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Poufsouffle↯  La loyauté, ça me connait !
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Sasha Tetlan

Poufsouffle
La loyauté, ça me connait !


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MessageSujet: Une douleur partagée ?   Ven 4 Mai - 16:40

    Voilà trois jours que tout cela s’était déroulé. Trois jours que je ne dormais pas, je restais assise dans un fauteuil de la salle commune fixant désespérément la porte d’entrée dans l’espoir de le voir entrer. Trois jours que je ne voulais pas me nourrir, que je ne descendais dans la grande salle que dans l’espoir d’apercevoir sa tête. Trois jours que je n’allais pas en cours sous autorisation spéciale de Dumbledore. Trois jours que je tentais vainement de me souvenir de tout ce qu’il s’était passé, de la dernière fois où je l’avais aperçu. Trois jours que je me haïssais, que je me maudissais de l’avoir laissé là bas, de l’avoir abandonné …

    Je ne parlais à personne, ne voulais parler à personne, ne voulais entendre personne. Je me souciais peu de leur regard sur moi quand mes camarades me voyaient entrer dans la salle commune après avoir passé les heures de cours assises devant les marches de la porte d’entrée. Je me fichais de savoir ce qu’ils pouvaient tous penser de moi. Personne n’était véritablement au courant de sa disparition, mais mon visage trahissait ce secret tout comme son absence. Les rumeurs pouvaient circulées, je m’en fichait. Elles devaient dire dans les toilettes que mon énième tromperie l’avait décidé à me quitter et à quitter l’Angleterre. Mais ça je ne l’entendais pas, leur parole s’évanouissant dans les toilettes dés lors qu’elles constataient ma présence.

    Je n’avais pas été voir Dana à l’infirmerie après l’avoir laissé. Je n’avais pas le courage, pas du tout. Car je savais, je le sentais qu’elle allait me reprocher ce qu’il s’était passé. Par ma faute, il avait disparu, pas de trace de son corps, rien du tout. Disparu, envolé. La question qui me revenait était toujours la même, où était-il passé ? Il ne pouvait pas être allé bien loin. A chaque pensées qui le touchait, les larmes perlaient et dévalaient mon visage inlassablement. Je me sentais tellement seule, je ne savais pas vers qui me tourner, à qui parler. Je ne voulais que lui, personne d’autre, simplement ses bras dans lesquels me lover. Ses baisers et une simple phrase, « tout va bien, ce n’était qu’un cauchemar » … Mais ce n’était pas la vérité. Je vivais ce cauchemar éveillée …

    Je me trouvais dans ma chambre il y a peu quand un hiboux est venu frapper à la petite fenêtre, il portait une lettre qui m’était destiné. Mon cœur rata un battement, serait-ce un signe de lui, je me précipitais sur la lettre et découvrit une écriture qui n’était pas la sienne mais que je reconnus sans mal. J’ouvris la lettre pour découvrir une missive qui venait de Maël, le meilleur ami de mon amour, enfin l’ex-meilleur ami. Visiblement la nouvelle de la disparition de Rob’ était en route et était parvenue jusqu’à ses oreilles. Bien que la déception de ne pas voir de nouvelle de Robert je me sentis soulager de voir que lui aussi était alarmé par la nouvelle, que malgré les griefs qu’ils avaient l’un pour l’autre, un événement si tragique lui fit se remémorer leur amitié. Quelques lettres échangés et le rendez vous était pris à la salle des trophées. Il était temps pour moi de parler à quelqu’un qui connaissait Rob’ aussi bien que moi. Il était temps que j’en parle … J’espérais que cela allégerais ma peine.

    Je descendis les escaliers des dortoirs lentement puis traversais la salle commune, les regards des autres se posant sur moi. Une seconde et je m’attardais sur la une de la Gazette du Sorcier. Non ce n’était plus une rumeur mais une affirmation. Là, son visage, son sourire, tout ce que j’aimais chez lui était là devant moi. Je sentis les larmes me monter, je n’osais pas regarder les personnes qui se trouvaient autour de moi et qui m’observaient sans aucun doute, scrutant les moindre de mes gestes. Je sentis une main se poser sur mon épaule et une parole de réconfort qui m’était adressée. Je ne savais même pas qui me parlait, qui voulait me soutenir, tout ce que je savais c’est que la majorité des personnes se trouvant là ne faisaient que nous juger sans cesse et cela me donnait envie de vomir de les voir aujourd’hui s’apitoyer sur mon sort. Mon regard était accroché à cette photo qui bougeait sans cesse … Et ma voix éteinte s’alluma pour libérer une parole à l’intention de celui qui avait posé sa main sur mon épaule mais aux autres également.


    Non merci, je ne veux pas d’aide d’hypocrites … Laisser moi tranquille et cela sera le mieux pour tout le monde.

    Je ne pris pas le temps d’entendre les paroles qui suivirent que la porte de la salle commune se refermait derrière moi. Je me précipitais au lieu de notre rendez vous, car je ne voulais pas entendre qui que ce soit d’autre, je ne voulais pas les voir. Je voulais croiser le moins de monde possible sur ma route. Mais le soucis était qu’à cette heure des élèves trainaient encore dans les couloirs et la Gazette avait fait son travail. Mes pas s’enchainaient et mes larmes roulaient inlassablement sur mes joues. J’arrivais enfin dans la salle des trophées, je posais la main sur la poignée et pénétrais à l’intérieur. Il n’était pas encore là, j’allais avoir un peu de temps pour moi, pour souffler. Pour remettre ma pensée en ordre. Je m’adossais au mur, me laissais tomber au sol et entourais mes jambes de mes bras, ma tête se posant dessus. Je voulais que tout cela s’arrête qu’il revienne. Je n’en pouvais déjà plus … Je ne supportais pas cela, pas toute seule. Je n’entendis pas la porte s’ouvrir, mon esprit encore bien trop occupé par la peine qui ne cessait de grignoter mon esprit.
Gryffondor↯  La force du lion est en moi
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Maël J. Fontaine

Gryffondor
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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Lun 7 Mai - 5:49

    Les secondes, les minutes, les heures peut-être même !, passaient et je restais immobile, à fixer le feu dans la cheminée de la salle commune. Je n’arrivais plus à réfléchir, je n’arrivais même plus à penser. Trois jours, trois jours et je n’étais au courant que depuis quelques heures. Je tenais toujours dans ma main les hiboux de Sasha (les parchemins hein ! pas les bestioles !) et je peinais à me rendre compte que c’était la réalité. Robert. Je le voyais encore en train de m’envoyer les balles de tennis pour m’embêter, je le voyais en train de rire avec moi, me charrier sur ce que mes gestes timides envers Evelyne, se fâcher lorsque quelqu’un m’avait embêté… Robert… Merlin que sa présence me manquait ! Ces derniers mois, j’avais hurlé sur les toits de mon esprit que je le haïssais, que jamais je n’allais pouvoir lui pardonner sa trahison, que notre amitié était belle et bien finie et une histoire ancienne… Jusqu’à hier j’en étais persuadé et rien ne semblait me faire changer d’avis. Mais maintenant… mon monde s’écroulait. Pour la cinquième fois de la soirée je fondis en sanglots, sans considération pour les Gryffondor qui se demandaient sûrement ce qu’il se passait. J’avais envie de jeter les parchemins au feu, dans l’espoir que ça allait faire en sorte qu’ils mentent. J’espérais que quelqu’un aille chercher Robert dans la salle commune des Poufsouffle pour qu’il me remonte le moral. J’espérais, j’espérais que ce ne fût qu’un tissu de mensonges comme le journal des ragots de Poudlard, et qu’on puisse tourner la page. Mais non… les lettres étaient bien présentes dans mes mains et ne semblaient pas vouloir disparaître. Non ! Non ! Non ! Bon sang, j’écrivais d’une main sûre sur le parchemin que Sasha pouvait compter sur moi, qu’elle pouvait s’appuyer sur mon épaule et, pourtant, j’étais amorphe, en larmes, comme un gamin qui a perdu son doudou… Non, pire… Robert n’était pas un doudou… c’était Robert mince ! Les larmes menacèrent de revenir et je me recroquevillai dans le fauteuil rouge et or, mes yeux fixaient, immobiles, les flammes brûlantes. Je m’en fichais de devenir aveugle à force de trop regarder les flammes, si ça pouvait m’empêcher de voir son absence aux repas. Brusquement, alors que je l’avais renié pendant tout l’été, tout me rappelait sa présence, et maintenant son absence. Un motif d’une teinture et je pensais aux dessins qu’on se faisait passer, avant, pendant les cours d’Histoire de la Magie, en cinquième année. Un crépitement plus fort que les autres dans l’âtre, et je me revoyais en train de jouer à la bataille explosive, chez lui, pendant les vacances de Noël. Mais M*rde ! Pourquoi lui ? Etait-ce de ma faute, parce que je l’avais volontairement rejeté ? Parce que je l’avais maudi en pensées depuis que je l’avais vu embrasser Evelyne ? Mais… qu’est-ce que c’était par rapport à un possible enlèvement ? Rien, strictement rien ! Ce n’était qu’une broutille ! Et il m’avait assuré, lui que c’était un accident. Bien sûr que c’en était un ! Il n’était pas comme ça ! Comme il n’était pas du genre à disparaître du jour au lendemain… Robert…

    Un bruit de frottement et je sentis un hibou se poser avec brusquerie sur mon épaule. C’était sûrement celui de Sasha qui commençait à en avoir assez de ces aller-retour. Je fouillai mes poches et lui donna du Miamhibou écrasé qui y traînait puis regarda la réponse de la Jaune-Et-Noire. Salle des Trophées ? Trente minutes ? Pour sûr que j’allais y être ! Sasha devait bien être la seule du château, avec Dana, à souffrir plus que moi actuellement. Quiconque n’a jamais perdu son meilleur ami, son frère ou son petit ami ne pouvait pas comprendre à quel point nous souffrions tous les trois ! Je passai, rageur, ma manche sur mes joues pour faire sécher mes larmes et entrepris de déplier mes jambes engourdies pour sortir. Heureusement que mon badge de préfet m’ouvrait pas mal de portes, le soir. Comme un automate, je laçai mes chaussures, enfilai un pull sur ma chemise froissée et y épinglai le petit insigne, comme je devais le faire à chaque changement d’habits. C’était ridicule, et je m’en plaignais d’habitude, mais aujourd’hui je m’en fichai. Il me semblait que tout avait perdu de sa saveur ces derniers jours. Tout y comprit le tennis… ou presque. Non, quand même pas. Le tennis, et Sephora, c’était ce qui m’ancrait encore dans la réalité, et je ne devais pas lâcher prise. Je devais me raccrocher à ma passion et mon amie pour rester maître de moi et ne pas tomber. Je m’attendais à recevoir sous peu des hiboux de mes parents, puisqu’ils savaient à quel point j’étais proche de Robert. Il fallait que je sois fort, pour soutenir Sasha. Pour la soutenir, pour soutenir Dana dont j’attendais des nouvelles, pour me soutenir.

    Le temps d’arriver à la salle des trophées, j’avais compris ce qu’il m’arrivait pour que je flanche aussi rapidement, pour quelques hiboux. Certes, que ce soit Robert expliquait pas mal de choses, mais je n’avais jusque là jamais pensé que sa disparition pouvait me briser autant. J’avais peur… j’avais peur de ne jamais le revoir, de ne jamais m’excuser, de ne jamais recevoir son pardon et de ne jamais entendre le sien. Rester dans l’incertitude de le savoir en vie, rester dans l’ignorance de prévoir son retour… Non… Je n’arrivais pas à stabiliser mes pensées. Je n’arrivais plus à penser. J’ouvris la porte.

    Mon regard chercha la Poufsouffle pour me trouver un point d’appui. Finalement, ce fut au bout de quelques minutes que je la trouvais, et son état me fit aussitôt penser que le mien n’était pas le pire. J’avais l’air d’un automate, elle avait l’air d’un spectre… Je courus vers elle, ne pouvant la voir comme ça plus longtemps, m’accroupis et la pris dans mes bras pour lui apporter mon soutien. Il ne fallait pas croire dans ce geste un mouvement déplacé, non ! Mais je voulais lui transmettre le réconfort de se savoir compris par quelqu’un. Sans la lâcher, je finis par m’adosser au mur et m’installer plus confortablement.

    « Hey ! Sasha ! C’est Maël ! J’ai fait aussi vite que j’ai pu je t’assure. Si tu veux parler, je suis là. Je t’assure, je suis là. »

    J’essayai de contrôler ma voix pour qu’elle ne se casse pas mais peine perdue : affirmer que j’étais là ne renforçait que trop le fait que Robert était absent. Je n’étais pas très doué avec les mots, c’était sûr.
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Sasha Tetlan

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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Mer 9 Mai - 17:41

    Mon esprit était ailleurs. Je fermais les yeux pour essayer de visualiser où il pouvait se trouver, j’aimerais tant qu’il y ait une formule magique pour établir un contact avec lui. Non d’un dragon nous étions dans un monde magique, ma fatigue, mon état déplorable était tel que je ne réfléchissait plus du tout. Je n’utilisais plus ma baguette depuis la bataille, j’avais comme oublié dans quel monde je me trouvais, que j’étais moi-même une sorcière. Pourquoi ? Car je n’avais pas été capable d’user de ma magie pour le retrouver dans ces décombres, que je n’avais utilisé que ma stupidité de moldu pour réfléchir et décamper au lieu de faire tout mon possible pour le retrouver, pour le sauver. Un sanglot sorti dans un spasme de mon corps, un torrent de larmes s’écoula de mes yeux brouillant ma vue. Mes mains se crispèrent. Je voulais qu’il soit là, je ne voulais que ça rien d’autre.

    Des pas précipités se rapprochèrent de moi, puis des bras qui m’entourèrent et des paroles qui se voulaient réconfortantes. Maël, le meilleur ami de Robert, enfin l’ex-meilleur ami de Rob’. Je ne savais pas ce qu’il s’était passé entre eux, tout s’était cassé en moins de deux secondes. Un jour ils étaient les meilleurs amis du monde et le lendemain ils ne se parlaient plus. Je n’avais rien compris, rien du tout et toutes mes tentatives pour essayer de comprendre sont restées veines comme si, comme si c’était un affreux secret. Je relevais la tête pour regarder Maël, je me blottis contre lui et fermai les yeux quelques secondes. Non ce n’était pas ce corps apaisant que je cherchais tant, celui de Rob’. Je rouvris les yeux et me décollais lentement de lui. Il était dans un sale état, comme moi il ne semblait pas avoir dormi. J’aurais eu le cœur à ça, j’aurais ri de nous voir tout les deux là comme deux âmes en peine.


    Maël … Merci d’être là. Mais … je ne sais pas si j’ai le force de parler. J’ai juste envie de parler de lui et pas de ce qu’il s’est passé. Enfin … Si cela ne te dérange pas ?

    Je n’avais pas envie de me remémorer ce jour sinistre. Je n’y arrivais plus et je voulais un peu couper tout cela. Je voulais juste me remémorer les moments heureux avec mon amour, parler de lui avec Maël, éviter de penser à cette souffrance qui me traversais le corps comme des milliers de sortilèges, comme des doloris que l’on me jetais sans cesse. C’était peut être beaucoup demander à Maël, peut être avait-il envie de connaitre toute l’histoire, de savoir ce qu’il s’était passé à Ste Mangouste, mais je ne voulais pas. Mes nuits étaient peuplées de cette journée affreuse, lorsque mes yeux se fermaient car la fatigue était trop importante je me réveillais en sursaut suite à un cauchemar traumatisant. Je voulais qu’il revienne, qu’il soit là et que tout soit oublié.

    Je passais mes bras autour de épaules de Maël, j’avais juste besoin, un petit moment d’égarement et je me décollais de lui. Je tentais de retenir mes larmes car pleurer était trop épuisant. Et je me sentais si coupable, cela me rongeait de l’intérieur et je pense que Dana allait me le faire savoir. Je redoutais de la voir, de l’entendre, je savais qu’elle allait m’en vouloir. Je posais ma tête sur l’épaule de Maël et je regardais dans la salle, les trophée étincelaient, ils brillaient de mille feux.


