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MessageSujet: « Yesterday,all my troubles seemed so far away »   Dim 11 Déc - 11:58

Oh ces mots qui me reviennent à ces rendez-vous, qui sera le plus mesquin, qui sera le plus fou ? Oh ces veines qui enflent pour cracher le venin ; On sait pourtant que ça ne mène à rien. Mais qui de nous fera le premier pas ? Parfois j'ai peur de nous quand on est aussi bas, quand un rien enflamme le tout, « me myself » par-dessus tout, on ne lâche pas, lâche pas, lâche pas ... Il y a comme une étincelle dans le ciel de ce soir. Je sens trembler la Terre, l'apocalypse est ce soir. On semble parti pour la guerre…On devrait prendre le temps de se calmer, d’aller prendre l’air…


Il n’y avait pas âme qui vive dans les rues de York ce soir-là. La pluie avait dissuadé les plus courageux de sortir, aussi les bonnes gens c’étaient réfugiés chez eux, à l’abri devant le réconfort d’un bon feu. Le ciel chargé de nuages gris grondait de temps à autre, faisant sursauter la silhouette filiforme chaudement emmitouflée dans un trench coat élégant. Ce temps humide et hostile lui tirait une moue contrariée, indigente visiblement peu accoutumée à ce genre d’intempérie durant la saison chaude, elle qui revenait de contrées ensoleillées. Mais, c’était ce qui faisait le charme de ce vieux pays Anglais, les terres verdoyantes gorgées d’eaux et supplantées de vieilles bâtisses où les gens vaquaient à leur occupation sans se soucier de leurs voisins, tant que cela ne les touchait pas. La jeune femme ne s’était jamais rendue à York auparavant, et c’était avec plaisir qu’elle découvrait les maisons pittoresques de ces Moldus au drôle d’accent. Accent qu’avait d’ailleurs gardé l’une de ses plus proches amies, l’héritière Silvestri, car originaire de la région. C’était d’ailleurs chez elle que Ciella Dante du haut de ses talons vertigineux se rendait d’un pas hésitant, comme tentant de retarder l’échéance de son ascension jusqu’à la vieille demeure, à l’abri des regards trop curieux des habitants. Souffle de plus en plus irrégulier à mesure que ses pas la rapprochaient de son but. Avait-elle réellement envie de Le voir ? Elle tenta de se convaincre qu’elle attesterait seulement de la vivacité de son palpitant, puisqu’elle repartirait en Italie, comme elle était venue, sans plus de cérémonie. Oui voilà, elle vérifierait en personne les dires de Lux, sans s’attarder. « Pauverà, tu es si faible d’esprit que tu ne tiendras pas tes promesses. » Voix renégate retentissant contre ses tempes dans un crissement désagréable, il lui fallut un certain temps pour se rendre compte qu’elle était arrivée à destination, attendant comme une sotte sur le parvis de la demeure.

Pulsion ardente de son palpitant alors qu’elle saisissait le loquet de la porte, toutefois sans toquer, qui lui valut d’amener sa main à sa poitrine. L’insidieuse douleur sembla gagner tout son être, la laissant tremblante et pantelante alors que l’envie de Le revoir l’abandonnait peu à peu, remplaçant le manque par la colère, et le doute par la haine. Regulus l’avait transformé en tout ce qu’elle avait un jour espéré ne pas être. Ne pas dépendre de quelqu’un au point qu’il en devienne son oxygène, ne pas penser à lui au point d’en faire des crises d’angoisses, ne pas se languir de lui au point de la marquer au fer cuisant, rendant toute guérison impossible, lui laissant une balafre sanglante en plein milieu de la poitrine. Elle avait réussi à panser ses plaies imaginaires tout d’abord en rentrant « chez elle », dans sa belle Florence, puis en se dédiant corps et âme à son travail de créatrice. Ne plus penser. Ranger dans un tiroir de son esprit tout ce qui la reliait au Serpentard, les relayant à un second plan pour ne plus souffrir. Elle avait entendu dire que, quelque fois, l’inconscient pour protéger le cerveau effaçait certains souvenirs. La blonde l’avait ardemment souhaité, mais entendre Lux lui révéler que depuis ses fiançailles, Regulus n’était plus que l’ombre de lui-même et passait son temps à s’autodétruire pour punir ses parents, tout cela avait anéanti son travail de plusieurs semaines, ravivant la douleur sortie des limbes. Sa première réaction, avait été d’ignorer la douleur de Regulus. Elle avait souffert, c’était à son tour. Mais les souvenirs venaient inlassablement les uns après les autres devant ses yeux, rendant impossible tout repos. Et elle était là, à présent, revenue d’Italie pour espérer voir la seule personne ayant le pouvoir de la détruire, comme de la rendre heureuse. C’était à n’y rien comprendre…

Lorsqu’elle cogna le loquet à la porte, un elfe de maison se chargea de la faire patienter à l’intérieur, la débarrassant de son sac et de son manteau par la même occasion. Elle resta silencieuse, observant le mobilier de la pièce, jusqu’à entendre un bruit de pas se diriger vers sa direction.



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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: « Yesterday,all my troubles seemed so far away »   Dim 11 Déc - 14:37


« Ça passera, avec le temps, ou quelqu'un d'autre... »

Regulus se leva difficilement de son lit, avec une seule envie, se recoucher. Depuis qu'il demeurait chez les Silvestri, le sommeil était revenu peu à peu, mais aujourd'hui, il l'avait quitté, comme si il redoutait quelque chose. L'estomac noué du jeune homme ne parvenait pas à avaler son petit déjeuner. La demeure de ses amis était bien silencieuse. Nox était venu le voir à l'aube dans sa chambre pour lui murmurer qu'il partait avec son père, qu'il ne reviendrait qu'une fois la nuit tombée, et qu'il s'en excusait. Regulus avait répondu qu'il n'avait pas à s'en faire pour lui. Son meilleur ami avait tant fait pour lui depuis que Lux l'avait ramené, ce seize juillet, il avait passé tout son temps et son énergie pour le faire rire, sourire, pour qu'il pense à autre chose qu'à ses malheurs, et durant quelques instants, cela marchait. Il oubliait, mais la douleur revenait aussi vite qu'un sort qui vous éclate en pleine figure. Le jumeau Silvestri avait bien besoin de passer un peu de temps seul avec son père après tout, car Regulus avait accaparé tous ses doux moments de loisirs, il fallait bien qu'il souffle un peu. Quant à Lux, ne devait-elle pas rentrer aujourd'hui d'Italie ? Le jeune Black n'en était pas certain. Il avait perdu la notion du temps lorsque sa quête de s'autodétruire avait commencé. Combien de jours s'étaient écoulés depuis son départ ? Trois, cinq, dix ? Il n'en savait absolument rien, et puis de toute façon, il s'en fichait. Il l'enviait de son voyage. Il l'enviait de pouvoir à nouveau toucher l'objet de ses désirs, de pouvoir lui parler, à elle. Pourtant, depuis quelques temps, il se sentait mieux, libéré. Les chaînes qui le reliaient à ses parents semblaient se rouiller et se briser. C'était bien mieux ainsi, il n'avait plus à se soucier de rien, ils ne lui avaient pas encore écrit, signe qu'ils s'en fichaient pas mal, et de toute manière, Regulus était certain qu'ils reviendraient d'eux-même vers sa personne. Il était leur unique fils, le seul qui pouvait sauver cette réputation douteuse que Sirius leur avait laissé. Un autre drame de ce genre conduirait la famille Black au bord de la honte et du déni. Ils ne pouvaient se le permettre, il en était persuadé. Du moins, il l’espérait ardemment. Ce qu'il regrettait le plus, c'était d'être parti dans parler à son elfe de maison, le gardien de ses secrets les plus intimes et les plus sombres. Au fil des années, le garçon s'était attaché à lui, et il n'avait pas eu d'autres choix que de l'appeler la nuit du dix-sept juillet, pour l'informer de la situation, tout en lui faisant promettre de garder le silence. Depuis, l'elfe lui communiquait discrètement quelques informations concernant ses parents, mais pour le moment, rien n'indiquait qu'il souhaitait que la situation change.

