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MessageSujet: Interrogatoire politique [Fini]   Jeu 8 Déc - 17:06

J'étais une nouvelle fois accompagné d'une jolie fille pour oublier Krystel, dont le souvenir était encore aussi vif et présent, lorsqu'un hibou noir fit son apparition derrière la fenêtre. Je dus alors cesser toute activité et allai lui oublier avant qu'il ne me casse un carreau. Je détachais le parchemin enroulé et accroché à l'une de ses pattes, puis le regardais s'envoler. Je refermais la glace de verre et demandais quelques minutes à la jeune femme qui languissait sur le divan. Je m'éclipsais de la chambre et allais dans le bureau de correspondance, m'asseyant sur la chaise en bois très peu confortable. Je lus la missive qui provenait d'Alastor Maugrey, le célèbre auror réputé dans le pays. Un frisson remonta le long de mon échine. Que me voulait-il ? Avant même de continuer à lire la suite du parchemin, je commençais à me poser mille et une questions. Comment avait-il pu apprendre ma double idendité ? Etais-je suivi, surveillé ?
Puis je décidais de me calmer. Après tout, c'était peut être pour quelque chose de tout autre, bien que j'en doutais sincèrement. Je poussais un long soupir quelques secondes seulement après la fin de la lecture. Alastor voulait me voir pour me poser des questions concernant Krystel et Torben. Je n'en étais pas plus rassuré. Krystel. Encore et toujours. Mais il valait mieux cela que d'être dévoilé.
Je me dépêchais alors de répondre positivement, et envoyais un hibou, avant de retourner avec ma conquête.

Deux heures après, la jeune femme quittait ma demeure, et j'étais déjà sous la douche. Je me fis le plus propre et irréprochable possible. Pas question de me trahir. Puis, je jetais plusieurs tours complètement dépourvu de magie noire. On ne sait jamais, ma baguette pourrait être soumise à plusieurs tests qui montreraient que je pratiquais la magie noire. Mieux vaut être prudent.
Je m'habillais rapidement, assez moderne, un peu comme tous les jours, de façon à ne pas montrer de sensibilité particulière à cette convocation. Il valait peut être mieux jouer la carte du parfait joueur de Quidditch.

Puis, je sortais et transplanais directement près du ministère. J'entrais et me dirigeais directement vers le bureau des Aurors pour mon rendez-vous, que je prouvais à la secrétaire. Enfin, j'allais attendre dans le bureau de l'Auror si réputé.
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Alastor Maugrey

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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Lun 12 Déc - 9:31

    Je faisais chauffer ma taxe de café à l'aide de ma baguette magique, tout en lisant les différents rapports qui s'étalaient sous mes yeux. Il y avait décidément quelque chose qui clochait, dans toute cette histoire. Comment Badenov avait il pu disparaître de la sorte, sans complicité ? J'étais convaincu depuis des mois et des mois que Raybrandt et lui étaient liés. Connaissant le profil caractériel et psychologique de ces deux individus, il me semblait même évident qu'ils devaient l'être intimement. Ils étaient si complémentaires et si différents que cela ne pouvait en faire que des amants, même de façon momentanée. Bien sûr, j'imaginais aussi que pareille incompatibilité signifierait la fin de cette relation à moyen terme. Une belle et riche héritière française, issue d'une noble et ancienne lignée, n'avait socialement et culturellement rien à faire avec un jeune homme des campagnes moldaves, orphelin et sans patrimoine. Cela me laissait en quelques sortes l'espoir de retomber sur Badenov, et de le faire parler une fois que sa maîtresse l'aura foutu dehors. Je me raccrochais à cet espoir ténu, car tout le reste de ce que j'avais entrepris avait jusque là échoué. La surveillance du domicile et des faits et gestes de Raybrandt n'avait rien donné, et je m'étais même pris une enquête de déontologie sur mes activités en tant qu'auror. Et comme sanction, j'avais écopé du chaperonnage des aurors en formation, comme Potter, Over ou Mc Pherson. De bons éléments, mais je n'avais pas l'âme d'un pédagogue ou d'une baby sitter. J'étais un homme de terrain, et même si je vieillissais, il me semblait clair que je ne changerais plus et que la sagesse n'était pas franchement quelque chose après quoi je pouvais courir.


    Je recevais un hiboux, et le courrier me fut lâché sur le bureau. J'envoyais le volatile dans la volière du ministère qu'il se repose et mange un peu de graines. Je dépliais le parchemin en me rendant compte que j'avais reçu une réponse de Carrow. Je souriais quand je me rendais compte qu'il acceptait. Pourquoi avais je demandé un entretien avec l'un des joueurs de quidditch les plus réputés de notre pays ? Cela tenait en fait à deux raisons. On a d'un côté une récurrence des apparitions de cet homme dans les rapports du ministère, que ce soit son témoignage durant le double meurtre de Poudlard à Noêl 1976, et aussi quelques rapports de surveillance. On ne sait jamais. La seconde raison tenait au fait que le ministère savait dans ses rapports pour l'histoire qu'avaient entretenus Raybrandt et Carrow cette même fin d'année 1976. Je me doutais que deux anciens amants devaient toujours entretenir des liens, je le savais d'expérience ; il était habituel que chacun, de son côté, surveille l'autre ou en tous cas se tienne informé de la situation. Je pouvais donc essayer de glaner des informations par ce biais. Je me remettais à travailler en attendant qu'on me signale l'arrivée de Carrow. Cela prit environ deux heures, quand l'un de mes jeunes toqua à l'entrée de mon box. J'hochais la tête, et on fit entrer le jeune sportif, auquel je faisais signe de s'asseoir. Je relisais l'en tête d'un dossier avant de le poser, tendant ma main par pure politesse.



    | Monsieur Carrow, ravi que vous ayez eu mon hibou. Vous savez pourquoi j'ai appelé à votre présence pour un entretien, vous en avez une idée, peut être? |


    Leçon numéro un. Impliquer le témoin.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Jeu 15 Déc - 11:51

Il m'avait fait appelé. J'entrais alors dans le bureau de l'auror, qui était assis dans son fauteuil, derrière le bureau. Il me fit signe de m'asseoir, ce que je fis sans opposition. Il me tendit une main, que je saisis avec rigueur, avant de me détacher et de m'installer plus confortablement. Je regardais d'un oeil critique l'ensemble de la décoration. Plutôt sobre, mais je n'eus pas le temps de m'attarder d'avantage, que déjà la première question sortait de la bouche de l'homme assis en face de moi.

" Et bien, d'après votre hibou vous aviez des questions à me poser. A propos de Krystel Raybrandt et de Badenov."

Je ne voulais pas montrer une quelconque connaissance du mangemort. Même si il était rare que je le fréquente hors des opérations, je n'avais pas envie de le trahir. Il était de mon côté, et je savais qu'il aurait fait pareil pour moi. Après tout, les remontrances du Maître des Ténèbres ne sont pas des plus appréciables, et faire capturer ou tuer l'un de ses hommes, je ne veux même pas penser au résultat.

