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Modo↯ Aigle en quête de sa prochaine proie !
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Lyra Badenov

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Aigle en quête de sa prochaine proie !


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MessageSujet: Sueño con libertad - Harry    Mer 9 Mar - 23:11

Quelques jours s’étaient passés depuis la fameuse intervention de la Ministre, je ne savais pas ce qu’il s’était passé, je ne savais pas trop ce qu’il y avait eu, j’avais fini à l’infirmerie, enfin pas pour moi, pour Dana, j’avais conduit la fille de la Ministre là bas pour qu’elle se fasse soigner. J’avais plus d’une fois réagie, un peu contre mon gré, sinon que je n’en pouvais plus de ces insinuations, et c’était parti pour tous nous mettre dans le même panier, alors que non, ce n’était pas juste. Injustice totalement de mettre comme si, enfin bon bref. Ne partons pas sur ce terrain dangereux, pour tout vous dire, je faisais tout pour essayer d’oublier ces incidents, et vivement cet été. Voilà, je devais le répéter dix fois par jour à haute voix dans mon dortoir. Je ne sais vraiment pas si c’était mieux, mais au moins, tout irait mieux, plus de souci, plus rien. Enfin, ça ce n’était pas sure, nous verrons bien comment les évènements hors de Poudlard allait changer. Pour moi, c’était sur et certain, j’étais juste sure que je ne savais rien, je me souvenais encore quand je venais dans ce parc aussi loin de tous les élèves, puis en traversant ce parc, un lac. C’est à qu’allongée, j’avais entendu le retour de mon frère, je crois que ce jour là, je n’avais jamais été aussi heureuse de le voir. Comme si je revoyais l’enfant prodigue. Oui c’était un peu ça, le frère disparu, revenu, enfin en l’occurrence c’était la sœur qui arrivait en enfer. Voilà en quoi c’était résumé de ce qu’avait été l’Angleterre, un enfer qui m’avait heureusement apportée des choses, des gens que j’appréciais, et aujourd’hui, je ne voyais plus quitter mon enfer auquel on donnait un petit goût de paradis, un petit oui. Mais un arrière goût presque agréable.

Marchant donc en direction de ce lac, en cette fin d’après midi, et plutôt début de soirée. Il faisait encore jour d’ailleurs dans ce drôle de décor, entre ciel rose et bleu, ça donnait presque un air de conte de fée, couvrant les montagnes. Je savais bien que c’était presque un rêve, que rien ne pouvait vraiment ressembler à un conte de fée, et d’ailleurs quand j’entendis quelqu’un jurait et s’énervait, aussitôt je sortais de ces rêveries de printemps. Ne portant que ma cape d’été, je ne tarderais pas avoir froid, malgré que ce soit déjà mai, il fallait dire que le soir, donné un goût de fraicheur, comme souvent au printemps. Accélérant le pas, je venais reconnaitre la voix, un coup dans un arbre et craquage de plomb, je me précipitais vers celui qui m’avait aidé la dernière fois, le jeune homme aux lunettes et vraiment énervant, mais si vous savez tous de qui je veux parler. Je lui étais même encore redevable de ne pas m’en vouloir, à propos, bref, il savait très bien de quoi je voulais parler, et autant ne pas s’étendre sur ce sujet. Je lui avais comme promis de ne plus me mener en tant que coupable au niveau de cet incident. Harry était donc là, posant le sac que j’avais sur mon épaule, au bord d’un arbre je donnais immédiatement ma touche d’humour bête certes, mais comme j’aimais introduire les choses :

    « Cet arbre ne t’a rien fait t’sais… »

Cependant, ce n’eut pas l’effet escompté, bien au contraire. Il était en plein craquage de plomb là, m’approchant de lui tout doucement, et changeant directement d’attitude, j’avais quitté mon sourire narquois ou malicieux, pour une mine sérieuse, ma voix que je n’allais pas tarder à utiliser, disons qu’elle était plus douce, pleine d’attention et de réconfort. Ou du moins, c’est l’effet que je voulais donner, oui parfois, on a quelques loupés quand on a un caractère comme le mien. J’ai un caractère de cochon, mais en plus je suis hyper énervante quand je me mets à vouloir savoir quelque chose, et le pauvre Harry ne pourrait pas échapper à ma question, assis par terre, je m’étais alors accroupie, pour me mettre face à lui en lui attrapant les mains et bien lui faire comprendre que j’étais là :

    « Hé ho… Qu’est ce qui t’arrive petit Lion ? T’sais que tu peux tout me dire, enfin comme je te l’ai dit, quand tu te sentiras prêt à tout me dire, je serai là pour t’écouter. Je pense qu’aujourd’hui tu as besoin d’une amie, et je veux jouer ce rôle. Raconte-moi ce qui ne va pas… »
Dis-je donc de ma voix douce, disons que comme j’avais dit, j’étais prêt à l’écouter s’il le voulait, s’il était prêt à se confier, à la préfète que j’étais. Il pouvait être sur que je ne répèterai rien, j’étais prête à garder tout ce qu’il me dirait pour moi, ce qui en soit était tout à fait normal non ? Je gardais ses mains dans les miennes, pour montrer que j’étais là pour lui et non pas pour l’arbre qui devait se demander beaucoup de choses, oui la nature a une âme, et si vous me croyez pas et bah allez voir dame nature pour voir si je mens tiens donc.
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MessageSujet: Re: Sueño con libertad - Harry    Mar 15 Mar - 0:03



Take a photograph, It’ll be the last. I don’t have a past, neither a clue to show me the path. Is it you I want or just the notion of a heart to wrap around so I can fin my way around. Rain, rain, go away. Come again, another day. All the world is waiting for the sun.

