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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mar 15 Fév - 14:45

Savoir si le changement des bannières était du fait de Dana ou des assistants de la ministre n'avait plus trop d'importance. Mme Lundy avait commencé son discours.

*"Bonjour, chers enfants?" ca commence mal... bien sûr, comme elle est mère de famille, les collègens de Poudlard sont tous des enfants pour elle, mais elle oublie lègérement que les ados que nous sommes détestons qu'on nous prenne pour des bébés...*

La première partie de son discours était assez consensuel.

*Comment ne pas être d'accord avec le fait que Poudlard est un second foyer ? Peut-être pas un endroit si "merveilleux" que ça, nous ne sommes plus des enfants... quand à la liberté et au savoir, oui, cela symbolise bien notre collège. A part le début, elle commence bien.*

La seconde partie du discours vit s'effacer le sourire des lèvres du rouge-et-or.

*"Nous préparer à faire nos propres choix ?" Ca veut dire quoi, ça ?*

Le verbe "guider" et le mot en lui-même, "guide", était empreint de symboles auxquels Dumbledore ne pouvait rester indifférent.

*C'est comme cela que se qualifiait Grindelwald, le "Guide". Celui qui devait guider le monde soreier "pour le plus grand bien". Ca date de 1945, mais le terme ne peut être innocent...*

*Unifier la démarche ministérielle avec la démarche éducative ? En gros, c'est elle qui va décider pour tout ! comment Dumbledore peut-il rester aussi calme ?*

La ministre tenta de calmer le jeu en affirmant qu'il ne s'agit que de "quelques mesures", mais le mal était fait. Diplomatiquement, elle affirmait sa volonté de contrôler Poudlard.

*C'est le monde à l'envers ! Poudlard est cent fois plus sûr que le ministère!*

quand à "l'accord du professeur Dumbledore", son silence et son peu d'enthousiasme démontrait au public qu'il n'en était rien...

*Ce discours est une catastrophe !* se lamenta Neville. Il jeta un oeil sur sa voisine, qui ne devait pas du tout penser comme lui...

Puis, la ministre tendit le bâton pour se faire battre en accordant la parole aux collègiens.

*Inutile puisqu'elle a affirmé que nos étions des enfants irresponsables qu'il faut guider. Autrement dit, elle ne nous écoutera pas, quoi que nous disions.*

James Potter ouvrit le bal, posant des questions que tout le monde se posait.

*Oui, moi aussi, j'aimerais bien les connaître, ces "quelques règles supplémentaires" dont elle parle.*
Mais Lily se leva tout de suite après et l'agressivité dont elle fit preuve étonna -et dérangea- le botaniste.

*Qu'est-ce qui lui prend ? Dès le début, elle l'accuse de faire pression. même si ce qu'elle dit est juste, pourquoi l'insulter en la traitant de dictateur ? Elle se décridibilise elle-même.*

Neville aurait plutôt cru que James-ou Sirius -aurait sorti ce genre de phrases, mais cela l'étonna de la part de la lionne. Dumbledore dut recadrer la jeune fille, appelant à l'union et prétendant que ces mesures ont été décidés "ensemble".

*Mais est-ce vrai ? lui a t-on laissé le choix ? La ministre est sa supérieure... A t-il vraiment eu ne serait-ce qu'un droit de regard ? Ou nous dit-il ça dans le seul but de nous rassurer et d'éviter la scission entre Ordre et Ministère ?*
Le gryffondor avait une confiance absolue dans le directeur de Poudlard mais il savait que le vieux sorcier s'exprimait souvent à double sens et avait le culte du secret. Après tout, ne cachait-il pas déjà cinq Voyageurs Temporels et un loup-garou dans l'enceinte du collège ?

*Qui sait ce qu'il cache d'autre...*

Evey intervint, et Neville reconnut bien sa binôme, sans qu'il ait besoin de se retourner. Il pensait comme elle et elle le formula dans un flot de paroles ressemblant à un discours, mais qui plût au voyageur temporel. Finalement, elle ne posa pas de questions mais plutôt des remarques que le garçon au crapaud jugea sensées et pertinentes- bien qu'un peu philosophiques.

La dernière intervention lui plût beaucoup moins. Comment ce tortionnaire, cette racaille serpentarde de Régulus pouvait intervenir dans un tel débat ? Ces derniers temps- depuis le départ d'Anna en fait - ses agissements contre le pauvre gryffondor avaient redoublés et devenaient franchement cruels... Ce vert garçon symbolisait le futur mangemort et justifiait d'une certaine manière le discours de la ministre. Evidemment,il était contre le changement, mais cela ne sonnait pas du tout de la même manière que les autres : on y entendait le conservatisme, le désir de n'avoir aucun contrôle pour continuer à former de mini-mangemorts, l'appel au passé... Neville ne pouvait laisser passer ça, même si son tempérament était timide, même si Dana était juste à côté de lui et lui en voudrait sûrement de ne pas être d'accord avec sa mère, il devait réagir. Il se leva donc.

"Euh... Neville Ludanbot, Septième Année, Gryffondor. Contrairement à ce que vous dit mon collègue..." et il se tourna un moment pour regarder son ennemi serpent. "... tout n'est pas parfait à Poudlard. nous savons pertinemment que ceux qui font régner la terreur actuellement viennent de ce collège, et ce serait une folie de penser que tout est parfait dans le meilleur des mondes et que parce qu'un ordre est ancien, il est forcément bon. C'est souvent le contraire."
Après avoir répondu à sa manière à Régulus, et en se disant avec crainte que le serpentard le lui ferait probablement payer par la suite, Neville se retourna vers la minsitre.

"Cependant, si vous me le permettez, si vous combattez l'origine de ce mal dont le monde sorcier est atteint, je crains que vous ne vous trompiez de cible :

L'idée de sang-pur et la crainte des moldus n'est pas enseigné à Poudlard mais bien par les parents.

Le désoeuvrement de certains jeunes qui ne trouvent pas de travail à la sortie du collège et qui s'enrôlent chez les mangemorts parce qu'ils ne cessent de leur dire qu'ils sont supérieurs, ce n'est toujours pas le fait de Poudlard.

Les sorciers attaqués alors qu'ils auraient dû être protégés par le Ministère, les familles décimées ou enlevées... bref, tout ceux qui ont été trahis ne l'ont pas été par des collègiens de Poudlard. Par leurs gardiens du secret, oui, par des employés du Ministère corrompus ou menacés, oui, mais pas par mes camarades.

En conséquence de cela, madame la Ministre, les quelques réformes que vous comptez utiliser pour le collège, êtes-vous sûres qu'elles soient plus pertinentes-et moins urgentes- que le combat contre la corruption ? Que la lutte contre l'infiltration du ministère ? Que la protection des sorciers menacés ? Que le combat des idées par des idées ? Nous savons tous que vous n'avez pas hérité d'une place facile, madame la ministre, et nous avons tous en mémoire le destin de votre prédecesseur. Je suis persuadé que notre directeur a raison lorsqu'il parle d'union, d'amour et d'amitié. c'ets pourquoi la majorité d'entre nous vous soutiendra sûrement si vous adhérez à ces idées mais je regrette de ne pas les avoir entendu dans votre discours."


Puis, il se rassit. Comment allait réagir Lundy-fille et Lundy -mère ?
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 16 Fév - 17:32

    Margaret ne put s'empêcher un sourire lorsque James Potter se leva. Ses parents étaient des sorciers talentueux et fiables que le Ministère se remerciait de compter parmi les gens de confiance, même si la confiance était aujourd'hui difficile. C'est ainsi qu'elle lui répondit avec beaucoup de sympathie, même si ses états de services au sein de l'école n'étaient pas aussi glorieux que l'on aurait pu l'espérer.

    « Monsieur Potter, la réponse à votre question vous sera donnée dans quelques instants. »

    Vint le tour de Lily Evans de prendre la parole et son intervention fut bientôt étouffée dans l'œuf par Dumbledore. Cette affirmation du directeur, quoiqu'implicite, d'encore décider certaines choses entre ces murs déplu un peu à Margaret qui n'était pas là pour donner l'impression qu'elle ne méritait pas sa réputation de colosse au pied d'argile. Décidant d'ignorer pour le moment la Gryffondor, ce fut une autre élève qui prit la parole et posa ses questionnements avec beaucoup de justesse et de froideur diplomatique, ce qui poussa Madame Lundy à descendre de l'estrade et à s'avancer vers les élèves, arrêtant d'un geste de la main les aurors voulant se rapprocher par sécurité.

    « Miss Lowan, vos scrupules sont très intéressants. Je tiens juste à vous rappeler que la liberté que vous possédez, en tant qu'élève, dans ce château est également régie par un bon nombre de règles établies au fil de l'histoire. Ce n'est pas pour rien que la forêt interdite vous est justement interdite. Mais, cette même histoire me pousse aujourd'hui à prendre des mesures supplémentaires pour éviter, et vous le comprenez bien, qu'au moment même ou vous serez en dehors de ces murs vous ne soyez foudroyée par je ne sais quel sortilège impardonnable. Je suis consciente que vous avez soif de faire vos preuves. Je ne vous propose pas de penser à votre place, loin de là. De plus, voyez-vous, je crois savoir que vous êtes l'une des préfète de l'école. Le rôle de préfète est de faire respecter l'ordre, les règles, et de guider les jeunes élèves dans l'accomplissement de leurs premières années d'études. Vous avez été nommée pour vos qualités de meneuse, votre esprit d'analyse, votre sens des valeurs humaines, votre respect de la bienséance et votre faculté à faire des choix qui vous paraissent justes. Or, j'ai été moi-même nommée pour les mêmes raisons par la majorité de la communauté sorcière et je suis devenu de ce fait Ministre de la Magie. Donc, là où vous me condamner à répandre exclusivement « simulacre et omissions », je peux vous dire que votre rôle ici n'est pas si différent à l'exception près que j'ai l'avenir de la Grande Bretagne magique sur les bras donc également le vôtre. »

    Ainsi de suite s'enchainèrent interventions, dont celles d'un membre d'une des grandes familles de sorcier, réputée pour leur parenté avec une des sorcières les plus recherchées de Grande-Bretagne. C'est ainsi que le ton de la ministre se fit plus froid et, comme pour tous, elle plongea son regard scrutateur dans celui de Regulus.

    « Monsieur Black, vos propos me blessent profondément. Vous avez encore dans l'idée que le Ministère est une institution qui a pour but de corrompre. C'est totalement faux. C'était peut-être vrai avant que je n'arrive au pouvoir, certes. M mission est de refaire de notre communauté un endroit de paix et de prospérité. Les règles qui vont être établies n'ont été créées que selon la situation dans laquelle le monde se trouve. Concernant le choix et le système, je n'aurais guère pensé entendre de tels propos de votre bouche. Rester neutre n'est qu'une illusion, aujourd'hui comme elle l'était de tout temps. Un exemple du résultat de cette liberté de choix : Bellatrix Black. Je crois savoir qu'il s'agit de votre cousine, monsieur Black. Mangemort reconnue, protégée, demeurant sans cesse hors de portée de mes services par la simple volonté de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Croyez-vous que je possède le temps de risquer que vous suiviez la même voie à cause de la pression de votre famille, de la soit-disant grandeur de votre sang et d'une supériorité aussi inintéressante qu'abjecte ? Je ne dis pas que de tels idées sont les vôtres mais je sous-entend très fortement le fait que vous êtes un des descendants de famille qui m'envoient jour après jour des lettres houleuses contre l'abolition de certains privilèges, au nom de principes moyenâgeux. C'est pourquoi je tiens à améliorer le système de l'éducation, à le durcir également davantage car demain je ne serai plus là et ce sera peut-être l'un ou l'une d'entre-vous qui aura en charge les affaires de notre communauté. Je ne tiens pas à laisser glisser l'Angleterre dans un chaos de sang et de magie noire sous prétexte que j'aurais mal fait mon travail. »

    De fil en aiguille, la dernière intervention arriva et la Ministre n'y trouva guère vraiment de réflexions intéressantes. Pourtant, elle lui rendit une réponse que la bienséance l'obligeait à donner.

    « Monsieur Ludanbot, j'ai pris des mesures sévères contre la corruption, j'ai pris des mesures concernant mes employés, j'ai exécuté des sanctions, des renvois et j'ai réformé la justice en vertu de la situation actuelle. Mon but est l'union des institutions de ce pays et ce n'est pas en laissant Poudlard, bien qu'admirablement dirigée, se régir sans considération suffisante des actions du ministère que je ferais amplement mon travail. Le point sur lequel je voudrais m'expliquer est celui du principe de l'amour et de l'amitié. Jusqu'à présent, il n'est écrit nulle part que je doive être votre amie. Je ne suis pas un de vos professeur ni votre directeur et mon rôle n'est pas de vous inculquer des valeurs humaines. Sachez-le à l'avenir. »

    Margaret Lundy se retourna alors vers Lily Evans. La regardant droit dans les yeux, elle prit le temps de laisser planer un silence. La politicienne sentit les regards se tourner vers elle et vers la jeune femme et elle lui parla sans lui laisser l'espoir d'une réponse.

    « Miss Evans, nous allons inverser les rôles. Aller prendre place près du professeur Dumbledore, regarder chaque élève en vous disant que vous êtes en charge du contexte dans lequel ils se verront jouer leur avenir et répondez aux questions que je les invite à vous poser sur la politique qui devrait être menée. Cela me permettra de voir la portée de vos idées. N'est ce pas ce que vous voulez ? Alors allez-y. »

    Tendant la main vers l'estrade, elle toisa avec sévérité la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 16 Fév - 18:15


    Les questions et les évènements se bousculent dans la salle de banquet. Elle qui était si calme est empli de murmures provoquaient par les dires de la ministre de la magie. En a-t-elle trop dit ou pas assez? Est-elle aller trop loin? Cela, c'est aux élèves et aux professeurs d'en juger, et seulement eux....



    Deuxième ordre de passage ;; Alors, petite précision très utilse. Il est bon, je pense, de vous rappeler que le délai émit est à respecter. Une semaine c'est une semaine, et non pas dix jours ! Merci par avance de poster donc en temps et en heure, ou d'attendre le début du prochain ordre de passage !
    Concernant cet ordre de passage à proprement parler, vous aurez une semaine et un jour, soit 8 jours pour poster, à la suite du rp de Lily Evans. Elle ouvrira le bal de cet ordre de passage. Il sera ensuite terminé par l'intervention de Margaret Lundy, dans 8 jours (bien que cette dernière peut répondre entre temps Wink ). Même si Margaret ne poste pas dans les 8jours à venir, tous participants à la mission en seront plus autoriser à poster, le délai étant à respecter.
    Marlène : tu es intégrée à la mission. On te demandera de faire comme si Marlène était là depuis le début. Nous t'avons rajouté dans le premier post, pour te déterminer ta place Wink
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 16 Fév - 18:56

    Les questions allaient à tout va dans la grande salle de banquet. Je n’avais pas été la seule étudiante, avec James à prendre la parole, et j’étais contente de voir que mes camarades ne restaient pas « bêtes et stupides », à prendre pour acquis ce que la ministre nous disait. Leurs propos étaient on ne peut plus pertinents et ils visaient très juste. Quand Regulus se réinstalla à côté de moi, sur le banc, je lui fis un vague signe de tête. C’était vraiment bien que Poudlard montre ce qu’il a dans le ventre, et qu’ici, on ne voulait pas de réforme. Pourquoi réformer un système qui marchait bien après tout ? Certes il n’était pas parfait et alors ? Les élèves qui sortaient du château avaient toutes les armes pour s’en sortir dans la vie, et pour se défendre. L’instruction était très bonne, et le ministère n’avait pas à mettre son nez dans « nos » affaires. Comme si bien souligné, la ministre devait déjà combattre la corruption au sien de son institution avant de s’immiscer dans la scolarité des sorciers. J’étais outrée par le manque de réaction de notre directeur. Comment pouvait-il accepter ça ? Il aurait du se battre pour nous, se battre contre cette femme, qui bien que voulant bien faire, outre passé ces droits. Oubliait-elle que Poudlard était une école privé, et non public ? Certes, nous enfants de moldus, ainsi que les élèves les plus défavorisés avaient le droit à des aides, mais pour le reste des étudiants, leurs parents avaient fait le choix de les inscrire dans cette école et pas une autre et de la subventionner en payant une somme plutôt conséquente. Et ils n’avaient pas attendus la ministre pour le faire…. Quand elle répondit, je ne pus retenir un petit rictus moqueur et hautain. Comment pouvait-elle tenir de tels propos, elle qui était la représentante de notre communauté. J’étais énervée et outrée, excessivement outrée et énervée. Ce n’était pas dans mes habitudes de me comporter d’une telle manière et de parler d’une façon aussi désinvolte. Mais en cet instant, toutes ses règles de vie que je n’étais imposée volaient en éclat. Ne restait que mon mépris et ma colère, qui allaient sans aucun doute me couter très cher. Je n’étais pas vraiment capable de prendre conscience des conséquences de mes actes et de mes paroles. J’étais submergée par un flot d’émotions, qui se bousculaient en moi et ne demandaient qu’à être exprimés. Je me levais donc, pour répondre à la « demande »de ma ministre

    Non

    Calme, direct, clair et net. Un petit silence plana, avant que je reprenne la parole, sur un ton dédaigneux.

    Je n’ai jamais demandé à être ministre de la magie et n’ai pas à endosser ce rôle qui semble vous plaire tellement. Permettez-moi tout de même de vous reprendre. Vous dites représenter le peuple magique. Certes, c’est le cas. Mais expliquez moi ou plutôt expliquez nous comment vous pouvez vous permettre d’émettre de telles paroles envers une famille de sorciers ? Car ce que vous venez de sous-entendre à mon camarade Regulus Black, c’est que lui et toute personne portant son nom de famille finiront comme Bellatrix au service de Vous-Savez-Qui. Ces mots, même pensés n’auraient pas du quitter votre bouche madame la ministre. J’aimerais vous parler un peu de moi. Je suis Lily Evans, fille de fleuriste, d’une famille de moldue. Je suis la première sorcière de ma famille, une « sang de bourbe » comme dit couramment. Et malgré cette affiliation, je suis préfète-en-chef, et major de toutes mes promotions. L’année dernière, ma sœur a été assassinée par des serviteurs de Vous-Savez-Qui. Vous imaginez donc sans mal la haine que je peux ressentir envers les mangemorts. Et pourtant, mon meilleur ami n’est nul autre que Sirius Black, gryffondor connu de tous dans le château comme un jeune homme courageux, qui certes pas parfait, fait parti de ces gens qui servent le bien. Quand vous insultez son nom de famille, c’est lui que vous insultez, et c’est quelque chose d’intolérable… Mais pour en revenir à votre sujet, il n’est pas de mon ressort de répondre aux questions de mes camarades quand à vos décisions d’investir une école privée qu’ils aiment tant. Je pense que si vous interroger chacun d’entre nous, nous vous dirons tous, que certes Poudlard n’est pas parfait, mais que nous l’aimons tel qu’il est. Si vous prenez la peine de nous écouter, nous que vous semblez considérer comme des brebis sans berger, vous comprendrez que nous ne voulons rien changer dans cette école, et qu’elle nous permet à tous de mon épanouir comme nous le devons, tout en nous donnant les armes pour combattre nos « ennemis » à venir. J’invite d’ailleurs tous mes camarades, partageant ce point de vu –de ne pas vouloir changer notre école-, de se lever à leur tour.

