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MessageSujet: Un moment de paix ? | TERMINE |    Mer 15 Juin - 16:08

    14h, Parc de Poudlard.

    Marlène leva les yeux au ciel, pensive, comme elle l’était souvent depuis maintenant plus d’un an. Un instant de paix, un moment de repos. Il fallait en profiter. Dehors, alors que le parc était bondé d’élèves, le silence semblait général. Pas de cohue, d’éclats de rire, ou de maraudeurs faisant des farces à leurs camarades. Les enfants semblaient rester calmes, comme d’un commun accord, chuchotant entre eux, plutôt qu’en parlant de façon normale. C’était indéniable : Poudlard était touché par les évènements sombres de ces derniers mois. Marqué également par la récente visite de la ministre, par ses nouvelles règles quasi dictatrice. Marlène se souvenait encore de ce jour : la situation avait vite failli dégénérer. Elle avait dégénéré, bien entendu, mais vu les réactions des élèves, et le comportement de Sirius ou Harry par exemple, la jeune fille trouvait qu’ils s’en étaient sortis plutôt bien au final. Privé de Quidditch pour Sirius et Harry, mais ce dernier avait également été privé de sa baguette. Même si cela était terrible pour lui, au moins n’avait-il pas été expulsé de Poudlard. Ici, il était un tant soit peu en sécurité. Et ses amis étaient auprès de lui : ils compenseraient l’absence de sa baguette.

    Fort heureusement, la victoire récente de Gryffondor à l’avant dernier match de Quiddich avait plus ou moins ramené le sourire sur les lèvres des rouges et ors. Marlène avait bien entendu été là pour voir ce match mémorable. Elle avait également tentée de participer à la petite fête qui s’était tenue dans la salle commune dans la soirée. Mais sa meilleure amie n’avait pas l’air dans son assiette, et cela avait un peu calmer les ardeurs de Marlène. Elle avait bien tenté de la secouer un peu, l’aidant à trouver une robe à mettre, etc. Mais au final, Lily était descendu sans cette fameuse robe, et Marlène ne l’avait presque quasiment pas vu du reste de la soirée. Elle l’avait vu en compagnie de Neville et James, puis tout s’était enchainé. La jeune femme était elle même restée avec son petit copain Remus. Les deux amies passaient beaucoup moins de temps ensemble depuis qu’elles étaient en couple. C’était compréhensible, mais Marlène trouvait tout de même cela dommage. Elle ne pouvait cependant pas se plaindre : leurs petits copains respectifs étaient eux aussi meilleurs amis, ce qui leur permettait de faire souvent des sorties ensemble et de rester dans un cercle d’amis clos. Leurs compagnies permettaient à tous de garder un semblant de moral. De ne pas baisser les bras, de ne pas perdre courage. Ensemble, les maraudeurs, Lily et elle pouvaient continuer d’avancer, de se battre. Avec l’ordre du Phénix, ce combat devenait plus palpable encore. Marlène était fière d’en faire partie. Elle était une des membres les plus actives et motivées. Elle tentait chaque jour de rallier d’autres élèves à leur cause. Plus ils étaient nombreux, plus ils avaient de chance de combattre Lord Voldemort.

    Mais assez avec ces sombres pensées… Assise sous un arbre en compagnie de Remus, Marlène était censée réviser. Malheureusement, le cœur n’y était pas. Pour les 5eme et 7eme année, c’était l’effervescence en ce moment. Dans quelques mois auraient lieu leurs examens (les BUSES et les ASPICS) et ils se devaient de réviser afin d’être prêt. Remus, en excellent élève qu’il était, stressait déjà depuis des mois, le nez plongé dans une dizaine de livre. Marlène, elle, révisait de temps en temps, mais plus elle apprenait, plus elle avait l’impression d’oublier. Aujourd’hui ne faisait pas exception à la règle. Adossée aux jambes repliées de Remus, position qu’ils avaient l’habitude de prendre lorsqu’ils s’installaient dans le parc, Marlène tournait les pages de son manuel de potions, tentant en vain de se concentrer. Derrière elle, Remus lisait. Elle ne savait pas s’il s’agissait d’un manuel de cours, où d’un roman. Quoiqu’il en soit, elle ne voulait pas le déranger dans ce moment de détente.

    Fort est de constater que plus les minutes passaient, plus l’attention de Marlène était détourné. Le nez hors de son bouquin, elle regardait au loin un groupe de première année en train de lancer des cailloux dans le lac. Jeunes insouciants, songea t-elle avec un pauvre petit sourire. Ils étaient encore jeunes, et ne réalisaient peut-être pas les enjeux de ces derniers mois. Si la plupart des élèves avaient grandis un peu trop vite ces derniers temps, c’était pas la force des choses. Encore enfants, ils étaient obligés de participer à une guerre qui les dépassait totalement. La plupart avait muri plus que nécessaire, et en quelques mois seulement. Marlène avait plusieurs fois croiser des premières années dans les couloirs, et elle avait été choquée par l’air grave qu’ils arboraient sur leur visage. Comment ne pas les impliquer ? C’était impossible. Heureusement, leur jeunesse leur permettait de s’amuser encore un minimum, oubliant les malheurs extérieurs. Et cela la rassurait.

    A cette pensée, un sourire naquit sur ses lèvres et finalement, elle referma son livre d’un geste sec. Finis les révisions. Elle les reprendrait plus tard à la bibliothèque. C’était un lieu plus propice au travail. Dans le parc, tout ce qu’on avait envie de faire, c’était se caller, profiter du soleil, et accessoirement faire une petite sieste. S’installant plus confortablement sur les jambes de son petit ami, Marlène pencha la tête en arrière et poussa un petit soupire d’aise. Dans cette position, elle vit le haut du visage de Remus, et observa les yeux de ce dernier. Absorbé dans sa lecture, il ne s’était pas rendu compte qu’on l’observait. Dans deux semaines, ce serait de nouveau la pleine lune. Et Remus allait de nouveau devoir supporter sa transformation. Marlène était frustrée d’être si impuissante. Pourquoi n’existait-il pas de remède contre la lycanthropie ? Remus ne méritait pas un tel sort. Il ne méritait pas de souffrir. Et le fait que même ses amis ne pouvaient rien faire pour apaiser sa douleur rendait Marlène malade. A chaque pleine lune, elle s’enfermait dans la salle de bain des dortoirs, complètement retournée. Ses pensées accompagnaient Remus. Si elle n’était pas avec lui physiquement, elle l’aidait mentalement. Parfois, elle voulait prendre sa place, souffrir à sa place. Lui laisser du répit. Mais c’était impossible. Elle avait également pensé à devenir animagus à son tour, pour au moins être auprès de lui durant les pleines lunes. Mais il avait catégoriquement refusé, et elle n’avait trouvé aucun soutien de la part de ses amis, qui était du même avis que Remus. Dans ce cas là, que pouvait-elle y faire ?

    Les traits de Remus étaient un peu tirés. Et il avait le teint pâle. C’était souvent le cas, mais cela n’empêcha pas Marlène de s’inquiéter. Elle quitta donc sa position pour aller s’asseoir à ses côté, dos contre l’arbre.

    « Dis moi Remus… Est-ce que tu vas bien ? »

    Cela pouvait paraître idiot comme question, mais Marlène était sincère, et désirait savoir ce que ressentait son petit ami. Même si entre eux, le silence était parfois lourd de sens, sans qu’ils n’aient besoin de se dire les choses pour se comprendre, Marlène ressentait en ce moment le besoin de l’entendre lui dire pour être rassuré. Ses yeux se posèrent sur le livre entre les mains de Remus, et elle sursauta légèrement disant :

    « Oh ! Désolée, je t’ai coupé dans ta lecture ! »
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Jeu 16 Juin - 20:07



    Plus les examens approchaient, plus le stress montait, plus il rêvait des examens... Il recevait ses résultats et on lui disait qu'il avait lamentablement échoué quand bien même il avait travaillé toute cette année plus que n'importe qui... Il n'aurait pas de boulot, il vivrait à la rue, sa situation serait précaire même vis-à-vis de ses employeurs... Alors il se retournait, et là il voyait tous les yeux dirigés vers lui, et ils se mettaient tous à rire, le couvrant d'insultes, de termes injurieux, lui lançant des pierres, des fruits trop mûrs, essayant de lui faire des croches pieds pour ensuite éclater de rire par la suite. Ils hurlaient au loup-garou... Le jeune Gryffondor se ramassait sur lui-même, essayant de chercher des yeux ses amis mais personne n'était en vue comme si on avait voulu le faire sentir dans la plus complète solitude... Il était seul ; seul il avait l'impression d'être moins fort... Il était moins fort ; il n'osait croiser les regards puis, le décor avait changé. Cette fois, c'était la lune, disque blanc et lumineux qui se détachait sur le fond noir et étoilé du ciel, comme pour venir le narguer.

    En se réveillant, il faisait encore nuit ce matin-là et de la sueur recouvrait son visage. Il mit un certain temps nécessaire à l'adaptation de sa vue. Il demeura hébété, les yeux fixant l'obscurité, pendant plusieurs minutes avant de décider de se lever et d'aller se passer de l'eau sur le visage. Juste pour se réveiller ; ou juste comme s'il espérait effacer les traces de la nuit encore visibles sur son visage. Il sortit ensuite de la salle de bain mais ne retourna pas se coucher. Au lieu de cela, il resta dans la salle commune et... Vous allez me croire ou pas mais il sortit ses affaires pour réviser, une nouvelle fois... Vous trouvez cela étonnant n'est-ce pas ? Non... Bon tant pis...

    La victoire récente des Gryffondors au Quidditch avait apporté un peu de joie au sein de la salle commune à vrai dire, et plutôt sur tous les visages en fait, car la visite de la ministre de la magie avait quelque peu refroidi toute l'école... Les conséquences s'en ressentaient plus fortement que jamais et bien que tous faisaient en sorte d'oublier cette malencontreuse visite, il n'en demeurait pas moins qu'un sentiment de révolte les envahissait tous. Du moins pour beaucoup. Mais il fallait avant tout penser aux examens, travailler pour et ne pas laisser les esprits se noircir à cause du ministère... Il fallait voir de l'avant et avec le rêve qu'il avait fait cette nuit-là, Remus était plus que déterminé ce matin-là à travailler... Comme s'il voulait effacer de son esprit l'horrible cauchemar qu'il avait fait cette nuit-là... ? Pourtant, il avait des notes très bonnes dans toutes les matières, sauf peut-être en Potions dans lesquelles il avait plus de mal, mais dans le reste... Il n'était pas franchement celui qui aurait le plus à se plaindre de ses notes, c'était une certitude o.o Il n'empêche qu'il avait quand même toujours cette envie de vouloir faire mieux, et de montrer qu'il était capable – comme n'importe quel sorcier – qu'il pouvait avoir ses examens. Parce que sans Dumbledore, il n'aurait même jamais été à Poudlard, alors sa soif d'études était encore plus importante ; comme celle de montrer qu'il était aussi digne que n'importe qui d'étudier ici. Même si, pour tout dire, il ignorait ce qu'ils allaient – ce qu'il allait – pouvoir faire plus tard, après Poudlard...

    En-dehors de l'emploi à plein-temps qu'était l'Ordre, la carrière de Médicomage l'aurait bien tenté, mais...Qui voudrait engager un loup-garou... ? S'ils ne sauront pas au tout début, comment cela se passerait-il lorsque la nouvelle de ses fréquentes disparitions apparaîtraient chaque fois au moment de la pleine lune... ? Remus appréhendait un peu de sortir de Poudlard à vrai dire... Il ne craignait pas de grandir, mais la protection que lui offrait Poudlard – et Dumbledore – en quelques sortes lui procurait du soulagement. Un répit. Ils pourraient évidemment toujours compter sur ses amis, mais le monde extérieur, le monde adulte n'avait rien à voir avec celui de Poudlard quand bien même Poudlard était une société en miniature de ce qu'était le vrai monde. En miniature justement ; c'était ce qui faisait parfois peur... Cela lui fit penser d'ailleurs de nouveau que la prochaine pleine lune … Etait dans deux semaines. Il en ressentait déjà une certaine crispation intérieure, comme si son corps savait – d'ailleurs il devait le savoir – bien qu'il faisait tout pour ne pas y penser...

    Aujourd'hui, le temps était assez beau pour permettre cependant aux étudiants d'étudier dehors. Mais lui, Remus, bien qu'il soit sortit et prenait également le soleil, avait quand même emporté ses livres et révisait encore. C'était également par simple plaisir qu'il dévorait ces livres, c'était loin d'être par obligation et pas forcément parce qu'il y avait des examens dans deux mois. Remus était sortit dans le parc aux alentours de quatorze heures ce jour-là en compagnie de Marlène et les deux jeunes Gryffondors s'étaient posés quelque part près d'un arbre pour réviser – enfin, c'était plutôt Remus qui révisait car, bien qu'il ignorait, Marlène était plutôt plongée dans ses pensées, des pensées n'ayant rien à voir avec les révisions. Comme d'habitude, Remus était concentré dans sa lecture et seule une explosion aurait pu le sortir de sa concentration – ou pas -. Le Gryffondor, adossé au tronc de l'arbre qui lui faisait office de chaise et le soleil lui réchauffant le visage comme la caresse du vent ; Marlène, quant à elle, était adossée contre ses jambes qui lui faisaient office de chaise... Pour rester dans la comparaison. Le Gryffondor avait l'habitude de servir de chaise ! Mais il ne s'en plaignait jamais. En même temps, on ne le verrait jamais se plaindre de rien, même si, s'il devait y avoir une seule personne au monde qui le pourrait, ce pourrait être lui. Il n'était cependant pas de sa nature de se plaindre, mais au contraire d'accepter. Mais là, on ne parle pas de n'importe quoi ou n'importe qui. Il n'y avait aucune contraintes à servir de chaise... Après tout, on parlait de Marlène... Ce n'était pas n'importe qui ! C'était qui plus est une habitude, chaque fois qu'ils descendaient au parc par des jours de beau temps. Quoiqu'il en soit, concentré sur son livre qu'il était, il ne la vit pas se tourner vers lui, l'observer un instant avant de parler . En fait il ne semblait pas même entendre les jeunes qui s'amusaient autour d'eux. Aussi sursauta t-il presque lorsqu'il entendit une voix se frayer un passage au travers de son esprit. Relevant les yeux de son ouvrage, il vit que la jeune fille avait changé de place pour venir s'asseoir à côté de lui. Un sourire apparut sur son visage et en secouant la tête lentement, il répondit en laissant échapper un rire...

    « Bien sûr que ça va ! Ne t'inquiète pas, je ne vais pas m'évanouir à chaque instant ! »

    … Il s'efforça d'esquisser un sourire rassurant. Il n'était pas quand même malade tous les jours au point de perdre conscience à chaque minute ou chaque instant ! Bien que cela lui réchauffait le cœur indéniablement, il ne voulait pas que l'on s’inquiète toujours pour lui. Il allait bien ! Et puis il était habitué hein... Ce n'était pas comme si chaque pleine lune était la nouvelle et qu'il devait y mourir à chaque fois... Certes, son regard ou son visage donnait souvent l'impression de souffrir, mais il allait parfaitement bien. Dans la mesure du possible du moins. Quoique ces derniers temps, ses yeux brillaient d'une nouvelle lueur bien plus joyeuse que durant toutes ces dernières années. Il était plus joyeux, et cela se voyait...

    « … Je vais parfaitement bien je t'assure. »

    Oui, enfin, insister une nouvelle sur le « parfaitement bien » n'était pas forcément le meilleur moyen pour être convaincant ; cela indiquait davantage que l'on voulait s'en persuader soi-même ou persuader les autres que tout allait bien... « Tu as l'air préoccupée... ? ». Cela aussi, c'était typiquement Remus de retourner les questions toujours aux autres en leur renvoyant l'ascenseur. Se préoccuper des autres, avant lui-même. Il espérait que ce n'était pas seulement à cause de lui qu'elle s’inquiétait, évidemment... Non, assurément pas. Tout était préoccupant ces derniers temps. Le ministère, et tout ce qui ce qui s'y rapportait, les mangemorts... Assurément il n’était pas le centre du monde ; il ne l'aurait pas voulu d'ailleurs... Il observa pendant quelques secondes autour de lui pour constater à son tour que beaucoup de jeunes étudiants s'amusaient dehors ce jour-là, que les évènements dans le monde des sorciers ne les empêchaient pas de s'amuser bien au contraire... cela ne devait pas nous empêcher de vivre, bien que c'était difficile à n'en pas douter de faire semblant. Il referma son livre doucement – il prenait toujours soin de ses bouquins et les refermait toujours avec une extrême délicatesse ; de toutes les façons, il était toujours doux et délicat... -. C'était un ouvrage avancé sur la métamorphose des objets. Un peu de lecture, c'était bien et il adorait... mais il ne fallait quand même pas se saborder l'esprit avec ! Au risque de tout se mélanger près. Il fallait faire de courtes pauses... Surtout que lire fatiguait quand même un peu les yeux à la longue. Et puis aussi, les livres ne devaient pas devenir plis important que le reste, que ses amis par exemple... C'était le meilleur moyen de tout perdre si l'on y faisait pas attention.

    A côté passèrent trois jeunes gens – deux filles et un garçon – d'approximativement treize ans qui s'arrosaient... Le jeu de « A qui arroserait le plus l'autre », sans doute. Remus enviait parfois l'insouciance des plus jeunes. Il n'avait pas le souvenir de s'être amusé ainsi, même lorsqu'il était enfant... Surtout lorsqu'il était enfant... Il n'avait pas eu vraiment d'enfance normale à dire vrai. « Cela fait du bien de les voir s'amuser ainsi... », ajouta t-il, songeur tout en suivant les trois des yeux jusqu'à ce qu'ils soient trop loin pour continuer à les suivre, jusqu'à ce que leurs éclats de rire s'amenuisent eux aussi. Il n'y avait pas qu'eux cependant, fort heureusement, qui courraient et riaient. Il y en avait d'autres, aujourd'hui, dans le parc, à profiter du beau temps.
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Sam 18 Juin - 13:29

    Remus devait vraiment être plongé dans son bouquin, car lorsqu’elle lui adressa la parole, elle le vit sursauter sur place. Marlène s’en voulut aussitôt. Elle le dérangeait dans ses révisions, et manquait en plus de lui faire faire une crise cardiaque. C’était malin… Cependant, son inquiétude était bien réelle. Et même si son petit copain lui adressait à présent un sourire qui se voulait rassurant, Marlène voyait bien dans ses yeux que ce n’était pas tout à fait vrai. Peut-être allait-il bien maintenant, à cet instant précis. Mais Remus semblait sans cesse torturer. A chaque moment de la journée. Dès qu’il pensait que personne ne le voyait, son visage prenait une expression douloureuse et solitaire. Même si à présent, ils étaient tous les deux ensembles, Marlène ne pouvait rien changer au fait que Remus était désespérément seul les soirs de pleine lune. Parfois, lorsqu’elle le regardait sans qu’il ne le sache, Marlène avait envie de se jeter sur lui pour lui pincer les joues et enlever cette expression douloureuse de son visage. Elle voulait le voir sourire, le voir détendu. Elle savait que c’était quasi impossible. Elle arrivait déjà à le rendre un peu plus heureux qu’avant. C’était déjà ça. Et cela la soulageait un minimum.

    Le cœur de Marlène manqua un battement lorsqu’il prit la parole, accompagné par un petit rire. « Bien sûr que ça va ! Ne t'inquiète pas, je ne vais pas m'évanouir à chaque instant ! » Marlène savait que Remus n’était pas faible au point de s’évanouir à tout moment. Mais sa lycanthropie le rendait plus sensible que n’importe quel autre sorcier. Et l’approche de la pleine lune n’arrangeait rien. Si Remus était nauséeux quelques jours avant, son état était encore pire les jours suivants. A chaque pleine lune, Marlène remarquait des cicatrices supplémentaires sur Remus. Malgré les capacités de l’infirmière Madame Pomfresh, il y a certaines blessures que la magie ne pouvait pas guérir. « … Je vais parfaitement bien je t'assure. »

    A cette deuxième phrase, Marlène sut qu’elle avait eu raison de demander. En l’affirmant deux fois avec un sourire forcé, Remus ne faisait qu’augmenter l’inquiétude de Marlène. Elle ne voulait pas jouer les mamans poules. Il ne voulait surement pas d’une petite amie trop protectrice sur le dos. Mais elle voulait qu’il soit heureux. Et si elle avait les moyens de l’aider, elle voulait le faire, peu importe ce que cela pouvait lui couter.
    « Remus… » Commença Marlène, avec un ton un peu réprobateur. Elle glissa ses doigts dans la main du gryffondor et les referma autour des siens. Un simple geste, mais un contact qui lui permettait de se rassurer elle même. Le sentir contre elle, à ses côtés, ça n’avait pas de prix.

