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Modo↯  Les filles et le quidditch ça me connait
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Sirius Black

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Les filles et le quidditch ça me connait


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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 3 Mar - 11:58

C'était allé si vite ... Si vite ... Je n'avais rien vu venir. Après moi, Ludanbot avait de nouveau pris la parole. Puis Lily s'était levée, et elle s'était approchée de la Ministre et ce qu'elle lui avait dit, personne ne l'avait entendu, sauf Lundy et ses chiens de garde. Connaissant ma meilleure amie, elle avait dû parler de Remus et d'Harry à la Ministre. Peut-être même avait-elle évoqué le secret de notre louveteau et je comprenais donc mieux pourquoi elle n'avait adressé ses paroles qu'à la Ministre. Les paroles de la Ministre et le peu de réaction de notre directeur nous avait tous énervé, mais Lily plus que tous devait être en rogne contre Lundy, qui avait menacé son fils. Fils que, bien qu'elle l'ignorait, elle aimait plus que tout. Pnedant tout ce temps, j'étais resté prêt de Harry. Lily, avant d'arriver prêt de Lundy, s'était approchée de son fils et lui avait fait baisser sa baguette. J'avais vu du coin de l'oeil Sasha se porter au secours de Dana en attendant que Lily arrive, puis j'avais fixé mon attention sur la Ministre, ses Aurors et ma meilleure amie. J'avais donc vu un des Aurores pointer sa baguette sur ma Tigresse. J'avais réagi trop tard. J'avais dégainé ma baguette, j'avais lancé un stupéfix, mais le Diffindo était déjà parti, et il avait touché Lily dans le dos ...

Je m'étais précipité, en même temps que James et Harry, je suppose, je ne sais pas à vrai dire je n'avais pas pris le temps de regarder si d'autres me suivaient. J'étais arrivé prêt de la Tigresse, et de Dana. Elles étaient toutes les deux tombées au sol. La Serdaigle n'avait rien, elle était juste secouée. Lily, par contre, était en sang. Son dos et ses jambes étaient lacérées de coupures, et le liquide vermillon coulait à flot. Ma baguette posée à terre, je soulève doucement le corps de Lily, me couvrant moi-même de sang. Je ne retiens pas mes larmes à la vue de la rouquine couverte de sang, la peau pâle.


    ▬ Lily, Lily, tu m'entends ? Hey, Lily-jolie, t'es avec moi, t'es avec nous ? Ne nous laisse pas, hein, on a besoin de toi ... Et puis, qu'est-ce qu'il ferait, ton prince charmant, sans toi ?

Je sens alors la haine, la colère, la douleur monter alors que mes yeux sont fixés sur la pâle visage de Lily. Je la dépose doucement dans les bras de quelques, arrivé aussi prêt d'elle, puis je me lève, en récupérant ma baguette. Je vois que mon Stupéfix n'a pas touché l'agresseur, mais que ses collègues se sont occupés de lui. Je n'y fais pas attention. Je m'avance, je ne fais pas attention aux aurors qui s'avancent vers moi ... Je m'approche du traître, de l'agresseur de Lily, et je pointe ma baguette sur lui. Avant que des Aurors ne m'agressent, je lance un Diffindo. Puis je me tourne vers la Ministre, le visage ravagé par les larmes et le sang de Lily sur ma chemise.

    ▬ Et après vous nous demandez de vous faire confiance ? Vous nous demandez d'accepter vos décrets, de vous accepter, alors que vous venez chez nous, dans notre école, que vous vous immiscez dans notre vie privée, QUE L'UN DE VOS AURORS AGRESSE L'UNE DE NOS CAMARADE, L'UNE DE NOS AMIES !! Et après, vous dites que nous sommes stupides, irréfléchis, que vos actions sont illégales ! Alors que l'un de vos hommes agresse l'une des notres qui n'avait pourtant rien fait, qui ne vous avait pourtant pas agressé, ne s'était pas montrée violente ni menacante envers vous ! Et si cet homme était un traître, madame, cela prouve simplement qu'au lieu de vous occuper de Poudlard, qui se porte très bien sans vous, vous devrez mieux surveiller votre Ministère et les hommes que vous employait !

Après la Ministre, je me tournais vers Dumbledore. Je ne me rendais pas vraiment compte de ce que je disais, pas vraiment compte de ce que je risquais, je m'en fichais ... Ils avaient agressé Lily ...

    ▬ Et vous ! Vous n'avait même pas réagi ! Elle nous insulte, elle nous agresse presque, elle nous menace de nous mettre en prison ! Elle nous dit de rester uni, elle nous dit que nous nous devons de faire front commun contre l'ennemi et elle se comporte comme si c'était elle l'ennemi ! L'un de ses aurors a touché à Lily, a l'une de vos élèves ! Et vous ne réagissez pas ! Vous êtes le directeur de cette école, et vous faites comme si ... comme si ce que cette femme impose à notre école est bien pour nous, est bien pour Poudlard ! Vous ... Vous ... Cet homme a agressé Lily, merde !

Ok, je risquais gros, mais ... Mais je ne me rendais vraiment pas compte de ce que je disais. Je m'énervais contre la Ministre, puis contre Dumbledore, les deux personnes les plus immportantes de la communauté magique anglaise, mais je m'en fichais complet ... Je tournais d'ailleurs le dos au directeur pour retourner prêt de Lily ... James était là.

    ▬ Hey, Cornedrue, t'inquiètes, ça va aller. Elle est forte et tu le sais très bien ! Plus forte que beaucoup d'entre nous ! Et puis, tu sais bien qu'elle peut pas te laisser ...
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 3 Mar - 14:37

Devant le regard glaciale de la ministre, il resta impassible. Quoi?! C'était une blague n'est-ce pas ?! Il avait juste voulu démontrer quelque chose qui lui semblait légitime ; il ne s'était même pas énervé et la ministre semblait de toute évidence impassible et aveugle de n'avoir à l'esprit que ce qu'elle croit pour ses propres intérêts. Excusez-moi mais ces décrets ne lui semblèrent qui plus est que de la dictature pure et simple. Digne des mangemorts. Et elle s'annonçait en sauveuse de la société. Rémus sentit ses jointures blanchirent tandis que ses poings se serrèrent. Une convocation. Illégalité. Les mots de la ministre s'imprimait au fer rouge dans son esprit. C'était la seule manière qu'elle avait trouvé pour se défendre comme cela ? Il n'avait pas été insultant qui plus est dans son ton et c'était lui qui recevait une convocation. C'était vraiment la manière basse, mais vraiment basse, mais digne vraiment des mangemorts. Il se sentit soudain tellement décontenancé par ses paroles qu'il en faillit perdre ses mots un moment... Ce fut à ce moment-là qu'il entendit Sirius se lever et il se contenta d'écouter tel un fantôme ou un revenant entravé dans ses chaînes... Il avait entièrement raison et de même, d'un seul coup, comme s'infiltrant dans ses veines avec une chaleur diffuse, il ressentait cette même fierté qu'il avait de s'être battus, ou de se battre ainsi contre ce qu'il y avait de plus répugnant sur la Terre. Ministre ou pas, légalité ou pas, chaque acte comptait. C'était vraiment très bas d'avancer l'argument et le mot « illégalité ». Il vit Lily se lever et s'approcher de la ministre mais il ne sut ce qu'elle lui disait exactement ; il aurait voulu se rapprocher mais c'était impossible... S'il avait su, son cœur se serait sans doute encore plus gonflé d'affection et de reconnaissance envers elle, et sa gorge se serait certainement noué d'émotions...

Jusqu'à ce que soudain la jeune fille s'écroule au sol, touché par un sortilège de toute évidence... Rémus n'avait eu le temps de voir seulement l'éclair de lumière être émit et allée toucher directement Lily qu'il vit s'écrouler ensuite... Cette journée était un vrai cauchemar. Alors que James et Sirius s'étaient aussitôt précipité vers Lily, Rémus demeura là, ne croyant même pas à ce qu'il venait de voir. Dans le dos qui plus est. Touché dans le dos ?! La lâcheté d'un tel geste le heurta de plein fouet. Enfin, il fut plus long à réagir étant donné que la simple action l'avait tout simplement stupéfié sur place. Comme s'il allait apercevoir le coupable d'un tel acte il tourna la tête en tous sens... Il y avait quelque chose ici, quelque chose qui agissait... En secret ou pas ; quelque chose qu'ils ne voyaient pas, quelque chose de mauvais... En tous les cas en tournant la tête vers Lily de nouveau et en revoyant la scène, c'était forcément quelque chose de mauvais. Le Mal, c'était comme un pacte qu'il avait passé pour se battre contre lui, pour l'erradiquer.... Comme pour symboliser la bataille qui régnait au fond de lui et la chose contre laquelle il se battait... Depuis qu'il n'avait que six ans. Le Mal, il le connaissait depuis l'âge de six ans. C'était devenu familier pour lui, comme un vieux copain. Il avait apprit à le voir partout... Et là, il avait l'horrible impression qu'il se trouvait là, invisible à tout le monde. Il était d'ailleurs partout, partout dehors. Mais là... Il le sentait présent. Comme un souffle flottant au-dessus de chacune de leur tête. Ses poings se serrèrent. L'émotion, la colère, l’injustice de leur condition, comme de sa condition, s’immisça en lui, comme chacun des mots de la ministre qui continuait de résonner dans son esprit. Menace. Menace. Souffle court. Douleur qui l'étreint. Le Mal est là. D'un bond sans qu'il ait même commandé à son corps le voilà qu'il saute sur ses pieds et qui se précipite à la suite de Sirius et James, auprès de son amie ; ses jambes tremblent. Sirius s'est déjà attaqué à l'agresseur et chacun de ses mots résonnent en Rémus, dont le corps est secoué d'émotions toutes plus diffuses les unes que les autres.

Debout à côté de ses amis, l'impression d'avoir du papier à l'intérieur de la bouche, il avait le visage livide alors qu'il observait James auprès de Lily, tous deux couverts de sang - tous trois en fait -. Ce pourrait être Marlène. Ce pourrait être Marlène. Mais c'était pareil, puisque c'était Lily et que c'était l'une de ses amies. Nooooon ! Elle ne pouvait PAS admettre cela !

Il ne l'admettrait pas non plus. Il faisait son possible pour se concentrer, pour se calmer lui-même... Son visage était toujours aussi livide. Il s'approcha à pas lents de Sirius, se plaça à côté de lui...

« Sirius, calme-toi... S'il te plait... » souffla t-il à voix si basse qu'il douta lui-même qu'il ne s'entende lui-même. Il avança un bras et posa une main sur son bras, espérant qu'il se reprenne et reprenne ses esprits même s'il comprenait son état d'esprit car le ressentant lui-même. Il ne voulait pas non plus qu'ils s'en prennent à tous ses amis ; une seule c'était assez. Ils étaient trop importants pour lui. Il fallait éviter d'empirer les choses. Les choses étaient déjà bien assez empirées comme cela, il fallait jouer fin... En parlant de jouer fin, c'était le ministère qui ne le jouait pas fin là. Il voulait qu'ils partent, qu'ils les laissent enfin tranquilles. Ils n'avaient rien à faire ici, ils ne faisaient que vouloir les contrôler tous ici, en ayant l'impression de contrôler la société... C'était une dictature qu'elle voulait instaurer par ses décrets autant injustes qu'inutiles. Mais après tout, si elle voulait surveiller jusqu'à leur vie privée, alors qu'elle le fasse. Rémus n'utiliserait les hiboux que pour des cas exceptionnels.

Les décrets. Rémus avait cru tout simplement rêver, ou plutôt il s'était cru en plein cauchemar, lorsqu'il avait entendu parler de « ses » décrets... Après l'intervention de Sirius sur ce propos, puis celle de Neville, puis après tout ce qui s'était passé ensuite, il s'avança de nouveau, parlant d'une voix grave, sérieuse, voix qu'il ne se connaissait même pas encore, mais bien plus assurée que ce qu'il s'était cru capable. Il n'espérait même pas qu'elle allait comprendre ; il n'espérait plus, mais il ne pouvait pas rester sans rétorquer. Pas aujourd'hui. Il y avait trop d'enjeux.

« Mes camarades ont raison toutefois et ce qui vient de se passer ne fait que venir renforcer ma conviction que ce que vous essayez de faire ne servira à rien d'autres qu'à empirer la situation, qu'à aider le mal à grandir davantage. Et sachez que je sais ce dont je parle. Nous n'avons pas besoin de vous, qu'importe ce que vous pouvez penser. Alors s'il vous plait, partez ; partez avant qu'il ne soit trop tard ou reprenez pieds dans la réalité. Partez, vous en avez déjà trop fait. Faites ce que bon vous chante, passez tous les décrets que vous voulez, mais laissez-nous. Madame, laissez-moi vous dire que c'est le début d'une dictature, ce que vous désirez instaurer là. En commençant par vos décrets... vous voulez surveiller nos vies, chacun de nos gestes, vous vous trompez d'ennemis. Mais si vous désirez vraiment notre animosité à notre égard, alors c'est réellement en bonne marche je crois. Rien d'autre, aucun autre mots ne peut déterminer plus le régime actuel. Ce n'est pas de cette manière que vous ferez reculer le Mal contre lequel nous voudrions tous nous battre, loin de là, vous vous trompez totalement. Vous vous trompez d'ennemis. »

Il savait cependant comprit une chose tout à l'heure lors de sa première intervention. Pour une fois, il s'était envahir par son sentiment intérieur... Il s'était laissé parler et en avait trop dit. Pour une fois, il aurait dû se taire, ou du moins se contrôler. Il en accuserait les conséquences. Il accuserait les conséquences de ses paroles sans fléchir. Il était habituée à supporter toutes les conséquences. Depuis qu'il était enfant, depuis que le destin s'était posé sur ses épaules en lui. Sans broncher il supporterait tout. Un entretien ce n'était rien... Ils pouvaient bien le convoquer au ministère si cela les chantait, il s'en fichait, il ne dirait rien, il ne trahirait personne. Ils resteraient unis dans l'adversité, après tout n'était-ce pas ce qu'elle leur avait demandé ? Il savait qu'il aurait dû s'excuser et essayer de redresser la situation, mais à vrai dire il avait complètement oublié son intention dès l'attaque sur l'un de ses amis. C'était une blague ? Le courrier surveillé ? L'utilisation du Véritaserum quand le ministère le jugeait nécessaire ? Cela fait qu'ils pourraient en faire usage sur n'importe lequel d'entre eux... Et s'ils en faisaient usage sur lui ? Il ne pouvait s'empêcher de ressentir un frisson de frayeur...


