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Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
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Nombre de messages : 5032
Age : Dix sept balais.
Groupe : Serpentard, Préfet-en-chef, Capitaine de l'équipe de Quidditch.
Caractère : Emmerdeur, intelligent, sarcastique, boudeur, austère, dragueur, imprévisible.
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Regulus A. Black

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Serpentard, fiancé et pas fier de l'être


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MessageSujet: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Lun 26 Déc - 0:12


Il y a des visages plus beaux que les masques qui les couvrent ...
    10 septembre 1978.

    Je réfléchissais. Adossé contre l'arbre en face du Lac, lisant la dernière lettre de Ciella, je songeais. Il valait mieux pas me déranger maintenant. J'étais fatigué. Très fatigué. Le regard dans le vague, je laissais mes pensées défiler comme une vague de souvenirs contrariés. J'avais revu Poppy à l'infirmerie, et elle avait refusé de me donner de nouveau des potions de sommeil comme l'an dernier. J'avais liquidé sa réserve en deux semaines la dernière fois, et elle s'inquiétait. Elle ne trouvait pas normal qu'à mon âge, je ne trouve déjà plus le sommeil. Mais c'était comme ça depuis ma tendre enfance, pourquoi voulait-elle que cela change ? Elle me chassait pratiquement systématiquement de l'infirmerie dès qu'elle me voyait apparaître. Ce n'était pas très gentil, après tout, on était apparenté tout de même... Je savais qu'il n'y avait pas que cela, mais je n'avais pas osé lui avouer, de peur qu'elle me fasse la morale. Je ne dormais plus à cause de ses rêves étranges que je faisais et qui avait de quoi réveiller un dragon. Mais pire encore, je m'enfermais dans ma bulle personnelle et je ne laissais personne y pénétrer. Nox avait du mal, mais c'était le seul que je tolérais pour l'instant. Simplement parce que lui, ne posait jamais de questions. C'était une qualité que j'appréciais chez mon meilleur ami. On se complétait totalement. Parfois, j'essayais de concevoir ma vie sans lui. Je n'y arrivais pas tant notre amitié était profonde et sincère. Du moins, elle l'était pour moi. Donc, il ne demandait jamais rien. Il m'aidait c'était tout. Il se fichait de savoir pourquoi. Il était là, point final. Et je ne lui en demandais pas tant. Il ne cherchait pas à savoir pourquoi je ne l'avais pas rejoint dans le train, pourquoi je l'évitais aux heures des repas, pourquoi je me cloîtrais dans le dortoir une fois les cours terminés. Personne ne le savait, personne ne comprenais, et je m'en fichais.

    J'avais fini par croire qu'on m'avait totalement oublié. J'étais épuisé, mais pour une fois, j'avais décidé de braver mon envie monstrueuse de me morfondre dans mon lit pour descendre sortir un peu. J'étais content d'être de retour à Poudlard malgré tout. La tête contre le tronc de l'arbre, je fermai les yeux, repensant à l'été désastreux que j'avais passé. Le pire de ma vie, sans aucun doute. D'abord, il y avait eu cette dispute à la maison, le premier jour des vacances, où moi et mes parents avions eu une discussion assez... échauffée dirons-nous. Ensuite, cette réunion de recrutement au Chaudron Baveur, pour rejoindre le Seigneur des Ténèbres. Cela avait viré au fiasco total. Je me souvenais de la haine que j'avais ressenti lorsque Severus me traita de lâche. Je m'étais bien défendu par la suite, et cela lui a cloué le bec. Cela me rappelait qu'il m'avait d'ailleurs envoyé une lettre d'excuses à laquelle je n'avais toujours pas répondu... Il serait peut-être temps. Après, j'avais appelé à l'aide. Lux et Caïn étaient alors apparus, me soutenant comme je ne l'aurais jamais cru. J'étais si bouleversé par cette histoire de mariage arrangé... Je ne voyais pas mon avenir sans Ciella, j'étais perdu, je ne comprenais plus rien à la vie. Lux m'emmena chez elle où je réussissais malgré tout à sourire et à penser à autres choses. Du moins, jusqu'au moment où ma belle italienne débarqua. J'ai d'abord cru que c'était pour parler, pour qu'on se réconcilie, mais au final, rien de tout cela. Nous avons rompu ce soir là, et je crois que je n'avais jamais été aussi mal de toute ma vie. Nox était parti avec son père, Lux encore en Italie. Je laissai un mot rapide à mon ami disant que je rentrais chez moi. Quelques jours plus tard, on venait perquisitionner ma maison et m'interroger comme un vulgaire sorcier de bas-étage. J'ai été contrarié par cela, très contrarié. Et pour finir, Lux et moi ne nous parlions plus. Elle ne m'avait guère fêté mon anniversaire, n'avait pas cherché à prendre de mes nouvelles une fois de retour chez moi. C'était orgueilleux de ma part d'attendre qu'elle fasse le premier pas. J'avais cru que la réunion au bar nous avait rapproché et que nous avions retrouvé notre entente d'antan. Pourtant, j'ai passé l'été sans la moindre nouvelle d'elle.

    Le premier septembre, je me suis engouffré tellement rapidement dans le compartiment des préfets que je n'ai eu le temps de voir personne, et c'était peut-être mieux comme cela. Après la brève mise au point, les autres préfets partirent, et moi, je restai. Durant tout le trajet, je contemplai le paysage à travers la vitre, ne voulant pas retrouver les autres. Ma solitude me manquait. J'avais besoin d'être seul pour méditer. Finalement, une routine s'installa. Je ne mangeais plus aux mêmes horaires que mes autres condisciples de Serpentard car le sommeil me quittait toujours à l'aube, et de toute manière, mon estomac était si noué qu'il m'était difficile d'avaler quelque chose. En cours, je ne m'asseyais plus près des jumeaux Silvestri mais plutôt seul près d'une fenêtre pour pouvoir plonger mes pensées dans autres choses que l'enseignement inculqué par les professeurs. Cela se ressentait. J'avais du mal à me concentrer, et même le professeur Dunstan McFly dut me rappeler à l'ordre durant un de ses cours. Pourtant, les potions étaient une de matières préférées. Pour couronner le tout, les rondes de préfets m'épuisaient. J'avais même demandé à Lyra d'en faire quelques unes à ma place. Bref, toutes ses raisons me poussaient à croire que finalement, Poppy avait peut-être raison et que je devrais consulter. Mais m'abaisser à cela étant donné mon rang, je craignais que cela soit inapproprié. J'étais l'unique héritier des Black après tout. Mais un héritier perdu, esseulé et malheureux.
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Sam 14 Jan - 23:49

La main de la lumière glissa le long de la cravate du Serdaigle avant de tirer légèrement dessus pour l’attirer à elle. Ses yeux se posèrent dans le regard plein d’envie de son camarade de jeu. Au fond du parc, coincée entre un arbre et ce Stéphane aux yeux verts charmeurs, notre Lumière allait bien s’amuser. Ses lèvres allèrent rencontrer les siennes pour mieux les fuir, pour mieux se faire désirer. Ce dernier à bout de souffle la contraint presque au baiser, ce qui la fit sourire tandis que leurs bouches se rencontraient. La tenant par la taille, ils se laissèrent tomber dans un hamas de buissons.

C’est légèrement décoiffé que Lux refit surface. Le jeune homme débraillé la suivait de près. Elle sentit d’ailleurs le bras de ce dernier venir lui encercler la taille. Le regard d’acier de la jeune femme le fixa de travers. Que croyait-il celui-là ? Un sourire charmeur se dessina sur le visage de la Lumière mais une once de moquerie venait se mêler à tout cela. Elle s’approcha du Serdaigle, faisant mine de vouloir l’embrasser, ses lèvres dérivèrent vers son oreille à laquelle elle lui murmura :
« Tu n'as quand même pas cru que ça allait être possible entre nous, non ?»
Elle lui lança un faux air désolé avant de s’éloigner de lui. Il prit pourtant la même direction qu’elle, pour retourner vers le château , marchant plus loin derrière elle avec un regard mauvais. Néanmoins, Lux ralenti le pas. Son regard fut attirer parce qu’il lui semblait être un ami. Enfin, un ami… Est-ce qu’un ami se barre de chez vous alors que vous l’avez ramassé plus bas que terre ? Bon, il peut se barrer de chez vous… mais sans rien dire ? Ne pas donner de nouvelles ? Vous évitez dans les couloirs depuis la rentrée ? Alors Lux avait décidé d’en faire de même ! Il commençait à la barber le mélodramatique…

Mais elle ne put s’empêcher de s’arrêter à son niveau. Il n’avait pas l’air bien. Comme toujours, elle avait eu une envie d’aller le voir, de lui demander ce qui lui arrivait. Mais le sentiment de colère qu’elle ressentait envers lui était bien plus fort à l’instant présent.

Elle s’était souciée de lui à multiples reprises et il lui avait tourné le dos. Elle-même n’était pas au meilleur de sa forme, mais il ne semblait guère s’en soucier. Avait-il réalisé qu’elle aussi était contrariée ? S’en était-il soucié au moins une fois ? Sûrement pas vu le nombre de lettres qu’elle avait reçu après cela durant l’été… C'est-à-dire aucune… Passant une main dans ses cheveux histoire de se recoiffer, Lux se dirigea d’un pas bien décidé vers le Petit Roi. Plus de considération, elle ne l’épargnerait pas ce coup-ci. Il voulait être son ami ? Cela semblait être seulement à un sens ! Savait-il seulement que Lux avait fini par accepter de devenir une basilic ? Arrivant derrière lui, Lux se glissa dans son dos, telle une vipère et elle lui murmura alors des paroles assassines au creux de son oreille.
«Alors quoi Black, t'évite les êtres humains alors tu fais ami-ami avec les arbres ? Mais tu sais on est là, nous autre, pauvres imbéciles à vouloir sans cesse être tes amis…»
Elle eut une soudaine envie de le gifler pour faire sortir sa rancœur. D’ailleurs tandis qu’il se retournait pour lui faire face, Lux commença à hausser le ton.
«Tu m’énerves Black ! Egoïste ! Egocentrique !»
Mais étrangement, les mots étaient sortis en Russe. Il était rare qu’elle s’exprime dans cette langue, seulement avec Lyra car il était amusant de pouvoir parler tranquillement, et… parfois, lorsqu’elle était en colère contre Nox. Une habitude qu’elle avait prise de leur mère. Lorsque cette dernière leur criait dessus en Russe, c’est que cela tournait vraiment au vinaigre…

Par Merlin, il l’énervait avec son air de dépressif. En plus, il n’avait sûrement rien compris à ce qu’elle venait de dire mis à part son nom et encore. Ce qui l’énerva d’autant plus, allez savoir pourquoi. Sa main fine vint alors se lever prête à aller rencontrer le visage épuré du Petit Roi. Ce dernier fut toutefois bien plus rapide et retint sa main sans aucune difficulté.
« Laches moi ! Tu m’énerves ! »
S’écria-t-elle une nouvelle fois dans la langue de ses origines tandis qu’il la retenait au niveau de son poignet. Elle tira violement dessus pour tenter de se libérer de sa prise.
« Qu’est-ce qui t’as pris Black ? Tu ne m’as même pas dis un mot, même pas une lettre ! Seulement à Nox ! Qu’est-ce que je représente à tes yeux ? Je suis seulement utile dans les moments de crises ? Et encore, quand tu ne me dégages pas en faisant ton petit fier ?»
Et là, autant dire qu’elle s’était exprimer en bon Anglais !
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Dim 15 Jan - 20:24


Il y a des visages plus beaux que les masques qui les couvrent ...


    Je soupirai d'ennui, mais pourtant, rien n'aurait pu me déloger d'ici. J'étais bien, adossé contre cet foutu arbre, qui, en ce moment, me voyait certainement plus souvent que le reste de mes camarades. Mais bon, je me fichais pas mal de ce que l'on pensait de moi, surtout en ce moment où tout allait mal dans ma vie. Ceux qui tentaient de se frotter à moi le payaient si chèrement que cela avait dissuadé d'autres sorciers de venir m'embêter. J'avais l'impression d'être devenu l'ombre de moi-même. Pourtant, en apparence, je demeurais le même. Toujours le même Petit Roi de Poudlard, seuls ceux qui comptaient vraiment voyaient la différence. Je détestais ça, cette marque de faiblesse qui m'envahissait et qui ne me ressemblait pas vraiment. Je n'aimais pas ce que j'étais à présent, et je voulais retrouver ma vie d'avant. C'était peut-être en cinquième année où la vie avait vraiment été belle. Tout ceux que j'aimais été encore près de moi, et tout était bien. Hormis Ciella, c'était Kaleyn qui me manquait le plus. Cela m'avait fait un choc de ne plus la voir près de moi à la rentrée, pourtant, j'avais bien eu un mois et demi pour m'y préparer, mais c'était un fait, sa présence rassurante m'avait toujours apaisé. Il suffisait jadis qu'elle se blottisse contre moi pour me sentir mieux. De temps en temps, Lux prenait sa place. J'étais vraiment mal de ne pas avoir donné de nouvelles à la jumelle Silvestri durant la fin des vacances... Mais en même temps, elle non plus, elle n'avait pas cherché à me contacter.

