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Professeur↯ Mais où est passé le fond du chaudron ?
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Dunstan McFly

Professeur
Mais où est passé le fond du chaudron ?


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MessageSujet: Si vis pacem para bellum    Ven 24 Fév - 18:16

Septembre 1978, rentrée des classes. Les couloirs étaient à nouveau bondés par une bande de babouins bruyants, ces chimpanzés fusaient pendant les intercours pour discuter brièvement avec leurs congénères et le nombre de décibel avait tout simplement explosé au point de vous en donner la migraine. Voici ce que tout enseignant normalement constitué aurait dû penser mais n’oubliez pas que nous parlons de Dunstan McFly, vampire gâteux et… « Hum. Hum. Hum… » Quoi ? « Ma capacité cognitive est à son acmé, je voulais juste te le rappeler ma chère ». Permets-moi d’émettre quelques doutes à ce propos mais soit, nous n’allons pas entrer dans ce genre de débat. Revenons-en donc à nos chaudrons. Je disais donc que toute personne normalement constituée aurait déserté le château avec le retour de cette bande de macaques fatigants mais voilà, Stanislas n’était non seulement pas une personne normale mais il était également enseignant (mot plus communément utilisé pour désigner une personne masochiste). Du coup, je devais me coltiner cette troupe dont l’intellect était plus qu’inexistant quand on voit la façon dont ils couraient tels des idiots dans les couloirs, nous percutant au passage.

« Ce sont des enfants, il faut bien qu’ils se défoulent voyons. » Là n’est pas la question, il s’agit d’un manque de respect que de percuter un enseignant et s’enfuir sans s’excuser. Mais môsieur est trop gentil – naïf je dirai même – et il sourit au lieu de punir. « La voix de la violence ne mène nulle part. » Triple buse. C’est à se demander comment tu as pu obtenir ce poste. « Parce que je suis quelqu’un de compétent ? » Ouais, bon, ça va hein... Quoiqu’il en soit, ces enfants n’ont aucun respect et je me demande bien ce qui t’est passé par la tête pour garder ton poste une nouvelle année. « On est bien payé, nourri, blanchi et logé. » J’aurais dû m’en douter ! Il aurait été impossible que tu restes pour le plaisir de remplir ces petites têtes blondes de ton savoir. « Si, bien entendu, mais j’avoue que certaines têtes sont plus agréables à remplir que d’autres. » Bien, alors, fonce dans ta classe et mets-toi au travail ! Après tout, ce n’est pas comme s’il ne nous restait qu’une bonne dizaine de minutes pour retourner dans les cachots, aérer la pièce et la mettre quelque peu en ordre.

« On y arrivera, détends-toi, je vais attraper des cheveux blancs avant l’âge à cause de toi. » Comme si… Tu es mort, je te rappelle, donc tu n’en auras jamais espèce d’abruti fini. Misère de misère, la vie est injuste. Comme si je n’avais pas assez de mes migraines quotidiennes à cause de ton imbécilité chronique, voilà que d’autres vont se rajouter à cause de l’incompétence de ces ânes. Je suis maudite. Enfin, soit, puisque je n’ai pas le choix, autant montrer un minimum de motivation. « Tu vois que tu peux être une bonne fifille quand tu le souhaites. » Pardooon ?!? Sale chauve-souris débile, ingrate et pathétique, je te laisse te débrouiller comme un grand, tiens ! C’est ainsi que notre cher Dudu se retrouva seul, confronté à lui-même, tandis qu’il se dirigeait vers les cachots. Une nouvelle heure de cours s’annonçait et il devait bien l’admettre, certaines têtes lui avaient manqué pendant les deux mois qui venaient de passer. Perdu dans ses pensées, le potionniste faillit louper sa classe et il ne fallut guère plus que l’ombre d’un collège inapprécié pour l’inviter à quitter les couloirs sans plus tarder.

La pièce était plongée dans le noir, les torches étaient éteintes et la poussière régnait en maîtresse incontestée. Dunstan sortit sa baguette et lança deux trois sorts vite fait pour faire un peu le ménage. Après quelques incendio, la pièce devint plus accueillante (car avouez que dans tout ce noir, on se serait cru dans une crypte ou on ne sait trop quoi s’y rapprochant). La salle de potions s’était toujours située au sous-sol du château et le vieux vampire ne pouvait pas avoir hérité d’un meilleur endroit pour enseigner. Après tout, il n’aimait guère la lumière vu sa condition. Hélas, cet endroit n’était pas des plus appréciés, allez savoir pourquoi. La majeure partie des étudiants venaient avec des pieds de plomb étudier l’art subtil de la potion. C’est pourquoi Dunstan tâchait d’être accueillant, bon vivant, histoire de les motiver à suivre ses cours. Les potions étaient un sujet tellement passionnant qu’il était bien dommage que si peu d’élèves soient fascinés par un chaudron en ébullition. Installé au fond de sa classe, Dunstan sourit aux premiers arrivants tout en les invitant à s’installer dans les premiers rangs.

| Bonjour les enfants. Alors, prêts pour une nouvelle année ? Pas la peine de me présenter ni même de faire étalage de ma méthode d’enseignant, vous êtes des vétérans dans ce collège. Passons donc directement aux choses sérieuses et… Préparons du café ! En ces temps de guerre, rien de tel pour se détendre, n’est-ce pas ? |

Mais qu’est-ce que c’est que ce charabia, Stanislas ? « Tiens, te revoilà ? Je pensais que tu nous quittais pour des contrées plus paisibles. » Figure-toi que j’ai déjà essayé mais que rien n’y fait, je ne sais pas me débarrasser de toi. Après tout, tu es déjà mort alors les poisons ne te font aucun effet, pas plus que la nourriture avariée ou les boissons trop alcoolisées. « En somme, tu es dans de beaux draps. » Je ne te le fais pas dire ! Mais tu n’as toujours pas répondu à ma question je te signale. « Oh, ça. Nous allons simplement étudier le philtre de paix. » Je ne me souviens pas que cela ait une texture proche de celle du café… « Non, bien entendu. Mais pour faire un bon café, il faut savoir choisir un filtre de qualité et qu’oppose-t-on à la paix ? La guerre. Voilà tout. » Toi et tes devinettes débiles… Va t’asseoir et commence donc ton cours vieille chouette attardée. « Allons bon, il reste encore trois minutes aux étudiants avant le début des cours, ne presse donc pas ces derniers. » Toi et tes largesses… Tu finiras par m’avoir à l’usure.

