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Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
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Regulus A. Black

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Serpentard, fiancé et pas fier de l'être


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MessageSujet: « Comment s'arracher la tête entre frangins en trois leçons. »   Mer 21 Déc - 23:12


« Ce sont souvent les personnes qu'on a le moins envie de voir qu'on rencontre le plus. »
Regulus marchait d'un pas rapide et décidé en direction de la banque Gringotts, un nombre incalculable de paquets dans les bras. Parmi eux, plusieurs nouveaux uniformes pour l'école, un nouveau chaudron et le balai dernier cri, les manuels de septième année et aussi, à son grand désespoir plusieurs babioles que sa mère avait absolument tenu à acheter. Le Serpentard avait vite déchanté lorsqu'il avait annoncé à ses parents qu'il sortait acheter tout le matériel nécessaire pour la rentrée et que sa mère avait insisté pour l'accompagner. De toute manière, depuis un certain temps, le Serpentard avait une devise : La famille, c'est inévitable, comme la mort. Cela l'aidait beaucoup d'une certaine manière. Elle était collante, Walburga Black, lorsqu'elle s'y mettait, et très énervante. Il valait mieux se taire et la laisser faire. C'était un peu ça avec elle, dire toujours oui, et finalement faire à sa façon. Sa mère avait beaucoup à faire ses derniers temps et le jeune homme avait l'impression qu'elle était devenue une véritable tornade ambulante. Parfois, Regulus regrettait le temps où elle travaillait encore à la Gazette du Sorcier car elle n'était jamais là pendant les vacances, et passait en courant d'air. C'était agréable de vivre ainsi. Ses deux parents n'étaient pas d'excellentes compagnies. Mais désormais, Madame Black était à la maison tous les jours, et on pouvait dire que ce n'était pas vraiment la joie au 12, square Grimmaurd. Avec sa voix mielleuse et sans aucune sympathie, elle l'énervait.

Le mariage avec Alecto Carrow était pour bientôt. Regulus se sentait noué rien qu'en y pensant. Il ne savait pas encore la date exacte, mais la seule chose qu'il espérait c'était qu'il soit repoussé loin, bien loin. Il venait à peine d'avoir dix sept ans, et ne sentait pas près à se marier, pas comme les deux autres tarés, Potter et Evans, dont le mariage était prévu pour l'été, lui semblait-il. Mais, à ce qu'il avait entendu, il avait dû être retarder pour un quelconque incident, et il s'en fichait comme de sa première chocogrenouille. Il se souvenait avec précision de la conversation qu'il avait entretenu avec James Potter, dans la volière. Mais apparemment, rien n'avait changé entre eux, surtout après la perquisition/interrogatoire qui l'avait mené, avec son père et d'autres Aurors à venir fouiller le Square. D'ailleurs, heureusement que la femme dragon ( ou Walburga Black ) n'était pas là au moment des faits... Il n'imaginait même pas sa tête furieuse en voyant Jackson Potter débarquer dans sa demeure. Regulus savait pertinemment qu'elle tenait la famille Potter comme responsable du changement d'attitude et d'allégeance de Sirius, qu'elle pensait que leur fils était à l'origine de tout cela, alors que le Serpentard savait bien que James n'en était pas la cause. Il lui avait juste donné les moyens de partir, voilà. En outre, il avait été choqué par les paroles de Lily, il y avait deux mois de cela dans le parc de Poudlard, il avait toujours considéré cette Sang-de-bourbe comme différente des autres de sa race, mais finalement, il s'était aperçut qu'il s'était trompé. Elle était exactement comme eux, et il fallait tous les mettre dans le même chaudron, tous sans exception. Mais il y avait bien une seule chose que Regulus leur enviait. Une seule. Eux, au moins, c'était un mariage d'amour, contrairement à lui... Malédiction. L'union arrangée entre les deux familles était loin de plaire au jeune homme qui faisait tout son possible pour ne pas y penser, mais c'était pour ainsi dire la seule et unique chose qui le tracassait ces derniers temps, en dehors du fait qu'il allait sans doute bientôt rejoindre les Mangemorts... Mais passons. Il était de plus en plus fatigué et acariâtre, même son elfe Kreattur s'était rendu compte que l'humeur de son maître n'était pas au beau fixe. Ses parents évitaient certains sujets de conversations qui pouvaient le rendre encore plus désagréable. Ses nuits étaient ponctuées de vils cauchemars qui ne rimaient à rien et qui empêchait son cerveau de fonctionner correctement à son réveil. C'était épuisant.

Donc, Regulus se dirigeait vers Gringotts. Non pas pour y retirer de l'argent, il avait une bourse pleine de gallions sur lui, mais plutôt pour s'asseoir sur les marches de la banque, pour y attendre sa mère, partie chercher il ne savait trop quoi dans la boutique d'en face. Il se souvenait de la première fois où il avait franchi les portes de ce grand bâtiment en marbre blanc, qui était d'ailleurs géré par des gobelins, ces petites créatures étranges. Lorsqu'il avait ouvert son coffre personnel, il avait été émerveillé par la quantité d'or qu'il contenait, alors qu'il n'avait même pas encore hérité de la fortune de ses parents. La vie était bizarre. Il avançait donc vers l'immense battisse lorsque quelqu'un le bouscula, apparemment très pressé. Surpris, Regulus perdit l'équilibre, et réussit à sauver quelques paquets – dont le balai, sacrilège à celui qui abîmerait ce balai – mais la plupart des colis soigneusement emballés de sa mère tombèrent sur les pavés du Chemin de Traverse. Sans pouvoir rien y faire, Regulus vit le vase acheté dix minutes plus tôt dans une boutique chic et privilégiée, le tout dernier d'un nouveau modèle, importé tout droit de Russie. Il coûtait une fortune ce vase ! Se sentant menacé, le Serpentard se retourna vivement et cria :
« Nom d’un scrout-à-pétard ! Tu peux pas faire attention espèce de sale gnome ! »
Le garçon ne réagit pas et continua son chemin. Énervé, il posa toutes ses affaires au sol, et attrapa la personne concernée. Il la lâcha rapidement lorsqu'il vit qui était en face de lui.
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Sirius Black

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MessageSujet: Re: « Comment s'arracher la tête entre frangins en trois leçons. »   Sam 24 Déc - 0:17


« Première Leçon : se provoquer »
Nous étions frères, à part entière.
Aujourd'hui notre sang
Est la seule chose que nous avons en commun.