    J’allais avoir des problèmes oui, mais je comptais, naïvement peut-être sur la solidarité des autres étudiants. Si notre directeur n’était pas capable de prendre notre défense, de se battre pour son école que nous chérissons tant, et bien c’était à nous de le faire. Nous devions prouver à la ministre de la magie que nous étions forts, et décidés, et que ces lois concernant Poudlard ne seront pas acceptées ici. Nous ne voulions pas d’elle ici, et il fallait qu’elle le comprenne…


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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 17 Fév - 18:12

    J'avais écouté le discours de la Minsitre en sentant ma colère et ma haine enfler. Mais je n'avais pas réagi. J'étais resté cloué sur ma chaise. Je n'avais pas pu me lever, parce qu'en même temps que la ministre se taisait, lmes souvenirs d'Anna avaient envahis mon esprit, et j'avais senti une soudain chappe de tristesse, de remord et de chagrin recouvrir mon esprit. J'avais eu envie de pleurer, de m'effondrer, là, en pleine grande salle, alors que les autres élèves, que mes amis, ma famille, pour la plupart, réagissaient. J'avais écouté la question de James, et je m'étais dit que ses parents seraient fiers de lui. J'avais failli me lever quand Lily s'était énervé, failli seulement ... L'intervention du directeur m'avait révolté. J'avais approuvé les paroles d'Evey, et vaguement grogné aux paroles de mon frère. Elles étaient claires, pour moi, et j'avais presque l'impression qu'elles m'étaient désignées. Il n'avait pas encore choisi. J'avais du mal à croire ça, bien que depuis ces lettres qu'on s'était envoyé ... Mais mon frère était un lâche, je le savais. Il n'avait pas eu le courage de faire face à nos parents... Et aujourd'hui, nos parent, ou plutôt, ses parents, devrais-je dire, devaient le presser pour qu'il entre dans les rangs du Seigneur des Ténèbres ... Et même si je ne savais plus trop s'il avait réellement envie de devenir mangemort, j'étais sûr qu'il ne pourrait résister longtemps à nos parents. Et alors, une autre chose me venait à l'esprit, bien plus désagréable : j'étais le seul à pouvoir l'empêcher de rejoindre l'autre camp ... Mais pour cela, il fallait que l'on se réconcilie, que l'on se rapproche, qu'il redevienne mon petit frère ... Je n'étais pas encore prêt à ça. Je me rendais pourtant compte que le temps presser, qu'il ne pourrait pas attendre éternellement... Mais... Je n'étais pas encore prêt à renouer avec mon frère ... Mon frère, qui, d'ailleurs, avait laisser la place à une autre personne. C'était maintenant le voyageur du temps, Ludanbot - enfin, Londubat, quoi - qui avait pris la parole. Je l'écoutais d'une oreille distraite, puis la Ministre reprit de nouveau son monologue. Cette fois-ci, j'étais outré ! Elle osait ... Cette ... Elle osait prononcer le nom de Bellatrix ... Elle osait, surtout, mettre tous les Black dans le même panier, alors, que tout le monde savait que moi, autant qu'Andromeda, avions été renié, alors que tout le monde savait que nous haïssions les mangemorts que nous voulions lutter contre leur chef ! Je repoussais ma chaise, m'apprêtant à me lever, mais Lily avait déjà pris la parole. Je l'écoutais attentivement, approuvant, et la remerciant du regard. Puis elle termina son discours. Elle autant que moi, nous savions qu'elle allait avoir des problèmes. Mais elle ne serait pas seule.

    Après avoir repoussé ma chaise, je me levai, et je me mis à applaudir en direction de ma meilleure amie. J'étais seul, mais je m'en fichais bien. Avec un peu de chance, certaines personnes se joindraient à moi.


    Ҩ Oh ! Pardon, c'est peut-être déplacé ! Ҩ fis-je, moqueur, en interrompant mes applaudissements et en adressant un clin d'oeil à Lily. Ҩ C'est peut-être vous que je devrais applaudir, Mme la Ministre. Sincèrement navré, mais quand on me met dans le même panier que le reste des Black, quand on me compare à cette folle de Bellatrix, je n'ai pas envie d'applaudir, Madame. Pour une fois, chère Ministre, je vais prendre le parti des Black. Ou plutôt, je vais prendre le parti de mon frère. Vous ne sous-entendez pas qu'il est comme sa cousine, Madame. Non. Vous le pensez juste très fort. Vous voulez nous empêcher de nous tourner vers les ténèbres, certes. Mais si vous décidez aussi que la neutralité n'est pas faite pour nous, alors, Madame, ce que vous nous proposait n'est plus un choix. Quel choix avons-nous quand vous nous proposait de vous rejoindre, ou de vous rejoindre ? J'aimerai bien comprendre, voyez-vous ... Et, sachez Madame, que je n'oublierai pas vos paroles, à l'encontre des Black. Que je n'oublierai pas ce que vous avez proclamé aujourd'hui. Parce que, certes, je m'appelle Sirius Black, Madame... Mais un nom doit-il toujours signifier quelque chose ? Toute ma vie, j'ai tenu tête à ma famille, toute ma vie, je me suis battu pour qu'on ne m'associe plus aux Black. Et aujourd'hui, en quelques phrases, vous venez de me faire comprendre que la Ministre de la Magie en personne, nous met, nous, les sangs-purs provenant de famille sombre, tous sur le même balai (tous dans le même bâteau). Mais voyez-vous, Madame, là, en ce moment-même, bien que mes parents ne soient pas dans cette salle, je tiens tête à ma famille en disant tout cela, et j'en suis fière ! Je tiens tête à ma famille, en approuvant une née-moldue. Parce que j'approuve Lily Evans. Parce que si personne n'aura le cran de vous dire ce qu'elle a dit, je crois que, pour la majorité d'entre nous, nous le pensons. J'approuve Lily quand elle dit que nous aimons cette école, nous aimons ce château, nous aimons nos professeurs et nous aimons nos camarades, tous autant qu'ils sont. Nous aimons Poudlard et nous ne voulons pas que cela change. Nous ne voulons pas que le Ministère s'installe ici, car, obligatoirement, cela va engendrer des changements. Monsieur Dumbledore semble d'accord avec vos projets, moi, je ne le suis pas. Parce que j'aime mon école et je ne veux pas la laisser entre vos mains. Ҩ

    Je repris mon souffle, je fixaix la ministre dans les yeux, d'un air de défi - j'en faisais sûrement trop, comme d'habitude ... - puis je me tournai vers ma meilleure amie.

    Ҩ Je terminerai en déclarant que j'embrasserai bien ma camaade Lily Evans pour ses paroles ... si je n'avais pas le menace que son fiancé me poursuive dans tout Poudlard pour m'étriper, par la suite ! Mais, si je ne viens pas t'embrasser, je te dis tout de même bravo, Lily !! Ҩ

    Patmol, le blagueur, qui ne pouvait pas s'empêcher d'essayer de détendre l'atmosphère ...
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Dunstan McFly

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 17 Fév - 20:57

J'étais inspirée et puisque j'ai loupé un tour, voilà trois pages word pour compenser xD

La journée va être longue, très longue. Je l’avais clairement pressenti en avisant toutes ces banderoles aux couleurs du ministère. Elle envahissait ce lieu, je le voyais ainsi. Bien entendu, l’imbécile de vampire avec qui je cohabitais vous aurait dit le contraire. Forcément, ce vieil homme passait le plus clair de son temps à roupiller… et à ne pas penser. « Quelle sympathie à mon égard ». Il n’y a que la vérité qui blesse mon grand. Silence radio. Mwhahahaha, je viens de le casser, il boude. Je m’aime. « On finira par le savoir ». Oh ça va hein… Tandis que la petite chouchoute Evey se met à causer à mon vieux vampire de propriétaire, je me dis que la journée va être vraiment longue. La ministre est là, avec son petit air de maîtresse de Poudlard. Elle me donne envie de vomir. « Allons donc, modère-toi ». Bah faut bien que l’un de nous deux soit excessif en négatif pour compenser ton excessif en positif. Et toc, deux points. Hihi, je fais fort aujourd’hui. Je ne peux m’empêcher de la regarder, cette blondinette peroxydée, et de lui trouver un petit air vaniteux et imbu de sa personne. Elle espère quoi au juste ? Qu’on lui baise les pieds tant qu’on y est ? « Roh, mais ce que tu peux être grognon ». Toi, tais-toi, je ne t’ai pas sonné. La Grande Salle se remplit à mesure que les chaises trouvent un propriétaire et après quelques minutes, les aurors postés à chaque porte ferment la Grande Salle. Gloups. Je ne sais pas pour les autres mais moi, je dis : au secouuuuuurs !! Elle veut quoi là au juste ? Nous garder enfermés jusqu’à ce qu’on adhère à ses idées ? « Elle ferme les portes pour qu’on l’entende mieux ». N’importe quoi. Elle est narcissique à ce point ? Il faut qu’elle entende sa voix se répercuter en écho contre les murs du château.

Et voilà qu’elle entame son discours et au secouuuuurs. Oui, je me répète, et alors ? Vous n’avez pas vu ce petit air de midinette et ce ton mielleux ? Je dois vomir. Elle veut quoi là. Elle nous prend pour des bébés ou des attardés avec qui il faut a.r.t.i.c.u.l.e.r pour être parfaitement compris. « Non, c’est une technique de politicien ». Une technique de charlatan ouais ! Ils sont tous pareils avec leurs idées débiles, leurs tons mielleux et leurs promesses intenables. Ils te font bon genre, usent de leurs atouts et bam, les moutons tombent dans le panneau. « Ca doit faire mal ». Dudu, tais-toiiii ! Elle compte les embobiner pour qu’ils disent amen sans sourciller ? Humpf. Elle se fout le doigt dans l’œil la poupée barbie. Si elle croit que tes étudiants vont lui obéir sagement. « J’avoue, certaines fortes têtes risquent de ne pas se laisser faire ». Ahaha. Et voilà. La guerre commence. Délicieux. Finalement, la journée ne sera peut-être pas aussi mauvaise. Potter. Evans. Lowan. Black. Tiens, c’est marrant mais je m’attendais à une réaction de leur part. « J’avoue, c’était prévisible ». Bah ouais, les autres, ce sont des courges pas foutu de faire un bête calcul mental. « Tu es sévère là ». Rien à battre. Je dis ce que je pense d’abord. Toujours est-il que Potter a bien raison de demander le genre de règles qu’elle veut imposer. Brrr. Déjà, rien que le mot imposer me donne la nausée. Elle veut quoi au juste, prendre la place de Dumbledore pour observer les étudiants ? Bientôt, elle va nous pondre un poste où un membre du ministère va venir pour dicter des lois sois disant faites pour le bien de tous. « Je pense effectivement qu’elle veut arriver à quelque chose de similaire ». Et tu vas la laisser faire ? « Je ne suis pas le directeur, je ne décide pas. Bien que je n’approuve pas ». Ah, encore heureux !

Mwhahahahahahaha. C’est jouissif ! Finalement, la journée peut bien être longue si des intervenants comme miss Evans, il y en a des tonnes. « J’avoue que la petite a du répondant ». Et pas qu’un peu mon cher ! Elle a bien raison de ne pas se laisser faire. Il est vrai que Margaret Lundy m’a l’air d’agir comme tu-sais-qui. « Non, je ne sais pas ». Stanislas, va voir ailleurs si j’y suis. Tu m’énerves. Allez, vas-y petite Evans. Mords lui les chevilles, arrache lui sa perruque et fais lui bouffer son sourire. « Que de violence ». Ouais, mais j’ai raison ! Elle a bon genre avec son sourire mais Lundy veut faire de nous un troupeau d’irréfléchis. Ah ! La bonne blague. Heeeeeein ? Quoiiiii ? Mais il a bu quoi le dirlo’ ? Il veut ma mort ? C’est quoi ce délire. Il suit les dires de la ministre ? Il faut le soigner, lui donner un antipoison, un remède, n’importe quoi mais faites-le revenir à la raison. N’importe quoi. Comme si quelqu’un sain d’esprit appuierait les dires de cette folle de poupée Barbie. « Pourquoi l’appelles-tu ainsi ? » Facile, elle est comme une Barbie. Parfaite à l’extérieur, rien à l’intérieur. Cerveau de la taille d’un petit pois, et encore, je suis désobligeante envers ce pauvre légume. Elle vit dans une petite bulle dorée, convaincue qu’elle peut tout arranger, qu’elle est meilleure que tout le monde et plus tard, elle voudrait qu’il y ait la paix dans le monde. Dis, elle n’aurait pas été miss sorcière il y a quelques années ? Non, là, ça devient vraiment du n’importe quoi… D’abord la ministre, puis Dumbledore et maintenant à nouveau la ministre avec ses accusations. Ca va barder pour son matricule.

Hum. Hum. Stanislas, pourrais-tu avoir l’obligeance d’être mon porte-parole auprès de madame la ministre ? J’aurais deux mots à lui dire à celle-là et croyez-moi, je ne mâcherai pas mes mots. Dunstan McFly n’a de toute façon pas peur de représailles alors je peux m’en donner à cœur joie. C’est ça l’avantage d’être un enseignant les petiots alors n’ayez crainte, je vais charger dans le tas. « Evite tout de même de te mettre toute la Grande Bretagne à dos ma chère ». Humpf. Tu parles ! Dès que les choses chauffent, nous avons un don indiscutable pour fuir à Tombouctou. Alors, où est le problème hein ? Si elle nous prend en grippe, on se fera la malle et puis voilà, c’est aussi simple que ça. « Ton plan est infaillible à un détail près ». Ah ? Et lequel monsieur le vampire je suis le plus fort, j’ai toujours raison ? « Je n’ai aucune envie d’abandonner mes étudiants face à ce monde des plus… » Décadent ? Machiavélique ? Anarchique ? Vas-y, lâche-toi. « Non, merci, tu le fais pour moi ». Ouais, bon, petit joueur. Allez, hop, hop, dis, dis, je peux lui rabattre son caquet ? « Oui, vas-y ». Héhéhé, si on m’en donne l’autorisation, je ne vais pas me gêner. Stanislas, debout ! Que tous me voient pendant que je rétame cette madame blondinette je me la pète !

    « Bonjour madame la ministre. Professeur McFly, j’enseigne les potions aux étudiants de ce château. Bien que je n’ai guère l’envie d’enflammer des esprits qui, il me semble, sont déjà bien imbibés du feu de la révolution, je me permettrai tout de même d’intervenir. En faveur de mes étudiants. Je comprends parfaitement leurs craintes et je vous avoue, je suis bien désolé que vous ne puissiez les comprendre. Seriez-vous baignée dans le monde adulte depuis trop longtemps que pour oublier les idéaux de l’adolescence ? Les élèves de ce château ont peur, et à juste titre je dois bien l’avouer, que le ministère impose ses idées et ce sur le long terme. Certes, votre action sur le château peut paraître louable mais… Les étudiants ne sont-ils pas en droit de se demander si ces interventions seront bien suspendues lorsque vous aurez vaincu vous-savez-qui ? Si, ils le sont. Car selon vos dires madame, vous agissez pour le bien de tous en les aidants à être le mieux paré possible à leur sortie de Poudlard. Soit, mais que pouvons-nous face à un avada kedavra ? Pas grand-chose, je dois l’avouer. Vous pourrez les préparer autant que vous le souhaitez, rien n’y changera. Face à la mort, ils resteront toujours impuissants. Vous pouvez me traiter de fataliste si vous le souhaitez, je préfère utiliser le terme « réaliste » voyez-vous. Je ne cherche pas à démoraliser mes étudiants, au contraire, je leur souhaite tout le bonheur possible. Mais leur prétendre que tout va bien dans le meilleur des mondes serait un mensonge des plus abjects que je ne pourrai jamais me pardonner. Alors, que vous prétendiez les aider à se préparer me laisse un goût d’amertume profonde. Selon vos dires, on serait presque tenté de croire que vous avez la solution miracle face aux impardonnables. Je doute fort que cela soit possible. Jamais. Il y a des choses contre lesquelles nous ne pouvons lutter madame. »

Stanislas, qu’est-ce que tu ne comprends pas dans l’expression je veux casser de la blondinette Barbie ? « J’ai très bien compris ce que tu souhaitais faire ». Bien, alors, laisse-moi me défouler pardi ! Bon sang, arrête de prendre des gants pour dire ce que je pense !! « Je préfère introduire en douceur, tenté de calmer les ardeurs des uns et la vilénie des autres ». Ouais, tu es un utopiste gros patapouf ! « Peut-être, mais maintenant, vas-y, lâche-toi, elle attaque les étudiants de façon sournoise et je n’apprécie pas cela ». Mwhahahahaha, ça va être bon. Jouissif, exaltant. Je vais adooooorer. « Tu fais peur tu sais ? ». Oui, je sais. J’aurai pu être une parfaite dictatrice dans une autre vie. « Et après, tu te demandais quel crime tu avais commis pour être à mes côtés ». Gnia Gnia Gnia. Allez, hop, hop, finissons notre discussion, j’ai du premier ministre au menu.