    J'entendis des bruits de pas se rapprocher de moi, mais je ne me retournai pas. Je n'étais pas intéressé, je ne voulais parler à personne, et que ce soit homme ou femme, pourtant, je ne pus repousser la voix de celle que je reconnus comme étant celle Lux Silvestri, que je considérais un peu comme ma meilleure amie. Enfin, on était à moitié fâché, mais bon, pour moi, elle était toujours la même. Toujours la même emmerdeuse qui me comprenait tout le temps. Enfin, en ce moment, elle ne me comprenait pas vraiment apparemment. J'étais un peu en colère contre moi-même, parce qu'elle m'avait aidé quand j'étais au plus bas, et pourtant, je lui avait tourné le dos comme un imbécile. Bien entendu, j'éviterai de lui dire tant que cela serait possible. Je n'avais pas vraiment envie de lui avouer qu'au fond, j'avais terriblement besoin d'elle, presque maladivement. Surtout en ce moment, même si je ne le montrais pas. J'allais lui répondre lorsqu'elle commença à me crier dessus. Typique. C'était tout elle ça, dès que ça commençait à chauffer entre eux, le russe revenait presque systématiquement dans sa bouche. Contrairement à l'italien, que je comprenais plutôt bien, le russe, c'était beaucoup moins chantant, surtout lorsqu'elle était en colère. Cela m'arrivait parfois d'assister à une dispute entre les deux jumeaux dans la Salle Commune, personne n'y comprenait rien, mais souvent le ton de la discussion en disait assez long. Je la regardai d'un air morne et peu enthousiaste, mais pourtant, c'est d'une facilité débordante que d'un geste vif, j'attrapai sa main qui avait sans doute aucun voulu me gifler. Elle tira violemment, et je la lâchai tout aussi rapidement. Je murmurai doucement :
    « S'il-te-plaît, Lux, arrête de crier, tu me donnes mal à la tête ! »
    Pourtant, elle continua, et je n'eus pas le courage de l'arrêter. Il fallait qu'elle crie un bon coup que je laisse passer la crise, et après peut-être, nous pourrions parler normalement. Cependant, elle ne semblait pas vouloir cesser son petit manège. Mais, ses mots me blessèrent profondément. Alors comme ça, elle croyait qu'elle ne représentait rien pour moi ? Elle se trompait, et ça me faisait mal de voir qu'elle ne me connaissait peut-être pas si bien que ça après tout. Je me redressai fièrement en disant :
    « Je te demande pardon ? Arrête Lux ! Ne dis pas n'importe quoi ! Mais par Merlin, ne veux-tu rien comprendre ? J'étais mal, mon mot s'adressait autant à toi qu'à Nox ! C'est quoi encore ces conneries ? Arrête de parler comme si tu comptais pas pour moi, tu sais bien que c'est pas vrai ! »
    Je la toisai avec dépit. Elle avait l'air bizarre. Son apparence laissait à désirer, elle qui était toujours tiré sur quatre épingles. Je m'approchai d'elle, et ricanai doucement. Apparemment, ma petite lumière se faisait plaisir. Une odeur âcre me laissait deviner ses récents agissements.
    « Qu'est-ce que t'as foutu ? Tu sens le mâle en rut à plein nez. »
    C'était pas vraiment son genre de faire des trucs comme ça. Plutôt mon genre, ou même celui de son frère. Mais pourtant, elle demeurait toujours la même à mes yeux, et elle avait ce regard furieux qui me rendait dingue. Même si elle m'enguelait, même si en ce moment, elle me haissait, moi, je l'aimais bien comme elle était. Elle faisait partie de ceux qui évitaient de me ménager malgré tous ce qui arrivaient dans ma vie. J'adorais Lux, c'était un fait. Même si parfois, on se disputait. Même si souvent, on se disputait.
    « Cela me fait plaisir de te revoir, ma Lumière. »

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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Lun 16 Jan - 21:49

La rentrée avait été difficile pour tout le monde. Il y avait les absences de ceux qu’on aimait, le retour de ceux qu’on ne voulait pas voir. Etrangement, la solitude avait été plus que présente pour eux pourtant habituellement entouré. Les verts et argents avaient cette réputation d’être solitaire. Certes, ils l’étaient, mais avaient tout de même de très rares amis sur qui compter. Du moins, en temps normal. Lux n’avait parlé à personne de cette aventure avec Caïn. Elle n’avait pas voulu embêter Regulus alors qu’il était déjà au plus bas et imaginez bien qu’elle avait exclu d’office son frère. Seule Ciella, lointaine à travers les mots l’avaient quelque peu conseillé. Et puis, s’en était venu les vacances en Italie. Lux avait décidé de tirer un trait définitif sur ce drogué. Elle y avait même pris sa décision quant au fait de rejoindre les basilics, les petits apprentis mangemorts. Peut-être serait-ce un choix qu’elle regretterait toute sa vie. Allez savoir…

Puis, il y avait Regulus. Celui avec qui tout n’était pas rose. Celui avec qui il y avait des hauts et des bas. Et pourtant, malgré ce qu’ils avaient traversé, ils n’avaient jamais été aussi proches. C’était en parti pour cela que Lux lui en voulait d’avantage. Ils n’avaient jamais été aussi soudés dans les épreuves, en particulier celle du chaudron baveur. C’était si différent. A croire qu’ils n’auraient jamais dû sortir ensemble et simplement être des amis car pour cela ils étaient presque parfait. Presque parce qu’ils avaient encore quelques lacunes. Niveau communication, ce n’était encore tout à fait cela… Alors lorsqu’il était parti, ne laissant que pour toutes salutations une lettre, adressée à Nox, la Lumière avait vu rouge. N’était-ce pas elle qui était avec lui depuis le début de cet été ? Et elle n’avait même pas le droit à un mot personnalisé ? Elle avait attendu en vain qu’il lui donne des nouvelles, mais non, rien. Elle lui avait griffonné un mot pour son anniversaire puis par énervement, le parchemin avait fini brulé dans la cheminée et le paquet contenant le cadeau qu’elle lui avait réservé avait fait un vol plané.

Elle recula légèrement sans le vouloir. La Lumière ne s’était pas attendu à ce qu’il relâche aussi rapidement son poignet et avait perdu l’équilibre. Elle lui lança un regard moribond. Il s’était redressé fièrement et Lux en avait fait de même. Bien que plus petite, ses yeux ne lâchait pas ceux de Regulus. La Vipère allait lui tenir tête.
«Au moins tu auras des raisons de te morfondre !»
lui répondit-elle alors qu’il lui disait qu’elle lui donnait mal à la tête. Par Merlin qu’il l’agaçait ! Croyait-il vraiment qu’elle allait se taire ? Surtout avec une telle remarque ? C’était perdu d’avance.
«Ton mot s’adressait uniquement à Nox ! Je suis désolée mais après tout ce qu’on a traversé ensemble ces derniers temps j’espérais un peu plus qu’un bout de parchemin qui ne m’était même pas adressé. Et j’espère bien que je compte pour toi espèce d’ingrat !»
Soudain, il lui sortit une phrase qui n’avait strictement rien à voir après l’avoir toisé de manière insistante. Elle eut une mine outrée et se mit à crier de plus belle.
« Ça te regarde Black ? Parce que là, d’un coup, mes agissements t’intéressent ? Et bien, tu veux savoir ce que je fous ? J’ai décidé de prendre que ce qu’il y avait d’intéressant chez vous les mecs ! Et on a vite fait le tour !»
C’était finit la jolie Lux qui ne faisait que se faire désirer. C’était fini les sentiments ! Marre de se faire avoir. Peut-être même finirait-elle comme cette Serdaigle qui était attirée par les filles ! C’était peut-être bien moins compliqué !
« Prends pas cet air outré Regulus ! J’ai bien le droit de m’amuser maintenant moi aussi ! »
Lux croisa les bras sur sa poitrine avec un air boudeur. Comment avait-il deviné ? Il est vrai qu’après tout, il avait l’expérience des filles qui ressortait d’une cachette en sa compagnie. Pourtant, elle avait remis de l’ordre dans ses cheveux… Elle tira négligemment sur sa jupe et passa sa main sur les plis de celle-ci pour les remettre en forme. Puis soudain, il lui dit ‘cela fait plaisir de te revoir ma Lumière’. Enervent, stupide et emmerdeur de Petit Roi !
« Tu m’énerves !»
Répéta-t-elle une dernière avant de lui donner un coup dans le torse d’agacement. Pourquoi n’arrivait-elle pas à lui en vouloir ? Elle lui avait bien fait la tête plusieurs mois durant l’année dernière non ? Elle se blottit alors contre lui mais s’extirpa pourtant rapidement.
« Je voudrais pas que tu sentes le mâle en rute, cela pourrait faire douteux sur toi. Surtout les cheveux décoiffés !»
Ajoutant le geste à la parole, Lux passa une main dans les cheveux de Regulus et lui mit en bataille. Rien de tel pour l’énerver !
« Moi aussi je suis heureuse de te retrouver mon Petit Roi !»
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Mer 18 Jan - 20:26


Il y a des visages plus beaux que les masques qui les couvrent ...


    La furie s'est ramenée vers moi d'une manière qui ne présageait rien de bon. Je n'y étais pas vraiment préparé parce que je n'avais pas l'habitude. Notre dernière véritable dispute remontait à bientôt deux ans, mais pourtant, elle restait toujours ancrée au fond de moi... Ce qui était bien avec la petite lumière de ma vie, c'est que dans tous les cas, je savais qu'elle reviendrait illuminer mon existence, à un moment ou à un autre. Et Merlin savait combien j'étais sûr de moi même. Pour moi, tout était clair, j'avais perdu mon italienne, alors, il était hors de question que je perde les jumeaux Silvestri, c'était impensable, ils étaient ma famille depuis toujours, et j'avais davantage confiance en eux qu'en mes propres parents. C'était malheureux à dire, mais ce n'était que la stricte vérité. Eux ne se souciaient que de même, et je n'étais pas prioritaire dans leur vie, alors... De toute manière, la seule personne de mon entourage familiale avec laquelle je pouvais avoir une conversation normale - ou anormale d'ailleurs - sans qu'on me juge, c'était bien ma cousine Narcissa. Elle était un peu comme ma confidente, mon ancre, mon port d'attache dans ma famille ruinée par la haine. Elle apportait un peu de douceur et de joie dans mon coeur, ce n'était pas comme avec Bella. Bella était plus... folle ? Complètement folle, tarée, aliénée. Cissy était ma cousine préférée. D'accord, je n'en avais pas tant que ça, au final, mais c'était elle vers qui je pouvais me tourner en cas de pépin. J'avais aimé ma solitude ces derniers temps, mais il fallait l'avouer, voir Lux me gueuler dessus me fit un électrochoc. J'y avais peut-être était un peu fort, en faisant l'orgueilleux qui ne voulait plus lui parler. Elle savait qu'en ce moment, ma vie était loin d'être rose, mais pourtant, elle m'avait laissé seul avec son frère alors qu'elle était partie en Italie... J'avais été si jaloux. Elle me rattrapera un jour, cette jalousie déplacée pour tous ceux qui approchaient de près ou de loin de ma Ciella... Enfin, ce n'était plus ma Ciella maintenant. Ce n'était plus personne. Du moins, j'essayais de m'en convaincre. Et Lux dans tout cela ? C'était MA Lumière à moi, et à personne d'autres... Enfin, peut-être à Nox aussi, un peu quand même. Mais c'était tout. La vie était plutôt agitée à ses côtés, mais on s'y faisait très bien, la preuve, cela faisait sept ans que je la supportais. Et pourtant, on en était passé par de nombreuses épreuves tous les deux... D'ailleurs, en y repensant, j'ignorais ce qu'elle avait bien pu répondre à Severus lors de leur dernière rencontre...

    Pendant une fraction de seconde, elle vacilla, je crus qu'elle allait tomber, et d'un mouvement rapide je lui tendis ma main, mais la ramenai rapidement à moi lorsque je vis qu'elle avait retrouvé l'équilibre. Elle me regardait avec cet air qui ne me disait rien de bon, avec ses yeux qui me dévisageaient comme si j'étais une sorte de monstre. Dans son regard, je vis qu'elle était sur le point de me sauter dessus. Elle me tenait tête ! Pourtant, moi, je trouvais ça plutôt drôle qu'autre chose.
    « Oui, bon, d'accord ! J'avoue. Je ne t'ai pas donné de nouvelles, j'ai été stupide, mais en même toi non plus ! Je suis désolé ! Tu as même oublié mon anniversaire ! Et toi ! Après tout ce qu'on a traversé, justement ! Je pensais qu'au moins, tu aurais pu y penser ! »
    J'étais complètement stupide, parce que de mon anniversaire, je m'en fichais comme de mon premier chaudron. Pour moi c'était un jour comme tous les autres, j'avais seulement pris dix-sept ans. Je sortais de l'enfance. La majorité. J'avais toujours rêvé de l'avoir, pensant que tout changerait, qu'on arrêterait de me prendre pour un gamin, mais au fait, cela n'avait rien changé, absolument rien. Le tympan de mes pauvres oreilles en prit un sacré coup lorsque la petite Serpentarde me cria dessus, et elle ne tenta pas de me ménager, bien au contraire. C'était tout elle, mais j'adorais ça. Parce que contrairement à notre rupture, où je sentais que notre attachement ne s'en remettrait pas de si tôt, là, en ce moment, j'étais presque certain qu'on se réconcilierait avant ce soir.
    « Oui ça me regarde ! Je ne veux pas que tu te donnes au premier abruti que tu rencontres ! Ah ! J'y crois pas ! Arrête Lux, franchement, tout ça, c'est pas toi, c'est ton frère, c'est moi, mais c'est pas toi ! Tu n'es pas comme ça, je ne veux pas y croire ! T'amuser ? T'amuser ! Sérieusement, il y a bien d'autres moyens de s'amuser ! Crois-moi ! »
    La mine boudeuse de mon amie me vola un léger sourire, même si j'étais énervée contre elle. J'avais toléré qu'elle traîne avec Caïn parce que c'était un de mes potes, et que je l'aimais bien, mais sinon, la plupart du temps, je détestais voir Lux avec d'autres hommes que moi. Égoïste moi ? Non, seulement, je n'aimais pas partager. D'accord, cela revenait au même... Lux ne m'appartenait pas, je le savais bien, mais bon, j'avais toujours eu ce sentiment qu'elle était un peu comme la petite sœur que je n'avais jamais eu et que je n'aurais jamais. J'avais besoin de protéger quelqu'un. Pourtant, j'avais été incapable de protéger la petite Kaelyn... Je pinçai les lèvres quelques secondes après. Elle s'approcha de moi, et leva son poing, mais je ne fis rien pour l'en empêcher. Je l'énervais ? Rien de nouveau en somme. J'allais retourner m'asseoir lorsqu'elle se glissa rapidement dans mes bras pour en ressortir aussi vite. Pourtant, j'eus le temps de sentir mon cœur se réchauffer un peu. Cela faisait du bien. Comment j'avais pu, sérieusement, l'éviter pendant tout ce temps ? Quel stupidité de ma part... Ma mâchoire se contracta légèrement pour parler, mais elle me devança de nouveau. Je souris à ces mots. C'était toujours ma Lux sous cette fausse couche de femme colérique.

