’apprêtais à quitter le château mais Stanley Spring ne peut pas venir avec moi et Lyra Badenov non plus et… j’étais seule. J’ai pris peur. Quitter le château par moi-même depuis… mon frère. Sainte-Mangouste. Je suis navrée. C’était stupide de ma part.

Oui, il n’y a pas à dire, depuis un mois la Serdaigle n’avait plus vraiment toute sa tête.

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 12 Sep - 8:41

Le Maître n'avait rien prévu et cette constatation n'était pas des plus joyeuses. Malgré le fait que je considérais cette soirée comme un divertissement, cela faisait longtemps que j'avais pu utiliser l'avada kedavra et cette pratique me manquait. Un petit coup de tonnerre m'aurait le plus grand bien et surtout le plus beau plaisir. Malheureusement, cela n'était pas le cas. Alors, je me levai paresseusement du canapé noir que j'occupais dans le salon, et arrêtai de faire tournoyer ma baguette au risque de la briser si par malheur elle tombait. Je dirigeai mon regard vers l'horloge qui indiquait que le jour n'allait pas tarder à laisser place à des heures beaucoup plus propices à des massacres. L'avada kedavra me démangeait. Certes, il était évident que je ne serais tranquille qu'après l'avoir exécuté. Sur quoi, ou pour rester poli, sur qui, cela m'était complètement égal du moment qu'il ne portait du sang pur dans les veines. Et ce n'était pas dans les parages que j'allais trouver cette chose ou cette ... créature ! Je décidais alors de me préparer et de tenter mon coup avant de me rendre au bal masqué tant attendu par les petits pré pubères de Poudlard et leurs foutus professeurs.
Tout en marchant vers la salle de bain, je pensais aux mangemorts se rendant à la soirée. Severus m'en avait touché un mot et j'en avais conclu qu'il allait s'y rendre. Severus ... Il n'était pas le meilleur élément ni la personne que j'avais le plus envie de voir. Et Krystel, venait-elle ? Je pensais d'ailleurs que j'avais complètement oublié de lui poser la question. Nous verrions bien sur place, de toute manière. Mais j'aurai, et je l'avouais, préféré savoir à qui j'avais affaire avant d'entrer dans les lieux.
Quoiqu'il en fut, je passai un long moment assis face au miroir, regardant la marque des ténèbres décidemment muette ce soir là. Ce qui me fit penser que le ministère serait là à cette soirée. Et que ce n'était pas qu'un bal costumé fait pour amuser la galerie. Lors de notre dernière réunion, le maître nous avait fait part de ce qu'il savait. Lundy faisait tout pour rassurer les populations et prouver qu'elle n'est pas inefficace, elle et son ministère qui ne tarderait pas à être infiltré ... Pauvre idiote. Croyait-elle vraiment pouvoir vaincre l'homme qui maîtrisait la magie mieux que quiconque ? Qui connaissait des sortilèges capables d'anéantir un peuple ?
Ces réflexions m'énervaient. Vraiment. Aussi, je défis ma chemise et fis glisser mon smoking à terre. Me passant de l'eau sur le visage et le séchant, je commençais à m'habiller pour la soirée. Le costume que j'avais choisi m'allait parfaitement et convenait horriblement à la situation de cette soirée si particulière. J'entrais à l'intérieur et par un coup de baguette, il s'ajusta à ma taille. Tout était correct. Je fis venir le masque jusqu'à moi et le plaçai sur mon visage. Me voilà fin prêt.
Je transplanais directement jusqu'à Pré Au Lard. Une grande foule était déjà présente, mais la tension se sentait. Tipique. En voyant des cadavres ambulants couverts de faux sangs, je me rappelai de n'avoir pas déclaré mon avada kedavra. Mais je me rassurais. J'aurai peut être l'occasion d'en faire bien plus au cours de cette soirée. Le sourire aux lèves, je m'avançais, me mêlant à la foule.
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Phineas Wentworth

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 12 Sep - 14:30

Le jour tant attendu était enfin arrivé ! Ou plutôt le soir et « attendu » uniquement pour une certaine catégorie de personne. Concernant Phineas Wentworth, les bals costumés spéciales Halloween n’était pas véritablement sa tasse de thé. Alors pourquoi y allait-il donc ? Tout simplement pour garder un œil sur les élèves et pouvoir intervenir en cas d’incident. Il ne savait pas pourquoi mais le vieil homme avait l’intuition que cette soirée allait être marqué dans les mémoires sous des auspices négatifs. Pourtant, il n’avait jamais été un as en divination. Alors que des éclats de joies résonnaient dans le couloir, signe évident des divers étudiants déguisés qui se rendait à la fête, le vieux professeur de soin était encore plongé dans un ouvrage qu’il avait emprunté à la bibliothèque dans la section interdite. Techniquement, personne ne savait qu’il allait se rendre au bal puisqu’il avait bien pris soin de stipuler qu’il ne comptait pas y participer auprès de ses collègues, prétextant son manque de goût pour ce genre d’événement. C’était peut-être pour ça qu’il attendait la dernière minute pour se préparer. Quand il fut évident pour Phineas qu’il ne pouvait plus retarder sa préparation sous peine d’arriver en retard, il marqua la page du livre qu’il était en train de lire, puis le rangea soigneusement sur l’une de ses étagères d’ébènes. Se rendant ensuite dans sa chambre par la porte qui se situait juste derrière son bureau, il sortit de l’armoire ce qui allait lui servir d’accoutrement, à savoir un pantalon noir munit de chaînes, une paire de lourdes bottes agrémenter de la même sorte, un serre-tête disposant de deux grandes cornes recourbé à la manière d’un démon quelconque, et un vêtement étrange qui pouvait s’apparenter à une sorte de cape composé de tuyaux, semblables à ceux qu’utilisaient les cyber goth. Lorsqu’on connaissait Phineas, on était en droit de se demander qu’est-ce qu’il fabriquait avec un costume pareil. Ce n’était clairement pas son genre d’opter pour un style aussi différent de sa personnalité, lui qui privilégiait le sobre et l’élégant.

Seulement voilà, s’il avait décidé de se lancer là-dedans, c’était uniquement pour être certain qu’on ne puisse pas le reconnaître. Il comptait bien passer la fête incognito et pouvoir aussi d’une certaine manière, aborder quelques connaissances sous un autre angle. Espionnage ? Peut-être… Toujours est-il que Phineas avait scrupuleusement calculé son coup. Quelques semaines plus tôt, il avait expédié un courrier auprès d’un vieil ami vampire, dont il avait fait la rencontre durant l’un de ses voyages en Russie, afin de lui demander une petite touffe de ses cheveux pour en faire un polynectar. Confiant, ce dernier avait accédé à sa requête sans problème après en avoir connu les raisons. Eh oui ! Quand je vous dis qu’il n’avait pas fait les choses à moitié ! Et c’était d’ailleurs précisément cette potion miraculeuse qu’il était en train de sortir de l’une de ses commodes. Il en délogea même une seconde fiole, qui elle, contenait un liquide modificateur de voix. Rien n’avait été laissé au hasard. Il ne fallait pas un détail qui puisse trahir son identité. Évidemment, la première chose qu’il fit, fut de boire le polynectar dont il avait modifié quelque peu le goût habituellement infect en y rajoutant quelques fraises (hommage oblige à ce cher Dunstan McFly). Le processus de transformation opéra bien assez vite : sa silhouette s’étira, augmentant sa taille, s’affina également, lui donnant une apparence plus gracieuse tout en conservant une certaine musculature. Après quoi, ses cheveux désormais d’un blanc aussi pur que la neige poussèrent abondamment tandis que ses yeux bleus de glace virèrent au turquoise énigmatique et que deux de ses incisives et canines s’allongèrent en pointe. S’observant un moment dans la psyché, Phineas se félicita de son choix. Impossible d’être démasqué ainsi à moins de commettre une bourde par le verbe, ce qui à priori était peu probable.