C’est ainsi que nous nous sommes mis à attendre les derniers arrivants avant de commencer le premier cours de cette nouvelle année scolaire. Dudu couvait du regard son tiroir à gommettes (les vieilles habitudes ont la vie dure, hélas) tandis qu’il feuilletait sans conviction le manuel de ses cours. Cet auteur était apparemment un imbécile fini à en juger par les grognements de frustration que Stanislas laissait échapper de temps à autres. « Il faudra changer cela, cette chose renferme tout un tas d’âneries sans queue ni tête. » Hélas, il est obligatoire car le Ministère l’a demandé alors tu devras t’en contenter. « M’as-tu déjà vu obéir gentiment aux ordres ? » Misère… Tu ne comptes pas demander à tes élèves de changer leur manuel alors qu’ils viennent d’investir dans ceux-ci ? « Peut-être que oui, peut-être que non. » Tu es i.r.r.é.c.u.p.é.r.a.b.l.e !! Si tu veux qu’ils changent de manuels, paie-leur donc en un nouveau ! « Hors de question, bien trop cher. » Alors n’espère pas les faire changer comme ça sur un coup de tête. « Et si je rédigeai moi-même un ouvrage ? » Merveilleuse idée qui va me donner une farandole de migraines, je le sens venir…

Pour ce premier tour, il s'agit d'une introduction des plus classiques, histoire de vous remettre dans le bain. Les questions et autres choses du genre viendront au prochain tour. Pour rappel, Dunstan n'octroie pas directement des points mais bien des gommettes. Vous trouverez le récapitulatif de son système de points dans le forum "potions". Vu que le philtre de paix avait eu autant de succès, j'ai décidé de commencer par ce dernier. Il s'agit d'une potion enseignée aux cinquièmes années normalement donc vos personnages ne devraient pas avoir difficile à la réaliser Wink
Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: Si vis pacem para bellum    Sam 25 Fév - 0:12

Aujourd'hui, cela allait être pénard. On avait potions. J'adorais cette matière enseignée par ce professeur que j'adorais tout particulièrement, probablement le meilleur de tout Poudlard. Dunstan McFly, totalement givré et déjanté, faisait l’unanimité auprès des élèves. Je ne connaissais personne qui n'appréciait pas cet enseignant. Il était peut-être un petit peu vieux, mais ses méthodes plutôt étranges, mais néanmoins recherchées me faisaient rires moi. Ses petites gommettes et ses petites manières amusaient la plupart des étudiants.

Bref, moi, j'étais debout depuis déjà quelques heures et je n'avais rien d'intéressant à faire, alors, moi, Regulus Black, je me dirigeai vers la bibliothèque. C'était plutôt rare qu'on me voit me fourrer dans cet endroit trop calme pour un esprit aussi perturbé et impétueux qu'était le mien. Cette vaste pièce était le plus souvent remplie de bon nombre de Serdaigle qui recherchaient la quiétude d'un endroit sain pour faire travailler leurs neurones. Moi, personnellement, je préférais de loin la dureté d'un arbre du parc, ou alors la mollesse de mon matelas. En fait, tous les endroits, où potentiellement, je risquais d'être seul. Mais étrangement, ce matin, le temps m'avait dissuadé d'aller dehors, et mes camarades de dortoir étaient encore pleinement plongés dans les bras de Morphée qui berçaient leurs esprits de doux rêves. Enfin, ça, je n'en savais rien. Mais en tout cas, ils dormaient à poings fermés.

Profondément penché sur un devoir de métamorphose, je ne vis pas vraiment l'heure passer. Moi, je détestais faire mes devoirs à la dernière minute. Le jour où je rendrais un parchemin fait la veille ou l'avant veille, et qui n'avait guère eut le temps de mûrir dans mon esprit, et bien, les Moldus connaîtront notre existence ! J'accordai un plaisir tout particulier à voir les professeurs me rendre des devoirs excellents alors qu'en cours, je dormais littéralement. Du moins, c'est ce qu'ils croyaient tous. Mais en fait, leurs paroles s'ancraient à vitesse grand V dans mon esprit et j'arrivais à le ressortir à chaque moment opportun. Lors d'une interrogation surprise, lors d'un devoir, lors d'une BUSE. Ce n'était pas cela le principal après tout ? Ressortir ses connaissances et puis basta ? Pourquoi il fallait toujours que les enseignants viennent m'emmerder ? Ma méthode à moi me convient parfaitement, et elle a fait ses preuves, que veulent-ils de plus ? Que je fasse semblant de m'intéresser un tant soi peu aux cours qu'ils tentent de nous inculquer ? Je suis désolé, mais moi, je préfère me la jouer à ma manière. Si cela leur plait tant mieux, sinon, tant pis. Je n'allais tout de même pas changer pour eux ! De toute façon, en cours, je ne fonctionne que par intérêt. Si je parle, c'est que c'est bénéfique pour moi, ou pour ma maison. Le reste, je m'en fiche pas mal.

Enfin, ça, c'était avant de connaître les méthodes de Dudu comme j'aimais le surnommer. Pour lui, j'avouais, je ferais volontiers un petit – gros – effort pour rester éveillé. C'était bien le seul. Les potions, c'était aussi un peu comme mon dada. Mon petit truc à moi, j'adorais cette matière, bien plus que les autres. Obtenir un parfait mélange avec la dose exacte de chaque ingrédient, à la goute près, à la pétale près, au grain près, cela n'était pas donné à tout le monde, vous me l'accordez. Avec les énergumènes qui peuplaient la classe, ce n'était pas rare qu'un chaudron explose d'un moment à un autre. Être arrivé en septième année et ne toujours pas savoir comment doser, c'était plus de la paresse que de la médiocrité.

Je ramassai mon parchemin, plutôt satisfait de moi-même. Je l'enroulai précieusement, j'avais bien avancé, j'étais content. Je me dirigeai enfin vers la salle de cours. Les cachots... La porte était ouverte, cela n'avait pas encore sonné. Je regardai à l'intérieur et souris. Je pénétrai dans la pièce et dit :
« Bonjour professeur ! J'espère que l'été a été agréable. »
Moi, ce n'était pas vraiment le cas, mais il fallait que j'arrête de contaminer tout le monde avec ma mauvaise humeur. Les personnes que j'aimais et que j'affectionnais comme Nox, Lux, Lyra, Caïn entre autres, ainsi que Dudu, n'avaient pas à subir mes sauts d'humeur exécrables. Bien entendu, le dire est toujours bien plus facile que le faire. Je m'assis ensuite à ma place habituelle, et entendis la sonnerie sonner et la foule d'élèves arriver en trombe.
Modo↯ Aigle en quête de sa prochaine proie !
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Lyra Badenov

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MessageSujet: Re: Si vis pacem para bellum    Sam 25 Fév - 22:45

Les gens courraient de partout, j’avais l’impression que si je n’avais pas un peu de maitrise de moi j’allais tout simplement et purement tué un de ces premiers années qui pour la cinquième fois consécutive me broyait littéralement le pied dans le but de retrouver son couloir. Son cours peut être. Bref, une première année perdue, ça valait je ne sais pas, une dizaine de Scroutt en Pétard en colère pour ne pas faire un jeu de mot pourri de chez pourri. Mais j’avais au moins une consolation à défaut de me faire broyer les pieds par ces petits imbéciles. Mais ils étaient encore ignorants penses y petite Lyra, des petits ignorants de onze ans, alors que tu en as dix sept, et que je vais bientôt étrangler le prochain qui me passe avec un coup de sac dans le dos. Ils ne pouvaient pas les porter correctement au moins leur cartable, ça nous éviterait quelques casses non souhaités surtout en ces premiers jours de cours. J’avais enfin eu mon emploi du temps, ayant eu une bonne note aux Buses, je pouvais au moins avoir le plaisir de suivre le cours de potion du professeur McFly depuis à peu près deux ans. Si ce n’est sa folie, j’adorais plus que tout au monde ce professeur. Bon j’étais un peu maboule d’aimer les cours, mais particulièrement encore plus les cours de potion.