    Tu te souviens de la première fois où tu l’as rencontré ? Moi c’était le jour de la rentrée, nous avons été répartis dans la même maison. Nous n’avons pas parlé tout de suite lui et moi. Je crois que l’on se jaugeait, que l’on se regardait. Et puis à 11 ans en fait on a pas encore envie de se mélanger aux autres garçons et puis … J’étais trop timide, j’avais peur des autres. Je n’étais pas encore prête à me lier d’amitié avec d’autres. J’étais plutôt solitaire … Mais il est venu me parler un jour, le premier échange que l’on a eu. C’était en classe il s’est installé à côté de moi et on a plaisanté. Je pense que ce lien si spécial qui nous unit aujourd’hui s’est installé à ce moment là. Cela reste mon plus beau souvenir ici, celui où j’ai compris qu’il ne fallait pas que je me méfies des autres, que je pouvais un tant soit peu baisser la garde car au final cela en valait la peine. Aujourd’hui j’ai à nouveau bâtis ces barrières autour de moi, car ma réputation me poursuit … Les autres me jugent et aujourd’hui ils osent essayer de me porter réconfort. Je ne le supporte pas mais je devrais peut être les laisser s’approcher de moi, peut être apprendront-ils à me connaitre.

    J’avais envie de parler, de parler de moi, de Rob’ et moi, de cette vie que l’on vit, que l’on a vécut. Il me manquait et de me souvenir de lui, de mes moments passés avec lui des souvenirs que je n’avais pas encore écouté. Je voulais le sentir près de moi, sentir une pointe de joie illuminer mon cœur pour quelques instants. En compagnie de celui qui le connait autant que moi.
Gryffondor↯  La force du lion est en moi
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Maël J. Fontaine

Gryffondor
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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Ven 11 Mai - 11:33

    Je sentis Sasha se blottir momentanément contre moi, comme si elle me prenait pour Robert. Ca me mettait extrêmement mal à l’aise mais je ne voulais pas la rejeter non plus, puisque j’avais une petite idée de la souffrance qu’elle risquait de subir. Elle se décolla lentement de moi au bout d’un moment trop long à mon goût et m’observa. Je devais avoir une sale tête mais ça m’importait peu. La voir aussi… fragile, détruite, perdue… ça me révoltait. J’étais presque capable d’en vouloir à Robert pour ça, presque parce que je n’allais quand même pas reporter tous les malheurs du monde sur un absent qui ne le voulait pas. Je me serais bien frappé rien que pour cette pensée…

    Maël … Merci d’être là. Mais … je ne sais pas si j’ai la force de parler. J’ai juste envie de parler de lui et pas de ce qu’il s’est passé. Enfin … Si cela ne te dérange pas ?

    J’acquiesçais lentement. Je comprenais totalement ce qu’elle voulait dire, même si je mourrais d’envie de savoir exactement tout ce qu’il s’était passé. Il fallait que je sache exactement la chronologie des évènements. J’en avais besoin. Je culpabilisais chaque seconde un peu plus de ne pas avoir été là au bon moment pour aider Robert. Pour les aider tous les trois. Je me faisais le sentiment d’être un couard, un lâche… Je n’avais pas été là au moment où ils en auraient eu besoin. Ca, je ne l’avais pas dit à Sasha ou Dana, ni même à Sephora. Je n’arrivais pas à l’assumer. Et j’avais besoin de savoir… même si je comprenais parfaitement que Sasha ne veuille pas en parler. Il fallait juste que je sois patient. Peut être que mes parents allaient pouvoir me renseigner dans peu de temps… Sasha repassa ses bras autour de mes épaules et je me tendis légèrement. Je n’étais pas Robert, hein !, il ne fallait pas qu’elle me confonde avec lui… Déjà que je culpabilisais d’avoir tant rejeté mon meilleur ami, si en plus je lui faisais ce que lui m’avait fait et qui avait brisé, du moins je le croyais encore il y a une semaine, notre amitié… Je ne valais guère mieux que ces Serpentard que je détestais pour ce qu’ils étaient : des lâches, des traîtres, des déloyaux… Sasha se décolla un peu de moi pour poser sa tête sur mon épaule et commencer à me raconter sa première rencontre avec Robert. J’eus un petit sourire, m’imaginant parfaitement la scène au fur et à mesure qu’elle la décrivait. Je connaissais tellement bien Robert que j’allais jusqu’à prédire ses sourires, ses regards interrogateurs… C’était comme un film défilant devant mes yeux. Je voyais un mini-Robert et une mini-Sasha en train de se toiser, se sourire… discuter et rire !

    « Je me souviens de ce cours… je crois bien que j’en ai voulu quelques jours à la blonde qui m’avait piqué mon Robert pendant tout un cours. Je vous avais observés pendant toute l’heure, en me renfrognant à chaque fois que tu disais quelque chose qui le faisait rire, parce que j’étais vexé d’avoir été mis à part. Mais après… il m’a tout raconté et j’étais incapable d’être de mauvaise humeur plus de dix minutes contre lui… »

    Je pris une inspiration, allant presque jusqu’à sourire en me souvenant de tout ça. C’était juste… bon, de parler ainsi de Robert, comme on parlait d’un ami commun qu’on connaissait tous les deux aussi bien. Ce qui devait être le cas. Une partie de moi toutefois analysait cette discussion comme une discussion post-enterrement, et muselait la bonne humeur qui aurait pu éclore. Je ne savais pas quel effet avait cette discussion sur Sasha, mais pour moi, je sentais encore plus qu’il y a quelques minutes son absence. C’était comme s’il était à côté de moi, d’entendre Sasha en parler ainsi. Et ça me faisait mal. Mais je ne devais rien laisser paraître, parce que apparemment, ça faisait du bien à Sasha, et il valait mieux prendre en compte son bien-être avant le mien ; c’était elle qui souffrait le plus de la disparition de Robert, ç’eut été égoïste de ma part de le nier, et c’était elle qu’il fallait réconforter en priorité. Il y eut un moment de silence, comme si elle attendait que moi, je prenne la parole à présent. Que raconter ? Ma rencontre avec Robert ? Elle était bien sûr gravée dans ma mémoire, comme si ma mémoire d’enfant avait compris que c’était l’un des évènements majeurs de ma vie. Je sentais presque le froid du carrelage sur mes pieds-nus tandis que je m’approchais avec une certaine appréhension mais surtout une curiosité dévorante de l’autre garçon. Je fermai les yeux pour détruire des larmes qui risquaient d’en rejaillir à nouveau. Non. Je ne devais pas pleurer. Je devais faire comme si évoquer le souvenir de ma rencontre avec Robert était pour moi une source de joie, pour Sasha. Il fallait que j’ignore la boule qui m’enserrait le ventre. Sasha comptait sur moi, et moi j’étais là. Je tentai de maîtriser le mouvement sporadique de mes mains et le tremblement de ma voix.

    « C’était l’année de mes six ans. Je venais d’ailleurs de les fêter, et nous venions de rentrer d’Australie. Papa avait un cycle de réunions au Ministère pendant près d’un mois, et nous avions déménagé de Sydney pour partir, ensuite en Argentine si mes souvenirs sont bons. Pour ces réunions, nous nous sommes posés quatre petites semaines à Londres. Bref. Papa avait donc une réunion et il m’avait emmené à l’Atrium pour pas que je reste dans les pattes de Maman. Robert, lui, il était là pour la même raison sauf que c’était sa mère qui avait une réunion au Ministère. On nous a confiés à la pseudo garderie du Ministère et dès qu’on s’est vu, on a su qu’on n’allait pas s’ennuyer et que jamais on ne pourrait se disputer. Je ne sais pas si tu as connu ce sentiment de… complémentarité avec quelqu’un. C’était comme s’il était mon jumeau. Comme si… je ne sais pas l’exprimer. Bref. Dès qu’on s’est vu, on est allé l’un vers l’autre et… tu vois genre deux petits garçons de six ans qui pensaient s’ennuyer pendant toute une matinée qui comprennent qu’ils ont trouvé un partenaire de jeux… On s’est avancé l’un vers l’autre et là, je m’en souviendrais toujours… Je me suis pris une tarte monumentale, et on a commencé à se bagarrer, avec de la peinture. C’était tellement… hors du temps. Bon, ça n’a pas duré longtemps mais on riait aux éclats quand nos parents nous ont séparés, et se sont respectivement retrouvés avec une tache jaune et une tache rouge vif sur leurs robes… Depuis bah… on s’est toujours envoyé des hiboux malgré la distance et nos parents ont toujours fait en sorte que nous nous voyions au moins deux fois par an, jusqu’à notre retour en Angleterre pour la rentrée à Poudlard. »

    J’étais fier de moi. J’avais réussi à simuler de l’émotion et de la bonne humeur en me souvenant de cette bataille de peinture, quand bien même je souffrais. Comment, pourquoi en étions nous venus à nous détester en début d’année ? Pourquoi avait-il fallu qu’il me trahisse et embrasse Evelyne ? Pourquoi, pourquoi… Comment une si belle amitié avait-elle volé en éclats, par sa faute et la mienne ? J’avais envie de pleurer encore plus qu’il y a quelques minutes. Sasha se fichait sûrement de ma rencontre avec Robert. Moi, je ne voyais que ma faute, ma culpabilité qui m’empêchait de respirer. Je n’arrivais plus… je n’arrivais plus à tenir. Pourquoi n’avais-je pas pu lui dire que je l’excusais ? Pourquoi n’avais-je pas pu l’excuser ? Pourquoi, encore maintenant, j’étais partagé entre le fait de le haïr et lui pardonner… Et surtout, pourquoi, malgré tout ça, il me manquait autant ? Je me sentais amputé, blessé mortellement… Je n’arrivais pas à respirer. Je repoussai Sasha pour me lever et donner un coup de pied dans le mur. Il fallait que je tienne. Il fallait que je sois fort et que j’arrive à me pardonner, à lui pardonner pleinement et en face. Il fallait. Je fermai les yeux si fort que ça me fit mal à la tête mais aucune larme ne traversa le barrage. Il fallait que je me reprenne. Maintenant. Si moi, je craquais, comment pouvais-je aider Sasha à passer cette épreuve en restant entière ? J’étais égoïste de me concentrer sur ma douleur…
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Sasha Tetlan

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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Sam 9 Juin - 9:25

[Pardon du retard Embarassed ]

    Ma tête reposait mollement sur l’épaule de Maël, cela me faisait du bien de parler de Robert avec quelqu’un qui le connaissait, qui l’appréciait, qui ne le jugeait pas. Mais cela me faisait mal également, car je ressentais ce vide qu’il avait laissé. J’avais envie de hurler de douleur, je voulais qu’on le retrouver, je me sentais totalement désemparée, impuissante, perdue sans lui. Je me demandais à chaque fois que je venais de fauter avec un autre s’il n’allait pas me laisser tomber, s’il n’allait pas m’abandonner, j’imaginais la souffrance que j’allais ressentir, mais ce n’était en rien comparable à celle que je ressentais en ce moment.

    Maël, m’expliqua ce qu’il avait ressentit le jour où Rob’ s’était assis à côté de moi, de cette jalousie sous jacente. Celle qui lui avait piqué Rob’, je lui avait pris son meilleur ami. Je me demandais si je n’étais pas la raison de leur dispute, avais-je été trop souvent avec mon amour et qu’il avait délaisser son ami pour cela. Je me mordais les lèvres, me retenant de lui poser cette fameuse question. J’aurais tant voulu savoir, mais peut être que cela ne sera pas la meilleure occasion pour moi de lever le voile sur ce mystère.


    Je suis désolé de te l’avoir voler quelques instants et je suis désolée de te l’avoir volé tout court. J’ai conscience qu’il t’a un peu délaissé depuis que notre relation a débuté et je ne m’en suis pas rendue compte, je pensais que les instants que vous passiez ensemble vous étaient suffisant. Mais aujourd’hui je me laisse à penser que non, que vous aviez surement besoin de plus …

    Les larmes roulèrent à nouveaux sur mes joues, mes dernières paroles furent étouffées par un sanglot. Mon cœur saignait, se brisait chaque jour un peu plus et le poids de la culpabilité était de plus en plus oppressant. Je me sentais coupable de l’avoir laissé là bas, de l’avoir fait souffrir en couchant à droit, à gauche, en étant celle que j’étais. Pourquoi vouloir rester avec moi ? Qu’est-ce que je lui apportais réellement mis à part la souffrance, une réputation nauséabonde comme une bouse de dragon. Je respirais un peu, mais ma voix était encore étranglée par les sanglots.

    Par merlin, je me demande ce qu’il trouve de bon à être avec moi, je ne suis pas la petite amie idéale … Il … il mérite cent fois mieux, je ne fait que des erreurs, que des conneries et il reste, il s’accroche … Son absence me tue à petit feu, mais … Je me dis que je devrais partir et le laisser vivre sa vie. Je n’ai plus le droit d’être aussi égoïste, il sera bien plus heureux sans moi … Je ne le mérite pas du tout.

    J’enfouis mon visage entre mes mains, me laissant aller encore plus que depuis sa disparition. Je ne pensais pas que je pouvais encore autant pleurer … Mais cela était possible, je n’en pouvais plus de son absence, je voulais seulement le voir, le voir en bonne santé et heureux. Et je tirerais surement ma révérence, je l’aime à la folie, il est et restera le seul. Mais de plus en plus je me disais que je ne devais pas rester avec lui … Pour son bien être tout simplement. Je voulais lui dire combien je l’aimais … Je ne pourrais surement pas vivre sans lui, mais ce n’était pas là le soucis.

    Le lion me racontait leur première rencontre, ce qui me calma un tant soit peu. Ils se connaissaient depuis tellement de temps. Cela affirma d’autant plus mon incompréhension de les voir brouiller, je ne comprenais toujours pas et … Je relevais la tête et regardais le rouge et or. Il était lui aussi en mal en point et tentait de ne pas me le montrer, il tentait d’être fort, mais je le sentais aussi détruit. Je passais mes bras autour des épaules, davantage en signe de réconfort. Mes larmes séchaient peu à peu. Je ne devais pas être la seule à libérer ce flot, sa colère, sa peur, sa tristesse devaient également s’exprimer. Ma voix était douce, étrangement libérée de tout sanglot de toute tristesse, juste apaisante. Cela me surprenait.


    Maël, … Je sais que toi aussi ça te touche autant que moi, je sens que tu n’es pas bien, alors je te demande une chose de plus. Ne te gêne pas avec moi, ne bloque pas tes sentiments, lâche toi, je ne t’en voudrais pas. Je sais que cette conversation peut être bizarre, comme si je pensais que tout était perdu … Mais c’est juste un besoin, faire une pause avant de reprendre le combat. C’est un peu notre espace de décompression alors n’hésite pas. Et si tu le souhaite ensuite j’essaierais de réunir à nouveau mes souvenirs, car tu as le droit de savoir. Mais laisse toi aller, ne montre pas ta carapace sous prétexte que tu es un homme et que tu dois te montrer fort face à moi, s’il te plait !

