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Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
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Nombre de messages : 5032
Age : Dix sept balais.
Groupe : Serpentard, Préfet-en-chef, Capitaine de l'équipe de Quidditch.
Caractère : Emmerdeur, intelligent, sarcastique, boudeur, austère, dragueur, imprévisible.
Crédits : : (c) Liloo_59 + (c) signature --> love.disaster
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Regulus A. Black

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Serpentard, fiancé et pas fier de l'être


Carte du maraudeur
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MessageSujet: « Congratulations on the mess you made of things... »    Sam 22 Oct - 22:44



Ce seize juillet, Regulus Black était perdu dans ses souvenirs. Que faire quand la mémoire vous joue des tours ? Le plus simple est d'attraper son journal intime, et de lire les pages qui précèdent la date d'aujourd'hui. Fatigué mais ne parvenant pas à dormir, le jeune Black avait passé sa nuit à retracer les quelques lignes qui constituait sa vie depuis qu'il tenait son journal. Un mystérieux inconnu le lui avait offert, et désormais, ce petit carnet consignait en quelques mots tout ce qu'il lui semblait important de conserver, pour se souvenir... Le Serpentard n'allait pas bien, c'était un fait que personne ne pouvait ignorer. Enfin, si, ses parents se fichaient pas mal de ce qu'il pouvait ressentir, ils se fichaient pas mal que plus rien ne tourne rond dans sa vie, ils se fichaient pas mal de détruire tout ce qui lui apportait le bonheur et l'espérance. Tout ce qu'ils voulaient, c'était l'obéissance. L'obéissance... Quel mot stupide ! Regulus détestait ça, et ne faisait que de désobéir de toute manière. Il continuait à envoyer des lettres et à parler à Ciella alors qu'on le lui avait interdit ; il s'était rendit à Chaudron Baveur pour en savoir plus sur le Seigneur des Ténèbres quelques jours plus tôt alors qu'on lui avait intimé d'attendre la fin de ses études ; il s'obstinait à détester Alecto alors qu'on lui avait recommandé de se rapprocher d'elle, de l'aimer... La vie n'était pas tous les jours facile. Mais c'était comme ça. Oui, l'existence humaine était une belle garce, une sale manipulatrice qui ne pense qu'à nous jouer de mauvais tours pour faire comprendre qu'on est pas à sa place dans le monde. Regulus se sentait totalement déconnecté de la société depuis quelques semaines, comme s'il vivait en marge, et que personne n'arrivait à saisir dans quel état il se trouvait. Tout ce qu'il souhaitait là, c'était de ressentir ce qu'il avait ressenti autrefois. L'amour ? Non. Pour le moment, c'était mal parti. L'amitié ? Non plus. La fraternité ? La méchanceté ? L'arrogance ? L'espoir ? Rien de tout cela. L'oubli. Voilà ce qu'il voulait, faire taire ses émotions de nouveau, être libre de tout oublier, mais tout écrire en même temps, pour tout se souvenir, être désespéré, être perdu, se relever, retomber, craindre, tenter, espérer, avoir peur, et au final, c'est la chute inévitable. On ne gagne pas contre cela. On se bat, on lutte, mais on perd, c'est inéluctable. La faiblesse. Son principal défaut. Mais pourquoi avoir envoyé cette lettre à Lux ? C'était complètement stupide ! C'était évident qu'elle le percerait à jour ! Elle le connaissait si bien ! Et même si cela ne faisait que peu de temps qu'ils s'étaient réconciliés, elle savait sonder les âmes et comprenait les mots à double sens dissimulés presque involontairement dans ses lettres où le désespoir se faisait presque plus clair à chaque mot. Mais il n'avait pas besoin de réconfort, il savait ce qu'il voulait.

Cela faisait déjà plusieurs jours qu'il restait cloîtré dans sa chambre à double tour, congédiait le soleil qui se faisait rare, et restait allongé sur son lit, à fumer, à boire, à penser, à faire ce qu'il ne faut pas faire. C'était presque naturellement qu'il avait demandé de l'aide à Caïn Osborne. Un Serdaigle avec le cœur sur la main, enfin, en tout cas, avec lui. Il lui avait fourni ce qu'il fallait pour oublier. La poudre, cela réglait toujours tout, ou presque. Caïn était, on pouvait dire cela comme ça, un "spécialiste" en la matière. Ils avaient déjà passé des soirées tous les deux où il s'amusait à fumer, à priser, juste comme ça. Mais là, ce n'était pas juste comme ça. Après avoir répondu à Lux que tout allait bien, il écrivit rapidement au Serdaigle qu'il en voulait, oui, il en voulait encore, c'était un besoin, besoin maladif d'oublier encore, encore une fois, rien qu'une fois. Il ne restait presque plus rien de la dose qu'il lui avait fourni quelques jours auparavant, et ce qu'il restait, il venait de l’inhaler à l'instant. Le début de l'après-midi commençait bien. Pas de parents à la maison, pas de Kreattur non plus. Regulus l'avait envoyé faire des emplettes pour pouvoir faire ce qu'il avait à faire, seul. L'elfe de maison était très attaché à son maître, et cela aurait été bien plus difficile s'il avait été présent. Ressentant les effets de la poudre quelques minutes après, Regulus se sentit soudainement euphorique, comme si tous ses problèmes s'étaient envolés, mais la colère était encore là. Il n'entendit pas la chouette de Caïn frapper au carreau, à nombreuses reprises. Il ne sut donc pas que cette missive l'informait de la venue du Serdaigle. Tout ce qu'il sentait, tout ce qu'il savait, c'était qu'il était énervé, très énervé contre ses parents, et qu'il voulait que tout cela disparaisse. Brusquement, tous les objets positionnés sur son bureau s'envolèrent, les étagères furent renversées par les mains acariâtres et folles du jeune homme, les livres de sa bibliothèque personnelle se retrouvèrent par terre en deux secondes, son balai se fracassa contre un mur, il arracha ses rideaux verre bouteille, défit ses draps, puis en dernier recours, pour exorciser sa peine et sa douleur qui s'étaient amplifiées au lieu de s’atténuer, il brisa la fenêtre. Cela faisait deux fois en peu de temps qu'il se retrouvait la main ensanglantée. La colère refoulée pour quelques instants, Regulus tomba au milieu du capharnaüm qu'il venait de créer et des larmes traitres et inexpliquées vinrent glisser mélancoliquement sur ses joues creusées. Personne ne pouvait l'aider, non personne. Il était seul, comme il l'avait toujours été.
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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Dim 23 Oct - 12:35


"Black", "Osborne" & Silvestri


What the fuck. Caïn était tranquillement dans sa chambre en train de chercher une feuille à rouler lorsqu’il avait décidé d’étendre ses recherches au salon, ou il découvrit une magnifique créature endormie sur son sofa. L'information avait mis du temps à monter et il était resté dans l'encadrement de sa porte pendant quelques secondes, la fixant d'un œil curieux. Puis il s'était remémoré qui elle était, avait soupiré et n'y avait pas prêté plus d'attention. Le salon de l’appartement était dans un tel état que Caïn songea qu’il aurait encore droit à une remarque de Lovelace, quand il viendrait séjourner chez lui. Depuis qu’il était revenu de Poudlard, la vieille femme de ménage n’avait pas daigné lui faire l’honneur de sa présence, aussi Caïn luttait inlassablement contre l’apocalypse. Au pire, Perséphone en gentille et fidèle amie se proposerait de faire un peu de ménage quand elle passerait, et il n’était pas contre cette idée. Il valait mieux que l’appartement soit dans un état correct quand Satyne viendrait lui rendre visite pour lui demander s’il ne manquait de rien, auquel cas elle lui répéterait qu’il n’était ni quelqu’un de responsable, ni digne de confiance. Elle lui ferait suivre une énième cure de desintox, pensant que se serait la meilleure chose à faire pour lui, ce que Caïn ne voulait absolument pas. De retour dans sa chambre, il s’adossa à son lit avant de répartir son tabac « magique » dans sa feuille à rouler, laissant ses doigts confectionner avec habileté ce qui le plongerait dans un autre monde. La divine créature ne tarda pas à faire son apparition dans sa chambre, serpentant jusqu’à lui avant de glisser un baiser sur ses lèvres. Presque machinalement, ses yeux dévièrent sur les lettres entassées sur son bureau, dont l’expéditrice n’avait guère été agréable avec lui. Sa tendre Siria. Il se demandait bien ce qu’elle pouvait faire par ce temps minable, avant de songer qu’il était véritablement stupide de s’intéresser à elle. La créature en question contrariée de n’avoir pas toute l’attention de son amant lui arracha d’une main son moment de détente, duquel elle tira une taffe avant de se laisser aller dans ses bras. Ils restèrent ainsi jusqu’à ce que le bruit d’un bec se cognant contre la vitre ne les sortent de leur léthargie.

C’est en lisant que Regulus Black avait encore besoin de sa poudre qu’un pli soucieux barra le front du junky. Le Serpentard lui avait affirmé qu’il ne s’agissait que d’une « envie passagère » de tout oublier, et qu’il ne s’enfoncerait jamais là dedans. Pourtant, avec la dose que Caïn lui avait fourni, il y avait largement de quoi planer pour s’être assez diverti et désirer rester sobre pendant quelques temps. Il décida donc qu’il était largement temps d’aller prendre des nouvelles du sang-pur, et peut être l’aider, s’il le pouvait. Oui, vous avez bien lu, Caïn pouvait se montrer altruiste à ses heures perdues. « Au fait, tu t’appelles comment ? » Glissa-t-il à la brune aux allures de mannequin. « Tatiana ». Il sourit avant d’ajouter « Ba écoute, si tu veux faire à manger ou même faire du ménage, j’te retiens pas. » C’est devant la mine outrée et incrédule de la fille que Caïn disparut de l’appartement, préférant se rendre chez les Blacks à pieds, de la manière moldu. Personne ne vint lui ouvrir aussi, il prit la liberté d’entrer tout seul. Il trouva très rapidement la chambre du jeune homme lorsqu’un bruit de verre brisé retenti. D’un sort, il déverrouilla la porte et entra, alors qu’une odeur de renfermé l’assaillit, lui confirmant l’idée que Regulus n’était pas sorti de son trou depuis quelques temps déjà. La chambre était réellement pire que son appartement tout entier, chose qui montrait le chaos surprenant de la pièce. Il trouva l’héritier au milieu du bazar sans nom, la mine ravagée, les traits tirés et de perfides larmes roulant sur ses joues. Avec son habituel regard désabusé, Caïn contempla l’épave qu’était devenu son ami, et comment l’entêtement de ses parents avaient pu le briser. Lui, avait eut le courage de relever la tête et de partir. Il avait finalement réalisé qu’il ne pourrait jamais être la personne que ses parents désiraient qu’il soit, et que s’il continuait à vivre avec eux, ils le détruiraient complètement. Cette poudre l’avait aidé d’une certaine manière, à lutter contre cette idée qu’il ne valait pas mieux qu’un insecte qu’il fallait rapidement écrasé pour ses parents. La « bizarrerie » de la famille, l’enfant qui voulait se rendre intéressant avec ses tours de passe-passe. Mais Regulus, que pouvait-il faire, lui, contre ses parents ? Le Serdaigle s’avança, avant se s’accroupir près du garçon.

    « Putain mec, mais qu’est ce qu’ils ont fait de toi ? »


Question de rhétorique surement, ou peut être n’y avait-il tout simplement pas de réponse à apporter. Comment en était-il venu à détester à ce point celle à qui il était promis ? Au point même de se détruire ainsi ? Alecto avait toujours été quelqu’un que Caïn affectionnait particulièrement. Elle n’était pas foncièrement mauvaise, comme lui pouvait l’être, mais pouvait se montrer généreuse et même soucieuse des autres. Son regard se posa sur les bouteilles de whisky vides, les mégots de joints sur le vieux parquet, et le cendrier inondé de cendres.