Et c’est ce que je tentais d’atteindre ce jour là, avec le sourire, et rien ne pouvait me rendre plus heureuse qu’aujourd’hui que d’avoir cours de potions. En plus, je savais déjà que j’avais mon ami Regulus qui serait avec moi, Lux certainement aussi. Bref de nombreux élèves de Serpentards mais aussi d’autres maisons. Dans le but d’atteindre les cachots, une fois dans le couloir des cachots j’étais plus ou moins tranquille. Les rares cours qui se trouvaient ici étaient justement les cours de potion, et du moment que l’on avait pas potions, tout allait bien et aucune raison de courir dans les cachots, chose qui m’arrangeait beaucoup dans l’idée. Je marchais donc tranquillement jusqu’à ma salle de cours, avec un sourire, tenant sur l’épaule mon sac de cours, mon uniforme, et ma cravate que j’avais encore eu du mal à nouer ce matin pour changer. Je tentais de la renouer correctement maintenant que j’étais hors du champ d’action des petites ruées de nouveaux élèves. En y repensant j’avais été à leur place il y a pas si longtemps mais c’était encore un peu différent, enfin je n’avais pas passé mes cinq premières années dans cette école, enfin mes quatre premières, enfin c’était compliquée. Surtout pour avec quatre enfin dans la même phrase. J’vous embête ? Bon d’accord, en y repensant j’avais été également à leur place à un moment, et forcément, je savais la perte, accrochée à Hannah, cherchant Torben des yeux ce mois d’octobre quand j’étais arrivée. Et bah j’avais bien changé depuis y avait pas à dire.

Je rentrais rapidement dans la salle avec un sourire, pour mon professeur de mon potion, je venais juste, disons quelques minutes, de rentrer après Regulus avec un sourire pour lui. J’étais heureuse d’être en potions pour changer. Finalement peut être pas dans la relation entre les sorciers, mais peut être quelque chose dans les potions, je ne savais pas vraiment quel intérêt je pouvais donner à une de mes matières favorites.

« Bonjour professeur. »

J’avais déjà entendu que mon compère lui avait déjà demandé pour ses vacances pas besoin de relancer pour une deuxième fois, cette question pour le moins étrange à un professeur, mais en même temps une fois que vous connaissez le professeur McFly… Le mot étrange prend un tout autre sens dans votre vocabulaire, en sortant de son cours, il vous semble normal d’avoir une gommette sur le front mais tout à fait étrange que les autres élèves vous regardent bizarrement. Je m’étais alors installée à la place derrière Regulus et commencer à sortir mes parchemins et ma plume. Les autres élèves se succédèrent peu à peu pour venir prendre place rapidement. J’avais franchi la porte au moment de la sonnerie et en effet, il avait fallu de peu de secondes pour que les autres arrivent. Le premier cours de l’année allait pouvoir commencer.
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Dana Lundy

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MessageSujet: Re: Si vis pacem para bellum    Dim 4 Mar - 18:34

Le cœur battant, l’estomac noué, Dana avançait péniblement dans le couloir, se frayant un chemin à travers les élèves agités. Dans ses bras, elle tenait son manuel de potions et le serrait contre sa poitrine. Potions… Sa bête noire, LA discipline dans laquelle elle avait des difficultés. Cela faisait maintenant plus de quatre années qu’elle faisait des efforts pour s’améliorer. Qu’elle lisait autant qu’elle le pouvait. Mais rien ne ressortait. En cours, elle se retrouvait muette comme une carpe. Ses doigts ne semblaient plus être coordonnés avec sa cervelle. Bref, elle faisait un véritable carnage. Et voilà que ca allait continuer. Pour la dernière année peut-être. Avec un peu de chances ?

Certaines fois, la Serdaigle espérait presque ne pas obtenir de BUSES en potion. De la sorte, elle n’aurait plus à suivre cette matière les années suivantes. Pensée qu’elle s’empressait de chasser de son esprit sitôt qu’elle faisait son apparition. Ce n’était pas digne d’elle, de sa lignée, de sa maison. Les obstacles étaient faits pour être surmontés et non contournés. Certaines fois, il suffisait juste de relever les manches de sa robe et de foncer. Oui voilà. Foncer. Ce ne devait pas être compliqué nom d’un chapeau pointu ! Inspirant un grand coup, la Serdaigle commença à descendre les marches qui l’amenaient au sous-sol du château. Au fur et à mesure, la circulation devint plus aisée, le flux se réduit, et la respiration de Dana devint plus régulière.

Etant un peu en avance, elle s’arrêta dans un couloir non loin de la salle et ouvrit à nouveau son manuel. Elle avait beau l’avoir lu une dizaine de fois depuis qu’elle l’avait acheté et connaître certaines pages sur le bout de la baguette, ce n’était jamais suffisant à ses yeux. La moindre hésitation à une question pouvait la faire flancher et lui ôter toute confiance en elle pour le reste de l’année. Surtout lorsque l’on se trouvait face à des éléments aussi doués que pouvaient l’être Hécube. Cette fois ci elle allait y arriver, elle couperait ses racines avec exactitude, elle ferait gagner des points à sa maison.
Son doigt glissa de pages en pages essayant d’absorber toutes les informations qui s’y trouvaient. Tourner trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre. Tailler en cubes réguliers de un centimètre sur un centimètre. Ecraser avec une lame en argent. Retirer du feu pendant un sablier un quart…. Bon sang ! On aurait dit une émission de cuisine pour les moldus. En plus complexe, parce que là, ils maniaient des produits bien plus dangereux que des carottes ou des choux. Dana se demanda pourquoi elle avait autant de difficultés avec cette matière. Après tout, elle était plutôt habile de ses mains, était une personne très méticuleuse, appliquait parfaitement les règles qui lui étaient données. Un mystère pour lequel elle aurait volontiers donné tous ces gallions afin de l’élucider.

Perdue dans ses pensées, la Serdaigle fut surprise par la sonnerie. Par la barbe de Merlin, elle allait être en retard à son premier cours de potions. C’était bien sa veine. Plongée dans le livre, elle n’avait pas vu le temps passer. Combien de temps était elle restée dans ce couloir mal éclairé… Vingt ? Trente minutes ? Voilà ce que c’était à ne pas dormir de la nuit à cause d’un stupide stress. Elle avait mal aux yeux et elle était exténuée avant même de pénétrer dans le cachot. Fort heureusement, elle ne s’était pas arrêtée bien loin de la salle de classe. Aussi, elle eu le temps de pénétrer à l’intérieur de la pièce à peine quelques secondes derrière le dernier élève de la file. Sans réellement chercher une place particulière, elle s’installa là où elle put, aux alentours du troisième rang. C’est uniquement une fois qu’elle eût déballé son sac qu’elle remarqua Lyra de l’autre coté de la classe. Tant pis. Ce ne serait pas aujourd’hui qu’elles pourraient se trouver l’une à coté de l’autre.