    Je voulais qu’il se sente aussi épaulé, qu’il se laisse aller, car les jours qui venaient n’allaient pas être évident et qu’une oreille attentive est difficile à trouver !
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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Mar 12 Juin - 8:44

    Je me sentais mal. Très mal. J’avais l’impression de tout louper. Je voulais faire sourire Sasha, et voilà qu’elle pleurait encore plus. Mais quel idiot d’avoir raconté ma première impression sur elle ! Mais quel… je me sentais aussi lâche et aussi mesquin qu’un Serpentard. J’avais l’impression d’être le mal incarné, la bêtise… Des larmes me piquaient les yeux mais ma volonté les fit partir plus rapidement que la boule qui m’enserrait le ventre. Je me détestais. Je ne méritais pas le soutien de Sephora, de Sasha… J’étais un p*tain d’égoïste de première… Comment Sasha pouvait elle avoir envie de rester à côté de moi ? Comment… Je n’étais même pas capable de pardonner à Robert… de m’avoir trahi. Et cette trahison dont je souffrais encore accentuait encore plus la douleur que je ressentais à chaque fois que je pensais à Robert. Je lui en voulais plus que jamais et pourtant, j’étais incapable de ne pas pleurer en pensant qu’il n’était plus là. Je m’en voulais de ne pas lui avoir pardonné, mais je ne m’en sentais pas encore capable… Je le voulais plus que jamais, mais à chaque fois que je songeais au pardon, je voyais Robert embrasser Evelyne et j’avais envie de courir aussi loin que mes jambes me le permettaient dans la forêt interdite pour chasser cette image. Et sitôt que mon esprit voulait détestait Robert, je me sentais mal en pensant qu’il n’était plus là. C’était comme un cercle vicieux. J’avais envie qu’il soit là pour pouvoir sans remords lui en vouloir, prendre le temps de lui pardonner et retrouver notre vieille complicité. Sasha passant ses bras autour de mes épaules, et je les décrispais un peu. J’étais perdu, mais je ne devais pas sembler l’être, ne serait-ce que par égard pour Sasha. Je ne la connaissais que peu, mais c’était actuellement d’elle dont j’étais le plus proche. Dana…. Dana était comme ma petite sœur, ou plutôt c’était pleinement la petite sœur de Bob, et j’étais mal à l’aise en sa présence, comme lorsque je devais faire face à un Alexandre malheureux. J’étais maladroit dans mes gestes, mes actes et mes paroles dès que je faisais face à quelqu’un de désemparé, et aujourd’hui ne changeait rien à la donne.

    Maël, … Je sais que toi aussi ça te touche autant que moi, je sens que tu n’es pas bien, alors je te demande une chose de plus. Ne te gêne pas avec moi, ne bloque pas tes sentiments, lâche toi, je ne t’en voudrais pas. Je sais que cette conversation peut être bizarre, comme si je pensais que tout était perdu … Mais c’est juste un besoin, faire une pause avant de reprendre le combat. C’est un peu notre espace de décompression alors n’hésite pas. Et si tu le souhaite ensuite j’essaierais de réunir à nouveau mes souvenirs, car tu as le droit de savoir. Mais laisse toi aller, ne montre pas ta carapace sous prétexte que tu es un homme et que tu dois te montrer fort face à moi, s’il te plait !

    La voix de Sasha était douce, étrangement. Comme si… elle était libérée de la tristesse qui m’empêchait de parler. Elle en avait des bonnes tiens ! Comme si je pouvais me permettre de pleurer comme une madeleine dans ses bras. Ce n’était pas à moi de me le permettre. C’était pour elle que j’étais là, c’était pour la soutenir, pas pour qu’elle me soutienne. Je pris mon inspiration, et expirais lentement. Je ne devais pas pleurer. Pas devant Sasha qui était sûrement dans un état pire que le mien. Bon sang, j’étais le mec là ! Je ne devais pas être en pleurs tandis que Sasha me servait de soutien ! C’était… Merlin… Et dire que j’allais fêter mes dix-huit ans dans un mois environ. Bonjour, je m’appelle Madeleine et je suis une madeleine émotive qui pleure dans son coin sur les bras d’une fille. Non ! Non ! Je… Contrairement à ce qu’affirmait Sasha, je n’avais pas à enlever ma carapace pour cesser de me montrer fort et je n’avais pas le droit de pleurer. C’était… inconvenant. Dérangeant. Humiliant. Les filles pouvaient se permettre de pleurer devant des garçons, mais les garçons ne pouvaient pas se le permettre devant des filles. Au moins pour garder un semblant de virilité. Je… Des larmes percèrent mes défenses. Je ne pouvais pas fermer les yeux, le visage de Robert apparaissant aussitôt. Et si je les laissais ouvert, je les posais sur Sasha qui me semblait bien plus résistante que moi.

    « Je… je… »

    J’avais envie de tout lui dire. De lui dire à quel point j’avais souffert en voyant Robert dans les bras d’Evelyne. Comme quoi j’avais pris la décision de le détester toute ma vie, que ça avait été facile et que je le haïssais comme seuls peuvent haïr les amoureux trahis. Je voulais lui dire que la souffrance que j’avais ressentie ce jour là m’avait poursuivi toutes les vacances, que en vouloir à Robert avait été facile, et que pardonner à Evelyne l’avait été encore plus tant je l’aimais encore. Je voulais lui dire que j’avais honte de mon meilleur ami, que j’avais tiré un trait définitif sur notre amitié. Et que maintenant, c’était de moi que j’avais honte, c’était moi que je détestais, et c’était moi que je ne pouvais pas pardonner… tout en étant toujours incapable d’accepter des excuses de Robert. C’était… Je me détruisais intérieurement, j’en étais conscient, et je n’arrivais pas à vouloir éviter ça ; Je détestais le Maël intérieur qui n’arrivait pas à faire la part des choses. Dès que je voyais Evelyne, je la voyais dans les bras de Robert. Dès que je voyais Sasha, je voyais Robert qui la trompait. Bien sûr, c’était connu de tous que Sasha n’était pas tout à fait ce qu’on pouvait appeler un modèle de fidélité. Mais je devais garder le silence. Parce que je savais à quel point c’était dur de savoir que la personne que l’on aimait le plus au monde nous avait trahis. Je faisais à peu près la même taille que Sasha, tout en étant un peu plus grand. J’acceptais son étreinte et je la pris dans mes bras en toute amitié, ne vous faites pas d’idée. Pour qu’elle se sente protégée, que je me sente utile. C’était le pire de tout, ce sentiment d’inutilité. Je n’avais été au courant de la disparition de Robert que bien tard. Et je me sentais… comme un poids mort. C’était peut être pour ça qu’on ne m’avait pas averti. Je n’étais que l’ancien ami de Robert, celui qui l’avait fait souffrir pour lui rendre la pareille. Celui qui… Je déglutis. Il fallait que je me reprenne. J’avais besoin de voir mon père pour en discuter face à face. C’était comme si… j’avais besoin de le voir. Discuter d’homme à homme. Je ravalais mes sanglots.

    « Le combat va commencer, c’est sûr. Et je ne sais même pas quelle place je vais y avoir. Il y a deux semaines, je t’aurais affirmé ma volonté de quitter le monde sorcier pour fuir loin, très loin de tout ça. Maintenant… je ne sais pas. Je ne sais pas comment être utile. Je suppose que ça vaudrait mieux pour tout le monde que je parte, et que je cesse d’être un poids mort inutile. Ca ne sert à rien de se leurrer, vu mes capacités en duel, la profession d’Auror m’est interdite. Et ce serait la seule profession qui pourrait me permettre de… de… de chercher Robert. D’éviter d’autres disparitions. Merlin… je sers à rien. »

    Ma voix était ferme, et un peu amère. J’avais pour but depuis mon avancée dans le monde du tennis de vivre de ce sport, pour la simple raison que j’y excellais, contrairement aux différents autres domaines que l’on abordait en cours à Poudlard, et parce qu’aussi, j’adorais clairement ce sport. Mais là, savoir faire un revers ne servait à rien dans une guerre. Je n’avais même pas été capable de lancer un sort correct à Black senior lorsque je l’avais provoqué en duel, Potter me le rappelait trop souvent pour que j’oublie à quel point j’étais pathétique en sortilège. Comment pouvais-je penser être utile ? Je n’étais même pas bon en potions ou botanique pour devenir médicomage. Et inutile de penser aux Runes qui, apparemment, étaient un secteur de la magie offensive, puisque j’étais d’une nullité incomparable en la matière. Sephora, elle, au moins, elle pouvait se défendre. J’étais un poids mort pour le monde sorcier. Incapable de défendre son meilleur ami, de se tenir au courant des intrigues politiques. J’étais maladroit avec les mots, la politique n’était pas pour moi. Je ridiculisais plus que je défendais mon frère lorsque je voulais envoyer paître les élèves qui s’en prenaient à Alexandre… Des sanglots de rage et ceux, toujours latents, de souffrance, brisèrent un peu ma voix lorsque j’essayai de demander normalement :

    « Qu’est ce que tu comptes faire, toi ? »
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Sasha Tetlan

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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Mer 27 Juin - 16:03

    Un poignard était fiché dans mon cœur et on en pouvait pas le déloger. La seule chose qui aurait pu le faire s’envoler était la réapparition de Robert, mais pour le moment c’était encore peine perdue. Mais je ne voulais m’arrêter de pleurer, arrêter d’être égoïste pour soutenir également Maël qui éprouvait une douleur sourde, dissimulée. Ces garçons sont complètements idiots parfois. Je voulais être là pour quelqu’un, ne plus ne soucier que de moi et ouvrir les yeux sur ce que ressentent les autres.
    Le seul regret que j’éprouvais à ce moment là, c’est qu’il m’avait fallut la disparition de Robert pour me rendre compte que cette vie que je menais n’était pas la bonne. Je me dissimulais toujours derrière des excuses idiotes, afin de justifier au mieux mon comportement avec les garçons, mais je n’étais qu’une égoïste … Et j’aimerais tellement pouvoir le dire à Robert.

    Je sentais Maël en proie à une tension intérieur, comme s’il luttait franchement contre sa tristesse afin de se montrer fort à face à moi, alors que je venais de lui dire de se lâcher, de ne pas avoir honte de ce qu’il ressentait. Je gardais le silence, attendant patiemment qu’il daigne parler ou faire quelque chose qui irait dans le sens de la délivrance. Mais rien n’arrivait encore. Il me parlait de la guerre, de ce camp qu’il fallait indubitablement choisir. Je ne voulais pas le faire, je ne voulais pas encore prendre position, même si intérieurement ma décision était irrévocablement prise, mais je n’étais encore qu’une adolescente qui avait besoin de vivre de ses expériences. Je n’avais pas encore suffisamment de courage pour entrer de plein fouet dans cette guerre. Et lui … La douleur qu’il ne montrait pas sur son visage, se ressentait dans ses paroles. Il disait qu’il ne servait à rien …

    Je pensais la même chose avant, je ne me sentais pas utile, mais si on est là dans ce monde, c’est pour quelque chose, pour servir à quelque chose. On est pas là pour rien, on est tous amené à faire des grandes choses à notre échelle. Et puis les sanglots transparurent dans sa voix, même s’il ne souhaitait sans doute pas du tout le montrer, c’était arrivé. Maël me demanda ce que je comptais faire, la question qui me taraudais l’esprit depuis des semaines, voir des mois, depuis que cette guerre avait éclaté. Depuis que Dana avait créé l’AFT et que Rob’ l’avait rejoint. Depuis qu’il voulait se battre pour me protéger, comme je n’avais pas su le protéger. Je me tournais vers Maël et vint lui prendre la main, je la serrais avec force.


    Tu sers à quelque chose, ne dit pas n’importe quoi ! Tu es là pour quelque chose, tu sers à décharger un peu de cette douleur que je ressens en ce moment même.
    On en peut pas tous être super doué en sortilège, en potion, etc. Tu es doué en tennis, ho je sais ce que tu vas me dire, c’est ironique pour un sorcier d’être doué dans un sport moldu, mais c’est ce qui fait ta force, ton originalité. Je te vois dans un an, entrer au département des sports magiques ou bien dans la coopération avec les moldus.
    Mais pour les sortilèges on peut très bien s’entrainer et tu sais je suis pas mal dans ce domaine, je pourrais t’aider, on peut s’entrainer tout les deux ! Cela me ferait sûrement du bien ! Un peu comme un exutoire.


    Je m’arrêtais un instant, afin de déglutir un peu et de reprendre mon souffle.

    Je me pose encore la question. Même si je sais ce que je dois faire, je le sais depuis bien longtemps mais je ne me sens pas encore prête. Enfin avec la disparition de Rob’, je sais que le choix s’impose à moi et qu’il faut que je me décide à prendre la baguette pour affronter le mal. Robert m’a toujours demandé de le rejoindre à l’AFT, mais mes relations étant ce qu’elles étaient avec Dana, je ne me sentais pas du tout de le rejoindre. Et puis je n’accroche pas du tout à son idéologie, je ne me sens pas à l’aise avec ce qu’elle prône, avec ce que la ministre prône. J’ai du mal, je voudrais combattre avec des idées qui me correspondent. Peut être suis-je la seule ou que personne ne s’est encore réunis pour se battre contre les mages noirs, en dehors des aurors …
    Je veux le retrouver, je veux … Mon esprit est embrouillé et c’est la seule chose dont je suis réellement convaincue. Mais je ne peux pas me permettre de partir à sa recherche seule, il faut prendre mon mal en patience et attendre. Des sorciers plus expérimentés sont sur le coup.


    Je voulais y croire, je voulais qu’il revienne vite et je le savais que sa mère avait du mettre ses meilleurs agents sur le coup … Je plantais mon regard sur le visage de Maël. Je pris une longue inspiration et je tentais de réunir ma pensée avant de poser cette question qui me triturais l’esprit.

    Maël, … Si tu ne veux pas répondre ne le fais pas … Mais cela me torture vraiment … Pourquoi, pourquoi toi et Rob’ vous ne vous êtes plus parlé, comme ça du jour au lendemain ? Je n’ai pas compris et il n’a jamais voulu me dire pourquoi. Toi est-ce que tu peux ? Ou est-ce un secret que même les hippogriffes ne souhaiterais pas entendre ?
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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Lun 2 Juil - 12:57

    Tu sers à quelque chose, ne dit pas n’importe quoi ! Tu es là pour quelque chose, tu sers à décharger un peu de cette douleur que je ressens en ce moment même. On ne peut pas tous être super doués en sortilège, en potion, etc. Tu es doué en tennis, ho je sais ce que tu vas me dire, c’est ironique pour un sorcier d’être doué dans un sport moldu, mais c’est ce qui fait ta force, ton originalité. Je te vois dans un an, entrer au département des sports magiques ou bien dans la coopération avec les moldus.
    Mais pour les sortilèges on peut très bien s’entrainer et tu sais je suis pas mal dans ce domaine, je pourrais t’aider, on peut s’entrainer tout les deux ! Cela me ferait sûrement du bien ! Un peu comme un exutoire.


    J’étais mal… très mal… Sasha essayait de me remonter le moral, mais je ne voyais que le négatif dans ce qu’elle me disait. Tout le monde ne peut pas être super doué en sortilèges, ouais peut être ! Mais tous les élèves de Poudlard avaient au moins une matière de prédilection. J’étais doué en quoi moi ? En un truc, qui n’était même pas sorcier, et que n’avait aucune utilité si une guerre se déclarait. Qu’est ce qu’elle voulait que je fasse ! Chouette, envoyons des balles de tennis dans la tête des Mangemorts, c’est sûr qu’ils vont avoir peur ! Je voyais d’ici les Aurors interpeller les Mangemorts « Libérez tout de suite Robert Lundy, sinon son meilleur ami qui la trahit vous défiera en match de tennis en trois sets ! »… Du grand n’importe quoi. Sasha me broyait la main, ce qui m’obligeait à rester connecté à la réalite. Pendant qu’elle reprenait son souffle, et terminait de me répondre, je me sentis obligé de l’admirer, elle et sa force de caractère. Nous n’avions jamais été très proches, et c’était parce qu’Evelyne le voulait que je m’étais obligé à aller vers elle pour faire connaissance. Parce qu’Evelyne le voulait et aussi parce que je savais que ça allait faire plaisir à Robert. Je l’admirais, parce que malgré tout ce qu’elle traversait, malgré toutes les injures qui avaient plu sur son dos quand elle trompait Robert, les sarcasmes, les brutalités des Serpentard par rapport à son ascendance (je ne connaissais pas non plus toute sa vie, mais vu les Serpentard, ils ne devaient pas avoir laissé passer ça), … c’était dingue comme elle tenait la route. Elle me parla de l’AFT, que je n’avais toujours pas rejoint. En même temps, je n’étais pas non plus très « politique, politique, politique », et Dana avait beau m’être très sympathique, comme une petite sœur pour moi, je la trouvais un peu trop… envahissante. Robert m’avait demandé, lui aussi, de le rejoindre à l’AFT, mais il avait rapidement compris que ça ne m’intéressait absolument pas. Le regard de Sasha se planta dans le mien. Laisser faire des sorciers plus expérimentés que nous ? Ce n’était pas dur à trouver, mais c’était dur d’être patient. Je l’étais, mais je me savais aussi incapable de tourner en rond en me rongeant les ongles. Sasha s’était tue. J’hésitai sur l’attitude à tenir : lui répondre, m’éloigner ? Vu son regard, je n’allais clairement pas apprécier ce qu’elle allait rajouter, aussi il fallait que je réagisse vite.