    « Si tu voulais fêter tes fiançailles, fallait m’prévenir, j’t’aurai tenu compagnie… »


Ironie cinglante destinée à faire en sorte que l’héritier sorte de sa léthargie, et prenne conscience de ce qu’il était en train de devenir. Osborne se releva, alla ouvrir les fenêtres afin de laisser un courant d’air pénétrer dans la pièce. Il sortir une cigarette de son paquet avant d’en jeter une au Serpentard.

    « Tu m’expliques ce que tu fous dans cet été là ? »


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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Dim 23 Oct - 15:53

Cela faisait déjà quinze jours que Lux avait commencé son stage à la gazette. Cela lui prenait presque tout son temps libre. Elle n’avait jamais imaginé que cela était aussi envahissant, mais elle adorait cela. Il y a quelques jours pourtant, un événement était venu troubler cet enthousiasme grandissant. Cette séance de recrutement pour s’allier au Lord. Une chose qui plairait grandement à ses parents il faut l’avouer, surtout aux vues de leurs idéaux. Pourtant la Lumière n’était pas vraiment persuadée que c’est ce qu’il lui fallait dans la vie. Sur un coup de tête, suite à cette bagarre avec cette Evans ou encore à cause des diverses prises de bec avec Caïn, Lux s’était mise en tête que ces gens d’origines diverses n’étaient que des bons à rien. Des gens de lignée comme Regulus ou encore Amycus étaient bien plus fréquentable après tout ! Enfin, c’est ce qu’elle s’était dit sous le coup de la colère. Maintenant qu’il fallait prendre une décision, c’était tout autre chose. Seul son journal avait été témoin de ses confessions incluant tous ses maudits doutes.

Cependant, il lui sembla que quelqu’un d’autre avait des doutes. Une lettre de Regulus chiffonnée et raturée lui était parvenue durant l’après-midi. Elle n’avait pas bien saisi tout ce qu’il y avait écrit. Elle avait simplement vu des mots tels que mensonges ou encore manque de sommeil. Elle lui avait alors proposé de venir la rejoindre à York pour le week-end, mais cet idiot, préférant jouer les gros bras, avait rejeté son invitation faisant mine que tout allait bien. Sa dernière lettre avait profondément agacé Lux, mais après tout, qu’à cela ne tienne. Ce n’était pas ça qui arrêterait notre Lumière. Elle lui avait promis récemment de toujours être là pour lui et les promesses de Lux étaient aussi fortes qu’un pacte de sorcier. Plus butée que Lux, cela était bien difficile à trouver. La Serpentard avait donc terminée sa journée à la gazette et c’est donc vêtue de manière semblable à la dernière fois où elle avait croisé Regulus au Chaudron Baveur que Lux décida d’emprunter de la poudre de cheminette pour retrouver la demeure de la famille Black.

Rare était les fois où Lux s’était rendue chez lui. Il fallait avouer que les occasions n’étaient pas courantes et la plupart du temps, même durant les vacances, ils se retrouvaient à Londres ou encore à Pré-au-Lard. Elle se souvenait juste avoir trouvé l’endroit assez lugubre malgré le fait que la bâtisse fut magnifique. Attrapant une poignée de poudre, maintenant bien son sac à main à l’épaule, Lux s’avança dans la cheminée. Elle n’avait qu’une envie, apprendre à transplaner…
« Grimaurd Place, famille Black »
Elle se sentit alors aspirée avec une sensation fort désagréable. Cela ne dura que quelques minutes, mais c’est les yeux fermés, sa jupe ainsi que son chemisier d’un vieux rose pleins de suie, que Lux atterri dans un immense hall. Du moins, dans la cheminée d’un immense hall. Elle en sorti doucement, le bruit des talons de ses chaussures résonnant à travers celui-ci, tout en observant l’endroit. Elle passa une main dans le chignon qui maintenait ses cheveux pour s’assurer qu’il n’avait pas trop bougée. Elle fouilla alors dans son sac et sortit une brosse pour retirer le cumul de poussière. Vivement la majorité pour pouvoir utiliser sa baguette en dehors des cours…
« Il y a quelqu’un ? »
C’était cela le soucis avec la poudre de cheminette… Arriver à l’improviste chez les gens. L’endroit était visiblement désert. Pas même l’elfe de maison que Lux avait déjà aperçu une fois ou deux.

Elle se décida donc à traverser le hall en direction des escaliers menant à l’étage. Elle se souvenait approximativement de là où se trouvait la chambre de Regulus. Ce n’était pas comme si l’endroit était gigantesque… Les marches grinçaient tandis qu’elle grimpait tranquillement. Le parquet faisait tout autant de bruit, accompagnant toujours les talons de la jeune femme. Plus cela allait, plus elle marchait doucement ayant l’impression de faire un bruit monstrueux. Elle tomba nez à nez avec le portrait d’un homme et d’une femme qui semblaient peu sympathiques. A bien y regarder, ils avaient des airs de Regulus et même… de l’autre. Serait-ce leurs parents ? Cela faisait froid dans le dos !

Enfin, elle se trouva devant la porte de Regulus. Il entendit une voix, mais ce n’était pas celle du petit roi. Elle frappa avant d’entrer et devant le silence, elle ouvrit doucement la porte. Une odeur de renfermée vint alors à ses narines. Plus elle ouvrait la porte, plus découvert le bazar environnant. Ses yeux tombèrent d’abord sur Regulus à terre. Un vent frais vint lui caresser le visage tandis qu’elle posait ses yeux sur :
« Caïn ? »
Cigarette à la main, se tenant nonchalamment près de la fenêtre. Ignorant sa présence, Lux laissa son sac tomber à terre et se précipita vers Regulus, pour s’agenouiller à ses côtés. Son état de détresse paniqua un instant Lux. Des larmes avaient inondé son visage, sa main était en sang et l’état de sa chambre et de ses consommations invraisemblables. Elle détacha de son cou son écharpe blanche pour nettoyer la main de Regulus, puis cherchant ses yeux comme elle l’avait l’habitude de la faire pour tenter de le comprendre, la Lumière rencontra un regard qu’elle l’avait l’habitude de voir, mais pas chez Regulus… Elle saisit un instant le visage de son ami entre ses doigts fins et son regard se promena entre lui et Caïn durant quelques secondes. Elle se releva brusquement se dirigea vers Osborne prête à le gifler, la main tendue, mais ce dernier fut plus rapide qu’elle pour l’en empêcher. Elle lui pinça alors les côtes agissant avec ce qu’elle pouvait…
« Qu’est-ce que tu lui as fait ? Tu crois vraiment qu’il avait besoin de tes saloperies pour l’aider !? »
Elle tourna le regard vers Regulus et s’exclama à son adresse :
« Et toi alors ? Tu m’envoies un appel de détresse et après tu joues les durs ? Et pour jouer les durs, tu n’as rien trouvé de mieux que ces merdes ? Tu ne pouvais pas plutôt te confier à moi ou à n’importe qui d’autre qu’à lui ?»
Mais à quoi bon lui parler ? Dans cet état second, elle était sûre que cela rentrait dans une oreille et que cela sortait par l’autre… Elle regarda de nouveau Caïn avec un air dégouté.
« Gardes tes saletés pour toi, tu n’as pas besoin d’engrainer les gens bien dans ta tourmente !»
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Lun 24 Oct - 7:57


Regulus planait, et était bien loin, même très loin de s'imaginer tout ce qu'il se passait autour de lui. Lui ne voyait rien, ne sentait plus rien, si ce n'était la colère qui se taisait, la peine renfermée au fond de lui n'était plus, ou du moins, pour l'instant, mais les larmes continuaient de couler sans qu'il ne le veuille, sans qu'il ne puisse les en empêcher. Son âme torturée n'avait que faire du désastre qu'il venait de causer dans sa propre chambre, lui pourtant si ordonné. La mine ravagée, il n'imaginait même pas à quel point il devait avoir une tête affreuse. Le sommeil l'avait quitté depuis déjà plusieurs nuits, et de tristes cernes violacées avec accentués les traits tirés de son visage. Bien rares étaient les jours où il pouvait dormir sans être réveillé par le fracas des averses sur les vitres, ou par les rêves et cauchemars étranges qu'il faisait. Quant à ses cheveux, on aurait dit qu'il descendait de son balai, ou qu'un tsunami avait dévasté sa chevelure. Le Serpentard n'était pas vraiment en état de s'occuper de lui-même, il passait énormément de temps dans sa douche pour tenter de se vivifier un peu, mais c'était tout. Les temps avaient changé, et le Regulus d'avant ne valait certainement pas celui recroquevillé sur lui-même, qui appartenait désormais au présent. Sa barbe hirsute le grattait, mais il n'avait pas le courage de lever la main à son menton. Il était fatigué, fatigué... Il avait envie de dormir. Il tenta de se mettre debout pour s'affaler sur son lit, mais il retomba brusquement sur le sol. Il resta là alors, sans bouger, la tête contre son sommier, à penser à sa situation. Comment se sortir de cela ? Il y avait forcément une solution ! Non ? Il y en avait toujours une !

Regulus n'eut pas vraiment le temps de méditer sur la question car il entendit des pas provenir des escaliers. Rapidement, enfin, aussi vite que lui permit son cerveau embrumé par la poudre, il attrapa sa baguette pour verrouiller la porte. Si c'était ses parents, la porte close, cela leur suffirait, si c'était Kreattur, il toquerait sans doute. L'oreille tendue, le jeune homme tenta de reconnaître la démarche lourde de son père ou celle rapide de sa mère, mais ce n'était pas ça, il en était sur. Cela ne ressemblait pas non plus aux petits sauts que faisait Kreattur lorsqu'il grimpait les marches. Mais qui était là ? Par Merlin ! De toutes ses forces, il espérait que ce n'était pas Alecto qui revenait. Elle était déjà passée il y a quelques jours, elle n'allait pas faire que ça non plus ! Si ? Le loquet de la poignée s'ouvrit doucement, et Regulus ferma les yeux, craignant de voir apparaître dans l'ombre de la porte sa "fiancée". Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, les mots sortirent de sa bouche aussi sèchement qu'il le pouvait :
« Casse-toi Alecto. Dégage j'te dis ! »
Mais contre toute attente, une voix masculine lui répondit. Une voix qu'il connaissait par coeur. Caïn Osborne ? Mais que faisait-il ici ? Regulus ouvrit les yeux aussi rapidement qu'il ne le put et scruta son ami, à la fois contrarié et déconcerté. Le Serpentard ne comprenait pas ce qu'il faisait là. Caïn lui parla, mais il n'entendit rien. Ses neurones semblaient se connecter avec difficulté pour essayer d'analyser les informations que lui communiquaient ses sens. les mots ironiques de Caïn avait du mal à lui parvenir, il les comprenait, mais n'avait pas envie d'y répondre. Car il craignait que s'il énonçait ses malheurs à voix haute, ils deviennent plus réels. Un courant d'air frais parvenu jusqu'à Regulus lui fit prendre conscience à quel point il s'était enfermé sur lui-même. En temps normal, il aurait eu honte que Caïn le voie dans cet état là, mais là, il était tout simplement trop shooté pour s'en compte. Le Serdaigle lui lança une cigarette, et Regulus leva la main trop tard pour la rattraper, tous ces mouvements semblaient ralentis. Il lui demanda comment avait-il pu en arriver là. Le Serpentard ne prit pas compte de sa question, et préféra réclamer la raison de sa venue.
« Pourquoi t'es là Caïn ? Je ne comprends pas, je ne comprends rien. »
Mais une furie débarqua dans la chambre. Lux ? Regulus poussa un soupir qui ne présageait rien de bon. Ils s'étaient passés le mot ou quoi ? Le Serpentard était fatigué, ses yeux ne voyaient plus rien, leur couleur gris-bleuté avait laissé place à une couleur vermeille, les vaisseaux semblaient dilatés, sans doute cela était dû à la prise de stupéfiants, à ces larmes successives, et à ces nuits à attendre le sommeil. Malgré cela, Regulus vit de la panique dans les prunelles de son amie lorsqu'elle s'agenouilla près de lui, et lui porta secours en bandant sa main blessée. Il la fixa du mieux qu'il put en tentant de comprendre ce qu'elle faisait ici. Il ne lui avait pas demandé de venir à ce qu'il sache ! Pourquoi fallait-il toujours qu'elle se mêle de tout et en particulier de ce qui ne la regardait pas ? Mais c'était un pari risqué, et il avait su à la seconde où il avait laissé Lux revenir dans sa vie que cela lui poserait des problèmes. La jeune Silvestri était du genre je-me-mêle-de-tout ? Mais Regulus ne lui en voulait pas, au fond de lui, il était presque content de la voir, même si elle ne l'avait pas écouté. Il était fâché aussi, ses émotions semblaient décuplées et il ne les contrôlait plus. Les larmes redoublèrent lorsqu'elle toucha doucement son visage. Elle ne savait pas... Elle ne savait pas... Elle ne savait pas... Comment le lui dire ?

