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Professeur↯  Les runes, inutiles ? Mais non !
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Adrian Ivanov

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MessageSujet: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Ven 9 Déc - 8:24

    La première chose à laquelle Adrian pensait à chaque fois qu’il mettait un pied dans le Parc de Poudlard, c’était un juron norvégien. Un juron qui mêlait le « Merlin c’est quoi ça ?! » au « Salazar, c’que c’est beau », en plus vulgaire bien sûr. Et ça donnait quelque chose du style « Merlazar c’est quoi beau ! »… donc quelque chose de pathétique qui ne troublait nullement Adrian. Et pour cause ! Il était déjà troublé ! Bref. Ainsi, lorsqu’Adrian se pointa aux grilles de Poudlard en attendant qu’on lui ouvre pour qu’il s’installe et qu’il pose ses affaires, la rentrée approchait à grande vitesse et il avait bien des choses à finir avant, comme par exemple un nouveau programme de cours pour les troisièmes années qui ne comprenaient visiblement pas bien la puissance des Runes (avait il trop survolé ce chapitre ? Ou ses exemples n’étaient pas assez… bruyant pour les jeunes sorciers que plus rien ne surprenaient ?), le professeur de Runes se perdit dans la contemplation de la Forêt Interdite. Il avait beaucoup de travail, trop à son goût, et il avait même du mettre la rédaction de son dernier livre en pause pour quelques semaines. Deux au minimum. C’était énorme aux yeux d’Adrian. Bref, double bref, triple bref, il n’avait pas vraiment besoin d’y penser. Car le Hall d’entrée approchait à grands pas. Comme la société sorcière se déstabilisait chaque jour un peu plus, et de moins en moins on estimait sur de sortir en ville, Adrian n’était pas mécontent de s’installait dès maintenant à Poudlard. De plus, il n’aimait pas trop rester seul dans son appartement. Oh, ce n’était pas qu’il n’avait pas d’amis à inviter, de petite amie à convier ou de parents à recevoir, c’était plus que personne n’avait le temps dans le cercle direct de ses connaissances. Et bon, c’était vrai aussi qu’il n’avait que peu de vrais amis, pas de petite copine et plus de parents directs à recevoir. Mais il valait mieux passer cela sous silence, au moins pour la stabilité mentale d’Adrian, stabilité déjà fortement ébranlée. Parce que dire d’autre de quelqu’un qui se demandait si une société sorcière sous la régence des Sang Purs (dont il faisait heureusement parti) ne serait pas mieux que le semblant de démocratie qui existait actuellement… Gazette du Sorcier corrompue, éminents chercheurs étouffés par des rats qui s’accrochaient à leur salaire au détriment du savoir, élèves de plus en plus pitoyables… Si au moins il pouvait réhabiliter les Runes ! Ca, ce serait bien… Il avait fait de ces petits symboles l’objectif de sa vie. Il n’avait pas grand-chose d’autre… Adrian rêvait de grandeur, de puissance pour les Runes et accessoirement pour lui-même. Car qui disait puissance, disait influence. Qui disait influence, disait pouvoir. Et avec du pouvoir et de l’influence, virer les crétins qui se disaient Graphistes pour devenir le référent en matière de Runes au sein du Ministère serait un jeu d’enfant. Il l’était déjà d’une certaine manière.

    Ce fut donc avec ces pensées là d’Adrian posa sa malle dans ses appartements qui n’avaient été que partiellement vidés à la fin de l’année scolaire, et ce fut toujours avec les mêmes pensées de grandeur que le professeur déambula dans les couloirs jusqu’à la salle des professeurs où il avait rendez vous avec son homologue spécialisé dans la défense contre les forces du mal pour… quoi déjà ? Ah oui, homogénéiser leurs programmes. Un but noble et intéressant, mais difficile à mettre en place. Mais bon… la déstabilisation d’une société était le prémices d’une guerre, seul un crétin l’ignorait.

    « Peter ! Vous êtes déjà là à ce que je vois. Bonnes vacances ? Ah oui, désolé, Pieter, pas Peter.»

    Cette incroyable familiarité n’était que purement fonctionnelle, professionnelle, puisque Adrian n’était pas franchement ami avec Pieter machin chose. En fait, Adrian frayait peu avec les autres professeurs. Peu ne voulait cependant pas dire pas du tout, et il connaissait au moins de noms tous ses confrères. Il devait juste n’avoir eu que deux ou trois conversations polies avec le professeur de défense. Adrian ne jeta à peine qu'un coup d'oeil à Pimprenelle qui venait de grimper sur la table la plus proche après avoir fait ses griffes sur un coussin qui traînait.

    « Bon Peter, euh Pieter, mettons nous au boulot. J’ai pris quelques livres de référence sur l’utilisation des runes en défense, mais je n’ai pas réellement trouvé de sorts faisables par les élèves qui demandent de l’habileté en maléfice et sortilège, et en runes. Si vous en connaissez… »
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Pieter Von Keller

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MessageSujet: Re: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Lun 12 Déc - 9:26

    C'était bientôt la rentrée. Seconde année d'enseignement à Poudlard pour moi. En arrivant devant le grand portail et en prononçant la formule d'ouverture de celui ci, je me rendais compte que jamais je n'aurais pu espérer tenir aussi longtemps. Sans mes crises, sans que ma nature ne me rattrape. Dumbledore me mettait toujours autant mal à l'aise, mais nous en étions arrivés à une certaine dose de confiance mutuelle, notamment dans le sens où j'effectuais mon travail avec toute la rigueur qu'on pourrait attendre d'un professeur occupant mon poste. Et l'absence quasi totale de crise depuis plus d'un an avait sans doute aidé à ne pas attérir à Azkaban pour meurtre et collusion supposée avec les puissances des ténèbres. Pour en arriver à un tel résultat, j'avais dû discipliner mes pulsions, réfréner mes plus bas instincts qui autrefois prenaient le dessus. J'étais fou, mais je m'étais soigné moi même. Nul besoin de ces charlatans que les moldus appelaient psychiatres. Je devais me guérir moi même dans le sens où si je ne le faisais pas, personne ne pourrait le faire à ma place, et je replongerais aussi sûrement qu'après l'orage vient la pluie. Je n'avais plus tué depuis cette rechute sur le chemin de traverse où j'avais été à deux doigts de réussir, et j'y serais parvenu sans l'interruption impromptue d'un individu ayant entendu le bruit que j'avais provoqué dans ma folie.


    Depuis, c'était le calme plat, j'avais évité tout ce qui pourrait me desservir. Plus une goutte d'alcool, plus d'excès, plus de femmes, plus rien. Et j'avais tenu bon, meme livré à moi même durant tout l'été. Pourtant, la tentation était forte parfois, mais je me sentais sevré, je me sentais calme, propre. Je me sentais bien. J'entrais dans Poudlard, réellement de bonne humeur. Le château était le lieu de ma renaissance, je respirais son air poussiéreux et ancien à pleins poumons en débarquant dans ma chambre. Celle ci sentait bon ; je remarquais qu'elle avait été récemment nettoyée du sol au plafond, mes affaires étant restées sur place ces dernières semaines. Je lâchais mon sac sur le lit, et m'y allongeais un instant. Qu'est ce que je serais bien, là, sur ce matelas de plumes à dormir dix heures d'affilée.. ! Mais je ne pouvais pas. Ivanov, le professeur d'étude des runes, avait demandé à ce qu'on se voie aujourd'hui pour homogénéiser nos cours. Je n'étais pas contre l'idée, même si je voyais assez mal ce qu'on pouvait faire. Je n'avais jamais étudié les runes, je n'y connaissais absolument rien. Je devrais en savoir plus, mais je n'avais aucun livre sur le sujet, et aucune envie non plus de me rendre à la bibliothèque pour faire des recherches. Je commençais à doucement m'endormir...