    C'était un fait, ce que je détestais par dessus tout, c'était qu'on touche à mes cheveux. Personne n'osait jamais, de peur de se faire remettre bien vite à sa place, et cela pouvait bien vite dégénérer... Pourtant, elle osa, et un léger frisson me parcourut l'échine. Le contact de sa paume me rappelait le temps où nous étions encore ensemble... Je repoussais vivement sa main en disant d'une voie quasi hystérique :
    « Nan mais ça va pas toi ! Ne refais plus jamais ça ! »
    Je m'assis brusquement, boudeur, remettant de l'ordre dans ma si belle chevelure. Cet été, j'avais longuement hésité à les couper, et finalement, j'avais pris mon courage à deux mains. Arrivé devant le magasin, j'étais retourné chez moi. Non, impossible, moi, Regulus Black, dernier héritier des Black, je ne pouvais me résoudre à perdre ne serait-ce qu'un centimètre de cheveux. Je fermais les yeux, me rappelant douloureusement des sensations que j'avais ressenti lorsqu'une jolie blonde avait passé sa main dedans... Pourquoi il fallait toujours que je ramène tout à elle ? Les yeux assombris par un voile de tristesse, j'attrapai le bras de Lux en grognant :
    « Viens-là. »
    Je tirai sur son bras, la forçant à s'asseoir près de moi, et posai ma tête sur son épaule, essayant d'oublier l'odeur qui témoignait bien des récentes activités de Lux.
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Dim 22 Jan - 13:06

Dans le fond, Lux était persuadée que le fait d’aller en Italie avait énervé Regulus. Elle s’était doucement voilée la face tandis qu’il lui assurait d’un sourire crispé qu’il n’y avait aucun problème. Seulement, elle le savait qu’il y en avait un… Mais que pouvait-elle faire après tout ? Comme on dit, elle avait le cul entre deux chaises ! Elle n’allait pas arrêté de parler à l’un pour faire plaisir à l’autre non ? En plus, elle avait dit à Ciella d’aller chez elle pour retrouver Regulus, qu’il n’allait pas bien. S’il n’avait pas su saisir sa chance… Si elle ne savait pas vraiment pourquoi, parce que ni l’un ni l’autre ne lui avait dit, il était certain qu’entre deux c’était fini. Oui, forcément, une fiancée surprise, ce n’est pas ce qui arrange les choses mais après tout… les sentiments ne s’effacent pas d’un simple geste de la main, non ? Encore une chose qu’on cachait à Lux… Parfois, elle se demandait si ses amitiés n’étaient pas que des faux semblants. Elle avait assez de toutes ses cachoteries. Croyait-on qu’elle ne savait pas tenir sa langue ? Qu’elle n’était pas digne de confiance ? Nom d’un chaudron, qu’est-ce qu’ils pouvaient l’énerver ! Tous ! Au final, elle avait toujours l’impression d’être au second plan. Nox était assez cachotier par moment quant à Regulus n’en parlons pas. Ces pensées ne firent qu’énerver d’avantage notre Lumière dont le regard sombre lançait des avada à tout bout de champs envers Regulus.

En plus de cela, elle avait perdu l’équilibre. Ce dernier la rattrapa comme si ce n’était qu’un simple vif d’or en perdition.
«Ne joue pas les attrapeur avec moi ! Je ne suis pas un vulgaire vif d’or !»
Dit elle en le repoussant. Et oui, tout était sujet à dispute. Elle était même capable de ramener le Quidditch sur le tapis alors qu’il n’avait strictement rien à voir la dedans ! Très forte la Lumière, n’est-ce pas ? Un vrai caractère de dragon ! Ca y est ! Il avait prononcé la phrase de trop, celle qui allait faire bouillir Lux car une hystérique !
«Oui, bon, d'accord ! J'avoue. Je ne t'ai pas donné de nouvelles, j'ai été stupide, mais en même toi non plus ! Je suis désolé ! Tu as même oublié mon anniversaire ! Et toi ! Après tout ce qu'on a traversé, justement ! Je pensais qu'au moins, tu aurais pu y penser !»
«PARDON ! TU N’ES QU’UN PARFAIT CRETIN ! IL N’Y A DONC QUE CA QUI COMPTE POUR TOI ? ET PUIS NOM D’UNE BOUSE DE LUTIN FARCI ! ACCIO CADEAU REGULUS !»
Tout en hurlant elle avait sorti sa baguette de son sac.
«Tu mériterais que je te lance un bon chauvefurie à la figure !»
Et il ne fallait jamais sous-estimer un sortilège d’une femme en colère, encore plus lorsque celle-ci était plutôt douée dans ce domaine. L’objet n’arriva pas de suite. Il fallait tout de même qu’il traverse les cachots et qu’il arrive à passer certaines portes… La discussion avait donc continué sur un autre sujet. Un sujet que Lux n’abordait que rarement avec Regulus parce que cela aurait été trop étrange. Celui des mecs, de ses relations. D’ailleurs, elle n’avait jamais vraiment compris pourquoi il était si attentif à ce qu’elle faisait de ce côté-là… Certes, au début, le savoir avec Ciella lui avait fait tout drôle, mais elle avait fini par accepter la chose. Voilà qu’il lui faisait la morale ? Regulus Acturus Black, lui faisait la morale ! Elle ne put s’empêcher de rire cyniquement.
« Attends ! C’est Saint Mangouste qui se fout de la charité là ! Qu’est-ce que tu en sais que ce n’est pas moi ? Justement ! Moi je trouve que c’est même bien mieux pour moi ! Plutôt que de m’attacher à des abrutis qui au final ne font que vous décevoir !»
Et à abruti, elle l’avait regardé avec insistance, car oui, elle l’incluait dans le lot ! Il n’y avait pas de raison après tout !

Soudain un bourdonnement arriva jusqu’à leurs oreille. Au loin, on voyait une petite boite foncer vers eux. D’un mouvement de baguette, Lux l’a fit atterrir contre le torse de Regulus avec une certaine virulence.
« Tiens, le voila ton anniversaire ! Le voilà ton cadeau ! Parce que oui, j’y ai pensé ingrat ! Et dire que tu as souhaité l’anniversaire de Nox et pas le mien !»
D’ailleurs, d’un autre mouvement de baguette, la boite alla cogner le crane de Regulus avant de retomber dans ses mains. Il était exécrable ! Elle avait envie de lui donner des coups de pieds… juste histoire de se défouler. Elle lui donna alors un coup dans le torse avant de lui faire un rapide câlin... Pour mieux l’embêter ensuite. S’il y avait bien une chose dont il avait horreur c’est qu’on lui tripote les cheveux. Et ça, notre Lumière le savait pertinemment. Il l’a repoussa alors vivement et se mit à parler d’une voix presque hystérique.
« Oh, désolée ma chérie, je ne voulais pas te contrarier à ce point-là !»
dit-elle en riant. Il s’était alors laisser tomber à terre pour s’asseoir, une mine boudeuse accrochée à son visage. Il la tira alors par le bras pour la forcer à s’installer auprès de lui. Lux se laissa faire malgré tout. Tandis qu’il posait la tête sur son épaule, elle sentit qu’il n’allait pas bien à nouveau. Elle posa sa tête sur la sienne et passa un bras autour de son épaule.
« Bon, tu l’ouvres ton cadeau ?»
La boite était toute cabossée. Traverser le château avait été un long périple visiblement. La boite était minuscule à vrai dire. S’il l’ouvrait, il pourrait trouver un vif d’or. Un peu particulier car Lux avait passé des heures à le dompter à coup de sortilège. Ce dernier flottait doucement en face de Regulus. Maintenant qu’il l’avait touché, c’était son vif d’or bien à lui. On savait qu’il existait un lien particulier entre ces boules d’or et les attrapeurs. Un truc encore bizarre de la magie… Une carte lui disait de l’agrandir et s’il le faisait, il pourrait trouver gravé sur celui-ci les signatures scintillantes de l’équipe de Quidditch d’Angleterre.
« Je suis allée les voir à un entrainement de mon père…»
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Dim 22 Jan - 21:41


Tomber sept fois, se relever huit.
    J'aimais bien lorsque Lux criait contre moi. Un peu maso moi ? Oui, sans doute. Mais lorsqu'elle hurlait sur ma personne, elle se préoccupait de moi, c'est qu'elle s'inquiétait pour moi. J'adorais cette petite furie, même si parfois, je la détestais. Je la détestais d'être si proche de Ciella, je la détestais d'avoir le droit d'avoir de ses nouvelles alors que moi, je me languissais d'elle jour après jour. Je me sentais coupable de lui avoir répondu si maladroitement. Au début, j'avais pensé qu'une rupture brutale serait plus simple, plus facile à encaisser, mais au fait, c'était bien plus compliqué que cela, bien plus dur que cela. J'avais toujours cru que je n'aurais jamais plus mal que le jour où la lumière et moi, nous nous étions séparés. J'ai toujours cru que je n'aurais jamais plus mal que le jour où Sirius avait quitté la maison. Encore une fois, je me trompais. J'en avais assez d'être toujours dans le faux, j'en avais assez de toujours faire les mauvais choix qui me menaient toujours vers la douleur et l'affliction. Pourquoi le malheur avait-il décidé de s'acharner sur moi ? Ma vie était désastreuse, et pourtant, je la supportais. J'imaginais bien que cela devait être difficile pour la Serpentard d'être tiraillée entre son amitié pour l'italienne, et la notre. Elle était vraiment en colère, la jumelle Silvestri. La preuve, elle m'engueulait parce que j'avais tenté de l'aider. Elle faisait preuve de mauvaise foie, et comme d'habitude, lorsqu'elle ne trouvait plus rien à me reprocher, elle remit le Quidditch sur le tapis. Je ricanai bêtement.
    « Oh, je t'en prie, Lux, ne sois pas ridicule, tu es bien trop grosse pour que je t'attrape rien qu'avec une main. »
    Elle me repoussa, et même si je ne lui montrais pas, cela me blessa. Elle haussait le ton, et le nombre de décibels augmenta fortement. Elle criait, et cela ne fit qu’aggraver le mal de tête que je me traînais depuis ce matin. N'avait-elle donc aucune considération pour le mal qui me rongeait ? Apparemment non. J'étais exécrable et je le savais. Je me demandais comment on pouvait me supporter. J'étais sans doute le garçon le plus emmerdant de toute l'histoire de Poudlard. Et aussi le plus con, et le plus rancunier. Ah, ça oui, je l'étais. Tellement que je n'avais même pas pris la peine de lui envoyer son cadeau d'anniversaire. C'était il y avait une semaine. Nox avait eu le droit à une sorte de réveil bizarre où je lui avais offert son cadeau. Mais Lux, rien. Je boudais dans mon coin comme un abruti. C'était complètement débile, mais bon. Doucement, je dis :
    « Oui, je l'avoue complètement, je ne suis qu'un pauvre crétin. Un chauvefurie ? Vas-y donc, je le mérite sûrement. »
    C'était plutôt rare qu'on parle des relations de Lux. Souvent, cela se terminait mal parce que la jalousie me rattrapait. Oui, moi, Regulus Black était fortement jaloux de tous les garçons qui s'approchaient de près ou de loin d'elle. Je ne savais pas pourquoi, mais c'était plus fort que moi. Ce n'était pas rare que je me lance à la poursuite de l'abruti qui avait osé faire un compliment et que je lui fasse regretter d'avoir tenter de s'approcher de ma Lumière à moi. J'étais – enfin, je suis – très possessif. C'est incontrôlable. Sans doute parce qu'elle avait été mon premier véritable amour. Je n'agissais comme ça qu'avec elle. Parfois, je regrettais que notre histoire se soit terminée ainsi, mais en même temps, sans cela, je n'aurais pas pu ressentir ce que je ressentais désormais pour un joli brin de femme, blonde de surcroît, toujours perchée sur de hauts escarpins, et qui était facilement irritable. Bref, mon âme sœur. Je me demandais comment j'allais bien pouvoir l'oublier. Indigné, j'eus envie de lui sauter dessus et de lui tordre son joli cou ! Elle ne manquait pas de toupet ! Et elle osait lui dire que c'était mieux de coucher à droite à gauche ? Pour en avoir fait l'expérience, non, ce n'était pas mieux. On ne ressentait rien. Enfin, sur le moment, un plaisir futile, mais cela n'avait rien à voir avec le plaisir intense qu'on éprouvait avec l'être aimé.
    «  Arrête, tu sais bien que ce rôle là, tu ne sais pas le jouer. Après si, ça t'amuse, et bien, vas-y. L'amour, ça craint. Tu es bien placé pour le savoir n'est-ce pas ? C'est plutôt toi qui te fout de moi ! Ce n'est pas toi qui m'a quitté alors que moi, je t'aimais ? Tout ça sur des rumeurs ? Il me semble qu'on a déjà eu cette discussion, Lux. Alors, je t'en prie, arrête. »
    J'étais tellement désemparé que je ne vis pas un paquet arriver vers moi et percuter ma boite crânienne. Tiens, un cadeau ! Il finit sur mes genoux tandis que je faisais tourner inconsciemment le bracelet que Ciella m'avait offert il y avait quelques mois autour de mon poignet. Mais en deux secondes, la tournure des événements changea tout à coup, et ce n'était pas pour me déplaire. J'aimais bien qu'elle prenne soin de moi comme si j'étais un gamin. Elle s'amusait à me décoiffer ! Quel affront ! Je décidai de ne pas répliquer. Mais elle rigola, et je ne pus m'empêcher de faire de même. Finalement, lorsqu'elle fut dans mes bras, j'oubliais un peu que ma vie était pourrie. Elle me demanda doucement d'ouvrir son cadeau. Lentement, je soulevai le couvercle de la boîte pour y découvrir un Vif d'Or. Je la regardai, incompris. Lux m'offrait un Vif d'Or ? Elle détestait le Quidditch ! Je le sortis, et le lâchai. Captivé, je ne voyais plus que lui. C'était merveilleux. D'un geste incroyablement rapide, je l'attrapai. Je ne voulais pas prendre le risque de le perdre. Je le replaçai dans sa boîte mais il s'envola de nouveau dans les airs, tournoyant autour de nous deux. Il y avait également une carte. Je l’agrandis comme c'était écrit, m'attendant à un truc qui allait me péter à la figure, intrigué. Mais non, ce n'était rien de tout cela, en fait. Pour une fois, j'en restais bouche bée. Je ne savais plus quoi dire. Je le relevai la tête, la fixant du regard.
    « Je suis... surpris. Incroyablement surpris. Je dois dire que je ne m'attendait pas du tout à ça ! Merci, franchement. Rien ne m'aurait fait plus plaisir. »
    Je regrettai mes mots quelques secondes plus tard. Bien sûr que si, il y avait une seule chose que j'aurais adoré avoir pour mon anniversaire. Je chassai Ciella de mes pensées pour la cinquantaine fois de la journée sans doute, et le jour n'était à peine levé. Je lui souris. Mais comment avait-elle pu obtenir les autographes de l'équipe au complet ? Je baisai délicatement ses cheveux et attrapai mon sac de cours. J'en sortis tout un bordel complet. J'étais si désordonné. Quelque part dans tout ce fouillis, il y avait son cadeau. Étrangement, j'avais longuement réfléchi avant d'en arriver à la conclusion que je ne trouverais jamais le cadeau idéal dans un magasin. Je sortis mes planches à dessin, et en attrapai un seul :
    « Je sais que ce n'est rien, mais j'ai vraiment... comment dire... J'ai bien dû recommencé ce dessin une bonne centaine de fois, ne le trouvant jamais assez parfait... »
    Pour moi, c'était ridicule. Mon cadeau était nul, nul, vraiment nul. Un dessin franchement ! Mais j'y avais mis mon cœur et mon âme. Et puis, c'était l’intention qui comptait non ? Le portrait que dépeignait mon dessin me transperçait. J'avais toujours adoré m'évader dans mes planches, un fusain à la main, j'oubliais tout. Quand j'avais fait celui de Lux, j'avais eu une impression étrange. Celle que je n'avais pas ressenti depuis longtemps ; comme une sensation d'immense liberté.

