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Modo↯ Aigle en quête de sa prochaine proie !
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Lyra Badenov

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MessageSujet: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Mar 29 Mai - 20:58

On devait être mi-octobre, enfin dans la première quinzaine, fin de cette première quinzaine. Et c'est aussi à ce moment là que les premières rumeurs, ou premières vérités pour une fois, commençaient à courir dans les milieux de Poudlard. Dans les couloirs, on entendait beaucoup de choses avec cette attaque de Ste Mangouste, nombreux étaient ceux qui avaient perdus quelqu'un dans cette attaque. Enfin nombreux, plus que la moyenne en tout cas, et j'avais vu des gens qui comprenaient enfin ce qu'on pouvait vivre quand on perdait mère ou père, ou pire encore les deux d'un coup. Et comme quoi on n’allait jamais vraiment mieux après. Mais peu importe le débat n'était pas là, si j'étais en train d'écouter ses rumeurs de couloirs, et d'escaliers, c'était surtout parce que ce qu'elles disaient semblait pour une fois se confirmer. Oui, mon frère semblait bien être le tout nouveau garde-chasse. Une seconde chance pour lui ? Je ne savais pas trop si l’on pouvait exactement qualifier cela de seconde chance, disons une occasion de recommencer une nouvelle vie. Le rôle de l’amnésique ? Oui je pense que pour ça, il ne pouvait pas mentir, je ne savais pas si on pouvait faire confiance à toutes les rumeurs qui courraient à l’intérieur même de Poudlard, surtout au sein de Poudlard, après tout la majorité des élèves étaient de grandes oreilles, avaient de grandes bouches, et amplifiaient par la même occasion tous ce qu’on pouvait entendre, ce qui pouvait sembler un peu lassant et ennuyant pour conclure sur l’idée.

Outre mon monologue avec mon combat personnel sur les rumeurs, je voulais m’assurer en tout cas d’une chose de la bonne santé de mon frère. Tout n’était pas rose d’accord, mais en même si un quart des rumeurs et des bruits de couloirs étaient vrais, alors il avait réellement perdu la mémoire, et donc il avait peut être réellement oublié tous ce qui s’était passé ces quelques derniers mois, voire dernières années. Enfin je n’espérais pas tant quand même. Un frère amnésique ça peut être intéressant à exploiter parfois, mais trop amnésique c’est trop compliqué à gérer aussi. Et d’un autre côté, il ne devait pas se souvenir de tant, et s’il lui venait de se souvenir de trop de choses, j’étais certaine que le Ministère pouvait débarquer à tout moment. Que de supposition pendant que j’étais en train de descendre les escaliers après un petit détour par les dortoirs pour déposer mes affaires de cours. En ce mois d’octobre, il devait être peut être vers les quatre heures de l’après midi, bon d’accord certainement 4heures et trente minutes le temps que je finisse de tout mettre en ordre (ou dans un semblant d’ordre). Une fois tout ça mis à nouveau en place, je pouvais regaloper dans les escaliers, pour aller vers la cabane de ce nouveau garde chasse. Nouveau qui ne m’était pas inconnu. En avoir le cœur net, c’était tout ce que je voulais. Ok, je pouvais avoir une certaine crainte quant au frère que le Ministère m’avait rendu mais au moins, il était vivant, ce que je ne pouvais pas négliger dans l’idée.

Devant la cabane, je regardais rapidement autour pour voir s’il n’était pas dehors par principe, et avec une certaine appréhension que je ne pouvais pas négliger, je frappais contre la porte. J’étais presque sure qu’il n’avait pas pu oublier sa famille, mais je ne savais pas comment il était, depuis notre dernière rencontre. En même temps, tant de choses s’étaient déroulées en même temps en l’espace de même pas trois mois. C’est vrai qu’en faisant un rapide bilan, on avait l’impression qu’ils s’étaient passés une éternité entre cet été et ce début d’année scolaire et pourtant non. Tout avait été si rapide et si brutal, tout d’un coup sans qu’on se pose tant de questions. C’est pourquoi avec tant de précipitations, on pouvait se demander quel Torben j’allais retrouver, cette question était certainement dans toutes les têtes, qui était ce nouveau Torben ? Même s’il n’était peut être pas si nouveau que ça finalement à mes yeux. Aux yeux de tous, peut être avait-il pu oublier beaucoup de choses, les autres vivaient toujours avec le souvenir, c’était peut être ça le plus grand des problèmes, le regard des autres et les idées que l’on pouvait se faire…
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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Sam 2 Juin - 15:43

    Je transpirais abondamment en poussant la charrette de viande vers l'enclos des sombrals du château. Il devait y avoir quoi en quantité, dans le bac ? Peut être trente à cinquante kilos ? Facile. J'avais eu du mal à charger les trois premiers gros morceaux, et Hagrid lui même malgré sa taille et ses muscles, devait les saisir lui aussi à deux mains. J'avais sali ma veste de travail, une vieille veste en laine brute de couleur d'un beige passé. Je sentais le fauve malgré le T shirt que j'avais en dessous, mais cela m'importait peu. Ce n'était pas comme si je vivais au beau milieu d'une société particulièrement regardante, mes entrevues avec Hagrid devaient former environ quatre vingt dix pour cent de mes relations avec les autres, et les dix pour cent restants devaient être très largement occupés par mes entretiens hebdomadaires avec les aurors du ministère de la magie. Et si l'odeur ne dérangeait pas le moins du monde Hagrid pendant nos journées de travail, je me fichais éperdumment que cela puisse faire frétiller les narines des représentants du ministère. Après tout ce que j'avais subit entre leurs mains, je me sentais prêt à jouir de tous les petits plaisirs que je pourrais ressentir à leur détriment. Lourdement, pesamment, je tirais un autre morceau de viande, que je devais maintenir sur mon épaule. Les mouches bourdonnaient autour de moi malgré la période tardive dans l'année, voulant de toute évidence goûter à la chair faisandée que Hagrid réservait aux montures de Poudlard. Je lâchais avec un grognement le morceau de viande, et l'un des gros destriers ailés, particulièrement repoussant celui là, vint directement se jeter dessus, sa mâchoire lui permettant d'arracher de grands lambeaux de fibres musculaires. Je me détournais du spectacle peut ragoûtant, comme si pareil appétit carnivore me mettait mal à l'aise. C'était étrange, mais on m'avait raconté le carnage de Kienbaum, je savais donc que mon corps et mon cœur n'avaient pas oublié ce que mon cerveau avait omis de se rappeler.


    Je continuais ma tâche un moment, jusqu'à ce que la grande charrette à bras soit vide. La poussant derrière moi comme j'aurai boussé une brouette plus petite, je sortais de sous les frondaisons de la forêt interdite. J'avais l'impression que le temps passé en compagnie des sombrals me faisait sentir la mort au sens littéral, comme si l'ambiance lugubre de la clairière avait déteint sur moi, jusqu'à ce que mon odeur corporelle soit imprégnée de la leur. Je sentais encore la sueur, mais l'odeur rance du travail était largement supplantée par l'odeur du sang qui avait imprégné ma veste, de mon torse à mes omoplates en passant par mes épaules. J'avais envie de me laver, maintenant. J'avais opté pour la méthode d'Hagrid, c'était le plus simple. Ici, dans nos cabanes, on ne vivait qu'avec un confort rudimentaire, qui me rappelait parfois ce que nos grands parents avaient. Je pensais déjà à l'eau chauffée du demi tonneau dans lequel je me plongerais sitôt rentré. Mais j'eus la surprise d'apercevoir une crinière brune près de mon chez moi. La personne était une jeune fille de dos, et je ne savais pas ce qu'elle faisait ici. Un peu circonspect, je me rapprochais, jusqu'à reconnaître Lyra. C'était la première fois que je la voyais depuis... Ca me semblait être il y avait à peine quelques jours à l'institut de Chisinau. Je ne savais pas, dans cette vie que je m'étais moi même volé, quelle avait été la dernière fois que j'avais vu Lyra. Des jours ? Des semaines ? Des mois, des années ? Je n'en savais rien. Elle avait grandit. Elle était devenue une femme, une très belle jeune femme même. J'avais l'impression que cette petite sœur était devenue ma grande sœur, tant son aspect avait gagné en maturité. Sans m'en rendre compte, je m'étais mis à courir vers elle, ignorant ma propre crasse pour la prendre dans mes bras et la soulever légèrement de terre.



    | Lyra ! Qu'est ce que je suis content de te revoir, sacré bon sang ! Qu'est ce que tu fais là? |

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Sam 2 Juin - 22:45

Frappant contre la porte de la petite cabane rudimentaire, je savais bien que ce n’était pas un grand logement, mais au moins il y avait un toit pour lui. Enfin, si ce qu’on racontait était vrai, mais pourquoi les rumeurs se révèleraient fausses face à une telle nouvelle. Personne cependant ne semblait répondre, je commençais à perdre légèrement espoir, il n’était pas tard, le repas ne serait pas servi que d’ici une bonne heure trente voire deux heures pour les retardataires. Peut être qu’en étant garde-chasse, il n’avait pas fini son travail encore et était encore dans la forêt. Quelle idiote que je faisais, bien sur qu’il devait travailler, il n’y avait que les étudiants pour avoir peu d’heures ainsi. Enfin peu d’heures tout est relatif, disons un emploi du temps allégé contrairement à certains autres travaux qui pouvaient être demandé, mais bon au moins, le seul effort physique qu’on nous demandait de faire c’est de monter et de descendre des escaliers, jusque là je vous avouerai que je m’en sortais plutôt mal pour une fille qui n’était pas très sportive. Réfléchir c’est beaucoup plus dans mes capacités de toute manière.

Prête à repartir, je vis un homme se jeter littéralement sur moi pour me prendre dans ses bras. Cet homme ce n’était nul autre que mon frère qui me serrait dans ses bras. Quand il me reposa enfin les deux pieds sur le sol avant de me poser déjà les questions basiques comme à son habitude. Je l’observais un instant, excepté une odeur de travail, je ne pouvais pas dire qu’il allait mal, enfin disons qu’il semblait un peu mieux que le mangemort que j’avais vu au mois de juillet. Enfin, tout était bien évidemment relatif, les efforts qu’on devait lui demander dans le travail de garde chasse ne devaient être que plus difficiles que ce qui était sa vie précédente. Enfin, de ce que je pouvais imaginer de sa vie d’avant, vu que lui avait oublié. C’était bizarre, j’avais l’impression de me retrouver face à mon frère, mais pas le même que j’avais quitté il y a peu, il y a à peine quelques mois. J’attrapais ses mains, oui, il était bien là, bien vivant, pas de légume rendu par un baiser de détraqueur, même la plus optimiste que je pouvais être avait presque du mal à y croire. Je ne savais pas si croire en Merlin ou en Morgane pouvait aider à être optimiste, mais par Morgane et par Merlin et par tous les enchanteurs, il était vivant, malgré tous ce qui s’était passé, tout ce qu’il avait fait. Il était bien là devant moi.

    « Et moi donc, tu ne peux pas imaginer la joie que j’ai, que de te voir là. Je… Ca parle de tout et de rien dans les couloirs de Poudlard, alors au-delà des regards de travers, des chuchotements et tout, je suis venue voir de mes propres yeux si mon frère était bien là. Mais peu importe moi, toi comment vas-tu ? Tout se passe bien ? Enfin, tout. C’est bien relatif. Mon Dieu, j’y crois à peine que l’on t’ait permis de venir à Poudlard. »


C’était plutôt des paroles de soulagement que j’exprimais pour moi-même. Rien que de l’entendre parler, et de l’avoir face à moi, j’étais soulagée. Fini la galère pour les Badenov ? Non, j’y croyais pas, mais pour le moment on avait le droit à au moins un peu de rédemption, et voilà ce qui avait été accordé à Torben, une rédemption, une seconde chance. Je ne sais pas quel miracle avait bien pu agir, mais en tout cas, pour une fois il y avait presque quelque chose de positif. A défaut d’avoir perdu ma sœur, partie étudier aux Etats Unis, un mois plus tôt, je retrouvais un frère, peut être amnésique, mais au moins il était près de moi.
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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Mer 6 Juin - 21:18

    J'étais content de revoir ma sœur. J'étais plus qu'heureux. Si tous ces enfoirés au ministère ne m'avaient pas menti, j'avais revu ma sœur de nombreuses fois probablement. J'avais l'impression que ça faisait même pas quelques jours que nous ne nous étions pas vus. Je me rendais compte que j'avais l'impression que je ne pouvais plus respirer, que je ne pouvais plus réfléchir. J'avais subi tant de choses ces derniers temps, je m'étais pourtant forcé à aller de l'avant, mais j'avais fait en sorte que rien de tout ce qu'ils avaient pu me faire ne me touche plus qu'il ne fallait. Pourtant, ici et maintenant, je sentais toute la tension remonter en flèche, comme si prendre ma sœur dans mes bras me permettait enfin d'expier toutes les horreurs qu'on m'avait mis dans la tête. Je ne me rendais même plus compte que je pleurais en prenant ma sœur dans mes bras. Elle semblait plus vieille que moi, j'avais tué des gens et des créatures, j'avais vu des gens se faire dévorer sous mes yeux, mes parents, mes camarades, mes voisins même. Et je m'étais vengé ensuite, selon eux. Je n'avais aucun vrai souvenir de tout ça. Je ne me souvenais de rien de ma longue prise de conscience, de rien à part les insultes et les coups, les sorts et la lumière dirigée droit vers mon visage. Les aurors n'y étaient pas allés de main morte. Je les entendais me parler anglais, surpris de comprendre cette langue que je n'avais jamais apprise dans mon souvenir. Cette constatation que je n'avais pas tout oublié les avait confortés dans leur analyse ; je me rappelais forcément de tout ce que j'avais fait depuis bientôt trois ans, pas vrai ? Quand bien même je me serais évacué tout souvenir de ma mémoire chancelante aujourd'hui. Ils voulaient des réponses à leurs questions, et je n'en avais malheureusement aucune à leur donner. Je ne savais plus ce que j'avais fait, et cela avait pour conséquence que je ne savais même plus concrétement qui j'étais au fond de moi, sous cette masse de traits vieillis de deux ans en ce qui m'apparaissait comme dix minutes. Je ne savais plus qui j'étais, et c'était peut être ça le plus dramatique.