Une photographie de Lily et James dans la main, le gamin regardait ses parents danser sans se soucier du danger qui régnait. Ils souriaient, heureux de la vie qu’ils menaient. Mais cette innocence survivrait-elle encore longtemps face à toute cette violence? Cette question revenait sans cesse le hanter amenant toutes ses émotions à éclater. Il était plus perdu que jamais, ne sachant pas sur quel pied danser. Outre ses souvenirs qui s’étiolaient pour ne jamais revenir le réconforter, Harry commençait à perdre pied, sombrant dans une folie démesurée, abandonnant tout ce qu’il avait été, ses rêves, ses idéaux, sa foi en la liberté. Il ne parvenait plus à se contrôler et le dernier acte de démence passé s’était manifesté face à une ministre qu’il avait menacé. Il ne se comprenait plus, il ne parvenait plus à décrypter son âme torturée. Avait-il déjà été aussi violent de par le passé ? Où bien changeait-il au point d’être prêt à devenir un meurtrier ? Il se souvenait parfaitement d’avoir voulu la mort de cette femme qui pouvait s’apparenter à Voldemort. Il avait voulu blesser, il avait voulu massacrer et plus rien n’avait importé si ce n’est se sentir enfin libéré. Harry avait pris peur face à cette ardeur, face à cette noirceur. Qu’était-il exactement ? Ce garçon perdu d’avant ou bien cette « chose » réclamant son lot de sang ? Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, l’assourdissant, lui donnant la nausée. Il avait voulu la mort de quelqu’un, il avait risqué encore une fois la vie de Lily, de maman. Il avait failli la voir mourir sous ses yeux pour la seconde fois et il n’avait rien fait. Il avait été incapable de se lever pour aller l’aider. Il s’était juste mis à pleurer, effrayé par ce qu’il était. Perdu. Harry avait pris peur, il n’avait plus osé toucher sa baguette par crainte de revivre cette même frayeur. Il l’avait laissé dans sa malle, préférant vivre sans elle plutôt que de vouloir le mal. Il savait qu’un jour il reviendrait la chercher mais pas maintenant, il devait d’abord s’assurer qu’il était redevenu comme avant.

Après deux, trois jours, Harry était cependant revenu la chercher. Il n’avait pas pu résister. Comment refuser de l’utiliser ? Elle était une partie de lui, l’un des rares vestiges de son passé, de l’enfant qu’il avait été. Elle était une part de son âme, aussi noir puisse-t-elle être. Hélas, il n’avait pas pu l’utiliser. Un courrier ministériel l’en avait empêché. « Votre baguette ne devra plus être utilisée qu’en cas de défense face à un danger de mort ». Avait-il failli à ses idéaux à ce point ? Etait-il devenu un monstre au point d’être puni de la sorte ? Harry était perdu, il ne savait plus. C’est ainsi qu’il était sorti, espérant que l’air frais de ce mois de mai lui rafraichissent les idées. Le soleil commençait doucement à se coucher, baignant l’horizon d’une jolie couleur orangée. Pourtant, Harry aurait voulu voir un ciel orageux, violent et venteux. Cette atmosphère aurait été plus proche de ce qu’il vivait intérieurement. Il avait marché, encore et encore, espérant oublier, espérant retrouver un air apaisé. Hélas, il n’était parvenu qu’à se sentir davantage énervé. Colère, rage. Sentiments violents qui taraudaient son cœur déchiré. Il voulait frapper, il voulait faire mal et il s’abattit sur la première proie à sa disposition, un arbre qui n’avait rien demandé. Il ne méritait pas ce sort, personne ne méritait la mort. Pourtant, tous ceux qui l’approchaient finissaient par succomber parce qu’il était trop faible pour y remédier. Oui, c’était ça le vrai problème. Il avait pris conscience de sa faiblesse. Il n’arrivait plus à gérer. Le griffon entendit à peine une voix résonner dan sa tête, n’arrivant même pas à déterminer s’il s’agissait d’une personne extérieure ou bien de sa propre rancœur venue lui signaler que cet arbre n’avait pas besoin de subir sa mauvaise humeur. A bout de souffle, Harry finit par s’accroupir au sol, abandonnant ce combat perdu d’avance. Il était ce qu’il était et jamais il ne parviendrait à changer. Il était foutu et Merlin seul ne pourrait rien changer.

La tête plongée entre ses mains, Harry serait bien restée des heures durant, priant pour ne jamais se réveiller et ne plus jamais faire souffrir d’êtres vivants. Mais Lyra n’était pas de cet avis et elle comptait bien le faire changer, lui. Elle attrapa alors ses mains, les emprisonnant dans les siennes comme pour le protéger. Harry la regardait tandis qu’elle le réconfortait. Elle ne semblait pas savoir que faire mais comment pouvait-il la blâmer alors que lui-même ne savait pas comment se soigner ? Pouvait-il seulement se confier ? Il ne savait même pas par où commencer. Une amie ? Vraiment ? Il n’aurait jamais pensé cela avant mais aujourd’hui, pourtant, il voulait la voir ainsi. Une amie qui pourrait l’épauler et lui dire que tout allait s’arranger. Mais n’était-ce pas risqué ? Il faisait souffrir tous ceux qui le côtoyaient. Ne risquait-il pas au final par la blesser ? Il avait envie de la repousser, lui dire de s’en aller, avant qu’il ne commette une erreur qu’il ne saurait réparer. Pourtant, son corps ne voulait pas bouger. Il refusait de la chasser. Elle était en cet instant comme une bouée, le gardant tête hors de l’eau, lui évitant de se noyer. Harry finit par fermer les yeux, profitant de cette douce chaleur qu’elle lui procurait. Il n’était pas sauvé, loin de là, mais peut-être arriverait-elle à retarder l’échéance, rien qu’un instant. La tête posée contre l’arbre qu’il avait précédemment malmené, Harry finit par soupirer avant d’ouvrir les yeux à nouveau. Le ciel commençait à se coucher, conférant à la scène un surréalisme qui le décida à se confier. Elle n’était pas vraiment là, elle ne le serait jamais. Personne ne devait être là pour lui, il ne le méritait pas. Il allait se confier à une illusion, à un rêve auquel son cœur perdu tâchait de s’accrocher. Est-ce toi que je recherche Lyra ? Ou bien serait-ce le battement de ton cœur, s’harmonisant avec le mien, le rendant plus serein ? Seras-tu cette bouée qui m’aidera à avancer, à me battre pour redevenir celui que j’ai été ? J’ose l’espérer.