    « Par ailleurs, madame, je vous prierai d’être un tant soit peu plus respectable envers mes étudiants. Notre directeur a bien insisté pour que nous fassions comprendre aux élèves ici présents qu’une grande personnalité viendrait nous rendre visite au château et que le respect serait de mise. Si j’ai insisté auprès de mes élèves pour qu’ils éprouvent du respect à votre égard, je vous prierai d’en faire de même. Alors, bien que ce ne soit pas ma place, je vous serai gré d’user d’un autre ton envers mes étudiants. Ils ne sont ni des ennemis, ni des larbins que vous pourriez houspiller à votre guise. Que ce soit dans le monde magique ou moldu, je suis forcé de constater, à mon plus grand regret, que vous êtes tous les mêmes. Les politiciens ont le beau mot, prônant des idéaux parfaits et glorieux mais dès qu’on effectue un pas de travers, ils s’avèrent plus vils que l’ennemi contre lequel ils nous mettaient jadis en garde. Vous critiquez les méthodes du Lord Noir ? Bien, ne pensez-vous donc point que vous fassiez exactement pareil ? Il me semble, madame, que vous-savez-qui, met l’accent sur le sang, cette petite particularité qui fait de vous un ennemi à abattre ou au contraire un allié de poids. Quel rapport avec vous ma chère ? Il est des plus simples, en accusant monsieur Black ici présent, vous agissez exactement comme vous-savez-qui. Vous ne valez, au final, pas mieux que lui. Je ne prends pas de gants mais vous ne l’avez pas fait non plus. Pour répéter vos dires, « je tiens à durcir le système d’éducation ». Auriez-vous regardé de trop près les livres d’histoire moldue ? Seriez-vous fanatique d’un certain homme moustachu ? Vous savez quoi madame ? A parler ainsi, j’ai bien plus l’impression que l’intérêt des élèves ici présent est le cadet de vos soucis. Oui, vous vous en foutez éperdument. La seule chose qui compte pour vous, c’est qu’aucun ici présent ne finisse dans les rangs du mage noir. La belle affaire, vous ne valez pas mieux que lui finalement. Il ne veut pas de sorciers au sang impur, vous ne voulez pas de mage noir. Certes, à court terme, vos idéaux paraissent plus louables mais j’ai le regret de vous annoncer que vous finirez par instaurer une dictature qui nous amènera un son de cloche bien différent que celui que vous nous aviez promis. Selon vous, rester neutre est une illusion ? Je vous rappelle que vous vous adressez à des étudiants madame, et non à vos aurors. Quel est votre objectif final ? Eriger une armée au sein de Poudlard, en secret, pour offrir sur le champ de bataille un rouleau compresseur qui se fera exterminer ? Madame, sauf votre respect, la majeure partie des étudiants de ce château sont encore des enfants. Vous rendez-vous compte que vous les plongez dans le chaos total alors que certains n’ont pas dépassé l’âge de onze ans ? Poudlard, il me semble, a toujours prôné une règle d’or : créer une ambiance chaleureuse où les différences seraient mises de côté. Certes, il y a de nombreux malentendus entre maisons mais auriez-vous entendu parler d’assassinat ? Non. Auriez-vous entendu parler de lynchage ou de violence ? Non. Tout au plus, des mots. Et à chaque fois, nous, enseignants, sommes là pour faire respecter l’ordre. Sans votre intervention madame, sachez que nous préparons ces étudiants bien mieux que vous ne le faites. Pourquoi donc ? Parce que nous leur apprenons ce qu’est le respect, madame. Nous leur offrons l’opportunité de vivre et d’évoluer selon leurs pensées, leurs convictions. Nous les aiguillons madame mais au final, si monsieur Black, ici présent, veut finir mangemort, il me semble que cela sera son choix. Je ne dis pas que je cautionne cela, ni même que j’approuve, mais il me semble que nous sommes des êtres libres dotés du droit de penser par soi-même. Certes, il nous faut un minimum de règles pour faire vivre une communauté sinon ce serait l’anarchie mais figurez-vous que Poudlard est dotée de ces dites lois. Nous n’avons que faire des vôtres. Ce château a vu jour bien avant le ministère, il est apparu bien avant tout système de politique sorcière et croyez-moi, madame, il vous survivra bien plus qu’il ne serait possible d’imaginer. Ce château est la preuve même de ce que devrait être la Grande Bretagne : un monde fait de différences, mais où on apprend les sorciers à grandir, à se respecter à évoluer en respectant ses choix mais aussi ceux des autres. Pour finir, venons-en au ton que vous avez pris pour vous adresser à miss Evans et Lowan. Il me semble qu’elles n’ont jamais été irrespectueuses ou agressives. Or, vous l’avez clairement été. Vous proposez que l’on prenne votre place ? La bonne blague. Attitude des plus puérils si vous voulez tout savoir. Vous me faites penser à ces petits bambins qui désignent du doigt leurs camarades en disant « C’est pas moi qui l’a fait, c’est lui ». Oui, madame, au lieu d’essayer de calmer les esprits en gardant un esprit calme et réfléchi, vous vous emportez comme une collégienne. Vous agressez mes étudiants et surtout, surtout madame, vous dites agir pour, je répète vos mots : Je ne tiens pas à laisser glisser l'Angleterre dans un chaos de sang et de magie noire sous prétexte que j'aurais mal fait mon travail. Alors, c’est donc ça la vraie raison de votre visite ? Vous refusez que le monde sorcier vous pointe du doigt en disant que vous avez mal agi ? Attitude puéril, au risque de me répéter. Madame, agissez, correctement par ailleurs. Et même si cela ne suffit pas, sachez que le peuple vous en sera reconnaissant. Bridez-le, instaurez la dictature que vous souhaitez mettre en place, et le peuple se souviendra de vous comme de la pire ministre que le monde britannique n’ait jamais eu ».

Pfffiou. J’aime. J’aime. J’aime. J’ai cassé, j’ai cassé. « Tu t’es amusée, pas vrai ? » Viiii. Je vais m’arrêter là, tu peux t’asseoir vieux croulant. Je sens tes jambes trembler. T’aurais-je t’en ému ? « J’avoue que je n’aurai pas mieux défendu mes étudiants ». Héhé, je sais. Je sais. Je n’aime pas tes marmots, ils braillent de trop. Mais là, il fallait agir. Dumbledore peut bien te virer, je n’en ai rien à secouer « Merci ». De rien. Je ne partirai pas de ce château sans avoir dit mon mot. Qu’on nous vire Dudu, au moins, nous aurons défendu les idéaux de ces marmots. « Je croyais que tu ne les aimais pas ». C’est vrai. « Mais ? » Bah, faut bien qu’un adulte intervienne. On dit toujours aux jeunes de respecter les aînés, mais nous, les aînés, on ne nous a jamais dit de respecter les plus jeunes, si ? « Tout à fait ». Alors, avec tes cent ans mon cher, t’as largement le droit d’intervenir et d’être désobligeant. Na. Cqfd.
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James Potter

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 17 Fév - 23:00

James avait été le premier à se lever pour réagir aux paroles de la Ministre, immédiatement suivi par Lily. Elle avait sauté sur ses pieds tandis qu'il avait agi plus posément, mais elle le laissa parler le premier. Se conduisant comme il l'avait promis, il resta poli et neutre, instaurant une distance professionnelle entre la Ministre et lui-même. Comme s'il n'avait vraiment, mais alors vraiment, pas envie d'être associé en aucune façon avec elle. Avant qu'il ne puisse obtenir une quelconque réponse, Lily explosa et se montra on ne peut plus irrespectueuse face à Lundy. Son attitude arracha un sourire à son fiancé, qui s'était rassis sur son banc. Il retint un rire en voyant le visage de la Ministre, rire qui mourut lorsque Dumbledore prit la parole pour répondre à la Préfète-en-Chef. Le Directeur assura qu'il se tenait aux côtés de Lundy et qu'ils avaient pris les décisions en commun. Qu'il la soutenait donc. Il demanda également à Lily de se montrer plus respectueuse dans ses paroles, et la fit se rassoir. James coula un regard assassin à son idole de toujours, sidéré de le voir se ranger du côté du Ministère. N'était-il pas la tête de la Résistance ? N'était-il pas sensé être celui qui tenait tête à tous ces clampins Ministériels ? Le jeune Potter ne comprenait pas l'attitude du Directeur, même s'il était conscient que se montrer ouvertement opposé aux mesures du Ministère n'était pas non plus l'idée du siècle pour un personnage important comme Dumbledore.

Le regard du Maraudeur se posa à nouveau sur sa fiancée, qui s'était calmée et rassise. Il eut un nouveau sourire, pour lui-même. Elle était toujours celle qui mettait un coup de pied dans la fourmilière, toujours celle qui pétait un câble histoire de remettre à tous les idées en place. A sa suite, d'autres intervinrent. Evey, Regulus, Neville... Tous se levèrent pour ajouter leur grain de sel à la conversation. Toujours assis sur son banc, James sentait une joie moqueuse l'envahir. Poudlard ne se laisserait jamais dompter par le Ministère. Jamais Lundy n'aurait la main mise sur leur école, ils étaient trop fièrement indépendants pour ça. Il y aurait toujours des élèves pour se dresser contre le Ministère et ses pratiques peu éthiques. Poudlard était et resterait toujours le fief de Dumbledore, et jamais celui de Lundy. Cette école était leur maison à tous, et tous voulaient la protéger. Pour une fois, ils se ligueraient tous pour une même cause. Tous, sauf Dana, qui était encore restée bien silencieuse depuis le début du discours. James trouvait son inaction suspecte, mais peut-être ne voulait-elle tout simplement pas péter un câble devant sa mère...

Sa mère qui, justement, prit la parole pour leur répondre à tous. Elle commença par lui dire qu'il aurait sa réponse dans quelques instants... Mouais, à l'allure où ça allait, il doutait de la recevoir clairement un jour. Elle prit le temps de s'adresser à chacun d'entre eux. Et à chaque parole, James sentait ses mâchoires se serrer pour contenir sa révolte. Ses yeux lançaient des éclairs, et il aurait volontiers giflé la Ministre. Elle était abjecte, et ses paroles ne valaient pas mieux. Sérieusement, vu les conneries qu'elle leur débitait depuis une demi-heure, il ne serait pas étonné de la voir réclamer l'Ordre de Merlin et sa propre tronche sur une Carte de Sorciers Célèbres de Chocogrenouilles d'ici la fin de la journée. Le summum fut quand elle s'adressa à Lily. Cette fois, ce fut carrément les poings que le jeune sorcier serra, à s'en faire blanchir les jointures. Personne ne parlait ainsi à sa fiancée, pas même cette Ministre de la Magie qui semblait considérer ses propres paroles comme une coulée de diamants. James la haïssait.

En revanche, il adora la réponse de sa dulcinée. Surtout, ne pas se laisser faire. Surtout, rabattre le caquet de cette vieille mégère qui se prenait pour la sauveuse du monde. Dire tout ce qu'on avait à dire, de la façon dont on voulait le dire. Qu'allait-on leur faire, de toutes façons ? Les renvoyer de Poudlard ? Ils n'avaient de toutes façons plus que quelques années à vivre dans le meilleur des cas... A peine Lily eut-elle fini son discours que James sauta sur ses pieds, prêt à la soutenir dans tout ce qu'elle dirait ou ferait. Il vit Sirius se lever en même temps que lui, ainsi que d'autres élèves dans la salle, un peu plus lentement. Même Peter, après un regard appuyé de Cornedrue, se leva. Patmol se mit soudainement à applaudir, et sans hésiter une seule seconde, James se joignit à lui. Au diable l'attitude polie et réservée. Il avait déja essayé, et il avait été le seul à ne pas recevoir de réponse à sa question. Alors que ses parents aillent se faire voir, à partir de maintenant il la jouait façon Maraudeur. C'est à dire façon "J'm'en fou de qui tu es, je dis ce que j'ai envie de dire comme j'ai envie de le dire. Et si ça te plait pas, ça me fait une belle jambe".

Le jeune Potter ne pu retenir un rire aux paroles de son frère, qui décidément, n'en loupait pas une. Pas de doutes à présent, MacGonnagall allait le tuer. Mais James, lui, avait envie de lui sauter dans les bras. Le regard pétillant et le sourire aux lèvres, il ne pu que répondre à cela. Et tant pis si ça s'éloignait du discours, et tant pis si on les ramènerait à l'ordre très vite. Blaguer ainsi, pour montrer tout son soutien à Lily, revenait à se moquer effrontément de la Ministre et c'était foutrement tentant !

-Ne te gène surtout pas, Sirius. Si c'est pour montrer ton soutien à un tel discours, tu peux bien embrasser qui tu veux ! Et moi aussi, je tenais à dire bravo à Lily pour ses paroles. Nous aimons Poudlard tel qu'il est, et ne voulons rien y changer. Gardez-vos réformes dont vous avez pour l'instant refusé de parler, et laissez notre école comme elle est. Nous nous sommes très bien débrouillés sans vous, et nous continuerons à le faire... La situation vous échappe complètement, comme elle échappait à ceux avant vous, et ce n'est pas en durcissant un système d'éducation que vous allez y remédier. Enfin, si vous pouviez arrêter de lancer des accusations à tout va, je crois que ça mettrait tout le monde beaucoup plus à l'aise.

On ne pouvait pas lui reprocher de ne pas avoir tenté la méthode douce avant de se montrer effroyablement insolent. Mais quand une technique ne marche, on en change. Et justement, il avait bien remarqué que la politesse ne lui apporterait rien aujourd'hui. Alors autant faire ce dont il avait envie, pas vrai ? Il resta debout alors que le professeur de Potions, Dunstan McFly prenait la parole à son tour. Le jeune Potter sentit ses lèvres s'étirer en un sourire, tandis que ses yeux restés fixés sur le dos du professeur. C'était décidé : peu importait la matière qu'il enseignait, James était dès aujourd'hui son plus grand fan. Il se fit la promesse de ne plus jamais insulter le vieil homme pour la tonne de devoirs qu'il leur donnait ou pour l'incroyable complexité des potions qu'il leur demandait de réaliser. Il remit proprement Madame la Ministre à sa place, bien plus qu'aucun élève n'aurait pu le faire. James jubilait, et il était très mauvais pour le dissimuler. Lundy perdait le contrôle de la situation, la plupart des opinions dans la Salle était contraire à la sienne et personne ne prenait de gants pour donner son point de vue. Elle était peut-être à la tête de la nation magique, mais ils n'en restaient pas moins des adolescents qui avaient déja vu bien trop de changements pour en accepter de nouveau. Ce qu'ils voulaient, c'était de la stabilité, de la sûreté. Et c'était ce qu'était Poudlard, pour beaucoup d'entre eux. Alors que Lundy ne vienne pas mettre son nez dans les affaires qui n'étaient pas les siennes.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Ven 18 Fév - 10:42

Neville voyait la ministre s'enfoncer encore plus dans le mépris...

*Mais elle cherche à ce que Poudlard se révolte contre elle ou quoi ??*

Sa réponse à Lily était un peu étrange. Se comparer à une préfète en chef, c'était un peu...puéril. en tout cas, la ministre semblait avoir une étrange vision de son poste.

*Ou alors, elle nous parle encore comme à des enfants, genre: "vous ne connaissez pas mon métier, je vais le comparer à un que vous connaissez". elle est trop condescendante, les collégiens ont horreur de ça. J'ai horreur de ça.*

l'attaque de la ministre à Régulus lui fit plus de bien qu'autre chose. *Bien sûr qu'il est un futur mangemort ! Pas la peine de venir du futur pour le deviner !*

La référence à Bellatrix a aboli toute capacité de jugement sur Neville, qui se surprenait à rêver que la ministre annonce son arrestation. Mais il est vite redescendu de son nuage par la réponse abjecte de la ministre à son encontre.

*QUOI ?!*

Le gryffondor resta bouche bée. Quelque part en lui, la colère et l'indignation montaient mais il resta muet, bouche ouverte face aux énormités qu'elle lui avait assénées.

*Ce n'est pas notre ministre, elle est sous l'emprise de l'Impérium, ce n'est pas possible ! Elle se déclare publiquement notre ennemie. Je suis en train de rêver.*

Malheureusement, le rouge et- or savait pertinemment qu'il n'était pas dans un monde onirique, il ne pouvait qu'assister au suicide politique de la mère de Dana qui se mettait à vouloir que Lily, une de celles qui lui était le plus opposé et qui ne l'avait pas caché, prenne sa place et justifie sa politique.

Bien entendu, la préfète refusa, un tel manque de discernement de la ministre relevait effectivement du suicide politique.

*Voilà qu'elle se ridiculise elle-même en invitant carrément une opposante à lui désobéir. Pas de doute, elle nous manipule en incitant à la révolte.*

Lily s'engouffra complètement dans la brèche et put inviter les élèves à se lever en signe de refus de changement.

*La vraie question est: pourquoi ? C'est une serdaigle, elle est intelligente, elle a été élue ministre, elle doit savoir ce qu'elle fait. Alors, pourquoi veut-elle la révolte ?*

Encadrant Dana, étrangement silencieuse *prête à éclater comme un volcan, à mon avis...* il y avait Neville... et Sirius. Le maraudeur, encore brouillé avec Neville à cause de Harry, se leva et approuva Lily en se démarquant de tous les autres Blacks.

*C'est vrai, j'étais tellement content du mépris de la ministre pour Régulus Black et pour Bellatrix que j'ai oublié Sirius...*

Sans surprise, James approuva sa fiancée et son meilleur ami. Sans le savoir, James donna la réponse du "pourquoi" à Neville.

*Elle n'a pas parlé des réformes... Mais oui! bien sûr, c'est ça ! Et nous tombons tous dans le piège.*

Plus inattendu, Neville entendit derrière lui quelqu'un se lever.

*le professeur McFly !*


D'abord respectueuses, les paroles du professeur reprit en partie ce qu'avait affirmé Neville sur le système éducatif de Poudlard, mais avec des changement notables : rien ne préparait à un sortilège impardonnable, le château a existé bien avant le Ministère et le discours de la ministre était affreusement puéril et méprisant. Le professeur n'était pourtant pas un adorateur de la préfète en chef de Gryffondor, mais il prenait admirablement bien leur défense.

Malgré lui, Neville sourit et se sentit gonflé de respect et de contentement. Le professeur ne risquait pas une banale exclusion de quelques jours ou d'un "T" sur un parchemin. Il risquait sa carrière.

Son admiration pour le professeur, le fait de le voir debout, ainsi que Sirius, les autres maraudeurs et quelques autres élèves de Poudlard -pas tous gryffondors- le poussa à se lever à son tour.

"Je suis vraiment désolé, Dana."
réussit-il à souffler à sa voisine.

Il se leva à son tour et prit la parole, d'abord timidement puis avec de plus en plus d'assurance.

"Je pense, madame la ministre, que vous êtes quelqu'un de très intelligent. Je ne peux donc pas croire que vous ignorez la portée de vos paroles. Vous m'avez déclaré qu'il n'était pas écrit que vous soyez notre amie et que vous ne devez pas nous inculquer de valeurs humaines. En résumé, vous vous désignez donc au mieux comme une supérieure tyrannique nous donnant des ordres sans valeur humaines, au pire comme une ennemie nous emprisonnant dans vos décisions sans que nous puissions les discuter.

Or, je cherche toujours le pourquoi. Pourquoi nous dire ça ? pourquoi nous inciter à nous révolter contre vous ? Grâce à mon camarade James, je pense avoir compris : ces mesures dont vous ne nous parlez pas, vous cherchez à les justifier au conseil d'administration et au grand public. Imposer des directives, cela fait tyrannique, l'opinion se dirait: "elle exagère!"

Mais si les collégiens se rebellaient ouvertement à votre arrivée, si ils déclenchaient une fronde, alors vous pourrez durcir les règles, comme vous le souhaitiez, en prétendant à l'opinion : "vous voyez, les collégiens sont des agitateurs, il faut les mater, ma politique est bonne."

Oui, madame, je pense que vous nous manipulez et que mes camarades -et monsieur Mc Fly - sont tombés dans le panneau. Et sachant cela, vous savez quoi ? J'y tombe aussi."


Se retournant vers le professeur, vers Lily puis vers Sirius, espérant que leur brouille s'atténuera avec ce soutien, le gryffondor leur déclara :

"Je suis avec vous."
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Ven 18 Fév - 22:58

désolée de ne pas avoir répondu au tour précédent, je me rattrape, j'espère que je pouvais quand même intervenir, sinon j'en récris un, pas de souci (: !