Alors qu’il procédait à son changement de tenue vestimentaire, Phineas nota avec quelle nouvelle forme il opérait chacun de ses gestes. Il se retrouvait pour ainsi dire avec une seconde jeunesse ! Car les cheveux blancs n’étaient évidemment pas en lien avec l’âge du sujet d’origine. Une fois le costume enfilé, le professeur se chargea de sa coiffure à coup de baguette magique, leur donnant une forme de crête. Une touche de maquillage fut également apporté au niveau des yeux avec du crayon noir. Ceci fait, il ingurgita la seconde potion, laquelle était prévu pour substitué sa voix en une autre bien plus grave. Finalement, cette petite fantaisie commençait à l’amuser. Il était désormais presque prêt à partir. Rangeant soigneusement un flacon de poison dans l’une de ses poches de pantalon comme il avait toujours l’habitude d’en transporter, et sa baguette d’aubépine à sa ceinture où un emplacement avait spécialement été prévu à cet effet, l’ancien Serpentard songea enfin à quitter son lieu de résidence. Il fallait toutefois prendre bien garde à ne pas être repérer dans les couloirs sous peine de casser toute cette mise en scène. Plutôt que de courir le risque en jetant des regards de lui-même, il décida de faire appel à une de ses fées pour qu’elle lui serve d’éclaireur. Comme il fallait s’y attendre, celle-ci fit de gros effort pour ne pas se montrer désagréable et obtempérer. Grâce à elle, Phineas put quitter le château sans être vu et se dissimuler dans la forêt interdite. Beh oui ! Il ne s’était pas ainsi cassé la margoulette pour tout détruire stupidement en grimpant dans l’une des calèches qui menait à Pré-Au-Lard quand même ! Mais même s’il ne prenait pas le moyen officiel de transport pour se rendre au bal, il allait se servir du même animal. C’est là qu’il prit conscience que la température du dehors n’était clairement pas celle de juillet et que s’il continuait à se balader torse nu, il allait finir par tomber malade. C’était le genre de détail tellement bidon que ça n’avait même pas effleuré l’esprit de Phineas. Quoi qu’il en soit, il s’empressa de remédier au problème en exécutant un sortilège sur son corps d’emprunt. Un liquide chaud s’écoula de sa baguette et parcouru toute la surface de son tronc avant de s’en imprégner. Le voilà maintenant entouré d’une douce chaleur.

Après avoir ordonné à la fée d’attendre patiemment son retour dans la forêt, il s’enfonça un peu plus dans la sylve, il rejoignit une clairière où une troupe de Sombrals s’était rassemblé. Ces créatures n’étaient pas particulièrement hostile au contact humain ce qui permit à Phineas d’en chevaucher un sans trop de peine malgré sa physionomie fort différente. C’est une fois proche des grandes grilles de l’école qu’il fit monter l’animal dans les airs, en direction du petit village tout en faisait un détour prudent. La destination atteinte, il choisit de se poser dans une ruelle adjacente à la place de la fête. En temps normal, le sujet d’origine aurait sans doute opté pour une entrée fracassante en plein milieu des participants mais ce n’était clairement pas le but que de se montrer en spectacle. De toute façon, personne n’était censé le connaître ici et même sur toute la surface du territoire britannique. Faisant confiance à son destrier pour qu’il ne déserte pas les lieux avant la fin de l’événement, Phineas se plongea ensuite dans la foule, inspectant les nombreux visages qu’il croisait du regard. Certains étaient parfaitement indentifiable quand chez d’autres quelques détails ne trompaient pas. Pour le moment, le professeur choisit de n’entamer une quelconque conversation avec personne, jugeant préférable d’attendre l’ouverture du bal. Il se contentait donc de voir déambuler la multitude de zombies, vampires, démons et autres citrouilles…



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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Mer 12 Sep - 21:36

take a breath, take it deep
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i'm sweating now, moving slow. No time to think my turn to go. And you can see my heart beating you can see it through my chest.Then I'm terrified but I'm not leaving I know that I must pass this test. Say a prayer to yourself he says 'close your eyes, sometimes it helps' and then I get a scary thought. That he's here - means he's never lost -----------------------



Elle admira une dernière fois son reflet, sa coupe de gin tonic à la main, tandis que Saraelle sa précieuse assistante terminait les dernières retouches. La méditerranéenne s’était toujours demandée d’où venait l’engouement exacerbé des américains et des britanniques pour la fête des morts. Elle ne voyait que tristesse là ou ces stupides sorciers ne pensaient qu’à s’amuser et se faire peur. Par la même, la blonde n’avait jamais aimé se déguiser, si ce n’est emprunter les robes de luxe de sa tendre mère et ses hauts talons pour « jouer à la grande ». Son seul regret à ce jour était de devoir masquer son visage poupin et son cou de cygne derrière une sorte de minerve faite de fer et d’acier, comme la fiancée du monstre de Frankenstein. Elle portait une sorte de combinaison la moulant comme une seconde peau sur le buste fait de plusieurs bandeaux de cuirs, rappelant ainsi que le Docteur Frankenstein avait pillé des tombes et détroussé des cadavres humains pour accomplir son œuvre. Le pantalon bouffant s’évasait à partir des hanches lui donnant une forme de jambe tout à fait particulière. A la manière d’un automate tout droit sorti de la mécanique de son créateur fou, son déguisement lui donnait un charme mystérieux à la limite de l’inquiétant. Seule chose peut être reconnaissable chez elle ses cheveux blonds étincelants qu’elle n’avait pas eu le courage d’enlaidir.

« Suis-je monstrueuse ? » Fit-elle à Saraelle, en sirotant sa coupe qui lui faisait déjà tourner la tête.
« Je dirai plutôt… que tu es méconnaissable.» répondit la brune, visiblement songeuse.

Elle observa avec un sourire en coin la bouteille de champagne soigneusement mise dans un sot remplit de glace. Ce soir, elle s’acquittait de sa dette envers son cher et tendre créancier, Tyson Falkenbach. Enfin, créancier… pouvait-elle seulement le dénommer de la sorte ? Il est vrai qu’elle avait toujours particulièrement apprécié le jeune Serpentard, au point même lui accorder le grand honneur d’être la première de ses conquêtes. De la même manière, ils avaient tissés un lien particulier, entre mélange d’intérêt, d’admiration et sans doute d’un peu de passion. Cependant le temps avait passé, faisant couler de l’eau sous les ponts. Elle était à présent entichée d’un jeune homme déjà engagé et lui entamait sa dernière année à Poudlard. Il restait toutefois que Ciella aimait profondément la personnalité de Tyson. Il savait être aussi mauvais qu’elle quand il le devait, et même plus, à croire que l’élève avait dépassé le maître. Elle admirait le cynisme qui suintait de sa personne, cette arrogance presque trop audacieuse qui le caractérisait tant. Il pouvait être le meilleur des amants et le pire des ennemis, deux choses diamétralement opposées à la fois, ce qui avait façonné le « faible » de Ciella pour Lui. La blonde enfila ses escarpins noirs –accessoire irremplaçable pour une férue de mode comme elle- et transplana dans le petit village sorcier après avoir salué son assistante.

Lorsqu’elle arriva sur les lieux, son premier réflexe fut d’aller confier à un serveur la précieuse bouteille de champagne qu’elle avait promis à Falkenbkack plus tard dans la soirée, en version miniature. Il lui suffirait d’un coup de baguette de lui redonner sa taille initiale. Les élèves de Poudlard commençaient à arriver en diligence, tandis que des sorciers de tout âge arrivaient peu à peu par portoloin ou transplanage. La blonde fit alors ce qu’elle savait faire de mieux : faire bonne figure en société. Peut-être reconnaîtrait-elle Tyson ou Regulus… Les minutes passant, elle entrevoyait déjà les groupes d’enfants du village courir les uns après les autres avec leurs sacs de bonbons en mains, dans un vacarme assourdissant. Elle s’étonna de voir que les parents laissaient ainsi librement vagabonder leur progéniture, sans se soucier qu’un Mage noir puisse rôder dans le coin. Quelques stupides Aurors n’allaient pas garantir la sécurité de tous, la blonde le savait pertinemment. Les Mangemorts n’avaient pas reçu de la part de leur Maître une quelconque indication sur la tournure de la soirée, leur laissant ainsi quartier libre. La soirée risquait bien d'être prometteuse...