    « Je n’en peux plus. Tout ceci me fatigue, si seulement tu savais. Je sais bien que tu n’es pas là. Tu ne peux pas être là. Personne ne doit s’approcher de moi. J’amène la mort à tous ceux qui m’approchent de trop près. Mais je suppose que j’avais besoin de t’imaginer, de rêver à un visage familier, doux, qui saurait m’écouter. Ce n’est peut-être pas plus mal que tu ne sois pas vraiment là. La vraie Lyra mérite bien mieux que moi. Elle mérite plus que de faire rêver un taré prêt à menacer la ministre de toute notre société. Quand ai-je perdu pied avec la réalité, dis-moi ? A partir de quand suis-je devenu ce monstre assoiffé de sang ? A partir de quand suis-je devenu suffisamment désespéré que pour t’imaginer en train de me consoler ? Je suis bien pathétique. Il est loin le Gryffondor au courage légendaire. Je me fais peur, je n’ose plus dormir, de peur de me réveiller et de découvrir ce que je suis réellement. »

Harry avait observé le ciel fondre sur le lac qui lui faisait face tandis qu’il prononçait ces quelques mots, cette délivrance. L’eau s’embrasait et il avait l’impression qu’elle le représentait. Un esprit jadis calme qui désormais était en proie aux tourments éternels. Il finit par abandonner cette vision et se tourna vers la jeune femme qui lui faisait face. Les tonalités orangées lui donnaient des airs d’ange, descendu sur terre pour le consoler. Il ne la méritait pas… Mais après tout, elle n’était pas là, n’est-ce pas ?
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Lyra Badenov

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MessageSujet: Re: Sueño con libertad - Harry    Ven 18 Mar - 23:20

Vous voulez que je vous dise ? Je hais quand on me dit que je suis trop bien pour quelqu’un, ou bien que je ne mérite pas une telle personne, je hais tout simplement qu’on essaye de me dicter ma vie, de me dire ce qui est bien ou non. Depuis que je suis enfant, on m’a toujours dit « Fais pas ci, ou fais pas ça. » « Conduis toi comme ça. » « Attention à ta tenue. » Toutes ces paroles, vous savez, que l’on entend, je n’étais pas fille d’une famille d’aristocrate, même si je ne venais pas des derniers Moldaves, en vie. J’étais une fille tout simplement bien élevée, et ce que l’on peut qualifier de bonne famille. Le seul souci avec les bonnes familles, c’est que tant que la sphère familiale se limite à nos parents, notre frère et notre sœur, tout va bien, mais dès que l’on doit donner bonne impression à l’extérieur, directement, on reçoit des ordres en étant enfant. Mes parents n’avaient jamais joué au plus stricts, disons juste qu’ils avaient agi en tant que parents. Aujourd’hui, je voyais parfaitement qu’ils avaient eu raison, mon éducation était grâce à eux. Certes, des notions de bonnes conduites, mais une nouvelle fois, on essayait de me dire qui fréquentait, non je n’étais pas assez bien pour toi. Bordel, mais alors entre la définition de mon frère et du assez bien pour toi, celle de Krystel, et celle de mes petits amis, à ce rythme là, je fais mieux de postuler immédiatement dans le couvent des Sœurs je ne sais pas quoi, au moins Dieu, LUI il ne se prétend pas, pas assez bien pour moi, au moins ! Une chose que je lui accorde en tout cas, c’est peut être moi qui suis pas assez sainte pour entrer dans un couvent, mais peu importe, cette discussion n’a rien à faire. Je m’installais dans l’herbe, prenant doucement place face à lui.

Un rêve ?! J’étais un rêve donc. Génial, après le pas assez bien pour lui en tant qu’amis, j’étais un rêve, une illusion. Vous savez, je devais être bien bonne, pour accepter toutes ces petites folies de la part des gens qui m’entouraient. Je pardonne à mon frère, je fais grâce de ses inquiétudes à Sirius, et maintenant, je suis dehors un soir de mai, alors que les temps qui courent ne sont guère très sur, en train d’essayer de consoler un garçon qui me fait tourner bourrique dès que je suis dans les couloirs. Il a également essayé d’assassiner la Ministre, remarque, intérieurement, j’aurai bien aimé la faire taire aussi, mais pas de manière aussi radicale. Outre ça, il était bizarre. Mais non, je n’aime pas les amitiés platonique, vous savez ce n’est pas intéressant, la vie n’a alors aucun goût si tu ne lui donnes pas un peu de rebond. Si seulement, autour de moi, il pouvait avoir un tout petit peu plus de sourire, je ne sais pas, une journée de bonheur autour des Badenov, je signe immédiatement. Une simple journée, où l’on nous dit pas qu’on est destiné à devenir Mangemorts parce que notre frère l’est déjà, ou bien, où l’on nous juge pas. Bref, une journée, que j’aurai passé il y a seulement quelques années à Chisinau, et même maugréait contre Jana me manquer pour tout dire ! Conclusion, je veux avoir une vie normale, une vie où tout allait bien ou presque. Ce n’était plus possible ma fille, plus possible du tout, pas comme la situation était en train de tourner en Angleterre du moins. Je ne savais pas ce que cela allait nous donner, une chose de certaine, c’est que nous n’étions pas au bon de nos surprises, au contraire, ce n’était que le début de la fin ? Peut être bien.