Non je n’étais pas fière face à cette femme qui était en train de clairement nous faire un discours pour rendre le monde dans lequel nous vivons comme celui des bisounours, ou du moins pour enlever toute cette partie noire autour de nous, il n’y avait pas qu’elle qui le voulait, je pense que la majorité d’entre nous aussi le voulions. Ou du moins, avions souhaité avant de sombrer dans ce que nous étions devenus, pour moi l’une des leurs sans même le vouloir, naïveté quand tu nous tiens me direz vous… Bref, la question n’était pas là, j’écoutais d’une oreille sourde, en jouant avec la mèche sur le côté, jouant avec les pointes d’ailleurs. A côté de Potter et d’Over, j’avais l’impression d’être encadrée. J’aurai pu continuer à faire des tresses encore longtemps avec mes longues mèches sur le côté, je n’étais pas désintéressée disons juste que j’avais un peu de mal à percevoir l’ensemble des paroles, même si la majorité était là. Autant ma maitrise de la langue de Shakespeare ressemblée de plus en plus à du courant, même si mon accent slave trahisse mes origines, le souci était juste que je comprenais, je parlais, sauf quand ça s’enchainait bien trop rapidement.
Une fois terminée, les réactions se firent, Evans, Potter, Black, je n’avais rien à dire, jusqu’à la réaction de la ministre, pour dire qu’en gros du moins ce que j’avais pu comprendre, les enfants, ou les membres de famille des Mangemorts étaient donc cataloguée comme tel. En entendant la réplique que faisait Lily par rapport à ça. Je restais perplexe, l’envie de répondre, et de peur de me faire catalogué également tout de suite, du style « Voilà la sœur du traitre ! » Oui, bah merci, je n’ai pas choisi celle que je suis, je suis juste devenue quelqu’un. Peut être pas quelqu’un de bien, fermant les yeux cinq secondes, j’essayais de comprendre les paroles de chacun. Il ne pouvait pas faire des tirades plus courtes ? Et moins rapide, ça pourrait me permettre de comprendre un maximum de choses, là ça allait vraiment trop vite, et ce n’était pas des défauts de langage mais plutôt des fautes de concentration et de fatigue. Je ne voulais pas paraitre totalement anachronique, anarchique, ou l’étrangère qui venait ici pour juste dire ce qu’elle pensait sans vouloir s’en aller, mais une fois que le professeur Dunstan MC Fly eut parlé, je me sentis de prendre le problème, du moins après Neuville, me levant :

« Lyra Badenov, 6ème année, je tenais juste à féliciter Lily pour ses paroles remplies de bon sens, mais également Sirius pour ses remarques pertinentes, et je souhaiterai savoir alors madame la Ministre, au risque de répéter ce que mes camarades on dit, les proches ou tout simplement ce qui ont le malheur de porter un nom de famille rangée au près des Mangemorts doivent donc être obligatoirement répertorié comme tel. Si nous portons un certain nom de famille, alors on est tous du même sang ? Ou tous bons à mettre dans le même panier ? Je n’ai peut être pas compris l’ensemble de vos pensées, et je m’excuse dorénavant au cas où je les aurais mal interprété, mais chaque personne, chaque étudiant est unique, et ce n’est pas parce qu’ils s’appellent Black ou je ne sais pas quel autre nom de Mangemort nous pourrions dire pour évoquer le fait que nous ne soyons pas tous comme eux. Nous avons nos propres pensées, et ce n’est pas un nom de famille, une amitié, un proche ou un frère qui conditionne nos façons de pensées, je pense, je ne parle pas des plus jeunes d’entre nous, mais en tout cas des plus âgés, nous avons tous eu nos propres expériences, nos propres réflexions, et nous sommes assez grands de savoir nous différencier de tout ceux qui font part de quelque chose à laquelle on adhère pas, on sait dire oui et non. Nous ne sommes pas des enfants en bas âge, mais plutôt de jeunes adultes, une partie d’entre eux, ceux qui ont parlé vont quitter Poudlard sous peu, et je pense qu’ils sont suffisamment à même de penser par eux même sans être couvés. Autant je conçois parfaitement qu’un Ministère cherche à protéger son école, mais alors pourquoi ne pas avoir réagi avant ? Quand les premiers signes commençaient à se montrer ? Ce mage noir n’est pas nouveau, ou du moins, il n’est pas sorti de nulle part, s’il a pris en puissance, ce n’est pas seulement ici, mais je pense dans plusieurs pays d’Europe, alors pourquoi ne pas avoir réagi auparavant quand les premiers signes étaient là ? Quand la magie noire faisait son œuvre, peut être pas en Angleterre mais ailleurs ? Mieux vaut tard que jamais me direz vous peut être, mais dans tous les cas, l’aveuglement qui a été fait dans le passé, s’il avait été levé bien avant, aurait pu éviter de nombreux morts et de nombreuses tragédies ! »
Familiale notamment, en disant ces dernières paroles, je n’avais pas pu m’empêcher de penser à mes parents tués par les goules, et même si les causes n’étaient pas sures, je restais persuadée qu’il y avait de la magie noire derrière, si ce n’était pas Voldemort, c’était quelqu’un d’autre alors, et je me laissais prendre au jeu à quiconque me dirait que ces goules ont attaqué Kienbaüm par leur propre entendement, elles sont incapables de faire ça. Et ces cauchemars que je faisais encore souvent ne cessaient de me le répéter, c’était insensé qu’un gouvernement ne réagisse pas avant, j’avais parlé sur un ton calme, même si on devait sentir le vacillement de ma voix à tout instant, alors dans ce cas là j’y étais pour rien. Me rasseyant doucement à ma place, je reprenais mon aise, mon ton calme, laissé dire que je n’étais pas comme les Gryffondor qui avaient réagi, j’étais pacifiste du moins j’en avais bien l’air…
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Sam 19 Fév - 13:10

    Beaucoup de choses avaient été dites, beaucoup d'avis dévalorisant le ministère avaient été lancés en flèche vers la ministre mais un élève avait su voir clair dans son jeu. Neville Ludanbot ne pouvait pas mieux résumé la stratégie mise en œuvre. Les élèves passant pour agitateurs, ceci était le moyen choisi par Margaret Lundy pour appliquer ses lois et règlements. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il était primordial qu'on la déteste. Elle était détestée alors qu'un mage noir menaçait le monde magique, or les plus aptes à faire bouger les choses n'auraient pas confiance en elle, donc ils seraient amenés à se battre et à répandre eux-mêmes l'espoir. La politicienne était avant tout une ancienne élève du château, elle n'avait pas oublié les années les plus belles de sa vie et elle comptait sur Poudlard plus que tout. Mais se faire passer pour la méchante était la plus efficace des façons pour unir des étudiants. Un gryffondor, renié par sa famille, venait de prendre la défense de son frère, un serpentard faisant la fierté de ses parents. Lily Evans, fille de moldus, avait laissé éclaté sa colère en montrant à tous qu'elle pouvait tenir tête même à la dirigeante de la communauté magique anglaise. Lyra Badenov avait également pris la parole, en rappelant que tous étaient égaux, quelques soient leur nom. Elle rappela également que le Ministre Faulkner n'avait su prendre Poudlard que pour ce qu'il était : une école.

    La Ministre eut un sourire discret, ce qui semblait être étonnant de sa part en une telle situation. Les professeurs s'étaient eux aussi mis à proclamer haut et fort leur soutiens à leur école. Certes, elle était arrivée à ses fins. Ses réformes demeuraient importantes néanmoins mais elles avaient été conçues pour être plus flexibles qu'elles n'y paraissaient. Tout avait été soigneusement calculé et tout se passait comme prévu. Retournant s'asseoir aux cotés de Dumbledore, elle demeura dans le silence, regardant certains élèves se lever, d'autres la regarder avec scepticisme. Le discours ministériel avait mis le feu aux poudres. Il était désormais inutile d'afficher des banderoles excessive, étouffantes : celles-ci avaient été placées à sa demande, dans le but d'échauffé les esprits. Elle resta silencieuse, sortant sa baguette de sa manche. La propagande fit place aux bannières de l'école, où figuraient entremêlés blasons et couleurs de chaque maison. Le temps de quelques paroles ridicules, facilement contestables, et attendues par l'animosité générale avait unifié l'école. Le mélange des genres dans la disposition de la salle avait enfin une signification, autre que politique. Défaisant son chignon austère, délaissant son air strict, elle en restait néanmoins charismatique. Mais l'image avait changé. La petite révolte l'avait remarqué ? Surement. Jetant un coup d'œil au directeur, elle répondit à son regard bienveillant. La ruse du bon et du mauvais policier marchait très bien, même face à une masse immense d'élèves. C'est ainsi qu'on su apprécier le silence dans la Grande Salle. Croisant le regard bienveillant du directeur, Margaret resta assise et reprit la parole.

    « Franklin Roosevelt a dit un jour : "En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un événement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi." Vous avez réussi à comprendre seul ce que vous n'auriez pas compris si je l'avais exprimé moi-même. J'occupe une place difficile où je ne peux convaincre que ceux qui travaille déjà pour moi, les autres n'ayant aucune confiance en des discours absurdes. Poudlard demeure une école fabuleuse, riche et exceptionnelle. J'ai été adolescente, mes enfants sont deux adolescents formidables, j'ai eu des rêves comme les leurs et je me suis battu pour ces rêves tout au long de ma formation qui ne se terminera qu'au jour où je fermerai les yeux pour la dernière fois. Croyez moi ou non, cela n'a aucune importance. Mais mon plus grand souhait aujourd'hui c'est que votre unité ne faiblisse jamais. Oh bien-sur, je suis consciente que mes mots ne sont que des paroles pour vous, que vous n'avez jamais eu confiance en moi et que je ne suis qu'une femme corrompue par le fanatisme et la soif de pouvoir. Je le répète, vous avez raison. En dehors de l'école, comme vous le savez surement par je ne sais quelle source, les gens se posent des questions sur ma politique. Trop dure ? Justifiée ? Peu légitime ? Impitoyable ? Les sorciers ont attendus de moi que je prenne des décisions radicales, qui n'ont été que trop brutales, je vous l'accorde. Certes, j'affiche la soit disant grandeur du ministère que je souhaiterai en réalité voir naitre. Il n'en est cependant rien. Actuellement, je ne sais que trop bien que les forces du mal sont partout, que nos lendemains sont menacés, qu'il n'existe aucune forme possible d'issue pré-conçue. Seul Merlin sait ce que je donnerais pour pouvoir sortir ce pays de ce merdier. Oui, vous avez bien entendu. Il n'y a pas d'autres mots. Pourtant, tout ceci se doit d'être ignoré par ceux qui ont déjà fait leurs choix. La communauté est désabusée, ne laisse aucune place pour les sentiments et attend des résultats que je m'efforce de leur donner Je ne vous demande pas d'adhérer à mes idées, bien que ma fierté me pousse à croire qu'elles sont, pour la plupart, viables. Restez unis, comme vous l'êtes en ce moment contre moi, et battez-vous pour votre avenir contre ce qui nous menace tous. Mon rôle me condamne à poursuivre ce que j'ai entrepris. Mais il ne vous condamne pas au même destin. »

    Margaret Lundy se leva, le regard perdu dans l'assemblée. L'annonce des ses décrets était désormais attendue et elle allait les lire à tous. Pourtant, elle cru bon de rappeler certaines choses, que tout le monde savait déjà mais qui pouvait empêcher chacun de se méprendre.

    « Les nouveaux décrets de sécurité et d'éducation vont vous paraître excessifs, abjectes et totalement injustes. Il n'en demeure pas moins que des règles, qui peuvent être prises telle qu'elles semblent être, tout comme mes premières paroles, ou telle qu'elles pourraient être, c'est à dire de la poudre au yeux, dans le but de satisfaire les journalistes et l'opinion publique qui m'attende derrière les portes que j'ai voulues closes, peuvent être adaptées selon certaines situations. Dehors, je ne suis que la personne détestable que l'on souhaite voir tomber car un bon chef d'état est celui qu'on conteste. C'est comme cela que l'on fait avancer les choses. J'aimerais juste que vous vous souveniez de la sorcière névrosée et sentimentale qui n'a fait que vous montrer que tout était apparence dans sa politique et qu'il ne s'agissait que de prétention étalée. Ces réformes ne seront qu'appliquées qu'en de rares cas s'ils paraissent amplement justifiés. Elles ne sont pas ce qu'elles semblent être... »
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mar 22 Fév - 22:15

Combien cela faisait-il de temps que la Ministre de la Magie et les élèves discutaient...ou plutôt s'embourbaient dans des discours de technocrates? Ron n'en savait trop rien, il avait perdu le fil depuis longtemps. Tout ce qui lui importait c'était que la visite ministérielle lui avait permis de rater plusieurs cours, dont celui de potions qu'il n'aimait décidement pas pas. Miss Lundy avait commencé sa présentation par un discours beaucoup trop pompeux aux oreilles de notre roux paresseux. Il avait essayé de si intéresser mais tout ce qu'il en ressortait c'était que la Ministre annonçait que les élèves auraient dans les mois à venir à faire des choix, et que l'administration était là pour aider les ados à prendre les bonnes décisions. Mouais, le discours était complexe ce qui voulait certainement insinuer pour Ron que toute cette histoire sentait le rouxssi. Peut-être Miss Lundy sentait-elle que son message allait avoir du mal à passer devant son auditoire, du coup elle avait pris l'initiative de donner la parole aux élèves, chose plutôt rare pour un adulte.

Mais la Ministre avait ouvert un coffre bien dangereux, bien plus dangereux encore que le mythe de la boîte de Pandore, car même si son acte était d'une grande modernité il n'en restait pas moins que Poudlard avait une âme et cette âme se répercutait dans chaque élève. Le flot de paroles arriva donc en pleine face de la responsable magique, mais ce flot n'eut pas la joie d'accueillir les réflexions du jeune Wasly. Peut-être que dans une autre vie il aurait tenté de s'exprimer, mais aujourd'hui il ne se sentait pas courageux, il se sentait faible et le seul moyen de cacher ses lacunes était encore de passer pour le rigolo de service, même si ce tempérament s'estompait avec le temps. La première voix à sortir du coffre fut celle de James Potter, une question calme...avant la tempête, car Lily, qui était dans la même rangée d'élèves que Ron, fit entendre sa voix...même plus que sa voix, celle d'une bonne partie des élèves. Le jeune Wasly ne savait pas comment sa compatriote Gryffondor trouvait tout ce courage pour répondre à une personne telle que la Ministre de la Magie. Ca devait être inné, pensait-il, une chose que Ron ne pensait pas avoir en lui.

La tempête se transforma très vite en des vagues incessantes d'interventions d'élèves. Ca n'arrêtait pas...Evey, Sirius, même Neville ou encore Regulus...Miss Lundy essaya bien de calmer le jeu, en mêlant compréhension et sévérité. Le gryffondor roux avait vraiment du mal à suivre le fil de la conversation, il faut dire qu'il n'était pas connu pour son sérieux, et si on mêlait à cela les flashs incessants qui le pertubaient. Le dialogue se transformait peu à peu en discours politique, traduisez dans l'esprit de Ron "je m'écoute parler sans prendre en compte l'avis des autres". Pourtant entre ses rares moments de concentration, Ron semblait comprendre que la solidarité autour de Lily s'accentuait. En plus de ses paroles, la Ministre avait commis l'erreur de menacer la jeune Evans. Oh ce n'était pas une grande menace de vouloir inverser les rôles, mais la Ministre était à Poudlard et avait surêment oublié l'esprit qui régnait entre les murs du château, en dépit des évènements qu brisaient peu à peu la fraternité entre les élèves.

Vint alors s'ajouter à la horde de reproches des élèves, la voix de Mister McFly, professeur de Potions de Poudlard. L'attention de l'ex Weasley fut alors plus attentive, déjà car il avait pour habitude d'éviter de somnoler en cours de potions, et ensuite il se doutait que la réaction du professeur avait plus de poids que n'importe quel élève. En personne avisé, McFly comprenait les intentions du Ministère, mais il n'empêchait guère que l'administration considérait trop les élèves de Poudlard comme ses enfants, et comme tout bon père de famille elle essayait de minimiser la situation dans le seul but de les protéger. Mais le Ministère n'était pas les parents des sorciers de Poudlard, encore moins un parent. Et cette impression paternel vu par le professeur, ainsi que ressentit par un grand nombre de l'auditoire, il la jugeait trop autoritaire. Poudlard avait toujours été hors de contrôle du Ministère, ce n'était parce que Dumbledore autorisait une exception que Miss Lundy devait prendre ses aises. Les paroles de Mister McFly évaporées, Ron ressentait une farouche envie de se lever, et d'acclamer son professeur, même si il détestait les potions.

La brouille s'intensifia néanmoins. Que ce soit James, Neville ou une Serdaigle de sixième année. Tous avait été boosté par le franc-parler de Lily. Ron l'avait été aussi, pourtant il avait fallu attendre le discours de McFly pour que notre roux national prenne conscience de ce qui était en train de se jouer, au delà des discours barbants de Lundy et des élans révolutionnaires de quelques adolescents. Depuis quelques mois déjà Ron se laissait constament entraîné dans des choix qu'il ne voulait pas forcément, sa timidité ambiante mêlé à son manque de confiance entraîna qu'il suivait souvent les paroles des adultes, jugés comme voix de la sagesse. C'était la même chose avec le prof de potions, pourtant les paroles de Lily et de ses acolytes avaient autant de sens, voir plus, car elles n'étaient pas retenu, elles venaient du coeur, elles sonnaient encore plus vraies. Et pourtant par manque de confiance en lui, il se fiait de plus en plus aux personnes qui incarnaient l'autorité, alors que dans une autre vie il était tout autre, il avait des amis qui pouvait le soutenir dans ses choix, il savait ce que voulait dire se battre pour les siens, il savait aller hors des limites. Mais comme ses souvenirs trop confus de sa famille, tout cela s'estompait.

Le coffre de Poudlard était désormais ouvert, et il ne se refermerait qu'au départ de la Ministre. Pourtant cette dernière, tenta en vain de défendre sa politique, à croire qu'elle était profondément masochiste, ou bien qu'elle tenait à sa mission. Lundy parla d'un certain...Rouxsvelte. Pourquoi la ministre citait un inconnu pour soutenir ses propos? Puis elle joua la touche affective, genre je vousc comprends j'ai des enfants. Le cortex de Ron commençait à chauffer petit à petit, ses neurones se connectaient, il était enfin en mode réveil et comprenait plus en détails les paroles intelligentes et subtiles de la Ministre. Néanmoins outre ses parades politiques, Miss Lundy semblait comprendre la révolte des élèves, elle voulait simplement que Ron et ses camarades restent unis, en dépit de la politique de rigueur imposé par le Ministère. Car en temps de crise, Margaret Lundy n'avait trouvé d'autres solutions face à autant de menaces. Ron ne s'y connaissait pas trop en politique, mais il se disait que si rien ne changeait depuis ces deux années, c'est que l'administration, malgré ses énormes moyens, était aveugle et que le meilleur moyen de se rendre la vue était encore de restreindre toute les menaces environantes, voir même les plus inutiles, voir même à faire des erreurs. Lundy se présentait en porte-parole de l'administration, mais elle était bien plus que ça, et même si elle était désolé il n'en restait pas mois que c'était elle qui menait sa politique et elle ne semblait guère influençable. Les décrets allaient être excessifs et elle savait que les élèves seraient contre tout cela mais dans un ultime élan de sincérité la Ministre insista sur le fait que les évènements les y contraignait et que ces mesures ne seraient appliqués qu'en de rares occasions.

Ron s'était lever de son banc, mais à peine son corps cambré, il décida de se rasseoir. Il avait envie de crier que
"Si ces nouvelles règles seront tellement rares à appliquer, pourquoi les avoir créer, pourquoi donner aux gens l'impression d'être protéger si vous n'appliquer pas de vraies mesures? Vous essayez de protéger votre population en prenant des mesures contre les mauvaises personnes et qui n'auront pour effet que de créer la discorde dans le coeur de chacun. Le Ministère ne contrôle plus rien depuis longtemps, et à vouloir écarter la menace vous essayez de reprendre le contrôle dans chaque maison...mais ce n'est pas comme ça que ça marche. Ce n'est pas par la peur que l'on combat la peur." Ca semblait beau penser comme ça, mais Ron savait que si il se levait, il bégayerait et parlerait dans un langage familier. Il avait peur d'avoir honte, et si on se moquait de lui personne ne le protègerait. Pourtant il était un temps où il se sentait soutenu. Un temps qui ne lui revenait pas, un temps qui avait disparu depuis son arrivée dans cette époque avec les autres voyageurs qui, hormis Neville et Luna, devenaient de plus en plus des étrangers à ses yeux. Alors qu'une petite partie de lui savait que cela n'avait pas toujours été ainsi.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Ven 25 Fév - 15:43

Le retard était l'une de ses spécialités et Harry n'avait pas failli à sa réputation aujourd'hui. Les portes avaient été refermées juste après qu'il se soit installé sur la chaise qui lui était attitrée. La directrice de sa maison risquait de ne pas apprécier ce petit écart de conduite mais il ne s'en souciait pas vraiment. Il trouverait bie une excuse bidon à balancer le moment venu.Quelques aurors étaient postés dans la pièce et le gryffondor se sentit soudainement très mal à l'aise. Cette atmosphère le rendait nerveux, bien qu'il ne sache pas trop l'expliquer. Il avait un sentiment de déjà-vu et lorsque la ministre annonça qu'elle voulait instaurer « de nouvelles lois », ce sentiment s'accentua davantage. Pourquoi? Il ne comprenait pas, il n'avait pourtant aucun souvenir précis d'un quelconque évènement de ce genre. Mais il restait convaincu que ce genre d'annonces lui était familière. Tout occupé à ses réflexions, Harry n'écouta qu'à moitié les diverses interventions, remarquant du coin de l'oeil son père se lever pour demander le genre de lois qui allaient arriver prochainement au château. Harry comprenait que le maraudeur s'en inquiète, il n'était pas réputé pour aimer les lois et son rejeton ne voyait pas cette nouvelle d'un bon oeil non plus. Un faible sourire orna les lèvres du plus jeune lorsqu'une tête rousse bien familière se leva parmi la foule. Harry observa sa douce maman s'emporter assez violemment. Lily, la belle préfète en chef de Poudlard, sa maman qui avait tendance à prendre ses distances pour il ne savait pas trop quelle raison. La jeune femme s'emportait, elle n'hésitait pas à prendre position contre le ministre, Harry en était persuadé, cela se voyait dans son regard émeraude qui s'enflammait. Elle comptait agiter la scène et elle obtint une réponse mais pas de la personne à laquelle le jeune homme s'attendait, Dumbledore. Le jeune survivant regarda cet homme d'un air surpris. Pourquoi prenait-il la défense du ministère? Cela n'avait pas de sens. Cet homme qu'il avait toujours considéré comme un mentor ramena toutes les interrogations qu'il se posait au triple galot. Merlin, ses parents avaient réussi à les calmer, à le rassurer, l'espace d'un instant, et Dumbledore, en intervenant, venait de tout briser.

