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MessageSujet: La demoiselle au bon coeur   Lun 27 Juin - 13:54

Angel était fatigué et la faim le tiraillait. Il n'avait pas mangé depuis deux jours. On a beau avoir une grande expérience de la rue, il n'en reste pas moins difficle de trouver de quoi se nourir la plupart du temps. Et en ce jour, le vieil homme subissait les conséquences de sa vie. Il avait erré toute la journée en ville, observant la société évoluer. Car rien ne l'empècherait de faire son travail. Ironique pour un sdf n'est-ce pas? Car oui il avait un emploi. Rien d'officiel bien entendu vu la nature de son emploi. Car pour lui c'était un vrai métier que d'observer, d'attraper une information de-ci de-là afin de les revendre à qui en voudrait.

On était à présent en fin d'après-midi, l'ancien médicomage venait d'envoyer paître un sorcier mal avisé à quelques rues de là. Celui-ci le jugeait et avait voulut l'attaquer avec sa baguette. Angel eut vite fait de l'emmener dans une ruelle et de l'éliminer sans attirer l'attention de qui que ce soit. Voilà bien une chose que la rue lui eut appris, se rendre invisible aux yeux de toutes et tous et pouvoir commettre ses crimes sans que quiconque ne le voit.

toutefois pour ne pas se faire repérer, il décida donc de changer de ruelle et se posta au coin d'une rue assez fréquentée. Bien que de nombreuses personnes passent devant lui, leur regard ne s'arrêtait pas sur lui, ou à peine quelques secondes comme géné par sa présence. N'ayant rien d'autre à faire pour s'occuper pour le moment, il resta assis ainsi et s'assoupit. C'est alors qu'il se mit à réver de sa femme, Gabrielle. Il se voyait avec elle lors de leur première rencontre. Lui travaillait à Sainte Mangouste en tant que médicomage. Lorsqu'elle débarqua dans son service en tant que stagière, il se revit avec son air benêt, comme figé par sa vision angélique. Son sourire magnifique, sa chevelure de déesse. Puis son rêve s'accelera et il se vit quelques temps plus tard. Ils venaient d'apprendre qu'ils ne pourraient avoir d'enfant, car lui était stérile. La nouvelle les avaient terrassé, mais Gabrielle leur avait fait tenir bon, et la vie avait continué. Jusqu'au drame de sa vie. Elle était décédée d'une maladie inconnue et il n'avait rien pû y faire. Et cela l'avait poussé à dépasser la frontière de la morale, il avait alors cherché à la faire revenir pas tous les moyens. Et pour cela il avait utilisé des cobayes non consentants, et bien vivants. Alors qu'il se voyait expulsé de Sainte Mangouste, quelque chose le réveilla, pas un bruit, juste une présence. Alors il la vit. Une jeune adolescente se tenait face à lui. Elle lui avait parlé mais il n'avait pas entendu depuis son sommeil.


Excusez moi jeune fille, mais je n'ai pas compris vos paroles. L'âge sans doute. dit-il en souriant.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Lun 27 Juin - 15:27

Morwena marchait le long d'une ruelle sombre avec pour seule pensée la délicieuse bière au beurre qu'elle s'apprêtait à engloutir. Rares étaient les jours où les élèves avaient tout le loisir de se promener à leur guises dans le monde magique; ce jour de repos accordé, la jeune fille comptait le savourer autant qu'elle le pourrait. Toute la journée elle avait sagement attendue que les professeurs lui valident son autorisation de sortie, et au moment ou les grilles de Poudlards s'étaient refermer derrière elle en grinçant; ce fût l'instant ou la demoiselle prit conscience de sa solitude.
Ordinairement Morwena se serait elle-même qualifiée comme quelqu'un de populaire sans la moindre prétention, pour la bonne et simple et simple raison qu'elle savait ce qu'elle était et l'assumait tout aussi bien sans honte ni hardiesse. Mais en ce jour elle marchait seule, sans aucune de ses nombreuses amies et amis de divers maisons ... Cela lui fesait une impression très étrange, la solitude ...
Accélérant le pas pour tenter de dissiper cette désagréable sensation, elle trébucha soudain et s'étala en plein sur le trottoir.
Gémissant honteusement, plaquant ses mains contre son nez commençant à saigner sous le choc de la chute, la demoiselle se maudit de sa maladresse. Se relevant à grande peine, époussetant ses vêtements elle se mit à courir pour échapper aux regards inquisiteurs et moqueurs de la foule. Quelque mètres plus loin, lorsqu'elle retrouva un semblant de calme, elle poussa la porte de "La Tête De Sanglier" et plongea sa main impeccablement manucurée dans la poche de son blouson de cuir noir. Elle resta ainsi plusieurs minutes durant, cherchant frénétiquement son porte monnaie contenant les quelques galons nécessaires à son après-midi. Une vague d'angoisse la parcourue des pieds à la tête quand Morwena admit qu'elle avait du égarer l'objet dans son accès de bêtise ... Pourtant ce n'était pas son genre de perdre ce qui lui appartenait, elle accordait un soin tout particulier à ses affaires, ne les prêtait à personne et chérissait ses biens comme sa famille. La jeune fille avait de l'affection pour le matériel, le luxe et la possession, amour malsain certes, mais étant donnée le milieu extravagant et pur d'ou elle était issue rien d’étonnant.
Plus elle réfléchissait à ce coup du sort, et plus ses doigts s'engourdissait de rester figée dans le froid mordant. Faisant une subite marche arrière dans l'hypothétique espoir de retrouver ce qui pourrait la réchauffer. Piteusement, la jeune fille s’affala au sol et rampa en quête de son porte-monnaie. Consciente d'être la risée des passante, elle abandonna cette recherche vaine et aperçut, alors qu'elle soupirait lestement, un vieil homme à la mine affamée.

" Je n'ai rien à perdre " pensa t'elle.

Avançant à pas de chat vers la silhouette sombre comme figée dans le temps, se mordant les lèvres jusqu’au sang, elle se baissa et le regarda droit dans les yeux, mais parlant d'une voie faible tant l'autre l’impressionnait par la sévérité de son regard:

" Morwena, Morwena Atalanta Clove." elle lui tendit fébrilement la main.
"Monsieur j'ai une faveur à vous demander."

Morwena n'avait aucune idée de la manière dont elle allait bluffée, mais il faudrait bien qu'elle trouve si elle ne voulait pas renoncer à sa bonne Bierraubeure, chaude et sucrée ... Hummm ... Elle était prête à tout pour cela. Finalement, ses paroles tirant l'homme de sa profonde réflexion, il rétorqua:

"Excusez moi jeune fille, mais je n'ai pas compris vos paroles. L'âge sans doute."

Elle répéta alors, plus lentement et patiemment.


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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Mar 28 Juin - 9:22

Aïe ! Angel n'aimait pas trop lorsqu'un, ou une en l'occurence, inconnue l'interpelle en lui demandant un service. En général cela n'augure rien de bon, mais sans trop savoir pourquoi la jeune fille l'intriguait. Ce n'est pas tout les jours qu'une demoiselle lui adressait la parole, surtout aussi jolie. Mais ne vous inquiétez pas, le vieil homme n'est pas non plus un pervers, que les choses soient claires. Angel se redressa une fois que la jeune fille se soit présentée. Elle répondait au nom étrange de Morwena, il sourit discrètement car ce nom évoquait pour lui un enfant au nez morveux, oui bon on n'est pas non plus toujours inspiré par des jeux de mots très intéligents. Puis il se présenta à son tour.