D’un œil suspicieux, Dana regarda le professeur McFly leur annoncé qu’ils allaient faire du café. Elle qui pensait à de la cuisine moldue quelques instants auparavant… Enfin, c’était une blague n’est ce pas ? Oui ce devait être une blague. Elle n’avait jamais vraiment saisi l’humour de leur enseignant en potions. Mais au moins une chose était certaine il mettait de la bonne humeur dans ses cours et même si ça ne l’a détendait pas réellement, un sourire (crispé certes mais un sourire) commençait à apparaître sur ses lèvres.
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Tyson D. Falkenbach

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MessageSujet: Re: Si vis pacem para bellum    Lun 5 Mar - 14:52

Alors qu’on me secoue et que les rideaux s’ouvrent, je plaque l’oreiller par-dessus ma tête. Je grogne. Décidemment les vacances passent trop vite. Beaucoup trop vite. J’ai l’impression de ne pas avoir suffisamment rattrapé mon sommeil en retard. Et là autant vous dire que je n’ai pas, mais alors pas la motivation pour me lever. J’ai l’impression d’être un sorcier menotté et conduit à Azkaban. A peine quelques jours et les cours commencent déjà à me mettre la tête comme une citrouille. Une citrouille tellement énorme qu’elle pourrait remplir tous les verres des élèves de l’école au petit déjeuner. Je secoue la main au dessus de l’oreiller et bredouille quelques mots pour qu’on me laisse dormir. Tant pis. J’irai en cours l’estomac vide. Je préfère ca à avoir des cernes et la cervelle embuée. Enfin… on quitte le dortoir. Je reste dans ma position, bien trop fatigué pour faire quoi que ce soit.
J’essaie de me remémorer ce qui a bien pu me mettre dans cet état. Ce n’est pas les parchemins à rendre pour McGonagall, c’est certain. J’ai décidé de les faire durant le cours d’histoire de la magie pour me tenir un minimum éveillé. Ce ne sont pas non plus des révisions intensives, je ne révise pas. Et autant que je me souvienne tous ceux de mon année sont allés se réfugier à la bibliothèque, puis se coucher aussi sec. Ils n’ont pas d’idées de stresser aussi tôt pour les ASPICS. Il nous reste encore… Septembre, Octobre, Novembre…. Presque 10 mois avant les examens. S’ils commencent comme ca, ils finiront à Ste Mangouste en Janvier, je peux l’assurer.

Alors que je retourne ma tête histoire d’être mieux installé, un rayon filtre sous l’oreiller et m’éblouie. Quelle bande de gnomes ! Ils sont oubliés de refermer les rideaux. Pendant quelques minutes, je me demande si je me lève pour le refermer ou non. Je n’ai pas envie, parce que je sais qu’une fois levé, j’aurais du mal à réitérer l’exploit quelques minutes plus tard. Mais en même temps, maintenant que je sais que ce satané voilage est ouvert, je n’arrive pas à me rendormir un tant soit peu. Je les déteste, ils me tapent sur le chaudron quand ils s’y mettent. J’en viens à supposer que je n’ai plus tellement le choix et quitte donc ma place chaleureuse pour pénétrer dans la dure réalité des choses. C’est l’heure d’aller en cours. J’ouvre ma valise et tire l’une de mes robes. Un peu froissée. Si ma mère me voyait comme ca, elle m’avadakedavriserait à coup sûr. Je la vois me dire que Wisdom lui n’était pas comme moi, que lui prenait soin de ses affaires. Je la vois fondre en larmes dans les quelques secondes qui suivent et lancer des récurvites dans la maison pour calmer ses nerfs. Voilà, c’est gagné, je suis en rogne. Je saisis mon sac et l’ouvre histoire de me rappeler ce que j’ai comme cours. Puis soudain, LA révélation. J’ai potion avec le professeur McFly. Et je suis probablement en retard. Bien joué Falkenbach ! T’es déjà en train de f*utre ta dernière année en l’air. Moi qui voulais repartir sur des bonnes bases avec un petit cadeau. Nom d’une bouse de dragon, je me demande bien où est ce que j’ai pu le fourrer celui-ci… Je commence à farfouiller ma valise et y mettre autant de bazar que dans la cage d’un hibou enragé quand je réalise qu’il y a un moyen bien plus simple. Ma baguette…. Cachée sous le lit. Il faudrait que je m’organise un peu plus un jour…

Accio Tagada.

Un petit paquet qui contient des confiseries crée par un allemand m’atterrit dans les mains. Sitôt fait, je monte en trombe les marches pour atteindre un couloir. Heureusement que notre salle commune ne se trouve pas loin du cachot, sinon j’aurais été bon pour quelques points en moins pour les Serpentard. En courant, je finis par me rappeler ce pourquoi j’étais aussi fatigué. Une sixième année tout à fait charmante avec laquelle j’ai passé de longues heures à discuter… Voilà qui m’apprendra. La prochaine fois je regarderai mon emploi du temps et éviterai les veilles de cours de potions. Je ralentis une fois devant la porte et frappe trois coups secs, attends le signal affirmatif de McFly. J’entre tout sourire. Comme si je ne m’étais pas levé douze minutes plus tôt. J’observe les tables, rien n’a encore été sorti. Apparemment je n’ai pas manqué grand-chose et le cours vient à peine de débuter.

Je suis désolé d’arriver en retard professeur. Je tenais simplement à mettre la baguette sur ce petit quelque chose. Je ne sais pas si vous avez déjà eu le plaisir de goûter ces confiseries. J’ai immédiatement pensé à vous lorsque je suis passé devant la devanture de ce petit magasin allemand. J’ose espérer ne pas être trop en retard…

Gryffondor↯  La force du lion est en moi
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Sephora A. Jones

Gryffondor
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MessageSujet: Re: Si vis pacem para bellum    Dim 20 Mai - 13:50