Regulus se dirigea vers la salle de bains, où une bonne et longue douche finit de le réveiller. Les idées remises en place, il noua une serviette autour de ses hanches et s'observa dans le miroir. Il était pitoyable. Il avait l'air d'avoir dix ans de plus, avec sa barbe et ses cernes violacées sous ses beaux yeux gris. Cela faisait combien de temps qu'il ne s'était pas rasé ? Dix, quinze jours ? Il ne savait plus exactement, mais cela commençait sérieusement à faire négligé. Il toucha ses poils drus et hirsutes et en quelques minutes, ceux-ci se retrouvèrent dans le lavabo. Voilà qui était mieux. Ainsi, il paraissait normal, et il pourrait faire croire à Lux qu'il avait retrouvé un petit peu de sérénité, même si cela n'était pas entièrement vrai. Étrangement, il se sentait quand même un petit peu mieux. Il emprunta ensuite le couloir qui menait vers la chambre d'ami qui était désormais la sienne, et s'y engouffra rapidement. Il se vêtit de la manière la plus sobre possible, comme d'habitude, une chemise et un pantalon noir. Il accrocha doucement le bracelet de la représentation céleste de l'apha leonis, offert par Ciella il y avait de cela quelques mois, il ne s'en séparait jamais. Il lui rappelait à quel point elle lui manquait. Il se rappelait qu'elle lui avait assuré, en lui offrant ce cadeau, qu'il demeurait le plus grand des rois dans son cœur. Mais était-ce encore vrai ? Il en doutait réellement. Il n'avait plus de nouvelles d'elle depuis bientôt un mois. Elle avait sans doute tourné la page, et il devait peut-être se résigner à faire de même, mais il n'y arrivait pas. Il avait hâte de retourner à Poudlard, pour être occupé, et ne plus penser à cette histoire ridicule qui l'avait brisé. Se faire mal jusqu'à en souffrir, se punir de sa bêtise, se détruire. Voilà ce qu'il avait trouvé pour rester en vie, la souffrance. Les elfes de maison avaient allumé un bon feu dans l'âtre du salon, et Regulus se réfugia dans le canapé, avec son journal. Il l'ouvrit, écrit la date du jour, et se mit à réfléchir. Que dire ? Qu'une fois de plus, il pensait à elle et que cela lui faisait mal ? Il le referma aussitôt. Il ne fallait plus vivre dans le passé. Changer de chapitres, de tome peut-être, mais changer. Les petites créatures magiques lui apportèrent son déjeuner, il le remercia tout en sachant que de toute manière, il n'y toucherait pas. Il se leva et se rendit dans la véranda qui menait vers l'extérieur, Lux détestait qu'il fume dans la maison, d'ailleurs, elle détestait qu'il fume tout court. Il sortit son paquet, et regarda la dernière cigarette avec désintérêt. Il allait falloir qu'il en rachète... Une bouffée et il se sentait déjà un peu mieux. Il pensa sans crier garde qu'il avait soudainement très envie de dessiner. Cette velléité devient alors trop oppressante pour qu'il la refrène. Il ne prit même pas le temps de finir sa cigarette, et courut chercher ses planches dans sa chambre. De nouveau dans le sofa, il regarda les précédents dessins réalisés. Tous représentaient la même personne. Elle l’obsédait cette fille, tant qu'il en rêvait la nuit, qu'il se réveillait en sursaut, qu'il ruminait, qu'il pensait, qu'il songeait, et qu'au final, il ne dormait plus, alors il écrivait, il fumait, ou il dessinait. C'était la routine du jour. Il commença une nouvelle esquisse au fusain lorsque quelqu'un toqua à la porte. Le jeune homme fronça les sourcils. Pourquoi Lux frapperait-elle avant d'entrer dans sa propre demeure ? Doucement, il dit :
« Est-ce que c'est toi, Lux ? »
Il se leva, faisant tomber en même temps sa pochette à dessins et toutes les esquissent se dispersèrent alors sur le sol. Il jura un petit peu, et se dirigea vers l'entrée. C'était peut-être un livreur ou il ne savait trop quoi. Il marcha jusqu'au corridor, et s'arrêta aussitôt en découvrant qui était là. Ce n'était pas un livreur, loin de là. Sa respiration se coupa, et il se rendit compte à quel point cela lui faisait mal de la revoir. Physiquement, elle n'avait pas changé, mais malgré ses grands airs d'héritière riche et fortunée, Regulus réussissait à percevoir un mal-être égal au sien. Il ne savait que faire. Avancer, parler, l'embrasser ? Elle allait sans doute le rejeter, comme dans la rue à Pré-au-Lard, lui jeter son sac ou sa chaussure. Tout ça, c'était de sa faute après tout, alors sa réaction n'était qu'appropriée. Il lui avait menti et lui avait caché la vérité, comment pouvait-il réussir à obtenir son pardon ? Cela allait être difficile.
« Non mais... qu'est- ce... heuu … enfin... je veux dire.. euh... salut. »
Lacha-t-il comme un idiot. Finalement, il prit son courage à deux mains et sa décision était prise, et son cœur se mit à battre à la chamade, son esprit le conseillait d'arrêter, mais il n'y arrivait pas, il se planta devant elle, et malgré ses longs talons vertigineux, il était bien plus grand qu'elle. Seulement quelques mètres les séparaient, mais Regulus ne voulait plus avancer. Il murmura alors :
« Qu'est-ce que tu fais là, Ciella ?»
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MessageSujet: Re: « Yesterday,all my troubles seemed so far away »   Dim 11 Déc - 16:16


« You're everything I thought you never were »
Ciella ferma les yeux un long moment, tenant de reprendre ses esprits et de se remémorer ses convictions. Elle attesterait elle-même de l’état de l’héritier Black, puis elle repartirait, comme elle était venue. Regulus fiancé, elle n’avait pas la moindre envie de rester en Angleterre, à supporter les réflexions ironiques et blessantes de son frère à ce sujet. Elle songea même qu’avec tout le travail qui l’attendait à Florence, elle n’avait guère de raisons de rester ici, en attendant que le Seigneur des Ténèbres la contacte pour une quelconque besogne à effectuer. Des bruits de pas la sortirent de sa réflexion, alors qu’elle se détournait de sa contemplation du mobilier vers le nouvel arrivant. Lui. Elle ne s’attendait pas à tomber sur lui directement, mais il fallait croire que l’Elfe de maison avait oublié de la prévenir de l’absence des Jumeaux Silvestri, à moins que ce ne soit encore une ruse de Lux. La jeune femme l’entendit bredouiller quelques mots incompréhensif avant de lui lancer un vulgaire « salut » auquel elle ne répondit pas, se contentant de regarder à droite et à gauche pour voir si l’un des jumeaux ne s’y cachait pas. Mais à l’évidence, Ciella et Regulus étaient bien seuls dans la demeure des Silvestri. Les yeux de l’héritière se posèrent alors sur les croquis éparpillés au sol, un peu plus loin. Elle mit quelques secondes avant de s’y reconnaître. Fronçant les sourcils, elle reporta son attention vers Regulus. « Qu’est-ce que tu fais là, Ciella ? » finit-il par dire. Il avait l’air surpris, ce qui étonnant l’héritière. ‘Ciella’. Il n’y avait que lui pour prononcer son nom si doucement. Mais entendre cette voix lui fit l’effet d’une détonation de balle d’argent allant perforer sa poitrine avec une violence inouïe. Elle n’avait jamais songé qu’il faille être aussi fort pour rester près d’une personne qu’on aime sans pouvoir le lui montrer. Elle laissa courir son regard céruléen sur lui, attestant elle-même de sa fatigue apparente. « Ce que moi je fais là ? » Fit-elle, ne croyant pas ce qu’elle venait d’entendre. Elle eut un petit rire, presque forcé. Pensait- il qu’elle avait fait tout ce chemin pour voir les beaux yeux de Nox ? A vrai dire, la belle héritière ne comprenait plus grand-chose. Etait-ce un moyen, en lui faisant croire que Regulus n’allait pas bien, de la faire revenir en Angleterre ? Comment Lux pouvait-elle songer qu’une telle nouvelle la plongerait dans l’indifférence ? Ou était-ce Regulus lui-même qui avait organisé tout cela ? Apprendre l’état du jeune homme n’avait eu de cesse de tourmenter Ciella jusqu’à ce qu’elle ne se décide à revenir après avoir régler les détails de sa dernière collection à Florence. Il était là, à présent. Devant elle lui demandant ce qu’elle fichait ici. Elle trouvait cela ridiculement ironique.

    « Qu’est-ce que tu crois, Black, que tu peux te détruire comme ça, sans que ça ne me fasse rien ? »


Ton sec et sans appel qu’elle n’avait pas coutume de prendre pour s’adresser à lui, mais la colère s’épanouissait dans ses veines comme une plante vénéneuse. Il n’avait pas été le premier à lui dire qu’elle avait un cœur de pierre, cependant, elle pensait que si Regulus se trouvait dans cet état, cela résultait de sa seule faute. Sa faute car elle avait une fois de plus joué à l’orgueilleuse, fait l’égoïste en rechignant à le voir pour l’oublier. Et quelle lâche avait-elle été en tout quittant pour retourner en Italie. Elle combla lentement la distance qui les séparait, chacun de ses pats faisant résonner son talon sur les dalles du sol alors qu’elle laissait son regard de fauve le jauger de bas en haut.

    « Sombre idiot. A chaque douleur que tu t’infliges c’est moi qui souffre et me consume. »


Murmures à peine plus haut que le silence plus destiné à elle-même qu’à lui d’ailleurs, comme un constat fait de sa situation. Pitoyable, elle ne s’était jamais aussi sentie grotesque qu’à cet instant. Larmes infidèles venant peu à peu inonder ses yeux, Ciella tenta vainement de se battre contre ce qu’elle ressentait. Combat inégale qu’elle se sentait perde d’avance, alors qu’il faisait un pas vers elle, sans doute pour la consoler. Ciella l’en dissuada d’un geste vif de la main, essuyant ses larmes renégates par la même occasion. Elle ne voulait pas de sa pitié, encore moins de sa tendresse. Fierté déployée à son plus haut degré, tandis que tout son corps réclamait le contact de Sa peau. « Et puis… » Ajouta-t-elle au bout d’un moment « Que dirait Alecto, si elle voyait son fiancé dans cet état hein ? » Intonation joyeuse sonnant extrêmement faux, elle s’approcha un sourire vaincu aux lèvres, avant d’arranger le col de sa chemise, comme l’aurait fait n’importe quelle mère, tentant de ne pas affronter son regard. Elle s’y résigna au bout d’un moment, alors que ses assassines étaient toujours disposées de part et d’autre de ses épaules. Se sentant fondre de nouveau, elle laissa son visage se blottir dans son cou, comme elle le faisait du temps où il n’était qu’un ami pour elle, se laissant bercer comme une enfant.