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Jeu 13 Sep - 14:13

    Parce que cela aurait été suspect que je ne figure pas au sein des forces de sécurité, je n'avais pas pu me trouver parmi la foule, sous polynectar, pour mettre le grappin sur les mangemorts quand ils se pointeront. Parce que bien sûr qu'ils viendront ; je le sentais dans mes tripes. Pourquoi rater une opportunité pareille ? Ils savaient le ministère affaibli, ils savaient que nous étions tout près de chuter avec tout le régime, entraînant la société dans le chaos. Ils étaient cependant assez fourbes pour flairer le piège. Pour autant, les signes annonçant une mésentente totale entre Poudlard et le Ministère s'étaient multipliés pendant un bon moment, surtout quand il y avait eu ce problème entre la Ministre de la Magie et tous ces cancrelats d'élèves, cet esclandre en pleine visite officielle. Je n'en revenais toujours pas, de l'inconscience pure des générations de sorciers en cours de formation. Comment avaient ils pu rejeter la protection du ministère comme ils l'avaient faits ? Ils jouaient le jeu des mangemorts en divisant un peu plus les forces de la nation, c'était sûr. Cela ne m'étonnerait qu'à moitié que certains soient déjà corrompus, malgré leur jeune âge. Sinon, comment expliquer pareille tempête vindicative ? D'autant que beaucoup venaient de familles bien connues pour rejeter les sangs mêlés et les nés moldus... Oui, décidément, il y avait quelque chose qui sentait le souffre, à Poudlard, et les germes de la sédition y avaient trouvé un terreau des plus fertiles. Cela dit, cela restait mon travail et ma vocation de protéger les gens, même quand ceux ci se montraient bouffis d'arrogance, de prétention, et de suffisance. Ca a encore du lait qui leur coule du pif, et ça croit tout savoir du monde ! J'étais de mauvaise humeur, aujourd'hui, et c'était évident pour tout le monde. Alors que les collègues prenaient leur polynectar et apprêtaient tous leur flasque contenant un surplus de potion pour la suite de la soirée, je me retrouvais à juste enfiler ma cape de sorcier, et de l'attacher autour de mon cou. J'avais l'air sobre, mais élégant. Je me fichais de toute manière, de l'impression que je donnais... « Bah alors Maugrey, tu dois y aller déguisé, c'est Halloween tu sais ! » se moquait on dans les couloirs, ou encore « Sympa, t'es déguisé en vieux grincheux, tu vas faire peur à tout le monde ». Inutile de préciser que je ne répondais que par des regards noirs et des grognements impatients.


    Je n'étais pas là pour rigoler, moi. Dehors, c'était la guerre quand même !


    Je laissais tous ces jeunots prêts à aller faire leur boulot sans essayer de les faire revenir sur Terre. Avec nos quelques pertes, on avait perdu du personne qualifié avec la tête sur les épaules, mais on avait gagné beaucoup de têtes brûlées. Téméraires et donc dangereux pour eux mêmes, mais loyaux, j'y mettrais ma main à couper. Alors, je leur passais leur arrogance et leurs plaisanteries ; c'était l'apanage de la jeunesse que de se croire invincible et rien de ce que je pourrais dire n'aurait l'occasion de leur mettre du plomb dans le crâne tant qu'ils n'auront pas eux mêmes marché dans la merde qui semait l'existence. Je fis signe à la jeune Mc Pherson qu'il était temps d'y aller. Elle s'était déguisée pour l'occasion, et je ne cachais pas mon mécontentement. Cependant, je ne lui fis aucune réflexion ; elle obéissait aux ordres d'en haut. Notre groupe devait montrer sa présence, tout en ayant l'air aussi indolents que possible. Sauf moi bien évidemment, personne ne m'en pensait capable et c'était sûrement à raison ! Nous arrivions bien vite sur les lieux, dont les zones de transplanage avaient été balisées par le Ministère pour interdire plus tard toute fuite des mangemorts présents. La foule commençait déjà à arriver. Tout pouvait virer rapidement à la catastrophe, je restais donc concentré. Je levais les yeux au ciel en voyant tous ces déguisements. Les jeunes n'avaient pas encore vu assez de sang, pour s'en maculer ainsi le visage ? Et cette grose citrouille là bas, quelle mouche l'avait donc piquée ? Je me tournais vers Mc Pherson.



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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Jeu 13 Sep - 17:40

    Qu'est ce que je fous ici ? Putain, je me le demande tous les cinq mètres et je trouve toujours pas d'explication rationnelle. Je descends le chemin qui coure vers Pré Au Lard, tout seul comme un grand, entouré d'une foule d'élèves venus pour faire la fête, avec des déguisements de fou. Je n'avais même pas prévenu les aurors qui me surveillaient que j'allais à la fête d'Halloween organisée dans le petit village ; c'était eux qui étaient venus me voir pour me dire que suite à une discussion animée entre Poudlard et le Ministère (enfin, cela je le supposais), j'avais le droit de m'y rendre mais sans déguisement pour qu'on puisse me reconnaître et me surveiller, vu que j'étais toujours sous le coup d'une décision de justice m'intimant de rester assigné à résidence. Oui bon ça, je l'avais compris. Mais avais je vraiment envie d'y aller à cette fête ? Bien sûr, même si j'avais essayé toute la semaine durant de trouver des arguments contre ma venue à celle ci. Et de manière totalement réfléchie, je m'étais rendu compte que les contre étaient fort nombreux, et assez radicaux. Déjà, personne n'y souhaiterait ma présence. J'étais un ancien mangemort, avec la réputation d'un connard de première, un meurtrier totalement barge. Bon, d'accord, j'allais me faire jeter, et je n'avais pas du tout la tête à ça c'était un fait. Rien que la pensée de l'accueil qu'on me réserverait me refroidissait, et pas qu'un peu. Ensuite, il y avait le fait que je n'avais pas d'argent, donc que je ne pourrais rien consommer. Super, le désavantage. Si j'y allais, que personne ne veuille me parler et qu'en plus je pouvais pas me jeter un petit canon, ça allait vite devenir monotone. Sans compter les aurors que je ne manquerais pas d'avoir sur les talons, juste pour voir si je n'allais pas massacrer tout le monde en criant des insanités comme un fou furieux. Moyen, pour faire des rencontres et aborder des inconnus quand même, que d'avoir des représentants des forces de l'ordre juste derrière son visage. Cela dit, les pour l'avaient emporté. Déjà, j'avais toujours soif d'un peu de relations sociales ; je me sentais toujours aussi seul et isolé dans ma cabane malgré la présence de Hagrid... Et surtout, je me doutais que Lyra irait. Alors sachant le danger que représentaient les mangemorts et le mauvais pressentiment que j'avais, je ne pouvais qu'y aller pour veiller sur ma sœur. En plus, cela présenterait l'avantage non négligeable de voir avec qui elle irait, et ce qu'elle y ferait. Je ne voulais pas l'espionner ; je suis juste un grand frère protecteur, point.


    Mais comment pallier aux désavantages de ma venue, si en plus je ne pouvais pas me déguiser ? J'avais décidé d'y aller après ma journée de travail. Heureusement, un spray de substance magique et d'herbes prélevées dans le parc avait totalement occulté l'odeur de fauve que j'aurais dû me trimbaler sans ça. Avec ma dégaine, mes vêtements de travail et toute la crasse d'une journée de travail, je ressemblais maintenant à un psychopathe évadé. Pourquoi pas, puisque beaucoup de gens ne manqueraient pas de me considérer de la sorte, de toute manière ? J'aimais bien l'ironie de cette situation, et de mon déguisement. Et j'étais pas rasé non plus, pour ajouter encore un peu plus à mon air patibulaire. Peu m'importait de toute manière. Cela dit, je me sentais gêné dans cette tenue, et de sentir relativement bon. C'était dérangeant. J'avais l'impression qu'on m'avait aspergé d'un parfum discret mais bien présent, ou alors que je n'avais pas travaillé aujourd'hui, ce qui était loin d'être vrai tellement j'en avais chié à repiquer les boutures d'herbes pour les potions de l'infirmerie du château. Ca m'avait pris toute la journée, et cela m'avait esquinté les mains et les doigts, couverts de profondes estafilades. Quelle idée de faire de la potion de ciguë, un truc mortel s'il n'entrait pas dans la composition d'autres potions, et dont les feuilles tranchaient comme des rasoirs. Ca aussi, ça ajoutait encore à ma dégaine. Finalement, une fois arrivé sur place, je me retrouvais bête, à attendre tout seul au milieu d'une masse de dizaines, voire de centaines de personnes. Et je ne pouvais m'empêcher de me crisper en reconnaissant plusieurs aurors qui m'avaient interrogé. Dont l'un d'entre eux, un vieux au regard d'aigle. Je sentis une goutte de sueur froide couler sur mon front, alors que je me rappelais tous les moyens qu'on avait utilisés sur moi pour me faire parler. Quelle idée de merde j'avais eu de venir ici!

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Adrian Ivanov

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Jeu 13 Sep - 19:50

    Un bal masqué. Mais qu’est ce qu’ils n’imaginaient pas quand même. Un bal masqué… C’était comme si le Ministère affichait en lettres clignotantes « Venez chers Mangemorts, c’est gratuit pas chers, pleins de personnes à tuer », en proposant même d’offrir la première consommation. C’était du grand n’importe quoi, et le pire, c’était qu’après un mois d’interdiction de sortie, tous les élèves de Poudlard se jetaient sur cette fête comme sur un devoir de runes, hum… plutôt comme sur un plat de friandises, tels des lapins attirés dans un piège pas une carotte orange fluo. Dans tous les cas, ça ne sentait pas franchement la rose cette affaire, ni l’ellébore, ni… mais bon l’idée était là. Même si pour être franc, ce n’était rien de tout ça qui énervait Adrian au plus haut point, non ! C’était que lui, Professeur estimé de Runes, devait aller surveiller les marmots dans une soirée ridicule, en étant lui aussi obligé de se prêter au jeu stupide du déguisement. Comment perdre toute crédibilité devant les élèves, … Forcément, il devait bien y en avoir pour trouver ça drôle, comme McFly qui avait l’âge mental d’un premier année de Poufsouffle, ou hum… ou… non, en fait, McFly devait être le seul.

