Page Facebook  AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
avatar



Nombre de messages : 5032
Age : Dix sept balais.
Groupe : Serpentard, Préfet-en-chef, Capitaine de l'équipe de Quidditch.
Caractère : Emmerdeur, intelligent, sarcastique, boudeur, austère, dragueur, imprévisible.
Crédits : : (c) Liloo_59 + (c) signature --> love.disaster
Date d'inscription : 14/07/2010




Regulus A. Black

Modo
Serpentard, fiancé et pas fier de l'être


Carte du maraudeur
Niveau magique: 7/15
Libre pour :: 1 rp
Bonus: + 48
MessageSujet: •• « Call my name and save me from the dark. »    Sam 25 Juin - 17:59

    ♫ A hundred days have made me older, since the last time that I saw your pretty face...

    &



Pré-au-Lard. Un bien curieux endroit. Et également un surprenant village. On lui avait rabâché les oreilles durant des années des années que ce village pittoresque était le seul lieu magique d'Angleterre qui ne comptait aucun Moldus. Notre ami Regulus n'y était pas retourné depuis maintenant bien longtemps. Trop longtemps peut-être. Il faisait chaud aujourd'hui. Le 10 juin semblait être le jour idéal pour une rencontre particulière. Un été caniculaire s'annonçait : Regulus étouffait déjà dans sa tenue choisie avec soin. Une simple chemise blanche et un pantalon noir. Il ne fallait pas non plus tomber dans l'excès. Ce n'était pas vraiment dans les habitudes de notre Serpentard de se préoccuper de ses choix vestimentaires, mais aujourd'hui était un jour spécial où il souhaitait que tout soit absolument parfait.

Regulus était heureux de pouvoir profiter de cette journée pour souffler un peu. Les examens de fin d'année approchaient à grand pas. Il n'était pas non plus très angoissé. Ce n'est pas comme s'il passait les BUSES ou même les ASPICS. Les ruelles de Pré-Au-Lard étaient envahies d'élèves, mais aussi de sorciers en tout genre qui profitaient du beau temps ou tout simplement faisaient les magasins. C'est vrai que ce n'était pas ce qui manquaient ici ! Entre Gaichiffon, Honeydukes, le salon de Madame Pieddodu, Scribenpennen, Zonko et surtout les Trois Balais, les sorciers étaient bien servis. Mais le brouhaha incessant de leurs discutions remontait aux oreilles du Serpentard. Troublé et agacé, il s'alluma une cigarette pour se détendre. Au moins, ici, il pouvait fumer tranquille. A Poudlard, les restrictions et le règlement étaient très clairs, et Regulus devait user de multiples subterfuges pour pouvoir avoir sa dose de nicotine journalière. Même s'il était dehors, la peur de la foule qu'il ressentait à chaque instant lui nouait la gorge. Regulus n'aimait pas les places publiques, pleines de monde, de sorciers, qui courraient dans tous les sens comme ici, qui le bousculaient, qui le terrifiaient. En dehors du croassement des grenouilles, c'était bien la seule chose qui pouvait rendre Regulus complètement névrosé. Dans ces moments là, il devenait instable, voire même incontrôlable. Il se sentait mal, avait du mal à respirer, et arrivait même parfois, lors des pires situations, au seuil de l'évanouissement. Alors, fumer un peu, ça le détendait, cela lui faisait oublier qu'il y avait des gens autour de lui. Regulus se mit en quête d'un endroit tranquille, mais tout de même assez en vue pour que Ciella le trouve facilement.

Ciella, sa belle Ciella. Et dire qu'il la voyait aujourd'hui... Il avait tant attendu pour ça. S'il était si tiré à quatre épingles, c'était bien pour elle. Il avait monopolisé la salle de bain toute la matinée au grand désespoir de Nox, qui n'avait pas arrêté de lui crier dessus, mais Regulus avait conservé ce sourire idiot durant toute la dispute qui s'en suivit. D'un air rêveur, ignorant son meilleur ami, il se préparait tranquillement si bien que monsieur Silvestri perdit patience et abandonna la partie. Mais Regulus était certain qu'il ne lui en voulait pas. Regulus l'avait énormément ennuyé avec cette sortie. Il avait tant hâte de la retrouver même s'il gardait toujours en mémoire les images atroces, les visions abominables desquels ils avaient tout deux été témoins. Le Serpentard préférait oublier ça, mais ce n'était pas quelque chose qu'on chassait de sa mémoire si facilement.

Il se rendit compte alors qu'il n'avait ni indiqué l'heure, ni l'endroit dans lequel ils devaient se rejoindre. De toute manière, Ciella savait que les pubs et autres magasins étaient exclus. Pas par ce temps, et également, les personnes déambulant de boutiques en boutiques auraient rendu Regulus très mal à l'aise. Flânant à travers les rues étroites de Pré-Au-Lard, il tomba sur un lieu tranquille et retrouva ce fameux banc. Regulus se souvenait parfaitement que c'était sur celui-ci qu'ils s'asseyaient tous, il y a quelques années, les jumeaux Silvestri, Ciella et lui, parfois accompagnés d'Anna et même de la toute petite Kaelyn à l'époque. Parfois, ils étaient forcés de se serrer comme des sardines, se bagarrant pour être le mieux installé. Regulus chassa deux petits Poufsouffles qui s'y trouvaient et s'assit sur le dossier du banc, les jambes dans le vide, attendant que sa belle arrive. Elle mettrait sans doute du temps à le trouver, mais celui lui était égal. En réfléchissant un peu, elle devinera aisément où chercher.

avatar







Invité

Invité

MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Lun 27 Juin - 11:03



Regulus & Ciella
Ciella Alexiel Dante de son prénom entier, parcourait les couloirs immaculés de Saint Mangouste, d’un pas visiblement pressé et vigoureux. Aucun membre du personnel ne l’avait jamais vu dans cet état, hormis peut-être les jours de soldes ou lorsque son patron lui courrait après. Perchée sur ses chaussures à talons tellement hauts qu'elles avaient une semelle compensée à l'avant, l’héritière bousculait tout le monde sur son passage. Ce comportement était relativement surprenant venant d'elle sachant qu'en général elle évitait d'être touchée par quiconque, la bienséance oblige. Elle arriva ainsi au niveau de l’accueil de l’hôpital, retirant sa blouse blanche en toute hâte, dévoilant une adorable robe courte couleur pastel qui lui sellait à merveille. Mais alors que l’italienne s’apprêtait à prendre son sac que les secrétaires lui gardaient gentiment durant la matinée, la voix aigue et vieillis de sa supérieure la fit se retourner d’un coup. « Dante, ou comptez vous aller comme ça ?! » Levant les yeux au ciel alors qu’elle cherchait négligemment ses lunettes de soleil dans son sac, elle répondit avec le sourire aux lèvres, se disant que rien ne pouvait l’atteindre en ce jour :

« Eh bien, j’ai demandé à ce qu’on m’accorde un jour de congé. Je m’apprêtais à aller voir quelqu’un de très important… »
« Je crois que c’est l’excuse la plus méprisable et pitoyable que vous n’ayez jamais inventé pour ne pas travailler Mademoiselle Dante. »

Surprise, l’héritière resta quelques secondes interdite, avant que son habituelle moue moqueuse ne revienne déformer son visage. Insolente, elle mit ses lunettes de soleil sur son nez et fixa sa dite supérieure. Ce n’était certainement pas une vieille chouette aigrie qui allait lui gâcher sa journée, encore moins lorsqu’elle se rendait voir le jeune homme qui l’a rendait dingue depuis à présent six mois. Elle n’avait pas bravé l’autorité de sa famille pour remplir des dossiers et s’occuper de patients le seul jour de l’année scolaire ou elle pouvait le voir.

« Ecoutez moi bien espèce de goule, on m’a accordé une journée de congé pour aller voir le garçon que j’aime et que je n’ai pas vu depuis six mois, alors, regardez bien mon visage parce qu’il va vous tourner le dos dans deux secondes. »
« Je ferai un rapport, Dante, vous serez virée ! »
« Mais faites, faites ! Je suis sexy, je trouverai toujours de quoi réussir dans la vie ! »

Sur ce, l’italienne tourna les talons et sortie enfin à l’air libre, le sourire aux lèvres. Six mois. Déjà. Cela faisait si longtemps qu’elle ne L’avait pas vu… Elle se rappela alors de ses yeux gris-orages qui avaient le don de la mettre dans tous ses états. Puis de cette odeur familière qui lui avait tant manqué et qu’il lui tardait de retrouver. Le précieux logé au creux de sa poitrine en battait déjà avec plus de vigueur qu’à la normale. Il ne lui avait pas dit à quelle heure le retrouver à Près Au Lard, mais c’était tant mieux, elle avait envie de se balader un peu sous ce beau soleil avant dans le voir. Elle transplana donc.

C’est alors qu’elle le vit. Et son odeur la frappa comme la foudre. C’était même pire que ça. Le ciel tout entier, orageux, déchaîné, dans toute son immensité. La chute dura à peine quelques dixièmes de seconde, et elle en ressortit en miettes. Fragments sanguinolents qui traînaient ici et là sur la terre damnée, et qu’elle luttait pour rassembler à l’aveuglette, alors que des bribes de cette fameuse vision lui assaillait la mémoire avec une cruauté sans pareil. La brise douce de cette journée d’été la caressait d’assauts réguliers, faisant rejaillir cette fragrance si particulière à intervalles constants. Effluve masculine qu’elle n’avait pas sentit depuis six longs mois à présent, évaporée au milieu des émulations de cendres de son enveloppe charnelle en feu. Le voir assis, au loin, si paisible et heureux, c’était presque comme de replonger de nouveau, de brûler encore dans les limbes. Cellules irrémédiablement attirées par cet être qu’elle avait envie de serrer contre elle à présent. Elle se faufila discrètement derrière lui, puis d’un mouvement vif mais pas moins délicat, déposa ses mains sur ses yeux, lui cachant ainsi la vue. Rire enfantin qu’elle ne pu contenir, trop heureuse de le revoir.

« Eh bien, Monsieur Black, ne vous a-t-on jamais qu’il est dangereux de rester dans des coins isolés ? »

Esquisse d’un sourire sur ses lèvres rouges, alors que son regard moqueur, comme à son habitude, s’amusait à loisir à défier ses prunelles claires. Elle contourna le banc, et vint s’assoir près de lui, résistant à la tentation de succomber dans ses bras, et de le couvrir de baiser. A quoi bon ? Elle ne redeviendrait alors que cette poupée de chiffon animée et contrôlée par son seul et unique marionnettiste. Se délectant également d’admirer la surprise dans ses yeux, et ce mélange de sentiments confus et informes qu’elle affectionnait voir chez lui, lui rappelant avec force qu’il n’avait jamais rien pu lui cacher du temps ou elle était encore à Poudlard. L’aimer n’était pourtant pas un caprice, et cependant elle se comportait comme si c’en était un. Comme une enfant pourrie gâtée, déçue de ne pas avoir pu obtenir le jouet à la mode. Traînant du pied, se vengeant comme elle le pouvait en se montrant presque désagréable. Elle se détestait pour ça, et pourtant elle continuait. A n’en pas douter, elle aurait mérité une bonne claque pour lui remettre les idées en place. Pour lui enseigner l’art de reconnaître ses propres péchés. L’orgueil, pour ne surtout pas vous servir.

« Ce banc… c’était prévisible. Tu ne changes pas. »

Sarcasme dont elle ne se défaisait jamais, et qui pourtant cette fois lui donnait la nausée. Elle avait pourtant tant espéré ces retrouvailles, et voilà qu’elle l’accueillait avec la seule chose que son orgueil était prêt à lui donner à cet instant : de l’ironie. L’italienne n’avait pourtant qu’une seule envie, celle de savourer cette rencontre, et c’était sans doute pour se faire davantage désirer qu’elle agissait ainsi. Finalement, un sourire vint éclairer les traits éthérés de son visage défiant les plus fines estampes. « Viens là. » dit-elle simplement, entre impératif et supplication, lasse de résister à ses passions et son égoïsme certain. Ses doigts allèrent lentement redécouvrir la ligne séductrice de sa mâchoire, alors que ses lèvres allaient effleurer la commissure de sa bouche. Baiser lascif qui ne tarda pas à s’en suivre, avant que la belle héritière ne se blottisse dans une étreinte qui ne lui avait que trop manqué, retrouvant le contact grisant de ses doigts contre la peau de son cou. Retrouvant également cette odeur à la fois si enivrante et rassurante qui l’avait bercé lors de ces longues soirées dans la salle commune des Serpentards.

« Sais-tu que tu as dans tes bras une future sorcière au chômage ? Ma supérieure ne supporte visiblement pas que ses « employés » aient une vie en dehors de Sainte Mangouste. C’était assez amusant je dois dire. Bon… Qu’as-tu prévu pour cette après midi ? »

Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
avatar



Nombre de messages : 5032
Age : Dix sept balais.
Groupe : Serpentard, Préfet-en-chef, Capitaine de l'équipe de Quidditch.
Caractère : Emmerdeur, intelligent, sarcastique, boudeur, austère, dragueur, imprévisible.
Crédits : : (c) Liloo_59 + (c) signature --> love.disaster
Date d'inscription : 14/07/2010




Regulus A. Black

Modo
Serpentard, fiancé et pas fier de l'être


Carte du maraudeur
Niveau magique: 7/15
Libre pour :: 1 rp
Bonus: + 48
MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Lun 27 Juin - 14:43

    Maybe I didn't treat you
    Quite as good as I should have
    Maybe I didn't love you
    Quite as often as I could have
    Little things I should have said & done
    I just never took the time

    But you were always on my mind
    You were always on my mind
    .