Je ne m'aventurais pas à poser des questions ou à parler. Je devais jouer la carte du joueur de Quidditch, rien d'autre. Néanmoins, j'étais persuadé que l'auror en savait beaucoup plus qu'il ne laissait paraître. Savait-il peut être mon identité ? Cette idée me déplaisait, et pourrait me faire perdre mes moyens. Aussi, je m'empressais de la remplacer, par quelque chose qui me donnait du courage et de l'assurance.
J'avais les mains moites et il était difficile de le cacher. J'avais chaud également. Tout ça, je le savais, ce sont des signes de culpabilité. Quelque chose que l'on a pas envie de montrer ou de dire. Je ne voulais que l'auror s'en aperçoive, aussi je gardais calmement mes mains posées sur mes cuisses, une position que j'adoptais très souvent, en interview ou en convocation.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Ven 23 Déc - 14:29

    La poigne de main de Carrow était ferme. Il était sûr de lui, ou voulait donner l'impression de l'être. Je souris intérieurement. Je préférais ce genre d'attitude à un déballage de sac complet et hystérique, sans compter que je n'aimais pas non plus devoir employer les manières fortes pour faire parler quelqu'un, a fortiori quand la situation ne l'exigeait pas. L'homme me répondit rapidement et sans hésitation, il savait bel et bien pourquoi il était venu. Il n'avait pas perdu le fil de la situation, ni perdu les pédales. Il savait quelles questions j'allais lui poser. A moi de le prendre à contrepied. Je tirais mon calepin et laissais mon stylo se positionner tout seul en position d'écriture, à l'aide d'un simple sortilège informulé. Je remarquais aussi du coin de l'oeil qu'il gardait ses mains sur ses genoux. Je savais que beaucoup de gens mal à l'aise au cour d'un interrogatoire adoptait cette hexis corporelle, tout comme je savais que c'était aussi le cas, machinalement, pour beaucoup d'individus rompus à ce type d'exercice, et il me semblait clair que le joueur de quidditch allait en faire partie. Je sortais un autre calepin de notes, que je relisais. C'était plus par réflexe, par habitude, mais aussi par stratégie que j'opérais de cette façon, alors que je n'en avais nul besoin. Chaque dossier lu et relu dans le cadre de mon travail était comme imprimé en moi. Avoir une bonne mémoire était quelque chose de fondamental dans mon boulot, et c'est peut être ce qui faisait réellement un bon auror. Ca, et le sens de l'observation. Deux choses indissociables et requises quand on aspirait à la profession.


    | Oui, en effet. J'ai ici un rapport indiquant que vous avez fréquenté l'un et l'autre... Et que lui est notamment un mangemort reconnus. |


    Je coupais mon discours d'un ton assez innocent, mais le sous entendu était évident.


    | La première fut votre compagne à la fin de l'année 1976 jusque début 1977, et votre relation s'est terminée peu après que votre amie fut admise aux urgences de Ste Mangouste, suite à l'attaque des mangemorts sur les services du ministère. Elle y a été grièvement blessée et a perdu l'enfant qu'elle portait. Rude coup, j'imagine, je vous présente mes condoléances. |


    Là encore, tout était dans la subtilité. Je jouais sur l'émotionnel, sur le vécu, sur les sentiments qu'il pouvait encore nourrir. J'aimais ce pouvoir de celui qui posait les questions sur celui qui devait y répondre. Je voulais tout savoir, et je mettais tous les moyens possibles et imaginables en œuvre pour y parvenir.


    | Je vois aussi que vous avez été le collègue de Torben Badenov, de fin septembre 1976 à janvier 1977, à peu près sur la même période, donc. Vous travailliez ensemble au Chaudron Baveur en tant que serveurs, et vous avez fini par reprendre le quidditch quelques temps après. Pourriez vous me confirmer ces faits, et me détailler autant que possible les circonstances de vos rencontres avec chacun de ces individus, la nature de vos relations avec chacun d'entre eux, et les circonstances de la fin de vos relations avec ceux ci? |
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Ven 23 Déc - 19:07

Je sentais les yeux de l'auror pointaient vers mes mains qui tenaient fortement mes genoux. Il lut un petit carnet, avant de le reposer et de se tourner ensuite vers moi.
Quand il m'annonça que Torben était un mangemort reconnu, je faillis corrompre ma couverture. C'était drôle d'entendre cela. Comme si je ne le savais pas. J'avais tout de même l'impression que la phrase n'était pas anodine. Comme s'il avait fait exprès de me préciser que Badenov était un mangemort. Il souhaitait peut être une déclaration de ma part ? En tout cas, il ne l'aurait pas ce soir.

L'auror me détailla ensuite tout ce qu'il savait à propos de ma relation avec Krystel, puis enchaina sur Torben. Après tout, j'étais venu, enfin convoqué, pour parler de ces deux personnes, que je connaissais plus que j'allais l'admettre lors de cet entretien. Il n'avait pas besoin de tout savoir, après tout. J'allais jouer la carte de l'innocent, jusqu'au bout.

" Et bien, j'ai connu Krystel peu après ma rupture avec Sanders. J'étais dans un choc profond suite à cela, et je me suis donc raccroché à Krystel. Elle a été le plus grand amour de ma vie. Jusqu'à présent en tout cas. Je ne me souviens pas bien de la date à laquelle notre relation s'est officialisée, mais effectivement c'était à la fin de l'année 1976. Tout allait très bien entre nous. Comme vous venez de le dire, elle attendait un enfant qu'elle a perdu. A partir de là, notre relation s'est dégradée, pour se finir quelques mois plus tard. Cette rupture m'a brisé, c'est vrai. Mais, même si j'ai eu du mal à encaisser le coup, j'ai tenu et maintenant je suis passé à autre chose. De son côté, elle a dû refaire sa vie. Je ne sais pas, je n'ai plus de contact depuis plusieurs mois. En fait, je l'avais revu et nous nous étions disputés. "

Je pris une pause. Non pas que cela m'est attristé, mais il fallait que je reprenne ma respiration. J'avais parlé doucement, fermement, et je n'avais en aucun cas regardé l'auror dans les yeux. Quelques coups d'oeils furtifs, mais je gardais le regard fixé sur un point de son bureau. Là, je relevais les yeux pour entamer mon récit sur Badenov.