    D'une voix aussi mature que ses traits que je découvrais, Lyra me dit qu'elle était contente de me revoir. Elle me dit que les gens parlaient, parlaient de moi, dans les couloirs de ce château, où je vivais malgré son ombre qui me pesait dessus chaque jour un peu plus. Je n'aimais pas cette sensation, mais je n'y pouvais rien ; j'étais assigné à résidence pour qu'on puisse juger du fait si j'avais le droit de garder la vie sauve ou non, si je devais finir entre les mains d'un détraqueur qui me liquiderait une bonne fois pour toutes. A la question « comment vas tu », je m'effondrais dans ses bras bien malgré moi, me raccrochant à elle comme à une bouée de sauvetage. Je n'avais pas craqué durant les interrogatoires, durant les véritables tortures physiques et psychologiques qui m'avaient été infligées, mais les inquiétudes de ma propre sœur étaient plus que je ne pouvais en supporter. Je pleurais dans les bras de ma sœur, je ne pouvais plus m'arrêter maintenant que j'avais commencé. Je prenais un moment, la forçant à rester dans mes bras, avant de commencer à me calmer.



    | Putain soeurette, qu'est ce que je suis content de te revoir... ! Excuses moi, je devrais pas. Ces derniers temps ont vraiment été durs, tu sais. Mais ça va aller. Ca ira toujours, d'accord? |


    Je me séparais de son corps, maintenant tout de même ses bras dans l'emprise de mes mains, la maintenant à portée.


    | C'est donc vrai. Putain, deux ans ? T'as grandi petite sœur. T'es plus jolie aussi. |


    Je me forçais à rire, même si cela sonnait étrangement alors que j'étais encore sous le choc.

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Jeu 7 Juin - 15:04

La vie avait été en notre faveur, de voir mon frère s’effrondrer dans mes bras me toucha. J’avouais que je n’avais qu’une envie aussi de pleurer, et pour une fois pas de peine, presque de joie. L’inquiétude m’accompagnait également, j’avais peur que cette situation ne soit que provisoire, après tout, j’avais l’impression qu’on trainait la malchance depuis plus de deux ans, alors pourquoi aujourd’hui ça s’arrêterait. Optimiste ? Moi, je l’ai toujours été, mais aujourd’hui j’étais plutôt réaliste quant à notre situation familiale. Avec une sœur aux États-Unis, un frère assigné à résidence au fond du parc de Poudlard, et puis des parents décédés. Ok, niveau chance on avait vraiment été gâté depuis quelques temps, mais alors profitons de ces quelques moments vous allez me dire ? Oui, j’aimerais bien. Il fallait que j’arrête de réfléchir, les études ne me réussissaient donc pas tant que ça, j’étais vraiment rouillée. En même temps, réfléchir toute la journée et en demander encore plus à mes neurones, héhé. Bref. Ma dissertation sur les neurones étant que très peu intéressante, je me reconcentrai sur l’état mental de mon frère qui devait être au bout du parchemin à le voir craquer donc dans mes bras comme ça. Je n’étais pas habituée à le voir ainsi aussi démunie, la première à craquer dans la famille c’était moi. C’était moi la petite sœur, toute fragile qu’on s’entêtait à protéger de tous les dangers, et premier danger les garçons d’après mon frère et ma sœur. Ah cette époque était bien terminée quand on y pensait malheureusement.

Il m’assurait que tout irait bien. Tout irait bien, tout irait bien, une fois qu’il me relachait je séchais deux minutes mes yeux, puis je reprenais la parole :

    « Oui ça ira, tu as raison. Ca ira. Mon Dieu. C’est moi qui ais du mal à réaliser, j’te jure tu me dis que je sors d’un rêve, j’y croirai presque. Mais maintenant, tout va mieux aller, j’ai confiance, j’ai vraiment confiance. »


Ouh, la menteuse, totalement, je n’avais aucune confiance, enfin ce n’était pas pour lui que je n’avais pas confiance, lui il n’avait plus la mémoire, il lui manquait les souvenirs. Il lui manquait tout ce qui s’était passé pendant deux ans, et je n’avais pas pour but du tout de lui rappeler ce qu’il avait fait. Prête à mentir ? Peut être bien, mais pour une fois je mentirais correctement. Je ne mettrais pas en péril pour une fois, je calculerai bien. Et puis, comme avait dit Lux, il était peut être encore temps pour moi que je m’en sorte, et que je ne rejoigne pas ces Mangemorts, après tout, je n’en étais pas encore une. Il était encore temps pour moi de faire chemin inverse ? Facile à dire, chemin inverse, facile, mais très facile à dire plus compliqué à faire. C’était une histoire beaucoup plus compliquée.

Il arrivait même à me faire sourire quand il dit que j’avais bien grandi. Et que j’étais même devenue encore plus jolie. Deux ans s’étaient écoulés depuis le dernier souvenir qu’il gardait de moi. Deux ans ? Certainement la fin de l’année à Chisinau, ok je ressemblais à une gamine à cette époque, un peu joyeuse, depuis je crois que j’avais plus changé que je ne pouvais moi-même me l’imaginer. En même temps, ça me semblait tellement loin pour moi, cette période. J’avais l’impression que c’était une autre période.

    « Eh, oui ! Deux ans, ta petite sœur a 17 ans maintenant. Bon je t’avoue que la première en être choquée c’est moi ! Et puis, plus jolie, plus jolie. J’ai de qui tenir en même temps. »


De qui je parlais ? Bien évidemment de ma mère, si j’étais bornée et têtue comme mon père, au moins j’avais eu un peu du physique de ma mère. Tout comme Hannah d’ailleurs, à qui je ressemblais de plus en plus. J’avais grandi, et j’avais du mal à me dire que deux ans s’étaient passés, deux ans dont il ne se souvenait pas. C’était ça le plus compliqué dans l’histoire, l’oubli et le déni. Bon en même temps, pour lui-même ça lui permettait un nouveau départ, un départ qui lui permettrait de s’intégrer peut être mieux. Si seulement je n’avais pas que des peut-être dans mes phrases, ce serait tellement mieux. Ces suppositions étaient les premières à me rendre folle.

    « Mais tu vas vraiment rester ici à Poudlard ? Enfin, c’est pas temporaire hein ? Ils vont pas te remmener à Azkaban rassure moi ! »


Les inquiétudes, le retour.
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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Sam 9 Juin - 14:03

    Je savais, du moins je sentais, que Lyra ne me jugerait pas alors que je me laissais m'effondrer dans ses bras. Je ne pouvais pas cacher que j'avais un peu honte de moi même, mais l'image de dur que j'avais toujours eu l'impression d'afficher depuis mes débuts à l'institut avait été sérieusement ébranlée ces derniers temps par tout ce qui avait pu se passer. Ce qui me rendait encore plus hésitant, c'était tous les traitements qui avaient mis à mal et bouleversé l'ensemble de mes certitudes. Je sentais que mon propre laisser aller avait des conséquences sur l'état moral de ma sœur, ce qui n'était pas sans m'étonner. S'était elle endurcie pendant ces deux années que je ne parvenais pas à me rappeler ? Tout était possible, mais ce qui était paradoxalement certain, c'était que je n'avais plus la moindre certitude. C'était quand même quelque chose de terrible, mais je tenais bon. Parce que mes parents auraient voulu que je le fasse, la tête haute qui plus est. Ils n'auraient pas voulu que leur fils baisse les bras. Alors que quoi j'avais pu faire pendant tout ce temps, il me semblait clair que je ne voulais plus me laisser aller ; cette fois ci avec Lyra devrait être la seule et unique fois où cela m'arriverait. Je devais incarner la figure forte que j'étais sensé être, celle du grand frère, du type un peu sûr de lui qui sait où il va et ce qu'il fait, et qui est prêt à tout sacrifier pour ses sœurs. Peu importaient tout ce qu'il s'était passé ; par la force des choses j'étais devenu un homme nouveau et je ne voulais plus en aucun cas que cela ne change. Quand bien même j'avais toujours cette marque hideuse et souvent douloureuse au bras gauche, que je dissimulais systématiquement derrière des vêtements à manches longues. Je ne voulais pas me rappeler de tout ce qu'il s'était passé, j'étais aux trois quarts convaincu que la vérité serait trop terrible et trop horrible à supporter, de telle sorte que je ne voulais pas me retrouver face à elle, en aucun cas. Malgré ce courrier étrange que j'avais pu recevoir, où on m'offrait de me rappeler de certaines choses. Je n'avais pas voulu, convaincu que j'étais que le mal avait très largement supplanté le bien dans tout ce que j'avais pu faire. Sinon, pourquoi tout le monde pouvait nourrir autant de haine à mon encontre ? Lyra semblait être aussi touchée que moi par la situation, j'avais l'impression d'après ses paroles qu'elle sortait d'un cauchemar éveillé.


    | Je pense pareil. Punaise, je me revoyais plus te serrer un jour dans mes bras. Mais aller, ça va le faire, d'accord ? Faut plus qu'on pense à tout ça, on est ensemble maintenant. Tu vas bien, toi? |


    Bien sûr que c'était ma première inquiétude, je ne pouvais tout simplement pas passer au travers, j'aimais ma sœur et je me faisais énormément de souci à son sujet. Déjà pour tous ces rêves de choses à demi oubliées qui flottaient aux bords de ma mémoire quand mes paupières se fermaient, mais aussi par rapport à tout ce qu'on avait pu me raconter sur le destin funeste de ma famille, durant les interrogatoires du ministère. On m'avait bien fait comprendre que sa sécurité à Poudlard dépendait largement de ma capacité de rédomption, et donc à vendre tous mes anciens petits camarades des mangemorts. J'imaginais que si tout ce qu'ils m'avaient dit était vrai, mes deux sœurs avaient dû vivre un cauchemar éveillé. Déjà, par tout ce qu'on pouvait me reprocher, mais aussi et surtout parce qu'on devait indirectement leur reprocher tout ce que j'avais pu faire. Elles devaient avoir subit le destin de tous les proches de criminels, et de servir d'exutoires à tous ceux qui avaient perdu des proches par ma faute. Sans aucun doute également qu'on avait dû les suspecter de complicité, et ce qui n'avait pas non plus dû rendre leur existence des plus faciles et paisibles. Je m'en voulais donc énormément pour le fait d'avoir été a priori un énorme fardeau pour mes jeunes sœurs. J'espérais tout de même, lumière ténue, d'avoir pu indirectement provoquer la maturité avancée de mes deux sœurs ; je savais qu'on grandissait plus vite face aux épreuves lorsque celles ci étaient nombreuses et difficiles à surmonter. Je me frottais les yeux avec le revers de ma main pour ne pas me mettre de saleté dans l'oeil, alors que j'arrachais un sourire à Lyra, alors que je lui disais qu'elle était jolie. C'était vrai, ma petite sœur était devenu un vrai petit canon, elle avait beaucoup grandit ; c'était une femme désormais.


    | Oui... Maman serait heureuse de voir combien tu lui ressembles, maintenant. Et Papa serait soulagé de savoir que tu as plus pris de maman que de lui! |


    Je tentais la diversion par l'humour, car je me sentais toujours extrêmement mal quand on me parlait de mes parents disparus. Voir leur mort avait été effacé de ma mémoire au moins en partie, bien que l'évocation de tout ce que j'avais vécu m'en avait rappelé quelques petites brides, des morceaux sanguinolents d'une histoire affreuse. A peine remise de nos retrouvailles, Lyra s'inquiétait déjà, et je prenais le parti de ne pas en arriver à lui mentir.


    | En fait, j'en sais rien du tout. Ils viennent tout le temps me voir et font des tests pour que je me rappelle tout ce que j'ai vu et ce que j'ai fait. Normalement, je suis ici provisoirement. Peut être qu'on me ramènera à Azkaban, ou alors ma situation sera définitive. Je t'avoue que je n'en sais rien. Mais je suis bien ici ; rester là ne me dérangerais pas. Tu sais, je me sens en paix, et j'ai tout ce qu'il me faut. Ca me donne une grande quiétude, dans ma tête. C'est bien, non ? Tu veux rentrer peut être ? C'est pas le grand luxe, mais j'y suis bien. |

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Dim 10 Juin - 16:03

Je n'étais pas du genre à juger l'un ou l'autre de mon frère ou de ma soeur. On ne m'avait pas appris comme ça, et puis, on avait un argument, on était une famille, or, dans une famille on doit toujours soutenir les siens. Même si là tous les rôles semblaient s'inverser, je ne voulais pas être la grande soeur, je n'en avais pas la carrure, j'avais grandi certes, mais j'avais toujours besoin de mon frère et de ma soeur. C'était quelque chose d'important pour moi, cette dimension familiale, et là je commençais peu à peu à retrouver un semblant. Heureusement que j'avais trouvé de très bons amis, comme Regulus et Lux, qui étaient devenus comme une deuxième famille, qui avait vu mes larmes quand ça allait pas, même si bien évidemment je ne pouvais pas toujours tout leur dire. Parce que, il y a certaines choses où l'on ne peut pas dire. Pour ne pas les mettre en danger, comme la rencontre avec Torben et Krystel il y a quelques semaines, et que Torben avait oublié, c'était dangereux pour eux, pour moi également qui clamais que je n'avais aucune nouvelle de mon grand frère, et qu'il vagabondait dans le pays, et puis pour Torben. Je préférais d'une certaine manière que les actions se finissent ainsi. Même si c'était provisoire, on ne savait jamais vraiment. Mais pour le moment, on avait un semblant de paix. J'avais connu un grand frère qui était prêt à tout pour nous protéger Hannah et moi, et qui n'avait pas forcément fait les idées les plus brillantes de l'année. Et aujourd'hui, je voyais un frère qui craquait. Limite je préférais le voir craquer dans mes bras, de me dire qu'il ressentait quelque chose, et que tout s'en allait, plutôt que de ne plus avoir de nouvelles pendant des semaines, c'était invivable, et je ne le souhaitais certainement à personne. Ce n'était en rien une situation enviable dans tous les cas.