Regulus attendait, patiemment, même s’il commençait à trouver le temps long. Il regrettait même de ne avoir indiquer l’heure à laquelle ils devaient se rejoindre dans sa dernière lettre. Cela faisait bien trois quarts d’heure qu’il patientait bien sagement, assis sur son banc, et il en était déjà à sa troisième clope. Simple ennui ou angoisse dévorante ? Les deux, pour être exact. Regulus ne supportait plus de devoir encore et toujours et la boule naissante de stress qui avait élu résidence dans son ventre n’arrangeait rien à l’affaire. Il ferma les yeux, et essaya de penser à autre chose, en inclinant la tête vers l’arrière de manière à pouvoir profiter le plus possible des rayons incandescents du soleil. Il sentait les rais de lumière échauffer la moindre parcelle de son visage, et cela le détendit. Inconsciemment, il toucha le bracelet d’argent orné d’un cristal finement taillé qui saillait à merveille son poignet. Depuis que Ciella lui avait envoyé, il le portait tous les jours. Regulus n’était pas exactement le genre de garçons qui portaient des bijoux. En réalité, il n’en mettait jamais. Cependant, là, c’était différent. Ce bracelet lui remémorait sans cesse les souvenirs et les moments passés ensemble, où la joie était présente, où l’amitié était plus forte que tout, et où l’amour était né. De plus, il s’agissait de la reproduction miniature de l’astre α Leonis, l’étoile la plus brillante de la constellation du lion, qu’on nomme également Regulus. Le Serpentard l’avait tout de suite reconnu, lui pour qui l’astronomie n’avait aucun secret. Il était totalement féru de cette matière, et il était heureux que Ciella s’en soit souvenue. Il avait toujours pris un extrême plaisir à sortir la nuit, seul, ou parfois même accompagné, pour aller observer les étoiles, les constellations, les planètes... Du haut de la tour d’Astronomie ou sur l’herbe mouillée par la froideur de la nuit du Parc, c’était du pareil au même. Une violente et immense satisfaction. Il pouvait alors s’évader, s’oublier, penser à autres choses qu’aux études, qu’aux problèmes éphémères de la vie, qu’aux profs et leur morale, qu’aux autres. Il ne pensait alors qu’à lui-même, et cela lui convenait très bien. Il pouvait passer des heures et des heures sans se lasser, et puis de toute manière, Regulus se sentait mieux à observer les astres qu’à tourner et tourner dans son lit, cherchant encore et toujours le sommeil. Les nuits d’insomnies qu’il passait autrefois lui permettaient de sortir sans que les autres ne s’en aperçoivent, et il rentrait avant l’aube, et jusqu’alors, jamais il ne s’était fait prendre. En plus, les beaux jours arrivant, le ciel était bien dégagé, et toutes les constellations brillaient de mille feux. Seulement, cela faisait quelques jours qu’il n’avait pas pu sortir s’allonger pour regarder un magnifique ciel étoilé. En effet lorsqu’on annonça aux élèves une prochaine sortie à Pré-au-Lard, Regulus s’était empressé d’écrire à Poppy pour lui demander quelques unes de ses potions de sommeil. Il ne souhaitait pas avoir d’énormes cernes violacées de six pieds de long sous ses yeux gris, surtout pas ce jour là. Ils ne pouvaient déjà pas se voir souvent, alors, il ne fallait surtout pas qu’on lui gâche ce plaisir. Depuis presque deux semaines, il se sentait bien. La fatigue s’était évanouie, les crampes avaient disparu, la concentration était revenue, et cela se voyait. Selon Nox, il avait une « pêche d’enfer ».

Les yeux toujours clos, Regulus se frotta la nuque, commençant à ressentir un léger engourdissement. Le nœud de son ventre se resserra encore plus, comme pour le prévenir de l’arrivée imminente de sa belle. Ciella était quelqu’un d’impétueux, de tumultueux, qui aimait se faire attendre, se faire désirer, comme pour la narguer en lui tirant la langue. Regulus sourit. Elle était comme ça, Ciella. Mais c’était ainsi qu’il l’aimait. Son caractère ronchon, sa moue boudeuse, son sarcasme incessant, mais surtout son air de je-me-fous-pas-mal-de-toi-car-je-ne-suis-là-que-parce-que-je-m’ennuie, et aussi de je-me-fous-de-ce-que-tu-penses-parceque-je-suis-belle-et-sexy. Tout cela, il l’acceptait. N’importe quel autre homme aurait sans doute fuit en courant, mais pas lui. Il était habitué à la pointe d’ironie de ses mots lorsqu’elle parlait, aux bruits parfois agaçants de ses talons aiguilles sur le sol, à ses manières de petite fille gâtée. Le Serpentard soupira. Une cloche au loin sonnait deux heures. Passant une main dans ses cheveux, il se demanda s’il ne ferait pas mieux d’aller se poster devant un endroit plus en vu, où Ciella le remarquerait plus facilement. Pourtant, quelque chose lui disait de rester ici. Après tout, c’était leur endroit. Le banc des confidences, le banc de l’amitié, le banc des soupirs, le banc de la tristesse, le banc de la vengeance, le banc de l’espérance. Et à cet instant, pour Regulus, c’était le banc de l’attente. Regulus avait été aussi patient qu’il le pouvait, mais là, il commençait à saturer jusqu’à ce que de douces paumes viennent délicatement lui cacher les yeux. Regulus sourit, son cœur battait à la chamade, et l’odeur qui émanait de Ciella lui fit perdre la tête. Lorsqu’elle lui baisa la joue, elle laissa une marque de feu sur la peau de Regulus qui perdait déjà tous ses moyens. Elle lui murmura qu’il était très dangereux d’être seul, mais le Serpentard ne l’écoutait qu’à moitié. Lorsqu’elle vint s’asseoir près de lui, il la dévisagea. Apparemment, elle était toujours aussi belle dans sa robe couleur pastel et ses longs talons qu’elle arborait toujours dans l’espoir de paraître un peu plus grande qu’elle ne l’était. Mais c’était peine perdue. Même Regulus, qui était pourtant de taille moyenne pour un homme de son âge, la dépassait largement. Mais il l’aimait comme ça, sa toute petite Ciella. Son cœur et ses yeux se perdirent dans leur contemplation, chaque parcelle de son doux visage était regardée avec une si grande attention que Regulus craint un instant d’être malpoli. Sa gorge se noua, et il toussa légèrement avant de dire :
« Dangereux ? Voyons, rien n’est ici assez périlleux pour m’empêcher de m’asseoir ici, sur ce banc. Et puis, Mademoiselle, vous n’aviez qu’à pas traîner dans le coin, vous non plus. Si c’est très imprudent de me promener dans des coins isolés, qu’en est-il pour vous ? Une demoiselle de votre rang et de votre classe ne devrait jamais sortir sans protection. »
Voilà, il disait déjà n’importe quoi. Mais sa présence le rendait brusquement mal à l’aise. Il repensait sans cesse aux images terrifiantes qui lui étaient apparus dans le bosquet près de la demeure de Ciella. Il imaginait toujours le pire lorsqu’il était avec elle, mais espérait toujours le meilleur. Regulus avait très envie de la prendre dans ses bras, mais il voulait surtout pas bousculer les choses. Pas avec elle. Surtout pas avec elle. Elle lui dit alors, avec une pointe de sarcasme et un brin d’ironie dans la voix, qu’il était tellement prévisible, avec son banc, et qu’il demeurait le même. Regulus se mordit les lèvres. Bien sûr qu’il restait le même, pourquoi donc changerait-il ? Il était contre le changement. Il n’aimait pas qu’on brusque ses habitudes, qu’on modifie sa façon de vivre, son lieu de vie. Avec Regulus, il fallait que tout soit carré. Comme il le souhaite.
« Mais, m’aimerais-tu, s’il fallait que je change de personnalité à tout bout de champs ? M’aurais-tu trouvé si facilement si je n’étais pas si prévisible, comme tu le dis si bien ? M’aurais-tu trouvé, Ciella ? »
Regulus était déjà agacé. Cela faisait bientôt quatre mois qu’ils ne s’étaient pas vu, et tout ce qu’elle trouvait à dire c’était ça ? Il aurait préféré qu’elle lui dise d’emblée qu’il lui avait manqué et qu’elle l’aimait. Mais il fallait croire que c’était trop demander à la Signora Dante. Même si le Serpentard acceptait son caractère spécial et enflammé, lui, demeurait un garçon sensible au fond. Il fallait bien creuser, évidemment. Mais c’était un fait. Regulus allait répliquer quand elle lui murmura de s’approcher d’elle, d’un ton mêlant l’exigence et l’imploration. Il s’exécuta et ferma les yeux lorsque la main douce de Ciella effleura doucement son visage et ses lèvres vinrent toucher subtilement ses lèvres, mais il lui en fallait plus, bien plus. L’éveil de ses sens plongea Regulus dans un état d’excitation malsaine où il avait soif de sa bouche aux lèvres rougies. Le baiser se fit plus sauvage, plus brûlant. Le contact des doigts de l’italienne sur sa peau l’électrocuta violemment. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas ressenti une telle sensation. Trop longtemps à son goût. Il avait chaud, très chaud, il brûlait d'une ardeur qui ne laissait présager que de l'affection, accompagné d'un désir certes, mais d'un désir qui se tairait, pour le moment, du moins. Regulus mit fin au baiser, et laissa Ciella s’installait confortablement dans ses bras. Il fourra son nez dans ses longs cheveux blonds dorés, et en huma l’odeur enivrante. La même que dans ses souvenirs.

Ciella parla, Regulus soupira.
« Voyons, qu’est-ce que je t’avais dit ? Bien entendu, tu n’en as fait qu’à ta tête, comme d’habitude. Rah, tu es irrécupérable, Ciella. Mais ne t’inquiète pas, si ça se trouve, elle te laissera revenir à l’hôpital. J’ai cru entendre que vous étiez en manque de personnel. Elle ne prendra pas de risques, à mon humble avis. Amusant ? Je dirais plutôt contrariant. »
Ciella était vraiment une personne irresponsable, mais c’était dans sa nature d’être ainsi, et Regulus ne voulait pas que cela change. Par courrier, elle lui avait assuré que ce n’était pas grave si elle perdait son boulot, parce qu’elle en retrouverait facilement un autre, grâce à son physique. Mais lui, ne voulait surtout pas que cela arrive. Il préférait qu’elle reste à Saint Mangouste, au moins là-bas, les invalides ont autres choses à faire que de reluquer et faire de l’œil aux belles infirmières. Et puis, s’ils s’y tentaient, ils n’étaient pas vraiment de taille à lutter, étant donné leur état. Mais si elle changeait d’emploi, ce serait sans doute pour devenir barman ou serveuse. Et dans ce genre d’endroits, les hommes vicieux ayant un p’tit coup dans le nez, il y en avait treize à la douzaine. Regulus ne supporterait pas. Puis, elle lui demanda ce qu’elle avait prévu pour la journée. Tout en lui caressant les cheveux, il répondit :
« Tu me demandes ça, à moi ? D’habitude, c’est toi qui choisit toujours ce qu’on fait ? Tu te souviens ? Mais bon, puisque tu veux bousculer nos habitudes, j’avais pensé à se promener un peu, pourquoi pas flâner dans deux trois magasins où il n’y a pas trop de monde s’il te plaît, et puis, boire un p’tit quelque chose ou manger une glace sur la terrasse des Trois Balais ? Qu’en penses-tu ? »


avatar







Invité

Invité

MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Lun 25 Juil - 15:26



Regulus & Ciella
Elle avait peu à peu cessé de penser à la vision terrifiante qui les avait pris il y a de ça quelques mois. Il lui arrivait encore quelques fois d’en faire des cauchemars, témoin direct de cet éclair vert fusant dans l’obscurité, de ces cris de détresse, de cette tristesse extrême, et toute cette hémoglobine infidèle, s’échappant au moindre prétexte. Ciella avait fini par se convaincre qu’il ne s’agissait là que d’un délire passager, dû à l’infâme mixture qu’elle avait bu la veille. Ou encore que les émulations hivernales leur avait fait prendre un grand coup de froid. L’italienne ignorait toute fois si Regulus y pensait toujours, même si elle avait son idée sur la question. Il avait eut peur, et était parti, la laissant aussi déboussolée que perdue. Ils n’en avaient jamais reparlé. Même si ce souvenir la dérangeait encore, la sorcière avait finalement compris que cela n’avait pas de réelle importance. Elle avait besoin de Regulus, cette évidence était concrète, vraisemblable, et indubitable. Pourquoi renoncer à cela ? Pourquoi se priver de lui, pour quelque chose dont elle n’était pas sure de la réalisation… ?

« Mais, m’aimerais-tu, s’il fallait que je change de personnalité à tout bout de champs ? M’aurais-tu trouvé si facilement si je n’étais pas si prévisible, comme tu le dis si bien ? M’aurais-tu trouvé, Ciella ? »

Sentant l’orage arriver, la belle embrassa tendrement sa joue. Le plus amusant était sans doute de voir à quel point ils se complétaient. Ils avaient beau se chamailler sans cesse, tenter vainement de blesser l’autre, c’était une chose indéniable. ‘Tu n’es plus que le corps décrépi dont je suis l’âme tourmentée’ lui avait-elle dit un jour, mais la vérité était bien plus profonde que cela. Regulus pouvait se montrer aussi terre à terre et rationnel qu’elle pouvait rêvasser en toute insouciance. Il savait se montrer sentimental au point de ne pouvoir plus, quelque fois, contrôler ses émotions quand Ciella se faisait froide et indifférente. Il arrivait même à trouver les mots justes et parfois blessants, lorsqu’elle laissait parler ses silences. Regulus était quelqu’un de vrai, qui se préoccupait davantage des gens pour ce qu’ils étaient, contrairement à Ciella, prisonnière de son rang, des préjugés et des apparences. Il se montrait altruiste et compréhensif, lorsqu’elle se faisait égoïste et impitoyable, et lui imposait des limites qu’elle n’avait jamais pris la peine de respecter auparavant. Elle ne se rappelait d’ailleurs pas avoir déjà considéré et aimé une personne ainsi avant lui. Elle ne regrettait d’ailleurs pas d’avoir franchit la fine barrière qui séparait l’amour de l’amitié, car c’était sans doute ce qui lui avait permis de l’aimer différemment, autrement que toutes ses autres conquêtes futiles et sans lendemains. Et malgré cela, la belle héritière était bien incapable de lui dire a quel point elle pouvait tenir à lui. Fierté ridicule d’une petite fille ayant grandit trop vite, voulant fuir toutes les convenances qui pouvaient entraver sa liberté. Ciella perçut l’agacement dans sa voix, ce qui ne renforça que plus encore sa nausée. Penaude, elle tenta de faire abstraction de ses craintes refoulées.

« Je t’en aimerai que davantage encore. J’aime autant le Regulus en colère, que celui qui me pardonne mes faux pas. Nous sommes tous soumis au changement un jour ou l’autre, Regulus, toi-même tu n’y échapperas pas. Et j’aimerai autant ce Regulus là, que celui que tu es actuellement. Enfin, je crois. » Dit-elle, faignant la réflexion. « Pour ce qui est de te trouver, ce n’est pas difficile. J’ai un instinct infaillible. »

Elle laissa échapper un petit rire cristallin, avant de le serrer plus encore contre elle, son palpitant vacillant sous des bouffées de bonheur qu’elle n’avait pas ressentit depuis longtemps. Etre à ses côtés lui rappelait qu’elle devrait encore le quitter avant de le retrouver à nouveau ces prochaines vacances. Comme elle le lui avait écrit, elle comptait bien l’emmener à la mer et lui organiser une journée magique.

« Voyons, qu’est-ce que je t’avais dit ? Bien entendu, tu n’en as fait qu’à ta tête, comme d’habitude. Rah, tu es irrécupérable, Ciella. Mais ne t’inquiète pas, si ça se trouve, elle te laissera revenir à l’hôpital. J’ai cru entendre que vous étiez en manque de personnel. Elle ne prendra pas de risques, à mon humble avis. Amusant ? Je dirais plutôt contrariant. »
« En quoi est-ce si contrariant pour toi, amore mio ? Des horaires impossibles, de l’énervement partout, tout ça dans les cris plaintifs des malades et sous l’œil avisé de cette mégère, et tout ça pour quoi ? Une paye ridicule. Malheureux sont les gens qui travailleront là bas toute leur vie. Je vois ça comme… un divertissement. Oui voilà, un divertissement populaire. Mon père disait toujours qu’il fallait être près du peuple pour mieux le comprendre… »

Ces dernières paroles la replongèrent durant une fraction de secondes quelques années auparavant, du temps ou le père Dante était encore vaillant. L’héritière chassa rapidement ses pensées maussades, elle n’allait pas gâcher cette charmante après midi en compagnie de celui qu’elle aimait. Ces moments là étaient précieux, et rien ne certifiait que cela allait durer. Elle se blottit davantage contre Regulus, se laissant happer toute entière par la vague d’apaisement qui l’a submergeait. Qu’il était agréable de ne plus ressentir l’énervement des Médicomages et de ces pipelettes de secrétaires.