Sephora Jones. L'achétype de la fille totalement à la bourre pour son cours de potions. Et oui, cette fille, c'est bien moi. Bizarrement, Evey n'étant pas repassée par le dortoir ce matin, je suis légèrement, pour ne pas dire totalement, en retard. Le réveil-matin nommé Evey Lowan était d'ordinaire plutôt fiable. Un première année l'avait sans doute retardé. Ils ne peuvent s'empêcher de l'embêter, ces sales mioches. « Je ne sais pas aller là, je ne sais pas où c'est, je me suis perdu... » et blablabla... Evey a toujours eu cette douceur et cette patience que je lui envie tant. S'ils s'étaient adressés à moi, ils se seraient sans doute heurté à un mur de glace. Le matin, moi, je suis d'une humeur exécrable. Je comprends alors pourquoi ma camarade de dortoir est si sollicitée. En même temps, je ne connais pas vraiment de premières années qui oseraient demander leur chemin à l'autre préfet-en-chef, ou comme j'aimais l'appeler, l'abruti de service. Lorsqu'Evey m'avait annoncé le nom de son homologue masculin, je lui avais souhaité bien du courage. Il allait lui en falloir pour supporter Black durant toute une année entière. Mais bref. Je cherchais désespérément de quoi m'habiller en vitesse lorsque mon orteil heurta un objet actuellement totalement identifiable. « Aïeeeeeeeeeeee ! » Un juron. Je massai rapidement mon pied pour faire passer la douleur. Après un passage rapide dans la salle de bains où je brossai mes cheveux en deux secondes, les rendant affreusement électriques, je dévalai les escaliers en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. La Salle Commune était totalement vide. Tant pis, la sonnerie s'est faite entendre, je n'aurais pas le droit au petit déjeuner ce matin. Je courrai à travers les couloirs, bousculant au passage deux ou trois élèves. Je leur marmonnai un rapide désolé. Je n'avais pas vraiment le temps de m'attarder moi. Le professeur McFly a beau être compréhensif, je préfère tout de même ne pas pousser le chaudron un peu trop loin. Personnellement, j'adorais ce membre du corps enseignant. Peut-être un des seuls professeurs qui me soutiennais. Ses méthodes d'enseignements totalement décalées changaient un peu. Rien à voir avec l'autre fou, Ivanov, qui déteste à peu près tous les élèves de cette école. Enfin, tout le monde, moi, ça va, il me laisse tranquille, et c'est bien comme ça. Je continuais à descendre les marches tout en essayant de ne pas tomber. Mais pourquoi le cours de potions se situe-t-il aux cachots et la salle commune des Gryffondor au septième étage ? Injustice ! Je sentis la froideur des cachots m'envahir. Apparemment, je n'étais pas si en retard que ça, je voyais quelqu'un au loin. En me rapprochant, je sentis la colère me monter aux joues. Oh non, il était là lui... Je passai le seuil de la porte deux secondes après lui et l'entendit sortir une excuse totalement bidon au professeur. J'esperais qu'il ne se laisserait pas berner. Je me rapprochai de lui, le bousculai lègèrelement, mais je ne m'excusai pas. Je lui murmurai à l'oreille.
« Lèche-cul. »
J'atteignis moi-même le bureau de notre maître de potions et lui dit :
« Excusez-moi professeur, le réveil a été difficile. »
Je me dirigeai par la suite vers ma place, tout près d'Evey. Je passai devant Lyra sans un mot. J'ignorais si j'avais envie de me chamailler avec elle aujourd'hui. De toute manière, j'étais déjà en colère. Falkenbach. Je serrai les poings pour me calmer. Mais ma rouquine préférée était là. Elle savait tout et rien que cela, ça m'apaisait un peu. Il vallait mieux que le cours commence rapidement. Que je puisse penser à autre chose qu'à sa face de rat. Oui, quand je parle de cette personne, enfin, de cette chose totalement immonde, j'ai envie de tout casser. Je n'y peux rien, c'est maladif. Parfois, j'arrive à me contenir, mais c'est plutôt rare. Ma première réaction quand je le croise, c'est de me cacher. S'il ne me voit pas. S'il m'a vu, je m'approche de lui la tête haute, fière, en lui souriant avec dédain. Il ne faut surtout pas qu'il sache qu'il me terrifie. Mais passons. Nous sommes en cours de potions oui ou non ? L'école et moi, cela a toujours fait deux. Ce n'est pourtant pas la volonté qui manque, mais j'ai toujours eu des difficultés. Pourtant, pour devenir Auror, il faut que j'obtienne mes ASPIC dans certaines matières, et l'art des potions en fait partie. Il faut que je me concentre.
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MessageSujet: Re: Si vis pacem para bellum    Dim 3 Juin - 19:04

Le réveil. Le pire moment de la journée.. Pourquoi devons-nous nous lever aussi tôt, hum ? Ce n’est pas humain voyons ! Faire lever des jeunes adolescents en pleine croissance si tôt ! Nous, nous avons besoin de sommeil, d’un réveil agréable, pas du tout brusqué par de charmant camarade de dortoir aussi discrets et silencieux que des trolls ! C’est vraiment aberrant le fait ils n’aient même pas appris le sens du mot « politesse ».. Ah la jeunesse ! C’est dans cet état d’esprit que je me suis levée, en ce jour de rentrée, donc pas vraiment de bonne humeur comme vous avez pu le constater. Le dortoir était encore remplit. Tous les élèves étaient en effervescences pour la rentrée. Moi, je ne l’étais pas du tout. A quoi bon franchement ? J’étudiais ici depuis déjà quelques années donc je connaissais déjà tous les profs, après le réveil je n’avais aucune personne à aller rejoindre pour faire la route avec elle jusqu’à la grande salle, je ne pouvais donc pas lui raconter mes vacances super-méga-trop géniales mais tout compte fait pas si géniales que ça. Bin oui bien sûr, j’étais repartit chez moi pendant les vacances donc logiquement celles-ci se sont passées comme d’habitudes. Mon magnifique père m’a encore menacé pour que je tienne ma réputation, ma charmante mère m’a critiqué sur mon relâchement par rapport à mon attitude et s’est empressé d’aller le dire à mon père et mon adorable sœur s’est moquée de moi car je n’étais pas digne de faire partie de la lignée Edward.. Sur ce point je suis totalement d’accord avec elle, je suis bien trop humaine pour avoir la même attitude que cette famille, mais bon je n’allais pas lui répliquer ça, ça lui aurait fait bien trop plaisir d’aller tout balancer aux parents. C’est sûr j’ai une vie de famille parfaite !

Ensuite, je descendis dans le Hall mais au lieu d’aller dans la grande salle, je pris le chemin du parc. Je n’avais absolument pas faim, il était même rare que j’aille manger dans la grande salle le matin, je n’ai jamais su pourquoi d’ailleurs, peut-être parce que je savais que j’allais voir ma sœur ou parce que je ne voulais pas jouer la comédie plus qu’il ne le fallait, qui sait ? Je me baladais pendant quelles minutes jusqu’à ce que je souvienne que j’avais cour de potion. Je me dirigeai donc vers les cachots avec neutralité. Ce n’est pas que je n’aimais pas les potions, c’est juste que je ne trouvais pas ça très distrayant. J’allais en cours sans entrain comme d’habitude.. Bon il est vrai aussi que lorsque j’allais dans un cours qui me plaisait, je ne me montrais pas enthousiaste, éducation oblige.. Il n’y avait plus grand monde dans les couloirs, de toute évidence j’avais encore perdu la notion du temps tout à l’heure, en ce moment ça m’arrive de plus en plus. Je vis enfin l’entrée de la salle de cours, apparemment je n’étais pas la seule à être arrivée en retard aujourd’hui. Ils présentèrent leur excuse et je fis de même.