On m'appele La Fouine, enfin on m'appele pas souvent vu que je vis dans la rue. dit-il en souriant. Que pourrais donc faire un vieil homme comme moi pour venir en aide à une jeune demoiselle aussi jolie. Je tiens à préciser une nouvelle fois qu'Angel n'est pas un pervers. Il détailla la jeune fille en attendant sa réponse. Son uniforme lui apprit qu'elle appartenait à la maison des blaireaux de Poufsouffle. Et soudain il se demanda ce qu'elle faisait en dehors du château. Il était surprenant par les temps qui courent que les élèves soient autorisés à sortir de l'enceinte de l'école. Le ministère n'était pas connu pour laisser sortir la progénitures de son électorat, il se souvenait qu'à son époque déjà, ils eurent bon nombre de sorties annulées en fonction de l'actualité de la société magique.
Comment se fait-il que vous soyez dehors vu le climat actuel jeune Morwy? l'interrogea-t-il en souriant. Ne vous a-t-on pas enfermé à Poudlard pour vous protéger? A moins que vous ne soyez experte en combat à la baguette. C'est à ce moment que son estomac fit un bruit à réveiller un troll endormi. Veuillez me pardonner mademoiselle, mais je n'ai pas mangé depuis plusieurs jours. Et si vous n'avez pas de quoi me nourrir, je vais devoir trouver un moyen de me procurer un repas. Connaissez-vous un bon moyen de trouver à manger? Se faisant il se mit à chuchoter en souriant. Avez-vous déjà joué en vrai aux aurors et aux voleurs? Si le jeu vous tente, suivez moi mais en vous tenant à quelques pas en avant de moi sans vous retourner. Et c'est ainsi que l'ancien médicomage commença à marcher dans la rue au milieu de la foule, précédé de la jeune Morwy comme il venait de la surnommer. Il allait l'utiliser à son insu pour gagner de quoi manger ce midi.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Ven 2 Sep - 9:54

Le froid engoçurdissait pertinement les membres de Morwena, la réduisant ainsi peu à peu à l'état de glaçon. Quelque part elle avait un peu honte de demander un service à un viel homme visiblement sans argent. Son ventre lui criait famine, l'incitait à faire jouer son peu de charisme pour se remplir l'estomac. L'instinct de survie sans doute. Sans en avoir l'air, elle examina son interlocuteur. De la fatigue, de la souffrance et une force éttonante émanaient de lui, mais elle n'aurait sût dire dans quel sens. En tout cas, en plongeant au fin fond de ses pupilles, la demoiselle fût presque sûre qu'il ne lui ferait aucun mal.

" - On m'apelle La Fouine, enfin on m'apelle pas souvent vu que je vis dans la rue. ponctua t'il d'un sourire qui paraissait mal placer dans le contexte. Que pourrais donc faire un vieil homme comme moi pour venir en aide à une jeune demoiselle aussi jolie ? "

Vite ! Répondre quelque chose ! Bon, de toute évidence La Fouine n'avait pas un rond, sinon pourquoi ne serait il pas à La Tête De Sanglier, au Chaudron Baveur ou aux Trois Balais à siroter une bonne Bierraubeurre ? Mais le problème était que MORWENA VOULAIT UNE BIERRAUBEURRE, AVAIT BESOIN D'UNE BIERRAUBEURRE; SON BUT ULTIME N'ETAIT PLUS QUE LA BIERRAUBEURRE. Donc oui, trouver une réponse ... Soudain une impulsion lui vînt, et les mots s'échappèrent de sa bouche délicatement glossée:

" - En fait euh ... J'aurais besoin de vous pour ... Hum ...

La Fouine, voyant qu'elle pataugeait dans la semoule enchaîna avec une nouvelle question.

- Comment se fait-il que vous soyez dehors vu le climat actuel jeune Morwy ? l'interrogea-t-il en souriant. Ne vous a-t-on pas enfermé à Poudlard pour vous protéger ? A moins que vous ne soyez experte en combat à la baguette.

- Loin de là ! Le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas le cas, mettre une baguette entre mes mains c'est mettre en danger la population. articula t'elle péniblement entre deux gloussements. Non, il se trouve que moi aussi j'ai une faim de loup.

- Veuillez me pardonner mademoiselle, mais je n'ai pas mangé depuis plusieurs jours. Et si vous n'avez pas de quoi me nourrir, je vais devoir trouver un moyen de me procurer un repas. Connaissez-vous un bon moyen de trouver à manger?

- Justement ... Donc ... Je voudrais vous proposez un arrangement. Voyez vous, je suis une pickpocket de renomée. ça y est, Morwena commençait à mentir ... Je disais donc que, même en étant talentueuse, j'aurais besoin de quelqu'un pour faire une divertion, ou au mieux que je fasse moi même la divertion; et que pendant ce temps l'autre de nous hum ... Fait les poches d'un passant. Le plan était risqué, l'idée du déjà-vus et sa pseudo-carrière de voleuse complétement à dormir debout. Mais si La Fouine le remarquait, pitié qu'il n'y prête pas attention.

- Avez-vous déjà joué en vrai aux aurors et aux voleurs? Si le jeu vous tente, suivez moi mais en vous tenant à quelques pas en avant de moi sans vous retourner."

Bon, la bonne nouvelle étant que son partenaire ne semblait pas donner trop de crédits à ses mensonges grotesques, et en plus il avait l'air de s'y connaître en matière de pillage. La mauvaise nouvelle, c'était que contrairement à ce qu'elle prétendait, elle était incapable de vol. Elle avait abordée le sujet en éspèrant qu'en grand expert La Fouine ferait le plus gros, voir la totalité du travail; mais il semblait l'avoir prise aux mots.
Qu'on soit bien de'accord, Morwena n'était pas une sainte, mais la perspective de se faire coincer pour vol était ... Impensable. Comprennant qu'elle s'était piégée elle-même, la demoiselle n'eût d'autre choix de que suivre son tout nouveau collègue. Youpi.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Mar 6 Sep - 12:13

Angel avançait donc parmi la foule, la jeune fille marchant quelques mètres devant lui comme il le lui avait demandé. Il avait déjà un plan en tête pour se procurer un peu d’argent, et elle allait l’aider. Ils progressèrent ainsi quelques temps, jusqu’à ce que le vieil homme juge le moment opportun. Alors que Morwena fendait un groupe de sorciers pour avancer, Angel lui lança un sortilège de Croche-Pied informulé. Ne l’ayant pas prévenu, la jeune fille n’aurait pas à faire semblant, faisant ainsi preuve d’une crédibilité sans faille quant à sa surprise et sa douleur. Car en effet, elle s’étala assez violemment au sol. Sa chute attira l’attention des badauds et bon nombre se mirent en cercle autour d’elle. Certains simplement pour se moquer, d’autres pour voir si elle n’était pas blessée. Angel lui, profita de la diversion afin de faire très discrètement les poches de certains spectateurs en s’assurant de en pas être repéré. Il récupéra ainsi plusieurs bourses pas trop mal remplies. Une fois son forfait accompli, et les poches pleines, il s’approcha à son tour de la jeune demoiselle assise au sol en écartant les sorciers agglutinés.

Ecartez-vous, je suis médicomage. Pardon…Laissez-moi passez, Merci. Puis s’agenouillant auprès de la jeune pouffy, il lui indiqua du regard de rentrer dans son jeu, et donc de simuler une chute. Avez-vous mal ici ? dit-il en exerçant une forte pression sur sa jambe droite. Et ici ? En insistant à présent sur sa cheville droite. Bien ! Rien de grave, mais je vais tout de même vous amener à Sainte Mangouste afin de faire quelques examens de routine.

Ce faisant il l’aida à se relever puis lui tenant la main, transplana dans un pouf sonore à quelques rues de là sous les regards incrédules des passants ; non sans entendre les premières victimes à s’exclamer de la disparition de leur bourse. S’étant assuré qu’il n’y avait personne aux alentours, il s’adressa à la jeune sorcière.

Pardonnez moi de vous avoir joué ce tour, mais rien n’est plus crédible que la surprise réelle. Je me suis ainsi assuré de votre bon jeu. Mais soyez rassurée, ce petit manège aura été très efficace. Angel déballa devant elle cinq bourses qu’il avait dérobé et les vida dans la sienne avant de jeter les autres contenant au loin. Afin de vous récompenser pour votre premier crime en réunion, permettez moi de vous inviter à vous restaurer au Chaudron Baveur.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Sam 17 Sep - 18:48