« Tu me demandes ça, à moi ? D’habitude, c’est toi qui choisis toujours ce qu’on fait ? Tu te souviens ? Mais bon, puisque tu veux bousculer nos habitudes, j’avais pensé à se promener un peu, pourquoi pas flâner dans deux trois magasins où il n’y a pas trop de monde s’il te plaît, et puis, boire un p’tit quelque chose ou manger une glace sur la terrasse des Trois Balais ? Qu’en penses-tu ? »
« Me ferais tu passer pour une mégère qui contrôle absolument tout, par hasard ? Je veux simplement faire quelque chose qui te plait. Par ailleurs, se balader me semble une très bonne idée amore mio. Tu vas pouvoir me raconter tout ce que je loupe à Poudlard… »

Elle sourit de plus belle en entendant Regulus. C’était tout lui, cette envie de calme, loin des bains de foule, de l’empressement des sorciers. Il affectionnait autant la quiétude qu’elle aimait de temps à autre le brouhaha des rues. Des talons résonnants sur les pavés, aux rires des clients sur les terrasses des cafés, jusqu’aux notes furtives de musiciens improvisés regroupés un peu plus loin. Elle se saisit de son sac, et tendit sa main pour qu’il la prenne et se lève à son tour. Se balader, voilà qui pouvait se montrer intéressant. C’est bras dessus-dessous qu’ils quittèrent le banc et s’engagèrent dans des rues peu fréquentées mais pas moins ensoleillées. Alors que le couple bavardait gentiment, tout en s’arrêtant devant chaque boutique de chaussures (sans doute au grand dam de Regulus), elle fouilla dans son énorme cabas Marc Jacobs pour en ressortir un paquet de Vogue extra slim dont elle extirpa une cigarette et le briquet. Le Serpentard – sans doute dans un automatisme de gentleman – attrapa l'objet, l'actionna puis amena la flamme vers le bout de la cigarette de l’italienne qui inhala une première bouffée.

« Alors, dis moi donc comment vont les Silvestri ? Voilà quelques temps que je n’ai pas eu de leurs nouvelles… Et, ta famille. Ils se portent bien ? J’ai l’impression d’être restée loin du monde depuis si longtemps, avec mon voyage en Italie, et tout le reste…»







hj : mon retard est impardonnable, désolée...
Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
avatar



Nombre de messages : 5032
Age : Dix sept balais.
Groupe : Serpentard, Préfet-en-chef, Capitaine de l'équipe de Quidditch.
Caractère : Emmerdeur, intelligent, sarcastique, boudeur, austère, dragueur, imprévisible.
Crédits : : (c) Liloo_59 + (c) signature --> love.disaster
Date d'inscription : 14/07/2010




Regulus A. Black

Modo
Serpentard, fiancé et pas fier de l'être


Carte du maraudeur
Niveau magique: 7/15
Libre pour :: 1 rp
Bonus: + 48
MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Jeu 11 Aoû - 10:47


Regulus avait passé tant de temps à attendre tristement que Ciella se pointe qu'il n'avait pas entendu ses talons clinquants retentir sur les pavés de Pré-au-Lard, et s'approcher de lui. Le jeune garçon était perdu dans ses pensées que seules les mains douces de l'italienne surent le réveiller de sa torpeur. Même s'il dormait bien mieux depuis quelques temps, il se sentait encore fatigué. Et patienter pendant plusieurs dizaines de minutes en stressant comme un fou n'avait pas arrangé les choses. Cachée sous son assurance, la peur était encore là il y a de ça quelques secondes. Oui, le Serpentard avait craint que Ciella ne puisse venir, qu'elle l'oublie, qu'elle décide finalement que cette histoire n'était que folie, et qu'il fallait mieux en rester là. Regulus était d'accord sur ce dernier point. Leur relation ne pouvait être qu'une erreur. Une totale aberration. Mais quoi qu'il en soit, Regulus en avait besoin. Ce caprice de jeune homme égoïste lui causerait des ennuis, et il le savait, mais comment résister ? Comment pouvait-il continuer en sachant ce qui l'attendait. Il savait que ce stupide attachement causerait sa perte. Il l'avait vu, et l'avait ressenti. Il s'était vu à genoux devant leur maître, puis, dans un caveau, les mains pleines de sang, et avec le sentiment que Ciella était la coupable. Parfois, il en rêvait la nuit, puis s'éveillait, la respiration coupée, le corps étourdi de sueurs froides qui le faisaient frissonner. Regulus n'oublierait jamais. Il y croyait, et savait qu'un jour, cela se passerait. Mais comment se priver de la seule chose dans sa vie qui lui faisait autant de mal que de bien ? Sa relation avec Ciella lui permettait de garder confiance en lui, même s'il craignait que cette fichue vision se réalise d'un jour à l'autre. Tout ce qu'il savait, c'était qu'avec ou sans Ciella, ces flashs horribles s'accompliront. Alors autant en profiter. Mais désormais, elle était là, et il n'avait plus aucune raison de penser à ça. Il allait passer une très bonne après-midi, et ils seraient tous les deux comblés de s'être vu, s'être parlé, s'être touché. Et c'était ce qui comptait. Ciella dut sentir l'agacement de Regulus, car tendrement, elle tenta de l'apaiser. Et le pire, c'est que cela fonctionnait. Jamais il n'avait vraiment compris pourquoi elle l'attirait tant, pourquoi elle le comprenait comme si elle était lui. Même lorsqu'ils n'étaient encore que des amis, Ciella et Regulus avaient toujours entretenu une relation amicale plutôt particulière. Elle était son Nox féminin. Et il avait autant besoin d'elle que du jumeau Silvestri. Ils se bagarraient souvent, mais au fond, ils ne pouvaient se passer l'un de l'autre. Ils étaient comme un puzzle dont les pièces s'emboitaient parfaitement et dont ils avaient besoin pour former une unité, un tout. Ce n'était plus la peine d'essayer de se comprendre, car ils étaient comme fusionnels : leur amitié, puis leur amour avaient tout deux résisté à leurs folles et fortes personnalités. Pour le moment, du moins. Ciella avec ses allures digne de la haute bourgeoisie italienne, lui avec celles aristocratiques de sa famille de Sang Pur. Elle avec son cynisme cinglant, lui avec son répondant glacial. Elle avec son attitude froide et indifférente, lui sentimental à souhait. Seule une personne pouvait se vanter, à part Ciella, d'avoir goûter à la sauce à l'eau de rose du grand Regulus Black. C'était Lux. Les autres n'avaient été que des aventures sans grandes importances.

Ciella comprit à quel point son attitude l'agaçait, et désemparée, elle tenta de refouler des peurs, mais Regulus perçut quand même une douce mélancolie dans sa voix qui tentait de se racheter. Il était certain qu'elle ne devait pas avoir l’habitude de ça, Ciella. D'ordinaire, Regulus se taisait sous ses paroles, mais maintenant, il cherchait à lui faire comprendre que le vrai Regulus n'était pas si froid et pas si effacé qu'il le laissait paraître. Autant lui montrer tout de suite qui il était, il ne voulait pas après qu'elle vienne de plaindre d'avoir fait erreur sur la marchandise. Regulus fut presque ému de ses paroles. Et au fond de lui, cela le toucha en plein cœur. Voilà comment il l'aimait. Quand elle se faisait perdue et fleur bleue. Regulus sourit lorsqu'elle dit avoir un instinct infaillible.
« Permets-moi d'en douter. »
Elle laissa échapper un petit rire cristallin qui lui fit chaud au cœur. Ciella n'était pas si aigre et austère qu'elle le laissait croire. C'était une carapace. Elle s'approcha de lui, et le serra si fort contre elle que Regulus pouvait percevoir les battements de son cœur. Regulus était heureux, mais à la fois malheureux. Comment penser que dans quelques heures, ils devraient se quitter à nouveau ? Par bonheur, les grandes vacances approchaient à grands pas, et la perspective de passer deux mois entiers en compagnie de la plus jolie blonde de tout le pays le comblait. Ils n'auraient plus à attendre si longtemps avant de sentir le parfum de l'autre à nouveau. Ciella lui avait promis des vacances du tonnerre, et il espérait qu'elle tienne parole. Regulus sentit la pointe d'amertume et de regrets qui occupa les pensées de sa belle lorsqu'elle parla de son père, alors il la serra encore plus contre lui, déposa un baiser sur son front, et dit :
« C'est contrariant parce que je veux que tu considères ton travail comme autre chose qu'un vulgaire passe-temps. Des gens ont besoin de toi, là-bas. Et puis si tu n'aimes pas ton boulot, et bien, soit ! Trouve en un autre à ton goût. S'il te plaît, épargne-moi le "barman ou serveuse d'un un bar à trois sous". Je ne sais pas moi, fais ce que tu as toujours aimé faire. Toi qui apprécies tant la mode et tout le reste où je n'y comprends strictement rien, cherche peut-être de ce côté là. »
Regulus ne put s'empêcher de rire lorsqu'elle se compara à une mégère. Les mégères étaient le plus souvent, laides, corpulentes et avec un caractère de vieille bique. Ciella était loin d'être comme ça. Pour le caractère, pourquoi pas, mais quand même, il ne fallait pas pousser. Elle avait toujours eut l'habitude de choisir pour lui, et pour lui faire plaisir, Regulus l'écoutait presque toujours, sauf lorsqu'il s'agissait d'aller dans une ruelle ou d'un un magasin bondé. Alors là, c'était différent. C'était un non catégorique. Ciella connaissait sa "phobie" de la foule. Il n'aimait pas se sentir compressé entre dix personnes qui ne cherchaient qu'une seule chose, le serrer, l'écraser, jusqu'à qu'il en perde le souffle.
« Mais bien entendu, ma chère. Tu es une vieille mégère très méchante avec moi. Tu me martyrises ! Mais, je dirais que tu t'améliores car tu me laisses carte blanche. Alors, baladons-nous. »
La vilaine mégère se saisit de son sac, et Regulus fronça les sourcils en voyant la marque. Ciella n'était pas une Dante pour rien. Il lui attrapa la main et ils s'engagèrent dans une longue ballade. Ciella voulait qu'il lui raconte ce qu'il se passait à Poudlard... Et bien, elle n'allait pas être déçu du voyage.
« En ce qui concerne Poudlard, crois-moi, tu manques rien. Si ce n'est ma délicieuse présence. Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux que le directeur est levé les autorisations de sorties, parce que je pense que je serais devenu fou. Être enfermé ainsi, sans pouvoir sortir... C'était une vrai torture, un véritable supplice. Je ne voulais pas te le dire, mais il y avait une autre sortie prévue à Pré-au-Lard pour le 15 mai, mais malheureusement, je me suis fais coller pour une histoire idiote, et je n'ai pas pu sortir... Alors, je n'ai pas voulu t'en parler, pour ne pas t'agacer... Bref, sinon, à part ça, je suppose que tu as eu vent de la visite de la Ministre à Poudlard. Et bien, fiasco serait le mot qui résumerait la situation. »
Alors qu'il parlait, Ciella en profitait pour s'arrêter à tous les coins de rues pour observer les boutiques. Alors elle et sa sale manie du shopping... Et là voilà qui se mettait à fumer. Regulus lui alluma sa cigarette, par habitude. Elle lui demanda ensuite des nouvelles des Silvestri.
« Et bien, comme tu le sais, Lux et moi, nous nous reparlons. Et je dois dire que ça me fait un bien fou. Je sais que Nox en avait plus qu'assez de faire le hibou entre nous. C'est vrai que ça n'a pas été facile pour lui. Devoir sans cesse aller de l'un à l'autre sans pouvoir se réunir au coin du feu comme avant... Mais désormais, c'est possible. Bien entendu, je ne vois pas beaucoup Nox en dehors du dortoir et des cours, parce que Monsieur s'est trouvé deux ou trois blonde à draguer... Alors, Lux et moi, on en profite pour rattraper le temps perdu. Elle me demande d'ailleurs souvent de tes nouvelles. Tu devrais lui écrire plus souvent. Même un petit billet, elle serait contente. »


HJ : Je ne fais pas mieux.
avatar







Invité

Invité

MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Mar 30 Aoû - 20:39



Regulus & Ciella
Je peux toujours te dire qu'un charme aussi fou,
n'a jamais eu d'égal et n'en aura jamais
Je peux chanter tes louanges mais ce ne sera jamais assez.
Je t'ai trouvé, mais je me suis perdue.

La confiance. Drôle de sensation que cela. C’est en écoutant le fils Black parler de sa vie quotidienne au Château, que l’héritière vint à y songer. Elle se rendait compte quelques fois, dans un instant de lucidité intense sur ses pensées et ses propres actes, que son amour pour Regulus l’aveuglait de toute chose. Elle s’était donnée toute entière à cette dure tâche qu’était d’Aimer quelqu’un, de tout son être, et de tout son cœur, sans jamais penser à ce que les autres pourraient songer d’elle. Elle avait renoncé à cette vie de luxure qu’elle avait longuement mise en pratique durant ses jeunes années. Renoncé également à sa famille, en quelque sorte : car quel était le prix à payer pour pouvoir faire ce qu’elle désirait et aimer Regulus Black librement ? Elle l’avait fait sans regrets. Oui, l’Italienne avait jeté aux orties ses serments, tout cela pour Lui, tant qu’elle restait son Ange. Ciella n’avait jamais douté une seconde des sentiments du Serpentard. Elle lui avait accordé sa confiance, elle pourtant si méfiante à l’égard du genre humain, et Il lui avait démontré durant toutes leurs années à Poudlard qu’il en était digne. Elle était devenue aveugle à force de trop l’aimer, c’était presque empoisonnée volontairement de sa présence. Et par-dessus tout, elle avait voulu lui faire payer tout cela en le détruisant à petit feu, au même titre qu’il lui avait sauvé la vie. Aimer une personne formidable outre son petit nombril, se soucier d’elle au point de pleurer quand elle à mal, de pouvoir quelques fois finir ses phrases, était une chose qui la terrifiait. Et cet amour qu’elle portait à Regulus était effrayant.

Elle éclata d’un rire franc à la suite de sa réplique. « Ta délicieuse présence, ah oui ? » Cynisme carnassier dont elle n’arrivait pas à se départir, atteignant ses cordes vocales avant même que son cerveau n’ait pu intimer l’ordre de les arrêter. Ironie douteuse à laquelle Il devait être habitué, dont il usait autant qu’elle. Provocateurs qui ne pouvaient s’empêcher de gentiment se quereller, maquillant derrière cette fausse animosité les marques d’une affection sans bornes.