    « Tu as l'air préoccupée... ? ».
    Pour un peu, Marlène en aurait ri. Cette capacité de retourner les questions qu’on lui posait sans vraiment y répondre. Noyer le poisson comme on disait. La gryffondor croisa le regard de son amoureux, et secoua la tête avant de répondre :

    « Bien sur que je suis préoccupée, mais ne change pas de sujet, s’il te plait. Tu sais que si quelque chose ne va pas, tu peux m’en parler ? Je suis là pour ça et… Ne cherche pas à me cacher des choses, cela m’inquiéterait encore plus que si tu me disais la vérité. Peu importe si elle est bonne ou mauvaise… »

    Elle ponctua sa phrase en levant la main vers son visage. Elle frôla son front et ses mèches de cheveux, avant de la laisser retomber sur ses propres genoux. Même s’ils sortaient ensemble depuis quelque temps, leur relation était plus… intellectuelle que physique. En réalité, Remus, comme Marlène n’était pas du genre très démonstratif, et leur timidité les empêchait d’être pleinement eux même en public. Ils ne manquaient jamais de se dire « Je t’aime » et pourtant, certains se demandaient si leur relation avait vraiment évoluée. Ils avaient toujours été souvent ensemble, de par leur cercle d’amis. A présent qu’ils étaient officiellement en couple, ils ne changeaient pas vraiment leur habitude. Ils passaient du temps seuls tous les deux, mais personne ne pouvait se vanter de les avoir vu échanger un baiser ou deux au détour d’un couloir.

    Des troisièmes années passèrent à côté d’eux, s’amusant à s’arroser comme des… gamins de treize ans. Une chose précieuse en des temps si durs. Spontanément, Marlène sourit de nouveau et se dit qu’elle aurait bien voulu être aussi insouciante qu’eux. S’amuser avec les maraudeurs dans le parc, rire aux éclats, oublier tous ses problèmes. Malheureusement, ils avaient passé l’âge. Et les derniers événements ne facilitaient pas la détente du groupe d’amis.

    « Cela fait du bien de les voir s'amuser ainsi... », disait Remus, comme s’il avait lu dans ses pensées. Il devait probablement avoir suivis le même chemin dans sa tête pour en être arrivé à cette phrase. Songeuse, Marlène hocha la tête en les suivant des yeux. Et lorsqu’ils disparurent un peu plus loin, elle dit :
    « Oui, ça fait chaud au cœur de voir que malgré tout, les enfants gardent leur insouciance et leur innocence… »
    Il y eut un petit silence. Peu importe ce qu’ils faisaient ou disaient, les pensées de Marlène se détournaient toujours vers Voldemort et les mangemorts. Mais aussi vers son propre futur. La fin d’année arrivait à grand pas. Qu’allaient-ils pouvoir faire ? Qu’allaient-ils devenir ? Marlène et Remus faisaient partis de l’Ordre, mais cela ne garantissait en rien leur avenir, bien au contraire. En y faisant partis, ils mettaient leur vie en jeu tous les jours. Mais pouvaient-ils seulement songer à un futur normal par les temps qui courent ? Marlène avait toujours voulu devenir avocamage. Mais depuis un an, elle remettait en cause sa vocation. Aurait-elle seulement l’occasion d’exercer un métier si la situation ne s’arrangeait pas ?

    Jusqu’à maintenant, Remus et Marlène n’avaient jamais eu l’occasion de parler de leur sortie de Poudlard, et la jeune femme ignorait ce que comptait faire son petit ami après qu’ils aient été diplômés. Elle se doutait que James et Lily allaient s’installer ensemble et se marier. La présence d’Harry allait-elle les empêcher d’avoir cet enfant ? Etait-ce possible malgré tout ? D’après les dires de ce derniers, il n’avait pas fallu très longtemps à James et Lily pour ce qu’elle tombe enceinte d’Harry. Mais le futur avait irrémédiablement été changé. Cette partie là le serait-elle aussi ?

    « Dis moi, Remus… Est-ce que tu as déjà réfléchi à ce que tu allais faire après Poudlard ? » Elle n’ajouta rien de plus, même si sa question en emmenait plein d’autres. Elle espérait que quoique Remus puisse répondre, elle pourrait avoir sa place à ses côtés. Elle même ne savait pas trop quoi faire. Si elle avait désiré éloigner sa mère du danger actuel, elle en avait été incapable, puisque Kathleen travaillait au Ministère. Tous les jours, Marlène craignait de perdre sa seule parente. Après Poudlard, elle désirait mettre sa mère en sécurité. Quelque part, très loin, où Voldemort n’avait pas d’emprise. Mais un tel endroit existait-il ? Une fois persuadée que sa mère était en sécurité, Marlène pourrait alors s’occuper de sa propre situation. Se battre contre Voldemort, tout en exerçant un métier qui lui permettrait de subsister. Elle doutait toutefois de pouvoir y arriver.
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Dim 19 Juin - 17:49



    … Il était quasiment persuadé qu'il ne l'avait qu'à moitié convaincue lorsqu'il avait affirmé aller bien, mais il ne voulait lui-même pas y penser... Et puis, on y pouvait rien ! Donc, cela ne servait à rien d'en faire que parler. C'était du moins ce qu'il pensait. Il faisait avec c'était tout. Il s'en voulut de l'inquiéter autant, de les inquiéter tous autant sur son compte. Comme pour la rassurer, il hésita à lui prendre la main mais finalement il la garda sur son genou. Pendant une seconde, ce fut comme si elle voulut faire un geste mais finalement il la reposa sans rien faire. De toutes les façons, ce fut elle qui finalement fit le geste puisqu'il sentit quelques secondes plus tard ses doigts se refermer sur les siens. Sans savoir trop que faire ou que dire, il esquissa juste un sourire avant de plonger au loin le regard dans les eaux du lac sur lesquelles le reflet du soleil se reflétait, la faisant ainsi miroiter de mille feux. C'était comme si le lac était recouvert de petits diamants de toutes les couleurs. Il détourna le regard et le retourna vers la jeune fille lorsqu'elle le sermonna un peu de vouloir détourner la conversation de lui en lui retournant la question, mais il se contenta d'un haussement d'épaules impuissant. Que pouvait-il y faire de toutes les façons ? A quoi cela servait-il de toujours en parler... ? Ils savaient, c'était ce qui était le plus important et il savait qu'ils pouvaient compter sur eux pour l'aider à supporter la peine, mais ils ne pouvaient pas grand-chose faire d'autres... Lui non plus d'ailleurs. Il était impuissant contre lui-même, ces nuits-là... Il s'en voulait donc d'infliger de l'inquiétude à ses amis. Et à Marlène encore plus. Il haussa les épaules et esquissa un maigre sourire avant de lui répondre tout en gardant ses doigts liés aux siens...

    « Ne t'en fais pas, ce ne peut pas être plus dur que d'habitude de toutes façons... Je ne vais pas vous embêter à chaque fois. »

    Il exerça une légère pression sur sa main. Un geste timide. Il n'était pas très expressif... Mais chez lui, tout passait par le regard. Et, enfin, même les gestes chez lui étaient plus parlant que ses mots. Il ne put s'empêcher d'esquisser un rire en la voyant porter une main à son visage pour toucher son front et remuer un peu une mèche de cheveux. Elle faisait souvent cela. Pendant plusieurs secondes, il l'observa, attendri. Tous les jours et toutes les minutes il considérait la chance d'avoir ce qu'il avait alors ; son cœur se gonflait, débordant d'émotions. Chaque personne, au fil du temps, prenait une place toute particulière dans notre cœur. S'il considérait James et Sirius comme des frères, Lily comme une sœur – littéralement – et à l'occasion comme une confidente, Marlène aussi avait grandi dans son cœur presque si vite que cela lui donnait parfois une sensation étourdissante en lui-même... Ses amis le connaissaient qui plus est bien plus que lui-même d'un certain côté. Si quelque chose n'allait pas, il était sûr que Lily le verrait tout de suite. Elle était très douée... Et elle n'était pas amie pour rien avec Marlène qui était un peu pareille, le connaissant plus qu'il ne se connaissait lui-même... Pour preuve elle commençait à savoir que même s'il disait que tout allait bien, c'était davantage pour la rassurer qu'autre chose. Mais que pouvait-il d'autre ? Il n'était pas du genre à s’apitoyer sur son sort toutes les cinq minutes... Il avait pour habitude de se perdre dans l'éclat de ses yeux ; ce qui ne rata également pas cette fois. Il s'approcha ensuite pour l'embrasser sur le front avant que son – leur – attention soit détournée par ces adolescents de treize-quatorze ans qui s'amusaient à s'arroser.

    Un sourire s'était alors s'esquisser sur son visage alors qu'il disait que cela faisait du bien de les voir s'amuser ainsi. De toute évidence les mêmes pensées avaient traversé son esprit. Il hocha lentement la tête, songeant qu'autant l'innocence et surtout l'insouciance d'un enfant, il ne se souvenait même plus de l'avoir connu. Il aurait presque aimé pouvoir avoir la vie d'un autre enfant, un enfant normal... Juste essayer, pour un jour, ce que cela faisait de pouvoir rigoler et s'amuser sans qu'il y ait à s'inquiéter de quoique ce soit, et également sans pour autant avoir à s'inquiéter de créer du soucis à ceux qui s'inquiétaient pour lui... Sa question suivante le plongea dans une profonde réflexion. Il ne se souvenait pas en avoir déjà parlé. Pourquoi ? Peut-être parce qu'il ne savait pas trop lui-même...

    « Je... », commença t-il alors qu'il s'interrompit pendant quelques secondes, réfléchissant à ce qu'il allait répondre. Il savait ce qu'il aurait aimé faire … Il savait que, tout comme l'envie de faire apprendre aux autres, ce domaine restait celui qu'il aimerait pratiquer parce qu'il aimait prendre soin des autres, néanmoins... Sa situation était telle qu'il lui arrivait de se demander s'il pourrait entamer ces études-là. Il aurait aimé pouvoir en être certain, mais... Son ventre se resserra doucement, et ce fut les sourcils froncés qu'il répondit doucement d'une voix plus ou moins hésitante en essayant de ne pas laisser transparaître sa tension à ce propos dans sa voix. « Si les choses étaient différentes, j'aurai certainement voulu entamer des études de Médicomagie... Mais je ne sais pas... Encore... »

    L'après Poudlard.... Il y avait comme une barrière invisible entre les deux mondes. Poudlard... Après Poudlard... Cela lui faisait presque peur. Ici, ils étaient encore en sécurité. Qu'arriverait-il lorsqu'ils seraient dehors ? D'une certaine manière, cela lui faisait peur ? Qui plus est, qu'en serait-il d'eux deux ? Seraient-ils toujours ensembles... ? Il espérait qu'ils resteraient tous unis, qu'ils ne se sépareraient jamais. L'idée de la séparation n'était pas à exclure dans les combats... Le pire pouvait arriver et les séparer. D'un instant à l'autre. Il ressentait le désir de tous les protéger, mais il savait qu'il n'y pourrait pas forcément quelque chose... Comme lors de la bataille, à Gringotts, où il n'avait pu être présent à cause de sa lycanthropie qui s'était une fois de plus mise sur son chemin...

    « … Je mettrai ma mère en sécurité, avant toutes choses. Je ne veux pas leur laisser le loisir de s'en prendre à elle... »

    Après tout c'était tout ce qui lui restait. Il n'avait plus son père ; sans doute ce dernier n'était même plus en vie, alors sa mère c'était ce qui lui restait de plus précieux, hormis ses amis et il ne voulait que l'on s'en prenne à elle. Presque à tâtons, instinctivement, il alla rechercher sa main pour la serrer entre ses doigts, comme s'il avait voulu se rassurer et s'assurer que pour le moment elle était bien là elle aussi, comme si ce seul geste avait suffit à la protéger, ou à lui enlever toutes ses pensées noires, aussi bien les siennes à elle qu'à lui. Ou juste parce que parfois on avait juste besoin de sentir que l'autre était là, juste parce qu'on avait besoin de sentir la tendresse de l'autre bien que Rémus ne soit pas forcément très expressif ; mais ses gestes parlaient souvent bien plus que ses mots... et là où ses mots échouaient, ses gestes gagnaient. Une expression douloureuse filtra un instant dans son regard avant qu'il ne lui retourne la question avec un petit sourire.

    « Et toi, tu veux faire quoi plus tard ? Toujours avocamage ? »

    Comment le savait-il ? Oh, cela avait dû un jour ou l'autre filtrer dans la conversation et rester gravé dans sa mémoire...


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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Jeu 23 Juin - 10:22

    Marlène ne pouvait rien faire contre son inquiétude et son stresse. Elle était ainsi, un point c’est tout. Cela faisait partis de son caractère. Et il était normal qu’elle se fasse du soucis pour les personnes qu’elle aime, que ce soit Remus, Lily ou les autres. La condition de Lupin n’arrangeait rien et c’est pour cette raison qu’elle était encore plus enquiquinante avec lui qu’avec les autres. Elle craignait parfois d’être un peu trop lourde. De l’agacer au point qu’il finirait par se lasser d’elle et la laisser tomber. Elle savait que ce n’était pas son genre, mais on ne sait jamais. Tout pouvait arriver, surtout en ces temps-ci sombres. La main dans la sienne, Marlène apprécia ce contact chaud contre sa peau. Elle sentait de temps en temps la pulsation du sang de Remus, preuve qu’il était bien là, bien vivant, et en bonne santé. Pour le moment. La gryffondor était décidée à ne pas rester les bras croisés pour la prochaine pleine. Que pouvait-elle faire ? Elle l’ignorait. Mais elle ne resterait définitivement pas dans les dortoirs alors qu’il était dehors à souffrir. Quitte à le rejoindre, ou l’attendre à l’infirmerie. Quitte à rejoindre secrètement les maraudeurs. Elle avait conscience du danger, mais s’en fichait royalement. Pour Remus, elle était prête à tout. Elle ne lui en dirait bien entendu rien, car il risquerait bien de se fâcher et de convaincre les autres de l’enfermer à double tour. Elle garda donc le silence sur cette soudaine décision, et continuait à réfléchir sur ce qu’elle allait bien pouvoir faire.

    « Ne t'en fais pas, ce ne peut pas être plus dur que d'habitude de toutes façons... Je ne vais pas vous embêter à chaque fois. »

    Devant le petit sourire et le hochement d’épaule de son petit ami, Marlène sentit son cœur se serre. Elle répondit à la pression qu’il exerça sur sa main en faisant de même. Même si ce geste était timide, il était lourd de signification.

    « Tu ne nous embêtes pas Remus. Jamais. Tu le sais, j’espère. Et tu sais aussi que tu peux tout me demander. »


    Pendant un long moment, ils s’observèrent en silence, comme s’ils pensaient la même chose ou tenter de savoir ce que l’autre pensait. Un tant durant lequel Marlène se demandait ce qu’elle ferait si elle était amené à perdre Remus ou l’un de ses plus proches amis. Arriverait-elle à s’en remettre ? Tenterait-elle de se venger, quitte à en perdre la raison ? Elle l’ignorait. A vrai dire, ce genre de chose ne se prévoyait pas, ni ne se contrôlait. Elle s’en voulait quand elle pensait à des choses si pessimistes. Mais que pouvait-elle faire d’autres quand tous les jours, la gazette des sorciers annonçaient d’autres morts ?

    Vint ensuite le moment, où Marlène interrogea Lupin si ce qu’il voulait faire l’année prochaine. Si son avenir, leur avenir. Il semblait plutôt hésitant, comme s’il n’était pas sur lui même, et la gryffondor comprenait parfaitement. La condition de Remus ne lui permettait pas de faire tout ce qu’il voulait. Il avait eu une chance phénoménale d’être tombée sur Dumbledore, si compréhensible, respectueux et généreux. Le directeur avait accepté de l’accueillir à Poudlard, il avait tout faire pour faciliter sa scolarité, allant même jusqu’à planter le Saule Cogneur pour éloigner les élèves un peu trop insouciants. Mais après l’obtention de leur diplôme, comment Remus allait s’en sortir. Tout le monde n’était pas aussi bons que Dumbledore. Trouver un travail qui accepterait ses absences, ses maladies. Ce ne serait pas facile. Si Marlène réussissait à devenir avocamage, elle pourrait tenter de se battre pour sa cause et de lui obtenir des privilèges et des aides. Elle trouvait ça injuste qu’on le traite comme un parias alors qu’il n’était pas aussi différent que vous et elle. A quelques détails près…

    « Si les choses étaient différentes, j'aurai certainement voulu entamer des études de Médicomagie... Mais je ne sais pas... Encore... »

    Marlène lui adressa un sourire spontané et honnête. Il ne lui avait jamais révélé qu’il désirait devenir médicomage. Maintenant qu’elle y pensait, cela allait de soit. Elle comprenait parfaitement son désir de soigner les autres, faute de se soigner soit même. Elle hocha la tête et répondit donc avec un nouvel entrain :

    « Ce serait génial, Remus ! Avec un peu de chance, les choses s’arrangeront d’ici là, et tu pourrais réaliser ton « rêve » en faisant ces études là. Tu aurais tout mon soutien, quoiqu’il arrive. Je pense que tu es capable de faire de grandes choses. »

    Il ne fallait cependant pas se leurrer, le danger extérieur remettait tous leurs désirs d’avenir à l’eau. Et ils devaient penser avant tout à leur sécurité et celle de leur famille. Comme elle l’avait pensé un moment plus tôt, Remus désirait également mettre sa mère à l’écart. Le meilleur moyen de se battre pour une cause, c’était d’être sur que rien ne pourrait être utilisé contre soit. La famille restait une faiblesse pour un sorcier. On pouvait s’en prendre à elle pour l’affaiblir. Et Marlène n’avait aucune envie d’être responsable de la mort de sa mère. Pas plus qu’elle avait envie de se retrouver orpheline. Même si ses amis étaient à ses côtés, elle se sentirait définitivement abandonnée. Son oncle resterait son seul parent proche… Malheureusement, il ne se faisait plus tout jeune.

    « Je comptais également éloigner ma mère des combats. Je songeais à la faire quitter le pays…. Mais pour aller où ? Il y a t-il un seul endroit qui ne soit pas à sa portée ? »

    Elle n’avait pas énoncé à haute voix le nom de Lord Voldemort, mais se doutait que Remus comprendrait de qui elle parlait. Après quoi, elle serra de nouveau la main de son petit ami et proposa :

    « Et si on les faisait partir ensemble ? Ainsi, elles ne seraient pas seules. On aurait l’esprit plus tranquille. Et nous serions constamment au courant de leur sécurité. Qu’en penses-tu ? »

    Ils paraient déjà au plus dangereux comme si la fin était inévitable. Mais mieux valait prévenir que guérir n’est-ce pas ? Marlène préférait s’exciter pour rien, plutôt qu’être prise de cours, impuissante, n’ayant plus aucune idée de ce qui fallait faire.


    « Et toi, tu veux faire quoi plus tard ? Toujours avocamage ? »

    Elle avait l’impression que durant un instant, Remus s’était rapproché physiquement d’elle, comme pour s’assurer de sa présence. Leur mains étaient toujours serrées l’une contre l’autre, marquant le lien qui les unissait. Bien qu’elle ait remarqué l’éclair de douleur qui avait traversé les yeux de Remus, elle préféra l’ignorer pour répondre à sa question. S’apitoyer sur son sort n’allait pas aider Remus, bien au contraire. Il fallait qu’elle lui change les idées et lui redonne le sourire. Parler de tout ces sujets tristes n’avaient pas été une bonne idée finalement.

    « Si rien ne l’en empêche, j’aimerai effectivement tenter ma chance dans ce domaine. D’autant que… on en a besoin plus que jamais. Et je pourrai ainsi défendre celui que j’aime contre toutes les injustices ! »

    Elle lui adressa un sourire timide, les joues un peu rouges, avant de poser sa tête contre l’épaule du jeune homme.

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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Dim 26 Juin - 15:50



    Médicomage... Futur... Avait-il un avenir ? Tout comme la question de, avaient-ils un avenir ensembles était à se poser ? Remus espérait en tous les cas que ce ne soit pas la mort qui vienne le séparer de tous ceux qui lui étaient chers, mais très souvent, la mort séparait justement les êtres le plus chers. Qu'en était-il de son futur ? Parfois, il aimerait pouvoir lire dans le futur, avoir un aperçu de ce qu'il deviendrait, mais il changeait aussitôt d'avis par la suite... Il avait peur d'en apprendre plus sur son potentiel futur. Et puis, la voyance n'était pas une science exact – en-dehors du fait qu'il n'avait jamais réussi à lire quoique ce soit dans des feuilles de thé -, alors peut-être que ce qu'il lirait de son futur finirait par changer. Peut-être que les Hommes ne devaient pas connaître ce qui devait leur arriver pour ne pas être tenter de la changer, ou pour empêcher tout simplement de s'enfermer et déprimer tout le reste de sa vie, confronté avec ses peurs et les images qu'ils ont vus de leur futur. La venue de Harry et des voyageurs du temps avait déjà plongé Remus dans un état proche de l’inquiétude et du mal être et l'avait fait s'interroger sur le futur qu'ils avaient et qui, pour le moment, ne s'annonçaient guère positif... Le futur pouvait également être changé... Il suffisait d'un rien, d'un détail pour que chancelle et se modifie ; des personnes qui ne devaient pas mourir normalement pouvaient à tout moments mourir. Des choses qui ne devaient pas se produire pouvaient se produire soudainement... Le futur était instable. Toutes les choses, y compris l'humain, se situait sur une sorte de mince fil qui se trouvait en fragile équilibre entre deux pitons. A tout moments, l'on pouvait tomber si notre équilibre avait un défaut soudain. A tout moment, l'on pouvait disparaître...