" Pour Badenov, c'est vrai nous travaillions ensemble au Chaudron Baveur. Je venais de quitter Poudlard et je n'avais pas encore d'idée sur le métier que je souhaitais faire. Et ce job au Chaudron Baveur me fournissait un salaire tout en me laissant le temps de trouver ma voie. Badenov y travaillait aussi. Au début, c'était un bon ami. On sortait souvent ensemble, on plaisantait beaucoup. Puis, quelques mois après, on m'a proposé de jouer au Quidditch. J'adorais ça, et quelque part la célébrité et même le sport en lui même, m'attirait. J'ai donc accepté à mis temps, pour quitter mon ancier boulot en douceur. A partir de là, nos relations ont changé. Badenov aussi. Il devenait bizarre. Il croyait que je lui cachais quelque chose, car je ne lui avais pas parlé de mon nouveau travail. Et puis, quand j'ai quitté le pub, je lui en ai parlé. On a échangé encore un peu, pendant quelques mois ou juste quelques semaines. Puis petit à petit notre amitié s'est éteinte. "

Bon, je reconnais que ce n'était pas l'entière vérité, puisque je vois Torben presque tout le temps. Mais je n'allais tout de même pas raconter cela à un auror. Ou sinon, je pouvais carrêment lui montrer la marque noire ! Non, là je sentais que mes aveux sonnaient juste. Pas besoin d'en rajouter jusqu'à la prochaine question.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Lun 26 Déc - 21:39

    Je ne décelais rien de spécial chez le jeune homme qui se trouvait en face de moi. De toute évidence, il n'était pas à l'aise, mais pouvais je mettre cela sur le compte d'une quelconque culpabilité ; je savais depuis fort longtemps que je pouvais provoquer ce genre de réaction chez les individus que j'étais appelé à interroger. Comme si ma seule présence et ma seule réputation étaient suffisamment impressionnantes pour en faire trembler plus d'un. Avais je conscience que ma simple position d'auror reconnu et de mage noir compétent induisait des comportements différents que chez un autre de mes collègues, quand nous étions en plein interrogatoire ? Je n'en savais rien, je ne pouvais pas le dire. Ce qui me semblait clair, c'était que je pouvais néanmoins faire ce que je voulais au cours de pariel interrogatoire. Personne ne viendrait m'interrompre, et je pouvais aussi faire peser tout l'ascendant de cette réputation sur les épaules de la personne que je souhaitais faire craquer, ou simplement faire parler. C'est selon le cas, je ne souhaitais de toute évidence pas amener au seuil de rupture un simple témoin ou une victime. Je réservais ça aux vrais méchants. Les vrais méchants... Ceux qui couraient toujours, libres de faire ce qu'ils voulaient au dehors. De toute évidence, ceux ci étaient les pires, car ils pouvaient toujours agir comme leur conscience pervertie leur dictait de le faire. Et des pauvres gens en faisaient toujours les frais. Comme ceux qu'on avait retrouvé morts dans la banque, ou à Pré Au Lard, à Poudlard ou au ministère. Il était plus que temps de faire des progrès dans notre enquête, et de capturer les coupables pour les soumettre aux baisers du détraqueur pour les plus impliqués. Il fallait donner l'image d'une grande fermeté à l'égard des criminels les plus abominables, de sorte à pacifier la situation. Montrer qu'il fallait garder confiance envers nos institutions, même si celles ci pouvaient sembler moribondes, si on en croyait la presse.


    Carrow commença par me raconter l'histoire de sa relation avec la plus célèbre mannequin française du monde magique. Cela me fit très légèrement sourire, presqu'imperceptiblement, lorsqu'il me dit qu'il avait connu avec elle l'amour de sa vie. Si elle était bien ce que j'avais pensé qu'elle soit depuis bien longtemps, alors cela faisait de lui un de mes principaux suspects. Les conséquences et les implications seraient énormes, mais je me ménageais ; je savais que ce genre d'enquête ne permettait pas de tout faire capoter suite à des faisceaux de présomption un peu trop hâtivement agités en guise de conclusions. Je devais prendre garde à ce que je pensais ou à ce que je disais ; mon instinct avait tendance bien des fois à emboîter le pas sur ma raison, et je savais que ma carrière ne supporterait pas un deuxième jugement pour trouble de la vie privé, après ce que j'avais infligé des semaines durant à Raybrandt. Sans la faire craquer. Pourtant, je restais plus que jamais convaincu de sa culpabilité. Elle avait tenu bon, elle était un adversaire coriace. Mais mon flair me poussait tellement fort dans sa direction, que je n'avais pas lâché prise, même quand ma tête avait approché du billot. Impossible pour moi de perdre ce travail, mais il m'était tout autant impossible d'ignorer la plus forte de mes présomptions. Je notais qu'il avait dit « un enfant » et pas « mon enfant ». Inutile de pousser plus loin ; cet enfant n'était soit pas de lui, soit était au centre de la fin de leur relation. En fait, si, je pousserais bien là dessus.



    | Pardonnez moi d'avance de vous poser cette question, mais je me dois de le faire. Vous avez dit « un enfant » ; ce n'était pas le vôtre ? Que c'est il passé, au niveau de cette dernière dispute ? Chaque détail est important... |


    Ensuite, vint le tour de Torben. Là encore, une fin de relation liée au changement que Carrow avait vécu dans son existence. Je me devais de le poursuivre sur cette question.


    | Est il entré en contact avec vous, depuis qu'il est apparu comme mangemort? |


    Je scrutais son attitude, inquisiteur
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Mar 27 Déc - 9:32

Apparemment, mes réponses ne suffisaient pas. Il fallait toujours que Maugrey aille chercher la petite bête. C'était assez dérangeant en soi. Mais je n'avais pas vraiment le choix. Toujours était il que j'avais eu la nette impression qu'il faisait exprès de pousser sur Krystel. Que diable avait-elle fait ? Et pourquoi ce ne serait pas mon enfant, après tout ?

" Oh si, si ! C'était bien mon enfant. J'étais très heureux de savoir que j'allais devenir père. Mais les choses ont mal tourné comme vous le savez. Et Krystel a très mal pris le fait d'avoir perdu notre enfant. C'est, comme je vous le dit, ceci qui a provoqué la rupture. Krystel m'accusait. Je n'ai jamais su de quoi et surtout pourquoi, mais elle me croyait coupable. J'ai essayé de la raisonner. Sans succès. Elle a alors décidé d'en finir avec notre couple. Elle est partie.
Quant à notre dernière dispute, j'étais allé à un défilé de mode qui se déroulait à Londres. Je voulais la voir, pour pouvoir peut être réparer les brisures. Je suis donc entré en coulisse. J'ai essayé de discuter. En vain. Elle m'a jeté comme un chiffon. Je l'ai vraiment mal pris. Je me suis alors emporté et je lui ai dis les pires choses. Vraies, bien sûr, mais terribles à entendre. Je suis parti, en colère et je ne l'ai plus revu.
"

Ce n'était pas l'entière vérité. J'avais un peu exagéré. Mais j'espérais que rien dans mon attitude ne me trahirait. Je me grattais le dos de la main gauche, mais gardait un oeil vers l'auror. En même temps, s'il le fallait, j'étais prêt à transplaner à la façon des mangemorts. Mais je voulais à tout pris éviter d'en arriver là.
Je soufflais un coup, reprenant mon calme. J'avais la respiration un peu coupée, et je n'arrivais pas à respirer normalement. Je desserrais alors ma cravate.
Maugrey arriva à Torben. M'avait-il contacté depuis qu'il était devenu un mangemort ? Oui. Et pour cause, je suis devenu un mangemort avant lui ..