    « Sasha… je… »

    Maël, … Si tu ne veux pas répondre ne le fais pas … Mais cela me torture vraiment … Pourquoi, pourquoi toi et Rob’ vous ne vous êtes plus parlé, comme ça du jour au lendemain ? Je n’ai pas compris et il n’a jamais voulu me dire pourquoi. Toi est-ce que tu peux ? Ou est-ce un secret que même les hippogriffes ne souhaiterais pas entendre ?

    Je fis un pas en arrière, instinctivement. Je ne voulais pas en parler. Le nombre de personnes au courant de ces événements se comptaient sur les doigts d’une main, de la main d’une personne qui avait perdu deux doigts à la guerre. Robert, Evelyne et moi. Les trois protagonistes. L’infâme traitre, sa copine et le perdant. J’y allais un peu fort sur les termes, mais la rancœur était toujours présente. La culpabilité aussi, et une mélange de… Je détournai le regard, ne voulant pas que Sasha y découvre ce que je craignais de reconnaître. Je serrai les poings dans un même mouvement. Puis je repris progressivement contenance. J’avais le choix entre tout lui dire, au risque de la blesser mortellement, de m’effondrer en pleurs dans ses bras en lui disant que je voulais haïr Evelyne et Robert mais que j’en étais fichtrement incapable. Je voulais lui dire que si un jour l’opportunité jaillissait de blesser Robert autant que lui m’avait blessé, je craignais de la saisir au risque de le regretter toute ma vie. Que, incapable d’en vouloir à Evy dès que mon regard croisait le sien, j’avais reporté tout mon mal-être sur Robert, brisant ainsi en une heure une amitié inébranlable de près de dix ans, je voulais tout lui crachait au visage, qu’elle souffre autant que moi, qu’elle soit confronté au même dilemme que moi, que…

    Je m’approchai de Sasha et passai une main dans ses cheveux blonds pour les remettre en place. Elle paraissait si… fragile. Je lui fis un sourire timide, incapable de lui faire du mal. Dans un sens, c’était pathétique, j’avais beau pensé être capable de haïr quelqu’un ou de lui faire du mal consciemment, je me retrouvais incapable de vexer une personne que j’appréciais. Mais… lui taire… ça risquait de la blesser encore davantage, puisqu’elle me l’avait avoué, elle voulait savoir pourquoi… Je reculai un peu plus, jusqu’à me retrouver coincé par le mur. Lentement je me laissai glisser le long du mur. Mon pull s’agrippa aux pierres, mais je n’y prêtais pas une once d’attention. Je voulais que Robert soit là. J’avais besoin de lui. Pire, j’avais besoin d’Evelyne à mes côtés. On ne pouvait pas faire disparaître un couple comme le nôtre en un clin d’œil, comme mon amitié avec Robert n’avait pas pu disparaître aussi facilement. J’étais dans un état lamentable. Et Sasha attendait toujours sa réponse. Je ne savais pas si je pouvais lui dire. J’étais la victime, c’était sûr, mais… avais-je le droit ? Avais-je le droit, moralement, de lui dire ? C’était lâche de profiter de l’absence de Robert pour fragiliser son couple avec Sasha. Je pouvais aussi mentir mais… En même temps, me fis-je la remarque amèrement, Sasha n’avait pas à le prendre mal, puisqu’elle trompait Robert depuis le début, et tout le monde était au courant. Ma voix n’était qu’un murmure. Robert. Pourquoi toujours Robert en fait ? Pourquoi…

    « Sasha… pourquoi ? Pourquoi profiter de ce moment pour… ça ? Tu penses que ça m’a amusé de me disputer avec mon frère ? Tu veux remuer, appuyer, enfoncer davantage le couteau dans la plaie ? Ca t’amuse ? Tu penses que je ne souffre pas assez ? Tu veux que je me remémore encore une fois la raison qui nous a poussé à ne plus nous parler ? Et d’abord, pourquoi il n’y en a que pour Robert ? Toujours Robert ? Encore Robert ! Tout le monde m’accuse d’avoir faire souffrir ROBERT ! »

    Je commençai à m’échauffer. D’un bond j’étais debout. Droit. Fier. Je n’étais pas beaucoup plus grand que Sasha, mais je voulais lui montrer qu’elle n’avait pas à… à quoi ? La tension des dernières heures ressortait, et malheureusement c’était sur Sasha. Je n’étais plus lucide. Mais je ne m’en rendais pas compte, j’étais triste, en colère, tendu, et moi qui étais habituellement si doux et calme, je commençais à me montrer méchant.

    « Pourquoi tout le monde plaint il Robert ? Il n’y en a toujours que pour Môsieur ! Et moi alors ? Et Evelyne ? Personne ne se soucie de notre couple, PERSONNE ! Je l’aime, m*rde ! Je l’aime plus que tout, et tout le monde se fout que nous ne soyons plus ensemble. Tout ce qui compte c’est que moi, l’infâme Maël, je ne parle plus au pauvre petit Robert. Je m’en fous de Robert ! Qu’il crève ! Je veux être HEUREUX ! Je ne veux plus être le coupable ! Même pour Evelyne, Robert est plus intéressant. Qu’est ce qu’il a de plus que moi bon sang ! »

    Ma voix résonna entre les différents trophées. Je m’étais tu pour reprendre mon souffle, mais finalement je reprenais aussi mes esprits et accusais le contre-coup de tout ce que j’avais dit. J’avais finalement craqué. J’étais blême. De honte, de colère, d’épuisement, de tristesse… J’étais blême, et je m’effondrais en pleurs par terre, sans que mon orgueil de garçon ne puisse m’en empêcher. Tout en glissant de nouveau le long du mur, les bras croisés sur mes genoux et ma tête enfouie, je continuai de pleurer.

    « Je veux revenir en arrière, je veux pouvoir embrasser Evelyne sans songer à Robert, je veux pouvoir détester Robert sans m’en sentir coupable, je veux courir avec lui, J’suis désolé Sasha, je n’aurai pas du… Je veux Evy… J'en peux plus... J'suis désolé...»
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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Mar 17 Juil - 15:26

    La douleur était tout aussi vive, mais Maël était aussi mal que moi et ne le montrait pas. Il était là pour moi, mais je me devais d’être là aussi pour lui. Je voulais le réconforter. Je le sentais assez peu réceptif à ce que je lui disais, comme si cela lui passais au dessus de la tête, comme s’il ne me croyait pas. Je sentis son regard, je me tournais face à lui. Une étincelle étrange passa dans ses prunelles, je ne savais pas ce que cela était, je n’avais pas encore vu cela chez quelqu’un. Il n’était pas un ami proche, loin de là, j’étais plus proche d’Evelyne. Nos petits amis respectifs nous avaient forcés la main dans notre rencontre, mais cela n’avait pas été plus loin dans notre relation. Nous nous parlions, mais pour le reste, nous n’étions pas plus proche que cela. Je me demandais à cet instant si cela n’avait pas été un tord ? Mais non, je croyais au destin, si nous n’étions pas plus proche que cela auparavant, peut être que cette épreuve nous rapprocherait ? Peut être allions nous reformer un quatuor infernal avec Evelyne, je croyais dur comme fer au retour de flammes de leur amour. Je le souhaitais très fortement.

    Maël tentait de me répondre quelque chose, mais je fus plus rapide à lui poser cette question qui trottait dans ma tête depuis si longtemps, celle que j’avais maintes fois posée à Rob’ sans obtenir de réponses concrètes. Je me sentais idiote, mise de côté, comme si tout le monde avait connaissance de quelque chose que j’ignorais et je me sentais si bête. Quitte à entendre des choses que je ne souhaitais pas entendre, qu’importais … Je voulais savoir, tout simplement. La réaction suite à ma question fut d’abord physique, Maël fit un pas en arrière. Je me relevais pour tenter de me rapprocher de lui, mais je me retins. Puis tout son corps se raidit, son regard se détournait de moi. Mon corps tout entier fut parcouru d’un courant électrique, mon cœur se mit à battre plus fortement, j’avais peur, très peur d’entendre ce qu’il avait à dire.


    Je … Maël, désolé … Ne te sens pas obligé … Surtout si …

    Il s’approchait de moi, pour remettre en place une mèche de mes cheveux. Robert avait souvent ce geste tendre envers moi. Je fermais les yeux et penchais la tête du côté où sa main avait frôlé ma peau. Je voulais tellement que cela soit le blaireau de mon cœur qui fasse cela, je voulais l’avoir à mes côtés et me lover dans ses bras, tout oublier. Une seconde de plus et je me penchais vers lui pour l’embrasser. Mais la sensation de la main qui se retirait me fit revenir à la réalité. Ce n’était pas Rob’ ici dans la salle des trophées, mais bel et bien Maël, son meilleur ami, son ex-meilleur ami. Il reculait, comme s’il voulait me fuir, aurait-il eu les mêmes pensées qui lui avaient traversées l’esprit. Il ne voulait pas trahir Rob’ ou Evelyne, j’en étais sûre, il ne voulait pas aller trop loin avec moi, se laisser aller. Et je lui en était reconnaissante, cela aurait été la goutte d’eau, le point de non retour entre mon amour et moi. Le lion reculait encore jusqu’à se retrouver contre le mur, il se laissait glisser. J’avançais un pied, puis me ravisai, je ne souhaitais pas le tenter encore.

    Et puis tout éclata, la rancœur qu’il avait accumulé. Tout ce qu’il n’avait pu dire à personne. J’avançais prudemment. Pourquoi je lui avait demandé de ressasser cette histoire ? Pour mon simple confort, ma curiosité, mon désir de connaitre ce qui avait fait le plus mal à mon aimé. D’un bond il se relevait et se montrait plus menaçant que jamais, il commençait à me faire un peu peur, mais je gardais un visage impassible, il avait besoin de laisser exprimer cette colère et qu’importait si c’était sur moi, il lui fallait ce moment, rien que pour lui. Mais une phrase, une seule me revint en pleine figure « Même pour Evelyne, Robert est plus intéressant. », je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire, je ne voulais pas comprendre. Evelyne ? Je secouais la tête … Je l’avais très peu vu depuis la disparition de Robert et elle semblait affectée, je pensais qu’elle partageait ma peine par solidarité, pas parce que cela l’affectait autant que moi …

    Je ne comprenais plus rien, mon esprit ne semblait plus fonctionner. Je secouais la tête, que voulait-il dire par tout ces mots ? Je n’arrivais pas à déchiffrer et pourtant je savais que quelque chose ne me plaisait pas, comme s’il s’était passé quelque chose entre Rob’ et Evelyne. Comme s’ils m’avaient poignardés tout les deux. Mon cœur se brisa encore plus et les larmes roulèrent le long de mes joues. Ce n’était plus le désespoir de le savoir disparu, à cela s’ajoutait le goût acide de la trahison. La tête me tourna, je n’arrivais plus à distinguer les trophées, seules des tâches dorées se distinguaient ici ou là … Je me reculais et me retrouvais contre le mur à mon tour. Je me laissais une nouvelle fois glisser le long pour me retrouver assise.


    Maël … Je …

    Ma gorge était sèche, je perdais mes mots. Je tentais de respirer le plus tranquillement possible. Remettre mes idées en place, tenter de comprendre … Voilà je pense que le moment que je redoutais tant venait d’arriver. Il venait de se planter, tel un coup de couteau en plein dans mon cœur. A côté de cela, la fête de fin d’année n’avait été qu’un petit avant gout … Et cela n’était que le simple résultat de toutes mes aventures avec les autres garçons, ce n’était que le juste retour des choses, tout simplement.

    Je ne voulais pas que cela te fasse du mal. Je suis désolée que tu te sentes moins aimé que Robert. Mais crois moi, tu es plus adulé que tu ne le pense, si tu savais le nombre de filles qui aimeraient sortir avec toi. Encore plus depuis que toi et Evelyne…
    Je suis encore plus désolée que vous, vous ne soyez plus ensemble. Je ne te l’ai jamais dit, je ne suis jamais allée te consoler, j’étais trop égoïste et je ne savais pas si tu avais envie de me voir pour en parler. On a jamais été bien proche tous les deux.
    Donc … Tous les deux, ils ont …?


    Un nouveau flot de larmes roulèrent sur mes joues, je tournais la tête pour ne pas regarder Maël. Je ne pensais pas Robert capable de cela, et c’était pourtant le cas. Les sanglots arrivèrent et je ne pus retenir ce flot ininterrompus de larmes. L’avaient-il fait avec elle ? Avaient-ils couchés ensemble ? Avait-il aimé cela ? Je l’imaginais tous les deux et cela me faisait affreusement mal. Il m’avait servi des excuses, m’avait dit que je pouvais aller vers d’autres pour assouvir mes besoins, le temps que lui se sente prêt et il s’était laissé aller dans les bras d’une autre … Je n’en pouvais plus, je voulais fuir, revenir en arrière … Que tout redevienne comme avant, que je ne sois jamais devenue une sorcière, tout cela aurait été plus simple …
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Maël J. Fontaine

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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Ven 20 Juil - 12:00

    Maël … Je …

    En séchant mes larmes, je relevai la tête pour voir Sasha s’effondrer comme moi un peu plus tôt. On devait avoir l’air sacrément bête vu de l’extérieur, à s’effondrer chacun notre tour, laissant l’autre tenter de nous relever. On devait avoir l’air de danseurs synchronisés ou quelque chose dans le genre. Et moi j’étais bête de penser à des choses comme cela, puisque j’étais maintenant en train de rire nerveusement au milieu des larmes qui maculaient mes joues rougies de honte. Je me déplaçais presque à quatre pattes vers Sasha pour la rejoindre au mur d’en face. Qu’avais-je dis qui puisse la mettre dans un tel état ? Avais-je trahi Robert une nouvelle fois ? Avais je pris sans le vouloir la revanche dont je rêvais depuis ce cruel mois de juin ? J’étais à présent assis aux côtés de Sasha, repassant en boucle dans ma tête ce que j’avais dit. Je m’étais comporté en pire qu’égoïste. Ce n’était même plus de l’égoïsme à ce niveau là, c’était de la stupidité à l’état pur, du crétinisme, de l’égotisme, de la prétention… De l’égocentrisme au niveau des Serpentard. Je m’en voulus soudainement, et je mis de côté toute la tristesse ou la colère qui m’habitaient. J’avais fait du mal à quelqu’un que j’estimais, la petite amie de Robert, et la culpabilité que je combattais s’était de ce fait démultipliée. J’allais dire quelque chose pour réconforter Sasha mais sa voix affaiblie me devança :

    Je ne voulais pas que cela te fasse du mal. Je suis désolée que tu te sentes moins aimé que Robert. Mais crois moi, tu es plus adulé que tu ne le pense, si tu savais le nombre de filles qui aimeraient sortir avec toi. Encore plus depuis que toi et Evelyne…
    Je suis encore plus désolée que vous, vous ne soyez plus ensemble. Je ne te l’ai jamais dit, je ne suis jamais allée te consoler, j’étais trop égoïste et je ne savais pas si tu avais envie de me voir pour en parler. On a jamais été bien proche tous les deux.
    Donc … Tous les deux, ils ont …?