Ses mains se mirent à trembler. Sa vue devint lentement beaucoup moins précise, il vit intervenir Evey, Regulus et... Le bruit se fit de plus en plus assourdissant. Les voix s'entrechoquaient dans sa tête tandis qu'elles montaient à mesure qu'intervenaient les différents participants. Il devait se calmer. Il inspira profondément mais cela ne fit pas beaucoup d'effet. Sa tête lui tournait, les voix s'entrechoquaient, ce sentiment, cette impression, il l'avait déjà ressenti. Il l'avait vécu il n'y avait pas si longtemps que cela en compagnie de la préfète des bleus et argents, Lyra Badenov. Non, pitié, pas encore. Harry inspira profondément, il savait ce qui allait suivre et Merlin qu'il aurait tout donné pour l'éviter. Il ressera ses poings tout contre sa robe de sorcier espérant vainement se contrôler pour annihiler cette vision qui prenait lentement place dans son esprit. Lyra Badenov était à ses côtés et elle ne semblait pas subir le même phénomène, ou bien était-il déjà trop perdu dans ces « visions » étranges que pour avoir encore un quelconque lien avec la réalité? Une silhouette se tenait devant lui, à quelques distances. Harry s'avançait, lentement, comme s'il avait peur que la personne en face de lui ne prenne la fuite. C'est alors qu'il le reconnut.Le professeur Dumbledore. Dumbledore se tenait devant lui, son visage bienveillant et ses yeux pétillants de malice derrière ses lunettes en demi-lune. Il était là, calme, comme toujours, il inspirait la confiance et Harry se sentait prêt à le suivre jusqu'au bout du monde. Albus lui souriait, de cet air bienveillant qui vous promet que « Tout ira bien Harry, tu verras, tout va bien se passer ». Le jeune adolescent voulait y croire mais son coeur lui disait qu'il ne s'agissait que d'un énorme mensonge. Albus voulait le protéger, il voulait conserver son coeur d'enfant... Mais le jeune homme n'était pas dupe. Il voulait crier, lui dire de fuir, « Fuyez professeur, elle va vous tuer » mais le vieil homme restait immobile, attendant sagement. Son air bienveillant semblait également confiant « Après tout, pour un esprit équilibré, la mort n'est qu'une grande aventure de plus ».

Margaret Lundy, ministre de la magie, s'avançait en direction du vieil homme. Harry voulut courir pour lui venir en aide mais il semblait comme pétrifié. Il regarda alors impuissant l'homme qu'il respectait, son mentor, se faire tuer par la ministre en personne. Un rayon de lumière. Un rire aigüe, sadique, qu'il connaissait très bien se répercutait en échos. Margaret Lundy le suivait. Elle était l'une des leurs... Elle leur mentait, elle voulait leur mort. Tom avait infiltré le ministère et sans Albus, qu'allaient-ils devenir? Cette vision fit bientôt remplacée par une voix plus familière, plus maternelle, qui suppliait alors que Voldemort tuait Lily Evans sans pitié. Harry hurla, son cri se répercutant dans la Grande Salle devenue silencieuse. Ce cri le ramena à la réalité, ses jambes cédèrent, le faisant tomber à genoux dans la Grande Salle. Il n'y arrivait plus. Son souffle était court, ses mains tremblaient. Il pleurait, sans pouvoir s'arrêter, il hurlait. Il voulait sa mort. Tom mourrait de sa main et Lundy pouvait bien souffrir également. Cela n'avait plus d'importance. Il était perdu, tout semblait flou dans sa tête. Son regard était embué par les larmes, il revoyait Dumbledore mourir sous ses yeux, voler à travers la fenêtre pour tomber de la tour d'astronomie. Il tombait, lentement, mais sûrement, sa chute semblait ralentie, comme si la nature voulait prolonger la souffrance de le voir partir ainsi sans un mot. Albus Dumbledore l'avait quitté dans cette vision, sans un mot, tout comme l'avait fait auparavant son père, sa mère, Sirius. Tous. Ils mourraient, ils l'abandonnaient. Harry était dépassé par la situation. Affalé au sol, il ne voyait plus ceux qui l'entouraient, il n'entendait plus ce qui se disait. Il priait juste pour se réveiller, pour que tout ceci ne fut qu'un mauvais cauchemar. Un autre. Merlin, réveillez-moi, que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve, que je n'ai jamais eu cette vie de misère... Soudain, la voix de cette mangemorte parvint à ses oreilles « Restez unis, comme vous l'êtes en ce moment contre moi, et battez-vous pour votre avenir contre ce qui nous menace tous. » Comment osait-elle dire cela?


    « Assez, arrêtez. J'ai dit assez!!»

Harry avait fini par crier ces derniers mots tandis qu'il se relevait tant bien que mal. Ses jambes tremblaient toujours, l'obligeant à se tenir sur le dossier du siège installé devant lui. Il voulait hurler sa hargne, il s'en foutait que les aurors décident d'intervenir pour le stopper. Il ne laisserait pas Margaret Lundy repartir d'ici. Non, cette mangemorte ne partira pas de cet endroit. Harry souffla bruyamment, il inspira plusieurs fois puis expira pour reprendre son calme. Il n'arriverait à rien s'il restait aussi tendu. L'adolescent sortit sa baguette et observa les environs, sur le quif vive. Les aurors étaient stationnés aux sorties principales et certains se trouvaient aussi dans l'allée séparant les rangées. Il n'arriverait pas à l'atteindre. Non, il se ferait intercepter bien avant pourtant il voulait. Il voulait vraiment l'atteindre, la toucher, la blesser, peut-être même la tuer. Il finit par relever son visage, fusillant la ministre du regard. Allez tous au diable, vous pouvez bien continuer de prétendre notre bien, vous êtes tous pourris de l'intérieur. Votre chef le suit, ils sont ensembles et le monde peut bien tomber, Margaret Lundy n'en aura rien à faire. Son regard émeraude s'assombrit à mesure que ses idées devenaient de plus en plus sombres. Il voulait la voir souffrir, il voulait la voir mourrir. Son image et celle de Tom se superposaient lentement, brouillant l'esprit déjà bien peu clair du pauvre Gryffondor. Harry était perdu, son esprit confondait toutes les informations, lui insuflant des envies de meurtre. Il entendait encore l'écho de ce rire sadique, il revoyait Tom lui sourire de manière sournoise comme il en avait l'habitude, il voyait Dumbledore mourir, Sirius traverser le voile, il entendait son père leur dire de fuir... Les larmes recommençaient à couler sur son visage, sa vue se brouillait à nouveau. Il ne savait plus quoi penser, quoi faire... Il regarda cette femme, leva sa baguette, prêt à attaquer. Il n'arriverait à rien, il le savait, mais il le devait. Albus serait tuer sinon, Lily mourrait et James aussi... Sirius l'abandonerait encore une fois... Il devait les protéger. Il s'en foutait de se mettre le monde sorcier à dos. Il s'en foutait d'être un fugitif, il s'en foutait de tout ça. Tant pis si aujourd'hui signait la fin de sa scolarité, tant pis s'il devait être pourchassé par les aurors. Tant pis... Plus rien n'avait d'importance. Sa vie n'en avait plus mais la leur en avait... Il les protégerait.

    « Vous pensez sincèrement nous imposer quoique ce soit? Vous ne devrirez pas croire que cela sera possible. Même si vous êtes entourées d'aurors, vous êtes en infériorité numérique. Trois aurors postés devant les grandes portes, quatres dans l'allée, deux sur l'estrade et cinq, cachés, derrière les banderoles immenses que vous avez fait installer. Maintenant que tous connaissent les positions de vos toutous, il nous sera facile de les désarmer. Il nous sera facile de vous renvoyer d'où vous venez. Alors, cessez vos pitreries et repartez tant qu'il est encore temps. Sinon, je ne vous garantis pas que je resterai calme. Je n'en ai ni l'envie ni la motivation. »

Son regard ne cillait pas. Il ne tremblait plus, il était fier et droit, debout face à l'assemblée. Il toisait du regard la ministre, sentant l'arrivée des aurors. Il ne se laisserait pas faire. Il y aurait peut-être des dégâts, peut-être devrait-il se battre et défendre sa vie, il s'en foutait. Plus rien n'avait d'importance. Tout était si flou, si confus dans sa tête. Il... Il était prêt. Il était prêt à partir dès aujourd'hui, à trouver l'ennemi, le traquer, le réduire en charpie. Il les massacrerait tous, il ne ferait pas de quartier, pas de pitié pour des meurtriers. Pour la première fois de sa vie, Harry voulait tuer, il voulait se venger, il voulait faire souffrir.

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Sam 26 Fév - 10:54

Petit à petit, élèves et professeurs prenaient place dans la grande salle. Les bancs se remplissaient, tous rejoignaient les places qui leurs étaient attribuées. Mais Dana elle était en proie à une sorte de lutte intérieure. Pensées en tas qui écrasaient sa conscience et lui donnait un air distant. Elle était comme scindée en deux. A la fois excitée par le discours à venir, par la venue de sa mère et par l’importance de cet évènement dans leurs vies futures. Que ce soit la sienne, celle de son organisation, mais aussi celles des sorciers présents dans la pièce. Car une partie d’elle était persuadé que tous ouvriraient les yeux. Que tous comprendraient l’importance de cette union. Qu’ils devaient tous lutter ensemble. Elle était certaine que tout serait différent à l’issue de la journée. Mais une autre partie d’elle-même tremblait. Oui, elle avait en quelques sortes peur. Des réactions de certains des élèves, de leur esprit de contradiction, de leur manque de clairvoyance et du fait que par leur obstination ils mettent la ministre en difficulté. Non pas qu’elle n’avait pas confiance en celle qui allait s’exprimer devant tous, mais elle connaissait certains de ses camarades pour leur pugnacité à la limite de l’incorrection. Alors oui, elle ne pouvait s’empêcher d’appréhender un peu.

Perdue dans ses pensées, le regard toujours rivé sur la photo située à sa droite, elle n’avait pas entendu Neville se glisser à coté d’elle. Elle ne réussit qu’à prendre quelques mots à la volée, n’ayant pas été attentive avant qu’il ne se mette à parler. La décoration…. Elle leva son regard et remarqua effectivement que des modifications avaient été apportées. Bien trop euphorique et stressée, elle ne s’en était pas aperçue. Incroyable mais vrai. Certes, elle comprenait la contrariété de son co-équipier. Mais elle n’était guère surprise que quelques changements eussent été effectués et finalement la décoration de la salle n’avait été qu’un prétexte dont elle s’était servie afin de passer du temps seule avec lui. Elle regarda attentivement la nouvelle apparence de la grande salle. Bon, elle n’aurait probablement pas imaginé des modifications de cette ampleur mais il n’y avait pas non plus lieu de se laisser aller aux sarcasmes. Un certain agacement avait commencé à poindre. Ce fut cependant avec calme et sourire qu’elle se décida à répondre au griffy.

- Effectivement, quelques modifications ont été apportées. Je me doutais que quelqu’un repasserait derrière et la taille de ces changements me surprenne autant que toi. Mais tu remarqueras qu’ils ont gardé quelques unes de nos idées. Il me semble que…

La Serdaigle se stoppa dans sa phrase, sentant une nouvelle présence à ses cotés. Une main qui effleure son bras. Son cœur se mit à battre et son corps se mit à trembler légèrement. Par réflexe elle tourna sa tête afin d’observer le visage de son nouveau voisin. Et ce, bien qu’elle le connaisse et qu’elle sache qu’il aurait dans son regard cette malice, cette provocation qui lui était propre, ce sourire charmeur. Avec difficulté elle se retint d’afficher un sourire mièvre mais ne put s’empêcher de rougir sentant leurs jambes se frôler. Bouche bée elle écouta les paroles du nouveau venu. Sentant un pincement au creux de sa poitrine. Dana prit deux profondes inspirations afin de quitter l’état fébrile dans lequel elle se trouvait. Elle essayait de se faire une raison, elle n’était qu’une élève parmi tant d’autres. Mais pourtant elle aimait cette promiscuité. Oh oui. Plus qu’elle ne l’aurait souhaité. Elle respira une nouvelle fois et répondit au second Gryffondor le toisant du meilleur air hautain qu’il lui était possible d’effectuer.

- Je suis navrée que l’attribution te gênes, mais nous ne sommes pas là pour nous divertir vois-tu. Tu te retrouveras tes chers amis à la fin de la réunion. Tu sauras tenir jusque-là non ?

Elle se retourna une nouvelle fois afin de reprendre sa conversation avec Neville. Ignorer, snober dans le but de donner une impression d’indifférence. Tel était le plan de Dana. Mais les conversations se mirent à mourir les unes après les autres. La ministre venait de faire son entrée. Majestueuse, d’une prestance sans égale. Elle dégageait une sorte d’aura qui procurait de la chaleur dans tout le corps de la Serdaigle. Sourire éclatant et regard pénétrant. Jamais autant de fierté n’avait empli le corps de la Serdaigle. Elle vit la scène comme au ralenti, et si elle avait possédé un retourneur de temps, elle aurait souhaité la vivre encore et encore afin d’en garder à jamais sa beauté enfoui en elle. La ministre s’installa face à eux. Sa présence était éblouissante et éclipsait totalement le directeur. Leurs regards se croisèrent quelques instants, Dana reconnaissant sa mère derrière la digne personne qui était présente devant eux. La jeune élève était débordante d’amour et aurait souhaité la prendre dans ses bras afin de lui prouver son soutien inconditionnel. Mais elle se contenta de lui sourire.

Enfin, le discours commença. Dana buvait littéralement les paroles de la ministre. Y voyait bonté et sagesse. Choses dont les précédents occupants à ce poste n’avaient selon elle pas réussi à montrer. Elle fut toutefois surprise de la réforme qui allait se mettre en place. Bien qu’étant de la même famille que l’actuelle gouvernante de leur ministère, la Serdaigle ignorait les décrets crées jusqu’à leur mise en place. Elle ne put cependant qu’approuver cette décision en son for intérieur. Elle avait bien plus confiance en le ministère qu’en l’école qui avait formé, il ne fallait pas l’oublié, celui qui aujourd’hui ravageait à la fois le monde magique et celui des moldus. Oui l’insertion du ministère dans l’école ne pouvait être qu’une mesure excellente, et Dana eut bien du mal à se retenir de montrer son fervent soutien à travers quelques applaudissements d’encouragement.
Mais comme il fallait s’y attendre, Potter, le cher Potter s’était levé afin de faire une remarque. Cela ne l’étonna guère qu’il soit le premier à se manifester et elle ne doutait pas que d’autres élèves des Maraudeurs suivraient par la suite. Avec force et courage, elle se contenta d’écouter, ne se retourna pas. Fut même surpris du calme avec lequel il était intervenu. Ce ne fut pas le cas d’Evans. Bien heureusement, le directeur Dumbledore intervint à temps. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, elle lui en fut reconnaissante.

La suite des évènements se perdit dans son esprit ? Tout devint d’une extrême confusion. La Serdaigle se souvint seulement de nombreuses interventions. Contre sa mère. Contre la politique qu’elle défendait corps et âmes. Trahison d’une personne qu’elle pensait de son bord. Trahison de l’un de son voisin. Mais le pire fut lorsqu’Evans se mit une fois de plus à prendre la parole. Dana fut prise d’une subite envie de continuer cette dispute inachevée dans ce couloir. De lui arracher le moindre de ses cheveux. Entêtée écervelée qui n’écoutait pas même ce qu’il se disait qui n’en faisait qu’à sa tête. Qui ne voyait que le négatif. Tous dans cette école étaient les même. Pas un qui ne voyait l’intérêt de suivre la politique édictée par le ministère. Colère rage qui détruisait toute la raison de la jeune élève.
Elle voulait intervenir, défendre son opinion, détruire ses adversaires. Mais elle restait à observer sa mère. A se sentir faible comparé à elle. Si faible. Une peur immense de la décevoir. De ne pas être à la hauteur. De tout gâcher. Le corps de Dana se mit à trembler comme une feuille. Tout en elle se craquelait. Sa si belle confiance en elle, sa capacité à parler devant un public. Toutes ses qualités d’oratrices, toute sa pugnacité. Envolées. Comme soumises à un sortilège de disparition. Il ne restait absolument plus rien en elle. Si ce n’est cette rage, cette colère envers ceux qui se bloquaient, qui ne voulaient pas comprendre que le monde entier était changé. Que Poudlard ne pouvait être celui des générations précédentes. Il était bien plus évident de se voiler la face que d’affronter ses craintes.

Ah ! Il était donc affreux de confronter un élève de onze années à la dure réalité des choses. Mais le laisser dans l’ignorance, lui faire croire à des fables pendant sa scolarité et le laisser sortir dehors afin qu’il constate lui-même de l’horreur des choses, c’est vrai que c’était bien mieux ! Quand à s’occuper d’autres pays. Sa mère était sagement en train de s’occuper d’elle-même. Elle était mère au foyer aux prémices. Nomination plus que récente. Bien entendu si elle avait été au pouvoir à cette époque tout aurait bien été différent ! Interventions sans queues ni têtes, qui cherchaient justes à discréditer le ministère, qui souhaitaient juste s’engluer dans leur petit confort. Dana bouillait de colère. Avait envie de tout détruire. De leur montrer. De leur faire comprendre. Qu’ils le souhaitent ou non. Ce discours était sensé leur ouvrir les yeux. Pas les amener à poser des critiques à la moindre phrase prononcées. Bande de trolls dépourvus de réflexion. Voilà quelques temps que la Serdaigle n’entendait plus ce qu’il se passait. Qu’elle ne saisissait que quelques bribes de paroles de-ci et delà. Elle se leva afin d’exprimer son courroux et se rendit compte que toute l’intention des élèves étaient reportée vers quelqu’un d’autre. Harry Over, debout baguette levée.