" Non. A vrai dire, je n'ai pas gardé beaucoup de contact avec mes anciens compagnons de travail, depuis que j'ai intégré le Quidditch. "

J'étais surpris de la manière dont tous ces mensonges sortaient si naturellement. Je gardais néanmoins la tête froide. On se savait pas ce qui pouvait se passer.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Mer 4 Jan - 16:06

    Amycus me répondit très rapidement, de façon un peu pressée même. Il me semblait évident qu'il ne mentait pas, pour le coup. Il pouvait s'agir d'un très bon comédien et aussi d'un bon occlumens ; j'usais moi même de la légilimencie la plus basique sans que cela ne donne de résultats ; il savait bien cacher ses petits secrets. Du moins, s'il en avait, pas je ne me posais pas trop de questions à ce sujet. Bien sûr qu'il en avait. Tout le monde en avait, tout le monde sans exception. Personne n'était totalement incorruptible, en tous cas pas à mon propre point. Je n'avais jamais rencontré qui que ce soit sans tâche sur son honneur ou sans petit scandale à l'état larvaire. Il me confirma qu'il avait été très heureux d'apprendre qu'il allait devenir père. Père, à son âge... Et encore, il était plus âgé que Krystel, d'au moins deux ou trois ans il me semblait d'après le dossier, mais je pouvais faire erreur, et le dossier aussi. Raybrandt n'étant pas anglaise, nos données n'étaient peut être pas les plus fiables qui soient ; cela s'imposait dans mon esprit comme une évidence. La perte de l'enfant avait sonné le glas de leur relation ; Raybrandt portant du doigt son compagnon. Cela ne m'étonnait qu'à moitié, concernant ce phénomène ambulant. Cependant, je devais avouer que l'explication que m'apporta le jeune homme me fit tiquer ; je ne comprenais pas la logique. Pourquoi le rendait elle responsable ? C'était un mangemort qui l'avait soit disant attaquée au ministère qui avait causé la perte de l'enfant. Lui s'était emporté, l'avait lourdée, et elle était partie. Je vois, le genre de scène, pots brisés, cris de fureur et compagnie. Je m'apprétais à lui poser une question piège, mais avec un masque de compassion sur le visage. Non seulement parce que ça me servait bien de jouer la comédie, mais aussi parce que ce n'en était pas vraiment une ; je savais qu'on ne se remettait que difficilement de la perte d'un enfant et d'une compagne.


    | D'accord. Mais il y a une chose que je ne saisis pas. Pourquoi vous rendait elle coupable de la perte de l'enfant que vous deviez avoir? |


    Je remarquais que plus l'entretien entrait dans le vif du sujet et plus Amycus Carrow avait des difficultés à respirer correctement. Soit à cause de la charge émotionnelle des souvenirs qu'il devait évoquer avec moi, soit parce que je me rapprochais de vérités qu'il me dissimulait. Dans les deux cas, je n'y voyais qu'un moyen, une cause supplémentaire à la poursuite de l'entretien. Dans un cas comme dans l'autre, je pouvais en apprendre plus si je l'amenais à craquer. S'il avait des vérités à me cacher, alors je les découvrirais. Et s'il était juste sous le coup d'une sorte de remontée émotive, alors je pouvais tout aussi bien le fragiliser un peu plus et fouiller quand même dans les incohérences de son histoire. Par contre, il semblait réellement avoir rompu tout lien avec Badenov. Bon. Je pouvais toujours tenter de creuser, sait on jamais.


    | Désolé de vous poser cette question, je ne sais pas si vous étiez au courant mais... Torben Badenov et Krystel ont eu une relation ensemble. Des témoins les ont vus il y a environ dix mois au chaudron baveur ; peu avant que Badenov ne s'affiche comme mangemort. A l'époque, Krystel était mariée à un français, lui aussi dévoilé comme mangemort après sa mort. Saviez vous, pour Torben et Krystel ? Est ce que l'un ou l'autre vous a déjà parlé de cette histoire? |
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Jeu 5 Jan - 11:21

La question de l'auror m'amusait. Pourquoi elle m'accusait d'être coupable ? Peut être parce que, justement, c'était moi le mangemort qui avait commandé ce sortilège. Mais bien évidemment, je ne pouvais pas répondre cela à Maugrey. J’aurai été transféré directement à Askaban. Je me contentais de prendre un air embarrassé, comme si la raison pour laquelle Krystel m’avait quitté était encore douloureuse. Je jetais un regard vers l’homme qui se tenait derrière le grand bureau. Il ne me quittait pas des yeux. Je reposais mes mains sur mes genoux et levais la tête pour répondre.

« Et bien, Krystel était sous le choc. Et moi je ne pouvais rien faire. C’est vrai, elle l’avait perdu, je ne pouvais pas le faire revenir. Justement, le fait que je ne puisse rien faire l’énerver. Alors elle a commencé à perdre un peu pied. Elle racontait toutes sortes de choses à propos de la perte de notre bébé. Et bien sûr, comme j’étais le plus proche d’elle, c’est sur moi que tout tombait. »

Ma réponse ne me satisfaisait pas moi-même. Je ne la trouvais pas franche, précise. Plutôt vague. Au lieu de me laisser abattre, j’écoutais attentivement la seconde question de Maugrey. Le fait que Krystel n’ait vécu qu’avec des mangemorts ne me surprenait pas. Surtout que j’étais déjà au courant de tout cela. Elle vivait avec les hommes de la communauté, c’était tout à fait compréhensible. Après tout, pourquoi s’embêter à trouver quelqu’un à qui on devrait cacher le fait d’être au service du Seigneur des Ténèbres ? Alors faire un ménage avec une personne qui vivait pour la même passion et la même cause que nous, c’était plus simple. Là, je décidais de jouer la carte franc jeu. J’allais lui avouer savoir ses fréquentations, mais pas la nature de ses relations. Ce n’était vraiment qu’un petit mensonge.