    Vous l’auriez compris, Adrian était d’une humeur massacrante. Il avait conscience, et un peu trop d’ailleurs, que les chances que les Mangemorts se ramènent à cette petite sauterie avoisinaient plus les 105% qu’autre chose. Bon sang, mais à quoi pensait Dumbledore ? Non mais vraiment… Le Norvégien grommelait des jurons dans toutes les langues qu’il connaissait tandis qu’il mettait le masque blanc tout simple qu’il avait fini par dénicher. C’était un peu proche du concept Mangemort. Un peu trop même. D’un geste brusque, il l’enleva et considéra une petite fiole d’une potion qu’il avait, oui lui, concoctée cet après-midi sans cours. C’était sensé faire pousser ses cheveux et sa barbe plus que de raison histoire de coller un peu plus à son second choix de déguisement qui, bien qu’aussi ridicule que le masque blanc, était un peu plus adapté à ce qu’il aimait. Ce n’était pas monstrueusement effrayant, ni particulièrement dans l’esprit d’Halloween, mais sincèrement, Adrian aurait préféré être aux côtés des quelques Aurors plutôt que grimé d’une manière ridicule. Son regard se porta à nouveau sur le masque blanc, mais déjà sa barbe poussait toute en le démangeant affreusement. Ses cheveux, déjà longs, lui tombèrent dans la nuque. Ses sourcils s’épaissirent, un peu. Visiblement il avait eu la main trop lourde sur l’un des ingrédients de cette potion niveau sixième année. Finalement, une grande cape à capuche rabattue sur le visage, une ou deux cicatrices pour le défigurer un peu, et un grand bâton réellement enchanté plus tard, Adrian était prêt. Et d’une humeur encore plus massacrante qu’au départ. Il avait fait tout son possible pour esquiver cette sortie. Tout mais pas ça ! Et ses compétences magiques avaient été remises sur le tapis, tout comme sa responsabilité en tant que professeur, et le fait qu’il devait s’amuser un peu malgré les temps obscurs… Lui ce qu’il voulait, c’était ni plus ni mois que de passer du bon temps à côté d’une cheminée allumée, en train de lire un roman policier, un livre sur les runes ou sur l’arithmancie.

    Une demi heure plus tard, dès dix huit heures pour faire dans la précision, Adrian filtrait le passage des élèves vers les carrioles qui allaient les emmener à Pré-au-Lard, vérifiant avec un ennui mortel mais pas moins de sérieux que toutes les autorisations étaient des vraies, valables, véritables et non trafiquées. Ceux qui avaient voulu passer outre le contrôle avaient droit à deux heures de retenue et une dizaine de points en moins. Et ça aurait été plus si Adrian ne s’était pas retenu de passer ses nerfs sur les pauvres élèves qui avaient déjà peur de lui. C’était tant mieux d’ailleurs. Et puis mince… pourquoi devait il revêtir ce déguisement débile ? Pourquoi devait il… Adrian s’arrêta dans ses pensées et observa Torben qui descendait l’allée parmi les élèves. Pendant un instant, le professeur de Runes se demanda s’il ne devait pas lui demander s’il avait une autorisation pour sortir, mais quelque chose le retint avant qu’il ne le hèle. Peut être l’air fatigué de l’ancien mangemort, ou quelque chose dans ce goût là. Finalement, un autre professeur vint prendre la relève, et Adrian se dirigea d’un pas lent vers Pré-au-Lard, continuant de graver à coup de baguette quelques runes sur son bâton d’if. Ce n’était pas des runes offensives ou défensives, contrairement à ce qu’on aurait pu penser, c’étaient plus… hum… des runes australiennes pour résumer. En fait, c’étaient des runes ancestrales sensées apaiser les tensions et détendre l’atmosphère lorsqu’on leur chantait des airs dans leur langue naturelle. Adrian les aimait bien pour leur allure, plus douce que celle des runes celtiques, d’autant plus que les airs sur lesquels on les ‘laudait’ étaient des plus agréables et simples à chanter. Il n’y avait au final, que des bonnes raisons pour les utiliser. Levant les yeux au bout d’un moment, Adrian s’arrêta brusquement. C’était cette foule, la fête d’Halloween ? Le bal masqué ? C’était cette foule de zombies, troll, détraqueurs, inferis, et autres joyeusetés ? Adrian soupira ouvertement. Si seulement il savait transplanner pour revenir au portail de Poudlard… d’un coup d’œil, il avisa Torben qui était à côté de lui.

      « Bonsoir Torben. Vous ne vous êtes pas déguisé ? Je pensais qu’être incognito vous aurait plus. Mais j’imagine que vous n’en n’avait pas eu le droit… Ca vous tente un Whisky ? »


    Adrian sentait, vu l’air désespéré de Torben, que son ancien élève n’avait pas vraiment envie d’être là. Et boire un peu ne pouvait pas leur faire de mal à tous les deux. Enfin, bien sûr, Adrian était sensé rester clair la soirée, pour ne pas provoquer de rixe comme il se savait capable de faire, et surtout pour protéger les élèves, avoir un minimum d’autorité sur eux… vous imaginez sans peine l’idée.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Ven 14 Sep - 0:25

HJ : Je n'ai pas réussi à me faire d'avatar de cavalier sans corps, donc j'ai dû changer de costume èè

Aujourd’hui il y avait un bal d’Halloween à Pré-au-Lard. Remus n’était pas certain que c’était la meilleure idée du siècle mais il avait promis à ses amis qu’il essayerait de s’amuser. Evidemment, il resterait bien vigilant. Il espérait que tout se passe bien. Après tout, tout le monde aurait des masques ou déguisement en tous genre. Quelle meilleure façon pour un mangemort de se cacher aux yeux des gens ? Le lycan avait peur qu’il y ait du grabuge.

Ce qui le motivait encore moins c’était que Marlène ne pourrait pas venir ce soir-là. Elle avait un rendez-vous qu’elle ne pouvait repousser ; Remus devrait donc s’y rendre tout seul mais au pire, s’il devait y avoir du grabuge, Remus serait rassuré sur une chose : il ne pouvait rien lui arriver à elle étant donné qu’elle ne pouvait venir. C’était aussi bien sans doute, même s’il aurait bien voulu en profiter pour danser avec elle.

En plus de cela, le ministère est impuissant contre les mangemorts qui semblent quasiment intouchables, insaisissables et Remus devait s’avouer vraiment préoccupé par la situation actuelle, sans plus savoir de quoi demain sera composé. Tout ce qui était entreprit contre les mangemorts étaient voué à l’échec. A croire qu’il y avait des traîtres au sein même du ministère, des personnes qui communiquaient à l’extérieur les différents plans d’attaques aux mangemorts : à vrai dire, cela ne l’étonnerait même pas. Remus n’avait guère confiance au ministère... Surtout lorsqu’il se souvenait des mots de la ministre de la magie... « si l'ennemi s'infiltre, tue, bafoue nos lois, laissons le faire. Sacrifions quelques unes de nos pièces en leur montrant que nous sommes à genoux. Ministre était un bien grand mots. Il n’avait pas l’impression qu’elle se sentait bien concernée pour l’avenir de son pays... Et refermons le piège » Les mots ‘sacrifier quelques-unes de nos pièces’ lui restaient particulièrement en travers de la gorge.

C’est en pensant à tout cela en même temps que Remus se préparait pour le bal ce soir-là. Il se lava le visage et le torse avant d’aller chercher son pantalon noir (vêtement moldu). Le plus long fut sans doute de dessiner ces arabesques sur son torse - un, pour paraître plus effrayant qu’il n’en avait l’air... Et de deux, pour cacher les horribles cicatrices qui recouvrait son torse et qui témoignait de ce qu’il était. Il passa bien trois quarts d’heure à peindre sur son corps les arabesques et afin de faire tenir ses cheveux relevés sur le haut de sa tête, il les coiffa avec du gel. Il glissa ensuite son masque sur son visage au moment où sa petite-amie entrait dans la chambre. Il se retourna vers elle et étendit les bras de chaque côté de son corps, attendant le verdict. Une fois qu’elle lui eut affirmé qu’il était “absolument terrifiant... et surtout méconnaissable”, il se sentit rassuré. Il se rapprocha de la jeune femme qu’il enlaça tendrement en déposant un baiser sur ses lèvres. “Dommage que tu ne puisses pas venir...” fit-il tandis qu’elle se confondait de nouveau en excuses.