Elle se leva brusquement, et déchaîna sa colère contre Caïn, Regulus eut envie de lui dire que ce n'était pas de sa faute, que c'était de la sienne, mais sa bouche s'ouvrit et se referma sans qu'aucun son n'en sorte, il était trop faible. Il n'en avait pas la force. Lux se retourna et s'en prit à lui. Il n'était pas sur de tout bien saisir, mais il se faisait engueuler, c'était tout ce qu'il savait. Elle reprocha le Serdaigle d'avoir entraîné son petit Roi dans un mauvais plan. Avec difficulté, Regulus murmura :
« Non... Lux.. Il voulait m'aider... Ne lui en veux pas. Mais pourquoi t'es venue ? JE T'AVAIS DIT DE NE PAS VENIR ! JE JOUE PAS LES GROS DURS, JE T'AI DÉJÀ DIT QUE JE N’ÉTAIS QU'UN FAIBLE ! JE NE SUIS RIEN, PLUS RIEN... LUX TU COMPRENDS ! »
Dans cet état second, il ne se rendit pas vraiment compte de ce qu'il disait, mais il fallait qu'ils sachent.
« Laissez-moi, s'il vous-plaît, je peux me débrouiller tout seul... »
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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Mar 1 Nov - 13:00


"Black", "Osborne" & Silvestri


Le peintre observa le désastre qu’était devenu la chambre de son ami, et pareillement, son propriétaire. Lui qui paraissait si soigneux à Poudlard, reflétait une apparence négligée et d’un certain manque de savoir vivre. Il lisait la fatigue et la désillusion dans les yeux dilatés et rougis du serpentard, avec une certaine facilité. Comment pouvait-on en arriver là pour un foutu mariage ? Il devrait en toucher deux mots à Alecto, car si Regulus préférait s’autodétruire, la belle ne devait guerre être rassurée d’avoir été fiancée à un junky. Il soupira, laissant le silence envahir la pièce. Rien ne servait de parler dans ces moments là, Caïn le savait mieux que quiconque. Qu’y avait-il a dire de toute façon ? Regulus n’était même pas en état de prononcer une phrase totalement cohérente sans qu’il ne prenne du temps pour chercher ses mots. « Pourquoi t'es là Caïn ? Je ne comprends pas, je ne comprends rien. » Il eut à peine le temps de réponde que la porte s’ouvrit avec fracas, laissant l’héritière Silvestri aussi dépitée que lui de la voir ici, dans le carnage des méfaits de Regulus. Elle se précipita sur lui, allant faire un bandage autour de sa main blessée, avant de jeter ses foudres sur le peintre. Pendant une fraction de seconde, il se trouva envieux de l’héritier. Lui, s’il s’était un jour blessé n’aurait jamais eu droit à cette tendresse de la part de Lux. Elle lui rappelait une vieille louve farouche prête à défendre ses petits corps et âme. L’instinct maternel sans doute. Pourtant, ce n’était pas pour lui qu’elle s’inquiétait. D’ailleurs c’était-elle jamais inquiétée pour lui ? Il chassa rapidement ses questionnements futiles par une bouffée de fumée qui se dissipa par la brise alors qu’elle fondait sur lui la main levée, visiblement prête à en venir aux mains avec lui. Vipère bien arrogante pour croire avoir le dessus sur un Aigle qui retint facilement ses ardeurs. « Qu’est-ce que tu lui as fait ? Tu crois vraiment qu’il avait besoin de tes saloperies pour l’aider !? » Alors quoi, le tenait-elle responsable de ce qu’était devenu Regulus ? N’était-elle pas un peu hypocrite de lui faire endosser cette responsabilité, elle qui se disait être si proche de Regulus au point d’en devenir souvent sa confidente, alors qu’elle n’avait même pas vu que son ami sombrait ?

    « Je trouve ça un peu facile de dire ça Silvestri. Apparemment vous n’étiez pas si proche pour que ce soit à moi qu’il vienne demander de l’aide. »


Ton sec et froid qui se voulait blessant, comme lorsqu’à chaque fois qu’il lui adressait la parole en public. Quelle aide il lui avait fourni, d’ailleurs. Sans réfléchir, il avait seulement voulu dépanner un ami, comme il avait pu le faire à Poudlard lorsque les Serpentards n’avaient pas de quoi s’amuser. Croyant que Regulus voulait simplement oublier quelque peu ses soucis, il n’avait pas imaginé une seule seconde que l’héritier de réfugierait complètement là-dedans, comme lui avait pu le faire de nombreuses années auparavant. Il termina sa cigarette qu’il jeta à travers la fenêtre, alors que Lux passait littéralement un savon au Serpentard, dont Caïn se doutait vu son état qu’il ne devait pas en écouter un traitre mot. La mine dégoutée de la belle brune à son égard lui tira un sourire en coin. Voilà, elle savait à quoi s’attendre maintenant : il n’avait jamais cherché à cacher la face pourrie du fruit. « Gardes tes saletés pour toi, tu n’as pas besoin d’engrainer les gens bien dans ta tourmente ! » Tourmente ? C’est ainsi qu’elle le voyait : comme quelqu’un de tourmenté ? Un petit rire s’échappa de ses lèvres, alors qu’il posait un regard amusé sur la brune.

    « Lux voyons, c’est ta manière implicite de me dire que je ne suis pas quelqu’un de bien ? Eh bien dis-moi, tu es en forme ce matin, même si je t’ai connu plus subtile. »


Provocation dans le but d’obtenir d’elle une réaction quelconque. Qu’elle cesse d’être un fantôme, un pantin, un être vivant sans aucune saveur, déchiffrable et prévisible comme toutes celles qui passaient entre ses draps, d’ailleurs. Jeu puéril alors qu’un de leurs amis tentait vainement de rester éveillé. Elle lui passait un savon, comme si c’était lui qui avait forcé Regulus a se mettre dans un état pareil. Elle ne savait rien, et se permettait de juger. Mais ce n’était pas à lui de le lui faire remarquer. De toute manière, Lux s’accordait bien trop d’importance pour écouter un mot de ce que l’Aigle pouvait dire. Contre toute attente, ce fut l’héritier en personne qui fut soucieux de rétablir la vérité. « Non... Lux.. Il voulait m'aider... Ne lui en veux pas. Mais pourquoi t'es venue ? JE T'AVAIS DIT DE NE PAS VENIR ! JE JOUE PAS LES GROS DURS, JE T'AI DÉJÀ DIT QUE JE N’ÉTAIS QU'UN FAIBLE ! JE NE SUIS RIEN, PLUS RIEN... LUX TU COMPRENDS ! » Aigle devenu soucieux des crises de colères de son ami, peu habituelles, et surtout lorsqu’elles étaient dirigées vers la brune. Il bouscula son passe-temps voluptueux avant de s’agenouiller à la hauteur du garçon, cherchant dans ses prunelles une quelconque trace de lucidité. Chose bien inutile, devant un regard fixe et larmoyant, et presque indifférent. Le Serpentard leur demande de partir, et de le laisser seul, chose que le peintre n’était certainement pas enclin à faire, vu le nombre de bouteilles vides qui gisaient sur le sol. « Lux au lieu de gueuler pour rien, rends toi utile. Si tu connais sa maison, va lui faire couler un bain tiède. » Ton impérieux qui ne lui laissait pas le loisir de négocier. Il se demanda pendant une fraction de secondes pourquoi il faisait ça, lui qui n’avait pas l’habitude de se soucier des autres, trop égoïste pour penser à leur misère. Peut-être qu’au fond, voir Regulus si désemparé l’avait touché, il n’en savait rien. Il attendit que la brunette soit sortie de la pièce pour se mettre en quête d’un quelconque reste de poudre, mais à l’évidence, Regulus s’était hâté d’en dessiner les sillons sur sa table basse. D’un sort, ses affaires se remirent en place, laissant simplement les débris de bouteilles et cendriers sur le vieux parquet. Il s’en occuperait plus tard.

    « Regarde-toi. Tu penses que c’est comme ça que t’allais régler tes soucis ? Tu crois que tes parents allaient écouter tes réclamations parce que t’es ne train de te foutre en l’air ? Excuse-moi de te dire ça Black, mais les gens sont égoïstes, parents ou pas. Allez bouge-toi Black, j’suis pas sûr que ta copine apprécie que tu deviennes un zombie »


Regrets amers. Impossibilité de revenir en arrière. Tentatives ultimes émises dans le but de le sortir de sa léthargie, et de lui faire prendre conscience qu’il perdait pieds. Osborne était mal placé pour lui faire la moral, il le savait bien, mais peut être Regulus serait plus enclin à l’écouter, lui. Après tout, il était l’exemple même du garçon perdu qui avait sombré, bu la tasse et qui finalement, c’était pris dans l’engrenage de cette merveilleuse poudre Blanche. A bout de bras, il releva son ami, incapable de se tenir sur ses misérables jambes, et attendit que Lux vienne l’aider à l’amener vers la salle de bain, ignorant ses protestations.

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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Mar 1 Nov - 15:48

La scène avait un aspect étrange. Lux avait l’impression d’être complètement déconnectée. D’un côté se trouvait Caïn, sobre visiblement, et de l’autre Regulus au bord du gouffre. Ces saletés n’avaient rien fait pour l’aider à aller mieux, c’était plutôt même le contraire. D’après ce que la Lumière avait entendu sur ces choses, c’était qu’elles amplifiaient les émotions. Alors si Regulus allait mal… Elle trouvait Caïn totalement irresponsable de donner ces trucs à ceux qu’il considérait comme ses amis, ou du moins, quelque chose qui s’en rapprochait. Irresponsable et égoïste. Et ce qu’elle pensait, Lux le faisait savoir sans attendre. Quelque part, elle lui en voulait à lui, cet Aigle impétueux, mais aussi Regulus d’avoir préféré se réfugier dans un monde irréel, plutôt que de s’être confié à elle ou bien encore à Nox… C’est donc un regard noir qui alla se planter dans les prunelles d’acier de Caïn. Il venait tout juste d’appuyer sur un point sensible. Comment y arrivait-il ? A toujours toucher les sentiments qu’elle pouvait ressentir et à les utiliser pour lui faire ressentir ce pincement au cœur à chaque fois ?
« Peu importe à qui il se soit adressé Caïn ! Toi qui te vente de lui en venir en aide, tu ne t’ai pas dit que ce n’était pas ainsi qu’il fallait soutenir ses amis ? Toi qui sais ce que c’est. »
Elle avait insisté sur sa dernière phrase. Il n’était qu’un pur égoïste. Il savait à quel point la drogue n’aidait en rien, que cela ne faisait qu’envenimer les choses. Au mieux, on devenait dépendant pour passer quelques heures à planer. Au pire… On se faisait un « bad trip » comme Regulus qui s’était d’autant enfoncé dans sa douleur. ?
« Lux voyons, c’est ta manière implicite de me dire que je ne suis pas quelqu’un de bien ? Eh bien dis-moi, tu es en forme ce matin, même si je t’ai connu plus subtile. »
Par Merlin, elle allait le tuer de ses propres mains. Même dans une telle situation, il continuait de se foutre d’elle ouvertement. Mais à quoi s’attendre avec lui ? Qu’avait-elle espéré ? Que soudainement, il se transforme en super héros qui vient en aide à Regulus ? Surmontant leur propre animosité ? Pourquoi avait-elle toujours l’espoir de trouver quelque chose de bon en lui ?
« Non, tu n’es pas quelqu’un de bien, tu es juste égoïste. La preuve en est. Tu ne sais jamais t’arrêter. »
Lux avait détourner son regard tout en parlant, prête à retourne vers Regulus quand ce dernier sembla alors sortir de sa torpeur. Mais les paroles qui sortirent de sa bouche étaient à mi-chemin entre heurter la susceptible de la brune et entre l’inquiéter d’avantage sur ce qu’il pensait de lui-même. Fière comme elle l’était, il fallait avouer, que la susceptibilité était largement en train de prendre le dessus. Il défendait Osborne ? Regulus lui envoyait un message désespéré, Lux était venue avec la simple envie de l’aider et voilà ce qu’elle entendait ? Dos à Caïn, elle avait arrêté de marché en direction du Petit Roi qui perdait complètement les pédales. Elle le sentit alors la bousculer pour aller à son tour vers Regulus. Lux resta silencieuse observant la scène. Entre Regulus et Caïn, l’énervement qui bouillait en elle était à son comble. Lorsque Caïn lui intima d’aller faire couler un bain, la Lumière se baissa pour attraper son sac, claquant énergiquement les talons et sortit en claquant la porte dans un ‘boom’ très sonore en espérant qu’il fasse mal au crâne de Regulus et qu’il regretterait de la rejeter ainsi.