« Oui elle s’est mariée peu après. Avec un Julien je crois. Elle m’avait envoyé un faire-part de mariage. Très certainement ironique, mais je l’ai appris comme cela. Peu après, dans la presse, j’ai constaté que cet homme était décédé. J’ai voulu reprendre contact avec Krystel, en partie pour voir si elle tenait le choc de cette disparition nouvelle. Mais je n’ai pas pu.
En revanche, pour son histoire avec Torben, c’est un homme dans la rue qui me l’a annoncé. Enfin, pas directement. Je passais au chemin de traverse et deux hommes étaient en train de discuter. De Krystel et Badenov justement. J’ai ralenti et écouté. J’ai appris ainsi qu’ils vivaient ensemble.
»

Bien sûr, ce n’était pas la vérité. Pour le faire-part, ça oui. Mais pas pour le reste. Après tout, l’auror ne devait pas le savoir, et ce n’était pas à moi de lui dévoiler tout cela.
J’allais consulter ma montre, mais en me touchant l’avant bras, je me rappelais qu’il ne fallait pas que je fasse cela. Alors, pour que ce geste passe inaperçu, je fis croire au fait que je remettais ma manche correctement, et je fis pareil pour mon bras droit.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Jeu 5 Jan - 13:41

    Le changement d'attitude du jeune joueur de quidditch était sans équivoque ; ma question l'amusait, comme si j'avais dit quelque chose de drôle. Il était plus détendu, peut etre aussi plus coopératif. Ce qu'il ne savait pas et ce qu'il m'avait copieusement caché étaient désormais liés ; j'avais dans mon dossier une pièce à conviction vraiment intéressante. Ce document n'avait pas force de preuve ou quoi que ce soit dans le genre, mais il me permettait cependant de me rendre compte que mon faisceau de présomptions n'était pas tout à fait escamotable. J'attendais le moment opportun pour le sortir, et je savais que celui ci ne tarderait plus à se dévoiler. Le jeune sportif prit une mine embarrassée, comme si ses souvenirs se rappelaient à lui non sans force. C'était quelque chose qui m'impressionnait toujours ; la capacité des êtres humains à passer du coq à l'âne au niveau émotionnel, comme si de rien n'était. Son explication semblait cependant rationnelle, et véridique. Je pouvais comprendre ce qu'il s'était passé, que ce soit au niveau de Carrow, voire même celui de Raybrandt. Elle avait perdu son enfant, elle était rendue aux portes d'un coup de folie passager. Sa jeunesse et son inexpérience du monde et de la souffrance en règle générale avaient dû lui porter un rude coup. Pas étonnant qu'elle était ce qu'elle était devenue. Je hochais la tête aux paroles de mon interlocuteur, en signe que je les avais bien comprise. Je pensais bien qu'il m'avait dit la vérité pour le coup, mais je préférais ne pas tirer de conclusions hâtives.


    | Je comprends votre réaction tout comme la sienne. |


    il m'avoua ensuite avoir été mis au courant du mariage de sa compagne avec un homme qui répondait au nom de Julien. Julien de Caprily, un pseudo aristocrate français imbu de sa personne, et aussi mal avisé que son épouse. Il n'avait pas fait long feu celui là, il était mort quoi, six mois à peine après son mariage ? Cette femme portait malheur ; je n'avais encore aucune preuve contre elle mais de toute évidence, la mort la suivait de très près et frappait tous ceux qui l'entouraient à un moment ou à un autre. Quelque part, Amycus me faisait l'impression d'être un survivant. Je souris doucement quand il m'indiqua avoir voulu reprendre contact avec elle lorsqu'il apprit le décès de son premier époux. Pour la réconforter, vraiment ? M'est avis qu'il n'avait pas encore véritablement jeté l'éponge sur toute cette histoire ; son assiduité à vouloir la retrouver n'étaient pas comparables avec une simple amourette. Ce type l'avait dans la peau. Pauvre de lui. La fin des paroles de Carrow me figèrent, comme si j'avais reçu une droite en plein visage. Je le regardais intensément. Un silence s'installa, et j'inspirais profondément. Je tirais ma baguette magique et la posais sur la table, à proximité de ma main. Ses mots raisonnaient en moi comme la vérité. Ils vivaient ensemble. Ils vivaient ensemble. Sacré nom d'un chien ! Je me saisissais de mon crayon et griffonnais à toute vitesse deux notes de bureau. L'une pour Jackson Potter, l'autre pour le directeur des relations internationales. Je reportais ensuite mon attention sur mon interlocuteur.


    | Vous venez de trahir votre ex-compagne, Mr Carrow. En vertu du décret de sécurité numéro 75, je vous garde ici pour une garde à vue de soixante douze heures. Vous serez encadré par deux aurors durant cette période, qui approfondiront notre entretien et vous rendront votre liberté s'ils le jugent opportun. Sachez que vous ne pouvez espérer vous enfuir d'ici par la force ; vous n'atteindrez jamais la cage d'ascenseur, ni les box de transplanage. L'ensemble du ministère est protégé contre les intrusions ou les évasions, tenez vous le pour dit. Ils vivaient ensemble, hein? |


    Je sortais une photo de Julien de Caprily, mort, étendu sur le sol de Gringotts. Et une autre photo de Badenov, que je posais à côté de la première, devant Carrow.


    | Vous saviez qu'elle vivait avec un mangemort déclaré, et un autre qui fut reconnu comme tel au moment de sa mort. Et vous n'en avez informé ni le ministère, ni personne. Peut être y aviez vous un intérêt, à ce qu'elle reste dans l'anonymat au niveau de ses relations ? Peut être est elle vraiment une mangemorte, et que vous l'avez couverte ? Vous avez commencé, Mr Carrow. Pour vous éviter Azkaban, je vous conseille de tout me raconter, et sans me mentir. Je vous confirme aussi que le décret de sécurité 75 me permet aussi de pratiquer la légilimencie sur vous, ou de vous soumettre au véritasérum. Ne m'y forcez pas... |


    J'avais poussé Amycus dans les cordes, il était temps de le mettre K.O. Je posais devant lui le document dont j'avais pensé l'utiliser plus tôt. Une lettre cachetée de Sainte Mangouste, indiquant la grossesse de Raybrandt.


    | Voyez vous, le ministère contrôle le courrier de Poudlard, de Saine Mangouste, de tous lieux publics. Et nous avons pu intercepter ceci. Qui est le père. Vous, ou Badenov? |
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Jeu 5 Jan - 16:49

Quand Maugrey sortit sa baguette et la posa sur la table, je mis d'instinct ma main sur la mienne. Mais une petite alarme tinta dans mon esprit. Je n’étais pas la chose à faire.
Et quand il griffonna sur deux parchemins différents, je pris peur. L’auror me dit alors d’avoir trahi Krystel. La surprise se mêla entièrement avec la comédie que je jouais. Il voulait me garder, en plus ?!

« Je … »

Fut tout ce que je peux dire. Maugrey m’expliqua alors les raisons exactes du fait que je doive rester ici. En outre, il m’accusait de complicité parce que je n’avais pas balancé Krystel qui vivait avec un mangemort. Pathétique. Ce n’était pas une accusation suffisante pour mettre quelqu’un au trou ! Je m’emportais, mais me calmais bien vite pour essayer de rétablir la situation.