Par Godric, quelle journée de veracrasse ! Aujourd'hui, tout le monde me tapait sur le système ! Enfin, quand je dis tout le monde ... Je n'avais vu ni James, ni Lily, ni Harry, ni Remus, ni Marlène de la journée. Par contre, j'avais croisé Peter sur le Chemin de Traverse ce matin. Peter. Un Peter étrangement gêné, mal-à-l'aise. Alors peut-être que je me faisais des idées hein ! Mais quand on sait ce que ce petit c*nnard de rat va devenir ... Quand je l'ai vu, comme ça, balbutiant un salut, ma gorge s'est serrée et j'ai eu envie de le prendre par le col et de le secouer comme un saule cogneur pour lui faire reprendre ses esprits, pour lui dire qu'il ne doit pas faire ça, que nous somme ses amis qu'il ne peut pas nous trahir ! Oh, peut-être que je me trompe, peut-être qu'il n'a pas encore la marque sur le bras, peut-être même qu'il n'a pas encore l'intention de rejoindre l'autre psychopathe - pas comme mon cher frère. Mais Merlin, j'en suis persuadé !

Et puis, quand je suis arrivé à l'entraînement, ça a été au tour d'Angela de me prendre la tête. Tout ça pour quelques malheureuses minutes de retard ! Par Morgane, c'est pas la mort, non plus ! Mais voilà, depuis que j'ai pris ma matinée - sans vraiment attendre son autorisation, mais ce n'est qu'un détail - pour soutenir Lily lorsqu'on a appris que son père était décédé, Môdame l'entraineuse n'accepte plus aucun écart de ma part, sous peine de me faire renvoyer ! Et bien qu'elle me renvoie ! Ce matin, je lui aurai bien claqué la porte des vestiaires au nez à cette abrutie. Mais Hayley est passée par là, et elle a calmé le jeu. Angela est finalement partie, et je me suis isolé quelques minutes avec mon amie. Parce que les mecs de l'équipe peuvent être sympas, mais franchement, parfois, ils sont un peu lourds. Hayley, je l'aime bien. Parfois, j'ai l'impression de retrouver Lily à travers elle. Oui, elle lui ressemble un peu. En moins lionne bien sûr ... En tout cas, j'apprécie la compagnie de l'ancienne Poufsouffle et si je passe en équipe 1 l'année prochaine j'espère qu'elle sera avec moi.

Et puis, si ça n'avait été que ça ! Parce qu'après Peter et Angela, il y avait eu Parkinson. Ah ben oui, ça c'était le pompom. Parkinson, non mais je vous jure ! Ce petit fils à papa de Serpentard s'était vraiment senti obligé de venir manger au même endroit que moi ! Pourtant, c'était pas un resto friqué, juste un petit truc où je m'étais payé un sandwich avec trois mornilles qui trainaient dans ma poche. Et qui je vois ? Le petit blondinet qui me fait grincer des dents à chaque fois que je le vois. Ce mec-là est vraiment trop ... hypocrite à mon goût et franchement, je ne le supporte pas, c't'e tête d'ange. Bon en même temps, c'est un Serpentard, donc normal. Bref, j'ai eu droit à une jolie altercation avec ce petit con, ce qui m'a encore plus mis sur les nerfs.

Mais ce n'est pas fini ! Bien sûr que non, voyons, ça serait trop beau. Comme la majorité de mes après-midi, j'étais libre, les entraînements de l'équipe 2 se déroulant seulement le matin. J'avais conscience que lorsque j'intègrerais l'équipe 1 ça serait beaucoup plus endurant et sportif, avec 7h d'entraînement par jour, alors que là on se contentait de 4h. Mais bon. Ça serait amplement mérité, parce que par merlin jouer dans l'équipe 1 quoi ! Enfin bref. J'avais donc mes après-midi de libre, et vous savez quoi ? Selena, la mère de James avait décidé que puisque nous avions plus de temps pour le mariage, autant que l'on s'occupe des moindres détails. Notamment, mon costume. En tant que témoin, je devrais être splendide, selon ses dires. Fabuleux. Contraint et forcé, Selena vint donc me récupérer devant le centre de Quidditch et m'accompagna jusque dedans le couturier sur-mesure choisi pour les habits du mariage. Je lui avais assuré la veille que ce n'était pas la peine, que je me débrouillerais très bien, mais sans doute avait-elle pensé que je me défilerais. Héhé, elle me connaissait bien.

La mère de James avait alors expliqué en détail ce que elle souhaitait au couturier. De ce que j'avais compris, c'était quelque chose de sobre, mais d'élégant. Veste et pantalon noirs, chemise blanche, cravate noire. Classique. Nous étions restés sur le costume type moldu, et ça me convenait très bien. Enfin, ça n'aurait été que moi, un jean noir et une chemise blanche auraient suffit. M'enfin, Lily m'aurait tué, si je n'avais pas été un minimum élégant, hein ? Je passais donc des heures dans cette boutique - enfin c'est ce qu'il me semblait - le temps que le couturier prenne toutes les mesures. Selena m'avait finalement quitté, car elle avait du travail, et j'essayai vainement de convaincre l'homme qui s'affairait autour de moi qu'une touche de couleur ne ferait pas de mal à ma tenue. Mais non les "directives de Mme Potter sont très clairs, je ne dois pas changer ce qu'elle a prévu". Tss ... Même pas drôle.