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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Jeu 26 Jan - 13:24


©Kanala
Cela fait longtemps qu’il n’y a pas eu des individus dans le parc de Poudlard, les vacances l’ayant vidé. Heureuse de pouvoir de nouveau user de son pouvoir, la distorsion du temps vient envahir la nature qui entoure le château. Cela tombe bien deux jeunes personnes se trouvent dans ce dernier. Leurs éclats de voix attirent l’entité qui se délecte et se nourrit de la colère qui semble les animer. Ce sera dommage qu’elles disparaissent. Non elle ne peut pas les laisser se calmer et avorter son repas. Ainsi elle décide d’augmenter la pression et la tension du moment. Elle les rends plus emporté, plus colérique, plus rancunier. Non on ne peux pas pardonner à l’autre et tout ce qui ne va pas reflux en eux. Tous les défauts de l’autre sont exacerbés et aucune justification n’est trouvable pour leurs actes… Que le spectacle commence !

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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Dim 29 Jan - 15:37

Est-ce qu’il venait de la traiter de grosse ? Est-ce qu’il venait vraiment de lui dire qu’elle était trop grosse pour l’attraper avec une main ? Bon, certes, avec une main, mais tout de même. La Lumière avait focalisé sur les deux mots ‘trop grosse ‘. Un regard noir transperça le visage de Regulus. Il comptait vraiment la mettre en boule ou quoi ? Attendez, qui n’est pas au courant qu’il ne faut jamais dire à une fille qu’elle est trop grosse ? Etait-il aussi stupide que ça ? Il aurait pu dire n’importe quoi que cela aurait énervé Lux de toute façon. Elle était d’humeur grognon depuis le début de la journée. Les filles et leurs sautes d’humeur, cela ne s’explique pas ! Cela reste un mystère même dans le monde magique !
«Regulus Acturus Black !! Tu as intérêt à t’excuser tout de suite ! Si moi je suis grosse toi tu ressembles à un Troll des montagnes !!»
Non mais oh… et puis quoi encore ? Ce n’était pas permi de dire des choses pareilles. Quoi ! Comme si l’attraper d’une main par le bras était impossible ! Elle n’était pas si énorme que cela ! D’ailleurs, comme toutes les filles de son âge, Lux avait tendance à faire attention à sa ligne, la jeune femme tenant bien trop à son apparence. Un brin superficiel la lumière et alors ? !

Voila qu’il lui parlait des cadeaux d’anniversaire. Lux crut qu’elle était en train de rêver éveillée. Certes conversation n’avait ni queue ni tête. Comment pouvait-il d’un coup lui reprocher ceci alors qu’il parlait d’autre chose ? Un cadeau semblait tellement dérisoire à côté de ce qu’ils avaient traversé ensemble. Après qu’il lui ait soudainement tourné le dos, sans nouvelle aucune ! !
« Ne me tente pas pour le chauvefurie, tu serais bien étonné de voir que je suis capable de t’en lancer un en pleine tête ! Ami ou pas ! Préfet en chef ou pas !»
Ca oui alors ! On aurait presque tendance à l’oublier, mais il était bel et bien préfet en chef le Regulus ! Ca changeait de l’air Gryfondorienne qui s’était installée l’année dernière. Lux se souviendrait toujours de la façon dont le Potter lui avait injustement collé une retenue tandis que c’était sa copine, bientôt femme à présent, qui l’avait attaqué. Bref ! Revenons à nos hyppogriffes car la dispute entre les deux Serpentard semblait prendre un tournant particulier. Les deux étaient énervés pour des raisons différentes, le tout étant plus ou moins justifié. A dire vrai, elle lui en voulait. Elle avait réellement été vexée qu’il envoie un cadeau à Nox et non à elle. Elle n’avait pas aimé cette façon de les différencier, de la rendre jalouse par la même occasion. C’était quelque chose de mal que de vouloir jouer entre les deux frère et sœur. Elle lui en voulait clairement. Et en même temps, tandis qu’il lui disait cela, c’était à sa façon une manière de s’excuser. Dire qu’il n’était qu’un pauvre crétin. Demander à Regulus de plates et entières excuses, c’était comme croire qu’on pouvait croiser une licorne au coin d’une ruelle. C'est-à-dire, très rare.

La conversation tourna alors sur le comportement de Lux et dériva sur bien autre chose. Un sujet qu’ils avaient abordé une seule fois depuis qu’ils se reparlaient. Ils avaient percé l’abcès, du moins le croyaient-ils, car tandis que le sujet refaisait surface, une pointe d’énervement prenait le dessus. Plus que de normal d’ailleurs. Un énervement non expliqué s’emparait petit à petit de notre Lumière. Elle avait plus ou moins remis le sujet sur le tapis mais Regulus avait une fois de plus enfoncé le couteau dans la plaie. Il ne lui avait donc jamais pardonné quoi que ce soit… Il n’avait jamais même reconnu que les rumeurs s’étaient tout de même avérées vrai au départ même si les sentiments avaient pris place par la suite. C’est ce que Lux lui avait reproché ! Partir sur des bases malsaines. Ce n’était jamais bon dans un couple. Jamais. Encore moins à leur âge.
«Est-ce que tu te fous de moi Regulus ? Je sais pertinemment que c’étaient bien tes intentions au départ ! Alors ne fais pas ta mauvaise foi ! Certes, les sentiments qu’on suivi étaient réels, mais je n’ai pas supporté que notre relation ait des bases malsaines ! Alors arrêtes de ne penser qu’à toi, parce que moi aussi je t’aimais ! Tu ne crois pas que j’ai été déçu quand j’ai su qu’au départ ce n’était que pour ça ? Tu crois que je n’ai pas eu mal ?Alors oui, tu m’aimais, mais cela n’a pas été le cas tout de suite ! Et jamais, tu n’es venu me voir pour t’expliquer ! Ah oui, j’oubliais, tu t’es battu avec Nox blabla… Décidément, anniversaire, amour, tout ne passe que par lui, c’est ça ?»
Par Merlin, quel était ce sentiment de colère qui montait en elle ? En même temps, il l’avait cherché ! Il lui ressortait encore une fois que lui avait été malheureux !
«Et puis merde Reg’ ! Je fais bien ce que je veux ! Tu crois que Caïn m’a attendu sagement cet été ? Tu ne t’es pas rendu compte de ce qu’il m’a dit ? De comment il me traite ? Tu devrais bien être trop shooté pour réaliser quoi que ce soit ! Alors oui, l’amour, je m’en contre fou maintenant !»
Elle rajouta quelques paroles en Russe. Le rouge d’énervement lui montait aux joues doucement mais ce fut l’arriver de son cadeau qui l’arrêta net. Enervé, elle lui balança contre le torse. Quelques phrases, quelques mots échangés semblèrent d’un coup effacer l’ardoise. Apaiser ces échanges qui ne menaient à rien. Assis l’un à côté de l’autre, Regulus ouvrit alors son cadeau. Toujours boudeuse et grognon la Lumière lui répondit tout même en détournant le regard.
«J’espère bien que ça te plait, car aller me coltiner ces abrutis durant leur entrainement, c’est loin d’être marrant !»
Mais dans le fond, elle était heureuse que cela lui ai plu. Elle avait pris sur elle pour aller à cet entrainement. Les joueurs, l’entraineur - son père- , rien de tel pour l’énerver. Elle avait horreur de leurs attitudes. Ils se prenaient vraiment pour des stars. Bon, ils en étaient pour certains, mais tout de même… Quand elle relevait les yeux, elle sentit qu’il repensait à Ciella, encore une fois. Elle n’allait pas lui offrir en boite… Cela commença de nouveau à agacer notre Lumière. L’atmosphère était pesante. Un rien l’irritait. Ce n’était pas elle et pourtant. Elle souffla exaspéré. Il se mit alors à fouiller dans son sac après lui avoir déposé un baiser sur ses cheveux. Il se mit à sortir tout un bordel de son sac. Elle fut impressionnée par ce qu’il pouvait contenir. Il en sortit alors ses planches à dessin. Rares étaient les fois où Lux avait vu les dessins du Petit Roi. C’était un domaine intime au Serpentard et Lux n’y avait jamais fourré son par respect bien qu’elle mourrait d’envie de découvrir ce qu’il pouvait barbouiller. La Lumière prit délicatement l’un de ceux que Regulus lui tendit. Elle ne put retenir un hoquet d’admiration devant le coup de crayon de son ami. Pour sûr, elle se reconnaissait parfaitement jusqu’à ses traits d’expression qui lui étaient si propres.
«Wahou, il est magnifique Regulus.»
Continuant de le tenir dans les mains, caller contre lui, un silence s’installa entre eux.

Elle n’arrivait pas à le comprendre. Comment pouvait-il être exécrable durant un temps et si adorable la minute d’après. Lux n’arrivait absolument pas à le suivre. Surtout en ce moment. Elle ferma les yeux, ses pensées se perdant dans la discussion qu’ils venaient d’avoir.
«Je ne comprendrais jamais ton jeu Regulus.»
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Dim 5 Fév - 17:35


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    Je ne savais pas vraiment ce qui m'avait poussé à offrir à Lux un de mes dessins. Cet univers là, peu le connaissait, et peu osait s'y confronter. Je ne le partageais avec personne si ce n'était Caïn, et aussi Avanea parfois... Avec cette dernière, c'était plus des chamailleries qu'autres choses, mais il n'empêche qu'elle avait eu droit à plusieurs occasions d'admirer une de mes œuvres. D'ailleurs, moi, j'aimais bien me moquer d'elle, elle était marrante. Je m'amusais souvent à lui montrer tous les défauts que contenaient ses planches, et cette Serpentarde, faisait comme si de rien n'était... Mais pourtant, les corrigeaient quelques minutes plus tard. Caïn, c'était Caïn. Bref, rares étaient les personnes qui possédaient un de mes dessins. Je me mis à réfléchir, et en fait, en y songeant, il n'y avait que Kaelyn et Lux. C'était une partie de moi que je n'aimais pas vraiment montrer parce que c'était plutôt personnel, ce que j'abordais dans mes dessins ressemblaient avec tant d'intensité à ma propre vie que je préférais garder ça pour moi. J'étais plutôt flatté qu'elle aime son cadeau. Il fallait l'avouer, j'étais très nul pour choisir les présents d'anniversaire. Je n'avais jamais d'idées. Mais bon, elle paraissait contente, alors c'était le plus important.

    Je fermais les yeux quelques secondes, essayant de me souvenir de mon tout premier dessin. C'était il y avait si longtemps que je ne m'en rappelais pas. J'en faisais souvent de Sirius, lorsque nous étions enfants, peut-être en avait-il emporté lorsqu'il était parti... Non, c'était improbable. Désormais, c'était Kreattur qui me tenait compagnie lorsque je me mettais à extérioriser mes sentiments sur une feuille de papier. J'avais préféré ne pas relever toutes les bêtises que Lux m'avait déblatérées quelques secondes plus tôt. Il était grand temps d’enterrer la hache de guerre et d'en finir avec ces conneries. Elle se blottit un peu plus contre moi, et je la laissais faire, n'ayant pas vraiment envie de bouger. J'appréciais sa présence autant qu'elle appréciait la mienne j'imaginais... C'était plutôt inhabituel que je témoigne autant d'affection envers une personne. Depuis que Kaelyn était partie, je n'avais plus personne à protéger, et depuis que Ciella et moi n'étions plus ensemble, une présence féminine me manquait.

    Un silence s'installa, mais moi, j'aimais bien cela. Je n'avais pas besoin de mots pour me faire entendre, je n'avais pas besoin de mots pour me faire comprendre. On était là, et puis, c'était tout. Pourquoi vouloir tout le temps parler ? Ce n'était pas nécessaire. Une vague de frisson m'envahit. Lux parla. Je me sentis soudain très mal, ma respiration se fit plus rapide et plus abrupte. J'avais déjà ressenti ça. Non, je refusais de ressentir ça à nouveau. La peur monta en moi aussi vite qu'il ne me fallut pour repousser Lux violemment. Je me redressai, me levai, mes mains vinrent fourrager mes cheveux avec acharnement. Je sentais la tension et la pression augmenter en moi, et je n'arrivais pas à la refréner. C'était comme cette angoisse ressentie il y avait de cela quelques mois, la peur qui m'avait fait perdre la tête dans un bosquet près de Londres... Lorsque d'affreuses visions avaient pris possession de mon esprit... Lorsque je m'étais vu, baignant dans mon sang... Je m'étais vu mort, et l'hallucination avait été plus loin que cela. Elle m'avait fait croire que Ciella en était responsable. Avec le temps, j'avais failli par oublier. Enfin, j'avais plutôt fini par mettre cet épisode au fin fond de mon esprit, et d'essayer de ne plus y penser. Pourtant, il m'avait poursuivi partout, même en rêve.