Modo↯ Aigle en quête de sa prochaine proie !
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Lyra Badenov

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 3 Mar - 20:59

Tout était en train de s’envoler, je ne sais pas exactement ce qu’elle voulait créer mais si c’était un capharnaüm bravo ! Même plus que bravo, parce que c’était bien réussi, plus que ce que Voldemort aurait voulu je pense de la part des élèves de Poudlard. Se retourner contre l’autorité politique, mais dans quel monde de taré vivions nous ? Un monde ou plus rien n’allait, un monde où l’on avait le droit d’être fliqué 24 heures sur 7 jours. Toutes les minutes, plus une minute d’intimité à nous ? Autant allait en Russie pour ça n’est ce pas ? Je pense qu’on n’avait pas besoin d’instaurer ça dans le monde sorcier anglais. Je n’avais qu’à aller dans le monde moldu de chez moi en Moldavie c’était exactement ça. Me prenant la tête entre les mains, j’essayais de me calmer. Oui, sinon je crois que si je ne pouvais pas m’attaquer à quelqu’un ça allait mal se passer. Je m’énerverais en haut, je m’énerverais en haut, en haut. Haut, étage, chambre ! MON dieu ! La suite des décrets allait signer mon arrêt de mort sous peu, que Torben n’est pas la bonne idée de m’envoyer qu’il était encore vivant, sinon c’était la fin, et pour moi, parce que j’allais passer au Verita Serum, autant dire au chaudron immédiatement. Si je n’étais pas déjà sur l’une de leur pré-liste. Moi, tout comme Hannah, ou bien les Black, bien évidemment que tout le monde était égaux, dès qu’il n’avait pas disons une famille à trop grand penchant magie noire, ou bien pour aller dans le vif s’il n’avait pas de membres chez les Mangemorts. Génial, autant dire que cette fois-ci je haïssais l’Angleterre, Poudlard et compagnie.

Et continuons dans les bonnes nouvelles, en plus de s’immiscer dans notre vie privée, elle venait en plus se mêler de nos études ? C’était bon, on était foutu, je n’avais plus qu’une envie c’était de sortir de cette pièce, de me dire que cette rencontre était la plus grosse blague du coin et voilà. Je me pinçais même pour vérifier. Mais… NON ! J’étais bien éveillée, en plein milieu d’un beau cauchemar. Quand soudain, le remue ménage se poursuivit, bah oui sinon ça n’aurait pas été drôle n’est ce pas, après Harry qui veut finir la ministre et la horde de cabot devant, voilà qu’un de ces chiens de garde lança un sortilège sur Evans. Etouffant un cri, oui j’étais un peu sensible quand même à défaut d’avoir beaucoup d’handicaps avec moi, j’avais quand même encore un peu de respect pour mes ainés, et ceux qui étaient au dessus de moi. Lily en faisait parti, et Dana qu’elle tenait dans ses bras, je crois, je ne savais plus, respirant un bon coup, tout s’agita autour de moi. J’avais l’impression d’être dans un univers parallèle, comme si j’étais là, mais mon esprit très au dessus, j’étais incapable alors de réagir pendant un instant, jusqu’à entendre Sirius, qui était parti au secours de la tendre de James à côté de moi. Après les interventions de Sirius et de Lupin, aussitôt je pris également la parole, je n’en pouvais plus de rester silencieuse :


« Vous croyez donc c’est en nous espionnant que vous allez empêcher le recrutement des Mangemorts à l’école. Mais pensez vous réellement que le Seigneur des Ténèbres va nous envoyer une lettre pour nous recruter ‘Et dis moi petite naïve, tu ne veux pas rejoindre mon équipe ?’. Non je ne pense pas qu’il va passer par des lettres Madame, alors maintenant si vous voulez savoir avec qui on correspond très bien. Autant vous dire que les gens trouveront d’autres moyens, personnellement je n’ai aucune envie d’ouvrir mon courrier entouré d’une horde d’Auror, bien que je n’ai rien à cacher. Je pense surtout que c’est à l’intérieur de votre propre ministère, est-il normale que l’un des votre attaque l’une de nos camarades ? En plus, un auror ! Il n’est pas censé nous protéger ? Par les cheveux de Morgane ! Alors, oui ! Venez vous mêler des affaires de Poudlard autant que vous voulez, mais je pense que c’est une affaire hors de Poudlard, avant de protéger une école qui est, vante-on, une des plus sure, protéger votre pays, et votre Ministère ! »

Comment ça j’étais énervée ? Non pas du tout, même pas prévisible dans le son de ma voix qui était clairement en train d’exploser, j’avais parlé on ne peut plus énerver, je pense que mon caractère était palpable. Harry ? Maintenant un auror ? Quand je vous dis que l’Angleterre ce n’est pas le meilleur pays, je ne mens pas ! C’est Dawa général là.
Modo↯  Serpentard, fiancé et pas fier de l'être
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Regulus A. Black

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Serpentard, fiancé et pas fier de l'être


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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Ven 4 Mar - 12:27

    Le mal était fait. La folie qui les guettait depuis l'arrivée la Ministre embrasa tous les coeurs et leurs corps. Plus personne ne semblait normal, tout le monde paraissait déchainé. Regulus se tenait la tête entre les mains, alors que la Mnistre le traiter de sale racaille, de vermine qu'on devait traiter comme sa cousine, comme Bellatrix. Même si Regulus finirait sans doute par la rejoindre, Mme Lundy n'avait certainement pas le droit de le blesser ainsi, de dire du mal de sa personne alors qu'elle ne le connaissait même pas et que lui, élève quasi-modèle, avait peut-être fait du tord à certaines personnes durant sa scolarité, mais pas plus que les autres après tout. Combien de fois, Potter et Sirius avaient martyrisé les Serpentards comme Rogue ? Combien de fois ? Des milliers. Ce n'était qu'un juste retour des choses après tout. Bien sûr, elle ne tenait pas en compte le facteur le plus important, le sang ne faisait rien. Il l'avait bien compris désormais. James lui avait fait comprendre. Et Regulus admettait largement qu'il avait raison. Sirius s'était bien détaché de la famille lui ! Et alors ?

    Le Serpentard fut étonné. Après s'être fait humilié devant la totalité des élèves, professeurs, Aurors ici présents, sa voisine se leva. Lily Evans le défendit. Enfin, pas directement, mais Regulus le prit comme tel. Regulus leva son regard sur elle, et on pouvait lire dans ses yeux une lueur comme de la reconnaissance. Il avait toujours éprouvé pour Lily une sorte de respect depuis le bal, mais là, elle grimpait directement dans son estimé ! Elle rembarra si bien la Minsitre que Regulus eut presque envie de l'applaudir, mais il eut peur de paraitre déplacer. Après son long monologue, il lui glissa juste les mots suivants.
    « Alors là, tu m'impressionnes. »
    En même temps, il n'en attendait pas moins de la part de la meilleure amie de son frère. Mais alors, une intervention non attendue, celle d'un lion enragé, échauffa un peu plus les esprits. Le geste qu'il avait cru grossier, Sirius venait à l'instant de l'effectuer. « Ou plutôt, je vais prendre le parti de mon frère. Vous ne sous-entendez pas qu'il est comme sa cousine, Madame. Non. Vous le pensez juste très fort. Et, sachez Madame, que je n'oublierai pas vos paroles, à l'encontre des Black. Que je n'oublierai pas ce que vous avez proclamé aujourd'hui. Parce que, certes, je m'appelle Sirius Black, Madame.... » Regulus était ébahi, il ne savait plus quoi dire, il se tourna vers son frère, et le regarda, comme il ne l'avait pas fait depuis des lustres. Et même s'il savait qu'entre eux tout était terminé, il ne put s'empêcher de lui adresser un signe de tête reconnaissant. Au nom des Black, même s'il n'en faisait plus vraiment parti. Les discours de tous ceux qui parlaient impressionner Regulus. Le professeur McFly lui laisserait le choix ? Par Merlin, qu'est-ce qu'il appréciait ce professeur ! C'était fou ! Les âmes devenaient perverties, c'était certain ! La Ministre de la Magie était complètement cinglée ! Regulus avait du mal à suivre le fil de la conversation, Potter, Landubot, Lyra, tous se sentaient poussés des ailes, sans doute grâce à l'audace du discours et de la franchise de Lily. Mais là, Regulus sentit son coeur battre à la chamade, Harry, son attrapeur favori, perdait les pédales, levait sa baguette vers la Ministre. Harry, c'était Harry. Il l'adorait, et ne voulait pas qu'il s'enflamme. Il lui murmura :
    « Harry, mais reste tranquille, cela ne sert à rien de s'enerver, juste pour ça, ça n'en vaut pas la peine, tu sais... »
    L'écart entre les élèves se creusaient, et cela faisait peur à voir. Dana Lundy devenait folle, et hurlait à s'en brûler la gorge, pleurait, semblait perdue. Il comprenait qu'elle craque, cela devait être difficile pour elle de voir tous les esprits s'échauffer contre sa pauvre mère. Cela devait lui faire un sacré choc, surtout elle, qui avait fait la propagande pour sa maman chérie, de la voir ainsi, se retrouver prise aux pièges entre deux vents. Ceux qui la soutenaient et ceux qui ne souhaitaient en aucun cas la voir investir leur école, avec ses décrets, ses nouvelles règles, ses réformes. Dumbledore ne disait mot, et Regulus en comprenait pas pourquoi. Pourquoi ne se bougeait-il pas ? Se fichait-il de ses élèves au point de les laisser tomber ainsi ? De les laisser devenir enchaînés à l'école, de ne plus rien pouvoir faire ? Pour la première fois de sa vie, le jeune Serpent trouva que le directeur de Poudlard perdait de son ancienne splendeur. A rester ainsi dans l'ombre de la Ministre, Regulus le trouvait bien lâche, lui, si habitué à défendre ses élèves, ne réagissait plus, ne disait rien, se taisait dans son coin. Peut-être voulait-il la laisser se débrouiller seule ? S'emmêler les pinceaux seule ? S'enfoncer plus bas que terre ? Seule. Ce n'était pas si mal après tout, surtout si elle voulait se mettre toute l'école à dos.
    « Mais vous êtes malade ? C'est vous qui nous rendait ainsi ! D'abord vous insultez ma famille, puis vous vous en prenez à des élèves, comme Remus et Lily, et vous les dénigrez alors qu'ils ont toujours eu un comportement exemplaire jusqu'à votre arrivée ? Si vous voulez des changements ici, et bien, chère Ministre, je peux vous assurer que c'est gagné. Oui, vous avez réussi. Mais vous oubliez quelque chose Madame Lundy. Poudlard nous apporte beaucoup certes, mais notre éducation se fait bien en dehors de l'école. C'est chez nous, dans nos familles, qu'on nous apprend à penser comme vous, ou contre vous. Mais voyez-vous, Madame la Minstre, en vous écoutant, et je me permets de dire que je suis un brin perspicace, et tout vos dires ne me donnent pas du tout envie de vous rejoindre. Vous ne voulez pas la neutralité, je suis d'accord avec mon frère sur ce point. Nous n'avons finalement plus le choix. Et c'est bien dommage. Pour en revenir à Remus, je serais tenté de dire que vous vous trompez totalement. Gosses fanatiques ? Gosses fanatiques ? Mais cela ne va plus dans votre tête ? Vous vous attaquez à Harry délibérément ! J'approuve de nouveau Sirius ! C'est si facile de s'attaquer à nous, de nous imposer vos réformes débiles, alors que nous, ne souhaitons qu'une seule chose, vivre impunément, sans vous, vos Aurors, vos décrets sur le dos. »
    Regulus regarda son frère dans les yeux, et dit :
    « « Ne cherche pas Sirius, la Ministre n'a plus toute sa tête. Cela ne sert à rien d'essayer de lui parler. Elle est venue ici dans le but de discuter avec nous pour nous IMPOSER ses décrets. Il faut comprendre ici, qu'elle vient nous proposer un semblant de démocratie mais n'a jamais eu l'intention de débattre avec nous, car son choix était déjà fait. Peu importe ce que l'on dira, elle a déjà pris sa décision, et elle ne changera pas d'opinion. On devra se soumettre comme toujours, et être opresser par des malades mentaux qui ne songent qu'à une seule chose : nous contrôler. Nous n'avons plus le droit à rien, même pas une petite lettre. C'est bien pathétique. »
    La situation dégénénérait, et Regulus le sentait bien, Lily s'était levé, sans doute pour emmener Dana à l'infirmerie. Toujours au sol, la pauvre pleurait toutes les larmes de son corps. Mais Lily s'approcha d'elle, et Regulus crut qu'elle allait l'étrangler. Mais elle lui murmura juste quelques mots et le Serpentard était trop loin pour les saisir, il ne comprit que des brides de mots et encore, ce n'était que de vagues murmures. Soudainement, Lily s'écroula au milieu de l'allée. Regulus ne comprit pas ce qui la poussa à se lever et à s'approcher d'elle. Peut-être parce qu'il avait une vague affection pour elle, surtout depuis le bal de Noël. Regulus avait l'impression que cela faisait 10 ans de cela. L'instinct Black sans doute, parce que Sirius avait fait de même. La pauvre fille était en sang, ne bougeait plus. Doucement, le Serpentard prit son pouls au poignet.

      « Elle respire. Elle s'en sortira, j'pense... » » murmura-t-il à l'adresse de son frère
    .