    Je me réveillais en sursaut, quelques heures plus tard. Je me sentais un peu plus reposé, et je n'avais absolument aucune motivation à faire autre chose finalement qu'ôter mes vêtements et me mettre sous l'édredon. Mais je ne pouvais pas. Grogner en me relevant, je réajustais ma tenue et quittais la pièce, pour aller attendre mon collègue dans la salle des professeurs. Je l'y attendais, me faisant un peu de café et attendant sans souffler mot sur ma chaise. Jusqu'à ce que l'homme arrive. Il me salua avec mon nom transposé en anglais, ce qui me fit doucement sourire. Il me demanda des nouvelles, et bien que je sois parfaitement conscient que c'était quelque chose de purement symbolique et empreint de politesse, cela me fit plaisir. Un peu de sociabilité me ferait du bien.



    | Bonjour, Adrian. Ne vous en faites pas, appelez moi Peter si vous préférez. A nouveau pays, nouvelle langue, et je ne m'en formaliserais pas. Je vais bien et mes vacances se sont bien passées, vu qu'il n'y a plus eu d'attaques. Et les vôtres ? |


    J'hochais la tête en signe d'acquiescement. Moins on perdrait de temps, plus vite j'irais me recoucher. Ivanov avait eu la bonne idée de ramener un livre, et commença à me demander mon avis. Je haussais les épaules. On était vraiment mal barrés.


    | Je dois vous avouer que je n'ai pas la moindre idée de la façon dont articuler nos deux cours. La raison en est simple et je le confesse sans honte ; je n'ai jamais étudié les runes, je n'ai même pas les bases. Si vous arriveriez à m'exposer les bases théoriques, cela nous permettra peut être de dégager des pistes de travail, qu'en pensez vous? |
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MessageSujet: Re: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Jeu 15 Déc - 8:36

    Je dois vous avouer que je n'ai pas la moindre idée de la façon dont articuler nos deux cours. La raison en est simple et je le confesse sans honte ; je n'ai jamais étudié les runes, je n'ai même pas les bases. Si vous arriveriez à m'exposer les bases théoriques, cela nous permettra peut être de dégager des pistes de travail, qu'en pensez vous?

    Adrian fit une moue contrariée. Il se souvenait en fait de la raison qui l’avait poussé à ne pas parler à Pieter. Il n’aimait pas les gens qui se targuaient de ne pas avoir de bases en runes. Oh, bien sûr, c’était compréhensible tant cette matière était méconnue (sans son attrait pour les langues anciennes Adrian n’aurait jamais songé même à prendre ce cours en option), mais c’était inacceptable de n’en ressentir aucun remord, aucun regret et aucune honte. Peuh. Les Runes étaient des incomprises. Personne ne voyaient leur splendeur, leur beauté, leur puissance… Elles demandaient du sang, une goutte de sang ou une gorge tranchée et elles pouvaient provoquer un tremblement de terre ! Une telle puissance n’était pas à la portée du premier venu, et bien des personnes remettaient en cause la moralité du sacrifice, mais bon… les sortilèges de magie noire ne pouvaient se targuer d’avoir autant de puissance, eux ! Adrian secoua mentalement la tête, pour se changer les idées. Foudroyer Pieter du regard pour lui faire regretter de ne pas connaître les Runes était une solution, mais une solution puérile. Un jour viendra où la puissance des runes sera connue de tous. Un jour… mais pas aujourd’hui. Si Adrian voulait remettre les runes au goût du jour, il devait commencer par convaincre ses proches et ses connaissances de leur splendeur, pas les en dégoûter.

    « Hum… les bases théoriques, je pense que je peux vous résumer ça en quelques mots, mais je vous préviens, ce sera vraiment grossier. Mieux vaut pour avoir les bases lire le Traité de Runes pour débutants de Stavonslk, il est très abordable lorsqu’on a de solides connaissances en maléfices et sortilèges. »

    Adrian n’avait pas pu s’en empêcher. A chaque fois que le mot rune franchissait ses lèvres, sa voix prenait un ton professoral qui n’avait rien à envier à celui du Professeur McGonagall, tant en raideur qu’une sévérité. Bien sûr, pour une fois, il n’y avait pas ce ton cassant qui faisait se recroqueviller les élèves, mais le fait était là : on ne rigolait pas avec un Adrian branché en mode runique (c’était le cas 23h sur 24, notons le). Ivanov se mordilla la lèvre inférieure et se contraignit à un peu plus… d’humilité ? De cordialité ? Il n’arrivait pas à trouver le terme exact… mais au moins, sa voix ne poussait plus à le frapper lorsqu’il reprit :

    « Lorsqu’on jette un sortilège, on fait appel à une injonction qui exprime plus ou moins ce que l’on veut en langue ancienne : le latin le plus souvent, bien qu’on voit parfois des sorts en grec ou en sanskrit. Vous devez savoir qu’il est théoriquement possible de lancer des sorts en anglais, mais ils sont le plus souvent très faibles et peu efficaces, puisque l’anglais est une langue jeune. Les Runes aussi constituent une langue, mais bien plus ancienne que le latin, le grec ou le sanskrit. Ainsi, c’est ce qui fait sa puissance, et sa difficulté. Parce qu’on ne parle pas le runique comme le grec ou le latin : il faut comprendre que chaque rune a une vie propre, ses sentiments, et il faut demander la bonne chose à la bonne rune pour se faire obéir et obtenir le résultat escompté. Et pour cela, il faut apprendre à connaître les runes en profondeur. Au niveau de l’initiation aux runes, à Poudlard, on apprend seulement à les traduire et à avoir plus ou moins la visée de l’incantation. Je ne montre qu’aux sixièmes et septièmes années quel est le potentiel des runes… »

    Adrian avait fini son exposé, trop succin à son goût, en dessinant l’alphabet complet des runes sur une feuille de papier pour la faire glisser en direction du professeur de défense contre les forces du mal. Pointant de la baguette deux symboles runiques qui étaient dessinés d’une main d’habitué, il les fit briller en rouge et ne put s’empêcher de rajouter :

    « Ce sont ces runes là que j’aimerai associer à la défense contre les forces du mal. Dagaz et Thursaz. Ce sont deux runes avec des applications concrètes en défense il me semble. Cependant, je n’ai jamais pu tester, puisque je ne suis pas quelqu’un de foncièrement belliqueux »

    Adrian avait terminé sa petite explication par une touche d’humour, pour apaiser la tension qu’il sentait émaner de lui-même. L’utilisation de runes pendant des combats était en réalité très mal vue par les Graphistes, puisque c’était donner un parti aux Runes qui étaient normalement profondément neutres. Dagaz permettait de jouer avec le temps : l’accélérer imperceptiblement, le ralentir progressivement ou le stopper totalement, bien que ce dernier point était pratiquement impossible à faire pour un sorcier normal, comme Adrian. A la hauteur d’étude des élèves, Adrian en pensait qu’à, peut être, infléchir un peu le temps pour produire comme un effet de flottement dans un combat. Ce n’était cependant que théorie… et il comptait bien ne pas le dire à Pieter. Thursaz en revanche, était connu pour son implication dans la défense et l’attaque des sortilèges. On pouvait conclure qu’incanté à la fin d’un sort, il en renforçait l’agressivité. Bien sûr… au niveau d’Adrian, c’était possible. Pour des élèves particulièrement talentueux et puissants, ça produirait surement une sorte de déflagration pour détourner l’attention de l’adversaire. Mais c’était déjà bien non ?
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MessageSujet: Re: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Ven 23 Déc - 15:10

    Je réprimais un éclat de rire quand je remarquais la tronche de trois mètres de long que me sortit mon collègue quand je lui avouais directement que je ne connaissais absolument rien aux runes, ni à leur fonctionnement ni à leurs usages. Nous étions tous un peu ainsi, nous autres enseignants. Toujours à considérer nos disciplines comme les plus importantes et les plus nécessaires à un sorcier digne de ce nom. Comme ci cela pouvait suffire ; j'avais bien conscience qu'il fallait diversifier ses connaissances pour être suffisamment bon pour tenir la distance en cas de problème. Je laissais couler un moment, de sorte à ce que mon collègue puisse faire la part des choses et se rendre compte que l'agencement de nos cours serait peut être un objectif difficile et long à atteindre. Pourtant, nous n'avions pas vraiment le choix que de le faire. Il en allait de notre responsabilité de professeurs, mais aussi de nos responsabilités civiques que de faire en sorte que nos étudiants puisse avoir recours à tout un ensemble de procédés visant à leur défense et à leur protection, surtout en une époque aussi sombre et troublée par des revendications identitaires et xénophobes aussi fortes que celles que l'on pouvait observer ces derniers temps. Adrian finit par me préciser qu'il pourrait me brosser à gros traits les caractéristiques principales de sa discipline, j'eus un sourire reconnaissant, et un signe de la main pour l'inviter à poursuivre son discours. Plus vite nous allions entrer dans le vif du sujet, et plus vite nous pourrions nous rendre compte de la tâche qui nous attendait. Qui plus est, qui disait plus vite commencé disait aussi plus vite fini.


    | Le traité de runes pour débutants de Stavonlsk, c'est noté. Je ne manquerais pas de le lire, c'est le moins que je puisse faire, eut égard à la complexité de votre discipline. Bien que je ne prétende pas avoir des connaissances encyclopédiques en matière de maléfices et de sortilèges, je pense me débrouiller assez bien pour pouvoir comprendre les grands principes. |