    Maintenant, je cogitais les paroles de la Lumière qui commençait à se ternir. Elle m'énervait. ses paroles revenaient à mon esprit, et finalement, je n'arrivais pas à les oublier. Je ne pouvais pas lui pardonner. Elle avait été incorrecte avec moi, elle m'avait fait souffrir, elle m'avait fait mal. Depuis toujours, lorsque j'étais avec elle, j'avais mal ! C'en était assez ! Je la regardai avec colère en criant :
    « Un jeu ? Un jeu ? MAIS QUEL JEU LUX ? Tu te fous de moi là ! Mais pourquoi je devrais m'excuser hein ? Tu te prends pour qui sérieusement ! J'ai toujours fait tout ce que j'ai pu pour toi et qu'est-ce que j'ai reçu comme récompense ? Un coup de couteau dans le dos ! Tu n'as pas hésité une seule seconde avant de me quitter, tu n'as jamais essayer de parlementer ! NON POUR TOI J’ÉTAIS COUPABLE ! Mes intentions, mes intentions ! Tu parles ! C'est ridicule ! Façon, tu as toujours été si froide ! Tu ne m'as jamais cru ! Tu as préféré croire CES FOUTUES RUMEURS HEINN ??? Plutôt que moi ! Moi, ton copain ! J'étais le premier concerné non ???? ET ARRÊTE DE TOUS RAMENER A NOX BORDEL ! Bah je plains le prochain imbécile qui tombera amoureux de toi parce que personnellement moi, je l'ai bien chèrement regretté ! »
    Je me rendais compte que je ne voulais plus jamais tomber amoureux. Depuis toujours, l'amour me faisait défaut. Mes parents ne m'avaient jamais aimé. J'avais pourtant toujours recherché leur attention, mais ma mère ne m'avait jamais témoigné la moindre marque d'affection, mon père, plus compréhensif peut-être, mais pas plus enclin aux étreintes familiales. La seule personne qui avait su me témoigner un peu d'affection dans ma famille, c'était sans contexte Narcissa. Ma Cissy. Mon attache, mon port, mon soutien dans notre famille déchirée. Elle était bien la seule qui savait tout de moi, et qui avait su me réconforter comme elle le pouvait. Mes chagrins d'adolescents, elle les connaissait. Mais Lux, c'était Lux... Je ne pouvais pas oublier tout ce qu'elle m'avait fait subir. Toutes les larmes discrètes que j'avais versé pour elle.
    « De toute manière, qui voudrait de toi ! Tu es tellement antipathique ! Tu es une emmerdeuse, Lux Silvestri ! Oui, tu fais CHIER ! »
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Lun 20 Fév - 0:05

Les yeux de Lux continuaient d’observer le dessin que Regulus lui avait offert. Il était vraiment magnifique. Le détail du trait, les jeux d’ombres pour constituer le modeler du visage, l’éclat si expressif qui ressortait de son regard. Il fallait l’avouer, Regulus était doué. Il ne lui montrait jamais ses dessins. Elle savait qu’il partageait cette passion avec Caïn. Caïn, lui qui avait besoin de dix muses pour être inspiré… Muses qui passaient toutes dans son lit, sans exception. Le sentiment d’agacement qui prenait racine en Lux montait de plus en plus, surtout à la pensée de cet Aigle qu’elle tentait d’oublier. Cet art lui faisait penser à lui. Elle cessa alors de regarder le dessin, l’énervement venant titiller ses mains les engourdissant. Le silence s’était installé entre eux. Lux tentait de se calmer et c’était en vain. Son cœur palpitait, elle ne savait pas d’où cela venait, mais un rien la mettrait hors d’elle. Elle était à fleur de peau. Regulus passait du coq à l’âne. Il testait les limites de ses amis, voir jusqu’où il serait là et la minute d’après il se montrait attachant au possible. C’est là que les mots sortirent. Mots qui semblèrent être un électrochoc pour le Serpentard. La Lumière n’avait fait que dire ce qu’elle pensait après tout. Pourquoi le prenait-il si mal ? Il se mit à hurler sur Lux comme jamais il ne l’avait fait. Et si Lux était prête à monter au créneau pour un rien, imaginer avec une telle tirade !
« Il t’arrive quoi Black ! T’excuser ? Est-ce que je te l’ai demandé ne serait-ce qu’une fois ? Tu es bien trop orgueilleux pour t’excuser ! Moi je l’ai fait ! Toi, tu n’en as même pas été capable ! Et oui tu es coupable ! Tu ES coupable ! Avec ta fierté jamais tu es venu me voir, me dire ; oui c’est vrai mais tout a changé ! C’était bien trop pour monsieur Le Petit Roi ! ARRÊTE DE NIER ! Ce n’était que ça au début ! Et si moi maintenant j’ai bien compris mes erreurs, toi tu n’en es pas capable ! Tu es arrogant ! Tu n’admets rien ! Tu as souffert ! MAIS LA FAUTE A QUI ? C’est toi Regulus le responsable ! Arrête de m’accabler ! ASSUME ! Lâche ! Et puis quoi ? De toute façon, tu t’es vite consolé quand même après moi ! Vu le nombre de filles qui sont passées dans ton lit ! Ça, c’est une preuve que tu tenais beaucoup à moi effectivement ! Et puis finalement, Ciella est vite venue me remplacer… Tu as fait dans la finesse de choisir l’une de mes amies. Je doute drôlement de ta sincérité ! Tu sais ce que j’ai dû supporter par ta faute ? Avant quand j’étais avec toi, les filles me faisaient des coups bas ! Et après ? Elle continuait car pauvre Regulus était malheureux ! Parce que oui, il n’y a que TOI qui a le droit d’être malheureux ! Tu m’as même volé mon frère dans cette histoire ! Mon frère, mes amies ! Tout !»
Elle avait lâché tout cela tandis qu’il lui avait laissé le temps d’en placer une entre eux. Mais il avait renchéri. Et là Lux vit rouge. Sa main alla claquer sur la joue de Regulus. Elle se leva et lui lança son dessin à la figure.
« Et toi Regulus, qui voudrait de toi ? Même Ciella t’a abandonné ! Ah oui j’oubliais à quel point tu m’as fait la tête parce que j’allais la voir ! J’oubliais presque que c’est moi qui lui ai dit de venir te voir, qu’elle allait te perdre si cela continuait ! JE FAIS CHIER ? Je crois qu’il n’y a personne d’autre que moi pour avoir supporté un petit C*N comme toi aussi longtemps ! Je me suis inquiétée ! J’ai voulu t’aider ! Tout le monde te tourne le dos Regulus ! Tu joues avec nos limites et clairement tu viens de franchir les miennes ! Tu n’as jamais tourné la page ! Malgré notre discussion ! Et tu n’as jamais eu la franchise de me le dire ! Tu me répugne ! Si c’est ce que tu penses de moi, après tout ce qu’on a traversé, je ne veux plus jamais te revoir. Jamais ! INGRAT
Le dernier mot avait été prononcé en russe. Edit Cluedo du forum : "bleu". Allez donc voir celle qui se prend pour une coiffeuse avec moi elle en saura plus. Ou elle se trouve? Dans une mauvaise posture c'est sur! Elle lui tourna alors le dos et dans un excès de rage, elle jeta son sac de cours avec violence à terre. On entendit les encriers teinter entre eux. Sûrement qu’ils s’étaient brisés. Elle ressentait une haine au fond elle si profonde qu’elle en était prête à en venir aux mains.

HJ: Désolée d'être aussi méchante
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Lun 20 Fév - 14:48


Tomber sept fois, se relever huit.
    La colère qui s'animait en moi ne voulait pas se tarir. On aurait dit que tous les émotions accumulées ces derniers mois cherchaient désormais à sortir pour hurler leur souffrance. J'étais fatigué de devoir toujours et encore me battre. Lux me criait dessus, avec autant d'ardeur et de folie que je l'avais fait moi-même. Pourquoi faisions-nous cela ? N'étions-pas amis ? Même de très proches amis ? Pourquoi au fur et à mesure que le temps passait tout ceux que j'aimais finissaient par me tourner le dos ? Il y avait toujours quelque chose pour venir détruire ma vie. Les quatre mois que je venais de passer avaient été tout simplement les pires de mon existence. J'avais appris que j'allais être marié à une fille que je n'aimais pas, j'avais rompu avec Ciella, Sirius et moi nous étions disputés tellement fort que tout espoir de réconciliation avait été brisé, on avait refusé mon admission chez les Mangemorts... Bref, ma vie était pourrie. D'accord, j'avais peut-être eu tord de m'éloigner de Lux durant cette période où j'avais eu plus que jamais besoin d'elle et de Nox, mais c'était dans ma nature de refréner mes peines et de toujours tout encaisser seul. Cela m'avait tant réussi pour le moment... Elle commença sa longue tirade par Black. Comme Ciella, dès qu'elle commençait à m'appeler par mon nom de famille, c'est que cela allait chauffer pour moi. C'était quoi cette mauvaise habitude ?
    « Tu ne l'as peut-être pas demandé mais avoue que tu n'attendais que cela ! Ouais tu l'as fait, tu l'as fait ! Arrête ton char, j'ai toujours cherché à renouer avec toi, mais toi, tu ne t'en faisais qu'à ta tête comme d'habitude de toute manière ! Mes erreurs ? Mais de quelles erreurs parles-tu ? Moi, je ne t'ai pas quitté parce que j'avais entendu une foutue rumeur totalement débile à ton sujet ! C'est moi le responsable ? C'EST MOI LE RESPONSABLE? Mais tu veux rire de moi ? Tu te fous de qui là, Lux ? Sérieusement ! Arrête tes conneries ! Comme si c'était de ma faute tout cela ! Je n'ai jamais rien demandé, je n'ai jamais rien voulu ! Tu vas me dire que c'est de ma faute si je suis fiancé à Alecto ? Que c'est de ma faute si tu as rompu ? Que c'est de ma faute si mes parents me détestent ! D'ailleurs ils vont me tuer en apprenant ce que j'ai fait ! Mais ça, bien entendu, tu n'en tiens pas compte ! Tu te fiches de ces détails, n'est-ce pas ? »
    Elle me hurlait que de toute manière, j'avais bien fini par la remplacer avec mes conquêtes. Vulgaire prétexte. Pour ma part, ce n'était que des mots vides de sens, il fallait que je la remette à sa place. Trop, c'était trop. J'étais très énervé ! Le rire qui s'échappa de mes lèvres n'avait rien de risible.
    « AHAHAHAHAHAH ! Tu te moques de moi ! Arrête de me traiter de lâche ! Tu ne sais pas de quoi tu parles ! Tu parles de moi, mais à ce que je sache, tu n'étais pas non plus exempt de toutes reproches ! Et l'autre de Ispum hein ? Tu crois que j'ai pas vu les photos ? Franchement ! TU ES RIDICULE ! Et Caïn hein ? Toi aussi, tu n'as pas attendu bien longtemps, alors arrête tes blâmes ! Tu ne vaux guère mieux que moi ! Et je te signale que Ciella était également mon amie avant de devenir la tienne ! Ma sincérité ? MA SINCÉRITÉ ? Je n'ai jamais aussi sincère qu'avec toi et avec Ciella ! Pourquoi tant de reproches hein ?»
    Je haussai cependant un sourcil. Je n'avais jamais su cela. Pourquoi l'avouait-elle maintenant qu'elle avait du subir les attaques répétées de certaines filles jalouses ? Et même après ? Je fermai les yeux, la gorge serrée, la main sur la nuque. Je soupirai doucement, et murmurai :
    « Je l'ignorais. »
    Cependant, elle allait trop loin. Depuis quand je lui avais volé son frère ? C'était nouveau ça ! Elle était devenue totalement folle, une véritable furie ! Que me reprochais-t-elle exactement ? J'étais quasiment certain qu'elle avait mal vu le fait que Nox prenne mon parti après notre rupture. Mais qu'avait-elle cru ? Qu'après notre séparation j'allais me séparer de mon meilleur ami ? Il ne fallait pas exagérer non plus !
    « Tu es stupide Lux. Je n'ai jamais rien demandé, je n'ai jamais demandé à personne de choisir entre toi et moi. Jamais. JAMAIS TU ENTENDS! Si c'est ce que tu crois de moi, tu me connais si mal ! »
    Sans que je ne la voie venir, une main vint s'abattre sur ma joue. Je portais le mienne sur mon visage. Jamais personne ne m'avait giflé. Personne. Pas même ma mère. Et elle, elle se le permettait ? En plus, elle reniait mon cadeau ! J'étais persuadé que si j'avais eu des éclairs à la place des yeux, Lux aurait été foudroyé sur place. J'étais très en colère, mais surtout, j'étais blessé par ces mots, si durs à entendre.
    « Ouais bah ça, c'est sûr ! Je devrais très certainement bien choisir ceux que je fréquente parce qu'à chaque fois que je m'attache à quelqu'un, on me poignarde dans le dos ! Tu peux le comprendre ça non ? J'en ai assez ! »
    Je savais qu'on disait tous les deux des choses qu'on regretterait un jour où l'autre, mais je n'arrivais pas à m'arrêter. La colère ne désemplissait pas. Cependant, je voulais que cela cesse, sinon, j'allais en venir aux mains. Je ne voulais pas me battre avec Lux. Je l'aimais malgré tout, et je ne savais même plus pourquoi cette dispute avait commencé. Pourtant, lorsque je repris la parole, ma voix n'était plus si haute, l'intonation plus si violente.
    « Je suis peut-être ingrat, mais non, ce n'est pas ce que je pense de toi. Tu es un emmerdeuse, Lux, et c'est vrai, à 99% du temps, mais je me fiche de tout cela. Je suis con. Mais c'est dans notre nature non ? J'en ai marre de me battre pour des broutilles. »
    Mon discours était on ne peut plus confus. Je m'assis par terre, frottant ma joue douloureuse.
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Jeu 15 Mar - 14:32

Enfin ! Voilà déjà de longues minutes que j’arpente l’orée de la forêt interdite à la recherche d’asphodèle. Et là, devant mes yeux, la fleur blanche finit par apparaître. A tous les coups je suis déjà passé trois ou quatre fois devant sans l’apercevoir. Quelle idée j’ai eu aussi de me lever aussi tôt. Un bâillement sonore s’échappe de mes lèvres et je ne peux m’empêcher de m’étirer en pensant à la chaleur de mon lit. Qu’il me manque. J’aurais bien dormi deux ou trois heures de plus. Minimum. En plus, le dortoir se serait certainement vidé très rapidement et j’aurais pu me reposer tranquillement. Si je commence cette dernière année sur les chapeaux de balais, c’est presque certain que je n’en viendrai pas à bout. Mais on peut se dire que c’est pour la bonne cause. Si l’on peut dire. Autant l’avouer, je ne suis pas en train de rechercher des herbes et diverses plantes pour aider les sorciers démunis. Mais cela est il si surprenant ? Je ne pense pas. Non, il s’agit là de MA bonne cause. Dont je serai le bénéficiaire. Je m’accroupis et ouvre mon sac de cours. J’en retire ma serpe en argent et taille la fleur le plus proche possible du sol. Une fois fait, je retire un torchon de mes affaires et l’enroule délicatement à l’intérieur. Après une brève hésitation je décide de la porter à la main. Je préfère éviter qu’elle ne finisse écrasé par le reste de mon bric à brac de potionniste en herbe. Avec tout le mal que je me suis donné pour la dénicher, je ne le supporterai pas. Fier de ma trouvaille je repars en direction du château. Ne reste plus qu’à faire la préparation. Histoire de gagner du temps, j’ouvre mon manuel de Potion Avancé et lit à nouveau les instructions. Oui cela semble légèrement complexe. Mais avec mon savoir faire et mon talent naturel j’y arriverai certainement.