    Remus hocha la tête à la réponse qu'elle lui fit. Elle semblait heureuse par son projet futur qui était de devenir Médicomage, enfin qui serait ou qui pourrait être, si les choses étaient différentes. Il aurait aimé avoir son optimiste. Ou alors, elle faisait semblait de montrer un ton optimiste pour justement ne pas l'inquiéter et accroître son angoisse. Quoiqu'il en soit, bien qu'il esquissa un sourire et hocha la tête, acquiesçant à ses paroles, il n'était sûr de rien ; il ne savait pas. Il aurait aimé pouvoir croire que les choses s'arrangeraient, mais quand vraiment les choses s'arrangeraient-elles ? Et il y avait peu de chance pour qu'un jour on considère ceux qui étaient comme lui comme étant digne d'avoir un travail comme tout le monde, digne de fonder une famille, d'avoir une maison... D'être comme tout le monde. Il y avait bien pu de chances pour que le monde évolue de cette manière... Pas avant longtemps. Les gens, aveuglés par la peur qu'ils avaient tout simplement à l'écoute du mot « loup-garou » ne voyait rien d'autre que ce qu'on leur disait du danger qu'ils représentaient... Or, une chose qu'il avait toujours regretté, c'était que les gens ne fassent pas la différence entre le « groupe » et des individus à part qui n'avaient rien à voir avec le reste. Certains désiraient s'en sortir. Ils désiraient, mais ne pouvaient pour la bonne raison qu'on leur empêchait de le pouvoir étant donné qu'on les considérait comme ceux qui ne faisaient rien pour être comme les autres. Remus aurait aimé avoir son optimiste... Marlène lui parla de sa mère également et du fait qu'elle souhaitait la mettre à l'abri elle aussi. Normal... Tout le monde voudrait mettre avant tout ses familles à l'abri. Ainsi, Voldemort n'aurait plus aucune pression à exercer sur eux, moins du moins.... Cela m'étonnerait qu'il ait le même poids sur les esprits à l'autre bout du monde, n'est-ce pas ? … Elle lui proposa alors de faire évacuer leurs deux familles ensembles. Enfin, leurs deux mères ensembles.

    « Pourquoi pas. »
    répondit-il en esquissant un sourire. « … Je ne pense pas que de l'autre côté de l'Atlantique, Voldemort ait de l'influence... »

    Il avait visé juste et il ne s'était pas trompé. Elle voulait bel et bien toujours devenir Avocamage. Comme quoi il avait une excellente mémoire. Quand il entendait une chose, il la retenait facilement, autant que les cours qu'autre chose. Enfin, surtout il faisait toujours extrêmement attention à tout. Il était toujours minutieux dans tout ce qu'il faisait. Cela ne l'étonnait guère qu'elle veuille faire dans l'Avocamagie. (Je suppose que le nom c'est ça ^^') ; elle avait un sens accru du sens de la justice et il fut touché lorsque comme cela, elle pourrait le défendre contre toutes les injustices. Cela partait d’un bon sentiment. Même s'il ne voudrait pas qu'elle ait des ennuis à cause d'elle... Enfin, en voulant faire avocamage, elle connaissait certainement les risques que certains courraient en défendant parfois des personnes que la plupart des gens ne comprenaient pas et au contraire rejetait. Ils devenaient donc eux-mêmes ennemis de ces gens.... certains pouvaient être très virulent et n'avoir pas peur de se venger sur eux …

    « Je ne sais pas si cela changerait quelque chose, tu sais... », répondit-il en secouant lentement la tête. «  Enfin, » se reprit-il aussitôt en pensant que sa phrase pouvait être prise autrement, et d'une façon qu'il n'avait voulu. « Bien entendu je ne sous-estime pas tes capacités, je suis sûr que tu serais une excellente Avocamage !... Je ne suis pas sûr cependant que cela fasse changer quelque chose... », ajouta t-il en soupirant légèrement et en esquissant un léger sourire. Le jour où la société changerai d'avis envers les personnes comme lui, n'était pas encore arrivés, surtout lorsqu'à côté il y avait des personnes comme Greyback qui, eux, ne faisaient rien pour s'intégrer à la société et contre le fait que l'on considérait les loups-garous comme des monstres qu'il fallait tuer, et desquels il fallait le plus possible s'écarter. Et puis il ne tenait pas à ce que l'on se mette trop en danger pour lui, il ne tenait pas à ce qu'ils se compromettent à cause de lui... Même s'ils étaient assez grands pour pouvoir savoir eux-mêmes quels risques ils voulaient prendre ou pas. Remus n'avait pas la tendance à être trop protecteur pour rien... « Mais je t'en suis reconnaissant de vouloir essayer. Je vous en suis reconnaissants. » On ne comptait plus le nombre de fois qu'il l'avait dit... Comme s'il ressentait toujours la nécessité de remercier le fait qu'il ait les meilleurs amis qui soient...



[HJ : Désolée c'est pas terrible x_x ]
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Mer 29 Juin - 17:39

    Marlène ne savait pas trop comment allait réagir Remus au sujet de sa proposition sur le départ de leurs mères respectives. A vrai dire, Remus parlait rarement de sa famille, voir quasiment jamais. C’est pour cette raison qu’elle avait été étonnée de l’entendre évoquer le départ de sa mère. Mais après tout, c’était normal de vouloir protéger ses parents avant tout, avant même de penser à sa propre sécurité. Marlène avait fait de même de son côté. Et elle avait lancé sa proposition sans vraiment y réfléchir, spontanément. Ce n’était toutefois pas une si mauvaise idée. Seule, on était plus vulnérable. Seul, on pouvait certes passer inaperçu plus facilement. Mais seul, on perdait également espoir plus vite. Pour cette raison, l’idée que leur deux parentes s’éloignent et fuient ensemble plaisait beaucoup à Marlène. Elle savait qu’elle n’allai pas réussir à convaincre sa propre mère si facilement. Elle la voyait déjà lui crier dessus en lui demandant comment une mère pourrait abandonner son enfant sur place. Le problème, c’est que Marlène n’était plus une enfant. Elle était une enfant qui avait grandis trop vite à cause des dernières attaques menées un peu partout dans le monde de la magie… « Pourquoi pas. » disait Remus, pour répondre à sa question. « … Je ne pense pas que de l'autre côté de l'Atlantique, Voldemort ait de l'influence... »

    Marlène plissa le nez, comme si elle réfléchissait à ses dires. De l’autre côté de l’Atlantique… Hum…pour le moment, Voldemort s’était contenté de rester en Europe. C’est qu’il y avait donc de l’espoir qu’il n’aille pas sur l’autre continent. De plus l’Amérique était tellement gigantesque qu’il faudrait vraiment jouer de malchance pour qu’il tombe sur les deux mères. Et puis au fond… quelle importance aurait Voldemort d’attaquer ces deux femmes. Elles n’étaient pas « importantes » et influentes dans le monde de la magie. Elles n’étaient importantes que pour Remus et Marlène. Et cela était largement suffisant.

    « J’essaierai d’en parler à ma mère. Je te tiendrai au courant de ce qu’elle me dira… Penses-y toi aussi. »

    Elle ne voulait pas le forcer à faire quelque chose qu’il ne voulait pas. Même si Remus avait sourit en lui répondant, il ne semblait pas plus motivé que cela. Vint le moment où ils parlèrent de leur futur propre, à lui et à elle. Elle lui fit part de son désir d’être avocamage, comme il l’avait supposé, ajoutant qu’elle pourrait ainsi l’aider à éviter les discriminations. Elle n’avait pas dit cela explicitement, mais ses paroles étaient tout de même compréhensible pour lui. D’ailleurs, il lui répondit que cela ne changerait pas grand chose. Elle fronça un sourcils, pas sur d’avoir bien compris ses paroles. Mais il se reprit bien vite pour modifier le sens de sa phrase. Encore une fois, il se montrait pessimiste. Il y avait de quoi, Remus n’était pas un calimero qui se plaignait pour rien. Ses circonstances étaient atténuantes. Mais elle n’aimait pas le voir ainsi.

    « Si tu pars défaitiste comme ça, tu n’arriveras pas à te faire une place dans la société Remus… »

    Elle avait repris un ton plus sérieux, adapté à la situation et l’évolution de la conversation. Si elle s’était montré enthousiaste quelques minutes auparavant, son humeur était retombée en entendant les mots de son petit ami.

    « Mais je t'en suis reconnaissant de vouloir essayer. Je vous en suis reconnaissants. »

    Marlène se redressa pour faire face à Remus. Elle lui prit les deux mains dans les siennes, et les yeux dans les siens, lui dit :

    « On ne veut pas essayer, on veut le faire Remus. Lily, Sirius, James, Peter, moi, tout le monde. Tout le monde veut t’aider, et non pas essayer de t’aider. Tu devrais t’y faire à présent. Et têtus que nous sommes, nous ne baisserons pas les bras, quoique tu en dises. »

    Elle s’apprêtait à ajouter quelques choses mais quelque chose vint frapper sa tête derrière elle, et elle poussa un petit cri de douleur. Se massant sa nuque douloureuse, et se retourna juste à temps pour voir un groupe de trois serpentard s’éloigner, un petit sourire aux lèvres. Les s…. Marlène se contint tout juste, mais ne put s’empêcher de leur lancer assez fort :

    « Ca va être diplômé cette année, mais ça n’a que 3 ans d’âge mental… Ou va le monde ? »


    Elle ne voulait pas lancer une bataille, mais elle n’allait tout de même pas se laisser marcher sur les pieds sans rien dire.
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Jeu 28 Juil - 11:02


    Cela n'avait pas été facile et ne l'était toujours pas pour lui, mais la présence et le soutien qu'ils lui démontraient – même si Remus faisait tout pour refuser qu'ils ne s'impliquent de trop, ne voulant pas qu'il leur arrive malheur - fou. Il se doutait que comme Sirius, comme James, Marlène aurait voulu faire plus, toujours plus mais le en faisait déjà assez... Ne le voyait-elle pas ? C'était même plus que ce qu'il aurait jamais pu espérer. Il ne pouvait pas en demander davantage, non... Il ne voulait pas non plus que cela devienne un fardeau. Cela l'était assez pour lui et depuis tant d'années ; lui, il y était habitué ; mais il ne voulait pas que cela pèse de trop sur eux en tant que responsabilité. Ça, non. Quant à l'idée de mettre à l'abri sa mère – leurs mères – de l'autre côté de l'Atlantique, c'est-à-dire en Amérique, il y pensait toujours. Là-bas, elle serait en sécurité. Ici, il n'y avait pas un jour où il ne se demandait si elle était en sécurité, s'il ne lui arrivait rien... Là-bas, elle serait en sécurité, beaucoup plus... Lentement, il hocha la tête à l'adresse de Marlène. Il allait y réfléchir. Certes, le seul problème serait qu'elles seraient loin d'eux, mais entre l'avoir loin mais en sécurité et l'avoir tout à côté d'elle sans savoir ce qui arriverait le lendemain, le choix était vite fait. Remus avait toujours pensé à la sécurité des autres en premier, et il n'hésiterait pas une seule seconde s'il devait choisir entre éloigner sa mère de lui pour qu'elle soir en sécurité, et la garder près de lui sans savoir de quoi était composé le lendemain... Le seul ennui était, qu'il fallait juste espérer que là-bas non plus il n'y avait pas de « Dark Lord » avec un nom similaire ou différent à celui qui se faisait appeler le Seigneur des Ténèbres ici... Mais l'Amérique avait toujours eu sur les esprits une sorte de fascination. Lui, tant que cela permettait de mettre sa mère à l'abri, il vénèrerait ce pays jusqu'à la fin des temps. Après, cela lui ferait une inquiétude en moins déjà.

    A sa réflexion suivante, il haussa les épaules, impuissant. Défaitiste ? Ce n'était pas de sa faute s'il l'était, mais celle de la société. Il avait eu le temps de l'analyser, de comprendre comment elle rejetait les gens qui étaient différents de ce que le modèle devait être. Et ce qu'il avait découvert au fil des années avait suffit à lui indiquer qu'il avait de très profondes et justes raisons d'être défaitistes. Il ne répondit rien sinon qu'il haussa négligemment les épaules tandis qu'il lui faisait un petit sourire. Elle ne savait pas ce qu'il avait vécu durant toute son enfance... Et les gens ne changeraient pas avant longtemps il en était certain. Les gens craignaient toujours ce qu'ils ne connaissaient pas bien. La lycanthropie était quelque chose qui faisait peur parce qu'il avait des lacunes là-dessus, et les gens cataloguaient facilement tout le monde dans une seule catégorie sans regarder ce qu'ils étaient à l'unité.

    « Je ne suis pas défaitiste... C'est la majorité des gens qui agissent ainsi... Et Poudlard n'a rien à voir avec le monde en-dehors... », répondit-il avec un haussement d'épaule impuissant et en esquissant un mini sourire. Il aurait bien aimé que les gens ne soient pas si fermés, qu'ils puissent considérés que tout le monde avaient le droit de vivre normalement, que certains n'avaient pas choisi ce qui leur arrivait. Mais il ne pouvait aussi que les comprendre. Ils avaient peur de ce qu'ils ne connaissaient pas... Ses paroles suivantes le fit sourire et il ne put s'empêcher de répondre. « A six contre le monde entier, c'est ça ? » Cependant, la suite de ses mots moururent dans sa gorge lorsqu'il entendit l'exclamation de douleur de la jeune lionne alors qu'elle se retournait et hurlait après les trois Serpentards qui s'éloignaient, un sourire aux lèvres. Un sourire aux lèvres ? Parce qu'ils avaient fait exprès en plus … Cela ne m'étonnait pas des Serpentards d'un certain côté. On n'était pas encore en vacances que je sache et ils agissaient peut-être ainsi chez eux, mais pas ici. Il ne pouvait cependant pas laisser faire cela et sautant sur ses pieds il leur lança de loin. « Vingt points en moins chacun pour votre Maison ! Et j'en parlerai à votre directeur ! »

    De loin, il entendit la fille qui accompagnait les deux gars glousser et lui lancer un regard mais les poings sur les hanches il ne bougea pas. Non mais en plus du fait que les jeunes maintenant buvaient de plus en plus tôt, les gens n'avaient plus aucun respect pour les autres. Marlène avait raison sur un point … Dans quel monde vivait-on ? En tous les cas, qu'ils rient ou pas maintenant, mais les points, ils les auraient bien en moins c'était certain. Ils l'avaient mérité. Sans compte qu'il n'oublierait pas d'aller en dire deux mots au directeur de Serpentard. Mentalement, il fixa les visages des trois jeunes dans son esprit pour les reconnaître par la suite. « Ils ne l'emporteront pas au paradis... Je déteste les gens qui agissent en lâches » Se retournant vers Marlène, il lui demanda, l'air inquiet. « … Et je déteste que l'on fasse mal à ceux que j'aime... Ça va ? » Les joues rougissantes, comme s'il avait presque honte de ses paroles, il se mit à parcourir l'herbe du regard à la recherche de l'arme du crime. Ses yeux se posèrent sur une petite pierre tombée à proximité de la Gryffondor. Ah c'était malin. Et on peut savoir pourquoi les Serpentard s'amusaient à lancer des pierres sur les gens maintenant ? Etait-ce contre Marlène seule ou était-ce juste parce qu'ils avaient envie de s'amuser … ? -____- Elle avait aussi raison. Ils allaient être bientôt diplômés et ils n'avaient pas plus de trois ans d'âge mental ! Et encore, un enfant de trois ans n'agirait même pas ainsi. Remus se baissa et ramassant la pierre, il la garda dans sa main pendant plusieurs secondes comme s'il s'agissait d'un des Serpentards...
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Mer 3 Aoû - 15:16

    Remus semblait toujours un peu réticent au sujet de la sécurité de sa mère, mais Marlène s'insista pas. Après tout, il s'agissait d'une décision importante. Et même s'il voulait que sa mère quitte le continent, encore fallait-il que celle-ci soit d'accord. Elle en avait parlé et avait émis l'idée parce qu'elle même y avait pensé il y a quelques temps. Avec toutes ces attaques, l'insécurité qu'elle ressentait l'inquiétait, mais elle avait surtout peur pour les siens, pour les autres. Elle craignait plus pour la vie de ceux qu'elle aimait, plutôt que pour la sienne. Après tout, si elle mourrait peu importe. Mais elle ne voulait pas que sa mère souffre. Que Lily souffre, que Remus souffre. C'était au dessus de ses forces. Pour cette raison, son cerveau ne cessait de fonctionner pour trouver diverses solutions. Il y en avait d'autres, mais celle-ci avait finis par lui sembler être la plus sure et la plus raisonnable. Pour sa mère du moins. Pour ses amis et Remus, elle ne voyait qu'une solution. Rester à leur côté. Et faire en sorte qu'ils ne se fassent pas tuer à la moindre occasion. Elle les savait fort, et courageux, mais cela ne suffisait pas toujours. Elle ne se croyait pas supérieure à eux, ou plus douée en magie, non ! Elle se disait juste qu'en étant avec eux, elle pourrait toujours tenter de les protéger si elle voyait la situation se présenter.

    Alors qu'elle lui reprochait d'être trop défaitiste, Remus se contenta d'hocher les épaules. Agacée, elle se retint de lui donner une tape sur le bras. Il était toujours ainsi. Il ne se souciait jamais de lui. Certes, il n'imaginait en rien le cas des lycanthrope dans la société magique, mais tout de même ! Il fallait qu'il soit plus ambitieux ou sur de lui. En acceptant son sort, il n'arrangerait jamais la situation. Il fallait vouloir le changement, pour que ce dernier opère. Il fallait faire des efforts pour que cela se fasse. Rester là, constater les dégâts et se tourner les pouces ne changerait jamais rien.... Elle ne dit cependant rien, ne voulant pas se fâcher avec Remus sur un sujet aussi délicat. C'était son choix, sa vie. Elle aimerait qu'il accepte son aide et l'écoute, mais ne pouvait pas l'obliger à le faire...

    « A six contre le monde entier, c'est ça ? »

    Évidement, les maraudeurs se sentaient plus forts tout. Enfin, d'une façon de parler. Même si Lupin plaisantait à moitié en disant cette phrase, elle n'était pas si loin de la vérité. C'était parfois l'impression qu'avait Marlène quand elle découvrait le nombre de sorciers ayant le camp de Voldemort. 6 contre le reste du monde.... Le nombre d'alliés semblait diminuer au fur et à mesure. A présent, même les gens du ministère était louche. Marlène n'appréciait pas la nouvelle ministre. Elle savait que cette dernière ne faisait surement pas partis des mangemorts mais elle restait un ennemi tout de même. Sur un autre front, mais un ennemi tout de même.

    La jeune femme ne put pousser sa réflexion, car elle fut coupée par un coup donnée sur sa tête. On venait de lui lancer un caillou, certes pas très grand, mais qui fit mouche tout de même. Même un tout petit caillou pouvait faire du mal à quelqu'un, voir même tuer. Elle ressentit une vive douleur au dessus de la nuque et se retourna pour voir trois serpentard s'éloigner en riant, fier de leur coups. Les.... ! mentalement, Marlène les traita de tous les noms. Si elle les avait dit à haute voix, elle en aurait presque fait rougir Remus, elle en était sur. Rah, ces serpentard, ces traites, ces idiots, ces... ! Le plus rageant était de savoir que la moitié d'entre eux, voir même plus, étaient tout à fait d'accord avec les paroles de Lord Voldemort. Et elle enrageait de le savoir sans rien pouvoir faire. Il y avait à Poudlard des gens tout aussi dangereux qu'à l'extérieur. Qui attendaient patiemment que le jour arrive...

    Pour l'heure, Marlène s'intéressait au cas de ces trois crétins qui avaient faillis lui fracasser le crâne. Elle s’apprêtait à sauter sur ses deux pieds pour leur hurler dessus, mais Remus la prit de court en le faisant le premier:

    « Vingt points en moins chacun pour votre Maison ! Et j'en parlerai à votre directeur ! »

    Voilà qui est dit, pensa Marlène, avec un petit sourire, heureuse et fière que Remus prenne sa défense. Ca n'enlevait en rien la douleur qu'elle ressentait toujours à la tête mais cela lui donnait du baume au coeur. Au loin, la serpentard se mit à rire, donnant à Marlène des envies de meurtres. Quelle dinde ! 3 ans d'âge mental, vraiment. Et ça allait être bientôt diplomé. Un soupire s'échappa des lèvres de Marlène alors qu'elle se massait le dos de la tête, avec une grimace.