Morwena marchait, maudissant sa formidable stupidité. Se faire passer pour une grande experte en pillage de bourses ? En plus d'être complétement débile son taux de crédibilité frôlait ... Le zéro pur et dur. Et oui elle était comme ça, incapable du moindre mensonge certes, mais du bon sens d'un môme de cinq ans. Super coktail donc.
Se concentrant sur ses bottes luisantes sur le sol gêlé, elle baissait la tête et suivait La Fouine sans trop se poser de question. Elle avait crue pouvoir berner un pauvre homme pour lui extorquer de quoi remplir son ventre criant famine; et elle se retrouvait en première ligne dans un cambriolage. Chapeau là, bravo. Comme quoi ce n'est pas au vieux singe que l'on apprends à faire des grimaces. Tombée dans son propre piège, la jeune fille ruminait, soufflant de tant à autre deux ou trois lourdes bouffées d'air agâcées. Les rues défilaient, s'ouvraient sur des enfilades de sorciers se livrant à diverses activités tout à fait passionantes, vivant leur propres vie sans se soucier des autre. Se sentant déjà comme une criminelle de haute envergure, Morwena se fît discrètre, longeant avec d'infinies précautions les murs afin de ne paraître qu'une simple passante comme les autre. C'est beau de rêver.
Perdue dans un immense fatras de pensées contradictoires, la demoiselle sentit une étrange sensation dans ses pieds. Un millième de seconde plus tard, elle baissait les yeux avec éffarrement et constatait une réticence dans ses mouvements, une sorte d'engourdissement déclenchant en elle une peur panique; un affolement intérieur. Soudain, au milieu d'une rue
comprenant des centaine et des centaines de personnes, il n'y eût plus qu'elle. Elle et son coeur battant la chamade pendant qu'elle croisait le regard impassible de La Fouine. En ce moment si court, mais qui lui semblait durer des heures, elle interrompit brusquement le cour de la foule, reçue immédiatement des coups involontaires, des bousculades tandis que la nausée lui tordait les entrailles. En moins d'une dizaine de toute petites secondes, Morwena sentit en elle toute les phases de la panique tandis que ses pieds refusaient obstinement de lui désobéir, et l'issue fût inévitable.
Elle tomba.
Peut être aurait elle dû fermer les yeux pour ne pas voir, ou peut être était-ce mieux tout compte fait. Mais cela n'avait aucune importance. Tandis qu'elle sentait son corps s'abbandoner, sombrer dans l'inertie; Morwena eût le temps de comprendre en voyant se rapprocher le sol qu'elle était victime d'un sort, de Croche-pied plus exactement. Quand elle tomba, elle eût juste le temps de voir le monde basculer, la vie se renverser; et l'instant suivant fût le choc. Un choc qui n'aurait probablement pas dû être aussi violent. Il fallut un peu de temps pour que la douleur se propage dans tout son corps, atteignant son coeur fou de terreur et en même temps si engourdi, courant dans chaque particule de vie qui sommeillait en elle en lui accordant une douleur si intense, si incomensurablement forte qu'elle n'avait même pas la force de crier.
Morwena n'avait pas fermée ses yeux, elle les gardait ouverts, ne pleurant pas, ne bougeant pas, n'essayant pas de se relever ou même de respirer. A ce moment-ci, la seule chose prouvant que cette jeune fille n'était pas un cadavre, c'était les irrépréssibles tremblements qui secouaient son corps semblant prêt à se briser dans l'instant. Ses pupilles, pourtant pointées vers le monde, étraient déliberement aveugles. La jeune fille ne cherchait pas à voir; à quoi bon d'ailleurs ? Soudain, une voie perça le silence glacial, une voix qui éveillait en elle de la colère.

" - Ecartez-vous, je suis médicomage. Pardon…Laissez-moi passez, Merci."
Cette voix ... A cet instant, la mémoire afflua dans sa tête, provocquant une nouvelle onde de douleur lancinante. C'était lui. C'était sa faute, il aurait pût créer une diversion d'une centaine d'autre façons, et il avait choisie celle-ci. La plus simple, et la plus méchante. Bien sûr qu'elle était consciente de n'être qu'un piont dans leur but commun, mais cette façon d'agir ne lui plaisait pas du tout. Certainement, La Fouine ne souhaitait pas qu'elle souffre autant; mais le choix qu'il avait fait comprenait des risques; et il le savait très bien.

" - Avez-vous mal ici ? "

Elle vit le regard insistant de celui qu'elle avait crue pouvoir manipuler, et qui l'avait bléssée à la fois physiquement et dans son égo. Elle comprenait la signification de ses yeux lours de sens, et la réaction qu'il attendait d'elle. Mais elle ne fît rien. A la fois car elle haïssait ce qu'avait fait La Fouine et qu'elle ne voulait plus rien faire pour lui, qu'elle se fichait pas mal de son estomac à présent; et enfin qu'elle n'avait tout simlplement pas la force de faire absolument quoi que ce soit. Elle sentit qu'il lui pressait divers de ses membre, comme le ferait un véritable médicomage; mais avec juste assez de force pour déclencher une énième salve de souffrance. Il le faisait expres ou quoi ? Ne se rendait il pas compte qu'elle était incapable de quoi que ce soit ? Ce n'était pas en lui faisant un peu plus mal qu'elle allait réagir. Là, il ne fallait pas abuser non plus.

" - Et ici ? "

Cette fois-ci, Morwena trouva assez d'énergie en elle pour émettre un faible grognement, histoire de bien faire passer le message.

" - Bien ! Rien de grave, mais je vais tout de même vous amener à Sainte Mangouste afin de faire quelques examens de routine. "

Les petits rouages du cerveau de la jeune fille recommençaient doucement à tourner, absorbant peu à peu le choc qu'elle venait de recevoir. Elle laissa son fourbe coéquipier la relever, sans opposer la moindre résistance elle transplana avec lui sous les regards effarés des baudauts.

" - Pardonnez moi de vous avoir joué ce tour, mais rien n’est plus crédible que la surprise réelle. Je me suis ainsi assuré de votre bon jeu. Mais soyez rassurée, ce petit manège aura été très efficace. "

Refoulant peu à peu sa douleur, elle écouta calmement les excuses du vieil homme, ne sachant pas vraiment de quelle façon les interprétées. Quand il étala pas moins de cinq bourses bien remplies, de quoi la nourir certainement pendant des mois de Bièrraubeurre, elle ne cilla pas. Jouant la transparence, encore sonnée.

" - Afin de vous récompenser pour votre premier crime en réunion, permettez moi de vous inviter à vous restaurer au Chaudron Baveur. "

Donc oui, la demoiselle avait accomplie son but, son rôle. Chouette. Incapable d'éprouver une once de joie, de fierté ou de remords, elle suivit à nouveau La Fouine avec une méfiance non-dissimulée. Non, "marcher" est un therme un peu excessif, disons plutôt qu'elle se laissa traîner à travers le chemin de Traverse. Au fond d'elle, Morwena savait qu'elle était le déclencheur de sa propre souffrance, qui bien que volontaire n'était certainement pas prévue d'être aussi intense. A sa place, elle aurait opté pour une autre solution, mais n'était-ce pas elle qui s'était proclamée experte en la matière ? Ce qui s'était passée, elle ne pouvait se le reprocher qu'à elle même finalement. Et puis ce n'était qu'une chute après tout, ni la première, ni la dernière. Même en ayant conscience de cela, pourquoi se sentait elle aussi vide et creuse qu'une coquille de noix ? Elle comptait bien sur une dizaine de chopes de Bièrraubeurre pour lui remettre les idées en place.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Mar 20 Sep - 11:55

Alors que la jeune pouffy le suivait sur ses pas, Angel repensa à leur méfait. Lui était un habitué des larcins de ce genre, mais elle ? En temps normal il ne se serait pas soucié de l’impact d’un tel acte sur quiconque. Mais sans savoir pourquoi, il ne voulait pas que cette jeune fille un peu maladroite ne nourrisse d’animosité envers lui suite à son choix de diversion. Aussi c’est avec un sentiment bizarre qu’il poussa la porte du chaudron baveur, suivie de Morwena.

En entrant dans les lieux, le vieil homme respira l’air ambiant. Hormis l’odeur de moisissure et de pied, qui venait sûrement de lui, un fumet délicat vient lui vriller les narines. Il reconnut immédiatement le plat qui émettait cette senteur : le fameux Fish Pie, du poisson et de la purée pour faire simple. Alors que son estomac criait famine
( FAMINE ! ^^ »), le médicomage s’installa à une table dans un angle de la pièce au fond de la salle, afin d’avoir une vision générale de la pièce ainsi qu’une vue directe sur la porte d’entrée ; on est jamais trop prudent.

Que diriez-vous d’une bonne bierraubeur jeune demoiselle ? Pour ma part je vais en prendre une pour accompagner un bon petit plat bien de chez nous.

Ce faisant Angel commanda deux bierraubeur ainsi qu’une bonne portion de Fish Pie. En attendant que leur commande arrive, il voulut en apprendre un peu plus sur sa complice du jour. Allait-il pouvoir par son biais être au courant de ce qu’il pourrait se passer au château ? Et pourquoi ne pas s’en faire une alliée ? On ne sait jamais, car bien que son objectif actuel soit de rejoindre les mangemorts, il pourrait toujours tenter de la convertir si il la sent disposée. Mais par prudence, il ne verrait pas cela immédiatement, et quoi qu’il en soit, ne lui dévoilerait jamais ses intentions.

Je tiens encore une fois à m’excuser pour tout à l’heure, je ne voulais pas vous faire de mal. Que pourrais-je donc faire pour me racheter à vos yeux ? J’ai bien une petite idée mais je ne sais pas si vous accepteriez. (Je rappelle, ami lecteur qu’Angel n’est pas un pervers, donc attention à ce que vous imaginez ^^) Vous m’avez indiqué tantôt ne pas être prédisposée au combat de baguette. Si vous le désirez, je peux vous en enseigner quelques rudiments. Qu’en dites-vous ?