Ecoutant, le long monologue de Harry, oui j’étais prête, à lui répondre, en sentant sa détresse, je ne savais pas vraiment si je devais lui en mettre une pour lui remettre les idées en place, oui j’étais un peu caractériel, je suis quand même une fille de l’Est ne l’oubliant pas, ou deuxième solution, prendre calme, et lui expliquer les choses calmement, en essayant de trouver les mots justes. Même si, et je vous l’accorde, cette solution n’était peut être pas la plus directe ni la plus efficace, je choisis la seconde. (Oui, la violence a toujours fait des miracles avec moi, mais pas cette fois). Reprenons donc, l’écoutant attentivement, il n’était pas dur de voir plus un enfant, plutôt qu’un adolescent. Installé ainsi sur le sol, et l’herbe fraiche, il regardait derrière moi. Le soleil était en train de toucher le sol sous peu, crépuscule ? Ah nan, c’est le matin, alors coucher de soleil, tout simplement, je ne trouvais pas le mot exact pour être honnête, même si la volonté était bien là, je vous l’accorde également. Oh là ! Je vous accorde bien beaucoup de choses depuis le début, ce n’est pas dans mes habitudes !

    « Harry… S’il te plait, n’essaye pas de me dire que je ne dois pas te fréquenter, parce que c’est foutu, quand il faut que quelque chose soit impossible à faire, je le fais. Ou bien, je crois que c’est un truc du genre qu’on dit. Bref, on s’en fiche tu me diras. C’est bien moi, Lyra Badenov, tu sais celle que tu fais tourner bourrique dans les couloirs la nuit, et bah, si je suis là, je ne suis pas un mirage, et je resterai là tant que tu auras besoin de moi. Tu n’es pas taré, un peu dérangé d’accord, mais je sais qu’au fond ce n’était pas toi qui a fait ça, tu ne peux pas avoir fait ça par toi-même. Pas l’Harry que je connais en tout cas. Celui qui a su trouver les mots, quand je n’allais pas bien, quand moi-même, j’étais perdue dans tout ce bordel qu’est ce monde. Tu es quelqu’un de bien Harry, et ne me dis pas que je me montre, parce que je te montrerai beaucoup de choses qui font que tu es quelqu’un de bien. Tu es présent pour ceux qui t’aiment, tu ne te crois pas à Gryffondor ? Et tu te crois pathétique ? Tu veux que je te dise, et même si tu ne veux pas, en fait, tu me laisses parler de toutes manières, être pathétique, c’est plutôt celui qui se renferme et qui se fait passer pour quelqu’un qu’il n’est pas. Pour quelqu’un au fond, de potentiellement prétentieux, ou je ne sais pas, pour cacher les apparences, parce que là il aurait peur de montrer sa vraie nature. Alors, oui peut être que ce que tu as fait pendant la visite de la Ministre n’était justifiée, n’était pas juste. Peut être qu’aujourd’hui tu vas en subir les conséquences mais au fond, je sais pertinemment que tu es quelqu’un qui n’a pas voulu ça. Sinon, tu ne serais pas en train d’essayer de parler à une fille que tu crois irréelle, et j’en suis vexée d’ailleurs. Tu n’attires pas la mort, en ce moment, je pense que tout le monde autour, pense que l’on attire désarroi, tristesse, mort et mauvaises passes, mais si tout le monde pense ça, alors dans quel monde vivons nous ? Un monde sans amitié ? Sans amour ? Riche en tristesse ? Jamais, nous ne reverrons le monde qui nous a fait rêver quand on était enfant, ce monde où tout semblait bien aller. Je veux revoir ce monde, et toi aussi tu le veux, je le sais, donc il ne faut pas que tu te renfermes, au contraire, ouvre toi au monde et montre qui tu es. Tu es quelqu’un de bien Harry, de respectable, et certainement l’un des seuls véritables Gryffondor que j’ai connu depuis deux ans que je suis à Poudlard. Et des Gryffondor ne t’inquiète pas que je commence à vous connaitre. »

Je venais de parler, pendant pas loin de cinq minutes seules, en partant parfois un peu loin. Un accent loin d’être anglais, et une voix douce, et pleine d’amitié à l’égard de ce jeune homme face à moi, son regard était à nouveau plonger sur moi, et ce fut sans le quitter des yeux que je lui avais dit tout ça. Peut être l’une des premières fois où je lui avais autant dit sans lui crier dessus, sans le menacer de points en moins, et sans même avec une idée derrière la tête. Oui, cette fois-ci je parlais de façon la plus sincère que j’avais pu. En essayant de trouver les mots justes, même si mes tentatives étaient parfois un peu loupé. Oui, bah désolée, on peut pas être parfait même quand on commence à parler plus que couramment la langue.
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MessageSujet: Re: Sueño con libertad - Harry    Dim 5 Juin - 12:54

Qui était-il ? Que voulait-il et où tout ceci le mènerait ? Il ne le savait pas, il ne le savait plus. Il avait tenté de comprendre mais tout s’emmêlait dans sa tête. Quelques furent ses pensées, il ne se reconnaissait plus. Tantôt il était joueur et séducteur, tantôt il était déprimé et avait des envies de meurtre. L’une ou l’autre situation ne lui ressemblait pas, ça, il le savait. Enfin, il le sentait plus qu’il ne le savait. Il s’effrayait et la perte de ses souvenirs n’arrangeait rien. Il avait peur de se réveiller un matin et de découvrir une personne qu’il ne connaissait pas en se regardant dans le miroir. Il avait peur de devenir un autre… Installé aux abords du lac, Harry observait le ciel inonder de flammes la surface lisse de l’eau tandis que la douce Lyra lui parlait alors qu’il ne pipait pas un mot. Il l’écoutait, sa voix l’apaisait et l’aidait à sortir la tête de l’eau. Elle lui disait être là, ne pas être une illusion et ces mots rassuraient l’adolescent meurtri au plus profond de son être. Il avait envie d’y croire à ce rêve, il avait envie de toucher du bout des doigts cette douce réalité qui prenait lentement conscience à ses yeux. Lyra était bien là, elle n’avait jamais été le fruit de son imagination. Il changeait peut-être, il oubliait peut-être sa vie mais elle faisait partie d’une page de son histoire qu’il n’oubliait pas. Non, il ne l’oublierait pas et elle semblait vouloir l’aider à remonter à la surface, à respirer à nouveau comme autrefois.