    « Ils ne l'emporteront pas au paradis... Je déteste les gens qui agissent en lâches » Remus qui s'était levé se retourna vers elle et lui demanda, inquiet. « … Et je déteste que l'on fasse mal à ceux que j'aime... Ça va ? » Elle le vit rougir de ses propres paroles, et ne put s'empêcher de rougir à son tour en comprenant le sens de ces mots. Elle n'était plus une jeune adolescente de 12 ans, naïve, et qui ne connaissait rien à la vie, mais elle ne pouvait s'empêcher de réagir ainsi avec Remus. A ses côtés, elle se sentait devenir gauche, être sans cesse à côté de la plaque et beaucoup trop maladroite. Ce n'était pas vraie, mais c'était l'effet qu'il lui faisait. Elle avait tellement envie qu'il l'aime, qu'il l'apprécie, qu'elle ne pouvait s'empêcher de se rabaisser involontairement, de se demander encore ce qu'il faisait avec elle, et pourquoi. En réponse à sa question, et pour ne pas qu'il s’inquiète, elle hocha la tête un peu trop vivement, au point où des petites étoiles apparurent devant ses yeux.

    "Hum hum... ca va. J'aurai surement une jolie bosse, mais rien de grave."

    A vrai dire, la bosse était déjà là, elle pouvait la sentir sous ses cheveux. Mais pour ne pas inquiéter Remus d'avantage, elle attrapa sa main pour le tirer vers elle, afin qu'il se reçoit de nouveau contre le tronc d'arbre. Une fois fait, elle se cala contre lui, mit sa tête contre son épaule et finit par demander :

    "Vous avez prévu quelque chose ce soir, les maraudeurs et toi ? Lily pensait faire une soirée jeux de société, histoire de se changer les idées. "


    C'était peut-être idiot de vouloir jouer à des jeux de société par les temps qui courent. D'autant qu'ils avaient leur examens à préparer. Mais il fallait parfois savoir faire la part des choses et surtout, prendre des pauses pour ne pas devenir fou à force de surcharge.

    "Ca te dirait ? Une petite soirée entre amie, au coin du feu de la salle commune... ?"
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Sam 6 Aoû - 22:11



    En effet, rester accrocher à cet objet signifiait plutôt son embarras qu'autre chose. Il n'était pas totalement familier aux démonstrations affectives, en général, cela le mettait mal à l'aise. Il était même encore surprit qu'il puisse lui aussi être aimé. Depuis qu'ils étaient ensembles, il avait rarement dit d'ailleurs ces mots... Ces mots qui lui paraissaient si étrange dans sa bouche. Mais ils étaient sortis, presque sans y penser, parce qu'il les pensait... Il n'avait pas réfléchi. Il n'aimait pas que l'on s'en prenne à ceux qu'il aimait, c'était vrai. A présent, il en ressentait presque de la gène. D'avoir dit ces mots. Il y avait des fois où il aimerait être comme n'importe qui, et juste se détendre un peu. Mais on était ce qu'on était... Alors les rares fois où il osait un tant soit peu démontrer de son affection, était sûrement enregistrées à jamais... Confus après ses propres paroles qui semblèrent colorer ses joues – ce qui aurait certainement donner à Sirius l'occasion de plaisanter à ce sujet - il était toujours en train de jouer avec sa pierre comme si c'était le seul jouet qu'il n'avait jamais eu de sa vie. Ou comme s'il n'en avait vu de tel de sa vie.

    Il fut interrompu dans ses pensées lorsqu'elle lui répondit. A sa réponse, il releva la tête. Il était toujours embarrassé mais avait cessé de jouer avec la pierre qui tomba par terre avec les autres, lorsqu'elle l'attira vers elle pour qu'il revienne se caler contre l'arbre près duquel ils se reposaient tous deux avant le passage des Serpentards qui avaient troublés leur tranquillité. Pour certains, on pouvait penser qu'il était d'un ennui mortel... Remus appréciait tout ce qui était simple, tous ces moments de tranquillité qu'il pouvait voler à la vie. Il ne recherchait pas forcément à se compliquer la vie : elle l'était bien assez comme cela. Il ne doutait pas que l'on pouvait le considérer comme... Fade. Il n'était pas James, ou encore Sirius. Il était... Lui. Il était tellement différent d'eux. Evidemment, il pouvait faire preuve d'humour parfois, mais il se trouvait lui-même ennuyant... Peut-être avait-il une opinion bien basse de lui, mais il ne pouvait s'empêcher de penser ainsi. Un jour ou l'autre, peut-être Marlène allait-elle se rendre compte qu'elle n'avait rien à faire avec lui... Qu'elle s'était trompée, que ses sentiments n'étaient pas ce qu'elle avait cru au départ, et alors peut-être tomberait-elle amoureuse de quelqu'un d'autre, un garçon qu'elle mériterait au même titre qu'il la mériterait. Et lui... Ben lui, Remus Lupin, resterait seul... Il ne craignait nullement la solitude bien au contraire. C'était une vieille amie... Mais goûter à la présence de quelqu'un auprès de soi, lui faisait sentir si bien que quand celle-ci se terminait un jour, et bien celle-ci laissait une empreinte sur nous. Et en se retrouvant seul, l'on se rendait compte qu'il nous manquait quelque chose d'important... Remus avait peur de ressentir cela un jour... Jusqu'au dernier de ces jours, il craindrait toujours qu'on le laisse tomber. Il avait souvent beaucoup d'affection et d'amour à revendre mais il ne savait bien souvent pas comment faire pour la donner, tellement en avait-il été privé. C'était là qu'il échouait bien souvent.

    Mais pour le moment, elle ne semblait pas être lassée de sa présence. Au contraire elle lui avait saisi sa main et l'avait rapproché d'elle et ensuite, elle avait reposé sa tête contre son épaule. Remus décida de lâcher un peu de leste et de simplement profiter de ce moment simple et tranquille. Il sentit bouger son bras qui glissa de telle sorte qu'il vint - timidement - enserrer la taille de la jeune fille. Il demeura simplement ainsi pendant plusieurs minutes. Ce fut elle qui brisa le silence en lui proposant une partie de jeux de société dans la salle commune, avec leurs amis. Une soirée entre amis... C'était ce que Remus aimait le plus, en-dehors des livres. Les livres, et ses amis, les deux choses qui lui étaient le plus chers. L'un étaient en abondance, et le second se comptaient principalement sur une seule main, mais il avait les meilleurs selon lui. Les meilleurs. Un sourire s'élargit sur son visage alors qu'il relevait la tête et esquissait un sourire…

    « J'adorerai. Super idée ! Rien ne me fait plus plaisir qu'une soirée avec vous tous. »

    Les Maraudeurs, Lily... Marlène. Evey aussi, qu'il appréciait beaucoup. Son cercle d'amis se restreignait ainsi. Il ne voulait rien de plus que leur bonheur et espérait de tout son cœur qu'après Poudlard, leurs liens se relâcherait et qu'ils s'oublierait. On gardait ce qui était le plus important. Puis, il pensa à quelque chose et pensa à quelque chose. Avec un léger sourire espiègle qui rappelait bien à ce moment-là qu'il faisait partie du groupe d'amis qui s’appelaient les Maraudeurs -même si ce genre de sourire était plus rare avec lui -, il se tourna légèrement vers elle en disant :

    « Ça te dit d'aller … emprunter quelques petits choses aux cuisines pour les déguster en salle commune ou même revenir dehors ici ?  Où tu veux. On a un pass spécial avec les elfes de cuisines »
    , termina-t-il avec un clin d'oeil.

    Une chose qu'il aimait également, c'était faire plaisir à ses amis ! De même qu'il avait envie de faire pleine de choses avec eux, avec elle, comme si demain ils ne seraient peut-être plus là pour les faire, comme si cela pouvait simplement retarder le moment où ils devraient se quitter, comme si cela serait suffisant pour qu'ils puissent écarter la guerre, la mort et tout ce qui s'y rapportait. Comme s'il voulait le plus possible emmagasiner de souvenirs dans sa tête pour pouvoir s'en rappeler en tous moments, et surtout dans les pires.
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Lun 8 Aoû - 14:59

    Comment Marlène pourrait-elle se lasser de Remus ? Elle l'aimait, et cela depuis longtemps. Et il était impossible de se lasser de la personne dont on était amoureux. A ses yeux, Remus était le maraudeur le plus intelligent, le plus gentil et le plus délicat. Discret, mais généreux. Sérieux, mais toutefois malicieux. Il ne faisait pas partis des maraudeurs pour rien. C'était sans doute grâce à lui que les trois autres ne se faisaient pas attrapés aussi souvent qu'ils ne faisaient leurs farces. Et c'était aussi grâce à lui que la majorité de leurs plans se déroulaient sans accroches. Du moins, de l'avis de Marlène. Remus apportait aux maraudeurs la touche de raison et d'intelligence qui leur permettait d'être ce qu'ils sont aujourd'hui. James et Sirius apportait surement les idées, et les mettait en œuvre. A vrai dire, Marlène n'en était pas sure, elle ne faisait pas partis de ce groupe d'amis depuis très longtemps. Même si Lily et elle côtoient les quatre jeunes hommes depuis des années, elles ne sont dans la confidence que depuis peu. La confidence de leur condition d'animagus, de lycanthrope. De leur éventuels futurs blagues... Quoique... ces derniers temps, ils s'étaient visiblement retenus, sans doute à cause des temps sombres qui les touchaient tous. Même si Marlène avait toujours été exaspérée par leurs actions lors de ses premières années à Poudlard, elle en venait presque à vouloir qu'ils mettent au point une farce de taille, dont on en entendrait parler dans tout le château. Pour se changer les idées. Pour rire un peu, et oublier les soucis du quotidien....

    Tout ça pour dire que Marlène aimait profondément Remus, quoiqu'il en pense. Et qu'elle n'avait aucune image négative à son encontre. Bien entendu, il devait avoir ses défauts, et elle les connaissait déjà d'ailleurs : son pessimisme, sa timidité, et... sa lycanthropie, même s'il ne s'agissait pas d'un défaut caractériel... cela influençait la façon d'être de Remus au point de devenir un trait de caractère à part entière. Mais la jeune femme l'appréciait pour cela. Sa façon de tout affronter seul, sans vouloir impliquer ses amis. Sa façon de mentir pour ne pas les inquiéter. Son petit côté âme blessée et solitaire... Elle l'aimait pour toutes ses raisons, pour tout ce qu'il était.

    Marlène appréciait ces moments qu'ils passaient tous les deux ensemble, seuls. Même lorsqu'ils étaient avec les autres, à vrai dire, Marlène aimait toutes les minutes qu'elle passait à ses côtés. Mais là, assis sous un arbre, dans le parc, la tête sur son épaule, elle avait l'impression d'être à sa place. Et elle aurait aimé y rester pour toujours. Les yeux fermés, elle pouvait apprécier le contact de Remus contre elle, et le bras qu'il avait timidement passé autour de sa taille. Elle posa sa propre main sur le ventre du jeune homme et se retrouva calée. Immobile, écoutant les battements de corps de son petit ami, qu'elle percevait même si sa tête n'était pas directement sur sa poitrine, elle lui proposa alors de faire des jeux de société avec les autres ce soir, dans la salle commune. Cela pouvait paraître vieux jeux d'organiser de telle soirée ainsi ? A vrai dire non ! Ces jeux de société représentaient une activité divertissante pour les jeunes gryffondor. Un moyen de passer du temps tous ensemble, un moyen de rire, de chahuter. De penser à autre chose. A sa proposition, Remus accepta, sans surprise, ajoutant que rien ne lui ferait plus plaisir. Elle sourit, son visage contre lui, avant de répondre :

    " Tu seras moins enjoué quand Lily et moi on vous aura mis la patté ! Maraudeurs ou pas, on cartonne dans ce domaine. A moins qu'on fasse des équipes de deux. En couple. Lily et James, toi et moi et... Sirius et Peter ! "


    Marlène se mordit la lèvre pour s'empêcher de rire à l'idée du couple que formeraient Patmol et Queudver. D'autant que le caractère explosif de Sirius n'allait pas du tout avec Peter, le passif. Le cabot risquait bien d'enrager si par malheur ils en venaient à perdre. Marlène s'imaginait déjà la scène. Sirius tirant les oreilles d'un Peter pleurnichard. Il y avait de quoi rire ! D'ailleurs, à présent, la jeune fille n'arrivait plus à s'en empêcher, et s'était mis à rire doucement dans sa barbe.

    Au même instant, Remus se tourna vers elle pour lui proposer :

    « Ça te dit d'aller … emprunter quelques petits choses aux cuisines pour les déguster en salle commune ou même revenir dehors ici ? Où tu veux. On a un pass spécial avec les elfes de cuisines »


    Il avait clôturé sa phrase avec un clin d’œil malicieux, et Marlène ne put que lui sourire en retour. Faire un tour dans les cuisines du château. Voilà qui était alléchant ! Marlène n'avait aucune idée de l'endroit où elle se trouvait, ni comment y accéder. Et il fallait bien l'avouer, en sa qualité de gryffondor, elle était curieuse de voir comment se présentait les lieux. Y verrait-elle des elfes de maisons au travail ? Un coup d’œil à sa montre lui annonça qu'il était encore trop tôt pour que les elfes soient déjà à la besogne. Quand à savoir s'ils retourneraient à la salle commune ou au parc par la suite... Marlène hésita un instant avant de répondre :

    " C'est partis pour la visite des cuisines ! On pourrait manger à l'intérieur par la suite, j'ai peur qu'il se mette à pleuvoir. On dirait que le temps se couvre..."

    En effet, comme pour appuyer ses dires, des nuages sombres se dessinaient au loin, annonciateur du mauvais temps à venir. Il faisait assez lourd, ce qui risquait de provoquer des orages. De toute manière, Marlène s'imaginait mal déambuler librement dans le parc avec de la nourriture tout droit sortie des cuisines... Elle fit part de ses pensées à Remus:

    "On pourrait soit retourner à la salle commune, soit se trouver une salle tranquille, pour manger tous les deux. J'ai pas envie que Sirius me pique mon gouter !"

    Ils auraient très bien pu aussi manger directement dans les cuisines. C'était à voir. Ils improviseraient surement, au vue de la situation. Le but premier était surtout de ne pas se faire attraper par qui que ce soit !

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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Mer 10 Aoû - 0:42



    «  Dans ce cas, mieux vaut faire des équipes équitables et ne pas vous laisser ensembles toi et Lily. Et puis, je plains Peter d'avance si on fait les équipes par couples... » lui rétorqua t-il en riant lui aussi en imaginant le couple Peter/Sirius …

    En ce qui le concernait à vrai dire, perdre ou gagner, cela lui importait peu. La compétition, peut lui importait à vrai dire. Ce n'était pas pour gagner ou pour perdre qu'il se laissait entraîner dans des activités et des jeux tels que les jeux de société. C'était avant tout pour s'amuser, pour passer du temps avec ses amis. Rien d'autre ne lui faisait plus plaisir que celui de les savoir tous là près de lui, tous autant qu'ils étaient. Il n'y avait rien qui pouvait le remplacer. Mais il ne put s'empêcher de rire à la mention de Sirius/Peter comme l'équipe de « choc »... A son avis, Peter était un peu comme lui du côté du fait qu'il ne jouait pas pour gagner forcément à ces jeux... (mais après tout, on peut se tromper sur son compte...) tandis que Sirius éclaterait certainement s'il venait à perdre. Sans doute que faire les équipes suivantes : Sirius/James, Remus/Peter, Lily/Marlène serait mieux d'ailleurs... Mais pas forcément plus équitable … Il fallait séparer une équipe gagnante et il ne doutait pas une seconde que Marlène et Lily seraient enchantées de leur montrer une nouvelle fois qu'elles avaient gagné ! Ah ah ah, les filles ! … Enfin, Remus s'en fichait personnellement. Gagner, perdre, peu importait... Donc si elles gagnaient, il les féliciteraient même en bon joueur qu'il était. Cependant, il ajouta par la suite avec un petit sourire en coin...

    « … Et comme je sais que je n'ai aucune chance de gagner à ces jeux-là contre vous, on fera une revanche à la partie d'échecs, n'est-ce pas ? »

    Il se mit à rire à cette pensée. Sur ce terrain-là, il se savait gagnant. Il avait un excellent esprit stratégique à ce jeu et simplement en observant, voyait souvent les coups venir à l'avance... Cette fois, il savait que ce serait lui qui leur mettrait la pâtée... même si elles se mettaient à deux ! Remus aimait énormément les jeux de stratégie tel que les échecs. Il y avait aussi le jeu de dames et d'autres encore, mais c'était bien moins intéressant à son avis. Son préféré demeurait les échecs. Il préférait les jeux plus cérébraux... On ne s'en serait pas douter pour Remus n'est-ce pas ? A ce jeu, il n'avait encore jamais trouvé plus fort que lui ! … La jeune lionne approuva ensuite son idée d'aller chercher de la nourriture dans la cuisine tout en ajoutant avec raison qu'ils feraient plutôt mieux de trouver un coin tranquille après parce qu'ils n'allaient quand même pas sortir la nourriture au-dehors. Le jeune Gryffondor approuva d'un signe de tête.

    Remus était habituellement sage et jamais il ne brisait les règles – dans la mesure du possible, mais entrer dans les cuisines, depuis la première fois qu'il l'avait fait en compagnie de ses amis, cela avait quelque chose d'excitant. Sans compter qu'ils ne faisaient de mal à personne et puis, les elfes des cuisines étaient toujours ravis d'avoir de la compagnie. Ils les accueillaient à chaque fois en voulant leur offrir pleins de choses... D’ailleurs, ils avaient tellement fini par les connaître par cœur qu'ils apportaient déjà un gâteau au chocolat vers Remus, sachant qu'il était friand du chocolat. Remus n'avait même pas besoin de de demander que le plat était déjà sur la table... Cela l'avait quand même gêné au début, qu'ils soient ainsi à tous les ordres des sorciers. Il les considérait pour sa part comme des créatures égales au sorciers, mais nullement inférieures et il avait toujours un mot de remerciement à la fin. Néanmoins il savait que ce n'était pas le cas de tout le monde.

    « … Un coin tranquille... » murmura t-il ensuite comme pour lui-même alors qu'il pensait à quelque chose et qu'un sourire naissait sur ses lèvres. Il avait exactement l'endroit parfait en tête. Ils ne pouvaient pas trouver plus tranquille à vrai dire que cet endroit, mais avant cela ils leur faudrait faire un détour par la salle commune parce qu'il n'avait pas la « chose » qui lui manquait avec lui … Et il en avait besoin... Après tout, elle était autant à lui qu'aux autres ! Il la voulait simplement pour s'assurer que l’endroit était désert lorsqu'ils y passeraient. Il ne faudrait pas qu'ils se fassent voir. Mais il allait faire la surprise à Marlène... Il ne lui dirait pas où il allaient aller... Et en plus de cela, il faudrait qu'elle mette un bandeau devant ses yeux et qu'elle se laisse guider ! … Oui, il ne voulait pas qu'elle voit où ils allaient … Un enthousiasme vibrant se mit à résonner en lui alors qu'il pensait à cela. « Je sais où irons, mais tu le verras bien assez tôt. » répondit-il avec un sourire amusé tout en se levant et l'aidant elle-même à se relever en lui tendant la main. - On ne s'improvisait pas gentleman !

    « … Cependant, on pourra également rester dans les cuisines évidemment pour goûter. Ce ne sont pas les elfes qui nous vireront hors de la cuisine...  » ajouta t-il d'une voix confidentielle – donc basse, comme pour éviter que des oreilles indiscrètes ne l'entendent mentionner leur infiltration dans les cuisines. Ce qui était évidemment interdit... Mais, c'est amusant parfois non de braver l'interdit ? Oui, oui, vous ne rêvez pas, c'était bien Remus qui venait de dire ces mots... Du moins de les penser. Il leva la tête vers le ciel, apercevant lui aussi les nuages qui s’amoncelaient au loin et qui se rapprochaient inexorablement d'eux. Ils feraient en effet bien de rentrer à présent s'ils ne voulaient pas être sous l'averse quand celle-ci leur arriverait dessus.



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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Jeu 25 Aoû - 17:23

    « Dans ce cas, mieux vaut faire des équipes équitables et ne pas vous laisser ensembles toi et Lily. Et puis, je plains Peter d'avance si on fait les équipes par couples... Et comme je sais que je n'ai aucune chance de gagner à ces jeux-là contre vous, on fera une revanche à la partie d'échecs, n'est-ce pas ? »

    Marlène ne put que sourire en réponse à Remus car il avait parfaitement raison. Les équipes n’étaient pas équitables du tout, surtout si on imaginait Sirius avec Peter. Quant à prendre sa revanche aux échecs… Ca s’annoncerait mal pour les deux jeunes filles ! Marlène n’avait jamais été très douée à ce jeu. Elle en comprenait les règles mais n’était pas assez stratège pour mener à bien ses parties. De toute sa jeune vie, elle n’avait gagné qu’une seule partie : contre son grand-père. Mais elle soupçonnait ce dernier de l’avoir délibérément laissé gagner. Quoiqu’il en soit, elle était tout de même prête à jouer contre Remus, en compensation de sa participation aux jeux de société !