Quand je sortais enfin de cette fichu boutique, j'étais d'une humeur de chien. Sans jeu de mot, hein. Le couturier me demanda de venir chercher mon costume trois semaines plus tard et je grommelai vaguement quelque chose avant de l'abandonner. Et dire que l'appart' était à l'autre bout du Chemin de Traverse ! Je ne trainais pas, ne remarquai même pas les quelques têtes qui se tournaient vers mois de temps en temps. Certains accros du Quidditch commençaient déjà à me reconnaître dans la rue. Qu'est-ce que ça serait dans 3 ans !

Je me dépêchais donc, et je ne regardais pas vraiment où j'allais, impatient de rentrer chez moi et d'en finir avec cette journée pourrie. Sauf que Merlin ne l'avait pas décidé comme ça. Et aujourd'hui, je le maudis, ce satané Merlin ! Parce qu'alors que je marchais, je me pris quelque de plein fouet, et je vis quelque chose se briser sur le sol. Je me retournai vivement et m'excusai avec empressement.

    »» Je suis désolé ! Un reparo va arranger ça, je m'excuse, je ...

Oh, non. Non, non, non, non, non. Je m'arrêtai en me rendant compte à qui j'avais affaire. Tout sauf lui ! Pas aujourd'hui ! Cette journée était vraiment la pire de l'été, m*rde ! Pourquoi, nom d'un scroutt à pétard, fallait-il que je tombe sur Regulus Black ?

    »» Oh ... Ce cher Regulus ! Ravi de te voir ! Après notre conversation par lettre de la dernière fois ... Je me languissais de voir si le fait de savoir que bientôt tu ramperas aux pieds d'un serpent psychopathe aurait changé quelque chose chez toi, frérot ...

J'accentuais ironiquement sur ce mot, toute ma rancoeur et ma haine envers mon frère suite à notre échange de lettre sortant tout d'un coup.
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: « Comment s'arracher la tête entre frangins en trois leçons. »   Dim 25 Déc - 19:48


« Ce sont souvent les personnes qu'on a le moins envie de voir qu'on rencontre le plus. »

Regulus détestait attendre. Pire. Il détestait qu'on le fasse attendre. Pourtant, c'est ce que Walburga Black faisait. Elle l'avait planté là comme un mal propre, et cela faisait déjà plusieurs minutes qu'il attendait. C'était agaçant. Depuis sa tendre enfance, on lui avait inculqué des valeurs, et leur famille était une illustre famille qui avait pour but d'éduquer leurs héritiers pour qu'ils deviennent à leur tout de fiers sorciers. On lui avait dit qu'ils - lui, et ses cousines entre autres - étaient une toute nouvelle génération de sorciers, et qu'elle pourrait peut-être attendre le but qu'ils souhaitaient accomplir depuis déjà plusieurs centaines d'années. Regulus détestait l'histoire de la magie, mais l'histoire de sa famille le fascinait. Il y avait des tas de vieux livres au 12, square Grimmaurd, qui retraçaient les chroniques de leur lignée. C'était si captivant qu'il pouvait passer des heures et des heures allongé sur son lit à lire ces vieilles histoires qui dataient de plusieurs centaines d'années, et prenait plaisir à étudier ses ancêtres qui portaient le même nom que lui. Lorsque Sirius quitta la maison, Regulus s'enferma pendant des semaines et des semaines dans le salon du premier avec ses bouquins, perdu, à observer avec attention l'arbre généalogique de leur famille, où sa mère avait pris plaisir de brûler le nom de son frère. Les bords noircis, ressemblant à s'y méprendre aux brûlures de cigarettes faites malencontreusement sur le parquet de sa chambre, rappelaient à Regulus pourquoi il tenait tant à plaire à ses parents. Il ne voulait surtout pas se retrouver sur la longue liste des déshérités... C'était une honte pour la famille. Il y avait Sirius, qui avait refusé la suprématie des Sang-Purs, Marius qui naquit Cracmol, Andromeda qui se maria avec un Sang-de-Bourbe, Cedrella qui épousa un traitre à son Sang... C'était malheureux de voir à quel point il y avait des pots pourris dans certaines familles. Ils faisaient honte à la lignée. La tapisserie était usée, mais Kreattur en prenait bien soin. Le jeune Black aimait toucher l'arbre en suivant les fils d'or, c'était idiot, mais efficace lorsqu'il souhaitait se calmer.

Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris de vouloir venir au Chemin de Traverse aujourd'hui ? Il avait voulu s'aérer l'esprit. Celui-ci était d'ailleurs bien encombré pour un jeune garçon de dix-sept ans. Il y avait d'abord ce hibou envoyé à Lyra lui promettant qu'il les rejoindrait. Cela avait été une discussion bien lourde de conséquences au Chaudron Baveur, mais finalement, il pensait avoir pris la bonne décision. En fait, il en savait rien, mais sa récente altercation avec son cher et très estimé frère avait eu raison de sa conscience. Il en avait assez d'être pris pour un abruti. De toute manière Sirius n'était qu'un mouchard, une balance, il avait été bien déçu de lui. Bien sûr, il y avait le mariage, mais Regulus commençait à s'y faire, même s'il savait qu'il ne serait jamais heureux avec Alecto... Ce mariage arrangé ne l’accommodait guère, mais maintenant, il s'en fichait pas mal. Il avait fini par comprendre. Il essayait de ne plus penser à elle... C'était si difficile, mais cela le perturbait de songer à Ciella tous les jours, surtout qu'il allait désormais se marier avec quelqu'un d'autre... Alecto était une jeune fille de bonne famille, c'était clair, mais il n'en était pas amoureux, et ne le serait probablement jamais. Son cœur était déjà pris. Mais Regulus aimait beaucoup sa famille... Et c'était ça le plus important. Il y avait bien entendu eu de nombreux incidents avec ses parents durant cet été, mais tout ça, c'était réglé. Ces pensées le perturbaient, et le jeune Serpentard ne faisait pas vraiment attention à ce qu'il faisait, mais celui qui lui fonça dessus non plus.