Il lui dit à ce soir et ne tarda pas à quitter leur appartement douillet pour se rendre dans le petit village de Pré-au-Lard qui avait été agencé pour l’occasion. Cependant, il était bien plus attentif à chercher autour de lui des membres du ministère éventuellement déguisés pour vraiment prêter attention à comment ils avaient décoré le lieu du bal. Il aperçut quelques gardes du ministère à l’entrée - assez reconnaissables. Il devait y en avoir d’autres encore, mêlés à la foule ; du moins il l’espérait. Il était également particulièrement attentif à tous les comportements qui lui semblaient étranges... Dans la foule déjà présente, il se demanda si ses amis étaient déjà là et où ils se trouvaient et à cette pensée, il se mit à leur recherche. En espérant les reconnaître dans la foule... N'étant pas venu avec eux, il avait peu de chance de pouvoir les reconnaître.


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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Ven 14 Sep - 9:33

Alice se tenait devant un miroir, rassemblant ses longs cheveux sombres à l'arrière de sa tête, tenant ses épingles entre ses lèvres. La jeune apprentie-auror commençait déjà à avoir des difficultés à reconnaître son propre reflet. Elle qui portait habituellement de longs pantalons et des cols roulés relativement colorés avait revêtu une robe noire, moulant ses poignets, ses bras et ses épaule, sa poitrine et sa taille, s'arrêtant légèrement au-dessus du genou. Des escarpins noirs vernis étaient à ses pieds, ses talons suffisamment bas pour qu'elle puisse courir lorsqu'il le faudrait. Car il le faudrait, ce n'était même plus de l'ordre du doute. Le Ministère comptait sur la venue des Mangemorts, c'était la raison même pour laquelle elle se déguisait, et que ses collègues étaient sous Polynectar pour s'infiltrer dans la foule. Ses yeux lourdement fardés de noir la contemplèrent dans le miroir, sans conviction. Elle n'avait jamais été capable d'arrêter un Mangemort, encore moins de le tuer. Serait-elle à la hauteur cette fois-ci?

Ses cheveux relevés en chignon plat contre son crâne, Alice déposa un béret noir pour les masquer, et abaissa délicatement une voilette sur ses yeux à l'aide de ses mains gantées. Elle était à présent un veuve noire, méconnaissable. Elle n'avait même pas besoin de fausses cicatrices, sa brûlure était nettement visible, partant de sous sa robe sur son épaule gauche pour monter contre sa gorge jusqu'à la naissance de sa joue. Elle l'avait couverte d'un châle noir, qu'elle arracha au dernier moment, le visage impassible, avant de se rediriger vers le bureau des Aurors, où elle devait retrouver son mentor avant de partir en mission. Ses demi-talons changeaient complètement sa démarche, la rendant plus mature, plus femme. Un collègue lui demanda même qui se trouvait sous le Polynectar avant de la reconnaître lorsqu'un sourire lui échappa.

ALICE: Superbe costume de croque-mort! complimenta-t-elle Maugrey en l'apercevant. La veuve et le croque-mort, c'était une belle équipe!

AUROR: Bah alors Maugrey, tu dois y aller déguisé, c'est Halloween tu sais ! s'exclama un collègue en passant devant eux.

Alice sentit le rouge lui brûler les joues. Elle avait encore perdu une magnifique occasion de se taire. Elle leva des yeux penauds vers son mentor qui, fidèle à lui-même, ne dit pas un mot, se contentant de lancer des regards noirs à ses collègues, avant de la regarder de bas en haut, et de hausser un sourcil désapprobateur. Alice baissa les yeux alors qu'ils s'avancèrent le long du couloir vers l'ascenceur. Elle n'était plus sûre d'elle du tout, aurait-elle du rester dans sa tenue habituelle comme Maugrey? Celui-ci grogna lorsqu'un autre collègue le félicita pour son costume de grincheux, ce qui tira un sourire amusé à Alice, qui s'efforca de la cacher du mieux qu'elle pouvait. Ils arrivèrent dans l'Atrium et transplanèrent dans un silence pesant, mais Alice était habituée aux humeurs peu loquaces de Maugrey.

Lorsqu'ils arrivèrent à Pré-Au-Lard, Alice sentit la panique la prendre aux tripes. Il y avait du sang partout. Les élèves se promenaient couverts d'hémoglobines et plaies béantes au milieu des vampires et des inferis. En n'entendant aucun cris et ne voyant personne courir, Alice se souvint soudain qu'il s'agissait d'Halloween, et que naturellement, tout le monde était déguisé en montre ou en cadavre. Un frisson parcouru cependant sa colonne vertébrale en prenant conscience que plus tard dans la soirée, tout ce faux sang ne serait sans doute plus dissociable de vrai, et ce dès que les Mangemorts seraient de la partie. Ils étaient sans doute déjà présents, réalisa-t-elle en parcourant la foule de monstres des yeux.

MAUGREY: Il s'agit d'ouvrir l'oeil et d'attendre maintenant. Restez concentrée autant que faire se peut, et n'hésitez pas à vous éloigner un peu de moi, mais pas hors de vue.

Alice acquiesca silencieusement sous sa voilette de veuve. Alice commenca à parcourir lentement la foule d'élèves et d'adultes, scruptant les visages en essayant de reconnaître ceux qui se trouvaient sur les photos de Mangemorts reconnus dans le bureau des Aurors... Et finit par en découvrir un. Alice sentit son sang se figer en apercevant Torben quelques mètres devant elle, la dévisageant d'un regard glacé, plein de haine. Ses yeux fardés de noirs s'écarquillèrent de peur, s'attendant à le voir levé sa baguette comme dans ses cauchemars, avant de se retourner et de comprendre que ce n'était pas elle qu'il fixait ainsi, mais Maugrey, lui aussi sans costume, juste derrière elle. Alice s'enfonca de nouveau dans la foule, à l'écart de leur regard acérés. Elle hésitait à s'approcher de Torben, Maugrey l'avait à l'oeil. Ses hésitations prirent fin lorsqu'un homme barbu avec une capuche et un bâton vint parler au garde-chasse... Alice continua donc à circuler dans la foules, guettant les visages, ses yeux ne restant jamais loin du Moldave...
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Ven 14 Sep - 14:20


Malgré ses relations houleuses de ces derniers jours avec Sephora notamment, la jeune sorcière brûlait d’excitation. A peine sa part de tarte à la citrouille avalée, Evey avait fuit la grande salle pour aller se préparer afin d’être au top pour la grande fête d’Halloween prévue à Pré-Au-Lard par la première ministre. Plus joyeuse qu’elle ne l’avait été depuis quelques temps, la jeune femme marchait d’une allure vive vers la cabane d’Hagrid. Ce dernier devait avoir préparé pour elle l’élément principal de son costume. Il devait par ailleurs être le seul au courant de ce dernier et la jeune femme avait élaboré tout un plan pour que ce soit le cas. Au final, ne pas y aller avec Maël aura été une bonne chose…Elle ressentit un léger pincement au cœur en se rappelant ce douloureux souvenir, depuis entre elle et son amie les choses étaient un peu tendue…Mais la rouquine chasse bien vite ces images de sa tête, l’heure était à la joie et à la préparation. Ce n’était pas tant la perspective de la fête qui l’excitait autant, mais la préparation de son costume. Ne l’ayant pas encore testé, elle allait tenter le tout pour le tout. Et plus que tout, elle voulait voir la tête de gens qui allaient la voir débarquer avec une citrouille monstrueuse sur la tête ! Elle en rirait presque déjà !

A son arrivée à la cabane du garde chasse ce dernier l’attendait un grand sourire sur le visage. Lorsqu’elle lui avait demandé de lui garder une citrouille pour son costume, au début, il avait fait les gros yeux avant d’éclater de rire et de lui promettre de lui réserver la plus difforme. Et il avait tenu parole au vu du monstre orange qui se tenait à ses pieds.


-Héhé ! Bonjour miss Lowan ! J’espère que cela vous fera l’affaire !

-Elle est parfaite ! Merci beaucoup Hagrid ! Je prendrai une photo du rendu final, je te le promets !

-C’est gentil Evey ! Aller, va te préparer avant qu’il ne soit trop tard !

Ne se faisant pas prier, la jeune femme enroba son légume dans une cape qu’elle avait pris avec elle exprès pour cela et entrepris de remonter vers le château, le plus sereinement possible. Ayant pris soin de manger avant les autres, la plupart des élèves étaient encore à table si bien qu’elle ne croisa que peut de monde. La préfète en chef prit immédiatement le chemin de la salle vide qu’elle avait repérée, un peu à l’écart des couloirs passant où elle pourrait se préparer à l’abri des regards indiscrets. Elle déballa ses affaires et les entreposa sur le bureau pour vérifier qu’elle n’avait rien oublié : des bocaux, des affaires de son frère soit une chemise à carreau un peu trop grande pour cacher ses formes, un pantalon simple mais pratique, sa citrouille. Tout y était.