    Mais il était certain qu'il n'avait pas entendu. Il semblait prit dans une torpeur qu'il l'effraya. Mais Sirius, lui, devenait incontrôlable. Et étrangement, lorsqu'il se leva, Regulus prit peur. Le Gryffondor déposa la préfète dans les bras du Serpentard. Inconsciemment sans doute, car jamais il n'aurait fait ça s'il aurait su qui était près de lui. Regulus chercha James du regard, pour lui confier la jeune fille, mais avec le brouaha, l'exitation qui régnaient dans la salle, il ne voyait plus rien. Seulement la lueur qui voilait les yeux bleu-argentés de Sirius. Cette lueur qu'il avait déjà vu une bonne centaine de fois dans ceux de Bellatrix, leur cousine, lorsqu'elle était sur le point de torturer, de connaître un meurtre, de faire mal... Non, il en fallait pas que Sirius devienne comme ça, il devait rester dans la lumière ! Lui, Regulus avait le droit de mal tourner, mais Sirius non ! Il devait l'en empêcher ! C'était son rôle, en tant que frère, et même s'ils ne l'étaient plus vraiment.
    « Sirius, calme-toi, ne deviens-pas comme Elle, je t'en prie, pas toi... »
    Il y avait deux alternatives. Il espérait que tous comprenaient ce que Regulus voulait qu'ils comprennent. Elle correspondait à Lundy. Mais en réalité, il savait que seul Sirius saisirait qu'il parlait de Bella. Jamais il n'accepterait ça.
    « Remus a raison, Madame Lundy, partez, avant que vous le regrettiez amèrement... »



Citation :
[ HJ : Je suis un peu beaucoup en retard, j'ai fais de mon mieux, j'espère que ça ira... ]
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Sirius Black

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Sam 5 Mar - 12:53

[ petit retour en arrière pour Regy ]

Mon frère s'était levé pour me soutenir. Et quand je dis mon frère, ce n'était pas James mais bel et bien Regulus. Regulus ... Mon petit frère qui m'avait envoyé une lettre pour mon anniversaire, mon petit frère qui, je l'avais découvert, n'avait pas encore rejoins les mangemorts, mon petit frère qui s'était levé pour faire face à la Ministre. J'étais toujours debout, la main sur l'épaule d'Harry, main qui se resserait sur l'épaule de mon filleul au fur et à mesure qu'il parlait. Regulus. Les questions qui avaient envahies mon esprit au fur et à mesure de nos lettres me revinrent à l'esprit. Et s'il n'était pas celui que je pensais ? Et si ... Si il avait besoin d'aide pour se détacher de nos parents ? Puis, mes souvenirs de nous deux revinrent. Notre complicité et nos jeux, lors de notre petite enfance ... Mais aussi la lâcheté de Regulus, et sa soumission à nos parents ... Il m'avait dégouté. Il s'était soumis, il avait approuvé nos parents et quand je lui avait dit que ce que Walburga et Orion Black professaient n'était pas la vérité, il n'avait rien voulu entendre ... Il avait préféré faire la fierté de nos parents plutôt que de se forger ses propres opinions, plutôt que de me faire confiance, et ça je ne pouvais l'oublier. Je détestais mon frère pour cela, mais, malgré tout ... Il restait mon frère. Mon petit frère à qui je m'étais confié dans mon enfance, qui avait partagé mes premiers jeux, mes premières bêtises, mes premières expériences de la vie ... Mon frère que j'avais tant aimé, avec qui j'avais été si complice, mon frère qui n'avait pas choisi de me suivre ...

Finalement, Regulus se tut. J'aurais voulu l'applaudir, lui clamer mon soutien, lui dire qu'il me manquait, et que malgré tout ce que je lui avais dit, il restait mon frère. J'avais envie de lui dire qu'il n'était pas trop tard, qu'il pouvait encore me rejoindre, nous rejoindre ... Mais le souvenir de sa lâcheté, de ses choix passés, et de ma douleur, de ma rage, de mon chagrin quand il avait choisi de ne pas me suivre m'empêchèrent d'agir. Je me contentais de me tournais vers lui et de mumurer ...


    ▬ Regulus ...

Et puis, il y eut l'attaque. Lily s'avança vers la Ministre, lui murmura des paroles que personnes n'entendit, puis elle s'éloigna en soutenant Dana. Alors, un des Aurors de Lundy lança un Diffindo qui toucha ma meilleure amie de plein fouet. Et sans vraiment comprendre comment, je m'étais retrouvé prêt de Lily, puis face à la Ministre et à Dumbledore, ne me rendant pas vraiment compte de ce que je leur avait dit. J'avais agressé l'auror qui s'en était pris à Lily, j'avais insulté la Ministre et le Directeur ... Puis, le visage ravagé par les larmes, la chemise pleine de sang et une lueur de rage et de folie dans les yeux, j'avais fait volte face pour rejoindre ma meilleure amie ...

Je n'avais pas pour autant rangé ma baguette. Et après quelques minutes, je m'étais de nouveau levé. Le corps ensanglanté de Lily, sa pâleur mortelle m'avaient donné envie de la venger. J'avais soif de sang, j'étais haineux, prêt à tout. Toute personne qui s'opposerait à moi, à nous, j'avais envie de leur faire du mal, de leur montrer la douleur que je ressentais cet instant, j'avais envie qu'il ressente cette même douleur. Je n'avais pas entendu Remus puis Lyra se lever pour parler. N'existait que la Ministre et ses Aurors ... J'allais de nouveau pointer ma baguette sur eux, sans me rendre compte de ce que je faisais, sans me rendre compte que j'agissais exactement comme Harry quelques minutes plus tôt ... J'avais seulement envie de venger Lily ... Quand j'entendis une voix derrière moi. Regulus. Regulus qui me disait quelque chose, quelque chose d'on ne peut plus clair, bien que moi seul devait en saisir le véritable sens ... Toute haine, toute soif de sang disparut d'un seul coup, je me retournais vers mon frère et vers Lily et je me laissais tomber à terre, lâchant ma baguette.


    ▬ T'as raison Regulus ... Je ne m'abaisserai pas à ça, je ne deviendrais pas comme Elle ...

Je ne regardais pas Regulus. J'avais honte, honte de m'être laissé emporté, honte d'avoir blessé un homme, aussi lâche et aussi vil soit-il, honte ... Je me contentais de fixer Lily et de lui caresser doucement les cheveux.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 6 Mar - 22:28

    Je n’avais pas vu le sort venir sur moi. Je l’avais senti au moment où il m’avait atteint de plein fouet dans le dos. Sous le coup de la douleur, je perdis connaissance quelques instants, avant de reprendre connaissance. J’avais mal si mal, et l’impression de ne plus pouvoir bouger le moindre doigt. Je n’arrivais pas à suivre ce qui se passait autour de moi, ne reconnaissant personne. Tout fut flou pendant plusieurs longues minutes qui me parurent interminables. A mesure que les entailles me tiraillaient, mon esprit devenait clair. Je savais que quelque chose de mauvais se tramait. Il fallait que je me reprenne. Je luttais contre le mal qui me rongeait. J’entendais des gens parler autour de moi, ne captant que des brides de conversation, que des mots. J’étais toujours dans la salle de banquet, personne ne m’avait déplacé outre mesure. Une main se posa sur mon poignée, mais l’information qu’il s’agissait de Regulus n’arriva pas jusqu’à mon cerveau. Je ne m’apercevais même pas que j’étais allongée dans ses bras. Je ne me rendais même pas compte que Sirius était à côté de moi et caressait mes cheveux. J’avais peur, peur qu’il soit arrivé quelque chose à ceux qui m’étaient proches. Je cessais quelques instants de me battre et mon cerveau en profita pour divaguer, soulageant ma douleur. Non ce n’était pas bien, il fallait que je me reprenne. Je devais être forte. Et puis, je n’étais pas morte et il n’y avait rien que Mme Pomfresh ne puisse soigner. Rien. Ce fut comme un déclic dans ma tête. Je me forçais à parler. Au début rien ne sortait de ma bouche, si ce n’est un gémissement de douleur. Allez Lily, ne te décourage pas. Au bout de cinq ou six essais, j’arrivais enfin à prononcer quelque chose d’audible qui ne ressemblait à rien. Je voulais crier le nom de l’infirmière, mais je n’y arrivais pas, j’en étais incapable. Elle seule saurait quoi faire, et comment panser mes plaies rapidement. Elle n’était pas présente dans la salle. Trop occupée à soigner des élèves qui avaient la dragonviole, elle avait été dispensée de ce discours qui avait si mal tourné. Je vis une baguette, et paniquais. Non, pas de sort. Juste Mme Pomfresh, personne d’autre… Je m’agitais un peu, jusqu’à apercevoir le visage rond et souriant de notre infirmière. Que faisait-elle là ? Sans doute avait-elle était prévenue par je ne savais pas qui. Elle me releva, et fit des mouvements de baguette que je n’arrivais pas à suivre. Ses lèvres bougeaient rapidement, alors qu’aucun son ne sortait de sa bouche. La douleur se fit moins oppressante, plus silencieuse. Elle n’avait pas totalement disparu, mais c’était pourtant l’impression que cela me donna. Mes jambes ne me faisaient plus mal, mais je n’étais pas capable pour autant de me relever.

      Allez y doucement. Je vais vous aider


    Lentement mais surement, je me relevais en position assise. Cela me tirait dans le dos, mais ça allait aller. Je n’étais pas guérie totalement. Sans doute faudrait-il des baumes plus élaborés et des pansements. Mais en attendant, j’allais mieux, beaucoup mieux. Je reprenais peu à peu conscience des gens qui m’entouraient et devant l’air grave des gryffondors, je ne pus m’empêcher de dire

      Désolée les gars, mais ce n’est pas aujourd’hui que vous verrez un mort… [b]♪


    J’esquissais un sourire, puis une douleur de grimace. Oui, essayer de rire n’était pas la meilleure des solutions.

      Dana ne va pas bien… Il faut s’occuper d’elle… Moi ça va aller…[b]♪

      Nous allons nous occuper d’elle mais également de vous. A moins que vous ne vouliez garder des marques à vie… C’est bien ce que je pensais. Black ou Potter, amenez là à l’infirmerie que je puisse finir de la soigner. Un aller-retour suffira. Mr Lupin et Mlle Badenov, conduisez également votre camarade Lundy là bas. Elle a besoin de repos.


    Je n’avais pas du tout envie d’aller de nouveau à l’infirmerie… Mais j’avais encore moins envie de garder des cicatrices plein le dos et les jambes. J’étais rassurée que l’infirmière me dise que je ne ferais qu’un allé retour. Cela signifiait que je n’avais pas besoin d’y rester toute une journée voir plus. Sans doute me banderait-elle le dos et les jambes et me demanderait-elle de revenir pour changer les pansements. Oui, ce sera ça. J’avais étudié un livre de base de médicomagie, pour voir si je me lançais dans cette voix, ou chez les aurors. J’étais toujours indécise, si c’est ce que vous voulez savoir. Avec tout ça, j’en avais complètement oublié la ministre. Mes priorités étaient toutes autres.

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 6 Mar - 22:49

    – Margaret, il est préférable pour vous comme pour mes élèves que vous regagnez Londres. Si vous voulez assigner des élèves à comparaitre, j’attends votre hiboux. Ces derniers ont eut leur lot d’émotions fortes. Nous avons tous eut notre lot d’émotions fortes.

    Quand le sort avait fusé sur la jeune Lily Evans, Dumbledore avait tout de suite prévenu l’infirmière de l’école Mme Pomfresh, par le biais d’un patronus. C’était le moyen le plus rapide qu’il avait eut pour la contacter, avant de se faire littéralement agresser par un de ses élèves. Il fronça les sourcils d’un air sévère, mais laissa quand même Sirius s’exprimait. Sous le coup de l’émotion ce dernier était très agressif. Le directeur ne répondit pas, mais ce n’était pas pour autant qu’il laisserait faire. Le gryffondor venait tout de même de lui manquer de respect, ainsi qu’à la ministre, et cela ne resterait pas impuni. Poudlard était une école où le respect était une règle d’or et non un champ de bataille. C’était pour ça d’ailleurs qu’il avait demandé ou plutôt ordonné de manière implicite à madame la ministre de s’en retourner d’où elle venait. Il était encore le chef de cette école, et personne ne pourrait lui enlever l’autorité qu’il représentait entre les murs du château. Il se leva, et alors que l’infirmière de l’école venait d’arriver et de s’occuper de la jeune Evans, il clama haut et fort :

    –Si un élève veut s’entretenir avec moi sur quelconque sujet, mon bureau lui est grand ouvert. En attendant veuillez tous regagner vos salles communes dans le calme. M. McFly, si vous voulez bien faire sortir les élèves de la grande salle je vous en serais grès. Les cours sont annulés pour le reste de la journée. M. Black S., et M. Over, je vous attends ce soir dans mon bureau à 18H15.

    Se tournant vers Alastor Maugrey, ne laissant pas voir la relation qu’il pouvait entretenir avec ce vieil ami, le plus impartial du monde, il lui dit :

    – Puis-je vous suggérer de racompagner Mme Lundy jusqu’au ministère. Il ne fait point de doute que sa sécurité n’est plus totale. Il ne serait pas prudent qu’elle reste ici.

    Faisant un signe de tête en signe d’au revoir à cette dernière, il vint trouver Mme Pomfresh qui en avait fini ici. Elle avait laissé les élèves entre eux pour venir jusqu’au directeur. Elle lui expliqua l’état de Mlle Evans et qu’elle ne garderait pas de séquelle à long termes. Elle lui donna aussi des informations sur Dana Lundy qui semblait en grand état de choc, avant de préconiser beaucoup de repos pour la serdaigle. Le directeur acquiesça aux dires de sa collègue, puis quand elle eut fini, la congédia afin qu’elle puisse s’occuper des élèves qu’elle devait soigner.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 6 Mar - 23:48

Son souffle court, la baguette toujours pointée sur la ministre de la magie, Harry commençait à reprendre lentement pied avec la réalité et cette dernière le frappa alors de plein fouet. Que s’était-il passé ? Pourquoi par Merlin menaçait-il cette femme ? C’est alors que sa vision lui revint brutalement. Dumbledore. Sa chute. Le sort de mort. D’où provenaient ces images, Harry ne pouvait le deviner mais elles lui avaient semblées si réelles, si puissantes, si empreintes de vérité qu’il avait dès lors menacé Margaret Lundy sans hésiter. Pourtant, désormais, il regrettait. Personne ne comprendrait son acte, personne ne prendrait sa défense. Il risquait gros et la ministre ne tarda d’ailleurs pas à lui faire comprendre. Elle l’accusait de haute trahison et l’adolescent accusa le coup sans broncher. Lui qui s’était toujours battu contre Voldemort, lui qui avait endossé le rôle de « sauveur » parce que le monde sorcier le lui avait imposé… Voilà qu’on voulait le priver de sa baguette et ce, pour une période indéterminée? Harry se sentit trahi par ce pays qu’il tâchait de défendre depuis tant d’années. On lui avait toujours tout imposé, il n’avait jamais eu le choix mais il l’avait accepté, parce qu’il n’était pas un serpentard, il n’abandonnait pas en fuyant la queue entre les jambes. Non, il ne fuyait pas devant l’ennemi, il s’était toujours battu face à Tom et ce sans jamais demander à quelqu’un un quelconque remerciement pour l’avoir fait. Et voilà ce que cela donnait ? Le jeune homme n’avait pas envie d’écouter les divers avis qui fusaient. Il n’avait pas envie de baisser sa baguette et encore moins de laisser cette femme en paix. Elle méritait de mourir et même si cela faisait de lui un meurtrier, il… Harry sentit sa main trembler. Il devait se calmer. Il savait que ce trop plein d’émotions provenait de cette étrange vision. Mais…

Il avait envie de lui balancer sa baguette dans la tronche à cette co****sse de ministre. Elle voulait qu’il soit privé de baguette ? Bah tiens, il lui ferait bien bouffer. Elle ferait moins la maligne quand « celui qui est supposé tuer Voldemort » ne peut plus rien faire. Ah. Elle ferait moins la fière. Harry se surprit dans ses pensées, ce n’était pas lui. Il ne pensait jamais de la sorte pourtant il ne regrettait rien. Que se tramait-il dans son cerveau ? Il ne se comprenait plus. Il ne voulait pas se comprendre pour autant pour l’instant. Il voulait lui faire payer. Il voulait tout laisser tomber, la toiser et lui dire de but en blanc qu’il lui souhaitait beaucoup de courage pour affronter dont elle, elle ignorait tout. Oui, il voulait la voir souffrir et il se sentait prêt à laisser l’Angleterre brûler en enfer. Plus rien n’avait d’importance… Sa vue se brouillait, pourtant, il n’y avait pas de vision derrière tout ceci. Non, juste de la haine, de la rage pure et dure contre cette injustice toute puissante. Il ne vit pas Lily s’avancer en direction de la ministre, baguette baissée et n’entendit pas plus ce qu’elle put bien lui raconter. Non, ce qui le ramena brutalement à la réalité, ce fut le sort qui fusa en direction de sa mère. Comment osait-elle ? Elle les accusait et elle agissait de la sorte ? Qui était le plus à craindre dans cette salle ? Harry voulut bouger, il voulait voir ce qui se passait mais ses jambes refusaient de le faire avancer. Pourquoi par Merlin n’était-il pas foutu d’avancer et d’aller jusqu’à sa mère bor*** de m**de !!!! Elle souffrait, elle… Un cri. Un sort qui fusait. Harry superposa sa mort avec la souffrance de Lily…. Il était paumé. Il ne savait plus quoi penser… Il allait la perdre à nouveau. Encore. Maman… Sirius s’avança et s’occupa d’elle. Il s’adressa à James, à… papa… L’enfant se sentit paumé, complètement perdu. Son esprit se brouillait, son cœur se serrait. Si elle mourrait là, maintenant, allait-il disparaître ? Aurait-il vécu tout ceci pour rien ? Serait-il une nouvelle fois la cause de sa mort ? Serait-il encore une fois responsable de la mort d’une personne chère… ?