    Je ne jouais pas là au faux modeste ; ce n'était absolument pas mon genre que de me conduire de la sorte. Il me semblait utile de préciser que je connaissais probablement bien plus de maléfices que l'ensemble des professeurs au regard de mon passé hautement nébuleux, mais ma connaissance des sortilèges était nettement inférieur à celle de Flitwick, expert international et reconnu dans son domaine. Bon après, faire léviter des bouquins, c'était pas forcément ça qui allait sauver nos étudiants des mangemorts, sauf si on était capable de soulever une enclume. Allez apprendre ça dans une salle de classe, tiens, j'imaginais déjà la tête du concierge quand il s'en rendrait compte. Adrian commença alors son exposé en me parlant des bases qu'il fallait savoir en matière de lancement de sorts. Bon, ça allait quand même, je n'étais pas le dernier des arriérés, quand même. Cela dit, autant commencer par le début, histoire de bien saisir la logique de fonctionnement du truc. D'accord. En gros, runes signifie plus complexe et plus puissant que le langage usuel en matière de sorts. Il me détailla ensuite son process d'enseignement classique aux étudiants de l'école. Je hochais la tête en signe de compréhension du principe. Je trouvais même cela nettement intéressant, et je me rendais compte que j'avais déjà dû faire appel à un système magique analogue par le biais de vieux rituels. Cela remontait à la Luitpoldstrasse, plus de dix ans en arrière, mais les souvenirs de ces nuits ténébreuses ne m'avaient jamais quitté.


    | D'accord, je vois tout à fait là où vous voulez en venir. C'est effectivement quelque chose d'extrêmement intéressant. De mon côté, je vous avoues que jusqu'à la cinquième année, je n'enseigne que la base théorique du lancement de sort couplé à l'initiation aux sorts de défense les plus élémentaires, tels le sort du bouclier ou celui d'entrave que tout le monde connaît. Cela dit, qui dit élémentaire ne dit pas forcément simpliste ; je n'accepte en ASPIC que ceux qui ont obtenu au moins « E » à leurs BUSE en défense contre les forces du mal. Ensuite, on passe à des incantations de plus en plus complexes, jusqu'à effectuer de véritables sorts offensifs, dans leur cadre légal d'utilisation, bien entendu. |


    j'hochais de nouveau la tête aux paroles d'Adrian, mais une question me brûlait les lèvres, avant d'aller plus avant.


    | Est ce qu'il est possible d'apposer une rune sur un objet usuel, et que celui ci garde le pouvoir de la rune jusqu'à ce que son possesseur ait une utilité à l'utiliser, ou les runes ne forment elles que des sorts instantanés, comme les incantations? |
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Adrian Ivanov

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MessageSujet: Re: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Mer 28 Déc - 17:21

    | D'accord, je vois tout à fait là où vous voulez en venir. C'est effectivement quelque chose d'extrêmement intéressant. De mon côté, je vous avoues que jusqu'à la cinquième année, je n'enseigne que la base théorique du lancement de sort couplé à l'initiation aux sorts de défense les plus élémentaires, tels le sort du bouclier ou celui d'entrave que tout le monde connaît. Cela dit, qui dit élémentaire ne dit pas forcément simpliste ; je n'accepte en ASPIC que ceux qui ont obtenu au moins « E » à leurs BUSE en défense contre les forces du mal. Ensuite, on passe à des incantations de plus en plus complexes, jusqu'à effectuer de véritables sorts offensifs, dans leur cadre légal d'utilisation, bien entendu. |

    Adrian fit une moue assez satisfaite. Apparemment, il avait à peu près réussi à rameuter Pe… Pieter dans le camp de ceux qui avaient ouvert les yeux sur la beauté des Runes. C’était bien. Mais Adrina voulait mieux. Il voulait convaincre le monde que les Runes étaient la source réelle de la puissance de la magie et des sorciers. Sans runes, ils ne pouvaient rien faire. Sans… Adrian s’emportait mentalement. Il se contraignit au calme et à une attitude cordiale, écoutant ce que Pieter rajoutait, d’un ton interrogatif.

    | Est ce qu'il est possible d'apposer une rune sur un objet usuel, et que celui ci garde le pouvoir de la rune jusqu'à ce que son possesseur ait une utilité à l'utiliser, ou les runes ne forment elles que des sorts instantanés, comme les incantations? |

    Adrian prit le temps de réfléchir. La question n’était pas stupide. En fait, elle était légèrement au cœur de tous ce que les Graphistes dignes de ce nom étudiaient, analysaient tous les jours. Il était bien sûr possible d’apposer une rune sur un objet, mais ce n’était pas du tout simple. Adrian tapota nerveusement une mélodie que lui seul entendait sur le bord de la table, cherchant visiblement ses mots. La question de Pieter tournoyait dans sa tête, attendant patiemment qu’il trouve et formule mentalement la réponse adéquate. Adrian essayait de trouver les bons mots, mais ce n’était pas du tout facile. Conscient que Pieter devait se demander ce que son collègue faisait, Adrian lui adressa un sourire un peu désolé, et déclara, mi-rieur, mi-… sérieux :

    C’est une excellente question… mais la réponse est assez vaste… Permettez que j’aille me servir du café le temps que je trouve les mots ?

    Adrian réfléchissait mieux une tasse de café à la main, même s’il ne la buvait jamais chaude. Le tic de remuer le sucre fondu depuis plus d’une heure lui permettait de mieux organiser ses pensées. A moins que ce ne fut que psychologique… Devant le plateau, Adrian se surprit à avoir envie d’apprendre l’occlumencie. De telles envies lui prenaient, parfois, quand il s’y attendait le moins. La dernière fois qu’il avait eu une telle envie, il avait appris à faire du surf dans les heures qui l’avait suivies. Mais cette fois, il y avait une réelle motivation derrière son envie : apprendre l’occlumencie permettait, selon les livres, de mieux organiser son esprit et ceux qui maîtrisaient cet art de l’esprit possédaient un esprit d’analyse et une mémoire plus développés. Enfin… c’était d’après les rares livres qu’Adrian avait lus sur le sujet pendant ses temps libres et ses phases de boulimie de lecture, qu’il connaissait environ tous les deux mois. Mais ce n’était pas le moment d’y penser.

    Revenant avec sa tasse de café brûlant, Adrian se réinstalla face à Pieter. Tout compte fait, penser à autre chose était aussi une solution. Il avait sa réponse, ou du moins ce qui s’en approchait.

    Apposer une rune sur un objet est ce qui fait tout leur intérêt. Malheureusement, c’est aussi là que réside leur plus grande complexité.

    Adrian était comme lorsqu’il faisait face à ses élèves, qu’il tentait de considérer intelligents et motivés : ses mains bougeaient au rythme de ses mots, les mimant énergiquement. Il n’arrivait pas à rester stoïque, calme, lorsqu’il parlait des runes. Ses bras battaient la mayonnaise dans de grands mouvements, ses doigts s’agitaient… comme si gesticuler pouvait faire mieux comprendre ce qu’il disait !

    Lorsque vous gravez une rune sur… sur un objet par exemple, une… tenez, une médaille, en fait vous ne faites que graver un symbole comme si vous faisiez une éraflure. Ca ne fait rien. Strictement rien. Le signe en lui-même n’a pas de puissance, puisque c’est l’interface entre le sorcier et la magie.

    Adrian s’interrompit. Il espérait de tout cœur que Pieter arrivait à suivre, parce qu’il avait du mal à trouver les mots et recommencer le conduirait à reprendre petit à petit les bases des runiques jusqu’à refaire les cours qu’il donnait aux troisièmes années. La bouche sèche, déjà !, Adrian s’octroya une pause pour boire une gorgée de café et se brûler par la même occasion la gorge. Il reposa prudemment sa tasse, et jeta un regard noir à Pieter, le défiant de rire de sa mésaventure brûlante. Reprenant son exposé, et ses mains leur ballet, Adrian poursuivit :

    En fait, graver une rune sur quelque chose, si possible un support qui n’est pas éphémère, on dit durable dans le jargon, comme de la pierre ou des métaux, n’est qu’une première étape. Ensuite il faut insuffler de la puissance magique brute dans le support qui le conservera et permettra à la rune d’être en sommeil. La puissance qui est demandée est… humaine va-t-on dire. En revanche, plus la série de Runes est grande, plus il faut de puissance, tant pour leur insuffler de la puissance que pour les faire sortir de leur sommeil. En d’autres termes… un sorcier seul ne peut presque rien faire en Runes.