Bon à dire vrai, elle ne savait pas vraiment où était la salle de bain. Ce n’est pas comme si l’endroit était minuscule. Elle ouvrit plusieurs portes au hasard. Certaines étaient fermées à double tour. Elle tomba alors sur une chambre singulière. Les murs étaient remplis de posters qui affichaient tantôt des jeunes femmes à moitié vêtues et tantôt des engins étranges qu’elle n’aurait su identifier. Au milieu, trônait l’écharpe aux couleurs de Gryffondor. Oh, et bien, des centaines de filles auraient surement tué pour voir ça ! Lux referma la porte en toute hâte et trouva enfin celle de la salle de bain. Luxueuse, il n’y avait pas à dire. Elle commença alors à faire couler l’eau. La Lumière se dirigea vers le lavabo et s’observa un instant. L’allure qu’elle se donnait pour se faire bien voir dans cette gazette était loin d’être le reflet de sa personnalité. Elle se passa un peu d’eau fraiche pour se remettre les idées en place. Regulus n’était pas dans son état normal. Son rôle, c’était de l’aider, non pas de l’enfoncer… Elle dénoua ses cheveux retirant une à une les épingles qui les maintenaient en chignon. Ils tombèrent en cascade dans son dos. Détournant son regard de son reflet, retirant sa veste car les émotions, cela donnait chaud, Lux plongea la main dans l’eau du bain pour en vérifier la chaleur. Elle coupa alors le robinet jugeant la baignoire assez rempli. Laissant trainer dans un coin de la salle de bain son sac et sa veste, Lux reprit le chemin en direction de la chambre de Regulus. Lorsqu’elle arriva, elle n’entendit que la fin des propos de Caïn. Par Merlin, Ciella ! Peut-être devrait-elle la prévenir que Regulus était au plus mal ? Ou valait-il mieux lui épargner un tel spectacle ? Ce dernier n’aurait de toute façon, sûrement pas voulu que la belle italienne soit au courant de tout cela…

Elle ouvrit alors la porte et vit qu’Osborne avait réussi à relever Regulus tant bien que mal, mais ce dernier avait des difficultés à tenir sur ses jambes. Lux hésita à aller le soutenir. Elle n’avait pas envie qu’il l’envoi promener une seconde fois. Encore moins devant Osborne. Une petite voix dans sa tête lui rappela ce qu’elle s’était dit plusieurs minutes auparavant et c’est donc sans un regard pour l’un, ni pour l’autre, que Lux se plaça au côté de Regulus pour le soutenir et commencer le périple vers la salle de bain.
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Mar 1 Nov - 17:54


« Je n'ai aucune chance d'être ce que mes amis me demandent d'être... »

Regulus n'entendait plus les voix de ses amis qui semblaient se disputer. La tête posée contre son sommier, une seule envie se faisait réellement sentir, il voulait dormir. Il souhaitait que tout ce chaos cesse. Il savait qu'il avait mal agi, et qu'il avait fait du mal à ceux qui l'entouraient, mais sa souffrance à lui, était bien plus grande, et s'accentuait à chaque minute. Il était malheureux, mais pas seulement à cause de Ciella, mais aussi parce qu'il s'était rendu compte que depuis toujours, on lui avait menti, ou du moins, on lui avait parlé sans vraiment utiliser les bons mots, ainsi, Regulus avait mal interpréter leurs paroles. Il n'avait rien compris, il s'était laisser embobiner, et il s'en voulait. Il s'en voulait d'avoir été si stupide ces dernières années, il s'en voulait d'avoir été si faible, il s'en voulait de s'être fait avoir si facilement. Soudainement, dans le cerveau du jeune Serpentard, une idée germa. Mais, Lux ne connaissait pas la raison de sa détresse non ? Elle ne pouvait comprendre... Tout ce qu'il savait, c'est que les deux jeunes se disputaient encore et toujours... Regulus était perdu, ces deux là, c'était de la pure dynamite. Lorsqu'ils étaient ensemble, tout semblait sur le point d'exploser... Comment pouvaient-ils supporter cela ? Enfin, il fallait avouer que sa propre situation n'était guère à envie non plus. Ciella le boudait, c'était évident, et il ignorait si leur relation pourrait continuer dans ces conditions... Lui, ne souhaitait pas que cela s'arrête, mais à chaque fois qu'ils se voyaient, ils passaient toujours un merveilleux moment jusqu'à ce que quelque chose vienne tout gâcher...

Regulus ouvrit les yeux pour voir Lux partir. Il tendit la main désespérément comme pour la retenir. Où allait-elle ? Était-elle vexée ? Il se trouvait soudainement très imbécile d'avoir refusé l'aide de son amie, la seule qui avait su lire entre les lignes. Il l'avait repoussé alors qu'elle n'avait voulu que le soutenir. Comment supporter un tel affront ? Il ne savait pas ce qu'il se passait, et n'avait absolument rien entendu de la conversation entre Lux et Caïn. Mais le Serdaigle s'agenouilla près de lui, et le Serpentard se concentra pour l'écouter.

« Regarde-toi. Tu penses que c’est comme ça que t’allais régler tes soucis ? Tu crois que tes parents allaient écouter tes réclamations parce que t’es ne train de te foutre en l’air ? Excuse-moi de te dire ça Black, mais les gens sont égoïstes, parents ou pas. Allez bouge-toi Black, j’suis pas sûr que ta copine apprécie que tu deviennes un zombie »
« Je voulais pas, je te le jure... Ils m'ont laminé, ils m'ont blessé... Ils ne comprennent pas... Ils veulent me contraindre à le faire... Je ne veux pas Caïn, aide-moi... »
La colère avait disparu pour faire place au désarroi. Il l'admettait, il avait besoin qu'on l'aide car seul, il ne s'en sortirait pas. Il ne pouvait pas prétendre être fort lorsque la tristesse l'accablait et lui faisait perdre le sens des réalités. Pourquoi en vouloir à Lux ? Elle n'avait cherché qu'à l'aider après tout ! C'était fini le temps des secrets, il était temps de tout avouer, mais avant qu'il n'est pu faire quoi que ce soit, on le releva. Caïn l'emmenait quelque part, mais où ? Regulus n'avait pas vraiment la force de protester, ni l'envie, ni le courage. Finalement, Lux les rejoignit. Un soupir de soulagement s'échappa difficilement de la bouche de l'héritier. Contre toute attente, elle vint l'aider et il lui en était reconnaissant. Doucement, il lui murmura :
« Excuse-moi, Lux... S'il-te-plaît... »
C'est lorsqu'ils se dirigèrent vers l'escalier qu'il comprit qu'ils l'emmenaient sans doute dans la Salle d'eau pour le débarbouiller. Il se sentait si patraque... Le chemin vers la Salle de bains n'était pas bien long, mais pour Regulus, il parut interminable. Étrangement, il ne comprit pas pourquoi la porte de Sirius était entrouverte. Personne n'y allait jamais. Mais ce n'était pas la question. Les jambes du jeune Black étaient bien lourdes, et il avait du mal à avancer. L'appui et le soutien de ses amis lui étaient désormais indispensables, et c'est fatigué qu'ils atteignirent le seuil de la porte de la salle de bains. Il se détacha de ses amis et s'affala sur le sol. Il fallait qu'il se repose. Dans sa chute, il fit tomber la radio qui s'alluma toute seule. La RITM se mit à chanter : «  Je suis malade parfaitement malade, t'arrive on ne sait jamais quand, tu repars on ne sait jamais où, et ça va faire bientôt deux ans, que tu t'en fous... » Regulus connaissait cette chanson, il écoutait souvent les nouvelles à la radio, à défaut de lire les journaux. Il fallait tout dire maintenant, il ne devait plus rien cacher. Il avala sa salive avec difficulté, et ouvrit la bouche.
« Pardonne-moi, de ne vous avoir rien dit, à Nox et à toi... Mais j'étais perdu, je le suis toujours, j'ai peur, et je crains de ne jamais pouvoir aller mieux... Je n'ai jamais ressenti ça avant... Jamais... C'est pire que tout... Pire que lorsque Sirius est parti, pire que toutes ces cachoteries, pire que lorsque tu m'as quitté, pire que tout, pire que tout, pire que tout... »
« Comme à un rocher, comme à un péché, je suis accroché à toi, je suis fatigué je suis épuisé... » . Les bras autour de ses genoux, Regulus ne pensait plus, il était juste fatigué, fatigué de la vie. Il avait cru toucher le fond lorsque son frère avait quitté la maison l'an dernier, et pour couronner le tout, quelques mois plus tard, Lux rompait avec lui... Jamais il n'aurait pensé connaître pire. Pourtant, ça l'était. « Cet amour me tue, si ça continue je crèverai seul... » .
« Caïn, dis-lui tout, dis-lui tout... »
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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Sam 12 Nov - 13:27


"Black", "Osborne" & Silvestri


Comment une situation pouvait-elle dégénérer à ce point ? Bon, pour Regulus tout était justifié, mais il n’arrivait pas à comprendre la haine de l’héritière à son égard. Si elle ne pouvait désespérément pas l’encadrer, pourquoi lui donnait-elle la possibilité de se faire des illusions sur ce qui se tramait entre eux ? Finalement, ce qu’il avait cru aimer chez elle ne devait peut être rester que de l’ordre de l’illusion. Tout serait beaucoup plus simple, et pour, et pour elle. Il aurait mieux fait de rester avec ces filles sans goûts et sans histoires qui passaient les unes après les autres entre ses draps, au moins, il ne serait pas déçu. L’aigle n’avait jamais vu sa Siria déverser avec une telle ferveur sa haine contre lui et elle l’épatait, à dire vrai. Toute cette palette d’émotions colériques qui se dégageait d’elle avait quelque chose de magnifique, qu’il aurait aimé saisir sur l’une de ses toiles. Il n’adressa qu’à cette furie ce qu’elle méritait, un regard amusé et à la fois indifférent à ce qu’elle pouvait lui reprocher .