    « Tu ignores à quel point je peux te détester Regulus.... Je guéri de toi, tu sais. Tout doucement, mais j’y arrivais. Et toi tu te fiches en l’air sans te soucier de ruiner totalement mes efforts. Tu es injuste


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MessageSujet: Re: « Yesterday,all my troubles seemed so far away »   Dim 11 Déc - 19:28


« Ça passera, avec le temps, ou quelqu'un d'autre... »
Regulus sentait son cœur s’accélérer, s'arrêter, puis continuer sa course folle, dans le but de le rendre totalement fou. Il se sentait déjà fébrile rien qu'en l’apercevant, alors lorsqu'il entendit le timbre de sa voix, il se sentit fléchir. Il savait qu'il était déjà en train de perdre la bataille. Dans quelques secondes, il se sentirait obliger d'aller la sentir, la toucher, l'embrasser. Pourtant, il s'y refusait, du moins pour le moment. Depuis toujours, il avait été le premier à laisser tomber, à abandonner. Mais là, Ciella était mal, et il le sentit même à travers le ton ironique de sa voix lorsqu'elle lui demanda ce que lui faisait là. Il allait répliquer lorsqu'il se rendit compte qu'elle savait. Elle devait tout savoir, pour lui, à propos de ce 16 juillet, sinon, pourquoi était-elle là ? Elle savait à quel point il l'aimait, à quel point il avait essayé de se détruire en apprenant la merveilleuse nouvelle de ses fiançailles, à quel point il était fatigué de se battre, et surtout à quel point, il était blessé et s'en voulait à lui-même. Il aurait mieux fallu qu'il naisse dans une autre famille. Mais pourquoi n'était-il pas quelqu'un d'autre ? Et pourquoi Alecto n'égalait en rien sa chère Ciella ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Il lui dit, d'une voix ancrée d'amertume et de regrets :
«Si tu es là, c'est que Lux n'a pas su tenir sa langue, et qu'elle a vendu la mèche. Si je suis là, c'est parce que je ne veux plus qu'on marche sur mes plates-bandes. C'en est assez. Je suis fatigué. »
Il la regardait, et ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait tord. Ciella se préoccupait toujours de lui, elle ne l'avait pas oublié, au contraire, elle était venue pour qu'ils s'expliquent, c'était évident désormais. Comment avait-il pu songer une seule seconde qu'il en était autrement ? Comment avait-il pu croire qu'elle se fichait de leur idylle ? Comment avait-il pu le penser ne serait-ce qu'une seule seconde ? Ne se rappelait-il pas avec bonheur de tous les moments partagés lorsqu'ils n'étaient encore que des amis ? Les soirées près du feu, les virées dans le parc sous la protection de la lune, les discutions tard le soir ? Puis les disputes en tant que jeune couple, les bâtons qu'on leur mettait dans les roues, et pourtant, ils arrivaient tout deux à survivre à ça ? Leur amour était-il assez fort, finalement ?
« Qu’est-ce que tu crois, Black, que tu peux te détruire comme ça, sans que ça ne me fasse rien ? »
« Tu ne m'as pas écrit pendant si longtemps... Je pensais que tu ne voulais plus me voir, et que tout était terminé. Je m'étais fait une raison, une raison qui me répugnait et me faisait mal. »
Ciella s'était adressée à lui avec cette voix, cette voix qu'il n'avait entendu que très rarement, mais qu'il avait cru entendre l'écho dans les dernières lettres échangées. Ce ton qui ne témoignait rien d'autre que de la colère, de la folie furieuse. Elle était si imprévisible, si lunatique, tout comme lui. Il avait longtemps vu en elle une amie qui lui ressemblait, pour finalement se rendre compte que leur relation était bien plus ambiguë que cela, que finalement, s'il avait tant besoin d'elle, c'était par ce qu'elle lui était vitale. Regulus ferma les yeux pour mieux réfléchir, mais le bruit des talons de la jeune italienne lui firent comprendre qu'elle se rapprochait de lui. Sa respiration se fit plus rare, il rouvrit les yeux, elle n'était plus qu'à quelques dizaines de centimètres de lui, et son corps tout entier la voulait. « Sombre idiot. A chaque douleur que tu t’infliges c’est moi qui souffre et me consume. » Il tenta une vaine approche réfrénée par la main de Ciella qui s'y refusait. La gorge serrée, il l'écoutait parler, et il se rendait vraiment compte à quel point le malheur s'était abattu sur leur deux personnes. Elle lui parla d'Alecto, mais il ne l'écouta qu'à moitié. Le seul lien qu'il souhaitait entretenir avec l'héritière Carrow était celui de simple connaissance. L'épouser ? Il ne fallait pas rêver. Sans crier garde, les mains douces de l'italienne vinrent arranger le col de sa chemise légèrement froissée, et cela lui fit l'effet d'une décharge électrique. Il avait du mal à respirer et il avait froid. Pourtant, une douce chaleur l'envahit lorsque Ciella vint se blottir dans ses bras, cédant à la tentation trop oppressante. Doucement, Regulus l'enlaça de ses bras, posa ses lèvres sur les cheveux blonds de son amie, et se sentit revivre. Cette étreinte était comme pour lui un second souffle. Une deuxième vie. La promesse qu'une autre alternative était possible. « Tu ignores à quel point je peux te détester Regulus.... Je guéris de toi, tu sais. Tout doucement, mais j’y arrivais. Et toi tu te fiches en l’air sans te soucier de ruiner totalement mes efforts. Tu es injuste.» Il l'écouta sans rien dire, alors que quelques larmes traitresses coulaient sur ses joues fraichement rasées. Lorsqu'il s'agissait d'elle, il devenait faible. Il lui murmura en lui relevant doucement le menton :
« Je n'ai jamais voulu que tu souffres. Moi non plus, j'ai eu du mal à accepter la situation, mais je sais ce que je veux... »
Ses yeux n'exprimaient désormais qu'une seule chose : le désir. Il la voulait, et il la voulait maintenant. C'était fini le jeu du chat et de la souris. Il était temps que cela cesse. Il l'embrassa d'abord doucement, puis ses lèvres se firent plus pressantes, il la serra si fort qu'il crut un instant lui faire mal, mais comme elle lui répondait avec le même empressement, il continua. Brusquement, il la souleva, le sac de Ciella tomba au sol, en déversant sur le sol tout ce qu'il contenait, mais Regulus n'y prêta pas attention. Il la transporta jusqu'au canapé sur lequel il était assis il y avait encore quelques minutes de cela. Il la déposa avec délicatesse et lui ôta son manteau. Soudain, il s'arrêta. Il sourit et chercha à nouveau ses lèvres. Finalement, il avait bien fait d'acheter cette foutue robe qui avait causé une si mauvaise dispute, et comme toujours, elle lui allait à merveille. Il se positionna sur elle en prenant soin de ne pas la blesser et se pencha pour embrasser délicatement sa clavicule. Il passa sa main derrière son dos pour qu'elle se redresse, et d'un geste précis, il défit la fermeture éclair qu'il se souvenait avoir lui-même remonté dans la cabine d'essayage, à Pré-au-Lard. Il se souvenait de la passion qu'il avait ressenti à ce moment là, et à cet instant, il ressentait la même chose, mais puissance dix. Une brusque chaleur envahit tout son corps tandis qu'il la soulevait doucement pour lui enlever sa robe. Il se sentait mal, très mal, mais en même temps si bien.
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MessageSujet: Re: « Yesterday,all my troubles seemed so far away »   Dim 11 Déc - 21:17