Harry se permit un sourire lorsqu’elle lui indiqua qu’il était en effet dérangé. Elle avait sa propre façon de vous remonter le moral, de vous convaincre que tout allait s’arranger. Oui, ce n’était pas vraiment lui, enfin, ce n’était pas lui, n’est-ce pas ? Mais qu’est-ce que cela pouvait être d’autre ? Harry n’en savait rien et ne cessait de se poser la question. Etait-ce une envie insidieuse qui avait somnolé au fond de son âme jusqu’à aujourd’hui ? Ou autre chose, quelque chose de plus profond et qui le dépassait complètement ? Lyra continuait de parler, de le rassurer et à mesure qu’elle prononçait ces mots sur ce ton dont elle avait le secret, le gryffondor finit par se sentir mieux. Oh certes, ce n’était pas le beau fixe encore, faut pas pousser Dobby dans les orties (bien qu’il ne sache plus vraiment qui était Dobby) mais il se sentait plus léger. Le cœur apaisé, il se permit de sourire franchement. Lyra l’avait aidé tout comme il l’avait fait auparavant. Elle continuait de parler et tout adolescent normalement constitué se serait gargarisé d’autant de compliments et c’est ce qu’il fit, inconsciemment. Il se sentait fier, pour une fois, d’être ainsi à ses yeux. C’était donc comme ça qu’elle le voyait. C’était idiot d’y penser mais il en était plutôt satisfait comme si son ego appréciait autant de flatteries. Ou bien était-ce parce que c’était justement la préfète des bleus qui le disait ? Aurait-il réagi ainsi avec une autre étudiante ? Allez savoir, il ne savait plus… Mais pour une rare fois, il ne voulait pas se prendre la tête avec ça. Il ne voulait plus.


« Je risque d’attraper la grosse tête si tu continues ainsi à flatter mon ego… » Harry se permit un faible rire avant de reprendre. « Merci Lyra, vraiment. C’est peut-être idiot mais… Je pense que j’avais besoin d’entendre ces mots. Une partie de moi sait qu’elle n’est pas responsable pour les actes commis lors de la visite du ministère mais… Tout comme toi avant moi, une autre partie de mon âme a hésité, s’est questionnée. Si ce n’est pas moi alors pourquoi l’ai-je fait ? Voilà ce qui ne cessait de tourner en boucle dans ma tête… Je vais t’avouer un secret, je suis perdu. Je ne sais plus vraiment qui je suis, je… me trouve… étrange parfois, changeant et c’est déstabilisant. J’ai peur de changer et de devenir un étranger pour moi-même. Je pense aussi que j’ai peur de te perdre si je deviens différent. Idiot, n’est-ce pas ? Après tout, ce n’est pas comme si nous étions proches, enfin, peut-être d’une certaine manière, des plus innovantes. Après tout, tu l’as dit toi-même, tu ne fais rien comme les autres. Eh bien, je ne fais rien comme les autres non plus alors nous voilà deux dans le même bateau. » Il s’accorda une pause avant de reprendre « C’est gentil d’être venu supporter ma mauvaise humeur et mes idées noires. Je crois qu’au final, tu m’aimes bien, même si tu ne l’avoueras jamais que ce garçon insupportable qui te fait tourner en bourrique te rend dingue. »

Harry arrêta finalement de parler et s’autorisa quelque chose d’inhabituel, pour ne pas changer. Il s’avança et prit la petite préfète dans ses bras. Il avait envie de lui montrer à quel point elle avait su lui remonter le moral, à quel point elle avait pu l’aider dans son questionnement et ses craintes. Il la serra tout contre son cœur, comme si sa vie en dépendait et laissa sa tête reposée sur son épaule. Elle le rembarrait sûrement, elle était assez caractérielle pour le faire mais tant pis, il prenait le risque. Il voulait juste lui dire merci et puis… Il en avait l’envie, le besoin, comme si tout s’arrangerait dans ses bras.
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MessageSujet: Re: Sueño con libertad - Harry    Dim 12 Juin - 18:04

Bizarrement, je ne lui en voulais pas. Enfin pourquoi, je lui en voudrais ? Je ne sais pas. Il y avait quelque chose de bizarre, là tout de suite. Je me sentais étrangement bien, avec quelqu’un de limite dérangé, et dans une situation un peu bizarre. Bref, tous ces éléments qui faisaient que j’étais toujours dans ces situations. J’étais heureuse néanmoins de savoir que j’avais su que je pouvais lui remonter le moral. En fait c’était quelque chose qui me faisait presque plaisir de le voir comme ça un peu sourire. Même rire un peu. Et pour une fois, je sentais de l’amitié à son égard, en fait. Oui, je l’aimais beaucoup, pas d’un amour, mais d’une amitié sincère, il me manquerait. Je n’avais pas envie qu’il parte. M’avouant ses doutes, je ne savais aps si c’était vraiment le fait d’être adolescent ou quoi qui faisait qu’on ne se sentait pas vraiment bien dans son corps. Mais on touchait quand même dans la fin de l’adolescence, et pourtant parfois, j’aurai donné n’importe quoi pour retrouver des gens qui étaient alors encore juste adolescents. Mais à défaut d’être encore des enfants, et d’avoir des discussions d’adulte, nous parlions quand même comme deux enfants. Sans préjugés entre nous, en innocence ? Je n’irai pas jusque là. Mais je n’avais ni préjugés, et je pense que lui non plus, je le prenais tel qu’il était, sans me posait d’autre question. Ah si, si je lui plaisais réellement, si la fille qui était là, qui était finalement en train de lui mentir, enfin de cacher une part de vérité lui plaisait. Je me rendais compte qu’il était sincère, que moi je ne l’étais pas. Je ne pouvais pas l’être de toute manière. Pour le faire fuir ? Non, je ne voulais pas. Parfois, un petit mensonge valait mieux qu’une grosse vérité qui faisait mal.

