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MessageSujet: Et la lumière fut... |Terminé|   Jeu 20 Jan - 16:31

Au visage que venait d'afficher Lubandot, Lux fut immédiatement certaine qu'il s'agissait bien de lui. Ce maudit Gryffondor avait eu l'audace de l'asperger du liquide d'une maudite plante pour lui faire pousser de l'acné ! Elle allait le tuer ! Enfin, non après mures réflexions, à la limite, il valait mieux le tuer après qu'il l'ait soigné... Ce dernier se protégea alors comme une filette alors qu'elle lui mettait un coup à l'épaule, ce qui aurait pu faire rire Lux dans d'autres conditions.

Les yeux de Lux continuaient de les fixer intensément attendant le moment fatidique pour se mettre à hurler quelque chose comme ceci :

' Tu es désolé ! Une bonne idée ? Mais tu te fous de moi Lubandot ! '

Le jeune homme sembla toutefois touché par sa comparaison avec les Serpentard. Il lui demandait même à présent si elle n'aimait pas ses camarades. La brunette resta un instant pantoise. Au départ, elle voulait simplement le vexer en le comparant aux Serpentard. Tout bon Gryffondor n'aurait jamais toléré une telle remarque. Il fallait admettre que certains parmi eux avait tendance à rebuter Lux, de là à dire qu'elle n'aimait pas ses camarades... D'autant plus qu'elle était très fière d'appartenir à cette maison. Cela lui donnait le droit de se comporter comme une pimbêche et tout le monde se disait : c'est normal, c'est une Serpentard... Elle aimait le côté élitiste que donnait l'ambiance cette maison. Bien que n'ayant pas d'avis encore très forgé sur les sang mêlés, elle trouvait assez « cool » le fait d'être une sang pur. Et parfois, oui, juste pour cela elle se croyait supérieur à d'autre. Cela ne justifiait pas pour autant le fait qu'elle n'avait pas radicalement envie de débarrasser le monde des moldus et des sang-mêlés. Toutefois, n'ayant pas son pareil pour ne pas perdre la face, Lux lui répondit automatiquement :

' N'importe quoi, je disais cela car vous Gryffondor vous êtes toujours là à nous reprocher d'être des lâches. Je constatais juste que ce n'est pas typique à notre maison. '

Rare était les fois où la brune se sentait obligée de justifier ses propos. Pourquoi la remarque de la Mandragore l'avait-elle perturbé l'espace d'une seconde ? Parce qu'elle était depuis plusieurs semaine sur la balance à se demander que faire, que choisir ? Elle balaya rapidement toutes ses idées de sa tête. Lux avait donc donné ses instructions et le Gryffondor accepta presque sans rechigner au grand étonnement de Lux. C'est pourquoi cette dernière, camouflant avec soin les boutons, commença à filer dans les couloirs.

La voix du Gryffonfor retentit alors l'arrêtant dans son élan. La Serpentard se retourna vers lui pour savoir ce qu'il voulait avec un air agacé sur le visage. Lorsqu'il lui dit qu'il regrettait, Lux fut légèrement étonnée. Les excuses ? Chez Lux s'était presque quelque chose d'inconnu. Rares étaient ceux qui en présentaient, elle la première. Reconnaître qu'elle avait tord n'était pas son fort. Elle opina légèrement de la tête ne comprenant pas vraiment le revirement de situation. Elle reprit alors sa marche perdue dans ses pensées, tandis que de nouveau, elle entendit la voix de Lubandot l'interpeller. De nouveau elle se retourna, cette fois sans air agacée, se demandant juste ce qu'il voulait cette fois. C'est encore une fois la surprise qui perturba la jeune femme.

* Pourquoi est-il gentil avec moi ? *


' Euh, ok, ça marche Neville. '

Cela devait bien être la première fois qu'elle l'appelait par son prénom. Peut-être même que son accent de York avait déformé l'ensemble. Elle continua sa route, longeant presque les murs pour être sûre de ne pas être vue dans cet état. Puis au détour d'un couloir, sa main boutonneuse vint se poser sur une poignée pour ouvrir une salle de classe vide. Elle pénétra dans celle-ci et respira un bon coup. Elle se demanda un instant si elle ne s'était pas laissée trahir durant cet échange avec Neville. Il fallait qu'elle soit plus ferme. Que penserait Nox s'il la voyait copiner avec un Gryffondor étant donné qu'en plus ce dernier aurait tenté de la défigurer. Elle s'assit sur une table abandonnée et commença à balancer ses jambes. Non, c'était certain, Neville allait morfler en revenant dans cette pièce...
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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Lun 24 Jan - 20:48

*Bon, comment je fais pour transporter tout ça ?*
Le grand adolescent se demandait comment transporter à l'étage où se trouve Lux la bagatelle d'un bubobulb se tortillant dans son pot, d'une bonne carafe d'eau, d'un flacon d'huile de coude et d'une cuillère à café. Il aurait pu demander à Ron mais la serpentarde l'aurait immédiatement assassiné pour l'avoir montrée à un autre... De plus, le gryffondor n'était vraiment pas fier de bardane en spray qui avait ainsi boutonné le visage et la main de la jeune fille.