- Pardonnez-moi pour ce retard. Ai-je dis d’une voix froide et distante sans donner d’explication, contrairement aux autres.
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MessageSujet: Re: Si vis pacem para bellum    Mer 22 Aoû - 14:50

    Je transpirai lourdement, le bandeau blanc qui retenait mes cheveux m’étant bien utile. Même si nous n’étions pas dans la période la plus chaude de l’année ni même de la journée, je m’échinais depuis plus d’une heure à parfaire mon revers mais rien n’y faisait, la perfection m’échappait. Oui, oui, je suis bien Maël Fontaine et je parle bien de perfection. Non, on ne m’a pas fait de lavage de cerveau pendant mon sommeil et oui je vais très bien. De toute manière, tous les professeurs me prenaient pour un bon à rien, puisque j’avais souvent du mal à me concentrer en cours et que mes résultats étaient moyens. Je récupérai une balle dans mon pantalon de survêtement et je frappai de toutes mes forces pour évacuer ma rage. Oui, premier cours de l’année et j’étais déjà en colère, mais j’avais mes raisons et elles étaient toutes plus excellentes les unes que les autres. Tout d’abord Robert. Le nom seul suffisait à tout dire. Ensuite, les profs qui avaient jugé bon de me prévenir que cette année était l’année des ASPICs et que les piètres n’étaient pas suffisants pour que je sois reçu à l’école des Aurors, des Médicomages ou toutes ces sornettes. Enfin… ce revers. Ce revers qui n’était pas parfait, que je ne maîtrisais pas et que mon bras refusait d’intégrer. Bam, une nouvelle balle se perdit dans le terrain de Quidditch sur lequel étaient dessinées à la va-vite les limites d’un terrain de tennis de compétition. Encore trop loin. Un accord de guitare plus fort que les autres et je me souvins que Gabriel était là et assistait à ma frustration. Je lançais un Accio parfaitement réussi et les quinze balles de tennis volèrent vers moi. Je les avais envoyées à des distances différentes, ce qui fit qu’elles n’arrivèrent pas toutes en même temps. Aussitôt je fis comme si j’étais au beau milieu d’un match et je renvoyais les balles qui m’arrivaient dessus à plus de 100 km/h. Finalement, seules treize repartirent dans l’herbe. Les deux autres, je les attrapai d’un geste rapide. Et je me tournai vers Gabriel :

    « Gaby, comment tu fais pour ne pas perdre ton calme lorsque tu ne réussis pas un accord de guitare ou je ne sais trop quoi ? »

    Sans attendre sa réponse, je rappelai les balles à moi et je recommençai à les lancer. Cette série-ci, finalement, neuf de mes revers furent parfaits, et je dis en riant, la voix coupée par des expirations fortes lorsque je frappai mes revers coupés

    « Si… les professeurs… me… han !... voyaient travailler … han !... avec autant… d’acharnement… que je travaille… han ! mon revers, … han !... je suis… certain qu’ils… ne me traiteraient plus… han !... autant de… fainé… han ! »

    Je m’interrompis une nouvelle fois pour aller chercher ma bouteille de jus de citrouille qui se trouvait à côté d’un Gabriel qui me semblait imperturbable. Je lâchai ma raquette de tennis et la troquai contre une serviette de toilette. Dire que lorsque j’étais petit, je trouvais ridicule les athlètes qui s’épongeaient le front à toutes les pauses ! Maintenant que je travaillais mon jeu de tennis à un niveau assez élevé, je ne les comprenais que trop bien. Je bus la moitié de mon jus de citrouille avant de me laisser tomber aux côté de Gabriel. Les balles jaunes constellaient le terrain de tennis que j’avais dessiné et je me souvins que je devais encore des excuses à Gabriel pour l’avoir réveillé à presque cinq heures et demi du matin, le jour de la rentrée. Mais ce n’était pas de ma faute tout de même ! Tous les ans, je commençais dès le 2 septembre mes entraînements matinaux histoire de me réadapter au terrain et de reprendre mes marques le plus rapidement possible. D’habitude, tout se passait bien puisque je mettais le soir un soir de silence autour de mon lit mais hier j’avais totalement oublié… Et quand je me réveillais, j’avais toujours la fâcheuse manie de m’étirer en baillant ostensiblement et bruyamment. Pauvre Gabriel qui avait récupéré depuis le redoublement de Sylvestre du lit juste à côté du mien ! J’avais successivement fait tombé ma baguette, mon livre de chevet (oui, un livre de métamorphose… je voulais prendre un peu d’avance), mes chaussures et une balle qui avait rebondi cinq six fois avant que je ne la stoppe. Bref. Vous voyiez le tableau.

    J'étirai mes jambes lassent qui avaient bien voulu courir une vingtaine de minutes tout autour du terrain, et je finis par m’allonger, en regardant les nuages.

    « C’est cool n’empêche, de voir comme ça successivement le lever du soleil, l’arrivée des nuages, le château qui se réveille,… j’suis sûr que tu me pardonnes de t’avoir réveillé, vieux ! On en oublierait presque qu’on a cours de potion ce matin… »

    Je sentis mon cœur se stopper désagréablement. Oh noon… Par le caleçon miraculeusement propre de Merlin ! Ce n’était quand même pas possible ! Je regardai Gaby avec un air catastrophé. Le cours de potion ! Pour le coup, je l’avais carrément oublié ! Et je n’avais pas ma montre pour vérifier qu’il était bien… D’un rapide coup de baguette, les chiffres se déroulèrent devant nos yeux. Nous n’avions plus que deux minutes pour monter en salle commune, récupérer nos affaires, passer dans la Grande Salle manger un peu et descendre dans les sous sols pour assister calmement à un cours de potion. Et je n’allais pas pouvoir prendre de douche si je ne voulais pas excéder les vingt minutes de retard.

    « Gaby… on est dans la bouse de dragon jusqu’au cou ! Vas y ! Moi faut que je range tout ça ! Tu m’excuseras auprès du prof d’ac ! »