Le cœur de Dana s’arrêta. Voyant que la personne visée n’était autre que sa mère. Elle observa la scène. Se mit à hurler. Incapable de réagir, bloquée par la terreur. Littéralement. Ses jambes flagellèrent, elle s’écroula au sol. En larmes.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Sam 26 Fév - 11:10


    L’écart entre les élèves se creuse de plus en plus. Il n’est plus question de différences de maisons, mais de différences d’opinions politiques. Deux camps se dessinent : celui pour la ministre de la magie et en accord avec cette dernière, et celui contre cette dernière qui ne veut pas la voir invertir l’école. Et au milieu se trouve un directeur qui ne réagit, en somme, que fort peu. Sans doute a-t-il comprit que la ministre voulait se débrouiller seule, bien que les évènements semblent lui échapper à mesure que le temps passe. Il est temps pour le chef de Poudlard de faire de nouveau entendre sa voix, que cela plaise ou non…



    Quatrième ordre de passage ;; Vous avez huit jours pour poster, à la suite du poste d’Albus Dumbledore. N’oubliez pas que si vous n’avez pas répondu à trois ordres de passage, vous êtes désinscrit de la mission. Merci de bien respecter, également, le délai imposé par l’ordre de passage.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Sam 26 Fév - 11:29

    Albus Dumbledore n’était pas dupe, et avait comprit que son intervention n’avait pas plut à la ministre. Sans doute se pensait-elle apte à affronter de jeunes sorciers virulents, dans la fleur de l’âge ? Il fallait de nombreuses années d’expériences pour savoir comment calmer les esprits et retrouver le calme sans faire preuve de violence ou d’élévation de la voix. Il était certain que Margaret n’y arriverait pas, mais la laissa essayer. Avec un peu de chance, se disait-il, elle comprendrait combien il est important qu’elle ne se mêle pas des affaires de Poudlard, et qu’elle n’est pas compétente dans ce domaine ? Assi confortablement dans son fauteuil, le vieil homme observait, écoutait, sans plus dire un mot, ni faire un seul geste. Il regardait ses élèves puis ses professeurs se levaient contre la nouvelle autorité de la communauté. Il voyait cette dernière gardait le contrôle de la situation tant bien que mal… Jusqu’à ce qu’Harry ne vienne lever sa baguette, et que Dana tombe à terre, en larme et en hurlant. Cette comédie avait assez durée et il était temps que le directeur se lève de nouveau. Il ne pouvait pas laisser cette situation dégénérer un peu plus et nuire à ses élèves, comme à la ministre elle-même.

    – Je pense que vous avez échauffé l’esprit de tous mes élèves Margaret, et qu’il n’est pas bon pour leur santé physique ou mentale que nous continuons dans cette lancée. Miss Evans, veuillez accompagner Mlle Lundy à l’infirmerie, afin que Mme Pomfresh puisse s’occuper d’elle. M. Over, il sera sage de baisser dès à présent votre baguette, si vous ne voulez pas que nous vous la confisquions. Menacez la ministre de la magie n’est pas la meilleure des choses que vous puissiez accomplir. Quand à vous autres, élèves, je vous demanderais d’attendre que Mme Lundy vous ait annoncé les réformes que nous avons établies ensemble. Je vous demanderais d’ailleurs de vous calmer. La violence et la haine n’engrange que la violence et la haine. Si Mme Lundy s’est montrée offensante ou indélicate, il ne fait aucun doute que ce n’était pas son intention. N’oubliez pas que notre priorité est d’assurer votre sécurité. Nous sommes tous ici des sorciers responsables, ainsi vous demanderais-je à tous de vous conduire comme tel et de vous montrez respectueux envers les personnes qui vous entourent, qu’ils aient onze an, quinze ans ou quarante ans…

    Son regard s’était posé sur toutes les personnes présentes dans la salle, la ministre y comprit. Il était important que cette dernière comprenne qu’elle devait elle aussi faire attention au ton qu’elle employait, ainsi qu’aux choix de ses mots. Elle encore plus que toutes les personnes réunies devait prendre des pincettes et c’est ce que lui avait fait comprendre Dumbledore dans ses paroles. Elle était allée trop loin et c’est ce qui lui avait fait perdre le contrôle de la situation.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 27 Fév - 16:15



    Rémus assistait bien sagement assis, n'intervenant pas du tout mais le regard alternant sur chacun des protagonistes qui intervenaient à tour de rôle. Très nettement, c'était comme une ligne de démarcation qui se dessinait entre deux camps ; les divergences d'opinions politiques les détachaient les uns des autres ; pourtant, au départ, les deux camps partaient sur de bonnes bases mais aucun des deux ne comprenaient l'autre. Avec vertige il voyait cette lige de démarcation se créer... Ce n'était PAS bon, pas bon du tout ! S'ils avaient les mêmes bases, s'ils avaient tous l'ambition de terrasser le Mal un jour, ce n'était pas en séparant, se mettant à dos ainsi qu'ils arriveraient à quelque chose... Ils ne faisaient que créer davantage le fossé et de raffermir le Mal dans ses ambitions à lui. De toute évidence, l'actuel ministère voulait montrer qu'il voulait faire quelque chose pour améliorer la situation, mais il faisait comme il voulait, sans écouter la voix d'élèves de l'école qui s'étaient déjà battus, qui avaient déjà commencé à se battre pour leur monde... Elle voulait leur montrer un chemin ?

    Ce n'est pas par des décrets que l'on peut changer le monde ; ce sont par des actions. Et pour le moment, aucun ministère n'était parvenus à résoudre cela. Ni le sien ni aucun autres. Elle avait raison ce qu'elle annonçait là, ce n'était que de la poudre aux yeux lancés au journalistes qui l'attendait à la sortie de cette école, elle avait raison sur ce point ; ce n'était rien d'autres. Ce n'était que du vent. Rémus faillit sauter sur ses pieds lorsqu'il entendit Harry dans l'assistance crier aux autres d'arrêter tous... Il semblait aller mal ; Rémus tourna la tête vers lui, tout comme beaucoup d'autres sans doute... Il se demanda ce qui lui prenait et il dû prendre beaucoup sur lui-même pour demeurer à sa place sans bouger. C'est alors qu'il vit Harry littéralement « péter un câble » alors que sa baguette se pointait vers... La ministre ? Ce n'était pas bon, pas bon du tout. Ils étaient censés être du bon côté, se battre ensembles tous, et là, le ministère ne faisait que tous les séparer...

    Heureusement, Rémus fut des plus soulagés lorsqu'il vit Dumbledore se lever et prenant la parole, lui demander que menacer la ministre ne servait à rien. Cependant il avait raison sur un point... La ministre Margaret Lundy avait réussi sur un point important : celui d'échauffer les esprits des élèves... Contre elle. Rémus ne sut pas réellement ce qui se passa en lui à cet instant mais voir que Dumbledore était encore présent à cet instant, l'entendre parler, comme si cela suffisait à rappeler qu'il était encore là, qu'on ne l'avait pas encore viré de l'école et que le ministère n'avait pas encore gagné dans sa mission de « s'infiltrer » dans les affaires de l'école afin de prendre en mains... Cela semblait lui redonner espoir, étrange... Mais son admiration pour cet homme était complète, ainsi que sa reconnaissance, et il croyait en lui sans doute encore plus que n'importe qui.

    La destinée des élèves ? Rémus ne sut pas pourquoi mais cela lui créa comme une décharge et presque instantanément, il sauta sur ses pieds comme brûlé par quelque chose à ses pieds, ou simplement par le désir de s'exprimer... Il ne s'était déjà que trop tait tout du long de sa vie jusqu'à présent. Dumbledore leur avait dit à tous – sans exceptions, aux plus jeunes comme aux plus âgés – de rester respectueux dans leurs propos ; Rémus n'avait de toutes les façons pas l'intention de sortir de lui-même ou de se montrer irrespectueux envers qui que ce soit... Il voulait simplement témoigner de certaines choses qui lui tenaient à cœur et qu'il avait retenu du discours de la première dame actuelle de Grande Bretagne...

    « Je suis conscient que votre place est difficile... Mais si vous vous voulez vous « ancrer » à Poudlard pour essayer de nous guider et nous montrer que notre unité ne doit jamais faiblir, et bien vous arrivez trop tard. C'est déjà depuis très longtemps, et en ce la votre action est absolument inutile. J'ai bien l'impression que vous avez l'impression de parler à de simples adolescents avec des rêves pleins la tête ainsi que des illusions ; or ce n'est guère la cas. Beaucoup d'entre nous se sont déjà battus contre l'avancée du mal et continueront à se battre – ensembles – à se battre, que vous soyez là ou non pour nous épaulez. Vous semblez vouloir nous aider à faire nos choix, madame ? Nos choix, la majorité d'entre nous nous les avons déjà faits. Ce n'est pas ici, à Poudlard, qu'il faut venir faire votre politique... Mais à l'extérieur. Ici, la plupart d'entre nous nous sommes déjà battus pour ce que l'on croit meilleur... Si vous voulez nous montrer un chemin, et nous empêchez de prendre le mauvais, c'est trop tard car la plupart d'entre nous ne vous avons pas attendus pour nous faire une idée de l'extérieur, et nos choix sont déjà faits. Si vous attendez,à venir ici, à des esprits non encore formés et influençables en ce sens, vous vous trompez. C'est sans doute par ailleurs pour cela que vous avez rencontré autant d'oppositions de la part de nombre de mes camarades et la preuve en est que le blason de la Maison ne fait pas l'opinion politique car plusieurs Maisons se sont exprimées sur la même opinion. Vous vouliez de l'unité ? Vous en avez. Et ce n'est pas forcément votre venue qui l'a provoquée ; une plante ne pousse pas en un jour après que la graine soit plantée »


    Il parlait d'une voix tout à fait posé, calmé, mais avec énergie et convictions. Il s'était levé timidement, légèrement intimidé par le fait que tous les yeux probablement s'étaient instantanément dirigés vers lui et ce n'était pas pour le mettre à l'aise... Mais il savait une chose. Il savait ce qu'il voulait dire. Il savait qu'il devait appuyer ses amis... Et essayer de faire comprendre à la ministre – au ministère actuel – qu'ils se trompaient complètement de cible, que ce n'était pas en essayant de contrôler Poudlard ainsi, qu'ils réussiront à faire quelque chose. Depuis le début, il n'avait pas parlé... Il culpabilisait beaucoup de ne pas avoir montré de quel côté il était vraiment, qu'il partageait de nombre des élèves ici, de ne pas avoir encore soutenus ses amis... Il devait au moins montrer qu'il les soutenait dans leurs propos. Après tout, la ministre n'avait-elle pas dit que rester unis c'était ce qu'ils devaient faire ? Ils ne l'avaient certes pas attendus pour le faire mais passons.

    « Vous dites de rester unis contre vous comme nous le sommes en ce moment ? De nous battre pour notre avenir et ce qui nous menace tous ? Nous sommes réunis en ce moment sous le toit du même destin, vous-mêmes comme nous tous. C'est ensembles que nous devons rester, et certainement pas en nous faisant se révolter contre vous ; à moins que vous ne serviez pas les mêmes desseins que nous. Ce que je vois hélas est un énorme fossé qui se creuse entre nous alors que le base de notre combat est normalement la même. Pourquoi devrions-nous rester contre vous alors que nous devrions au contraire rester du même côté, si du moins le ministère désire vraiment la défaite des forces du mal ?... Vous avez raison, tous vos décrets que vous proposez, ne sont sans doute que de la poudre aux yeux pour les journalistes qui vous attendent au-dehors sans doute... J'attends cependant de savoir de quoi il s'agit vraiment pour pouvoir en dire davantage, mais je ne reprends que ce que vous avez dit, vous les avez vous-mêmes qualifiés de poudres aux yeux... Avouez que c'est bien étrange de qualifier vos propres décrets ainsi alors que ce sont les vôtres ! N'êtes-vous même pas vous-mêmes convaincue qu'ils ne peuvent marcher ? Cela donne vraiment une très belle image du ministère actuel si c'est ce que vous les dévaluez ainsi en disant comment ils peuvent être interprétez par la communauté magique... Cela donne l'idée d'une sécurité illusoire. Ce n'est pas « satisfaire les journalistes » par des décrets qui leur donne de quoi faire des articles ou matière à parler qu'il faut ; le but n'est pas de satisfaire les journalistes, c'est d'agir. C'est des actions qu'il faut, non de simples décrets qui seront bien loin d'arrêter les forces du mal de progresser… A moins que votre seul but soit de vous mettre véritablement en guerre contre nous ? Je crois que vous vous trompez d'adversaires si vous tenez absolument à ce que l'on se mette contre vous ; Ce n'est pas ici que vous devez agir. Depuis trop longtemps, le ministère n'agit en rien pour nous défendre et défendre les intérêts du monde ; alors nous-mêmes, nous vous avons pas attendus. C'est dehors qu'il faut agir. Pas ici... Nous n'avons pas besoin de nous pour faire nos choix et pour savoir agir de la meilleure manière qui soit. »

    Nous nous débrouillions très bien sans vous jusque là.

    Sur ces mots, sans oser regarder personne d'autres comme s'il se sentait confus de sentir peser sur ses épaules tous les regards des autres, il se laissa retomber sur sa chaise tout en demeurant bien droit contre son dossier et le regard grave et sans ciller de l'endroit où se tenait madame la ministère et Dumbledore à côté. C'est en nouant ses mains entre elles qu'il se rendit alors compte qu'elles étaient moites...


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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 27 Fév - 22:32

Ce vieux fou ne tient plus sur ses jambes, ce que tu peux être pathétique mon pauvre Stanislas. Tu devras bientôt t’acheter une canne. « Merci ma chère, tu as toujours le mot pour faire rire ». Sérieusement, je casse un tout petit peu la ministre et toi tu trembles déjà comme une feuille. « Un petit peu ? ». Bien sûr, j’aurai pu faire bien pire si tu m’en avais laissé le temps ! Mais bon, tes marmots braillards sont tellement enthousiastes, je préfère leur laisser la parole. Regarde, héhé, on a enflammé les rebelles. Le petit Potter se lève et reprend de plus belle. Ouuuh, je sens que certains vont remonter dans mon estime. « En somme, tu n’aimes que les sadiques ? Aurais-tu été une ancienne serpentarde dans une autre vie ? ». C’est bien mieux que d’être guimauve ou de vouloir sauver tout le monde à tout va ! « Si tu le dis, tu sais, les autres maisons ont autant de qualités et… » Oui, oui, je sais, je sais. N’entrons pas dans un débat sur les aptitudes et qualités de chaque maison, on va perdre le fil de la conversation. QUOI ?!? Comment ça je suis tombée dans le panneau comme les autres ? Il est culoté ce nabot ! « Ludanbot ». Roh, ça va, ne me cherche pas des misères, j’suis vénère. Je lui en foutrai moi des : mes camarades et monsieur McFly sont tombés dans le panneau. « Il ne fait qu’énoncer une vérité bien cruelle hélas ». Comment ça ? « Je pense qu’il a raison de dire que cette technique permettra non seulement de justifier ses actions auprès du conseil ou de la population, mais elle lui permettra également d’avoir le feu vert pour tout ce qu’elle entreprendra ». En gros, c’est une sale manipulatrice ? Aux armes ! Faut la brûler sur le buché ! Vas-y petite Badenov, montre-lui qu’elle est une grosse marâtre acariâtre et boutonneuse ! « Quelle imagination fertile ». Tais-toi, je cause ! Et je pense aussi alors cessez de hurler de partout. Ah. Du calme, enfin. « C’est même trop calme ». Retourne-toi vieux crouton, je veux voir ce que tous regardent. Oh ? C’est quoi cette histoire ? Il n’est pas assez fort mentalement alors il fait une crise ? Hihi, les griffons, ce sont des faibles en vérité, je le savais ! « N’importe quoi, il souffre, ça se voit ». Ah, oui, t’as peut-être raison. Il me rappelle quelqu’un à trembler ainsi… Han ! Il va carrément attaquer la ministre ! Mwhahahahahaha, je les respecte tes petits morveux désormais. « Cela n’a rien de drôle, il risque beaucoup par cette action ». Rooh, ils ne vont pas faire une crise pour si peu, si ? Il veut juste avoir son mot à dire, ce n’est pas la peine d’en faire une montagne. Hé, hé, tu fais quoi ? Pourquoi tu le regardes ? Pourquoi tu vas lui causer vieux papy déglingué ?

    « Monsieur Over, écoutez les dires du directeur et rangez votre baguette. C’est dans votre intérêt jeune homme. Il serait dommage que l’on vous en prive en ces temps difficiles. Essayiez de vous calmer, je n’ai pas de potions calmantes sur moi hélas, je n’en avais pas vu l’utilité… Restez calme le temps de cette entrevue et vous irez à l’infirmerie par après rejoindre miss Lundy. Je gage d’ailleurs qu’il faudra quelqu’un pour vous surveiller tous les deux sinon cela risque de tourner au massacre…»

C’est quoi ces messes basses ? C’est quoi ce sourire en coin à la fin de ta tirade ? « Il vaut mieux que les aurors n’entendent rien ». Han ! Pourquoi tu lui dis d’arrêter ? Je sais qu’il est en piteux état, je doute qu’il fasse des lumières mais quand même… Allez, ce serait marrant. « Arrête, il s’agit de son avenir, je ne risquerai pas cela, Dumbledore a raison ». Le vieux fou de bonbons au citron, il a raison ? Pfff, rabat-joie… Allez, va te rasseoir vieux fou incompétent. Tu ne sers à rien. « Quelle extrême amabilité ». Il n’y a que la vérité qui blesse d’abord. Hum ? Tiens ? Le petit Lupin, timide des rouges et or, se lève ? Cela risque d’être intéressant… Heeeeein ?!? Ils n’ont pas attendus pour agir ? Comment ça ? Comment ça, ils se sont déjà battus contre les forces du mal ? Je suis toujours en retard d’une guerre à cause de toi vieux déglingué décérébré ! Tu ne pourrais pas te renseigner un tantinet ? « Mes étudiants ne sont pas sensés être des combattants et ce que monsieur Lupin vient de dire me chiffonne… ». Ah, je ne suis donc pas la seule à trouver bizarre qu’il prétende s’être déjà battu ? « Certes, je trouve cela aussi étrange. Comment pourrait-il avoir déjà affronté le seigneur des ténèbres ? A moins qu’il n’appartienne à un groupe de jeunes rebelles combattant pour la liberté ». Dudu, reviens dans la réalité et arrête de lire des bandes dessinées moldues. Les super-héros, ça n’existe pas. Il n’empêche, nous ne sommes toujours pas plus avancé, c’est bizarre ce qu’il a dit. Je finirai bien par découvrir ce que ça cache, mwhahahahaha. Quitte à le foutre en retenue et le torturer en l’obligeant à lire des livres porno’. « Pardon ? » Bah oui, timide comme il est, ce sera pire pour lui que de devoir copier des lignes, je suis sûre que ce genre de punitions ne lui ferait aucun effet. « Tu me fais peur tu sais ? » Oui mais j’assume.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mar 1 Mar - 16:40

De nouveau assise sur ma chaise, la Ministre ne tarda pas à reprendre la parole, en nommant un homme inconnu à mon répertoire, mais apparemment célèbre. De l’autre côté ? Peut être chez les Moldus hein, mais moi et l’histoire déjà de la Magie, ça faisait deux, si en plus je devais retenir des vieux mecs politiques moldus, je vous imagine pas la somme, du genre plus infinie. Alors oui, j’étais nulle en histoire, je ne comprenais pas à quoi ça servait d’apprendre des noms de gens morts depuis des centaines d’année, et oui je ne comprenais pas grand-chose à quoi on me disait dans ce cours. Conclusion, je ne voulais pas savoir ce que ce Roue truc avait dit ! Ca ne me servirait pas. Mais je restais attentive quand même au discours de la Ministre. On apprend de nos ainés, du moins, c’est ce que les Anciens du village disaient souvent à nous les jeunes. Pas qu’on écoutait pas nos parents, mais plutôt parce qu’on avait tendance à ne pas écouter les légendes ou les choses comme ça. Les choses de fou que nos parents ou grands parents pouvaient nous racontaient. Et puis écouter les paroles d’une femme dont le pays part en vrille, c’est marrant de voir comment elle veut essayer de le remettre sur pied. Ses dernières paroles étaient un peu paradoxale, se battre contre elle, ne pas avoir le même destin, mais quand même contre ce qui était dehors. N’était-il pas sous entendu de se battre contre les forces du mal, or dans ce cas là tous se battre contre elle, et donc avoir le même destin que la Ministre. Heureusement qu’il n’y avait que moi qui avait accès à mes pensées, sinon les gens deviendraient fous, mais dans ma tête c’était comme ça. On n’avait pas le même destin au niveau carrière et professionnel, mais alors ceux qui se battront contre le Lord, auront le même destin, et celui-ci aurait une fin tragique pour eux. Non, je ne suis pas défaitiste, mais réaliste.