Je me rendais compte finalement qu’il avait vécu la même chose que moi au moment de l’intervention de la Ministre. Enfin, c’était différent, mais comment se faisait-il que tout devienne comme ça. Je me souvenais encore de cette désagréable sensation à la fois contrôlée, une faible partie qui doit tenir de raison, qui te dit non, et pourtant l’ensemble qui lutte n’est pas assez forte. Comme une force qui contrôle ton âme ? Oui, peut être, je ne pouvais pas encore décrire ce phénomène, je ne savais même pas si des mots étaient possibles à mettre dessus. Etrange parfois ? Tiens donc, c’était un bel avoue, une révélation. Finalement, le chemin de la guérison était là quand on se rendait enfin compte de ses erreurs et de ses défauts, j’avais envie de lui dire tant de choses. Ses paroles, l’ensemble tout entier était vrai, même la fin, le fait à propos que je tenais à lui. Au fond, il était vrai que je tenais à lui, c’était inéluctable, et il venait de toucher le point sensible en me prenant dans ses bras. Je me sentais presque bien, soulagée, et détachée d’un poids, comme si rien n’allait se passer. Si tout était normal. Peut être après tout.

    « Je crois, la bizarrerie, c’est un peu monnaie commune dans le coin nan. Mais je comprends dans tous les cas, ta situation, enfin… Oui, je vois de ce que tu veux parler. Je n’ai toujours pas trouvé d’explications à mes actes de la dernière fois. Et j’en cherche, je suis perdue comme toi, même si… Je n’ai pas essayé de te tuer, enfin. Tout est relatif, et je suis encore désolée de mes actes. Tu peux dire qu’on est pas proche, mais… Enfin, c’est bizarre, en fait, c’est ça mon problème, je trouve tout bizarre, mais c’est moi qui suis bizarre. Tu m’attires, il y a quelque chose en toi, qui fait que je ne peux pas te hair, et comme tu dis au fond de moi, il y a quelque chose qui me dit que je dois t’aimer, je suis raide dingue de toi Harry. » Dis-je dans un rire. « En fait, je me suis attachée à toi depuis ce temps que tu me fais tourner en rond dans les couloirs. Et tes lettres me font chaque fois plaisir, je ne sais pas si tu faisais ça pour mettre en rogne Dave. De toute manière ça n’a plus d’importance. Sache juste que je tiens à toi, et que je veux pas te perdre, déjà que vous me laissez toute seule dans cette école l’an prochain, alors essaye au moins de prendre soin de toi. »


Est-ce que je devenais sentimentale ? Surement, du moins là pour le moment, je lui avouais clairement que je tenais à lui, et que j’avais peur finalement de tous les perdre quand ils allaient quitter Poudlard. Me détachant un peu de lui, je lui souriais en prenant ses deux mains et en restant assise devant lui en tailleur. Je ne trouvais pas mes mots après tout ça, j’avais envie de dire encore quelque chose, mais c’était tellement compliqué. En fait, non ce n’était pas compliqué, mais c’était peut être même trop simple. Je ne savais pas trop où j’en étais. M’approchant juste de sa joue, je déposais un petit baiser au coin, juste au coin de ses lèvres, pour lui dire comme un merci. Puis enchainant :

    « Tu vas finir par m’envoyer voir si l’herbe est plus verte ailleurs, mais je voulais juste te dire merci. Tu es quelqu’un de bien Harry, et je sais que ça fait deux fois que je le répète dans la conversation, mais tu mérites ta place chez les Lions. J’ai vu différents caractères en venant ici, et je ne pensais pas que ces maisons avaient autant d’importance pour vous les anglais, quand on parlait de Poudlard, oui c’était les Maisons qui comptaient beaucoup avec les fondateurs. Mais j’ai vu que tu étais quelqu’un de courageux, et toujours prêt à aider les autres. Alors, ne change pas, reste le même ou essaye. Si tu changes, tu changeras en mieux. On est bizarre, et on ne fait rien comme les autres, mais c’est ce qui te rend original. » finis-je avec un sourire.
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MessageSujet: Re: Sueño con libertad - Harry    Lun 20 Juin - 20:36


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Let me hear your voice. It's guiding me... I used to be strong, I knew who I was but now everything's different. But when you're here, standing at my side, I feel strong enough to survive and keep going. No matter what, you're my ecstacy. You'll save me and I'll dot the same to you...