Entre temps leur commande était arrivée. Sur ce il leva son verre puis après l’avoir salué, but une gorgée et commença son repas.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Mer 5 Oct - 15:55

Une coquille de noix. Voilà ce à quoi on pourrait comparer Morwena vu la tête qu'elle affichait en entrant dans le Chaudron Baveur. Incapable de ressentir quoi que se soit, trop flemmarde pour continuer à se remettre en question ou en vouloir à La Fouine. Il poussa la porte, ouvrant par la même occasion une ouverture sur un monde chaud et savoureux. Une multitude de délicieuses odeurs vînrent effleurer le nez délicat de la jeune fille; des senteurs qui à peine une heure plus tôt lui auraient donner envie de se rouler par terre. Au contraire, à présent elle ne parvenait plus à ressentir le moindre bonheur à la vue de tous ses aliments succulents et nourissants. Non, en ce moment elle se sentait plus vide et creuse que jamais. Elle n'avait qu'une seule envie: s'enfuir en courant en bousculant tout le monde. Mais avec le peu de conscience qu'il lui restait, elle savait que si elle ne mangeait rien elle n'aurait même pas l'énergie pour décoller de sa chaise.
Ses yeux au regard vide glissèrent sur le vieil homme, qui a la simple vue de la nourriture abondante, semblait prêt à sauter de joie; incapable de contenir son trop plein de bonheur et d'envie. Quelques secondes plus tard, il daigna la regarder et il perça de sa voie enjoué son petit brouillard intérieur:

"- Que diriez-vous d’une bonne bierraubeur jeune demoiselle ? Pour ma part je vais en prendre une pour accompagner un bon petit plat bien de chez nous.
- Faisons donc cela. ", elle avait des difficultées à articuler, et elle ignorait si son interlocuteur avait pût comprendre quelque chose à son pauvre filet de voir pâteuse. Même si a vrai dire elle n'en avait pas grand chose à faire.


Elle regarda avec une morne douleur la serveuse arrivée, et récolter la commande de ses clients. Pendant qu'elle devinait que les yeux de son compère brilaient à l'idée du plat qu'il avait demandé, elle sollicitait pour sa part une sorte de jardinière de légumes fade mais nourissante. Il eût un temps, un temps ou la réflexion se lisait sur le front ridé de La Fouine, un temps ou Morwena ne parvînt pas, comme à son habitude, à deviner l'objet de sa torture mentale. Ne pas savoir ... Cela l'indisposait beaucoup. Elle faillit lui poser la question mais lorsqu'elle ouvrit la bouche, elle se rendit compte qu'en plus d'être indiscrète; cette question était malvenue; et peut être aussi qu'elle n'avait pas tellement envie de savoir ce que mijotait le brigand.

"- Je tiens encore une fois à m’excuser pour tout à l’heure, je ne voulais pas vous faire de mal. Que pourrais-je donc faire pour me racheter à vos yeux ? J’ai bien une petite idée mais je ne sais pas si vous accepteriez. "

La curiosité de la Pouffy fût piquée au vif, les muscles de son visage brisés par la fatigue semblèrent revenirent à la vie. Elle lâcha dans un soupir intéréssé:

"- Dîtes toujours. "

La Fouine ne semblait pas se formalisé de ses paroles rudes, lâchées presque amérements et sens la moindre modération ou délicatesse. Après les évènements de la journée elle n'estimait pas nécessaire de prendre des gants. Elle était las à présent de ses excuses, tout ce qu'elle souhaitait c'était ... Euh ... Passer à autre chose et quitter cet état second qui se révelait franchement exaspérant.

"- Vous m’avez indiqué tantôt ne pas être prédisposée au combat de baguette. Si vous le désirez, je peux vous en enseigner quelques rudiments. Qu’en dites-vous ?"

Soudain Morwena se redressa d'un seul bond qui fît fléchir sa chaise. Il fallut environ deux secondes pour que l'information fasse le tour de son petit cerveau endormi. Une avalanche d'émotions et de souvenirs se déchaînèrent sur elle; lui laissant à peine assez de souffle pour respirer.
Depuis qu'elle était toute petite, Morwena marchait dans l'ombre de son petit frère, Esteban. Ses deux parents, des sangs-purs très aristocratiques l'avaient toujours considérés comme une déception, un petit râté dans leur parcours; alors que son frère était leur plus belle réussite. Elle avait découvert ses maigres pouvoirs très tard contrairement à son cadet; qui a trois ans enchantaît déjà la famille par ses prouesses. Toute son enfance, elle avait vécue avec le sentiment de ne pas être à la hauteur; et essayait de combler ses performances avec sa symphatie, son humour et sa gentilesse. Même si elle refusait obstinément de l'admettre, elle avait souvent souffert de cette condition, et voilà qu'on lui proposait d'y mettre un terme. Les yeux rougis par l'émotion et la vitesse à laquelle son coeur battait à présent lui fît retrouver toute ses facultées mentales.

"- Oui, oui, oui et oui !!! On commence quand ? "

Maintenant, aux yeux de tous les badauts extérieurs, la jolie étudiante devenue gamine écervelée sautillait de joie, non plus devant celui qui l'avait précipité quelque instants plus tôt sur le bîtume; mais devant un gentil grand père généreux.

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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Lun 17 Oct - 12:13

Suite à leur forfait la jeune fille affichait une mine boudeuse, chose qu’Angel pouvait comprendre vu la manière dont il s’était servi d’elle par surprise pour faire diversion. Cela l’amusait presque même de voir l’adolescente bouder ainsi, voire attendrissant. Il se rabroua intérieurement, surpris de ressentir de la tendresse pour cette gamine qu’il connaissait à peine. Alors qu’ils mangeaient et buvaient tranquillement, la jeune fille se mit à pétiller après qu’il lui ait proposé de lui enseigner quelques rudiments du combat à la baguette. Il en fut bouche bée quelques secondes tant ce revirement d’humeur le surprit. Remis de ses émotions, après avoir terminé son repas, il répondit à la jeune fille.

Ainsi vous désirez apprendre à combattre. Bien, j’en suis fort aise, toutefois je dois vous avouer que je ne suis guère pédagogue, donc vous m’excuserez si je suis un peu brut, ne m’en tenez pas rigueur. Mais tout d’abord il nous faut un endroit où nous pourrons nous entraîner sans être gêné par quiconque. Suivez moi je vous prie.

Le vieil homme se leva, après avoir déposé la somme requise pour régler la note, puis sortit dans la rue, la jeune pouffy sur ses pas. Quel meilleur endroit que sa demeure ? Bien entendu il ne pouvait se permettre de lui monter où elle se trouvait, et donc ne pouvait la faire passer par l’entrée normale, aussi décida-t-il de la faire passer par son portauloin en forme de baguette. Mais avant tout, ils devaient se mettre à l’écart, aussi l’entraîna-t-il dans une ruelle déserte. Puis après s’être assuré qu’il n’y avait personne aux alentours, il se lança.

Ne vous inquiétez pas, Je n’ai pas de mauvaises intentions, seulement pour ma sécurité, je ne peux vous révéler l’endroit où nous nous rendons pour votre entraînement. Nous allons d’ailleurs nous y rendre grâce à ce portauloin. Dit-il en sortant la fausse baguette. Puis il lui tendit sa main afin d’être transportés. Votre main s’il vous plait.

Ils furent téléportés presque instantanément dans une des salles de la cache du médicomage, car bien que sdf ce dernier avait une bicoque caché aux yeux de tous, qu’il avait caché davantage grâce à de multiples sortilèges de dissimulation. Ainsi il pouvait mener ses expériences en toute quiétude. Toutefois comme il n’avait pas les moyens de l’aménager comme une maison normale, il l’avait meublé avec du mobilier de récupération, ce qui donnait à la demeure une allure de maison fantôme. Ils se trouvaient donc dans une pièce assez spacieuse pour y combattre à la baguette. Après avoir déposé sa cape, il invita la jeune fille à faire de même, puis il prit sa baguette en main et la se mit en position.

Commençons je vous pris. On vous aura sûrement appris les bases du duel magique à Poudlard, cependant je ne vous enseignerai pas cela, nous nous concentrerons sur le combat, le vrai. Car par les temps qui courent, le duel n’est pas des plus approprié, il vous faut savoir vous battre. Voyons tout d’abord ce dont vous êtes capable, attaquez moi comme si votre vie en dépendait. N’y voyez aucune malveillance si je vous parait sec ou encore mauvais, mais il vous est nécessaire de vous battre sérieusement, car au dehors Ses hommes ne font pas semblant. Allez y, attaquez ! dit-il d’une voix sèche et rude.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Lun 24 Oct - 14:17

Morwena brûlait à présent d'une énergie folle, comme jamais auparavant elle se sentait aussi revigorée. On lui tendait sur un plateau d'argent la possibilité qu'elle avait toujours attendue; et elle n'allait pas s'embêtée pour la refusée. Elle observa La Fouine terminer paisiblement son assiette, impatiente ses yeux brillèrent lorsqu'il réouvrit la conversation:

" - Ainsi vous désirez apprendre à combattre. Bien, j’en suis fort aise, toutefois je dois vous avouer que je ne suis guère pédagogue, donc vous m’excuserez si je suis un peu brut, ne m’en tenez pas rigueur. Mais tout d’abord il nous faut un endroit où nous pourrons nous entraîner sans être gêné par quiconque. Suivez moi je vous prie. "

La jeune fille qui n'attendait que cela avala une grande bouffée d'air pour se calmer. En vain. Les mots se bousculaient dans sa gorge, tant et si bien qu'elle était incapable d'articuler le moindre son. Elle se leva d'un trait, envoyant sa chaise valser au sol; elle avait attendue trop longtemps pour redorer son blason; chaque seconde qui passait était de trop. Le viel homme régla la note, impassible et l'entraîna à l'extérieur, dans une ruelle obscure. Elle était surprise de se sentir si confiante en la personne qui environ une heure auparavant n'avait pas hésiter à se servir d'elle comme distraction. Une distraction qui s'était révélée blessante dans tout les sens du terme.