Mes yeux devaient un peu briller, et pourtant je les clignais pour dissimuler, généralement les quelques traces de larmes. Deux mois que j'attendais ce moment, ou pire qu'on me dise que mon frère n'était plus qu'une citrouille qui ne parlait plus. Je ne savais pas, je ne voulais pas d'un frère légume, et là il était bien vivant, oui. Il avait raison il fallait avancer maintenant, aller de l'avant, et ne plus penser au passé.

    Oui, bah moi non plus, c'est presque inimaginable, je t'assure. Enfin, tu as raison, laissons au passé ce qui appartient au passé. Oui ça va, je vis ma vie, j'avance. Mais ça va, ça va bien même


Je finissais même sur un sourire quand je dis que ça allait bien. Pas besoin de parler de tout ce qui avait pu se passer ce dernier mois, là j'étais bien vraiment. Inquiète mais on essayait de mettre de côté. Puis, le côté que l'on parlait de mes parents me faisait presque bizarre, cela faisait une éternité premièrement que je n'avais pas parlé d'eux. Pour l'unique et bonne raison qu'ici à Poudlard, à quoi bon parler d'eux ? Personne ne les connaissait, personne ne pouvait savoir combien ils étaient géniaux en parents. Bref, des parents qui me manquaient, alors quand il me dit que je ressemblais beaucoup à ma mère, cela me fit d'autant plus plaisir.

    Oui, je pense qu'il serait content. Enfin, il a pas vu mon caractère de fille bornée et têtue à souhait parce que là, c'est officiel, il me maudit à vie d'avoir pris son trait de caractère. Mais Hannah aussi ressemble beaucoup à Maman, c'est dommage qu'elle ne soit plus à Poudlard, elle serait venue sinon avec moi, j'en suis sure, et tu aurais vu. Et puis toi aussi, tu tiens de Papa. Je suis sure qu'au fond il serait fier de toi.


Au fond oui, du point de vue de n'avoir jamais lâché sa promesse que de toujours les venger, ce qu'il avait fait. Et puis il nous protégeait, enfin il nous avait plus ou moins protégées, autant Hannah que moi, même s'il n'avait pas forcément choisi la tutrice parfaite pour nous. Enfin en apparence elle était très bien, mais les apparences sont pour autant dire trompeuse. J'écoutais son topo sur sa rédemption, alors je croisais les doigts pour que tout cela reste permanent et que l'on ne nous impose les épreuves qu'on nous avait imposées pendant ces deux derniers mois principalement. Et puis comme il disait, je préférais le voir ici également et le voir surtout en paix avec lui même. Il n'était plus le même, plus celui qui avait voulu venger nos parents, avait-il oublié cette dimension de vengeance, je n'en avais pas la moindre idée. Du moins j'étais soulagée de le voir aussi calme et relatif au vue de sa situation plutôt qu'enfermé entre quatre murs à Azkaban. Ce n'était ni le meilleur endroit et puis on ne savait jamais ce qui pouvait arriver réellement là bas. Surtout que les détraqueurs en tant que gardiens, non merci, franchement. Ne pouvait-on pas faire comme les moldus tiens ? Je me sentirais presque plus en sécurité, plutôt que ces créatures qui puaient la mort à des miles à la ronde. Relative ? Oui je l'étais totalement.

    Oui, rentrons nous serons mieux. J'espère que ce ne sera pas provisoire alors, enfin que tu pourras rester ici. Poudlard est agréable à vivre et même si ce n'est pas le grand luxe pour toi, je préfère te savoir ici plutôt qu'entourer de tous ces Détraqueurs autour de toi. Moi aussi je me sentirais plus en sécurité dans une cabane sans confort dans l'idée. Et au moins, tu es en quelques sortes en liberté, pas totale, mais on te donne une possibilité de te racheter si on doit voir les choses comme ça non ?


J'essayais d'être optimiste devant le bien-être de mon frère, en le laissant passer devant moi pour me montrer sa demeure désormais. Bon d'accord, j'avais quand même une préférence pour mon dortoir de argent et bleu, mais quand même c'était mieux que rien dans l'idée.
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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Jeu 14 Juin - 11:32

    Lyra semblait réellement soulagée que je sois ici et maintenant. Etait ce parce qu'elle savait que j'avais fait des choses dangereuses, ou parce que j'avais enfin arrêté de me tracer un sillon ensanglanté dans les actualités sorcières de Grande Bretagne ? Je n'en avais aucune idée, mais il me semblait que c'était encore un poil trop tôt pour que je veuille vraiment le savoir. Je ne voulais pas avoir à supporter en plus du reste le fait d'avoir abandonné mes sœurs, et pire encore, qu'elles s'étaient toutes les deux fait beaucoup de soucis pour moi. Je n'aimais pas ça, je savais que je devrais bien affronter un jour la réalité en face, mais quand, et pourquoi ? Pour l'instant, je me satisfaisais de fuir devant cette responsabilité, j'étais après tout à peu près convaincu que je me devais d'abord de reprendre des forces, et du poil de la bête, dans le sens où j'avais encore l'impression de me sentir faible, affaibli, amoindri, et ce aussi bien physiquement que mentalement. Je voulais en quelque sorte me reconstituer avant de faire quelque chose de plus sérieux, avant d'entamer du lourd, si vous voyez ce que je veux dire. Pour ce faire, je savais que je devais me concentrer sur toutes les choses simples de l'existence. Les choses simples avaient pour avantage qu'on ne se prenait jamais la tête pour elles ; le travail, difficile et ardu. Il y avait aussi la lecture. Se retrouver seul, manger un truc qu'on s'était préparé de A à Z et qu'on avait même parfois été en amont d'un repas, ramasser ses œufs, manger de la viande qu'on avait soit même équarri, ce genre de choses.... Un bon livre, un bon feu, et mal à tous les muscles du corps après une bonne journée de travail. Pourquoi aspirerais je à autre chose, alors que j'avais là tous les ingrédients pour me requinquer loin du monde et loin des autres ? Il fallait que je fasse en sorte que tout cela me soit bénéfique. Que ça serve, que je mette vraiment à profit le temps que je passerais ici. Que si finalement je doive aller à l'échafaud, je ne regrette pas le temps passé ici. J'en profiterais jusqu'à la dernière minute, n'en déplaise à ces messieurs du ministère. J'acquiesçais aux paroles de ma petite sœur ; Un jour, il nous faudra parler de tout ce qu'il s'était passé. Mais ce n'était pas aujourd'hui que cela arriverait. En tous cas, pas si je pouvais le choisir. J'étais rassuré que ma petite sœur me disait qu'elle avançait, sous entendu tant bien que mal, et que ça allait bien. Je lui offris un large sourire, content que ma simple présence semblait lui faire du bien.


    | Oui, c'est bien, petite sœur. Faut pas qu'on s'arrête. On peut pas se le permettre maintenant, pas vrai ? Je suis content en tous cas que t'aies pas fait la même connerie que moi. Les études c'est important, surtout qu'on était bien à Poudlard d'après ce qu'on m'a dit. Enfin bon... D'ailleurs ça se passe comment pour toi ici ? Tu t'es fait des amis ? J'imagine, ça fait quand même deux ans... |


    Ma petite sœur continuait de me parler de nos parents, ensuite. Elle semblait avoir fait son deuil avec le temps, bien que le sujet restait bien évidemment douloureux. Je souris de plus belle quand elle me parla de son caractère. J'avais comme l'impression que tous les Badenov étaient faits du même bois, et ce n'était pas pour me déplaire, quelque part. On se ressemblait tous, et cela produisait fatalement le fait qu'on se reconnaissait, qu'on s'aimait et qu'on se comprenait. C'était vraiment quelque chose que j'aimais bien, on ne pouvait pas dire le contraire. Ensuite, elle me parlait d'Hannah, notre sœur du milieu de la fratrie. J'étais étonné de ne pas l'avoir vue avec Lyra, mais elle devait avoir terminé Poudlard maintenant, non ? Je ne savais pas du tout ce qu'elle faisait aujourd'hui, ça faisait partie de certaines de mes angoisses, mais je m'étais forcé de els refouler. Après tout, s'il lui était arrivé quelque chose, on me l'aurait fait savoir, et il me semblait logique qu'au moins une de mes deux sœurs ne souhaitait pas me revoir, si la moitié des choses qu'on me reprochait était véridique. Elle me parla de nos parents, et me confirma qu'Hannah n'était plus ici. Elle était toujours aussi gentille Lyra, toujours à essayer d'arrondir les angles.


    | Et elle est où d'ailleurs, hannah ? Elle fait quoi maintenant ? Je n'ai pas eu de nouvelles de sa part, et je n'ai ici aucun moyen de la contacter. Elle va bien aussi ? Elle ne... Elle ne m'en veut pas trop ? Dis moi tout, petite soeurette ; il faut que je sache. J'ai l'impression que notre séparation n'a duré qu'une quinzaine de jours alors qu'elle a duré deux ans, dans ma caboche. |


    Lyra me confia alors qu'elle voulait bien rentrer, mais elle désirait également que je reste à Poudlard. J'avais hâte de savoir pour quelle raison elle voulait elle même que je reste ; pour m'avoir pas trop loin, ou parce que ça me tiendrait éloigné des évènements le temps de me refaire. Les deux, peut être ? Je ne savais pas. Sans doute. Oui, pour des raisons de sécurité. Elle avait raison, on m'avait plusieurs fois confié, surtout Hagrid, que le vieux château était une véritable forteresse, tant physique que magique, et donc d'être bien sur place. Je fis donc entrer Lyra chez moi, poussant la lourde porte en bois de chêne. L'endroit était spartiate ; tout l'intérieur était en bois, seule la cheminée était en pierre. Les vitres étaient propres et laissaient entrer un rayon de soleil, tandis que mon livre de la veille était toujours posé ouvert à côté de mon lit. Je proposais une chaise à ma sœur.


    | Oui tu as raison ; Ce n'est pas le grand luxe ici, mais je m'y sens bien. Je peux allumer le feu si tu veux. Comme ça, tu pourras rester manger ce soir avec moi si ça te tente ? Je te raccompagnerais après au château, comme ça t'auras pas de problème.. ; Je crois qu'il reste un peu de gibier dans la réserve, des légumes aussi, je peux te bricoler un petit truc si tu veux? |

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Dim 17 Juin - 21:03

Regarder vers l’avenir voilà à ce que je pensais, mon frère n’avait pas besoin qu’on lui remémore ses souvenirs, en sachant qu’il ne se rappelait même pas de ce qu’il avait fait. D’un côté, je savais que le Ministère souhaitait des réponses, et qu’une chose, la première faille de mon frère pour qu’il envoie avec un aller simple à Azkaban. Pour le coup, l’Oubliette servait bien, on pouvait en faire des bêtises mais, pas cette fois. Et de l’autre, j’étais persuadée que même pour lui, s’il avait retrouvé d’une certaine manière ses 17 ans, alors il n’avait pas besoin de tout savoir, d’un coup. Tout ce qu’il avait fait été suffisamment horrible pour qu’il ne redevienne pas ce Torben. Oui, bon c’était aussi une part égoïste, ça me permettait d’avoir un membre de ma famille près de moi, contrairement à Hannah qui avait décidé d’aller voir les américains et leur université. D’un côté c’était un bon point pour elle bien sur, mais est ce que c’était vraiment nécessaire ? Est-ce que c’était sincèrement pour ses études ou une nouvelle manière de fuir, je n’en savais trop rien, en tout cas elle n’en semblait pas malheureuse. Même si je lui en voulais encore de m’avoir laissé toute seule en Angleterre, non elle n’avait pas le droit. Je n’allais pas en faire partager à mon frère, il n’avait pas besoin de tout savoir à ce propos, l’essentiel était que ma sœur soit heureuse pour lui non ? Enfin, que notre sœur en fait. Mais peu importe. La question n’était plus là, on devait aller de l’avant, voir le futur autrement.

    « Oui, je me suis fait des amis, puis des ennemis, puis des amours, puis des amis. Bref, je suis restée fidèle à la gamine que j’étais à Chisinau en fait. Ne t’inquiète pas pour ça, j’ai de bons amis ici sur qui comptaient. »


Forcément, je pensais à Regulus et Lux en premier, mais aussi Evey qui était devenue une amie un peu de fil en aiguille. Bon après y avait les copains, mais pas d’amis, mais en même temps on débarque dans une école où les gens y sont depuis à peu près cinq ans, c’est difficile de se faire une place parmi eux parfois. Il fallait en revenir au fondamental, mais d’un autre côté je comprenais cette idée, que les nouveaux n’étaient pas toujours aussi bien vus. On se demandait toujours qu’est ce qu’ils venaient nous embêter dans notre tranquillité après tout. Surtout quand cette étrangère ne parle pas la langue du pays ni de l’école. J’avouais que quand mon oncle avait envoyé Torben, puis Hannah, puis moi, à Poudlard, la première chose que j’avais dit c’était « mais je ne parle pas anglais », il m’avait alors répondu « t’apprendras, t’es jeune et intelligente » toujours aussi rassurant l’Oncle parfois. Mais en attendant c’était nous envoyer à l’autre bout de l’Europe, dans le genre rassurant à 15 ans, je vous assure que j’étais loin d’être sure de moi. Je voulais qu’une chose c’était de continuer à l’Institut de Chisinau après tout.