Pomfresh débarqua pour s’occuper de Lily et elle invita des étudiants à s’occuper de Dana Lundy également. Mais ça, Harry ne l’entendit pas. Sa baguette était tombée au sol. Il s’en foutait d’elle désormais. Il pleurait. Ses nerfs venaient de lâcher et tant pis si personne ne pourrait le comprendre. Il s’en foutait du reste du monde. Il l’avait blessé. Il avait risqué sa vie… Maman avait failli mourir encore une fois par sa faute. Pourquoi fallait-il qu’il détruise tous ceux qu’il aime ? Etait-il maudit ? Ses mains tremblaient, s’accrochant avec force sur le dossier du siège devant lui. Sa tête tournait, il n’entendait plus rien d’autre qu’un énorme brouhaha tout autour de lui. Le directeur finit par inviter la ministre à quitter les lieux et Harry, bien malgré lui, trouva que cette remarque arrivait bien en retard. Albus Dumbledore. Cet homme qui l’avait toujours guidé, qui l’avait toujours aidé, il avait juste fait preuve d’une absence totale en cette journée. Harry ne savait plus quoi penser de lui. Il venait de perdre ses repères, il venait de perdre l’amour et l’affection qu’il pouvait porter au vieil homme. Albus n’était pas plus de confiance que quiconque d’autre dans cette salle. Non, il ne pouvait compter que sur lui-même finalement… Quoique… Non, apparemment puisqu’il tuait toute personne qui le côtoyait d’un peu trop près. Dumbledore indiqua qu’il voulait lui parler mais Harry ne pouvait pas dire que cette envie soit partagée. Le vieil homme le dégoutait en cet instant. Harry était perdu, ne faisant plus confiance en personne. Tout est mensonge mon ami. Incline-toi devant la mort, Harry. Cette phrase retentit soudain dans son esprit. Tom l’a lui avait prononcé lorsqu’il avait ressuscité d’entre les morts. Etait-ce finalement ce qu’il y avait de mieux à faire ? Partir, tout quitter, se laisser aller ? Il ne savait plus. Il voulait juste comprendre, il voulait juste qu’on lui réponde et pourtant, personne ne le pouvait.

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Lun 7 Mar - 0:08

L’attaque de Lily avait eu un effet très néfaste sur l’ambiance dans la Grande Salle. Déjà qu’elle n’était pas des plus festiveS, l’effondrement de la préfète-en-chef avait embrasé les cœurs, et pervertit les esprits, si bien que personne ne semblait être dans son état normal. A commencer par Regulus qui soutenait son frère, qui s’opposait à la ministre, qui s’abaissait à soutenir une Sang-de-Bourbe, à l’épauler quasiment. Mais Lily Evans n’était pas vraiment une fille comme les autres, et avait toujours bénéficié d’une attention presque particulière. Une sorte de respect mutuel peut-être. Et puis, elle demeurait la meilleure amie de son frère, et ça, ce n’était pas rien non plus. Mais il y avait aussi Sirius, qui devenait complètement taré, il déraillait, le frérot. Regulus avait tenté de le freiner, de faire qu’il se rétracte, qu’il ne finisse pas comme lui, ou même pire comme Bellatrix. Et apparemment, son plaidoyer avait réussi à pénétrer dans son esprit puisqu’il lâcha sa baguette dont la chute martela les dalles de la grande salle d’un bruit sec et distinct. Tenant toujours la Gryffondor dans ses bras, Regulus la ramassa doucement, juste au cas où. Son frère ne paraissait pas en état de le faire lui-même de toute manière.
▬ T'as raison Regulus ... Je ne m'abaisserai pas à ça, je ne deviendrais pas comme Elle ...
« Tant mieux Sirius, tant mieux. Tu as fais le bon choix. Elle n’en vaut pas la peine, tu sais. »
Pour une fois que Sirius l’écoutait, le cadet des Black n’allait pas faire de chichis. Il sentait Lily bougeait tout contre lui, comme si elle tentait de se relever, de combattre ses démons, de montrer à tous de quel bois elle se chauffait, mais n’en n’avait pas la force. Elle ouvrit la bouche, et prononça quelque chose d’inaudible qu’il ne comprit pas. L’infirmière accourut. Quelqu’un l’avait sans doute prévenue. Pourtant elle aurait du se trouver à l’infirmerie, il y avait en ce moment même une épidémie au collège, et il y avait un grand nombre de malade. Mais le Serpentard était très heureux de la voir. Il la connaissait bien. Il se blessait souvent au Quidditch, et venait régulièrement lui demander des potions de sommeil, lorsque les insomnies devenaient trop insupportables. Et en deux trois coups de baguette magique, la douleur s’apaisa sans doute pour Lily. Regulus connaissait la sensation. Même si elle ne disparaissait pas totalement. L’infirmière était là. Lily était sauvé. Alors, qu’est-ce qui poussait Regulus a rester là ? Aucune idée. Il se sentait extenué, un mal de crâne s’immisça dans sa tête, et il s’assit par terre, espérant que le carrelage froid atténue son mal. Après s’être assise, Lily prononça quelques mots qui se voulaient rassurants. Elle venait peut-être de passer à deux doigts de la mort, et c’était tout ? Mais étrangement, Regulus ne s’en satisfit pas.
« Tu ne trouves rien d’autres à dire ? »
Le ton froid, dur, légèrement moqueur avec lequel il avait prononcé ses mots ressemblait plus au Regulus de tous les jours qu’au pauvre petit Serpentard qui aidait une Gryffondor en détresse aujourd’hui. Mais Regulus n’avait pas envie de jouer les trouble-fête, et se tut. L’infirmière demanda à ce qu’on amène Lily à l’infirmerie. Elle avait dit Black. Euhhh... Black, d’accord, mais lequel ? Tel était la question. L’attrapeur se leva. Son frère ne paraissait pas vraiment en état de conduire qui que ce soit. Si cela ne tenait qu’à lui, il l’aurait envoyé direct là-bas, lui aussi. Mais Lily préférerait sans doute la compagnie de Sirius plutôt que la sienne. Et même si celui-ci était toujours à terre, Regulus murmura doucement à son intention :
« Sirius, lève-toi. »
Il n’avait pas l’air très enclin à écouter son frère. Il semblait pétrifié. D’un geste non calculé, il passa son bras en dessous de celui de Sirius pour l’aider à se relever. Un frisson parcourut son corps. Cela faisait combien de temps qu’il n’avait pas touché son frère ? Combien de temps s’était-il écoulé entre leur dernier contact physique ? Plusieurs mois, même peut-être une année. Regulus sentit une boule de chagrin se former dans sa gorge, mais il ne la laissera pas éclater, pas ici, pas maintenant, pas devant tout ce monde, qui avait les yeux fixés sur eux. Il le déposa près de Lily, lui faisant signe de l’emmener, glissant sa baguette magique dans sa poche. Après tout, il en avait déjà fait beaucoup trop.

Dumbledore invita Lundy à dégager, mais d’une manière un peu plus polie. Regulus trouva qu’il était bien temps, vu la pagaille qu’elle avait orchestré à Poudlard, il fallait mieux qu’elle déguerpisse avant qu’il s’énerve réellement, et qu’elle goûte alors à l’enseignement de ses parents. Regulus n’aimait pas trop user de la Magie Noire, mais contre elle, il semblait capable de tout.
« Ouais, et bon débarras. »
En regardant autour de lui, il s’aperçut que tous les élèves paraissaient désemparés. Surtout un, dont les larmes coulaient sur ses joues, au milieu de tous, avec personne pour venir l’aider. Harry. Sérieusement, comment quelqu’un comme Harry pouvait-il se laisser aller comme cela. D’un pas rapide, Regulus le rejoignit, s’accroupit près de lui, et lui offrit une épaule réconfortante. Au-delà des apparences, leur relation était bien plus profonde qu’elle n’en avait l’air.
« Qu’est-ce qu’il ne va pas, Harry ? Tu veux parler ? Non, ne dis rien. Ne t’occupe de rien, je suis là moi, et je te surveille. Pleure autant que tu veux, tant que ça te fait du bien. »
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Lun 7 Mar - 2:50

Les mots de la Ministre étaient imprimés en lettres capitales dans l'esprit de James. Les décrets, les nouvelles règles qu'elle allait leur imposer, sa vaine tentative de faire passer la pilule... Tout ça rendait le jeune homme malade. Ivre de colère, assoiffé de révolte. Comment Dumbledore pouvait donc laisser faire ça ? Pourquoi acceptait-il si aisément que le Ministère s'immisce dans les affaires de Poudlard ? Le Gryffondor avait toujours nourri une admiration sans bornes à l'égard du vieux sorcier, et aujourd'hui son idole venait de perdre de sa superbe. Dumbledore autorisait cette folle de Lundy à les interroger sous Veritaserum et à lire leur courrier... James se sentait trahi. L'attitude du Directeur le déroutait et le dégoutait, mais il ne pouvait s'empêcher d'espérer qu'il agissait ainsi parce qu'il avait de bonnes raisons. Et un bon plan, aussi. Il osait espérer que Dumbledore savait ce qu'il faisait, et qu'il voyait l'intérêt de soutenir le Ministère, même si eux ne le voyaient pas. Ce qui ne l'avait pourtant pas empêché de se lever comme nombre de ses camarades, pour soutenir Lily, pour défendre Sirius. La plupart des élèves étaient restés assis, mais ça n'avait pas d'importance. Pas plus que le fait que ses amis se répétaient dans leurs paroles, qu'ils déclamaient des choses qui avaient déja été dites. Ce qui comptait, c'était qu'ils se tenaient tous debout, et qu'ils faisaient entendre leur voix à l'unisson. Que pour la première fois toutes les maisons se trouvaient réunies contre un même envahisseur. Et James était surpris de voir qu'ils étaient finalement capable de surmonter leurs différents d'adolescents pour s'unir quand le moment le demandait.

Lui qui était connu pour être un fauteur de troubles insolent n'était pourtant pas aujourd'hui le plus déchaîné. Les mots fusèrent, sans aucun tact ni respect, de tous côtés. Et il en allait de même dans les répliques de la Ministre, qui avait elle aussi perdu toute trace d'amabilité. Elle jouait franc-jeu pour la première fois depuis qu'elle avait posé le pied à Poudlard, et James la détestait encore plus. Il était tout occupé à la fusiller du regard lorsqu'il sentit un mouvement près de lui. Il tourna la tête pour apercevoir un Harry debout, baguette dirigée vers Margaret Lundy. Surpris, pétrifié, le Maraudeur se contenta de rester planté là, à observer son fils péter un plomb. Et soudain, tout le monde sembla remarquer la même scène que lui. Dana poussa un cri et s'effondra en pleurs sur le sol de la Grande Salle, tandis que d'autres se précipitaient vers Harry pour lui faire entendre raison. Même Dumbledore intervint, conseillant au Gryffondor de calmer ses ardeurs et de baisser son arme. Harry semblait hésiter, la situation dégénérait totalement. Lundy annonça qu'il serait interrogé, et qu'on confisquerait sa baguette. Puis elle s'en prit à Lupin, menaçant de l'interroger lui aussi puisqu'il affirmait s'être déja battu contre les forces du mal.

James se tenait toujours droit comme un I, les yeux rivés sur son fils qui n'en menait pas large. Qu'est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour qu'il agisse de cette façon ? Il allait s'approcher à son tour pour le raisonner lorsqu'il entendit un nouveau cri. Un cri qu'il aurait reconnu entre mille. Il se retourna brutalement, juste à temps pour voir Lily se faire frapper dans le dos par un Diffindo, envoyé par un membre de la garde ministérielle. Son coeur s'arrêta un instant et tomba quelque part au niveau de ses talons alors qu'il regardait sa fiancée tomber en avant, et le sang se répandre autour de son corps. D'un même mouvement, nombre d'élèves se précipitèrent auprès d'elle. Sirius fut le premier sur place, suivi de près par Regulus. James, quant à lui, était toujours debout devant son banc, les yeux rivés sur Lily, incapable de bouger. Son attention fut détournée par le bruit de la baguette de Harry, tombée au sol. Il dévisagea son fils, qui pleurait en silence. Son cerveau ne fonctionnait plus, il était incapable de faire quoi que ce soit. Il voulait courir auprès de Lily pour prendre soin d'elle. Il voulait sauter sur l'estrade et tuer à mains nues le tordu qui avait attaqué sa fiancée. Il voulait coller son poing dans la figure de Lundy et secouer Dumbledore. Il voulait serrer Harry dans ses bras et lui promettre que tout allait bien se passer. Et pourtant il ne bougeait pas.