    Parce que visiblement, Gabriel avait pensé à prendre ses affaires de potion, ayant sûrement eu la flemme de songer à remonter en salle commune ! Je récupérai toutes mes balles d’un accio (et je m’en pris accessoirement quatre dans la figure), effaçai les limites du terrain, réduisis le tout pour faire tenir mes quinze balles et ma serviette de bain dans ma poche, puis je partis en courant en direction du château, profitant ainsi de cette aubaine pour terminer mon entraînement correctement, autrement dit par un petit footing. Je grimpai quatre à quatre les marches des escaliers, empruntai tous les passages secrets que je connaissais et arrivai finalement cinq minutes après le début du cours dans… ma salle commune. Vraiment, j’étais un boulet. Un vrai de vrai. Celui que l’on prend comme exemple. Il y avait encore quelques premiers années qui affichèrent un petit sourire narquois en voyant leur préfet qui leur avait demandé d’être ponctuel se presser parce qu’il était en retard le jour de la rentrée. Vite fait, je pris une douche, me changeai pour enfiler rapidement mon uniforme, et attrapai mon sac de cours que fort heureusement j’avais préparé la veille. Vraiment mais quel crétin ! Non mais franchement ! Ca allait m’apprendre à vouloir être perfectionniste ! Non mais… Et dire que si je disais à McGo ou à McFly la vraie raison de mon retard, j’allais me faire incendier parce que je privilégiais mes loisirs aux cours qui allaient décider, cette année tout particulièrement, de mon avenir et blablabla et blablabla… Le souffle court, je passai devant la Grande Salle que j’ignorai avec souffrance pour ne pas avoir plus de quinze minutes de retard. Ce qui était déjà énorme au niveau des ASPICs. Finalement, j’arrivai devant la porte des cachots. Cette petite course, elle valait tous les entraînements du monde, j’en aurai mis la main à couper ! J’avais encore les cheveux trempés de ma douche, et je m’aperçus que j’avais aussi gardé mon bandeau. Je le séchai d’un petit coup de baguette et le rangeai dans la poche de mon uniforme avant d’ouvrir très discrètement (autrement dit, la porte choisit à ce moment là de grincer), pour rentrer en me faisant le plus discret possible. Je regardai ma montre que j’avais enfilée à la va-vite après ma douche. Treize minutes. Et tous les élèves étaient déjà là. Je tentai de m’excuser auprès du professeur McFly mais je n’obtins qu’une phrase incompréhensible, tentant de reprendre ma respiration :

    « Désolé ‘sieur pas vu l’heure voulais pas je je bonjour ! »

    Le tout terminé par un sourire désolé. Ne voulant pas accentuer mon ridicule, qui m’aurait étendu raide sur place s’il avait la capacité de liquider les abrutis dans mon genre, je me jetai sur la première place libre que je voyais, autrement dit à côté de Gabriel. Ce n’était à coup sûr pas la meilleure idée que j’avais eu jusque là, puisque notre niveau en potion à tous les deux ne dépassaient pas celui d’Evey. Je regardai rapidement où les autres élèves avaient ouvert leur livre, et je l’ouvris à la même page. Philtre de paix ? Fort heureusement, c’était ce qu’il fallait à mon cœur pour le calmer. Il dansait comme un air de chevauchée des Walkyries dans ma poitrine et j’étais incapable de le calmer. Je me passai une main nerveuse dans mes cheveux humides qui gouttaient dans ma nuque et sur mon bureau. Je chuchotai à mon voisin :

    « Je crois que c’est la pire rentrée que j’ai jamais faite ! Tu as déjà réussi un philtre de paix ? Oh pétard, je ne pense pas que je vais pouvoir aligner deux pensées cohérentes pendant dix minutes là. »

    Je m’appuyai sur le dossier de ma chaise, en espérant avoir un instant de répit pour me poser. Merlin tout puissant, il fallait que je revois mon emploi du temps du matin, histoire de par réitérer ce matin là ! Parce que mon ventre criait déjà famine et que les heures allaient être longues jusqu’au repas de midi !
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MessageSujet: Re: Si vis pacem para bellum    Lun 27 Aoû - 9:40

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Allongé sur un des bancs qui entourait l'immense terrain de Quidditch, malgré le soleil qui pointait à peine son nez, Gabriel était incroyablement serein. Se lever aux aurores étaient pourtant absolument contre tous ses principes, surtout réveillé d'une façon aussi brutal. Mais ce matin-là, il ne se sentait absolument pas fatigué. Peut-être que les deux mois de vacances scolaires l'avaient complètement reposé et il était maintenant d'attaque pour cette nouvelle année scolaire ? Mouai, pas besoin de se mentir comme ça quand même. C'est donc avec cette incroyable énergie matinale que Gabriel grattait harmonieusement les cordes de sa guitare, à la recherche d'inspiration pour créer une nouvelle chanson. Une cigarette à la bouche, il s'attelait à trouver les accords qui iraient le mieux pour trouver un bon refrain. Un Cmineur suivi d'un G peut-être ? Ou bien une alternance de Dmajeur et de F en arpège ? Profondément encré dans ses pensées, le jeune homme ne faisait guère attention à son ami, quelques mètres plus loin, qui s'époumonait à renvoyer des balles à l'autre bout du terrain. Gabriel avait toujours adoré regarder les athlètes en pleines démonstrations de leur talent, même si lui restait, un bien piètre sportif. Sauf peut-être sur un balais où il n'était pas trop mauvais, il préférait largement se retrouver derrière un bon vieil instrument, quel qu'il soit, que de devoir finir suintant et transpirant après plusieurs heures intensives d'effort. La voix de Mael au loin lui fit sortir quelques instants de ses rêveries musicales. La question qu'il lui posa ne pu l'empêcher de le faire rire, et dans un accès de vanité propre à lui-même, il répondit de façon très naturelle tout en gardant ses doigts à gratter la guitare.

"Je ne me trompe jamais dans mes accords mon cher Mael. On m'a donné le don de toujours réussir musicalement parlant. Je crois que je frôle la perfection, sans me vanter evidement."

Gabriel aimait bien Mael. Eux deux étaient un peu près sur la même longueur d'onde, amateur de soirées, faignant en classe et préférant se trouver à l'écart de toutes ses manigances avec le grand méchant "seigneur des ténèbres". Pourtant, avec sa récente nomination en tant que préfet-en-chef, le jeune homme avait un peu peur de se retrouver son ami plus distant cette année, vu les responsabilités qui allaient lui être demandé de gérer. Mais bon, en le regardant, il n'avait pas l'impression que son bon vieil ami pourrait changer du jour au lendemain à cause d'une simple insigne à épingler. De nouveau replongé dans ses pensées, Gabriel prêtait à peine l'oreille à ce que lui disait Mael, se contentant simplement de lancer un petit "humhum" d'agrégation de temps à autre.
Tirant une dernière bouffé sur sa cigarette, il l'éteignit sur le rebord du banc avant de faire disparaître le mégot d'un coup de baguette. En voyant son compagnon de chambre arriver vers lui, il se rassit correctement sur le banc, lui laissant la place de poser son propre postérieur. Abandonnant enfin son instrument pour se focaliser sur ce que lui disait son ami, il ne comprit quand même qu'à moitié ce qu'il lui disait.

"Pas de soucis Maël, ça fait du bien de prendre un peu l'air. Hum.. ? Le cours de quoi ? ... Oh non..."