La discussion s’axa sur ma sœur du milieu donc, comme j’avais pu essayer de faire passer le sujet bien arrondi. Je n’avais pas envie de tout balancer en crue, déjà parce que j’étais toujours du genre à garder un minimum de bon point dans le malheur. Et puis c’était bien pour elle non ? Elle avait réussi à intégrer une très bonne université, on ne pouvait pas lui refuser d’avoir souhaité poursuivre au lieu de rester bloquer ici en Angleterre. Au moins, aux Etats-Unis, elle était une étrangère pour une nouvelle où son nom de famille n’avait aucune signification est-ce que c’était ça qu’elle avait voulu retrouver ?

    « Elle est partie aux Etats Unis, elle est actuellement dans une très bonne université là bas pour sorcier. Tu la connais après tout, elle est du genre à continuer ses études. Oui… Enfin je pense qu’elle va bien, j’ai peu de nouvelles, mais je ne pense pas qu’elle t’en veut. Enfin c’est compliqué. Disons que je ne sais pas trop, cet été, on ne se parlait pas beaucoup, elle était toujours mystérieuse, et voilà. »


Bon d’accord notre séparation n’avait pas duré non plus pendant deux ans non stop, mais s’il avait oublié pendant deux ans, alors il était sur que de voir ses sœurs d’un coup vieilli de cette manière, enfin déjà moi qui n’était qu’une gamine qui commençait juste à devenir une femme à 15 ans. L’adolescence commençait peu à peu à se finir et il était vrai que j’avais pris un peu de formes (sans compter que la nourriture anglaise n’était pas la même qu’en Moldavie) et qu’en plus j’avais un peu grandi. Suffisamment bref, pour devenir une femme en deux ans. Je rentrais dans sa petite cabane donc, qui n’était pas forcément si désagréable. Bon d’accord c’était rudimentaire mais au moins, il devait s’y sentir bien. Je pris place là où il me proposa, j’étais rassurée quand il me dit qu’il s’y sentait bien. Bon d’accord, je ne savais si du jour au lendemain j’aurai pu venir vivre dans une petite cabane, même lotie dans un dortoir avec 4 autres filles, il était vrai que la vie au sein de Poudlard avec ses lits baldaquin et compagnie n’était pas pour le moins désagréable en fait.

    « Oui, c’est pas le grand luxe, mais comme je t’ai dit, l’essentiel c’est que tu t’y sentes bien après tout. Oui, je veux bien rester manger du moment que je ne te dérange pas. Me bricoler un truc ? Comment que ça ? »


Je dis ça en souriant à mon frère, il était fou comme même s’il avait pris deux ans, j’avais vraiment l’impression d’avoir le frère de dix sept ans. Ca me faisait redescendre de deux ans pour moi-même aussi. Enfin, au moins, il était plus ou moins bien actuellement, c’est ce que je voulais, et c’est ce que je voyais pour le moment et c’était très bien ainsi.
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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Lun 25 Juin - 17:17

    Je fronçais les sourcils quand ma « jeune » sœur me dit qu'elle s'était faite des amis, des ennemis, des amours. Je fronçais les sourcils pour deux des trois choses qu'elle venait de me dire. Qu'elle se fasse des amis, cela ne m'étonnait pas du tout mais je devais bien avouer que cela venait rassurer le grand frère protecteur que j'étais, et que je pensais bien que ma sœur ne resterait pas isolée quand bien même elle se retrouverait dans un pays inconnu et sans connaître personne sur place à l'origine. Lyra avait toujours été une gentille fille, du genre à se faire plein d'amis et d'être appréciée de quantité de gens. C'est cette conclusion qui m'amenait à m'étonner en premier lieu, principalement du fait qu'elle se soit fait des ennemis. Elle, des ennemis ? Qui dont ne pouvait pas l'apprécier ? Elle était gentille, honnête sans avoir une grande gueule, elle était douce et compréhensive. Peut être les anglais lui avaient ils réservé un accueil un peu particulier, que le courant soit mal passé avec certains ? Peut être, pour ce que j'en savais c'était fort probable. Je pensais même que c'était encore une fois un peu ma faute dans le sens où les gens avaient du bien mal la considérer en se rendant compte que son grand frère était un espèce de terroriste, criminel recherché et meurtrier de renom. Elle avait dû passer un sale quart d'heure à chaque fois que mes méfaits avaient dû être portés à la connaissance du public. Je m'en voulais donc encore plus dans ce sens là ; j'espérais tout de même qu'elle ne se soit pas crée trop d'inimitiés de mon fait. J'avais déjà sur la conscience énormément de fautes vis à vis de mes sœurs, je ne désirais pas non plus porter la responsabilité d'un déficit d'intégration ou de problèmes vécus dans le cadre de tous mes déboires personnels. Je fronçais de fait les sourcils pour une seconde raison. Ses amours ? Pardon ? J'espérais tout de même qu'elle ne s'était pas trop emballée de ce côté là. Bon, je me souvenais de mes dernières années à Chisinau avec une pointe de honte à ce sujet vu tout ce que j'avais pu y faire, notamment avec Jana, mais il fallait bien avouer que je comptais tenir à l'écart ma sœur de mauvaises fréquentations, en particulier dans le domaine amoureux. Assez étrangement, cela souleva un instant mon cœur, dans lequel je ressentais désormais des palpitations. C'était une sensation étrange, désagréable. Cela semblait éveiller chez moi une sensation physique. Qu'en était il réellement ? Je n'en savais rien du tout. Cela m'effrayait, mais pas au point de prendre la tête de toutes les réactions bizarres que j'avais parfois, comme si mon corps se rappelait de choses que mon esprit avait oubliées.


    | Ouais... Ben je crois que t'es bien partie pour me raconter tout ça sans plus tarder, une fois qu'on sera installés correctement à l'intérieur. |


    Je ne su comment réagir quand ma petite sœur me dit qu'Hannah était partie aux Etats Unis pour étudier. Pas un mot, pas une nouvelle. Elle même, vu comment elle en parlait, semblait manquer de nouvelles. Elles qui étaient si proches... Est ce que ce départ avait à voi aussi avec tout ce que j'avais fait subir indirectement à mes proches ? Sans doute. Encore une chose à ajouter au tableau de mes méfaits. Je commençais à comprendre pourquoi je ne m'étais plus supporté au point de vouloir m'effacer la mémoire. C'était quelque chose, vraiment. Dans quel merde m'étais je donc fourré, et combien avais je fait déguster tous ceux qui comptaient pour moi ? Je n'en avais aucune idée, et j'avais l'impression que j'étais toujours aussi loin du compte. Une université pour sorciers ? Je ne pouvais quand même qu'en être fier. Quelque part, j'étais quand même rassuré que ma sœur avait trouvé sa voie. Et pas n'importe laquelle, semblait vouloir me dire Lyra. J'étais fier. Elle allait avoir une belle vie, et quelque part, plus elle serait éloignée de moi et mieux ça vaudrait. Je ne pouvais pas m'empêcher de m'excuser vis à vis de ma plus jeune sœur, l'attirant contre moi en une courte étreinte qui se voulait néanmoins réconfortante.


    | Je suis vraiment désolé qu'elle soit partie, soeurette. Ca a dû être dur. Moi on ne sait où, et elle plus là... Je suis sincèrement désolé. Promis, maintenant, je serais là. Et je ferais amende honorable, avec toi et avec Hannah. |


    Nous entrâmes donc finalement dans mon petit chez moi, le nouveau. Je ne pouvais pas dire que j'étais particulièrement fier de l'accueillir dans ce que beaucoup considèreraient comme un taudis, mais il fallait bien reconnaître que le luxe spartiate avait son charme. J'avais bien entendu envie de lui montrer que vivre avec l'odeur du bois, la sensation de vivre simplement, c'était quelque chose d'intéressant, en tous cas de suffisamment satisfaisant pour ne pas se débiner et essayer de fuir le ministère. J'étais plutôt pas mal parti finalement, dans cette nouvelle existence. Je souris à ma sœur.


    | Eh bien, je suis pas encore un fameux cuisinier, mais on a pas mal de trucs. Ou des pâtes tiens. Une grosse plâtrée de pâtes. Ou non. Je vais faire mijoter la fin du chapon, on en aura largement assez pour deux, avec des patates qui vont cuire dans le jus et quelques légumes qu'Hagrid m'a refilé hier. C'est pas mal, tu verras. Je te proposerais bien un coup de gnôle. Je crois que c'est Hagrid qui la fait aussi. Me demande pas avec quoi c'est fait. C'est assez fort, mais c'est super bon. Ca me fait penser un peu à l'hydromel, et on peut bien fêter mon « retour », pas vrai ? Comme ça tu pourras me dire qui sont les fameux ennemis, et qui sont les amours. |

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Dim 8 Juil - 9:33

Dans l’idée principale, je me faisais souvent beaucoup de connaissances, généralement positive mais je n’étais pas du genre à avoir des soucis quelconque à me faire des ennemis. Ca c’était avant pour être honnête, maintenant j’étais la sœur d’un mangemorte, étrangère, il était vrai que beaucoup avaient des a priori quant à ma personne. Je ne pouvais pas leur en vouloir, après tout si je n’étais pas sa sœur, peut être que j’aurai perçu ses sœurs de la même manière. Mais voilà, sauf que moi je n’étais pas du genre non plus à laisser parler, et à entendre des petits mots quand on passe. On devait juste faire avec et puis je comprenais, plus qu’on ne pouvait croire après tout y avait pas que des tortionnaires même si mon frère avait fait des horreurs, il y avait des erreurs qu’on avait du mal à comprendre. Là j’avais fait la même que lui, alors du coup, il était sur que j’avais beaucoup plus de compréhension envers Torben que Hannah, je suppose pouvait en avoir. Après tout, son départ pour les États-Unis était peut être plus justifié par cela, que par son admission à une université réputée. Je n’en savais rien, je voulais juste qu’elle se sente finalement où qu’elle soit c’était l’essentiel je n’en voulais pas plus pour elle. Du moment qu’elle allait bien là où elle était là.

J’avais finalement été peut être trop honnête, douce certes mais trop honnête. C’était souvent le souci, je n’avais pas été habituée ainsi, nous il n’y avait pas de non-dits ici non plus après tout, mais en même temps. Non ce n’était pas des non-dits, c’était plutôt des messes basses, je ne savais pas dans quelle société nous pouvions bien vivre mais en aucun cas, pour moi la petite moldave qui avait débarqué ainsi sans rien comprendre en Angleterre après son frère et sa sœur, je n’avais absolument rien à voir avec ces coutumes. Après tout il y avait une part de vérité dans ce que me disait parfois Regulus Black, j’avais gardé mon accent mes coutumes même si je parlais l’anglais parfaitement après tout, le russe était toujours là, et ma façon de vivre aussi, on ne pouvait rien contre ça, et apparemment on n’aimait peut être en tout cas avec ma façon de voir les choses. Tant pis, c’était ainsi et pas autrement je n’avais pas changé ma façon de voir et de penser, pour les beaux yeux des anglais, ou peut être un seul mais comme il est disparu difficile de le faire n’est ce pas ?

Je n’avais pas eu à me prononcer tout de suite quant à ma situation amicale, ennemi et amoureuse, qu’il me fit rentrer avec son petit air « tu vas passer à la casserole dans dix secondes soeurette, attends que je m’assoie ». Non n’allez pas croire que je suis une horrible petite sœur, sauf que même entre moldave, et entre frères et sœurs, il y a des mauvaises tendances. Celle de Torben ? Penser surtout que je suis encore une enfant et que les garçons, lointains mieux ils sont ! Je ne pouvais pas lui en vouloir, c’était un grand frère après tout. Et comme tous les grands frères, il devait être comme ça avec les petites sœurs. Rapidement d’ailleurs, la discussion se poursuivit sur ma grande sœur, Hannah qui avait donc décidé de quitter l’Angleterre pour les Etats Unis. En me serrant dans ses bras, il se voulait réconfortant certainement et même si je savais qu’il était dans le départ de Hannah, je ne voulais pas non plus qu’il s’y sente que trop coupable, ce n’était pas le moment.

    « Ne t’inquiète pas pour ça, c’est son choix d’être parti. Et je me débrouille très bien toute seule tu sais, à Poudlard, on ne peut pas être plus en sécurité. Et je préfère la voir là-bas plutôt qu’ici en danger à Londres. »


Rassurante moi ? Même pas en rêve, je n’étais pas douée pour ça, mais je tentais quand même de lui faire un sourire pour lui faire comprendre après tout qu’il n’y avait rien de grave. Bien au contraire. Même si en ce qui me concernait on ne me délogerait pas de Londres dès que j’aurai fini Poudlard. Je restais ici, et jusqu’à ce que je me décide de remettre les pieds en Moldavie, s’il y avait un seul endroit où je devais être c’était dans mon pays et nul part d’autres. C’était comme ça que je voyais les choses.

Je m’installais donc sur une chaise dans cette petite cabane, après tout, si ce luxe spartiate lui allait je n’allais rien dire. Et puis elle ne semblait pas si désagréable, certes ce n’était pas le luxe de Poudlard mais en même temps, il était là en rédemption en quelque sorte, on ne pouvait pas trop en demander non plus.