    « Non, tu n’es pas quelqu’un de bien, tu es juste égoïste. La preuve en est. Tu ne sais jamais t’arrêter. »


Égoïste, elle avait parfaitement raison. Caïn Osborne ne se souciait pas des autres, et lorsqu’il le faisait, c’est qu’il devait y trouver un certain intérêt. Il n’agissait pas selon son bon cœur, même si cette fois, il devait bien avouer que voir Regulus dans cet état avait ébranlé son assurance habituelle. Au fond, il ne souhaitait pas au Serpentard de mener la vie qu’il avait, de se battre chaque jour avec son esprit de plus en plus difficile à concentrer. Il n’avait simplement pas réfléchit aux conséquences de ses actes, lorsqu’il avait donné sa Poudre à Regulus, pensant qu’il désirait seulement s’éclater un peu en ces jours moroses. Bien sur, sa tendre Lumière ignorait tout de cela, et comme à son habitude, elle ne se bornait à juger que ce que ses beaux yeux lui permettait de saisir, sans aller au-delà. Merlin, les gens ne changeraient donc jamais… Il posa son regard de fauve sur elle, attendant qu’elle sorte de la pièce et ignorant sa dernière réplique. Ils n’étaient pas là pour se battre mais pour aider Black, alors autant ne pas envenimer les choses. Osborne aida alors son ami à se tenir sur ses deux misérables jambes, à la force de ses bras, même s’il avait plus l’impression d’être sur un navire tanguant sous la force inconstante des vagues.

    « Je voulais pas, je te le jure... Ils m'ont laminé, ils m'ont blessé... Ils ne comprennent pas... Ils veulent me contraindre à le faire... Je ne veux pas Caïn, aide-moi... »
    « On n’veut jamais ce genre de chose, je sais de quoi je parle. Je veux bien t’aider, et Silvestri aussi, mais pour te battre il faut d’abord que tu te tiennes debout. Comment mène-t-on une guerre si on n’a pas les moyens de la faire, hein ? »


Ok, proverbe philosophique à deux balle dont Caïn n’était pas fier, toutefois il essayait de faire comprendre au Serpentard que ce n’était pas en étant inconscient vingt-quatre sur vingt-quatre qu’il allait arranger la situation -sauf faire fuir Alecto bien entendu- mais simplement qu’il arriverait à faire ce qu’il veut une fois qu’il serait redevenu maître de lui-même. Sur ses mots, la belle héritière pénétra dans la pièce, si bien qu’Osborne ne dit plus un mot, ne préférant pas trahir le secret du garçon, tant qu’il ne voudrait pas en parler. Elle vint l’aider à soutenir le poids de Regulus et tous trois se dirigèrent enfin vers la salle de bain où Lux avait fait couler l’eau dans la baignoire à pieds. La radio s’écrasa au sol sur leur passage, laissant la musique raisonner dans la salle de bain. Une musique connue, que la mère de Caïn écoutait énormément à un certain moment. Penser à elle raviva une douleur enfouie que le peintre eut du mal à réprimer qu’en soufflant un bon coup et en se consentant sur Regulus, déjà à terre.

    « Caïn, dis lui tout, dis lui tout… »


Prière du jeune homme qui sortit le peintre de sa léthargie alors qu’il posait de nouveau ses yeux sur la belle, remarquant enfin qu’elle avait détaché ses cheveux soyeux. Il n’avait pas envie de s’adresser à elle, encore moins qu’elle songe à ce qu’il puisse daigner remarquer sa présence, pas après leurs missives envoyées, pas après cette dispute, et les mots blessants qu’elle lui avait craché au visage. Trop de fierté, peut-être. Comment le dire, de toute façon ? Comment annoncer une telle chose ? Le soupire du garçon couvrit quelques secondes la voix de la chanteuse, alors qu’il s’accroupissait à la hauteur du jeune Black.

    « Il y a quelques temps ses géniteurs l’ont fiancé à Alecto Carrow, la sœur du joueur de Quidditch, et ils ne veulent rien entendre aux protestations de Regulus. Apparemment la petite italienne n’est pas la bienvenue dans la famille Black. »


Il avait parlé sans lui jeter un regard, d’un ton sec et froid spécialement réservé à sa tendre Siria, comme une marque imperceptible de l’attention qu’il lui portait malgré tout. Il imaginait déjà toutes les questions qui se bousculaient dans l’esprit de Lux, mais à vrai dire, ils n’avaient pas le temps d’y répondre tout de suite. L’urgence était de remettre Black sur pieds, le reste pouvait attendre. Pourtant, Caïn hésitait à prendre les devants, peu habitué à déshabiller un garçon, même quand ce dernier était son ami et se trouvait au bord de l’inconscience. Il se racla la gorge avant de se relever et recula d’un pas. « Eh bien, va s’y Lux, déshabille le. » Devant le regard interrogateur qu’elle lui lança, il ajouta « Me lance pas ce regard là, t’as déjà dû le faire plus d’une fois, ça va te rappeler des souvenirs ». Jalousie sous-jacente que l’Aigle masqua par un sourire ironique, avec l’impression de s’enfoncer un peu plus. Finalement, la voir lui ôter ses vêtements l’agaça plus qu’autre chose, si bien qu’il vint l’aider, avant de le soulever pour le faire glisser dans la baignoire. Un bain tiède allait le remettre sur pieds. Lux et lui allait veiller à ce que tout rentre dans l’ordre, lui, peut être plus pour se faire pardonner de l’avoir mis dans cet état, et au fond, sans doute pour que Lux ne soit plus aussi déçue. Une fois la chose faite, il recula, et s’appuya contre le mur, tirant une cigarette de son paquet. Lorsque la première bouffée de fumée fut en l’air il dit machinalement.

    « Si quelqu’un à une proposition de solution à donner, il est le bienvenu ».


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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Dim 20 Nov - 21:25

Voir Regulus dans cet état donnait à Lux l’impression que son petit monde idéal était en train de se détruire. Plusieurs failles étaient venues l’entailler, à commencer par Caïn ou encore par ce recrutement organisé par Severus et… Lyra. Elle se sentait perdue et voir que celui qu’elle croyait être un pilier s’effondrer de la sorte, achevait cette peinture dramatique. Sans jeu de mot, on aurait pu croire que cette toile avait été peinte par Caïn Osborne lui-même, l’être torturé et arraché à vif. Celui qu’elle aurait aimé aider, sans réellement s’en rendre compte, sans se l’avouer, mais qui la repoussait dans son inconscient le plus extrême. Tout comme elle au final… La situation était perturbante pour notre Lumière habituée à briller plutôt qu’à sombrer. Habituée à cette jolie bulle qui venait soudainement de se percer et d’éclater. Finalement, Lux n’avait jamais vraiment souffert, seulement d’être la fille de la maison Silvestri. Un peu moins chouchoutée ou écoutée, mais jamais il n’avait été question de mariage forcé. Du moins, pas à sa connaissance et elle espérait que cela serait toujours le cas. Bien sûr, ses parents verraient très mal le fait qu’elle se soit ‘attachée’ à un sang mêlé. De toute façon, ils n’étaient pas au courant et n’auraient jamais besoin de l’être. ‘Attachée’, car oui, elle l’était malgré elle. Peut-être était-ce même pour cela qu’elle réagissait de manière si virulente envers Caïn. Il l’avait déçue… Elle espérait toujours faire ressortir le bon, et finalement, c’était plutôt lui qui faisait ressortir son côté garce… Qu’il s’en prenne à elle, cela faisait partie de leur jeu. Qu’il s’en prenne, même sans le vouloir, à ceux qu’elle aimait, c’était tout autre chose.

Lorsqu’elle pénétra de nouveau dans la pièce, elle sentit bien que Caïn s’était coupé brusquement dans ses propos comme s’il ne voulait pas qu’elle l’entende. Un regard suspicieux se posa sur les deux jeunes hommes avant qu’elle ne prenne un bras de Regulus pour le mettre par-dessus son épaule. Elle n’était pas tout à fait sûre d’être d’une grande aide vu son gabarit, mais ils avaient le mérite d’avancer. Les excuses murmurées par Regulus n’avait fait que troubler d’avantage notre Lumière peu habituée à cela vu la fierté du jeune homme. Oh, certes, il était colérique et pouvait l’envoyer promener. Lux fière comme elle l’était, l’ignorait plusieurs jours et puis ils finissaient par se rabibocher. Mais les excuses, rares elles avaient été.
« C’est rien, t’en fais pas… »
Ils finirent par atteindre sans trop de difficultés la salle bain dans laquelle Regulus tomba à terre entrainant avec lui la radio qui se mit à chanter une chanson déprimante au possible que Lux haïssait. La Lumière aimait les choses plus rythmées voyez-vous… et moins tristes ! Lux l’observa un instant, le regard anxieux, un bras replié sur son ventre, rongeant une petite peau de son pouce.

Le cœur de Lux se serra alors qu’il lui demandait de le pardonner, Nox et elle. Il leur cachait quelque chose. Il compara cela au départ de Sirius et même à leur rupture. Les joues de la Lumière se tintèrent légèrement à ce souvenir.
« Caïn, dis-lui tout, dis-lui tout... »
Autant dire que Lux était complètement perdue. Son regard se tourna vers l’Aigle cherchant à comprendre ce qui se passait, ce à quoi Regulus faisait mention. L’Aigle avait donc été son confident ? Elle savait qu’ils barbouillaient ensemble, mais elle ne savait pas les deux jeunes hommes plus intiment que cela pour autant. Lui-même semblait dans un autre monde, comme porté par la musique. Seules les paroles du Petit Roi le sortir de ses pensées profondes. Elle le regarda s’accroupir près de Regulus. Sans même un regard, il lui répondit presque machinalement.
« Il y a quelques temps ses géniteurs l’ont fiancé à Alecto Carrow, la sœur du joueur de Quidditch, et ils ne veulent rien entendre aux protestations de Regulus. Apparemment la petite italienne n’est pas la bienvenue dans la famille Black. »
Les yeux de la Lumière s’écarquillèrent de surprise. .
« Nom d’une bouse, qu’est-ce que c’est que cette connerie ?»
C’était sortie tout seul, elle n’arrivait pas en revenir. En cet instant, elle pensa à Ciella. Etait-elle au courant ? Depuis quand lui cachait-on ceci ? Par Merlin, mais les parents de Regulus étaient devenus plus fous qu’ils ne l’étaient déjà alors ! Tandis que ces questions se bousculaient dans sa tête, Caïn quant à lui, s’était relevé et demandait à Lux de déshabiller Regulus. De nouveau, elle regarda Caïn de manière choquée. Son sourire arrogant s’emparait alors de ses lèvres pour en rajouter une couche. La brune répliqua alors sèchement.
« Tu veux parler des souvenirs bien plus agréables que ceux que j’ai avec toi, c’est ça ?»
Son regard furibond accompagnait ses propos. Cette réponse ayant pour seul but de le rendre jaloux… Savait-il seulement que Regulus avait été le premier garçon avec qui elle avait couché ? Lui, ne devait même pas ce souvenir de la première fille avec qui il était passé à l’acte. Encore moins de la dernière… Elle s’agenouilla devant Regulus, la musique continuant de lui irriter les tympans. Elle resta un instant un peu coincée, gênée par cette situation, cette proximité, sentant une chaleur lui chatouiller à nouveau les joues. Elle avait rougi en cette journée plus de fois qu’en 17 ans d’existence… Ciella allait la tuer si elle apprenait ça… Elle inspira un grand coup. Maladroitement mais le plus délicatement possible, elle commença à déboutonner la chemise du Petit Roi sous le regard observateur et gênant du bel l’Aigle. Elle repoussa doucement les pans du vêtement puis fit glisser le tissu le long de ses bras et afin de le faire tomber au sol.
« Désolée, Regulus…»
dit-elle alors qu’elle venait d’ouvrir son pantalon. La situation devait être aussi gênante pour lui que pour elle… Et pourtant, elle n’avait pas envie de se démonter devant l’Aigle, mais l’assurance dont elle faisait preuve était loin d’être présente ce soir… Toutefois, comme poussé par une force invisible, Caïn vint la relayer et puis glissa Regulus dans le bain. Lux s’appuya alors contre le lavabo tandis que Caïn sortait une cigarette. Ce dernier demanda alors si quelqu’un avait une idée brillante… .
« Je n’en peux plus de cette musique !»
s’exclama alors soudainement Lux, éteignant nerveusement la radio. Son regard se promena entre Regulus et Caïn. .
« Barre toi Reg’ ! Fais comme ton frère ! Tu as tout fait pour leur plaire à tes parents. S’ils ne s’en rendent pas compte…»
Elle faillit dire ‘c’est qu’ils ne t’aiment pas’, mais elle s’arrêta à temps. Elle s’agenouilla près de la baignoire et attira le visage de Regulus vers elle pour qu’il la regarde.
« Viens chez moi. Mon père n’est jamais là et ma mère complètement à l’ouest. On avisera plus tard ! Il faut que tu te secoues Regulus !»
Elle s’était emportée lors de sa dernière phrase l’engueulant presque. Elle se releva pour s’approcher de Caïn, lui saisissant doucement la main, comme pour se sentir plus forte, comme pour chercher son soutien malgré tout ce qu’ils pouvaient échanger comme insultes.
« Dis lui Caïn, dis lui qu’il faut qu’il parte d’ici…»
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Dim 20 Nov - 22:12