« You're everything I thought you never were »
Ce qu'il voulait ? Elle ne fut pas sûre de comprendre avant qu’il ne l’embrasse, et que leur étreinte ne se fasse plus ardente. Pour la première fois depuis longtemps, c’était comme s’ils avaient rendu les armes, que leur compteur avait été remis à zéro. Un partout, une égalité parfaite. Il n’y avait plus d’agencement à présent, Elle ou Lui, ou Lui et Elle, cela avait peu d’importance. C’était un peu comme de pénétrer dans une pièce insonorisée où seul le contact de ses lèvres sur les siennes comptait. Il n’y avait plus de contraintes, plus de disputes. Ni de fiançailles, ni de frère aîné à la violence sans limite. Juste Lui contre Elle. La jeune femme se sentit quitter le sol alors que Regulus l’a déposait délicatement dans le sofa du salon avant de fondre sur elle tout en s’occupant de la décharger de ses vêtements superflus. Regard complice et provocateur lorsque le Serpentard découvrit la fameuse robe que Ciella portait et qu’il lui avait offert, alors qu’elle allait sournoisement taquiner du bout des lèvres la ligne séductrice de sa mâchoire. Peut-être faisait-elle une bêtise compte tenu de la lettre qu’elle avait reçu une semaine plus tôt de la part de Krystel Raybrandt, pourtant Ciella se surprit à s’en laver complètement les mains. Si elle passait ses derniers moments avec Regulus, alors elle les savourerait jusqu’à la dernière seconde. Le jeune homme entreprit de la faire se redresser pour descendre la fermeture qui sillonnait son dos, ce à quoi l’Italienne répliqua par lui ôter ses boutons de chemise, un à un, juste pour le frustrer d’avantage alors qu’elle lui lançait de temps à autre un regard à la fois brûlant et amusé. Chemise à terre, son élégante robe noir ne tarda pas à la rejoindre tandis que la blonde goutait au délice de la peau du Serpentard. Elle l’avait tant voulue, tant désirée depuis si longtemps qu’elle y succomba sans la moindre résistance. Ange ayant retrouvé son Démon, le seul qui la faisait se sentir si diablement vivante ici-bas, attisant ses sens, domptant ses désirs. Elle sentit Ses mains glisser contre ses cuisses avec une sensualité redoutable. Elle n’avait même pas tenté de les arrêter, ni de résister ne serait-ce qu’un millième de seconde, les frissons de plaisir se faufilant contre sa misérable carcasse la dissuadant de ne serait-ce que d’essayer. Mais si le garçon n’avait qu’une idée en tête, Ciella se voulait joueuse, dans le seul but d’attiser son désir et sa frustration, voulant quelque par le faire autant souffrir qu’elle avait pu le faire ces dernières semaines. Lascivité déroutante continuant d’emprisonner ses reins, brisant ses hanches dans un étau brûlant impossible à défaire. Dents joueuses venues mordiller la peau offerte de sa gorge, se délectant de sa chaleur avant de suivre la courbe de sa mâchoire et de souder sa bouche assassine à la sienne, oubliant même qu’ils se trouvaient sur le canapé, au beau milieu du salon des Silvestri. Pour sûr, Lux n’allait pas être contente en l’apprenant… Ciella fut tirée de ses pensées alors qu’elle retrouvait le contact total de la peau du jeune homme, tandis que Ses hanches enjôleuses se fracassaient contre les siennes, danse charnelle brisant ses reins sous le joug de convoitises impérieuses.

Les notes enchanteresses de son parfum s’envolaient jusqu’à elle, lui donnant l’impression d’être en sécurité totale lorsqu’elle était contre lui. Son menton déposé nonchalamment sur son torse nu, elle le regardait fixement, un sourire en coin accroché aux lèvres alors que son rythme cardiaque reprenait lentement son cour normal. Elle dessinait du bout du doigt quelques formes imaginaires au niveau de sa clavicule, laissant le souffle de Regulus ponctuer le silence de la pièce. Finalement, elle attendit qu’il l’a regarda pour lui lancer un « ti amo », dans un souffle. A peine audible, et pourtant si sincère à cet instant précis qu’elle saisissait tout ce que cela signifiait, et tout ce qu’elle était prête à endurer pour lui. Chez les Silvestri, ils pouvaient être ce qu’ils voulaient l’un pour l’autre sans que personne ne vienne le leur reprocher, mais dehors, ils ne seraient plus rien l’un pour l’autre. Il y avait toujours ses fiançailles qui les séparaient, toujours le frère de l’Italienne, ou la famille de Regulus, ou même pire, le Seigneur des Ténèbres. A croire qu’ils ne seraient jamais en paix, qu’ils ne pourraient jamais s’aimer librement, sans contraintes. Pourtant Ciella songea que c’était peut-être toutes ces contraintes qui la faisaient s’accrocher toujours plus à lui, malgré la douleur et le manque. « Sincèrement, Regulus. Je sais qu’on est jeune, qu’on a toute la vie devant nous, mais c’est maintenant que je t’aime. Au présent. Je voulais que tu le saches. » Réplique insistante, comme pour tenter de lui faire comprendre l’importance de ce qu’elle ressentait pout lui. Seulement Ciella s’y prenait tellement peu souvent que ses mots maladroits ne semblaient pas avoir l’effet escompté. Mais alors qu’elle l’admirait encore, elle suivit son regard jusqu’à la lettre déployée qui était tombée de son sac au même titre que toutes ses affaires, non loin d’eux. Elle fit un geste pour la récupérer, mais le Serpentard fut plus rapide. L’italienne tenta une nouvelle fois de la lui reprendre, mais Regulus se redressa, l’empêchant de la lui arracher des mains alors que, scandalisée, elle l’observait parcourir les lignes maudites du bras droit du Seigneur des Ténèbres, et avant qu’il ne fasse tout commentaire, elle ajouta, espérant qu’il n’avait pas comprit le sens caché des mots de Krystel, alors que la panique lui donnait des intonations plus aiguës qu'à l'ordinaire :

    « Je… Je peux l’expliquer… Regulus… C’est pas important…»



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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: « Yesterday,all my troubles seemed so far away »   Lun 12 Déc - 16:38


« Ça passera, avec le temps, ou quelqu'un d'autre... »
Regulus ne savait plus vraiment ce qu'il faisait, mais il s'en fichait. Une voix au fond de lui-même lui hurlait qu'il avait tord, mais il ne l'écouta pas. Il était fatigué d'être raisonnable, fatigué d'écouter sa raison, fatigué de tout cela. Il voulait être lui-même, à point c'est tout. De toute façon, il avait cessé de penser à la seconde où il avait posé les yeux sur elle, et il avait cessé de lutter lorsqu'elle s'était lentement approchée de lui, comme pour le faire languir, et qu'elle s'était accrochée à lui comme une désespérée. Et maintenant qu'ils étaient ensemble, il lui semblait que tout allait s'arranger. Ils allaient gagner, et les autres allaient perdre. Ils étaient plus fort que tout cela, même si ce tout cela les dépassait. Il n'y avait plus rien qui comptait si ce n'était elle. Elle aussi avait succombé à la tentation finalement, et Regulus était ravi d'enfin satisfaire ses noirs désirs avec elle, il l'avait tant voulu, et maintenant qu'il y était, il se sentait défaillir. Lorsqu'elle posa sur lui ses mains dotées d'une sensualité débordante, pour lui enlever sa chemise, il perdit pieds. Tout était déconnecté, plus rien ne comptait. Il en oubliait même qu'il n'était pas chez lui, mais il était bien loin de tout cela. La frustration qu'il ressentait depuis des semaines allait enfin être satisfaite. Le reste de leurs vêtements rejoignirent la robe et la chemise à la hâte, les deux partenaires brûlant d'une soif inassouvie depuis bien trop longtemps. Les yeux dans les yeux, Regulus avait du mal à respirer. Il se sentait trop bien et voulait graver chaque moment dans sa mémoire. L'odeur et la peau satinée de Ciella le rendait fou de désir. Ses mains reprirent leurs explorations fiévreuses. Il était perdu dans un océan de volupté et traça du bout de sa langue un sillon de feu le long de sa gorge, descendant plus bas, toujours plus bas. Dans le silence qui les enveloppait, le plaisir du jeu céda sa place à une conscience aiguë qui donnait au moment toute son importance. Le besoin de fusion entre leurs deux corps se faisait de plus en plus pressant sous cette délicieuse torture. Dehors, le vent soufflait, la pluie tombait, noyant la maison des Silvestri dans une tourmente glacée, mais qui renforçait le contraste de l'atmosphère chaude et protectrice qui régnait près du feu. Les deux amants unis dans l'étreinte atteignaient bientôt ensemble l'apogée du plaisir, et lorsqu'il déferla en eux, un spasme secoua Regulus, le rendant fou. L'intensité de la passion qui les dévorait n'avait de cesse de s'éteindre du moins jusqu'à l'instant fatidique où ils atteignirent ensemble le comble de la félicité.