Ah pardon ! Vous vous demandez probablement le pourquoi du comment. L’asphodèle, la potion. Ok. Mais laquelle, dans quel but ? Eh bien pour cela il faut que je remonte à la visite inattendue de Ciella. Le matin même de mon départ pour Poudlard. Ciella, italienne d’origine, sang pur, riche, magnifique. La bru parfaite pour mon père. Mais surtout, mon ancienne amante. Ma toute première. J’ai beau ne pas être un sentimental, cette première expérience restera gravée dans mon esprit à jamais. Je m’en contentais jusqu’à présent. Puisqu’elle était en couple avec Black second. Mais voilà qu’elle m’annonce sa rupture. Et qu’elle me propose un marché. Je surveille son ex pour elle et en échange, elle accepte de me reprendre. Défi qui m’a immédiatement paru à porté de main. Regulus est à la fois dans ma maison et dans mon année, et même si nous n’avons pas eu ce que j’appellerai des atomes crochus, je n’ai vu aucune difficulté majeur à établir le contact.
Voilà dix jours que nous sommes à Poudlard et que je l’observe. Aussi souvent que possible. Et il y a une chose que j’ai remarqué, il a des difficultés à dormir. Vous voyez où je veux en venir n’est ce pas ? Mais si voyons ! Asphodèle, insomnie, potion…. Et si je vous dis que j’ai déjà de l’armoise dans mes affaires ! Alors, alors…. La goutte de la mort voyons. L’un des plus puissants somnifères qui ait été inventé. Et je vais en préparer pour Regulus. Le petit cadeau fait toujours de l’effet. Que ce soit pour un rencard ou bien la création d’une amitié nouvelle. Croyez-moi sur parole, le Black n°2, je vais le mettre dans ma poche. Ma récompense, je vais l’avoir.

Ah ! Quand on parle du loup… J’aperçois mon préfet en chef en pleine discussion avec une élève. Je me trouve confronter à un premier dilemme. M’éloigner, rentrer, faire cette potion et là lui offrir lorsqu’il sera seul ? Ou alors… Profiter du fait qu’il y ait un médiateur pour le saluer et ainsi minimiser les risques de rejet. C’est ce que j’appelle un choix Derventien. Sauf que là je ne dois pas choisir entre le risque de m’empoisonner ou de me ridiculiser. Mais c’est tout aussi difficile. Finalement, piqué par la curiosité, je m’avance. Et finit par reconnaître la sorcière propriétaire de cette longue chevelure noire. Lux Silvestri. Eh bien, si ce n’est pas un coup de chance. Deux proies pour le pris d’une seule. Finalement, je ne regrette pas tant que cela de m’être levé aux aurores. Pas besoin de courser l’un ou l’autre, ils sont tous les deux présents au même endroit, au même moment. D’un pas assuré je m’avance d’avantage vers eux. Sourire aux lèvres. Prêt à les charmer grâce à mon charisme dévastateur. (ndlr : *sbaaaaaaf*) puis me stoppe nette lorsque j’entends leurs éclats de voix. Ah ! Ce n’est finalement pas si positif que cela.
Je ferme les yeux et lâche un léger. « Ouch » lorsque la main de Silvestri claque le visage de Black. Onomatopée réellement compatissante face à la violence du coup qui a été donné. Tellement compatissante j’aurais pu me faire repérer par mes deux collègues vert et argent si et seulement si je n’étais pas encore autant éloigné. Je m’avance encore d’avantage et finis par les entendre. Ils continuent sur leur lancée et moi je prête attention à chacune de leurs paroles, notant de ci et delà quelques allusions à Ciella. Je suis sur le point de m’introduire dans une dispute, je risque presque ma vie, mais l’occasion est bien trop belle pour que je ne m’échappe. Je pose mon sac de cours derrière mon dos et y laisse l’asphodèle. Je réfléchis un bref instant. Il faut que je puisse calmer leurs ardeurs, sans prendre parti et en les soutenant chacun. Finalement je fais les derniers mètres qui me séparent d’eux et pose ma main sur l’épaule de la claqueuse de visages.

"Lux, Lux… Il y a d’autres moyens pour prouver ton affection tu sais ? Après si c’est vraiment ton truc on peut s’arranger tous les deux, mais ne t’en prends pas de la sorte à ce pauvre Regulus. Le dialogue avant tout. C’est ce que répète mon paternel."


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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Dim 18 Mar - 19:31

Cela commençait à bien faire. J'en avais assez de me battre avec Lux. Je palpai ma pauvre joue rouge. Je sentais encore les doigts ardents de la Serpentarde brûler ma peau. J'avais toujours été sensible aux accès de colère de la jeune fille, mais pourtant, jamais encore elle avait osé porter la main sur moi. Naturellement, elle avait déjà essayé maintes et maintes fois, cependant, j'avais toujours réussi à les éviter. Blessé dans mon orgueil, je continuai de la fixer avec un regard qui en disait long sur mes intentions. J'avais bien envie de lui rendre la pareille. Me venger était la seule chose que je désirais à cet instant précis, et j'avais bien l'intention de satisfaire cette pulsion maladive. En même temps, une petite voix me disait que c'était Lux et que je ne pouvais pas lui faire ça. J'allais pourtant en rajouter une petite couche lorsque Tyson Falkenbach pointa le bout de son nez. Il ne manquait plus que lui. Sérieusement, ce matin, j'étais comblé. Il ne manquait plus que Nox rapplique, et cela aurait été la fête. Je me relevai rapidement. J'étais sur le point de lui dire de dégager d'ici en vitesse lorsqu'il prit ma défense. Mais pour qui il se prenait sérieusement ? Il croyait peut-être que je n'étais pas assez grand pour savoir ce que j'avais à faire ? Même si j'en voulais intensément à Lux, j'en voulais encore plus à cet abruti de toucher à ma Lumière. Enfin, ma Lumière, peut-être ne l'était-elle plus ? J'éclaircirai ce point plus tard, lorsque je me serais calmé.

Pour l'instant, je bouillonnais tellement que j'avais même du mal à me concentrer. Peut-être était-ce également le fait que j'avais peu dormi cette nuit-là ? J'ignorais comment Tyson, Nox et les autres pouvaient sombrer dans les bras de Morphée en deux minutes et ne se réveiller que lorsque le réveil sonnait, ou pour Nox, jusqu'à ce que je le tire hors du lit. Mais bref, là n'était pas la question. Déjà, je me demandais ce que Falkenbach pouvait bien faire dans les parages. Ces temps-ci, j'avais une drôle d'impression. Nous n'étions pas amis. Loin de là. Pourtant, depuis la rentrée, j'avais la très nette sensation qu'il me suivait. Bizarre non ? Suivre n'était pas le terme exact. J'aurais dû dire épier. Il se plaçait près de moi en cours, venait me faire la causette au petit déjeuner... J'en étais venu à la conclusion qu'il m'adulait. Tout le monde voulait être comme moi. Mais c'était parce qu'ils ne me connaissaient guère, et ignoraient tout de moi. Ils ne savaient pas ce qu'il se cachait derrière mes grands airs. Je le toisai d'un air furieux, et mon regard se posa sur sa main, placée sur l'épaule de Lux. C'en fut trop pour moi.
« Ne la touche pas toi ! Espèce de petit con ! Et d'abord, qu'est-ce que tu fous là, on a pas besoin de toi, dégage ! On peut très bien régler nos différents tous seuls. Dégage, j'te dis, ou je te colle une retenue ! »
La menace de la retenue. Cela commençait fort. Il m'énervait déjà. Mais souvent, cela dissuadait la plupart des gens. J'espérais bien qu'il allait repartir sur le champ. Avec son petit sourire, il se croyait si irrésistible.. Pauvre gars, il n'a toujours pas compris que c'était moi le plus beau des deux ? Il aurait mieux fait de passer son chemin au lieu de venir nous interrompre celui-là ! C'était affligeant. Poudlard tout entier cherchait toujours à mettre son nez dans les affaires des autres, et prenait même souvent un doux plaisir à venir fouiner dans les miennes. Bref, moi, j'avais d'autres dragons à dresser. Je regardai Lux avec mépris, alors qu'elle ne dégageait même pas la main de Tyson, et lui lançai :
« Bah vas-y, laisse-toi faire en plus ! Arrête de faire ta sainte-nitouche, chérie, tu ne vaux guère mieux que moi. Tu me dégoûtes. Mais j'ai compris, tout est désormais clair ! En fait, t'aimes ça. T'es vraiment dégueulasse, je croyais que t'en pinçais vraiment pour Caïn.  »
J'attrapai mon sac, mes dessins, la lettre de Ciella, et laissai à terre le cadeau d'anniversaire de Lux. Je n'en voulais plus. Pas pour le moment en tout cas. Pas tant qu'elle ne m'aurait pas formulé très clairement de plates excuses. Je n'étais pas prêt d'oublier tout ce qu'elle venait de me balancer à la figure.
« En fait, Tyson, reste donc, c'est moi qui me barre. Et je suis sur que Lux a tellement envie que tu la consoles du méchant Regulus qui fait souffrir toutes les filles. Même celles qu'il aime. »
Je faisais bien entendu allusion à Ciella. Je savais que je l'avais brisé.
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Dim 18 Mar - 23:28

Par Merlin ! Elle allait péter un câble. Lui arracher les cheveux, les yeux, les oreilles. Tout ce qu’elle aurait pu arracher, elle l’aurait fait. Rien que l’imaginer lui faisait un bien fou. Déjà qu’elle avait osé le gifler. Vous vous rendez compte ? Regulus Acturus Black venait de se faire gifler. Ceci en plein milieu du parc. Et quelque part cet affront, Lux en était très fière. Cette colère sous-jacente lui disait qu’elle avait bien fait, qu’il le méritait. Mais tout cela, ce n’était rien par rapport à ce qu’il allait dire !
«Non mais tu plaisantes ! Est-ce que tu es réellement en train de me mettre sur le dos tes problèmes avec Alecto et tes parents ? Quoi alors ? Tu regrettes d’avoir choisi pour amour une Italienne sulfureuse ? Tu te dis qu’aux yeux de tes parents une petite anglaise aux origines sans faille aurait mieux fait l’affaire ? Que finalement tout est de ma faute, puisque c’est moi qui t’ait quitté ? Car si je ne l’avais pas fait, tu n’aurais jamais été aussi malheureux ? Tu n’aurais jamais souffert de Ciella, car tu ne l’aurais jamais rencontré, du moins de cette manière, tes parents ne t’aurait jamais forcé à te marier avec une inconnue ? Non mais vas-y ! Mets-moi tout sur le dos, n’hésite pas ! Tu sais que j’ai tenté d’écrire à Amycus pour te sortir de cette bouse de Dragon ? J’aurais fait n’importe quoi pour t’aider ! Mais à quoi bon aider un ingrat ! Je regrette tout le temps que j’ai pu mettre pour t’aider, te consoler, pour tenter t’arranger ta vie ! Tu n’en vaut pas la peine ! »
Une nouvelle fois, elle eut envie de lui arracher ce sourire qui avait emparé son visage, envie de le pousser tandis qu’il riait de ses paroles. Il se fichait de ce qu’elle lui disait. Il se fichait de tout, sauf de lui.
« Parce que tu crois que j’ai voulu ses photos ? Je dormais lorsqu’il a fait ça ! Mais heureuse d’apprendre que tu continues à te rincer l’œil grâce à ses photos !! Comment oses-tu me lancer Caïn à la figure alors que c’est lui qui se joue de moi ? Mais traites moi de trainée pendant que tu y es !»
Ses mains glissèrent dans ses longs cheveux pour se prendre la tête. Elle n’en pouvait plus. Ses hurlements allaient la rendre folle. Elle l’écoutait parler sans l’interrompre mais elle finit tout de même par tiquer sur certains de ses propos. .
«On te poignarde ? Regulus, ce n’est pas une raison pour te venger sur ceux qui sont encore là ! Je te le dis et je te le répète, on va tous finir par te tourner le dos et moi la première ! Ce ne sera pas faute d’avoir voulu te soutenir ! Mais vu que je suis qu’une emmerdeuse, ce ne sera pas une grande pour toi après tout !»
Puis soudain, il baissa le son de sa voix. Comme pris d’une accalmie. Il avait raison. Pourquoi se prendre la tête pour des broutilles. Elle allait lui répondre mais une voix vint la couper dans son élan et elle sentit une main se poser sur son épaule.
"Lux, Lux… Il y a d’autres moyens pour prouver ton affection tu sais ? Après si c’est vraiment ton truc on peut s’arranger tous les deux, mais ne t’en prends pas de la sorte à ce pauvre Regulus. Le dialogue avant tout. C’est ce que répète mon paternel."
Tyson ? Elle ouvrit un instant la bouche pour répondre mais elle venait de lui couper la chique comme on dit. Regulus quant à lui, n’en démordait pas. La colère qu’il deversait alors sur la Lumière tomba alors sur le vert et argent qui venait d’arriver. En temps normal, Lux n’en aurait pas eu grand-chose à faire car il fallait l’avouer, elle ne portait pas Tyson dans son cœur. Il était, comment dire ? Un peu lourd, oui un peu lourd. Mais là, l’envie de contredire à tout prix Regulus prenait le dessus.
«Calme-toi bon sang Regulus ! T’en as pas marre de hurler comme ça sur tout le monde ?»
« Bah vas-y, laisse-toi faire en plus ! Arrête de faire ta sainte-nitouche, chérie, tu ne vaux guère mieux que moi. Tu me dégoûtes. Mais j'ai compris, tout est désormais clair ! En fait, t'aimes ça. T'es vraiment dégueulasse, je croyais que t'en pinçais vraiment pour Caïn. »
Lux lui lança un regard empli de fureur. A vrai dire, elle était tellement en colère qu’elle n’avait même pas fait attention que la main du Serpentard trônait toujours sur son épaule. D’une il venait de l’appeler chérie, de deux, il venait de la traiter de pétasse de manière détourner et de trois si Tyson faisait le lien avec Caïn, elle était cuite. « Je vais te tuer ! » Le tout prononcé en Russe, un regard noir lançant des avada kedavra en direction de Regulus. Elle s’échappa de la petite emprise de Tyson pour foncer vers Regulus. D’une main, elle saisit la cravate de l’uniforme de Regulus tirant sèchement dessus et le regarda droit dans les yeux.
«Ne n’appelle plus jamais chérie, cela fait bien longtemps que tu as dépassé cette intimité avec moi ! Et puis d’ailleurs, pourquoi tu t’en vas ? Tu n’as pas envie d’être témoin de ma dépravation ? Après tout, autant que tu saches de quoi tu parles non ? »
Elle le repoussa brusquement et se tourna vers Tyson. Elle saisit ce dernier par le col l’attirant à elle et profitant de la surprise, elle déposa sa bouche sur la sienne avant de le tenter gentiment en lui mordant doucement sa lèvre inférieure.
«J’ai envie de jouer…»
Elle avait susurrer ses mots. Ils étaient autant adressés à Tyson qu’à Regulus. Elle avait lancé un regard sournois en coin à Regulus et pourtant ses yeux ne purent s’empêcher de se poser sur le dessin à présent perdu sur le sol. Et quelque part, dans sa tête, elle espérait que Tyson n’est pas tilté pour Caïn et que sa petite ‘diversion’ avait marché…
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Lun 19 Mar - 21:16