Directement, nous arrivions donc à ces réformes, mais autant elle parlait, autant je n’avais pas perçu l’ombre concrète d’une réforme, et je restais silencieuse ? Qu’en de rares cas ? J’étais curieuse alors de voir ces rares cas. Inquiète d’en voir plus souvent que rareté. Oui j’étais méfiante, méfiante face à cette politique, face à cette femme et compagnie, oui j’étais méfiante. Et cette méfiance était je pense, justifiée, peut être par mon passé, peut être juste par ce que je pensais moi-même et ce que j’avais déjà vécu ici en Angleterre, mais alors cette méfiance faisait part. et non, je ne me sentais pas amplement à mon aise avec cette direction, et cette main mise sur l’école.

« Pertinent » murmurai-je dans mes cheveux qui étaient venus s’installer juste devant mon nez, exclusivement destiné à ce qu’un Gryffondor roux venait de sortir. Nom ? Inconnu, Prénom ? Ah si, je crois que je l’avais déjà croisé. J’avais parlé plusieurs fois avec lui, Ron ! Bon, je suis nulle pour retenir leur nom de famille, mise à part ce qui me marquait, du genre Over auquel je criais plus d’une fois le nom dans les couloirs le soir. Tout aurait pu rester avec une certaine atmosphère pesante, n’ayant toujours pas parlé avec mon voisin de gauche, tandis qu’Over, Harry tomba en criant à côté de moi. Aussitôt ça me tirait de toutes mes pensées. Qu’est ce qui se passait ? Pourquoi réagir comme ça, comme si on venait de l’achever ? Et soudain, il avança avec sa main tendu, intérieurement je ne voulais pas y croire. Ca ne pouvait pas recommencer, et en même temps, il ne pouvait pas agir de lui-même, c’était juste impossible. Qu’est ce qui se passait encore pour lui ? Je m’en posais des questions beaucoup, et ses paroles, aussi brutale que ça.

Tout s’accélérait autour de nous, Dana tombait en hurlant à terre, en voyant sa mère ainsi menacé par un élève de 7ème, perturbant cette intervention. Je n’osais pas bouger, préférant me taire, et de prier intérieurement pour qu’il arrête, Dumbledore qui intervient, un autre élève, McFly. Bref, le maitre de potion
.

« Ecoute les Harry, s’il te plait, ne fais pas quelque chose que tu pourrais regretter. » Murmurai-je une nouvelle fois pour moi-même et pour me rassurer. Je n’avais pas envie qu’il se fasse renvoyer du collège, pas lui du moins. Et je pouvais le jurer devant n’importe quelle puissance, ce n’était pas lui, j’étais certaine que c’était autre chose, non il ne pouvait pas agir par lui-même ainsi. Il était trop calme pour ça, certes courageux et vaillant, mais pas assez, ça relevait de la folie de s’attaquer ainsi à une horde d’auror qui était prête à rétorquer si leur joyau était touché. Ca pouvait mal finir, cette intervention allait mal finir…
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 2 Mar - 1:43

    Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais déjà que la situation risquait de totalement déraper. La ministre disait ce qu'elle avait à dire. Il était clair que les gamins de Poudlard n'allaient pas se laisser faire. Pourquoi? Parce que leur fidélité allait avant tout à Dumbledore, et pas à leur pays. Ils ne connaissaient encore rien du monde qui les entourait, ils ne pouvaient jurer qu'en la seule figure d'autorité qu'ils connaissaient. Oh bien sûr, je pouvais les comprendre. Depuis leur naissance, on leur rebat les oreilles avec la toute puissance de Dumbledore, son génie, son altruisme. Ils n'ont jamais connu que lui comme guide, comme précepteur, comme modèle. Il n'en va pas de même pour moi. Je me sens soudain vieux, dans ce corps qui se parchemine progressivement avec l'âge. Je me sens las, aussi. J'aime ma vie, je ne me vois pas la mener autrement. Mais savoir qu'il y aura toujours un ennemi à combattre, même après ma mort, n'est pas une pensée réjouissante. Pire, savoir que des êtres naîfs sont prêts à se ranger sans condition derrière Dumbledore, ne me fait pas passer beaucoup de nuits tranquilles. J'assiste impuissant à une jeunesse qui se fanatise d'elle même derrière un leader. Cela laisse un goût amer dans ma bouche. Ne croyez pas cependant que j'ai quoi que ce soit contre mon plus vieil ami. Cet homme est le plus pur de corps comme d'esprit que je connaisse, l'ami le plus loyal et le plus fidèle qui soit. Il ne souhaite pas le pouvoir, il ne désire aucune gloire. Il n'est réellement motivé que par l'altruisme et son amour de son prochain. Mais les jeunes font de lui leur leader, contre sa volonté. Ils l'utilisent comme bannière, chose qu'il ne désire pas. Pauvre, pauvre Albus. Toi qui a toujours voulu mener une vie tranquille, faite d'érudition et de contacts humains pacifiques. Te voilà prendre un rôle qu'on t'impose. Je plains réellement les élèves de Poudlard. Ils ont abdiqué leur raison.


    Et ce qui suit me conforte dans cette idée. Une jeune gryffondor s'élève. Elle parle clairement, de façon très matûre. Elle se rebelle. Et merlin sait qu'elle ne sera pas la seule. Plus étonnant, un serpentard se lève. Je l'identifie immédiatement comme étant Regulus Black. Je le connais, pour connaître par coeur le dossier et les informations sur sa cousine Bellatrix. Ce petit gosse de riche se permet de parler façon conservateur, en parfaite réplique miniature de son père. Je n'aime pas ces gens, bouffis d'arrogance et d'argent, croyant que le monde leur appartient. Pourtant, je tiens ma place, alors que le jeune Ludanbot s'élève à son tour contre la ministre. Celle ci réplique, se laissant sans doute un peu important, mais restant très juste dans ses propos. Elle a déjà l'indulgence de leur déclamer ses décrets en personne plutôt que de les leur imposer depuis son bureau. Et elle a raison. Elle est notre dirigeante, pas leur amie. Elle est dure, mais n'est ce pas d'elle que nous avons besoin? L'ordre du phénix doit rester viable comme contre pouvoir, comme objet de tempérance de la politique ministérielle. Mais c'est bien à la chef de notre gouvernement de prendre les décisions majeures dans notre existence. Si elle ne le fait pas, qui le fera? Pas Evans en tous cas, qui se pose une fois encore en leader des étudiants de Poudlard. Ce qu'elle dit n'est pas faux, pourtant. Mais je suis de la vieille école. Je ne suis pas du genre à entrer en rebéllion. Sans ordre ni discipline, il n'y a pas de société. Et pas de société, c'est le chaos, la mort, le viol, le pillage. Alors, je préfère autant me ranger sous un dirigeant un peu brutal, quitte à saper certaines de ses actions les plus extrêmes de l'intérieur. Evans est suivie par Sirius Black, un de leurs professeurs, Potter et une fois encore Ludanbot. La ministre fait preuve de nouveau de son talent pour la répartie et les discours officiels en mettant cartes sur table. Elle ne prend aucun gant. J'aime ça. Je me laisse séduire. Je sais que je devrais encore travailler pour l'Ordre, mais j'aime la façon qu'elle a de présenter les choses, de les juger, et de les traiter. Simple, efficace et précis. Puis, Harry, le dernier protégé de Dumbledore, se lève d'un bond, ivre de fureur. D'instinct, je sais que quelque chose cloche. Je fais deux pas en avant, sortant de l'ombre. Je pose la main sur ma baguette. A quoi joue t'il? Il tend sa propre baguette. Je dégaine la mienne, mais la garde près de mon corps. Je ne suis qu'un pas derrière la ministre, sur son côté. Je suis prêt à agir. Qu'Hover fasse partie de l'Ordre ne me dérobera pas à mon devoir. Mais Dumbledore intervient. Je croise son regard. Il contrôlera la situation. La fille de la ministre s'effondre en pleurs, elle va être emmenée. Je ne range pas ma baguette.


    Cet endroit est une véritable poudrière. Il faudra que j'en touche deux mots à Dumbledore.


    Je me penche légèrement vers la ministre, remuant à peine les lèvres.



    Madame la ministre... Je ne peux que vous conseiller d'être brève. Ces jeunes gens ne méritent même pas l'incident qu'ils risquent de provoquer. En tant que chef de votre sécurité pour ce discours, je vous conseille d'aller au fait...
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 2 Mar - 11:27

    La réplique implicitement cinglante de Dumbledore, les commentaires du jeune Lupin, l'effondrement de sa fille... Voilà autant de choses qui déplurent fortement à la Ministre de la Magie. Elle savait pertinemment que ce discours n'était pas une réussite dans ses liens avec les élèves de Poudlard. De toute façon, ils la détestaient déjà avant qu'elle n'entre ici et avait déversé tout leur colère sur elle, en se contredisant. D'un côté, elle ne devait pas oublier qu'elle parlait à des enfants et de l'autre, ce n'était plus des enfants. Certes, ils s'étaient unis contre elle par pure soif de revanche, de vengeance et de révolte. Tout se bousculait dans la tête de Margaret. Ses pensées s'entrechoquaient avant de rentrer peu à peu dans l'ordre. C'est ainsi que le brouillard mental se leva et qu'elle se rendit compte que le jeune Over pointait sa baguette vers elle. Comme osait-il ? Ensuite, elle entendit les paroles d'Alastor Maugrey, un des aurors les plus compétents de sa génération. C'était clair, il fallait qu'elle mette un terme à une telle mascarade. Se tournant vers Dumbledore, l'expression froide et impitoyable, elle allait régler quelques comptes diplomatiques.

    « Vos élèves, Dumbledore, me paraissent être des petits révoltés, à l'éducation bancale et au savoir-vivre qui laisse à désirer. Je pensais qu'ils feraient preuve de bon sens. Regarder ce jeune garçon, monsieur Over, il vient de ruiner son avenir. Combien de baguette d'aurors son pointée sur lui ? Et puis, il a eu l'audace de clamer la position des autorités haut et fort en me lançant une menace de rébellion. Dumbledore, votre école est pervertie. Je n'ai pas échauffé les esprits. Je viens de démontrer qu'ils étaient aveugler par votre protection. Vous ne serez pas là éternellement et ils se retrouveront bientôt nez-à-nez avec les forces du mal. Ce sont des gosses fanatiques sans aucune conscience morale. Et je compte bien agir en les considérant comme tel quel que soit votre avis sur la question. »

    Se retournant vers les élèves, le regard en coin lancé à la baguette toujours pointée sur elle, Margaret se dressa dans une posture magistrale et lança un regard glacial vers Remus Lupin. Elle connaissait sa situation et elle savait que son dossier scolaire était parfait. Mais un tel élément n'avait aucun droit sur sa politique nationale et il allait en être bientôt convaincu.

    « Jeune homme, vous vous êtes battu contre le mal ? Certes, l'action illégale d'un enfant de dix-sept ans est plus importante que mes décrets. Vous voulez de l'action ? Alastor, mettez hors d'état de nuire monsieur Over. Ce jeune homme est coupable de haute trahison et se verra confisqué sa baguette pour un délais indéterminé. Vous l'emmènerez dans une salle sécurisée où je pourrais aisément l'interroger. Quant à vous, Monsieur Lupin, au vu de votre situation, vous recevrez une convocation pour un interrogatoire approfondi sur vos combats clandestins contre les forces du mal. Vous avez certainement des informations utiles à me fournir, de gré ou de force.

    Bien, il est temps de vous donner ce que vous voulez. Voici les nouveaux décrets mis en vigueur dès aujourd'hui dans cette école.

    Décret de sécurité n°82 : Par décret, les volières de l'École de Sorcellerie Poudlard seront soumises à des contrôles rigoureux de la part de membres assermentés de la Brigade de la Police Magique. Tout destinataire recevant une lettre suspecte se verra interrogé par le Bureau des Aurors et pourra être soumis à des investigations approfondies.

    Décret d'éducation n°41 : Par décret, tout élève de l'École de Sorcellerie Poudlard jugé comme pouvant connaître des informations capitales pourra être interrogé par les autorités dépendantes du Ministère de la Magie et ce sans la moindre présence d'autorité parentale ou équivalence.

    Décret d'éducation n°42 : Par décret, en accord avec le Décret d'éducation n°41 et le Décret de sécurité n°82, tout élève interrogé pourra être soumis à l'utilisation du Véritaserum par seule décision du Ministre de la Magie. Les autorités se réservent le droit de recourir à une arrestation en cas de refus d'obtempérer pour les motifs suivants : Entrave à la Justice Magique et Dissimulation Volontaire d'Information(s) Capitale(s)

    Décret d'éducation n°43 : Par décret, chaque professeur de l'École de Sorcellerie Poudlard se verra attribuer la charge de dispenser des apprentissages en accord avec les termes du Ministère de la Magie. Tout manquement à ce décret sera puni par des sanctions allant de la Restriction de l'Usage de la Magie au Retrait de la Baguette Magique du prévenu. En cas de récidive, le Magenmagot pourra demander l'emprisonnement du prévenu à l'issue de son procès. »


    Regardant une dernière fois l'assemblée, Margaret Lundy resta debout, droite comme un i, et se jura que même face aux enfants, elle ne prendrait plus aucun gant. Poudlard était un nid d'élément perturbateur dans sa politique d'ordre. Ainsi, autant de démesure devait être étouffé dans l'œuf. L'école de sorcellerie n'avait pas fini d'entendre parler du Ministère de la Magie. La politicienne conclut donc sont discours sans aucun sourire et sur un ton impitoyable.

    « Mes chers enfants, se fut un plaisir et je compte sur vous pour continuer comme vous le faites, sur la même voie. Mais attention à ne pas sous-estimé le mur devant lequel vous vous trouvez. »
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 2 Mar - 12:21

Après la fin de mon 'discours', James se leva pour me donner la permission d'embrasser Lily. Ne voulant pas provoquer la Ministre plus que je ne l'avais déjà fait - c'était tentant, mais ... - je me contentais d'adresser un clin d'oeil à mon frangin, et de m'asseoir, pour écouter le professeur McFly. Lui aussi, j'eus envie de l'applaudir, voir de l'embrasser. Non, quand même. Mais, en tout cas, ce vieux bonhomme qui m'avait toujours inspiré de la sympathie avec ses airs de papy gâteux et ses discussions loufoques gagna ce jour-là mon respect éternel ! Ce fut ensuite au tour de Ludanbot de prendre de nouveau la parole, et je me dis que finalement, il n'était pas si bête que ça ... Lyra Badenov se leva à son tour, puis se fut à la minitre de reprendre la parole. Elle approuva les dires de Neville, et je sentis la colère monter. Les dents et les poings serrés, je bouillais intérieurement. Restés unis. Bien sûr, qu'il fallait que nous restions unis, mais ce n'était pas en nous provoquant qu'elle parviendrait à arranger les choses ! Poudlard était une école, avec des tensions et de la haine entre certains élèves, mais je savais bien que s'il le fallait, nous ferions tous front contre le Ministère. Peut-être pour des raisons différentes, mais tous ensembles. Le Ministère n'avait jamais interféré dans les affaires de Poudlard, et je ne voyais pas pourquoi cette Lundy devrait changer ça. Ce n'était pas la première guerre du monde magique, et Poudlard c'était pour l'instant débrouillé très bien tout seul. Je pressentais que si Dumbledore passait une alliance avec la Ministre, notre école courrait à sa perte ...

Suite au discours de Lundy, Wasly se leva ... Puis Harry. Il n'était pas encore intervenu. Là, il péta un plomb. Je l'entendis crier, puis hurler que nous devions arrêter, tous. Il était en larmes, et je ne l'avais jamais vu ainsi. Je n'avais qu'une envie, le rejoindre, mais je me contentais de rester sagement assis à ma place, comme immobilisé. Puis mon filleul prononça quelques mots de provocation pure à l'égard de la Ministre. Sa baguette en main, il la pointa sur Lundy. Je jetai un coup d'oeil du côté de la Ministre, et je vis Maugrey sa baguette en main, prêt à arrêter Harry s'il le fallait. Je vis les autres Aurors pointer leurs baguettes sur mon filleul, et je n'hésitai plus. Je me levai, et je rejoignais Harry.


    ▬ Harry, Harry, calme-toi, ok ? Baisse ta baguette, ça ne sert à rien, baisse ta baguette ...

Je lui parlais doucement, résistant à l'envie de le prendre dans mes bras, de lui caresser les cheveux et de le rassure comme je le ferais avec un enfant. Je lui murmurais des paroles calmes et appaisantes, espérant qu'il baisserai sa garde, qu'il s'asseoit. J'entendis un nouveau cri, et je vis Dana s'effondrer en pleurs. J'eus un pincement au coeur. Dana, au fond, ce n'était qu'une gosse qui s'était trop engagée dans les actions menées par sa mère, et qui aujourd'hui ne supportait pas qu'on s'en prenne à la Ministre. Mais qu'est-ce qu'elle pensait ? Que nous allions nous jeter aux pieds de Lundy, que nous allions lui offrir des fleurs et que nous allions l'accueillir les bras ouverts ? Oui, bien sûr, quand les cheveux de Servilus ne seront plus gras ...

Remus se leva ensuite, et j'approuvai ses paroles, lui adressant un sourire. Mais Lundy répliqua, et je sentis la colère monter en moi. Je ne sortis pas ma baguette, je me redressais juste, et je répliquais de cette voix froide dont ma mère était tant fière, quand j'étais petit.


    ▬ C'est si facile, n'est-ce pas, de s'en prendre à nous ? De s'en prendre à Harry, de s'en prendre à Remus. De s'en prendre à nous, plutôt qu'aux mangemorts, d'arrêter des gens à Poudlard, alors que c'est au dehors, qu'il faudrait faire bouger les choses, que c'est au dehors que sont les mangemorts, ces personnes qui ont déjà causés tant de morts dans la communauté magique ! Oui, Madame la Ministre, nous voulons de l'action, nous voulons que cette guerre cesse, et bien que ce n'est pas de gaieté de coeur, nous voulons aider à mettre fin à ces conflits. Comme vous le dites si bien, Madame la Ministre, restons unis. Vous vous devez de monter l'exemple, et vous faites exactement le contraire. Certes, Harry n'aurait pas dû s'énerver ainsi, mais ne pouvez-vous pas le comprendre ? Quand aux paroles de Remus, madame, vous savez très bien que nous avons déjà combattus. A Pré-au-Lard, mais surtout à Gringott's. Vous savez très bien que des élèves de Poudlard ont aidé vos aurors à combattre les mangemorts. Quand à l'illégalité de nos actions ... Vous auriez préféré que nous restions tranquillement chez nous, vous auriez préféré que nous ne soyons pas là ce jour-là, et qu'il y ait deux fois plus de morts ? Vous auriez préféré que l'on ne tombe pas dans l'illégalité, quitte à ce que des sorciers meurent sous les sorts des mangemorts ? Alors oui, nous nous sommes battus madame, oui, nous sommes dans l'illégalité, mais je pense que chaque élève présent, et qui vous a aidé lors de ces batailles ne regrette en aucun cas ce qu'il a fait. Pour ma part, connaître l'horreur d'une bataille ne me plaît pas. Connaître le désespoir, la douleur, les morts, le danger de se faire tuer à tout moment ne me plaît pas. Mais je suis fier d'avoir pu aider à sauver des vies, je suis fier de savoir que je me suis battu contre les personnes que je hais le plus au monde. Je suis fier de savoir que je me suis battu contre ce que j'ai toujours détesté, ce contre quoi je me suis toujours révolté, depuis ma petite enfance, madame.