    « Va pour les échecs ! Marché conclu, et après ça, on nous départagera définitivement à Action ou Vérité ! »

    Dit-elle pour plaisanter. Quoique… ce jeu avait des règles que Marlène jugeait assez dangereuse mais qui, justement, rendait les choses que plus excitantes. Elle n’avait jamais eu l’occasion d’y jouer avec Lily et les maraudeurs, mais elle devinait pas avance que cela pouvait se révéler amusant… très amusant ! Et qu’elle pourrait apprendre plein de choses sur les quatre jeunes hommes ! Une chose à tester tiens !

    Vint le moment où les deux gryffondor évoquèrent le lieu où ils allaient manger. Marlène proposa un coin tranquille, pour qu’ils soient tous les deux et pas dérangés par les autres. Remus approuva son idée. Après tout, il avait beau être sage, il restait un maraudeur qui connaissait tous les recoins du château et ne pouvait s’empêcher d’enfreindre quelques petites règles… minimes… peu importantes. Pas de quoi se retrouver en heure de colle…quoique ?!

    Remus semblait avoir une idée du coin tranquille parfait pour leur petit pic-nic improvisé, et aussitôt la curiosité de Marlène fut titiller à l’extrême ! Mais le vilain ne voulait pas lui révéler son idée immédiatement, annonçant qu’elle le saurait bien assez tôt. Rah, qu’il était sadique, songea t-elle, amusée malgré elle. Attrapant la main que lui tendait Remus, elle se leva du sol et se retrouva en position debout.

    « … Cependant, on pourra également rester dans les cuisines évidemment pour goûter. Ce ne sont pas les elfes qui nous vireront hors de la cuisine... »

    Marlène approuva, car elle avait également eu l’idée d’éventuellement rester sur place. C’était aussi bien, et pratique. Et comme le disait si bien Remus, ce n’est pas elfes de maison qui les mettrait à la porte. Connaissant leur tempérament, ils seraient plutôt du genre à les garder exprès sur place pour voir si tout leur convenait et leur demander toutes les deux secondes s’ils voulaient autre chose à manger. La jeune femme en riait d’avance. Excitée, Marlène avait hâte de s’y rendre. Récupérant ses affaires et livres en quatrième vitesse, elle rejoignit ensuite Remus et passa un bras sous le sien dans l’optique de leur petite promenade jusqu’au château.

    « On a qu’à faire les deux ! On n’est plus à ça de prés… Par contre, j’avoue que tu as piqué ma curiosité au sujet de cet endroit tranquille… je peux avoir un indice ?! »

    Elle était quasiment collée à lui à présent, bien qu’elle ne s’en rende pas compte, mais ce geste était plus un reflet de sa curiosité et son entrain pour connaître sa réponse, que de la provocation aux yeux des autres. Nous l’avons déjà noté précédemment, le couple Remus/Marlène n’était pas des plus démonstratifs, mais ils leurs arrivaient d’avoir des contacts physiques assez spontanés, sans même qu’ils s’en rendent compte… Dans un sens, cela montrait officiellement leur statut de couple, et leur attachement sentimental.

    Comme s’ils n’attendaient que cela pour pointer de nouveau le bout de leur nez, un groupe de serpentard, différent du premier qui avait blessé Marlène précédemment, ne put s’empêcher de les interpeller alors qu’ils passaient devant eux :

    « Arg ! Y a des hôtels pour ça ! Vous pourriez éviter de vous bécoter devant nous… on vient de déjeuner ! »

    Étaient-ils ironiques parce qu’ils connaissaient la retenue dont faisaient preuve les jeunes gens ? Ou pensaient-ils vraiment que le fait d’être bras dessus bras dessous était réellement indécent ? Probablement la première solution. Piquée dans sa fierté, et bien qu’elle ne soit pas d’un naturel provocateur, Marlène se colla encore plus à Remus, et poussa même le culot jusqu’à embrasser plusieurs son petit ami dans le cou, avant de leur lancer un regard meurtrier. Les verts et argents poussèrent des exclamations dégoutées. Après quoi, les deux gryffondors continuèrent tous les deux leurs chemins et s’éloignèrent des idiots. Elle espérait que ce geste n’allait pas mettre Remus mal à l’aise ou en colère. Ayant un peu peur de sa réaction, elle s’écarta de lui, et pencha la tête pour croiser ses yeux, tout en continuant de marcher.

    « Désolée… je voulais juste rabattre leur clapet... »



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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Ven 2 Sep - 22:45




    Alors qu'ils marchaient en direction du château pour aller faire ce qu'ils avaient prévu de faire, et alors que Remus était en train de laisser son esprit s'égarer dans ce qu'il avait prévu de faire pour eux deux, un sourire vint s'accrocher presque inconsciemment à ses lèvres. Un sourire profondément satisfait. Ce serait parfait, ce serait absolument parfait. Il devait avouer ne pas savoir vraiment où les mèneront, si la jeune fille voudra continuer de le voir après qu'ils aient quitté Poudlard, ou si au contraire ils finiront par habiter ensembles... Ne sachant pas réellement dans quelle direction diriger sa vie, Remus avait du mal à cerner la direction que prendra leur couple après Poudlard. Elle l'aimait, c'était indéniable. Il pouvait le voir dans ses yeux. Il voyait tout dans les yeux des gens. Il voyait la sincérité, le mensonge, la honte, le doute... Sauf dans son propre regard. Dans celui de la jeune Gryffondor contre laquelle il marchait en fait, il était indéniable qu'elle l'aimait beaucoup... Son amour, ses sentiments survivraient-ils à l'après-Poudlard ou alors trouverait-elle quelqu'un d'autres de mieux pour elle ? Remus était indéniablement beaucoup attachée à elle du côté du sentiment amoureux, et il se sentait bien auprès d'elle, mais il n'était pas du genre à garder les gens contre leur gré... Peut-être tout changerait-il après Poudlard.

    Poudlard... Il avait tellement vécu de années de bonheurs ici, en ce lieu qu'il appréhendait le quitter. Le quitter signifiat la vie réelle, et la vie réelle lui faisait un peu peur, surtout en ce qui concernait son futur. Il aurait bien entamé des études de médicomagie, après Poudlard, mais... Il ne savait même si son statut de lycanthrope ne lui empêcherait pas... Pourtant, ce métier et ce statut n'étaient en rien incompatible... Il ne comprenait pas les gens sur cela. Il ne pouvait cependant s'empêcher de penser que Poudlard représentait la fin du rêve, un rêve éveillé, et qu'au sortir du château, tout serait beaucoup moins magique... C'était vrai, pour le moment, il avait l'impression que tout était possible. Même le fait qu'ici, il était possible qu'il soit aimé, aimé pour ce qu'il était, et cela il n'avait pas envie de le quitter.... Il n'avait pas envie de se réveiller. S'il avait pu rester toujours dans ce parc, assis au pied de cet arbre, avec à ses pieds la jeune fille qui était à présent collée contre lui et à côté de qui il marchait... S'il avait pu rester pour toujours dans leur salle commune, à rire et plaisanter avec ses amis ou même assis à l'une des tables à travailler sur un devoir de Potions, il y serait resté. A jamais. Alors que a fin d'année se rapprochait, il avait peur. Il avait peur que le rêve prenne trop vite fin, alors il profitait de tout ce qu'il avait pour le moment. Il profitait de la présence de ses amis, de celle de Marlène, du fait qu'elle était là pour le moment et qu'elle ne semblait pas vouloir le quitter – elle lui laissait ainsi l'espoir, l'espoir qu'au sortir de Poudlard elle voudrait encore de lui... Mais l'ennui restait que... Il ne savait pas réellement ce qu'il pourrait lui offrir de beau, et cela l'inquiétait plus que de coutume. Il n'avait pas l'impression de la mériter... Ou elle méritait bien mieux que la vie qu'il pourrait lui offrir. Alors même qu'il ne savait même pas quelle perspective d'avenir il aurait. Alors il avait juste envie de profiter le plus possible de ses dernières semaines, à Poudlard... Et également du fait que pour le moment il n'avait rien d'autres à penser vraiment qu'à eux deux. Hormis les examens de fin d'année évidemment. Même s'il pensait avoir de bonnes chances d'obtenir de bons résultat à peu près partout, il n'en demeurait qu'il ne pouvait s'empêcher de stresser.

    Il devait avouer que depuis plusieurs semaines il appréciait beaucoup marcher ainsi, juste l'un à côté de l'autre, un bras de la jeune fille passé sous le sien. La sentir à côté de lui, proche... Même si aujourd'hui, après avoir lui avoir demandé de nouveau où est-ce qu'il comptait bien l'emmener, elle semblait même un peu plus proche que d'habitude... Il ne put s'empêcher d'apprécier plus que de raison ce contact.... Ils étaient vraiment un couple hors normes. Pas de ceux à se coller toujours, à s'embrasser tout le temps, se faire pleins de calins/bisoux baveux comme beaucoup le faisaient …. Ce n'était pas que Remus... N'aimait pas l'embrasser, mais il était très timide, et n'osait guère souvent s'autoriser plus qu'il n'avait déjà. Il se contentait facilement de ce qui lui était offert et sa présence à ses côtés le remplissait déjà de joie. Intérieurement, il ne pouvait s'empêcher d'apprécier et de savourer chaque fois que leurs corps franchissait une limite qu'ils leur étaient rare de franchir.

    Les Serpentards, plongé dans ses pensées qu'il était, il ne les entendit pas immédiatement. Avant qu'il ait pu se rendre compte de ce qu'ils avaient dit précisément – tout en sachant que ce n'était pas très gentil pour eux, au ton moqueur qu'ils avaient employé, il trouvé le fil de ses pensées interrompu en sentant les lèvres de Marlène venir l'embraser dans le cou.... Ses lèvres étaient aussi douces que la brise au vent. Frissonnant une seconde de ce rare contact, il ne comprit pas immédiatement ce qui venait de se passer. Il entendit par contre les exclamations de dégoût des serpentards tandis que les deux rouges et or passaient devant eux et continuaient leur chemin... Toujours un peu désemparé, Remus sentait cependant son cœur cogner fort dans la poitrine bien qu'il fit son possible pour ne pas l'écouter. Lisant le trouble sur le visage de la jeune fille, il préféra la rassurer et exerçant une légère pression sur sa main, il répondit simplement...

    « … Ce n'est pas grave... De toutes façons, les Serpentards trouveront toujours à redire  », termina t-il en esquissant un sourire pour la rassurer et en secouant doucement la tête.

    Il leva une main pour caresser sa joue de deux doigts et il esquissa un sourire, avant qu'ils ne continuent leur chemin... Ils rentrèrent peu après dans le hall du château. Remus savait précisément où se trouvait la cuisine. Non loin de la salle commune des Poufsouffles d'ailleurs. Les cuisines se situent pile sous la Grande Salle, mais pour y accéder il faut emprunter la porte à droite de l'escalier principal et en suivre le couloir jusqu'à tomber sur un tableau représentant une coupe de fruit. C'est précisément vers là que Remus se dirigea et ouvrant la porte, tout en jetant un coup d'oeil autour de lui comme pour vérifier qu'il n'y avait personne à mes observer. Puis, il laissa la jeune fille passer avant de la suivre à son tour dans le couloir qu'ils se mirent à suivre. La suivant de près derrière, ils parvinrent enfin au tableau représentant cette fameuse coupe de fruit et s'en approchant, il leva une main pour en chatouiller la poire qui se mit à rire et se transformer en une poignée de porte. Remus n'eut plus qu'à tourner la poignée pour dévoiler...

    Les cuisines. Là où ils pourront prendre quelques victuailles à amener dans l'endroit secret que Remus réservait à Marlène, sauf si elle préférait rester dans les cuisines évidemment, mais... Il voulait au moins une fois aller dans cette salle mystère avec elle. Comme si plus jamais il ne pourrait le faire après. Il ressentait cette nécessité au plus profond de lui-même. Dès que la porte fut ouverte, les elfes de maisons se tournèrent vers eux, et deux d'entre eux trottinèrent vers eux sur leurs petites jambes pour leur accueillir comme des rois. Ils avaient évidemment reconnu Remus pour qui ce n'était pas la première visite. Presque aussitôt, un elfe qu'il connaissait sous le nom de Youki vint lui offrir des chocogrenouilles.... Ils se souvenaient même de son goût prononcé pour le chocolat c'est dire Mais lorsqu'ils leur demanda ce qu'ils voulaient qu'ils leur serve, Remus fronça les sourcils et se tourna vers Marlène pour lui demander...

    « Tu veux manger quelque chose de particulier ? Moi ça m'est égal...  »
    fit-il, un léger sourire aux lèvres. « Ce que tu veux... Ne t'en fais pas. Les elfes sont toujours ravis de nous ramener tout peins de bonnes choses. Mais chut... » ajouta t-il en se penchant vers elle et en lui glissant ces derniers mots à l'oreille.

    Toujours avec un petit « merci » évidemment à la fin. Remus avait beaucoup de respect pour les elfe de maison qui leur préparait à manger tous les jours pour ne pas les remercier. Il les plaignait même au début mais après avoir parlé avec certaines, la plupart d'entre eux parlait de Dumbledore comme d'un maître plein de bonté. Sans nul doute que même si Remus n'approuvait pas l'utilisation des elfes dans les familles de sorcières, ces elfes là n'étaient pas à plaindre et avaient une vie relativement heureuse. Ils aimaient vraiment leur travail. Préparer à manger pour des centaines d'élèves...

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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Sam 3 Sep - 9:43

    Marlène réfléchissait souvent à son avenir. Au sien, à celui de sa mère, à celui de tous les sorciers qui étaient en danger face à la menace de Voldemort… elle se demandait ce qu’elle allait devenir après Poudlard, ce qu’elle allait y faire. Et depuis qu’elle était en couple avec Remus, elle se demandait ce qu’allait devenir leur couple. Bien entendu, elle voulait que leur histoire continue. Leur rapprochement avait été si imprévisible et rapide, qu’elle ne l’avait pas vu venir. A présent, cependant, elle ne pouvait voir son avenir sans Remus. Elle voulait être à ses côtés, vivre à ses côtés, se battre à ses côtés. Elle voulait lui redonner de l’espoir et changer cette image si pessimiste qu’il avait de lui même. Elle voulait être avocamage… et ce métier serait d’autant plus un moyen pour elle d’aller au delà des préjugés qui touchaient tous les jours les personnes comme Remus, atteint de lycanthropie. Bien entendu, des loups garous maléfiques, il en existait des centaines. Certains rejoindraient surement le camp de Voldemort un jour. Mais d’autres… d’autres n’avaient rien demandés. Ils s’étaient fait mordre, et n’étaient que de simples victimes. Ils subissaient leur transformations, et ne la désiraient aucunement. Il fallait que le ministère de la magie se mette ça dans la tête et prennent des décisions qui permette de réhabiliter les personnes telles que Remus.

    De cela, Marlène en était sure. Peu importe ce qui pourrait leur arriver, elle était décidée à se battre pour l’homme qu’elle aime. Elle espérait que leur relation et leur amour dure toujours. Mais rien était inévitable et elle n’était pas naïve au point de croire que rien ne les séparerait… quoique… quoiqu’il en soit, elle préférait rester positive et ne pas songer aux barrières qui allaient se dresser contre eux.

    Lorsqu’ils passèrent devant le groupe de serpentard, Marlène réagit au quart de tour, et décida de les provoquer encore plus, histoire de leur rabattre le clapet. Elle posa ses lèvres dans le cou de Remus, qu’elle sentit frémir tout contre elle, et s’en réjouit intérieurement. Rares étaient les moments où les jeunes gryffondors étaient aussi proches, et partageaient les contacts physiques. Pour eux, ce n’était pas nécessaire, indispensable, car ils savaient qu’ils s’aimaient. Nul besoin de preuves ou d’actes trop expressifs… cela ne rendait leur baisers que plus désirés, et plus lourds de sens. Ils n’avaient jamais été plus loin que cela : baisers, et quelques caresses timides. Marlène se surprenait parfois à penser à plus, mais n’osait en faire part à Remus, qu’elle savait timide, et peu sur de lui. L’envie ne lui manquait pas, cependant. Mais elle savait qu’ils devraient prendre leur temps. Chaque chose à la fois…

    Elle fut rassurée de voir que son action un peu trop… spontanée, n’avait pas choqué, ni mit en colère Remus. Il la rassura tout en lui caressant la joue du bout des doigts, et Marlène lui rendit son sourire tout en fermant les yeux pour apprécier son contact. Quelques instants plus tard, les deux gryffondors pénétraient dans le château et se dirigeaient d’un pas sur vers les cuisines. Main dans la main, Marlène suivait de près son petit ami, qui semblait connaître le chemin par cœur. De son côté, elle observait les alentours afin de se mémoriser le chemin à suivre pour les prochaines fois. Prochaines fois… s’il y en avait. La fin de l’année arrivait à grand pas. Les examens n’allaient pas tarder à tomber. Et Poudlard ne serait bientôt qu’une histoire ancienne. Marlène sentit un poids lourd s’emparer de son cœur à cette pensée. Elle s’était tellement attachée à ce château durant ces sept dernières années. Qu’elle avait bien du mal à se faire à l’idée de l’après Poudlard. Elle imaginait aisément la raison pour laquelle certains anciens élèves déprimaient durant les mois qui suivirent leur « remise des diplômes » . Elle même déprimait, rien que d’y penser. Mais il ne fallait pas. Elle ne serait pas seule. Lily et les maraudeurs seront à ses côtés. Ensemble, ils passeraient ce cap, et deviendront des adultes responsables. Et heureux.

    Perdue dans ses pensées, elle ne réalisa même pas qu’ils étaient déjà arrivé à bon port. Tant pis pour la mémorisation du chemin. Un bref coup d’œil lui apprit toutefois qu’elle se trouvait dans les cachots, pas très loin de la salle commune des poufsouffle, en vue des élèves qu’ils avaient croisés. Elle regarda Remus s’approcher d’un tableau représentant une coupe de fruit, et ne put s’empêcher de pouffer en le voyant chatouiller la poire, qui rit et fit apparaître une poignée de porte. Ainsi… voilà comment on pénétrait dans les cuisines de Poudlard. C’était pour le moins chou, et original. Soudain revivifiée, elle pénétra dans les lieux aux côtés de Remus. Et ce fut sans surprise qu’elle vit deux elfes les rejoindre presque immédiatement. L’un d’entre eux donna d’ailleurs des chocogrenouilles à Remus, comme s’il le connaissait par cœur. Amusée, Marlène se pencha vers lui, et lui murmura à l’oreille :

    « Un habitué des lieux hein… maintenant je saurai où chercher si tu disparais un jour sans crier gare… »

    On leur demanda alors ce qu’ils désiraient manger, et Remus se tourna vers elle pour avoir son avis. Elle hocha la tête lorsqu’il lui confia que les elfes étaient toujours heureux de les servir. Cela semblait évident, en vue des petites étoiles qu’ils avaient dans les yeux, alors qu’ils attendaient leurs « ordres ». Ils devaient sincèrement être fou de joie lorsqu’ils recevaient de la visite. A part les maraudeurs, personne ne devait passer par là. D’ailleurs, comme pour confirmer ses dires, le deuxième elfe s’approcha un peu plus de Marlène et s’exclama :

    « Jeune sorcière être la petite amie de Monsieur Lupin ? Qu’est-ce que la petite copine désire manger ? »

    Hum… Cachant tant bien que mal la rougeur qui était apparu sur ses joues, Marlène se racla la gorge, et se pencha un peu en avant afin de lui répondre :

    « Euh… je vous fais confiance pour nous faire une petite surprise. Remus et moi comptions prendre un petit pique nique. Vous pensez pouvoir [...] ?»

    « Oh oui ! Un pique nique ! »

    Sans lui laisser le temps de finir sa phrase, le second elfe de maison retourna au fond de la salle, pour s’afférer aux préparations. Après tout, elle avait été sincère. Elle ne savait pas trop quoi manger mais faisait confiance au choix et à l’expérience des elfes de maison pour leur concocter quelque chose de délicieux. Ils n’avaient même pas eu l’air de s’étonner de l’heure à laquelle ils venaient les déranger. C’était vraiment adorable de leur part. Reportant son attention sur son petit ami, elle chuchota :

    « Alors ? C’est quoi cet endroit secret ? Tu ne vas pas me faire languir jusqu’au bout j’espère ? »

    Mais en vue du sourire en coin de Remus, il fallait croire que si. Quelques minutes à peine, et déjà les deux elfes revenaient avec un panier énorme, recouvert d’une serviette. A l’odeur, Marlène devinait que ce qu’il s’y trouvait devait être délicieux. Elle en salivait d’avance. Elle attrapa le panier avec un sourire et les remercia encore une fois. Après quoi, elle se tourna vers Remus et demanda :

    « Prochain arrêt ? »
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Lun 5 Sep - 23:37


    « Un habitué des lieux hein… maintenant je saurai où chercher si tu disparais un jour sans crier gare… »

    Remus ne put s'empêcher de s'esclaffer lorsqu'elle se pencha vers lui pour lui murmurer ces mots mais il ne répondit rien. Pas du tout... Ça, c'était James ou Sirius ! Lui, il n'y allait que rarement ! Généralement, s'il disparaissait sans crier gare et qu'on ne le revoyait plus pendant plusieurs heures, c'était assurément du côté de la bibliothèque qu'on pourrait le retrouver.... Et quatre vint dix huit cas sur cent, c'était en effet là qu'on le retrouvait. Pas pour rien que le Choixpeau avait hésité à le mettre à Serdaigle... Il n'y aurait cependant peut-être pas rencontrer toutes ces personnages géniales qu'il connaissait à présent, et rien que pour cela il ne remercierait jamais assez le Choixpeau d'avoir lu dans son cœur qu'il irait bien aussi à Gryffondor...