    « Du moment que ça se mange, je ne suis pas compliquée. Et oui, on peut fêter ton retour enfin ! On l’a tellement attendu que maintenant au moins qu’on en profite un peu. Erhm, mes amours ? Non, mais c’était juste un garçon comme ça, Harry, on est sorti ensemble cet été, et ça s’est fini un peu précipitamment il y a quelques semaines. Enfin rien de grave, ça ira mieux bientôt je me fais confiance pour ça, de toute manière t’es revenu donc ça va déjà mieux. Et puis ennemi, c’est juste des histoires d’adolescents, et de stupidités et je n’aime pas ça, donc je les aime pas, et donc ils m’aiment pas, bref un cercle vicieux je te dis. Mais c’est normal, j’ai un peu de mal avec les anglais je crois. »


J’avais cherché mes mots pour ne pas blesser mon frère d’une certaine manière, mais je terminais toujours avec ce sourire de confiance. Je n’avais pas envie qu’il pense que tout était de sa faute, maintenant qu’il avait perdu la mémoire pas besoin qu’il se souvienne de tout, et puis, comme j’avais dit, j’avais du mal avec la mentalité des anglais apparemment. Ce n’était pas de leur faute, ou alors des deux partis je n’en avais absolument aucune idée mais c’était ainsi et pas autrement. J’avais des amis et c’était ce qui comptait je savais sur qui compter et c’était tout ce qui avait d’importants à mes yeux maintenant.
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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Dim 8 Juil - 15:32

    Je ne pouvais pas nier que Lyra était dans le vrai en tous cas en ce qui concernait la sécurité de notre sœur. Bien sûr que Hannah serait plus en sécurité là où elle était que là où elle aurait pu être, c'est à dire près de nous. Que je sache, il n'y avait aucune rebéllion ou aucun tracas d'aucune sorte dans l'amérique sorcière. Je n'enviais pas sa place, n'ayant jamais eu envie d'aller vivre dans ce pays si lointain et si différent du miens, mais j'étais au moins rassuré qu'elle ne soit pas à Londres. Surtout que j'avais moi même marqué l'actualité par mes déprédations, mes meurtres, mes rituels... Je n'osais imaginer dans quelle terreur mon autre sœur aurait elle pu vivre pendant tout ce temps. Mais le fait était malgré tout que notre famille était plus que jamais désunie. Nos parents n'étaient plus là pour nous éduquer, pour nous maintenir soudés envers et contre tout, et ils n'étaient pas non plus présents pour me corriger pour tous les méfaits que j'avais pu provoquer. Notre famille restée en Moldavie, et nous étions ici, même eux ne pouvaient donc nous être d'aucun secours. Il ne fallait pas non plus compter sur le fait que nous étions tous bloqués par ma situation. Hannah partie, et je n'étais pas assez crédule ou naïf pour croire que les choses s'arrangeraient d'elles mêmes au niveau de Lyra et moi. Si nous nous montrions heureux de nous revoir, de partager, de faire en sorte que les choses se passent bien au moment de nos retrouvailles, il fallait tout de même préciser qu'il y avait désormais un fossé entre nous, un fossé de presque deux ans que j'avais oubliés, et que je ne pourrais probablement jamais récupérer. Je savais donc que sous les apparences, il y avait des problèmes potentiels qui surviendraient plus tard. Je ne voulais pas le découvrir maintenant, pas aujourd'hui. Je ne m'en sentais ni la force ni le courage, mais je n'avais pas vraiment le choix, je savais qu'un jour ou l'autre nous devrions mettre les choses clairement à plat. Peut être un peu plus tard dans la journée ? Je ne savais pas encore, et pour tout vous dire de la manière la plus honnête possible, je n'étais pas du tout certain de le vouloir.


    En sécurité, à Poudlard ? Je voudrais bien le croire. Mais quand on m'avait retenu captif au ministère de la magie, il m'avait bien semblé que l'on me dise clairement ce que j'avais fait, ou ce qu'on reprochait aux mangemorts en règle générale en essayant de me faire porter le chapeau. On m'avait raconté comment le mage noir que j'avais appelé maître s'était introduit dans la peau d'un élève qu'il avait tué pour prendre sa place. Je ne savais pas comment il s'y était pris, au polynectar ? Je ne savais pas. Mais on m'avait aussi raconter l'attaque de Noël presque deux ans plus tôt. Quand on avait retrouvé deux corps dans les jardins du château, et que quelqu'un avait lancé la marque des ténèbres, symbole d'infamie, bien haut dans le ciel, terrorisant élèves et professeurs alors que cela avait fait admirablement diversion pour que les autres mangemorts investissent le ministère pour brûler les bureaux des aurors. Bien entendu, l'évènement s'étant déroulé alors que j'étais serveur durant l'évènement, on en avait fait reposer la responsabilité sur mes épaules. Mais là encore, je n'avais absolument aucun souvenir de ce que j'avais fait ce soir là. Comme le reste de ces années, qui me semblaient désormais envolées, et pas qu'un petit peu. Donc non, Poudlard n'était pas le lieu le plus sécurisé qui soit. Pas du tout même, malgré son caractère imposant.



    | Le château est impressionnant petite sœur. Mais ce ne serait pas la première fois que la place serait attaquée, n'est ce pas ? Des gens y sont morts. Comme partout ailleurs. La mort est partout, petite sœur. J'ai bien peur que vu la période, elle se fiche bien de l'endroit où l'on se trouve quand elle vient nous chercher... |


    Mes paroles n'étaient pas du tout rassurantes, mais je ne voulais pas non plus lui faire peur. En fait, je voulais juste que les choses soient bien claires, et que je sois capable de lui montrer qu'il fallait être prudent partout et en toute circonstance, dans le sens où aucun lieu ne me semblait plus inexpugnable. Je souris quand soeurette me dit qu'elle avait du mal à vivre correctement parmi les anglais. Qu'elle aie eu au moins un petit copain ne me dérangeait ni ne me surprenait. Elle avait dû être seule pendant longtemps, sans moi ni Hannah, sans compter qu'à son âge j'étais déjà allé assez loin, c'était le cas de le dire. Cependant, je ne pouvais pas m'empêcher qu'elle ne m'avait pas tout dit. Il devait y en avoir eu d'autres. Comme j'étais à peu près persuadé qu'elle me cachait une partie de la vérité vis à vis de ses fameux ennemis. Je savais que les choses seraient plus compliquées que cela. Je pris un seau en bois, le posait devant elle avec un couteau à la lame grossièrement aiguisée, alors que je posais un sac de pommes de terres à côté d'elle. De mon côté, je ramenais une pièce de viande sur un plateau de bois, avec un couteau plus massif.


    | Ne crois pas que je vais tout faire... Tu vas participer, épluches suffisamment de patates pour deux et mets les dans le seau. Je m'occupe de la viande. Bon, et cet Harry, pourquoi tu n'es plus avec lui alors ? Et les autres, qu'est ce qui ne va pas? |

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Dim 15 Juil - 17:19

Le danger dans le château était certes présent, j’étais la première au courant, je savais que Voldemort souhaitait recruter à l’intérieur même de Poudlard. J’étais bien placée pour le savoir, mais j’étais certaine qu’il y avait des professeurs suivants puissants pour contrer le Seigneur des Ténèbres. Cependant, Torben avait raison, il y avait déjà eu une attaque au sein même de Poudlard et c’était finalement une sorte de voile que de se dire qu’on était en sécurité dans le meilleur des mondes, que rien ne pouvait nous atteindre. Oui, bon d’accord, j’étais peut être un peu naïve que de penser tout cela, Torben avait finalement quelque fois bien raison à propos de mon caractère rêveuse et encore très gamine, même si j’avais déjà dépassé (depuis même pas deux mois), la majorité sorcière. Mais bon l’âge ne fait pas tout, le caractère fait une grande part des choses. La mort était partout, pour l’avoir côtoyé de très près je le savais qu’on pouvait tomber dans une embuscade même au sein de Poudlard, après tout l’Angleterre n’était pas plus sur que la Moldavie, les deux pays étaient au même niveau, on ne pouvait pas dire le contraire. Sauf que je n’étais pas persuadée qu’on se battait contre les mêmes forces dans les deux pays. En Moldavie je me méfiais des créatures de la forêt à côté du village, ici on est obligé de se méfier des gens sincèrement il y a un souci de confiance non ? Enfin ça c’est ce que je pense en tout cas.

    « Oui… Je sais bien que les forces du mal ont déjà frappé une fois. Tu as raison on est en sécurité nulle part. Je me suis dit qu’une fois en Angleterre on serait en paix, plus qu’en Moldavie, et finalement j’ai l’impression que c’est pire avec tout ce qui se passe… Tout ce qu’il faut c’est de rester prudent où que l’on soit. »


J’avais essayé de parler d’un ton calme, j’étais surprise d’une certaine manière, enfin surprise. Non ce n’était pas le mot le plus juste, mais en tout cas mon frère avait l’air d’être sur de lui quand il parlait des risques, certainement plus que moi qui vivais ici depuis plus de deux ans dans ce château maintenant. C’était peut être ce qu’on lui avait raconté, ce qu’on lui avait dit qui lui faisait prendre conscience des failles de Poudlard. Mais le sujet bascula assez rapidement, je pris donc comme il venait de me le suggérer une pomme de terre pour commencer à l’éplucher à côté du seau en bois. Il essayait toujours d’en savoir plus à mon propos. Je m’en doutais bien qu’il n’allait pas laisser passer les histoires d’ennemis, j’allais bien finir par lui dire la vérité, mais je restais juste silencieuse quelques secondes pour trouver la manière de tourner mes phrases. On ne dit pas tout de la même manière, on tourne toujours ses phrases pour ne pas blesser. Bref, tout en épluchant ma pomme de terre après avoir remonté mes manches je dis :

    « Euh, comment dire, c’est un peu compliqué. Trop différents, trop compliqué, je ne sais pas, je n’ai moi-même pas compris enfin pas tout compris, mais ce n’est pas grave, c’était juste une histoire comme ça. Et depuis ce jour, plus personne n’a de nouvelles, même ses amis les plus proche n’ont pas de nouvelles, c’est vraiment bizarre. Et quant à ce qui ne va pas, c’est juste que les gens… Quand je suis arrivée à Poudlard, j’étais tout de suite cataloguée comme étant la petite sœur, et forcément suite aux évènements j’ai été mis dans le même paquet, juste parce qu’on ne peut pas comprendre qu’on a beau être frère et sœur, on ne se ressemble pas en tout point. Etroits d’esprit ou je ne sais pas quoi, mais bon, en parallèle j’ai trouvé de très bons amis, et ça me convient parfaitement. Et de toute manière, aujourd’hui ceux avec qui je n’avais pas beaucoup d’atomes crochus ont quitté Poudlard, donc tout va pour le mieux maintenant. »


Finis-je en souriant, je mis la première pomme de terre dans le seau et je commençais à éplucher une deuxième, oui bon d’accord, je n’étais pas très rapide non plus, en parlant en même temps. J’avais essayé de tourner mes phrases avec attention, mais voilà même avec de l’attention on ne peut pas toujours tout cacher et tout bien faire passer.
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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Mer 25 Juil - 20:57

    Rester prudent. Rester en sécurité. Faire profil bas. Si notre oncle avait souhaité nous mettre à l'abri en nous envoyant en Angleterre, il s'était mis le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Je ne pus retenir un éclat de rire désabusé quand ma sœur me dit l'on pouvait toujours rester prudent où que l'on se trouve. Prudent ? Je l'avais été, j'en étais sûr. Je ne me souvenais plus de rien depuis presque deux ans, d'après ce que m'avaient dit les molosses du ministère. Je savais cependant deux choses. D'une part, que tout ce que j'avais fait avait forcément une raison, que je suspectais justement m'avoir presque rendu fou. Je savais que la prudence avait sans doute été l'une de mes plus fidèles alliées, sinon je n'aurais assurément pas pu tenir seul aussi longtemps, dehors, sans aucune aide. Ou alors en avais je eu de l'appui, de la part de ceux qu'on me reprochait d'avoir embrassé comme mes frères ? Sans doute. Il n'en restait pas moins que je savais au plus profond de moi même que l'on ne pouvait pas transiger avec sa nature profonde, et je savais ce qu'il en était à mon sujet. Je n'étais qu'un homme normal, je n'étais que dirigé par les plus routinières des aspirations. Je voulais ce que n'importe quel homme désirerait à ma place. La vengeance. L'avais je atteint ? J'y pensais souvent. Comme je me demandais dans quels méandres étranges cela avait dû m'amener pour que je sois dans cette situation aujourd'hui. Aurais je le loisir de savoir un jour ce que j'avais découvert sous le couvert des ténèbres ? Je n'étais pas sûr de vouloir le savoir, même dans le lointain. La partie la plus raisonnable de moi même priait pour que jamais je n'apprenne à nouveau le terrible secret que j'avais dû découvrir pour que je vienne à arriver à de telles extrémités. Mais d'un autre côté... Cette chose, qui se tortillait dans mes entrailles. La vengeance. La juste vengeance. Ce que je savais mériter, ce que je savais avoir enduré, pour avoir tout tenté pour obtenir justice pour les corps déchiquetés de mes parents, exposés sous mes yeux et ceux de mes sœurs, par les crocs avides de chair humaine de créatures sans nom et sans âme. Il fallait bien avouer que dans l'obscurité des ténèbres glaciales, il y avait tout de même une certaine assurance que j'en retirais, comme celle que l'on retire d'une flammèche ténue, mais qui éclaire l'obscurité profonde alentours. Je me surprenais presque à sourire, en pensant à cette fameuse flammèche, qui parfois, me réchauffait le cœur et m'asséchait l'âme, sans que je n'en sache rien. Je me tournais vers ma sœur.


    | Fais attention, petite sœur. La prudence est possiblement quelque chose qui présevre, qui protège. Peut être que je n'aurais pas été dans cette situation si je m'étais avéré plus soucieux, plus prudent, il faut bien avouer que j'étais toujours un peu impétueux, tu n'es pas d'accord ? |


    Ma sœur se mit à éplucher les patates, pendant que je m'occupais moi même du reste du repas. J'amenais quelques bocaux de plus sur la table. Je ne savais rien de la cuisine. Avec quelque désappointement, je me rendais compte que je devais me retrouver dans cette situation quelque peu pittoresque depuis un bon moment. Hagrid m'avait fait remarquer une fois dans un grand rire que je n'étais pas très bon pour tout ce qui faisait notre boulot, mais que je m'améliorerais. Je savais que sans le vouloir, sa remarque était plus générale. Au ministère, on m'avait bassiné sur tout ce qu'on me reprochait. Sur les faits atroces que l'on m'attribuait, sur toutes ces choses qu'on me mettait sur le dos. Je me mis en tête bien vite qu''en réalité, je n'étais pas bon à grand chose pour tout ce qui concernait la paix. Cette paix si fragile et si vulnérable, dont je semblais pourtant si éloigné que je ne me doutais pas de ce que cette existence aurait pu donner à un autre moment, à une autre époque.


    | [color=orange]Soeurette, attention à ce que tu penses. Tout ne va pas pour le mieux. J'étais parmi eux, tu te rappelles... A quoi tu penserais, si un de tes petits camarades se retrouvait à la merci du ministère avec potentiellement toutes les infos nécessaires pour balancer tout le monde ? Je suis pas tiré d'affaire. Mais je m'accroche à la vie, ici et maintenant, comme jamais auparavant. Enfin, j'espère que je ne pensais pas ça aussi avant de perdre la mémoire. Et avec les garçons. Tu m'as parlé de sorties avec l'un d'entre eux. Ca se passe comment, pour toi, malgré le regard que l'on te jette à cause de moi?