Dans le silence qui s'en suivit, on entendait seulement le bruit de leurs respirations précipitées, le crépitement des flammes, et la violence des précipitations qui tambourinaient les fenêtres. Alors que le rythme cardiaque du jeune homme retrouvait peu à peu une allure moins folle, les doigts doux de l'italienne vinrent caresser doucement sa peau, il plongea son regard argenté dans ses prunelles, et sourit. Abruptement, deux mots brisèrent le silence. Regulus se pencha vers elle, l'embrassa avec tendresse, attrapa sa main et la serra de toutes ses forces. Il y croyait. Il y croyait lorsqu'elle prétendait l'aimer. Il y croyait parce que lui aussi, malgré leurs différences, leurs disputes et leurs problèmes, lui aussi l'aimait. Si fort que cela lui faisait mal. Tout les opposait, et pourtant, ils ne pouvaient s'empêcher de revenir l'un vers l'autre, à chaque fois, sans doute dévorés par une passion incontrôlable et incompréhensible. « Sincèrement, Regulus. Je sais qu’on est jeune, qu’on a toute la vie devant nous, mais c’est maintenant que je t’aime. Au présent. Je voulais que tu le saches. » Le jeune Black était touché par ses mots, elle qui était si orgueilleuse, elle qui avait tant de mal à dévoiler ses sentiments. Certes, ils étaient jeunes, et lui encore plus qu'elle, mais c'était ainsi qu'allait la vie. Ils n'avaient pas choisi de se lancer dans cette histoire pour le bon plaisir. C'était leur destinée, voilà tout. Et à cet instant précis, il ne voyait qu'elle, à ses côtés. Elle, et personne d'autre. Il ferma les yeux, sentant le regard brûlant de Ciella sur sa personne et allait lui aussi lui déclarer sa flamme lorsqu'un objet situé à quelques mètres d'eux attira son attention. Il crut reconnaître l'écriture de Krystel De Caprily. Une vieille copine à lui. Il avait même était le cavalier de l'italienne à son mariage. Regulus allait s'en désintéresser lorsque brusquement, Ciella chercha à l'attraper. Intrigué, il comprit qu'elle lui cachait quelque chose et s'en empara étant le plus rapide des deux. Plus grand qu'elle, il la dominait, mais elle s'accrocha à lui furieusement pour tenter de la lui reprendre. La curiosité du Serpentard aiguisée, il parcourut la lettre à deux reprises afin d'en comprendre bien tout le sens. A chaque mot, il se sentait défaillir un peu plus tandis que Ciella, d'une voix aiguë qui trahissait sa crainte, ajoutait :
« Je… Je peux l’expliquer… Regulus… C’est pas important… »
Regulus se sentit d'une rage folle, pour se calmer, il se leva hâtivement, enfila rapidement son pantalon, et envoya la boule de vêtements qui appartenait à l'italienne d'un geste sec.
« Tu crois peut-être que je suis idiot ? Que ne comprends pas ce que cela cache ? Contrairement à ce que tu crois, je ne suis pas si stupide. Mais toi, qu'est-ce que tu peux l'être… »
Il avait prononcé ces mots dans un murmure, les yeux fixés vers l'âtre, la voix sèche. Tout ce qu'il croyait être vrai venait d'être chamboulé à jamais. Chaque mot inscrit sur cette lettre lui faisait mal. Puis, il reprit :
« Alors, je te répète la question. Pourquoi es-tu venue ? Ce n'était pas à cause de Lux, ça non, mais bien à cause de cette foutue lettre. MAIS TOI, TU SAVAIS ET TU M'AS LAISSÉ FAIRE ? TU M'AS LAISSÉ TE FAIRE L'AMOUR FAIRE TOUT EN SACHANT QUE C’ÉTAIT FINI ? »
La colère était bien présente, il ne pouvait plus la regarder sans en être dégouté, et pourtant, Regulus se retourna vers elle, le visage baigné de larmes en criant :
« POURQUOI TU ME FAIS ÇA, TU VOULAIS TE VENGER N'EST-CE-PAS ? TU ÉTAIS FURIEUSE CONTRE MOI A CAUSE DE CETTE CONNE D'ALECTO ALORS TU AS DÉCIDÉ DE ME FAIRE SUBIR LA MÊME CHOSE, C'EST ÇA HEIN ? TU VOULAIS QUE JE SOUFFRE AUTANT QUE JE T'AI FAIT SOUFFRIR ! »
Elle se leva, comme pour se justifier, et s'approcha de lui, mais il la repoussa, se détourna d'elle et murmura :
« NE ME TOUCHE PAS. Plus jamais. Plus jamais. Vas-t-en, s'il-te-plaît. Je ne veux plus te voir. »
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MessageSujet: Re: « Yesterday,all my troubles seemed so far away »   Lun 12 Déc - 19:11


« Lo quiero a morir »

Lettre maudite d'une Diablesse sans nom, que Ciella s'était rapidement chargée de déchirer en quatre tandis que le Serpentard la gratifiait de son regard le plus méprisant, et qui l'a blessa plus qu'elle n'aurait jamais pu imaginer.

« Alors, je te répète la question. Pourquoi es-tu venue ? Ce n'était pas à cause de Lux, ça non, mais bien à cause de cette foutue lettre. »

Elle couvrit sa nudité avec le plaid qui reposait sur le canapé, avant de le voir s’avancer furieusement vers l’âtre. Il n’avait jamais paru si beau, son Démon, alors que les lueurs écarlates éclairaient son visage baigné de larmes assassines. Elle se haïssait de le voir dans cet état par sa faute. L’italienne songea qu’elle aurait mieux fait de s’en tenir à ses promesses, de repartir dès qu’elle avait vu qu’il tenait encore sur ses deux misérables jambes. Stupide. Il avait raison, elle ne l’avait jamais autant été. Comment avait-elle pu croire qu’il l’a comprendrait ? Qu’ils pourraient en parler calmement ? « MAIS TOI, TU SAVAIS ET TU M'AS LAISSÉ FAIRE ? TU M'AS LAISSÉ TE FAIRE L'AMOUR FAIRE TOUT EN SACHANT QUE C’ÉTAIT FINI ? » Mais cette fois, la réaction du Serpentard avait anéanti tous ses espoirs. Elle ne put affronter son regard alors qu’elle fondait lentement en larmes, ramenant ses genoux contre sa poitrine alors que ses mains allaient soutenir son front. Totalement victime de la fureur de Regulus elle ne put murmurer qu’un « sta’ zitto », supplique douce et peinée, alors qu’elle sentait tout son monde se dérober sous elle. Elle avait tout perdu et sans Lui, sans son amour elle n’était définitivement plus rien. Qu’une poupée de porcelaine vide de sens et de sentiments. A quoi servait-il de lui expliquer qu’il se trompait ? Regulus semblait être si sûr qu’elle n’ait cherché qu’à le duper. S’il avait su… Elle se redressa lentement, ses boucles blondes collées à ses joues par les larmes prenant garde à ce que la couverture ne la dénude pas trop.

« Alors, c’est ça que je suis pour toi ? Une traînée prête à tout pour avoir ce qu’elle désire ? Oui, sans doute. Tu m’as faite à ton image, hypocrite et mesquine. »

Son ton n’avait plus rien d’enfantin, y déchargeant toute la hargne qu’elle pouvait ressentir à cette instant d’être ainsi rejeté par l’homme qu’elle aimait, sans qu’ils aient pu s’expliqué. Il n’avait même pas cherché à comprendre sa situation, malgré que Raybrandt lui ait clairement écrit que si elle s’interposait trop longtemps dans cette histoire, elle en paierait de sa vie. Il jouait l’homme bafoué, alors qu’elle avait espéré trouver un réconfort dans ses bras. Décidément, elle s’était trompée sur toute la ligne.

« POURQUOI TU ME FAIS ÇA, TU VOULAIS TE VENGER N'EST-CE-PAS ? TU ÉTAIS FURIEUSE CONTRE MOI A CAUSE DE CETTE CONNE D'ALECTO ALORS TU AS DÉCIDÉ DE ME FAIRE SUBIR LA MÊME CHOSE, C'EST ÇA HEIN ? » « Non, c’est faux. Et je t’en conjure arrête de parler d’Elle, je… » « TU VOULAIS QUE JE SOUFFRE AUTANT QUE JE T'AI FAIT SOUFFRIR ! »

Elle tenta de se saisir de son bras pour le calmer, mais il l’a poussa s’y violemment que la belle héritière en perdit l’équilibre avant de s’écraser au sol. Palpitant dont le rythme frisait une cadence anormale, son souffle quant à lui sembla se couper. Il ne lui jeta pas même un regard lorsqu’il lui demanda de quitter les lieux lui assénant ces quelques mots qu’elle avait espéré ne jamais entendre de sa bouche. Avec un sourire contrit, elle serra les pans du plaid qu’elle tenait contre elle, prenant sur elle pour ne pas laisser ses sanglots dépasser la barrière de ses lèvres. Quelques larmes pourtant, silencieuses, passèrent la barrière de ses yeux de glace, glissant sournoisement le long de ses joues.

« C’est ainsi que j’ai commencé à t’aimer… » Fit-elle tout doucement, comme si elle pesait soigneusement ses mots, alors que seul le bruit de la tempête et du crépitement des braises retentissait dans le grand salon. « Dans les cris, et la violence… Cela ne m’étonne pas, que ça se finisse de la même manière. » L’italienne se releva, allant chercher sa robe qu’elle revêtit à la hâte avant de se retourner vers lui. L’héritier n’avait pas bougé, toujours le regard obsédé par les flammes. Elle s’approcha de lui une nouvelle fois, sans le toucher, respectant sa demande.

« Tu m’as demandé la raison de ma venue. Je suis ici parce que Lux m’a dit que j’allais te perdre définitivement si je ne revenais pas à Londres. Tu m’as demandé pourquoi je ne t’ai rien dit de cette lettre, et pourquoi je t’ai laissé me faire l’amour. Parce qu’en égoïste je ne voulais pas accepter que tu puisses appartenir à une autre femme que moi. Et parce que malgré tous ces malheurs, toute cette haine que j’entretiens à ton égard, tu es le seul à posséder le palpitant au creux de ma poitrine. Peut-être que tu n’en veux plus. Pourtant, il t’appartient toujours.» Elle sourit, alors que sa voix tremblait sous le coup de ses sanglots. Elle eut un petit rire avant d’ajouter « Quoi ? As-tu oublié… ? Je t’avais pourtant bien dit de le briser, ce cœur, tant qu’il en était encore temps, avant qu’il ne nous rende malade. Mais tu es toujours aussi buté… Et, tu m’as laissé t’aimer si fort que j’étais prête à jeter cette lettre au feu et tous mes serments. Pour toi. Mais cette fois il n’y a plus d’espoir. » Ces mots, Ciella n’aurait jamais cru un jour les entendre de ses lèvres, sachant pertinemment qu’ils signaient la fin de toute relation qu’elle ait pu entretenir avec lui. Mais que pouvait-elle faire contre les décisions du Seigneur des Ténèbres ? Cette fois, elle était bel et bien impuissante. Elle attendit qu’il lui jette un regard en biais avant de poursuivre « Je n’ai jamais voulu tout ça Regulus… Mais si ce sont les derniers moments que je passe à tes côtés, alors je les savourerai jusqu’à la dernière seconde… Ne me demande pas de partir, s’il te plait… Pas maintenant...» L'héritière ferma lentement les yeux, adressant une prière silencieuse aux Dieux de sa contrée natale pour qu'ils lui laissent encore le temps de lui dire qu'elle l'aimait. Merlin, qu'elle L'aimait de toutes les fibres de son cœur d'encre. Noir peut être, et égoïste comme Il le disait souvent. Pourtant, c'était Lui qui l'avait poignardé de toutes ses forces...