Ce ne fut que la réaction de Sirius, qui lança un sort à l'agresseur de Lily, qui le sortit de sa torpeur. Il s'approcha rapidement de Harry, et pressa son épaule pour lui faire relever la tête. Il ne savait pas très bien où ils en étaient tous les deux, mais une chose était claire dans l'esprit de Cornedrue : peu importait les sentiments de Harry à son égard, il était et resterait son père. Et pour une fois, il comptait bien jouer son rôle. Il se pencha vers le Gryffondor et le serra brièvement dans ses bras, pour pouvoir lui murmurer sans que personne d'autre n'entende.

-Tout va bien se passer, Harry, je te le promets. On va te sortir de cette situation. Je ne sais pas ce qui s'est passé aujourd'hui, mais tout finira par s'arranger, tu verras. Pleures tant que tu en as besoin, personne ne te juge.


James le relâcha, et lui lança un regard éloquent avant de s'éloigner. Il venait d'apercevoir Regulus qui s'approchait, ce qui lui offrait une occasion d'aller prendre soin de Lily tout en sachant que Harry ne resterait pas seul. Tant pis si c'était ce crétin de futur Mangemort de Regulus qui réconfortait son fils... Tant qu'il y avait quelqu'un. Il n'était pas doué pour réconforter les gens, de toute façon. C'était donc aussi bien si c'était un autre que lui qui prenait les choses en main. Même s'il n'était pas bien sûr que Regulus soit plus qualifié que lui dans ce domaine... Le Maradeur se précipita alors auprès de sa fiancée, juste à temps pour voir qu'elle était presque guérie. Au moins, elle ne souffrait plus. La voir ainsi brisa le coeur du jeune Potter, qui se sentait coupable de n'avoir pas été le premier à la prendre dans ses bras lorsqu'elle avait été blessée. Il sentit des larmes mouiller ses yeux, et il se laissa tomber à côté de la jeune femme, bousculant légèrement Patmol au passage. Tant pis, ce n'était pas voulu, et Sirius ne lui en voudrait pas. Il prit la jeune femme dans ses bras, et la serra tout contre lui.

-Je suis désolé, Lily... Dis-moi que ça va aller, s'il te plait. Je suis tellement désolé !


Il savait que Sirius était prêt à emmener Lily à l'infirmerie, mais il était hors de question qu'il le fasse. Ce serait lui qui l'accompagnerait, et personne d'autre. Décidant de faire quelque chose d'utile pour une fois, il souleva la jeune femme le plus délicatement du monde, et se releva. Lundy était en train de quitter le Château, Dumbledore convoquait des élèves... Tout ça n'avait aucune importance pour le Maraudeur. Il se tourna vers Sirius, les yeux toujours brillants mais l'air un peu moins paumé, maintenant qu'il avait effectivement un rôle à jouer.

-Merci Patmol. Tu devrais aller voir Harry, je pense qu'il a besoin de toi.


Ca lui en coûtait d'envoyer son meilleur ami vers son fils, qui considérait déja Patmol comme son père. Mais il fallait savoir prendre sur soi et ne pas jouer les égoïstes jaloux 24 heures sur 24. Après un regard entendu à son frère de toujours, James tourna les talons et quitta la Grande Salle, Lily dans les bras. Il ressentait tellement de choses qu'il avait la sensation d'être sur le point d'exploser. Il était furieux contre Lundy, avait des envies de meurtres sur l'agresseur de sa fiancée, il était déçu par Dumbledore, il se sentait coupable de n'avoir pas été auprès de Lily dès le départ... En un mot, il avait le moral au fin fond des chaussettes.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Lun 7 Mar - 19:02



Remus se tenait immobile, droit comme un « I », n'osant détourner les yeux de ses amis, et avec l'impression d'être invisible. C'était une habitude vous me direz chez lui. Sirius n'avait pas semblé l'entendre ; il fut cependant soulagé que Regulus se rapprocher de son frère et le fasse reprendre son calme. Après tout, quand bien même leurs différences, ils étaient frères, cela ne devait pas être oublié. Les liens du sang devaient toujours être les plus forts. Qu'y était-il lui pour essayer de consoler quelqu'un ? Qui était-il pour vouloir remplacer les liens du sang... Non c'était ridicule, il ne le voudrait certainement pas. Il avait juste pas parler assez fort ; pourtant, il avait posé une main sur son bras... Mais pas assez sans doute ; il n'avait sans nul doute pas sentit sa présence. Regulus était près de Sirius, James était à côté de Lily ; il pouvait lire sa détresse au fond de ses yeux comme sur son visage... Il sentit le cœur briser rien qu'à cette image et son intérieur de convulser... Mais il ne les dérangea pas ; il ne dérangea personne... James était aux cotés de Lily, c'était de sa présence qu'elle avait besoin principalement ; Regulus et Sirius étaient ensembles cette fois et il en fut secrètement heureux ; toutes les personnes s'étaient liguées aujourd'hui contre l'autorité suprême du ministère, contre ce qu'il imposait d'injuste... En fin de compte, ils étaient unis, unis contre l'adversité. Qu'il soit là ou pas, cela ne changeait rien. Il reporta les yeux sur la ministre et sentit ses poings se serrer alternativement, puis sur les Aurors présents dans la salle... Il espérait sincèrement qu'ils n'allaient pas tarder à partir... Il voulait retrouver Poudlard comme avant ; e avoir l'impression du moins. Avoir l'impression de retrouver le château dans lequel il avait fait ses premières années, sans qu'il y rien de changé. Il sembla qu'il lui fut difficile d'avaler sa salive.

C'est alors qu'il promenait son regard sur l'ensemble de la salle que ses yeux rencontrèrent en particulier un.... Un qui laissait sons honte couler les larmes sur ses joues ; Harry. Il faillit faire un pas en avant, amorcer un mouvement pour se diriger mais avant qu'il ne puisse faire quelque chose il vit dans le même temps que quelqu'un l'avait devancé. C'était aussi bien... Que pourrait-il faire, lui ? Autant qu'il reste à sa place. Ce n'était pas sa place. Ce n'était pas lui qui était le plus proche de Harry ; sa présence ne servirait à rien... Il se sentit rassuré de voir Regulus faire un mouvement et aller voir Harry près duquel il s'accroupit. Ses yeux demeuraient fixés sur Harry. Tout le monde avait ses faiblesse ; même si parfois on ne le montrait pas, il n'en demeurait pas moins que nous étions humains. Lui et Harry n'étaient pas vraiment proches, pas au point de la relation Harry et Sirius, chose qu'il regrettait parfois mais savait-on jamais ce à quoi l'on passait à côté avant de mesurer l'ampleur de la perte que l'on subissait ? Mais en tant que fils de l'un de ses amis, cela lui faisait mal au cœur.

Il avait entendu Dumbledore convoquer Mr Black et Over... Harry et Sirius, Harry et Regulus ? Il pensa que ce devait être Sirius... Il n'eut pas le temps de réfléchir davantage qu'il entendait également Lily les rassurer – ou rassurait-elle sans doute plutôt Sirius et James, car peut-être même qu'elle non plus ne l'avait même pas vu ? - il parvint à se réguler la crispation de son corps qu'il sentait en lui lorsqu'il l'entendit dire que tout allait bien. Enfin, il ne serait rassuré que lorsqu'il la verrait sortir indemme de l'infirmerie, mais mais comme l'infirmière venait de dire qu'un aller-retour suffira, il fut soulagé. Ce ne devait pas être trop grave ! Puis, on lui demanda à lui et Mlle Badenov de conduire Miss Lundy à l'infirmerie elle aussi. Remus jeta un dernier coup d'oeil à Lily, James, et Sirius ainsi que Harry et Regulus, juste histoire de s'assurer que tout le monde allait bien... C'est bon. Ils étaient ensembles ; ils ne craignaient plus rien ; et l'infirmière était avec Lily, ainsi que James. C'était à lui de l'accompagner et ill ne lui aurait piqué sa place pour rien au monde. Elle était entre de bonnes mains. Il pouvait à présent s'éclipser... Comme il savait si bien le faire.

Au fond, il n'était qu'un observateur de tout ceci ; autant qu'il serve à quelque chose...

Il hocha la tête après que l'infirmière leur eut demandé d'accompagner Miss Lundy à l'infirmerie. Il s'était sentit trop heureux d'avoir quelque chose à faire, il avait besoin de faire quelque chose, il ne pouvait pas rester à ne rester faire ; surtout pas là, maintenant ! Et il était surtout trop heureux d'entendre au moins son nom de famille – ainsi il avait la certitude d'être bien là -, il chercha des yeux la fille de la ministre et doucement se rapprocha d'elle...

    « Doucement, nous allons t'aider. On t'amène à l'infirmerie. » lui dit-il simplement avec son calme habituel.


Il la força à se mettre debout en plaçant un bras par-dessus l'une de ses épaules tandis que Mlle Badenov l'aidait à porter la jeune Mundy et ce fut sans un regard en direction de la ministre qu'il se dirigea vers la sortie de la salle. Il était d'ailleurs tout à sa tâche. Ils la conduisirent ensuite à l'infirmerie et lorsqu'il quitta enfin la Grande salle, ce fut comme un lourd poids qui se dégagea du fond de son estomac. Un très lourd poids.

Il n'avait qu'une seule envie, se retrouver dans sa salle commune. A réfléchir, à penser à tout ceci... A ressasser toute la colère et la contrariété qu'il pouvait ressentir de tout ceci.

Et retrouver Marlène aussi.

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Lun 7 Mar - 20:29

*Lily Evans s'est fait agresser....*
Assis au premier rang, Neville a eu le malheur de tout voir, de se trouevr au x premières loges de cette affreuse scène, de Sirius plein de sang, de Harry pleurant, de cette sorte de déclaration de guerre du ministère auquel le gryffondor ne s'attendait pas.

*Remus a raison: c'est une dictature parfaite maintenant, puisqu'il ne manquait plus que les exécutions sommaires...*Fort heureusement, madame Pomfresh vint effectuer les premiers soins sur la lionne blessée, sur la mère de Harry auquelle Neville superposa le visage de sa mère, Alice. Encore une...

*Pauvre Harry! Nous voici au même plan...*
Le botaniste eut une bouffée de sympathie pour son camarade voyageur temporel, telle qu'il n'en avait pas ressentie depuis longtemps. Il ne se souvenait pas du tout avoir été proche de lui dans le futur, en tout cas il ne l'était pas dans le passé, mais il avait toujours ressenti du respect, voire de l'admiration pour le garçon à la cicatrice.

Mme Pomfresh et James emmenait Lily à l'infirmerie. Le professeur McFly se chargeait d'évacuer les élèves vers leur salle commune, mais après ? Lily était leur préfète-en-chef et elle n'était pas vraiment en état de s'occuper des Premières et Deuxième Années, probablement apeurés. En son absence, le seul capable de remplir ce rôle était Remus Lupin.

Le sang-et-or allait donc le hêler mais madame Pomfresh intima l'ordre à Remus et "miss Badenov" *Lyra ou Hanna ?* de s'occuper de Dana. Indisponible, lui aussi. Le grand garçon eut un autre pincement au coeur en les voyant sortir la fille du ministre avec les mots de réconfort de Lupin. Curieusement et sans que cela ait le moindre rapport apparent avec ce qu'il voyait, Neville eut envie de manger du chocolat...

*Encore cette impression de déjà-vu !*
Entretemps, les élèves commencaient à sortir, que faire ? Puisque les deux plus grands qualifiés pour remplir le rôle de préfet ne pouvaient être là, puisque Harry était dans un état tel qu'il ne pourrait pas non plus s'en charger, Neville n'eut pas la présence d'esprit de s'en charger lui. Il avait une meilleure idée: Evey et Ron.

*Evey va être capable de les canaliser, les rassurer, et Ron va détendre un peu l'atmosphère dans la salle commune. Les petits en auront bien besoin*Ron fut le premier que le voyageur Temporel repéra. Sa grande silhouette, ses cheveux roux, son allure, se détachaient facilement du groupe de Deuxième Année qui l'entourait.

"Ron ! Ron !" appela Neville qui rejoignit à grands pas son ami.

"Ecoute, il faut que l'on s'occupe des petits dans la salle commune. Notre préfète en chef... devant eux... enfin, tu m'as compris, il faut faire quelque chose pour les petits."
*Petits si l'on veut... Techniquement, ils sont plus âgés que nous...*
"Il faut s'occuper d'eux dans les couloirs et les regrouper dans la salle commune. Je vais demander à Evey de nous aider."Evey, sa binôme... Neville la connaissait bien, elle sera très efficace... Neville se demanda si Marlène ne leur donnerait pas un coup de main aussi ? Il chercha les deux filles des yeux pour leur en faire part quand son regard se porta de nouveau sur Harry... soutenu par un camarade su'il ne put reconnaître. Le botaniste se dirigea vers son confrère temporel quand il reconnut qui s'occupait du Survivant.

*Ce n'est pas possible ? Pas lui !*
Soutenant Harry, le bourreau de Neville, celui qui ne cessait pas de se moquer de lui et de lui faire des blagues douteuses, le futur mangemort que le rouge-et-or détestait... Regulus.

Presque instinctivement, le sorcier mit la main à sa poche pour tenir sa baguette.

*Voilà pourquoi je ne l'avais pas reconnu! Je ne pouvais pas m'imaginer ce s***d en train d'aider quelqu'un. Je suis sûr qu'il fait ça pour se moquer de lui et de tous les gryffondors. Qui sait ce qu'il lui sussure à l'oreille ?*Lorsqu'il ne s'agissait que de lui, Neville se laissait plus ou moins faire, mais échauffé par ce qui s'était passé avec la ministre et avec l'envie de protéger le faible Harry contre la vipère Black, le garçon au crapaud pressa le pas, la main dans la poche, prêt à sortir sa baguette, jusqu'à ce qu'il arriva à sa hauteur.

"Lâche-le, Black!"
Jamais encore le gryffondor n'avait osé parler ainsi au serpentard, le regard aussi déterminé. Même si Regulus avait attaqué la ministre, même s'il lui avait reproché de s'attaquer à Harry, le garçon ne pouvait pas croire un instant que le serpentard était venu réconforter son camarade.

*Tu ne crois pas qu'il a assez souffert comme ça ? Va donc faire peur aux serpentards de Première Année et laisse-le tranquille. Il doit aller à l'infirmerie et pas alimenter ton tableau de chasse d'humiliés par tes soins. Dégage !"D'où lui venait ce courage qu'il n'avait pourtant jamais eu face à Regulus ? S'il n'avait pas été aussi en colère, il aurait été surpris lui-même.