Récit du jeune homme qui la fit malgré elle sourire. Regulus n’était pas le genre de garçon à se faire coller, à la différence de son frère qui écumait les salles de retenues. Bon, bien entendu, il leur était arrivé, du temps ou Ciella faisait encore partie des Serpentards, de s’être fait collés pour avoir accidentellement fait exploser le chaudron d’un stupide Gryffondor. Elle se rappelait encore de l’odeur nauséabonde que les vieux murs des Cachots avaient dégagés pendant plusieurs semaines. Il y avait également eu les fois ou Regulus en défenseur de l’honneur bafoué de l’Italienne, avait cogné les conquêtes de Ciella, après qu’elle soit venue pleurer dans ses bras la veille. Il y avait tant de moments, en réalité, mais elle ignorait que le Serpentard ait pu continuer de la sorte sans elle, quoiqu’elle ne douta pas qu’avec Nox, tout était possible.

    « Et bien, comme tu le sais, Lux et moi, nous nous reparlons. Et je dois dire que ça me fait un bien fou. Je sais que Nox en avait plus qu'assez de faire le hibou entre nous. C'est vrai que ça n'a pas été facile pour lui. Devoir sans cesse aller de l'un à l'autre sans pouvoir se réunir au coin du feu comme avant... Mais désormais, c'est possible. Bien entendu, je ne vois pas beaucoup Nox en dehors du dortoir et des cours, parce que Monsieur s'est trouvé deux ou trois blondes à draguer... »
    « Les pauvres, elles savent au moins à quoi s’attendre avec lui ? » Demanda-t-elle, moqueuse.


Nox et son amour pour les blondes… Instinctivement ses doigts allèrent redessiner les boucles couleur miel qui tombaient sur ses épaules. Elle n’avait jamais réellement su si Nox avait parlé de leur idylle à Regulus, étant donné qu’elle était restée plus ou moins cachée. Sans doute dans leur désir de ne pas mettre Lux hors d’elle. En y songeant, elle se rappela les résistances qu’elle avait eut au début de leur ‘relation’ à se laisser aller dans ses bras, alors que la cadette du Serpentard la détestait au plus haut point. L’héritière s’était laissée tenter avec une facilité qui la laissait quelque fois sans voix. Elle avait longtemps sous-estimé Nox, et les effets indésirables qu’il avait provoqué en elle, ne pensant pas une seule seconde qu’il pouvait la pousser dans un tel état de faiblesse. De toute évidence, ce n’est pas elle qui en parlerait, étant donné qu’il n’y avait rien à y redire. Elle avait eu la chance de gardé Silvestri comme un excellent ami, et, à présent, Ciella n’avait d’yeux que pour le jeune Black. C’est tout ce qui importait.

    « Alors, Lux et moi, on en profite pour rattraper le temps perdu. Elle me demande d'ailleurs souvent de tes nouvelles. Tu devrais lui écrire plus souvent. Même un petit billet, elle serait contente. »
    « Oui, je le sais bien. Mais le temps passe si vite… De toute façon, je la verrai cet été. Elle doit séjourner au palazzo avec moi. Au moins, si Lorenzo ne lui fait pas les yeux doux, il me laissera tranquille. En tout cas, je suis contente que vous vous soyez réconciliés tous les deux… »


Penser que son frère aîné pouvait faire la cour à des demoiselles deux fois moins âgée que lui l’a révulsait. Encore une chose qui la différenciait de Lorenzo. Mais alors qu’ils continuaient leur route, tout en parlant de la vie à Poudlard, l’héritière s’arrêta brusquement à un angle de rue, la mine visiblement éblouie par ce qui se tenait devant elle. Une robe noire, en vitrine, simple, qui devait s’arrêter à mis cuisse, à col carré et manche trois quart cintrée à la taille, était présentée avec une paire d’escarpins d’un bleu nuit flamboyant. Elle tourna la tête vers le jeune homme, un sourire aguicheur aux lèvres, sûre et certaine qu’il ne pourrait pas lui refuser cela, lui qui détestait les bains de foule. D'ailleurs, il ne lui fallut pas moins d’un quart d’heure pour réussir à faire entrer Regulus Black dans la boutique, et le faire s’assoir alors qu’elle essayait la merveille qui se trouvait en vitrine. La robe épousait parfaitement ses courbes, lui faisant par ailleurs une taille de guêpe, et de longues jambes fuselées serties de ses hauts talons. Elle demanda alors à Regulus de venir remonter la fermeture éclaire qui débutait à la naissance de ses reins, jusqu'à la moitié de son dos et c’est avec un sourire amusé qu’elle le vit s’effectuer, les joues légèrement plus rosées qu’a l’ordinaire. Elle releva ses boucles blondes, alors qu'elle sentait le palpitant au creux de sa poitrine battre plus vigoureusement au contact de ses doigts sur sa peau.

    « Par Morgane, l’héritier Black ne serait-il pas en train de rougir ? »


Prunelles claires de l’héritière qui se posèrent sur le reflet abject de la vendeuse dans le miroir ; femme trop insistante selon Ciella, qui laissait son regard trahir ses arrières pensées, notamment à l’égard de Regulus. Ce qui se déroula ensuite, ne pourrait être justifié que par l’immense orgueil de l’italienne et son désir incroyable de marquer sa propriété. Blonde qui fit mine de s’admirer dans le miroir avant d’attirer le jeune homme à elle, refermant le rideau qu’il avait ouvert. Esquisse de ses lèvres rouges, viles tentatrices qui allèrent lentement frôler la peau gracile de son cou. Toxicomane en manque de sa drogue qui se révélait insatiable, dévorant de baiser tout ce qui circulait sous ses lippes. Séparation de plusieurs mois qui l’avait atteinte plus qu’elle n’avait pu s’en persuader, à en juger par les manœuvres aguicheuses qui se multipliaient. Frissons meurtriers qui ne cessaient de lacérer sa misérable carcasse, en long en large et en travers, alors que ses prunelles s’amarraient aux siennes pour ne plus s’en défaire. Jeu dans lequel elle avait fini par se perdre et tout confondre, alors qu’elle se retrouvait contre lui dans cet espace clos.

    « Dis moi, elle est jolie cette robe, n’est ce pas ? Parce que, je crois que tu as tapé dans l’œil de la vendeuse, alors je peux éventuellement te laisser en sa compagnie… »

Assassines serpentant le long de son torse se voulant tentatrices, alors que Son parfum capiteux embaumait la cabine.
    « ou... Tu peux aussi rester avec moi, et connaître les moindres recoins de cette robe, sous toutes ses coutures


*Om Shanti Om
Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
avatar



Nombre de messages : 5032
Age : Dix sept balais.
Groupe : Serpentard, Préfet-en-chef, Capitaine de l'équipe de Quidditch.
Caractère : Emmerdeur, intelligent, sarcastique, boudeur, austère, dragueur, imprévisible.
Crédits : : (c) Liloo_59 + (c) signature --> love.disaster
Date d'inscription : 14/07/2010




Regulus A. Black

Modo
Serpentard, fiancé et pas fier de l'être


Carte du maraudeur
Niveau magique: 7/15
Libre pour :: 1 rp
Bonus: + 48
MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Mer 31 Aoû - 12:17

    J'aimerais rester avec toi,
    Mais j'ignore si je te mérite, si tu me mérites,
    Si nous nous méritons.
    Que ferais-je d'une fille comme toi ?
    Tu es trop bien pour moi, et tu le sais.

Cela faisait longtemps que Regulus ne s'était pas senti aussi bien. A vrai dire il ne se souvenait même plus de la dernière fois où il avait été vraiment heureux. Il y avait bien eu quelques périodes joyeuses, notamment le jour où il s'était réconcilié avec Lux, ou celui où Lyra l'avait fait danser, parler, et rire. Même la fois où Kaelyn l'avait fait sauté dans le lac, alors qu'il ne savait même pas nager. Ces moments restaient à jamais gravés dans sa mémoire. Regulus avait pris l'habitude de tout noter. En effet, chaque pensée, chaque souvenir, finissaient dans son journal intime. Par crainte d'oublier. L'oubli, Regulus voulait le défier et lui montrer qu'en faisant preuve de persévérance, il pourrait se rappeler de chaque détail de sa vie en relisant les pages écrites docilement à chaque fois qu'il en ressentait le besoin. Il ignorait toujours qui lui avait envoyé ce journal, mais ce qu'il savait, c'était qu'il ne regrettait rien. Au début, oui, il avait trouvé ça franchement efféminé d'écrire ses sentiments et ses pensées par écrit, néanmoins, il s'était surpris à y prendre goût. L'adolescence était un âge bien ingrat, et le jeune Black aurait préféré rester quelques années de plus en enfance, au temps de l'insouciance où tout était plus facile, où il n'avait guère besoin de penser à l'avenir, ni à se soucier des autres si ce n'était de lui même. Mais désormais, tout était différent. Il savait que certaines personnes comptaient sur lui, et avaient besoin de lui. En tout cas, lui, ressentait cette soif insatiable de se sentir important pour quelqu'un, voire même indispensable pour tenter d'exister. Tenter d'oublier les problèmes du quotidien, les soucis, et les peines. Il était désireux d'amour et d'amitié, mais il ne savait pas s'il pouvait s'en montrer digne. Pourtant, il avait souvent l'impression que des amis, il en avait, mais se contentaient-ils d'être avec lui pour ne pas être seuls, ou alors, était-ce sincère ? La seule est réelle personne en qui il avait totalement confiance, une confiance aveugle, c'était Nox. Ils avaient endurés tant d'épreuves ensemble, qu'à présent, ils savaient que leur amitié serait éternelle.
Ce n'était pas la même chose en ce qui concernait Ciella. Bien entendu, il avait la forte conviction qu'elle croyait en lui et qu'avec lui, elle ressentait un sentiment de sécurité effrayant qui lui faisait perdre la tête et la raison. Cependant, on ne pouvait pas en dire autant du Serpentard. Regulus avait toujours été un craintif, et comme à chaque fois, dès qu'il s'engageait dans une relation dite sérieuse, il était anxieux, il appréhendait chacun de ses faits et gestes, de ses paroles, tentait de déchiffrer ses lettres pour y trouver un indice, un renseignement sur ce qu'elle pensait vraiment. Oui, Regulus Black avait peur. Pouvait-on le blâmer pour ça ? Il était toujours hésitant sur la marche à suivre, mais pourtant, il cachait bien son jeu, feignant que tout allait bien. Et là, avec Ciella, tout allait bien, ses peurs s'étaient envolés pour quelques minutes, et il souhaitait profiter de l'instant. Les ennuis et les complications arriveraient bien assez tôt à son goût. C'était toujours au moment inopportun que ces choses là venaient détruire ce qu'on a mis des jours, voire des semaines, si ce n'étaient des mois, à construire.

Mais Ciella avait sacrifié beaucoup de choses pour lui, et cela, il en était conscient, même si parallèlement, cela lui fichait la frousse. Qu'avait-il à lui donner ? D'accord, il avait de l'argent, mais il ne savait même pas combien. Tout ce qu'il savait, c'est que dès qu'il souhaitait quelque chose, il l'obtenait. Mais il ignorait s'il pouvait lui offrir le train de vie qu'elle menait autrefois en Italie. Palazzo et tout le reste, shopping à volonté, grand jardin et chambres avec room service... Cette vie de luxure, de petite fille gâtée était-elle enterrée à jamais ? Regulus en doutait fortement, et c'était ce qui l’effrayait. Peut-être que dans quelques mois, elle serait fatiguée de ça, et retournait dans son pays, avec son idiot de frère.