« Comment pouvais-je vous tenir informer de cette relation si je ne l’ai pas constaté de mes propres yeux ? Ce n’est pas avec la voix de deux hommes que vous pourrez arrêter Badenov. »

Je m’étais un peu emporté vers la fin. En même temps, j’étais sûr d’avoir raison. Et puis, je n’allais pas les trahir. J’aurai également fini à Askaban !
Je regardais d’un peu plus près les photos. En voyant Julien allongé, mort, une envie de rire me prit, mais je sus me contrôler et garder un regard révulsé, avec une pointe d’accusation envers Maugrey. Je détournais les yeux de la photo que je retournais, ainsi que celle de Badenov.
Maugrey me proposait de me racheter, pour éviter d’aller entre les mains des détraqueurs. Pourquoi pas ? Je n’avais qu’à reprendre mon sang froid et raconter deux ou trois petites chose.

« Qu’est-ce que vous voulez savoir que je pourrai vous fournir ? »

Ce n’est qu’en me montrant la lettre comme quoi Krystel était enceinte que je manquai de m’étouffer. J’étais au courant, puisque je devais me faire passer pour le père de l’enfant. Je ne devais pas le dire. Je fis alors semblant de m’étouffer pendant quelques minutes, espérant gagner du temps et de la crédibilité.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Jeu 5 Jan - 17:18

    Une lueur de triomphe passa dans mon regard, et persista un long moment. Je tenais enfin de quoi la coincer, elle, depuis tout ce temps ! J'avais été convaincu depuis Gringotts qu'elle était la mangemorte qui avait été blessée et que Badenov avait emmené en transplanant avec le corps inanimé. J'en avais été convaincu, et mon instinct avait continué à me pousser à fureter. Il me semblait impossible qu'elle ne fut plus mêlée de très près à ces activités de mangemort ; j'étais convaincu que non seulement elle faisait partie intégrante du groupe, mais aussi qu'elle y occupait un certain statut, malgré son jeune âge. Je le sentais, c'était comme ça, et j'allais tout faire pour en établir la preuve formelle. Le manque de réaction de Carrow me confirma tout ce que j'avais espéré ; je l'avais pris en faute, et il était tellement pris à contrepied qu'il ne savait plus quoi dire ! Enfin, je les tenais, elle, et probablement Badenov ! Carrow s'emportait, mais je rejetais toutes ses affirmations en bloc dans seul geste de la main, lui signifiant que j'en avais entendu assez. De plus, la cohérence de son discours pâtissait des révélations qu'il avait pu me faire. Alors il n'avait entendu parler de la relation entre Raybrandt et Badenov que de la bouche de deux inconnus, alors qu'il était passé voir son ancienne compagne après le décès du mari de celle ci ! Non, décidément, et lui même me paraissait de plus en plus coupable de complicité ou de quelque chose dans ce goût là ; il avait été pris en faute et je restais sur mon impression ; ce n'était pas le moment de flancher.


    | Arrêtez votre manège, Mr Carrow ! Nous savons l'un comme l'autre que vous êtes intime avec Mrs Raybrandt ; vous avez avoué l'avoir revue plusieurs fois depuis la fin de votre relation ; vous savez forcément quelque chose, et votre lapsus me suffit. D'autant que je n'ai besoin de rien d'autre que d'un faisceau de présomption pour vérifier vos dires chez Mrs Raybrandt en toute légalité! |


    Il me demanda ensuite ce que je voulais savoir, dans une attitude conciliante. Quel faux jeton ; je ne savais vraiment pas ce qu'une femme du monde avait pu lui trouver, à cet ancien garçon de café ! Mais au delà de ces considérations personnelles, je remarquais sans le moindre problème la réaction qu'il eut quand je lui montrais la lettre de Ste Mangouste. Nouvelle révélation, ou simple surprise ? Là encore, je devais creuser ; j'attendais de toute façon une réponse et de Jack et du directeur du département des relations internationales avant de me lancer en quête de Raybrandt, pour la ramener ici, l'interroger et la faire avouer.


    | Est ce le fils de Badenov, ou le vôtre ? C'est simple, Mr Carrow. Je veux savoir si vous aussi êtes un mangemort, ou un de leurs complices, ou si Krystel l'est réellement après s'être fourvoyée avec un deuxième individu de ce groupuscule. Je vous garantis que vous ne sortirez pas d'ici tant que je n'aurais pas la réponse à mes questions, et il n'est pas nécessaire que vous réclamiez un avocamage ; j'ai le droit de vous interroger sans la présence d'un de ces gratte-papier! |
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Jeu 5 Jan - 17:40

Il n'y croyait pas ! Et je ne pouvais pas rattraper le coup. Aller chez Krystel ? Elle aura eu le temps de s’y préparer bien rapidement. Quant au fait que je l’ai revu, c’était simple, je me devais de la revoir.

« C’est vrai. Je l’ai revu après notre rupture. A Londres je vous ai dit. Seule. Et nous nous sommes disputés. En revanche, rien ne pouvait me laisser penser qu’elle était avec un mangemort ! Alors quoi ? Ca devrait être écrit sur son front ? »

Je gardais néanmoins mon calme. Lorsque Maugrey m’accusa de faire partie du groupe des mangemorts. Je pris également un air surpris. Il creusait, le fouineur. Alalah ! J’aurai dû repousser cet entretien. Voir les personnes concernées avant. Mais une fois plus, j’avais agi seul, comme un abruti.

« Je suis désolé de vous décevoir, mais ayant vécu longtemps avec elle, je puis vous affirmer que Krystel n’est pas un mangemort comme vous le laissez entendre. Je ne sais pas comment sont ces gens dans leur vie quotidienne, mais cette jeune femme a une vie tout à fait exemplaire. Et elle peut très bien vivre avec un mangemort sans être au courant, non ?
Mon fils.. Je l’ai perdu depuis bien longtemps. Croyez-vous que si Krystel attendait un enfant de moi, je serai ici, avec vous, et non pas avec elle pour l’aider à faire ce que son ventre débordant d’une vie nouvelle l’empêche de faire ?
»

Là, j’étais sûr d’avoir été crédible. Je continuais alors sur de petites déclarations qui peut être empêcheraient les aurors d’aller l’importuner.
De plus, il parlait d’un fils. Comment le savait-il ? Moi-même je ne le savais pas. Bizarre. Mais j’avais essayé de couvrir ma fausse identité de père biologique. N’empêche, que ça accablait Krystel ça non ? Qu’allais-je faire ?