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MessageSujet: Re: « Yesterday,all my troubles seemed so far away »   Sam 17 Déc - 15:39



« Ça passera, avec le temps, ou quelqu'un d'autre... »

Le désespoir se faisait entendre chaque seconde en peu plus. Les yeux fixés sur les flammes qui dansaient dans l'âtre de la cheminée, Regulus était perdu. Tous ses repères, tout ce qu'il croyait être vrai, venaient de s'écrouler. Il n'y avait plus rien à dire, et surtout, il n'y avait plus rien à faire. En lisant cette fichue lettre que l'italienne s'était empressée de déchirer en mille morceaux, il avait compris. Compris que c'était la fin de leur histoire à tout les deux. Cette missive venait de briser ce qu'il avait mis plusieurs mois à construire. Un pan de sa vie était sur le point de disparaître à jamais alors que la tristesse et la colère, les deux sentiments mélangés, le faisaient dire et faire des choses qu'il n'aurait jamais pu faire en temps normal. L'impulsivité ne faisait pourtant pas partie de ses nombreux défauts. Du coin de l’œil, il vit Ciella se couvrir, et se recroqueviller sur elle-même, et sa voix se fit entendre, tel un murmure suppliant qu'il se taise. Mais le garçon n'y arrivait pas, c'était trop ardu de prétendre que tout allait bien alors que tout allait mal, et qu'il se sentait plus bas que terre.
« Alors, c’est ça que je suis pour toi ? Une traînée prête à tout pour avoir ce qu’elle désire ? Oui, sans doute. Tu m’as faite à ton image, hypocrite et mesquine. »
Regulus était blessé de ses mots autant qu'elle pouvait l'être des siens. Pourquoi était-ce toujours de la sorte entre eux ? Pourquoi l'un ou l'autre attendait la moindre petite opportunité pour déclarer la guerre ? Pourtant, il aimait ça, il aimait sa manière de faire les choses. Pied au plancher, pleins phares, tout ou rien mais rien à moitié, alors il faut foncer ! Il avait appris à supporter ses caprices et ses délires... Mais désormais, tout était amplifié, et la rage qu'il ressentait devenait plus forte. Il ne lui en voulait pas, certes, elle lui avait caché cela, mais il lui avait également dissimulé la lettre de ses parents. Il en voulait à la terre entière, il en voulait à Krystel, qui se disait son amie, il en voulait à Voldemort, il en voulait à ses parents, il en voulait à Alecto d'exister, il en voulait à Amycus, il en voulait à Ciella de l'aimer. Les mots sortaient de sa bouche vermeille avec colère. Cependant, Regulus ne les entendit qu'à moitié. Son esprit était décidément trop embrouillé, trop déçu, trop perdu. Elle s'approcha de lui comme pour tenter de le calmer, mais là seule chose qu'il voulait, c'était qu'elle parte, pour qu'il puisse exprime sa rage sans qu'elle ne puisse voir l'agressivité et le chagrin qui l'animaient. Il devenait fou. La seule personne qui donnait encore un sens unique à sa vie était sur le point de disparaître de son existence. Comment la laisser partir ? Sa force avait eu raison de la faible corpulence de son amie, et il s'en voulait de la faire souffrir, de lui avoir fait mal, mais pour l'instant, il était encore sous le choc de l'annonce, et n'arrivait plus à bouger. Même les larmes silencieuses qui coulaient sur les joues de son unique amour ne le firent bouger alors que les siennes redoublaient d'intensité et glissaient sur son visage. « C’est ainsi que j’ai commencé à t’aimer… » Il détourna la tête, ne voulant plus croiser son regard. Il savait qu'il allait craquer bien plus vite s'il la contemplait. Lorsqu'il s'agissait d'elle, il perdait ses moyens. Elle seule semblait réellement comprendre de quoi il avait besoin, elle seule savait comment le réconforter en quelques secondes, elle seule savait ce qu'il était vraiment. Pourquoi la repousser dans ce cas ? L'amour. Une erreur et une faute. Il s'était embarqué là-dedans avec délice et passion, et voilà que désormais, plus rien de bon ne semblait vouloir en sortir. Il avait été stupide, tellement stupide. « Dans les cris, et la violence… Cela ne m’étonne pas, que ça se finisse de la même manière. » Ces paroles le choquèrent. Les cris, la violence ? De quoi parlait-elle ? Jamais il n'avait réellement crier sur elle, sauf lorsqu'ils se disputaient, alors, le taux de décibels pouvait vite grimper, mais la violence ? Jamais il ne l'avait touché avant ce soir. « Que veux-tu dire par là ? » Elle se leva, se rhabilla, et il la sentit se glisser derrière lui, lui arrachant plusieurs frissons, il avait du mal à se contenir lorsqu'elle était près de lui. Il crut pendant quelques secondes qu'elle viendrait enlacer ses bras autour de lui, le réconfortant de sa présence, et il se serait probablement laissé faire cette fois-ci, mais elle n'en fit rien. Elle était blessée elle aussi et c'était légitime.
« Je n'imaginais pas une seule seconde que c'était pour cela. Je croyais que tu ne m'aimais plus, que tu ne voulais plus me voir, que tu me haïssais de t'avoir menti... Je regrette tellement si tu savais. Je regrette de t'avoir retrouvé il y a quelques mois dans ce bar minable, je regrette d'avoir été si faible et de m'être laissé charmé par toi, je regrette d'être tomber amoureux de toi. Car maintenant, qu'est-ce que cela nous a apporté à part de la souffrance et de la douleur ? Dis-moi ? Je sais qu'on aurait jamais dû. Nous aurions continuer à vivre chacun de notre côté, sans nous préoccuper constamment de l'autre. Cependant, qu'aurais-je fait sans toi ? Tu m'as réveillé. J'étais mort, mort à l'intérieur. Tu as réactivé des sensations et des sentiments que je pensais éteints à jamais. Mais maintenant, que vont-ils devenir ? Ils vont se rendormir, je le sais. Sans toi, tout ça ne peut plus exister. Je ne peux aimer quelqu'un d'autre que toi. Je ne le peux. Je le sais. Mon cœur aussi t'appartient toujours, il t'a toujours appartenu, depuis le début. Toi, tu m'as laissé m'abandonner à toi, à tel point que j'ai cru mourir. J'ai cherché à me punir moi-même d'avoir des parents si égoïstes, mais au final, l'ordre venait d'encore plus haut... J'ai voulu me détruire. Je sais qu'au final, tu n'y es pour rien. Tout est de ma faute. Si seulement j'étais né dans une autre famille... tout cela aurait été plus simple.»
« Mais si ce sont les derniers moments que je passe à tes côtés, alors je les savourerai jusqu’à la dernière seconde… Ne me demande pas de partir, s’il te plait… Pas maintenant...»
Faibles supplications auxquelles Regulus n'avait qu'une seule envie, répondre oui. Comment la laisser partir après cela ? Il n'y avait plus aucun espoir. Pourtant, il continuait à croire que son amour était sincère, le sien l'était bien... Qu'allait-il bien pouvoir faire sans leurs incessantes disputes, leurs réconciliations tordantes ? Regulus ferma les yeux, sentant la chaleur du feu lui brûler les joues. Bien entendu, il mourait d'envie de rester avec elle, mais c'était désormais impossible. Il n'avait pas eu le temps de lui dire tout ce qu'il avait à lui dire... Malgré tout, il l'aimait. Comment était-ce encore possible d'ailleurs ? Sa relation avec Ciella l'avait détruit et pourtant, il continuait à s'y accrocher comme un fou. Pourquoi était-ce tombé sur lui ? Il n'avait rien demandé, et pourtant, son cœur de pierre blessé se laissait facilement attendrir par cette fille agaçante. Comment pouvait-elle encore le supporter ? Il se retourna doucement vers elle et s'approcha. Il ne put s'empêcher de faire glisser sa main sur sa joue pleine de larmes. Tout cela par sa faute... Brusquement, il lui attrapa la nuque, et la jeune fille s'écrasa sur son torse. Oui, il était faible, terriblement faible. Pourquoi n'arrivait-il pas à être raisonnable avec elle ? Son bras droit entoura doucement sa taille fine tandis que l'autre caressait doucement ses cheveux qui sentaient bon le shampoing. Regulus avait peur. Qu'allait-y arriver après ? Lorsqu'elle serait partie ? Cela serait la fin, mais il ne voulait pas s'avouer cette terrible fatalité. C'était trop de peine assurée.
« Je suis désolé. Pardonne-moi.»
L'anéantissement était proche. Regulus était fatigué de voir son cœur se déchirer. Toute sa vie n'avait été que malheur. Et à chaque fois qu'il avait cru pouvoir trouver le bonheur, on le lui avait sauvagement repris. Il n'y avait plus droit, c'était évident. Les forces de la nature ne souhaitaient pas que Regulus Black soit heureux. Ainsi soit-il. Cette nuit serait la dernière.
« Je n'ai jamais voulu que tout cela arrive. J'ai tant rêvé à toi, et lorsque j'ai vu cette lettre, j'ai compris que ça ne pourra jamais marcher entre nous, pourtant, Merlin sait bien à quel point je tiens à toi, Ciella... Je t'aime. Et, ça, c'est pas un mensonge. »
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MessageSujet: Re: « Yesterday,all my troubles seemed so far away »   Dim 18 Déc - 20:56