Dans un premier temps elle entreprit d’évider son légume en mis toute la pulpe dans un bol qu’elle alla ensuite donner aux cuisines, histoire de ne rien gâcher et remonta dans sa salle où elle s’enferma pour plus de tranquillité. Ensuite, elle fit un trou tout juste assez grand pour qu’elle puisse y passer sa tête et essaya tant bien que mal de repérer sur la surface extérieur du légume de repérer l’emplacement de ses yeux, de son nez et de sa bouche. Le travail de découpage lui pris un bon moment, il lui fallait sans cesse refaire les trous, les adapter pour qu’ils soient bien en face de ses fonctions vitales.
Une fois cette entreprise terminée et le résultat assez satisfaisant, la jeune sorcière entreprit de tester plusieurs sortilèges afin d’enflammer sa tête de citrouille sans risquer de se blesser elle-même. La partie la plus longue et la plus risquée vu son niveau pas toujours au top en la matière.
Elle commença par un sort de feu portable qu’elle enferma dans des bocaux. Elle dut s’y reprendre à deux fois pour obtenir les deux feux dansant qu’elle voulait. Elle essaya de les mettre dans la citrouille avec sa tête dedans…Le rendu aurait pu être plus sympa et plus pratique. Il fallait donc tenter le sortilège complexe qui consistait à créer un feu qui ne se répande pas, donc changer les propriétés de la citrouille pour n’ensorceler qu’elle et ensuite, lancer un autre sort qui annule l’effet chauffant des flammes. Une combinaison qu’ils avaient apprise en cours de sortilèges, mais qui demandait un peu de concentration et de persévération.

Il lui fallut plus d’une heure pour obtenir l’effet désiré, au prix de beaucoup de sueur, de découragement et de quelques brûlures sur les doigts.
Une fois son costume terminé, Evey profita du temps qui lui restait pour terminer un devoir de métamorphose urgent qu’elle voulait finir au plus vite. Lorsque sa montre indiqua cinq heures quarante de l’après-midi elle referma son sac de cours et alla rapidement le déposer dans son dortoir en essayant de croiser le moins de monde possible et repris sur le même rythme effréné le chemin de sa salle vide. Il était six heures de l’après-midi, soit grand temps de revêtir son sublime costume de citrouille effrayante. Elle enfila avec appréhension sa tête en feu, mais tout ce passa sans incident. Il faut dire que son effet était un peu palot et pas très vif, mais peu lui importait. Evey emporta quand même dans ses poches les bocaux où les feux transportables voltigeaient toujours, sait-on jamais !

En prenant la direction de Pré-au-Lard, elle s’extasiait devant l’inventivité des autres élèves. Derrière la citrouille orange, elle souriait tendit que son cœur battait à la chamade, qu’allait-il se passer pendant cette fête ? Quelles surprises leur avait réservé Mme Lundy ? Et parviendrait-elle à reconnaître des gens ? Hagrid lui avait dit que Torben y serait aussi, mais pas déguisé, qu’allait-il faire si jamais les choses tournaient mal ? Car il fallait être réaliste, cette petite fête avait des airs de mise en scène…Dans des temps de trouble si importants, qui aurait eu l’idée d’organiser une soirée avec tout le monde sorcier, adulte comme adolescent si ce n’était pas pour dissimuler autre chose ? Sa baguette dans la poche, la jeune Gryffondor était prête, plus que jamais, à affronter cette soirée, quoi qu’il advienne. Peut-être que son costume de citrouille lui donnait une certaine assurance, un certain sentiment de puissance. Caché derrière un masque, tout le monde serait en droit de faire ce que bon lui semble, sans pouvoir être juger pour leurs actes. Soudain, un éclair traversa son esprit. Enfin, elle venait de comprendre pourquoi. Pourquoi les Mangemorts préféraient l’anonymat de leurs masques de mort au visage découvert. Elle comprenait le sentiment que l’on ressentait en agissant incognito, ce sentiment oui, de puissance et de pouvoir. Un frisson glacial lui parcourut l’échine. En une seconde son sourire s’effaça et elle se figea sur place. Comment elle-même pouvait-elle avoir ressentit ça ? La peur succéda à la stupeur. C’était donc bien vrai, tout le monde pourrait choisir la facilité, se laisser aller à ses pulsions, prendre pleinement possession de ce pouvoir qu’on devine. Aussitôt, elle chercha à le battre, à le repousser de son esprit puisant dans ses peurs plus rationnels comme celle de prendre feu à cause de son déguisement. Elle reporta son attention sur le monde extérieur, loin du confinement de sa citrouille, loin de cette expansion de son être intérieur, de l’antichambre de sa conscience. Et déjà, les costumes et les visages déformés l’environnaient dans un tourbillon d’horreur. Pré-au-Lard venait d’être envahi par une marée de monstres hilares.
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Sam 15 Sep - 10:10

    Je serais ma baguette avec force, une goutte venait de s’écraser à côté de mon poing. Mon corps était raide, je ne me sentais pas bien du tout, je tremblais comme une feuille. Quelle idée m’avait traversé l’esprit de vouloir me rendre à ce bal ? J’étais seule dans la salle de bain des préfets, j’avais fait ce choix, de me retrouver là pour me préparer, sans avoir à soutenir le regard de mes camarades de poufsouffle. Je faisais bonne figure devant eux, devant tout Poudlard, je faisais croire à quiconque me croisait que j’avais retrouvé un tant soit peu de joie de vivre, de dignité, de force. Mais je m’écroulais une fois seule, une fois mes sombres pensées prompt à m’envahir. Une nouvelle fois, les larmes avaient inondées mes yeux, puis mes joues, je m’étais plongée dans l’eau parfumée du bain afin de les effacer, mais je devais constater qu’à cet instant précis je ne pouvais plus les faire disparaitre.

    Je reprenais ma respiration, fermais les yeux et comptais jusqu’à cinq. Je rouvris mes paupières, la buée avait masqué mon reflet, d’un geste de la main j’effaçais les gouttelettes d’eau. Je découvris alors que mes prunelles bleutées étaient entourées d’un halo rouge sang. Ceci allait parfaire mon maquillage, je fis un pâle sourire à mon reflet, j’essayais de trouver un lot de consolation. Je répétais mentalement les gestes que j’avais mémorisés afin de réaliser parfaitement mon maquillage. J’avais parcouru les livres quand mon attention avait été attirée par ce sortilège, simple en apparence, il ne fallait pas se tromper dans les gestes, sinon j’obtenais un allé simple à l’infirmerie. Je lissais le parchemin devant moi, j’avais dessiné grossièrement le visage que je voulais me donner, je n’étais pas très douée en dessin et cela faisait parfaitement l’affaire, car ne fallait-il pas être hideuse en cette soirée ?

    Un, deux, trois, je murmurais la formule tout en dessinant des cercles autour de mon visage. La formule s’évanouis dans le silence le plus complet, je retins mon souffle, quand une sensation de froid me parcouru le visage. Je fermais les yeux, patientant jusqu’à l’instant où cette sensation disparu. Je rouvris lentement les yeux, pour découvrir un visage terne, gris, émacié, quelques traces noires, pour signifier qu’il me restait encre de la terre. Je me faisais peur, une morte vivante, comme il le fallait. Je retirais la serviette qui emprisonnait mes cheveux, d’un geste plus assuré, cette fois-ci, je réalisais une chevelure folle. Des boucles se dessinèrent et ma chevelure s’emmêla, se dressai se ma tête. Je disposais dans cet entremêla un nœud défraichis.

    Finalement je retirais ma serviette, pris mes vieux habits que j’avais salit dans la boue, je les enfilais. Un jupe en tulle, un t-shirt et une lourde veste en fausse fourrure, ils étaient déchirés ici et là, ternes, rapiécés. Je respirais à plein nez les morceaux d'étoffe, une odeur de terre émanait de mes vêtements, si j’avais avalé quoique se soit, je pense que cela ne serait pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je mis mes chaussures plates au vernis écaillés, pour finir mon costume, je réalisais à nouveau mon sort de maquillage sur mes bras pour qu’ils deviennent aussi pâles que mon visage. Je finis et me reculais afin d’admirer mon reflet dans le miroir … Je poussais un soupir, j’allais sortir et devoir me rendre seule à ce bal, Robert n’allait pas m’attendre en bas des escaliers, j’allais devoir prendre mon courage à deux mains.