" - Ne vous inquiétez pas, Je n’ai pas de mauvaises intentions, seulement pour ma sécurité, je ne peux vous révéler l’endroit où nous nous rendons pour votre entraînement. Nous allons d’ailleurs nous y rendre grâce à ce portauloin." Il sortit une baguette à l'apparence tout à fait normale et lui tendit lentement sa main.

" - Votre main s’il vous plait."

La demoiselle obéit docilement, murée dans un silence plein de questions, d'espoirs et de rêves qui lui inssuflait tant d'émotion qu'elle ne se sentait pas capable de parler. Elle avait peur de briser ce moment si éprouvant avec ses paroles, peur de se réveiller dans la salle commune des Poufsouffles sans que rien n'ait changé. Elle gravait dans son esprit les moindres détails de la scène, pour qu'elle se souvienne à jamais de l'impression qu'elle avait, ce sentiment de pénéter enfin dans la lumière.
Morwena n'était pas du tout habituée à emprunter des portolions, mais alors pas du tout. A chaque fois celà lui donnait une nausée irrépréssible. Et honnêtement, elle eût bien des difficultés à ne pas vomir tripes et boyaux chez son hôte. Ele releva la tête, dans les vapes, et fût idmédiatement tirée de son état second quand elle observa la pièce où elle se trouvait. S'appropriant les lieux, elle fît quelques pas dans la gigantesque pièce poussièreuse. Sans domicile La Fouine ? Encore faudrait il comparer cet amas d'ustensiles fantômes comme un habitat. Au lieu d'un salon acceuillant, il y avait juste quatre murs dont on se demandait comment ils faisaient pour tenir debout, et ... Rien. Le vide total. Un mobilier épuré, sans formes qui se fondait avec le paier peint sans couleur. Non, cette pièce ressemblait plus à une sorte d'atelier qu'à un domicile en bonne et due forme. Logiquement, Morwena aurait dû se poser quelques questions sur celui qui avait partagé sa journée et semblait lui montrer beaucoup d'înteret. Peu être un peu trop pour être honnête même. Mais en cet instant, la jeune fille n'avait d'yeux que pour le désir d'apprendre à sa battre. Elle se rendit soudain compte qu'elle n'agissait pas très poliment. Elle songea à présenter ses excuses, puis se ravisa finalement. Dans leur relation; la politesse et les manières n'étaient pas ce qu'il y a de plus approprié. Son compagnon prit la parole:

" - Commençons je vous pris. On vous aura sûrement appris les bases du duel magique à Poudlard, cependant je ne vous enseignerai pas cela, nous nous concentrerons sur le combat, le vrai. Car par les temps qui courent, le duel n’est pas des plus approprié, il vous faut savoir vous battre. Voyons tout d’abord ce dont vous êtes capable, attaquez moi comme si votre vie en dépendait. N’y voyez aucune malveillance si je vous parait sec ou encore mauvais, mais il vous est nécessaire de vous battre sérieusement, car au dehors Ses hommes ne font pas semblant. Allez y, attaquez !

- Beuh ... "

Alors là, c'était sorti tout seul. En entendant les paroles acerbes de La Fouine, voilà la seule chose que Morwena avait trouvé à dire. Elle n'était pas blonde pour rien la demoiselle. C'est que c'était beaucoup de phrases à assimiler en même temps, et la coordination n'était pas vraiment son point fort. La rapidité avec laquelle ces phrases s'enchaînaient la laissaient pantoise. Mais c'est surtout sa dernière parole qui résonnait dans son crâne encore, encore, encore et encore. Elle respira profondément, tremblante et fiévreuse et cria le premier sort qui lui vînt par la tête:

" - Diffindo ! "

Son sort lancé à la hâte vînt creuser un cratère ridiculement petit dans le plancher. Immédiatement, un troupeau de cafard s'échappa et s'éparpillèrent dans la pièce. Le moins que l'on puisse dire, c'était que ce n'était pas gagner.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Mer 9 Nov - 10:58

Lorsque la jeune fille lança son sortilège, le vieil homme ne prit pas la peine d’éviter celui-ci. Non pas par arrogance, mais parce qu’il voulait mesurer l’efficacité des maléfices de la pouffy. Le sort ayant manqué sa cible, en ne causant pratiquement aucun dégât si ce n’est une grande peur au sein de la colonie de cafards de la maison, Angel fronça légèrement les sourcils. Ils allaient devoir travailler un bon moment, allait-elle avoir suffisamment de patience?

Concentrez-vous ! Lui intima le médicomage. Tout en parlant, il lui lança le même sort, tout en modérant sa puissance afin de ne pas la blesser. Sans cela vous ne ferez rien à part des courants d’air ! Mettez y toute votre hargne. Battez-vous comme si votre vie en dépendait, car ce sera le cas un jour ou l’autre. Le sortilège atteignit l’adolescente, lui causant de petites plaies. Il voulait juste l’écorcher mais ne lui dit pas clairement. Je ne veux pas vous blesser, seulement vous montrer pourquoi vous devez focaliser toute votre attention sur votre combat. Si vous ignorez la douleur, vous ne vous battrez jamais sérieusement. Recommençons je vous prie, et n’oubliez pas, chaque erreur sera sanctionnée. Attaquez !

Bien que prenant à cœur son rôle de formateur, Angel eut l’espace d’un instant une pensée nostalgique pour sa bien-aimée défunte. Bien que ne connaissant la jeune fille que depuis peu, elle ravivait son instinct paternel, instinct qui n’avait jamais pu servir car sa femme mourut avant de lui donner un enfant. Et c’est cet enfant que la jeune pouffy commençait à replacer sans le savoir. Bien que sachant qu’un tel transfert n’était bon pour aucun d’eux, le vieux sdf ne pouvait s’empêcher de ressentir pour cette jeune fille un début d’attachement paternel. Torturé par ce sentiment, il n’en laissa tout de même rien paraître et reporta toute son attention sur sa jeune élève.

Il n'était pourtant pas pédagogue dans l'âme, même s'il lui était arrivé de s'occuper de stagiaires lorsqu'il exerçait officiellement comme médicomage accrédité. Il ne pourrait pas lui enseigner des éléments tels que le Legimencie, mais concernant le combat à la baguette, il connaissait déjà les grandes lignes de son cours. Tout d'abord il voulait qu'elle connaisse les effets, atténués, de certains sorts qu'elle pourrait lancer. Ainsi elle aurait peur de la douleur et ferait tout son possible éviter les maléfices de ses adversaires. Il comptait pour l'heure lui faire travailler deux sortilèges. Un qui permet de se libérer ou de blesser, Diffindo. Un pour entraver, Incarcerem. Pas de quoi tuer, mais au moins de quoi se défendre temporairement contre un adversaire moyen. Il verrait par la suite si elle pourrait en apprendre davantage, et plus violent. Cela dépendra de sa personnalité ainsi que de ses ambitions. De plus le vieil homme comptait mettre à profit leur rencontre, il voulait en faire sa source d'information au sein de l'école de magie. Mais pour l'heure il devait d'abord évaluer son niveau puis lui apprendre les bases, et enfin la faire progresser.

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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Mer 23 Nov - 14:32

Rouge de honte, Morwena baissa la tête en attendant la réprimande:

"- Concentrez-vous ! Sans cela vous ne ferez rien à part des courants d’air ! Mettez y toute votre hargne. Battez-vous comme si votre vie en dépendait, car ce sera le cas un jour ou l’autre. "

Tout sentiment de joie ou d'épanouissement s'était évanoui dans l'air lorsqu'elle avait démontrée sa mémorable incapacité magique. Mais les paroles de La Fouine provoquèrent en elle bien plus de douleur que le sortilège qu'il lui renvoya. Elle sentit sa chaire se convulsée, se rétractée dans de petites plaies douloureuses. La douleur était supportable, mais la blessure était plus morale que physique; et pas forcement moins terrible. Un petit pic de rage monta en la Poufsouffle en mémoire de sa chute, quelques heures plus tôt. Une rage indicible s'empara d'elle; la jeune fille grinça des dents en serrant les points.