« Je ne peux pas croire au fait qu’elle fasse partie d’un groupe aussi sordide ! Une femme si douce, si gentille. Vous savez, malgré les nombreuses femmes que j’ai pu connaître depuis notre rupture, je pense à elle constamment. Et salir son image comme vous le faîte me révulse. »

Je baissais la tête, et essayais de faire venir à moi toutes les peines du monde, pour avoir l’air vraiment accablé.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Jeu 5 Jan - 21:57

    Plus le temps passait, et plus ce que disait Amycus allait totalement à l'encontre du sentiment qu'il m'avait donné concernant la réalité de sa relation et de sa connaissance de son ex compagne. J'étais convaincu avoir cerné son lapsus et avoir découvert le pot aux roses, quoiqu'il me dise ne pouvait plus me détourner de cet objectif désormais. Depuis le temps que je rêvais de coincer Raybrandt... J'avais escompté que Carrow aurait pu m'apporter de nouvelles infos sur Badenov, qu'il puisse me rancarder sur des coins que le Moldave aimait visiter ou s'y rendre, sur des personnes qu'il rencontrait ou qu'il connaissait. Mais non. Il avait fait une gaffe, et cherchait désormais à se rattraper. Mais je n'étais pas dupe. J'étais un auror assez dur ; quand je ne croyais pas à l'innocence de quelqu'un, rien n'aurait pu me faire penser le contraire. Je devais bien avouer que j'étais impatient de voir quelles excuses il pourrait m'avancer comme preuve aussi bien de son innocence que de celle de Raybrant, et j'étais décidé à pousser jusqu'au bout mon avantage. J'étais prêt à tout, c'était un fait. Les nouveaux décrets de sécurité me laissaient même un peu plus de latitude pour éxécuter ce que je désirais faire.


    | Parlez moi autrement, ou je vous promets que ce soir, vous dînerez avec les détraqueurs. Il est question ici de vous, de votre ancien collègue et de votre ex compagne. Vous faites de troublantes révélations, et vous confirmez la culpabilité supposée de l'un de ces trois individus, tandis que l'autre est confirmé mangemort. Ne reste plus que vous à identifier -ou non- comme tel. |


    J'aimais le genre de témoignage de personnalité comme le jeune homme venait de m'en faire un, à propos de la bonté d'âme, de la grandeur du cœur d'une personne chère, que l'on e douterait jamais qu'elle soit pourtant capable de la pire cruauté, sans même qu'elle y soit contrainte. S'il croyait vraiment à ce qu'il disait, il allait être cruellement déçu. S'il était persuadé que Krystel avait partagé la vie de Badenov, alors il devait savoir des choses, il devait avoir des informations. Tout nier maintenant n'avait aucun autre sens que se cacher derrière de faux semblants. Et s'il continuait de me cacher la vérité, il se rendrait complice des exactions du couple infernal, et il serait traîné en justice comme leur égal. Etait ce vraiment ce qu'il escomptait ? Je n'en savais rien, mais j'étais convaincu que je ne tarderais plus à le découvrir. Cela dit, il n'avait pas tord d'un certain côté. S'il était le père, il serait avec elle. En tenant compte de deux hypothèses, cela dit. Déjà, il fallait qu'il s'agisse de gens normaux, or les mangemorts ne l'étaient pas. De deux, j'imaginais mal Krystel s'occuper d'un enfant. De trois finalement, parce qu'il y avait un troisième point, Amycus ne jouerait pas ce rôle s'il n'était pas le véritable père de l'enfant ; il n'aurait aucune obligation éthique ou morale à accompagner son ex-concubine. Qu'est ce que cette histoire était compliquée, mine de rien ! Quant à ses grands airs choqués, je n'y croyais pas. J'étais persuadé d'avoir raison, têtu comme une mule certes, mais il m'avait confirmé implicitement six mois de conclusions d'enquête.


    | Arrêtez de vous ficher un peu de moi ! Si vous n'êtes pas le père, alors il s'agit de Badenov ! Et vous ne ferez croire à personne, à aucun tribunal et si le cas se présentait, pas à la ministre, que Mrs Raybrandt peut avoir partagé la vie de DEUX mangemorts reconnus sans le savoir. Elle est mannequin, mais pourtant loin d'être stupide. Elle est maligne, elle sait ce qu'elle fait. Du moins, elle avait le contrôle avec vous et avec de Caprily, mais Badenov, cet inconstant, a dû tout ficher par terre. Je ne me trompe pas, n'est ce pas ? Cette image vous révulse ? Et celle ci? |


    Dis je avec force en jetant devant Carrow la photographie de ce pavillon de York. Je jetais trois autres photos devant lui. Le père de famille massacré, la mère attachée et torturée, les enfants en morceaux, dont les organes avaient été prélevés pour quelque rite impie.


    | L'oeuvre de votre ami Badenov, et une femme correspondant au signalement de Mrs Raybrandt a été aperçue par des moldus comme oeuvrant avec son compagnon infernal ! Vous voyez un peu quel genre de personne vous tentez de protéger? |
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Ven 6 Jan - 12:57

" Très bien. Puisque vous y tenez tant, c'est moi le père de l'enfant ! Je l'ai revu plusieurs fois, Krystel. Mais jamais elle ne m'a parlé de ses relations. Et moi je ne lui parlais des miennes. C'était une sorte de contrat. Repartir d'une nouvelle base. Hélas je n'ai pas revu Krystel depuis plusieurs semaines. J'avais beaucoup d'entraînements, les préparatifs du mariage de ma sœur m'ont pris tout mon temps. Pendant ce temps, je ne sais pas ce qu'a fait Krystel. Je ne sais même pas où en est notre relation. En revanche, je ne savais pas qu'elle attendait de nouveau un enfant. C'est vous même qui venait de me l'apprendre, puisque je n'ai pas revu Krystel depuis pendant un long moment. "

J'avais pris une voix coupable. Je gardais la tête basse, ma voix tombant petit à petit. Comme un enfant prit sur le fait d'avoir fait une bêtise. Je jouais avec mes doigts, attendant une suite à ces aveux.
Là dedans, je n’avais inclus qu’un petit mensonge, celui de ne pas être au courant pour l’enfant. Alors que, bien sûr, j’étais depuis plusieurs jours, prétendu père de cet enfant. Je me décidais quand même à parler de quelques petites choses.

" Vous savez, je n'ai jamais renoncé à l'amour que je portais à cette femme. Pour moi, elle était tout et rien à la fois. Mon bonheur comme mon malheur. Mais s'il y a bien une chose dont je suis sûr, c'est qu'elle est innocente de ce dont vous l'accusez. "

Je l'avais regardé dans les yeux tout au long de ma réplique. Je voulais qu'il y croit. J'étais même tenté de le convaincre en le mettant sur Impérium, mais là, c'était risqué. Je ne pouvais rien faire.

Maugrey croyait-il vraiment que les quelques photos qu’il me montrait me choquaient ? Loin de là ! J’avais assisté à ces meurtres, tué à mon tour, aidé les autres serviteurs du Seigneur des Ténèbres à accomplir tout ce que nous avions fait jusque là. Et bien au contraire, j’étais très fier.
Malheureusement, je ne pouvais le confier ou même le laisser supposer à l’auror en face de moi. C’était conduire à ma perte, et, plus généralement à celle du Lord. Hors de question.