Si j’ai une maxime que j’applique quotidiennement, c’est bien de ne pas me mêler des problèmes des autres. C’est connu, ca n’a jamais apporté que des ennuis et c’est presque impossible de s’en libérer. Une fois qu’on a creusé, on tombe au fond du trou. Toujours rester en dehors que ce soit la simple dispute entre camarades ou encore de la soi-disant opposition qui se débat avec la justice. Au sens figuré comme au sens propre. La neutralité a toujours été une bonne option à mes yeux. On ne vient pas vous embêter et vous resté indemne au bout du compte. Il n’y a plus qu’à choisir le parti vainqueur à la fin de la bataille. Oui, la neutralité. Enfin si on excepte mes tentatives régulières de rapprochement avec Regulus. J’ai du refouler mes révulsions passées afin de faire l’effort de me rapprocher de lui. Mais là récompense en vaut la chandelle. Cependant, plus je l’observe en train de se frotter la joue et en me regardant avec un regard noir, plus je me dis que ces tentatives sont selon mon humble avis désormais légèrement compromises. Mes doutes sont rapidement confirmés alors qu’il se met à m’insulter. Je ne sais si c’est à cause de l’ambiance régnante ou parce que je n’ai pas assez dormi à mon goût… Ou alors c’est parce qu’il est la personne pour laquelle je me suis justement levé aux aurores, mais je me mets à lui rire à la figure. Amer. A peine.

"Tous les mêmes ces préfets. Dés que ca a un peu de pouvoir ca veut en abuser. Vas y colle la ta retenue. Justement ca me manquais de récurer les cachots. C’est Rusard qui serait content tiens ! "

Mais ma propre phrase se retrouve noyée avec l’exclamation de Lux. Qui prend ma défense. Je rêve c’est ca ? Oh, j’ai bien noté un petit rapprochement étrange depuis la rentrée, mais de là à ce qu’elle se dresse avec moi au lieu de contre… Bon, ce n’est pas vraiment elle qui est venue, mais j’ai pu remarqué un peu plus de retombant que les années précédentes. Je sais déjà d’où me viens cette ouverture soudaine. Deux mois à séduire les sorcières dans la langue de Goethe. Après mes exploits allemands, il est normal que j’aie pris de l’assurance et du charisme et que je sois plus attractif qu’avant l’été. Visiblement, Regulus s’est rendu compte de cette proximité naissante puisque sa colère s’est à nouveau déversée sur Lux. Par réflexe je lève les yeux au ciel. Tout de suite les extrémités. Je me dis que finalement j’ai eu de bonnes raisons de pas le sentir Black le second. Il y a de ses instincts je vous jure ! C’est alors que mon esprit tilt sur un prénom… Caïn. Ainsi, elle en « pinçait » pour lui. Ce qui explique les rejets. Je me suis déjà dit qu’il y avait anguille dans chaudron pour qu’elle résiste autant à mon charme ténébreux. Son épaule disparaît de ma main et elle part rattraper Regulus. Désormais intrigué par toute cette histoire je les suis de manière très proche. D’une parce que le nom de ce sorcier m’interloque, ensuite parce que je suis dans de beaux balais si je foire toute cette histoire avec l’ex de Ciella. Dans une de mes lettres je lui ai confié être sur la bonne voie. Un gros coup de bluff, je le conçois. Mais elle m’a salement aguiché dans la sienne. Je n’ai pas pu lutter. Et puis si j'ai la récompense en avance…. Ne rêve pas mon vieux ! Elle n’est pas aussi manipulable que ca l’italienne. Suivant seulement d’une oreille distraite je ne comprends pas tout de suite que Lux revient vers moi. Pas plus qu’elle ne me tire le col avant de poser ses lèvres sur les miennes et de titiller mes instincts de mâle. Oui, aucun doute là-dessus, elle sait parfaitement s’y prendre. Peut-être même plus que la majorité de ses conquêtes. Une fois de plus il a eu une intuition du feudeymon. Elle a de nombreuses qualités et elle doit en réserver encore quelques d’autres. Ce qui il faut le dire ne fait que me donner d’avantage de motivation.
A son tour je me mets à regarder Regulus avec un sourire narquois. Ah ? Il veut faire le concours de celui qui en a le plus ? Eh bien il vient de se trouver un adversaire à sa taille. Et parce qu’il m’a attaqué un peu plus tôt sans aucune raison, je ne fais appel à aucun tact pour en rajouter une couche.

"Tu vois, récurer les cachots et les chaudrons m’ont donné une belle carrure sportive. Probablement plus que toi qui passe ton temps à voler après une stupide balle dorée. Tu devrais probablement te la mettre à toi-même cette retenue. Ca te calmera les nerfs par la même occasion. Peut-être même dormir. Regarde bien cet asphodèle. Parce que je pense que je vais le réserver pour quelqu’un qui ne m’insulte pas sans aucune raison. Voilà ce qu’on gagne comme gratitude. Je saurais m’en souvenir dorénavant. Tu pourras toujours voler pour que je fasse quoi que ce soit pour toi."

Les mots viennent de dépasser ma pensée, mais il faut dire qu’il m’a sacrément mis sur les nerfs le petit préfet. Pardon. Le petit préfet… en chef. Je me demande comment Ciella a pu ne serait ce que lui accorder de l’intérêt. Il est clair à mes yeux qu’il ne deviendra pas grand chose une fois sorti de Poudlard. La popularité est quelque chose d’éphémère. La preuve vivante en est bien mon frère. Tombé au plus bas après sept années de gloires. Chute dont je peux m’attitrer les mérites. Je l’avoue. Je détourne mon regard après repris mon petit rictus railleur et saisis Lux par la taille afin de la coller à moi. Je me mets à mon tour à lui murmurer à l’oreille.

"A quoi ? Des jeux j’en connais des centaines. "

Aveuglé par la rage j’en oublie toutes mes suspicions de tantôt.
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Lun 9 Avr - 15:19

J'étais si en colère que j'avais du mal à parler convenablement. En écoutant Lux, je m'arrachais les cheveux. Elle devenait totalement folle, et je savais que nous allions tous les deux trop loin. C'était fort probable que jamais notre amitié ne se relève de cette dispute. Nous étions pourtant passés par tant de choses, tant d'épreuves... Néanmoins, nous étions bel et bien en train de nous déchirer mutuellement, de nous blesser l'un l'autre, en ne nous épargnant pas. Le fait qu'elle me gifle m'avait déjà bien secoué, et je lui en voulais tant que j'avais envie de faire de même. J'étais totalement décontenancé. D'ordinaire, on se chamaillait, mais cette fois-ci, c'était bien plus sérieux, et c'est ce qui rendait la chose on ne peut plus effrayante, mais en même temps, si exaltante. J'avais moi aussi des comptes à régler avec elle. Lorsqu'on s'était réconcilié il y a de cela quelques mois, j'avais gardé pour moi certaines choses qui pourtant me restaient en travers de la gorge. Le fait de les extérioriser de pouvait que me faire du bien. Il fallait peut-être que je continue ? Histoire de tout déballer et d'oublier tout ça ? J'allais le faire lorsque Tyson débarqua. On avait franchement pas besoin de lui. Cela m'agaça encore plus. Je criai sur lui alors qu'au fond, il n'avait rien fait. Mais bon, il était là, alors autant en profiter. Je voyais déjà apparaître les futures et prochaines tensions qui nous uniraient désormais dans le dortoir masculin des septième années de la maison Serpentard. Cependant, je m'en fichais. Je savais que Nox se rangerait de mon côté de toute manière. Je n'avais besoin que de lui, les autres je m'en fichais. Juste des pions que j'utilisais. Je me surpris à penser que Lux ne faisait pas partie de ceux que je manipulais, et cela me rendit fou de rage. J'étais sensé la détester pour tout ce qu'elle m'avait fait, et pourtant, j'en étais incapable. Mais Tyson, c'était différent. Nous n'avions jamais aussi proches que je l'avais été avec la folle furieuse qui me servait d'amie. Mais bref, il était temps d'en finir.
« Je ne veux pas me calmer Lux! J'en ai marre d'accord ? J'en ai plus qu'assez de tout cela ! Je veux juste qu'on me laisse TRANQUILLE ! »
Lui répondis-je en accentuant bien sur le dernier mot. C'est vrai que j'aurais bien voulu partir tout de suite pour retrouver ma quiétude, mais apparemment, ces deux-là n'avaient pas terminé de m'en faire baver, et à en juger par leurs attitudes respectives, ils étaient également dans une rage folle, et ce n'était pas prêt de s'arrêter. Les mots sortaient de ma bouche sans que je m'en aperçoive réellement, et la plupart d'entre n'auraient jamais franchi mes lèvres si j'avais été dans mon état normal. Lux était en colère également. Elle parlait en russe, comme elle le faisait tout le temps lorsque quelqu'un la poussait à bout. Son ton m'indiqua que ce n'était guère des paroles d'amour, ni même une promesse de réconciliation. Cela sonnait plus comme une annonce de guerre. Ses yeux pleins de haine m'auraient tués sur place. Elle s'approcha de moi, et tira sur ma cravate, en plongeant son regard dans le mien. Elle bouillonnait. Moi, j'étais ravi. Elle avait l'air stupide. Étrangement, ce n'était guère la première fois que je l’appelais comme cela. Chérie. Mais d'ordinaire, elle faisait semblant de ne rien entendre. Elle me demanda alors pourquoi je partais. Pour moi, c'était clair, on avait plus rien à ce dire, c'était tout. Elle me lâcha brusquement, et je la vis se pencher vers Tyson avant de s'emparer abruptement de ses lèvres. Sans que je puisse me retenir, un rire moqueur résonna dans le silence qui s'était installé.
« Et bien vas-y, Lux, joue. Je m'en fiche. Fais ce que tu veux. Mais tout ce que tu feras, tu sauras pertinemment que ce n'est pas toi. Quant à toi, Tyson... »
Ces mots m'avaient un peu pris de court, mais je m’efforçai de ne rien laisser paraître. C'était bien gentil tout ça, mais après tout, m'étais-je plaint une seule fois ? Avais-je déjà mentionné une seule fois mes problèmes de sommeil devant lui ? Et ce n'était que maintenant qu'il s'en rendait compte celui-là ? Cela faisait sept ans qu'on dormait dans le même dortoir non ? Voilà sept longues années que je supportais ses ronflements incessants, comme ceux de Nox. Il était peut-être temps qu'il se réveille le p'tit.
« Mais je ne t'ai rien demandé Tyson. Jamais. »
Le voir poser ses sales pattes sur ma Lux me fit l'effet d'une douche froide. Mais je ne laissai rien voir. Mon visage impassible se transforme en rictus affreusement mauvais. Je me sens bien, affreusement bien. Tellement bien que j'ai envie d'enfoncer mes poings sur la gueule d'ange de Tyson. Cela me défoulerait sans doute. Cependant, je me retiens et murmure alors :
« Jouez donc ensemble, vous faites un si joli couple. Sur ce, je vous laisse, mes chers amis, j'ai d'autres dragons à fouetter, et de toute manière, je pense qu'on s'est tout dit. »
Je me dirigeai alors vers le château, les laissant seuls.
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Dim 22 Avr - 0:06

Lux bouillait. Son sang lui brulait les veines. Ses mains fourmillaient de rage. Elle avait envie de lui sauter au visage. De l’insulter de tous les noms de trolls qu’elle connaissait. Elle allait lui arracher sa chevelure à laquelle il tenait tant. Il lui tirer les cheveux un à un pour qu’il souffre comme il la faisait souffrir. Mais la Lumière ne pleurerait pas ! Non plus jamais pour lui. Les larmes étaient remplacées par une aigreur acide qui lui donnait envie de lui faire mal. Mal physiquement. Mal mentalement. Il n’avait jamais rien pardonné à Lux. Elle s’en voulait déjà assez pour tout ce qui était arrivé. Ne s’en était-il jamais rendu compte ? Qu’elle avait redoublé d’attention pour lui afin de faire oublier le passer ? Qu’elle avait passé des heures à ses côtés quand il lui avait révélé pour Ciella ? Lorsqu’elle l’avait retrouvé à moitié en badtrip ? Tout ça à cause de cet idiot de Caïn ! Rien que de penser à cette enflure, la haine de Lux se décupla d’avantage.