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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Sam 28 Juil - 23:23

Ce soir, j’avais l’impression d’être un peu trop idéaliste aux yeux de mon frère qui avait sérieusement du bien comprendre comment marchait le système certainement mieux que moi qui étais joyeusement bloquée à Poudlard, à étudier sagement pour avoir des ASPICS et pouvoir affronter le véritable monde dans quelques mois. On nous jurait sans cesse que l’on était en sécurité, je savais qu’intérieurement je me mentais à moi-même que de me dire que j’étais en sécurité, des gens partaient, des gens disparaissaient sans cesse, jour après jour, la Gazette ne cessait de relater des nouvelles, parfois plus joyeuse que d’autres, même si les bonnes nouvelles étaient rares. Et d’ailleurs les rares moments de bonheur comme un mariage réussissait encore à être gâché alors autant dire que c’était difficile d’y croire. Pour autant je restais dans l’idée qu’un jour tout irait mieux, seulement ce jour semblait encore bien lointain. Je cherchais à me rassurer tout en épluchant les pommes de terre qui étaient face à moi. Mon frère avait pour autant raison, je devais arrêter de me voiler la face. La prudence était un fait, mais il avait essayé de l’être et il était tombé dans le piège, combien de temps il faudrait au Ministère que sa propre sœur jouait également sur deux tableaux, je n’en savais rien, mais très peu… Surtout si moi-même je ne me montrais pas prudente. Il fallait rester en constante vigilance vis-à-vis du monde extérieur. Et je comptais sur Regulus à l’intérieur du château pour qu’on sorte de ce pétrin, je ne portais pas encore la marque, je n’étais pas encore l’une des leurs à proprement parler, même si j’avais mis les deux pieds dans le plat quand ce Jessi Tumodel était venu me parler pour la première fois, en m’embobinant comme il fallait.

    « Oui un peu trop impétueux parfois même. Je cherche juste à me rassurer moi-même intérieurement je ne sais pas comment dire. Même si parfois, cette assurance que j’essaye de me donner me voile finalement nombre des évènements qui se passent au dehors. Je passe mon temps de septembre à juin ici à Poudlard, et après deux mois à Londres, certes il y a des choses qui se sont passés, même si ce n’est pas la sécurité absolue, on est quand même bien préservé du monde extérieur, finalement on ne peut même pas imaginer ce qu’il se passe réellement au dehors en Angleterre… »



Sauf quand ton meilleur ami revient à moitié brulé par des sorts pendant l’attaque de Ste Mangouste. Là on commence à prendre peur, mais j’avais consciemment évité de parler de Ste Mangouste ne sachant pas trop de quoi il se souvenait là bas. Rien n’allait au dehors, et les paroles de mon frère le confirmèrent par la suite, il avait totalement raison si Regulus ou n’importe qui à qui je tenais se retrouver en face du Ministère avec la possibilité de tout balancer, s’il n’avait que le cran de le faire, il aurait du courage, parce qu’à la sortie je n’aimerai pas être à sa place. Bien au contraire, j’avais déjà perdu pas mal d’amis comme ça, qui était parti vivre ailleurs, ou qui avait simplement envie de disparaitre de notre vie à tous. Ma propre sœur avait souhaité également s’exiler de l’autre côté de l’Atlantique, à ce rythme là :

    « Oui, bah accroche toi bien à la vie, je te préviens, parce que je ne veux pas me retrouver toute seule avec les Anglais. Et j’ai aucune envie de repartir ni en Moldavie, ni de rejoindre les Etats Unis avec Hannah. Bon d’accord, je dis ça d’un ton léger, mais finalement, je me suis installée ici, enfin installée, malgré les différences, j’ai quand même des gens sur qui comptaient, autour de moi. Mais je n’en peux plus de craindre pour la vie des gens que j’aime, j’ai l’impression que je vis en suspens, à chaque fois, j’avais peur de lire le journal en me disant, allez aujourd’hui, après mes parents on va m’annoncer le décès de mon frère. C’est peut être égoïste de ma part que de penser ça, mais si je perds Hannah ou toi, alors je ne sais pas comment je m’en relèverai. Et au niveau des regards, c’est toujours des histoires de préjugés, je suis la sœur d’un Mangemort, alors forcément on me regarde de haut, du genre tu finiras comme lui, ou on chuchote derrière mon dos. Mais je ne fais pas attention à eux, je n’y fais plus attention, celui qui dit une parole de travers que j’entends un peu trop nettement je le remets aussitôt à sa place, et sinon j’ai mes amis, des bons amis sur qui je peux compter et qui finalement ne me juge pas sur ton passé, mais sur la personne qu’il connaisse, la Lyra qu’ils ont appris à connaitre depuis deux ans et pour moi c’est ça le plus important. C’est eux qui comptent, les autres, c’est du dragon pas frais de toute manière. »


Là pour le coup, je ne pouvais pas être plus sincère au niveau de mon frère, j’avais tout dit en le regardant en abandonnant l’espace de cinq minutes ma pomme de terre à demi épluché avant de reprendre le travail dès que j’avais fini mon petit monologue. Il fallait que je sois sincère, alors cette fois-ci je ne pouvais pas mieux l’être, ceux qui comptaient où je n’avais peut être besoin que d’une main pour les compter, mais au final je savais qu’ils ne me feraient pas de coup en douce contrairement à d’autres qui était toujours curieux de savoir ce qui se passait dans la vie des autres. A l’affut de savoir si je communiquais avec mon frère, comme si mes lettres n’étaient pas surveillées, en plus ils sont naïfs. Tellement naïfs, même plus que moi.
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    Je finissais de couper des oignons, ce qui comme d'habitude me fit abondamment pleurer, à tel point que je devais renifler bruyamment pour éviter que cela ne finisse par couler sur mon visage puis dans l'espèce de grosse marmitte. Le tout cuirait dans le jus de viande, mais je saisis un gros pot de condiments sur une étagère toute proche, pour vider une bonne portion de moutarde à l'ancienne pour en mettre dans le fond, mélanger un peu avec les oignons. J'écoutais en même temps ce que me disait ma sœur. En me disant par exemple, que j'avais parfois été trop impétueux. Elle n'avait pas tord. Nombreuses étaient les choses que j'avais gâché par mon comportement emporté, et d'après le vide que je sentais au fond de moi, je savais que j'avais perdu bien plus que mon innocence avec toute cette affaire, dans laquelle j'avais dû foncer comme un coup de tête. Est ce que ce sentiment de vide était lié à cette femme dont on m'avait parlé, et qui m'avait brutalement fait changé de camp pendant l'attaque sur la banque des sorciers de ce pays en déliquescence ? Peut être. Je me demandais souvent qui elle était. Pourquoi j'avais tout abandonné pour l'emmener en sûreté après qu'elle ne tombe blessée. Comment j'avais pu nier tous mes principes. Avais je été guidé par le désir, par l'amour, ou y avais je vu une opportunité de vengeance, puisque c'était là tout ce qui m'avait guidé pendant un bon moment. De fait, je n'en savais rien. On m'avait raconté des choses au ministère, on m'avait montré des « preuves », on m'avait fait écouter des témoignages, dans l'espoir que cela provoque un espèce de déclic de ma mémoire pour qu'elle redevienne ce qu'elle était. Je me demandais là encore, même si je me rappelais, si je serais capable de trahir les secrets de ceux que j'avais accompagné pendant si longtemps. Peut être qu'avec les souvenirs reviendraient mes sentiments à leur encontre ? Si en me rappelant de cette femme, je me rendais compte que je l'aimais, ou ce genre de choses ? Je ne voulais pas me rappeler, pour cette raison précise, et pour tellement d'autres. J'espérais bien que les choses finiraient par en rester là, et que je n'ai jamais le déclic tant attendu par ceux qui rêvaient de me faire embrasser un détraqueur... J'hochais la tête aux paroles de ma sœur.


    | Peut être, mais je sais de source sûre que le ministère a retiré nombre de protections du château depuis la visite officielle de la ministre de la magie, quand les élèves l'ont considérée comme une moins que rien ! Tu imagines la scène ? C'est quand même tout bonnement incroyable d'être aussi jeune et stupide. Pas étonnant dans pareille situation que le mal prospère dehors. Si des étudiants pensent tout savoir mieux que tout le monde et n'ont pas même la plus petite notion de respect de leurs aînés... Incroyable. Je me dis parfois, assez méchamment, que ce pays mérite ce qu'il lui arrive... Je sais, c'est bête et méchant soeurette, mais honnêtement ? Si personne ne veut se battre ni agir ensemble, quel intérêt de continuer ? Je ne dis pas que j'ai eu raison de faire ces choses qu'on me reproche, pas du tout. |


    Ce que me dit ensuite ma petite sœur me laissa coi. Je finissais de préparer la marmite, pour aller la poser sur son emplacement au dessus du feu. Je revins ensuite.


    | Tu m'aurais cru capable de toutes ces choses qu'on me reproche ? Ca a l'air tellement insensé, parfois, que je me dis que je ne suis qu'un bouc émissaire... Mais à d'autres moments, j'ai des brides de sensations qui me reviennent à l'esprit. J'ai cette chose en moi, qui me fait penser finalement que tout est bien possible. Ca fait un peu théâtral, dit comme ça. Mais quand je regarde le château, la première chose à laquelle je pense, c'est par où passer si je devais l'attaquer, ou me poster à quel endroit si je devais le défendre, ce genre de choses. |

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Dim 29 Juil - 21:54

Quand il évoqua la visite de la Ministre à l’école, je relevais la tête de la dernière pomme de terre que j’étais en train d’éplucher, qui était bientôt terminé, avant que je la mette dans le seau, je l’écoutais attentivement. Des protections avaient été retirées ? J’en avais vaguement entendu parler sans même faire attention, pour moi c’était un peu des paroles en l’air. Après l’attaque d’Harry sur la Ministre, et j’étais presque sure que ce n’était pas de sa faute, il y avait des choses vraiment étranges qui étaient en train de se passer dans ce château sans qu’on veuille bien tout nous dire bien au contraire. Il y avait nombre d’informations, en tout cas c’est ce dont j’avais l’impression, qui étaient passées sous silence pour éviter que l’on ne s’inquiète pas ? Je ne savais pas. Mais en tout cas voilà, ce qui faisait c’était que des jeunes attaqués le Ministre de la Magie, en parallèle, les forces du mal venaient recruter au sein même des élèves présents à Poudlard, mais comment voulez-vous que la société anglaise aille bien. D’un côté, Torben avait amplement raison à ce propos.

    « Oui, je sais ce qui s’est passé ce jour là, j’étais dans la pièce, au moment où l’élève a attaqué la Ministre. C’est tout bonnement quelque chose qu’on n’a pas vu venir, enfin en même temps, on ne s’attendait pas à un tel acte. Tout ce que je peux dire, c’est que les choses qui se passent ne sont pas explicables, les gens font des choses qui en période normale, enfin pas en temps de guerre comme nous sommes actuellement, ne seraient pas permises. Je ne sais pas si je suis claire, même pour moi c’est bizarre tout ça, mais les gens ont des réactions inexpliquées, et je ne dis pas ça non plus pour justifier une quelconque action de quelqu’un ou je ne sais pas quoi. Ce qui manque principalement dans ce pays c’est la confiance… Il n’y a aucune confiance à la fois dans les Institutions de la part des élèves, mais également entre nous. Je suis certes mal placé pour parler car je fais peu confiance également, mais avec tant de méfiance comment veux-tu que ça avance aussi ?»


En mai dernier, l’attaque de Harry vers la Ministre avait marqué les esprits, je m’en souvenais parfaitement, l’inquiétude, je ne savais pas trop ce qui m’avait pris ce jour là. Mais j’avais vite compris que quelque chose de bizarre se passait dans ses actes. Je ne savais pas s’il avait agi de son plein gré ou pas. Mais tout ce qui s’était passé en tout cas n’était pas dans l’ordre naturel des choses bien au contraire. Mais depuis que j’étais à Poudlard, je devais dire que l’ordre naturel des choses n’était pas des plus respectés vous me direz également. J’avais plutôt l’impression qu’on avait décidé de mettre encore plus de magie dans ce qui était déjà magique. Oui, je sais j’ai de l’imagination débordante quand je m’y mets.