    Adrian avait conclu son exposé d’un air un peu déçu, puisqu’il espérait encore trouver un moyen d’incanter seul de longues laudes comme les Graphistes les appelaient. Mais pour l’instant, tous ses efforts s’étaient révélés infructueux. Il n’avait pas réussi une seule fois à réveiller les runes qu’il avait incanté dans du granite. C’est en songeant à cela qu’Adrian s’aperçut qu’il avait oublié un détail. Un léger petit insignifiant détail : les objets possédaient en eux même souvent de la magie qu’ils collectaient au contact des sorciers et des actes magiques. Certains étaient d’ailleurs d’excellents collecteurs, d’autres la transvasaient bien dans les runes… Il fallait trouver le juste équilibre entre la durabilité du support, son aptitude à capter la magie, à la retenir, à la convertir… c’était une science à part entière ! Mais Adrian avait un peu trop parlé pour le moment. Si Pieter posait la question, il en parlerait. Sinon… valait mieux parler de ce pour quoi ils s’étaient vus.
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MessageSujet: Re: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Jeu 5 Jan - 14:23

    Je remarquais non sans satisfaction que la situation de relation professionnelle que j'entretenais avec mon collègue était franche, et plutôt enrichissante. Ivanov semblait assez satisfait que je porte un certain intérêt à sa matière, ce qui me plaisait également. Ce genre de relation sociale, qui m'avait fait défaut depuis tant d'années, depuis peut être mon ascension au rang de star en Allemagne dans le cadre du théâtre magique, était quelque chose dont je redécouvrais la saveur, sans aucune ambiguité possible. Il n'y aurait peut être jamais rien de plus qu'une entente cordiale entre moi et le professeur, mais se retrouver intellectuellement sur la même longueur d'ondes était quelque chose d'assez grisant, d'enrichissant. Dans ce genre de cas, de rencontre, on n'avait jamais l'impression d'avoir perdu son temps, d'avoir gâché des capacités. J'attendais cependant que mon homologue ne me réponde, pour éviter de commettre un impair, que ce soit au niveau de la politesse ou encore au niveau de sa propre discipline. Déjà que je n'y connaissais rien ou presque en runes, alors ce n'était pas pour en rajouter ! J'avais l'impression cependant de lui avoir posé une colle à laquelle il ne saurait me répondre, mais j'avais aussi le sentiment que ma question avait éveillé chez lui un certain intérêt scientifique ; c'était du moins ce que je pouvais lire sur son visage. Il réfléchissait. Pas comme quelqu'un qui ne connaît pas la réponse, tout simplement comme quelqu'un qui entrevoit des ramifications diverses de possibilités, et qui est en train de démêler l'utile et l'inutile. Dans les deux cas, cela me semblait propice à une certaine gymnastique individuelle. Le piège était que je risquais de piquer du nez s'il prenait trop de temps pour me répondre. C'était ça de revenir à Poudlard fatigué comme pas un. Je devais avant tout m'éclaircir les idées, faire ce qu'il fallait pour conserver un minimum de facultés intellectuelles, de sorte d'une part à ne pas passer pour un clown, d'autre part à ne pas faire perdre le temps à Ivanov ici présent. D'ailleurs, celui ci eut une merveilleuse idée. Ma question, ou plutôt la réponse à celle ci, était si complexe qu'il devait prendre le temps d'y réfléchir, et proposais de faire du café. Je souriais, heureux de cette initiative que je considérais comme plus que bienvenue.


    | Faites donc, j'avoue que je n'y avais pas pensé, mais je sais aussi que ça nous fera du bien. Pas facile d'homogénéiser des cours, et encore moins quand l'un des deux est totalement néophyte dans la matière de l'autre! |


    J'avais répondu cela sur un ton taquin, sous entendant de façon ironique que c'était lui qui n'était pas calé dans mon domaine, dans le but de plaisanter, alors qu'il serait évident aux yeux de n'importe quel observateur qui aurait envie de suivre notre conversation des plus académiques. J'éclatais d'un petit rire amusé par la situation, lorsqu'Adrian. Celui ci s'était servi une tasse de café fumant, mais ne m'en avait pas amené une ! Était il de ce genre là, ou simplement trop occupé par le cheminement intellectuel nécessaire à m'apporter une réponse ? Quoiqu'il en soit, toujours secoué d'un petit rire silencieux, j'allais moi même me chercher une tasse de café, et prenait deux sucres avec, de sorte bien entendu à rester éveillé le plus longtemps possible. Je devrais travailler aujourd'hui, que ce soit au cours de cette entrevue ou ensuite ; parce qu'homogénéiser un cours avec un autre ne demandait pas que de la coordination, mais aussi de l'organisation ; je devrais réformer mes cours en conséquence. Adrian me répondit d'abord simplement, confirmant mes a priori sur les runes et leur utilité. Bon, c'était déjà ça ; je n'étais pas tombé à côté de la plaque dans mon interprétation ! Je remarquais que mon vis à vis se brûlait à cause de la chaleur de son café. Il semblait pressé de le boire, alors que je ne tenais moi même que la tasse entre les mains, soufflant doucement sur le liquide d'un brun foncé. Je me rendais compte cependant du problème que soulevait mon collègue, et ne pouvais m'empêcher de poursuivre ma série de questions.


    | Mais comment peut on faire pour dégager une utilité réelle à des runes gravées sur des objets, si c'est aussi compliqué ? J'avais pensé à mêler sortilèges de défense, les lier à un objet, et d'y apposer une rune qui renfermerait le pouvoir du sort, de sorte à le rendre éternel, ou peu s'en faut. Comme des médaillons qui renferment le charme du bouclier, ce genre de chose... Est ce faisable et surtout, abordable par des élèves qui ne sont pas encore en cycle terminal? |
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Adrian Ivanov

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MessageSujet: Re: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Sam 14 Jan - 10:42

    | Mais comment peut on faire pour dégager une utilité réelle à des runes gravées sur des objets, si c'est aussi compliqué ? J'avais pensé à mêler sortilèges de défense, les lier à un objet, et d'y apposer une rune qui renfermerait le pouvoir du sort, de sorte à le rendre éternel, ou peu s'en faut. Comme des médaillons qui renferment le charme du bouclier, ce genre de chose... Est ce faisable et surtout, abordable par des élèves qui ne sont pas encore en cycle terminal? |

    Adrian se gratta le front, étonné par cette question. Etonné… bien grand mot en réalité. Un terme plus exact serait « gêné ». Oui, gêné par cette question dans le sens où là, à l’instant, il n’avait, et bien, pas de réponse. D’autant plus qu’il n’avait jamais songé à une telle manière d’utiliser les Runes. Mélanger Runes et Sortilèges de Défense, okay, mais mélanger Runes et sortilèges de défense… voilà qui était inédit. Enfin… la formulation était mauvaise. Insérer les Runes dans une stratégie de défense, ce à quoi pensait initialement Adrian, était chose tout à fait aisée et simple, alors qu’insérer des sortilèges dans des séquences de Runes, coupler runes et sortilèges… C’était bien simple, ça ne lui avait jamais effleuré l’esprit. Adrian était… le terme choqué était un peu fort, mais on pouvait dire bluffé par cette idée. D’ailleurs, c’était tout à fait visible sur son visage, ses traits passant toutes les cinq secondes de l’étonnement à l’émerveillement en passant par la réflexion intense et l’incrédulité. Buvant son café d’un geste machinal, se brûlant la gorge par la même occasion, Adrian activa rapidement ses neurones, pour envisager toutes les solutions. On n’y pensait légitimement pas à première vue, mais l’enseignement avait aussi sa part de recherche. C’était en cherchant comment expliquer des concepts de la manière la plus simple possible que l’on pouvait faire des découvertes étonnantes. Oui, cette idée d’homogénéiser les deux programmes, ou du moins de faire une partie qui regroupait les deux matières était brillante. De la nouveauté, de l’inattendue.

    Vous avez raison ! Enfin, non. J’ai raison mais… Votre idée de base est brillante ! Je ne sais pas si elle est totalement réalisable à leur niveau, nous voyons surtout la traduction et l’analyse des Runes mais… pour les années supérieures… Oui, c’est envisageable. Il faudrait… hum…

    Adrian sortit quelques parchemins de son sac, et une plume qui avait visiblement souffert du déménagement. Liée par sortilège au flacon d’encre qui devait traîner quelque part dans le sac, elle y puisait l’encre nécessaire sans qu’Adrian n’ait besoin de la tremper dedans. Mais soit, ce n’était pas le moment de s’émerveiller sur les avancées toujours plus sidérantes de l’industrie magique des plumes à écriture. En quelques mouvements précis Adrian avait pris en note ce que Pieter venait de dire, en ajoutant ça et là quelques remarques écrites en haut elfique. Il avait pris cette habitude pour que la lecture de ses notes ne soit pas chose aisée, ayant eu l’habitude à Dumstrang et Darwin que les yeux de ses voisins s’éparpillent sur les notes de cours qu’il prenait consciencieusement. Adrian avait toujours aimé les langues mortes, plus que les vivantes du moins, et le haut elfique faisait partie de celles-ci. Bref.