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EDIT RYRY : je préviens que ce post sera le dernier. Attention à l'ordre de passage les patates douces, ça finissait hier hein xD James avait le droit de poster car étant aux USA, elle a le décalage horaire ^^
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 9 Mar - 22:36


    En un instant tout a basculé. C’est le chahut total dans la grande salle pour ne pas dire le bazar immense. La situation s’est renversée au moment même où l’auror à tourner sa baguette vers une élève. Par ailleurs, on peut encore voir quelques lambeaux de vêtements, et du sang sur le sol, une grande mare de sang. Autour, plus d’un élève est en état de choc, et il ne fait pas de doute que Mme Pomfresh va avoir du travail dans les jours à venir. En attendant, les professeurs doivent raccompagner les élèves dans leur salle commune, élèves qui ont été priés de s’en aller par un directeur las. Quand à la Madame la Ministre, le maitre des lieux lui a également demandé de prendre congé du château. Beaucoup de dégâts ont été fait, il n’est plus question que cela continue…



    DERNIER ordre de passage ;; Vous avez deux semaines pour conclure cette mission. A savoir que vous ne pouvez pas poster plus de DEUX fois. Donc deux rp au maximum pour boucler ce sujet. Les élèves sont donc priés de regagner leur salle commune, et d’y rester, les cours ayant été annulés. Les professeurs doivent vérifier que les étudiants suivent bien les directives d’Albus Dumbledore. Quand aux aurors, ils doivent raccompagner la Ministre qui n’a pas d’autre choix que de s’en aller de Poudlard…

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 9 Mar - 22:36

Ca vous est déjà arrivé de perdre pied, d'oublier tout ce qui vous entoure, de ne vous focaliser plus que sur un seul but, une seule personne une seule chose ? C'est ce qui m'était arrivé. Je n'avais eu qu'une envie, faire mal à l'agresseur de Lily autant qu'elle avait mal, autant que James, Harry et moi avions mal, sans penser aux conséquences de mes actes. Gryffondor jusqu'aux bout des ongles. Mais Regulus avait raison. Pendant un instant je lui avait ressemblé, à Elle. A Bella. A ma folle de cousine, à l'une des personnes que je détestais le plus au monde. Et je n'étais que trop reconnaissant à Reg' de me l'avoir fait remarqué. Ca m'avait fait reprendre mes esprits, ça m'avait ramené à la réalité. Une réalité que j'aurais préféré ne pas affronter, qui n'était pas belle à voir. Une Lily blessée, un James effondré sur le corps de sa bien-aimée, et ne parlons pas de Harry ... Harry, en larmes, consolé tant bien que mal par Regulus (je me souvins que mon filleul m'avait confié qu'ils étaient ... amis ?). Harry, mon filleul, mon cher filleul dont je m'étais énormément rapproché ces dernières semaines ... Harry ... Je me relevais. Je devais bien ça à mon filleul. Il avait besoin de moi, il me l'avait fait comprendre par bien des phrases, bien des gestes. Je m'approchais de lui tout en récupérant ma baguette des mains de Regulus. Je lui adressais un bref signe de tête de remerciement ... J'aurais tant aimé lui dire plus, lui dire à quel point ... à quel point j'aurais aimé qu'il reprenne sa place de frère dans mon coeur. Mais je n'y arrivais pas. J'avais le sentiment que c'était trop tard, et que Regulus ne serait plus jamais ce qu'il avait été pour moi. Je me rapprochais du corps de ma meilleure amie, me frayant une place entre James et Regulus, et j'entendis la Gryffondor murmurer quelques mots ... Je souris. Je voulus prononcer quelques mots mais ceux qui allaient sortirent de ma bouche ... furent prononcés par mon frère, par Regulus. Mon sourire s'effaça et je me contentais de prendre la main de Lily ...

Puis Dumbledore prit la parole. Il demanda, poliment, certes, mais tout de même, à Lundy de dégager. Puis il annonça que Harry et moi étions convoqués dans son bureau le soir-même. Je serrais les dents. J'allais subir les conséquences de mes actes, et elles risquaient de ne pas être agréables, mais je serais avec mon filleul ... Et puis, j'assumais. Plus que n'importe quoi, j'assumais ce que j'avais fait. J'avais honte, honte de m'être énervé ainsi, honte d'avoir torturé cet homme ... Mais j'assumais. Pomfresh, qui était venue au secours de Lily, me demande d'emmener ma meilleure amie à l'infirmerie. Je vis que Regulus était prêt à le faire, mais, gêné, il me laissa la place. Je ne pris pas la Tigresse dans mes bras. C'était à James de le faire, et je savais qu'il n'accepterait pas que je lui prenne ce rôle. Avant de partir, Lily dans les bras, mon frangin de coeur me demanda de m'occuper d'Harry. Je le rassurais.


    ▬ Prend soin d'elle Cornedrue, elle a besoin de toi ... T'es le mieux placé pour l'aider. Je vais m'occuper d'Harry, t'inquiètes pas de ça, je vais faire ce qu'il faut ... On vous rejoint à l'infirmerie quand ça se sera un peu calmé.

Je serrais une dernière fois la main de Lily, puis je me tournais pour rejoindre mon filleul. Regulus s'occupait de lui. Je m'arrêtais à une cinquantaine de centimètre d'eux, n'osant pas vraiment m'approcher de mon frère, ne sachant pas quoi dire ... Quand Neville Ludanbot débarqua. Il péta carrément un plomb, et s'énerva contre Regulus, lui criant de dégager. Je me plaçai entre lui et mon frère.

    ▬ C'est à toi de dégager Ludanbot. Regulus est l'ami d'Harry plus que tu ne le seras jamais, et là, tu vois, il l'aide ! Je ne veux pas donner raison à la Ministre, mais cette désastreuse visite de Mrs Lundy à Poudlard nous a appris que nous devons rester unis, non ? Tous ensembles, que ce soit Gryffondors, Serdaigles, Poufsouffles ou Serpentards ! Et là, tu fais exactement le contraire. Alors dégage on a pas besoin de toi ici.

J'étais sur les nerfs et la remarque de Ludanbot m'avait encore plus énervé. Je n'avais pas voulu prendre la défense de Regulus, c'était pourtant ce que j'avais fait. Mais ce Gryffon m'énervait ! Il avait pris la place d'Harry auprès de son meilleur ami - qui était certes un incapable mais tout de même - il avait lâché Harry du jour au lendemain et aujourd'hui il le défendait, comme ça, face à un Serpentard qui était pourtant l'ami de mon filleul ? Pff, qu'il aille se faire voir oui ! Ne m'occupant plus de Ludanbot, je m'accroupis auprès de mon filleul, toujours en pleurs, et je lui passais maladroitement la main dans les cheveux, les ébouriffant, comme je le faisais toujours.

    ▬ Hey, Harry. Ca va ? Nan, question stupide. Ta ... Lily va bien, elle a été emmenée par James, on ira les voir tout-à-l'heure. Je suis là Harry ... Je suis là ...

Voyant qu'il ne se calmait pas, je le pris dans mes bras, et je lui murmurais à l'oreille :
    ▬ Hey, pleure, vas-y, lâche-toi. Enerve-toi si tu veux, je suis là, je veille sur toi ...

Je me tournais ensuite vers mon frère, mal-à-l'aise ...
    ▬ Je m'en occupe, maintenant Regulus ... T'inquiètes pas pour lui ... Mais si tu veux rester ... Pour Harry ...

Je ne croisais pas le regarde du second Black, et je me contentais de poser mon menton sur l'épaule de mon filleul, toujours dans mes bras.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 9 Mar - 22:58

Sur le chemin qui le menait à Harry, Regulus croisa James. Il paraissait si faible en ce moment que cela toucha presque le Serpentard. Il fronça les sourcils, et arrivait à sa hauteur, lui fit un bref hochement de tête, qu’il ne vit sûrement pas, mais quelle importance ? Voir Harry dans cet état là l’avait mis dans une colère pas croyable. Il avait affreusement envie de lui faire ravaler ses décrets à cette soi-disant Première Ministre de la Magie. Sérieusement, qui avait pu voter pour elle ? Certainement pas ses parents déjà, c’était certain. Ils crachaient sur elle depuis le commencement, alors qu’elle n’était pas encore au pouvoir. L’ancien Ministre Faulkner ? N’en parlons pas. Les divergences d’opinion s’appliquaient aussi à lui.
Mais aujourd’hui était décidemment une journée particulière. Tous l’école semblait s’être ligué contre la Ministre dépassant tout ça. Les différences d’opinion n’avaient pas disparu, non, il ne fallait pas non plus croire au Père Noël. Mais, elles semblaient... plus enfouies. Il ne s’agissait plus de ça. Il n’y avait plus que deux camps : Celui avec la Ministre, et celui contre la Ministre. Vraisemblablement, la plupart des élèves, excepté Dana par exemple, étaient contre. Ses réformes étaient stupides, tout comme elle.
Inconsciemment, Regulus se rendit compte à quel point il ne supportait pas qu’on fasse du mal à Harry. Peut-être que le fait de s’entraîner ensemble, d’être tout deux attrapeurs, de se charrier sur tout et rien les avaient beaucoup plus rapprochés qu’il ne l’avait cru. Les larmes qui coulaient indéfiniment sur ses joues lui nouèrent la gorge.

Une main sur son épaule, Regulus lui murmura :
« Ne t’inquiète, pas je suis là, je veille sur toi. Personne ne te fera du mal ici, pas tant que je serais là. ».
Peu importe ce qu’il dirait, la voix d’une personne que cela soit lui ou un autre, devait l’apaiser. Ou du moins, le Serpentard l’espérait.

Leur monde sombrait dans le chaos, Regulus le voyait bien. Devant ses yeux, se déroulait la scène la plus improbable, la plus douteuse de toute sa vie. Jamais il n’aurait cru que la situation pouvait dégénéré comme ça. Comment cela se pouvait-il ? La visite de la Ministre était l’un des événements de l’année, on en parlait depuis des lustres, la sécurité avait été renforcé comme ce n’était pas croyable, Dumbledore les avait longtemps sermonné pour que tout se passe dans les meilleurs conditions possibles, mais c’était exactement le contraire qui se passait. Tout le monde s’énervait, les élèves partaient tous en live, dans tous les sens du terme. Certains, comme Harry et Sirius attaquaient, leur baguette sortie, d’autres pleuraient comme Dana, plusieurs restaient même immobiles, dans l’incapacité de bouger, comme James, comme Remus. Totalement perdus. Et d’autres encore s’élevaient contre lui, Regulus. Comme cet abruti de Ludanbot, qui décidément, ne comprenait rien à la vie. Le « Lâche-le Black » qu’il venait de lui sortir fit sortir le cadet des Black de ses gonds. Regulus avait sacrément envie de lui faire ravaler son courage, lui qui n’en avait jamais vraiment eu. Dommage pour un Gryffondor. Lui, Regulus, on ne pouvait le charrier là-dessus, car à Serpentard, cette qualité n’était pas recherchée. Franchement, pourquoi qu’est-ce qu’il lui prenait à celui là ? Ne pouvait-il pas se mêler de ses affaires ? On ne l’avait pas sonné, l’abruti. Il lui répondit calmement, sans quitter Harry des yeux :
« Toi, vas-t’en Londubat, s’il te plaît, ne te mêles pas de ça. Ce n’est pas ton problème. »
« Tu ne crois pas qu'il a assez souffert comme ça ? Va donc faire peur aux serpentards de Première Année et laisse-le tranquille. Il doit aller à l'infirmerie et pas alimenter ton tableau de chasse d'humiliés par tes soins. Dégage ! »
Mais la patience de Regulus avait des limites. La rage que lui avait aspiré la Ministre avait besoin d’être déversé, et Landubot était là. Quelle belle coïncidence, non ? Il était là pour assouvir sa pulsion, son envie de meurtre. C’était idiot de sa part, car il se retrouvait toujours sur son chemin lorsque la haine de Regulus devenait trop oppressante. Tellement qu’il avait besoin de l’exorciser au plus vite !
« Ne crains rien, Harry. » , murmura-t-il à l’attention du Gryffon.
Il se leva subitement, sortit sa baguette, qui était pourtant resté bien sage durant toute la durée du discours, et la pointa d’un air menaçant sur ce garçon, si crétin.
« Qu’est-ce que t’as Landubot ? Dégage-toi-même ! Tu fais chier, et je te préviens, barre-toi, sinon, ça va mal aller pour toi ! Déjà que t’es moche, ça ne va pas s’arranger si tu ne t’éloignes pas dans les 5 secondes ! »
Mais finalement, Sirius arriva. Et ça changeait la donne. Plus question de se battre. Ce n'en était plus la peine. Pour la première fois depuis bien longtemps, Sirius prenait sa défense, il était à la fois touché et ému de son geste, mais craignait qu'il ne le fasse que sous l'effet de la colère... Finalement, Regulus baissa sa baguette, et murmura :
« Vas-t-en Londubat. Et disparais de sa vie par la même occasion. Sirius a raison. Alors, ne me cherche pas, ou tu me trouveras. »
Ensuite, les paroles de Sirius résonnèrent dans son esprit. Rester, partir ? Pour Harry, il serait resté. Mais la présence de Sirius le gênait. Il n’était plus habitué à ce qu’il lui parle, et encore moins en public. Il se mordit les lèvres, hésitant. Sirius, Harry ? Il trancha.
« Non, c’est bon, je pense qu’avec toi, Harry s’en sortira mieux. Il est ici entre de bonnes mains, enfin de bons bras, si je peux le dire... Harry, si tu veux me parler, tu sais où me trouver de toute manière... Aux aurores, toujours au même endroit. Surtout, n’hésite pas. »
En guise d’affection, il posa sa main sur l’épaule de l’attrapeur, et jeta un regard sur son frère. Que faire ? Il avait tant souffert de ne pas lui parler pendant tout ce temps, et maintenant qu’il était là, devant lui, il ne trouvait plus les mots. Finalement, il lui fit un léger hochement de tête, et s’apprêta à rentrer dans sa Salle Commune. Personne n’avait plus besoin de lui ici.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 10 Mar - 15:35

    Il n'y avait plus aucune issue possible mis à part celle de la fuite. Bientôt, dans les journaux, sur les notes ministérielles, dans les lettres, la prestation de Margaret Lundy serait largement débattue. Était-ce un échec pur et dur ? Un coup de pied lancé en pleine fourmilière ? Ou au contraire le meilleur argument pour expliquer sa politique ? Quelque chose avait cloché, un auror avait commis une faute. Les élèves de Poudlard venaient de signer l'arrêt simple d'une quelconque considération. Vous en conviendrez, il n'en avait déjà guère beaucoup.