Regulus l'entendit rire. Voilà qu'elle recommençait avec son audace et son effronterie. Il aimait ça autant qu'il détestait. Il savait qu'il en faisait de même, et que c'était instinctif, mais chez Ciella, c'était presque à chaque phrase et parfois, ça en devenait agaçant. Cependant, parfois, il pouvait discerner derrière ces marques de cynismes débordants, un profond attachement. Elle était comme ça. Et c'était certainement pas maintenant qu'elle changerait. Il voyait qu'elle tentait d'essayer d'en faire moins, mais c'était difficile. Regulus secoua la tête et la regarda. Désormais, elle souriait. Le garçon se sentait bien. Son visage d'ange le transportait dans d'autres dimensions et lui rappelait tant de bons souvenirs... Il la revoyait rire à pleines gorges près de l'âtre dans la Salle Commune, Nox plié en deux après une blague stupide, Lux s'appuyant sur un fauteuil pour ne pas s'écrouler, et Regulus au milieu d'eux, qui n'avait pas compris la plaisanterie, mais qui rigolait quand même, tant le fou rire de ses amis était communicatif ! Ou même, lorsque tard dans la nuit, elle le rejoignait, lui n'arrivant pas à dormir, et elle cherchant du réconfort. Et étrangement, le matin suivant, le jeune homme qui avait osé blesser sa Ciella se retrouvait avec un œil au beurre noir, et prétendait même s'être cogné contre un meuble.
« Les pauvres, elles savent au moins à quoi s’attendre avec lui ? »
« Sérieusement, je n'en suis pas certain, mais tu le connais. Tu sais comment il est. Mais qu'est-ce qu'on peut y faire. Il faut juste attendre. Il changera, tout comme moi je l'ai fait. Pour toi. »
Nox faisait toujours autant rire Regulus, et il savait que même lui, un jour, ressentirait ce que lui-même ressentait en ce moment. Regulus avait l'impression de devenir cinglé à force de penser à elle. Elle le hantait, chaque nuit, elle l'accompagnait dans ses rêves, et chaque jour, ses pensées dérivaient souvent vers elle, et il devait se concentrer en cours pour le suivre. Heureusement que Nox était près de lui pour le secouer. Lux était là elle aussi, et souvent, elle le harcelait de questions sur Ciella, lui quémandant des nouvelles, ce qui ne l'aidait pas. vraiment.
« Oui, je le sais bien. Mais le temps passe si vite… De toute façon, je la verrai cet été. Elle doit séjourner au palazzo avec moi. Au moins, si Lorenzo ne lui fait pas les yeux doux, il me laissera tranquille. En tout cas, je suis contente que vous vous soyez réconciliés tous les deux… »
« Ah oui ? Elle ne m'en a pas parlé ! Il va falloir que j'ai une petite conversation avec elle entre quatre yeux ! Brrrr.. Ne me parle pas de ce ... %&☠ Rahhhh ! Il n'a pas intérêt à toucher à notre petite Lumière, parce que sinon ... ! Bref, passons. Moi aussi, tu n'imagines même pas à quel point. »
Rien qu'à l'idée d'imaginer ce pervers de Lorenzo poser ses yeux corrompus sur Lux, Regulus sentait la colère monter en lui. Néanmoins, il se contrôla. Il ne voulait pas faire de scandale non plus. Car même si c'était un enfoiré, aux yeux de Regulus, il demeurait le frère de Ciella. Les deux compères se promenaient dans les allées de Pré-au-Lard quand Ciella s'immobilisa si abruptement que Regulus faillit lui foncer dedans. Juste à temps, il se stoppa pour soupirer. Elle le regarda avec ses grands yeux qui ne reflétait que l’irrésistible envie de pénétrer dans le magasin. Regulus regarda à l'intérieur de la porte vitrée. L'endroit était désert. Apparemment, la boutique n'était réservée qu'à une clientèle privilégiée. Il baissa la tête pour ne pas croiser son regard et dit :
« Non, Ciella. Jamais. Il y a bien trop de monde. Je ne rentre pas là-dedans. Toi, tu y vas si tu veux, mais moi, je reste là. C'est hors de question. N'insiste pas, c'est non ! Et catégoriquement non ! »
Il s'assit par terre, et plongea sa main dans sa poche et en sortit une cigarette et l'alluma aussitôt. La tête contre la vitrine, il ferma les yeux. Mais c'était sans compter sur Ciella qui n'en faisait qu'à sa tête, comme d'habitude. Quelques minutes plus tard, Regulus se demandait ce qu'il faisait dans un magasin de fringues, installé sur un siège cependant très confortable, en face des cabines d'essayage, alors que sa belle essayait une robe qui lui avait tapé dans l’œil. La première pensée de Regulus fut : Mais qu'est-ce que je fous là moi ? Mais qu'est-ce qu'elle me fait faire encore ? Il changea tout de suite d'avis lorsque l'objet de ses fantasmes sortit. Regulus cessa de respirer, le souffle coupé. Une déesse. Elle était si belle que Regulus dut se contrôler pour ne pas lui sauter dessus. Doucement, elle se retourna, et il remonta la fermeture éclair de la robe, comme elle lui avait demandé, et en profita pour admirer son dos, et frôler chastement sa peau. Sans se rendre compte de ce qu'il faisait, il encercla sa taille de ses bras, et vint embrasser sa nuque de doux baisers. Par Merlin ! Qu'est-ce qu'elle lui avait manqué ! Il sentait le cœur de Ciella battre à la chamade et le sien suivait la même danse.
« Par Morgane, l’héritier Black ne serait-il pas en train de rougir ? »
« Je ne rougis pas, j'ai attrapé un coup de soleil. »
Excuse bidon qui ne tenait pas debout une seule seconde. Regulus sourit de sa bêtise, et savait bien entendu que Ciella n'était pas dupe. Mais jamais il ne lui avouerait qu'il était dans un tel état énervement qu'il avait du mal à se contenir. Dans la glace, Regulus vit les yeux de Ciella lancer des éclairs envers la vendeuse et il lui murmura :
« Mhum.. elle est plutôt mignonne. »
Apparemment fâchée, elle l'entraîna dans la cabine comme pour dire à cette fichue vendeuse " désolé, il est à moi, et à moi seule." . Regulus l'attira à lui et l'embrassa furieusement. Il en avait terriblement besoin. Mais selon toute apparence, cela n'avait pas l'air de la déranger plus que ça. Il l'a serra si fort contre lui qu'il craint une seconde de lui faire mal, alors, il l'a relâcha doucement et posa son front contre le sien, sentant son souffle chaud dans son cou.
« Arrête Ciella, tu as vu sa tête ? Elle ne t'arrive pas à la cheville. Tu n'as vraiment pas à t'en faire. Et puis, de toute manière, c'est toi que j'aime. » lui dit-il tout simplement.
Les mains de Ciella s'aventurèrent dangereusement sur son torse le faisant frissonner. Tout son corps en redemandait, et pourtant... Il l'a plaqua contre la glace, laissant ses doigts effleuraient doucement ses cuisses et embrassant tendrement son cou, tandis que son autre main tenait farouchement ses cheveux. Regulus ne s'était jamais senti aussi bien que maintenant, mais c'était un fait, il ne voulait pas. Ils pensaient à ses parents. Hein ? Pourquoi ils pensaient à ses parents dans un moment comme celui-ci ? Peut-être parce qu'ils lui avaient promis que bientôt il serait fiancé ? Cela le refroidit aussitôt.
« J'aimerais rester avec toi mais... Non, je peux pas. Pas ici. Pas comme ça.
Regulus l'a regarda dans les yeux, et il était certain qu'elle pourrait discerner dans les siens de la culpabilité. Il s'en voulait de lui faire ça, mais il ne tenait pas à gâcher un moment comme celui-là. Délicatement, il remis un peu d'ordre dans la belle crinière de Ciella et lui murmura :
« Tu es magnifique. Donne-moi cette robe, je te l'offre. » lui dit-il nerveusement.
Anxieusement, il sortit de la cabine et s'appuya sur le premier mur qu'il rencontra. Il ne compris pas bien ce qui lui arrivait. Il avait tant rêvé d'elle pendant si longtemps, agaçant ses amis jours après jours. Nuit après nuit, il devenait fou, chaque jour un peu plus. Mais ce qu'il savait, c'est que jamais elle ne lui pardonnerait un tel affront. Ciella était quelqu'un de très susceptible, et lunatique également. Elle pouvait très facilement changer d'humeur en cinq secondes. Il se sentait mal. Il culpabilisait. Il l'avait voulu ce rendez-vous, il l'avait souhaité, il l'avait attendu et désiré. Maintenant, il revenait en arrière après tant de mois d'attente. Il se traita d'idiot et c'est désireux de se faire pardonner qu'il retourna dans la cabine.
« Ciella, je... »
Elle avait disparu. Mais où est-elle donc ?
avatar







Invité

Invité

MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Dim 11 Sep - 18:34



Regulus & Ciella
Les petits mensonges changent de formes et se dissolvent dans une brise blanche d'air
Alors nous n'oublierons pas la signification de se perdre l'un l'autre
Je laisse cet "au revoir" ici et je m'en vais
Je ne te perdrais pas encore une fois


Elle ne comprit pas réellement pourquoi, ses pensées la menèrent d’elle-même vers son frère aîné, alors qu’elle se laissait aller contre le jeune Black. Premier fils des Dante, garçon manipulateur et solitaire, qui avait fait littéralement de sa vie un Enfer. Ciella n’avait jamais compris l’acharnement de Lorenzo à vouloir la faire chuter dans l’estime de leur père, et, elle ne comprenait pas non plus pourquoi il c’était montré si insistant à ce qu’elle se sépare de Regulus. Il se plaisait à lui répéter que les hommes n’avaient qu’un cœur de Tigre, et que ce n’était pas Elle qu’ils voulaient, mais le titre, la réputation ou encore la fierté de posséder la misérable petite perle qu’elle était. Il rajoutait même que le désir des hommes était une chose instable, qu’elle ne pourrait préserver pour elle seule, et que tôt ou tard, l’amant en question la remettrait au placard. Seulement Ciella n’avait jamais voulu croire un seul mot de ses paroles, les relayant à de la calomnie, se refusant à croire que les hommes qu’elle fréquentait n’étaient finalement tous que de pâles copies de son frère. Mais alors qu’elle sentait les baisers fiévreux du jeune homme contre ses lèvres, ses assassines effleurer la peau de ses cuisses alors que son regard rieur trahissait ses arrières pensées, elle se demanda si Regulus pouvait la percevoir ainsi. Murmures réconfortant qu’il laissa glisser jusqu'à son oreille, lui répétant qu’elle était la seule qu’il aimait. Séparation abrupte pourtant, alors que l’héritier la saisissait fermement par les bras, lui faisant ainsi comprendre qu’il n’irait pas plus loin que ces baisers échangés.

    « J'aimerais rester avec toi mais... Non, je peux pas. Pas ici. Pas comme ça.. »


Elle aurait pu songer qu’en tant que fils de bonne famille, Regulus pouvait rechigner ce genre d’endroit pour laisser libre court à ses passions, si toutefois elle n’avait pas aperçu ce regard fuyant et coupable qu’il lui avait lancé. Ciella resta interdite quelques temps, n’osant pas prononcer le moindre mot. Si elle pouvait paraître peu soucieuse des autres, l’italienne avait au moins le mérite de pouvoir lire en Regulus à la manière d’un livre ouvert. Peut-être était-ce grâce à tout ce temps passé ensemble, ou, parce que même si elle ne voulait pas le montrer, il lui ressemblait beaucoup. Cette lueur de culpabilité dans ses prunelles l’avait marqué au fer, ravageant tout sur son passage, la laissant plus fragile qu’elle ne l’aurait voulu. Que cachait-il derrière ce regard sombre ? L’idée qu’il puisse lui cacher quelque chose était tout bonnement insupportable. Pourquoi la rejetait-il ? Le petit Roi avait-il rencontré quelqu’un ? Elle perdait le contrôle de sa personne, perdait pieds à petit feu. Le souvenir furtif de cette nuit où il l’avait trouvé ivre morte dans un des bars de Whitechapel à Londres, alors qu’elle avait touché le fond, lui assaillit la mémoire avec une netteté douloureuse. Ces mêmes sentiments, identiques, semblèrent dégouliner dans son être, enlisant les mécanismes, les anesthésiant jusqu'à ce qu’elle ne puisse plus les sentir. Elle le haït quelques secondes de la faire replonger de nouveau. Incompréhension totale, la faisant se demander ce qu’elle fichait là, au milieu de cette boutique, encore tremblante et désireuse de ses baisers.

    « Tu es magnifique. Donne-moi cette robe, je te l'offre »


Elle eut un vif geste de recule lorsqu’il vint remettre ses mèches d’or convenablement, encore troublée par la scène qui venait de se dérouler, ne supportant plus son contact. Un amour trop démonstratif à quelque chose à se reprocher, lui avait dit un jour Lucilla alors qu’elle tentait de lui définir les relations entre hommes et femmes. La belle ne lui adressa qu’un regard de fauve, cette fichue colère courant à pleine régime dans ses veines.

    « Non laisse. Pourquoi la prendrais-je ? Pour qu’elle me rappelle comment tu m’as si superbement humiliée ? »


N’ayant plus rien à ajouter, elle attendit qu’il sorte de la cabine pour pouvoir reprendre son souffle. Pourquoi réagir ainsi ? N’était-ce pas un peu excessif de sa part ? Si la jeune femme détestait bien une chose, c’était que quelqu’un lui échappe, et que Regulus lui cache une chose, elle ne pouvait tout bonnement pas le supporter. Dernier éclat de fierté auquel elle pouvait encore avoir recourt, sans se sentir coupable de le blesser. Elle sortie de la cabine sans se retourner, déchirée entre son chagrin et sa colère. Comme une louve ayant perdue un combat, baissait la tête, les lèvres serrées sous le regard victorieux de la vendeuse –au passage, à qui Ciella aurait bien envoyé un Doloris. Voyant que Regulus la cherchait, elle le héla munie de cette moue hautaine et méprisante qui la caractérisait si bien, et sortie de la boutique sans lui jeter un regard. Diable ce que cela pouvait être pathétique, d’en arriver à un tel degré d’égarement.

    « Je crois que jouer les martyrs te ferait trop plaisir, aussi je vais m’épargner la peine de te faire la scène mélodramatique de la femme bafouée. »

Seconde réplique qui a fit sourire malgré elle. Reflet d’un léger amusement qui ne fut que fugace, regagnant la noirceur des tréfonds de son être avant d’avoir eu le temps de s’installer sur ses lèvres carmins. Elle soupira face à la dureté de ses prunelles, irritée de voir qu’il lisait en elle l’agacement et l’humiliation d’avoir été rejetée, comme si elle n’était qu’un vulgaire ouvrage poussiéreux de sa collection, attendant sagement sur une étagère qu’on vienne déchirer ses pages usées par le temps. Il était incroyable de voir qu’il pouvait la blesser aussi facilement que ces enfants qui arrachaient les ailes des mouches, sans se soucier de leur douleur. Et a dire vrai, elle se demandait ce qui la retenait de lui donner une gifle, sans plus de cérémonie, et de le laisser là, sur le parvis de la boutique. Fierté italienne qui se devait à son caractère d’écorchée vive, elle se traita d’idiote, avant de songer qu’elle aurait du partir à la seconde même ou il l’avait repoussé.
    « Si tu as mieux à faire, je ne te retiens pas plus longtemps.


Murmures acerbes qu’elle avait laissé s’échapper sans même y avoir songé, craintive à la fois qu’il s’en aille pour de bon. Elle ne voulait pas le perdre, car elle ne savait que trop ce que cela signifiait. Le vide à peine comblé dans sa poitrine, la laissait plus nauséeuse que jamais. Croisant ses bras contres sa poitrine, manière mentale absurde de se protéger de lui, elle ajouta :

    « Pour être honnête, je préfère cela que ton hypocrisie et tes mensonges...


*The Gazette
Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
avatar



Nombre de messages : 5032
Age : Dix sept balais.
Groupe : Serpentard, Préfet-en-chef, Capitaine de l'équipe de Quidditch.
Caractère : Emmerdeur, intelligent, sarcastique, boudeur, austère, dragueur, imprévisible.
Crédits : : (c) Liloo_59 + (c) signature --> love.disaster
Date d'inscription : 14/07/2010




Regulus A. Black

Modo
Serpentard, fiancé et pas fier de l'être


Carte du maraudeur
Niveau magique: 7/15
Libre pour :: 1 rp
Bonus: + 48
MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Dim 11 Sep - 21:55

Tu me délaisses, tes absences me blessent , qu'est-ce qu'il nous reste ? Entend mon cri de détresse... Tu me délaisses et moi j'encaisse, sache que tout cela m'oppresse, j'ai tant de tristesse, je te lance un ultime S.O.S... A bout de mots, je ne sais même plus comment te faire comprendre les mots, qui me rongent et me font vivre l'enfer... Dans ma vie il n'y a que toi, et je te veux, à jamais au plus près de moi, et vivre vieux... Ma réalité est d'autant plus triste que je ne t'ai rien fait... Je suis déçu de la façon dont se passent les choses, et sans issues tu réfutes tout ce que je te propose... Je désire que tu sois plus présente à mes côtés, je ne veux pas de tes présents, juste t'écouter...