    Aussitôt je m’en voulus encore davantage. Elle avait tout compris, elle souffrait deux fois plus que moi à présent et pourtant elle trouvait encore les mots pour s’excuser et me réconforter. Je ne méritais pas tant d’attention ! Je ne méritais pas le soutien de Sasha ! Je la pris dans mes bras, en toute amitié, n’allez pas vous faire d’illusion, pour la réconforter et lui montrer que j’étais là si elle avait besoin de quelqu’un. J’essayai de sécher ses larmes, tout en peinant à trouver des mots pour la réconforter.

    « Sasha ! Non, s’il te plait, ne crois pas ça ! Je… je n’aurai pas du te dire tout ça, c’était mon fardeau. S’il te plait, ne doute pas de Robert, je… »

    Je mentais, bien sûr, parce que je ne pouvais souffrir de blesser encore Sasha en lui disant que Robert n’avait pas du tout donné l’impression de s’en vouloir un peu lorsque je les avais surpris à s’embrasser. Bien sûr qu’ils avaient joué la comédie du « ce n’est pas ce que tu crois », mais j’avais suffisamment confiance en Evelyne et en notre amour pour savoir que ça venait de Robert, et par de ma petite amie. C’était Robert qui avait sciemment trompé Sasha. Mais je n’allais pas le dire à la blaireaute. Il fallait que je prenne sur moi, quand bien même je dusse lui mentir pour la consoler. Robert… Robert… j’avais tellement besoin de lui à cet instant ! Autant pour me disputer davantage avec lui que pour consoler Sasha et qu’il appuie mes propos. J’avais besoin de lui pour régler définitivement cette affaire, à coup de poing ou de sortilège, pour que l’on puisse en toute conscience des faits redevenir amis. Qu’il assume ses actes, et que je tente de lui pardonner. Je continuai, toujours d’une voix voulue apaisante :

    « Je… je ne sais pas qui a été l’investigateur de… mais quand je les ai surpris, au milieu du couloir je… Sasha, ne doute surtout pas de Robert ! Nos deux couples, Evy et moi, Robert et toi, sont différents d’accord ! Depuis quelques mois, je savais qu’Evy pensait à autre chose et… »

    Je pris sur moi pour rester maître de ma voix et qu’elle ne se brise pas. Lentement, comme je le faisais pour consoler Evelyne il y a quelques mois, je passais une main douce dans les cheveux de Sasha. Je ne savais trop ce que je pouvais rajouter pour consoler Sasha. En même temps je m’en voulais tellement. J’avais l’impression d’un peu tout louper ces temps-ci. Je faisais pleurer Sasha, je ruinais son couple avec Robert, je pleurais sur les épaules de Sephora, d’Evey, d’un peu tout le monde, je peinais à me concentrer en classe, je ne veillais plus correctement sur Alex’, je faisais n’importe quoi au tennis, et je passais mes journées à me morfondre de tout cela. Je serrais un peu plus Sasha contre moi, sans qu’il ne puisse toutefois y avoir de quiproquo. J’aimais Evelyne plus que tout au monde, et Sasha était juste la petite amie de Robert. Je lui murmurai :

    « Je te promets qu’on va retrouver Robert, que vous pourrez en parler, et qu’il t’assurera de son amour pour toi. Tu sais, il m’a toujours tout confié et il ne pouvait rien me cacher. Allez Sasha… je suis tellement désolé d’avoir craqué ! Tu n’auras rien du entendre, et… je disais n’importe quoi. Tu me promets que ça va mieux ? »

    J’étais mal. Je lui mentais sciemment, puisque j’avais pensé tout ce que j’avais dit, et que Robert avait voulu me cacher son aventure avec Evelyne, qu’il m’avait dit en face que rien ne s’était passé, et que je n’étais pas sûr de son amour pour Sasha… Mais ce n’était certainement pas le moment pour tout déballer à Sasha, et même si habituellement le mensonge ne me venait pas facilement, j’avais l’aplomb suffisant en petit comité pour ne pas trop rougir. D’autant plus que Sasha ne pouvait pas voir mes joues…Je m’écartais un peu d’elle, tout en la touchant toujours pour l’assurer de ma présence.

    « Sasha, sois franche. Est-ce que… je suis un piètre soutien. Je… »

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Dana Lundy

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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Lun 23 Juil - 1:17

Lorsque Madame Pomfresh quitta l’infirmerie, Dana fusilla son dos du regard et balança d’un geste rageur les pilules qu’elle lui avait apportées. Elle en avait plus qu’assez qu’on la bourre de somnifères. Certes, elle allait bien mieux. Sa jambe était guérie, elle ne gardait désormais plus aucune cicatrice datant de… datant. Il n’y avait plus que ces pustules encore présentes. Et ses cauchemars. Chaque fois que ces yeux se fermaient elle ne voyait plus que la poussière voler, n’entendait plus que les cris, ne sentait plus que la chaleur contre sa peau. Tout restait flou en sa mémoire, elle n’arrivait pas à se remémorer exactement ce qu’il s’était passé après que le professeur Ivanov les eût poussés dans les escaliers. Elle, Sasha et… Robert. Rien qu’à penser son nom elle ramena ses genoux contre elle et plongea sa tête afin d’étouffer un cri plein de rage et de colère. Elle n’arrivait toujours pas à y croire. A s’y faire. Non elle ne le verrait pas traverser la porte et se moquer d’elle à cause de son visage. Elle ne sentirait pas son bras passer autour de ses épaules, lui assurant qu’elle serait vite sur pied. Elle n’aurait pas à le dévisager pour s’assurer qu’il était bien sobre et qu’il allait bien. Rien de ceci n’allait se passer. Pour la simple et bonne raison que Robert avait disparu.
Les larmes commencèrent à couler le long de son visage et les sanglots à se faire bruyant. Son frère, son aîné. Robert. Disparu. Elle avait beau essayer toutes les formulations possibles, retourner la situation dans tous les sens, ça lui paraissait toujours aussi invraisemblable. Impossible. Et horriblement réel. Dana tentait de toutes ses forces d’oublier son absence entre les murs de Poudlard. Comme si le fait d’être convaincue qu’il était ici, le rendrait véridique. Mais il n’y avait rien à faire elle le savait. Rien, si ce n’était rester ici, à l’infirmerie et se bourrer de pilules. Dormir jusqu’à que des nouvelles arrivent. Ce serait franchement le plus simple. Parce que là… elle ne se sentait pas d’affronter le regard de qui que ce soit. C’est probablement ce que souhaiteraient les autres. Mais elle ?

Une fois de plus elle posa sa main sur sa table de chevet et serra en sa main la lettre de Maël. Maël qui lui demandait si tout ceci était vrai. Maël qui avait été le plus proche ami de Robert. De quelle façon pouvait-elle le lui dire ? Y avait-il seulement une bonne manière d’annoncer que l’une des personnes les plus importantes dans la vie de quelqu’un n’était… plus là. Non pas qu’elle sache. Elle resta ainsi de longues minutes. Relisant le mot de temps à autre, laissant son visage caché entre ses genoux le reste du temps. Elle tentait de réfléchir quoi dire à Maël, comment tourner les mots à utiliser mais rien ne venait. A bout de forces comme elle l’était depuis des jours, elle finit par s’endormir dans cette position. Lorsqu’elle releva la tête, pour la première fois depuis son retour elle ne se sentit ni engourdie, ni vaseuse. Rapidement elle jeta un regard sur le sol et y trouva les pilules qu’elle avait lancé avec rage un peu plus tôt. Il était étrange que personne ne soit venu les ramasser. Que ce soit Mme Pomfresh ou un elfe de maison. Silencieuse, elle se mit à écouter. Le silence. L’infirmerie semblait déserte. C’était l’occasion rêvée pour… ne plus jouer à la grande malade et prendre l’air. D’un bond elle quitta son lit et passa la crème contre pustules qu’elle devait appliquer régulièrement. Même si cette dernière lui donnait un teint boueux, au moins on ne voyait pas les dizaines de boutons danser sur son visage.

Lettre dans la main, stylo dans la seconde, elle erra dans les couloirs quelques instants puis vit les élèves sortir en trombe des cours. Elle n’avait tout bonnement aucune idée de l’heure qui pouvait être ni combien de temps elle avait marché. Quoi qu’il en soit elle avait fini par rédiger cette lettre et se dirigea vers la voilière pour l’envoyer. Sur ses joues les larmes séchaient. Il s’agissait peut-être là de la chose la plus difficile qu’elle eût à faire. Elle avait débité quelques petits mensonges, mais nul n’était censé savoir qu’elle avait décidé de s’octroyer un tour hors de l’infirmerie.
Lorsqu’elle revint sur ses pas, elle choisit de passer par un chemin détourné sachant pertinemment qu’elle n’aurait plus l’occasion de faire un tour avant un bon moment. De profiter de petites choses L’air, voir d’autres élèves. Parler. Même si ça n’avait été que sur papier et à une chouette hulotte tâchée. La solitude lui rongeait l’esprit. Peut-être n’était-ce qu’une impression. Qu’une partie de son subconscient qui tenait constamment à lui rappeler qu’il n’était plus là. De nouveau son estomac se serra et les sanglots commencèrent à s’entendre. Dana appuya sa main contre un mur et se calma. Resta ainsi jusqu’à entendre des éclats de voix non loin d’elle. Elle avait comme la sombre impression qu’elle connaissait ce timbre. Et celui qui répondait. Trop loin pour distinguer un mot elle eût cependant deviné avant de les voir de qui il s’agissait. Maël. Sasha. Elle dans ses bras. Elle savait qu’elle ne devait pas tirer de conclusions hâtives. Qu’il n’y avait probablement pas d’hypogryffes à fouetter. Mais elle avait cette rage, cette colère qu’elle gardait en elle. Et là, elle ne fit qu’exploser, et ses capacités de raisonnement répondirent immédiatement absentes

- J’arrive pas à y croire ! Il a… disparu depuis à peine quelques jours et voilà que tu sautes déjà sur quelqu’un d’autre ! Et toi ! Quand je pense que je viens de passer toute une journée à me torturer pour savoir quoi te répondre ! C’est pour ça que vous ne vous parlez plus ? A cause d’elle ? Il a à peine disparu et… Par Merlin j’arrive pas à y croire. Vous êtes…

Quoi ? Elle ne savait pas même quoi dire. Les mots moururent dans sa gorge et elle tomba à genoux, pleurant à chaudes larmes.

HJ : Désolée pour la médiocrité...
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Sasha Tetlan

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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Mer 25 Juil - 14:18

    La douleur me transperçais le cœur et tout mon être. Je ne savais plus quoi dire, comment réagir. Il m’avait donc trahi, il avait sauté le pas sans me le dire, en me le cachant, c’est cela qui me faisait le plus mal. A côté de cela, la fête des Serdaigles et des Poufsouffles ce n’était que de la bouse de dragon. Ce que j’avais vécu lors de cette soirée, la douleur que j’avais ressenti n’était rien en comparaison à ce que je ressentais en ce moment même. Ma tête allait explosée, je passais de l’horreur de sa disparition à l’horreur de la trahison. Je voulais éviter d’y penser, juste me concentrer sur le fait que je souhaitais plus qu’autre chose qu’il soit là, près de moi. Mais je ne pouvais pas, je les imaginais tous les deux, enlacés, riant aux éclats, partageant des moments que je partageais avec mon amour. A chaque pensée, un sortilège doloris me traversait tout le corps. Je pris ma tête entre mes mains et je regardais Maël, mon visage maculé de larmes.

    Dis moi, dis que tout est faux, que tu ne sais rien … Dis moi que c’est une mauvaise blague … Je … Ho, je suis bête d’avoir pu penser qu’il allait attendre sagement pendant que tout Poudlard me passait dessus. Je suis pitoyable, je me sens idiote, complètement à côté de mon balais. Je rate tout, j’ai tout raté et voilà le résultat … Je ne le mérite pas et en voilà une nouvelle preuve. Et … Cela fait si mal. Ho Maël, je suis si désolée, désolée que tu ressentes la même douleur que moi … Pourquoi nous ont-ils fait ça ?

    Maël, tentait de me rassurer, en disant qu’il n’aurait pas du me dire tout cela, qu’il aurait dû le garder pour lui. Je secouais la tête négativement. Il avait bien fait de le dire, je n’aurais pas supporter d’être plus longtemps considérée comme la dernière des idiotes, qui d’autre le savait, qui d’autre avait connaissance de tout cela ? Non, je devais me calmer et ne pas laisser la colère prendre le pas sur ma raison, les rumeurs allaient vite et personne ne parlait de cela, c’est qu’étrangement personne ne les avait vu … Je ne devais pas douter de Robert … C’était si facile à dire, depuis quelques temps je le sentais distant, je comprenais pourquoi désormais. Je pris la main du lion que je serrais fort.

    Tu sais, je voudrais ne pas douter de lui, j’ai toute confiance en lui. Mais … Cela fait quelques mois qu’il était de plus en plus alcoolisé, qu’il était plus distant qu’à son habitude, c’était comme s’il me fuyait ou fuyait quelque chose et aujourd’hui je comprends tout, ne me dis pas qu’il n’y ait pour rien, sinon il m’en aurait parlé aussitôt.

    Et de le dire à haute voix, décuplait ma douleur, personne ne savait que je vivais mal cet éloignement. Personne. Je n’avais dit à personne que je sentais qu’il avait changé et que je ne comprenais pas pourquoi, malgré mes demandes, mes questions, etc. il esquivait toujours, se dérobait et fuyait. Je pleurais parfois de le voir s’éloigner et Evelyne … Elle me disait qu’il fallait que je recommence, que je ne me fasse pas de soucis que Robert avait accepté mes écarts, qu’il accepterait encore. La belle garce, elle avait tout tenté pour me pousser dans les bras d’autres garçons, afin d’avoir le champ libre. Ils m’avaient bien eu, elle m’avait eu ! La haine me submergeait, je ne voulais plus avoir à faire avec elle, plus jamais, qu’elle ne parle plus, ni ne m’approche.

    Maël continuait à tenter de me rassurer, de minimiser les faits, que tout n’était qu’une passade. Il les avait surpris dans le couloir, une fois. Nos couples étaient différents, c’était vrai, tellement différents mais ils se rejoignaient sur la même histoire, celle d’une trahison. Tout arrivait d’un coup, c’était le destin, on ne peut pas voir la lumière au bout du chemin avant de trébucher plusieurs fois. Puis le lion, assura que l’on allait retrouver Robert et que l’on allait en parlait lui et moi. Oui je voulais qu’on le retrouver, je voulais ses bras, son visage, son rire et surtout je voulais une explication digne de ce nom, celle qu’il avait esquivé depuis des semaines.


    Maël, tu ne disais pas n’importe quoi … Tu avais besoin de vider ce fardeau, ce poids que tu avais sur le cœur. Et … J’en suis reconnaissante que tu l’aies fait. Même si cela fait affreusement mal, j’ai besoin de connaitre la vérité, de ne pas me méprendre sur quoi que ce soit. Ne t’en veux surtout pas petit lion, non, ne te sens pas coupable ! Tu as très bien fait et … Merci.

    Je pris un temps de pause, est-ce que j’allais mieux ? Non ! Est-ce que j’étais soulagée ? Plus ou moins. Je voulais que tout se résolve, que tout se retrouve au bon endroit. Puis, il me demanda s’il était un piètre soutiens. J’allais lui dire que non, quand soudain une tornade blonde déboulait dans la pièce, je sursautai et restai interdite face à la tirade haineuse de ma chère belle sœur. Je n’avais pas eu de ces nouvelles depuis l’attaque de Ste Mangouste, je n’osais pas faire quoique ce soit, la connaissant je savais qu’elle allait m’envoyer sur les roses. Et cela se confirmait, à l’instant. Je me levais, séchais mes larmes, elle venait là, exprimer sa douleur, sa rancœur, mais ce n’était pas l’endroit.