Cependant, même si la verte-et-argent semblait décidée à éradiquer le pauvre Neville de la surface de la galaxie, sa dernière réponse avait surpris le gryffondor. Sur le coup, il n'y avait pas fait attention, tout le monde l'appelle par son prénom... mais en courant, il s'était fait la réflexion que ça devait être la première fois que la méprisante lumière verte ne le désignait pas par un mot de plante.

*J'ai vraiment l'impression de m'être beaucoup trompé sur son compte. Une chose est sûre: elle n'est pas comme son frère!*

Cependant, la temporaire bonne disposition de la digne représentante des serpents vis à vis du garçon au crapaud risquait de disparaître très vite s'il ne se pressait pas.

Disposant tous ces ustensiles dans son chaudron (après avoir soigneusement bouché la carafe d'eau à l'aide d'un sort), et prenant l'horrible plante pustuleuse sous le bras (après lui avoir lançé un sort de réduction et un petit stupéfix pour qu'il cesse de gigoter), le garçon entreprit de sortir de la salle commune et de retrouver sa victime et possible bourreau.

Ce ne fut pas une mince affaire... Les capricieux escaliers semblaient redoubler d'efforts pour lui faire emprunter le chemin le plus long.

*Pourquoi est-ce toujours quand on est pressé et chargé qu'il arrive des choses pareilles ?*

Arrivant finalement vers la scène du crime, l'adolescent en profita pour se nettoyer un peu de toute la sueur qui coulait entre sa peau et sa robe. Ses bras étaient ankylosés à cause du poids du chaudron et la plante, et il soufflait. Un petit sort de nettoyage, appris en cinquième année, lui permit de se débarasser de tout liquide intempestif, et un petit "fragrancia" lui redonna une odeur acceptable, voire agréable. Ce n'était pas un excès de coquetterie, le gryffondor trouvait naturel de ne pas arriver comme un troll des cavernes devant sa camarade. Mais cela le retardait encore... il se mit à la recherche de la salle vide "à l'angle" comme le lui avait indiqué la colèrique couleuvre.

Bien entendu, il croisa nombre d'élèves durant cette pérégrination qui riaient un peu de voir cet excentrique de Ludanbot avec une-de-ces-plantes-bizarres-qu'il-a-encore-dû-recueillir, mais l'adolescent décida de ne pas faire attention à ces quolibets, tout occupé qu'il était à sa mission.

Frappant à la porte par trois discrets coups, il entra, contemplant sa boutonneuse victime assise sur une table et se balançant les jambes.

Fermant la porte difficilement avec ses pieds,les deux bras chargés du chaudron et de la plante, il ne sut pas quoi dire.

*"C'est moi !" Ridicule, elle le voit bien que c'est moi.*

*"Je suis en retard" ? Non, ca ne ferait que souligner qu'elle attend depuis longtemps, elle le sait déjà aussi, pas la peine de lui rappeler. Ne tendons pas le bâton pour se faire battre.*

*"J'ai ce qu'il faut." Non, je ne vais pas lui dire ça non plus; Heureusement que j'ai ce qu'il me faut, sinon elle se demanderait ce que je fais là.*


Finalement, il opta pour un condensé de toutes ces maladresses : "Désolé si j'ai mis du temps mais avec tout ça, je vais pouvoir te rendre ton état normal."
Posant la plante sur une table, il affirma: "je sais exactement quoi faire. Mais il va falloir être patient et précis. une maladresse et les conséquences risquent d'être... enfin, disons que ça n'améliorera pas les choses."
Se reprenant, pour ne pas être trop alarmiste, il tenta de la rassurer: "Mais tout se passera bien, après tout on est deux experts en botanique et on s'y connait un peu en potions. On se partagera les tâches, d'accord ?"

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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Dim 30 Jan - 16:46

Assise sur sa table, la jeune Serpentard tentait d'imaginer le Gryffondor en train de crapahuter dans les couloirs avec tous les ustensiles possibles et inimaginables pour pouvoir la soigner. S'il avait un peu de jugeote, il aurait sûrement l'idée d'utiliser un sortilège de réduction. C'était d'ailleurs l'un des préféré de la jeune femme en dehors du Lumos qui faisait référence à son prénom. Blonde d'origine, la jeune fille ne supportait plus cette référence stupide de sa mère... En revanche, elle portait fièrement son prénom original.