    La bibliothèque, c'était la bibliothèque. Mais les cuisines... C'était les cuisines. Ça, c'était uniquement avec Sirius, James, qu'il avait pris cette habitude. Ils avaient découvert l'entrée des cuisines, et comme chaque fois ils étaient accueillis en rois dans ces lieux, autant en profiter non ? Autant se servir de ce qu'on avait et avoir l'impression que c'était sans doute l'une des dernières fois qu'il pénétrait dans ces cuisines ne faisait qu'accroître cet étrange sentiment qu'il avait au fond de lui... Cette... Amertume qui lui resserrait le cœur doucement. Il n'était pas encore partit que Poudlard lui manquait déjà. Sa salle commune allait lui manquer, la bibliothèque, le parc, même la lac qu'il aimait observer coucher du soleil lorsque le soleil y baissait à l'horizon. Il y avait toutes ces petites choses qui lui manquaient déjà... Une dernière fois, il désirait entrer dans un autre lieu. Un autre lieu qu'il avait également découvert avec les Maraudeurs et dans lequel il ne pourrait sans doute plus jamais y aller. Du moins, avant longtemps. Il voulait y emmener Marlène, au moins une fois...

    Tandis que Youki lui tendait de nouveau un petit panier rempli de Chocogrenouilles et que ce dernier insistait pour qu'il en reprenne un – auquel Remus succomba, celui-ci ne put s'empêcher d'entendre ce que le second elfe disait à Marlène en se rapprochant d'elle. Il ne put également s'empêcher de rire à ses mots. Il n'entendit cependant pas ce qu'elle répondit à l'elfe étant donné qu'elle s'était penchée vers lui, Oota qu'elle s'appelait d'ailleurs, une petite elfe que Remus aimait beaucoup. Même les elfes de Maisons de Poudlard allaient lui manquer... Et sans nul doute que les Maraudeurs allaient également leur manquer quand ils ne seraient plus là pour leur rendre visite.

    L'elfe s'exclama « Oh oui, un pique-nique » tandis que l'autre accourait dans le fond de la salle pour s'affairer à leur préparer leur pique-nique. Remus leur faisait absolument confiance et décida de se laisser aveuglément. Lorsque Marlène voulut savoir de nouveau où il comptait l'emmener après, il fit son possible pour s'empêcher de rire bien qu'il ne put retenir les coins de son lèvres de se déformer légèrement en un sourire léger. Il n'ouvrit cependant pas la bouche pour parler. Ce qui signifiait donc qu'il avait bien l'intention de la faire languir jusqu’au bout.

    Un elfe – Youki – revint avec un panier qu'il donna à Marlène qui se tourna ensuite vers Remus pour lui demander quel était le prochain arrêt. Mais avant qu'il ait le temps de lui répondre, il constata que Youki n'était toujours pas partit... En effet, ce dernier lui tirait un peu sur le pantalon pour attirer son attention et Remus se tourna vers lui alors que Youki lui disait de sa petite voix fluette.

    « Vous avoir charmante petite copine. Elle gentille ; vous gentil. Vous revenir quand vous voulez... Beaucoup à manger ici, pas beaucoup de visites... Vous être toujours les bienvenus ! »

    … Cette fois, ce fut lui qui se sentit atrocement embarrassé – allez savoir pourquoi, et il sentit ses joues s'embraser un peu. Se reprenant cependant assez vite, il baissa la tête vers Youki qui l'observait de ses yeux larmoyants et qu'il avait toujours trouvé attendrissant - ce petit elfe restait son favori pour tout dire, même s'ils étaient tous d'une gentillesse extrême.

    « Je ne suis pas certain que nous puissions revenir avant longtemps vous savez Youki... C'est notre dernière année, et l'année est bientôt finie.... », répondit-il d'une voix lente et incertaine...

    Il ne savait pas si c'était une impression mais il crut vaciller dans le regard de l'elfe comme une sorte de larme. En tous les cas, l'elfe baissa la tête avant de la relever et de tendre sa main vers Remus. Ce dernier la prit volontiers et la lui serra. - C'était un spectacle vraiment étrange parce que la petite main de l'elfe paraissait vraiment minuscule dans celle de Remus... Puis, il la relâcha.

    « Au revoir, monsieur. »
    lui dit l'elfe.

    « Au revoir... » répondit Remus alors qu'il voyait Youki s'incliner devant tous les deux. Sur ce il s'en alla en trottinant non sans leur jeter un dernier regard et leur faire un dernier signe de la main comme pour leur dire adieu. C'était surement les adieux les plus émouvants auxquels Remus n'avait jamais assisté et ce fut encore tout chamboulé qu'il se tourna vers Marlène, bien qu'il tentait de masquer l'émotion dans sa voix et sur son visage.

    « On peut y aller. » fit-il en ouvrant la porte et la laissant sortir avant lui. Derrière lui, il laissa la porte se refermer et ils se retrouvèrent de nouveau dans le couloir. Le chemin du retour sembla se faire plus rapidement même s'il y avait certainement la même distance. Ils croisèrent quelques Poufsouffles qui rejoignaient leur salle commune. Remus les salua poliment au passage. Ils revinrent ensuite dans le hall qu'ils avaient quitté il y avait seulement dix minutes. Attrapant le bras de la jeune fille, il l'emmena tout d'abord jusqu'à leur salle commune où il lui demanda de l'attendre pendant qu'il allait chercher quelque chose dans ses dortoirs. Il ne fut absent qu'à peine cinq minutes et il la rejoignit aussitôt qu'il eut été chercher ce qu'il voulait.

    Il avait dans la main un objet qui ressemblait de très près à un foulard de couleur rouge et il demande à Marlène de se retourner pour qu'il puisse le lui attacher sur les yeux. La jeune fille obtempéra sans trop faire d'histoires... Elle semblait lui faire confiance ! (Pourquoi n'aurait-elle pas confiance d'ailleurs?). Lorsqu'il lui eut bien attaché le foulard sur les yeux, il attrapa sa main et la guida à travers les couloirs. Peut-être qu'elle essayait de compter le nombre de couloirs, d'escaliers qu'il prenait. En tous les cas, ce serait le seul moyen qu'elle pouvait avoir pour savoir vers quel endroit à peu près il l'emmenait... Parce qu'il était bien décidé à ne laisser échapper aucun indice. C'est ainsi qu'ils arrivèrent jusqu'au septième étage. Il y avait peu de monde à traverser cet étage... C'était dans les étages supérieurs, et lorsqu'il y venait avec ses amis, ils ne rencontraient peu de monde. Peu de gens connaissait cette pièce. Remus se rendit devant un pan de mur … Vide. Un pan de mur où rien du tout ne semblait accroché. Un pan de mur entre deux piliers... Face à ce mur se trouvait une représentation de Barnabas le Follet essayant d'apprendre à danser à des troll. Remus s'était toujours demandé où est-ce qu'il avait été cherché cette idée d'ailleurs... Autant essayer d'apprendre à parler à un Scroutt à Pétard.

    Le jeune Gryffondor lâcha quelques secondes le bras de Marlène à qui il demanda de ne pas bouger, et il se mit à faire plusieurs aller-retour devant le pan de mur en ce concentrant très fort. Il finit par s'arrêter et se remettre face à lui... Le mur ne tarda pas à laisser apparaître une porte richement sculptée et paraissant très vieille. Lorsqu'elle se fut stabilisée, Remus se rapprocha de la jeune Gryffondor avant d'attraper sa main et il la guida à l'intérieur de la pièce spécialement commandée pour eux, et parfait pour un pique-nique... Pique-nique en pleine nature. Et là, il n'y avait nul Serpentards pour encore leur lancer des piques de leur cru ou encore des pierres. Ils étaient tranquilles pour manger sans craindre de recevoir une pierre ou des insultes sur la tête. On entendait même de petits oiseaux, au loin...
    C'était magique. Cette salle était magique, pensa Remus. C'était d'ailleurs ce qu'il pensait à chaque fois qu'il venait ici. Il avait même toujours l'impression que même le temps se suspendait ici, qu'il n'avait en tous cas plus la même mesure...

    « Tu peur retirer ton bandeau maintenant. »
    fit-il doucement à l'adresse de Marlène. La pauvre avait été suffisamment forcée de rester dans le noir hein ?




    HJ : Je te laisse imaginer le décor naturel ^^

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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Lun 12 Sep - 17:16

    Le dit Youki tendit un panier pique-nique à Marlène qui le remercia chaleureusement avant de se redresser. L’elfe tira alors sur le pantalon de Remus pour attirer son attention, et dit, de sa voix fluette.

    « Vous avoir charmante petite copine. Elle gentille ; vous gentil. Vous revenir quand vous voulez... Beaucoup à manger ici, pas beaucoup de visites... Vous être toujours les bienvenus ! »

    Les joues de Marlène devinrent probablement aussi rouges que celles de Remus, mais elle ne put s’empêcher de sourire à ses paroles. C’était ridicule la façon dont ils réagissaient alors qu’ils étaient ensemble depuis un moment déjà. A croire qu’ils allaient rester gauches et timides toute leur vie. Si certains trouvaient ça agaçant, Marlène, elle, trouvait ça touchant. C’était chou. Bien sur, elle espérait qu’au fil du temps, cette retenue allait disparaitre alors que leur confiance mutuelle la remplacerait. Le sourire de la jeune fille se figea toutefois alors que Remus répondait à l’elfe qu’il n’allait surement pas pouvoir repasser. Il avait raison, bien entendu. Mais l’entendre le dire faisait tout de même beaucoup de peine. Surtout lorsque Marlène voyait le regard humide de l’elfe, et son air triste. Elle-même sentit les larmes lui piquer les yeux, et elle dit cligner plusieurs ses paupières pour les empêcher de couler. Trop sentimentaliste ! Lui reprochait-on souvent. Mais qu’importe. L’idée de quitter Poudlard était trop difficile. Et se dire qu’elle ne pourrait plus jamais voir ce petit elfe l’était tout autant. Elle se prit à regretter de ne pas avoir pu venir ici plus tôt. Elle aurait pu partager de bons moments avec eux et Remus. Mais c’était trop tard à présent…

    Devant elle, Remus serrait la main minuscule de Youki et le saluait, le visage marqué par diverses émotions. Il se tourna ensuite vers elle pour lui annoncer qu’ils pouvaient partir. Avant de quitter les lieux, elle prit toutefois le temps de faire un signe de la main à Youki et les autres qui les regardaient de loin. Elle faillit dire « A bientôt » mais comme l’avait souligné Remus, ils ne risquaient pas de revenir avant la fin de l’année scolaire. Elle dit donc :

    « Au revoir. Et… bonne continuation ! »

    Elle fit un mouvement de tête pour accompagner sa tirade, pleine d’honnêteté. Après quoi, elle quitta la cuisine, talonnée de prés par Remus. En silence, ils regagnèrent le hall de Poudlard. Elle n’osa pas parler tout le long, se doutant que son petit ami était plus touché qu’il ne voulait bien le laisser paraitre. Elle se contenta alors de prendre la main dans la sienne, et de parcourir avec lui les couloirs du château. Bien qu’elle soit curieuse de leur destination, Marlène rongea son frein et se laissa guider. Elle eut la surprise de retourner dans leur salle commune et s’apprêtait à lui dire : « C’est ça la fameuse surprise ? » mais déjà Remus disparaissait en lui promettant de revenir très vite. Cinq minutes plus tard, il redescendait avec une sorte de foulard rouge et Marlène comprit où il voulait en venir. Amusée, elle se retourna et le laissa lui bander les yeux. Elle se retrouva alors dans l’obscurité totale, et fit rassurer en sentant Remus lui attrapa la main pour la guider de nouveau vers l’extérieur. Alors qu’ils avançaient, Marlène, les sourcils froncés, tentait de compter le nombre de fois où ils changeaient de direction où empruntaient des escaliers afin de deviner où il se rendait. Mais très vite, elle perdit le compte, et eut même l’impression de tenir en rond. Elle se secoua mentalement. Tant pis. Elle le découvrirait bien assez tôt. Au bout d’un temps qu’elle n’arrivait même pas à évaluer, ils s’arrêtèrent enfin. Elle ouvrit la bouche pour lui demander ce qu’ils faisaient à présent, et s’ils étaient arrivés, mais déjà il lui demandait de ne pas bouger.

    L’oreille tendue, Marlène tourna la tête pour essayer de diriger son visage vers les bruits de pas de Remus. Il ne l’avait tout de même pas laissé en plan dans un couloir ?! Mais non, déjà, les bruits de pas revenaient vers elle, pour s’éloigner à nouveau. Mais qu’est-ce qu’il était en train de faire ? Un bruit sourd se fit ensuite entendre, et Marlène recula spontanément d’un pas. Remus revint et la guida ensuite à l’intérieur d’une pièce. Et à peine eut-elle poser le pièce à l’intérieur… qu’elle se crut à l’extérieur ! Le sol sous ses pieds ressemblait plus à de l’herbe que de la pierre. Un peu déstabilisé, elle faillit même trébuchée, mais se rattrapa de justesse à Remus. Un oiseau chanta au loin, et Marlène en sursauta. Ce n’était pas possible. Ils étaient encore dans le château. Ils n’avaient fait que monter dans les étages, seule chose dont elle était certaine. Alors où pouvaient-ils bien être à présent ?

    « Tu peur retirer ton bandeau maintenant. »

    Sans se faire prier, Marlène retira le voile devant ses yeux. Et fut émerveillée devant la scène qui se déroulait devant ses yeux. Remus et elles se retrouvaient dans une sorte de clairière, bordée d’arbres, et jouxtant une cascade haute de plusieurs mètres. Elle ne s’en était pas rendu compte tout de suite, mais le bruit de l’eau se fracassant quelques mètres plus bas résonnait délicieusement à ses oreilles. L’herbe était d’un vert presque trop parfait, on aurait dit que ce lieu était un lieu paradisiaque, jamais souillé par les humains. Comme s’ils étaient les premiers à y pénétrer. Les yeux brillants, Marlène se tourna vers son petit ami, et ne put s’empêcher de le prendre dans ses bras.

    « Mais.. . C’est magnifique Remus ! Où est-ce qu’on est ? »

    Elle crut apercevoir derrière eux les battants d’une porte qui jurait un peu avec le reste du décor, mais ces derniers devinrent bientôt transparents, comme s’ils essayaient de se camoufler avec la nature.

    « On est encore dans Poudlard ? »

    Enjouée, elle le lâcha pour se diriger vers le bord de la clairière. Là, elle déposa le panier, et se pencha pour plonger sa main dans l’eau. Cette dernière était bien évidement fraiche, mais si délicieuse au contact de sa peau. Relevant la tête et regardant par-dessus son épaule, elle lança, pince sans rire :

    « Une baignade, ça te dit ? Rah ! Si j’avais su, j’aurai amené mon maillot !»

    Après quoi, elle se redressa et envoya une petite giclée d’eau vers Remus, tout sourire. Et quelques secondes plus tard, elle se retrouva dans ses bras, la tête contre sa poitrine.

    « Merci beaucoup Remus. Cet endroit est magnifique. Un vrai paradis sur terre… »

    Doucement, elle se mit sur la pointe des pieds pour embrasser le jeune homme. C’était, selon elle, le meilleur moyen de le remercier. Non ?

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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Mar 13 Sep - 22:53



    Il venait de lui dire qu'elle pouvait ôter son bandeau et elle le fit sans attendre. Il l'observait, il observait son visage, son expression, son regard... Il vit l'émerveillement briller à l'intérieur et aussitôt, un sourire ne put s'empêcher de s'esquisser sur son visage. Il aimait faire plaisir aux autres, à ses proches. Il aimait véritablement leur faire plaisir, il aimait voir un sourire sur le visage... Il aimait voir la joie se mettre à briller dans leurs yeux, cette petite lueur qui faisait qu'il se sentait bien en les voyant heureux et qui le faisait également être heureux. Il était heureux de les voir heureux. Il ne lasserait jamais, sans doute, de voir les gens sourire. C'était presque... Un besoin...

    … Une nécessité vital pour lui. Il ne pouvait être totalement épanoui sans cela. Qu'était-ce un sourire ? Un sourire, cela représentait beaucoup dans le monde et on en avait tous besoins dans le monde, au moins un peu. Et pour lui, cela représentait même plus pour quiconque. Les sourires pleins d'innocence, c'était ceux-là même qui étaient les meilleurs... Des sourires d'enfants... Il ne se souvenait pas avoir jamais eu de vrais souvenirs d'enfant, quand il était plus jeune. Les seconds meilleurs sourires, c'était ceux, empli d'un ravissement complet, presque enfantin aussi... Chez Marlène, cela semblait si naturel. Il passerait des heures juste à la voir sourire...

    Les yeux brillants, la jeune fille lui sauta dans les bras, le félicitant – alors que lui-même n'y était absolument pour rien ! - puis il esquissa un sourire mystérieux ensuite, ne répondant rien à sa question. Où ils se trouvaient ? Etait-ce vraiment important ? Ils étaient quelque part. Quelque part où la guerre ne parviendrait à entrer. Ils étaient dans un endroit secret connus d'eux seuls et il n'y avait rien d'autres alentours que les petits oiseaux, le bruit de la cascade que l'on entendait un peu plus loin, il n'y avait rien d'autres que l'herbe bien verte, presqu'irréaliste. Le ciel, bleu, parsemé de quelques nuages. N'étaient-ils pas biens ? Etait-ce nécessaire de savoir où ils étaient exactement ? De nouveau, elle lui posa une autre question. Où ils étaient à Poudlard. Elle savait au moins qu'ils n'avaient pas quitté Poudlard, mais Remus n'avait pas envie de révéler encore ses sources... N'avait-elle jamais lu quelque part la présence d'une telle salle dans le château ? Remarque, s'ils ne l'avaient pas aperçu un jour sur la carte du Maraudeur, sans doute qu'eux non plus n'en auraient pas été au courant... Quoiqu'à part s'ils s'y étaient égaré par pur hasard. Et puis, tout le monde dans le château ne la connaissait de toutes façons pas...

    Elle le relâcha ensuite et il la suivit des yeux jusqu'à la rivière, y plonger les mains dans l'eau claire. Remus l'avait lentement suivie. Mal lui en prit ! Mal lui en prit lorsqu'elle se redressa pour lui envoyer une gerbe d'eau à la figure. Remus se laissa sursauter et tomber vers l'arrière, se réceptionnant sur ses mains par réflexe. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Cela lui apprendra à baisser sa vigilance. Il sourit de nouveau à ses paroles mais n'en demeura pas moins perplexe. Il n'était pas certain de vouloir se baigner à vrai dire... Il avait eu toujours... Comment dire ? Il avait toujours des sortes de complexes à se montrer torse nu, donc une baignade dans la rivière... Pourquoi ? Ce n'était pas dure à devenir en y regardant... Cela n'aurait-il pas à voir avec les cicatrices, traces de ce qu'il endurait durant ses transformations, qui parcouraient son corps et dont il avait honte ? D'ailleurs, il n'était même pas sûr que Marlène l'air un jour vu ne serait-ce torse nu... C'était également de cela dont il avait peur, c'était de cela qu'il avait peur en imaginant que leur histoire aille plus loin... Et si elle étai effrayée ? Il ne le supporterait pas, il ne supporterait pas la peur dans ses yeux, ou pire... Le dégoût, comme dans beaucoup de regards qu'il avait eu l'occasion de rencontrer dans sa vie.
    Peut-être était-ce cela qui l'empêchait pour le moment de pouvoir aller plus loin dans leur histoire... La peur. La peur du regard, encore et toujours.
    Enfin, assurément qu'elle disait juste cela en plaisantant... Mais il n'eut guère le temps d'y penser de trop qu'il la retrouva bien vite dans ses bras, la tête posé sur sa poitrine. Il l'écouta encore la remercier – décidément ! - encore une fois, ajoutant que cet endroit était un vrai paradis sur Terre. Il ne pouvait qu'être d'accord, mais avant qu'il ait pu dire quoique ce soit elle s'était haussé sur la pointe des pieds pour l'embrasser. D'étranges frissons se répandirent dans son ventre au contact de ses lèvres et, après la première seconde pris au dépourvu, il répondit doucement, tendrement... Avant de se détacher, lentement, pour dire ensuite.
    Il se devait rétablir une petite vérité...