Regulus se sentait honteux et confus. Il ne savait plus quoi faire, il avait l'impression de revenir en arrière, de revoir en boucle sa rupture avec Lux. Là, il ne savait pas vraiment ce qu'il se passait, juste qu'il sentait et reconnaissait le parfum noir, triste et amer de la solitude. Il était juste plus fort, plus manifeste, et faisait bien plus mal. Il avait tant souffert la dernière fois qu'il ne souhaitait qu'une chose, ne jamais avoir à revivre ça. Le Serpentard était déconcerté, et voyait bien à quel point Ciella était déçue, mais également très en colère. Apparemment, elle avait lu dans ses yeux ce qu'il s'était évertué à cacher si difficilement. Le problème, c'est qu'ils se connaissaient depuis si longtemps qu'ils avaient depuis belle lurette appris à lire en l'autre comme dans un vieux grimoire. Ils avaient tant passé de moments ensemble que Regulus en venait même à se demander si cela valait la peine. Est-ce que cela valait le coup de souffrir autant ? Le jeune homme aurait voulu lui crier que oui. Pour lui, son histoire avec elle était la seule chose qui lui permettait de s'évader un peu, même si à chaque fois qu'ils se voyaient, ils ne pouvaient s'empêcher de se chamailler, et comme ici, de se disputer même très fort. Le cœur de Regulus fut blessé lorsqu'elle refusa son contact comme si sa main lui faisait l'effet d'une décharge électrique. Il lu dans ses yeux sombres tout l’abattement et la peine qu'il venait de lui affliger. Il compris aussi vite qu'elle savait. Elle savait qu'il lui mentait. Son regard furieux en disait long sur sa façon de penser et de voir les choses. La gorge serré, il l'entendit lui faire tous les reproches du monde, lui disant même qu'elle ne souhaitait avoir aucun cadeau venant de sa part, que cela ne lui rappellerait juste à quel point il l'avait bafoué. Décontenancé, il lui dit :
« Arrête Ciella. Tu te racontes des histoires là. Comme si c'était l'effet escompté... Comme si j'avais voulu t'humilier... Écoute-toi un peu. Excuse-moi de te dire ça, mais cela devrait plutôt être l'inverse. Je me suis confondu moi-même, tu n'as rien à voir là-dedans. C'est de ma faute, alors ne te sens pas insultée. »
Regulus était déçu qu'elle le prenne comme ça. Après tout, son idée première, c'était qu'elle méritait mieux qu'une simple cabine d'essayage pour assouvir leur toute première passion. Il aurait souhaité un lien plus intime, qui leur ressemblait plus, et à la place, il se retrouvait comme un idiot appuyé contre un mur. Lançant de sombres regards à la vendeuse qui semblait très heureuse de l'avoir vu ressortir si vite, il regagna la cabine pour la trouver vide, la robe à terre. Regulus se pencha, et la ramassa. Elle était encore chaude. Personne au monde n'avait le droit de la porter si ce n'était elle. Elle était faite pour elle, à point c'est tout. Malgré le non de Ciella, Regulus se dirigea vers la caisse, les yeux tristes et perdus. A chaque fois qu'ils se voyaient, cela se terminait toujours en psychodrame et en colère. Pourquoi en était-il ainsi ? Le jeune Black aurait bien aimé juste s'aimer, juste être ensemble, respirer le même air, leurs cœurs battant à l'unisson. A croire que c'était impossible. Pourquoi fallait-il toujours tout gâcher ? Ciella l’appela avec cette voix qui ne trahissait que son mécontentement et sa douleur. Regulus le sentait, même si elle était quasiment imperceptible. Il avait appris à reconnaître ses émotions au timbre de sa voix. Des fois, il s'en voulait de la connaître si bien, car celui lui valait beaucoup de mal de voir à quel point elle souffrait. Ne l'attendant pas, elle se précipita vers la sortie. Il se hâta de payer pour la rejoindre le plus vite possible. Mais cette satanée vendeuse qui n'en faisait qu'à sa tête, le regardait avec délectation et amusement, et prenait le plus de temps possible à emballer la robe. Exaspéré, il lui prit le paquet des mains et l'empaqueta lui même, rapidement mais minutieusement. Le fond de la boîte était recouvert de satin. Lorsqu'il effleura la texture, il crut sentir la peau douce et exquise de la femme qu'il aimait. Il sortit précipitamment et grommela un rapide au revoir.
« Dis-moi Ciella, es-tu réellement blessée ou continue-tu juste à jouer à ce jeu pour me culpabiliser encore plus que je ne le suis déjà ? Je suis vraiment désolé, mais je n'avais pas envie de gâcher un moment comme celui-ci... Je ne voulais pas regretter par la suite d'avoir unis nos âmes et nos corps pour la toute première fois dans une cabine d'essayage. Je voulais un endroit plus familier, qui me ressemble d'avantage... Tu peux comprendre ça ? » Voyant son silence s'éterniser, il murmura :« Apparemment pas. »
Il chercha à lui prendre la main, mais elle le repoussa vivement. Ils continuèrent à marcher à travers les rues de Pré-au-Lard, laissant un profond mutisme s'installer entre eux. Cela ne leur était jamais arrivé. Depuis toujours, ils avaient toujours eu le don de ne jamais laisser de blanc s'ancrer dans leurs conversations. Mais là, cela semblait différent. Pour une fois, Regulus ne savait que dire et que faire. Mais brusquement, Ciella parla. Le silence lui avait sans doute fait croire qu'il s'ennuyait. Bien au contraire... Il s'arrêta, se plaça en face d'elle, la regarda dans les yeux et lui dit :
« Ne parle pas de choses dont tu ignores tout. Tu dis n'importe quoi. J'ai tant rêvé de te revoir, ne crois pas que je vais m'en aller maintenant. Désormais, à toi de choisir si tu souhaites rester muette jusqu'à ce que le soleil décline, car je te préviens, je n'ai pas l'intention de te quitter d'une semelle. Ou alors, tu peux décider d'oublier ça, et de repartir de zéro. Et prends ça, s'il te plaît. Je veux que tu la portes, je t'en prie. »
Il lui tendit la robe, ignorant si elle allait s'en saisir ou non. Il espérait que oui. Malgré cela, le jeune homme cherchait à comprendre comment sortir de ce mauvais pas. Ciella refusa. Mais il ne l'entendit pas, occupé à regarder son avant-bras gauche. Déconcerté, il ne l'avait pas remarqué avant. De sa main libre, il effleura légèrement sa peau, cherchant une explication, ne se rendant même pas compte que Ciella se dérobait de lui, encore et toujours. Elle ne portait plus la Marque. C'était impossible, elle ne pouvait disparaître ainsi... Regulus songea qu'il devait sûrement exister des sortilèges ou des lotions pour la rendre invisible momentanément. C'était même évident. Sinon, aucun Mangemort n'oserait sortir en plein été sans porter de longues manches. Soudain, la lettre reçue quelques jours plus tôt lui vint à l'esprit. Un certain PSM l'invitait à rejoindre les rangs des Ténèbres. Il avait d'abord pensé à ne rien dire à Ciella, mais puisque la situation s'y prêtait... Il n'avait rien de plus à perdre. Et puis, le silence commençait à peser. Il baissa d'un ton, la força à reprendre la marche et murmura de manière à ce qu'elle seule l'entende :
« Aussi, je voulais te parler de quelque chose d'important. Je ne sais pas trop comment réagir à ça. Je sais que tu n'es sans doute pas la meilleure personne avec qui je devrais en parler, mais je ne sais pas à qui me confier. C'est juste que, je n'ai confiance en personne d'autres que toi. J'ai reçu une lettre, il y a de cela quelques jours. Une lettre de recrutement. Pour LE rejoindre. Ma décision est prise. Je vais répondre par l'affirmative. »
C'était la première fois que Regulus l'avouait - et SE l'avouait par la même occasion - à voix haute. Il y avait mûrement réfléchi, et avait compris que de toute manière, cela ne servait à rien de s'enfermer dans le passé. Sirius était désormais une histoire ancienne. C'était fini le temps de l'innocence, et de l'enfance. Maintenant, tout ne tenait qu'à un fil, et il irait jusqu'au bout, quoi qu'il arrive. Regulus attendit une quelconque réaction, pendant de nombreuses secondes, et se rendit compte qu'il pouvait toujours courir. Ciella était une sacrée tête de mule lorsqu'elle s'y mettait, mais il aurait tout de même espérer qu'elle lui donne son point de vue. Mais c'était trop demander à Madame la grande héritière d'Italie. Les yeux du Serpentard se plissèrent, et il sentit le sang chaud lui montait à la tête, comme un volcan dont la lave ne demandait qu'une seule chose : sortir. Et elle se déversa sur Pré-au-Lard et ces alentours, attirant les regards curieux des passagers :
« MERDE CIELLA ! Tu m’énerves ! Même pire, tu m'exaspères ! J'en ai plus qu'assez de devoir toujours recoller les morceaux entre nous ! J'ai l'impression de faire constamment des efforts pour nous, et ne rien obtenir au final ! Cesse d'être si égoïste et de faire ton enfant gâté ! J'EN AI PLUS QU'ASSEZ TU COMPRENDS. ALORS SOIT TU SORS DE TON MUTISME, SOIT C'EST PLUS LA PEINE DE VENIR ME VOIR ET ME DIRE QUE TU M'AIMES ! »
D'un geste rageur, il jeta la paquet qui contenait la robe par terre. De toute façon, elle n'en voulait pas alors... Elle fera peut-être le bonheur d'une autre fille. Puis, excédé, il partit s'en lui laisser le temps de répondre. Si elle voulait toujours de lui, elle n'avait qu'à le rattraper. C'était la première fois qu'il se mettait en colère en sa présence, et à l'intérieur de lui, son cœur souffrait. Regulus avait l'impression qu'il ne suffisait de rien pour qu'il éclate en morceaux. Cette journée qui semblait au départ si bien partie, tournait au fiasco total.
avatar







Invité

Invité

MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Dim 18 Sep - 16:17



Regulus & Ciella
Hello darkness, my old friend,
I've come to talk with you again
Because a vision softly creeping,
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain, still remains
Within the sound of silence ...




    « MERDE CIELLA ! Tu m’énerves ! Même pire, tu m'exaspères ! J'en ai plus qu'assez de devoir toujours recoller les morceaux entre nous ! J'ai l'impression de faire constamment des efforts pour nous, et ne rien obtenir au final ! Cesse d'être si égoïste et de faire ton enfant gâté ! J'EN AI PLUS QU'ASSEZ TU COMPRENDS. ALORS SOIT TU SORS DE TON MUTISME, SOIT C'EST PLUS LA PEINE DE VENIR ME VOIR ET ME DIRE QUE TU M'AIMES ! »


La colère de Régulus lui fit le même effet que les si nombreuses gifles que Lorenzo c’était appliqué à lui donner. Pourtant cet accès de colère, elle l’avait cherché, provoqué même d’une certaine manière en gardant son mutisme. Il n’était plus le petit Serpentard qu’elle pouvait posséder à sa guise, en faisant celle qui méritait le respect, parce qu'elle était plus âgée. Regulus c'était chargé de lui montrer que l'âge, finalement, n'avait pas plus d'importance que les misérables signes qui composaient le nombre. Il pouvait se montrer plus courageux qu'elle, malgré leurs différents années d'écart, et aussi colérique, quelque fois. Mais qu'il l'a menace de cette manière, c'était si lâche de sa part. Jouer avec ses sentiments, réveiller la haine n'était certainement pas la chose à faire, lorsqu'on côtoyait Ciella Dante.

    « Scusi ?! MAIS COMMENT OSES-TU ME PARLER DE CETTE MANIÈRE BLACK ! Cazzo, ma che figlio della mignotta… ! REVIENS ICI, Strònzo ! »


Indigent qui avait déjà fuit ses paroles, et le venin de sa colère, s’échappant à grandes enjambées comme pour lui faire comprendre qu’elle avait dépassé les limites. Pauvre Regulus, elle le malmenait, prenait plaisir à le voir hors de lui, lui rappelant ces petits jeux malsains qu’ils avaient mis en pratique lorsqu’elle faisait encore partie des Verts et Argents. Il n’était pas rare que les deux Serpentards se disputent, et souvent à propos de tout et n’importe quoi. Ces colères qui éclataient, violents orages qui s’abattaient dans la salle commune finissaient généralement par de longues étreintes ponctuées de reproches totalement disproportionnés et sans rapport avec la situation. Elle l’avait aimé à la manière d’un frère, même si l’envie quelque fois la prenait de le couvrir de regards charmeurs quand les Silvestri n’étaient pas dans les parages. Leur rapport avait toujours été d’une complexe contradiction, mélange de possessivité, d’amour, quelque fois de haine et de jalousie qu’au fond d’elle Ciella avait toujours redouté. Angoisse qui l’a saisissait quelque fois, allant jusqu'à l’asphyxier lorsqu’elle songeait qu’il pouvait-être si aisé pour le jeune Black de l’anéantir, la mettant plus bas que terre. Si elle c’était plu a penser autre fois, qu’il ne pouvait-être que l’une de ses nombreuses distractions, il était clair a présent que la tendance c’était inversée, et que sa dépendance au Roitelet ne c’était toujours pas dissipée.

    « Stupido ! »


Lâcha-t-elle avec colère, mais, cela ne sembla pas le chambouler plus que ça de se faire insulter de tous les noms. Aussi la belle italienne à court de moyens, ouvrit son grand sac avant de lui jeter dessus tout ce qui lui passait sous la main. Ainsi, son boitier à lunettes, ses rouges à lèvres et crèmes de soin, son porte feuille, et son parfum Le percutèrent les uns à la suite des autres, visiblement par plus exaspérer que cela. Elle se maudit intérieurement, et en dernier lieu elle retira à regret ses si dangereusement hauts escarpins, qu’elle brandit en lui demandant encore une fois de revenir. Ridicule Vipère des eaux qui –aussi buté qu’elle- se fichait royalement de ses menaces. Il avait tort.

Avant qu’elle ne puisse l’arrêter, l’escarpin alla se heurter contre l’arrière de son crâne, si violemment que l’héritière admira la chute du jeune homme, stupéfaite et horrifiée à la fois, alors qu’a son ventre se formait une boule de peur. L’écho de ses pas ne lui parvint même pas, tant le précieux palpitant aux creux de sa poitrine battait avec force. Les quelques passants qui peuplaient la rue semblèrent tout aussi choqué qu’elle du spectacle qui se déroulait sous leurs yeux, et accoururent autour du corps étendu de Regulus. Cette fois, il allait vraiment la tuer. Il était arrivé que les deux héritiers se battent, par le passé, mais les coups donnés n’étaient pas fait pour blesser l’autre, sorte de bagarre amusante ou chacun d’entre eux voulait montrer à l’autre qu’il était le plus fort.

    « Écartez vous, je suis apprentie Médicomage… Cazzo, razza di stupidissimi ! Dégagez, y’a rien a voir!»


Alors que les sorciers qui s’étaient attroupés autour de Regulus commençaient à se dissiper, Ciella se pencha à nouveau sur le jeune homme, quelque peu sonné par le talon aiguille qui avait percuté de plein fouet le sommet de son crâne. Elle sortie sa baguette, et un mouchoir qu’elle humidifia à l’aide d’un sort avant de l’appliquer dans son cuir chevelu quelque peu sanguinolent. Elle remercia Merlin que la blessure soit superficielle et qu’elle cicatriserait très vite. Elle observa les paupières du Serpentard papillonner, avant de s’ouvrir sur des prunelles spectaculairement claires, avant de l’aider à se rassoir doucement, puis à se lever. Elle s’avança, la colère retombée même si Regulus devait certainement bouillir à cet instant même, avant de déposer au creux de ses lèvres un simple baiser, et de laisser ses assassines s’enrouler autour de son cou. Son visage alla rejoindre le creux d’où se dégageait ce parfum si grisant et ou elle pouvait sentir la pression d’une veine battre plus vigoureusement que les autres.