    Il existe des séquences de Runes qui forment ce qu’on appelle un Réservoir. Je n'y pensais même plus. Les Runes captent la magie qui émane des sorciers, la canalisent et l’orientent vers le sortilège qui a été posé sur le médaillon par exemple. Enfin, pour être précis, les Runes ne sont absolument pas nécessaire pour que le médaillon conserve le charme il me semble… enfin, là, c’est vous l’expert, mais elles permettent juste de le renforcer et de lui donner un réservoir. Apposer les Runes de réserve sur un objet ne présente rien de difficile. Les sixièmes années devraient largement être au niveau. Après, c’est l’étape de l’animation de ces Runes qui devient plus délicate, comme je vous le disais un peu plus tôt. Mais…

    Adrian s’interrompit, songeur. Oui, les sixièmes années étaient largement au niveau. Enfin, ceux qui s’en donnaient la peine. Déjà, le professeur essayait de voir comment il allait pouvoir les faire travailler pour qu’ils parviennent à cette finalité. Si les binômes pouvaient convenir… il allait falloir les faire. Des personnes de… oui… Adrian cligna des yeux, et consulta rapidement les notes qui étaient sur le parchemin. Il avait des troubles de la concentration ou quoi ? Il ne fallait pas s’en inquiéter, se morigénera-t-il. Ce n’était que passager. Un peu trop de Runes… ou pas assez. Les lettres qu’il avait échangé avec Hell le troublaient, ce devait être ça. Les Runes de Sang qu’il avait fréquentées. Elles le perturbaient. Ce devait être cela. Rien d’inquiétant… Et voilà qu’il perdait encore le fil du temps. Depuis combien de temps fixait-il ses notes ? Quelques minutes ? Secondes ? Son café était froid.

    Excusez-moi, j’étais dans mes pensées… Je disais donc, on pourrait faire cela comme un… projet. Du côté de mon cours de Runes bien sûr. Je ne sais pas comment vous vous organisez habituellement. Mais si je pouvais leur faire construire la Rune réservoir de base, à plusieurs, deux ou trois selon leur potentiel magique, ils pourraient parvenir à l’apposer, la réveiller et générer le Réservoir pouvant donner au sortilège une relative autonomie. C’est bien peu par rapport à ce que vous avez pu envisager je le crains, mais…

    Pourquoi fallait il toujours qu’il termine ses phrases par « mais… » ? Il devait donner l’impression à Pieter qu’il n’arrivait pas à formuler ses phrases correctement, ou qu’il y avait toujours un obstacle aux solutions qu’il envisageait. Voire les deux. Ce qui était un peu plus gênant avouons le. Et le voilà qui repartait dans ses pensées, incapable de rester concentré sur ce qu’il faisait. Ce devait être le café, un peu trop corsé. Zut, il allait à coup sûr mal dormir cette nuit. C’était dommage. Ce n’était pas non plus comme s’il dormait bien… Mais bon une nuit passée à se tourner et se retourner dans son lit était toujours une nuit perdue. Il allait faire une ronde, tiens, pour se changer les idées. Et il allait aussi peut-être terminer sa phrase, un jour.

    Mais, c’est… ça peut être déjà pas mal à leur niveau. S’ils arrivent par exemple à mettre un charme de protection, vous parliez du bouclier ?, ils pourraient parvenir avec une gemme suffisamment réceptive et un apport énergique solide à la base créer un champ de protection suffisant pour protéger de quatre ou cinq sorts de niveau… euh… ça existe encore les niveaux pour parler des sortilèges ? Bref, à Dumstrang nous parlions de sorts de niveau 3, sur un rayon de… Avec une émeraude ou quelques fragments de pierre de lune, on peut monter à 2 mètres de rayon d’action. Mais la gemme et le sort serait quand même mis KO, et les Runes éparpillées. Et le sort serait…

    Adrian s’interrompit, les Runes de Sang s’imposant à son esprit, plus insidieuses que jamais. Il les repoussa, comme il le faisait toujours, mais il avait perdu le fil de ce qu’il disait. Peut être que Pieter allait s’en apercevoir. Ou peut être était-ce passé tout seul. Il fallait sérieusement qu’Adrian aille demander à l’infirmière une potion de sommeil, et une potion pour qu’il se concentre plus facilement. Ca devait exister ça non ?
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Pieter Von Keller

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MessageSujet: Re: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Jeu 19 Jan - 11:55

    Je remarquais presque immédiatement l'air un peu étrange qu'arborait mon interlocuteur à la question que je lui posais. Certes, celle ci pouvait sembler un peu stupide mais je la pensais fondamentale dans le sens où j'avais du mal à voir un lien évident comme passerelle entre nos deux cours. Vouloir assembler deux programmes différents, c'était bien, c'était intéressant. Mais le problème c'est que si ça ne débouchait sur rien de concret, d'applicable et d'apprenable, cela n'avait aucune espèce d'intérêt. Je n'y mettais pas de la mauvaise volonté, le seul problème était qu'il fallait rester réaliste. Cela dit, je voulais bien faire un effort de gymnastique intellectuelle pour montrer ma bonne volonté, tant en parlant de ma vocation de professeur tant qu'en tenant compte des mes motivations à l'échelle de l'individu. J'étais un petit peu frustré par la situation. Non seulement il allait falloir se décarcasser pour organiser et gérer la conjonction de nos deux cours, mais il allait de nouveau falloir réfléchir de façon intensive à la réalité même de cette combinaison de deux savoirs qui de toute évidence, n'étaient qu'assez peu liés, que ce soit au niveau théorique, empirique ou pratique. Misère de misère, moi qui avait espéré ne pas en avoir pour la nuit pour aller bien vite retrouver la chaleur de ma couette... Enfin, j'étais devenu professeur, et je devais donc faire honneur à mon statut tant qu'à ma profession, sans même parler que Dumbledore comptait sur moi, que dis je sur nous, pour préparer au mieux nos élèves aux épreuves auxquelles ils allaient bientôt être confrontés, qu'ils le veuillent ou non. J'avais décidément de plus en plus de mal à suivre le raisonnement de mon collègue.


    Ivanov dit que j'avais raison, puis que non, c'était lui. Je fronçais les sourcils. Il allait falloir qu'il soit plus clair s'il désirait que je suive jusqu'au bout ce qu'il avait à me dire. Mon idée de base, brillante ? Quelle idée de base ? Celle de lancer des sortilèges via des runes apposées sur des objets ? J'étais convaincu qu'elle n'était pas de moi. Etait ce quelque chose que j'avais trouvé dans un livre, ou quelque chose que m'avait dit un vieux professeur ? Je ne me souvenais plus ; cela devait donc être quelque chose d'anecdotique dans mon parcours ; j'avais dû abandonner l'idée à l'époque du fait de mon incompétence en matière de runes. Il semblait réfléchir en même temps qu'il me parlait. Bien entendu, je doutais un peu de la véracité de la réponse que l'on pourrait apporter à ma question. Je n'étais pas expert, et j'avais déjà suffisamment de mal à enseigner des sortilèges parfois rudimentaires à mes étudiants que j'anticipais déjà de passer à un niveau de complexité particulièrement important. Je ne savais pas ce que cela allait donner dans le cours, et au fil du temps, mais j'anticipais déjà. Merlin soit béni, au moins n'aurais je pas à subir les insolences et les blagues des maraudeurs cette année.



    | Il faudrait? |


    Au moins, on devait bien reconnaître que si je m'impatientais, je ne le faisais que de façon polie et cordiale engloutissant un peu plus de café pour faire bonne mesure. Je le regardais avec intérêt alors qu'il se mit à griffonner rapidement sur un parchemin à l'aide d'une plume manifestement enchantée. Je ne lisais pas ce qu'il notait, correspondant notamment à quelque chose qu'il m'expliquerait ensuite. Du moins, je l'espérais de tout cœur car je me sentais toujours un peu plus bête et perdu au fil de cette conversation. Cela dit, quand il m'expliqua, les choses me semblaient un peu plus claires, pas forcément plus simples mais en tous cas je parvenais à les lire dans mon esprit, à comprendre les grandes idées. Cependant, plusieurs questions me vinrent presque instantanément à l'esprit. Je me devais de faire part de mes réserves, des possibilités qui me venaient à l'esprit, et des conséquences pratiques que cela faisait émerger à mon sens.


    | cette histoire de réservoir me plaît bien. Si je vous suis bien, un sortilège apposé d'une façon particulière peut être lié à un objet ; je sais le faire mais que pour une utilisation unique. D'après ce que je comprends, ce réservoir permettrait d'user du sortilège à plusieurs reprises, tout en puisant dans les forces du sorcier ? Il ne faudrait pas trop affaiblir nos élèves et se concentrer sur l'indispensable. Des sortilèges de protection avant toute autre chose, je pense. Vous pouvez leur apprendre à apposer ces runes, et moi à leur faire tester en cours leur utilité dans des travaux pratiques, pourquoi pas un groupe d'agresseurs et d'agressés, ceux ci se défendant par les runes ? La peur de l'échec voire d'une certaine douleur pourrait motiver le groupe, tout en restant respectueux de la charte déontologique que l'on a tacitement signée en arrivant à notre poste. Qu'en pensez vous? |