"- Je ne veux pas vous blesser, seulement vous montrer pourquoi vous devez focaliser toute votre attention sur votre combat. Si vous ignorez la douleur, vous ne vous battrez jamais sérieusement. Recommençons je vous prie, et n’oubliez pas, chaque erreur sera sanctionnée. Attaquez ! "

La gorge serrée par une haine folle, par une injustice criante, par tant d'espoir réduits en cendres lui donna envie de hurler. La demoiselle sentit le sang battre à ses tempes, un mal de tête l'assaillit et chaque seconde de souffrance muette de plus décuplait sa rage par dix. La petite Morwena, si sage, si calme, si pleine de compassion et de réserve commençait à voler en éclat. Elle sentait quelque chose se briser en elle, une part de son existence voler en éclat. D'un geste bref, elle saisit sa baguette, à deux doigts de rompre le bois tendre; et la pointa quelques centimètres à gauche de La Fouine.

"- DIFINDO !!! "

Un jet mauve fusa, se fraya un chemin étincelant dans l’atmosphère et partit se nicher dans un vacarme époustouflant dans ce qui avait été autrefois un mur; et n'était plus qu’une fenêtre improvisée. Un flot de lumière se déversa dans la pièce, Morwena soupira lourdement et ferma les yeux. Quand elle les rouvrit elle était accablée par le remord, mais aussi par une si désirable et attendue vague de fierté. Ce sortilège était certainement le plus puissant et efficace qu'elle ai jamais lancée. Elle regarda ces mains. Etait ce bien elle ? Elle qui, au bout de presque dix-sept d'ans d'existence venait d'accomplir un résultat excellent ? Car oui, il ne fallait pas se leurrer, le résultat était impressionnant. Du moins pour la jeune fille.

"- Et là, c'est plus à vôtre goût ? "
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Mer 23 Nov - 15:25

Là ! Quelque chose venait de se passer. Après sa dernière réprimande, Angel vit la demoiselle au bord de l'implosion. Au cours de son discours il avait sentit que la tension montait en elle, la rage, voire même de la frustration ou encore de la rancœur. Et cela était un bon moteur pour combattre. A condition de maîtriser cette colère et de la rediriger contre son adversaire. Mais il ne faut pas se laisser submerger. C'est ce qu'il allait lui enseigner. Car la jeune fille avait du potentiel, et c'est ce potentiel qu'elle allait devoir exploiter.

Vous voyez? Vous commencez à percevoir ce qu'il vous faut pour pouvoir utiliser toute vos capacités. Je suis certain que les quelques secondes précédant votre attaque, vous vous êtes concentré sur un sentiment en particulier. Et douloureux je présume. C'est la raison de la puissance de votre attaque. dit-il en désignant le trou dans le mur d'un signe de tête. Je ne sais pas ce qui est à l'origine de ce sentiment, et vous n'êtes pas tenu de m'en parler, mais cette sensation que vous avez ressenti, c'est cela que vous devez retrouver. Au moins pour le moment. Je vais vous expliquer brièvement pourquoi.

Angel ne voulait pas lui déblatérer des informations trop pesantes, alors il choisit d'employer des mots simples. Non pas parce qu'il la considérait comme idiote, mais parce qu'il ne voulait pas faire un entrainement pesant. Il était déjà bien conscient que ses méthodes étaient critiquables s'il elles étaient utilisées à Poudlard par exemple.

Lorsque l'on débute et que l'on a pas de prédisposition au combat, il nous manque un élément déclencheur. Certain en possède un et l'utilise sans en avoir conscience, mais d'autre ont besoin d'un tel élément, et de se créer l'automatisme d'emploi. Vous fêtes parti de cette catégorie de sorcier. N'en soyez pas blessé, cela ne vous empêchera pas de développer au mieux vos capacités, il vous faudra simplement davantage de travail. Il fit une pause avant de poursuivre. Pour répondre à votre question, oui mais à présent que j'ai vu de quoi vous êtes capable, il va vous falloir reproduire cela à chaque fois. Donc ne vous attendez pas à un relâchement de ma part. Après avoir précisé ce point il reprit comme suit. Reprenons. Tentez de retrouver ce catalyseur, ce déclencheur. Mais cette fois non pas pour attaquer mais pour vous protéger. Etes-vous prêtes? Alors allons-y ! Se faisant, Angel lança un sortilège Sectumsempra, de puissance légèrement amoindrie pour ne pas la blesser, mais suffisamment pour infliger une douleur marquante mais qui ne laisse pas de trace.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Mar 13 Déc - 17:38

Morwena serrait les poings. Elle tâchait de reprendre son souffle, médusée par la prouesse qu'elle venait d'accomplir au détriment de nombreuses années de recherches de pouvoir. Elle regardait La Fouine fixement, puis devant sa mine favorable compris qu'elle devrait réfléchir de temps en temps. L'idée venait de faire son chemin dans sa tête. "Et si il l'avait fait ... exprès ?", dans le seul but de la motiver ? Ravalant sa colère qui avait la fâcheuse tendance d'apparaître un peu trop fréquemment; elle gonfla ses joues et se prépara à encaisser une quelconque réprimande. Alors, d'accord, ce monsieur pouvait s'avérer assez désagréable quand il le voulait, mais il lui avait dégotée un repas et l'avait invitée gratuitement pour résoudre un de ses plus gros problèmes. Et que faisait Morwena ? Elle lui dégommait son mur ! Ne serait-elle pas un peu hypocrite sur les bords ? se demanda t'elle.

"- Vous voyez ? Vous commencez à percevoir ce qu'il vous faut pour pouvoir utiliser toute vos capacités. Je suis certain que les quelques secondes précédant votre attaque, vous vous êtes concentré sur un sentiment en particulier. Et douloureux je présume. C'est la raison de la puissance de votre attaque.

- Pour sûr. "

Là encore la jeune fille se trouvait un peu trop sèche, mais les mots fusaient d'eux mêmes; jaillissant en un torrent impérieux pour la moindre petite atteinte à sa fierté. Elle était comme ça la jaune: insolente au possible. Mais lorsqu'il désigna le trou béant dans le mur d'un signe de tête, son égo en prit tout de même un petit coup. Devant ce professeur sans âge elle se sentait comme une petite écolière soucieuse de tout, qui avait à la fois le sentiment d'avoir commit un prodige et une grosse bêtise en même temps.

"- Je ne sais pas ce qui est à l'origine de ce sentiment, et vous n'êtes pas tenu de m'en parler, mais cette sensation que vous avez ressenti, c'est cela que vous devez retrouver. Au moins pour le moment. Je vais vous expliquer brièvement pourquoi. "

La demoiselle déployait des trésors de patience, serrant ses lèvres pulpeuses pour ne pas risquer de laisser s'échapper un flot de paroles qu'elle pourrait regretter par la suite.

"- Lorsque l'on débute et que l'on a pas de prédisposition au combat, il nous manque un élément déclencheur. Certain en possède un et l'utilise sans en avoir conscience, mais d'autre ont besoin d'un tel élément, et de se créer l'automatisme d'emploi. Vous fêtes parti de cette catégorie de sorcier. N'en soyez pas blessé, cela ne vous empêchera pas de développer au mieux vos capacités, il vous faudra simplement davantage de travail. Il fit une pause avant de poursuivre. Pour répondre à votre question, oui mais à présent que j'ai vu de quoi vous êtes capable, il va vous falloir reproduire cela à chaque fois. Donc ne vous attendez pas à un relâchement de ma part. "

L'élève regardait froidement son maître. C'était lui le maître à bord ici, et Morwena, qu'il lui en plaise ou non; devait se plier aux règles du jeu qu'il instaurait.

"- Reprenons. Tentez de retrouver ce catalyseur, ce déclencheur. Mais cette fois non pas pour attaquer mais pour vous protéger. Etes-vous prêtes? Alors allons-y ! "

Un jet de magie fusa dans sa direction, inattendu. Mais bon, au bout de la troisième fois Morwena commençait à s'habituer à se faire attaquer par surprise. Rapidement, elle accumula dans une seule et unique pensée des années de répressions, d'échecs et de réprimandes. Elle se souvint des larmes, des soirées passées à regretter, encore et toujours de ne pas être à la hauteur. Elle rassembla des milliers de paroles injustes à son égard; et plus que tout; du nombre de fois où elle était contrainte de serrer les lèvres pour ne pas péter un plomb.

"- Protego !"
scanda t'elle d'une voie amer tandis qu'un bouclier se dressait entre le sort et elle.