    « Pardonne moi Regulus, je n’aurai pas du m’emporter de la sorte. Tu as une petite cicatrice, mais elle va se refermer très vite... Tu sais, tu as mal choisi ton partenaire de jeu, Black… C’est vrai, je suis égoïste, je ne m’en cache pas. Je ne suis même qu’une petite pourrie gâtée, je te l’accorde. Et si tu savais comme je me déteste de voir en toi le mal que je te fais. Mais crois moi, il n’y a pas âme qui vive qui t’aime plus que moi. Dans cette cabine, j’ai cru comprendre que tu me cachais quelque chose, et en jeune femme épeurée, j’ai cru qu’il y avait quelqu’un d’autre. Tu sais bien que je me laisse facilement influencer par ma colère. Je ne suis qu’une idiote. Chiedo scusa. »


A son tour de lui présenter des excuses, mais en italien cette fois, langue maternelle chérie qu’elle utilisait avec lui lorsque ce qu’elle s’apprêtait à dire était important, et précieux. Elle se perdait dans ses fascinantes prunelles, à la recherche de réponses qui ne venaient pas. Ne trouvant rien venant contredire son attitude. Elle s’était attendue à y trouver colère, dépit, elle n’y trouva que souffrance, abandon. Il parlait de recoller les morceaux. Mais l’amour qu’elle lui portait ne s’était jamais brisé. Il avait vu dans son mutisme une manière de le torturer, de le faire culpabiliser. Elle l’aurait peut être lentement torturé, mais pas de cette manière. Qu’attendait-elle ? C’est bien la question qu’elle se posait. Il avait blessé son amour-propre, acte inacceptable, intolérable pour une orgueilleuse comme Ciella et pourtant elle réalisa avec horreur que son cœur lui avait déjà pardonné, emportant toute forme de rancune ou d’hostilité. Elle songea qu’a aimer une personne de cette manière, elle était tout droit arrivée en Enfer. Son Enfer personnel, comme elle le surnommait parfois. Mais le pire, restait sans doute d’aimer quelqu’un que, quelque fois, elle ne comprenait plus.

    « Je suis fatiguée de tout cela. » Murmura-t-elle doucement. « Je ne veux plus de ces disputes ridicules, même si j’en suis souvent la cause. Mais la vérité, c’est que des fois tu me tues, d’une certaine manière. Ou plutôt, à ta manière devrais-je dire. Et j’ai peur de ça. Ça me terrifie… »


Elle ramassa le sac, dans lequel était emballée la si jolie robe qu’il lui avait acheté, avant qu’elle ne se saisisse de sa main, douce et chaude. Ils marchèrent dans les rues, jusqu'à tomber devant le Salon de Thé de Madame Pieddodu, parfait s’ils voulaient parler calmement. Les gens penseraient qu’ils voudraient passer un moment agréable en tête à tête –c’était en parti le cas-, même si la belle italienne avait d’autres pensées. Ils entrèrent donc, et allèrent s’installer à l’écart. C’était typiquement le genre d’endroit que Ciella détestait, grotesquement « british » avec une ambiance tamisée qui lui donnait un certain mal de crâne. Elle commanda une tasse de Darjeeling, avant de couvrir le Serpentard d’un regard soucieux. Il ne réalisait pas la portée de son geste, celui de rejoindre de Seigneur des Ténèbres, alors qu’ils avaient tous deux été victime d’une abominable vision, réelle ou pas, leur montrant le chemin chaotique qu’ils avaient emprunté.

    « Regulus… Pourquoi ce choix ? Pourquoi Le rejoindre alors qu’il y a quelques mois à peine une vision ou que sais-je, appelle cela comme tu veux, nous a montré que tu… mourrais, si tu rejoignais les rangs ? »


Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
avatar



Nombre de messages : 5032
Age : Dix sept balais.
Groupe : Serpentard, Préfet-en-chef, Capitaine de l'équipe de Quidditch.
Caractère : Emmerdeur, intelligent, sarcastique, boudeur, austère, dragueur, imprévisible.
Crédits : : (c) Liloo_59 + (c) signature --> love.disaster
Date d'inscription : 14/07/2010




Regulus A. Black

Modo
Serpentard, fiancé et pas fier de l'être


Carte du maraudeur
Niveau magique: 7/15
Libre pour :: 1 rp
Bonus: + 48
MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Dim 18 Sep - 19:47

« Je sais que je ne suis pas toujours facile, et je sais que je te rends la vie parfois difficile... Je sais que c’est dur, c’est dur d’être toi, mais je sais qu’avant c’était pas comme ça. Qu’est ce qu’il y a ? Vas-y crie un peu ! Mais dis-moi, mais qu’est ce que t’as à vouloir m'tuer les yeux ? Serais-tu en train de perdre le nord, crie de tout ton corps, je sais je te rends folle, mais ça te va plutôt bien... Je sais, que t’en as parfois par dessus la tête, et je sais, que je pourrais des fois t’épargner peut-être. Je sais, que tu m’aimes, tu m’aimes comme ça... »
Regulus était en colère comme il ne l'avait jamais été. D'ordinaire, cela ne se passait jamais comme ça entre eux. Toujours ils se disputaient à la manière d'un vieux couple, - même lorsqu'ils n'étaient encore que des amis -, et toujours ils se réconciliaient en se confondant en excuses en tout genre, parfois même injustifiées. A Poudlard, ils faisaient certes les quatre cents coups ensemble, le plus souvent fourrés dans le même sac que Nox, et parfois même ils se faisaient prendre. Même si la position de préfet de Regulus acquise en cinquième année leur avait permis de sortir tout en connaissant les horaires des rondes du concierge, il savait qu'à l'époque, tout était plus simple. Regulus n'avait plus envie de se prendre la tête pour des broutilles comme ça. Il avait besoin d'elle, infiniment et irrévocablement, c'était un fait, mais à chaque fois qu'ils se voyaient, c'était viscérale, ils ne pouvaient s'empêcher de se faire du mal. C'était dans leur nature. Ils se cherchaient, se testaient mutuellement, tentant de savoir lequel aimait le plus l'autre, jusqu'où l'un pouvait aller pour l'autre. Très loin, certes. Autrefois, Regulus minimisait toujours ces petites prises de colère là, et il apaisait les choses, se taisant, ne cherchant pas l'affrontement. Et puis, il y avait toujours cette crainte de se retrouver seul. Ils n'avaient pas le même âge non plus, alors pourquoi trainait-elle avec des petits Serpentard comme lui, comme les Silvestri, comme Kaelyn ? Au fond de lui même, Regulus savait qu'il avait ainsi craint toute sa jeunesse qu'elle parte. Mais désormais, c'était différent, il n'était plus question de se laisser faire. Il n'était plus le petit garçon qu'elle avait connu, il n'était plus le même qu'avant. Regulus avait compris que les années passaient vite, et que l’inquiétude qu'il ressentait était justifiée. Il approchait de la majorité, dans deux mois, il aurait enfin dix-sept ans, et le pouvoir de faire ses propres choix, mais jusque là, il comptait bien s'affirmer encore, pour cesser de demeurer dans l'ombre, se montrer au monde. Alors il marchait, il avançait, la rage au ventre, mais aussi la peur. Son cerveau l'obligeait à continuer de marcher, mais son cœur lui, ne réclamait qu'elle. Ses bras, ses baisers, son odeur, ses cheveux. Autant de drogues dont il était devenu accro au fil du temps, se demandant même si la vie valait la peine d'être vécue sans cela. Il souffrait intérieurement, souhaitant y retourner, mais sa raison lui disait de ne pas renoncer, même quand les injures prononcées en italien lui déchirèrent l'organe fourré au fin fond de sa poitrine. Ciella était la meilleure chose qui soit arrivée à Regulus, mais le problème, c'est que c'était également la pire. Jouait-elle toujours avec lui ? En tout cas, pour lui, si elle ne le rattrapait pas, tout était fini entre eux. Les grossièretés fusaient. Apparemment, la langue italienne regorgeait de ressources en la matière. Regulus en connaissait quelques unes, et il fut très blessé d'entendre de tels mots de la bouche de la fille qu'il aimait. Et puis, elle l'avait appelé par son nom. Dans sa bouche, Black résonnait comme un blasphème. Les seules fois où elle le prononçait, valait mieux ne pas se trouver sur son chemin. Aussitôt pensé, aussitôt exécuté. Soudain, Regulus reçut sur sa jambe droite ce qui semblait être une boîte à lunettes. Et tout le reste de son sac à main atterrit sur Regulus qui ne songeait qu'à une seule chose, continuer à marcher coûte que coûte alors que des larmes commençaient à se profiler à l'horizon de ses grands yeux bleus argentés, trahissant ses véritables sentiments. Mais il devait demeurer fort. Mais sa bonne conscience s'envola lorsqu'un objet volant non identifié et accessoirement très pointu vint écorcher son cuir chevelu. Surpris, Regulus s'écroula. D'accord, c'était douloureux, mais pourtant, cela n'aurait pas suffi à le faire chuter si ? Le Serpentard comprit en touchant le sol que l'objet -en l’occurrence en escarpin- avait ravivé une ancienne blessure datant d'une semaine, et qui était encore endolorie. Lors d'une soirée dans la salle commune, un plaisantin avait réussi à l'aide d'un sortilège incroyable à animer tous les objets de la pièce. En voulant aider Lux à se débarrasser d'une armure qui avait pris vie, le heaume de celle-ci l'avait heurté exactement au même endroit que la chaussure de Ciella. D'après les dires de Nox, Lux et Kaelyn l'avaient ramené au dortoir évanoui, et il avait divagué toute la nuit, sous le choc.

Il allait se relever, lorsqu'il entendit les cris de Ciella qui se précipitait vers lui. Jouant le jeu, il décida d'en rajouter. Après tout, elle l'avait cherché. Elle l'avait voulu et provoqué cette dispute. Oui, Regulus avait sa part de tord, mais cela ne faisait pas tout. Le Serpentard sentit son cœur battre à la chamade lorsqu'une masse de monde s'approcha de lui, et il tenta d'ignorer leurs paroles pour faire le vide, et se dire qu'ils n'étaient pas là. Elle leur cria gentiment de dégager, en anglais et en italien. C'était charmant. Le jeune homme eut presque envie de rire lorsqu'elle s'annonça comme étant Médicomage. Quelle menteuse ! Regulus sentit son odeur embaumer l'air ambiant et il se sentit fondre. Il ne pouvait plus jouer, ne voulait plus. Juste être avec elle. Les yeux toujours clos, de l'eau froide vint nettoyer sa blessure superficielle. Quelques frissons parcoururent son corps, mais ils étaient plutôt dû aux mains tremblantes de Ciella qui s’évertuait à le "soigner" qu'au contact de l'eau. Durant quelques secondes, il avait sincèrement cru que jamais il ne reconnaitrait plus cette sensation là. Cette corde qui se nouait dans son ventre chaque fois qu'elle le touchait. Doucement, il ouvrit les yeux et la première chose qu'il vit, c'était elle. Même la peur qui se lisait sur son visage n'arrivait pas à altérer sa beauté. Il s'assit, puis jura à voix basse, son fessier le faisait souffrir. Ciella l'aida à se relever comme elle l'aurait fait avec l'un de ses patients. Alors qu'il allait ouvrir la bouche, le corps de sa belle italienne vint se plaquer contre le sien, et ses lèvres rencontrèrent chastement les siennes. Regulus se laissa faire, et céda à toutes ses bonnes résolutions. A quoi bon lutter ? C'était impossible. Il se laissa aller à cette étreinte qui s'éternisait et qui semblait ne jamais vouloir se terminer. Mais ils n'en avaient pas non plus envie, la jeune fille se plaça dans le creux de son cou et les mains de Regulus s'aventurèrent dans son bas dos pour la serrer encore plus fort contre son cœur. Le nez dans ses cheveux, il profitait de cet instant de pur bonheur si éphémère. Il savait que dans quelques instants, le retour à la réalité serait brute, violent et sans pitié. Ciella se confondit en excuses. Ce n'était pas vraiment dans ses habitudes. Regulus les accepta aussitôt. Puis, les pardons emportèrent l'esprit de Ciella, et elle se mit à parler italien. Comme elle le faisait à chaque fois qu'elle voulait dire quelque chose d'important, dans le bon sens, comme dans le mauvais. Délicatement, le doigt de Regulus rencontra les lèvres de Ciella, lui intimant le silence, puis, sans crier garde, il se pencha et l'embrassa presque religieusement.
« Non Ciella. Pour une fois, les tords étaient des deux côtés, mais je m'en veux. Je te jure que je me sens coupable de mettre refusé à toi, mais crois-moi, ce n'était pas l'envie qui m'en manquait. C'est juste que... Je ne sais pas. Ce n'était peut-être pas le bon moment. Avec toi, j'ai toujours peur que tout tourne au désastre, j'ai peur de mal faire, j'ai peur que tu souffres, que nous souffrions tous les deux. Malheureusement, nous ne pouvons nous en empêcher. C'est comme ça. Mais ne remets pas en doute mon amour, c'est sans doute la seule chose sur laquelle tu peux compter. Te tromper... Tu ne comprends pas. Toutes les autres sont désormais invisibles, transparentes, que de pâles copies mal imitées. Tu n'es pas idiote. Enfin si, tu l'es, mais guère plus que moi. Moi aussi, toutes ses querelles stupides m'épuisent. Je ne veux plus qu'on se blesse. Fais-moi confiance, c'est tout. Parfois, j'ai l'impression que tu prends plaisir à me torturer, à me faire mal, pour que je souffre. J'ai peur moi aussi, mais ne crains rien. Je suis là. J'espère que ça te suffira. Ce n'est peut-être pas vraiment ce que tu espérais, mais c'est tout ce que j'ai à t'offrir. »
Elle se détacha de lui durant quelques secondes, et se fut comme si le souffle lui manquait. Il en voulait encore. Il souhaitait qu'ils ne se séparent plus jamais. L'étonnement se lut sur son visage lorsqu'il la vit ramasser des affaires, mais aussi la robe achetée quelques minutes plus tôt. Il le gratifia de son plus sincère sourire et s'empara de sa main, mais cela ne lui suffisait pas, il la voulait plus proche de lui. Doucement, il passa son bras autour de son épaule et lui embrassa la tempe. Le silence s'installa entre eux, mais ce n'était certainement pas un silence pesant, plutôt un silence apaisant. C'est alors qu'il repensa aux paroles échangées. Il ne pouvait plus reculer désormais. Il devait assumer. Ciella le traîna dans le Salon de Thé de Madame Pieddodu et le fit asseoir dans un endroit recclu, à l'écard. C'était exactement les endroits comme ceux-là que Regulus détestait. Exiguë, la pièce était bariolée d'un tas d'artifices roses qui donnait au jeune homme envie de vomir, mais ce n'était rien en comparaison de l'odeur trop forte de fleurs. La serveuse vint à leur rencontre, et Regulus commanda un chocolat chaud, en espérant que son odeur couvrirait celle nauséabonde des végétaux. Y repensant soudainement, Regulus fit apparaître par magie un bon qui lui offrait trois mois de consommation gratuite. Il l'avait gagné en participant au concours annuel du garçon le plus populaire de Poudlard organisé par le salon. Comme quoi, il n'avait pas que des ennemis à l'école. Voulant détendre l'atmosphère, il dit :
« Me regarde pas comme ça, c'est pas de ma faute si tout le monde m'aime. »
Regulus regretta aussitôt ces paroles niaises et dénuées de sens. Qu'est-ce qu'il se fichait de ça ! Il baissa les yeux, se murant dans un silence. Ciella parla et il sut que dans le fond, elle était dans le vrai. Mais le Serpentard était un froussard. Mais là, il avait longtemps réfléchi et il savait qu'il préférait mourir que de devoir partager sa vie avec quelqu'un qu'il n'aimait pas. Regulus n'était pas dupe, ces parents le pressaient de plus en plus et lui présentaient des tas de jeunes filles à marier. Durant les dernières vacances, il avait eu l'impression de passer la semaine à tenter de les repousser. Le temps pressait, bientôt, ses parents choisiraient quelqu'un pour lui, et ça, c'était impossible. Il ne fallait surtout pas que Ciella sache que dans quelques temps, il serait fiancé à une jeune fille respectable. Ciella avait tout pour l'être, enfin, presque tout. Il lui manquait qu'une seule chose, la nationalité anglaise.
« Je sais que cette vision nous a beaucoup affecté tous les deux, mais ce qu'il faut savoir c'est que je pense désormais que ce n'était que l’œuvre d'un plaisantin, quelqu'un qui voulait nous faire peur. Je n'ai qu'une raison. Non, deux. Déjà, je serais bientôt majeur et indépendant, mais je suis redevable envers mes parents, envers tout ce qu'ils m'ont inculqué, c'est une raison de mon choix. Je reconnais alors ma défaite contre leur autorité. Je suis faible, Ciella, et la deuxième est stupide. Si je Le rejoins, cela nous permettra de nous voir plus souvent, peut-être. Mais je veux aussi le faire comprendre que je ne suis plus un petit garçon. Je ne veux pas mourir, et je ne mourrais pas, pas plus que toi, je te le promets. »
avatar