    Dana … Je n’ai pas à me justifier pour quelque chose que je n’ai pas fait. Cela ne te viendrais pas à l’idée que l’on puisse simplement discuter Maël et moi ? Regarde nos têtes, regarde moi, tu crois franchement que l’on était en train de grimper aux rideaux pendant que, pendant que Robert est je ne sais où. Tu crois franchement que je suis aussi idiote ? Oh, oui ma saleté de réputation me colle à la peau et je pensais que tu avais compris que j’aimais sincèrement ton frère, malgré tout ce que j’ai pu faire. Mais finalement, les étiquettes ont la baguette rude ! Je ne suis que l’ignoble fille qui fait du mal à ton frère, qui l’a laissé dans cette horreur et qui aujourd’hui s’amuse avec le meilleur ami de celui-ci. C’est vrai, je n’ai aucune morale et en voilà une nouvelle preuve ! Bravo Dana, tu nous a percé à jour. Tu … Tu … J’en ai ma claque de devoir me justifier auprès de toi ! Pense ce que tu veux, tu n’es pas en capacité de réfléchir, tu es trop aveuglée par cette souffrance qui nous anime tous, mais que tu pense, à mon avis, être la seule de ressentir !

    Les larmes n’avaient pu s’empêcher de rouler sur mes joues, durant ma tirade. Elle n’avait franchement pas choisi le bon moment pour faire irruption dans cette salle. Non vraiment pas, et elle avait tiré des plans sur la comète avant de nous demander quoique ce soit et ce comportement m’exaspérait. C’était celui qu’elle avait il y a quelques mois, pendant cette période où elle me détestait royalement et voilà qu’elle recommençait.
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Maël J. Fontaine

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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Mar 31 Juil - 18:50

    J’étais désemparé devant la tristesse de Sasha. J’avais l’impression que ce que je pouvais ressentir, moi, n’était strictement rien par rapport à ce que elle pouvait ressentir en apprenant ça de la part du petit ami, ou plutôt de l’ex-petit-ami de l’une de ses meilleures amies, si je ne me trompais pas sur l’amitié qui existant entre les deux Septième année. Dire que c’était sur l’impulsion d’Evelyne que j’avais fait l’effort de me rapprocher de Sasha, finalement je ne pouvais que l’en remercier. Mais dans un sens… Je n’arrivais vraiment pas à mettre mes sentiments au clair. Evelyne… c’était ma vie. Je nous imaginais marié dès notre situation financière stable, mariés pour la vie, ensemble, pour la vie… J’avais été dévasté en les voyant ensemble, et je savais extrêmement bien quels devaient être les sentiments éprouvés par Sasha. C’était juste… inimaginable. Certes, j’ignorai tous des projets d’avenir de Robert et Sasha, mais… non. C’était… Sasha était totalement désemparée mais aussi… en colère ? Ca aussi je ne le comprenais que trop bien. Ce n’était pas pour rien que l’amitié qui existait entre Robert et moi était partie en éclat. Ce n’était pas pour rien que j’avais rompu avec Evelyne aussi rapidement. La colère… une force qui était dramatique lorsque négative, et dévastatrice lorsque positive. Je retombai dans mes pensées, très brièvement. Parce que Sasha était implacable et ne se lassait pas de me réconforter.

    Maël, tu ne disais pas n’importe quoi … Tu avais besoin de vider ce fardeau, ce poids que tu avais sur le cœur. Et … J’en suis reconnaissante que tu l’aies fait. Même si cela fait affreusement mal, j’ai besoin de connaitre la vérité, de ne pas me méprendre sur quoi que ce soit. Ne t’en veux surtout pas petit lion, non, ne te sens pas coupable ! Tu as très bien fait et … Merci.

    Plus le temps passait, plus je m’en voulais d’avoir craqué et plus Sasha commençait à s’échauffer. La culpabilité qui me rongeait en arrivant et qui s’était un peu atténuée au fil de ma discussion avec Sasha s’accentua comme jamais. Je tenais toujours Sasha dans mes bras, mais j’étais plus amorphe qu’autre chose. J’imaginai déjà le retour de Robert… Perdre Sasha à cause de son meilleur ami… j’étais mal, très mal. J’étais responsable de tout. Je murmurai à l’oreille de Sasha :

    « Je crois que je vais te laisser, je… »

    Un bruit de porte, de pas, retentit dans la salle des trophées et aussitôt je relevai la tête. C’était bête, c’était stupide, c’était totalement improbable, il y avait autant de chances pour que ça se produise que pour que les veracrasses dansent la samba, mais j’espérai que ce fusse Robert. Mais non… Une petite silhouette, une voix aussi agacée qu’inattendue… Je levai la tête, perplexe de trouver Dana couverte d’une pommade douteuse, en face de moi :

    - J’arrive pas à y croire ! Il a… disparu depuis à peine quelques jours et voilà que tu sautes déjà sur quelqu’un d’autre ! Et toi ! Quand je pense que je viens de passer toute une journée à me torturer pour savoir quoi te répondre ! C’est pour ça que vous ne vous parlez plus ? A cause d’elle ? Il a à peine disparu et… Par Merlin j’arrive pas à y croire. Vous êtes…

    J’étais effondré et… estomaqué. Dana ? La petite Dana qui avait subi les farces qu’on inventait Robert et moi pendant les vacances ? Celle que je connaissais depuis ses… depuis son plus jeune âge, celle que j’avais consolée, taquinée… Bon sang… Comment pouvait-elle croire… ça ? Elle me connaissait non ? elle… Je la connaissais par cœur, ou du moins je le pensais mais… quand même… Je reculai, me levant en même temps et tendant sans la regarder une main à Sasha pour l’aider à se relever. Je ne savais pas quoi dire. Et Sasha ne me laissa pas le temps de dire quoique ce soit d’ailleurs…

    Dana … Je n’ai pas à me justifier pour quelque chose que je n’ai pas fait. Cela ne te viendrait pas à l’idée que l’on puisse simplement discuter Maël et moi ? Regarde nos têtes, regarde moi, tu crois franchement que l’on était en train de grimper aux rideaux pendant que, pendant que Robert est je ne sais où. Tu crois franchement que je suis aussi idiote ? Oh, oui ma saleté de réputation me colle à la peau et je pensais que tu avais compris que j’aimais sincèrement ton frère, malgré tout ce que j’ai pu faire. Mais finalement, les étiquettes ont la baguette rude ! Je ne suis que l’ignoble fille qui fait du mal à ton frère, qui l’a laissé dans cette horreur et qui aujourd’hui s’amuse avec le meilleur ami de celui-ci. C’est vrai, je n’ai aucune morale et en voilà une nouvelle preuve ! Bravo Dana, tu nous a percé à jour. Tu … Tu … J’en ai ma claque de devoir me justifier auprès de toi ! Pense ce que tu veux, tu n’es pas en capacité de réfléchir, tu es trop aveuglée par cette souffrance qui nous anime tous, mais que tu pense, à mon avis, être la seule de ressentir !

    Pourquoi… pourquoi ? Pourquoi se disputaient elles toutes les deux ? Je n’avais pas besoin de ça, nous n’avions pas besoin de ça, Robert non plus… J’étais effondré, et chaque seconde passée n’arrangeait rien. Dana était là, devant nous, nous accusant de tromper Robert. Sasha s’échauffait et moi… j’étais muet. Muet de stupeur. Je reculais jusqu’au mur. Je sentais qu’elle allait rétorquer quelque chose à Sasha. En fait, c’était presque évident… c’était une Lundy non ? Et connaissant Dana, elle n’allait pas rester sur cette attaque verbale de la Jaune-et-Noire… Je pris donc aussitôt les devant, prenant sur moi pour être mature, calme, et à l’image de mes presque 18 ans. J’étais conscient que le contraste avec mon attitude d’il y a quelques minutes voire secondes pouvait être saisissant mais… c’était moi. Capable de passer de l’hystérie la plus totale au calme plat lorsque je n’étais pas dans mes périodes de suractivité, c’était un atout lorsque je me mettais en tête une bêtise à faire.

    « Stop. On se calme. Dana, pour qui est ce que tu te prends, là ? Une idiote qui parle sans réfléchir ? Tu crois vraiment que moi, j’irai tromper Robert ? Dana, je…. »

    J’étais au bord du craquage nerveux. C’en était trop pour moi, mais je conservais le calme qui me caractérisait comme un Fontaine. Je me mis entre les deux filles. J’étais fatigué, agacé, et concentré. Ramener le calme entre la Serdaigle et la Poufsouffle, c’était un objectif que je venais de me choisir, et c’était quelque chose dont j’avais besoin : un objectif. C’était quelque chose qui m’était vital. Jusqu’à fin octobre, mon objectif était de faire payer à Robert ce qu’il m’avait infligé. Maintenant, c’était de réconcilier sa petite amie et sa sœur, et c’était aussi de lui pardonner et de me pardonner. J’avais été si stupide ! et pourtant ma colère était encore si présente ! Je ne savais toujours pas comment me positionner. C’était dingue… je n’arrivais pas à équilibrer ma colère, ma culpabilité et l’amitié que j’avais pour Robert. Evelyne aussi était toujours au premier plan. Je regardai Sasha maintenant, et après avoir inspiré bruyamment, pour bien me détendre, je repris :

    « Sasha, s’il te plait. Dana, Sasha, on reste calme. S’il vous plaît, je… on n’a pas besoin de ça. Je… »

    Je me tournai vers Dana, un air soucieux au visage, et absolument pas fin, il était forcé de le reconnaître. On était tellement… stupide. Pourquoi s’énerver comme ça ? Pourquoi… Je me passai une main dans les cheveux, comme souvent lorsque j’étais nerveux, agacé, perdu, fatigué… le cocktail explosif qui cassait jusqu’à mon enthousiasme naturel. Il fallait que je calme Sasha et Dana, il fallait que je les réconcilie, pour faire une surprise à Robert, pour apaiser un peu la culpabilité grandissante. Je me repassai la main dans les cheveux, puis dans la nuque.

    « Je… S’il vous plait. Dana, crois moi, tu me vois tromper Evelyne ? Même si tu n’as pas confiance en Sasha, ouvre les yeux… Et… s’il… »

    Ma voix se cassa malgré tous mes efforts. Je regardai les deux filles l’une après l’autre. Mes yeux chocolat se fixaient tantôt dans les pupilles de Sasha, tantôt dans celles de Dana.

    « Arrêtez… et si vous voulez parler, raconter moi ce qu’il s’est passé à Ste Mangouste, mais je vous en prie, arrêtez. Je… »

    Je baissai les bras que j’avais tendus entre Dana et Sasha. Bon sang, j’espérais tellement qu’elles baissent les baguettes et qu’elles rangent les poisons. Juste parce que je ne pouvais pas imaginer les deux filles se disputaient dans une soirée qui était sensée me remonter le moral.
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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Sam 11 Aoû - 17:24

Bien sûr qu’elle en avait conscience, elle le savait. Elle était en tort. Les plus complets. Elle n’avait eu aucune raison de s’attaquer de la sorte à Sasha, mais surtout à Maël. Mais ça avait été plus fort qu’elle. Dès qu’elle avait aperçu la Poufsouffle elle avait ressenti l’immense envie de lui sauter dessus. Ou de lui envoyer un sort en pleine figure. Elle la haïssait. De toute son âme, de tout son corps. A un point tel que ça la rendait malade et faible. Elle était tant concentrée sur l’antipathie qu’elle ressentait que ça la vidait de son énergie. Alors elle était là, à pleurer. A genoux. Ecoutant à peine ce qu’elle pouvait lui rétorquer. Oui, au fond d’elle, elle était certaine qu’il ne se passait rien dans cette salle des trophées. Qu’il ne s’était rien passé. Que peut-être Sasha ressentait réellement de la peine pour ce qu’il s’était passé. Qu’elle aussi pleurait Robert. Mais elle ne pouvait pas lui pardonner de l’avoir laissé là-bas. De l’avoir abandonné. C’était insensé, absurde, mais c’était comme ça. Et quand bien même elle reconnaissait en son for intérieur ses torts, jamais elles ne les prononceraient à voix haute. Parce qu’elle ne voulait pas faire la paix avec Sasha. Elle ne voulait pas pleurer avec elle. Peut-être était-ce là sa façon de gérer sa propre souffrance. Il lui était réellement plus simple de détester, d’être en colère que de faire face au désespoir qu’elle était supposée ressentir en cet instant présent aux côtés de deux des plus proches camarades de son frère. A moins qu’elle ne souhaitait la rendre plus malheureuse que ce qu’elle pensait l’être. Dana avait probablement en elle un côté profondément sadique et égoïste. Relevant le visage, les yeux lançant des avada kadavra en direction de la sorcière, elle essuya ses larmes et parla d’une voix un peu chevrotante, toujours secouée par les sanglots de tantôt.

- Fais-moi passer pour la méchante une fois de plus ! Dois-je te rappeler que je ne t’avais demandé qu’une seule chose ? Une seule faveur ? Que tu n’as pas su la respecter ? Ne t’étonne pas que je ne t’accorde plus aucun crédit dorénavant. Que je me pose des tas de questions. Parce que si tu l’aimais autant que tu te prêtais à le dire, ce ne se serait pas passer de la sorte. Pas selon moi. Rien n’aurait dû t’empêcher de tenir ta promesse. Rien ! Pas même…

Vicieux, hargneux et profondément injuste. Oui elle le savait une fois de plus, mais c’était viscéral, elle ne pouvait s’en empêcher. Et le fait que Maël la traite d’idiote ne la calma pas. Bien au contraire. Il avait toutes ses raisons, il était dans le vrai, mais une fois de plus sa fierté prit les devants. Elle aurait rêvé d’avoir une baguette et de pouvoir faire exploser un mur. Là tout de suite. Quelque chose sur lequel passer sa rage. Mais ce n’était pas le cas. Et excepté frapper un mur ou balancer les trophées dans toute la salle, elle n’avait pas grand-chose sur lequel passer ses nerfs. Si ce n’est les deux élèves proches d’elle.

- Mais oui Maël ! Mets-toi de son côté ! Traite-moi comme une égoïste, une imbécile ! Après tout c’est ce que je suis n’est-ce-pas ? Une pauvre gamine qui ne comprend pas ce qu’il se passe autour d’elle. Qui tire des conclusions hâtives et qui se contente de suivre sa mère comme un bébé dragon ! Une espèce de troll qui ne prend pas la peine de réfléchir. Elle reporta son attention sur la Poufsouffle, comme si elle était la cause de tous ses maux. Je sais parfaitement que c’est ce que vous avez en tête. Ce que tout le monde a en tête. Que je suis d’une stupidité déplorable, et que je n’ai aucun jugement. Vous savez quoi ? Vous avez tort ! Vous…

Une fois de plus elle se perdait dans ses mots, elle sortait des phrases, empilées les unes à la suite des autres sans être parfaitement certaine qu’elles possèdent une quelconque cohérence entre les autres. Alors qu’elle serra son estomac entre ses bras, elle se rendit compte qu’elle s’était relevée sous le coup de la colère. Que tout ce qu’elle faisait depuis qu’elle les avait aperçu était purement impulsif, sans justifications aucune. Qu’elle ne faisait que leur cracher à la figure sa rage, mais surtout sa tristesse. Et alors qu’elle en prenait conscience, elle se remit à sangloter. Epuisée. En quelques minutes, elle avait été une véritable girouette d’émotions, changeant d’un état à un autre toutes les trente secondes. La culpabilité se mit à la ronger alors que Maël semblait désemparé devant sa violence verbale et la férocité de ses propos. Tout était en désordre à l’intérieur de son crâne et elle n’arrivait plus à mettre de l’ordre. A réfléchir convenablement. Et au moment où il baissa ses bras elle se mit à nouveau à pleurer comme une fontaine. Elle plongea sa tête dans ses mains et lâcha ce qu’elle n’avait de cesse de penser depuis qu’elle s’était réveillée dans le lit de l’infirmerie il y a deux jours de cela.