    « Bien sur que non, tu n’en étais pas capable, en tout cas pas le Torben que je connaissais en Moldavie, tu n’auras jamais été capable de toutes ces choses que l’on cherche à me faire comprendre. Mais je ne peux pas t’aider à essayer à comprendre ça, Torben. Ce n’est pas de mon ressort parce que je ne sais pas tout ce que tu as vécu pendant ces deux ans premièrement, et deuxièmement parce que je suis un mauvais juge, parce que je ne suis pas objective loin de là, je suis ta sœur, et j’ai trop tendance à prendre le parti de ma famille. Mais toi, tu es capable de leur montrer que tu n’as pas à être le bouc émissaire ni même la personne à abattre, bien au contraire, tu es quelqu’un de bien Torben et je suis sure que tu peux leur montrer. »
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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Dim 5 Aoû - 19:24

    Je nourrissais donc des sentiments très contradictoires vis à vis de la situation présente en Angleterre. Bien sûr, je voulais aux anglais de me retrouver dans la merde qui était la mienne, mais je leur étais tout de même reconnaissant, quelque part, qu'ils m'aient laissé la vie sauve. Je savais aussi qu'ils étaient trop faibles, trop divisés, pour lutter efficacement contre les ténèbres. Et leur attitude désinvolte était la cause principale de leur situation actuelle. Ils ne pouvaient pas se plaindre, ils avaient vu le vent tourner et la tempête approcher, et ils ne faisaient toujours rien de concret pour empêcher la situation d'exploser. Certains se battaient, mais la majorité attendait tranquillement que ça se passe. On pouvait dire ce qu'on voulait sur la puissance brute de l'idéologie, mais il fallait tout de même reconnaître que les préoccupations du peuple en règle générale, étaient bien plus terre à terre. Tout le monde voulait vivre heureux, manger à sa faim, et fonder une famille. Tout le monde voulait ça, au fond de son être le plus intime. Alors qu'ils vivent sous le coup d'une dictature de mages noirs ou sous le diktat d'un ministère omnipotent voie parfois indolent, je ne voyais pas ce que beaucoup pouvaient trouver à y redire. Quelque part, c'était une contradiction de l'humanité que je ne comprendrais jamais. On était tous capable de sacrifier ses plus beaux principes aux seuls noms de la sécurité, de la protection. On pouvait même renier sa propre liberté juste pour continuer à vivre, ou à survivre. J'hochais la tête quand ma petite sœur me dit qu'elle pensait que les gens étaient prêts à faire des choses hors du commun en temps de guerre. Le souci en fait, présentement, c'était que la dite guerre ne se présentait pas réellement comme telle. C'était quelque chose de plus insidieux encore qu'une guerre civile. Ca me faisait penser à ces histoires de terrorisme chez les moldus. Il n'y avait pas vraiment de champ de bataille, et l'enjeu de la conquête n'étaient ni des territoires ni des ressources, mais l'assentiment et le suivi de toute la population sorcière. Je l'écoutais me raconter comme ça c'était passé avec la ministre de la magie. Cela avait dû la bluffer, la petite sœur, nous qui avions toujours respecté l'autorité dans notre jeunesse. Je devais avouer que l'explication de ma petite sœur était plutôt intelligente, et emprunte d'une certaine véracité que je ne pouvais que lui concéder de bon cœur, bien que les implications de cet état de fait étaient somme toute assez terribles.


    | Oui, je vois ce que tu veux dire. Tout le monde suspecte tout le monde. Je l'ai bien senti au ministère, quand on m'a... interrogé. Les aurors ne semblaient pas vouloir dire tout ce qu'ils savaient, ni à moi, ni à ceux qui nous observaient. Comme si tout échange de confiance ou d'information était compartimenté, pour éviter les fuites, les trahisons... D'un certain côté je peux comprendre ce genre de position. Après tout, on m'a affublé du surnom de traître pendant des mois, d'après ce que j'ai pu lire dans la presse. Mais tout de même. Ces gens manquent de discipline communautaire, ils n'ont aucun sens commun, et ils passent leur temps à chercher le plus de profit et de sécurité individuelle que de mettre leurs efforts en commun. |


    Je pris la main de Lyra, lui souriant doucement, je ne voulais pas lui montrer l'ampleur de mon trouble intérieur alors qu'il était évident que je n'aurais jamais les réponses à toutes mes questions sans un terrible effort d'introspection. Je ne pouvais que recouvrer la mémoire pour me remmémorer tous ces souvenirs, et j'étais convaincu qu'il faudrait un moyen magique pour y parvenir, quand bien meme certaines brides, des sensations plus que des souvenirs, perduraient dans mon corps. C'était comme si mon corps physique n'avait rien oublié de tout ce qui avait disparu de mon esprit. Comme si l'empreinte indélébile de ces deux dernières années n'avait fait que marquer ma chair le plus profond possible. Je me détournais d'elle, prenant ses patates et lui tendant un torchon, alors que j'allais poser la marmite sur le feu. Et je revenais ensuite avec une bouteille d'alcool fort donnée par Hagrid, dans laquelle macérait plusieurs frelons. Impossible de savoir ce que c'était. Fort sucré, un peu épais, mais pas mauvais du tout.


    | Tu sais, je ne suis pas certain de tout ça. Je pense à de ces choses parfois, que je sens que tout le mal que l'on me reproche, j'ai vraiment été capable de le faire. C'est une sensation étrange. Comme si quelqu'un d'autre possédait ce corps, et le faisait agir à ma place. C'est destabilisant. Bref. Peu importe. Je dois vivre avec cette sensation maintenant, non ? Allez, on va boire un coup pour ces deux anniversaires que j'ai manqué. C'est plutôt une boisson d'homme, mais t'es une Badenov. Et tu es majeure. Alors, c'est parti. | dis je en lui tendant un petit verre rempli du liquide.

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Mar 21 Aoû - 17:48

Le plus profit et de sécurité individuelle, c’était exactement ça. On ne pouvait guère mieux dire, j’approuvais au passage les paroles de mon frère. Certes il avait un œil totalement neuf sur l’évènement… Enfin tout était relatif bien évidemment, disons qu’il avait l’impression de le voir d’un œil neuf en tout cas, et de ce fait, il pouvait peut être mieux jugé les actes des personnes autour de nous. Je n’en avais aucune idée, mais dans tous les cas il avait relativement bien analysé la situation. Les gens cherchaient en priorité à se protéger eux-mêmes peut être leur famille et tout ce qui pouvait leur rapporter était relativement bienvenue pour être honnête. Mais cela était un comportement relativement normal en temps de guerre dans lequel nous nous trouvions actuellement dans tous les cas. Après tout, dans ces moments-là, on cherche à se protéger soi, puis après on commence à penser à ses compatriotes. Les résistants et les grands cœurs à vouloir sauver le monde ont bien du mérite certes de vouloir le faire mais au final ils sont également très peu nombreux à prendre ce genre d’initiative. Dans ces temps de guerre, les gens cherchent finalement à rester avec les personnes en qui ils ont réellement une grande confiance, leur femme, leurs enfants, leurs frères, et leurs sœurs, peut être bien, mais pas dans les autres, l’important étant de garder cette cellule familiale bien close.

C’est une situation que tout le monde pouvait bien comprendre, après tout, on était humain, et un humain a cette capacité à se protéger soi même, le courage est une vertu certes mais très peu en sont dotés, il faut se l’avouer. Et je ne pense pas que le fait que l’on passe par la maison Gryffondor, ait forcément un impact sur cela.

    « Ils cherchent à protéger leurs propres informations ce qui est d’une sorte normale, après tout on ne sait pas qui est dans quel camp. Mais cela reste un cercle vicieux, la méfiance engendre la méfiance, on ne peut pas grand-chose contre ça, et en même temps, il est normal que les gens veulent rester entre eux sans s’ouvrir aux autres. C’est une situation étrange, mais elle finira bien par s’arrêter, ou du moins je l’espère, la guerre ne peut pas durer éternellement. »



Dis-je d’une certaine manière pour cloturer mes idées et la discussion au propos de la situation politique anglo-saxonne. Une citation dit « la paix prépare la guerre » alors la guerre devrait préparer la paix non ? Du moins dans la logique des choses, chaque guerre touche à une fin, celle là finirait bien par trouver la sienne, il fallait juste garder la confiance. La communauté n’avait cependant plus grand intérêt dans ces période, il était vrai que la communauté passait totalement au second plan, alors que comme j’avais pensé plus haut, elle aurait du passer devant toute autre préoccupation pour garder une force commune, une solidarité… Mais les gens ne pensent pas comme ça.

Au-delà de notre discussion, il chercha à me rassurer avec un sourire, j’y répondais avec ce même sourire, au fond rien de tout cela me rassurer, mon frère avait perdu la mémoire, ma sœur était de l’autre côté de l’Atlantique, mes deux parents et mon village avaient été massacré pendant une attaque de goules, et vous vouliez que je positive un peu ? J’aurais pu, il y a bien longtemps, mais ça faisait plusieurs mois que l’optimiste même si je cherchais à le montrer à tous m’avait quitté. Du coup, on faisait passer les semblants par les sourires, les rires parfois, et les moments qui pouvaient sembler anodins comme le fait de boire un verre entre frères et sœurs. C’est d’ailleurs ce à quoi Torben venait de penser en étant allé chercher une bouteille d’alcool d’origine inconnue, mais qui d’après lui était bonne. On donne le bénéfice aux doutes bien évidemment et on se laisse tenter, c’était ce à quoi il fallait s’attendre.

    « J’aimerai bien te dire que tu peux tout oublier, que ta mémoire s’est effacé, que tu as l’occasion de tout recommencer mais en même temps ce serait mentir, les autres ne pensent pas comme ça, et aussi franc que cela puisse paraître, oui je pense qu’il va falloir que tu t’habitues à vivre avec cette sensation aussi désagréable soit-elle… Oui fêtons mes seize et mes dix-sept ans ! »



Finis-je avec un sourire, ça me faisait bizarre d’un coup de me dire que j’avais quand même pris deux ans, oui il avait du me trouver changer s’il ne se souvenait plus de ces deux années passées. Je pris le verre et attendis le bon moment pour trinquer avec un sourire.

    « Et aussi, à nos retrouvailles. »



HJ : ayééé enfin répondu désolée du retard
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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Jeu 13 Sep - 13:40

    Passer un tel moment avec ma sœur cadette me paraissait totalement surréaliste, dans le sens où je n'aurais jamais imaginer l'accueillir ailleurs que dans la maison familiale pour manger un morceau, boire un verre, fêter nos retrouvailles après des évènements aussi compliqués et ténébreux que ceux qui nous avaient séparés pendant si longtemps. Cela dit, si je ne m'arrêtais qu'à ça, beaucoup de choses ne manqueraient pas de m'étonner par rapport au futur que j'aurais pu imaginer pour mon existence. Jamais je n'aurais cru trouver l'amour véritable, ni participer à une guerre, encore moins passer pour un terroriste particulièrement cinglé, ou finir par perdre la mémoire de toutes les horreurs traversées. Oui effectivement, jamais je n'aurais pensé faire autant de choses de mon existence. J'avais toujours aspiré à une existence simple ; vivre de son travail, épouser une belle femme, avoir une floppée de marmots, me satisfaire de lectures et d'un coup à boire avec mes amis de toujours... Rien ne s'était déroulé de la sorte. En tous cas, rien dont je me souvienne. Avais je été marié et étais je devenu père pendant toute cette période qui m'échappait ? J'en doutais. J'étais un guerrier, et personne ne savait rien de ce que j'avais fait personnellement, à part massacrer ces gens et prendre part à la pire campagne de terreur jamais vécue par tout le Royaume Uni. Je regardais ma petite sœur, quand elle me dit que la guerre ne pouvait pas durer éternellement et que le défaut de confiance était un phénomène récurrent, et probablement aussi endémique dans ce genre de période. Je ne pouvais qu'être d'accord.


    | Oui, je le pense aussi. Seulement, une guerre peut également produire uniquement des vaincus de part et d'autres, et je pense que même si le ministère gagne ce combat qui l'attend, la psychose qui s'est étendue partout sera bien difficile ensuite à éradiquer ; les gens apprendront trop à se cacher des autres pour tout et n'importe quoi. |


    Ma petite sœur avait gagné aussi bien en sagesse qu'en maturité physique et mentale. Elle était assurément devenue plus grande, plus adulte. Elle ne l'était pas encore tout à fait ; elle était toujours à la fin de l'adolescence, mais on sentait bien la femme qu'elle allait devenir sous peu sous ses traits encore empreints d'une certaine innocence qui faisait du bien à voir. Lyra me dit qu'effectivement, elle ne me mentirait pas pour me remonter le moral, et que si moi j'avais tout oublié les gens ne le feront jamais. Cela ne faisait que me conduire à la seule conclusion logique que j'avais pu trouver à toute cette situation ; il me fallait quitter le pays quand tout serait fini, quand le ministère m'en laissera le loisir. Partir, ou être condamné pour de bon. Mais ne plus rester entre deux eaux. Ici, je pouvais me rebâtir moi même, réapprendre à me connaître comme je m'étais connu après le fatidique sort d'amnésie que je m'étais moi même lancé, mais il fallait aussi que j'aille ailleurs si je ne voulais pas que les gens me jugent comme ils le faisaient ici. Devais je seulement prendre garde aux racontards ? Tout bien considéré, j'étais ici à ma place. Il n'y avait pas de femme ni d'enfants comme j'avais pu le souhaiter, mais il y avait la franche amitié que je partageais avec Hagrid, j'avais à boire comme à manger et plus de lecture qu'il n'en fallait dans la maison que j'avais construite pour une large partie. Je préférais cependant ne rien dire de tout ceci à ma petite sœur, il était inutile de gâcher nos instants retrouvés. Je levais mon verre à sa santé.


    | A nos retrouvailles, et à ton anniversaire! |


    J'entrechoquais mon verre contre le sien avant d'en boire une solide lampée.


    | Quand même, cela ne va pas te faire de problèmes de revenir tardivement au château ? Je sais que l'école est plutôt libérale, mais quand même... |

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Sam 29 Déc - 10:32

La guerre qui était en train de prendre un tournant qui ne nous plaisait guère, ni à moi, ni à Regulus, mais les explications que mon frère m'apportait et complétait les miennes, disait finalement la vérité. On ne sortirait certainement pas indemne de cette guerre. Bien sur que non, il y aurait des conséquences qu'importe le gagnant ou le perdant. Les gens resteront méfiants quoiqu'il en soit, parce qu'ils auront vécu cette période, et que l'on ne peut juste pas en sortir indemne. Je pouvais bien faire mon innocente, je le savais, le camp que l'on choisirait ne serait jamais le bon, il était juste le meilleur à mes yeux. Les gens vivront dans la crainte sans cesse, et toujours en ayant peur que ces tragédies se reproduisent finalement encore et encore. Il fallait encore laisser un certain temps pour que les gens reprennent une vie normale. Mais qui sait combien de temps ça prendra, combien de temps les gens se remettront de cette guerre si elle se termine un jour. C'était mon habitude de douter de beaucoup de choses, surtout ces derniers temps, si elle termine un jour. La question c'était pas quand en fait, mais comment, qui gagnerait ? J'osais espérer que l'on arrive à bien terminer toute cette histoire. Ce n'était pas la meilleure façon de voir les choses. Mais c'était ma façon de voir les choses.