    Le rythme de mon cœur s’accélérait à mesure où mes pas me guidaient jusqu’au hall de l’école. Je pressais le pas, même si je savais que personne ne me reconnaitrais, je ne voulais pas croiser de regards inquisiteurs. Etrangre, paradoxal quand on savait que j’allais me retrouver au milieu d’une foule remplie d’élève, de membres du ministère de sorciers et peut être de … Mangemorts. Je savais que c’était risqué, mais peut être qu’avec un peu de chance, en cette soirée j’allais le retrouver. Mais n’y pensons pas, je devais afficher cette fausse joie, montrer que je voulais m’amuser. Je refermais ma veste autour quand je mis le nez dehors, je sentis le bois de ma baguette contre ma poitrine. Je ne voulais pas la laisser dans mon dortoir, je ne voulais plus la quitter. Je suivis un groupe d’élève, déguisés dans d’affreux costumes, cela allait être la nuit de l’horreur … j’espérais qu’il s’agira du sens heureux du terme, juste un peu de joie, de fête. Je respirais vite, tout comme mon rythme cardiaque accélérais, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouvais au milieu de la foule. Je ne reconnaissais personne, malheureusement pour moi, cela allait être difficile de trouver une tête connue. Je tentais, tant bien que mal de me remémorer les costumes de mes amis, comment était déguisés Maël ou Straw ?

    Assurément je ne voulais pas me retrouver seul au milieu de cette foule, je cherchais désespérément un regard connu, auquel me raccrocher. Mais rien n’y faisait. Peut être allais-je devoir lancer un SOS avec des papiers magiques.

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Sam 15 Sep - 15:14

Observant son reflet dans la glace, Harry se demandait pour la énième fois si son déguisement serait suffisant pour passer incognito. Il avait beau avoir teint ses cheveux d’un gris presque argenté tout en peinturlurant son visage d’une part d’un blanc cadavérique et d’autre part d’un noir charbonneux, Harry s’inquiétait. Serait-ce suffisant que pour cacher ses traits « typiques » ? Ce n’était pas le moment pour se faire repérer par qui que ce soit. Le sorcier n’avait aucun intérêt à être identifié par l’un ou l’autre camp. À dire vrai, en coupant les ponts comme il l’avait fait, il était à peu près sûr d’être aussi bien accepté parmi les Mangemorts que l’Ordre, c’était pour dire… Harry soupira et colla son front maquillé contre la glace. Sa respiration formait de la buée sur cette dernière. Lorsque le jeune sorcier se décolla, il traça un prénom sur le miroir comme pour se rappeler la raison pour laquelle il prenait autant de risques. « Lyra ». Ragaillardi par la vue de ces quelques lettres, Harry reprit son travail et termina de se préparer. Il avait aboli le port du masque afin d’éviter de réduire son champ de vision car les orifices n’étaient pas réellement étudiés pour l’observation intensive et l’espionnage… Les cagoules, de leur côté, étaient à proscrire s’il ne voulait pas se faire prendre pour un Mangemort. Le maquillage ne faisait cependant pas tout et Harry avait misé sur des plumes ensanglantées et de longues griffes pour attirer l’attention ailleurs que sur son visage et plus particulièrement ses yeux.

    | Ces ongles ne sont pas très pratiques… Mais bon, on fera avec maintenant, ce n’est plus comme si j’avais le temps pour trouver autre chose. |

Harry termina son œuvre en recouvrant ses avant-bras d’un sang animal et posa quelques traces sur ses pommettes ainsi qu’à proximité de sa bouche. Il alla même jusqu’à en mettre sur ses dents pour parfaire l’imitation d’une bête sauvage prête à tout pour vous dévorer vivant. « Une harpie masculine ». On avait fait mieux mais Harry jugeait que le résultat n’était pas si mal compte tenu des circonstances. Après tout, ce n’est pas comme s’il était en cavale quoi… Une fois prêt, il quitta la salle de bain de cette petite vieille moldue qui dormait paisiblement dans son salon et s’assura qu’elle allait bien avant de quitter les lieux définitivement. Une petite dose de potion de sommeil avait été suffisante que pour avoir la maisonnée durant plusieurs heures durant. Harry s’était assuré qu’aucune trace ne soit visible et il avait appliqué plusieurs couches de papier un peu partout dans la salle de bain pour prévenir d’éventuelles éclaboussures de sang notamment. Il était hors de question d’utiliser un recurvite ici, il serait d’office repérer… Il jeta ses affaires dans une poubelle non loin et entama une longue marche jusqu’à une zone de transplanage et s’envola en direction de Pré-au-Lard. Entouré de citrouilles démoniaques, vampires, zombies et autres créatures bizarres, le jeune sorcier se fondait parfaitement dans la masse sorcière et arriva ainsi sans encombres jusqu’au lieu de la réception. Jusque-là, Harry avait repéré un ou deux Aurors mais il aurait été incapable de dire qui était quoi.

Il fallait admettre que les costumes étaient pour la plupart merveilleusement bien réussis. S’il espérait pouvoir glaner des informations, il allait devoir se concentrer et redoubler d’ardeur à la tâche. En tous les cas, les Mangemorts allaient sans doute pouvoir facilement percer les défenses adversaires avec une pareille opportunité. C’était presque trop facile même… Harry se demanda ce qui avait bien passé par la tête des représentants du Ministère mais l’heure n’était pas à ce genre de questionnements. Les sens en alerte, le jeune Over se trouva rapidement à proximité de son ancien chef, Alastor Maugrey. Toujours égal à lui-même, le vieux sorcier avait fait dans la sobriété et ne portait aucun costume autre que son habituelle cape de voyage. Harry se tendit imperceptiblement à cette vue. Mauvaise idée… Son œil magique risquerait de repérer qui il était réellement. Le jeune harpie s’éloigna discrètement et percuta un homme accompagné d’une vampire. Il s’excusa rapidement, eut un bref instant d’hésitation, se ravisa et s’éloigna rapidement. Son cœur battait la chamade. Harry n’aurait su dire qui il était mais la vampire... Ce regard... Serait-il tombé sur Lyra? Il n'aurait pu le dire avec exactitude mais... Si c'était le cas... Il était passé à "ça" d'elle et... Le jeune homme ne s’était pas attendu à la rencontrer aussi vite… En admettant que ce soit elle. Inspirant profondément, Harry fit de son mieux pour se calmer. Il devait rester concentré. Il était ici pour une raison bien précise. Il aurait tout le temps de se questionner par après.

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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Sam 15 Sep - 19:14

Je n'eus pas le temps de dire ouf, que me voilà totalement pleine de faux sang. Alors que je venais de passer environ 40 minutes à rendre mon visage complètement nu de mes couleurs naturelles. J'avais souvent ce teint rose sans que je comprenne pourquoi, je rougissais pour un oui ou pour un non, c'était bien loin de mes habitudes d'être gênée. Je me regardais donc en étalant le faux sang de manière plus ou moins uniforme. Mais au moins il avait bien raison sur un point, on était totalement uni maintenant. « Couple d'enfer ». Sur ces quelques paroles, nous nous en allâmes vers Pré-Au-Lard. Oh nous aurions bien pu transplaner, oui mais c'était tellement mieux de nous y rendre comme tous les autres. J'étais sure de pouvoir rire un peu au cours de cette soirée, pouvoir oublier ma rupture avec Harry, penser à autre chose. J'y verrais certainement mon frère je pense qu'il s'y rendrait, au delà de l'évènement, il était également l'occasion pour lui de me voir hors de Poudlard. Ou du moins si je pouvais le reconnaître dans la foule, tout comme tous ceux qui avaient quitté Poudlard l'année dernière. Ah et Dana, je ne savais pas vraiment pourquoi sa requête que je l'accompagne au bal, je l'aurais fait avec plaisir, limite j'aurai pu lui proposer de venir avec Regulus. Mais voilà, je n'étais pas persuadée qu'elle soit très amie avec le cadet des Black et dans le doute, j'avais préféré ne rien proposer, lui disant que je la retrouverai certainement là bas, je la reconnaissais.