« J'ai eu tord de croire que je pourrais m'en sortir seul... »

D'après les brides de phrases que l'esprit de Regulus arrivait à capter, Lux et Caïn s'engueulaient. C'était pas nouveau. Ces deux-là, lorsqu'ils se retrouvaient dans la même pièce, c'était tout bonnement impossible que cela ne finisse pas comme cela. Le jeune Serpentard avait toujours eu du mal à comprendre ce qui les rattachaient l'un à l'autre et ce qui les poussaient à revenir l'un vers l'autre à chaque fois, en dépit des mots durs et blessants qu'ils s'échangeaient. C'était une relation ambiguë, étrange, mais quelle relation ne l'était pas ? Il suffisait de regarder. Celle qui liait Regulus à Ciella ne tenait plus qu'à un fil, un minuscule petit fil, qu'il essayait de maintenir coûte que coûte. Sa vie à lui était trop compliquée, mais il n'imaginait plus la vivre sans son italienne. Car de toute manière, sans elle, il ne lui restait plus rien. Caïn lui parla, et Regulus se concentra.
« On n’veut jamais ce genre de chose, je sais de quoi je parle. Je veux bien t’aider, et Silvestri aussi, mais pour te battre il faut d’abord que tu te tiennes debout. Comment mène-t-on une guerre si on n’a pas les moyens de la faire, hein ? »
« Je sais... Je fais ce que je peux... Je n'y suis pas habitué comme toi, et mon corps non plus... Il refuse de m'obéir...»
Malgré tout, Regulus donna ce qu'il put pour ne pas que ses amis aient à le trainer jusqu'à la salle de bains. Finalement, ils y étaient arrivés. A terre, le jeune Black attendait. Il attendait que Caïn lui dise tout, qu'ils en finissent. La réponse de Lux fut claire, nette et précise. Elle n'en revenait pas tout simplement. Décontenancé, les neurones de Regulus refusaient de fonctionner correctement, mais il entendit clairement Caïn dire à Lux de le déshabiller. Il ouvrit les yeux faiblement, et regarda son ami dans les yeux, avec le regard qui en disait long. Elle n'allait pas lui ôter ses vêtements non mais oh ! Mais il était trop fatigué pour protester, et de toute manière, elle avait déjà commencé. Apparemment, elle n'était pas plus enchantée que lui, et ça se comprenait. Il se redressa doucement pour qu'elle puisse plus aisément lui retirer sa chemise et lui murmura mélancoliquement :
« Mhumm... tu parles de nos souvenirs, tu sais, ça me rappelle tant de choses... Je n'ai jamais regretté ce qu'il s'est passé entre nous, Lux... Jamais.»
Il la vit rougir, et cela lui arracha un léger sourire. Malgré son état, il ne pouvait refouler les sentiments profonds qu'il avait eu pour elle il y a quelques années. C'était son premier amour après tout. La mémoire de Regulus était tout de même fonctionnelle. Toutes ces nuits passées ensemble avaient été merveilleuses, mais, maintenant, il savait que s'il avait eu beaucoup de mal à oublier l'héritière Silvestri, il n'arriverait jamais à oublier Ciella. Ce n'était pas du tout le même genre de relation. Avec Lux, il n'y avait jamais eu de vraie dispute avant la rupture, alors qu'avec Ciella, c'était différent. Pas mieux, pas pire, juste différent. Ils n'étaient jamais d'accord sur rien, se disputaient pour rien, s'embrouillaient pour des broutilles, mais en dépit de tout cela, ils étaient fous l'un de l'autre. Du moins, Regulus était fou d'elle. Ciella n'avait pas répondu à ses lettres depuis un bon bout de temps, et il comprenait aisément pourquoi. Cette histoire avec Alecto était en train de le ronger de l'intérieur, mais elle, que devait-elle ressentir si ce n'est de la colère et de la rancœur envers lui ? Il lui avait menti pendant quelques semaines après tout, faignant que tout allait bien alors qu'il était au plus mal. Soudainement, grâce à Caïn, il se retrouva dans l'eau tiède. Il soupira d'aise. C'était agréable, il fallait l'avouer. Caïn avait eu là une très bonne idée, mais lui, il devait en connaître des tas des trucs comme ça contre l'effet de la poudre, il en prenait tellement souvent... L'eau chaude l'aidait à reprendre peu à peu ses esprits, il ferma les yeux, pour tenter de calmer son mal de tête. L'odeur de la cigarette lui chatouilla les narines. Ah oui, une clope et vite. Il sortit sa main de l'eau et la tendit vers Caïn pour qu'il lui en offre une, il en avait bien besoin. Le Serdaigle demanda alors si quelqu'un avait une proposition brillante à faire. Regulus allait ouvrir la bouche pour dire qu'il valait mieux attendre que tout cela se tasse, que de toute manière, il était hors de question d'épouser cette idiote d'Alecto, et que ses parents finiraient bien par comprendre. Mais cela n'était pas en accord avec ce que Lux répondit :
« Barre toi Reg’ ! Fais comme ton frère ! Tu as tout fait pour leur plaire à tes parents. S’ils ne s’en rendent pas compte…»
Regulus ricana. Cela lui était facile de dire ça ! Mais bien sur ! Elle ne savait pas ce qu'elle disait. Comment ferait-il pour vivre ? Mais c'était vrai qu'il avait toujours fait tout son possible pour plaire, pour être le meilleur, pour essayer de combler le manque que Sirius avait laissé. Mais il n'était pas son frère. Il n'avait pas son courage, il n'avait pas sa force. Lui était faible, et ses airs supérieurs et fiers ne pouvaient tout faire. Au fond, il n'était rien. Lux ne finit pas sa phrase, et Regulus savait ce qu'elle avait été sur le point de dire. Bien sûr qu'ils ne l'aimaient pas. Surtout sa mère qui avait toujours préféré son aîné. Dans la famille Black, l'amour n'existait pas, seul l'honneur comptait aux yeux de ses parents. Le jeune homme fixait le mur d'en face pour ne pas à avoir à regarder ses deux amis. Il fallait qu'il réplique que tout cela était impossible, mais Lux s'approcha de lui. Ces doigts si doux vinrent lui caresser la mâchoire pour le forcer à la regarder. Il se laissa faire, et croisa ses prunelles qu'il avait tant aimé regarder autrefois...
« Viens chez moi. Mon père n’est jamais là et ma mère complètement à l’ouest. On avisera plus tard ! Il faut que tu te secoues Regulus ! »
Elle était marrante Lux, elle croyait que tout pouvait s'arranger d'un claquement de doigts. Mais ce n'était pas si simple, bien au contraire. Regulus aurait-il seulement le courage de s'en aller ? Il ne savait pas s'il en était capable, mais pire, cela l'effrayait. Au fond de lui, il était profondément touché de la proposition de Lux. Elle s'éloigna et chercha même l'approbation de Caïn en lui demandant d'appuyer son idée.
« Tu ne sais pas ce que tu dis Lux. Ta proposition est honorable, je t'en remercie. Mais réfléchis un peu. Si je me barre, je suis mort. Tu ne sais pas ce que tu dis. Et puis, je vivrais de quoi ? T'inquiète pas qu'à la seconde où je quitte cette maison je me retrouve à la rue, sans argent, ni logis. Je ne sais pas si j'en serais capable... Mais d'un autre côté... »
D'un autre côté, il y avait Ciella.
« Je ne sais pas Lux... Je ne sais plus... Laisse-moi du temps... »
L'opportunité de vivre chez les Silvestri durant un bout de temps était plus qu'alléchante. Voir Nox et Lux tous les jours l'aiderait sans doute aucun à se relever. Il pourrait peut-être même inviter la belle italienne... L'idée devenait de plus en plus concrète au fil des secondes, et finalement, Regulus avait envie de saisir cette chance. Mais quitter ses parents... Quitter son père et Kreattur ? Il ignorait s'il le pouvait. Mais peut-être pouvait-il leur poser un ultimatum ? Comme par exemple, il revenait qu'à une seule condition, que le mariage soit résilié et mis aux oubliettes.
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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Dim 4 Déc - 17:45


    Le peintre l'entend, perçoit cette inquiétude fulminante, cette incompréhension qui s'éprend de la Vipère sous son joug qu'il maîtrise à peine. Il l'entend, mais ne l'écoute pas. Il peut presque visualiser tous ses neurones s’agiter en tous sens à la rechercher d’une solution quelconque. Geste vain qui se perd dans l'immensité de la salle de bain sans qu'il ne tente de la retenir, d'y prêter quelconque intérêt. De toute façon, tout comme Regulus, le peintre se sentait un peu engourdi. Esprit préoccupé, non pas par cette Serpentard chez qui il engendrait un dangereux mépris mais par cette information cruciale qu’il venait de lui révéler, l'empêchant de se raisonner. Nouveau juron débité par l’héritière. Lux dans toute sa grandeur. Juron qui a vrai dire reflétait assez bien la situation présente, et qui tira un sourire à l’Aigle.

      « Tu veux parler des souvenirs bien plus agréables que ceux que j’ai avec toi, c’est ça ?»


    Cette fois, il ne put retenir un rire nerveux, alors que ses prunelles fusillaient les siennes. Quoiqu’elle en dise, il savait qu’elle ne le pensait pas, et c’était ce qui le réconfortait au fond. Il l’avait cherché. « Ne t’amuse pas trop à me rabaisser Silvestri. Tu sais que je pourrai t’infliger le même traitement ». Il l'observa s’exécuter, non sans exaspération. Situation étrange que de la voir déshabiller l'un de ses exs, mais le délice était de voir Lux rougir de honte. Comme s’il lisait dans ses pensées le peintre ajouta d’un air narquois « Ne t’en fait pas Lux, l’italienne ne fait pas partie de mes conquêtes, aucun risque que ton effeuillage de Regulus ne se termine en confession sur l’oreiller. » Paroles venimeuses plus destinées à Lux qu’à Regulus d’ailleurs, juste pour lui rappeler qu’elle faisait partie des nombreuses femmes qui avaient l’honneur de partager sa vie ; et qu’elle n’en était surtout pas l’unique –même s’il l’avait en secret ardemment souhaité. Les propositions de la belle brune n’étaient pas si stupides que ça, mais il se demander si défier les parents Black était une chose à faire.