Je poussais un petit cri en voyant la photo, et tournais rapidement les yeux, malgré l’envie irrésistible de regarder en détail le parchemin imprimé. A tâtons, je retournais la photos et levais de nouveau les yeux vers Maugrey.
Je n’avais rien à dire quand il me demanda si je savais qui je protégeais. Peut être même bien mieux que lui.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Ven 6 Jan - 13:19

    Carrow se jouait de moi, j'en étais désormais convaincu. On ne pouvait pas me mentir de façon éhontée de la sorte, sans en subir les conséquences. J'étais en enquêteur de renom et un membre de l'Ordre. Je valais mieux que ça, j'en étais persuadé. On ne pouvait pas me mener en bateau, non on ne pouvait pas ! C'est pourquoi je ne croyais pas Carrow lorsqu'il m'avoua qu'il était le père de l'enfant, et qu'il revoyait Raybrandt se secret depuis leur séparation, et qu'ils avaient un arrangement d'ordre sexuel. J'étais en rage. Pas pour la révélation en elle même ; je me fichais bien de ce que le sportif et la mannequin pouvaient faire de leur temps libres ; s'ils souhaitaient s'acoquiner l'un avec l'autre, je n'avais pas mon mot à dire. Mais j'étais en rage parce que si Raybrandt passait en jugement après que j'eus pesé de tout mon poids dans la décision, cet argumentaire suffirait probablement à la relâcher. Parce que quoi que décide la ministre, personne ne supporterait qu'il existe le moindre doute quant à l'innocence d'une femme enceinte. J'étais furieux contre Carrow pour ce qu'il venait de me dire. J'étais convaincu qu'il m'avait menti, j'étais sûr que j'avais enfin cerné la vérité vraie ; la collusion supposée entre Badenov et Raybrandt n'était plus que supposée ; j'étais convaincu d'avoir enfin trouvé LA preuve. Mais j'avais aussi conscience qu'il en faudrait plus, si je voulais enfin arriver au bout de mes peines. Le mal était retors, et aussi caché que pouvait l'être un ver de vase dans sa mare. Je toisais froidement Carrow, portant sur lui le regard lourd de celui qui a des responsabilités de justice.


    | Vous mentez. Vous vous êtes vous même trahi ; vous avez affirmé que Raybrandt vivait avec Badenov ! Et si j'apprends que vous essayez d'endosser la responsabilité de toute cette histoire dans le but de protéger la française, je vous jure que vous le paierez très cher, probablement un séjour à perpétuité à Azkaban. |


    Et bien sûr, il inventait au fur et à mesure ! J'enrageais de constater pareils mensonges alors que l'accusation ne tiendrait pas devant un jury. Bien sûr, je pouvais me passer d'un procès pourvu que j'ai l'aval de la ministre, ou en tous cas de mon directeur de département. Mais l'aurais je ? Je connaissais déjà la réponse. Peut être que Potter senior pourrait m'aider, mais je doutais qu'il joue sa tête sur la base de mon instinct et d'un seul faisceau de présomption. Et la ministre se rangerait elle contre une société protégeant l'innocence possible d'une jeune mère ? J'enrageais tellement qu'ulcéré, je faillis frapper Carrow. Pourquoi s'obstinait il à mentir, nom de Merlin ! Je rédigeais à la va vite une demande de soumission au véritasérum, convaincu qu'on ne me l'accorderait pas, mais je ne pouvais me résoudre à lâcher l'affaire aussi près du but. Je l'aurais, cette créature du diable ! Je l'aurais je vous dit ! Elle avait déjà contribué au meurtre de tas de sorciers et de moldus, je ne pouvais pas permettre de la laisser courir plus longtemps ! Qu'il soit choqué par les photos ne changeait rien ; j'étais convaincu de son mensonge. Je savais que j'avais perdu la bataille des aveux ; à mes supérieurs de voir s'il fallait avoir recours ou non au véritasérum ; je me levais de ma chaise, reprenant ma baguette.


    | Arrêtez, vous allez me faire pleurer. |


    Froid comme un blizzard d'hiver. Je sortais de la pièce. Je devais maintenant aller me battre auprès de la hiérarchie, ne pas perdre de temps, qu'on puisse ramener Krystel ici avant que les institutions ne bloquent toute la procédure. Je sortais en claquant la porte, et me dirigeais droit vers l'un de nos jeunes aurors.


    | Vous me le surveillez pendant sa garde à vous. Vous ne le relâchez que quand vous en recevrez l'ordre formel.


    Pas de bonjour, pas d'aurevoir, ce n'était pas le moment. Maintenant, je partais m'engueulais avec les directeurs de département pour obtenir toutes ces fichues autorisations!
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MessageSujet: Re: Interrogatoire politique [Fini]   Ven 6 Jan - 13:42

« Alors faites un test sur l’enfant quand il naîtra ! Mettez ma parole en doute si vous le souhaitez, mais je suis certainement bien placé pour savoir que mon prochain est bien mon fils, et pas celui de votre fichu mangemort ! »

Je m’étais emporté. S’il voulait absolument prouver que Krystel était coupable, alors l’auror devra prouver ma culpabilité là-dessus également. Je regardais d’un œil noir la tête de Maugrey.
Et puis, c’était assez pitoyable. M’envoyer à Askaban ? Quelle plaisanterie ! Et avec quel motif ? Essayer de m’intimider ne marchait plus.
De plus, je savais très bien qu’il ne se serait pas gêner pour faire ce test. Mais la magie peut résoudre tout un tas de problème. Dont celui-ci. Mais pour l’heure ce n’était pas le dilemme principal.

D’un bond, Maugrey se leva et quitta la pièce. J’en profitais pour soulever un peu mes manches. La Marque avait repris sa couleur initiale. Tant mieux. Je baissais rapidement le tissus sur l’avant bras, avant qu’un auror que je ne connaissais pas venait de prendre place dans le bureau.
Je voulais le faire faiblir. Je le regardais alors droit dans les yeux. Il était jeune. Peut être un ou deux ans de moins que moi. Il ne parlait pas. Alors je rigolais. Mais bien vite, d’autres aurors vinrent me voir et me posèrent quelques questions. Je répondais alors ce que je soutenais depuis déjà plusieurs heures envers Maugrey. Ils prenaient des notes, chacun à leur tour.

Ils prirent également ma baguette, mais me la rendirent au bout d’une demi-heure n’ayant rien trouvé. J’entendais également des voix mécontentes me parvenir depuis le couloir. Mais je ne bougeais pas. Visiblement, ma petite histoire avait suffi pour que Krystel soit en sécurité, ainsi que la communauté.
Enfin, l’auror qui me surveillait alla trouver d‘autres personnes à l‘extérieur. Il revint me voir et m’expliqua que j’étais libre. J’abordais un sourire alors triomphant, même lorsqu’il m’annonça de devoir rester dans le pays. Quelle ironie !

« J’ai des matchs à jouer. Je ne crois pas avoir besoin de faire le tour du monde pour remporter la victoire. »

Puis j’attrapais ma baguette posée sur le bureau et le suivis jusqu’au box de transplanage. Là bas, je ne me retournais pas et entrais dans la petite pièce. Je transplantais alors jusqu’à chez moi, où je me changeais pour aller retrouver deux amis et discuter ainsi de notre prochaine action.







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