Regulus vit avec horreur le vase si précieux acquis se briser en mille morceaux. Furieux, il savait que tout cela allait lui retomber sur le dos. Elle allait être folle, la femme dragon ! Il allait en entendre parler pendant des jours : « on ne peut te faire confiance, tu ne fais jamais attention, et blabla et bla bla bla... » Il n'avait qu'à se taire en haussant les épaules avec dédain. Dès que la colère de sa mère serait terminée, il pourrait de nouveau vaquer à ses occupations tranquillement. Mais ce garçon, qui l'avait bousculé, n'avait aucune once de respect envers lui, digne héritier de la maison de Black, Sang-Pur de surcroît qui était digne du nom qu'il portait. Finalement, il se trouvait que cette personne était exactement celle que Regulus avait le moins envie de voir sur cette planète. Il aurait même préféré rencontré Potter. Malgré la perquisition inutile de l'autre jour, il se fichait pas mal de lui. Mais c'était ce satané « frère » qui avait cherché des noises et avait rapporté des carabistouilles à il ne savait trop qui. Il était énervé. Il avait été agacé, puis il avait ressenti une profonde colère envers celui qui partageait son Sang mais qui n'en était pas fier.

Il entendit rapidement cet idiot lui dire que le vase pourrait être réparé avec un reparo. Par Merlin, quand bien même ce vase pouvait être réparé, c'était le principe ! Si cela aurait été quelqu'un d'autre, il aurait sans doute crié un petit peu, et il aurait laisser passer. Mais c'était Sirius, ce traître à son Sang qui aimait les Sang-de-Bourbe... Mais il avait commencé, et comme on dit : Quand la potion est tirée, il faut la boire. Le mal était fait, il ne fallait plus s'en plaindre et s'en accommoder. C'était vraiment une journée de goule.
»»»» Oh ... Ce cher Regulus ! Ravi de te voir ! Après notre conversation par lettre de la dernière fois ... Je me languissais de voir si le fait de savoir que bientôt tu ramperas aux pieds d'un serpent psychopathe aurait changé quelque chose chez toi, frérot …
« Oh mais mon cher Sirius, tout le plaisir est pour moi, cela faisait si longtemps que je rêvais de te voir! Je suis si heureux ! Tu ne peux pas savoir à quel point cela me fait plaisir ! Je dois dire que voir tes amis les Aurors fouiller ma maison a été la cerise sur cette magnifique année ! »
La colère lui montait à la tête. Il était vraiment énervé de voir à quel point son « frère » était vite monté sur ses grands dragons. Il avait pris mouche dès la première allusion, et il était tombé dans le panneau, et au début, cela avait bien fait rire Regulus. Sirius était un troll, un idiot de première catégorie. Il n'avait aucun humour, contrairement à ce qu'on pouvait dire, et l'impulsivité contrôlait son esprit. Même si le Serpentard détestait cela, il savait que parfois, lui aussi, la fougue et l'emportement pouvait lui faire faire des choses pas franchement digne de son rang social. Comme maintenant. Violemment, il poussa son frère et lui dit :
« Sérieusement, sur ce coup là, tu t'élèves au niveau d'intelligence d'un veracrasse ! Tu te fourres la baguette dans l'oeil comme toujours, tu n'as jamais su faire la différence entre la réalité et l'éventualité ! Mais toi, acharné comme un Cognard, tu n'as jamais cessé de me pourrir la vie ! Même parti de la maison, tu ne peux pas t'empêcher de venir m'emmerder !  »

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MessageSujet: Re: « Comment s'arracher la tête entre frangins en trois leçons. »   Sam 3 Mar - 16:10


« Deuxième Leçon : crier & reprocher »
Nous étions frères, à part entière.
Aujourd'hui notre sang
Est la seule chose que nous avons en commun.

Il avait fallu que je tombe sur lui. Juste sur lui. Il y avait quoi ? 10 000 sorciers en Angleterre, et il fallait que je tombe sur la personne que j'avais le moins envie de voir en cet instant. Regulus Arcturus Black. Mon frère. Prononcer ce mot me laisse un arrière-goût dans la bouche. Frère ? Puis-je l'appeler mon frère ? Je ne crois pas non. Pas après qu'il m'ait annoncé qu'il allait rejoindre les mangemorts, pas après qu'il ait refusé l'aide que je lui proposais en mettant ma fierté et mes blessures de côté. J'avais l'impression d'avoir été trahi une seconde fois par Regulus. De toute façon, nous ne nous étions jamais compris tous les deux, depuis que nous étions entrés à Poudlard. Pour lui, je l'avais trahi, laissé tombé. Pour moi, il m'avait trahi en rejoignant Serpentard, en suivant la route toute tracée des Black. Une situation où il est dure de s'extirper. Mais les lettres que Regulus et moi avions échangé quelques jours plus tôt me restaient en travers de la gorge. Même si je ne m'avouerai pour rien au monde, elles m'avaient chamboulés. Et savoir qu'il allait rejoindre les mangemorts ... Non ... Pourtant, il y a quelques mois encore j'étais certain qu'il avait déjà la marque tatouée sur le bras. Lorsqu'il m'avait avoué à demi-mots que c'était faux, j'avais été soulagé d'une telle manière que cela m'avait surpris. Et là, savoir qu'il avait pris sa décision. P*tain, ces derniers mois j'avais commencé à y croire ! J'avais commencé à croire qu'il serait possible que Regulus lâche ses p*tains de positions de bourge, lâche nos parents, lâche tout pour me rejoindre. Mais pourquoi j'avais espéré ? Pourquoi est-ce que je ne pouvais pas me détacher de lui complètement ? C'était mon frère, certes, mais Merlin il ne l'était plus depuis nos onze ans ! Nos onze ans ! Je l'avais détesté tout ce temps !

Oui je l'avais détesté, je l'avais tant haï, parce qu'il représentait tout ce que j'exécrais, et que contrairement à ses petits copains, lui portait mon nom, lui avait le même sang que moi. Quand on prononçait le nom des Black, on ne pensait qu'à la famille de sang-pur, noire, sûrement ralliée à Voldemort. Je n'avais jamais supporté cela. Moi aussi j'étais un Black, mais un Black différent ! Je ne voulais pas que l'on associe à mon nom la noirceur des familles de sang-pur ! J'étais un Black respectable, j'étais un Black qui se battait contre sa famille depuis sept ans maintenant, qui luttait pour ne plus être associé à eux.