    « … Ce n'est pas moi qu'il faut remercier tu sais. » répondit-il avec un petit sourire gêné. « Poudlard regorge de secrets... Tu ne le savais pas ? » reprit-il en esquissant un autre sourire, amusé cette fois.

    Poudlard...
    Remus observa alentours les environs de la clairière qui faisait plus vraie que nature. Ils seraient tranquilles ici, pour probablement l'une des dernières journées qu'ils passaient ensembles à Poudlard ! …. Cet endroit, tout comme Poudlard tout entier, était magique, réellement magique... Et resterait toujours comme une vraie maison pour lui. Pas la première parce que sa mère était importante pour lui et il ne pouvait imaginer sa vie sans elle. Mais sa maison à égalité avec la première presque. Elle devait signifier même beaucoup plus que pour la plupart des gens ici... Ils ne savaient pas ce que Poudlard représentait pour lui ; il ne pouvait pas savoir en tous cas qu'elle pouvait autant compter.
    Poudlard...
    C'était vrai. Cette salle faisait tout le travail. Ce n'était pas lui qui avait décidé de l'installation de ce parais sur Terre, ce petit de verdure, d'eau, ce coin de ciel bleu... Il avait juste demandé une salle... Un endroit calme et agréable où ils pourraient rester tranquilles tous les deux pour un petit pique-nique. La salle avait fait tout le reste. C'était ça aussi, la magie...

    « Tu veux t'asseoir quelque part pour manger ? »
    lui demanda t-il ensuite. A moins qu'elle voulait faire autre chose avant ? Elle n'avait peut-être pas encore faim...

    Pitié, pas de baignade hein...
    En plus, ils n'avaient pas de maillots ! Quoiqu'en fait, il était même persuadé que s'ils en faisaient la demande, la salle en mettrait immédiatement à leur disposition...
    Ce n'était pas pour rien qu'elle s'appelait la salle sur demande...
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Jeu 15 Sep - 15:27

    Malgré ses nombreuses questions, Remus ne semblait toujours pas enclin à lui répondre. Tenait-il autant à son secret ? Oh et puis, ce n’était pas important ! Le principal était qu’elle se trouvait ici, avec lui. Dans un lieu paradisiaque. Seuls tous les deux. Ils allaient pouvoir oublier tous les soucis, ne penser qu’à l’instant présent. Profiter de ce beau temps, du chant des oiseaux, de celui de l’eau se brisant dans la cascade.

    Elle ne put d’ailleurs s’empêcher de dire qu’elle aurait du amener son maillot de bain. L’eau bleuté avait l’air tellement bonne, que Marlène rêvait d’y plonger tête la première. Alors qu’elle aspergeait Remus, ce dernier, prit par surprise, tomba à la renverse, et la jeune fille ne put s’empêcher de rire, telle une enfant qui aurait réussi sa plus grande farce. Après quoi, elle le rejoignit pour le remercier et l’embrasser doucement. Cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas laissés aller tous les deux dans des baisers, de vrais baisers. Bien sur, ils se saluaient d’un bisou sur les lèvres, mais jamais de façon très poussée, car ils étaient rarement seuls. Marlène profita donc un maximum du contact de ses lèvres contre les siennes, et reposa ensuite sa tête contre sa poitrine alors qu’il lui disait qu’il ne fallait pas le remercier, laissant entendre que c’était surtout à Poudlard qu’ils devaient tout cela.

    « Et bien je te remercie quand même… je te remercie de m’avoir fait découvrir ce secret. Même si ce n’est pas toi qui en es à l’origine. »

    Poudlard était quand même un lieu extraordinaire. Outre le fait qu’il s’agissait d’un château, qui regorgeait d’endroit magique, on aurait parfois dit que cette bâtisse avait sa propre conscience. Qu’elle réagissait au contact avec les élèves, pour ou contre eux. Poudlard apportait autant aux élèves que les élèves lui apportait. C’était une relation entre les deux. Un lien qui resterait à jamais gravé dans cette roche, même après leur départ. Leur départ… A nouveau, Marlène ressentait une pointe de tristesse en y repensant mais…

    Non ! Ils étaient venu ici pour se changer les idées, et non pas pour broyer du noir. Adressant un sourire radieux à son petit copain, elle leva les bras au dessus de la tête et prit une grande bouffée d’air, comme si elle n’avait pu respirer d’oxygène depuis un long moment. Quand il lui proposa de s’asseoir pour manger, elle fit une petite moue, alors que son regard passait de l’eau.. à Remus… au panier…puis encore à l’eau. Attrapant le bras de Remus, elle dit :

    « J’ai vraiment envie d’aller me baigner un petit peu. Tu crois que c’est possible ? »


    Elle n’avait même pas finis de parler qu’un « pouf » retentit sur sa gauche. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant apparaitre un maillot de bain pour fille, et un autre pour garçon. Les yeux ronds, elle tourna le visage vers Remus, comme si elle se demandait s’il était à l’origine de cela. Mais à en croire l’expression de ce dernier, ce n’était apparemment pas le cas.

    « Voilà qui résout le problème de la tenue ! »

    Elle était vraiment enthousiaste à l’idée d’aller pouvoir se plonger dans l’eau. Mais Remus lui, n’en menait pas large. Il avait l’air de vouloir tout faire, sauf cela, et Marlène ne pensa pas une seconde à la véritable raison de ce non vouloir. Elle croyait qu’il n’avait juste pas envie de se tremper. Elle insista donc un peu :

    « Allez, viens te baigner avec moi un peu. On pourra manger après, il paraît que la nage, ça creuse ! »

    Elle attrapa les deux maillots de bain, et les observa d’un peu plus près. Le sien était un maillot d’une pièce, totalement noir, et sobre. Voilà qui lui convenait parfaitement. Quant à celui de Remus, c’était en réalité plus un short d’un vrai maillot de bain. Elle le tendit devant lui, et croisa alors son regard.

    Son expression la figea sur place. Pourquoi Remus était-il si réticent. Et elle comprit quelques secondes plus tard. Sa bouche forma un « o » de surprise, alors que ses épaules s’affaissèrent devant la réalité de la situation. Elle resta un instant immobile, se sentant totalement idiote. Avant de, de nouveau, prendre Remus dans ses bras, pour enfouir son visage contre sa poitrine.

    « Désolée… je n’ai pas fait preuve de beaucoup de tact hein… ? »

    Question de pure forme, elle savait qu’elle s’était comportée comme une véritable idiote, sans prendre en considération les sentiments de son petit ami. Et pourtant, elle aurait du deviner immédiatement. Elle se faisait à présent presque honte. Après un long silence, elle releva la tête pour observer le visage de Remus, et prit le risque de demander :

    « Tu ne voudrais… même pas devant moi ? Tu sais que je t’aime, peu importe ce que tu cherches à cacher… ? Tu n'as pas à craindre le regard que je pose sur toi...»

    Elle tenait ses bras fermement autour de la poitrine du jeune homme, comme si elle ne voulait pas qu’il s’échappe. Car Marlène connaissait parfaitement Remus. Depuis le temps. Elle savait parfaitement ce qu’il pensait de lui. Elle connaissait son pessimisme légendaire, et sa piètre opinion de lui-même. Peu importe ce pourquoi il avait honte, Marlène était sur de le trouver magnifique torse nu. Malgré les cicatrices qu’il pouvait avoir.
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Jeu 15 Sep - 23:23



    Remus se contenta d'un sourire sous le coup de trop de remerciements d'un seul coup auxquels il n'était pas habitué. S'il faisait quelque chose c'était parce qu'il le voulait bien et c'était avant tout simplement pour faire plaisir à ses amis... Il trouvait cela presque … Normal, de faire des choses pour eux. C'était naturel de leur faire plaisir et il ne voyait pas la raison de le remercier pour quelque chose qu'il trouvait allant de soi pour lui... Pour si peu ! Sans compter que pleins de remerciements d'un coup l'embarrassait toujours. Il se contenta de hocher la tête silencieusement...

    La salle sur demande... Oh pitié, pitié, que Marlène ne se mette pas à espérer, à vouloir des maillots ou sinon c'était foutu ! C'était impossible, il ne pouvait pas ôter sa chemise et se mettre en maillot, il ne pouvait pas. La honte qu'il ressentait tout seul, dans la salle de bains des préfets, le matin, était amplement suffisante... Il avait honte de son propre corps oui, honte des cicatrices qui le barrait, chacune d'entre elles étant le résultat de ses transformations, ou plutôt de quelques combats que le loup-garou avait tenu contre par exemple un animal sauvage ou Merlin savait encore quoi d'autres.
    Il en avait honte, il avait honte de ce qu'il lui faisait faire, de ce que cette partie de lui qu'il haïssait tant pouvait laisser comme traces sur lui. Elles étaient toujours là et le seraient toujours jusqu'à la fin de sa vie.... Il devait l'accepter, mais c'était trop dur d'y porter les yeux. Trop dur... Alors qu'en serait-il des autres ? Qu'en serait-il de Marlène qui n'y était pas habituée ? S'il voyait ne serait-ce qu'un seul furtif mouvement de recul... S'il dénotait ne serait-ce qu'un seul indice lui indiquant qu'elle était effrayée, c'en était fini... Il ne voudrait plus jamais se montrer. Jamais. Il ne le supporterait pas... Déjà qu'il ne supportait pas lui-même de se voir ! Alors comment le pourrait-elle ?

    C'était compliqué d'être Remus Lupin... Pas simple tous les jours. Ah si l'on pouvait faire abstraction du regard des autres... Si... Avec des « si », on referait le monde...
    Les seuls qui l'avaient sans nul doute vu ainsi aux lendemains de ses transformations n'étaient autre que James, Sirius, et Peter, étant donné qu'ils l'accompagnaient lors des nuits de pleine lune et ce depuis la cinquième année. Il s'y était... Presque habitué. Presque. Il en ressentait toujours cependant une certaine gêne, et il la ressentirait sans nul doute durant toute sa vie.

    Lorsqu'elle dit à voix haute qu'elle avait vraiment envie de se baigner un peu, Remus pressentit ce qui allait se passer mais il ne pouvait qu'espérer pour une fois que la salle sur demande ne les... Entendrait pas. Il ne savait pas comment fonctionnait cette salle ; il ne savait pas comment pouvait-elle obéir à chacun en faisait apparaître selon nos désirs ce que l'on voulait voir... Il s'était souvent demandé quel était cette magie ? Mais il espérait pour une fois qu'elle fasse la sourde oreille ! Fol espoir je sais qui n'a que peu de chance d'aboutir.
    Lorsqu'il entendit ses paroles suivantes, il se figea et son corps tout entier se crispa. Pas la peine d'être devin... Elle venait sans doute soit, de trouver une solution pour palier au manque de maillot de bain, soit la salle avait exaucé sa demande. En tournant la tête lorsque le « pouf » eut lieu, le Gryffondor faillit se prendre la tête à deux mains ou alors se jeter sur les maillots pour les jeter loin! Au choix... Il hésitait ! Mais il resta immobile, à la place, à fixer les deux maillots qui étaient apparus comme si d'un seul regard il avait pu les faire disparaître.

    De toute évidence Marlène était aux anges... Au moins, cela comblait le manque d'enthousiasme de Remus actuellement... Histoire de dissimuler sa tension et son manque d'enthousiasme, il tenta d'esquisser un sourire, tout en la regardant attraper les deux maillots et les observer sous toutes les coutures... Remus aurait voulu s'enfoncer dans la terre. La salle ne pourrait-elle exaucer sa prière ? Il n'avait même pas envie de jeter un coup d'oeil à l'objet de sa torture actuelle. Marlène ne semblait pas avoir remarquer son manque d'enthousiasme... Elle était toujours dans l'observation des maillots tandis que Remus aurait juste voulu s'enfuir... S'il ne pouvait fuir physiquement, son regard fuyait. Son visage était blême.
    Elle sembla cependant comprendre en le voyant sans réaction aucune devant son enthousiasme évident et alors que sa bouche formait un « O » de surprise, quelques secondes plus tard elle le prit dans ses bras et lui demanda pardon. Il fut incapable de prononcer un seul mot et se contenta de l'écouter lorsqu'elle releva le visage vers lui pour lui demander s'il ne pouvait vraiment pas, devant elle. La peur se lut dans ses yeux pendant une infime seconde mais il ne dit rien...
    Les muscles de sa mâchoire se crispèrent. Comment pouvait-elle être certaine de sa réaction ? L'amour, ça ne faisait pas tout... Il y avait des limites. Comment pouvait-elle être sûre ? Elle ne pouvait pas... Elle n'avait rien vu. Elle ne pouvait pas savoir.
    Si lui, s'observait avec dégoût et honte chaque fois, comment pouvait-il en être autrement chez les autres, chez elle ? Comment pouvait-elle connaître sa réaction ? Alors que lui-même en doutait... Il avait honte de ce qu'il était, et ne voulait pas qu'elle le voit ainsi. Le voir ainsi reviendrait au même que d'imaginer ce qu'il endurait chaque pleine lune. Il ne voulait pas l'inquiétait. Il ne voulait inquiéter personne. Il ne savait même pas s'il était capable d'aller plus loin avec elle, dans leur histoire. Et si elle le voudrait aussi d'ailleurs...

    « Je n'en sais rien... » fit-il d'un air sombre en détournant son regard torturé pendant quelques secondes. Il ne savait pas du tout s'il s'en sentait capable et surtout de kire dans son regard ce qu'il ne voulait et qui l'effraierait. Il se détacha doucement avant de faire quelques pas au bord de la rive. L'eau était limpide, pure... On pouvait y voir son reflet dedans. Il s'assit au bord de l'eau, se pencha pour y prendre un peu d'eau dans l'eau dans la main avant de la laisser s'écouler goutte après goute dans l'eau. Il releva la tête et tourna les yeux. Elle n'avait pas encore bougé. Elle était toujours à la même place qu'il l'avait laissée.

    « Désolé... Ça n'a rien à voir avec la confiance... » ajouta t-il doucement... La confiance ? Oh non... De toutes façons, il n'en avait même pas en lui-même... C'était lui. Cela viendra toujours de lui.
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Mer 21 Sep - 17:39

    Tout contre elle, Marlène sentit Remus crispé, en proie à une combat intérieur plus qu'évident. Fermant les yeux, humant son odeur, Marlène pria pour qu'il lui fasse assez confiance. Pour qu'il ose se dévêtir devant elle. Afin qu'elle puisse lui prouver que son état physique ne la dégoutait en rien. Elle aimait Remus, rien ne pourrait changer cela. Ni de stupides cicatrices, pas même son statut de lycanthrope. Mais elle avait beau le lui dire, il ne semblait rien vouloir entendre. Que pouvait-elle donc dire pour le convaincre ? Comment lui faire comprendre ?

    Deja, Remus se séparait d'elle, lu avouant qu'il ne savait pas. Ainsi... il ne lui faisait toujours pas assez bien confiance. Car il s'agissait bien de cela non ? De confiance ? S'il avait confiance en son amour, en leur amour, il la laisserait voir. Il se ficherait bien de savoir ce qu'elle pourrait ressentir en voyant ses blessures. Car il devrait être persuadé qu'elle ne ressentirait jamais de dégout. Mais non... Remus n'y croyait pas. Et son comportement, ses réactions le prouvaient parfaitement.

    Vexée, et blessée, Marlène baissa les yeux. Ces derniers se posèrent sur l'herbe verte qui les entourait. Une herbe si parfaite, si belle. Qui détonait affreusement avec l'humeur de la jeune femme à cet instant précis. Comme s'il avait pu lire dans ses pensées, Remus disait :

    « Désolé... Ça n'a rien à voir avec la confiance... »

    Marlène releva la tête pour croiser le regard de Remus. Il n'avait pas confiance en lui même, comment pourrait-il lui faire confiance à elle. Les sourcils froncés, la mâchoire serrée, Marlène soupira:

    "Ah non ? Ca n'a rien à voir avec la confiance ? Tu ne..."

    Elle se tut un instant, prenant une grande respiration. Elle n'avait pas envie de se disputer avec Remus. Ils n'étaient pas là pour ça. Mais pour pique niquer ensemble, tranquillement. Profiter de ces derniers moments à Poudlard. Et pourtant... pourtant, voilà que Marlène sentait la moutarde lui monter au nez. Elle était frustrée de ne pas pouvoir le faire changer d'avis. Elle voulait trouver les mots... les mots justes. Qui changeraient les choses. Mais des mots suffiraient-ils pour cela ?

    "Remus... imagine un instant que les rôles soient inversés. Imagine que je sois un loup garou, avec des cicatrices sur mon corps... est-ce que tu me rejetterais ? Est-ce que je te dégouterai... ?"

    Cela suffirait-il pour lui faire prendre conscience ? Comprendrait-il qu'elle n'aurait jamais de recul devant lui, peu importe ce qu'elle verrait ? Doucement, Marlène le rejoignit. Mais au lieu de rester en face de lui, elle le contourna pour se retrouver face à son dos. Là, elle posa une main sur sa chemise. Puis sa joue. Tout contre lui, elle passa ensuite ses bras autour de sa taille pour le garder auprès d'elle. Dans un murmure, elle ajouta :

    " Je n'ai pas envie qu'une telle chose nous sépare Remus. En te cachant de moi, tu mets un faussé entre nous. On ne devrait rien se cacher. Ca ne ferait que tout gâcher..."

    De nouveau, le silence les entoura et Marlène ferma les yeux. Elle aimait sentir Remus tout contre elle. Sentir sa présence. Son contact. Sa chaleur. Tout chez lui l'apaisait. Tout chez lui lui plaisait. Mais il n'avait pas l'air de s'en rendre compte. Alors, que pouvait-elle faire ? Que pouvait-elle faire de plus ?


[HJ : Milles excuses ! C'est très court ]
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Mer 21 Sep - 23:13



    C'était en lui qu'il n'avait jamais eu confiance, en lui et en lui seul... Il avait plus confiance aux autres qu'en lui-même. Il leur confierait sa vie sans un mot, mais lui... C'était en lui qu'il n'avait pas confiance. Il n'osa pas regardé vers elle ; il pensait savoir de toutes façons ce qu'il y verrait. De la tristesse, voire de la déception, mais il ne pouvait. Parfois il se détestait. Parfois il aimerait être quelqu'un d'autres, pouvoir être normal. Au lieu de cela, il faisait de la peine aux gens qui l'entourait... Il n'arrivait même pas à se supporter parfois. Quant à supporter son reflet qui lui était renvoyé, il le supportait encore moins... Alors comment Marlène pouvait-elle jamais le supporter quand lui ne le pouvait pas ? Guidé par sa propre conception, il ne pouvait vraisemblablement pensé que l'on puisse penser autrement. C'était impossible... Ce n'était jamais ce à quoi il avait été habitué, ce qu'il avait vu dans le regard des gens jusque là. Elle ne pouvait pas vraisemblablement penser différent de lui ; comment se pourrait-il ?

    Il ravala sa salive difficilement et osa, légèrement, tourner la tête vers elle, brièvement, comme s'il avait presque peur de croiser son regard. Dans le même temps il sembla se ratatiner sur lui-même. Il sentit ses épaules s'affaisser et sa tête se secouer négativement. Bien sûr que non cela n'avait rien à voir avec de la confiance. Pas envers elle. Il avait confiance en elle pour bien des choses, mais ça... On parlait de quelque chose dont il avait honte, quelque chose qu'il ne voulait montrer à personne tellement il en avait honte. Il ne pouvait pas pensé autrement. Elle ne voulait pas qu'elle le voit ainsi parce qu'il voulait qu'elle garde de lui l'image actuelle et non celle qui lui faisait si honte à lui-même. Remus, juste... Remus, était-ce trop demandé ? Il n'acceptait cet autre chose qu'on avait fait de lui, que Greyback avait fait de lui.... Comment d'autres personnes pouvaient-elles l'accepter ? Comment Marlène pouvait-elle l'accepter ?

    Le Gryffondor sentit un frisson lui parcourir l'échine alors qu'il posait cette fois les yeux sur elle, effaré. Mais comment pouvait-elle lui dire ça, comment pouvait-elle lui dire d'imaginer un instant qu'ils aient échangé de place ?! Non, il ne voulait pas un SEUL instant imaginer ne serait-ce que leur place soient échangés. Jamais. Il ne l'imaginerait jamais. D'un revers de main, il chassa ces paroles auxquelles il ne voulait même penser et son regard se fit d'un coup plus dur, lui faisant comprendre qu'il ne tenait pas un instant à imaginer telles horribles choses. Il préférait encore que cela lui arrive à lui. Comment pouvait-elle seulement dire cela ?! Non, il ne l'imaginerait pas, il ne l'imaginerait pas un seul instant. Elle ne lui ferait pas penser à cela, jamais... Elle ne savait pas, elle ne savait pas ce que c'était et il espérait bien qu'elle ne le saurait jamais. Jamais il ne souhaiterait cela à quiconque, même à ses ennemis. Il ne pouvait pas y penser, il ne voulait pas du tout y songer et elle ne lui ferait pas y réfléchir juste ; parce qu'il ne voulait pas l'imaginer. Pas un seul instant.