    Je remarquais aussi qu'Adrian semblait ailleurs tout à coup, plongé dans ses pensées. Il y avait quelque chose, je pouvais le sentir. On ne se sert pas des sombres puissances sans se porter sur la connaissance d'autrui. Cependant, je choisissais de le laisser dans ses pensées ; cela pouvait bien avoir une incidence sur sa façon de réfléchir à notre cours en commun ; je ne comptais donc pas le déranger avant qu'il n'eut terminé. Je me levais pour aller refaire du café, constatant logiquement que celui de mon collègue devait être froid depuis le temps. Toujours ça de pris, et au moins faisais je quelque chose d'utile, qui avait au moins le mérite de m'éviter de m'endormir. Cela serait du plus mauvais effet et totalement contre productif. Mon collègue revint cependant à lui et se remit à me parler de la façon dont il pensait utiliser le lien établi entre nos cours dans le sien.


    | Ne vous en faites pas, ça me va tout à fait. J'imagine que si ça leur permet de se défendre tout en diversifiant leurs connaissances, ce serait toujours quelque chose de pris. Je pense que quoi qu'on puisse leur apprendre, ils en retireront quelque chose d'utile. Pourquoi ne pas leur ajouter un double cours de deux heures par semaine ? Une semaine sur deux, vous les prenez pour les runes, la semaine suivante, je les prends pour la pratique. Et on peut tout mettre en commun la troisième semaine. Qu'en pensez vous ? |
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Adrian Ivanov

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MessageSujet: Re: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Jeu 26 Jan - 12:16

    | Ne vous en faites pas, ça me va tout à fait. J'imagine que si ça leur permet de se défendre tout en diversifiant leurs connaissances, ce serait toujours quelque chose de pris. Je pense que quoi qu'on puisse leur apprendre, ils en retireront quelque chose d'utile. Pourquoi ne pas leur ajouter un double cours de deux heures par semaine ? Une semaine sur deux, vous les prenez pour les runes, la semaine suivante, je les prends pour la pratique. Et on peut tout mettre en commun la troisième semaine. Qu'en pensez-vous ? |

    Adrian regarda son collègue se refaire du café mais il ne s’y intéressa pas plus que nécessaire. Il avait son propre café, froid certes, mais il avait surtout son autre source de distraction qui le contraignait à rester éveiller sous peine de sombrer tout à fait dans la folie. C’était tout du moins ce qu’il suspectait. En fait, Adrian n’était même pas sûr de devenir réellement « fou » s’il se laissait manipuler par les Runes de Sang. Mais son intégrité mentale était ce à quoi il tenait le plus actuellement, et il ne voulait pas la risquer sur l’hypothèse qu’il ne savait pas exactement ce qui allait se produire. Bref. Le professeur reporta son attention sur ce qu’avait dit Pieter. Ajouter un double cours ? C’était une idée… mais sincèrement, Adrian n’était pas vraiment pour. Déjà, rajouter des heures de cours était un concept qu’il ne saisissait pas. Ensuite, il avait aussi son métier de chercheur à assurer derrière, et les cours et leur préparation lui prenaient déjà suffisamment de temps, il valait mieux ne pas diminuer les heures qu’il consacrait actuellement à la préparation de ses conférences et… non, ne pas s’emballer. Donc oui, rajouter des heures de cours ? Non. Demander de placer des heures de DCFM après les Runes ou le contraire, ça pouvait être plus intéressant. Histoire qu’il y ait une continuité. Mais… Pieter avait oublié une donnée dans son équation. Tous les élèves, au grand désespoir d’Adrian, ne suivaient pas les cours d’Etude de Runes, alors que le cours de Défense était obligatoire jusqu’à la cinquième année, et rares étaient ceux qui l’abandonnaient après avoir passé leurs BUSEs. D’autant plus actuellement, dans le climat de guerre qui recouvrait de plus en plus le ciel de l’Angleterre.
    Adrian se passa une main nerveuse dans ses cheveux fins qui commençaient malheureusement à se rallonger un peu trop à son goût. Se faisant la remarque qu’il allait peut être devoir aller voir Poppy pour qu’elle les lui coupe, après tout, elle savait faire beaucoup de chose alors pourquoi pas cela ?, Adrian répondit précipitamment, ne cachant ainsi pas que la discussion commençait à l’ennuyer. Enfin… ce n’était pas ça mais… Adrian n’arrivait pas à se concentrer, son esprit s’éparpillait, lorsque le sujet abordé dans une discussion, un cours, une conférence, perdait de son intérêt.

    « Euuh… rajouter des heures de cours, ça me dérangerait assez : je donne souvent des conférences au Ministère et il me faut le temps de les préparer. Cependant, si l’idée d’alterner pratique et théorie me tente assez, il faut garder à l’esprit que tous les élèves de DCFM ne font pas Runes. Je pense qu’il serait plus judicieux de laisser le cours de Défense inchangé et de toucher aux cours de Runes, si on veut faire des séances communes pour… je n’sais pas mais… mettre en commun ? »

    Adrian étouffa un bâillement et joua quelques instants avec la cuillère, s’en servant pour remuer son café. Ce qu’il restait de son café. Il n’avait qu’une envie : achever cette discussion boulot, et tenter d’aller dormir un bon coup avant le repas du soir. Ou du midi. Ou… Adrian ne savait même pas où nous en étions dans la journée. Il n’en avait que faire à vrai dire, puisque… oh ! et puis zut. Pourquoi toutes ces questions au fait ? Ah oui, il voulait achever la discussion. Et pour achever la discussion il devait… il devait… Adrian plissa les yeux. Il était vraiment fatigué.

    « Je suis désolé, je ne sais pas ce qu’il m’arrive, j’ai de plus en plus de mal à rester concentré. Je disais donc… que disais-je ? Ah oui… des séances communes. Je propose qu’on divise le ‘projet’ en trois temps : conception, réalisation, application. Dans le premier temps vous… vous n’intervenez pas. Enfin, vous n’intervenez pas dans le cours de Runes. J’essaye de leur faire composer leur propre laude réservoir et ensuite on passe à la conception. Euh non, la ré… réalistion. Réalisation. La, vous leur montrez comment apposer le sortilège, et nous leur montrons comment lier la rune au sortilège. Réalisation. Voilà. Et enfin, vous leur montrez les avantages et les avantages. Euuh.. les inconvénients, du truc et… Vous n’auriez pas une potion pour éclaircir les pensées ? Ou un sort. Bref. Ah, et en parlant de sort. Est-ce que tous les sorts comme le revigor n’agissent que sur des personnes ou on peut les utiliser sur des objets pour leur ‘donner’ de l’énergie. Parce que si un Réservoir parfaitement réalisé, et ce n’est pas à la hauteur des capacités des élèves, peut emmagasiner la puissance des sortilèges lancés sur le bouclier pour le renforcer, il peut aussi, avec un peu plus de facilité, accepter la puissance des sortilèges visant à redonner de l’énergie. Je ne sais pas si vous me suivez. Une séquence runique, c’est un peu comme un programme informatique moldu. A quelques nuances près. On peut faire ce que l’on veut avec mais il faut que l’ordinateur qui l’exécute ait de la puissance pour le compiler, l’exécuter, et fournir le résultat. Bref. Je m’égare. »

    Adrian, gêné d’avoir montré ouvertement qu’il n’allait pas très bien, voulu cacher sa gêne en buvant un peu de café, qu’il faillit recracher devant lui. Le café brûlant n’était pas bon, mais le café froid était bien pire ! Toute l’amertume alliée à une rapprêté accentuée… c’était imbuvable. On pouvait même sans honte se demander si c’était réellement potable tout court. Adrian eut des frissons rien qu’en se remémorant le goût du café. Au moins, ça avait eu le mérite d’un peu le stimuler, même si habituellement ce n’était pas ainsi que fonctionnait cette boisson. Adrian se gratta le front, les sourcils, la nuque… il fallait qu’il occupe ses mains. Pour finir, il choisit de jouer encore une fois avec la petite cuillère qu’il allait finir par tordre à s’agiter ainsi. Déjà que la blessure de sa main s’était rouverte (bien que pour qu’elle se rouvre il eut fallu qu’elle se ferme). Adrian toussota.