- Je le sais, c’est moi qui aurais dû être enlevée. Pas lui. Je suis une source de malheurs continuelle. Un phénomène apocalyptique à moi-seule. Je n’ai aucun droit de me tenir ici, à Poudlard. Je devrais être perdue dans la nature. Ou enfouie sous les ruines de Sainte-Mangouste. Pas là, pas ici à vous agresser, à être… ce que je suis. Tout le monde serait bien plus heureux. Tout le monde. Vous ne pouvez le nier. Si vous deviez faire un choix, ce serait Robert. Ce serait le choix de tous les élèves. Et j’en ai conscience. Il faudrait être stupide pour ne pas s’en rendre compte. On me déteste ici, et je vais être la coupable idéale, je…

Dans un geste rageur, elle essuya ses mains salies par son masque boueux sur sa robe. Elle s’acharna de plus belle, se blessant mais elle n’en avait que faire. Elle n’avait qu’une seule chose en tête.

-J’aurais préféré mourir sous la baguette d’un mangemort. Tout aurait été plus simple.

HJ : Désolée pour le retard et puis pour ce rp également. Je vais penser à ne pas être désolée la prochaine fois. x)
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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Ven 28 Déc - 18:45

    Dana avait déboulé dans la pièce, j’avais débitée des phrases à rallonge, lançant toute ma lassitude, ma colère. Je n’en pouvais plus, je voulais que tout cela cesse. Les larmes coulaient encore sur mes joues, j’avais le souffle coupé. Maël m’avait aidé à me relevé avant que je ne dise tout cela et j’avais gardé sa main dans la mienne, main que j’avais sans doute légèrement broyée sous l’effet de l’émotion. Dana m’attaqua sur le fait que j’avais laisser Robert seul dans Ste Mangouste, que je ne devais pas l’aimer tant que ça. La douleur ne fit que s’accentuer, mon cœur se déchira à nouveau et je ne trouvais rien à lui dire. Seul mon silence constituait une réponse. Je m’en voulais aussi, je ne dormais pas, je ne dormirais sûrement pas de sitôt, tout cela parce que j’étais partie sans lui.

    Je retirais doucement ma main quand Maël se mit à nous dire de nous calmer. La tension était pesante, elle atteignait son paroxysme. Je sentais que Maël voulait calmer les choses, mais il était animé par cette peine, cette souffrance, que cela ne faisait quasiment rien. Bien que je souhaitais aussi me calmer, reprendre le cours de la conversation. Mais il semblait que le sujet Evy / Robert en soit arrivé à son terme pour le moment. Je regardais Dana en face de nous, puis Maël.


    Je pense que nous sommes tous dans le même état, nous sommes en colère. Et c’est de ma faute. Tu as raison Dana, je n’aurais pas du le laisser. Mais il y a un choix, que de je devais faire, soit que l’on meurt tous les trois dans les décombres, soit te sauver. Même si je t’avais fait cette promesse, je l’ai perdu de vue après être sortie du toboggan et puis, j’avais confiance en lui. Je sentais qu’il n’était pas en danger, j’en avais l’intime conviction au moment où je nous ai fait transplané. Il est arrivé quelque chose après … Et je ne sais pas quoi. Mais tu as le droit de me tenir responsable, tu dois avoir une coupable.

    Il ne fallut que quelques secondes, pour que Dana explose à ma suite, d’abord des mots, réactions pure à ce que venait de lui dire le lion et puis tout son corps réagit, les sanglots montèrent et les larmes se déversèrent sur ses joues, à elle aussi. Je me retrouvais dans son état, sauf que Dana était jeune, qu’elle vivait là sa première expérience traumatisante, et qu’elle avait son père pour soutient, sa mère, je ne pensais pas qu’elle soit d’un réel soutient pour l’aigle. Je ne voulus pas m’approcher d’elle pour le moment, lui laissant libre cours à sa tristesse, à la manifestation de la douleur. Et puis elle lâcha la dernière tirade. Qu’elle n’était aimé de personne et que tout irait pour le mieux si cela avait été elle. Je secouais la tête et m’approchais d’elle.

    Dana, ça vaut ce que ça vaut, mais non cela ne nous aurait pas plus emballé que ça de te voir sous le joug de ces monstres. Toi ou ton frère c’est la même chose, tu manquerais à beaucoup de monde. Tu aurais manqué à ton frère, à tes parents, à Maël. Beaucoup plus de monde t’aime, mais ça tu ne le sait pas. C’est affreux de perdre un être cher, un être que l’on aime, mais il est quelque part, il est encore en vie, il faut que l’on y croit et on le retrouvera. Alors, je ne peux pas te laisser dire ces bétises, toute cette bouse de dragon qui sort de ta bouche, c’est pire qu’un sort crache limace. Dana, nous sommes tous dans le même état et toi encore plus que quiconque, mais il faut nous serrer les coudes. Il faut vous serrer les coudes, car je pense que tu ne veux pas partager cette douleur avec moi, et tu as le droit.

    Je me relevais et me tournais vers Maël.

    Tu veux savoir ce qu’il s’est passé ? Je peux te le raconter, mais je voudrais savoir si Dana, tu te sens prête à raconter cela.


[Désolé pour le temps de réponse impardonnable et pour le rp très court, mais je ne veux pas abandonner ce rp que j'aime et je voudrais qu'on le finisse. Du coup voilà !]
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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Dim 6 Jan - 11:00


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La Distorsion du temps est furieuse ! Quelqu'un avait réussi à la tenir éloigner de ce monde ... Mais, elle est plus forte que toute cette magie, elle est revenue, plus forte et plus terrible. Une tragédie se serait déroulée il y a peu dans ce monde. Quelle aubaine, la tristesse, la colère, la désolation emplissent désormais les cœurs et les têtes. La distorsion sent qu'elle va s'amuser, elle se délecte déjà de ces sentiments nouveaux qui prennent le pas sur la joie et allégresse. Oui, elle sent qu'elle va s'amuser comme une petite folle. Elle parcoure les couloirs de l'école de magie, se nourrissant des sentiments néfastes comme une nourriture délectable, quand soudain, des éclats de voix la stoppe net dans son merveilleux repas. Doucement, elle approche et entre dans cette salle, là trois élèves, chacun dans une maison différente. Elle aspire les sentiments qui émergent de chacun d'eux. Elle ressent la colère et la tristesse de chacun, à des degrés différents. Elle s'approche de chacun d'eux et tourne autour. Si elle pouvait, un rire serait sortie de ses lèvres afin de leur signifier sa présence. Oh mais, ils doivent sentir cette présence qui se repait de la colère qui les agitent, de la tristesse qui se traduit par des larmes, et aussi de ces souvenirs qui se bousculent dans leur tête. Trop de souvenirs qui lui parviennent, quand tout à coup un lui parvient plus net que les autres. Un sourire malveillant serait apparu sur ses lèvres. Le mal, encore plus, et le souvenir de ce jeune homme embrassant cette jeune fille se projette dans toutes les têtes. Un instant, jusqu'à ce qu'il s'évanouisse, tout comme la distorsion.
___

Maël, Dana et Sasha, ce souvenir est celui de Maël, qui a vu Evelyne et Robert s'embrasser, mais, malgré le fait qu'au début les protagonistes de ce souvenir sont les mêmes, ils changent tout à coup en Maël et Sasha s'embrassant au même endroit. Comment chacun d'entre vous réagira à cela ? La distorsion du temps aura surêment bien fait son travail !
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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Jeu 17 Jan - 11:36

    J’étais perdu. J’étais dépassé. J’étais blessé au plus profond de moi. Comment avait-ce dégénéré à ce point en si peu de temps ? Quelques minutes auparavant, je pleurais, je consolais, je voyais Sasha comme une amie, puis comme plus que cela, avant de me frapper mentalement que je n’étais qu’un goujat égoïste, infidèle, un sale s#laud sans cœur, sans âme. Quelques minutes auparavant, j’oscillais entre la perte totale de contrôle, la tristesse incomparable, la volonté inébranlable de consoler Sasha. Quelques minutes auparavant, j’étais Maël, le meilleur ami de Robert, qui racontait sa première rencontre avec son frère de cœur, qui ne voulait pas pleurer, qui ne voulait pas montrer qu’il avait mal, alors que c’était évident, pour exaucer le moindre souhait de la seule qui pouvait le comprendre. Qu’il pouvait comprendre à cet instant. Quelques minutes auparavant, j’envisageais inconsciemment de pouvoir réussir, avec l’aide de Sasha, à surmonter mon état catatonique, les conséquences de la… de l’absence (le terme de disparition me faisait trop penser à la mort) de Robert. Que je détestais toujours. Quelques minutes auparavant, je n’arrivais pas à faire le point sur ce que je ressentais, je n’arrivais plus à faire le point sur ce que j’allais faire, sur ce que je devais faire. Et maintenant… c’était pire. Je ne pensais pas que c’était possible, mais c’était pire. Sasha et Dana avaient sorti les crocs, moi j’étais entre les deux, des vestiges de larmes séchés sur mes joues, les yeux encore brillants, les mains tremblantes, et tentant de ramener le calme. Peine perdue, vu comme le prit Dana qui me cracha méchamment :

      - Mais oui Maël ! Mets-toi de son côté ! Traite-moi comme une égoïste, une imbécile ! Après tout c’est ce que je suis n’est-ce-pas ? Une pauvre gamine qui ne comprend pas ce qu’il se passe autour d’elle. Qui tire des conclusions hâtives et qui se contente de suivre sa mère comme un bébé dragon ! Une espèce de troll qui ne prend pas la peine de réfléchir. Je sais parfaitement que c’est ce que vous avez en tête. Ce que tout le monde a en tête. Que je suis d’une stupidité déplorable, et que je n’ai aucun jugement. Vous savez quoi ? Vous avez tort ! Vous…


    Je ne savais pas quoi dire. J’avais subitement envie de gifler Dana, parce qu’elle racontait n’importe quoi. Elle était stupide, elle était emportée, et elle faisait des conclusions hâtives et… Je m’emportais. Je bégayai lamentablement dans l’idée de dire quelque chose, j’assistais, spectateur, au dialogue entre Dana et Sasha. J’étais totalement dépassé. Je voulais me recroqueviller dans un coin de la pièce. Je ne comprenais plus rien à ce qu’elles racontaient. Pourquoi Dana se considérait elle responsable, pourquoi Sasha l’encourageait elle à le croire ? J’aurai voulu dire à ma petite sœur d’adoption qu’elle racontait n’importe quoi, qu’elle n’était pas une source de malheur, qu’elle n’était pas fautive, mais tout ça pour quoi ? Je ne savais pas ce qu’il s’était passé à Ste Mangouste, je ne comprenais rien à ce que toutes les deux racontaient. Je voulais dire à Dana que je ne la détestais pas, je voulais dire à Sasha de ne pas l’encourager à se croire coupable. Mais tout restait coincé dans ma gorge. J’étais entre les deux, impuissant. Désespérément impuissant. Elles devaient m’avoir oublié. Elles m’avaient oublié dans leur colère. Ma tête allait de l’une à l’autre. Je cherchais à comprendre, je cherchais à assembler les morceaux du puzzle. En vain. Sasha était si… détachée. Si… neutre, que j’en avais des frissons. Elle parlait à Dana d’une voix si… posée. Je la regardais comme si je ne l’avais jamais vu. Comment pouvait elle dire ça ? Comment pouvais je la laisser dire ça ? Décombre, toboggan, transplannage. Je ne comprenais strictement rien à ce qu’elles racontaient. J’avais reculé jusqu’au mur le plus proche, m’éloignant d’elles, les laissant parler. Soudain alors que je ne m’y attendais plus, Sasha se tourna vers moi, se souvenant peut être que je n’avais pas été à Ste Mangouste, que tout ce qu’elle disait à Dana ne m’évoquait rien et que, Merlin, j’avais envie de savoir ce qui était arrivé dans cet hôpital de bouseux !

      Tu veux savoir ce qu’il s’est passé ? Je peux te le raconter, mais je voudrais savoir si Dana, tu te sens prête à raconter cela.


    Je me sentais prêt à exploser. Again. Enfin… je me sentais de nouveau prêt à exploser. Pas à exploser de nouveau. Petit jeu de langage. Bref. Dans tous les cas, j’étais prêt à sortir de mes gonds, mais l’affliction dans laquelle l’enchaînement d’évènements et d’interventions et de sentiments et de cris et d’émotions m’avaient plongé en quelques minutes, m’en empêcha. Je me contentais de me laisser tomber le long du mur, la tête entre les mains. Je ne savais pas quoi dire. Je… j’avais l’impression que tous mes efforts étaient voués à l’échec. Je bégayai lamentablement des « je » à répétition, lorsque une brume apparut, au milieu de notre triangle. Je me levais brusquement. Mon cauchemar était mis en film, réel, devant moi. Ce qui m’avait hanté tout l’été, ce qui me hantait depuis juin dernier. Ce qui avait ruiné mon couple, mon amitié, ce qui avait ruiné ma relation avec Evelyne, avec Robert… J’eus envie de vomir, de les tuer, en les voyant à nous s’embrasser devant moi. Je m’apprêtai à détourner le regard lorsque les silhouettes se floutèrent. Se modifièrent. Je reconnus tout d’abord la mienne. Qui enlaçait une jeune fille. Ce n’était plus Evelyne. Ce n’était pas ses cheveux châtains. Ce n’était pas ma petite amie. Je reconnus les cheveux blonds de Sasha. Je voulus faire un pas en arrière mais le mur me bloqua. Alors j’avançai, balayant d’une main violente le mirage qui n’était que fumée, bien sûr.

      « MENSONGE ! MENSONGE ! Ce n’est qu’un mensonge, perfide ! »


    Je me tournai vers Dana en la pointant du doigt. J’étais choqué. Parce que cette scène, m’avait traversée l’esprit. Parce que ça aurait très bien pu être ma vengeance sur Robert, ma vengeance sur celui qui m’avait pris Evelyne. Je pouvais lui prendre Sasha, je pouvais ruiner tout ce qui attendait Robert ici. Je pouvais tout massacrer, pour qu’il souffre comme j’avais souffert et comme je souffrai maintenant. Mon doigt tendu en direction de Dana tremblait.

      « C’est TOI qui as fait ça ! j’en suis sûr ! Avec tes insinuations c’est toi qui as fait ça ! Petite g… Tu crois que je pourrais faire ça à Robert ? à Sasha ! JE TE DETESTE DANA ! »


    Je ne voulais plus rien entendre ; je ne voulais plus rien savoir. Je ne savais pas d’où une telle apparition était venue, mais avec les insinuations de Dana, ça faisait trop. Je n’en pouvais plus. Ma baguette glissa tout naturellement dans ma main, prête à l’emploi. Qu’est ce que j’étais en train de faire ?