« Don't make me sad, don't make me cry. Sometimes love is not enough when the road gets though, I don't know why you're making me laugh. Lets go get high the road is long, we carry on. Should you have fun in the meantime. Take a walk on the wild side, let me kiss you hard in the pouring rain. You like your girls insane, so choose your last words this is the last time. Cause you and I We were born to die»

Les beaux jours semblaient les avoir quittés comme le soleil avait laissé place aux intempéries dehors. Le mince espoir que Ciella avait gardé au creux de son palpitant s’était noyé dans les eaux sombres au même titre que celui de son tendre Démon. Il n’y avait désormais plus rien, juste le néant, l’impression vertigineuse d’être en chute libre, sans plus jamais toucher la terre ferme. Elle songea que tout aurait pu être différent s’ils s’étaient montrés peut être plus forts et plus fiers, mais à quoi bon ressasser le passé ? Ils en étaient là aujourd’hui, par leur faute commune. La seule chose qu’elle souhaitait à Regulus en cet instant était cependant de lui épargner tout cela. D’effacer la tristesse sur ses joues et voir à nouveau ce sourire taquin et arrogant qu’il affichait encore les premiers jours. Cet amour destructeur les avait malmenés, les faisant repousser les limites de tout ce qu’ils étaient prêts à se pardonner l’un l’autre. Pourtant la belle italienne ne voulait pas qu’il garde cette image d’elle. Fierté inébranlable l’a poussant toujours à laisser son apparence intacte aux yeux de l’héritier. Le Seigneur des Ténèbres et ses vermines pouvaient bien désirer son union avec la jeune Carrow, le palpitant de Black était à elle, elle en était l’unique propriétaire. Il le lui avait promis.

    « Je regrette tellement si tu savais. Je regrette de t'avoir retrouvé il y a quelques mois dans ce bar minable, je regrette d'avoir été si faible et de m'être laissé charmé par toi, je regrette d'être tombé amoureux de toi. Car maintenant, qu'est-ce que cela nous a apporté à part de la souffrance et de la douleur ? Dis-moi ? Je sais qu'on aurait jamais dû. Nous aurions continué à vivre chacun de notre côté, sans nous préoccuper constamment de l'autre. »


La belle opina négativement de la tête, alors que les larmes glissaient sournoisement sur ses joues. L’espace de quelques instants, elle se retrouva à nouveau plongée dans les limbes de cette fameuse nuit dans ce bar miteux. Prisonnière du manque qu’il avait laissé en elle, elle se souvint du dégout qu’elle pouvait avoir pour sa personne, elle, l’héritière au cœur de pierre. Palpitant qui s’était révélé bien faible devant les beaux yeux du Serpentard. Et à présent, elle en était là, complètement dévorée par ce qu’elle pouvait ressentir pour lui. Regulus parlait de leurs souffrances, mais c’était peut être ça justement. Souffrir, cela lui importait peu tant qu’elle savait qu’Il était à elle. Souffrir pour lui avait presque quelque chose de libérateur.

    « Ne dis pas ça mon petit Roi, ne dis jamais que tu regrettes tout cela. On ne regrette pas l’amour c’est un cadeau. Certes, empoisonné quelque fois, mais cela n’en reste pas moins un cadeau. Cela en reviendrait à nier nos souffrances, et je ne veux pas avoir souffert pour rien, parce que pour moi tu n’es pas rien, Regulus. »

    « Cependant, qu'aurais-je fait sans toi ? Tu m'as réveillé. J'étais mort, mort à l'intérieur. Tu as réactivé des sensations et des sentiments que je pensais éteints à jamais. Mais maintenant, que vont-ils devenir ? Ils vont se rendormir, je le sais. Sans toi, tout ça ne peut plus exister. Je ne peux aimer quelqu'un d'autre que toi. Je ne le peux. Je le sais. Mon cœur aussi t'appartient toujours, il t'a toujours appartenu, depuis le début. Toi, tu m'as laissé m'abandonner à toi, à tel point que j'ai cru mourir. J'ai cherché à me punir moi-même d'avoir des parents si égoïstes, mais au final, l'ordre venait d'encore plus haut... J'ai voulu me détruire. Je sais qu'au final, tu n'y es pour rien. Tout est de ma faute. Si seulement j'étais né dans une autre famille... tout cela aurait été plus simple..»
    « Arrête Regulus, ne fais pas l’enfant, ce n’est pas fini. Ne fais pas le type qui m’abandonne, qui fait semblant de ne pas comprendre … Que je n’intervienne pas dans ton prochain mariage ne veut pas dire que je renonce à toi. Jamais. Tu es et demeures l’une des plus belles choses qui me soit arrivée en Angleterre. Peut-être est-ce plus facile et moins douloureux de se quitter une fois pour toute, mais mes sentiments pour toi ne changeront pas, et ne s’effacerons certainement pas de sitôt. Cependant, tu ne peux plus être à moi seule Regulus je l’ai enfin compris. Il a des choses qui ne sont plus de notre ressort. Il semble que le Seigneur des Ténèbres ait des plans différents pour chacun de nous. »


Il s’excusait à nouveau. Tout cela était ridicule. Il n’avait jamais eu besoin de s’excuser pour qu’elle lui pardonne quoique ce soit, le trop faible palpitant qui logeait dans sa poitrine s’en chargeait pour elle. Elle aurait même été prête à accepter ses coups et ses injures, à bafouer son honneur si cher pour pouvoir rester avec lui. Hélas on ne lui permettait plus ce privilège à présent, il appartenait à une autre. Ciella songea quelques instants à la future Madame Black. Jalousie tenace qui réduisait ses reins à néant, pourtant ce n’était plus de la rage qui habitait l’héritière, mais plutôt une forme de pitié. Quel était le pire entre leurs deux situations, passer toute sa vie avec un homme qui ne vous aimerait jamais, ou vivre toute une vie en sachant que l’homme que vous aimez appartient à une autre… ?

    « Je n'ai jamais voulu que tout cela arrive. J'ai tant rêvé à toi, et lorsque j'ai vu cette lettre, j'ai compris que ça ne pourra jamais marcher entre nous, pourtant, Merlin sait bien à quel point je tiens à toi, Ciella... Je t'aime. Et, ça, c'est pas un mensonge. »
    « Je me souviens t’avoir décrit notre avenir dans une de mes lettres. Je n’ai plus peur de l’affronter, tu sais. Pas si j’ai la certitude que tu m’aimeras encore un peu malgré tout. Alors si tu m’aimes comme tu le dis, rends-moi heureuse encore une fois. S’il te plait, aimes moi encore une dernière nuit et vivons là jusqu’à l’aurore. »


Il l’attrapa soudainement, alors que l’héritière allait s’écraser contre lui, enroulant automatiquement ses assassines autour de son cou. Elle chercha le contact de ses lèvres, avant d’y gouter avec délice de longues minutes durant. Droguée ne pouvant plus rester sans son oxygène, elle ne lâchait pas son emprise sur lui, comme si son instinct de survie guidait ses gestes. Ciella s’enquit de le déshabiller une seconde fois, mais plus doucement, sans empressement comme elle avait pu le faire une première fois. Elle s’attarda sur chaque bouton, savourant les derniers moments qu’elle passait avec lui, les gravant dans sa mémoire à jamais. Ils basculèrent bientôt sur le canapé qui avait déjà accueilli leurs ébats toujours dans cette soif de l’autre, dans ce désir de se posséder, et peut être quelque part de se dire quitter dignement.
***
**

Elle n’avait pas dormi. Ou peut-être un peu, l’héritière ne s’en souvenait plus. Le corps chaud de Regulus contre elle, ses prunelles claires le détaillaient à loisir, alors qu’un sourire tendre étirait ses lèvres carmins. Il était d’ailleurs bien le seul à qui elle se permettait ce genre de sourire, Elle, qui ne laissait jamais ses sentiments transparaître. Les fenêtres de la demeure des Silvestri filtraient quelques rayons de soleil, lui faisant comprendre qu’il était temps pour elle de quitter le jeune Black, et de le laisser poursuivre sa vie. Sans Elle. Cette croisée des chemins dont elle avait parlé à Regulus était peut être finalement arrivée plus tôt que prévu. Une douleur insidieuse s’immisça au creux de son être, l’a malmenant encore une fois, qu’elle chassa alors qu’elle se penchait pour caresser doucement la ligne séductrice de la mâchoire du bel endormi. Elle lutta pour lui offrir le plus beau sourire qu’elle ne lui avait jamais fait lorsqu’il ouvrit à son tour ses yeux, avant d’embrasser ses lèvres. Son dernier baiser, un baiser d’adieu. « Il y a tellement de choses que j’aurai voulu te dire ou te montrer, mais nous n’avons plus de temps pour cela. Dis-moi que tu ne regretteras jamais notre histoire. Jamais, Regulus. Promets-moi que tu aimeras ton futur héritier comme s’il était le nôtre, même si sa mère n’a pas ta préférence, et je t’en conjure, n’oublie jamais que tu détiens mon cœur. Je te l’ai offert il y a longtemps. Tu en es l’unique détenteur…» La belle italienne l’embrassa une dernière fois avant de quitter ses bras réconfortants. Elle attrapa la robe qu’il lui avait offerte avant de l’enfiler en vitesse. Cadeau qui appartiendrait au passé dorénavant. Elle récupéra ses affaires et se dirigea à pas feutrés vers la porte. Une larme, fermement emprisonnée dans l'océan de métal liquide de ses yeux, osa s'échapper, et consumer sa courte vie sur la joue de porcelaine de Ciella. Une larme, une seule, osa percer la barrière de son âme alors qu’elle se retournait vers lui. La dernière qu’elle verserait pour l’héritier. Trois mots cependant, franchirent ses lèvres dorénavant acérées. Trois.