« Il faut avancer, et puis ce n'est que le destin qui nous dira ce que cette guerre va nous apporter. Après tout, on ne peut pas négocier avec le destin, il faut le laisser agir, et puis ça finira bien par finir, mais comme tu dis on n'en connaît pas encore les conséquences. »

J'entrechoquais nos deux verres avec un sourire, à nos retrouvailles à mes anniversaires, à ma majorité, à tant de choses qu'on avait pas pu fêter ensemble et je buvais à tout cela. Cette soirée était presque normale après tout, et ce n'était plus mal. L'idée qu'il fallait que je retourne au château n'était pas des moindres, je pouvais toujours dire que j'étais en ronde, mais qui croirait que j'allais surveiller les alentours de la forêt interdite. On sait jamais ! Imaginez des petits premières années qui auraient eu des goûts d'aventure (ou de suicide). Oui mon excuse était un peu limité j'avouais, mais bon pour une fois que je retrouvais mon frère, j'avais le droit de vouloir en profiter non ? Mais il avait raison, malgré le laxisme de cette école, je ne devrais peut-être pas trop tarder à rentrer non plus.

« Non... Enfin, un peu mais vu que je suis préfète je pourrais toujours dire que j'étais en ronde. Bon d'accord, quelques soucis mais rien de grave, je peux encore rester un petit peu si tu souhaites ? »

HJ : premièrement, tu peux dire « La Suisse elle est lente pour le coup ! » et je suis désolée pour la médiocrité de ce post –'
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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Mar 8 Jan - 23:07

    Le destin ? Je n'y croyais pas. Enfin si, mais pas de la même manière que semblait le concevoir ma sœur. Le destin, c'était quelque chose qu'on pouvait changer. Bien sûr, nous avions tous un rôle à jouer. Je ne parlerais pas de prédestination ou de ce genre de truc hallucinant. Non, ce qui m'intéressait avant tout, c'était de savoir comment nos actions entraîneraient telle ou telle conséquence, pour savoir avec un meilleur discernement quel était le meilleur des choix. Je refusais à croire à un destin construit de A à Z et façonné par une quelconque puissance occulte. J'étais maître de mon destin. Je ne pouvais pas croire ni rejeter la faute sur cette conception abstraite de l'existence, pas avec tout ce que j'avais fait. Comment quelqu'un aurait il pu être suffisamment cruel pour m'imposer tous ces évènements ? Devenir fou, voir mes parents mourir, devenir mauvais puis perdre la mémoire, faire toutes ces choses horribles. Dans quel dessein ? J'espérais que mon ancien moi avait au moins compris ce qu'il était en train de faire, je l'espérais vraiment de tout mon cœur. Autrement, je pensais que je serais bel et bien perdu, perspective particulièrement déplaisante que je ne voulais en aucun cas laisser survenir. Ce qui me semblait le plus pénible dans tout ça, c'était que je sentais un dessein au fond de moi, un fil conducteur à tout ce qui m'était arrivé. Je ne me rappelais plus lequel, mais je savais que cela avait de l'importance. Je pris la main de ma sœur, l'air particulièrement sérieux tout à coup. Mon ton était grave, important. Je savais ce que je disais, et je savais que je n'étais pas fou contrairement à ce qu'avait raconté la presse et le ministère. Je me sentais fébrile, tout à coup. Comme si j'étais à deux doigts de me retrouver moi même.


    | Je n'ai pas fait tout ça pour rien Lyra. Je le jure. Je sais qu'il y avait quelque chose. Mais ce n'était pas le destin. Je sais qu'il y avait quelque chose. Quelque chose d'important. Je le sens. Quelque chose que j'ai oublié... |


    Je baissais les yeux, profondément affecté par ce handicap mémoriel que je me traînais depuis longtemps. Je buvais mon verre et m'en resservais un aussitôt, le regard perdu dans le vague. J'avais bien conscience que je manquais quelque chose, mais quoi ? Cela allait me torturer les méninges toute la nuit durant, j'en étais persuadé. Je n'avais aucune chance de m'en sortir autrement. Je savais que je devais savoir, et il s'agissait d'un impératif qui prévalait sur tout le reste. Bloqué dans mes pensées, remuant ma vilaine caboche, ce ne furent que les paroles de ma petite sœur qui me sortirent de mon mutisme et de mes pensées. L'air toujours aussi fébrile, je la dévisageais les yeux écarquillés.


    | Reste avec moi si tu peux. De toute manière on me le reprochera, que tu restes là ou pas. On me surveille tout le temps. | dis je en murmurant


    j'avais articulé soigneusement chacun de ces mots pour bien appuyer leur importance, même si cela ne me donnait sans doute pas l'air le plus sain d'esprit qui soit.


    | Je ne dois pas me cacher de ce que j'ai fait. Parler avec toi me fait du bien. Je me rappelle que j'ai fait tout ça pour une raison bien précise. Dis m'en plus. Sur tout ce que tu sais de moi durant cette période. Je dois tout savoir. |

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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Mer 20 Mar - 12:54

Quelque chose d’important qui l’avait poussé à faire toutes ces choses aussi horribles fussent-elles ? Certes, ne serait-ce que par la sincérité qui passait sur son visage, je le savais pertinemment. J’avais des idées préconçues sur le destin, j’avais surtout mes idées préétablies sur ça, et je m’enfermais dans ce cercle vicieux. Intérieurement je me doutais que mon frère ne pensait pas du tout la même chose que moi, bien au contraire. Ce n’était peut-être pas une histoire de destin, déjà écrite depuis des siècles dans un livre que seul un inconnu pouvait lire, mais je ne comprenais pas alors ce qui avait pu le pousser à faire ça. C’était tellement gros ces histoires que parfois j’avais du mal à croire à un simple coup de folie, cette mascarade n’aurait pas duré aussi longtemps. Derrière ses actions, il y avait forcément des idées comme il avait l’air de me le dire là tout de suite maintenant. J’avais juste du mal à mettre des mots sur ces idées, était-ce une façon d’assouvir sa propre vengeance par rapport à ce qu’il nous était arrivé deux ans auparavant en Moldavie ou autre chose ? C’était plutôt ça que je voulais essayer de comprendre. Ce qui l’avait poussé à faire des choix pareils, des choix qui l’avaient conduit dans cette situation qui n’était pas des plus honorables, des choix qui avaient détruit beaucoup de choses. Mais en même temps aujourd’hui, comment savoir ce qui l’avait mené à cela étant donné qu’il ne se souvenait absolument de rien. Il avait retrouvé sa mémoire qu’il avait à 17 ans. Et autant dire qu’en deux ans il pouvait s’en passer des choses. Les aurors pouvaient lui raconter ce qu’ils voulaient d’une certaine manière, ça ne le soignerait pas de son amnésie ou du moins, ça n’aiderait pas mieux à comprendre ce qu’il s’était passé.

    « Oui je me doute qu’il devait y avoir une raison. Mais à savoir laquelle ? Avec ta perte de mémoire, on ne saura peut-être jamais, alors que ça pourrait amener des explications à beaucoup d’entre nous. »


Je ne le blâmais pas, je faisais un réel constat de ce qui s’était passé. Pendant deux ans j’avais vécu dans le doute, toujours en le défendant auprès des élèves de Poudlard, à m’en rendre folle. Mais je savais pertinemment que mon frère n’était pas un malade comme certaines personnes qui avaient pu rejoindre les mangemorts. Il n’était pas comme eux, je pensais connaitre suffisamment mon frère, pour savoir que sa personnalité n’était pas de tuer les gens comme ça, sous prétexte qu’ils étaient né-moldus, ou qu’ils étaient des moldus. Il y avait quelque chose chez les Mangemorts qui l’avaient juste poussé plus précisément à les rejoindre. C’était d’une certaine manière totalement incohérent qu’il ait pu les rejoindre juste par idées pro-sorciers sang pur, d’autant plus que nous n’avions jamais été élevés, lui, ma sœur ou moi-même dans ces idées, bien que notre sang ne soit pas beaucoup moldu du moins dans nos ascendances proches et dans mes souvenirs.

Il n’avait pas tort sur le dernier point, on était toujours en train de le surveiller, je m’en doutais. Avec ce qu’il avait pu se passer au cours des dernières années, qu’il oublie tout comme ça pouvait peut-être paraitre des plus suspects. Et de mon humble avis, j’étais également persuadée que peu croyaient à son amnésie subite, certains devaient penser qu’il était en train de jouer un jeu. Peut-être bien, mais en lui parlant ce soir, j’étais sure et certaine que ce n’était pas un jeu. Et je le savais, je parlais quand même de mon frère, même si certaines choses pouvaient s’échapper de mon esprit ou des choses comme ça, il était sincère, il y avait autre chose.

    « Tu as bien le droit à des visites de ta petite sœur quand même, si ça aussi c’est un crime, alors l’Angleterre n’est plus le pays que je pensais. Bref. Tu veux tout savoir, tout ce que j’ai pu entendre ? Moi-même j’en sais peu. Pendant deux ans, j’ai eu quelques nouvelles de toi, mais beaucoup de la presse et entre ce qu’elle dit et ce que je pensais vrai il me semblait y avoir un fossé. Tu étais quelqu’un d’autre. Après la mort de papa et maman, on nous a directement envoyé ici à plus ou moins un mois de différence. De là quelques mois plus tard tu es allé te battre en Moldavie, tu es revenu et tu es devenu Mangemort ce dont on me disait. Tu as tué des personnes, mais je n’étais pas au courant de tout, en même temps si tu te mettais à communiquer avec moi, c’était un risque de te faire prendre, j’étais surveillée surement. La dernière fois que je t’ai vu avant que tu perdes la mémoire, c’était chez Krystel, pour mon anniversaire. Mais tu me disais rien du tout, rien en tout cas qui pourrait t’apporter aujourd’hui quelque chose pour connaitre ton engagement auprès des forces du mal. »



HJ || ENFINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN

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Torben Badenov

Fondateur
Cible officiel des mauvais sorts


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MessageSujet: Re: The past must stay in past, now we have to live in the future, don't we ?    Sam 23 Mar - 18:54

    Je scrutais le visage de ma jeune sœur. Pour la première fois, je n'avais pas l'impression qu'elle était tout à fait honnête avec moi. Comme si elle avait vu ou entendu des choses, qu'elle avait des informations. Peut être que je me trompais. D'ailleurs, comment pouvais je dire si elle me mentait ou si elle me disait la vérité ? Je n'avais pour ainsi dire absolument aucune idée de qui j'étais et de qui étaient les gens qui pouvaient m'entourer. Dans ces conditions, il était important de noter que mon jugement sur les gens n'était basé sur rien de bien tangible. Et il m'en coutait de l'avouer. Je ne pouvais faire confiance à mon instinct, puisqu'il n'était plus le même avant ou après que je perde mes souvenirs. Il fallait que je me rende à l'évidence. La personne que j'avais été n'existait plus. Peut être pour plus jamais. Probablement, même. De la même façon, je devais considérer que les personnes que j'avais connues ne seraient plus jamais les mêmes non plus ; elles seront à tout jamais changées par ce qui m'avait moi même changé. Quel méli mélo dans lequel il fallait vaille que vaille se retrouver ! J'en avais presque mal au crâne... Et je voulais surtout que cela cesse, que j'arrête de penser, que j'arrête tout. Je voulais me reposer, et il ne fallait pas non plus que j'oublie quelle journée m'attendait dès le lendemain matin. Hagrid ne lambinait jamais de si bon matin, et il fallait que je sois d'attaque. Seulement voilà, j'avais désormais la sensation que toutes ces pensées m'empêcheraient de dormir, et qu'il fallait que j'y trouve un remède, sous peine de passer une énième nuit à me poser des questions, ce que j'entendais éviter à tout prix. Cela dit, pourquoi ma sœur m'aurait elle dit cela, sous entendu qu'elle aussi avait des questions sur mes souvenirs, si ce n'était pas vrai, pas même un peu?


    | Oui. On verra bien. Seul le temps nous le dira. |


    C'est alors que soeurette me parla de ce qu'elle savait de ces deux dernières années, ou en tout cas de ce qu'elle voulait bien m'en dire, ce qui n'était pas tout à fait pareil il fallait bien le reconnaître. Elle m'indiqua avoir bien eu quelques nouvelles directement de ma part, mais qu'elle avait finalement appris la majorité de ce qu'elle avait su par l'entremise de la presse. J'imaginais donc que nous n'avions pas été si proches que cela sur cette période, ce qui, je devais bien l'avouer, m'étonnait au plus haut point concernant tout ce que j'avais pu apprendre sur l'homme que j'avais été. Je me serais pensé beaucoup plus loyal envers les gens qui comptaient pour moi. Un homme bien, préoccupé par le sort de ses proches. Avec une explication logique à tous ces comportements et à ces exactions... Cruelle déception de plus. Quelqu'un d'autre ? J'avais donc changé ? Cela poussa ma curiosité sur ce qui avait provoqué ce changement chez moi. C'est là que quelque chose me tilta. Chez Krystel. On ne m'avait jamais parlé d'une quelconque Krystel. Et si soeurette avait pensé me révéler peu de choses, elle avait pourtant lâché ce nom. A dessein, ou gaffe ? Je décidais de mener l'enquête de mon côté... La soirée se passa tranquillement, nous finissions de manger avant de nous séparer une fois de plus.

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