En moins d'une heure, la vie de la jeune fille avait prit un tournant radical. Le sort quasiment inoffensif ricocha sans peine contre son bouclier. Elle avait un goût âpre dans la bouche quand elle observa ses mains, doutant encore que ce soit bien elle qui soit capable de réussir; enfin. Elle croisa le regard de La Fouine et esquissa un sourire un brin narquois; mais c'était de bonne guerre.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Mer 14 Déc - 0:43

L'air narquois de la jeune fille fit sourire intérieurement le vieil homme. L'air de défi qu'il voyait dans les yeux de la jeune fille l'amusa, elle semblait lui dire: "alors le vieux, tu vois que je ne suis pas une incapable". bien que distrayant, Angel conserva son attitude autoritaire et stricte. Il voulait conserver son rôle de mentor rigide mais clairvoyant. Aussi prit-il à nouveau la parole. Et pour que la jeune pouffy n'ai pas les chevilles qui enflent pour avoir réussi un sortilège et garde la tête froide, le médicomage pensa à quelque chose, de sournois bien entendu, comme toute fouine qui se respecte.

Bien. Vous semblez avoir compris le principe. Toutefois nous allons continuer à vous entraîner car il faut que ce mécanisme devienne un automatisme, et cela nécessite de nombreuses heures de travail. Si d'aventure vous souhaitez vous exercer au château, essayer au maximum d'être des plus discrète et de faire vos exercices sans mettre personne au courant. Ainsi si un jour vous êtes amenée à vous battre, aucun sorcier ne s'attendra à vous voir si puissante.

Angel fit une pause avant de poursuivre, et de lui faire subir sa fameuse sournoiserie, mais toute fourberie se prépare, histoire de "détendre" la cible.

Donc après votre départ, je veux que vous vous entraîniez à avoir cette automatisme. Vous devrez être en mesure d'utiliser votre catalyseur sans même y penser. Et pour cela il n'y a qu'une seule solution: le travail. Entraînez vous des centaines et des centaines de fois, et au bout d'un moment vous n'y penserez même plus, et à ce moment là seulement, vous aurez atteint cet objectif. En attendant je vais vous donner un autre axe de progrès: les réflexes. Car vous devrez êtes constamment sur vos gardes, tout le temps en alerte, prête à chaque instant à vous protéger et / ou à riposter. Nous allons donc travailler cela. Jusqu'à présent je vous prévenais de l'action que j'allais vous faire subir, à présent à vous de faire selon votre instinct.

A peine eut-il fini de prononcé son dernier mot, que Mister Hell lança à nouveau un sectumsempra mais de manière informulé. Voici donc sa sournoiserie. Comment allait-elle réagir? Allait-elle réussir à parer? Prendrait-elle l'initiative de riposter? Angel était curieux de voir cela.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Sam 17 Déc - 9:15

Morwena avait bien conscience qu'il fallait qu'elle se détende un peu. Elle était énervée comme une pile électrique, et se donnait elle-même l'image d'une enfant capricieuse en plein caprice. Honteuse de son comportement enfantin, elle baissa les yeux et se mordit la lèvres; se jurant de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Depuis quelques temps ses émotions faisaient un tour de montagne russes, un coup au sommet et un coup plus bas que terre. Elle se doutait que ce devait être fatiguant pour son entourage, mais ce l'était pour elle aussi. La jeune fille devait se comporter comme une adulte si elle voulait agir comme tel, et ne pas se montrer si pressée pour tout. Aussi écouta-elle paisiblement La Fouine, dont un voile sournois obscurcissait le regard.

"- Bien. Vous semblez avoir compris le principe. Toutefois nous allons continuer à vous entraîner car il faut que ce mécanisme devienne un automatisme, et cela nécessite de nombreuses heures de travail. Si d'aventure vous souhaitez vous exercer au château, essayer au maximum d'être des plus discrète et de faire vos exercices sans mettre personne au courant. Ainsi si un jour vous êtes amenée à vous battre, aucun sorcier ne s'attendra à vous voir si puissante. "

Morwena hocha la tête. Son discours paraissait cohérent.

"- Donc après votre départ, je veux que vous vous entraîniez à avoir cette automatisme. Vous devrez être en mesure d'utiliser votre catalyseur sans même y penser. Et pour cela il n'y a qu'une seule solution: le travail. Entraînez vous des centaines et des centaines de fois, et au bout d'un moment vous n'y penserez même plus, et à ce moment là seulement, vous aurez atteint cet objectif. En attendant je vais vous donner un autre axe de progrès: les réflexes. Car vous devrez êtes constamment sur vos gardes, tout le temps en alerte, prête à chaque instant à vous protéger et / ou à riposter. Nous allons donc travailler cela. Jusqu'à présent je vous prévenais de l'action que j'allais vous faire subir, à présent à vous de faire selon votre instinct. "

Sans le vouloir, la demoiselle passa de nouveau du calme à l'anxiété. Elle eût le temps de reculer d'un pas avant de voir un jet de magie fusée dans sa direction. Surprise elle trembla quelques dixièmes de secondes avant que le déclencheur se mette en place dans son cerveau et qu'elle parvienne à articuler distinctement:

"- Protego ! "

Morwena observa avec stupéfaction le sectumsempra se dissoudre, mais plus difficilement et un peu moins efficacement que tout à l'heure. Elle s'était fait avoir par surprise, d'une façon on ne peut plus vicieuse. Lasse, elle se cabra dans une position un brin farouche en attente du prochain sortilège. Il fallait qu'elle cesse de prêter attention à l'image qu'elle donnait, ici la politesse et le protocole réglementaire n'avaient pas leurs place. Elle était là pour une seule raison; et rien ne devait la détourner de son objectif.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Lun 19 Déc - 15:18

Angel était content de la réactivité de la jeune fille. Bien qu'un peu tardif, elle avait réussit à bloquer son attaque. Elle était assidue et cela plaisait au vieil homme, cependant il désirait ne pas le montrer afin qu'elle demeure concentrée. Le médicomage en avait terminé pour aujourd'hui et il décida donc de clore cet entrainement. Mais avant cela il désirait une nouvelle fois la tester. Encore un ou deux petits exercices et il la renverrait. Pour le moment il reprit la parole.

Bien. Vous vous êtes rendu compte qu'un élément pourra toujours vous surprendre. Afin de ne jamais être prise au dépourvu, tâchez de rester constamment sur vos gardes. Cela peut-être fatiguant au début, mais vous verrez qu'avec le temps, vous n'y ferez plus attention et tout ne sera qu'une question de réflexe. Toutefois n'oubliez pas que tout cela n'est rien sans le travail. Aussi je vous demande de vous entraînez autant que possible. Nous allons maintenant étudier une nouvelle étape. La contre-attaque. Lorsque quelqu'un vous attaque, par surprise ou non, le temps doit jouer en votre faveur. c'est pourquoi il ne faut pas attendre avant de répliquer. C'est pourquoi je vais vous attaquer. Vous devrez bloquer mon sortilège, puis m'attaquer à votre tour. Et ne me ménagez pas, car bien qu'âgé je ne suis pas pour autant important.

Tout en parlant le médicomage attaqua de nouveau la jeune fille de manière informulée, et se prépara à la riposte de cette dernière. Allait-elle prendre une initiative telle que lancer deux sortilèges ou autre chose pour le surprendre? Angel l'espérait, car il ne fallait pas qu'elle se contente simplement d'appliquer ses paroles, mais bien qu'elle comprenne qu'il faut toujours chercher à surprendre son adversaire. De plus pour mettre à l'épreuve sa concentration, il se mit à lui parler en même temps.

Il faut aussi que vous arriviez à rester concentrée tout en combattant. Car lors d'une bataille par exemple, plusieurs éléments seront susceptibles de vous déconcentrer. C'est pourquoi il vous faudra vous focaliser sur votre combat, tout en faisant attention à ce qui vous entoure. En effet vous ne serez pas à l'abris de vous faire attaquer par derrière.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Lun 19 Déc - 23:42

Morwena se mordait l'intérieur des joues et son regard voyageait dans la pièce. Elle ne savait pas trop quoi penser de son interlocuteur. Jamais auparavant elle n'avait rencontrée quelqu'un de plus vicieux. Car cet homme était tout à fait le genre de personne qui dit droite pour aller à gauche. Même si elle était consciente qu'elle ne pouvait accorder de crédit véritable à aucune de ses paroles; elle voulait quand même y croire. Elle savait parfaitement qu'elle ne représentait qu'une simple distraction pour lui, Morwena avait envie d'y croire. Ou peut être n'avait elle pas tellement le choix.