    « Bon ben… je ne sais pas trop si nous sommes plus avancés qu’au départ en fait. »
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MessageSujet: Re: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Mer 1 Fév - 14:37

    Je redoutais déjà que mon idée de rajouter des heures de cours ne fasse un bide. Pas forcément au regard d'Ivanov, qui semblait tellement impliqué dans son rôle de professeur que je ne l'imaginais pas faire autre chose de son existence, ou de se consacrer à quoique ce fut d'autre. Il avait cet air passionné et aussi convaincu de son fait. Je n'y voyais pour autant aucune arrogance, juste la sagesse qui pouvait parfois passer comme telle au regard de l'observateur extérieur, alors qu'il s'agissait pourtant d'un savoir conséquent et assumé. Je ne le jugeais pas, du moins je me gardais de le faire, aussi ne me faisais je pas énormément de souci à son sujet, lui n'y verrait peut être qu'un moyen de plus permettant d'apprendre des choses à ses élèves, tout en accroissant son savoir. Cela dit, en pensant cela je ne faisais que le juger, mais de façon plutôt positive. Le fait était que je ne savais en fait rien de sa réaction, en tous cas de celle qu'il aurait pu avoir. Dumbledore serait pour aussi, mais quid du reste de l'administration ? De nouveaux arrangements de plage horaire ne devaient être entérinés que par le conseil au grand complet, et certains verraient peut être d'un mauvais œil l'espèce d'amalgame disciplinaire que nous allions effectuer. Sans compter aussi sur l'influence des autres professeurs, qui allaient probablement râler du problème d'emploi du temps que nous allons probablement poser en intercalant un cours supplémentaire.


    Et les élèves... Si je pensais que certains seraient ravis du surcroit de travail et surtout de responsabilité que nous allions leur attribuer, je ne me faisais aucune illusion quant à la majorité. Beaucoup y verraient une contrainte, d'autres des tâches supplémentaires qui leur incomberaient, comme les devoirs et tout ce qui s'ensuivait. Mon idée allait elle prendre l'eau ? Je ne percevais pour autant aucune autres solution, et je ne pouvais prétendre à régler ce genre de chose à moi tout seul. Je scrutais donc le visage de mon collègue, de sorte à essayer de distinguer vers quel choix il allait s'orienter, ce qui était en fait un espèce de jeu de devinette que je me plaisais à jouer. Parfois, je m'imaginais assez costaud pour percevoir la nature des gens, mais la réalité était bien plus banale. Je distinguais non sans appréhension que le professeur ne semblait pas partager mon avis, en particulier lorsqu'il se passa la main dans les cheveux. Il ne semblait pas forcément super partant, et cela me semblait être un doux euphémisme, et j'étais désormais convaincu que j'allais me prendre une tuile. Et se prendre une tuile repousserait l'heure du souper et du dodo, et ça forcément, ça craignait pas mal, honnêtement. Le couperet tomba ; mon idée tombait à l'eau. Tant pis, pas grave ; au moins on ne dira pas que je n'ai pas fait le moindre effort dans la discussion, j'avais essayé de trouver des solutions mais était ce réellement ma faute si on ne les retenait pas ? Cela dit, je ne pouvais pas dire que j'en voulais à mon collègue ; ce n'était pas plus sa faute que la mienne s'il ne pouvait pas parvenir à un accord. Il avait aussi du taf, plus que moi d'ailleurs. Je ne pouvais pas prétendre être aussi sur la brèche que lui. Je ne m'en sentais pas capable, mais bien entendu je n'allais pas l'avouer pour autant. Cela dit, sa solution de substitution était loin d'être mauvaise, en particulier qu'elle permettait de gagner du temps dans la perspective de trouver quelque chose de mieux ensuite, si le besoin s'en faisait sentir et si le consensus ne se montrait pas satisfaisant à la suite.



    | Ah oui, pourquoi pas. A la limite cela permet de temporiser le temps de trouver si le besoin s'en fait sentir, et de trouver une autre solution le moment venu. C'est vrai que de ne pas toucher directement à nos cours m'apparaît comme un bon compromis ; cela fera moins grincer des dents quand on présentera le programme scolaire de cette année. |


    Je sentais que mon collègue était aussi las que moi, il clignait des yeux et semblait sur le point de ciller d'un air lourd et las, comme s'il allait s'endormir. On aurait pu faire ça aussi, vu qu'on avait avancé. Dormir. Oui. Mais avant, régler les derniers détails. Il s'excusa, et je lui lançais un petit geste de la main et un sourire en coin pour lui signifier que ce n'était pas grave ; je comprenais tout à fait, ayant moi même envie de rejoindre ma couette, et pourquoi pas pour changer, une bonne bouteille de vin ? Mais juste une, hors de question de retomber dans des travers scabreux. J'étais d'accord avec Ivanov, qui plus est scinder le cours me permettait de gagner du temps en préparation. J'aimais vraiment l'idée de découper l'enseignement en trois phases distinctes, c'est tout ce qu'on peut faire pour nous bien comprendre, mais aussi pour les jeunes sorciers, qui risquaient autrement de tout mélanger, et je ne voulais pas bosser pour rien.


    | Non non, vous ne vous égarez pas, je pense néanmoins que ça reste possible. Cela nécessite avant tout une maitrise presque parfaite des sorts que l'on voudrait utiliser, mais j'en fait mon affaire, et c'est pourquoi il ne faut pas l'enseigner avant au minimum les BUSES, sinon j'ai bien peur que les étudiants soient encore incapables de ce tour de force. Si vous voulez, on peut faire quelques essais durant notre premier cours, voir comment tout ça fonctionne, et on en reparle ensemble. |


    J'eus un sourire compatissant pour mon collègue.


    | Allez vous reposer, vous tombez de fatigue, mon vieux. |
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Adrian Ivanov

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MessageSujet: Re: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Dim 5 Fév - 15:23

    | Non non, vous ne vous égarez pas, je pense néanmoins que ça reste possible. Cela nécessite avant tout une maitrise presque parfaite des sorts que l'on voudrait utiliser, mais j'en fait mon affaire, et c'est pourquoi il ne faut pas l'enseigner avant au minimum les BUSES, sinon j'ai bien peur que les étudiants soient encore incapables de ce tour de force. Si vous voulez, on peut faire quelques essais durant notre premier cours, voir comment tout ça fonctionne, et on en reparle ensemble. |

    Adrian esquissa un sourire devant la gentillesse de Pieter. Oh ! Il savait bien que ce ne devait être que par pure diplomatie et… euuh… esprit de sociabilité, mais bon, ce n’était pas pour autant qu’il ne devait pas l’apprécier. Donc apparemment il ne s’égarait pas tant que ça puisque c’était possible ? Parfait. Leur projet prenait forme, et plus l’idée faisait son chemin, plus Adrian tentait de se convaincre que ça allait passer la réunion de début d’année des professeurs. Ca allait passer. De toute manière, pourquoi Dumbledore refuserait il ? Le directeur était suffisamment imprévisible pour dire non, ce n’était pas totalement faux, mais pour le coup, un refus serait stupide. Adrian étouffa moins habilement le nouveau bâillement qui le prit et qui attira une nouvelle remarque de la part de son collègue.

    | Allez vous reposer, vous tombez de fatigue, mon vieux. |

    Adrian laissa échapper un petit rire. Fatigué ? Oui, sûrement. Il ne dormait pas bien donc le terme de « fatigué » lui convenait plus qu’à merveille. C’était comme une deuxième peau, qui épousait parfaitement ses formes, ce qui… à quoi pensait-il là ? Bref. Adrian rassembla ses quelques notes, tout en répondant pour le moment à Pieter d’un signe de la tête que l’on pouvait comparer à un acquiescement. Ses parchemins soigneusement pliés, sa plume rangée avec précaution pour que rien ne soit taché, Adrian contrôlait ses mouvements pour que ses tremblements sporadiques de transparaissent pas. Il sentait le manque. Le manque grandissant, de plus en plus oppressant ces dernières minutes, de ce qui était devenu sa drogue. Le tremblement s’accentua. Devint visible. Adrian s’interrompit pour se tenir les mains nerveusement. Personne ne devait le savoir. Personne. C’était son secret. Si quelqu’un l’apprenait… Adrian se vit devoir parler de son problème à l’un de ces Médicomages qu’il détestait. Non. Il ne les détestait pas vraiment. Enfin… si. Le sentiment qu’il éprouvait à leur égard était un subtil mélange entre la haine et l’inimitié. Bref. Il faisait plus que les détester. Ces gens… qui pensaient mieux le connaître que lui ne se connaissait lui-même. Ceux qui vous regardaient avec un regard voulant dire « bon sang, j’suis fatigué, dégage et laisse moi rentrer chez moi » mais qui vous disaient quand même « je sais ce que vous ressentez, je vous comprends ». Adrian en avait soupé de ces fausses considérations. On pouvait dire qu’il était traumatisé par les hôpitaux, mais ce n’était pas ce qu’il pensait. Ce n’était pas un traumatisme. C’était juste un sentiment, humain.

    Les tremblements s’étaient arrêtés. Adrian reprit ses mouvements, évacuant sa nervosité en parlant cette fois.