      « Tes parents te déshériterons simplement pour te faire revenir, Black. Ils n’ont pas d’autre enfant, et j’imagine que ta mère doit être l’une de ces furies qui veut absolument préserver le sang de la lignée…Alors tôt ou tard, ils te demanderont de revenir… »

      « Dis-lui Caïn, dis-lui qu’il faut qu’il parte d’ici…»


    Suppliques d'une brune ne voulant rien entendre. Contact doux et brûlant à la fois réveillant l’attirance qui sommeillait en lui du fond des limbes. Geste étonnant venant de la part d’une Vipère toujours plus arrogante et prête à le tourmenter. Pourtant cette fois, il avait pressenti la détresse de la jeune femme et presque machinalement, avait refermé sa main sur la sienne, exerçant une certaine pression. Prunelles redevenues totalement lucides qui s’amarrèrent aux siennes une fraction de seconde, avant qu’il ne détourne la tête, plongé dans ses pensées. Paradoxal. Voilà le mot qui reflétait au mieux ce qu’ils étaient. Lux était la première à l’insulter, à le sermonner, même à vouloir se défouler physiquement sur lui. D’ailleurs, n’était-ce pas l’attitude qu’elle avait eue dans leurs missives ? Et à présent, c’est avec lui qu’elle venait trouver un certain réconfort. Cela ne lui ressemblait pas. Il n’était pas son petit toutou d’appartement qu’elle caressait à sa guise avant de le renvoyer à la niche. Fierté dévastatrice reprenant le dessus sur l’once d’attirance qu’il venait d’éprouver pour elle. Le peintre lâcha sèchement sa main, la refourguant dans sa poche, tandis qu’il apportait à ses lèvres sa fameuse cigarette. Il commençait tout bonnement à comprendre qu’il c’était fourvoyé sur toute la ligne avec elle. C’était Lui qui lui avait couru après durant des semaines et des semaines, cherchant insidieusement à ce qu’elle cède à ses avances lascives. Et Caïn ne comptait plus tous ceux qui comme lui s’y étaient risqués, qui avaient cherché à la séduire, attirés par l’envie vaniteuse de briser une résistance infaillible. Leurs ébats n’avaient sans doute jamais été qu’une faille ridicule dans tout ce qu’elle mettait en place pour lui résister. A vrai dire l’Aigle était déjà las de leurs petits jeux.

      « Je ne sais pas, Siria. » Commença-t-il la mine froncée, visiblement soucieux. « A défier les parents de Regulus, c’est peut être ta Ciella qui va en payer les frais… »


    Venin distillé alors que l’albâtre de ses traits adoptait une expression insolente et satisfaite. Il imaginait d’ici la mère du futur junky réduire à néant la réputation de la Créatrice, ruinant par ailleurs l’entreprise qu’il avait entendu dire florissante dans les quartiers chics de Londres. Pour sûr, l’italienne n’allait pas être contente. Il souhaita une seconde que ce soit à Lux que la sulfureuse blonde reproche tous les méfaits. Lubie soudaine de voir l’apprentie-journaliste en proie au doute à la souffrance peut être en raison de ce qu’elle lui faisait subir. Peintre soucieux de ne plus la voir trainer dans son entourage, considérant à présent qu’il y aurait plus de place dans son cœur noir pour elle, bien qu’elle l’ait poignardé non sans violence.

      « Et puis si son frangin apprend que tu as ruiné la réputation d’Alecto, je crois que tu peux déjà creuser ta tombe, mec. »


    Pensée qui le conduit de lui-même vers l’héritière Carrow, douce apparition qu’était son souvenir empreint de pêché de gourmandise voire de Luxure, il ne savait pas trop. Le genre d’amie qu’il ne savait plus trop où situer sur l’échelle d’Eros. Elle qui prenait soin de lui, et qui lui avait très nettement conseillé de tirer un trait sur la Serpentard. Lux, il en revenait toujours à elle, drogué incapable de se détacher de sa dose habituelle. Venin, poison mortel qui allait finir par le rendre fou. La regarder, il ne pouvait presque pas s’en empêcher. Voilà, elle était sa maladie, ce qui le consumait à petit feu. Rester à distance pour ignorer cela. Caïn savait qu’à trop s’approcher d’elle, il n’aurait pu résister à l’envie de gouter à ses lippes et a dire vrai, capituler devant Regulus n’était pas chose à faire pour un Aigle orgueilleux comme lui. « Mais bon, qui ne tente rien n’a rien. » Finit-il par dire dans un soupire, résigné. Il quitta le mur sur lequel il était adossé. Il était temps pour lui de mettre fin à sa visite chez ce vieux Black et de rejoindre la créature qui l’attendait chez lui. Il s’approcha de la baignoire avant de murmurer à l’héritier, mais assez fort pour que Lux entende : « Plus de bêtises. D’ailleurs, j’te confisque le reste de tes réserves de poudre. Maintenant que t’es sauvé, à mon tour d’aller satisfaire celle qui m’attend dans mon lit ». Sa réplique n’avait été qu’une alliance d’ironie et d’amusement, certain que l’héritier comprendrait parfaitement là où il voulait en venir. Le peintre se dirigea vers la sortie et arrivé à la hauteur de la belle brune, se pencha légèrement vers elle alors qu’un sourire provocateur étirait ses lèvres.

      « Eh bien Siria, déstresse un peu. Tu pensais quand même pas être la seule à pouvoir profiter de mes attributs ? Je n'accorde jamais ce privilège. »


    Ton glacial à son encontre qui aurait pu lui faire claquer des dents. Caïn l’a frôla, odieux tortionnaire n’ayant plus aucune limite à présent. Ses prunelles intenses l’a fixèrent une fraction de secondes, la pénétrant comme s’il avait cherché à lire en elle, à déchiffrer ses pensées. Il s’éloigna d’elle en la jaugeant intensément avant de prendre la porte et de disparaître.





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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Sam 10 Déc - 15:28

Décidément, cette fin de journée s’annonçait plus que difficile. Entre Caïn qui semblait concentrer toutes ses capacités sur le seul et même objectif, c'est-à-dire mettre mal à l’aise Lux et l’irriter au possible, et Regulus dans un état perturbé par les effluves de drogue, notre Lumière semblait briller surtout par sa déconcertassions vis-à-vis de la situation. S’il y en avait bien un qu’elle avait pensé un jour ramasser complètement défoncer, ce n’était pas Regulus qui venait sur sa liste des possibilités. C’était plutôt le jeune homme qui se tenait un peu plus loin avec un air nonchalant auquel elle aurait pensé pour ce genre de situation.

Tandis que Caïn la provoquait pour qu’elle déshabille Regulus pour le mettre dans le bain, ce dernier lui lança un regard qui sous entendait qu’il n’était pas vraiment d’accord. Mais ils n’allaient pas le mettre dans la baignoire tout à habiller ! Et comme Caïn ne semblait pas décider à l’aider, seulement décidé à jouer avec ses nerfs, il fallait bien que quelqu’un se coltine cette tâche, le Serpentard n’étant pas en état de le faire tout seul… Alors que Lux venait de provoquer Caïn avec une remarque cinglantes sur ses soit disant souvenirs, ce dernier enfonça alors une lame profonde disant qu’il pouvait lui aussi la rabaisser sous-entendant par là qu’elle n’était pas la seule avec qui il avait des relations. Oh, cela Lux était bien au courant… Après tout, ils n’étaient pas un couple. Elle tourna vivement la tête vers lui lorsqu’il lui dit qu’il ne dirait rien à Ciella… Elle le fusilla du regard. Il y avait des moments où elle avait juste envie de lui sauter dessus et de le frapper tellement il faisait ressurgir la haine qui pouvait couler dans ses veines.

Regulus se redressa alors pour l’aider à retirer sa chemise et Lux recula presque par instinct ne voulant pas que la proximité entre eux ne devienne trop réduite. Surtout vu les paroles que Caïn venait de prononcer associées à celle de Regulus. La Lumière laissa ses longs cheveux bruns tenter de camoufler ses joues où une jolie couleur rosée s’était installée. Son cœur se serra un instant aux paroles du Petit Roi qui la touchèrent plus qu’elle ne l’aurait voulu. Leur relation avait presque été idyllique et pourtant la petite Vipère avait tout arrêté d’un revers de main à cause d’une fierté mal placé. La fierté avait été au centre de la relation. Lux l’avait fui à cause d’elle et lui n’était pas revenu pour la même raison. Lorsque l’on dit que la communication est ce qu’il y a de plus important au sein d’un couple… Elle lui adressa un sourire malgré sa réaction première.
« Il ne faut jamais rien regretté et puis tu connais ma philosophie sur les choix du destin après tout.»
Lux avait toujours pensé que le destin guidait leur vie. Si quelque chose arrivait, c’est qu’on avait décidé de le mettre sur leur route. Par exemple, sur les rumeurs avait poussé Lux à rompre, si elles étaient arrivées sur son chemin, que tous les deux ne s’étaient jamais montré assez fort pour se reparler malgré tout, c’est qu’ils ne devaient être ensemble. C’était toujours le même destin qui les avait poussés à retrouver leur amitié. La Lumière croyait aux signes. Ce n’était pas plus compliqué que cela. D’ailleurs, avec l’Aigle déchu, il y avait plein de signes qui lui disait de lui tourner définitivement le dos et pourtant…

Caïn vint finalement l’aider et Regulus se retrouva dans l’eau, ce qui sembla lui faire beaucoup de bien. Les deux se mirent alors à fumer, ce qui comme d’habitude fit éternuer Lux qui n’aimait pas beaucoup l’odeur de ces choses moldus.
« Vous êtes chiant avec vos ciclopettes…»
Caïn demanda alors si quelqu’un avait une idée merveilleuse. Lux exprima bien vite son idée, mais Regulus sembla être un peu sceptique… Elle insista tout de même. Même s’il semblait être réticent, l’idée sembla faire son chemin malgré tout.
« Si tu as peur pour ton heritage, partons à Gringott de suite et tu fais tes réserves. De toute façon, que ce soit Ciella ou mon frère et moi, on te laissera pas mourir de faim dans la rue !»
Elle avait alors saisit la main de Caïn pour que ce dernier vienne la soutenir. S’il voulait vraiment aider Regulus, il devrait bien reconnaitre qu’il ne pouvait pas laisser Regulus ici, non ? Pendant une seconde, la chaleur de la main de Caïn dans sa main lui procura un sentiment de sécurité. Leur regard se croisèrent à peine une seconde et c’était grâce à de tels instants qu’elle comprenait pourquoi elle était autant attiré par lui. C’était avec ce genre de petits instants que la réponse à la question ‘pourquoi je me prends la tête pour lui ?’ venait presque avec évidence… Et puis, comme d’habitude, cela s’arrêtait. Il lui lâcha brusquement la main et sembla se renfrogner. Elle croisa les bras sur son ventre, et s’appuya dans le lavabo. Mais ce qu’il dit lui fit reporter son attention sur lui. Comment ça, retomber sur Ciella ? Il semblait jubiler de l’effet de sa phrase sur Lux qui ne comprenait pas en quoi cela pouvait retomber sur l’Italienne.
« En quoi ça retomberait sur Ciella ? Au pire, c’est sur moi que les médisances iront.»
« Et puis si son frangin apprend que tu as ruiné la réputation d’Alecto, je crois que tu peux déjà creuser ta tombe, mec. »
« Quelle réputation ? Personne n’est au courant après tout ! Puis Amycus n’est pas un bourreau complètement dénué de bon sens…»
Machinalement, sa main se posa sur le collier que le joueur de Quidditch lui avait offert lors de leur dernière rencontre. Après tout, si personne ne savait pour ce mariage, la réputation d’Alecto n’était pas en jeu et elle ne voyait donc pas pourquoi Amycus irait se venger sur Regulus…