"- Bien. Vous vous êtes rendu compte qu'un élément pourra toujours vous surprendre. Afin de ne jamais être prise au dépourvu, tâchez de rester constamment sur vos gardes. Cela peut-être fatiguant au début, mais vous verrez qu'avec le temps, vous n'y ferez plus attention et tout ne sera qu'une question de réflexe. Toutefois n'oubliez pas que tout cela n'est rien sans le travail. Aussi je vous demande de vous entraînez autant que possible. Nous allons maintenant étudier une nouvelle étape. La contre-attaque. Lorsque quelqu'un vous attaque, par surprise ou non, le temps doit jouer en votre faveur. c'est pourquoi il ne faut pas attendre avant de répliquer. C'est pourquoi je vais vous attaquer. Vous devrez bloquer mon sortilège, puis m'attaquer à votre tour. Et ne me ménagez pas, car bien qu'âgé je ne suis pas pour autant important.

- Ne vous inquiétez pas, je pense vous satisfaire amplement sur le dernier point. ",
elle hocha la tête, vidée.

Elle aurait largement préféré qu'il l'attaque par surprise, maintenant qu'elle était prévenue elle générait une quantité incroyable de stress. Enfin bon, si elle se trouvait réellement avec un ennemi qui voulait sa peau devant elle; il n'en aurait pas non plus grand chose à faire de ses préférences. Elle n'eût pas le temps d'approfondir sa réflexion lorsqu'un nouveau jet de magie fusa. Contrôlant son début de panique, elle serra les lèvres et articula péniblement mais avec force:

"- Protego ! "

Elle dévia facilement le sort cette fois-ci. A la manière d'un automate elle brandit sa baguette au plafond, ou se balançait un lustre poussiéreux qu'elle avait repérée dès son entrée dans la pièce. Une idée folle germa dans sa tête quand elle murmura d'une façon imperceptible:
"- Confrigo."

Le lustre explosa bruyamment et commença une longue chute en direction de La Fouine. Pour ne pas lui laisser le temps de se défendre la demoiselle enchaîna d'une façon étonnamment rapide:

"- Expulso ! "

Pendant ce temps le vieil homme tentait de la déconcentrée :

"- Il faut aussi que vous arriviez à rester concentrée tout en combattant. Car lors d'une bataille par exemple, plusieurs éléments seront susceptibles de vous déconcentrer. C'est pourquoi il vous faudra vous focaliser sur votre combat, tout en faisant attention à ce qui vous entoure. En effet vous ne serez pas à l'abris de vous faire attaquer par derrière."

Quand le lustre était sur le point de s'écraser sur La Fouine, la jeune fille balança:

"- A votre place je ne m'inquiéterais pas de ce qui se trouve derrière moi mais au-dessus de ma tête. "
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Mar 20 Déc - 23:55

La jeune fille avait enfin comprit la bonne attitude à adopter. Elle s'était protégé et avait répliquer en se servant de son environnement. Bien qu'encore maladroite pour atteindre un sorcier adulte, elle serait en mesure désormais de se défendre un minimum, au moins contre la la majorité des élèves du château. Angel était fier de la pouffy, et sans vouloir se jeter des fleurs, surpris d'avoir sût transmettre quelque chose à l'adolescente. Quoi qu'il en soit il ne put s'attarder bien longtemps quant aux capacités en perfectionnement de la demoiselle, aussi passa-t-il à l'oeuvre.

Bien joué jeune fille, mais il en faut plus pour m'avoir, je reste un expert en fourberie. Et ne vous souciez pas de ce qui pourrait me surprendre mais bien de ce qu'il pourrait arriver et auquel vous n'auriez pas songé. dit-il en transplanant à l'instant où le lustre allait s'écraser sur lui, pour réapparaître derrière la blonde, pointant sa baguette sur sa nuque. Il avait réussi sa démonstration: il voulait lui faire comprendre que l'on a beau croire maîtriser une situation, il peut toujours y avoir un nouvel élément perturbateur. N'oubliez jamais, vous ne pourrez jamais tout maîtriser. Il n'y a rien de plus dangereux que de croire que l'on est totalement maître d'une situation. Parfois tout vous portera à croire que c'est le cas, mais il suffit d'une fois de trop, pour que votre trop grande confiance en vous ne vous soit fatale.

Après lui avoir tapoté le dessus du crâne du bout de sa baguette, le vieil homme contourna son élève afin de se tenir de nouveau face à elle. Il l'observa un instant sans parler puis s'avança vers un des mur de la pièce. Ses capacités de médicomage et son domaine de prédilection étant les enchantements, il s'avérait avoir une certaine compétence en ce domaine. Aussi lorsqu'il se tint face au mur à un pas de distance, il n'eut qu'à tendre la main pour ouvrir un tiroir sortit du mur, comme si le meuble correspondant était le mur lui-même. Angel en sortit un médaillon et le tendit à la jeune fille.

Prenez ce pendentif je vous prie. Gardez le toujours avec vous, et si jamais vous êtes en danger, brisez le. Je saurai qu'il vous arrive quelque chose, et je viendrai à votre secours. Grâce à divers enchantements, je vous localiserai instantanément. Toutefois si vous en parler à quiconque, il perdra ce pouvoir. Conserver le donc avec vous à chaque instant et gardez en le secret. Sûr ce chère Morwena, je vais vous inviter à partir désormais car je dois m'en retourner à mes occupations. Même si nous revoir risque d'être difficile dans les prochains temps, n'hésitez pas à m'envoyer un hibou, je vous répondrai avec plaisir. Il fit une pause avant de reprendre. Tenez, attrapez. Et à Bientôt ma jeune amie. Tout en parlant il lui avait lancé une pièce vierge. En fait un petit portauloin à usage unique. A peine l'eut-elle touché qu'elle fut transportée dans la rue, au milieu des passants. C'est ainsi que se termina le premier cours d'Angel à Morwena.
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MessageSujet: Re: La demoiselle au bon coeur   Mer 21 Déc - 10:05

    Relativement fière d'elle, Morwena croisa les bras. Bien sûr que La Fouine avait venue venir son attaque, mais elle avait trouvée l'idée astucieuse et originale. Et devant un jeune sorcier, son attaque aurait bien put sévèrement amocher sa cible. Bref, elle contemplait la machine qu'elle avait délibérément mise ne marche

    " Bien joué jeune fille, mais il en faut plus pour m'avoir, je reste un expert en fourberie. Et ne vous souciez pas de ce qui pourrait me surprendre mais bien de ce qu'il pourrait arriver et auquel vous n'auriez pas songé. "

    Il transplana. Il fallait s'y attendre, ce n'était pas aujourd'hui que La Fouine allait se faire écrabouiller. Il réapparût en un instant dans son dos, semblant néanmoins content de sa performance. Elle sentit qu'il pointait sa baguette sur sa nuque.

    " N'oubliez jamais, vous ne pourrez jamais tout maîtriser. Il n'y a rien de plus dangereux que de croire que l'on est totalement maître d'une situation. Parfois tout vous portera à croire que c'est le cas, mais il suffit d'une fois de trop, pour que votre trop grande confiance en vous ne vous soit fatale. "

    Elle sourit malgré-elle quand il lui tapota la pointe de sa baguette sur la tête. Puis, pour sa plus grande surprise, il se tint à quelques mètres du mur, non; celui qu'elle n'avait pas détruit.

    " Prenez ce pendentif je vous prie. Gardez le toujours avec vous, et si jamais vous êtes en danger, brisez le. Je saurai qu'il vous arrive quelque chose, et je viendrai à votre secours. Grâce à divers enchantements, je vous localiserai instantanément. Toutefois si vous en parler à quiconque, il perdra ce pouvoir. Conserver le donc avec vous à chaque instant et gardez en le secret. Sûr ce chère Morwena, je vais vous inviter à partir désormais car je dois m'en retourner à mes occupations. Même si nous revoir risque d'être difficile dans les prochains temps, n'hésitez pas à m'envoyer un hibou, je vous répondrai avec plaisir. Il fit une pause avant de reprendre. Tenez, attrapez. Et à Bientôt ma jeune amie. "

    Muette de surprise, la jeune fille considéra ces paroles quelques instants. Elle attacha fébrilement le pendentif autour de son cou. Elle le gratifia d'un sourire reconaissant mais ne dit rein. Il y a des choses qui n'ont pas besoin de paroles pour être comprises.Il ajouta, avec un air bienveillant:

    " Tenez, attrapez. Et à Bientôt ma jeune amie. "

    Sa main se referma autour de la petite pièce qu'il lui lançait. Elle se retrouva en plein coeur du Chemin de Traverse. Tout était resté exactement pareille, l'agitation, la foule ... Mais Morwena avait bel et bien changé depuis sa dernière venue ici. Désormais elle affronterait le monde avec de nouvelles armes, et comme preuve de son nouvel apprentissage le collier qui resplendissait à son cou.







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