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Dim 3 Fév - 17:06

Elle était rompue. Il n’y avait pas aucun autre mot qui pouvait en cet instant définir la Serdaigle. Que ce soit physiquement ou mentalement elle était assaillie par une sensation de faiblesse. Elle-même se demandait par quel miracle elle parvenait à rester encore debout. En toute logique elle aurait dû s’écraser sur le sol. Elle n’arrivait pas à croire que cette confession venait de s’échapper si facilement de ses lèvres. Faiblesse dont elle avait honte mais qui la rongeait depuis qu’elle s’était réveillée à l’infirmerie à peine deux jours plus tôt. Elle avait jusqu’à présent blâmé les médicaments que lui donnaient Madame Pomfresh, mais elle devait se rendre à l’évidence ; elle était bien rongée par cette envie d’en terminer, de tout arrêter. Etait-ce de la culpabilité ? Simplement de la tristesse ? Elle n’aurait su confirmer quelle hypothèse était la bonne et au fond ça n’avait pas une si grande importance. Cela ne changeait pas ce qu’elle ressentait, ce qu’elle désirait en cet instant. Elle, qui ne jurait que par la raison se trouvait désormais proie et esclave de ses émotions. De ses sentiments. Cela pouvait être déroutant, si et seulement si elle ne se sentait pas aussi vide. Un frisson parcouru son corps. Avait-elle réellement froid ou cela n’était-il que dans son crâne ? Par réflexe ses mains remontèrent et serrèrent ses épaules afin de maîtriser l’apparition d’un frisson qui lui secouait l’échine. Etrangement aucune larme ne s’échappa de ses yeux. Peut-être avait-elle trop pleuré dans son lit de malade. Pendant quelques instants, elle s’imagina appliquer ses paroles. Disparaître ne plus être là. A jamais. Cela semblait si doux comparé à ce qu’elle vivait actuellement…

Dana reprit conscience de sa localisation et de sa compagnie alors que Sasha répondait à ses paroles. Calmement et d’une sincérité qui la dérangeait presque. Depuis qu’elle et Robert se fréquentaient, la Serdaigle avait déployé toute son énergie à la haïr. A plus ou moins fortes doses, avec plus ou moins de bonnes raisons. Elle avait bien évidemment conscience qu’elle était actuellement en tort, que Sasha n’était pas directement la cause de la disparition de son frère. Mais c’était plus fort qu’elle, il fallait qu’elle la blâme et qu’elle lui fasse payer. Alors comment. Comment avec toute la haine qu’elle pouvait lui balancer à la figure, comment pouvait-elle se montrer aussi empathique. Ça n’était pas normal, ça n’était pas sain. Il devait y avoir anguille sous chaudron. Et rien que pour cela elle ne pouvait la croire. Robert ou elle ? Du pareil au même ? Elle avait beau ne plus avoir les idées en place, elle savait qu’il s’agissait-là d’un mensonge. Maël, elle, la majorité des élèves. Vous leur feriez passer un questionnaire, qui préférez-vous voir disparaître, la réponse serait unanime. Peut-être Stanley et Evelyne aurait répondu différemment. Elle était épuisée, et agacée par les hypocrites paroles réconfortantes de la Poufsouffle. Allait se mettre à lui renvoyer ses conseils de là où ils venaient mais se rappela soudainement que Maël était là lorsqu’elle s’adressa à lui. Dévasté. Qu’avait-elle fait ? Que faisait-elle ? Dana baissa le regard tentant de se recentrer sur elle-même, de maîtriser ses émotions ne souhaitant pas blesser d’avantage le meilleur ami de Robert. Mains qui disparurent dans un brouillard étrange.

Pensant qu’il s’agissait là du fruit de son imagination et de la fatigue, elle secoua légèrement sa tête et ouvrit à nouveau les yeux afin de voir se dessiner devant eux l’image de son frère. Il était de dos, mais elle aurait pu le reconnaître entre mille. Elle tendit son bras, souhaitant l’atteindre et murmurant son prénom, animée d’un fol espoir, puis se rendit compte qu’il était comme suspendu dans les airs et fantomatique. Irréel. Irréel mais aussi accompagné… d’Evelyne ? Figée, elle ne parvenait pas à assimiler ce qu’il se déroulait sous ses yeux. Evelyne, sa confidente, l’une de ses meilleures amies. Et Robert ? Bien entendu, avant cela l’aurait mise dans une joie folle. Deux des êtres qu’elle aimait le plus unis. Mais Evelyne était aussi… Maël, Robert. Leur distance inexplicable. Tout se mettait en place. Mais pourquoi les voyait-elle comment ? Elle plongea son visage dans ses mains tentant de réaliser ce qu’elle voyait. Mais lorsqu’elle leva à nouveau le visage, tout avait changé. Les cheveux d’Evelyne avaient blondis, la carrure de Robert devenue plus trapue et sa chevelure plus longue. Elle ne réalisa pas entièrement avant que Maël ne se mette à crier et à la pointer du doigt.

Dana était désormais complètement perdue et si son corps fut parcouru d’un frisson elle n’en comprit pas réellement la raison. Du moins pas avant que le Gryffondor ne se mette à l’insulter et à la menacer avec sa baguette. Elle aurait dû être effrayée, elle aurait dû reculer mais au contraire, sa colère se mit à faire écho à celle de Maël. Elle lui montra ses deux mains vides et lui jeta un regard perçant.

Et comment aurais-je fais ça gros malin ? Je n’ai pas de baguette sur moi. Ils me l’ont confisqué jusqu’à que je quitte l’infirmerie. Tu peux me dire quel intérêt j’aurais de montrer Robert et Evelyne en train de s’embrasser ? Tu crois que je m’amuserais à te faire souffrir ? Est-ce que je crois que tu aurais pu faire ça ? Oui je le crois. Après tout il n’est pas là, et en ce moment vous n’êtes pas en bons termes. Donc oui je crois que Sasha et toi avez pu… Est-ce que c’est moi qui ai montré ça ? Non. D’ailleurs comment est-ce que je peux savoir que tu ne m’attaques pas pour ne pas affronter la réalité ? Mais vas-y lance le ton sort ! Défoules-toi ! Je n’en ai rien à faire. Rien n’a vraiment d’importance.

Dana avança de quelques pas vers Maël le défiant du regard.

Si j’avais une baguette, moi je le ferais. Puis tourna son regard vers Sasha. Je vous attaquerais tous les deux.

Pourquoi provoquait-elle de la sorte ? Elle n'en savait rien. Voilà déjà de bonnes minutes qu'elle ne contrôlait plus aucun de ses faits et gestes. Encore moins ses paroles. Elle était tendue, prête à exploser, exténuée. Elle craquait et elle souhaitait que tout cela prenne fin, d'une manière ou d'une autre.

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Sasha Tetlan

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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Mer 6 Fév - 13:57

    Les évènements prenaient une tournure totalement inattendue. Alors que nous avions une conversation à cœur ouvert Maël et moi, alors que tout était calme, que nous n'avions juste que ce besoin de nous retrouver. Dana est entrée comme une furie, pour déverser sa colère, Maël s'était lui aussi laissé emporté. Je voulais que tout se calme, que tout redevienne comme avant l'entrée tonitruante de ma belle sœur, je voulais que l'on retrouve cette petite bulle dans lequel nous nous étions plongés pour nous remémorer des souvenirs, pour évoquer ensemble Robert et parler de ce qu'il s'était passé. Mais tout avait dégénéré et le point d'orgue de cette situation fut cet instant où tout avait disparu.

    Une présence, un instant de flottement puis mon esprit a été envahi par une image. Je pouvais reconnaître ces deux personnes entre mille. Robert et Evelyne, s'embrassant. Une image qui me donnait la nausée, ce dont nous avions parlé quelques minutes plus tôt se matérialisait devant moi ou plutôt en moi. Je ne savais plus trop. Mais avant que je ne puisse en voir davantage, cette image se brouilla pour laisser place à un nouveau couple dans le même lieu, les cheveux bruns d'Evelyne avait pris la teinte blonde de ma chevelure. Le corps merveilleux de Robert avait laissé la place au corps plus fin de Maël et cette vision nous présentait en train de nous embrasser. Mon souffle se coupa net, non cela n'avait jamais eu lieu, comment ? Pourquoi ? Que s'était-il passé pour que tout dérape ?

    Je fermais les yeux un instant, les éclats de voix me parvinrent sans que j'en saisisse la moindre signification. J'avais un haut le cœur, ces deux scènes m'avaient chamboulé. Le fait de les avoir imaginer et de voir la scène, puis voir cette scène avec un autre garçon. Je n'étais qu'une belle garce. Je me détestais, je me haïssais. Je rouvris les yeux pour voir Maël baguette pointée sur Dana et elle, … qui nous menaçait de nous attaquer tous les deux. Mon corps, ma tête réagir simultanément, ma bouche s'ouvrit en un cri.


    CA SUFFIT !

    Ma baguette levée je lançais un sort à l'adresse de Maël

    Experliamus

    Sa baguette lui sauta des mains et arriva dans les miennes. Je ne voulais pas qu'il y ait une bagarre, en plus de cela j'étais préfette. Je devais éviter tout cela. Je regardais tour à tour l'aigle et le lion prêt à se sauter dessus. Prêt à tout pour oublier ce que l'on venait de vivre depuis quelques jours.

    Ça suffit, arrêtons tout de suite le massacre !
    Avant toute chose, ce qu'il s'est passé à Ste Mangouste ne va pas être trop long a expliquer ! Il y a eu une attaque, Dana est sortie de sa chambre en nous laissant Rob' et moi. Elle m'a demandé de rester avec lui quoiqu'il arrivait. Les bruits, les cris, le danger, nous a poussé à sortir de notre cachette pour fuir et retrouver Dana. Elle était au prise avec un mangemort et elle était aidé du professeur Ivanov ou plutôt s'était elle qui l'aidait. Ensuite, nous avons fuit, le professeur a créé un toboggan dans les escaliers pour que l'on descendent plus vite. En bas, tout n'était que chaos, Dana est descendu la première, je l'ai suivit et puis Robert. Arrivée en bas, j'ai cherché Dana et Robert des yeux, je n'ai vu que la tête blonde de la petite sœur, pas de Robert. Mais, … Je sentais qu'il était parti, qu'il était en sécurité et que nous étions sur le point de nous retrouvé ! J'ai toujours ressenti cela avec lui, toujours eu une sorte de lien avec lui. Je ne sais pas s'il a déjà ressenti ça pour moi. C'est ce qui fait que je pense que c'est mon âme sœur … Enfin bref, je l'ai laissé, j'ai emmené Dana et voilà toute l'histoire.


    Je reprenais mon souffle, j'avais sortie toute cette histoire dans l'espoir qu'on ne me coupe pas. Puis je me suis adressé à Dana.

    Si tu veux m'en vouloir pour t'avoir sauvé, pour avoir été une des protagonistes de cette vision douteuse sortie de je ne sais d'où et qui ne s'est jamais produite, si tu veux me haïr encore plus qu'avant, fait ! J'ai eu l'habitude de ce sentiment que tu nourrissais à mon égard ! Je préfère cela au fait que tu déteste Maël, car il n'a rien fait, il voulait juste savoir ce qui s'était passé, on discutait tranquillement, de Robert. Mais pense ce que tu veux de moi, mais ne blâme pas l'innocent qui est avec moi. Maintenant, je vais partir, car tout cela ne nous mènera à rien si on reste comme des trolls à vouloir se battre, nous sommes tous fatigués, épuisés par ce que nous venons de vivre. Nous reparlerons de tout ça quand nous serons prêt.

    Je lançais sa baguette à Maël. Je lui lançais un regard en lui faisant comprendre qu'il devait partir aussi. Il était temps. Je sortis de la pièce et me retrouvais dans le couloir. Je pris une inspiration et je me précipitais jusqu'à la salle des blaireaux. Je n'avais qu'une idée en tête, me retrouver dans mon lit pour pleurer, encore et encore …
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Maël J. Fontaine

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MessageSujet: Re: Une douleur partagée ?   Mar 12 Fév - 10:00

      « Tu nous attaquerais ? Et bien tant mieux, comme ça j’ai encore moins de remords à te faire avaler ta sale petite morgue ! »


    Dana semblait prête à en découdre, et dans un sens, c’était pour le mieux. Comme ça je n’allais pas avoir de remords à lui balancer un sortilège en plein figure. Elle voulait me pourrir mon moment de calme, et bien tant pis pour elle, j’allais lui pourrir sa semaine. Et tant pis si elle était encore à l’infirmerie alors qu’elle était sensée y être actuellement, tant pis. Tant pis pour elle, tant pis pour moi… J’étais hors de moi. J’étais venu chercher du soutien auprès de Sasha, nous avions réussi à créer une atmosphère agréable pour évoquer Robert sans agrandir le gouffre de son absence qui était dans nos cœurs, et voilà que Dana venait tout gâcher. Cette petite peste… cette petite peste que j’avais si longtemps taquinée lorsque je passais un mois chez les Lundy, cette petite peste, que je faisais rire en faisant des grimaces, … J’avais un sort à la bouche, prêt à lui faire payer lorsque Sasha intervint en criant :

      CA SUFFIT ! Expelliarmus


    Ma baguette m’échappa tandis qu’un souffle me faisait faire un pas en arrière. Heureusement qu’elle n’avait pas suffisamment chargé le sortilège sinon je me serais retrouvé aplati comme une crêpe contre le mur le plus proche de mon dos. Je fis face à Sasha, en colère. Non mais elle se prenait pour qui ? Elle pensait que j’étais sans arme sans baguette ? Et bien elle allait se tromper ! Et…

      Ça suffit, arrêtons tout de suite le massacre ! … C'est ce qui fait que je pense que c'est mon âme sœur … Enfin bref, je l'ai laissé, j'ai emmené Dana et voilà toute l'histoire. Maintenant, je vais partir, car tout cela ne nous mènera à rien si on reste comme des trolls à vouloir se battre, nous sommes tous fatigués, épuisés par ce que nous venons de vivre. Nous reparlerons de tout ça quand nous serons prêts. »


    Je restai immobile. Trop d’informations d’un seul coup. Je voulais savoir ce qu’il s’était passé à Ste Mangouste ? Et bien je le savais mais je n’étais pas heureux. En même temps, était-ce mon but lorsque je demandais sans cesse à Dana et Sasha ce qu’il s ‘était passé ? Non, bien sûr… Enfin… je ne savais pas vraiment. Dans tous les cas… Je me pinçai l’arête du nez en attrapant la baguette que Sasha me lançait. J’étais d’une nullité sans pareil. Ainsi Ivanov les avait aidés ? Ce sale Mangemort ? Et Sasha pensait vraiment être l’âme sœur magique de Robert ou une bêtise de cet acabit ? Je remuai la tête comme pour nier toutes ces informations en bloc. C’en était trop pour mes nerfs. Il y avaient des choses qu’ils ne pouvaient pas encaisser trop longtemps, et les ascenseurs émotionnels en faisaient parties.

      « Dana, si c’est toi qui as fait ça d’une manière ou d’une autre, je le découvrirai et tu regretteras. J’étais tranquille avec Sasha, à évoquer Robert. Rien de plus, rien de moins aussi. Et toi, tu débarques, tu ruines tous nos efforts. Sale petite peste… Ne recroise pas mon chemin dans les jours qui vont venir… »


    Je savais que je ne devais pas dire ça. C’était stupide, c’était méchant, c’était faux, aussi. Parce que si je prenais le temps de me calmer et de considérer posément ce qu’il venait de se passer, deux conclusions émergeaient : Dana n’aurait pas pu faire un tel nuage, puisque c’était mon souvenir qui avait été détourné et qu’elle n’avait pas sa baguette, et Dana était peut être encore plus affectée par la disparition de son frère que moi-même… Et j’étais injuste en lui m’étant tout sur le dos. Mais à ma décharge, tout était un peu « trop » en ce moment. Je n’avais pas besoin d’une illusion qui matérialisait mes pensées perverties, puisque je n’oubliais pas que j’avais bel et bien pensé me venger de Robert en lui volant Sasha… Je me répugnais et je reportais ce dégoût sur Dana…

      « Je te conseille de filer bien vite à l’infirmerie maintenant, Dana. Tu ne devrais pas traîner dans les couloirs avec cette tête affreuse et je doute que Pomfresh t’aie laissée sortir. C’est le préfet qui parle, là. »


    Je le fixai dans les yeux, la mettant au défi de me dire quelque chose et je la doublais en la poussant sans tenter même d’être doux. Sans me retourner, je partis du côté du Parc de Poudlard, histoire de me défouler un peu une raquette à la main ou tout simplement des baskets aux pieds… Je me rappelai un peu tard que nous étions le soir et je restai immobile devant la grande porte, fermée, du Hall de Poudlard. Je remarquai à peine que la nuit obscurcissait les couloirs qui n’étaient de ce fait éclairés que par la lueur qui s’échappait de ma baguette. Mes doigts se posèrent sur l’insigne de Préfet qui, seul, pouvait justifier ma présence dans les couloirs à cette heure tardive. Dana allait devoir rentrer dans le noir ? Je haussai un sourcil en étouffant la pointe de culpabilité. Tant pis pour elle. Je remontai dans la salle commune des Gryffondor, pas beaucoup mieux moralement que lorsque je l’avais quittée…

    Spoiler:
     







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