    »» Tu sais quoi Regulus, même si les parents ont pu cacher les objets sombres qui se dissimulent dans la maison, envoyer les Aurors chez nous est peut-être la chose la plus raisonnable et la plus sensée que j'ai pu faire cette année ! Dommage, tout de même, qu'ils n'aient pas vérifié ton bras. Peut-être la marque est-elle déjà là, hein, Reg' ? Oh, à moins qu'ils ne t'aient pas accepté ? Possible, vu ta lâcheté habituelle, ça peut se comprendre.

Je me laissais emporter par mes sentiments aussi violent que contradictoires, je prononçais des paroles que je ne voulais pas. J'avais envie de lui foutre des baffes, je n'arrivais pas à retrouver dans ce Regulus là mon petit frère, celui avec qui je jouait quand j'étais gamin. Oh, physiquement bien sûr que si, mais à l’intérieur ? A l'intérieur, j'avais l'impression qu'il était pourri, pourri jusqu'à la moelle, contaminé par le venin des Black. "Toujours Pur". C'était la devise de notre maison, mais à force d'être toujours pur, on en devenait fou, hein ? Après tout, le nom de mon père était Black et le nom de jeune fille de ma mère aussi. Peut-être étais-je fou, non ? Peut-être Regulus l'était. Sans doute n'étions nous pas saint d'esprit, mais il fallait briser le toujours pur archaïque de ces vieilles familles. Il fallait se rebeller, se révolter. Cela n'amenait que folie, guerre, sang, horreur. Haine et violence. Il n'y avait qu'à voir Voldemort.
Violence. Comme écho de mes pensées, Regulus me poussa brutalement, et je m'accrochai à sa chemise pour me rattraper. A mon tour, je le poussai, moins fort, mais pour le faire réagir.

    »» Tu déconnes Regulus hein ? Ne me dis pas que tu n'as pas été en contact avec des mangemorts ces derniers temps je ne te croirais pas. Peut-être ne l'es-tu pas encore, mais ça tardera pas hein ?! P*tain, mais tu te rends pas compte ? Ils n'apportent rien, rien de bon ! Dans le genre veracrasse, t'es pas mieux que moi ! Alors ouais, je te fais chier, mais de toute façon, je suis né pour faire chier ma famille, hein Regulus ? Je suis la tare, le bâtard, le grain de sable qui ne devrait pas se trouver là ! Et p*tain, quand je te vois, comme je suis fier d'être ce bâtard là ! Comme je suis fier d'avoir quitté notre famille, quand je te vois ! Parfait héritier hein ? Prêt à tout pour les satisfaire ! Tu me dégoutes, tu me donnes envie de vomir Regulus ! Quand je te vois, je vois tout ce que je ne voulais pas devenir ! Tu ne jures plus que par les parents ! T'as renoncé à la chose auquel tu tenais le plus, t'as renoncé à la fille que t'aimais pour les parents ! terminais-je en criant. C'est qui le veracrasse après ça ?!

J'eus soudain besoin d'une dose de violence, d'exprimer tous ces sentiments qui se mélangeaient en moi, qui s'apprêtaient à exploser, à sortir. A mon tour, je poussais violemment Regulus en arrière et j'eus envie de lui flanquer mon poing dans la tête. Je m'abstins toutefois, me contentant de le pousser fort.
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MessageSujet: Re: « Comment s'arracher la tête entre frangins en trois leçons. »   Lun 9 Avr - 20:11


« Ce sont souvent les personnes qu'on a le moins envie de voir qu'on rencontre le plus. »

Sérieusement. Combien de personnes se promenaient en ce moment même sur le sol du Chemin de Traverse ? Plusieurs centaines, c'était certain. Alors selon moi, la probabilité de rencontrer un sorcier, et ce sorcier en particulier était plutôt mince. Pourquoi fallait-il que je tombe sur mon frère ce crétin de service ? Je le détestais, sincèrement, je le haïssais pour tout ce qu'il m'avait fait. Je le tenais pour responsable de tout ce qu'on m'avait fait subir. J'avais toujours pensé dans notre enfance qu'on resterait ensemble malgré nos différences d'opinions. Mais non, il m'avait laissé tomber, il m'avait abandonné, c'est tout ce que je voyais, c'est tout ce que je comprenais. J'avais eu mal, et tout ça, c'était à cause de lui. Mais désormais, toute la faiblesse m'avait quitté, et ne subsistait plus que la haine. Il m'avait blessé, trahi. Je n'arrivais pas à le concevoir autrement. Je me rappelais avec angoisse de nos lettres échangées il y avait de cela quelques semaines, et un goût amer s'imposa dans ma gorge. J'avais menti dans nos échanges, mais j'avais voulu le provoquer, le blesser, lui montrer qu'il avait échoué. Au fond, j'avais presque été heureux de lui annoncer. Pour qu'il sache. Juste pour qu'il sache, que malgré toutes ses stratégies, je n'étais pas comme lui. C'était plus par soucis de vengeance que pour autres choses. J'avais regretté par la suite en voyant les aurors fouiller ma maison. Mais comme le disent les moldus, on a rien sans rien. Ce que je voulais ? Qu'il souffre. À cet instant précis, je me ferais un plaisir particulier à lui arracher la tête. J'étais si en colère...