En voyant l'heure s'afficher, un sentiment de lassitude envahit Gabriel.Et voilà qu'ils allaient être en retard pour le premier cours, comme c'est intelligent. Voilà qui n'allait pas arranger sa réputation qui était déjà encrée dans l'esprit du professeur, l'espoir d'arriver à l'heure maintenant lui était difficilement imaginable. Il se releva quand même, ne voulant pas prendre le risque de louper le premier cours de l'année, et souhaitant bonne chance à Maël qui avait un demi-millions de choses à faire avant de pouvoir aller en cour, se dirigea vers le château d'un pas nonchalant. Il finit par arriver au château pile à l'heure où la cloche retentit, il se permit tout de même une petite halte rapide par la grande salle où il enfourna dans son sac le maximum de gâteaux possibles. Rater le petit déjeuner, pas moyen même de l'imaginer. Sa besace remplie, il finit quand même par passer à la vitesse supérieur et se mit à trottiner pour arriver aux cachots qui abritaient le cours de potion. Le professeur McFly était certes, plutôt souple et gentil envers ses élèves, Gabriel n'avait quand même pas envie de pousser le bouchon un peu trop loin.
Il n'avait que cinq minutes de retard tout au plus -bon peut-être un peu plus- quand il arriva, souriant de toutes ses dents au maître des potions, il se rendit compte seulement arriver juste devant lui qu'il n'avait pas vraiment d'excuse à présenter.


"Heu... Heu... Y'a eu ce problème dans la salle de bain. C'est.. Compliqué. Sirènes mangeuses d'hommes... L'épée de Gryffondor... Un combat acharné.. Je pense que je vais aller à ma place maintenant... Ah oui, et Maël sera en retard, mais il arrive..."

Sa guitare sur le dos, des tartelettes aux citrons dépassant des côtés de son sac, lui restait-il un semblant de crédibilité ? Gabriel en était persuadé. Il parti donc s'asseoir tout en s'enfilant une de ses fameuses tartelettes en cachette. Et patienta en regardant les mouches voler en attendant que quelque chose ce passe. Il aperçu dans la salle quelques connaissances à lui. Il lança son plus beau sourire à Ashley tandis qu'il saluait Sephora. Il finit par tirer la langue à Lyra comme un gamin, son petit cirque finit, il se posa tranquillement dans l'espoir de trouver la concentration nécessaire. L'arrivée de Maël ne fut pas bien longue après la sienne, sortant une excuse presque aussi nulle que la sienne - ou peut-être pas- il finit par venir s'asseoir à ses côtés. Ce que lorsque son voisin lui demanda qu'il remarqua que la potion du jour était un philtre de paix. Génial. Fouillant fébrilement dans son sac, il en sortie ses affaires de potions avant de lancer quelques gâteaux à Maël.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem para bellum    Mer 5 Sep - 10:29

Etre préfet-en-chef, c’est chouette. Ca vous donne certains droits, une certaine notoriété, un peu de fierté aussi. Mais surtout, beaucoup de nuits blanches, de retards, de self-control, et de patience. Si Evey avait pu voir dans sa tasse de thé du jour précédant les péripéties qui l’attendrait ce matin là de si bonne heure, il n’est pas sûr qu’elle ait pris la peine de se lever…
Comme presque tous les jours de cours de potion, la jeune sorcière sauta de son lit dans un mouvement d’enthousiasme remarquable. S’il y avait bien un cours où elle se démenait avec plaisir, c’était celui-ci. Allez savoir pourquoi un tel engouement pour couper, marteler, dépiauter, mélanger certains ingrédients dans le but d’obtenir après beaucoup d’acharnement une mixture pas trop toxique ! Mais voilà, c’était son truc. Son petit refuge pendant une période d’exam trop lourde. Elle n’aimait rien tant que se prendre la tête sur des questions liées au vaste monde des potions. Du moins, quand il s’agit de parler de cours. Pour ce qui est des loisirs, vous savez bien que le balai et elle ne font qu’un !
Pour en revenir à nos goules, comme tous les matins, la jeune femme prit le chemin de la salle de bain pour finir de se réveiller totalement, et de se décrasser aussi, accessoirement. Jusque là, rien d’anormal. C’est en sortant de celle-ci, alors qu’elle reprenait tranquillement le chemin de son dortoir avec la ferme intention de secouer un peu la belle au bois dormant de Sephora, qu’elle se fit presque agresser par un troupeau de premières années à mis chemin entre l’excitation et la panique. Après quelques minutes de confusions, la rouquine parvint à comprendre vaguement qu’il s’agissait d’un problème avec un certain Marc, qui vomissait quelque chose depuis plusieurs minutes, un truc dans le genre. Avec léger soupir de résignation, la jeune sorcière abandonna l’idée de commencer sa journée dans le calme. Elle prit cependant une seconde pour remonter dans son dortoir à la vitesse d’un vis d’or, de déposer ses affaires de douche, attraper la bandoulière de son sac de cour et de redescendre aussi sec dans la salle commune où l’attendaient le petit attroupement. S’ils n’étaient pas très doués pour se débrouiller tout seul les premières semaines de cours, néanmoins ils avaient le flair pour repérer les préfets où qu’ils soient.

Lorsqu’elle arriva devant le dit Marc, Evey ne pu réprimer une grimace en constatant les dégâts. Non seulement il vomissait bien, mais pas comme n’importe qui de malade. Non, ce petit chenapan recrachait des grenouilles de toutes les couleurs entre le marron et le vert. Réaction allergique décréta Mme Pomfresh après moult péripéties pour arriver jusqu’à l’infirmerie. Rien de bien inquiétant donc, mais tout de même. Il fallut ensuite aller faire un tour par les cuisines, refuge des elfes de maison, afin de les avertir qu’un petit nettoyage s’imposait. Un petit détour que la rouquine rendit plus que rentable en y profitant pour s’emparer d’une tasse de chocolat chaud bu en deux secondes et une part de brioche encore chaude. Ceci fait, la jeune sorcière ne se trouvait plus si loin de la salle de cours de potion, un plus qui lui permit d’arriver dans les temps, certes pas maquillée ni vraiment coiffée, mais qu’importe.
A son arrivée dans le cachot, les places étaient presque toutes vacantes. Bien qu’au fil des années les classes se soient amaigries, certains préférant abandonner les potions pour se consacrer à d’autres options, mais ce matin là était tout de même exceptionnel.


-Bonjour monsieur

Après avoir salué son cher et idolâtré professeur, elle alla s’asseoir sur l’une des premières paillasses tout en priant intérieurement que, pour une fois, le réveil biologique de Sephora la fasse se lever à temps…Les minutes s’écoulaient alors que les autres élèves arrivaient au compte goûte. Elle jeta un regard circulaire, adressa un sourire à Lyra, se contenta d’un coup d’œil à Regulus, d’un signe de tête à Dana et aux autres présents ce matin là.
Toujours pas de trace de sa belle blonde, peut-être aurait-elle du prendre le temps de repasser par le dortoir pour s’assurer que la lionne marmotte ait réussit à se tirer de ses couvertures. Finalement, Tyson fit son entrée, suivie de très près par Sephora (enfin) et, à la lueur qui brûlait dans le regard de cette dernière, la jeune irlandaise n’avait aucun mal à deviner que ce malencontreux hasard de minutes ne lui avait guère plu. Elle lui adressa un sourire compatissant et commença immédiatement à griffonner discrètement quelques mots sur un petit bout de parchemin.
Elle fut brusquement tirée de cette tâche par l’entrée fracassante de Maël, suivit de près par Gabriel, les deux sortant des excuses plus débiles les une que les autres. Evey leva les yeux au ciel. Vivement que le cours commence !







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