Je repris mon souffle, je jetais un regard à la Ministre, et aux aurors, puis je repris.

    ▬ Quand à vos décrets ... Ils me donnent l'impression que vous voulez contrôler Poudlard, Madame, et que, à partir d'aujourd'hui, nous n'avons plus aucune liberté. La moindre lettre de nos parents sera surveillée, vous connaîtrez tous nos secrets, nos points de vue, nos idéaux, nos relations. Vous connaîtrez notre vie privée. Si vous jugez cela nécessaire, madame la Ministre ... Mais pour ma part, je n'utiliserais plus les hiboux. Quand au reste ... Au moindre faux pas, nous serons arrêté, interrogé, peut-être soumis au Veritasérum ? Nous serons comme des oiseaux en cage, constamment surveillés, et, à la moindre bêtise, puni par nos gêoliers ? Vous êtez en train de changer Poudlard, Madame, et à ce que j'en sais, je préférais la version d'avant ...

J'avais essayé d'éviter les propos provocateurs, les Aurors étaient déjà assez échauffés comme cela, je n'avais pas envie de me prendre un sort en pleine poitrine. Je reculais un peu, mais je restais debout, aux côtés d'Harry. Comme elle le disait si bien, restons unis ...
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 2 Mar - 15:50

Tout alla très vite !

Que Lyra approuve Lily sur la différence entre la personnalité et la famille, cela n'avait rien d'étonnant. Elle subissait ce qu'avait vécu Sirius depuis sa petite enfance... La ministre avoua que Neville avait deviné juste et le gryffondor se sentit un peu... fier. Elle changea les bannières du Ministère et la Grande Salle retrouva ses couleurs habituelles, elle avoua que ces décrets ne seront qu'exceptionnels, qu'elle souhaitait vérifier si les élèves étaient unis...
*Mais alors, pourquoi maintenir ces décrets, si ils sont inutiles ?*
De la poudre aux yeux, révéla t-elle, pour faire plaisir aux journalistes et à la société.

*C'est de la démagogie pure, simple et assumée ?! Pourquoi n'envoie t-elle pas aux dragons les bien-pensants pour s'attaquer vraiment aux mangemorts, et non à Poudlard ? *
D'ailleurs, Remus explicita parfaitement ce que Neville pensait aussi, et cela donna envie à Neville d'intervenir de nouveau pour soutenir son futur professeur, pour qui il avait toujours autant d'affection malgré le voyage temporel et les souvenirs qui s'effacaient.

Le gryffondor fut stoppé dans son élan par le cri de Harry. Une situation qui était vaguement familière au voyageur Temporel... Harry Potter, en pleine crise, tendant sa baguette devant la ministre, malgré la menace de tous les aurors.

*Mais il veut se faire tuer, ou quoi ? Il fait exactement ce que la ministre voulait : une esclandre! je viens juste de le dire, et elle vient juste de l'avouer ! Il est fou ??*Encore une fois, le doute sur la santé mentale de son compagnon temporel lui rappela quelque chose... Il ne savait plus quoi, mais il se souvint de ce qu'il avait écrit sur son journal de bord : Harry passait pour un fou en 5ème année, et il s'est avéré qu'il avait raison.

*Mais avoir raison et penser que Poudlard se soulèvera contre la ministre et des aurors assermentés et puissants, il y a un pas !*Et puis, d'un coup, sa voisine s'écroula en pleurant. Dana...

Immédiatement, Neville s'accroupit à son tour pour lui venir en aide, la relever, la sortir de là, même si les aurors avaient condamné les portes, la ministre ne restera pas insensible face à la détresse de sa fille quand même !

Son autre voisin, Sirius, n'était déjà plus dans les parages, il essayait de convaincre Harry de ne pas entrer dans la spirale de la violence. Son autre voisin derrière lui, le professeur McFly, tentait la même chose.

*Il a vraiment la classe, ce prof...* ne put s'empêcher de penser le rouge-et-or malgré la gravité de la situation.

Lorsque Dumbledore demanda à Lily Evans de s'occuper de Dana, toujours couché malgré les efforts de Neville pour lui fournir mouchoirs et paroles de consolation, le gryfofndor ne comprit d'abord pas.

*Mais enfin ! Elle est préfète-en-chef d'accord, mais elle est à l'autre bout, Dana doit la détester et ne risque donc pas de se calmer- ni de lui obéir... Alors que moi, je suis juste à côté, déjà en train de m'occuper d'elle et bien plus capable de la calmer qu'une Lily énervée. C'est idiot!!*Comme à chaque fois qu'il remarque une incongruité, Neville chercha l'explication.

*S'il fait ça, ce n'est pas seulement pour faire partir Dana...mais pour faire partir Evans !*Car, évidemment, dans cette poudrière qu'est devenue la grande salle, qui est plus dangereux ? Un grand Neville botaniste et compatissant n'ayant marqué son opposition que par la révélation d'un plan ministériel... Ou une lionne très agressive dès le début du discours et qui voit son fils tendre la baguette sous la menace d'une dizaine d'aurors ?

*Vraiment pas bête, Dumbledore...*
Mais il n'était pas sûr que cela fonctionne, surtout que la ministre redevint froide et distante. Pire que ça, en fait...Elle devint "fudgienne".

*EHO! Ta fille s'est écroulée, tu pourrais la regarder, avoir un geste, faire quelque chose, espèce de grosse ...*Le reste de la pensée de Neville n'est pas à mettre à la portée de n'importe quel legilimens... Une bouffée de colère lui prit tout de même, surtout lorsqu'il entendit les décrets. Encore une fois, il sentait quelque chose de familier... Deux lettres lui vinrent... A et D... A et D... Impossible de se souvenir la signification de ces deux lettres mais il avait une furieuse envie de crier ces deux lettres à la ministre et aux autres, comme une réponse à ses décrets.

*Il faut que je demande à Ron si il sait ce que cela veut dire.*
Ces décrets l'inquiétaient d'autant plus que sous l'emprise du Véritaserum, n'importe quel VDT risque d'avouer sa véritable condition...
Pour soulager sa colère, il décida de répondre à la ministre sur sa dernière parole, toujours accroupi-ne voulant pas lâcher Dana- mais en relevant la tête, d'un ton qu'il voulait semblable au sien :

"Quand on est face à un mur, madame la ministre, on le contourne."
Banale phrase ne cachant pas la vonté manifeste du gryffondor de désobéir aux décrets et tentant d'encourager les autres à en faire autant.

Il était déjà résolu à aider Remus et Harry -même s'il ne voyait pas comment empêcher les aurors de prendre Harry sans déclencher une bataille rangée. Surtout que, malheureusement, c'était justifié: c'est lui qui a tendu sa baguette, sans avoir été aucunement menacé... Sirius l'a sûrement compris vu son discours baguette rangée. Neville avait peur qu'il se mette à vouloir défendre son filleul contre les aurors. mais sa défense de Remus était juste. Neville ne put s'empêcher de le faire remarquer :

"Comment avez-vous pu oublier les récents affrontements ? Quelle illégalité y a t-il, puisque Remus est majeur ?? Et que même mineur, la loi autorise de se servir de la magie en cas de danger immédiat ? A moins que vous n'ayez également changé ces lois, madame, et en ce cas,vos aurors devront s'arrêter eux-mêmes si vous vous mettez à arrêter tout majeur se défendant contre les mangemorts..."









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Sasha Tetlan

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 2 Mar - 16:58

    Ma très chère belle mère était arrivée, elle avait fait les choses en grand, s’était indiscutable. Puis débuta son discours. Je ne pus réprimer un bâillement que je tentais d’étouffer entre mes mains. Oui elle pouvait être la mère de mon petit ami et je m’en contrefichais royalement. Mais aujourd’hui je me devais d’être attentive. Rester au coin du feu dans les bras de Rob’ ne me réussissait pas vraiment. D’ailleurs, en parlant de lui je me tournais pour apercevoir sa tignasse … Je me sentais un peu mieux. Je reportais mon attention sur la ministre.

    Mes oreilles ne captaient pas vraiment ce qu’elle disait en vérité, mais d’autres avaient largement compris ce qu’il se disait et c’est pour cela que plusieurs voix s’élevèrent. Pourquoi il ne me parut pas étonnant que parmi celle-ci se trouvaient Lily Evans et James Potter ou encore Sirius. Je frissonnais de plaisir en le voyant, même si la dernière de nos entrevues ne fut guère de tout repos, je me jurais désormais de ne plus le voir en privé. Surtout que depuis il n’était plus que l’ombre de lui-même. Tous protestèrent contre la personne qui nous faisait face, personne ne souhaitait qu’elle fourre son nez dans les affaires de l’école et à vrai dire je le pensais également. Mais je me gardais bien de le dire ou de le démontré, car je soutenais corps et âme mon petit ami, qui avait intégré l’association de sa sœur qui soutenait la ministre.

    Plus Margaret en disait, plus elle s’enfonçait et plus les élèves se liguaient les uns avec les autres contre elle. Il aurait été plus simple pour elle qu’elle se taise ou qu’elle soit plus diplomate avec nous, mais je la connaissais, elle ne savait pas être diplomate avec son fils et moi par la même occasion, ça n’aurait pas été mieux devant des ados en colère. Elle n’écoutait pas vraiment ce que tous avait à dire et je percevais de plus en plus la tension dans la salle. Je n’osais imaginer ce que tout les élèves allaient penser de Rob’ et de Dana, oui ça me coûte de me dire qu’à cet instant j’avais presque de la compassion pour elle. Mais cela n’avait duré que quelques secondes.

    Et puis tout s’accéléra, un garçon de gryffondor qui trainait depuis quelques temps avec Sirius et Potter se leva et pointa sa baguette sur ma ‘belle-mère’. Instinctivement ma main se posa sur ma poitrine à l’endroit où été posé ma baguette, mais mon cerveau me rappela qu’il y avait des aurors autour de nous et puis qu’allais-je faire vraiment. Puis mon regard se dirigea vers la place de Rob’, je le sentais tendu. Je n’aimais vraiment pas du tout cette situation, non pas du tout. Il aurait été plus plaisant d’être avec lui au bord du lac, laissant derrière nous toute cette agitation, ne pas s’en occuper, mais malheureusement on y était obligé. Mais ma réflexion idyllique fut interrompue par un hurlement puis un appel d’air. Je me tournais vers ce qui se passait, Dana …

    Là encore mon instinct me joua des tours, je me sentis me lever et enjamber le banc devant moi pour me retrouver à terre près de ma belle sœur. Oui on se détestait royalement, mais je me se serais sentie coupable face à mon petit ami si je n’avais rien fait. Ma main se posa sur son dos, et l’autre lui pris la main, bien sur je fus hésitante dans mes mouvements étant donné que je n’aurais su si elle accepterait. J’aurais voulu lui dire une parole réconfortante, mais à vrai dire rien ne voulais sortir et puis ça aurait été un peu trop je crois. J’entendis simplement Dumbledore demandé à Lily d’emmener Dana à l’infirmerie. Sachant que quelqu’un de plus amène que moi allait s’en occupe je me relevais et me redirigeai vers ma place.

    Mes voisins en profitèrent pour rajouter quelques mots sur la situation, qui avait dégénéré en moins de temps qu’il n’en faut. Mon cœur battait la chamade alors que j’aurais pu m’en balancer totalement. A vrai dire je me sentais concerné par tout ce qui touchais les gens que j’aimais et en l’occurrence LA personne que j’aimais et malgré tout, malgré ses divergences avec sa mère, cette petite réunion d’information n’était pas des plus agréables pour lui. Enfin le discours s’acheva sur des décrets tous plus inamissibles les uns des autres, mais ça je le gardais bien pour moi. Je me contentais à l’énonciation des nouvelles règles de plonger ma tête dans mes mains. Vraiment elle me rendra la vie impossible partout cette belle mère …

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Lily Evans Potter

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 3 Mar - 0:08

    J’étais énervée. Énervée par les propos de la ministre. Enervé par la non réaction de Dumbledore et de certains de mes camarades. Ne comprenait-il pas que c’était maintenant qu’il fallait faire entendre notre voix ? Heureusement que je pouvais compter sur le soutient de mes amis et de quelques élèves, vu que la plupart restait assis sur leur banc, avalant toutes les paroles que la ministre leur donnait à manger. C’était donc ça la destinée de Poudlard ? Être sous le contrôle du ministère qui allait imposer ses règles ? Comment Dumbledore avait-il pu laisser faire ça ? Comment avais-tu pu laisser les choses allaient aussi loin ? Quand Harry se leva et pointa sa baguette sur la ministre, j’eu un frisson de terreur. Non, surtout pas ça. S’il se mettait à la menacer il aurait de gros problème. Et elle venait à découvrir la véritable identité du jeune homme et la nature de sa présence ? Non non non ce n’était pas possible… Ce qui me tira de mes pensées fut le cri de Dana, qui résumait bien la situation finalement. Tout avait dégénéré, et ce n’était pas ce que j’avais voulu. Oui, je voulais que les élèves se lèvent mais pas que cela leur porte préjudice ! Je refusais de voir mes amis se faire emmener par le ministère puis interrogé. Pourtant, lorsque Dumbledore me demanda d’amener Dana à l’infirmerie, je me mis en route. Je sortais de la rangée, et pris soin de passer à côté d’Harry pour lui faire baisser sa baguette. Je voulais qu’il comprenne que ce n’était pas la solution et qu’il risquait gros à agir ainsi. Ce n’était pas ce que je voulais, ni ce que James et Sirius auraient voulu. J’étais arrivée à la hauteur de la fille de la ministre quand elle reprit la parole. Je restais sur place, figé par les propos qu’elle tenait. Non non non ! Pas Harry, pas Remus non ! C’était un cauchemar ! Il fallait que j’arrange ça. Je confiais la jeune Serdaigle à un de mes professeurs non loin, puis quand tous eurent fini de parler, je m’avançais d’un pas fière et franc vers elle. Je sortais ma baguette, la jetais à terre signifiant ainsi à sa garde rapprochée que je n’étais pas un danger. Dumbledore se leva, me toisa d’un regard à la fois méfiant et désapprobateur, mais je n’avais cure. Je m’approchais de la ministre autant que je le pouvais, et lui dit, prenant soin de ne pas parler fort, pour que ma voix n’arrive pas aux oreilles des autres

      Remus n’est pas un danger pour votre ministère… S’il se bat tous les jours contre les forces du mal comme il l’a dit, c’est parce qu’il n’a pas de choix. Monsieur Dumbledore pourra vous confirmer que Remus a été mordu par Greyback quand il était jeune. Il se bat tous les jours contre le mal qui s’immisce en lui. Ce combat, vous ne pouvez pas l’accomplir pour lui. Vous voulez protéger les élèves de ce château, c’est louable, mais il a des combats qui ne sont pas à votre portée… Pour ce qui est de Monsieur Over que je connais aussi très bien, il s’est mis en tête de venger son ami. Oui, ce n’est pas bien et courir après les mangemorts n’est pas une solution. Pourtant, il ne renonce pas, ni de renoncera pas même si c’est joué d’avance. Nous ne sommes pas que des machines Madame la Ministre, nous sommes humains, jeunes et stupides si vous le voulez, mais nous sommes avant tout humain. Quand vous menacez un de nos amis, c’est nous que vous menacez. Faites donc ce que vous voulez ici. Lisez nos courriers, surveillez nous, ainsi que nos professeurs. Tous ce que vous ferez c’est perdre votre temps qui pourrait être beaucoup plus utile autre part. Nous ne remettons pas en doute votre capacité à gouverner le monde magique, mais votre capacité à éduquer les jeunes sorciers. Nous n’avons pas fait honneur à notre école aujourd’hui, je le conçois. Vous avez des aprioris sur nous, vous donnez l’impression que nous sommes des bêtes égarées qu’il faut remettre dans le droit chemin. Pourtant, votre fille est bien inscrite dans cette école et s’y plait. N’est-ce pas pour une bonne raison ? Peut-être que l’avis d’une simple élève ne vous intéresse guère et que je prêche dans le vent, seulement, avant d’amener Dana à l’infirmerie, j’aimerais vous demander de ne pas juger trop sévèrement les personnes qui arpentent ce lieu. C’est notre demeure, notre chez nous. Que l’on s’immisce à l’intérieur signifie que l’on entre dans notre vie privée qui nous tient à cœur. Je ne suis pas sure que vous apprécieriez si quelqu’un venait se mêler de votre vie privée, de votre vie de famille… Mais peu importe… Je vous souhaite une bonne journée Madame le Ministre… [b]♪



    Je n’attendais pas de réponse de sa part. J’espérais simplement qu’elle prendrait au moins un peu mes considérations en compte, ou à défaut, de les avoir au moins écoutés. Je ramassais ma baguette, m’approcha de Dana que j’étais à se relever et me dirigeais vers la sortie de la grande salle.

Précision : seuls les aurors autour de la ministre, la ministre et Dumbledore ont pu entendre les paroles que Lily a prononcé. Et aucune autre oreille, qui trainait ou non n'a pu entendre. Quelques vagues mots, mais rien de plus.

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 3 Mar - 0:29


©Cristaline
Ces sorciers ne savaient vraiment pas ce qu’ils voulaient. C’était affligeant. La distorsion avait sauté au plafond en voyant l’élève pointer sa baguette sur la femme, mais rien n’en était sorti. Non, ce n’était pas possible. Fallait-il qu’elle fasse tout elle-même ? Il fallait croire que oui. Et cette petite vermine qui essayait de calmer les esprits. Non elle ne pouvait pas laisser passer ça. Quitte à se vider de toutes ses forces, il fallait qu’elle passe un peu plus en action. Alors elle se redirigea vers les élèves. Puis elle s’arrêta finalement devant un homme à l’aura plus que mort. Un espion dans les rangs de la chef du clan des sorciers. Bien très bien. Elle entra sans attendre dans son corps, et sortit sa baguette. Et avant que l’on ne puisse réagir, elle lança un sort de Diffindo assez puissant pour lacérer toutes les surfaces qu’il toucherait. Ce sort fusa directement sur la préfète en chef qui tournait le dos à l’assemblée, et qui avançait en soutenant Dana. Touchée de plein fouet, la jeune femme s’écroule sur le sol, ses vêtements, son dos et ses jambes lacérés de coupures qui laisse échapper son sang. Fière de son œuvre, la distorsion quitte le corps qu’elle venait de posséder et se mets à planer au dessus de l’assistance. Chaos… Violence… Détresse… Désordre… Tout ce qu’elle aime et la rend fort se trouve dans cette pièce et elle savoure ce qu’elle vient d’accomplir. Oui, on est jamais mieux servi que par soit même…







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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   



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