J'en avais assez de lui. Mon frère. Un frère ça ? Un frère ne vous laisse pas tomber. Nox était mon frère, peut-être pas de sang, mais au moins, il était comme moi. Nous avions les même pensées, les même convictions, le même cercle d'amis, nous étions dans la même année... Sirius ? Tout nous opposait. On ne se comprenait plus depuis des années, et c'était peut-être mieux ainsi. De toute manière, comment pourrait-il en être autrement ? Il avait trahi notre famille, et notre Sang. Il avait sympathisé avec des moldus, des nés-moldus, et il avait aimé ça. Il avait sali notre nom, notre réputation, il avait fait de ma vie un enfer. Nul n'avait plus de raison de le détester que moi. Pourtant, j'avais tant espéré une réconciliation. Et durant quelques jours, j'y ai cru, vraiment cru. Lorsqu'Harry attaqua la ministre. J'avais cru... Mais qu'importe ce que j'avais cru, car tout cela, c'était fini. Et c'était tant mieux.
« Mais, mon cher Sirius, tu n'avais qu'à les accompagner ! Tu aurais pu les aider ! Toi qui connaît tant notre maison... Je suis même sur que tu aurais même ressenti un certain plaisir. Tu aurais vu leur tête lorsqu'ils sont repartis sans n'avoir rien trouvé... N'avaient-ils rien de mieux à faire ? Je ne sais pas moi ? Leur boulot par exemple ? Au lieu d'emmerder les honnêtes gens ? »
Honnêtes gens ? Moi ? Mes parents ? Mes cousines ? Chaque sorcier connaissait notre réputation, elle nous précédait. La famille Black était célèbre dans le monde entier, dans le monde sorcier du moins. Mais je ne m'en préoccupais pas, la plupart avait peur de nous approcher. Et c'était bien comme ça, au moins, on me fichait la paix. Ou au contraire, on nous collait, rêvant d'être comme nous. Parfois, c'était même ridicule. Mais là n'était pas la question. Sirius voulait voir mon bras, j'en étais sur. Et j'avais bien l'intention de faire durer le plaisir. Un sourire narquois apparut sur mon visage.
« Tu veux voir mon bras ? Mais viens donc ! Je me ferais un grand plaisir de te la montrer ! Vas-y donc ! Viens ! Mais pour ça, tu devras me mettre hors d'état de nuire. Allez, je t'en prie. Je t'attends. Une information comme celle-ci, cela vaudra son pesant de chocogrenouilles, tu ne crois pas ?  »
La provocation. J'adorais ça. Sirius se retient de tomber en attrapant ma chemise. Il me poussa lui aussi, je ripostai. J'avais envie qu'il finisse par terre, brisé. Je voulais que cela cesse, que cela se termine. Qu'un seul d'entre nous ne perpétue la lignée des Black. Cissy et Bella allaient bientôt se marier. Le nom des Black allait bientôt disparaître. Bref, je repensai aux paroles de mon « frère ». Moi fréquenter des mangemorts ? N'importe quoi ! Enfin... Quel était le dernier Mangemort que j'avais vu ? Severus ? Non, Ciella. Bref, cela n'avait de toute manière plus aucune importance.
« Crois ce que tu veux, de toute manière, quoi que je te dise, tu n'imaginerais même pas une seule seconde que je puisse dire la vérité. Alors... Pour ce que ça change ! Mais de toute façon, je me fiche de ce que tu peux penser ! Parce que tout ce que j'ai envie de dire, c'est que c'est de ta faute si je suis comme ça. Espèce de sale gnome ! Je te hais Sirius ! Je te hais de tout mon cœur pour tout ce que tu m'as fait ! Regarde-toi dans une glace, et dis-moi que tu regrettes ! Sérieusement ! Je ne pourrais jamais te pardonner ! Tu m'entends ! JAMAIS ! Quand les accromentula auront des ailes ! Et même au delà ! J'ai honte d'être ton frère ! J'ai honte ! Tu te crois plus fort que tout le monde hein ? Monsieur le petit Gryffondor qui se croit meilleur que toute la famille ! Ça t'a plu hein ? De te faire appeler par les Harpies hein ? Ouais, j'ai appris ça, bah franchement, j'vois pas trop ce qu'ils ont vu chez toi. Tu peux pas savoir à quel point ça m'exaspère de voir ta sale tête de Troll sur les nouvelles affiches de l'équipe ! »
Le fait que Sirius évoque Ciella me rendit dingue. Mais en même temps, le pire, c'est qu'il avait raison. J'avais rejeté ma belle italienne pour ne pas décevoir mes parents. J'étais ridicule, mais au moins, ils m'aimaient. Pas comme Sirius.
« Je ne te demande pas de me comprendre, je me fiche de ce que tu penses de moi, ça m'est complètement égal. Tout ce que je veux, C'EST QUE TU DEGAGES ! »
Sirius montra les crocs. Je failli tomber. Je ripostai de nouveau. Il m'avait poussé à bout, je ne supportais plus. Il fallait que extériorise ma colère, que je le brise, que je me brise par la même occasion. La rage bouillonnait dans mon regard. J'avais envie de le frapper. D'ailleurs, c'est ce que je fis. J’espérais qu'un œil au beurre noir apparaîtrait dans quelques heures. Rien ne pourrait me faire plus plaisir.
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Sirius Black

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MessageSujet: Re: « Comment s'arracher la tête entre frangins en trois leçons. »   Dim 15 Juil - 20:23


« Troisième Leçon : se taper sur la gueule »
Nous étions frères, à part entière.
Aujourd'hui notre sang
Est la seule chose que nous avons en commun.

Regulus. Regulus Black. Il avait bien entendu fallu que je tombe sur lui. Et ça avait bien entendu dégénéré. Quoi de plus normal ? Les dernières lettres que nous avions échangés avaient été incendiaires, et j'en avais souffert, beaucoup. Je n'avais eu qu'une envie, lui foutre mon poing dans la gueule, alors maintenant que l'occasion se présentait ... Et puis, ni moi ni lui n'étions très diplomates, et à peine avais-je compris que c'était bel et bien mon frère que j'avais en face de moi, que je l'avais provoqué. Et il avait répondu de tac-au-tac.