    « Oui, je suis crevé… des mauvaises nuits… comme avant toutes les rentrées j’imagine ! Je ne pense pas que je sois le seul, même si je pense que les autres sont surtout les nouveaux élèves. Bref. Je m’égare de nouveau. Merci en tout cas pour cette discussion. »

    Adrian se leva lentement, ne sachant pas trop comment conclure la « réunion ». Oh bah, en même temps, on s’en fichait quoi. Du moins, lui, il s’en fichait. Exceptionnellement, certes, mais bon. En même temps, Peter allait bien l’excuser. Il était fatigué, ce n’était pas de sa faute ! Prenant son sac en bandoulière, rajustant sa cape et sa chemise (il fallait vraiment qu’il les fasse ajuster chez Guipure, elles étaient toutes mal mises, et il devait toujours les remettre en place quand il se levait, s’asseyait, s’accroupissait…), Adrian fit un sourire à Pieter tout en lavant d’un coup de baguette sa tasse de café. Voulu laver. Apparemment, il avait mal ajusté son sort, puisque la tasse venait de se fendiller sur toute la largeur.

    « Salazar, j’ne suis vraiment pas doué du tout ! C’est affligeant… et oui, je suis professeur à Poudlard. Merlin, si les élèves me voyaient ! »

    Adrian ne se sentait pas très bien. Déjà qu’il n’aimait pas être en position de faiblesse, réflexe humain… après tout, qui appréciait être humilié ?, alors en plus, rater un sortilège de première année devant un professeur de DCFM… Vraiment, c’était pathétique. D’un nouveau coup de baguette, la tasse se reforma et se nettoya. Adrian sentit le rouge lui monter aux joues mais il n’en laissa rien paraître sur ses traits. Quitte à être ridicule, il ne voulait pas non plus donner à Pieter la satisfaction de voir qu’il était conscient de son humiliation et qu’il ne l’assumait pas. Adrian siffla légèrement et Pimprenelle, qui avait fini de mettre le canapé du coin bibliothèque en lambeaux, trottina jusqu’à lui en miaulant. Fière d’elle visiblement.

    « Pimp’, c’est mal tu sais ? Et tu sais bien que les reparo c’est pas mon truc. ‘Spèce de teigne. Allez, va devant je te rejoins ! »

    Oui, Adrian parlait à son animal de compagnie. Mais bon, les animaux magiques étaient généralement bien plus intelligents que ceux qui évoluaient dans la communauté moldue. Et puis, Pimprenelle l’accompagnait depuis un petit bout de temps à présent. Adrian avait fêté ses 30 ans en août dernier, et il l’avait eu pour sa rentrée à Dumstrang. Adrian allait sortir de la salle lorsqu’il se souvint que Pieter était encore là. Et qu’il avait du voir le carnage qu’avaient fait les griffes de Pimprenelle. Et surtout, il avait du voir qu’Adrian n’avait rien arrangé. Zut. Un témoin.

    « Excusez mon chatte, j’ai du mal à lui faire à lui faire comprendre que les canapés ne sont pas là pour ça. J’aimerai bien arranger le coup, mais la dernière fois que j’ai essayé de réparer quelque chose de plus conséquent qu’une tasse de café, j’ai réussi à lui faire prendre feu. Depuis, je laisse les elfes le faire. C’est plus sûr pour le château ! »

    Adrian lui fit un sourire désolé qui illumina un instant ses traits tirés et sortit prestement de la salle des professeurs, refermant soigneusement la porte derrière lui pour ne pas se faire entendre de Pieter lorsqu’il allait crier sur Pimprenelle qui lui aurait fait un sourire si ça avait dans les capacités physiques des félins. Parce qu’elle en était réellement fière la petite peste ! Tout en descendant les escaliers pour aller voir l’infirmière, croisant les doigts pour qu’elle ait quelque chose pour le sommeil et pour la dépendance, Adrian continuait d’incendier le félin qui suivait, désintéressé.
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Pieter Von Keller

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MessageSujet: Re: Et si on collaborait ? [pv Pieter Von Keller]   Dim 12 Fév - 18:08

    Je ne pouvais plus m'empêcher de croiser les doigts, maintenant que mon collègue semblait prêt à partir. Non pas que je ne l'apprécie pas ou quelque chose du genre, c'était simplement que je me trouvais être moi aussi sous le joug de l'appel au sommeil. Rien qu'à l'évocation de mon lit bien rembourré de plumes, je n'en pouvais plus d'attendre de le rejoindre. Et au fil de la conversation m'étaient venus d'autres désirs. Pourquoi pas prendre un bon gros repas bien copieux ? Une bonne choucroute, du pain perdu, miam ! Le tout avec juste ce qu'il fallait de vin des elfes pour me sentir pas trop mal, et je me sentais partir. Heureusement, il existait des individus disposant d'un certain sens du devoir, et qui ne se laissaient donc pas faire. Je n'en faisais pas vraiment partie, mais j'avais appris un certain temps à réfréner mes pulsions, aussi futiles qu'un appel de nourriture. Qui était soumis sans cesse à la tentation et y succombait ne méritait pas selon moi le statut d'homme, pour la simple et bonne raison que nous n'en étions pas aussi près que nous aurions pu le désirer, je parle bien entendu de la perfection. Il me semblait de toute façon que dans mon cas je ne serais pas fort disposé d'y parvenir un jour. Trop de défauts, et parmi ceux qui vous maudissaient à moitié. Je n'avais pas le choix et ne l'avais jamais eu. Même aujourd'hui, je ne restais jamais qu'un monstre discipliné certes, mais monstre quand même. J'attendais avec angoisse la prochaine fois que les coups de sang me reprendraient, et que je perdrais le peu de crédibilité que j'avais réussi à avoir auprès de Dumbledore et du monde magique en général. Jusque là, j'avais eu raison de me faire discret mais j'avais bien conscience que tout ne pourrait durer éternellement. Adrian rit doucement à mes paroles, comme s'il était amusé que je me sois moi même rendu compte de sa faiblesse passagère. Ce rire était communicatif, car on avait bien l'impression qu'il ne venait pas d'une personne qui distribuait rires et sourires avec largesse, mais plutôt avec parcimonie. Je préférais de très loin ce genre d'individus à tous les autres, il s'agissait des plus francs, et souvent aussi des plus intéressants du point de vue de leur intelligence. Ce qu'il me dit me semblait intéressant d'un certain point de vue. Si lui semblait moins dormir avant la rentrée, ce n'était absolument pas mon cas !


    | Je vous en prie, c'était un plaisir que j'escompte partagé. Je vois ce que vous voulez dire. Autrefois, je dormais toujours assez mal avant d'entrer en scène dans mon boulot. Mais Poudlard a eu un effet des plus délicieux sur moi, et je me sens désormais ici comme chez moi. Je dors comme un mort, même à l'approche de la rentrée. La bonne tenue du château n'y est pas pour rien. Avoir chaque nuit un lit chauffé et bien molletoné, ça vous requinque un homme ! Ne stressez pas trop à l'approche de la rentrée. Ce n'est pas elle qui sera le plus terrible, les élèves sont les mêmes année après année, c'est plutôt de l'extérieur qu'on devrait avoir peur, m'est avis. |


    Il se leva, prêt à prendre congé et à sortir, il réajustait d'ailleurs son sac et ses vêtements dans la mine de s'en aller, mais je sentais que quelque chose allait le retenir, c'était comme un pressentiment, cela dit pas forcément déplaisant. Il se préparait à le faire mais fendilla sa tasse au moment de la nettoyer. Je me tournais vers lui, et allais me resservir du café ; On aurait pu croire qu'ingurgiter pareilles quantités de caféine serait pour me déplaire mais il n'en était rien, de fait. Je souriais alors que lui même semblait déprimer un peu alors qu'il se rendait compte de sa maladresse.


    | Ne vous en faites pas, allons. Tout le monde peut casser une tasse sans remettre pour autant ses talents de sorcier. Moi même, j'ai un jour réussi à faire exploser la chaise de mon bureau en essayant de la faire léviter jusque moi. |


    D'autant plus qu'il réparait lui même son erreur, de façon nette et rapide. Un chat que je n'avais auparavant pas remarqué se ramena ; c'était celui d'Ivanov de toute évidence puisque la petite bête se mit à miauler en regardant l'individu, qui lui même l'appela par son nom. Tiens, un professeur avec un animal, et un chat en plus ? Je n'en avais pas beaucoup vu. En fait, jamais. Mais je m'étais cela sur mon manque d'attention habituel et sur mon désintérêt, d'aucun dirait respect, que j'avais pour la vie privée de mes collègues. Cela dit, la petite bestiole était amusante et c'était quelque part rafraîchissant de voir Ivanov lui parler comme à un enfant, ou un ami en tous cas. Je remarquais du coin de l'oeil que le petit Attila avait mis le canapé du fond en charpie, et je n'y avais même pas prêté attention... Quand je vous disais, que l'appel de mon lit semblait être le plus fort et de loin, me s'agissant ! S'excusant, Adrian s'en alla finalement. J'haussais les épaules, amusé de voir un si puissant individu attaché de la sorte à une toute petite créature. Je rentrais moi même me coucher. Il était plus que temps, et les elfes pourraient toujours me ramener plus tard à manger...







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