    Il n'eut de toutes façons pas le temps de réfléchir parce qu'il venait de la sentir juste derrière lui, dans son dos. Il sentit une main sur sa joue, retint un frisson et sentit son étreinte se refermer autour de sa taille. Le jeune homme laissa ses yeux se fermer et se laisser porter par le courant, par ces vagues d'émotions qui le submergeaient. Des vagues d'émotions très agréables, se déclenchant au contact de la jeune fille. Ses paroles le firent tressaillir. Vraiment ? Cela pourrait tout gâcher ? Lentement, il se dégagea et se retourna vers elle. Lui faisant face, il plongea son regard dans le sien, désemparé, perdu. Il chercha à attraper sa main et la serra dans la sienne lorsqu'il l'atteignit. Il se rapprocha ensuite pour venir la serrer contre lui, aussi fort qu'il put comme pour attester du fait qu'elle était bien là, comme pour se convaincre que tout n'était pas fini et que ses mots n'avaient pas de réalité. Il enfouit quelques secondes le visage dans son cou avant de murmurer, la voix un peu enrouée.

    « Je suis désolé... » Il s'écarta ensuite d'elle sans pour autant lui lâcher la main. « Je ne veux pas tout gâcher, tu... Tu sais que tu es importante pour moi... » et c'était justement pour cela qu'il se montrait tant protecteur vis-à-vs d'elle et de sa lycanthropie... Il ne voulait pas qu'elle ne soit pas prête... Des gens avaient perdu pour moins que cela. « … Ce n'est pas... Facile pour moi... » ajouta t-il en s'asseyant par terre et la forçant un peu à faire de même étant donné qu'il n'avait pas lâché sa main. Son regard se fit presque suppliant. Bien entendu qu'elle était importante pour lui, bien sûr qu'il ne voulait rien gâcher entre eux... Et il voulait encore moins que sa lycanthropie en soit la cause. Il avait besoin... De temps. Il ne savait pas encore s'y prendre...

    Du temps pour vraiment admettre que rester avec lui était vraiment ce qu'elle voulait, et ce même après Poudlard ; besoin d'être sûr que ce qui faisait de lui quelqu'un de différent ne lui faisait et ferait jamais peur... Besoin de temps pour l'admettre, pour comprendre que les sentiments pouvaient être plus fort que les apparences... Car c'était toujours le problème auquel il avait été confronté jusque là, c'était toujours ce qui lui avait fait perdre confiance en lui, et ce serait toujours ce qui le ferait perdre confiance ou parfois douter.

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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Mar 27 Sep - 16:48

    Marlène ne voulait vraiment pas être séparée de Remus. Elle avait déjà eu tellement de mal à le conquérir, et à lui avouer son amour. Elle ne voulait pas que quelque chose se mette entre eux. Et elle ne voulait surtout pas que cela vienne d'une chose si... ridicule ? Pas vraiment. La lycanthropie de Remus était un sujet grave. Mais ce qui était ridicule, c'était cette retenue qu'ils continuaient à avoir l'un envers l'autre, alors qu'ils étaient en couple depuis plusieurs mois déjà. Elle comprenait Remus, bien entendu. Elle comprenait ses raisons, ses craintes... mais elle aurait voulu qu'il... ait foi en elle. Et en ses réactions. Malheureusement, peu importe ce qu'elle pouvait dire, elle ne le ferait pas changer d'avis, bien au contraire. Alors qu'elle lui faisait part de ses craintes qu'ils soient séparés à cause de ses secrets, ses non dits, il se retourna vers elle. II plongea alors les yeux dans les siens, et la jeune fille regretta immédiatement d'avoir mis le sujet sur le tapis, en vue de son regard désemparé. Quand il lui prit la main pour ensuite la prendre dans ses bras, Marlène répondit à ces deux étreintes, les yeux clos. Elle sentit son souffle dans son cou et frissonna. Ses bras se resserrèrent d'autant plus autour du jeune homme. Elle ne voulait pas le lâcher, elle aurait voulu rester ainsi indéfiniment. Son contact la rassurait. Elle s'y sentait à sa place et en sécurité. Et elle espérait secrètement que c'était réciproque.

    Il finit par s'écarter d'elle, tout en s'excusant. Le cœur de Marlène se serra. Elle s'en voulut d'être la raison de cet état. Si elle s'était tu. Si elle n'avait pas tout gâcher, il serait tranquillement en train de savourer leur pique nique au bord de l'eau. Marlène tomba doucement vers l'avant, sur les genoux, suivant le mouvement de Remus qui s'était assis par terre, sans lâcher sa main. Devant son regard suppliant, elle sentit les larmes lui monter aux yeux, et sa main libre vint se poser sur la joue de son amoureux. Après quoi, elle posa son front sur le sien, ferma les yeux, et chuchota :

    "C'est moi qui suit désolée. Je n'aurai pas du te forcer la main, alors que je connais tes réticences..."


    Pour se faire pardonner, elle déposa plusieurs petits baisers sur sa joue avant d'enfouir son visage dans le cou de Remus. Ses deux mains étaient à présent dans les siennes. "J'attendrai le temps qu'il faudra... sache que je serai là quand tu seras prêt... D'accord ?". Ils restèrent ainsi pendant de longues minutes. Marlène avait toujours son visage contre le cou de Remus. Elle respirait sa peau, s'en imprégnait, se calmait grâce à lui. Après ce petit temps de silence, elle s'écarta un peu. Attrapant une mèche de ses cheveux qui lui tombait sur le visage, elle l'écarta et lui sourit. Il était temps de changer de sujet. De passer à autre chose. De retrouver la bonne humeur de tout à l'heure.

    "Et si on faisait honneur au repas qu'ont préparé les elfes de maison, hein ?"

    Elle déposa un dernier baiser sur les lèvres de Remus, avant de se relever pour ramener le panier vers eux. Elle retrouva très vite une position assise, et reprit la main du jeune homme, comme si ce contact lui était à présent indispensable. De l'autre, elle entreprit de sortir un à un chaque plat concocté par les elfes de Poudlard. Il y avait vraiment de tout : du sucré, comme du salé, avec des bouteilles de jus de fruit, et même de la bierraubeurre. Déposant tout devant eux sur un plaid prêté lui aussi par les elfes, Marlène se tourna ensuite vers Remus, espérant qu'il ne lui tienne pas rigueur de ce moment d'... angoisse ? Elle se traita encore une fois d'idiote. Quelle type de petite amie était-elle, pour forcer ainsi la main de celui qu'elle aimait ? Ce n'était pas en agissant ainsi qu'elle se rapprocherait de lui et gagnerait sa confiance totale. Elle devait se montrer patiente.

    Attrapant une poignet de chips, elle en présenta une à l'entrée de la bouche de Remus, les yeux plein de malice, avant d'en avaler une de son côté. Toutes ses émotions avaient creusé son appétit et elle aurait pu engloutir un hyppogriffe. Elle grignota pendant quelques minutes, profitant du silence qui s'était de nouveau installé. Autour d'eux, seul le bruit des oiseaux et de la cascade se faisaient entendre. Elle aurait pu rester ici toute la vie. Seule avec Remus et de la nourriture. Que demander de plus ? Enfin, alors qu'elle se sentait repu, elle posa sa tête sur l'épaule de son petit ami et ferma les yeux. Elle ne dormait pas, même si cela était très tentant, en vue du bien être qui s'était emparé d'elle. Au bout de quelques minutes, elle finit par briser le silence :

    "Dis moi Remus... qu'est-ce que tu penses de nous ? De toi et moi ? Du groupe des maraudeurs, de Lily ? Est-ce que tu crois qu'on restera toujours aussi proches, même après Poudlard ?"

    C'était la question qui la taraudait depuis un moment déjà. Et même si Remus n'était pas devin, elle désirait avoir son opinion là dessus. C'était également l'occasion de mettre LE sujet important sur la table. Que feraient-ils tous les deux après ? Comment évoluerait leur relation ?
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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Mer 28 Sep - 23:14



    … Remus ne voyait pas pourquoi Marlène s'excusait. Elle n'avait pas à s'excuser... Tout venait de lui, il le savait. Il n'était sans doute pas comme n'importe quel « amoureux » le serait envers la personne qu'il était censé aimer, il était beaucoup plus renfermé... Il avait peur. Pourquoi avoir peur alors qu'il pourrait tant se laisser un peu aller, pour une fois. Il n'avait pas à avoir peur d'elle, mais c'était inconscient. Oh, mais ce n'était pas d'elle qu'il avait peur... C'était de lui. Il n'était pas prêt tout simplement ! Il ne comprit pas tout à fait pourquoi elle s'excusait, mais il se contenta de hocher lentement de la tête, en silence. Ses yeux restaient fixés sur ses yeux dans lequel il pouvait voir des larmes... Ils étaient humides. C'était facile de voir quand quelqu'un avait envie de pleurer... Il faudrait qu'il soit insensible pour ne pas le voir chez les personnes auxquelles il tenait le plus.

    La preuve qu'il ne pouvait rendre heureux personne... La preuve qu'il était un monstre ! Quelle genre de personnes était-il pour faire pleurer les personnes qui tenait à lui ? S'il avait un tant soit peu d'affection pour elles, il disparaîtrait. Comment faisait-il pour se supporter se demanda t-il ? Que faisait-il encore là alors qu'il doutait toujours de lui et de ses capacités à rendre heureux quelqu'un … ? Et en cet instant il se détesta plus que jamais... Il garda les yeux fixé sur elle, se haïssant intérieurement, tandis qu'elle posait une main sur sa joue. Pourquoi est-ce qu'elle ne prenait pas la fuite et qu'elle ne le laissait pas seul... ? C'était tout ce qu'il méritait selon lui... Il ne la méritait pas... Il n'était même pas capable d'avoir suffisamment confiance en elle pour pouvoir ôter son T-shirt devant elle ! Elle posa son front contre le sien et s'excusa. Il ne comprit pas pourquoi...

    Il était persuadé que c'était lui, le problème, que tout venait de lui et de personne d'autres. C'était lui et lui seul qui avait un problème, pas elle, mais lui. Elle n'avait rien à se faire pardonner ! Mais lui, oui... Son comportement... Comportement qui n'était pas digne d'elle, et encore moins digne de quelqu'un qui était censé être son petit-ami... Déjà ils n'agissaient pas en public comme n'importe quel couple, mais en plus c'était comme si Remus avait presque honte de la toucher... Alors que c'était faux, évidemment. Mais peut-être que juste se tenir la main en public – et encore en cachette – ne lui était plus assez?! C'était difficile à comprendre les filles... Que pensaient-elles ? Remus se sentait comme s'il ne s’en sentait pas digne, comme s'il avait l'impression de ne rien pouvoir lui apporter. Qu'avait-il à lui apporter de bon ?

    Le Gryffondor ferma les yeux et resserra les bras autour d'elle, doucement, et la garda contre lui quelques temps... Il aimait son contact, entendre le battement régulier de son cœur, le parfum de ses cheveux, celui de sa peau et la douceur sucrée des ses baisers. Il la garda contre lui jusqu'à ce qu'il la sente bouger et s'écarter après il ne savait combien de minutes exactement, mais le temps n'avait guère d'importance. Elle lui proposé de faire honneur à leur « dîner » préparé par les elfes de maisons et content de changer de sujet – même s'il restait un peu mal à l'aise – il hocha lentement la tête. Il la laissa se lever puis ramener vers eux le panier, et reprenant sa main de sa main libre, elle sortit leur repas... Comment faisait-elle le deux en même temps sans rien renverser ? Il 'ne savait rien... Les filles étaient vraiment multi fonction... Il était toujours un peu embarrassé de son propre comportement et toujours hésitant quant au fait de lui être digne. Mais au lieu que ce soit lui à qui elle en voulait, c'était elle qu'elle blâmait pour sa sottise... Alors qu'elle avait agi normalement, comme toutes personnes amoureuses de celui avec qui elle était en couple.

    Il sortit de son immobilisme lorsqu'il la vit lui présenter une poignée de chips. Avec un léger sourire amusé, il tendit sa main pour les récupérer avant de la remercier. Un silence s'installa durant lequel ils mangèrent – et s'observèrent manger... - et seuls les petits oiseaux se faisaient entendre avec leurs pépiements joyeux. Eux, au moins, ils étaient heureux... Ils chantaient à longueur de journée, ils mangeaient, ils volaient à tire d'aile... Remus aimerait être l'un d'entre eux. Ne plus penser à rien. Pouvoir vivre, vraiment vivre ! Lorsqu'ils eurent fini de manger – bien qu'il en restait encore dans le panier – il laissa la jeune fille s'installer contre son épaule et fermer les yeux. Elle paraissait se reposer et ce ne fut que lorsqu'il l'entendit prendre la parole qu'il comprit qu'elle ne dormait pas. Lui-même se laissa emporter et fermer un peu les yeux jusqu'à ce que ses paroles lui parviennent.

    … C'était la question qu'il repoussait, à laquelle il essayait de ne jamais y penser – l'après-Poudlard, parce qu'il ne voulait même pas l'imaginer de crainte que tout change une fois qu'il serait sortit, mais il ne pourrait de toutes façons pas y échapper un jour. Poudlard, c'était une sphère, dans laquelle il se trouvait, grâce à laquelle il avait connu plus de bons que de mauvais grâce à ses amis... Qu'en serait-il une fois sortit de l'école ? Il ne voulait pas y penser. Le Gryffondor fronça un sourcil. Cette question était très importante et causerait de la déception s'il ne mesurait pas ce qu'il disait. Pour cela, il était très important qu'il y réfléchisse... Comment s'imaginait-il dehors ? Il n'en savait rien. S'il imaginait que leur histoire doive se terminer ? Il aimerait pouvoir dire non. Il ne voulait pas...
    … Elle serait son repère, son moyen de se rattraper à quelque chose, quand il sera de nouveau dans le monde extérieur. Il avait besoin d'elle, autant que de James, Sirius, Lily... Il voulait évidemment tous les garder près de lui. Il voulait la garde avec lui... Il en avait besoin. Le plus longtemps possible. D'un geste machinal, il posa une main sur ses cheveux et les caressa doucement. Il referma ensuite son bras autour d'elle. Lui aussi avait peur de la perdre, peut de tous les perdre... Il voulait se raccrocher à ce qu'il avait encore, avant de s'inquiéter de ce qu'il pourrait perdre après... Evidemment, si elle voulait que tout s'arrête, alors il la laisserait s'en aller...

    « Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas rester aussi proches ? Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas rester tous ensembles ? » lui répondit-il par une question. « Qu'en penses-tu ? » Il s'écarta doucement pour pouvoir la regarder plus de face et il ancra son regard au sien. Laissant tomber une main le long de son corps, il attrapa l'une de siennes pour la serrer dans sa main. Il avait peur pour le futur, certes, mais il ne voulait pas être séparé d'elle...


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MessageSujet: Re: Un moment de paix ? | TERMINE |    Jeu 29 Sep - 15:12

    Dans un couple, on était deux. Et Marlène en avait conscience. Si elle s'excusait, c'est qu'elle pensait qu'elle n'aurait pas du insister pour forcer Remus à faire une chose qu'il ne voulait pas. Qu'il ne désirait pas. Et qu'il craignait. Lui forcer la main, ce n'était pas la bonne solution. Voilà pourquoi elle s'excusait. Bien entendu, elle aurait voulu qu'il lui fasse confiance, qu'il ait confiance en sa réaction. Car peu importe ce que cachaient ses vêtements, elle était persuadée de ne pas ressentir un quelconque dégout. Bien au contraire. Lui, n'en était pas convaincu. Il n'avait pas confiance en lui, comme toujours. Elle avait beau lui répéter qu'elle l'aimait, qu'il n'était pas un monstre, qu'il ne devait pas se dénigrer autant, il n'y avait rien à faire. Remus était marqué par sa lycanthropie, tant physiquement que mentalement. Et elle allait avoir bien du mal à faire évoluer la vision qu'il avait de lui même. Pourtant... depuis qu'ils étaient en couple, il aurait du s'en rendre compte. Se rendre compte qu'on pouvait l'aimer. Qu'on pouvait compter sur lui, attendre de lui, et se sentir en sécurité avec lui. Le faite qu'il sorte avec Marlène aurait pu le rendre plus sur de lui. Mais non... au contraire, on aurait dit qu'il se posait encore plus de questions. Qu'ils avaient encore plus de doutes et de craintes. Que pouvait-elle faire pour arranger cela ? Comment le lui prouver ? Hormis ce qu'elle faisait déjà ? L'aimer n'était visiblement pas suffisant. Le lui dire non plus.

    Elle aurait pu lui montrer physiquement également, mais là, cela coinçait. Ils avaient déjà du mal à se montrer démonstratifs en public. C'est à peine s'ils se prenaient par la main ou échangeaient des baisers. Parfois, Marlène en était frustrée. Elle ne voulait pas se donner en spectacle, mais elle avait sans cesse l'impression de devoir brider son amour. C'était un sentiment bien oppressant pour elle. Aussi profitait-elle des moments où ils étaient seuls pour avoir plus de contacts physiques entre eux. Mais encore une fois, cela n'allait pas très loin. Ils étaient bien loin de Sirius qui multipliait les conquêtes d'un soir ou de Lily et James qui allaient avoir un enfant. A côté, ils paraissaient encore au stade des amours d'adolescents. Certes, ils étaient des ados... mais bientôt, ils quitteraient Poudlard, et deviendraient des adultes. Et ils ne pourraient décemment pas continuer ainsi. Enfin, si... ils le pouvaient. Mais cela sera t-il suffisant ? Marlène se demandait comment faire. Si Remus n'osait même pas enlever son t-shirt devant elle, comment envisager d'aller plus loin ? Encore une fois, elle ignorait la réponse. Et cette perspective inconnue l'effrayait quelque peu.

    Alors qu'ils venaient de finir de manger, Marlène posa sa tête dans le creux de l'épaule de Remus. Sa main tenait la sienne. Et ces deux liens lui redonnaient un peu de force, de courage. Lui remontaient le moral. Elle aimait sentir la chaleur de Remus contre elle, humer son parfum naturel. Sentir son bras autour de ses épaules, sa main dans ses cheveux. Les yeux fermés, un sourire de bien être apparut sur ses lèvres, malgré le sérieux et la gravité de la question qu'elle lui avait posé. Elle espérait qu'il dissiperait ses doutes en lui révélant comment il voyait l'aprés Poudlard. Mais au lieu de cela, il répondit à sa question par d'autres questions. Doucement, Marlène ouvrit les paupières, et ses yeux se posèrent sur l'eau de la clairière en face d'elle. Elle n'eut pas besoin de lever les yeux pour voir quel type d'expression arborait Remus à cet instant. Elle commençait à le connaître par cœur. Avec un moue, elle consentit à jouer le jeu pour lui révéler :

    " Malgré les liens forts qui nous unissent, que ce soit pour nous deux, ou pour nos amis, la situation ne sera plus pareille. On aura chacun notre travail, chacun notre domicile... En ne vivant plus ensemble, on risque de ne plus se voir aussi souvent. Et cette séparation physique va forcément se faire sentir dans nos relations. On aura beau dire, beau se promettre, le fait est qu'on aura tous des préoccupations différentes qui nous empêcheront d'être aussi présents avec les autres que nous l'étions à Poudlard..."

    Elle marqua un temps de pause, durant lequel elle observa leur deux mains liées. Elle serra un peu plus sa prise autour de celle de Remus, et d'un rire sans joie, elle rajouta :

    "Alors à part si on trouve une grande maison pour tous nous loger, et qu'on envisage la collocation, je ne vois pas comment faire pour que tout reste comme avant..."

    Son visage se ferma à nouveau, alors qu'elle se perdait dans ses pensées. Qu'allait faire Remus après ça ? Il était persuadé de ne pouvoir suivre une formation de médicomage, mais Marlène le savait fortement capable. Comment allaient-ils vivre après ça ? S'arrangeraient-ils pour se voir tous les jours après le boulot ? En auraient-ils le temps, le courage, l'énergie ? Remus se consacrerait-il plus à sa mère ? Marlène pouvait-elle seulement évoquer l'idée qu'ils s'installent tous les deux ensemble, alors qu'ils n'étaient officiellement en couple que depuis quelques mois ? Tant de questions qu'elle se posait, mais qu'elle n'osait dire à voix haute. Elle ne voulait pas agacer Remus avec ça. Elle ne voulait pas avoir l'air de le harceler, de le coller, de lui mettre la pression.

    Croisant le regard de son amoureux, elle lui adressa un sourire tendre. Elle ne voulait évidement pas être séparée de lui. Mais comment le lui faire comprendre et lui demander de...

    "Tu... Euh..." Marlène se détourna, cherchant les mots. " Tu crois qu'on pourrait............. Non, oublies ça !" La jeune fille secoua la tête. Elle avait l'impression d'être ridicule. De poser une question idiote, comme une gamine demanderait à sa maman le dernier jouet à la mode, alors qu'elle savait parfaitement qu'ils n'avaient pas les moyens de le payer.







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