« Mais, mon cher Sirius, tu n'avais qu'à les accompagner ! Tu aurais pu les aider ! Toi qui connaît tant notre maison... Je suis même sur que tu aurais même ressenti un certain plaisir. Tu aurais vu leur tête lorsqu'ils sont repartis sans n'avoir rien trouvé... N'avaient-ils rien de mieux à faire ? Je ne sais pas moi ? Leur boulot par exemple ? Au lieu d'emmerder les honnêtes gens ? »

Je m'étouffais à moitié en entendant ses dernières paroles. Les Black ? D'honnêtes gens ? Je pouvais comprendre qu'il soit en colère, ce que j'avais fait n'était pas très ... Bref, je l'avais balancé à Dumbledore, qui avait contacté les Aurors. Mais je ne regrettais aucunement. Depuis longtemps, je savais que mes veracrasses de parents trempaient dans la magie noire, alors à présent que j'avais le moyen de les faire condamner ... Sauf qu'ils n'avaient rien trouvés. Les Aurors n'avaient rien trouvé. J'avais failli me briser le poing contre un mur en apprenant cette nouvelle.

« D'honnêtes gens ? Laisse-moi rire ! Il n'y a jamais eu plus malhonnêtes, plus mesquins et plus trempés dans la magie noire que les Black ! Et tu le sais très bien en plus ! Et si j'avais pu envoyer les parents à Azkaban pendant quelques temps, tu peux pas savoir à quel point j'aurais été soulagé ! »

Puis Regulus me provoqua presque, et j'eus envie de lui exploser la gueule. Qu'est-ce qu'il croyait, putain ? Rien ne m'aurait fait plus plaisir que de savoir qu'il n'était pas mangemort, parce que malgré tout, je n'avais aucune envie de tomber face à lui sur un champ de bataille. J'imaginais déjà les gros titres des journaux. Les frères Black s'entretuent. Tragique histoire de famille. Merde, qu'est-ce que je le détestais. Puis à mon tour, je le provoquais, je l'accusai de fréquenter des mangemorts, j'évoquais Ciella. Et là, il péta un câble. Et moi aussi.

« Putain de bordel de merde, mais j'ai rien fait ! Tu peux pas me reprocher tout ce qui t'arrive ! Qu'est-ce que tu veux que je regrettes ? D'avoir quitté cette famille ?! Bordel, mais je suis certain que même toi tu en meurs d'envie ! De t'avoir abandonné ? C'est toi qui a pas eu les couilles de me suivre ! Je ne vois même pas en quoi je dois me faire pardonner ! J'ai choisi la meilleure des solutions et aujourd'hui, je suis sans doute plus heureux que tu le seras jamais et c'est ça qui te met dans cet état Regulus ! C'est ça ! De voir que j'ai réussi moi ! T'as la haine quand tu me vois sur les affiches des Harpies, hein ? Ouais ! Parce que t'es jaloux, jaloux que je puisse faire quelque chose que j'aime, jaloux de voir que j'ai su te remplacer, que je me suis trouvé une famille du substitution ! J'ai essayé de t'aider espèce d'abruti, et tu m'as rejeté ! Alors tu connaitras jamais ça ! Parce que t'oseras jamais quitter ta petite vie de merde, et ta famille de merde, qui te laissera jamais faire le métier que tu veux, épouser la fille que tu veux, faire tes propres choix et être heureux ! Et tout ça pour quoi ? Pour les rendre fiers, pour qu'il t'aime ? Laisse-moi rire ! S'ils t'aimaient, s'ils m'avaient aimé, ils ne voudraient qu'une chose, c'est que leurs enfants soient heureux ! »

La tension était à son comble, et je savais que tout risquait d'éclater à chaque instant. Ce fut lui qui ouvrit les hostilités, en me balançant son poing dans l'oeil. Je reculais d'un bon mètre sous le choc, ma main plaqué sur mon nez en sang. J'étais en rage. « Espèce de Connard ! » Je me jetai sur Regulus avec une telle force que nous tombâmes par terre. J'étais sur lui, et je lui assenai un coup sur le pomette, puis un violent coup de poing sur la mâchoire. Je vis avec satisfaction qu'un filet de sang coulait de sa bouche. Je continuai à le frapper, mais lui aussi se débattait et nous nous étripions littéralement, au sol. Une foule s'était regroupée autour de nous, et j'entendis même le flash de quelques photos. Je n'y fit pas attention, je n'avais qu'un but, faire le plus de mal possible à Regulus. Mais on me stoppa avant que je puis le tuer, deux sorciers nous arrachèrent l'un à l'autre. « Calmez vous, calmez vous ! Amenez l'autre plus loin ! » entendis-je, et je vis qu'on m'éloignait de Regulus. Petit à petit, je finis par me calmer. Au bout de dix minutes, j'avais retrouvé mes esprits, et je faussai compagnie aux quelques personnes qui étaient restées prêt de moi. J'étais certains que les Aurors ou la Police Magique avaient été prévenus et qu'il débarquerait d'une minute à l'autre, et je n'avais vraiment pas envie d'avoir affaire à eux.

[HJ : Vraiment pourri, juste pour finir ^^ ]
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: « Comment s'arracher la tête entre frangins en trois leçons. »   Dim 15 Juil - 21:29


« Ce sont souvent les personnes qu'on a le moins envie de voir qu'on rencontre le plus. »