    La Ministre de la Magie couvait déjà plusieurs scénarios diplomatiques alors qu'elle était escortée vers la sortie de la Grande Salle. Un chaos y régnait, un désastre de peur et de colère, de haine et d'inquiétude. La sorcière ne put rien y faire. Ce soir, Margaret allait pleurer en se regardant dans le miroir et les douces paroles de son mari ne pourraient gommer cette amertume qu'elle ressentait envers elle-même. Était-elle un monstre ? Avait-elle fait les bons choix ?

    L'allée la conduisant vers le portail aux sangliers était froide. Les silhouettes des arbres planaient au dessus d'elle. Jetant un regard au château, elle ne le reconnut plus. On ne pouvait plus avoir confiance en personne, même pas en son ancienne maison. Il n'y avait rien de pire que de se sentir exclue. Et Dana, pauvre Dana, sa mère ne l'avait pas aidée. Non, en effet. Pourquoi ? Parce que Margaret Lundy appartenait à l'Angleterre, et celle-ci semblait souffrir bien plus que sa propre famille.

    « Vous devez me prendre pour une femme ignoble, dit-elle à l'adresse d'Alastor Maugrey. A vrai dire, je ne sais plus ce que je dois faire ou bien penser. J'ai eu confiance en le ministère, confiance en Poudlard, confiance à un quelconque soutien. Mais, la réalité est tout autre Alastor. Nous sommes seuls. Chacun de ses élèves sont seuls, Dumbledore est seul, je suis seule. Nous gardons tous nos secrets, nos émotions et nous faisons place à une raison qui nous conduit à l'exil ou aux ténèbres. Cette école a gagner son indépendance. Ces jeunes seront sacrifiés, un jour ou l'autre. Je pensais qu'il était de mon devoir de les protéger. Ils ne veulent pas de nous, alors laissons Dumbledore guider son école. Aux premiers heures de l'aube, vous chargerez les aurors de quitter Poudlard. Le Ministère de la Magie ne protégera plus cette école dorénavant. »

    Passant sous le portail, le visage illuminé par des flashs d'appareil photos magiques, Margaret Lundy sourit à l'objectif. Il n'y avait pas de fin juste pour ceux qui ne respectait pas l'autorité. Et l'autorité, c'était Elle.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Sam 12 Mar - 16:53

    La situation échappait à tout contrôle. Ces abrutis d'élèves n'avaient pas compris qu'ils n'avaient rien à dire sur des décrets pris pour eux. Ils ne connaissaient de toute évidence ni les lois de leurs pays ni la constitution magique qui régissait celle ci. Des gamins trop choyés, sans aucun doute. A qui on a appris à trop parler, à toujours vouloir dire le fond de leur pensée. Ils n'étaient pas du tout prêt à affronter la vraie vie, celle qui les attendrait sans nul doute dehors. Si jamais ils survivraient jusque là. C'était vraiment n'importe quoi. Ces élèves ne méritaient pas tous les sacrifices qui avaient été faits pour eux. Ils se pensaient suffisamment adultes pour se protéger eux mêmes, vaquer à leurs propres occupations? Tant mieux pour eux. Je ne perdrais pas plus de mon temps pour protéger ces cancrelats. Pour qui se prenaient ils? C'était tout bonnement incroyable. Moi qui avait cru que le pays pourrait se redresser face aux mangemorts, la situation était pire que jamais. Mais alors que Miss Evans s'avançait vers la ministre, je posais ma main un peu plus fermement sur ma baguette. Je me méfiais de tout le monde, et ne me laisserait pas faire, ni ne laisserait arriver quoi que ce soit à la ministre. Pourtant, la jeune femme ne tenta rien. Quand elle tourna les talons. Elle fut attaquée. De fait, je me projetais devant la ministre, la bousculant légèrement au passage. Une des aurors personnelles de la garde de la ministre venait d'attaquer Evans. Que s'était il passé? Avait elle cru la ministre en danger, ou était ce là la preuve que tout le monde devenait fou? Pas le temps de réfléchir, mes réflexes reprennent le dessus, alors que l'auror concernée s'écroule inconsciente, juste après avoir attaqué Evans. Je me tourne vers mes collègues, derrière moi.


    Price, Ingram, ramenez là au ministère et essayez de savoir ce qu'il s'est passé! Hâtez vous!


    Oui, je prenais le commandement, sans être pour autant leur supérieur hiérarchique. Dumbledore s'adressa à moi, me disant qu'il serait plus sage de rentrer avec la ministre. Je le pensais aussi. Mais ces gamins stupides, arrogants et prétentieux, ne devraient pas s'en tirer à si bon compte, 'jy veillerais. J'escortais donc la ministre. Baguette tirée, cette fois ci. Oui, vous lisez bien. Alastor Maugrey était prêt à lancer un sort à un élève si le besoin s'en faisait ressentir. Pas de pitié pour le traître qui osera s'en prendre au dirigeant de la nation, qui l'incarnait de par ses fonctions. Je suivais la ministre, regardant d'un regard véritablement peu avenant les élèves qui oseraient se mettre en travers de notre chemin. Alors que nous sortions dela grande salle, la ministre s'adressa directement à moi, sans doute plus longuement que toutes les fois précédentes au ministère. Elle me fit part de ses doutes. De ses inquiétudes. De la leçon qu'elle tirait de la débâcle d'aujourd'hui. Elle avait raison sans doute, d'enlever toute protection à Poudlard, tous l'auraient bien cherché. Tous mourraient, cependant, sans la protection du ministère. Alors pour la première fois depuis longtemps, je sortis de mon véritable mutisme professionnel.


    Je comprends votre point de vue. Mais vous ne pouvez pas vous y résoudre, Madame la ministre. Les abandonner à leur sort sont tout ce qu'ils méritent, mais vous devez vous tenir à votre politique. Le retentissement de ce qu'il se passera aujourd'hui sera limité. Le rapport des discussions montrera certes que le coeur des étudiants ne vous est pas acquis, mais la presse relatera bien plus leur fronde que leur raison. Si ces jeunes chiots imbéciles méritent une cuisante leçon, il en va pourtant de notre devoir de les protéger malgré eux. Croyez moi quand je vous dis qu'aucun d'eux n'est prêt à ce qui les attend... Quoiqu'ils en pensent, quoiqu'ils en savent, ils sont incapables de s'opposer aux forces des mages noirs si ceux ci venaient à taper à la porte. Je ferais cependant ce que vous m'ordonnerez de faire, madame la Ministre.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Lun 14 Mar - 20:37

Après la menace de Neville, Régulus sortit à son tour sa baguette. Mais pour une fois, avec la conviction profonde qu'il protégeait Harry contre un futur mangemort, le gryffondor ne recula pas. Il s'y attendait mais ne voulait pas pour autant être le premier à attaquer.

*Quoique... Un simple expelliarmus...*
Sirius arrivait, ce que Neville trouva tout de même réconfortant.

"Tu vas voir, Régulus... A deux contre toi, tu feras moins le malin, à continuer de torturer Harry."Il ne voulait pas détourner les yeux de son adversaire mais eut un petit sourire lorsque son confrère de l'Ordre se plaça entre lui et son frère, il attendait que le Maraudeur se mette devant lui pour haranguer son frère... Inutile de dire que la stupeur le cloua sur place. Il écarquilla les yeux et sa bouche devint ronde de stupéfaction face à l'agressif discours de son camarade.

*Régulus est l'ami de Harry ? C'est impossible ! Il hait les gryffondors, il sera un mangemort dans le futur ! Tu le détestes, et il te déteste encore plus ! Tu connais ses idées, ses passe-temps, et même le fait qu'il me harcèle. Et c'est lui que tu défends ?? Contre moi ? Tu te souviens qu'on est dans le même camp ? Gryffondor, l'Ordre de phénix, les combats, nos secrets partagés sur Remus, sur les animagi, sur notre voyage temporel, ça te dit quelque chose ? comment se fait-il que tu me parles avec autant de...mépris ? Et pour Régulus!*

*Plus que je ne le serais jamais ? Mais de quoi parles-tu ? Tu sais pourtant que je suis un voyageur temporel, que je ne n'ai pas hésité à le suivre dans le passé, que j'ai toujours suivi Harry, d'ailleurs, quoi qu'il fasse. Tu es tombé sur la tête ou quoi ??*

*La désastreuse visite de la ministre ? L'union entre les maisons ? Mais où étais-tu ces deux dernières heures ?? Je me suis soulevé contre la ministre, je t' ai même parlé, à toi, Sirius, pour lui dire que j'étais avec toi contre elle, on était voisins de rang. Ouhou ! C'est moi, l'amnésique, pas toi !*
De toute ces pensées indignées qui se bousculaient dans sa tête, il ne put sortir que:

"Mais...mais enfin ? Tu es... fou ?"
Régulus renchérit aussitôt en invitant Neville à "sortir de la vie" de Harry.

*Commence par sortir de la mienne.* aurait eu envie de déclamer avec force l'adolescent qui sentit son courage disparaître comme à chaque fois où il devait se protéger lui et pas un autre. Il ne put que murmurer: "jamais", le bras ballant avec sa baguette au bout et une forte envie de pleurer. Avec une profonde répulsion en voyant les deux Blacks, il tourna les talons en entendant la énième menace du serpentard. Il y a à peine cinq minutes, il aurait cru que Sirius réagirait, mais maintenant il doutait de la raison de son condisciple...et de la sienne par la même occasion.

Le garçon au crapaud sortit de la grande salle et n'avait qu'une idée en tête : retourner dans la salle commune pour aider Ron, son meilleur ami, à s'occuper des petits et attendre qu'ils se trouvent seuls pour lui raconter cette scène surréaliste. Mais le courage lui faissant décidemment défaut, il ne put atteindre le septième étage sans s'être arrêté au détour d'un couloir pour laisser libre cours à une crise de larmes.



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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 20 Mar - 21:43

Tout se passa à une vitesse folle. Oui, la folie était le mot qui convenait le mieux pour décrire la suite des évènements. Cela commença avec la réponse de la ministre. Son ton légèrement agressif ou tout du moins sur la défensive. Son cher mentor pris la parole juste après et ne se priva pas de prendre la défense de la rouquine ainsi que tous ses élèves. Un chouette professeur en somme. Les interventions se succédèrent alors, les unes plus tendues que les autres. Et ce qui devait arriver arriva. L’ensemble fini par dégénérer. Madame la ministre proposa à Lily de prendre sa place. Grosse erreur. Tout dérapa à partir de cet instant. Et Evey ne pu qu’assister, impuissante, à la débâcle du siècle. Un grand n’importe quoi au milieu duquel elle ne pu que rester interdite. Comment de tels évènements, comme de telles paroles, pouvaient-ils prendre place et être dit dans un tel lieu ? Dans ce foyer de l’éducation ? Dans cette maison comme la ministre elle-même avait nommé le château ? Se pouvait-il qu’en grandissant elle avait oublié ce que cet endroit pouvait représenter pour eux, jeunes âmes déboussolées ? Des rafales de protestations mêlées d’indignations ravageaient l’esprit de la préfète. Etait-ce là des manières de ministre ? La rouquine en avait presque honte pour elle. Le monde entier semblait partir en chocogrenouille ! Sur quoi pourraient-ils s’appuyer si même le gouvernement tournait le dos ?

Une slave de question roulait dans la tête de la sorcière alors qu’elle assistait à la levée des élèves contre la figure de l’autorité. Cela ne faisait aucun doute, elle avait perdu son pari, perdu le soutien de la jeunesse. Celui qui lui aurait pourtant été le plus utile. Maintenant le mage noir et ses partisans pourraient s’en donner à cœur joie. C’était à son tour d’essayer de rallier les jeunes âmes à sa cause. Et rien ne lui serait plus facile puisque le « bon côté » de la magie avait essayé de le pervertir et c’était montré comme incompétent.
Le visage de l’irlandaise s’assombrissait au fur et à mesure alors qu’elle jetait des regards inquiets vers les plus jeunes de l’assemblée. Nombreux étaient ceux qui tournaient des regards affolés dans tous les sens. Leur avenir semblait plus compromis et sombre que jamais.
La rouquine n’avait pas hésité à se lever d’un bond à l’appel de son amie. Elle n’avait pas hésité à rester debout, fièrement droite, le regard embrasé. Ni à saisir sa baguette et la serrer fermement jusqu’à faire blanchir ses articulations. Cependant, elle ne courut pas étouffer Lily d’une présence supplémentaire lorsqu’elle fut lâchement frappée par un sort venu de nulle part. La rouquine préféra se tourner vers le reste des élèves. Elle savait que James, Harry et tous les autres membres de l’ordre se rueraient à ses côtés pour la mettre en sécurité. D’ailleurs, elle aperçu l’infirmière accourir vers elle du coin de l’œil. Evey, contrairement à la ministre, pris son rôle de préfète en main et immédiatement s’engagea à ne pas céder à la panique. Pas tout de suite. Il lui fallait faire figure de sécurité, calme et ferme. Refoulant ses peurs, ses questions, son indignation et tous autres sentiments révolutionnaires, elle se dirigea d’un pas décidé vers les grandes portes de la salle et sans faire attention au tumulte qui commençait peu à peu à se faire alors que la ministre faisait une piètre sortie, elle pointa sa baguette magique en direction de sa gorge.

- Mes amis Gryffondors ! S’il vous plait, vous êtes priez de me suivre et de regagner notre salle commune ! Les premières années je vous demanderai de me suivre et de ne pas vous en aller de votre côté, nous allons tous ensemble remonter dans le calme et en rang. Merci !


Le sort d’amplification de voix fit le reste. Evey jeta un regard entendu à Ron qui faisait de son mieux de son côté aussi pour regrouper les rouges et or puis elle entreprit de mettre la colonne en marche. Elle jeta un dernier regard navré sur l’intérieur de la salle vide de la ministre, sur l’attroupement autour de Lily, les tâches de sang, les regards effarés et perdus, les échanges lourds de sens entre les professeurs…Qu’allait-il se passait maintenant ? Quelles en seraient les conséquences directes ? Un nouveau combat de tous les jours s’annonçait. En repensant aux mots de Rémus, elle ne pu s’empêcher de penser que Madame la ministre n’avait rien compris. Hors des groupes secrets, il y avait ce combat quotidien des élèves contre le monde extérieur, mais aussi contre leurs propres peurs et pour leurs idées ou leurs origines. Chaque jour était devenu une lutte, et cette tendance ne cesserait de s’accroître…Surveiller le courrier des élèves ? Quelle stupidité !

Les couloirs succédaient aux escaliers et inversement. Evey sentait derrière elle la masse égarée qui la suivait. Le château semblait être rempli d’une lourde atmosphère d’inquiétude malsaine. Les tableaux et les fantômes murmurants entre eux n’arrangeaient rien. Et pourtant la rouquine faisait son possible pour ne pas laisser un silence affolé s’installer dans la procession. Inlassablement elle parlait avec calme et douceur.