Combien de temps elle attendit ? Lux n'aurait vraiment su le dire ne prêtant finalement pas attention au temps qui s'écoulait. Elle s'était contentée d'attendre, les jambes croisées, les balançant en rythme tout en fixant ses pieds. Elle serait peut-être restée là des heures avant de se décider à sortir de la avec ses boutons. A vrai dire, elle n'aurait pas hésité à attendre le couvre feu. Ainsi, il n'y aurait plu eu personne dans les couloirs de Poudlard.

C'est au petit tapotage sur la porte que Lux releva la tête de ses pieds pour tomber sur le regard de Neville encombrer de cette plante étrange. Son regard perçant l'observait tandis qu'il semblait chercher ses mots. Elle le regarda un instant sceptique face à ses propos. Sa voix légèrement rauque vint alors trancher les propos du Gryffondor.

' Il y a intérêt à ce que cela se passe bien Lubandot ! Tu m'as fait ça, tu vas me l'enlever ! Et si tu te loupes, ce n'est pas de l'acné que je vais te faire pousser sur la tronche, c'est moi qui te le dit. '

Elle se laissa glisser en douceur de la table et s'approcha de lui ainsi que de cette plante étrange. Bonne en botanique et potions ? Non, décidément, Neville ne connaissait pas vraiment les capacités de notre Serpentard. Les potions, ce n'était pas son dada. Non, elle n'était pas nulle, mais il était rare qu'elle obtienne la potion parfaite avec la teinte exacte entre autre. Quant à la botanique, il est vrai qu'elle l'étudiait d'avantage pour avoir plus d'atouts en potion justement Il faut bien connaître ses ingrédients pour réussir une potion après tout, et les plantes étaient des éléments récurrents dans la confection de celle-ci.

' Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?'

Dit-elle de manière légèrement empressée. Elle n'allait pas non plus passer tout son temps en compagnie d'un Gryffondor encore moins quand ce dernier était Lubandot... Sa main se glissa sur une table et ses ongles tapotèrent de manière agacée et impatiente. Soudainement, quelque chose lui vient à l'esprit.

' Pendant que j'y pense, quand tout ça sera fini... Je sortirai d'abords et tu attendras un bon quart d'heure pour sortir à ton tour... '

Elle n'allait quand même pas s'afficher en compagnie de Neville Lubandot. Déjà qu'elle s'était laissé presque attendrir devant ses excuses... Elle ne savait pas combien de temps cela allait durer, mais cela serait déjà assez long à son goût !

La brune se dirigea vers la porte et sortit sa baguette puis lança sur cette dernière un sortilège pour la bloquer. Mais ceci n'étant pas suffisant pour certain sorcier habile, c'est la méthode manuelle qui vint conclure le tout. Lux prit une chaise et la plaça de façon à bloquer la poignée de la porte.

' Imagine si quelqu'un venait à rentrer, ils croiraient qu'on serait en rendez-vous ou pire encore ! '

Petite pique placée juste pour montrer que Lux resterait Lux malgré tout... Il ne faudrait pas qu'il se fasse de films. Du moins, il ne fallait pas qu'il trouve de faille chez la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Lun 7 Fév - 20:12

La réponse de lux à la réserve du gryffondor fut sèche et sans appel, teinté de menaces.

*Tiens ? Après "Mandragore", puis un "Neville", voici un "Ludanbot"! Ne nous plaignons pas, il vaut mieux être un nom de famille imaginaire qu'une plante.*Neville préfera ne pas lui demander ce qu'elle avait l'intention de "faire pousser" sur son honnête visage si il ratait sa potion...

Attendre un quart d'heure ?

"Mais pourquoi c'est moi qui doit attendre ?" demanda t-il spontanément. Il voyait très bien pourquoi elle lui disait ça, et cela le blessa un peu : "Les ragots ont tant d'importance, pour toi ?"

Les sorts et la chaise sur la porte rassura un peu le gryffondor mais paradoxalement, le mit mal à l'aise. Enfermé volontairement dans une salle vide, avec une belle adolescente de son âge... Présenté comme ça, le constat semblait alléchant mais pas de chance, il s'agissait de Silvestri, qui a même éprouvé le besoin d'expliquer qu'elle ne voulait pas qu'on les imagine ensemble... Mais loin de se vexer cette fois, le rouge et or rit franchement.

"Tu es ridicule! Petit Un, je sortirai pas avec toi même si on m'offrait une centaine de Mimbulus. Navré pour ton ego. Petit Deux, si quelqu'un ouvre la porte, que verrait-il ? Nous deux avec un bubobulb- qui est tout sauf romantique- de l'eau, de l'huile, des flacons... Et tu t'imagines qu'il penserait immédiatement: "Hummm, une plante bizarre, des flacons, une cuillère... Aucun doute, ils sont en pleine scène d'amour !" Autant la séparation d'un quart d'heure, je comprends, mais ça, c'est vraiment absurde ! "Et en plus, ils ont une petite raclette pour prendre le jus de Bubobulb... Hummm, ça devait être très chaud."