J'en avais assez de voir sa tête. Déjà, je supportais très mal de voir des affiches de lui collées un peu partout dans Londres, des photos sur lui dans mes magazines de Quidditch préférés, des articles dans la Gazette du sorcier... Bref, il était partout, et cela m'énervait. J'avais exclu Sirius de la vie au même moment où il m'avait exclu de la sienne. Lorsqu'il était parti du 12, square Grimmaurd, un trou béant s'était ouvert dans ma poitrine, mais quelques heures après, la rage avait laissé place à la tristesse. Sirius Black n'était plus. Mon frère n'était plus. Il n'y avait plus qu'un abruti de première catégorie avec qui je ne partageais plus rien, vraiment plus rien, si ce n'était mon sang. Sirius et moi, avions toujours été des personnes plus qu'impulsives. Nous ne savions pas contrôler nos émotions chez les Black, et la façon et la vitesse dont la conversation s'était envenimé le montraient bien. Nous étions totalement incapables de parler sans crier. Sirius rit d'une manière très cynique et insolente. Il l'avait toujours été. Il n'avait jamais pu respecter notre nom et notre famille, et ni même notre sang. Je savais bien que notre fratrie avait un – très – léger penchant pour la magie noire, pour la pureté du sang et pour l'épuration du monde sorcier. Pourtant, aucun de nos parents n'étaient de véritables Mangemorts. Évidemment, il y avait bien Bella et Cissy. Parfois même, je craignais que Cissy se fasse prendre. Bella était déjà recherchée pour meurtres, enlèvements et autres choses pas très nets. Cissy était la seule personne dans ma famille en qui j'avais réellement confiance, et si un jour elle se retrouvait en prison, je ne saurais que faire. Mais pour le moment, je devais m'occuper de Sirius. Je savais qu'il était celui qui m'avait dénoncé. Je ne voyais pas qui d'autre aurait pu faire cela.
« Putain de bordel de merde, mais j'ai rien fait ! Tu peux pas me reprocher tout ce qui t'arrive ! Qu'est-ce que tu veux que je regrettes ? D'avoir quitté cette famille ?! Bordel, mais je suis certain que même toi tu en meurs d'envie ! De t'avoir abandonné ? C'est toi qui a pas eu les couilles de me suivre ! Je ne vois même pas en quoi je dois me faire pardonner ! J'ai choisi la meilleure des solutions et aujourd'hui, je suis sans doute plus heureux que tu le seras jamais et c'est ça qui te met dans cet état Regulus ! C'est ça ! De voir que j'ai réussi moi ! T'as la haine quand tu me vois sur les affiches des Harpies, hein ? Ouais ! Parce que t'es jaloux, jaloux que je puisse faire quelque chose que j'aime, jaloux de voir que j'ai su te remplacer, que je me suis trouvé une famille du substitution ! J'ai essayé de t'aider espèce d'abruti, et tu m'as rejeté ! Alors tu connaitras jamais ça ! Parce que t'oseras jamais quitter ta petite vie de merde, et ta famille de merde, qui te laissera jamais faire le métier que tu veux, épouser la fille que tu veux, faire tes propres choix et être heureux ! Et tout ça pour quoi ? Pour les rendre fiers, pour qu'il t'aime ? Laisse-moi rire ! S'ils t'aimaient, s'ils m'avaient aimé, ils ne voudraient qu'une chose, c'est que leurs enfants soient heureux ! »
Je ne pus me retenir, et le coup partit sans que je ne le commande. J'en oubliai mes bonnes manières. C'était une des premières fois que je me battais à la Moldue, mais franchement, cela faisait du bien ! Un duel sorcier, cela ne défoulait pas. Se battre ainsi, cela permettait d'extérioriser sa colère. Je voulais déverser contre lui tout le mal qu'il m'avait fait. Je lui reprocherais à jamais de m'avoir abandonné, de m'avoir laissé seul. Il disait que j'étais le seul responsable, mais non, tout était de sa faute. S'il ne m'avait pas délaissé, peut-être qu'on aurait pu continuer à se parler, mais non. Il avait préféré déguerpir et mettre le plus de distance entre lui et moi. La satisfaction de voir du sang couler de son nez fut de courte durée lorsqu'il riposta. Nous étions de force égale, mais il me prit par surprise. Nous tombâmes par terre sous la violence du choc, il me cogna. « Espèce de Connard ! » Je ne sentais plus ma mâchoire mais la force que j'avais se décupla sous l'effet de la colère. Hargneusement, je me débattais avec tant de vigueur que cela m'étonna moi même. Violemment, je lui assignai un coup à l'entre-jambe. Cela lui apprendrait à tromper Anna. Notre lutte acharnée faisait rage, et un groupe de personnes regardait même le spectacle. J'imagine bien la tête de ma mère si elle nous voyait ainsi, tous les deux, en train de nous battre. Déjà, elle tuerait sans doute son fils aîné. J'étais en train de lui donner deux trois bons coups dans son abdomen lorsque soudainement, on m'arracha à lui. Je hurlai :« Lâchez-moi, je vais le réduire en pâté de Scroutt à Pétard ! Lâchez-moi bande d'enfoirés! » Quelqu'un cria : « Calmez vous, calmez vous ! Amenez l'autre plus loin ! » Je pestiférai : .
« On vous a pas sonné à vous ! Laissez-nous nous entre-tuer merde ! Ça aussi c'est interdit dans ce pays ! Façon, faut que je te dise Sirius, tu n'es qu'un minable, un sale gnome de jardin, et je ne comprends même pas comment j'ai pu t'aimer et avoir confiance en toi ! Nom d’un gobelin ! Tu n'as rien fait ? TU N'AS RIEN FAIT? TU TE MOQUES DE MOI ? J'ai honte d'être ton frère, sache-le ! Ce que je regrette vraiment, c'est d'avoir pu croire que tu saurais m'aider parce qu'en fait, tu ne me comprends pas, tu ne m'as jamais compris, jamais ! Nan mais je rêve ! TU CROIS QUE JE T'ENVIE ? Mais tu te fous la baguette dans l'oeil ! C'est toi qui aura la rage quand j'intégrerais l'équipe en tant qu'attrapeur ! TON équipe ! Et j'y arriverais ! Parce que tu supportes pas l'idée que je puisse réussir sans toi hein ? Figure-toi que je suis bien meilleur que toi ! Je suis le premier de ma promo, et moi au moins, j'ai réussi à avoir l'insigne de préfet et même de capitaine, ce que toi, tu n'auras jamais été capable d'avoir. Je me fous de toi. J'en ai plus rien à foutre. J’ESPÈRE BIEN NE PLUS JAMAIS TE REVOIR ! ESPÈCE DE GARGOUILLE ! »
Sirius se barra, j'attrapai mes affaires, et furieux, partis en direction de la maison, en oubliant ma mère et tout le reste.


HJ ; c'est pas fameux non plus ...







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MessageSujet: Re: « Comment s'arracher la tête entre frangins en trois leçons. »   



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