Le vent commençait à se lever doucement mais le jeune griffon ne s’en préoccupait pas. Gardant toujours la petite préfète entre ses bras, il se sentait apaisé, heureux et c’était l’essentiel. Le vent caressait son visage et séchait ses larmes. Sa voix l’apaisait, elle le guidait vers la lumière. Il se sentait moins seul face à cette étrange situation. Il ne se comprenait certes pas plus qu’avant mais Lyra était dans le même cas alors, peut-être, peut-être… pourrait-il se permettre d’oublier, l’espace d’un instant ? Peut-être pourrait-il arrêter de se prendre la tête avec ça car après tout, Lyra avait raison, ce n’était pas vraiment lui, n’est-ce pas ? Oui, il voulait y croire, il n’était pas « ça » et ferait tout pour ne jamais le devenir. Cette discussion lui avait au moins permis de voir plus clair dans sa tête. Il était peut-être en train de tomber mais il allait tenter de se relever parce qu’il n’était pas ce qu’il devenait, il ne voulait pas le devenir et ferait tout pour que cela n’arrive jamais. Il la serra davantage contre son cœur lorsqu’elle lui demanda encore une fois de l’excuser pour ses actes… Merlin qu’il ne lui en voulait pas, il avait pourtant essayé de lui faire comprendre mais apparemment, ce n’était pas suffisant. Elle continuait de lui parler, sa voix le berçait et il respira son odeur, sa tête posée contre l’épaule de la jeune femme. Il aimait cette odeur, elle le calmait, lui promettait des lendemains meilleurs. Ah, à la bonne heure, il virait poufsouffle… mais il ne regrettait pas ses niaiseries car c’était Lyra et avec elle, tout était différent.

Un sourire vint fleurir sur ses lèvres lorsqu’elle lui indiqua qu’en effet, elle était raide dingue de lui. Une infime partie de son âme avait envie de danser pour fêter sa victoire et même si ça ne lui ressemblait pas, le gamin n’avait pas envie de s’interroger sur cette envie soudaine et si étrange. Non, il était heureux présentement et n’avait plus envie de se prendre la tête à comprendre ce qui clochait chez lui. Elle l’aimait bien. Elle s’était attachée à lui et mine de rien, ça lui réchauffa le cœur. Elle avait beau rire en disant cela, ces mots étaient une véritable bouffée d’oxygène dans ce monde si noir, si triste et sombre… Elle était sa lumière, sa petite préfète. Il la serra davantage et vint poser ses lèvres contre la joue de la jeune fille. Elle ne voulait pas le perdre et il voulait lui faire comprendre que cela n’arriverait jamais. Il se battrait contre ses démons, il les vaincrait, pour elle, pour lui aussi peut-être, et ils pourraient se revoir après sa dernière année à Poudlard pour fêter la victoire contre Voldemort. Oui, il ferait tout pour lui offrir un monde meilleur. Il était peut-être idéaliste mais tant pis, il voulait y croire à ce doux rêve. Il prendrait soin de lui, c’était une promesse. Ils se quitteraient peut-être fin juin mais il ne l’abandonnerait pas. Il continuerait à veiller sur elle, il combattrait pour lui offrir un monde meilleur. Afin qu’il puisse voir cette demoiselle sourire à longueur de journée. Il voulait juste la rendre heureuse. Il se sentait idiot face à ce sentiment étrange qui pointait le bout de son nez. Il n’avait jamais ressenti autant l’envie de protéger quelqu’un, enfin, pas de cette manière.

Elle finit par se détacher pour l’observer à nouveau. Et il eut l’impression de perdre une partie de son âme. Il sentit soudain le froid le frapper, il avait envie de retrouver la douceur et la chaleur de ses bras. Il voulait la garder éternellement contre lui, la protégeant contre vents et marées. Le soleil avait presque disparu, avalé par le lac qui lui faisait face lorsqu’elle vint poser un tendre baiser à la commissure de ses lèvres. Il ne put s’empêcher de sourire bêtement alors qu’ils se faisaient à nouveau face. Sa voix lui murmurait de rester le même. Oui, ils étaient originaux à leur manière… Ils étaient différents et c’est pourquoi il l’aimait.


    « Je crois bien que je l’envie tu sais… En fait, je ne le crois pas, j’en suis sûr. Je me demande si Goujon a une idée de la chance qu’il a. Tu es une fille extraordinaire Lyra vraiment… Et même si ton cœur est déjà pris, ce n’est pas grave. Je n’ai pas besoin de ça pour vouloir te protéger. Je t’offrirai un monde meilleur, sans tracas. On se reverra, c’est une promesse, à la sortie de Poudlard et nous fêterons la chute de Tu-sais-Qui. Je me battrai pour ce monde meilleur que je veux t’offrir car même si tu évolues dans un monde en paix sans moi, je serai heureux. Car je te serai saine et sauve, je te verrai sourire car après tout, je ne serai jamais bien loin. Je verrai sur toi, restant dans ton ombre, te protégeant parce que tu le mérites vraiment. »

Ah. Ce qu’il avait l’air pathétique avec ces phrases bourrées de niaiseries et de romances… Ce n’était décidemment pas son truc mais tant pis. Il voulait vraiment le dire, il le pensait réellement et il voulait qu’elle le sache.

    « Peu importe la distance, je serai toujours là, à veiller sur toi. »

Il s’approcha, pointa son cœur du doigt, avant de finalement s’avancer pour poser un doux baiser sur son front. Elle n’était pas à lui, elle ne le serait jamais, il le savait bien. Mais cela ne pouvait pas dire qu’il ne pouvait pas veiller sur elle, la rendre heureuse. Après tout, c’est ce qu’on fait quand on aime quelqu’un, non ?
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Lyra Badenov

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MessageSujet: Re: Sueño con libertad - Harry    Lun 20 Juin - 22:00