Les rires des enfants déguisaient bien que nous, me rappelait Halloween que nous faisions au village de Kienbaüm, comme nous étions bien jeunes et bien insouciants à cette époque là. L'époque où je ne me doutais pas du tout, de ce qu'il allait se passer dans ma vie à partir de mes quinze ans, tous ces bouleversements, ces échecs et ces malheurs en succession après la perte de mes parents. On ne se doutait de rien, et c'était limite ça qui était beau en fait. Je glissais à nouveau ma main dans ma manche pour vérifier que ma baguette était bien là. Je gardais d'ailleurs ma main ferme dessus, de voir tant de monde m'inquiétait c'était l'occasion parfaite pour l'un ou l'autre camp de faire une action de démonstration je ne sais pas quoi, pour montrer qui est ce qui était les meilleurs. Je n'avais plus aucune confiance après ce qui s'était passé à Ste Mangouste, les mangemorts pouvaient très bien venir massacrer tout Pré-Au-Lard en l'espace de quelques minutes si l'envie leur en prenait. Cependant je chassais cette inquiétude de mon visage en me disant que tout allait bien se passer. Une fois à l'intérieur même de Pré-au-Lard, je me tournais vers Regulus, et avec ce petit accent qui m'allait si bien d'après ses dires (et que moi je détestais au passage), je dis « Bon alors ce soir, tu dois me faire danser, on doit s'amuser comme jamais on s'est amusé, parce que c'est notre dernière année à Poudlard, et que même sans ça, je veux m'amuser d'accord ? » J'avais besoin d'une certaine manière de penser à autre chose de voir autre chose, et de m'amuser en pensant que tout se passerait était l'occasion parfaite pour que nous deux, nous allions bien mieux. C'était sans compter cet homme qui nous bouscula, je me retournais presque aussitôt avec cette foule, c'est soudain que mes yeux tombèrent dans les siens, j'avais déjà vu ce visage. Ses excuses, comme une impression de déjà-vu se fit sentir dans mon coeur. Ce n'était pas possible, une fois qu'il s'éclipsa, je fis quelques mètres pour pouvoir le rattraper, jusqu'à sentir la main de Regulus sur mon bras. Mes yeux brillaient déjà de larmes. Non ce n'était pas lui, cesse d'y penser. « J'ai cru reconnaître quelqu'un mais non rien... Laisse, allons danser. » dis-je en reprenant son bras, en cachant mes yeux rapidement. C'est bon, Regulus m'avait suffisamment vu pleurer comme ça, et puis il n'avait pas besoin d'une madeleine encore ce soir. Je séchai rapidement donc mes yeux, j'avais rêvé, c'était juste ma tête qui me faisait déconner encore une fois, non il fallait que j'arrête de le voir de partout. Je reprenais donc mes esprits mettant ça sur le coup de l'imagination, et j'étais donc à nouveau prête pour m'amuser. On était là pour ça en même temps alors autant qu'on en profite un maximum
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MessageSujet: Re: Mission intrigue : les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité   Dim 16 Sep - 13:05



    Son odeur flottait encore dans l’air malgré toutes Ses semaines d’absence. Pas un au revoir, juste une lettre. Un bout de parchemin écrit à la hâte, comme écrit sur le départ, qui trônait encore sur son chevet. Un simple regard sur l’état du papier montrait qu’il avait été lu et relu, plier et replié comme s’Il avait voulu sonder les non-dits que refermaient chaque mot. Mais hélas, il n’y avait rien de plus. Juste une héritière assez confuse, lui expliquant qu’elle devait suivre sa famille dans son pays d’origine, qu’elle ne L’oublierait pas et qu’Il devait prendre soin de lui. Plus facile à dire qu’à faire… D’un battement de paupière, l’Aigle chassa ses pensées moroses et le souvenir de la séduisante héritière Silvestri, alors que sa langue allait machinalement humidifier le bout de de feuille qu’il avait soigneusement roulé de ses mains expertes. Cette fin d’après-midi à Poudlard semblait avoir eu raison de sa bonne humeur, aussi lorsqu’il laissa sa première bouffée de fumée s’échapper de ses lèvres, il se sentit enfin serein. Depuis le départ de la belle brune, Caïn Osborne semblait s’être réconcilié avec ses anciens démons, ceux qu’il avait délaissés pour l’amour d’une fille inaccessible. Ainsi, la boucle était bouclée et il lui semblait qu’il ne les abandonnerait plus et certainement pas pour une fille. Dans ses délires, il imaginait presque cette fameuse poudre blanche prendre forme humaine et lui murmurer qu’il aurait dû s’y attendre, qu’une fille de la Lumière n’est pas faite pour vivre dans un monde obscur, le sien par définition. L’Aigle s’amusait presque parfois, de voir à quel point ses amis et lui-même pouvaient s’évertuer à suivre les caractéristiques données par leurs prénoms. Caïn, celui qui pour les Moldus était le premier meurtrier de l’humanité, voué à une vie de violence et de pêchés, mais qui initialement, souhaitait une vie tournée vers la Lumière. Lux, elle, la lumière par définition restait toujours pure malgré tout ce qui pouvait déchirer son monde. Etait-ce trop demandé que de vouloir la lumière plutôt que les ténèbres ? Elle l’avait rendu meilleur, d’une certaine façon Caïn le savait. Mais a quoi bon à présent, maintenant qu’elle était partie ? Tout le meilleur de lui-même, à qui allait-il le destiner à présent ?

    Il était temps qu’il se bouge, sinon il ne serait jamais à l’heure pour le fameux bal costumé que donnait le Ministère et ou il avait promis d’accompagner Strawberry. Comme soirée d’Halloween, il avait d’abord prévu de se déguiser en Légionnaire romain avec la peau putréfiée. Il avait laissé tomber l’idée, simplement parce que l’idée de porter une jupe lui était inadmissible, d’autant plus que le temps n’était pas clément. Il fallait quand même rester un minimum digne. Finalement, c’est en se rappelant des après-midi pluvieuse de son enfance qu’il trouva comment se déguiser. Satyne et lui avaient toujours aimé se faire peur devant un bon film d’horreur classique. Il était sûr que beaucoup allaient penser à Dracula ou autre, alors pourquoi ne pas se déguiser en Abraham Van Helsing, célèbre chasseur de Vampire ? Il avait sorti la totale, un look presque gothique très éloigné de ses choix habituels. Sur son lit était étalé un t-shirt noir moulant à décolleté en V sur lequel était posé un long collier en argent dont le pendentif était une croix chrétienne. Il pensait porter avec ,un pantalon serré de cuir d’une couleur oscillant entre le noir et le pourpre, rentré dans des boots à lacets noires. Le must du déguisement était sans nul doute son trench coat noir, rappelant l’élégance du personnage, mais rappelant aussi qu’il aurait pu renfermer une petite bible, un crucifix ou une gousse d’ail. Cependant, loin de contenir tout cet attirail, Caïn ne manqua pas d’y glisser un petit sachet de poudre. Il ajouta sur sa tête un chapeau de cuir lui masquant la moitié du visage. Une fois prêt, l’Aigle finit de durcir les traits de son visage à l’aide d’un sortilège et entreprit de se créer une légère balafre le long de sa joue droite, assez mince pour lui donner un air ténébreux. Sur les coups de dix-huit heure, il descendit de son dortoir et se rendit près des calèches ou il avait donné rendez-vous à sa tendre cavalière, bien évidemment en retard. C’est alors qu’il s’allumait une cigarette, qu’une élève visiblement déguisée en diablesse vint l’accoster. Ils discutèrent jusqu’à l’arrivée de la Poufsouffle, qui d’un regard fit déguerpir sa proie.

      «Ben, c'est pour moi que tu t'es fait aussi beau ! Fallait pas. Dis, t'en penses quoi de mon déguisement ? C'est pas bien original, c'est moche, ça fait même pas peur, mais j'ai pas trouvé mieux. Dire que je me vante d'être un esprit créatif... »
      « Mais qu’est-ce que tu racontes Young, c’est dans les gènes d’un Osborne d’être toujours aussi beau. D’ailleurs, tu viens de me faire perdre un précieux passe-temps surtout que celle-là avait de sacrés atouts…»


    Strawberry Young était de loin sa Poufsouffle préférée, enfin, en admettant le fait qu’Osborne aimait quelqu’un d’autre outre lui-même et la tâche était ardue. Elle était différente, loin de toutes ces greluches obsédées par leur poids qui l’avaient abordé avec la célèbre attitude « Je suis belle, je le sais, mais je suis différente de toutes les autres filles et je ne me prends pas la tête » qu’il avait eu la naïveté de croire. Peut-être avait-il une once d’affection à son égard parce qu’elle était la seule ici-bas à avoir le cran de relever ses défis. Merlin, elle avait souffert la pauvre petite, mais loin d’être maso, elle s’était tout aussi bien vengée. Avec son éternel sourire de loup il l’ausculta de haut en bas sans la moindre réserve.

      « Pour ça il faudrait déjà que tu en ais un, d’esprit. » La taquina-t-il avec cette fausse supériorité conférée aux Aigles. « Ton déguisement est superbe et j’aime beaucoup ton masque. Allez, ramène toi, je t’ai suffisamment attendu…»


    Sur ce il l’aida à grimper dans la diligence – en parfait gentleman- et monta à ses côtés. La soirée pouvait ainsi parfaitement commencer...










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