    « Au revoir… »


Regulus…
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: « Yesterday,all my troubles seemed so far away »   Lun 19 Déc - 17:08



« Ça passera, avec le temps, ou quelqu'un d'autre... »

Ciella hocha la tête comme pour lui dire qu'il avait tord. C'était difficile de croire le contraire lorsque tous les éléments, tous les évènements, se pliaient en quatre pour leur faire vivre la pire vie qu'il soit. Il était loin le temps de l'insouciance, le temps des rires et des blagues près du feu, le temps du bonheur. Ne restait plus que le malheur et le déshonneur. Cela lui faisait mal de savoir que toute la souffrance qui régnait dans leurs cœurs avait été causé par sa faute. C'était difficile à avouer, mais ce n'était que la stricte vérité. Il voulait revoir l'air sarcastique de Ciella, son sourire ironique, la fierté dans ses yeux, ses mimiques agaçantes... car cela signifierait que tout était comme avant. Il détestait cela autrefois, il avait toujours l'impression qu'elle se fichait d'elle. Mais désormais, il donnerait tout pour ne plus voir les larmes glisser sur son visage qui n'avait plus rien d'enfantin. Cet amour mortel et néfaste les avait consumé puis détruit à petit feu. Ce n'était plus la peine d’espérer, ce n'était plus la peine.
« Ne dis pas ça mon petit Roi, ne dis jamais que tu regrettes tout cela. On ne regrette pas l’amour c’est un cadeau. Certes, empoisonné quelque fois, mais cela n’en reste pas moins un cadeau. Cela en reviendrait à nier nos souffrances, et je ne veux pas avoir souffert pour rien, que pour moi tu n’es pas rien, Regulus. »
Ces mots lui réchauffèrent leur cœur et le réconfortèrent un peu. Il était vrai qu'ils avaient enduré trop de choses pour devoir oublier. Peut-être que la souffrance était juste la seule chose qu'il leur restait. Ils avaient tous les deux mal, ils souffraient, et cela allait demeurer ainsi, c'était certain. Que faire contre Lord Voldemort ? Combattre ses parents avait été plus aisé qu'il ne l'aurait cru, mais combattre le Seigneur des Ténèbres ? L'homme le plus puissant de la planète qu'il s’apprêtait à rejoindre ? Regulus était fatigué de se battre. Il fallait abdiquer désormais. Il avait joué, et il avait perdu. C'était trop tard.
« Je ne fais pas l'enfant...»
Si il le faisait. Il était encore jeune, si jeune... Il n'avait même pas encore dix-sept ans et pourtant, toute sa vie semblait être tracée. Pourquoi en était-il ainsi ? Il n'avait rien fait de son existence qu'il trouvait bien minable en prenant recul. Depuis sa naissance, il avait poursuit qu'un seul but : plaire à ses parents. Et il était sur le point de l'atteindre. Il allait faire ce qu'ils voulaient qu'il fasse. Ciella lui jurait que ce n'était pas fini. C'était impossible. Ils ne pouvaient pas rester ensemble, l'italienne se voilait la face. Elle pensait même pouvoir endurer le contre coup du mariage... Mais pour combien de temps ? Pour gagner encore quelques mois ? Se voir en cachette, se retrouver et s'aimer pendant quelques moments volés qui passaient toujours trop vite ? Pour au final, se quitter à nouveau, et souffrir encore plus ? Regulus ignorait s'il pouvait en supporter d'avantage.
« Je me souviens t’avoir décrit notre avenir dans une de mes lettres. Je n’ai plus peur de l’affronter, tu sais. Pas si j’ai la certitude que tu m’aimeras encore un peu malgré tout. Alors si tu m’aimes comme tu le dis, rends-moi heureuse encore une fois. S’il te plait, aimes moi encore une dernière nuit et vivons là jusqu’à l’aurore. »
Il n'y avait plus rien à dire, seulement profiter, profiter d'une dernière fois, d'une dernière nuit.

***
**

Regulus s’éveilla au milieu de la nuit, Ciella remuant faiblement dans ses bras. Elle s'était finalement endormie. Cela n'avait pas été chose aisée. Sans s'en rendre compte, elle vint se blottir encore plus près de lui en calant confortablement sa joue chaude contre son torse. Son souffle léger lui arracha un léger frisson. Elle paraissait si calme et sage. Son ange à lui. Mais pour un ange, sa sensualité s'exprimait sans aucune retenue. Il sentit avec délice l'odeur de ses cheveux en savourant et profitant de chaque instant. Son cœur se serra en se rappelant que ceux seraient les derniers. Dans son demi-sommeil, il songea que c'était la première fois depuis longtemps qu'il appréciait de rester près d'une femme après l'amour. Avant, les câlins qu'elles réclamaient à ce moment-là l'étouffaient. Le sexe, d'accord. Mais il détestait qu'on l'approche de trop près, qu'on puisse lire en lui comme dans un livre ouvert... Comme Ciella le faisait. C'était différent avec elle. Comment se refusait à elle ? Elle semblait si bien qu'il n'avait plus envie de la laisser partir. Après tout, ils pourraient s'enfuir tout les deux et laisser tomber tout le monde ? Pourquoi ne pourraient-ils pas vivre heureux ? Pourquoi ce bonheur leur était-il refuser ? Ce qu'il voulait, c'était d'être un homme libre, libre d'avoir ce qu'on lui refusait. C'est sous cette idée qu'il se rendormit.

***
**

Il ouvrit les yeux en sentant un regard brûlant qui l'observait. Il croisa les prunelles de sa belle italienne qui lui souriait sincèrement. C'était bien rare qu'elle offre à qui que ce soit un de ses sourires. Mais celui-ci ne faisait qu'augmenter la douleur permanente qui avait élu domicile au fond de sa poitrine. Il pensa avec angoisse qu'il ne reverrait sans doute plus jamais ses douces lèvres vermeilles se pencher vers lui pour le gratifier d'un doux baiser. Avec chagrin, il sentit dans ce baiser tout l'amour qu'ils se portaient l'un pour l'autre, et également, le goût amer de la défaite. « Il y a tellement de choses que j’aurai voulu te dire ou te montrer, mais nous n’avons plus de temps pour cela. Dis-moi que tu ne regretteras jamais notre histoire. Jamais, Regulus. Promets-moi que tu aimeras ton futur héritier comme s’il était le nôtre, même si sa mère n’a pas ta préférence, et je t’en conjure, n’oublie jamais que tu détiens mon cœur. Je te l’ai offert il y a longtemps. Tu en es l’unique détenteur…. » La nuit avait passé si vite, bien plus vite qu'il ne l'aurait souhaité. Un poignard enflammé attaqua le faible organe enfoncé dans sa poitrine, lui arrachant tous les souvenirs passés dans ses bras. Pourquoi fallait-il qu'il soit si vulnérable ? Comment pourrait-il avoir un héritier avec Alecto alors que son corps et son âme entière ne désiraient qu'elle ? « C'est impossible Ciella... Je ne peux pas, je ne veux pas... Nous nous sommes donnés l'un à l'autre... »Elle se leva brusquement, et Regulus ressentit bientôt le manque de son corps et de sa chaleur, il se couvrit en même temps qu'elle. Il faisait froid. La pièce était gelée, ou peut-être était-ce lui ? Il la fixa longuement alors qu'il lui disait :
« N'oublie pas toi non plus. Je t'appartiens depuis le jour où tu m'as volé mon cœur dans ta demeure de WhiteChapel. »
Elle s'habillait, rangeait, pleurait, se dirigeait vers la porte... Pleurer ? Une seule larme vint entacher son doux visage et elle répondit : « Au revoir… Regulus…»Regulus se leva brusquement. Elle ne pouvait pas partir, c'était impossible pourtant, la poignée de la porte se refermait doucement. Il courut jusqu'à elle en murmurant : « Non, attends, Ciella... » Il se retrouva dehors en deux secondes. Il scruta les environs. Disparue. Il n'y avait personne. Il tomba abruptement sur le sol où les cailloux lui déchirèrent la peau. Il leva ses yeux pleins de larmes vers le ciel, en direction de la constellation du Lion, en y cherchant l'étoile la plus brillante : l'alpha leonis. Son étoile... L'étoile Regulus. Il hurla :
« JE TE MAUDIS MAUVAISE ÉTOILE ! »







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