L’Aigle se déplaça alors vers le Petit Roi, lui murmurant quelques paroles que Lux entendit pourtant de manière très distinctes. Elle ferma les yeux un instant pour tenter de faire tomber la rage qui grimper en elle face à cette provocation gratuite. Elle repensa alors à ses paroles envers Regulus. Ne jamais rien regretter. Les signes, tous lui disaient de se détourner de ce maudit Aigle. Et c’est ce qu’elle allait faire. Dès ce soir. Il passa alors près d’elle.
« Eh bien Siria, déstresse un peu. Tu pensais quand même pas être la seule à pouvoir profiter de mes attributs ? Je n'accorde jamais ce privilège.»
Elle ouvrit les yeux et leurs prunelles se fixèrent de manière intense, de façon venimeuse. Si Regulus n’avait pas été présent, elle se serait jetée sur lui pour le gifler, pour lui faire mal, le blesser. Soulager cette colère insidieuse qui la démangeait. Il venait de lui prouver qu’elle avait raison. Il venait une nouvelle fois de lui montrer que rien ne servait de s’accrocher à un homme car dès qu’on le faisait, on en souffrait d’avantage. Elle serra si fort ses poings qu’elle sentit ses ongles percer sa chaire.
«Et moi je ne t’accorderai plus jamais rien Osborne. Plus jamais tu m’entends ?»
Sa phrase était pleine de conviction. Une promesse qu’elle se faisait à elle et à lui. Elle n’était pas un jouet. Si elle avait quitté Regulus à l’époque, c’est parce qu’elle n’avait pas voulu que leur couple repose sur une idée à deux noises que celle qui avait frôlé le Serpentard à l’époque. Elle n’avait jamais accepté d’être manipulée. Cela ne commencerai pas maintenant, pas avec lui. Il avait été une aventure de passage. Les sentiments ne devaient plus jamais prendre le dessus. Il la frôla de façon insidieuse, insupportable tandis qu’il sortait. Son regard la fit frissonner mais plus rien ne la ferait changer d’avis et elle espérait que le message avait été clair. Lorsqu’il quitta la pièce, un silence s’installa pendant quelques instants. Silence qu’elle rompit en s’adressant alors à Regulus tandis qu’elle ramassait son sac qui était à terre ainsi que sa veste.
«Je t’attends dans ta chambre. En deux trois coups de baguettes, ta valise peut être faite. Je te laisse réfléchir sur ce que tu veux faire.»
Elle sortit de la salle de bain et traversa le couloir menant à la chambre de Regulus. Au passage, elle referma la porte de la chambre de Sirius qui était restée entre ouverte par sa faute. Elle avait fui le regard de Regulus suite aux échanges avec Caïn. Elle se posa sur le lit du Petit Roi en l’attendant. Son regard se posa sur le bazar de la pièce. Elle balança alors un coussin vers la porte de la chambre de toutes ses forces pour se défouler. Pile au moment où celle-ci s’ouvrait…
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MessageSujet: Re: « Congratulations on the mess you made of things... »    Sam 10 Déc - 19:05


« Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne, il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne.
S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne, j'oublierai à la fois mes larmes et mes peines.
Alors, peut-être je viendrai chez toi, chauffer mon cœur à ton bois.
»

La dispute entre Caïn et Lux continuait, et Regulus n'osait pas intervenir, même s'il se sentait bien mieux. Ses neurones semblaient fonctionner à peu près correctement, et il parvenait à réfléchir sans efforts mais il n'avait pas envie de se mettre entre ses deux amis. Il avait déjà souffert une fois de perdre l'amitié de sa Lumière, et il ne voulait pas non plus craindre de perdre celle de son ami artiste. Il avait passé tant de bons moments avec la Serpentarde, même du temps où ils n'étaient encore que des amis, et Caïn avait su lui montrer que quelques personnes qui n'appartenaient pas à la maison de Salazar gagnaient à être connu. Il en faisait parti, comme Lyra par exemple. Alors choisir entre les deux... Il n'en était pas question. Ils se débrouillaient après tout, ils étaient grands, qu'ils demeurent ensemble ou non, Regulus continuerait à les côtoyer quoi qu'ils fassent. Ils se lançaient des piques, la balle volait d'un camp à l'autre, et Regulus était là, au milieu des deux, incarnant la neutralité dans cette bataille, en murmurant un léger « Arrêtez s'il-vous-plaît... » L'attrapeur ne supportait pas le fait que ses deux amis se disputent à cause de lui. S'il n'avait pas déconné, il n'aurait pas eu à demander à Caïn une deuxième dose de poudre, le peintre n'aurait pas eu à venir, Lux ne se serait pas inquiétée, elle ne serait pas venue, et ils ne se seraient pas rencontrés. En somme, il était l'unique coupable, n'est-ce pas ? La culpabilité le rongeait, et il espérait que cette histoire allait s'arranger.

Lorsque Caïn demanda si l'un ou l'autre avait une proposition, Lux supplia Regulus de partir et de venir quelques temps chez elle et chez Nox. La déclaration était alléchante, et le Serpentard avait du mal à réfléchir correctement et à prendre une décision. L'héritière Silvestri demanda au Serdaigle de l'épauler et de l'appuyer. Caïn n'était pas aussi enthousiaste qu'elle à cette idée, en effet, il craignait que des personnes non-concernées se retrouvent au milieu de cette histoire et qu'elles en pâtissent. Mais finalement, il dit : « Mais bon, qui ne tente rien n’a rien. » Il était comme résigné. Il s'approcha de lui doucement, s'accroupit, et lui murmura : « Plus de bêtises. D’ailleurs, j’te confisque le reste de tes réserves de poudre. Maintenant que t’es sauvé, à mon tour d’aller satisfaire celle qui m’attend dans mon lit ». Sauvé ? Mais sauvé de quoi exactement ? Il était sauvé de lui-même, c'était ça ? Regulus s'était fait du mal à lui même, mais il n'avait pas vraiment réalisé que cela pouvait également faire souffrir ceux qui l'entouraient. Les dernières paroles blessèrent le jeune homme car il savait que cette phrase n'était destinée qu'à causer du préjudice à sa lumière. Mais c'était comme ça entre eux. Il ne répondit rien, mais alors qu'il se relevait, Regulus l'en empêcha, plongeant son regard argenté dans celui de l'artiste, cherchant à lui montrer toute sa reconnaissance, sans prononcer mot. L’orgueil de Regulus en avait pris un coup aujourd'hui, et ce qu'il souhaitait, c'est que jamais personne ne sache. Il avait été faible et avait préféré se morfondre dans sa tristesse plutôt que de se battre. Car maintenant, il était déterminé à ne plus se laisser faire, c'était assez. Ses parents l'avaient trop souvent manipulés, il devait prendre son indépendance. Caïn s'en alla, le laissant seule avec Lux. Son départ jeta un froid dans la pièce. Un silence s'installa et pourtant, Regulus ne faisait rien pour le rompre. Ils n'avaient jamais eu besoin de parler pour se comprendre, doucement, la tête du jeune homme se posa sur le rebord du bain, et il soupira. Quelques minutes plus tard, la jumelle l'informa qu'elle l'attendrait dans sa chambre, lorsqu'il serait prêt. Elle lui dit également qu'elle le laisserait faire le choix qu'il souhaitait. C'était tout Lux ça. Toujours à prendre soin de lui et pourtant... Que ferait-il sans elle ? Il était si heureux d'avoir retrouver les émotions et les sentiments qu'il avait cru perdu à jamais lorsqu'elle avait rompu avec lui. Elle quitta la pièce en prenant ses affaires, le laissant méditer sur son sort.

Regulus soupira de nouveau. C'était difficile, très difficile, mais pourtant, il ne pouvait pas s'empêcher de se dire qu'il serait bien mieux chez les Silvestri. Mais comment faire ça à ses parents ? D'accord, ils l'avaient blessé, mais pourtant, il continuait à les aimer malgré la haine qu'ils lui inspiraient. Oui, il ne pouvait se résoudre à les quitter, c'était impossible. Partir pour de bon, il ne le pouvait. Il avait pris sa décision. Il avait réfléchi durant un bon bout de temps. Il s'en rendit compte lorsqu'il sortit du bain, qu'il noua une serviette autour de sa taille, et qu'il vida l'eau. Elle était presque froide. Il était resté si longtemps que cela ? Devant la glace, il admira son reflet blanchâtre, qui témoignait de longues nuits d'insomnies. Il fallait qu'il se reprenne, c'était vital. Il tenta de remettre un peu d'ordre dans ses cheveux pour paraître un peu plus présentable. Il parvenait désormais à tenir sur ses jambes, même s'il ne se sentait pas vraiment en forme non plus. Il sortit de la salle de bains, et se dirigea doucement vers sa chambre. Il ouvrit la porte et faillit recevoir un de ses coussins en pleine figure. Ses réflexes d'attrapeur lui permirent de s'en emparer malgré la drogue qui coulait dans ses veines. Apparemment, Lux également était à bout de nerf. Il s'approcha d'elle, et s'assit à ses côtés, puis lui murmura :
«  J'ai pris ma décision. »
Il lui caressa doucement les cheveux pour qu'elle se calme. Elle devait être choquée par les événements et attristée par sa dispute avec Caïn. Son corps était encore un peu mouillé mais il ne put s’empêcher d'étreindre la jeune fille brièvement. Il lui embrassa le front, et se leva brusquement. Il se dirigea vers son armoire car il était toujours en serviette. Sur le chemin, il se coupa le talon à cause d'un bout de verre et jura un bon coup. Il l'ouvrit et se choisit une chemise noire et un pantalon de la même couleur. Il s'habilla en vitesse, et se retourna en regardant Lux dans les yeux. Brutalement, il sortit de sous son lit sa valise, et murmura :
« C'est parti. »
Il attrapa sa baguette, et d'un sort, tous ses vêtements atterrirent rangés et pliés dans son bagage, en les rétrécissant. Ses cours subirent le même sort. Il remit un peu d'ordre dans la chambre en réparant ce qu'il avait cassé. Malheureusement, il jeta son balai. Les balais n'étaient pas réparables, surtout pas à ce point. Regulus regrettait son geste, il regrettait d'avoir refoulé sa colère sur son balai, son précieux balai, mais sur le coup, comme c'était un cadeau de son père, il avait trouvé que c'était une bonne solution, puisqu'il était à l'origine de son malheur. Il s'empara alors du modèle que Nox lui avait offert pour ses quinze ans. Un très bon balai et l'emballa soigneusement dans son étui. Il attrapa son journal intime et le fourra dans son sac de cours, en même temps que ses planches. Depuis quelques semaines, il n'arrivait plus à dessiner. Il commençait un dessin, le chiffonnait presque aussitôt après et le jetait dans le feu ou à la poubelle. Il espérait que dans la demeure Silvestri, il retrouverait l'inspiration. Il attrapa au passage sa palette de fuseaux et de pastels. Il ne fallait absolument pas qu'il oublie tout ce qui faisait qu'il était lui. Vêtements, balai, planches, journal intime ? Ah oui, les cigarettes. Il ouvrit rapidement sa table de nuit et attrapa les quatre paquets qui s'y trouvaient. Autant faire une réserve, chez Lux, cela m'étonnerait qu'il en trouve.
« On peut y aller, vas-y. Je te rejoins dans cinq minutes, promis, j'ai quelque chose à régler avant. »
Lui dit-il en pointant l'âtre de la cheminée. Lux s'envola à travers les flammes vertes, et Regulus descendit les escaliers, attrapa un parchemin et écrit :
Regulus A. Black a écrit:
Père, Mère,
Je suis parti. Je ne sais pas pour combien de temps, car cela dépendra de vous, et vous ne saurez pas où. Vous m'avez blessé et je n'arrive pas à le digérer. Oui, je sais ce que vous pensez, je suis capricieux et je ne sais pas ce qui est bon pour moi. Pourtant, je suis las de me laisser faire. Je ne reviendrais qu'à une seule condition, et vous savez très bien laquelle.
Malgré tout, je reste votre fils dévoué. Vous savez bien que sans moi, votre réputation sera brisée. J'espère que vous saurez prendre les décisions qui s'imposent.
Adieu,
Regulus.
Il déposa le mot sur la table, bien en évidence, remonta dans sa chambre, attrapa ses affaires, et partit sans se retourner.







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