Sans vraiment savoir pourquoi, la Lumière avait pris la défense de Tyson. A dire vrai, dans un état de raison normale, Lux l’aurait sûrement envoyé promener. Il est vrai qu’il s’était immiscé dans cette conversation, enfin conversation… atypique dirons-nous. Elle fut surprise de le voir riposter contre Regulus. Quelque part elle avait envie de lui dire la ferme ! C’est moi qui lui hurle dessus ! C’est mon affaire ! Et d’autre part, elle savait pertinemment que sa présence énervait encore plus le Petit Roi. Rien qu’à voir sa réaction tandis que le jeune homme avait simplement posé sa main sur l’épaule de la Serpentard… Et cela, Lux savait qu’elle pourrait en jouer parfaitement. Il avait toujours cet instinct protecteur depuis qu’ils s’étaient retrouvés. Il surveillait de loin ses fréquentations et ne manquaient pas de lui donner son avis. Avis souvent négatif. Quelque part, elle avait l’impression qu’il n’aimait qu’elle fréquente d’autres garçons. Elle n’en était pas sûre, et elle trouvait l’idée saugrenue. Qu’en avait-il à faire après tout de ses fréquentations ? Ce point faible Lux l’avait exploité. Après tout ne venait-il pas de la traiter de trainée ? Et bien au moins, à présent il pourrait voir que ces propos étaient corrects. Elle n’avait fait que lui donner raison ! Et avec cela, il n’était pas content ! Encore ! Jamais satisfait ce Regulus !
« Jouez donc ensemble, vous faites un si joli couple. Sur ce, je vous laisse, mes chers amis, j'ai d'autres dragons à fouetter, et de toute manière, je pense qu'on s'est tout dit.»
Telle une vipère Lux ondula contre Tyson et le contourna pour se retrouver dans son dos. Ses mains longèrent sa colonne vertébrale en partant du bas de son dos pour remontrer doucement vers ses épaules. Elle entreprit un lent massage. Elle faisait ainsi face à Regulus. Son regard de vipère le fixait tandis qu’il commençait à faire demi-tour. Tyson lui demanda alors à quel genre de jeux elle voulait jouer. Sûrement celui où elle s’en mordrait les doigts. D’ailleurs voir Regulus partir et la laisser entre les bras du Serpentard ne lui plut pas franchement. En même temps, il n’allait pas rester à les regarder, c’en était certain. Quelque part la Lumière était ravi. Elle avait réussi ce qu’elle voulait. L’énerver au plus au point. Lui rendre la monnaie de sa pièce et ce grâce à un stratagème stupide.

Mais elle n’en avait pas fini. Il ne croyait quand même pas qu’il allait lui tourner le dos ainsi ? Mettre fin de la sorte à leur dispute ? Se servir de l’arrivée de Tyson pour fuir ? Non ! Pauvre Tyson qui se retrouvait au milieu de tout ça… Quoi que… Pour lui, finalement, la situation n’était pas forcément des plus horribles, non ?
« Montre-moi celui où tu excelle alors…»
Elle parlait assez distinctement pour que Regulus l’entende mais quelque part elle rentrait dans un cercle vicieux avec Tyson.
« Il fut un temps où Regulus aussi connaissait des jeux. Une petite partie de jeu à trois ne lui aurait pas déplu. Je crois qu’en ce moment il aurait bien besoin de se détendre comme tout bon Serpentard sait faire. Hein, Regulus ? Tu n’as pas envie de remettre le couvert avec moi ? Avec un peu de piment.»
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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Mar 15 Mai - 23:35

Finalement, se lever tôt peut avoir nombre d’avantages. Enfin nombre…. Façon de parler. Là il n’y en a qu’un seul et encore cet avantage se retrouve contrebalancé par un inconvénient. Lequel est le plus intéressant je n’en ai aucune idée. Mais je ne crois pas regretter me retrouver dans le parc aux aurores. Quand bien même je suis en train de bousiller toutes mes chances de retrouvailles avec Ciella. Retrouvailles. N’imaginez pas un ralenti où nous volerions sur l’un vers l’autre en poussant des cris de joies et nous étalerions dans un grand champ, notre passion abritée par les herbes hautes. D’une je déteste voler. J’ai toujours trouvé cela d’une utilité zéro. Le transplanage est bien plus utile. Rapide, concret… Efficace en somme. De deux, je ne pense pas que notre relation soit passionnée. Animale serait un mot plus juste. Deux corps attirés l’un par l’autre et voulant assouvir leurs besoins primaires. Finalement, il n’y a rien de spécial là-dedans et je ne perds peut-être pas au change. Lux contre Ciella. Ciella contre Lux. J’essaie de peser le pour et le contre, de savoir si et comment me dépêtrer de cette situation mais Regulus s’exclame à nouveau.
Les mots me brûlent les lèvres. Je rêve de pouvoir les sortir. Oh mais tu sais mon petit préfet, je crois que je suis parfaitement assorti avec toutes tes exs. Quelque chose dans cet esprit là du moins. Il n’est pas question de restes attention ! Il se trouve simplement que nous avons les mêmes goûts en matière de femmes. Si semblables que j’en suis certain (aussi certain que l’un des ingrédients phare de la Goute du Mort Vivant est l’armoise) nous aurions pu être amis et rire à leurs dépends. Mais il a fallu qu’il soit tête à claque et prétentieux. Je ne dis pas que je suis la modestie même, mais je ne fanfaronne pas avec un insigne de préfet en chef dans tout Poudlard MOI. Certes, personne n’aurait la stupidité de me donner un poste dans lequel je suis sensé représenter l’exemple-même. Mauvais exemple, mais en voilà un autre. Je ne traites pas mes amis comme s’ils n’étaient rien de plus que des bouses de dragon MOI. Je le confesse, je n’ai pas ce que l’on appelle de véritables amis ici à Poudlard. Encore un mauvais exemple... Quoi qu’il en soit je ne supporte pas ce préfet à deux noises et faire semblant du contraire, même pour Ciella me paraît actuellement impossible. Aussi impossible que si l’on me demandait de commenter un match de Quidditch. J’ai toujours ces mots sur le bord des lèvres, je manque de les prononcer mais mes pensées se trouvent interrompues.

J’ai beau ne pas être des plus réveillés et des plus actifs, de ne absolument pas être du matin même, mes neurones se mettent en route à la vitesse d’un vif d’or lorsque Lux Silvestri se met à glisser ses mains dans mon dos. On pourrait croire que mes premières envies au petit matin se tourneraient vers de la nourriture ou un jus de citrouille bien frais. Mais que nenni comme dirait Ciella. Je ne convoite rien de plus que ce qui est en train de se passer. Enfin si, je convoite plus mais nous sommes sur la bonne voie. Un sourire que je sais à la fois pervers et séducteur apparait sur mes lèvres lorsqu’elle se met à me parler. Nul doute, je l’ai ferrée comme un hippogriffe. Un petit coup de lasso et hop ! Dans la poche la Silvestri. Je n’ai jamais pensé que ce serait si facile. Elle qui me hait depuis notre troisième année, depuis que j’ai ridiculisé son idole. Wisdom. Rien que de penser à lui j’ai une poussée d’urticaire qui menace d’apparaître. Mais nous y voilà, quatre ans plus tard. Elle s’accroche à moi et me séduit outrageusement. J’ai presque envie d’immortaliser le moment tant il est délectable. Jouissif même. Voir Black le second capituler, avoir à portée de baguette une sorcière dévouée à mon insupportable aîné. Cette année démarre vraiment sur les chapeaux de balais. Mes mains rejoignent celles de la Serpentard sur mes épaules. Je suis amusé par son tempérament et son ton cinglant, moqueur. Lux a ce quelque chose que j’aime chez mes partenaires. Du piment comme elle le dit si bien. Et maintenant que je l’ai sous les mains, je ne compte laisser mon quatre heures explosif s’échapper. C’est pourquoi je rentre aussitôt dans son petit jeu et rajoute une couche sur ses provocations.


"Je pense deviner que ce Regulus était bien plus amusant que le présent. Il semblait au moins se rendre compte de la valeur de son entourage. Tant pis pour lui, il ne sait pas ce qu’il perd. Comme on dit plus on est de fous, plus on rit. Je dois probablement connaître deux trois personnes qui seraient à ton goût. Et prêtes à tout pour un moment aussi privilégié."

Tournant ostensiblement le dos au préfet qui est sensé partir, je garde les poignets de Lux entre mes doigts et me rapproche d’elle. L’embrasse brièvement avant de sourire de manière espiègle.

"Quoi que… je ne suis pas certain de vouloir te partager avec qui que ce soit."


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MessageSujet: Re: « Personne ne peut porter longtemps le masque. »   Sam 19 Mai - 19:40

Trop c'était trop ! Lux avait perdu la tête et je m'en fichais. Le plus malheureux était de voir comment la situation avait dégénéré. J'en avais assez de tout ces faux-semblants entre nous, et j'aurais aimé savoir ce qu'il y avait vraiment entre elle et moi. Notre amitié avait toujours été conflictuelle, depuis toujours, et d'ordinaire, je m'en amusais, mais cette fois, cela ne prenait plus. C'était fini. Je ne voulais plus de cette fille dans ma vie. Apparemment, de toute manière, en voyant Lux et Tyson, batifolant ensemble, tout ce que j'aimais dans ma lumière s'était éteint. Ce qui faisait son charme, ce n'était certainement pas cette personnalité volage et cette fille qui semblait prendre plaisir avec un gros naze comme Falkenbach. Je me rappelle comme si c'était hier de ma première rencontre avec elle. Dans le Poudlard Express, Nox me la présenta comme étant sa jumelle. J'avais aimé ses rires, son sourire, son entêtement avant d'aimer le reste. Les souvenirs affluaient en moi sans que je ne leur demande. La façon dont elle parlait désormais ne me plaisait pas. Ce n'était pas elle tout simplement. J'étais dégoûté de son attitude, j'étais choqué de ses manières, et je n'arrivais pas à m'ôter de la tête elle et Tyson s'embrassant. J'avais toujours vu d'un mauvais œil les fréquentations amoureuses de Lux. Sans doute parce que je n'avais jamais vraiment digéré le fait qu'elle me plaque, il y a de cela bientôt deux ans, ou peut-être parce que j'étais affreusement jaloux. Mais surtout avec elle. Elle m'énervait ! J'étais toujours la pour madame, et elle, préférait aller se ''réconforter'' dans les bras d'un abruti. Mais qu'à cela ne tienne ! Je m'en fichais. Elle pouvait aller se faire voir. Au fond, cela m'énervait de me brouiller avec elle, mais elle l'avait cherché, je n'allais pas laisser passer cela.

Je m'éloignai à grands pas, les poings serrés, les nerfs à vif, le visage furieux. J'avais envie de taper sur tout ce qui bougeait. J'espérais presque croiser quelqu'un sur mon chemin. Mais autre chose me mit hors de moi. Même si je souhaitais mettre le plus distance entre les deux Serpentard, je ne pus m'empêcher d'écouter ce qu'ils se disaient. Les paroles de Lux me décontenancèrent. Avait-elle à ce point changé durant l'été ? Et Tyson ? Cet abruti avait toujours été comme ça. Une phrase attira mon intention « Hein, Regulus ? Tu n’as pas envie de remettre le couvert avec moi ? » Remettre le couvert ? Avec Lux ? Mais elle était devenue totalement folle ! Mais moi, désormais, j'avais une autre idée en tête. Provoquer. Elle l'avait bien fait elle ! Je n'allais tout de même pas laisser passer ça ! Lui faire comprendre ! Je revins sur mes pas si vite que j'étais presque certain qu'il ne me verrait pas arriver, l'autre imbécile qui me tournait le dos. Sans qu'il n'ait le temps de dire Quidditch, je l'éloignai de MA lumière et d'un geste rapide je le ficelai à l'aide d'un sortilège. Au moins, il nous laisserai tranquille pendant que je lui parlerai. J'avais bien pensé à lui en mettre une, une bonne droite sur son petit visage ridiculement laid, mais j'étais presque certain que ce crétin irait tout cafter, et que je perdrais mon insigne dans la foulée. J'avais beau dire, mais être préfet-en-chef conférait certains avantages que je ne voulais pas perdre, comme traîner dans le château à deux heures du matin quand le sommeil me manquait. J'attrapai les poignets de mon « amie » ? et la serrai contre moi avec force et attrapant sa nuque avec dureté pour la forcer à me regarder dans les yeux.
« Mais vas-y Lux, vas-y, j'attends que ça, tu ne le sais pas ? Remettre le couvert comme tu le dis si bien... Et bien, qu'attends-tu ? Je suis tout à toi désormais. Alors sérieusement tu te trouves drôle hein ? »
Je la sentais se tendre contre moi, elle allait sans doute essayer de se débattre, mais c'était peine perdue. Je plongeai mon regard dans ses yeux et soudainement, la lâchai.
« Je ne tomberais pas dans ce jeu là avec toi. Je pensais que notre amitié valait mieux que ça. Apparemment, je me suis trompé. Bref, je te laisse avec ton cher Tyson, amusez-vous bien, sans moi d'accord ? En tout cas, sache que j'ai honte. J'ai honte de ce que tu es devenue Lux. Je te le dis maintenant, je ne te le redirais pas deux fois. Sur ce, au revoir, pour ne pas dire adieu. Parce que je crois qu'on s'est désormais tout dit. »
Je tournai les talons, les laissant seuls, avec cette fois-ci, la ferme intention de ne pas revenir sur mes pas. J'étais blessé, j'étais dégoûté. Je ne voulais plus jamais lui parler. Pas après ce soir.

HJ ; Après une attente ridiculement longue C'est pas top non plus







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