- Je vous demanderai de ne pas quitter la salle commune une fois que nous serons arrivés. Je sais et je comprends que beaucoup d’entre vous souhaiterons envoyer des lettres à leurs familles pour les rassurer ou leur faire part des évènements. Ainsi j’irai moi-même chercher quelques hiboux du château à la volière afin que vous puissiez le faire. De plus, je vous rappelle que les cours ont été suspendu pour l’ensemble de la journée vous n’avez donc aucune crainte à avoir de ce côté-là ni aucune excuse à espérer.


Cette partir du discours qu’elle tenait alors qu’ils marchaient en direction de leur salle commune servait surtout à mobiliser l’attention des sorciers. Il s’agissait de les ramener sain et sauf, sans créer d’esclandre ou de débat dans les couloirs. Mieux valait rejoindre au plus vite la salle commune. Alors là, oui, ils pourraient engager un débat, mais le plus proprement possible en attendant la suite des évènements.
Evey ne pu s’empêcher de ressentir un pincement au cœur en passant le portrait de la Grosse Dame…D’un certain côté elle s’en voulait d’être partie aussi vite de la salle laissant derrière elle ses amis, les membres de l’ordre duquel elle faisait dorénavant partie…

Professeur↯ Mais où est passé le fond du chaudron ?
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Dunstan McFly

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Lun 21 Mar - 17:55

Dudu, loin de moi l’idée de te blesser (quoique) mais je pense que tes élèves ont fait bouillir le chaudron un peu trop longtemps. J’avoue qu’ils sont téméraires et qu’ils remontent dans mon estime les mioches mais ils vont finir par avoir de gros ennuis s’ils continuent. « Depuis quand prends-tu leur cas à cœur ? » Depuis maintenant et non, inutile de dire que tu m’avais prévenu, mon cœur froid ne fond pas devant eux. Je me dis juste que nous allons finir au chômage s’ils continuent ainsi. Sans élèves, plus d’école. Plus d’école, plus de travail. « Oui, bien sûr, tu ne penses qu’à ton bien-être, j’en suis convaincu. Il me semble que j’ai marqué un point cette fois ». Hum… Oui, bon, d’accord, je serai fair-play et t’accorde ce point. Mais je garde toujours mon avance et tu n’es pas prêt de remporter la guerre, Mwhahahahaha. Tandis que je jubilais de ma victoire, les choses continuaient à tourner en véritable foire agricole si vous voulez mon avis. Il y avait d’abord eu ce Over, petit gars qui m’a d’ailleurs surpris, je ne le savais pas si sombre. Héhéhé, les griffons ne sont pas tous à cataloguer dans la case ‘agneaux innocents’. Puis il y avait eu monsieur Lupin, le calme préfet des Gryffondors (encore eux !). Ses paroles m’avaient laissée perplexe mais il était impossible de réfléchir posément parmi tout ce brouhaha. Raaaah tes étudiants sont fatigants en classe mais tous réunis, ils sont encore pires si c’est possible. « Il y a bien plus d’une centaine de voix qui s’élèvent, c’est normal ». Ouais, bah, non. J’attrape une migraine du tonnerre moi. Ah ! Non mais elle n’a pas fait assez de dégâts cette folle du ministère ? Voilà qu’elle accuse ces jeunes d’être des petits révoltés à l’éducation bancale et au savoir-vivre qui laisse à désirer. Non mais et oh, on n’a pas élevé les hippogriffes ensemble ma vieille ! De un, on les éduque comme il faut. C’est toi qui fait le programme des cours pour chaque année alors si tu juges qu’on ne fait pas notre boulot, remets-toi d’abord en question vielle sotte ! Quel toupet ! Ensuite, elle nous accuse de les voir sans aucun savoir-vivre, aux dernières nouvelles, ce n’est pas notre besogne mais celle de leurs parents. Qu’elle aille les accuser tiens, elle va se ramasser un chaudron sur la tête mwhahahahahahaha. « Tu reprends ta lutte contre la blondasse Barbie ? ». Oh que oui ! En plus, elle nous accuse de les protéger. Non mais et oh et puis quoi encore ? On n’est pas suffisamment payé que pour faire barrière de notre corps alors qu’elle les protège elle-même. Son salaire en vaut largement la peine, na !

C’est quoi ce délireeeuh ? Je vais la tuer tiens. Non, mieux, la faire rôtir sur un buché. Oh oui, ça en sera encore plus jouissif. « Tu deviens violente ». Non, je l’ai toujours été, m’ennuie pas avec ça s’il te plaît ! Elle m’énerve avec son air pompeux et ses crises de gaminerie. Oui, il l’a menacé mais elle l’a cherché ! « Ce n’est pas un argument valable je pense ». Quoi ? Tu prends son parti maintenant toi ? « Non, mais je ne peux pas clamer que ce qu’il ait fait soit juste ». Humpf. N’importe quoi. Et puis regarde tiens, elle accuse Lupin car il s’est défendu pendant une attaque. Depuis quand est-ce interdit d’user de sa baguette en cas d’extrême défense ? « Là, j’avoue que ton argument a plus de poids ». Héhéhé, qu’est-ce que tu crois, je sais réfléchir moi ! De gré ou de force ? Bah tiens et après elle les accuse de se rebeller, tu m’étonnes. Elle les considère d’office comme des traîtres à balancer à Azkaban. Quelle folle ! Elle m’insupporte !! Elle continue en plus sans se soucier de nous avec ces décrets à la noix. Comment ça surveiller nos courriers ? Dudu, il est l’heure ! « De quoi ? » D’écrire des trucs cochons rien que pour faire ch**r les lecteurs de tes lettres. « C’est petit ». Rien à faire. Je sens qu’on va prendre un malin plaisir à polluer les salles de lecture avec nos petits courriers idiots et pleins de trucs fantaisistes. « Je suis partant ». Mwhahahahahahaha, la guerre commence. Je ne suis pas du genre à apprécier tes âneries sans queue ni tête mais pour une fois, je prendrai sur moi. Et puis c’est quoi ça ? Veritaserum ? La loi ne l’interdit pas ? Elle rejette les fondements de notre société sous prétexte qu’elle est la ministre ? Elle bafoue elle-même son rôle, les lois qu’elle protège et ceux qui les ont instaurées. Cette femme est tout bonnement pathétique. Elle me fait honte. Non mais elle se prend vraiment pour une… je ne sais quoi mais elle m’énerve ! Elle va contrôler en plus tes cours ? Et après quoi ? Elle va nous virer parce que tu es un vampire ? Si c’est ça, on va aller faire un petit tour du côté des nocturnes et elle se tapera un ennemi en plus à affronter niark niark. On ne m’énerve pas sans en payer les conséquences non mais ! En tout cas, ces décrets ne sont pas pour plaire aux étudiants. Regarde-les ! J’en aurai presque les larmes aux yeux si je le pouvais. J’en suis toute émue et Merlin pourtant sait que je les déteste tes marmots. Ils sortent les griffes et les crocs, ils attaquent et se défendent. Ah la jeunesse. La plus puissante des forces. « Nostalgique ? » De quoi ? Non, j’admire juste leur courage, c’est tout. Et voilà qu’Evans remet son petit grain de sel. Hihi, je l’aime bien cette rouquine.

QUOI ?? Non mais depuis quand on attaque un élève comme ça ? Les lois ne sont pas faites pour que les responsables de la justice et de la défense les bafouent à tout va ! Bon sang, ça va dans les deux sens ! Vite, il faut faire quelque chose. Une potion de soins. « Je n’en ai pas ». Raaaah empoté, incapable, tu n’as jamais rien quand il faut toi ! Tandis que je l’enguirlande, voilà que Black s’emporte à nouveau. Ca part vraiment en tous sens. Il faut faire quelque chose bon sang, tu es un enseignant, pas vrai ? « Je ne peux pas soigner miss Evans, de toute manière, Pomfresh arrive. Et pour ce qui est de monsieur Black, le mal est déjà fait ». Ah bah c’est du beau ça. Vraiment. Ces sorciers m’énervent. Vraiment, tous, autant qu’ils sont. « Regarde ». Quoi ? « Regarde-les, tous unis. Ils se soutiennent les uns les autres et je pense que ça vaut vraiment la peine de voir cela. Ils méritent tellement mieux que ce qu’on leur inflige actuellement. Il faudra trouver un moyen quelconque pour leur parler, à tous. » Hein ? « Pourquoi seuls les étudiants devraient agir et faire barrière face au ministère ? Je veux juste qu’il sache que je suis là. Que je me battrai à leurs côtés ». Tu as toujours eu un trop grand cœur pauvre fou. Mais je respecte ton choix pour une fois. On leur expliquera tout ça dans un cours. A ce que je sache, ils ne sont pas encore surveillés ! Allez, zou. Tout a été dit. Tes élèves blessés sont saufs et les gens vont s’occuper d’eux. Il est grand temps de quitter les lieux et d’aider les autres. Evans, Lundy et Over ont déjà bien assez d’admirateurs autour d’eux à prendre soin de leurs petites personnes. Si tu es pour tous tes étudiants, il faut prendre soin alors des autres qui attendent et observent en silence. Mais… Avant ça… « Oui ? » On fait un croche-pied à la ministre ? « C’est puéril ». Oh ça va hein, si on ne peut plus rigoler… Allez, bouge ta carcasse et aide Lowan a faire rentrer les étudiants dans leur salle commune. Tout ceci a bien trop longtemps duré. Il faut les faire rentrer avant d’avoir d’autres cas 'Evans, Lundy et Over'. Trois, c’est déjà bien assez.

« Attention à tous les préfets et préfètes encore disponibles. Merci de ramener vos camarades au sein de vos salles communes. Je vous demanderai de bien vouloir y rester. Vous avez la journée de libre alors occupez-vous l’esprit avec une bataille d’échecs ou encore des cartes explosives. Si je puis vous suggérer d’éviter d’envoyer du courrier. Le ministère doit avoir déjà des lecteurs assidus prêts à travailler mais il n’est guère utile de les quémander aujourd’hui. Tout ce que vous pourrez dire sera rapporté soyez en sûrs à vos parents par la Gazette de demain. Alors ne perdez pas votre temps à réfléchir sur les mots à choisir pour ne pas paraître un danger potentiel en ces murs. Consacrez votre énergie à des choses plus agréables et moins exaspérantes. Les préfets en chef n’étant pas là, je demanderai aux plus grands de prendre soin de leurs camarades plus jeunes. Vous êtes les plus vieux alors vous vous devez de montrer l’exemple. On vous accuse d’être unis mais montrez donc la force de cette union. Gardez le sourire les enfants. Même en ces terribles circonstances. Comme l’a dit votre camarade Evans, il n’y a pas eu mort d’hommes alors pas la peine de faire ces têtes d’enterrements ».
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Sam 26 Mar - 22:26

Franchement, autour de nous là, c’était un peu de partir en direct. Réellement, vous avez déjà vu une réunion d’une personne hautement renommée – mais pas forcément aimée je précise – partir autant à volo à ce point là. Autant que des élèves soient intervenus oui, au niveau oral je parle, mais pas au niveau des gestes, le fait que Harry est ainsi agi, je ne comprenais toujours pas, et puis l’attaque qu’il y avait eu sur les élèves, mince, mais bordel de boules de dragons ! Vous avez déjà vu des aurors s’attaquaient à des élèves ? Et bah c’était fait, aujourd’hui nous l’avions fait, ou plutôt ILS l’avaient fait, des aurors avaient attaqué des élèves. Et vous osez dire que l’on est en sécurité, Seigneur, je veux rentrer chez moi, je suis certaine que la Moldavie est vingt fois plus sur que ces folies qui nous entourent. Ne montrant rien sur mon visage, j’étais quand même perplexe, j’avais envie de demander à Harry s’il allait bien, tout semblait se bousculer, je cherchais des yeux Hannah qui n’était pas loin, je la remarquais, tout semblait aller, il y avait eu une sorte de mouvement de foule pour voir vers la scène, aussi, je me fis rappeler par le professeur Dumbledore pour aider Dana, j’avais un tout petit peu prévu d’aller voir quelqu’un d’autre. Mais je ne pouvais pas dire non, alors j’allais aider Lupin, pour la remettre un peu sur pied. J’étais un peu encore sous le choc, mais je semblais totalement prenante, jetant un regard du côté d’Harry, Sirius, et même Lily, bref le groupe des Gryffondor, avec un Serpentard ? Oh bah c’est une nouveauté ça, Regulus qui vient se mêler aux Gryffondor ? C’est bien l’une des nouveautés.

Ne cherchant pas à comprendre, il fallait que je m’occupe aussi des autres élèves, je ne pouvais pas être de partout, et jugeais pour une fois de laisser cette charge au directeur de ma propre maison. Aussi je reportais l’ensemble de mes intentions sur Dana qui n’était vraiment pas au mieux de sa forme, et je pense que c’était un euphémisme. Avec tout ce qui s’était passé, je comprenais que personne n’aille vraiment bien. Je m’inquiétais pour les personnes autour de moi, je fis un signe rapide à Hannah pour lui faire comprendre que je ne m’éterniserai certainement pas à l’infirmerie. Juste le temps de m’assurer que Dana aille bien et qu’elle se remette de ce choc, pour le moins émotionnel, en même temps sa mère s’était faite attaqué, mais aussi du sortilège qu’elle s’était apprise alors qu’elle n’avait absolument rien demandé. Franchement, il n’y avait aucune justice dans cet univers. D’autant plus que la mère de Dana s’était en allée en laissant sa fille comme ça, mince mais se rendait-elle compte qu’avant d’être Ministre elle était aussi une mère, et autant elle pouvait très bien avoir de la considération pour son pays, mais sa fille aussi. Je ne sais pas, si Dana aurait été ma fille, j’aurai cherché à m’assurer qu’elle aille bien. L’aidant à se relever avec l’aide de Lupin donc, je la soutenais pour l’aider à marcher :

    « Tout va bien aller, Mrs Pomfresh va bien prendre soin de toi, ne t’inquiète plus maintenant. »

Ce n’est plus qu’une histoire ancienne. Non, c’était juste le début de la fin, mais comment expliquait ça à des jeunes qui ont encore besoin d’innocence. Nous sortions de la salle direction l’infirmerie en compagnie de Lupin, suivie rapidement des autres élèves conviés à regagner assez rapidement leur dortoir et prière de ne pas en sortir pour la plupart, du moins c’est ce que j’avais perçu dans la voix d’Evey, je me doutais qu’il en serait de même pour les autres maisons.


|| désolée du retard :/







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