Invité

Invité

MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Dim 2 Oct - 21:42

« Toi qui crois que la terre est ronde, tu n'te doutes pas une seconde que ton histoire pourrait changer. Ne crois pas tout ce qu'on raconte, ce qu'on peut lire dans les contes, si tu veux voir la liberté. Prends entre tes mains ton destin, mets les voiles dès ce matin pour la planète où tu veux vivre ! Prends le large rien ne te retient, c'est ta vie elle t'appartient ! Si tu veux être un homme libre... Rien qu'un homme enfin libre, enfin libre ! Enfin libre ! »
L’odeur de l’encens aux effets aphrodisiaques -avait déduit Ciella- embaumait la pièce à la manière d’une fumée à peine visible mais qui semblait perturber tous les clients c’étant retrouvés chez Madame Pieddodu. Elle plongeait lentement l’esprit de la belle italienne dans une douce léthargie qui ne se dissipa qu’une fois qu’elle eu porté ses lèvres carmins à la tasse de Darjeeling qu’une serveuse lui avait apporté. Liquide brûlant qui ne manqua pas de la faire tousser, même s’il était exquis. Elle sourit en apercevant les billets qu’avait gagnés Regulus. Elle ne doutait pas que le jeune Black fasse partie de l’élite de Poudlard, même si la question de savoir si Nox avait également reçu ces billets lui effleura l’esprit, avant qu’elle ne chasse ses pensées dans un coin de sa tête. Ils revinrent très rapidement au sujet de conversation dont Regulus lui avait fait part un peu plus tôt dans la ruelle. Aussi, la belle blonde c’était chargée de lui demander des explications, lui exposant ses craintes de le voir trépaner. Il y avait beaucoup de chose que Ciella pouvait supporter, mais la perte de l’héritier aurait fini de l’anéantir. Rejoindre le Seigneur des Ténèbres n’avait rien d’un jeu. Elle avait entretenu jusqu’ici un grain de folie lui permettant de savoir qu’au moment venu, elle pourrait ôter la vie d’un corps. Mais lui, serait-il assez fort pour cela ...?

    « Je sais que cette vision nous a beaucoup affecté tous les deux, mais ce qu'il faut savoir c'est que je pense désormais que ce n'était que l’œuvre d'un plaisantin, quelqu'un qui voulait nous faire peur. Je n'ai qu'une raison. Non, deux. Déjà, je serais bientôt majeur et indépendant, mais je suis redevable envers mes parents, envers tout ce qu'ils m'ont inculqué, c'est une raison de mon choix. Je reconnais alors ma défaite contre leur autorité. Je suis faible, Ciella, et la deuxième est stupide. Si je Le rejoins, cela nous permettra de nous voir plus souvent, peut-être. Mais je veux aussi le faire comprendre que je ne suis plus un petit garçon. Je ne veux pas mourir, et je ne mourrais pas, pas plus que toi, je te le promets. »


Assassine de l’héritière allant rejoindre la main de Regulus, qu’elle sera si fort qu’elle crut un instant y avoir laissé la marque vermeille de ses ongles. Comme pour attester du fait que Regulus Black se tenait bien devant elle, et qu’il n’était pas une hallucination produite des tourments de son esprit. Elle n’avait plus affaire au jeune garçon qu’elle avait rencontré à son arrivé au Château. Il n’était plus celui qui tabassait ses conquêtes derrières les serres de Botanique, qui riait aux ahurissantes mésaventures dont l’héritière lui faisait autrefois part dans la salle Commune. Pour la première fois, Ciella Dante songea qu’elle avait en face d’elle un homme, qui tentait de s’affirmer envers et contre tout, et qui, dans un monde régis par cette guerre qui se préparait, faisait preuve de convictions tout à fait honorables, même si elle avait souhaité qu’il ne prononce jamais ces mots.

Assassine de l’héritière allant rejoindre la main de Regulus, qu’elle sera si fort qu’elle crut un instant y avoir laissé la marque vermeille de ses ongles. Comme pour attester du fait que Regulus Black se tenait bien devant elle, et qu’il n’était pas une hallucination produite des tourments de son esprit. Elle n’avait plus affaire au jeune garçon qu’elle avait rencontré à son arrivé au Château. Il n’était plus celui qui tabassait ses conquêtes derrières les serres de Botanique, qui riait aux ahurissantes mésaventures dont l’héritière lui faisait autrefois part dans la salle Commune. Pour la première fois, Ciella Dante songea qu’elle avait en face d’elle un homme, qui tentait de s’affirmer envers et contre tout, et qui, dans un monde régis par cette guerre qui se préparait, faisait preuve de convictions tout à fait honorables, même si elle avait souhaité qu’il ne prononce jamais ces mots.

    « Je suppose que c’est ton dernier mot, et que rien ne pourra y changer ? » Soupir amer qu’elle avait laissé s’échapper presque malgré elle.


Finalement, les parents Blacks avaient ce qu’ils désiraient, un fils respectueux des traditions et des valeurs qu’on lui avait inculqué. Peut-être avait-elle espéré au fond, qu’il fasse ses propres choix et pas ceux qu’on attendait de lui, à la manière de son frère aîné. Depuis qu’ils se connaissaient ils n’avaient quasiment jamais parlé du sujet fâcheux qu’était Sirius, et la belle c’était bien gardée de lui dire qu’elle l’avait eu pour amant. Il était arrivé que Ciella console son Roitelet lorsqu’il ne savait plus quelle attitude adopter avec ce frère qui, quelque part avait songé la belle, l’avait abandonné. Mais il était clair à présent que Sirius Black était retourné comme ses souvenirs, dans les abysses de sa mémoire.

    « J’espère sincèrement que tu as raison Regulus, et d’une certaine manière, tu ne nous sacrifies pas tous les deux. »


Ses prunelles céruléennes s’étaient posées sur lui, s’amarrant aux siennes l’espace d’un instant avant de parcourir la pièce et de détailler les quelques clients présents. Elle réprima un petit sourire en observant à nouveau Regulus et la teinte violacée qu’on pouvait apercevoir entre quelques unes de ses mèches, méfaits de son escarpin étant allé frapper son crâne. Elle c’était littéralement surprise de pouvoir avoir un tel geste à l’égard de Regulus, eux qui n’en venaient jamais aux mains, sauf lorsqu’il s’agissait de se chatouiller sur les lits à baldaquins des Dortoirs.

    « Excuse moi encore pour ça. Apparemment, je n’ai pas perdu la main, et je suis toujours aussi douce… »


Ironie certaine dont elle faisait preuve à son égard, comme à son habitude. Elle se dégoutait d’avoir eu à ce point une volonté de lui faire mal, qui ne lui ressemblait absolument pas, jusqu'à ce que l’heure sur sa montre ne la fasse sortir de sa léthargie, alors qu’une certaine tristesse animait le précieux palpitant.

    « Mon Ange, je crois que tu ne doives rentrer au Château… »


Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
avatar



Nombre de messages : 5032
Age : Dix sept balais.
Groupe : Serpentard, Préfet-en-chef, Capitaine de l'équipe de Quidditch.
Caractère : Emmerdeur, intelligent, sarcastique, boudeur, austère, dragueur, imprévisible.
Crédits : : (c) Liloo_59 + (c) signature --> love.disaster
Date d'inscription : 14/07/2010




Regulus A. Black

Modo
Serpentard, fiancé et pas fier de l'être


Carte du maraudeur
Niveau magique: 7/15
Libre pour :: 1 rp
Bonus: + 48
MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    Sam 8 Oct - 12:53


A drop in the ocean, a change in the weather.
I was praying that you and me might end up together
It's like wishing for rain as i stand in the desert
But i'm holding you closer than most,
Cause you are my heaven
.

Regulus avait envie de vomir. L'odeur qui régnait dans la pièce était insupportable et le garçon ne se sentait pas très bien. Il se força à avaler son chocolat pour que qu'il lui redonne ses esprits. Il était brûlant, mais c'était ce qu'il lui fallait, façon, rien ne bouillonnait plus que l'âme du jeune homme qui réfléchissait à toute vitesse, ne trouvant pas les mots, ne sachant plus que dire. Il savait bien que ses mensonges allaient bien vite le rattraper et pourtant, il fallait qu'il repousse l'échéance encore et toujours. Ciella toussa. Probablement à cause de la température de sa boisson. Regulus plongea son regard ténébreux dans les yeux éclairés et sensibles de l'Italienne et la vit sourire. Comment faisait-elle pour le rendre totalement dingue ? Le jeune homme n'arrivait pas à se détacher de sa merveilleuse contemplation, elle était bien trop belle, femme exquise qui était presque sienne. Le Serpentard ne se lassait jamais de la regarder, tant cela comblait son âme. Regulus avait toujours été quelqu'un qui soignait son chagrin dans le libertinage, les histoires d'un soir, les nuits passées à séduire encore et encore plus de jeunes filles, pour les dépraver, les inciter à la débauche, et le plus drôle, c'est que le plus souvent, cela fonctionnait. Mais lorsqu'il tombait sur une personne comme Ciella, le changement était aussi radical qu'incompréhensible. Parfois, il se demandait si son comportement schizophrène ne lui jouait pas des tours. Tantôt sensible et amoureux, tantôt désagréable et agressif. Il n'arrivait jamais à concilier les deux parties de lui-même qui se battaient en son fort intérieur, tout n'était pas noir, tout n'était pas blanc. Mais tout était par contre bien entaché de gris dans sa vie. Il y avait de nombreuses choses que Regulus avait enduré dans son existence, notamment la perte de son frère l'avait grandement affecté, mais si jamais il était amené à perdre Ciella, il ne savait pas s'il pourrait l'encaisser. Elle avait pris une réelle et grande importance dans son cœur en si peu de temps. L'ardeur qu'il ressentait pour elle n'avait jamais terni, et pourtant, il continuait à vouloir se refuser à elle, craignant toujours et encore d'aller trop vite et il voulait être certain de ses sentiments à son égard. Et maintenant, il était bien sûr. C'est tout ce qu'il savait.

La main de Ciella vint rejoindre la sienne en moins de temps qu'il ne le fallait pour le dire. Elle la serra si fort que Regulus sentit les ongles de la jeune fille s'enfoncer encore plus dans sa chair, laissant des marques vermeilles sur sa peau, marques qui lui rappelleraient pendant quelques moments tout ce qu'il risquait avec elle. Il risquait à chaque instant qu'elle s'en aille, qu'elle parte, et qu'elle l'abandonne. Mais Regulus n'était plus sur de rien depuis qu'ils avaient eu cette étrange hallucination, et il était presque certain que celle-ci l'avait poussé à s'accrocher encore plus à l'Italienne, car elle était la seule à pouvoir comprendre ce qu'il avait subit. Il n'était plus l'homme qu'il avait été, il n'était plus personne, il n'était plus rien. Il ne savait plus qui il était vraiment, et ignorait encore comment sortir de ça sans faire d'erreurs.
« J'ignore encore si c'est la bonne solution. Je dois encore y réfléchir. Mais je pense que cela doit être la bonne solution. Du moins, je l'espère. Je n'ai guère envie de me tromper, de commettre une fois de plus des fautes que je puisse pas réparer. J'ai peur. Alors, surtout, ne m'abandonne pas. »
La deuxième main de Regulus se posa délicatement sur celle douce et fragile de Ciella, et ferma les yeux. Le silence s'installa et était seulement perturbé par la respiration tranquille des deux compagnons. Les réflexions de Regulus se faisaient plus poussées. Et finalement, pourquoi faisait-il ça ? Pour lui, bien entendu, il choisissait son destin. Mais ne l'avait-on pas forcé à choisir ce destin ? On lui avait dès le plus jeune âge inculqué des valeurs mais ces valeurs étaient-elles les bonnes ? Il n'en savait rien. Ciella rompit le silence en s'excusant de lui avoir causer du tord avec sa chaussure. Regulus ne put s'empêcher de sourire. Elle était comme ça, elle ne réfléchissait pas avant d'agir, puis elle regrettait lorsqu'elle voyait les conséquences de ces actes.
« Ne t'en fais pas, ce n'est qu'une petite blessure sans grande gravité. Et puis, je n'ai presque plus mal, grâce à tes soins... Finalement, tu n'étais pas si mal lotie dans ton hôpital... »
Les yeux argentés du Serpentard arpentèrent de bas en haut la silhouette de Ciella, toujours aussi magnifique, même dans la tourmente. Puis, elle lui intima qu'il était temps de partir. Le jeune homme se hâta de regarder l'heure accrochée à un des murs du salon de thé. Ses yeux se rendirent compte alors que le temps avait bien vite passé. Il n'avait guère envie de la quitter, la seule chose qu'il voulait, c'était de demeurer avec elle un peu plus longtemps. En soupirant doucement, il acquiesça, se leva, et enveloppa Ciella de ses bras. Ils marchèrent longtemps avant de rejoindre le portail de Poudlard. De nombreux élèves rentraient eux aussi. Arrivé sur les lieux, la séparation était encore plus dur. Mais ils n'avaient plus le choix.
« Tout ira bien désormais. Crois-moi. Et n'oublie pas que je t'aime. Écris-moi surtout. »
Il embrasse doucement sa tempe, et pénétra dans l'enceinte de Poudlard, et se retourna une dernière fois, pour apercevoir une dernière fois l'allure élégante de la seule personne qui comptait vraiment.







Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: •• « Call my name and save me from the dark. »    



Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum