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PNJ↯ Votre vie est entre mes mains
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Maître du Jeu

PNJ
Votre vie est entre mes mains

MessageSujet: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 30 Jan - 22:06



    « […] Cela fait la une de tous les journaux locaux sorciers… Depuis que la nouvelle a été rendue publique, c’est l’effervescence dans la presse, redevenue libre sous la direction du nouveau ministre… Le nouveau ministre, ou plutôt devrions nous dire Madame la ministre sera en visite à Poudlard, le 07 mai 1978. Première femme à accéder à un poste avec autant de responsabilités. « Il faut que les choses changent », c’est ce que réclamaient les sorciers et leurs vœux a été exaucés. Beaucoup de cris s’étaient élevés sous le régime Faulkner, qui « laissait les mangemorts détruire les familles ». Il fallait que cela cesse et dans leur détresse, les sorciers se tournèrent vers Margareth Lundy, femme brillante, carrière exemplaire, et surtout, surtout, surtout mère de deux étudiants à Poudlard. Elle incarne tout ce que souhaitent les sorciers, et il ne fait pas de doute qu’elle sera à la hauteur de son nouveau rôle […] »
    Extrait de la gazette du sorcier

    Il est dix heures, et aujourd’hui, les cours ont été exceptionnellement annulés. La ministre de la magie fait l’honneur de sa présence au sein du château, qui est en effervescence. Cela fait plusieurs jours déjà que toutes les armures, les tableaux, les coins et les recoins de l’école ont été nettoyés avec grand soin. Rien n’a été laissé au hasard, et la grande salle a connu quelques changements. Les bannières des quatre maisons ont laissé place à de grandes affiches sur tissus du ministère. Derrière la place directoriale se trouve une petite bannière de Poudlard, ridiculement petite à côté de toutes les autres présentes. Les grandes tables ont laissé place à des rangés de bancs, tous orientés vers la table des professeurs, enfin, vers l’endroit où devrait se trouver la table des professeurs qui a disparut pour laisser place à deux grands fauteuil : celui du directeur de l’école, et un autre vide. Sur chaque portion de banc se trouve de petites étiquettes, indiquant un numéro, correspondant à des places assignées aux élèves. Serpentard, Gryffondors, Serdaigles, Poufsouffles et professeurs ont donc été mélangés. Sont déjà présents à l’entrée des élèves et des professeurs qui les accompagnent, des aurors répartis de part et d’autre dans la grande salle, et le directeur de l’école, se tenant debout devant son fauteuil. Un brouhaha intense emplit la salle, alors que les élèves entrent au fur et à mesure, qu’essayent de calmer les enseignants…


    Premier ordre de passage ;; Ce dernier durera un peu moins d’une semaine, c’est à dire, jusqu’à samedi soir inclue. Tout le monde peut répondre, élèves (en prenant compte de vos positions ci-dessous), comme professeurs, comme aurors. Nous demanderons une vingtaine de ligne minimum pour vos rp, et donc, de répondre avant dimanche matin. Vous arrêterez vos rp à partir du moment où vous vous installez à la place qui vous ai désigné. Si vous voulez répondre plus d’une fois, pas de problème Wink Maximum trois postes par personne ! N’oubliez pas par contre que toute l’école a été convié, et donc, tous les élèves sont présents

    Positions des élèves ;;
  • Un professeurNeville Ludanbot Dana LundySirius Black – Tout le reste de la rangé est occupé par d’autres élèves de Poudlard et des professeurs

  • Evey LowanDustan McFlyRemus LupinSasha Tetlan – Tout le reste de la rangé est occupé par d’autres élèves de Poudlard et des professeurs

  • James PotterLyra BadenovHarry OverMarlène McKinnonAurore Havey – Tout le reste de la rangé est occupé par d’autres élèves de Poudlard et des professeurs

  • Un professeurRonald WaslyHannah BadenovLily EvansRegulus A. Black – Tout le reste de la rangé est occupé par d’autres élèves de Poudlard et des professeurs
Serdaigle↯  Mon intelligence est au service de l'AFT
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Dana Lundy

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Lun 31 Jan - 0:34

Aujourd’hui était le grand jour. Le jour J. La ministre, sa mère venait au sein de Poudlard afin de prononcer son discours. Celui qui devait montrer à tous et à toutes à quel point leur gouvernement se dévouait à une juste cause. Les temps étaient sombres. Violence, manipulation, attaques, subordinations… meurtres. Oui, le monde de la magie commençait à sombrer petit à petit dans la désolation. Le monde de la magie et celui des moldus. Tous étaient affectés par les évènements récents. Qu’ils en aient conscience ou non. Voilà pourquoi il fallait se battre. Ne pas rester les bras ballants. C’est ce à quoi la nouvelle ministre s’évertuait. Et le fait qu’elles partagent le même sang emplissait Dana de fierté. Sa mère, prenait vraiment à cœur sa mission. Elle protégerait chacun d’entre eux. Elle se battrait corps, âme et baguette afin que la paix revienne.

Mais ce genre de chose ne se faisait pas seule. Voilà pourquoi, elle, Dana, la soutenait du mieux qu’elle le pouvait. Tout d’abord grâce à son appui inconditionnel puis, par la création de société. L’AFT. Assembly for the Freedom of the Truth. La vérité. Les élèves devaient savoir. Ils devaient comprendre que désormais la neutralité était inenvisageable. Ils étaient tous impliqués, et c’est ensemble qu’ils parviendraient à venir à bout de l’adversité. Qu’ils vaincraient. Aujourd’hui était le grand jour. La ministre de la magie leur ouvrirait les yeux. Aujourd’hui tous comprendraient que la prospérité passerait par la lutte et surtout que le ministère était le guide dans cette guerre qui déchirait les sorciers, les cracmols, les moldus.

Dana était debout dans la grande salle, fière de la contribution qu’elle avait apportée dans la création du décor. Elle se mit à chercher Neville du regard afin de le remercier comme il se le devait mais ne parvint pas à le trouver parmi la foule des élèves qui entraient au fur et à mesure dans la grande salle. Une sorte d’excitation régnait. Tous étaient venus voir Margaret Lundy. Entendre ce qu’elle avait à dire. Du moins, Dana l’espérait sincèrement. Parce que tout ceci lui tenait à cœur. Elle avait été la première adhérente à ce mouvement et misait sur l’événement afin d’accroître considérablement le nombre de membres de son réseau interne.

Inconsciemment, elle se dirigea vers sa place. Arrivant face à celle-ci, elle jeta un coup d’œil à la photo animée qui désignait ses voisins. Neville tout d’abord. Le discours était un excellent contexte pour le faire fléchir. L’amener à partager ses opinions. Déterminée, elle était persuadée, convaincue qu’elle le ferait fléchir. Parce qu’il s’agissait là d’un choix de raison. Partager l’idéologie du ministère, œuvrer à ses cotés, c’était repousser la menace, la dominer et par extension la détruire. Elle espérait du moins pouvoir amener ce gryffondor-ci à partager son avis. Parce qu’elle risquait fortement d’être perturbée. Son second voisin. Sirius Black.
Automatiquement, le rose monta à ses joues, comme à chaque fois qu’elle songeait à lui où qu’elle l’apercevait. Elle se haïssait de se laisser envahir par de telles émotions. Elle avait eu vent de la rupture de ses fiançailles avec Anna Sanders et se doutait qu’il serait dorénavant deux fois plus avenant, puisque totalement libre. Cela devait-il ou non la ravir ? Elle ne s’était guère donné le temps d’y songer, se noyant comme à son habitude dans son travail. Elle secoua légèrement la tête, murmurant pour elle-même.

- Aujourd’hui est un grand jour. Probablement l’un des plus importants que tu aies à vivre. Alors hors de question de te laisser distraire tu m’entends ? Hors de question.

Pourtant, son regard fixait toujours la photo.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Lun 31 Jan - 10:38



    7 mai 1978. Jour J. Rémus ne cessait de relire les quelques lignes écrites dans la Gazette du sorcier qui présentait brièvement la nouvelle ministre de la magie. En tous points de vue confondus, elle était présentée bien favorablement. Il espérait simplement que ce ne soit pas que du vent, ou qu'une fois au pouvoir elle ne fasse au final rien... C'était souvent ainsi, ceux qui accédait au pouvoir, même si au départ tous avaient eu de bonnes résolutions pour essayer de changer le monde. Mais, les mangemorts avaient des soutiens haut placés également, sans nul doute ; peut-être ne ferait-elle pas le poids ? Quoiqu'il en soit, Rémus attendait le jour de sa visite à Poudlard avec une impatience contenue. Il avait hâte de la voir, il avait hâte de pouvoir se faire une idée plus « concrète » sur elle. Il lui semblait qu'au premier coup d’œil, il saurait si elle avait l'étoffe, l'envergure de manier le pays d'une main de fer contre la menace des mangemorts... c'était une lourde responsabilité. Surtout en sachant que ses prédécesseurs n'avaient pas su.

    Le journal glissa de ses mains à l'intérieur de son sac alors qu'il mettait ce dernier sur son épaule et qu'il traversait la salle commune afin de remonter dans les dortoirs et d'y déposer son sac, pour redescendre ensuite et sortir de la salle commune... Il n'avait pas besoin de prendre son sac avec lui ; les cours étaient exceptionnellement annulés. Rémus trouvait fort dommage de rater toute une journée de cours, au contraire de certains qui en étaient certainement des plus ravis, mais si le but en valait la chandelle alors pourquoi pas ? Il pourrait rattraper leurs cours après. Même si sans doute que certains allaient grogner sur la seule idée de rattraper leurs cours...

    D'ailleurs, au château, l'ambiance s'en sent transformées, pour marquer ce jour exceptionnel. Rémus n'y avait jamais vu autant d'effervescence. Depuis des jours, depuis qu'ils sont au courant de la visite de la ministre, tout le monde parle de ce jour... Et sans aucun doute, tout le monde attend énormément de cette visite. Tout comme Rémus.

    Il était 10 heures. En parcourant les habituels couloirs, il ne put s'empêcher de remarquer de nouveau que le château s'est mis sur son trente et un : Il n'a jamais été aussi propre. Le moindre recoin semblait avoir été nettoyé. Avec un petit sourire, il pensa alors qu'ils devraient recevoir plus souvent la visite de gens importants de la société magique. En entrant dans l'imposante Grande salle, qui est habituellement décorée des quatre bannières des Maisons de Poudlard, c'est pour constater que cela a été remplacée par de grandes affiches sur tissus de l'enseigne du ministère. Une similaire, mais en miniature se trouve orné la place directoriale. D'ailleurs, la table des professeurs a, pour l'heure, disparu. Deux grands sièges se trouvent à sa place.

    Il y a deux sièges... peut-être que l'un deux est pour leur directeur et l'autre pour la ministre, sans doute. Sentant déjà un immense un immense respect déjà pour cet homme qui lui a donné une chance d'étudier comme les autres, il ne mets pas de temps à remarque Dumbledore, debout à côté de son propre fauteuil qui attend en silence, à observer sourire en coin et le regard malicieux observant par-dessus ses lunettes en demie-lune. Le brouhaha de la salle ne désemplissait pas ; cela avait en fait tendance à lui donner un accès de migraine toujours plus désagréable... Rémus aurait aspiré à un peu plus de calme. Honnêtement, ne pouvaient-ils tous prendre place sans être obligés de remplir la salle d'un brouhaha incessant ? L'une des choses qu'il avait remarqué d'office fut la présence d'Aurors, mais ce n'était guère surprenant à vrai dire... Ce n'était pas comme si c'était exceptionnel ; un nombre raisonnable d'Aurors se trouvaient depuis quelques temps au château pour veiller sur eux tous. En quelques sortes, ils faisaient déjà partie du décor...
    Son regard s'assombrit un peu, devint inquiet. Le fait de la présence d'Aurors cependant l'inquiétait toutefois quant à la prochaine pleine lune, lorsqu'il devrait s'éclipser du château en pleine nuit pour rejoindre la cabane hurlante... Mais ne pensons pas aux choses qui le faisait, à ses yeux, tant différent face aux autres.

    Reportant son attention sur le décor, il ne put que constater que les quatre grandes tables habituelles avaient laissé place à des bancs et que ceux-ci étaient tous orientés de sorte qu'ils soient dirigés vers les deux sièges... Rémus se demanda alors où il allait s'asseoir. Il jeta un coup d’œil autour de lui, à la recherche d'une tête connue, recherchant James, Sirius, Lily, Harry, ou Peter dans l'assemblée... Ou encore Marlène, mais personne de cette énumération ne semblait être présents.
    Il décida de les attendre dans un coin, près de la porte peut-être ? Là où il serait bien placé pour observer toutes les entrées et sorties de la salle... Il allait s'assoir avec eux. C'est alors que son espoir s'évanouit lorsque jetant un coup d’œil de plus près aux différents bancs, il remarqua que ceux-ci portaient des photographies... Les photos animés des élèves de l'école. En se rapprochant d'un, il ne peut que constater qu'ils ont déjà tous des places assignées et, de toute évidence, toutes les maisons sont mélangées...

    « Tant pis... » pensa t-il toutefois avec déception en se demandant lui-même quelle était la place qui lui était assignée. Il se mit aussitôt à sa recherche et finit par trouver LE siège sur lequel était collé sa propre photo... Il se prit d'ailleurs à s'observer quelques secondes, perplexe et le regard sombre. En effet, hormis le matin, il se regardait rarement attentivement sur les photos, et il devait avouer que le jour où cette photo avait été prise, les cernes sous ses yeux étaient plutôt visibles... C'était surement un lendemain d'une nuit... Très agitée. Et, avait-il toujours cette expression dans le regard ? Il avait l'air de supporter tout le poids du monde... Bon, il le savait déjà, mais le voir sous ses yeux en photo, lui parut encore plus pénible qu'auparavant, comme s'il venait de le redécouvrir...

    … Comme s'il le redécouvrait à chaque fois.

    Il jeta ensuite un coup d’œil aux sièges qui entouraient le sien. Il était placé... entre des personnes qu'il ne connaissait pas... sauf l'une d'elle. Sasha... Étrangement, l'autre nom qui lui vint à l'esprit pour se lier au souvenir qu'il en avait, était celui de Sirius... Regardant de l'autre coté, il reconnut Evey en photo. Mais ils étaient séparés par un professeur. Ce qui serait plus difficile pour lier conversation. De toutes façons, il avait bien l'intention d'être attentif à tout ce que l'actuelle ministre dirait ; par conséquent il était tout simplement hors de question de discuter de trop. Mais, conservant une petite rancœur cependant envers Sasha, il était évident qu'il aurait préféré qu'Evey se fut trouvée à sa place à côté de lui...

    Bon et bien, il ne serait donc pas avec ses amis Gryffondors... Amis qu'il rechercha par ailleurs dans la salle, laissant son regard s'évader au-delà de toutes les têtes par-dessus lesquelles son regard passait. Il s'assit ensuite dans un calme complet à la place qui lui avait été assignée. Silencieusement impatient de la suite, il croisa ses deux mains sur les genoux et attendit tout en observant les autres s'installer eux aussi.
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Sasha Tetlan

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Lun 31 Jan - 18:18

    On avait convenue de descendre tout les deux. Je soupirais devant le miroir alors que je me maquillais. Je n’avais réellement aucune envie de me rendre à cette réunion, mais je le devais parce que j’y étais obligée, tout le monde le devait et puis je le faisais aussi pour Rob’. Je savais qu’il m’attendait en bas, j’étais un peu en retard sur l’horaire que nous avions convenu, mais je souhaitais être la plus belle pour lui, oui juste pour lui et personne d’autre. Un coup de mascara noir sur mes cils.

    Peut être que je faisais tout cela parce que je ressentais cette pointe de culpabilité. Il n’y a pas si longtemps, une classe vide de l’école a abrité de nouvelles effusions avec Sirius Black. Je ne pensais pas que cela aurait été si vite et si loin en si peu de temps, mais voilà c’était ainsi. J’avais appris il y a quelques jours de sa petite amie, enfin plutôt ex, était partie, avait fuit l’Angleterre. Avait-il osé lui avoué toute la vérité, par simple culpabilité. Surement. Je souhaitais simplement que l’information ne circulerait pas dans tout Poudlard, par égard pour Rob’ je savais que cela lui ferait très mal et je ne voulais pas qu’il soit blessé, à nouveau.

    Je m’étais traitée d’idiote et pourtant je ne regrettais pas. Je voulais mais ne pouvais pas et cela me mettait énormément en colère. J’avais un cœur de pierre, je ne ressentais rien lorsque je le trompais, cette sensation, cette montée d’adrénaline lorsque je fautais … Et après tout retombais, je laissais tomber ma conquête et retournais dans les bras de Rob’ qui m’accueillais avec un large sourire, il savait que je l’avais trompé mais n’en faisait cas. Pourquoi un garçon si formidable était avec moi ? Un passage de rouge à lèvre rosé sur mes lèvres. Je me reculais et admirais mon reflet dans le miroir. J’avais mon uniforme de Poudlard, j’avais attaché mes cheveux en une queue de cheval haute. Je me trouvais belle et mon physique était l’une des rares choses que je trouvais d’une rare beauté chez moi. J’inspirais profondément et sortie de la salle de bain.

    Je me précipitais dans les escaliers, des élèves trainaient encore dans la salle commune, je trouvais Rob’ en train de faire les cent pas au milieu de la salle. Je me dirigeais vers lui et lui sautais au cou. Je m’excusais de mon retard, je sentis ses mains se poser sur ma taille, un léger frisson me parcouru tout le corps. Ses lèvres se posèrent sur les miens dans un langoureux baiser, si je m’écoutais je l’aurais entrainé dans les toilettes là de suite, mais comme il n’était pas comme les autres garçons ça n’aurait pas marché. Le baiser s’acheva bien vite à mon goût, mais bon …


    On y va ?

    Sa voix me caressa la peau, dieu que je l’aimais mon petit blaireau. J’acquiesçais et plongeais ma main dans la sienne entrelaçant nos doigts. Comme à chaque fois que l’on sortait tout les deux, je sentais ces regards pesant dans notre dos et ces regards de travers de ces filles qui trouvait mon petit ami trop bien pour moi. Incompréhension et colère suivait à chaque instant notre route. Et nous gardions la tête haute, le cocu et la fille facile de Poudlard était de sortie. Je resserrais mes doigts autour de celui de Rob’, je lançais un regard furtif vers le beau brun qui avançait toujours vaillamment dans les couloirs. Nous arrivions tout juste dans le hall, les élèves affluaient se trouvant devant les portes et se pressant pour entrer dans la salle. Nous nous stoppions au milieu du hall, le souffle chaud de sa respiration se collait sur mon oreille.

    Je vais allez dire bonjour à ma mère, tu veux venir ?

    Je me tournais face à lui, me trouvant à quelques centimètres de son visage. Je collais mon front au sien. Margaret Lundy, nouvelle ministre de la magie était là pour nous faire un discours sur la nouvelle politique dans le pays. Maman Lundy qui ne m’appréciait guère, Dana ne devait pas se priver de décrire ma réputation sulfureuse dans Poudlard. Elle ne cautionnait pas notre relation et le faisait savoir à Rob’. Je déposais un baiser furtif sur ses lèvres.

    Non vas y tout seul, je n’ai pas envie de créer un scandale pour rien … Souhaite lui bonne chance de ma part.

    Un dernier baiser et je le laissais partir à travers la foule. Je le suivais du regard jusqu’à le perdre. Je restais quelques secondes là au milieu, puis me décidai à faire comme tout le monde et rentrer dans la Grande Salle, seule. J’avançais lentement, jusqu’à ce que je pose enfin un pied dans cette pièce. Mes yeux se trouvèrent attirés par les grandes affiches du ministère, brrr un frisson d’effrois me parcourut l’échine. Franchement avoir le visage de belle maman qui me regardait tandis que j’avançais ne me plaisait guère. Les places avaient été attribués aléatoirement et je pouvais constater que les élèves de toutes les maisons étaient mélangés, ce qui signifiait que je ne pourrais pas me retrouver contre les corps de mon amoureux. Je crois que cette journée ne pouvais pas mieux se dérouler, franchement, manquerais plus que Dana soit assise à côté de moi et c’était le pompon. J’arpentais les rangés à la recherche de ma photo, que je trouvais enfin à côté de l’un des meilleurs amis de mon dernier amant, chouette !

    Je me tournais pour chercher Rob’ du regard au cas où … Je le trouvais rapidement, étant donné qu’il arrivait en courant dans la salle, il me regarda et secoua la tête en signe de négation. Signe qu’il n’avait pu voir sa mère et qu’il était tout autant déçu que moi de n’être côté à côté. Je lui fis signe de la main puis me dirigeai vers ma place attribuée. Je posais mon jolie postérieur sur la photo de moi qui ne souriait même pas. Bon cela traduisait parfaitement mon humeur du moment. Je me tournais vers le lion qui se trouvait à mes côtés, j’aurais pu être mal à l’aise, mais non … Peut être était-il au courant ?


    Coucou Remus ! Tu vas bien ?
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James Potter

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mar 1 Fév - 6:52

James était d'excellente humeur en ce 7 mai 1978. De un, parce que tous les cours de la journée avaient été annulés, et qu'il loupait donc Potions ET Histoire de la Magie. Et de deux, parce qu'il allait enfin pouvoir voir la Ministre à l'œuvre. Il ne l'aimait pas du tout, ne cautionnait pas sa manière de faire, mais ce n'était pas une raison pour ne pas écouter ce qu'elle avait à leur dire. Le jeune Potter avait enfilé une robe de sorcier toute propre, et avait même essayé vainement de peigner ses cheveux. Il avait estimé que la présence d'une personne si importante entre les murs de Poudlard méritait qu'il soit présentable. Il avait cependant abandonné rapidement la lutte contre son indomptable tignasse, qui était toujours autant en pétard. Tant pis, au moins il aurait essayé. Mais tous ses efforts l'avaient mis en retard sur ses camarades, si bien que Remus était déja parti depuis un moment, tout comme Peter (mais qui s'en souciait encore ?). Il ne restait que Patmol, qui l'avait gentiment attendu. James lui en voulait toujours d'avoir fait fuir Anna, mais il savait aussi que son frère regrettait son geste et il ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie. Si bien qu'après une bonne dispute, tout était redevenu comme avant entre les deux Maraudeurs. Cornedrue se souvenait bien combien Sirius avait été présent pour lui lors de sa rupture avec Lily, et il refusait de tourner le dos à son frangin en ce moment. Même si bon, il lui en voulait quand même, à ce grand dadet complètement débile.

Quand, après près de 20 minutes passées dans la Salle de bain, James ressorti avec la même tête que celle qu'il arborait chaque jour pour aller en cours, il tira la langue à son frère avant toute remarque. Il ne savait même pas bien pourquoi il prenait toutes ces précautions pour la venue de Margaret Lundy, qu'il n'appréciait pas. Peut-être parce que ses parents lui avaient fait promettre de bien se tenir, et de ne pas attirer l'attention sur lui. Enfin bon. Après un signe de tête à Sirius, James ouvrit à la volée la porte de leur dortoir et descendit les escaliers gaiement. Cette journée l'enthousiasmait au plus haut point ! Il avait hâte d'entendre ce que la Ministre avait à dire, et il avait hâte de voir la réaction que cela provoquerait chez ses camarades. Avec un peu de chance, le Ministère se verrait submergé par les réactions hostiles des étudiants et devrait déguerpir de Poudlard la queue entre les jambes. C'était un super scénario, et James pria Merlin sur tout le chemin pour le voir se réaliser.

Il profita d'être un peu seul avec Patmol pour lui raconter en long, en large et en travers comment s'était passé son stage de Quidditch. Il ne lésina pas sur les détails, et n'hésita pas non plus à rendre le tout encore plus grandiose que ça ne l'avait été en réalité. Mais Sirius le connaissait bien, il saurait quoi croire dans son discours. Ils croisèrent beaucoup de leurs camarades dans les couloirs, en saluèrent quelques uns. James remarqua combien les salutations des filles en direction de son meilleur ami s'étaient multipliées et revigorées. Certaines eurent même le culot de venir lui tailler le bout de gras quelques secondes, avant qu'un James exaspéré n'attrape la main du jeune Black et ne l'entraîne de force jusque dans la Grande Salle. Nombre d'étudiants étaient déja là, mais ce qui accapara l'attention de notre Maraudeur fut la toute nouvelle décoration. Il n'arrivait pas en croire ses yeux. Comment Dumbledore avait-il pu laisser faire ça ? Toutes ces affiches aux couleurs du Ministère... Et cette minuscule bannière de Poudlard. Le jeune Potter en était offusqué.

-Eh bah au moins, on peut pas dire qu'ils ont pas annoncé la couleur... J'espère que Dumbledore remettra cette harpie à sa place !

Il avait parlé à Sirius, et n'avait même pas pris la peine de faire attention à ce que personne ne l'entende donner des noms d'oiseau à la Ministre. A vrai dire, il s'en moquait. Il avait bien le droit de penser d'elle ce qu'il voulait, ce n'était pas tous ces Aurors qui allaient l'en empêcher. Il n'avait cependant pas grand espoir quant à une éventuelle intervention du Directeur pendant le speech de Lundy, au vu de ce qu'il avait laissé faire question décoration... De plus, ainsi debout sur l'estrade devant son fauteuil, il n'avait pas du tout l'air de désapprouver ça. Et même s'il ne montrait que rarement ce qu'il pensait vraiment, James aurait apprécié que le vieil homme s'oppose à ce ridicule spectacle ouvertement.

Baladant son regard sur les rangées de chaises, James remarqua Dana Lundy et ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Il ne voyait que son dos, mais il était certain qu'elle devait arborer un air de fierté insupportable. Elle croyait probablement que c'était également son heure de gloire à elle, la fervente admiratrice de sa mère. Mais James s'assurerait qu'il n'en soit rien. Aujourd'hui, les gens allaient se rendre compte que les manières du Ministère étaient dépassées et beaucoup trop radicales... Le jeune Potter en était convaincu, et n'avait pas peur de prendre la parole pour le leur faire comprendre, s'il le fallait. Il avisa finalement Remus, au deuxième rang, le signala à Sirius et se dirigea vers lui, un grand sourire aux lèvres. Bon, le Loupiot avait décidé de s'assoir à côté de Sasha Tetlan, ce qui n'était pas du tout du goût de notre Cornedrue qui la tenait pour principale responsable du départ d'Anna (Mauvaise foi quand tu nous tiens).

Il allait faire une remarque acerbe à Patmol lorsqu'il remarqua sa photo, posée sur une chaise. Il fit alors une pause, se pencha pour la saisir, et comprit alors. Les places avaient été assignées ! Et un autre coup d'oeil lui apprit que la personne assise à ses côtés ne serait ni Sirius, ni Lily, mais Lyra Badenov. Merlin, la journée promettait d'être longue ! Il se tourna vers son frangin, la carte ornée de sa photo toujours dans la mains.

-Elle croit peut-être qu'en nous séparant, elle évitera les réactions trop vives... Elle se met le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, si tu veux mon avis !

Envisager de rester assis de longues heures sur cette chaises inhospitalière, en compagnie d'une fille qu'il ne pouvait pas sentir, à écouter les fadaise d'une bonne femme qu'il détestait, c'était tout bonnement de la torture pour le Poursuiveur. Celui qui avait désigné les places connaissait mal James s'il pensait que ça le ferait se tenir à carreaux. Au contraire, cela risquait bien de limiter grandement sa patience et sa tolérance. Il donna cependant une tape sur l'épaule de Sirius, et le regarda s'éloigner alors qu'il s'asseyait à sa place. Comme il n'avait encore personne avec qui discuter histoire de passer le temps, il promena son regard autour de lui. Il vit alors que juste à côté de Lyra se tiendrait Harry... Bon, c'était au moins ça. Et devant lui, Evey Lowan. Ca aurait pu être bien pire ! Il glissa le carton avec sa photo, sur laquelle il ne cessait de passer sa main dans les cheveux en faisant des clins d'oeil à tout va, dans un repli de sa robe de sorcier. Maintenant, il n'avait plus qu'à attendre que le reste de ses camarade arrive et que la Ministre fasse enfin son entrée.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 2 Fév - 9:32

Le travail de la décoration était enfin terminé. Dana et Neville se sont bien appliqués, ils ont tout installé et se sont retirés chacun dans leur salle pour s'habiller correctement vu la circonstance. Le rouge-et-or en a également profité pour poser son crapaud dans la salle commune, les animaux étant interdits pour ce genre de réunion. En se changeant dans le dortoir, Neville était partagé entre le contentement du travail bien fait, la fierté d'avoir respecté sa parole et aidé une amie... et l'appréhension de ce qui allait se passer. On ne peut pas dire que la dernière réunion générale dans la grande salle à Noël dernier se soit bien passée...

S'étant douché, ayant mis sa plus belle robe et après s'être correctement coiffé, le grand adolescent re-descendit dans la Grande Salle, laissant Vortex protester faiblement de ne pas être emmené cette fois-ci, mais ne tardant pas à dormir, épuisé par la matinée de jeux qu'il a effectuée.

De retour dans la Grande Salle, le garçon au crapaud fut étonné de voir déja autant de monde. Beaucoup s'étaient installés ou parlaient, ce qui formait un brouhaha compact. Le directeur de Poudlard était debout, près de sa chaise.

*Et quand je pense que dans vingt-cinq ans, il aura toujours la même tête !*
Machinalement, le garçon regarda autour de lui, pour apprécier le travail qu'il avait accompli et se disant que Dana devait faire la même chose. Cependant , il se figea. Oui, les deux adolescents avaient tout installés. Sauf... la proportion. Manifestement quelqu'un était passé après eux, ce n'était pas possible autrement. Dans son souvenir très récent, les bannières de Poudlard et du Ministère étaient en alternance, et maintentant seul le Ministère existait...

*Bien sûr, des aurors sont passés pour les sorts de sécurité... Et quelques secrétaires du Ministre aussi pour modifier ce qui n'allait pas.*
Une autre pensée lui vint en tête... Et si c'était tout simplement Dana qui avait attendu que Neville s'en aille pour changer la décoration ?

*Quand je pense que je l'ai aidé à trouver des couleurs pour certaines bannières, pour poser les marque-place, et tout..! Comment a t-elle osé ?*
Mais le naturel gentil du gryffondor refit vite surface.

*Non, ce ne peut pas être elle. si elle avait voulu cela, elle ne se serait pas privée de me le dire.*
Quoiqu'il en soit, on ne pouvait pas dire que cette visite commençait bien. L'envie de vouloir s'imposer et de marquer sa supériorité était plutôt... exaspérant.

*Je ferais la remaque à Dana. Qui sait ? Peut-être que cette visite la poussera à changer d'avis sur sa mère et à avoir des opinions moins tranchées. De plus, je serais à côté d'elle pour lui souligner ce qui ne va pas dans le discours de la Ministre. Et avec un peu de chance, peut-être que je réussirais à la mettre du côté de l'Ordre ? Qui sait si Sirius ne m'y aidera pas ?*

Le gryffondor connaissait sa place, vu qu'il l'avait installé lui-même : au premier rang *une place d'honneur*, à côté de Dana et d'un professeur qui n'était malheureusement pas le professeur McFly. Mais pas grave, le professeur serait juste derrière le digne gryffondor.

La jeune serdaigle était déjà installée, fière comme un gnome qui aurait vaincu un dragon puis regardant la photo de Sirius Black . *En pincerait-elle pour lui ?* L'adolescent prit place à côté d'elle et essaya de ne pas l'attaquer de front.

"Eh bien ca y est, nous y voici. J'espère que tout le monde appréciera notre travail... enfin, ce qui n'a pas été modifié bien sûr. J'ai cru apercevoir quelques légers changements... du genre de celles qui mesurent huit mètres de longs et qu'on accroche au plafond."

Neville avait dit cela avec un sourire forcé et en regardant droit devant lui. Il était vexé et espérait mentalement que la Quatrième Année n'y était pour rien.
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Dunstan McFly

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 2 Fév - 12:45

Quelle journée mais quelle journée ! Nous étions le 7 mai, la fin de l’année scolaire approchait doucement et les élèves auraient du étudier pour se préparer aux B.U.S.E ou encore aux A.S.P.I.C mais non, madame la ministre venait perturber l’ordre de Poudlard pour faire un petit speech. Humpf. Je vous jure ces sorciers, aucun n’a de jugeote. Et devinez quoi ? Et bien Dunstan était content de cette visite officielle. « C’est bon pour le climat de voir le ministère s’impliquer autant dans la vie des sorciers ». Ouais, tu parles. Moi, je dis, elle vient faire son show. Mais monsieur le vampire du dimanche n’y pense même pas à ça. Non, monsieur voit là une opportunité pour calmer les esprits, rassurer certains étudiants mal à l’aise et permettre de voir les efforts que fait le ministère. Ca vaut la peine que les cours soient supprimés, crois-moi. Voilà ce qu’il dit ce grand dadet ! Pfff, je vous jure. Pour ma part, qu’elle vienne ou s’abstienne c’est du pareil au même. Elle va débarquer avec son sourire et sa tignasse blonde de star, elle va prétendre qu’elle maîtrise la situation alors que neni ! Du beau baratin de politicien tout ça, moi, j’vous le dis ! Dunstan, lui, est pour sa venue. Au final, si on analyse bien notre comportement, nous ne sommes ni pour ni contre, n’est-ce pas ? Neutre à tendance tantôt positive, tantôt négative. Quel merveilleux duo que nous sommes…

C’est sur cette attitude contradictoire que nous débarquons dans la Grande Salle. Nyaaaaa. Non mais c’est quoi ça ?!? On veut ma mort ? Et après ça, on me dira que c’est pour le bien des étudiants qu’elle est ici ? Mais oui bien sûr… Elle n’est là que pour de la propagande. Ni plus, ni moins. Je vais péter un câble. « Tututu, laisse-lui l’occasion de s’exprimer d’abord ». Raaah, ce qu’il peut m’énerver ce pacifiste à la noix. Pour moi, Margaret Lundy est déjà cataloguée dans la catégorie ‘à balancer loin loin loin du monde civilisé’. Non mais vous avez toutes ces banderoles? C'est encore pire que les énormes spots publicitaires moldus. Et pourtant, pour les dépasser, faut déjà y aller. Je fulmine et monsieur rigole. C'est mignon qu'il dit. Je ne vois pas ce qu'il y a de mignon dans de grandes pancartes aux couleurs du ministère. C'est de la p.r.o.p.a.g.a.n.d.e. Réveille-toi Dudu, tu m'énerves. On se croirait en pleine dictature hitlérienne là. « Mais non, tu te fais encore des idées. Arrête de t’essouffler pour rien ma grande ». Je t'en foutrai moi des "je m'essouffle pour rien". Si ce n'était pas de la propagande, elle n'aurait pas usé de sa mégalomanie profonde pour coller des affiches énoooormes du ministère à côté des petites pancartes de Poudlard. Et là, silence radio. Mwhahahahaha. J'ai gagné et il le sait. Bien sûr que c'est de la propagande sinon elle aurait mis bien plus en valeur les couleurs de Poudlard.

J'ai beau avoir gagné, ça ne nous avance pas en fait. Misère, je vais péter une durite. Pendant ce temps-là, monsieur observe la salle en silence. C'est qu'il boude quand il perd vous savez, c'est un mauvais perdant. Hihi. Les tables habituelles ont été remplacées par des rangées placées face à la table des enseignants. Enfin... Face à ce qui devrait être la table des professeurs. C'est quoi au juste ces deux sièges-là? Je m'attendais à un pupitre et une moustache noire dans le décor moi. « Ton humour laisse à désirer ». Peut-être mais je m'en fous. Na. Celui qui n'est pas content, il a pas besoin de nous parler. Pendant que monsieur cherche sa place, nous débattons sur ma sois disant "extrémité". Rien à voir. Je n'aime pas les gens qui prétendent contrôler la situation alors qu'elle dérape complètement. Voilà tout. Elle a beau être un peu plus compétente que son prédécesseur (enfin en apparences du moins), elle n'a pas arrêté ce malade pour autant, ni même ses partisans. Donc, pour moi, elle n'en fout pas une. Cqfd. Nous arrivons enfin à destination. Une tête bien connue est à notre droite, le préfet des rouges et or. Monsieur Lupin. Bon, ce n'est pas si mauvais que ça comme début. On aurait pu tomber sur bien pire... Genre, Potter qui ne peut pas supporter les cours de potions. Humpf, gamin ingrat. Dudu s'installe sur son siège, admirant la petite fiche sur laquelle sa tête se dandine de gauche à droite. Quelle mauvaise imitation. N'importe quoi. C'est alors qu'il voit le nom de sa chouchoute. Evey. Bah, finalement, nous ne sommes pas si mal lotis. Le seul hic, c'est qu'avec Evey a ses côtés, Dudu ne va rien écouter. J'le connais l'animal. Pfff.

    « Bonjour monsieur Lupin, belle journée n’est-ce pas ? C’est marrant de se retrouver de ce côté-ci de la Grande Salle. J’ai l’impression d’être un étudiant et Merlin ce que ça fait longtemps que je n’ai plus occupé cette place. »


A la droite de Lupin, miss Tetlan à l'appel. Je me demande quelle attitude elle peut bien adopter par rapport à tout cet artifice. Après tout, la première ministre n'est autre que sa "future" belle-mère. Si je puis dire... Dudu s'avance un petit peu pour voir le visage de la jeune poufsouffle. Et vas-y que je vais te faire la causette mademoiselle. Raaah, ce vieux vampire gâteux ne m'est d'aucune utilité bon sang. Pourquoi il n'y a que des filles autour de Stanislas? Bon, oui, y a Lupin mais on ne peut pas dire qu'il soit très extraverti comparé aux deux demoiselles... La matinée va être longue pour moi... Courte pour l'autre chauve-souris.
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mer 2 Fév - 20:09



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Regulus se réveilla d’une humeur de chien, le matin du 7 mai 1978. D’abord, il avait très mal dormi, cela ne changeait pas tellement de d’habitude, mais, ce qui l’énervait le plus, c'était l’effervescence dans laquelle Poudlard était plongé depuis quelques jours. Cela faisait déjà plusieurs semaines que l’annonce de la visite du premier ministre à Poudlard. Enfin, de la première ministre , car pour la première fois dans l’histoire, une femme accédait au poste le plus important de Grande-Bretagne. Gouverner un pays n’était pas rien, surtout en temps de guerre, mais malgré cela, Margaret Lundy avait réussi à conquérir le cœur des sorciers et sorcières du pays. Il avait reçu de sa seule et unique fille, Serdaigle de 4ème année, nommé Dana, ou Danette pour les intimes, une missive il y avait de cela plus d’une semaine pour l’informer de la venue de sa mère. Comme s’il l’ignorait. La presse ne parlait que de cela depuis déjà un petit moment. Comme si c’était l’événement le plus important de l’année !
Bref. Peu importait. Regulus était de mauvais poil. Levé aux aurores, il avait constaté que le château avait été nettoyé de fond en comble, même les cachots. Regulus se désolait d’ailleurs de constater qu’il fallait qu’une personne « dite importante » du monde magique vienne fouler les couloirs de Poudlard pour qu’on songe à faire le grand ménage. On ne recevait pas du beau monde très souvent à Poudlard, c’était certain, mais tout de même !

Les cours étaient banalisés, et Regulus avait été déçu d’apprendre qu’il loupait ainsi un double cours de potions avec Dudu ! Regulus aimait beaucoup ce professeur, et également ces cours. Malheureusement, il n’aura pas le plaisir d’assister à celui-ci ! Tout ça à cause d’un fichu discours à la mors-moi le nœud ! Il aurait s’amuser à la place mais non ! Il devait écouter ce foutu speech ! Ce n’était certainement pas une petite allocution de ce genre-là qui allait changer grand-chose dans sa vie. Entendre pendant un certain temps les jérémiades de la nouvelle ministre l’agaçait, rien qu’à l’idée. Regulus était exaspéré, et cela pouvait déjà se lire sur son visage.

Regulus arriva à la porte de la Grande Salle, et il fut surpris du brouhaha qui y régnait. La grande Salle avait été entièrement décorée par ses soins, et également par certains des adhérents de son « groupe » débile appelé AFT. Le cadet des Black trouvait ça bien niais. Les couleurs et blasons des quatre maisons avaient été remplacés par l’emblème du ministère, et seulement une minuscule bannière de Poudlard subsistait. La table des professeurs avait disparus au profit de deux grands sièges. Même celles des élèves avaient disparus, laissant place à une multitude de bancs situés les uns derrière les autres. De plus les organisateurs de la fête avaient eu la bonne idée de placer les gens, élèves, professeurs, Aurors. L’idée de se retrouver à côté de personnes qu’il ne pouvait pas piffrer germa dans son esprit. Il déambula parmi les élèves, étonné de ne voir personne qu’il aimait dans les parages. Bien entendu, Dana répondait déjà à l’appel. Cette fille l’agaçait en ce moment. Elle semblait gentille au premier abord, mais elle se prenait bien trop au sérieux ! Cette histoire de discours tenu par sa mère semblait lui être monté à la tête, et elle avait vu les choses en grand pour que tout se passe pour le mieux, et Regulus trouvait cela pitoyable.

Il trouva finalement sa place. Sa photo à lui, avait été prise lors d’un match de Quidditch, et l’attrapeur reconnu celui qui avait eu lieu contre les Serdaigle, où il avait attrapé le Vif sous le nez de Dana. Quel merveilleux concours de circonstance ! Il rangea le cliché dans la poche gauche de son manteau. A sa droite se trouvait une fille qu’il ne connaissait pas. Son regard fut attiré par la photographie de la place à gauche de la sienne, et les lèvres de Regulus se pincèrent. Lily Evans. Pas de pot mon vieux, aurait sûrement dit Nox. Pourquoi il fallait que cela tombe sur lui ? Il ne lui avait parlé depuis la fois où il l’avait invité au bal. Ce soir-là, il ne savait absolument pas ce qu’il lui avait pris. Complètement taré d’inviter une Sang-de-Bourbe à danser. Mais bon, au final, il avait apprécié ce bal, et il laissait à Lily le bénéfice du toute. Elle demeurait bien plus intelligente que toutes les filles qu’il avait rencontrées jusqu’alors. Seul hic. Potter. Mais qu’est-ce qu’il foutait avec elle ?
Il se penchait impudemment vers la gauche pour apercevoir la photo de la voisine de Lily. Bingo ! Hannah Badenov. Enfin quelqu’un qu’il appréciait. Ancienne amante, Hannah faisait parti des personnes avec qui Regulus aimait parler, et il espérait qu’elle se pointe bientôt pour pouvoir discuter un peu avec elle avant le début du discours. La plupart des élèves de sa rangée n’étaient pas à leur place, alors Regulus s’assit, seul, au milieu de personnes totalement déjantées. Il ne comprenait toujours pas ce qu’il foutait là, après tout, le Ministère faisait le blâme de tout ce qu’on lui avait appris depuis sa naissance. Il écouterait le discours bien entendu, mais il n’était pas certain que cela change grand-chose. Pour lui en tout cas.

Il ne restait plus qu’à attendre l’arrivée de la Ministre. Les Aurors l’entouraient et la sécurité était affreusement renforcée, comme s’il croyait que Voldemort surgisse comme ça, à l’improviste, au milieu du monologue de la première femme d’Angleterre.

"Par Merlin, je m’ennuie déjà", pensa Regulus en croisant les bras. Il se frotta les yeux, et attendit patiemment que le calme revienne dans la pièce. Sans succès pour le moment en tout cas.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 3 Fév - 13:45

    Hannah étant à Serdaigle, avait eu vent de la visite de Madame la ministre par Dana. Et bien sûr elle avait envie de venir, par simple curiosité. Traînant un peu au lit elle avait rassemblé tout son courage pour aller se préparer. Elle n'allait pas se faire remarquer en arrivant en retard alors que son frère est déclaré officiellement mangemort était un ennemi potentiel du ministère. Il fallait qu'elle s'active et c'est ce qu'elle fit, pensant aussi à ce qui pourrait se passer pendant sa visite. Tout est a envisager quand une personne qui vient d'être nommée ministre de la magie se rend dans l'école des sorciers.

    D'un air pensif elle longea les couloirs remplis de personnes faisant des va et viens en tous genres. L’effervescence régnant en maître à Poudlard lui déplaisait. Tous ces gens avec une mission parcourant parfois en courant les pièces, couloirs, halls .. Ça l’agaçait vivement, surtout juste pour l'arrivée de Madame Lundy. Ce n'est pas qu'elle n'appréciait pas sa fille ou elle même mais .. Hannah ne donnait pas sa confiance aussi facilement à quelqu'un ou du moins plus maintenant. Plus que tout Hannah avait envie de savoir ce qu'elle avait à dire.

    Quand Hannah arriva dans le hall conduisant à la Grande Salle elle fut assez surprise. La décoration avait été arrangée et redécorée pour la visite officielle dont tout le monde ou presque parle. Tout le monde magique doit être au courant en faite .. En silence elle gagna sa place ou du moins la chercha sous les regards inquisiteurs des élèves déjà présents ainsi que des professeurs. Elle trouva enfin sa photo à côté de celle de Lily Evans et un certain Ronald Walsy ou Wasly. La Gryffondor, Hannah ne la connaissait pas, elle savait juste qu'elle sortait avec James Potter et qu'elle traînait avec Sirius Black, Harry Over .. Cela pourrait être intéressant .. Elle remarqua après s'être assise que Regulus Black était assis lui aussi à côté de Lily Evans. Il avait l'air exaspéré ou plutôt désespéré. Elle souria en coin, il avait croisé les bras comme pour attendre le supplice.


    _ Ne t’inquiètes pas si tu piques du nez je te réveillerai.

    Elle souria à son ami, contente de reconnaître enfin quelqu'un qu'elle connaissait et qu'elle appréciait. C'était bien dommage qu'elle ne soit pas assise à côté de lui ou encore de sa petite soeur. Elle savait qu'elle allait venir. Elle jeta un coup d'oeil aux aurors qui la fixait comme si elle allait leur sauter à la gorge. Parfaitement ridicule.

    _ Même un grain de poussière ne pourrait pas effleurer la joue du ministre tellement il y a d'aurors agglutinés autour d'elle.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Sam 5 Fév - 8:18


La Salle se remplissait enfin, et Regulus commençait à se sentir oppressé. Il était un peu claustrophobe par moment, et être comme ça, au milieu d’une mare de gens l’indisposait. D’ordinaire, il s’arrangeait toujours pour prendre ses repas le plus tôt ou le plus tard possible, pour avoir à éviter l’angoisse et l’opprime. Et oui, Regulus Black aimait le grand air, mais ça, ce n’était pas tellement nouveau. Le Serpentard était un homme de la nature, de l’extérieur, et certainement pas enfermé comme des milliers d’autres sorciers, enchaîné à un bureau. Ses paupières s’affaissèrent pour laisser les pensées de Regulus divaguer bien loin, afin de ne pas penser à l’amas de monde qui se pressait pour s’asseoir. Il sentit une présence près de lui, mais garda les yeux clos. Puis il reconnut une odeur, et une voix.
_ Ne t’inquiètes pas si tu piques du nez je te réveillerai.
« Par Merlin, Hannah, enfin quelqu’un de normal ! C’est bien gentil, mais si je continue ma nuit pendant le discours de Môôdame la Ministre, surtout ne me réveille pas. Je tiens à ronfler si fort qu’elle sera obliger de l’écourter, et du coup, je pourrais m’éclipser bien vite et retrouver mon balai qui m’attend pour une petite séance de Quidditch. Et je suis certain que quelque uns seront contents de mon intervention, ou non. C’est fou le monde qu’il y a ici. »
_ Même un grain de poussière ne pourrait pas effleurer la joue du ministre tellement il y a d'Aurors agglutinés autour d'elle.
« Tu as totalement raison, ils se sont déchaînés, c’est dingue. Je n’aimerais pas être à la place de Margaret. Totalement étouffée par une trop grande concentration d’énergie et de pouvoirs autour d’elle ! Moi, il y a longtemps que je serais parti en courant. »
En attendant qu’Evans soit là, Regulus se décala pour être plus proche de la fille Badenov. Il avait intérêt à bouger avant que la préfète de Gryffondor n’arrive, sinon, il était fichu. Mais au moins, cela l’empêcherait d’avoir besoin de crier pour lui parler, tellement il régnait un brouhaha incessant et fort dans la Grande Salle.
« D’ailleurs, Hannah, pendant que je te tiens ici, il faudrait qu’on parle de tu sais quoi après le discours, je ne trouve jamais le temps d’en discuter avec toi en semaine, on est trop occupé, tous les deux. Il va falloir rediscuter de notre tactique. Mais oublions cela pour le moment. Comment te sens-tu toi ? Tu vas bien ? »
En effet, le plan diabolique tournait au vinaigre pour l’instant, et Regulus était bien mécontent. Il aurait aimer faire souffrir les personnes concernées, mais on ne pouvait pas tout avoir dans la vie.

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Sam 5 Fév - 9:30


« Sirius O. Black »

Visite officielle à Poudlard ...

7 mai 1968. Déprime, déprime, déprime. Anna me manquait atrocement, je m'en voulais à mort, et je n'avais aucune envie de sortir de mon lit. Mes discussions des derniers jours m'avaient chamboulés. J'avais parlé à Remus. Il ne comprenait pas. Bien sûr, notre louveteau était bien trop sage pour ça... Puis... Puis j'avais parlé à James. Il m'avait engueulé. On s'était disputé. Enfin... Il me criait dessus, et moi je n'avais que mollement rétorqué, lui répondant sans cesse que je ne savais pas pourquoi j'avais fait ça. Je n'en avais pas encore parlé à Harry... Mais je savais que j'allais le faire prochainement... Surement quand je répondrais à la longue lettre qu'il avait adressé à Sniffle (pour les incultes, c'est mon surnom). Bref. J'étais déprimé, je n'avais envie de rien faire - si, de voir Anna, mais c'était une option non-envisageable - et aujourd'hui, notre chère ministre nous honorait de sa présence à Poudlard. Si je m'étais écouté, je n'y serais pas allé... Mais McGonagall m'avait promis les pires tortures si je ne répondais pas présent durant la cérémonie. N'ayant pas vraiment envie de passer mes deux prochains mois en retenue, j'avais mis mon réveil - quoique, j'aurais pu m'en passer, c'était Remus qui m'avait réveillé - et m'étais préparé à attendre les jérémiades de notre chère Ministre pendant des heures... Alors que les cours étaient annulés et que Cornedrue et moi aurions pu faire mille conneries ! Rah, fichue ministère et ses idées à deux noises...

Je m'étaid donc réveillé en pensant à Anna et au rêve que j'avais fait cette nuit-là. Comme toutes les nuits depuis son départ. Je l'avais vite chassé de mon esprit - enfin, essayé de la chasser de mon esprit... - et après quelques minutes où j'avais dormi debout, je m'étais enfin décidé à m'habiller. Jean, chemise, baskets et blouson de cuir. Moldus, bien sûr. Faut pas croire que l'arrivée de notre Ministre à Poudlard va me faire changer mes habitudes. Quand je ne vais pas en cours, je quitte l'uniforme. Je vis, chacun leur tour, Remus et Peter descendre l'escalier de notre dortoir - tous deux dans des robes de sorciers plutôt classes. Moi, j'attendais mon herbivore préféré. Et puis... Fallait que je teste un peu le terrain. Je savais qu'il m'en voulait et... Enfin, j'espérais qu'il ne me ferait pas la gueule longtemps... J'avais besoin de lui...

Je tambourinais plusieurs fois à la porte de la salle de bain. James devait encore tenter de dompter sa magnifique tignasse... indomptable. Je lui lançais plusieurs " laisse tomber Cornedrue, t'y arriveras pas " et il se décida finalement à sortir. Nous étions en retard, m'enfin, pour la Ministre, ce n'était pas bien grave... Je souris en songeant que McGonagall me tuerait si elle savait à quel point je me fichais de cette cérémonie. Je m'en serais bien passé. D'un autre côté, j'espérais que les élèves se rendraient compte que les décisions de Margaret Lundy étaient dépassées et radicales. Beaucoup trop radicales. Comme James, je n'hésiterais pas à prendre la parole. Quoique... En y réfléchissant bien, en ce moment, je n'en avais pas vraiment envie. Mais si mon Cornedrue avait besoin d'aide dans sa lutte contre notre diabolique Minsitre, je n'hésiterais pas.

Une fois Cornedrue sortit de la salle de bain, nous descendimes de notre dortoir et d'un pas rapide, nous prîmes la direction de la Grande Salle. En chemin, il me racontait de long en large son stage de Quidditch. Bien sûr, il exagéra, mais je compris que mon herbivore hésitait réellement entre une carrière de joueur pro ou une carrière d'Auror... Auror avec mon Cornedrue - nous deux, ça aurait été un duo d'enfer ! - ça m'aurait bien plu, et je lui fis remarquer. Mais James savait très bien que je l'encouragerais quelque soit sa décision... Sauf peut-être s'il allait se vendre à Voldemort ou se mettre à la solde de la Ministre !

En chemin, pas mal d'élèves (entendez par-là élèves au féminin) me saluèrent dans les couloirs, et certaines virent même taper l'incruste dans notre conversation. James s'occupa de les envoyer balader, et je soupirai... Je n'avais aucune envie de draguer qui que ce soit... En ce moment, je ne pensais qu'à Anna et ces demoiselles ne m'intéressaient absolument pas... Je me connaissais, je me remettrai du départ de ma fiancée. Parce que la déprime à force, ça devient lassant. Mais pour l'instant, c'était trop récent pour que la douleur et la culpabilité s'estompent.

Cornedrue et moi entrâmes finalement dans la Grande Salle et là... Le choc. Notre Grande Salle bien aimé était décorée à l'effigie de la Ministre, et dans toutes ces bannières, une seule représentait Poudlard. J'eus envie d'envoyer mon poing dans la gueule de Dumbledore et dans celle de Margaret Lundy. Comment le directeur pouvait-il laisser passer ça ? Et comment la Minsitre avait-elle osé faire ça ? Je vis que James était tout aussi stupéfait et outré que moi...


Ҩ Ouais, ben, compte pas trop dessus, regarde, notre cher directeur n'a pas l'air de vouloir faire quelque chose... Ҩ

Pas mal de monde m'avait entendu et on me lança des regards surpris et choqués. Les Maraudeurs étaient connus pour soutenir Dumbledore dans son combat, bien que l'Ordre du Phénix ait été officiellement dissous. Que je critique ouvertement les décisions du vieux directeur parraisait choquer. Ce n'était pas parce que je le respectais et que je le soutenais que je trouvais toutes ces décisions excellentes. Et celle-ci, je la trouvais particulièrement... Bref. On se rendit vite compte que nos places étaient désignées. Et bien sûr, Remus, James, Lily, Peter et moi étions séparés. Je soupirais. Ils n'avaient rien trouvé de mieux. C'était ne pas connaître les Maraudeurs... Cornedrue repéra vite sa place, et j'envisageais un instant de piquer celle de Lyra, sa voisine...

Ҩ Ouais, en attendant, ça risque d'être beaucoup moins amusant sans toi, Cornedrue ! Bon allez, je vais trouver ma place ! Si je m'ennuis, je viens m'incruster sur ton banc, d'accord ? Ҩ

Je lui fis un clin d'oeil amusé puis je me mis en quête de ma photo. Je la trouvais à l'avant de la salle. Certaines filles jetaient des coups d'oeils dessus avec envie. Je souriais, d'un sourire charmant. Je me demandais quand on l'avait pris... Je n'avais qu'une seule voisine, et c'était... Dana Lundy. Je souris, amusé et moqueur. Elle n'avait pas pu résister... Elle était en train de craquer, la petite Dana... Oui, en ce moment, je n'avais pas vraiment envie de draguer. Mais Dana, c'était différent... C'était un jeu, et je savais qu'elle ne finirait pas dans mon lit. Trop jeune ! Je m'assis, et je passais fis un sourire charmeur à ma voisine en effleurant son bras de ma main, et ne me rapprochant de façon à ce que ma jambe soit contre la sienne.

Ҩ Bonjour petite Dana... C'est toi qui a établi les places, n'est-ce pas ? C'est méchant, de m'avoir séparé de mes amis, tiens ! Je vais m'ennuyer, moi, pendant le discours de ta chère maman ! Quoique... Si tu es là ... Ҩ
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Evey Lowan

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Sam 5 Fév - 22:22

Lorsque le réveil sonna, Evey se leva comme à l’accoutumé, sans même réfléchir, mécaniquement. Machinalement elle enfila sa robe de chambre et s’apprêta à prendre le chemin de la douche. Pourtant, ce matin là il lui semblait oublier quelque chose. Vous savez, cette sensation qu’il manque un élément quelque part, alors même que vous faites absolument tout comme d’habitude. La rouquine avait beau réfléchir, la nuit devait avoir gardé jalousement tous ses souvenirs en otage !
Un détail fini cependant par attirer son attention…Elle était la seule debout. Pourtant c’était bien la semaine, ils avaient bien cours, on était bien le 7 mai. * LE 7 MAI ? * Comment avait-elle pu oublier en se réveillant ce matin, qu’aujourd’hui était le fameux jour J annoncé depuis déjà quelques jours ? Le Jour J tant attendu ! Le jour de la visite ministérielle ! La nouvelle en place avait décidé de venir contempler la jeunesse du pays et répandre ses idéaux et déverser sa propagande dans leurs oreilles – presque – innocentes.
A présent tout à fait réveillée, en certes pour le coup très en avance puisque pour l’occasion la journée avait été banalisée – pourquoi par merlin avait-elle oubliée aussi de changer l’heure du réveil ! – la jeune sorcière décida de continuer à se préparer, autant mettre à profit ces heures de libres. En effet, la fin de l’année approchait à grand pas, les devoirs se faisaient de plus en plus pressant, et elle devait travailler dur pour obtenir des résultats satisfaisant afin de pouvoir prétendre à des études de médicomagie. Ajouter à cela les entrainements de Quidditch qui se faisaient aussi de plus en plus intensif au fur et à mesure que les matchs devenaient plus important pour la coupe. Ils avaient de bonnes chances de la remporter cette année, en James comptait bien ne pas la laisser lui filer entre les doigts pour sa dernière année ! D’ailleurs, ils étaient tout une petite troupe à partir l’année prochaine…Poudlard – a compter que la rentrée prochaine se déroule normalement mais, qui sait – serait bien vide tout de même sans les célèbres Maraudeurs ! Et sans Alice…Et il faudra faire de nouvelles sélections, un remaniement quasi complet de l’équipe ! Et ils auront un nouveau capitaine…Peut-être plus dur encore que le gryffon !
Ses pensées allaient ainsi de-ci, de-là, alors qu’elle prenait le chemin de la douche.

A présent fraîche comme vélane, la jeune sorcière confortablement installée dans un fauteuil sur un lit de parchemins, essayait tant bien que mal de retenir une chronologie sur la recherche et les découvertes de potions pour soigner les blessures physiques provoquées par un sortilège. Non pas que la question ne l’intéressa pas, au contraire, mais Evey n’avait jamais été très douée pour retenir les dates, et tous ces chiffres se mélangeaient confusément dans sa tête. A dire vrai, il lui était particulièrement difficile de se concentrer. Maintenant qu’elle avait réalisé quel jour on était, elle ne parvenait plus à se détacher de cet évènement. Elle attendait se jour depuis longtemps. Enfin, elle allait pouvoir observer la ministre en action. Peut-être enfin, aurait-elle des réponses à ses questions…La rouquine était impatiente de voir comment la cérémonie et le discours allaient se dérouler. Quels évènements inattendus surgiraient (et cela ne faisait aucun doute que les choses ne se déroulent pas comme elles devaient le faire. N’étaient-ils pas dans une école pleine d’élèves réticents pour la plupart aux directives du gouvernement ? Que ce soit par esprit de contradiction lié à l’âge ou par réel réflexion politique…). Un sourire étira les lèvres de la jeune préfète. Il lui tardait que la séance ne commence !

Les va-et-vient se faisaient de plus en plus fréquents dans la salle commune tandis que l’aiguille poursuivait sa course infinie. L’heure fatidique approchait. Ne tenant plus, et étant en réalité incapable de se concentrer une minute de plus à cause du bruit grandissant, Evey remonta déposer ses précieux parchemins sur son lit. Elle en profita pour saluer ses camarades de chambrées elles aussi surexcitées. Puis, la sorcière se mis en quête de trouver Alice qui devait elle aussi trépigner d’impatience dans sa chambre. Seulement la lionne ne pu que constater l’absence de cette dernière dans le lieu dit. « Partie aux aurores » d’après ses voisines. Du Alice tout craché ! Elle devait être en train de faire les cents pas devant les portes de la grande salle, prête à jaillir et s’indigner à la moindre occasion ! Si grabuge il y aurait, la brunette en serait surement ! En effet, la préfète n’avait pas vue son amie aussi remontée depuis leur retour respectif de St Mangouste.
La jeune femme se décida alors à prendre à son tour la direction du lieu où tout devait se dérouler : la grande salle de banquet. L’heure approchait de plus en plus, et les couloirs n’étaient que marrée humaine d’élèves se dirigeant, tout feu tout flamme, vers le même centre. Les conversations battaient leur plein, et toutes pratiquement, on pourrait le jurer, portaient sur la ministre, son discours, sa venue, son programme, j’en passe et des meilleurs. Evey fini par se retrouver aux côté d’une fille de Serdaigle avec qui elle avait coutume de réviser la métamorphose. Toutes deux entamèrent à leur tour une conversation sur ce sujet plus que banal. Evangeline, c’était son nom, fervente supportrice de la famille Lundy, brûlait d’impatience de rencontrer la « femme la plus intelligente du monde sorcier ».

La grande salle, mise au goût du jour, laissa la jeune sorcière quelques secondes dans une perplexité extrême. Ils avaient osés enlever les bannières des maisons, destituer Poudlard de son statut en quelque sorte, pour mettre une immense tenture du ministère ! Comme s’il cherchait à s’installer dans les lieux. A affirmer son pouvoir, son autorité, sa suprématie. Au vu de la tête de Sirius qui se trouvait par hasard un peu plus sur sa gauche, elle n’était pas la seule à penser une telle chose…Après un léger signe de tête négatif, la rouquine repris sa marche dans la salle. La jeune serdaigle avait rejoint un groupe d’ami à elle, laissant la rouquine seule dans l’immensité de cette bêtise. Lorsqu’elle aperçu les deux fauteuils ministériels, elle ne pu s’empêcher de laisser échapper un petit soupir. Tout ce faste, cette cérémonie lui déplaisait par les caractères trop méprisants qu’ils prenaient. Sans doute allait-on leur dire qu’ils devaient suivre les directives du ministère, que c’était ce qu’il y avait de mieux, car lui seul savait ce qui était bien pour eux, pauvres élèves incapables de réfléchir…

Soudain, une main sur son épaule l’a fit se retourner pour se retrouver nez à nez avec Alice en personne. Les deux amies se saluèrent comme il se doit. Evey avait vu plus ou moins juste, sa grande folle de lionne était arrivée dans le peloton de tête et depuis, allait de déception en déception. Il se trouvait en effet, qu’ajouter au goût particulier de la décoration, il avait été décidé où chacun d’eux seraient placés…Or les deux rouges et or devraient avoir recours aux hiboux pour pouvoir se parler pendant le discours ! (façon de parler !). Alice pestait car elle se trouvait prise en sandwich entre une Serpentard maniérée et un Poufsouffle réputé pour sa bonne odeur corporelle de choux. Autant dire que l’épreuve serait longue et difficile !
Après quelques paroles amicales ainsi que deux ou trois critiques émises à demi-mots, les deux sœurs de cœur se séparèrent d’un signe de la main accompagné d’un : « Bonne matinée ! » accentué d’un clin d’œil complice.
La jeune préfète n’eut en réalité aucun mal à trouver sa place. De petites photos des élèves trônaient sur les bancs – très scolaires au passage – où ils étaient si gentiment invités à s’assoir. Eux auraient mal aux fesses pendant que les « Grands » se reposaient tranquillement, sur des cousins moelleux…Pour ne pas changer leurs habitudes…
La rouquine eut l’heureuse surprise de découvrir ses voisins de bancs déjà installés. Et ce n’était pas n’importe quel voisin ! Celui directement assis à ses côtés n’était autre que son cher professeur de potion, son mentor même devrait-elle dire ! Elle lui adressa d’ailleurs en sourire radieux en prenant la place qu’un petit carré où elle se souriait, lui désignait comme étant la sienne.


- Bonjour professeur ! Je vois que nous sommes tous traités sous le même régime… !

Jetant un rapide coup d’œil alentour, elle aperçu Remus de l’autre côté du professeur de potion. Elle lui adressa un petit signe de la main accompagné d’un salut amical. A ses côté se tenait une jeune fille de Poufsouffle que la préfète ne connaissait pas vraiment, la place suivante était encore vacante. Et la rangée continuait ainsi, les couleurs des robes formant un gigantesque serpent arlequin.

*Ils ont joués la carte du « mélangeons-nous ! Nous sommes tous égaux ! Tous frères ! Quelles que soient nos couleurs ! » à ce que je vois. Tout un programme…*


Son autre côté était orphelin pour l’instant, et la mine patibulaire qui la regardait ne lui disait absolument rien du tout, si ce n’était qu’il devait être en première voire deuxième année. Dans la foule, Evey reconnue Alice un peu en retrait, les maraudeurs soigneusement disséminés, Dana radieuse qui jetait des regards alentour avec sourire et signes de têtes (une vraie diplomate en herbe !)…Tout Poudlard semblait être là, à attendre quelque chose. Quelque chose d’important, de décisif. Comme si une partie de l’histoire à écrire commençait ici. Entre les murs de l’éducation et du savoir.

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Lyra Badenov

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 6 Fév - 11:59

7 mai 1978, réunion, enfin discours de la ministre, je crois que je n’avais pas le choix que d’y être présente, restant allongée sans réelle vie sur le canapé de la salle commune, je n’avais pas envie de descendre, du moins pas plus que ça. Dans ma tête c’était le bordel, et il fallait que la ministre débarque aujourd’hui, je savais pertinemment que ma sœur également était anxieuse. Non pas que je n’avais pas envie d’écouter tout ce qu’elle avait à nous dire, même si je savais parfaitement ce qu’elle allait nous dire un truc du genre « Les forces des Ténèbres rodent… » Ou bien encore « Il faut être méfiant même avec vos meilleurs amis. » Si seulement elle savait que même à Poudlard il y avait des gens qui étaient dans les forces des Ténèbres sans même l’avoir voulu. Bref, là, n’était plus la question, foutu pour foutu, je pense les différentes actions que nous pouvions faire étaient compliquées, ou du moins pour eux, de mon camp, j’étais censée ne pas m’en inquiéter, quoique, là tout est la question. Peu importe, je ne commençais à me mettre en question, sinon je n’allais pas m’en sortir, j’allais en devenir folle. Et c’est sur cette pensée que je décidais de me lever en 2 temps, 3 mouvements, pour rejoindre mon dortoir et me préparer. Croisant par la même occasion quelques premières et deuxièmes années, qui semblaient plus heureux qu’autre chose de voir leur cours sauter par la visite de la ministre. En même temps, à leur âge aussi j’aurai du être heureuse, et surtout tant innocente, c’est vrai que je leur reprochais de nombreuses choses à ces petits du collège, mais finalement c’était eux qui se posaient le moins de question.

Montant dans ma chambre, j’étais certaine de ne pas pouvoir éviter Dave ce jour là, donc autant que je paraisse naturelle, si seulement c’était possible, j’avais de plus en plus de mal à lui parler, tellement perturbée, non mais je vous jure en ce moment ma vie amoureuse, et mes relations ressemblaient plus à un séisme ou tsunami, plutôt qu’à un bonheur. Je partais du principe également que je ne pouvais pas être heureuse tant que tout ce qui tournait autour de moi, ne ressemblait pas une vie normale, j’avais une vie assez chaotique pour tout dire, je ne savais même pas comment elle pouvait tourner dans tous les cas, certainement pas positif, autant Hannah que moi, allions être touchée, mêlée ou je ne sais pas encore. Bref, ce n’était pas une bonne chose. Lissant mes cheveux, en très peu de temps, je laissais rebondir en brushing mes mèches les plus basses. Me maquillant légèrement, je restais sobre, soulignant mes yeux d’un trait fin noir, et faisant passer ma mèche devant mes yeux. Une jupe, un chemisier, mes collants, j’étais fin prête pour descendre, Hannah était déjà descendue d’ailleurs.

Descendant les escaliers rapidement, mes ballerines ne glissant pas dieu merci, je descendais presque en courant, arrivant devant la salle, je restais devant pendant un instant, il n’était que 10 heures, je me serai crue en début d’après midi depuis longtemps, que le temps passait lentement quand on s’ennuyait. On m’assignait un numéro, tandis que j’avançais, j’étais en train de croiser les doigts pour ne pas me retrouver à côté d’une personne que je ne pouvais pas supporter, je ne sais pas par exemple, James Potter, et quand j’arrivais :

« Ah nan, il se moque de moi ! »

Si, si j’étais à côté de lui, ok, je hais cette journée c’est décidé, m’asseyant sur ma chaise, sans prononcer un seul mot, on n’allait pas parler avant un moment, je ne voulais pas lui adresser la parole, si bien rien que son regard me laissait présager que c’était également dans ses intentions qu’on reste muet entre nous.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 6 Fév - 13:34

    Je n’avais pas envie de me rendre à la grande salle de banquet. Restée assise pendant des heures sur un banc inconfortable après avoir passé une mauvaise nuit… Non cela ne me disait vraiment rien. Pour une fois, ce fut Marlène qui dut me sortir de mon lit bien chaud et douillé. Je déclinais son invitation d’aller déjeuner, profitant d’une demi-heure supplémentaire pour rester au lit. Je me levais quand ma sœur de cœur pointât de nouveau le bout de son nez dans le dortoir, m’apportant quelques pâtisseries que je n’avais pas du tout envie de manger. Je lâchais prise au bout d’une dizaine de minute et avalais un croissant au beure, avant de me hâter de me préparer. Nous avions convenu avec James que l’on se retrouverait dans la grande salle, directement. James… Depuis son retour, nous n’avions pas eu l’occasion de parler. Avec la rupture de Sirius et le départ d’Anna, nous ne préférions pas laisser Patmol tout seul. Si bien qu’il était toujours entouré de mon fiancé ou de moi-même, ou de tous les deux, au quel cas, James et moi « gardions » nos distances pour ne pas en remettre une couche, le cabot déprimant bien assez à chaque fois qu’il voyait deux élèves s’embrasser ou même juste se tenir la main. Bien entendu, il était redevenu le centre d’attention des jeunes femmes, qui en profitaient également pour draguer, au passage, James. Il m’arrivait souvent dans ces moments là de m’éclipser, afin d’éviter que je lance des sorts à tout va à ces groupies…

    Enfin bref, revenons à nos moutons. Je pris une douche rapide, et revêtis avec un soin tout particulier mon uniforme de Poudlard. J’attachais mes cheveux en un chignon lâche, me maquillait légèrement pour faire disparaitre les traces de fatigues et de « maladie » de mon visage et rejoignait Marlène… Qui n’était plus là. Sans doute avait-elle finit par se rendre à la grande salle en compagnie de Remus, allez savoir. Ces derniers temps, les deux tourtereaux passaient énormément de temps ensembles, si bien qu’il était devenu rare de voir Remus en compagnie des Maraudeurs, et Marlène en ma compagnie. Autant les garçons que moi ne leur en voulaient pas. Ils étaient heureux ensemble, cela se voyait gros comme une maison, et leur bonheur suffisait à nous rendre nous aussi heureux pour eux. Ils s’étaient tournés autour pendant si longtemps, qu’ils avaient à présent du temps à rattraper.

    Je gagnais donc la salle de banquet seule, réprimandant quelques premières années qui couraient dans les couloirs. Je ne fus pas étonnée de constater que j’étais une des dernières personnes à passer le pas de la porte d’une grande salle complètement métamorphosée. Au moins, le ton avait été donné. Je mis quelques minutes à trouver ma place, et quand j’arrivais à cette dernière, je fus forcée de constater que mes deux voisins avaient fort à se dire et que je les gênerais. Elle, je la connaissais bien. Hannah, sœur de Torben, celui qui nous avait tous trahi. Ne prenant pas le temps de la laisser finir sa discussion avec le petit frère de Sirius que je connaissais vaguement, je m’installais sur le banc. Les Badenov étaient devenues comme des « ennemis » au sein du château et je faisais partie de ceux qui ne les appréciaient pas. Torben avait trahi ma confiance, et au vu des actions de Lyra, ces sœurs ne valaient pas mieux que lui. Je m’installais donc sans un mot, ni un regard envers la Serdaigle, et me contenta d’un vague signe de tête à Regulus. S’ils comptaient pouvoir parler, ils se mettaient une griffe de dragon dans l’oreille.

_________________
Much as you blame yourself, you can't be blamed for the way you feel Had no example of a love, that was even remotely real. How can you understand something that you never had. Ooh baby if you let me, I can help you out with all of that. Let me love you And I will love you Until you learn to love yourself. Let me love you And all your trouble Don't be afraid, let me help. let me love you And I will love you Until you learn to love yourself. let me love you A heart of numbness, gets brought to life I'll take you there
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 6 Fév - 16:53

    Alors que l'aube pointait le bout de son nez par delà les collines écossaises qui entouraient l'école des sorciers, une femme de haute stature, entourée par deux gardes du corps austères, remontait le chemin qui menait aux robustes portes d'entrée. Margaret Lundy regardait le château majestueux, source de tant de souvenirs et de savoirs acquis, qui avait fait d'elle la femme lettrée qu'elle demeurait à ce jour. C'était entre ses murs qu'elle avait décidé d'être, un jour, une fonctionnaire respectée et responsable pour le compte du Ministère qui, aujourd'hui, était le sien. Comment pouvait-on sous-estimer les futurs sorciers qui peuplaient Poudlard alors que celle-ci était menée par l'un des plus grands mages du siècle et peut-être de tout les temps ? Il s'agissait là d'une question que la politicienne s'était posée maintes fois en préparant son discours. L'image du Ministère de la Magie, et elle ne le savait que trop bien, n'était pas vraiment au beau fixe pour une bonne moitié de la communauté magique. Reste de Faulkner ou tradition millénaire, elle n'aurait su le dire. Pourtant, elle savait que le propre d'un peuple était de critiquer ses dirigeants. Après tout, n'était-ce pas le seul moyen pour que ces mêmes personnes fassent tout ce qui étaient en leur pouvoir pour assurer leurs fonctions comme il le fallait ? Et, si le contraire se passait, une confiance trop grande permettait-elle des décisions pertinentes et utiles assurant sécurité et prospérité à la fois ? Margaret ne le pensait guère et suivait son idéal en éduquant les personnes qui étaient prêtes à l'entendre sans pour autant croire en un chemin facile menant à l'approbation totale de l'opinion publique. Comme l'avait dit un jour un homme politique moldu, John Fitzgerald Kennedy, « Le vrai politique, c’est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions. ».

    Les portes s'ouvrirent devant Margaret Lundy et elle découvrit avec joie qu'Albus Dumbledore l'accueillait avec un sourire radieux. Même si les deux personnages possédaient de divergentes opinions, ils n'en restaient pas moins deux amis intellectuels qui appréciaient entendre l'avis de l'autre, entre personnes érudites et éduquées. La Ministre de la Magie savait mettre de côté sa fierté, réévaluer certaines décisions, et peser chaque situation avec pertinence. Certes, il s'agissait d'une femme têtue et radicale, cependant, s'il fallait bien retenir une chose c'est qu'elle était justement une femme et que par définition elle possédait également un sens inné pour les relations humaines. En réalité, comme dans chaque individu, la sorcière combinait deux visages : l'amie et la mère, aimante et passionnée, et la politicienne et dirigeante, puissante et extrême. C'était en amie de longue date qu'elle répondit chaleureusement à l'étreinte du directeur. La puissance des deux sorciers étaient palpables, surtout pour les aurors en faction. Il était rare de voir tant de potentiel rassemblé. Margaret prit le bras de Dumbledore, les deux mages pénétrèrent dans le château et commencèrent à discuter des récentes découvertes en matière de métamorphose transsubstancielle en arpentant les couloirs brillants de propreté. Les rares élèves déjà levés regardèrent la procession improbable avec des yeux exorbités. Oui, s'il y avait bien une chose que les élèves de Poudlard ignorait encore, c'était bien qu'il existait derrière chaque fonction un individu tout simplement humain et qu'Albus Dumbledore et Margaret Lundy pouvaient, en adultes responsables, mettre de côté leur fonction au profit de leur humanité et de leur amitié.

    Le temps passa rapidement. Le bureau du directeur accueillit quelques conversations houleuses se terminant généralement par les semonces de rire courtois mais sincère. Dégustant un croissant chaud et un thé à la réglisse, et débattant sur la place qui devait être accordée à la Quintessence dans la hiérarchie des enchantements édictée par la Confédération des Mages et Sorciers, Margaret Lundy fut prise petit à petit d'un stress grandissant. Tout allait se jouer d'ici quelques poignées de minutes et cela commençait à l'inquiété un peu. Dumbledore se leva, bientôt imité par la Ministre, et ils se dirigèrent ensemble vers l'antichambre de la Grande Salle. Le directeur prit congé, afin de surveiller l'arrivée des élèves dans la salle de banquet alors que la politicienne se tint debout, face à un miroir. Il était impératif qu'elle se prépare à affronter la masse pré-pubère et peu confiante qui l'attendait derrière ces portes. C'est ainsi que la femme de pouvoir pris le dessus sur la mère de famille. S'observant, il fallait avouer qu'elle était une sorcière magnifique. Son regard redoutable scrutait sa silhouette parfaite, sa robe éminente ainsi que ses cheveux fins qui sentaient le shampoing à la fraise qu'elle adorait tant la rassuraient sur l'impression qu'elle ferait. Son image la fit sourire. La porte s'ouvrit et un auror lui indiqua que l'heure était venue. Se retournant, inspirant un bonne fois, elle entra dans l'arène.

    Les conversations se turent instantanément lorsque Margaret Lundy entra dans la Grande Salle, juste derrière les deux sièges réservés aux deux sorciers les plus puissants de la pièce. Un sourire éclatant et rassurant sur les lèvres, la démarche fluide et élégante, elle toisa l'assemblée avec un regard chaleureux. Comme l'usage le demandait, elle serra vigoureusement la main de Dumbledore à qui elle adressa un sourire franc et délicat. Ensuite, se tournant vers les personnes en présence, elle admira les bannières ministérielles d'un bleu soutenu. C'était un peu... trop. Mais, l'heure n'était plus à ce genre de constatation car il était clair qu'au vu de certains regards qu'on lui lançait, la Ministre de la Magie allait devoir faire preuve de tact et faire passer son discours du mieux qu'elle le pouvait. Debout face à tous, le directeur s'étant installé dans le fauteuil qui lui était assigné, elle prit le temps de repérer quelques visages intéressants. Les sœurs Badenov étaient présentes, ce qui l'enchanta quelque peu, ainsi que le fameux groupe, bien que dispersés, du jeune James Potter. Bien entendu, Margaret vit sa fille, installée à côté de Sirius Black. Tout ceci la réjouissait même si ça l'angoissait également. Cependant, elle n'en fit rien transparaitre. Ouvrant ses bras pour capter l'attention, quelques chuchotements s'étant manifestés discrètement, Margaret Lundy se jeta dans la gueule du dragon sans ménagement.

    « Bonjour chers enfants, chers amis et chers professeurs. Cela fait déjà quelques temps que je n'ai plus eut l'occasion, ni le temps, de redécouvrir avec joie cette école. Poudlard est un endroit merveilleux et je suis très bien placée pour savoir qu'ici existent vos propres habitudes ainsi que vos propres règles. Ce château a toujours eut quelque chose de spéciale pour ses habitants et nous conviendrons certainement que, pour la totalité d'entre-vous, il demeure également une maison, une famille. Qui peut se vanter ne n'avoir jamais trouver ici la liberté vitale pour les jeunes gens que vous êtes combinée au savoir qui fera de vous, je n'en doute pas une seule seconde, des sorciers de choix.
    Les précédents gouvernements magiques ont, je crois, sous-estimé le poids que vous représentez dans le monde magique et surtout dans son évolution. Bien qu'il essayait jusqu'à présent de vous préserver des dangers extérieurs, le Ministère de la Magie, que j'incarne aujourd'hui, a plutôt le devoir de vous préparer à faire vos propres choix. Serez-vous des êtres responsables et au service de la communauté, des sorciers esclave des forces abjectes ou tout simplement des individus vivant de frugalité ? Je ne le sais guère. Il est pourtant primordial de vous aider à guider vos choix, à ne pas vous tromper. Ce rôle, difficile et rigoureux, est la charge de vos professeurs et de votre directeur, ici présents. Mais, en cette période d'insécurité et de crise, j'ai décidé d'unifier la démarche ministérielle avec la démarche éducative. Ne voyez pas en cela, je vous en prie, une tentative d'une pauvre folle de prendre le contrôle de votre école. En accord avec le professeur Dumbledore et le conseil d'administration, nous mettrons en place certaines règles supplémentaires afin d'assurer plus de pertinence et de moyens à votre éducation. Il ne s'agit guère d'un boulet attaché au pied de Poudlard mais plutôt d'une main tendue pour vous aider à vous hisser vers votre futur, qui malheureusement est déjà, pour certains d'entre-vous aux portes de ce château.
    Jusqu'à présent, avez-vous des questions, des réactions ou même des suggestions à me faire ? Votre avis m'intéresse et je compte sur votre éducation exemplaire pour me présenter ce que vous avez à dire avec le plus de sincérité et de clarté possible. Bien, qui voudrait se lancer ? »
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 6 Fév - 17:47

Harry peinait à croire que le 7 mai était déjà arrivé. L’année scolaire touchait bientôt à sa fin et avec elle, le début d’une nouvelle ère s’annonçait. Harry ne savait pas trop ce qu’il ferait à sa sortie du château. Auror pour défendre le monde sorcier ? Il y avait longtemps pensé mais son cœur ne savait plus dire si ce choix était le bon ou pas. Il ne savait pas trop car en vérité, il n’arrivait pas à porter le ministère dans son cœur. Ce dernier n’avait pas agi comme on était en droit de l’espérer et Harry doutait que la situation change malgré la nouvelle ministre. Le monde sorcier semblait perdu et à mesure que ses souvenirs s’étiolaient, Harry finissait par le devenir lui aussi. Devait-il intégrer l’ordre des aurors en espérant pouvoir y changer les choses ? Devait-il abandonner ce combat et se battre dans l’ombre avec l’ordre du phénix ? Ou bien… ou bien quoi exactement ? Harry ne savait plus vraiment trop où se situer dans tout ceci. Il se sentait plus seul que jamais et n’arrivait plus à faire la part des choses. C’était en parti pour cela qu’il portait de hauts espoirs sur cette visite officielle de la ministre. Peut-être que cette journée aurait le mérite de lui faire voir plus clair ? Harry s’était levé tôt ce matin là afin de se préparer comme il le pouvait. Non pas qu’il souhaitait vraiment être « propre comme un gallion neuf », il doutait vraiment que la ministre voit la différence parmi la masse d’élèves présente.

Soupirant, le survivant finit par quitter la salle commune des rouges et ors afin de se rendre dans la Grande Salle. Dire que les cours avaient été annulés, c’était dommage qu’ils doivent passer leur temps à écouter le discours de la ministre finalement. Ils auraient pu en profiter autrement. Mais bon… Se détendre et rigoler, en compagnie de Sirius ou chercher à énerver Lyra lui changeaient certes les idées mais ça ne l’aiderait pas sur le long terme. Soupirant à nouveau, Harry avança les mains dans les poches. Il avait peur d’être déçu. Et si finalement au terme de la journée, rien n’avait changé ? Si finalement le ministère n’était qu’un ramassis de sorciers paumés qui ne savaient plus quoi faire ? Que devrait-il faire, lui ? Il préférait ne pas y penser sur le coup. C’était mieux ainsi. Il débarqua finalement dans la Grande Salle et eut un moment de flottement. Euh, il était bien au bon endroit ? La pièce n’était plus en rien semblable aux autres jours, avec toutes ses banderoles et cette foison d’aurors. La table des professeurs avait été remplacée par deux sièges et Harry eut pour seule et unique impression « Ca commence mal ». Il n’attendait pas quelque chose de particulier mais quand même, une telle propagande le dérangeait. Finalement, il avait l’impression que les deux camps « officiels » s’affrontant agissant de la même manière. Voldemort et Margaret Lundy imposaient à leur manière leur régime et leur façon de pensée. Poudlard n’avait même plus le droit à sa place ici, parmi toutes ses banderoles aux couleurs du ministère.

Le jeune griffon eut bien envie de faire immédiatement demi-tour. Ca promettait vraiment d’être l’opposé de toutes ses attentes… Soupirant à nouveau, Harry se passa la main dans les cheveux avant d’aviser certains élèves déjà présents. Sirius était loin de son père, Lily et Remus aussi étaient séparés. Ok, on leur avait assigné une place apparemment. Il n’y avait que cette raison pour que tous soient de leur côté. Merveilleux. Ce serait encore mieux…. Misère, Merlin. Le jeune adolescent s’avança, cherchant discrètement sa place tandis que la première ministre parlait et finit par voir une affiche avec son nom entre James et Lyra. Son père. Ils étaient au moins ensemble… C’était mieux que rien. Il se sentit rassuré pour le coup. Il ne serait pas seul dans cette épreuve, ils seraient deux s’il fallait affronter le ministère et présenter ses idées. Harry finit par s’asseoir après avoir salué respectivement James et Lyra. Si cela tournait mal, il avait au moins deux personnes sur qui compter…
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Lun 7 Fév - 20:48


    Les portes de la grande salle ont été fermées, et deux aurors se sont postes devant ces derniers, bloquant l’accès. La ministre est arrivée, et s’est installée à côté du directeur, toujours aussi silencieux, étrangement silencieux pour certains d’ailleurs. Interviendra-t-il ? Cela ne dépend que des élèves et du discours de la ministre… Dans l’ombre, un être invisible aux yeux de tous apparait dans la grande salle, attiré par le nombre important de personnes présentes dans une même pièce. Il ne fait pas de doute que cette entité ne restera pas inactive très longtemps…



    Deuxième ordre de passage ;; Ce dernier durera une semaine. TOUT LE MONDE peut répondre, au maximum deux fois. Pour les élèves, n’oubliez pas que vous vous adressez à la ministre de la magie, grande figure du monde magique, donc faites attention à vos manières et vos paroles… Les bavardages ne seront pas autorisés, et ceux qui oseront risquent de se faire réprimander tant par leur professeur que les aurors présents, chargés de la sécurité, mais également de la discipline. Selon vos réponses, nous ferons intervenir ou non Dumbledore, et/ou la distorsion du temps. Margaret répondra également régulièrement à vos questions, qui devront être posées ou gardées pour vous pendant cet ordre de passage. Une dernière chose, lisez bien les posts de vos précédents « camarades », afin de ne pas poser les mêmes questions à la ministre ! Les questions sont posées à voix haute, et donc tous entendent… Si peu qu’ils écoutent bien entendu.
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Lun 7 Fév - 22:29

    C'est bon je peux poster cette fois... ^^' *boulette de service*

    Rémus attendait, les mains croisées sur les genoux, impatient d'entendre ce qu'avait à dire la ministre ; d'un œil cependant contrarié il ne cessait de lancer des regards désapprouvant aux grandes bannières flottantes dans la salle qui avaient remplacé la décoration normale de la Grande Salle. Cela faisait trop, beaucoup trop quand même ; ce n'était même plus la Grande Salle qu'il connaissait, celle dans laquelle il était entré le premier jour de sa première année... Il avait hâte que le lendemain, tout redevienne à la normale. Il était encore plus déçu et perplexe de se trouver séparé de ses amis. Il ne comprenait pas pourquoi le ministère avait tenu à ce qu'ils soient tous mélangés ? Paraître décousus, moins unis ?... Ou au contraire, il avait voulu mélanger toute l'école pour montrer le peuple dans sa diversité ; mélanger des amis parmi les ennemis pour les forcer à se parler, à rallier ? Autant la seconde proposition lui plaisait davantage, bien qu'il doute fortement que ce soit possible ; autant sa première proposition ne lui plaisait guère... Pas du tout même.

    Dans ses pensées, il avait presque sursauter en entendant de sa voisine, la Poufsouffle, Sasha... Sans nullement être gênée. Peut-être ignorait-elle que Sirius lui avait raconté.... Ce qui s'était passé ? Il ne voyait que cela en tous les cas... Ou alors, elle était vraiment ignorant des sentiments d'autrui à son égard, peut-être s'en fichait-elle ? Il en serait vraiment choqué si tel était le cas même s'il n'en soufflerait mot. Quoiqu'il en soit, ce n'était guère le moment de lier conversation surtout ce sujet-là, et d'ailleurs ce n'était pas le genre de Rémus... Il tourna la tête vers elle et haussa vivement la tête de haut en bas en répondant simplement... « Très bien merci et toi ? »

    En y réfléchissant, même si cela n'allait pas et que quelque chose le tracassait énormément, il aurait répondu qu'il allait très bien aussi. S voix était toujours douce et gentille avec quiconque ; même avec ceux qu'il n'appréciait que minoritairement si cela se trouve il leur parlerait avec toute la courtoisie dont il serait capable – même si en échange il recevrait des insultes peut-être, il resterait dans son silence... -Vraiment étrange.. Un cas exceptionnel ce Rémus ! Évidemment, avec les personnes qu'il détestait vraiment, son ton pouvait se faire cependant plus sec et froid qu'avec d'autres, cela dépendant du degré d'animosité envers les personnes.

    Peu à peu, la selle se remplit. Il voyait des personnes arriver de plus en plus nombreuses et au fur et à mesure de celle brouhaha empirait. Rémus aurait tout donné pour s'éclipser de la salle et se rendre dans la bibliothèque, leu qu'il adorait par excellente par le simple fait de sa quiétude et également de la quantité de savoir s'y trouvant. Qui plus est, avec les examens qui approchaient, sa place aurait plus été là-bas. Mais il se sentait concerné par la situation de la Grande-Bretagne actuellement et il était également important qu'il reste jusqu'à la fin de cette « conférence ». Et il n'était de toutes façons pas du genre à se lever en plein milieu de débat pour sortir de la salle et aller vaquer à ses occupations si la réunion l'ennuyait... Ce serait attirer l'entière attention sur lui, et il n'aimait pas attirer l'attention. Des personnes qu'il connaissait comme des personnes qu'il ne connaissait pas entrèrent et prirent place ; il observait les têtes de chacun... Tous – en majorité – étaient pour le moins révoltés – de la décoration excessive de la salle. Il vit ses amis s'installer peu à peu. Sirius était dans la rangée du devant ; James celle de derrière : en jetant un œil par-dessus son épaule, il vit Lily prendre place à deux rangées derrière. Dans le lot, il aperçut Régulus, à qui il adressa un furtif mouvement de la tête pour le saluer; Contrairement à beaucoup, ou malgré la guerre Gryffondor/Serpentard qu'il pouvait y avoir à laquelle Rémus n'accordait que peu d'attentions car il ne portait pas du fait que c'était la Maison qui faisait la personne, contrairement à cela, il appréciait le jeune Serpentard. Alors qu'il venait de remarquer ce dernier, il se tournait à sa gauche en entendant le professeur Mcfly lui adresser la parole. Esquissant sourire, il répondit sur un ton cordial...

    « Effectivement professeur, cela doit faire très étrange. Je suis impatient ce que tout ce chamboulement nous réserve... »

    Il termina tout en portant un regard à l'actuelle décoration de la salle, signifiant silencieusement ce à quoi il faisait allusion. La décoration était assez « grandiose » ; le discours tant attendu de la ministre le serait-il également ? Rémus y ferait très attention... L'esprit d'analyse comme il avait, on l'imagine amplement déjà en train de se préparer à examiner chacun des mots qui seraient prononcés. Evey venait de s'installer à sa place. Elle semblait observer de tous côtés quels étaient ses voisins. L'apercevant de l'autre côté du professeur, elle lui adressa un sourie auquel il lui répondit avant de se redresser légèrement sur sa chaise en essayant d'apercevoir d'autres de ses connaissances mais personne d'autres... En particulier une tête qu'il aurait été très heureux d'apercevoir mais elle ne semblait être là, ou alors il ne parvenait à la voir avec le monde qu'il y avait. Il reporta un regard déçu sur le devant de la scène jusqu'à ce que la ministre enfin entra en salle.

    Aussitôt, les portes de la salle furent fermées, devant lesquelles se plaçèrent deux Aurors, à chaque extrémités. Un nombre assez important d'Aurors se trouvaient aujourd'hui réunis à Poudlard, même si Rémus doutait fortement que cela empêche quelqu'un d'entrer s'il le voulait vraiment...

    C'était facile à se rendre compte que quelque chose venait de changer, ou plutôt que quelqu'un d'important venait d'entrer puisqu'automatiquement, tous les brouhaha se turent. Rémus tourna la tête – comme tous les autres – pour suivre la femme des yeux. Il était évident que beaucoup de regards n'était pas en faveur de la femme. En tous les cas, il fallait avouer qu'elle avait une certaine prestance et élégance – était-ce naturel ou gagné par l'orgueil du titre de ministre qu'elle avait ? - il n'aurait su le dire. Rémus enregistrait chacun des mots de la femme, lorsque celle-ci commença à parler... Certains phrases le firent hausser particulièrement les sourcils d'ailleurs... « Bien qu'il essayait jusqu'à présent de vous préserver des dangers extérieurs, le Ministère de la Magie, que j'incarne aujourd'hui, a plutôt le devoir de vous préparer à faire vos propres choix. » Pensait-elle qu'ils n'étaient pas suffisamment capables de savoir prendre eux-mêmes leurs choix ? D'une certaine manière, bien qu'elle avait affirmé ne pas vouloir s'immiscer dans les affaires d'éducation de l'école, c’était en effet cependant une façon d'essayer de contrôler les élèves... Les prenaient-ils pour aussi influençables que cela ? Sans doute quelques-uns l'étaient mais pour ce qui étaient de beaucoup d’entre eux, ils étaient surement plus conscients que d'autres des dangers... « Les préparer à faire leurs propres choix, il se demandait ce que cela pouvait bien signifier... Comment cela les guider dans leurs choix ? Jetant un coup d’œil derrière lui, il chercha James des yeux en essayant de lire sur son visage une expression qui indiquerait ce qu'il pensait de tout cela... Le visage de son ami était souvent parlant, plus souvent que le sien qui parvenait à demeurer impassible quand les autres ne le pouvaient pas. Il tourna de nouveau vers la ministre qui enchainait en disant qu'elle voulait avant tout tendre la main vers eux pour les hisser vers leur futur, et que ce n'était nullement un boulet attaché au pied de Poudlard...Rémus demeura songeur un moment alors qu'elle demandait à l'assemblée s'il y avait des réactions sur ce qu'elle venait de dire... Le jeune homme tourna la tête de droite à gauche, pour voir si des mains se levaient et si quelqu'un intervenait...

    Rémus était toujours très silencieux... Il écoutait, enregistrait souvent tout, il observait... Mais faisait preuve d'une extrême discrétion... C'était rarement celui qui parlait en cours ou autres ; et c'est ce qu'il fit également à ce moment...

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James Potter

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Mar 8 Fév - 1:19

Evidemment que James en voulait à Sirius d'avoir poussé Anna à quitter précipitamment Poudlard. Il n'avait même pas eu l'occasion de lui dire au revoir... Et jusqu'à présent, la lettre qu'il avait envoyé à la jeune Serpentard restait sans réponse. Il ne se faisait pas d'illusions, son hibou étant revenu depuis quelques jours déja ; Anna ne lui écrirait pas. Elle était partie, pour de bon, et c'était la faute de Sirius. Les deux compères s'étaient engueulés, Patmol n'avait pas trop bronché face aux cris de son frère, et tout était revenu dans l'ordre. James, même s'il était encore en colère à ce sujet, savait que Sirius avait besoin de lui dans cette épreuve. Car, même s'il avait joué au con et qu'il méritait ce qui lui arrivait, il avait tout de même perdu la fille dont il était raide dingue... Et Cornedrue ne le laisserait pas tomber dans un moment comme celui-ci. Entre eux, ça avait toujours été les Maraudeurs avant les filles, et cette fois ne ferait pas exception à la règle. Anna avait beau être la meilleure amie de James, le Gryffondor choisirait toujours son frère, dans n'importe quelle situation et contre n'importe qui. Ensemble, toujours, peu importe ce qu'ils traversaient et qui ils affrontaient.

Les deux Gryffondors étaient donc descendus dans la Grande Salle ensemble, James s'occupant de faire la police avec les donzelles en chaleur qui assaillaient son meilleur ami. Ils furent tous deux choqués de la nouvelle décoration de la pièce, et ne se privèrent pas pour en faire la remarque. Le jeune Potter hocha vigoureusement la tête aux paroles de son frère, tout aussi révolté que lui. Il était arrivé à cette conférence de bonne humeur et de bonne disposition, mais maintenant il était beaucoup plus réticent. Les deux compères s'apprêtèrent à rejoindre le troisième larron de leur bande, lorsqu'ils remarquèrent que des places leurs avaient été assignées et qu'ils étaient évidemment tous dispersés. James sourit à la remarque de son ami.

-Si je suis pas venu m'incruster sur le tiens avant, mon cher Patmol !


Ils se séparèrent sur ces mots, et James tomba dans le silence complet. Sa future voisine n'était certainement pas son amie, et il ne savait pas trop où il était dans ses relations avec Harry non plus. De toutes façons, ils n'allaient pas avoir beaucoup l'occasion de parler pendant l'intervention de la Ministre... Malgré tout, James était rassuré d'être ainsi entouré de membres de l'Ordre du Phénix. S'il se passait quoi que ce soit, il aurait au moins du soutien à portée de main. Lyra Badenov arriva alors, et s'assit sans un mot à ses côtés. Ils échangèrent un regard qui en disait long sur les sentiments qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. Il était clair qu'ils n'allaient pas échanger un seul mot, et c'était tant mieux. S'il se mettait à parler à Lyra, James savait qu'il ne pourrait s'empêcher de déclencher une dispute, ce dont ils n'avaient vraiment pas besoin maintenant.

Essayant de tuer le temps en attendant que ce foutu discours commence, James promena son regard autour de lui. Il vit Remus en pleine discussion avec ses deux voisins, à savoir Sacha Tetlan, et Dustan McFly. Le jeune Potter n'enviait pas le moins du monde son ami, qui avait le choix entre une nymphomane responsable du départ d'Anna, et un vieux prof complètement barré. Plus loin, Sirius tapait la causette à Dana Lundy, et encore une fois James ne fut pas jaloux. S'il s'était trouvé à la place de Patmol, Dana et lui seraient déja en train de se battre. Peter était de l'autre côté de la salle, sur le même banc que lui, entre deux Serpentards qui ne parlaient pas du tout. James lui adressa un sourire d'encouragement discret, avant d'apercevoir Lily qui remontait l'allée. Elle ne le remarqua pas, mais il la suivit des yeux. Ils n'avaient vraiment eu l'occasion de se retrouver tous les deux tous seuls depuis son retour, et ça lui manquait. Il avait envie d'embrasser sa fiancée tout le temps, d'être tout le temps avec elle... Mais ils avaient dorénavant un toutou dépressif à divertir. L'amitié avant tout le reste, pas vrai ?

Il la vit s'assoir entre Regulus Black et Hannah Badenov. Ah non mais vraiment, ils avaient tous des voisins vraiment pourris ! Encore que... James aurait probablement préféré se retrouver à côté de Regulus que de Lyra. Heureusement pour lui, le Gryffondor avait quand même son fils pas loin. Ce dernier ne s'était d'ailleurs pas encore montré, ce qui était étrange. MacGonagall avait clairement menacé tout le monde... Ils avaient intérêt à se montrer à la "cérémonie" s'ils ne voulaient pas passer les deux prochains mois en retenue. Le jeune homme fut interrompu dans ses pensées par l'entrée de la Ministre, qui s'avança jusqu'au devant de la scène avant de s'adresser à eux. Le Maraudeur remarqua que tous les bavardages avaient cessés et qu'il n'y avait plus d'autre bruit dans la salle que la voix de Margaret Lundy.

Attentif comme rarement, James ne perdit pas une miette de son discours, et ne réprima pas un rictus septique. Évidement, elle se présentait comme la sauveuse du monde, celle dont ils avaient tous besoin. Elle prit tout de même la peine de les brosser dans le sens du poil, en leur rappelant combien ils étaient importants pour le monde de la magie... James se retint de lever les yeux au ciel, par pur respect. Si ses parents ne l'avaient pas menacé sévèrement pour qu'il se tienne à carreau, le jeune homme n'aurait certainement pas fait preuve d'une retenue si exemplaire. Au milieu du discours, il vit Harry arriver discrètement et s'assoir à sa place après l'avoir salué. James lui adressa un sourire, puis reporta son attention sur la Ministre qui continuait de déblatérer ses absurdités. Sérieusement, elle l'avait écrit toute seul, ce discours ? Parce qu'il était à peu près certain que même Goyle aurait pu faire mieux.

Lundy finit par demander s'ils avaient des questions, et les invita à les poser sans crainte. Bien sûr, que James avait des questions ! Et l'une d'entre elles lui brûlait tellement la gorge que c'était à peine vivable. Le Gryffondor avait envie de bondir sur ses pieds et de se montrer le moins respectueux possible envers cette bonne femme qui entrait à Poudlard comme en territoire conquis, apposait ses affiches comme si elle cherchait à s'approprier le Château, et tentait de les manipuler en se cachant à peine. Cornedrue prenait cette intervention à Poudlard comme une véritable intrusion, et ça ne lui plaisait pas du tout. Mais il avait promis, alors il allait bien se tenir. Il leva la main, puis se mit debout lorsqu'il vit qu'on lui accordait la parole. Il voulait être certain que la Ministre le distingue dans la masse des élèves. Peu sûr de ce qu'il devait faire exactement, il décida de se présenter, estimant que ça serait poli.

-James Potter, en Septième année à Gryffondor. Vous avez parlé de nouvelles règles que vous comptez appliquer à Poudlard... Quel genre de règles, exactement ?


Il s'était montré poli et bien élevé, exactement ce que ses parents et l'ensemble du corps professoral attendaient de lui. MacGonagall avait été plus que claire avec lui, quand elle l'avait pris à part pour lui parler : s'il se montrait discourtois envers la Ministre, il allait amèrement le regretter. Et il connaissait assez la vieille harpie pour savoir qu'elle ne plaisantait pas. Autant rester correct, dans ce cas. Et puis, sauter au coup de Lundy n'allait certainement pas jouer en sa faveur, bien au contraire. D'autant plus que le moment, rien de ce qu'elle avait, en dehors de cette histoire de nouvelles règles, n'était vraiment révoltant. Alors le jeune Potter avait décidé de se montrer poli jusqu'à ce que les dires de la Ministre le poussent à bout. A ce moment là, il pourrait redevenir le Cornedrue de d'habitude et dire exactement tout ce qu'il pensait comme il le pensait. Il resta debout quelques instants après sa question, les yeux rivés sur la Ministre, avant de se rassoir toujours sans la quitter des yeux.

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 10 Fév - 14:08

    Il ne fallut pas longtemps pour que la ministre rentre à son tour dans la grande salle de banquet. Elle était accompagnée d’Aurors, comme si elle avait vraiment besoin de ces derniers au sein du château. A l’heure actuelle, Poudlard était l’endroit le plus sur du monde, et c’était une des raisons qui me poussait à rester en ce lieu. Sous la protection d’Albus Dumbledore, nous ne craignons rien, oui rien. J’étais peut-être un peu idéaliste à penser de cette manière allez savoir. Assise sur un banc on ne peut plus inconfortable, mon regard, comme celui de nombreux autres, suivit la Lady Margaret Lundy jusqu’à ce qu’elle vienne prendre place à côté du directeur de l’école. C’était étrange, très étrange que Dumbledore n’est dit mot à ses élèves. Il restait assis et son regard semblait perdu dans le vide. Je n’avais jamais vu le vieil homme dans une attitude aussi « passive ». Ses yeux étaient comme éteints. Un moment j’eu peur qu’il n’était plus en vie, mais il bougea légèrement la tête et salua la femme qui venait de s’installer à côté de lui. Cette dernière ne perdit pas de temps d’ailleurs. Sans doute le temps d’une ministre de la magie était précieux. Que venait-elle donc faire ici ? La réponse tomba rapidement, que j’écoutais avec grande attention. Il n’était pas question que j’en loupe une seule seconde. Les compliments envers l’école en ouverture de discours. Et bien on pouvait dire qu’elle savait brosser les gens dans le sens du poil gratter parfaitement le dragon derrière l’oreille. Sans doute beaucoup d’élèves « tomberaient » dans le panneau et j’étais contente de ne pas en faire partie. Bon je vous l’accorde, elle avait choisi de très bons mots pour décrire le château et ce qu’il représentait pour nous tous. Il était un second foyer, et quelque part, toutes les personnes qui vivaient entre ces murs formaient une famille, avec ses hauts et ses bas. C’est sans aucun doute ce qui allait le plus me manquer quand je devrais quitter Poudlard. Si j’avais eu un avenir, je serais surement revenue à l’école en temps que professeur. Mais tout rêve d’avenir ne faisait plus parti de ma vie… Enfin bref. J’écoutais le reste du discours qui m’indigna au plus haut point. Le ministère voulait fourrer sous nez dans l’école ? Et ça soit disant pour assurer un avenir plus sur aux étudiants ? Je me levais en même temps que James, qui prit la parole avant moi. A peine avait-il finit de parler que j’enchainais.

      Et qui avez-vous menacé au conseil d’administration pour arriver à vos fins ? Pour arriver à soumettre M. Dumbledore a une telle folie ? Vous êtes peut-être Ministre de la Magie, mais vous n’êtes pas pour autant un dictateur qui doit régir toutes nos vies et agir comme Vous-Savez-Qui ! Vos phrases sont belles je vous l’accorde. Vous parlez d’un avenir meilleur, mais si c’était réellement ce que vous souhaitez pour les étudiants sorciers, vous instaureriez des aides pour que les jeunes diplômés puissent trouver du travail plus simplement par exemple ! Vous aideriez les étudiants à faire leur premier pas en temps que Sorcier accomplis. Hors, tout ce que j’entends ici, c’est une Ministre qui veut changer un système d’éducation dans le seul but d’en devenir le seul chef et…[b]♪


    Je m’étais laissée emporter, je vous l’accorde. Quand j’avais parlé du lord qui sévissait des aurors s’étaient rapprochés de moi, mais je n’avais pas que faire. Non, ce qui m’avait arrêté, ce fut le regard du directeur qui finit par se lever de sa chaise. J’étais allée trop loin mais je ne ferais pas chemin inverse. Sans doute aurais-je du choisir d’autres mots, mais j’étais lasse et fatiguée de prendre des gants.

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Jeu 10 Fév - 14:10


    Pour l’arrivée de la ministre au sein du château, le directeur avait fait nettoyé tout ce dernier. Les armures avaient connu un grand dépoussiérage, ce qui n’était pas pour leurs plaire. Les murs avaient rafraichi, et le parc était plus beau que jamais. Oui, le grand jeu avait été sorti, étape dont n’avait pas pu échapper Albus Dumbledore. Avoir Lady Lundy au sein de Poudlard n’était pas pour lui plaire, mais avait-il vraiment le choix ? Elle avait été élue par les sorciers du monde magique pour redresser la situation. Depuis qu’elle était à la tête de la communauté anglaise, il ne pouvait que constater que les sorciers semblaient être moins sujets à la peur. Elle avait pris de grande mesure, pour le bien de tout, et même si ses manières pouvaient être discutables, elle agissait et rassurait le peuple. Oui, il ne faisait pas de doute que la ministre ne manquait pas de bonne volonté et de motivation pour ramener la paix dans tous les foyers. C’est dans la lignée de sa politique qu’elle avait investi l’éducation des sorciers. Bien que septiques au départ, le vieux sorcier avait finit par voir de bons côtés aux nouvelles règles. De toute façon, il ne perdait pas son autorité sur le château et aurait toujours son mot à dire si la ministre allait trop loin. Le plus gros avantage qu’il pouvait posséder était sa popularité auprès des sorciers, et la ministre avait bien conscience qu’elle ne pouvait pas évincer Albus Dumbledore.

    Assis sur son fauteuil, le directeur observait ses élèves et ses professeurs prendre place. Il ne fit pas un geste, pas un mouvement et ne dit mot. Au fond il n’était là que comme figure emblématique et pour calmer les ardeurs à venir de certains de ses élèves. Il n’était pas dupe et il savait aussi bien que beaucoup d’étudiants ne seraient pas contents autant qu’il savait que la ministre se serait bien passée de la présence. Quand elle entra, il ne bougea toujours pas, esquissant un geste pour lui serrer la main quand elle prit place à côté de lui, toujours aussi silencieux qu’une tombe. Il la laissa parlé et ne fut pas étonné de voir le jeune Potter se levait et prendre la parole. Un esprit aussi vif et un caractère aussi entier ne pouvait pas s’abstenir de montrer son mécontentement. Le directeur ne put s’empêcher d’esquiver un vague sourire qui quitta son visage quand la préfète en chef prit la parole. Il se redressa sur son fauteuil à mesure de ses paroles, étonné au plus haut point par ces dernières. S’il y aurait bien eu une personne qu’il aurait pensé rester calme, c’était bien elle. Ne l’avait-il pas présenté d’ailleurs à la ministre comme une des plus brillantes sorcières promises à un grand avenir ? Il était d’un côté déçu par la gryffondor bien qu’elle avait des circonstances atténuantes. Albus Dumbledore se leva alors, et d’un regard arriva à faire taire la jeune femme


    – Margaret, permettez moi de répondre à Miss Evans. Monsieur Potter, je vous demanderais d’attendre quelques minutes pour avoir la réponse à vos questions. Sachez que, comme l’a souligné Madame Lundy, elle a eut l’accord du conseil d’administration mais également le mien. Votre avenir est le centre de nos préoccupations, et il est de notre devoir de vous en assurer un en toute sécurité. L’époque dans laquelle nous marchons est sombre, mais n’oubliez pas que pour sortir des ténèbres, il suffit de raviver la flamme d’une bougie. A partir du moment où vous y croyez, l’espoir existe, et nous avons le devoir de vous aider à le trouver. Aussi puissant et cruel soit-il, il manque quelque chose d’important à Lord Voldemort : l’amitié, l’amour, l’espoir d’un monde meilleur, et l’union. Il s’est entouré de personnes fourbes, prêtes à tout dans leur soif de pouvoir, et il ne fait pas de doute que ces dernières le trahiront quand elles en auront l’occasion. Et c’est là que réside notre force : L’union dont nous ferons tous preuve ! Et c’est dans cette continuité que Madame le Ministre et moi-même avons décidé de prendre ensembles de nouvelles décisions. D’ailleurs, je laisse lui laisse la parole afin qu’elle vous les expose

    Le directeur était sincère dans ses paroles. Oh bien sur, il se serait bien passé de la volonté de la ministre a vouloir réformer un système d’éducation qui a fait ses preuves. Cependant, aux vus des circonstances qui secouaient le monde magique, il ne pouvait pas montrer sa désapprobation. L’union était la force la plus grande des sorciers et il devait montrer l’ensemble… Même si cela ne l’empêcherait pas de cacher de nombreuses choses à Margaret Lundy. Il reprit place sur son fauteuil, alors que Lily Evans s’était à son tour réassise. Elle était en colère ou révoltée, cela se lisait sur son visage. Mais elle avait tout de même eut la décence de reprendre sa place… Pour combien de temps, ça c’était une autre question…

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Ven 11 Fév - 14:01

    Une journée de travail qui allait changer un peu de l'ordinaire. Pas plus palpitante, pas plus ennuyeuse. Plus dangereuse, quelque part, bien que je savais bien qu'on ne risquait pas grand chose à poudlard. Mais maintenant que le mage noir avait pu s'emparer de Purity, qui pouvait encore dire de quoi il était capable? J'avais fait absolument tout pour mettre les élèves, le corps enseignant et les délégués du ministère à l'abris. Aujourd'hui, tous les oeufs étaient dans le même panier, en jargon de chargé de sécurité. La ministre, plusieurs chefs institutionnels, les personnalités montantes de la jeunesse sorcière et Dumbledore, sans parler du corps enseignant et de nombreux aurors, dont je faisais partie. Intéressant, d'un point de vue adverse. Si Poudlard devraient subir une attaque, ce serait sans nul doute aujourd'hui. L'opportunité d'éliminer tous ses ennemis en un seul coup pouvait être quelque chose d'important aux yeux d'un opposant puissant. J'avais donc pris des mesures importantes, en tant que principal responsable de la sécurité. J'avais pu me concerter avec Dumbledore pour pouvoir relever les défenses magiques du site. Multiplier par deux la surveillance aux créneaux et aux différentes portes d'entrée de poudlard. Ajouter du punch aux protections magiques des murs. Théoriquement, ces nouvelles protections pouvaient garantir à la place forte de tenir face aux coups de butoir de Purity; cette tempête de feu lancée par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom était normalement stoppée par les récents enchantements. J'avais également glissé quelques mots à mon chef de service au département des aurors. Renforcer la sécurité à Sainte Mangouste et au Ministère était le minimum à faire en ces temps troublés. Profiter de la présence d'autant d'aurors à Poudlard, de la ministre, et de Dumbledore, serait en plus l'occasion de frapper un grand coup contre une autre institution que Poudlard. Dépecer le ministère était envisageable; s'en prendre à Sainte Mangouste également. Il me semblait clair que nous ne pouvions plus prendre le moindre risque. Alors, j'espérais que tout ce que j'avais pu avancer comme conseil avait été retenu, histoire de ne plus commettre d'impairs. Cela avait été le cas deux ans plus tôt lors du bal de Noël de 1976, et je n'étais pas prêt à laisser recommencer les choses.


    Et puis, j'en avais littéralement ma claque de laisser les mains libres aux mangemorts. L'échec de nos services était quelque chose qui me prenait littéralement aux tripes. De toute ma carrière d'aurors, je navais jamais connu ennemi pareille, ni telle série de malchances. Je ne pouvais rien faire pour redresser la barre; les mangemorts disposaient de la duplicité et de la corruption, ils disposaient également du pouvoir ministériel par le biais de Purity. Il me semblait clair que nous ne pouvions que nous opposer à la magie noire, sans pour autant remporter définitivement la lutte. Il y avait certes quelques lueurs d'espoir, comme le semi-échec tactique des forces des ténèbres durant l'attaque de Gringotts. Il y avait eu des pertes des deux côtés, mais De Caprily avait été tué, des mangemorts avaient été démasqués et un autre mangemort avait presque été tué, avant de pouvoir s'enfuir malgré le piège qui se refermait sur eux. Du côté ministériel, peu de pertes. Un mort très regrettable et qui sera vengé; Logan Lewis. Mais sans la perfidie de Bellatrix Black, cela ne serait jamais arrivé. Remarque, sans l'Ordre du Phénix, les forces du bien n'auraient pas pu inverser la balance. Les gosses de l'Ordre en avaient payé le prix fort, avec pas mal de blessés dont Mc Pherson, qui en avait pris plein la figure. Leurs souffrances n'avaient eu d'égales que leur courage. Si la chaîne de commandement au sein des aurors avait été plus efficace, nous aurions pu limiter les pertes. A quelques instants près, on aurait peut être pu sauver Purity, également... Avec des si on pouvait refaire le monde, il nous appartenait maintenant de pouvoir corriger nos erreurs et de pouvoir redresser la barre.


    J'étais donc entré à la suite de la ministre Lundy. Je jettais un regard à l'assemblée, embrassant du regard l'ensemble des personnes présentes. Je savais déjà à l'avance comment tout allait se dérouler. La ministre était quelqu'un de très intelligent. Elle avait déjà préparé son texte. Elle s'avança vers son pupitre, et elle jetait un regard que j'imaginais avenant. Elle commença par avancer ses nouvelles réformes, et insista sur le point qu'elle les avait prises en accord avec l'administration enseignante du château. Cela n'eut pas pour conséquence le tollé que j'avais imaginé. Potter bien sûr, fut le premier à réagir. Je l'appréciais, ce petit. Doué et talentueux. La langue pas dans sa poche, mais il disait ce qu'il avait à dire. Il le fit même de façon plutôt posée, ce qui m'arracha un sourire. Par contre, Evans, cette véritable furie sauta littéralement à la gorge de la ministre. Je ne fis aucun geste, pas un pas en avant, rien. Je savais que Lundy m'en voudrait de faire quoi que ce soit qui puisse nuire à la perception de son autorité. Mais je fus frappé ensuite de la réaction de Dumbledore. Ensuite, je le compris un peu mieux, et un sourire orna mon visage creusé par le manque de sommeil. Le vieux renard. Implicitement, il remettait la ministre à sa place en s'affirmant comme personnalité sur laquelle il fallait compter dans la conduite de sa politique. Quoiqu'il se passe après, j'étais persuadé que cela deviendrait rapidement intéressant...
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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Ven 11 Fév - 16:12


©Cristaline
De la colère… C’est à base de ça dont se nourrit le plus la distorsion du temps, et dans cette salle de banquet, elle est gatée. Tous ses étudiants et ses adultes sont une source de pouvoir pour l’entité errante. Non, elle ne peut décemment plus rester sans intervenir… Sa première action sera de rendre un peu plus tendu cette ambiance explosive. A commencer par Dana Lundy, fille de la ministre. Il ne fait pas de doute que les paroles haineuses envers sa maman ne l’ont pas laissé de marbre. La distorsion décide d’en remettre une couche en multipliant tous les sentiments qui se bousculent en elle. Mais ce n’est pas tout, oh non, ce serait trop « gentil » sinon. Elle se tourne vers celui qui est à l’origine de son apparition ici, c'est-à-dire Harry Over. Elle va en lui comme elle l’avait déjà fait une fois, et lui transmets des images construites de toute pièce. Il voit défiler sous ses yeux la mort de l’être qu’il respecte le plus, attaqué par la femme qui dirige actuellement la communauté des sorciers. L’entité ressort aussi vite qu’elle est entrée, et s’en va un peu plus loin, restant tout de même dans le coin, afin de pouvoir admirer son œuvre…

En jeu ;; Dana, tous les sentiments que tu ressens sont très forts tout à coup. Ils sont comme décuplés et doivent « exploser » au grand jour. Harry, tu es donc comme sujet à une vision, où tu vois Margaret Lundy attaquer mortellement la personne envers qui tu as le plus grand respect (à toi de choisir qui), qui lui tournait le dos à cet instant là…



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Evey Lowan

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Sam 12 Fév - 23:38

Soudain, le silence se fit dans la salle. Les choses commençaient enfin. Le grand moment arrivait. Dans quelques secondes, une minute tout au plus, les dés d’un nouvel avenir seraient jetés. Les mots seraient prononcés, les ambitions révélés. Le tombé de rideau sur le sourire amicale et bienveillant de la ministre qui s’avançait rayonnante. Sa chevelure blonde lui conférait un aura comparable à cette d’un ange d’un vieux christique. Certes, c’était une belle femme, personne ne pouvait le nier. Pourtant, Evey avait du mal à ressentir une réelle sympathie envers cette femme. Peut-être quand dans un tout autre contexte, sans connaître ses relations à l’Etat, peut-être aurait-elle pu être touché par son charisme. Mais le fait était que l’irlandaise ne pouvait la détacher de sa fonction politique et de tout ce qui allait avec. Non, vraiment, elle ne lui trouvait que des défauts. Une allure un peu trop droite, trop parfaite, trop galante, trop bien mise que ces manières en devenaient froides. Si bien que son discours entrait en contradiction avec son apparence trop bien orchestrée. Elle se voulait maternelle, chaleureuse, amicale, elle n’en paraissait que plus hypocrite et fourbe. Comme une panthère se fait peluche pour attendrir sa proie avant de lui bondir avec souplesse, délicatesse et classe dessus pour lui arracher la vie. C’était sans doute bien trop exagéré de la part de la jeune sorcière. Un tel ressentiment n’avait d’autre fondement qu’un regard acéré sur ses discours politique et sur les précédentes actions du gouvernement. Peut-être devrait-elle essayer de la connaître un peu mieux...D’où son impatience. Evey retenait son souffle alors que le rythme de son cœur changeait de tempo. La ministre de savait pas que son discours pourrait la racheter aux yeux de la jeune sorcière. Ce matin, elle était prête à écouter sincèrement ce que l’Etat magique avait à lui dire. Peut-être partirait-elle avec une meilleure impression…Ou peut-être pas. Les poids s’amoncelaient dans la balance…

Serrer la main d’un Dumbledor toujours silencieux avec autant de vigueur et de confiance en soi pécha contre elle. La rouquine jugea ce geste une fois de plus déplacé, mal approprié. Elle semblait déjà rappeler au directeur sa main mise sur l’école. A quand son nom sur le fronton du château ? Bientôt peut-être verraient-ils à l’entrer des grilles du parc un écriteau annonçant le gouvernement comme mécène principal du château ?
Alors que la ministre prenait place, Evey se redressa légèrement sur son banc, qu’elle trouvait déjà très inconfortable et très mauvais pour son dos – qui depuis le dernier entrainement un peu rude la faisait légèrement souffrir – comme pour mieux s’imprégner des paroles de la jeune femme, mieux les assimiler, les digérer, et les repenser. Et le discours commença. Et tout de suite elle su. Cela ne lui plairait pas. Ces premiers mots avaient été de trop, eux aussi. Dans sa bouche, ils sonnaient faux, simulacre de bienveillance mal placée. Dans un mélange entre son rôle maternel et son rôle politique, elle faisait la confusion entre ton couvreur et ton oratoire. Et là, visiblement, il ne parvenait pas à être convainquant aux oreilles de la préfète. C’était comme entendre un vieil oncle éloigné se pencher sur vous après un petit caprice de votre part lorsqu’on est enfant et qui semble vous consoler par de douces paroles, mais qui ne fait que se moquer de vous et des vos joues encore humides. Fausse charité, fausse compassion, fausse amicalité. Hypocrisie de celui qui prétend vous connaître et savoir se qui est bien pour vous alors qu’il n’appartient pas au même monde. Comme tous ces sorciers qui pensent savoir qui est bon pour les moldus vous comprenez. Parce qu’ils pensent savoir plus de choses qu’eux sur le monde, être plus avertis, plus éclairés. Alors qu’ils ont juste une vision différente de celui-ci. Laissez des sorciers dans le monde moldu, ils seront surement tout aussi perdus que des moldus dans le monde magique.
Le reste du discours s’imprima à jamais dans l’esprit de la jeune femme. A jamais. Les mots étaient les mots. Gorgés de leur sens, ou du moins de celui qu’elle leur attribuait. Le visage de la jeune sorcière se fermait au fur et à mesure pour passer d’une vive et impatiente excitation curieuse, à une impartialité froide et détachée. Elle était déçue, seule sentiment que l’on pouvait lire clairement dans son regard océan. Déçue par la ministre. Son regard politique sur le monde ne changeait pas beaucoup des autres finalement. Tous n’avaient que ce mot d’ordre à la bouche : guider. Ils le mâchouillaient constamment, le bavaient, le recrachaient à tord et à travers sur le bas côté. Une auréole tombée dans la boue et ramassée avec avidité sur le trottoir, pleine du miasme des beaux parleurs et des manipulateurs.

Cependant, dans un grand esprit de générosité, une inspiration divine peut-être, la ministre laissa la parole à ces « enfants » qu’elle voulait materner pour connaître leur opinion sur son discours. Devrait-elle utiliser la manière forte ou bien les caresses suffiraient-elles en somme. Tel était le test qu’elle souhaitait leur faire faire passer.
Le premier à se lancer fut James. Cela n’étonna pas la jeune rouquine. Connaissant son capitaine pour sa vivacité elle fut néanmoins surprise par le ton au combien courtois qu’il employa. Pourtant, un tel langage de sa part en faisait ressortir plus que jamais tout le mépris qu’il pouvait avoir pour elle. Prendre un ton officiel, contrairement à celui qu’elle avait utilisé pour son discours, c’était comme remettre la distance que Lundy avait voulu abolir entre elle et eux. Puis Lily pris la parole à la suite de sa moitié. Là encore, nouvelle surprise. Visiblement la préfète ne parvint pas à retenir sa colère. Pas étonnant, Evey elle-même ne bouillait-elle pas de l’intérieur ? Pourtant, seuls ses cheveux portaient pour l’instant la couleur du feu qui craquait dans tout son corps. Contrairement à celui qui explosait dans la bouche de la préfète en chef de lions. C’est alors que le directeur pris la parole pour la première fois. Imposant, calme, rassurant. Pourtant, malgré toutes ses bonnes paroles d’amour et d’union, l’irlandaise ne pouvait réprimer cette impression que la ministre allait trop loin. D’ailleurs, ses paroles elles-mêmes ne se contredisaient-elle pas ? Lentement, articulation après articulation, la gardienne de Quidditch se leva à son tour, le visage toujours fermé et placide. Ses yeux bleus se plantèrent franchement sur le visage de la ministre, à la fois pour marquer son sérieux, mais aussi pour se concentrer sur son objectif et ne pas penser aux centaines de visages qui se tourneraient immédiatement vers elle lorsqu’elle ouvrirait la bouche.


- Je m’appelle Evey Lowan. Je suis une élève de Gryffondor depuis six ans maintenant. Poudlard, comme vous l’avez si bien dit vous-même Madame, est ma seconde famille. C’est là où j’ai appris la plupart des choses sur la magie et les dangers qu’elle pouvait représenter. De même, pour reprendre vos mots, j’ai été la plus heureuse des « enfants » en découvrant la « liberté vitale » dont je pouvais bénéficier ici. Or, puis-je me permettre de vous demander une petite précision ? Pourquoi dans ce cas là, au vu de ce que vous-même avouez avoir vécu avec bonheur, voulez-vous nous retirer cette « liberté vitale » ? Car nous guider dans nos choix comme si nous étions de pauvres brebis perdues, n’est-ce pas nous considérer comme des êtres fragiles incapable de penser par nous-même ? N’est-ce pas prendre en charge notre capacité à nous faire nos propres choix et créer nos propres pensées ? Qu’elles soient bonnes ou non, fausses ou illusoires, le plus important n’est-ce pas qu’elles soient notre ? Et non qu’elles nous aient été soufflées par une autorité supérieure ? Ou est notre bien si nous devenons incapable de penser par nous-mêmes et de bénéficier librement de cette « liberté vitale » dont vous faite l’éloge comme qualité première de ce château ? Pardonnez-moi si mes mots sont quelques peu informels, mais je ne cherche pas à vous laisser la possibilité de mal interpréter mes paroles. Je finirai juste par une dernière précision, l’éducation n’est-ce pas l’apprentissage de la vérité et la politique n’est-ce pas une science de rhétorique ? Or tout exercice de rhétorique, n’est-ce pas perdre ses interlocuteurs pour les amener à penser comme nous sans même se rendre compte qu’ils pensent contre leurs propres idéologies ? La politique n’est que simulacre et omissions quand l’éducation ne doit être que révélation et remise en question constante des acquis pour aller plus avant dans la connaissance. Du moins, c’est comme cela que les choses nous ont toujours été présentées…Mais peut-être cela aussi, vous voulez le changer cela et établir de nouvelles règles qui redéfiniront les limites entre apprentissage et politique. Entre ce qui est juste, et ce qui est légal. Vous voulez rendre l’éducation légale, soit. Mais sachez que c’est en retirer sa justice, sa liberté d’enseignement. Car les lois ne seraient être justes. N’est-ce pas Madame la Ministre?

Elle du se faire violence pour arrêter sa pensée fleuve qui se déversait sur un ton très calme et posé. Froid et amèrement critique. Quelle morale de justice pouvait accepter que l’on bride l’enseignement. Qui était encore le seul lieu où pouvait s’exercer la liberté humaine dans sa plus grande infinité ? Car on apprend pour nous, et non pour les autres. Qui peut vouloir contrôler cette éducation là sans prétendre vouloir avoir la main mise sur la jeunesse et, a fortiori, sur l’avenir de son pays ?
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: Mission : Visite officielle à Poudlard   Dim 13 Fév - 14:34

    Regulus n’eut guère de réponse directe de la part d’Hannah, car Lily arriva. Il se décala aussitôt, il ne souhaitait surtout pas se disputer avec elle. Il ne lui avait pas adressé la parole depuis déjà bien des mois, et se retrouver près d’elle après tout ce temps lui paraissait réellement une drôle de farce. Evans représentait pour lui tout ce qu’il ne pourrait jamais être, de part le sang, l’intelligence, l’oratrice, la persécutrice. Elle était spéciale, cette Lily. Mais l’arrivée dite « spectaculaire » de la Ministre qui fit son entrée la tête haute, comme si elle se croyait maîtresse des lieux, étouffa ses pensées. Sérieusement, quelle injure ! Regulus avait envie de vomir tellement le simulacre était ridicule. Le sourire qu’elle exhibait n’était qu’illusion, et Regulus aurait bien aimé le lui faire ravaler. Déjà qu’il n’avait aucune envie d’être là, il devait en plus supporter l’idée de rester sage, sage comme un dragon. Mais un dragon est bien loin d’être calme, et Regulus bouillonnait de l’intérieur. La foule l’angoissait déjà, mais la présence inutile et renforcée d’Aurors parmi les élèves renforçait l’oppression qu’il ressentait depuis qu’il était arrivé. Le cadet des Black se passa la main sur la nuque, pour tenter de dissimuler son mal être et ferma les yeux. Il se sentait comme enchaîné à son banc par un lourd boulet qui l’empêchait de se lever.

    Margaret entama son discours. Les sourcils de Regulus se courbèrent dans un drôle d’angle en entendant le groupe de mots « chers enfants ». Cela commençait fort bien. Si elle considérait que tous les élèves de Poudlard étaient des « enfants », facilement influençable par un quelconque discours, elle était mal barrée. Elle rattrapa ses mots vulgaires peu après en disant que la jeunesse Poudlarienne représentait une force et un atout majeur très souvent négligée par les gouvernement précédents. Mais il en fallait beaucoup plus que ça pour convaincre Regulus. Le Serpentard porta sa main droite à la tête, en signe d’ennui total, mais surtout parce que Madame Lundy n’avait absolument rien compris. Jamais, à ce qu’il en savait, Jamais le Ministère de la Magie s’était immiscé dans les affaires de l’école, et maintenant que cela allait se produire, Regulus s’inquiétait. Il ignorait quels changements allaient s’opérer dans l’école, mais cela ne semblait présager rien de bon, surtout pour lui, descendant d’une très très longue lignée de Sang-Pur, rongée par le mal, les principes de supériorité de race, et de maléfiques personnages. On gardait plus d’un œil sur lui depuis que sa cousine Bella était recherchée partout par le Ministère, de peur qu’il ne suive sa trace probablement. Regulus était perdu depuis longtemps entre la rage de ne pas décevoir sa famille, et par la peur de désenchanter Sirius. Mais maintenant, la balance se penchait de plus en plus vers le côté noir de sa famille. Anna n’était plus là pour freiner ses envies ardentes, et assouvir de violentes pulsions envers certains camarades Gryffondors. Regulus le savait, il avait changé.

    Les choses avaient changés dès l’instant où Anna avait fait ses valises, et il se rendait maintenant compte que rien n’était plus pareil, et que tout semblait si noir. Lorsque Anna était encore là, il existait encore une partie blanche dans son cœur. Elle réussissait à calmer ses tendances psychotiques et maléfiques. Mais maintenant, il se sentait si seul. Et depuis son départ, cette tâche se teignait de plus en plus de gris, virant au noir, d’abord doucement, et de plus en plus vite. La haine que Sirius lui inspirait accentuait ce changement, et personne n’était vraiment là pour l’aider. Ciella était loin de lui, et elle-même, l’entraînait sans le vouloir au fond d’un gouffre sans fin. La solitude, il avait cru qu’il aimait ça. Mais en réalité, il n’avait jamais vraiment été seul. Jusqu'à maintenant. Il y avait toujours eu cette présence, cette silhouette féminine pour le rassurer, l’enlacer, le réconforter et parfois même, pour le faire changer d’avis sur sa place dans le monde. Il ne comptait plus le nombre de fois, où il avait ouvert son cœur à Anna lors de leurs soirées arrosées d’alcool. Il savait qu’il avait plusieurs fois pleuré, parfois avoué à quel point sa vie en tant qu’héritier des Black était difficile. Mais maintenant, il se sentait attiré de plus en plus vers la partie noire de son cœur. Plus rien ne l’empêcherait de nuire aux autres, plus rien ne le préoccupait, plus rien n’avait d’importance. Regulus en avait plus qu’assez de jouer un double-jeu. Il haïssait Anna et tout ce qui se rapportait à elle. Il était trop fier pour admettre qu’elle lui manquait, et trop orgueilleux pour oser exprimer son mal. La situation dégénérait, et en lui, les idées noires se faisaient chaque jour plus nombreuses. Il ne souhaitait plus qu’une chose, assouvir cette perversion, mettre au grand jour ses sentiments. Les seules personnes qui auraient pu le raisonner penser la même chose que lui, ou a contrario, refuseraient de lui parler, et encore moins de l’aider. La vie était si injuste en ce moment avec Regulus qu’il se demandait encore pourquoi il n’avait pas quitté l’école. Sans doute parce que ses parents auraient fait un scandale, comme toujours, et l’auraient martyrisé. Mais au final, cela lui aurait peut-être fait du bien. Un peu de encadrement parental, cela ne pouvait pas faire de mal. Les préjugés Pro Sang-Purs s’étaient accentués depuis quelques jours, et le fait de voir certaines personnes le mettait dans un état pas croyable. Il devenait complètement fou, et l’encadrer devenait de plus en plus difficile. Il avait du mal à se contrôler, et il angoissait comme ce n’était pas permis. Parfois, il avait l’impression qu’il perdait la mémoire. Il oubliait des choses, surtout depuis qu’il avait été victime d’une « apparition » avec Ciella, dans un bosquet du Nord de Londres. Il ne ressentait plus rien comme avant et il faisait de plus en plus souvent comme des crises d’angoisse. La peur l’envahissait, de la sueur apparaissait sur son front, de violents spasmes s’emparaient de son corps, et des larmes venaient à bout de lui.

    Regulus avait envie de bouleverser le monde. Crier sa douleur. Mais qui l’écouterait ? La Ministre ? Sûrement pas.

    Son avis l’intéressait ? Regulus ne croyait pas que la Ministre serait ravie d’entendre ce que lui, avait à dire. Alors, il se tu. De toute manière, quelqu’un d’autre balancera sans doute ce qu’il rêvait de dire. Alors pourquoi ouvrir la bouche ?

    C’était parti. Les complications commençaient déjà. Les yeux toujours clos, Regulus entendit la voix de James, lointaine, qui s'était sans doute levé pour parler. Et un vif déplacement d’air près de Regulus lui indiqua que Lily avait fait de même. La Gryffondor d’ordinaire si calme, se laissa emporta par ses émotions. Regulus ricana en entendant ses paroles. Au fond, même si elle avait manqué de tact, elle n’avait pas tout à fait tord, mais elle s’interrompit tout à coup, et se rassit. La prise de parole de Dumbledore soulignait bien que Lily avait été trop loin, trop abrupte dans ses paroles. Malgré l’interdiction de bavarder instaurée, Regulus ne put s’empêcher de dire, à l’intention de la Gryffondor, à voix basse, dans sa moustache :
    « Tu n’es pas la seule à penser ça, crois-moi. »
    Pour une fois, qu’il était sincère. Regulus sentait la colère s’emparait de lui, tous ses sens étaient en effervescence, la rage le tuait et son sang bouillonnait. Bouillonnait d’une ferveur non comparable, d’un besoin d’exorciser toute sa colère contre le monde. Brusquement, il se leva à son tour, et pris la parole nonchalamment, comme à son habitude, et déclara d’un ton hautain mais calme :
    « Regulus Black. Serpentard.»
    Il prit la peine de se présenter, simplement pour les formalités. Il était certain qu’elle savait parfaitement qui il était. Etre de la même famille que Bellatrix Black, Mangemorte activement recherchée pour meurtres, complicité de meurtres, usage de magie noire, agressions, espionnage, tortures et j’en passe, avait parfait sa réputation au sein de Poudlard, et aussi en dehors de ses murs.
    « Madame La Ministre, votre discours si éloquent nous montre bien à quel point le Ministère de la Magie cherche à s’immiscer dans nos vies de manière permanente. Je consens que pour vous, notre sécurité est soit disant primordiale, mais j’approuve Lowan dans ce qu’elle dit. Mais j’ajouterais juste une seule chose. Vous dites que les précédents gouvernements magiques ont sous-estimé notre importance dans le monde magique, mais moi, je crois que tout cela n’est qu’un malheureux simulacre pour faire de même. Nous, élèves de Poudlard, avons toujours été opprimés d’une manière ou d’une autre, que ce soit aujourd’hui ou il y a 1000 ans. On nous croit incapable de faire des choix. Mais pourquoi aurions-nous besoin de choisir ? Ne serait-il pas possible de demeurer neutre, de ne jamais avoir à faire un choix qui nous retombe toujours dessus ? Nous tromper ? Par Merlin, vous vous présentez comme étant notre sauveuse, notre protectrice, mais dire que nous avons une grande importance pour vous est, à mon avis, la seule manière que vous avez trouvé pour nous soumettre à vos idéaux, à penser comme vous en quelque sorte et je ne crois pas que nous complimenter ainsi vous fera gagner des points. Réformer le système d’éducation de cette école ne servira pas à grand-chose, je le crains. Un nombre infini d’élèves ont foulé ces couloirs, ont grimpé ces marches, se sont assis sur ces bancs. Et ce n’est certainement pas en modifiant nos habitudes, nos règles et nos droits que cela sera différent. Ce système a d’ores et déjà fait ses preuves. Et j'avoue ne pas comprendre. Pourquoi voulez-vous changer ça ? »







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