Le vent et la fraicheur se levaient, je le sentais sur mon visage, mais peu importe j’étais bien. En sécurité dans ses bras, son étreinte me rassurait, et pendant un instant, je fermais les yeux, et j’imaginais un monde où nous serons heureux. Lui, moi, les autres, ceux que j’aimais, ceux à qui je tenais. Je m’imaginais mère, en Angleterre peut être toujours, en train de rire, et de me dire que toute cette époque où tout était noir, et le jour où j’avais succombé aux Ténèbres étaient un temps bien loin. Mais je savais parfaitement que ce futur n’était pas possible, alors je l’imaginais, dans ses bras, sa chaleur, et son odeur. Même sa voix un peu roque me berçait doucement. Aporie ? Paradoxe, certes, je l’étais en moi-même, je ne savais que dire qu’est ce qui m’attirait chez Harry, sa gentillesse, son attention, aucune idée. Pourtant, tous les avis portaient à croire que ce n’était qu’un garçon bizarre, qui n’avait que peu d’intérêt. Un garçon, un protégé des maraudeurs, un briseur de cœur, et alors James avait bien fini à avoir sa Lily, et ô combien de temps ça faisait qu’ils étaient ensemble ces deux là ? Conclusion, rien n’était impossible, James ne devait être qu’un coureur, il avait fini par changer. Je devais courir après l’amour ? Peut être bien. Pour le moment, j’étais suffisamment ailleurs, pour penser que j’étais à l’aise avec Harry. C’était une toute autre sensation que je ressentais. Dave c’était différent, certes j’avais été bien avec lui, mais je… C’était resté un jeu, quoiqu’on en dise. Et même si on s’était promis des choses, qu’on s’était dit qu’on s’aimait. Il manquait quelque chose. L’attention ? Ou alors le fait qu’on ait toujours les menaces de mes proches au dessus de nous, tel l’épée de Damoclès, je devais reconnaitre que niveau romantique ça tue un peu à ce moment là.

Sa protection, et même toute cette envie qui m’englobait, j’étais bien dans cette bulle, entourée par ses bras, j’avais l’impression que rien ne pouvait m’atteindre. Alors, pour une fois j’accordais être un être fragile et sans beaucoup de défense. J’étais jeune et insouciante, mais je savais de quoi il parlait. Comment lui dire finalement que s’il tuait Voldemort, il pouvait me libérer, ou me haïr à jamais d’avoir un jour succombait aux forces du mal, et aujourd’hui de ne plus savoir comment faire pour distinguer le vrai du faux. Si je ne touchais pas le vrai camp, alors je voulais au moins, qu’il offre un monde meilleur aux gens qui venaient sans moi, car je n’avais une fois pas fait la bonne décision. Naïve, je gardais mon sourire quand il me fit ses compliments, puis je fus prise d’un pincement quand il prononça, l’expression sans moi. Je baissais les yeux. Pourquoi tous voulaient-ils dont y laisser leur vie ?

    « Vous, les garçons, vous avez un sacré souci. Dave et moi c’est terminé, depuis plusieurs semaines. Ca n’allait plus, c’était compliqué, et ce n’était pas pour moi. »


Il déposa un temps sois peu après avoir pointé son cœur avec le doigt, un baiser sur mon front, je me levais pour regarder vers l’horizon, l’espace de quelques secondes pour réfléchir à ce qu’il venait de me dire. Un monde meilleur ? Sans crainte ? Comment lui dire que je ne voulais pas le perdre, croisant les bras, comme pour me réchauffer, il était vrai que malgré le mois de mai, les nuits restaient fraiches, mais je n’avais pas jugé utile de prendre ma cape. Après tout, je pensais réellement que ce n’était pas une chose utile, je ne pensais pas tomber sur Harry et avoir cette discussion. Pourquoi fallait-il que j’ai choisi les Ténèbres, et pourquoi cette douleur se faisait toujours plus importante dans mon cœur, comme si je savais qu’au fond, depuis le début, j’avais toujours fait le mauvais choix. Un choix, dont je ne pouvais pas parler, imaginer donc : OH Harry ! Tiens au fait, le mec que tu veux tuer, je suis dans ses rangs, parce que j’étais aussi bête qu’une bouse de dragon ce jour là, et que je ne savais pas ce que je faisais, mais de toutes manières tu t’en fiches, maintenant que tu sais ça, je suis devenue ton ennemie. Je me retournais vers lui pour faire mon monologue :

    « Ne me quitte pas. Combats si tu veux, mais reste en vie. Je suis peut être égoïste, mais j’ai déjà perdu beaucoup trop de gens à cause des forces du mal. J’ai déjà perdu mes deux parents, mes amis, des gens à qui je tenais beaucoup. Je suis en train de perdre mon frère, à cause de cette folie contre le mal, alors s’il te plait, pas toi. N’importe qui, mais pas toi, je ne le supporterai pas, ce serait bien trop pour moi. Je veux d’un avenir meilleur, je veux pouvoir dire à mes enfants, peut être un jour, que j’ai connu une époque qui est aujourd’hui fini, et qu’ils ne connaitront jamais. Je veux d’un futur où je n’aurai plus peur, mais je ne sais même pas si je vais le connaitre. J’ai fait de mauvais choix, mais je sais de quoi sont capables les forces du mal. Et je ne veux pas qu’elle t’ait toi. Je tiens trop à toi pour te perdre, alors si cette année, on se sépare, parce que tu vas devoir partir, et je serai contrainte de revenir ici pour finir mon année, promets moi de rester en vie, en sécurité. Tu peux le tuer, mais tue le, en te protégeant. Je t’en serai mille fois reconnaissante, il a fait des tas de choses dont je ne supporte pas l’idée. Et je ne supporte plus, le doute d’apprendre qu’un jour, c’est mon frère, ou des gens dont je suis proche, qu’on me ramène le décès. Toutes ces disparitions, tout ce qui tourne autour de nous, je veux que ça cesse. Mais je ne veux pas que ça cesse avec toi. Je veux que tu profites aussi de cet instant et pas dans l’ombre, mais avec moi, à mes côtés si c’est ce que tu veux. »


Debout encore face à lui, je restais là, à lui étaler 20000choses pour dire finalement que je ne voulais pas qu’il meure. Pathétique ? Non…







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