Baissant la tête pour cacher son fou-rire, Neville essaya de se contrôler un peu. Il se redressa et reprit :
"Involontairement, tu as quand même bien fait, il vaut mieux ne pas nous déranger pendant notre préparation. Je vais faire semblant de croire que tu as fait exprès pour ne pas qu'on nous dérange et pour ne pas qu'on te voie avec ces boutons, ça me permettra de garder mon sérieux."

Neville disposa les instruments nécessaires pour les remèdes de Tugwood : La raclette et un flacon près de la plante, l'eau et l'huile sur une table à côté de Lux avec la cuillère.

"Je t'explique et on commence : Tu dois transvaser très exactement 49 cuillères d'eau dans cette carafe. Pendant ce temps, je prélèverai le pus. Ensuite on rajoutera 7 cuillèrées de pus et quatre d'huile. Selon mes estimations, cela ne suffira pas: si le remède devient un précipité, il faudra rajouter quatre cuillèrées d'eau et une d'huile. Mais je ne peux pas l'assurer à cent pour cent... il risque d'y avoir des effets secondaires indésirables... Et je me doute que tu ne veuilles pas être une cobaye... Alors j'ai bien réfléchi et j'ai une solution. Gryffondorienne peut-être mais réfléchie."

Le fils d'Aurors montra ce qu'il cachait dans sa manche : son vaporisateur. Sous les yeux de Lux, il s'en aspergea.

"On fera l'essai sur moi."


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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Ven 11 Fév - 16:15

"Mais pourquoi c'est moi qui doit attendre ? Les ragots ont tant d'importance, pour toi ?"

Pourquoi était-ce lui qui devait attendre ? Tout simplement parce que la jeune Serpentard n'avait aucune envie d'attendre d'avantage. D'ordinaire assez agitée, imaginez qu'elle est restée là sans rien faire depuis un bon moment...

« Tu dois attendre parce que tu es le fautif et puis, oui, les ragots ça compte. Je n'aime pas ne pas contrôler mon image. Chacun fait comme bon lui semble ! Je n'ai pas à justifier ma conduite auprès de toi quand même.»

Elle s'était rapproché pour voir ce qu'il avait ramené. Avant cela, elle avait bien scellé la porte. Précautions qui semblaient totalement échappé au Gryffondor qui lui tenait compagnie... voilà qu'il se mettait à rire !

"Tu es ridicule! Petit Un, je sortirai pas avec toi même si on m'offrait une centaine de Mimbulus. Navré pour ton ego. Petit Deux, si quelqu'un ouvre la porte, que verrait-il ? Nous deux avec un bubobulb- qui est tout sauf romantique- de l'eau, de l'huile, des flacons... Et tu t'imagines qu'il penserait immédiatement: "Hummm, une plante bizarre, des flacons, une cuillère... Aucun doute, ils sont en pleine scène d'amour !" Autant la séparation d'un quart d'heure, je comprends, mais ça, c'est vraiment absurde ! "Et en plus, ils ont une petite raclette pour prendre le jus de Bubobulb... Hummm, ça devait être très chaud."

« Petit un Neville, je me demande seulement si tu oserais sortir avec n'importe quelles filles que ce soit. Petit deux, justement, c'est encore plus bizarre que de sortir avec toi ce qu'on est en train de faire. Et petit trois, parce que moi j'en ai, je suis hideuse actuellement !»

Il fallait quand même reconnaître ce troisième point. La jeune femme assumait des tas de choses, mais il est vrai que son joli teint de porcelaine n'aimait pas trop l'aspect actuel qu'il avait... Et puis c'était Lux, jolie brune de Serpentard fréquentant qu'une sorte d'élite dans sa maison.

« Arrête de rire tu m'énerves ! »

Elle croisa les bras prenant appuis sur la table. A vrai dire, elle ne trouvait pas totalement stupide ce qu'il avait dit mais elle ne pouvait s'en empêcher, c'était plus fort qu'elle. Nox lui rirait littéralement au nez s'il avait vent de son entrevue avec Neville le terrible Gryffondor ! Surtout s'il apprenait ce qu'il lui avait fait. Quoi qu'en l'occurrence, c'était Neville qui rirait le moins dans l'histoire si Nox venait à le savoir.

Dans le fond, ce Neville avait quelque chose d'insupportable car il faisait remonter à la surface plusieurs interrogations sur ses principes qu'elle remettait souvent en doute ces derniers. C'était comme s'il lui rejetait à la figure. Une chose était certaine, elle devrait éviter de le côtoyer à la suite de tout cela.

"Je t'explique et on commence : Tu dois transvaser très exactement 49 cuillères d'eau dans cette carafe. Pendant ce temps, je prélèverai le pus. Ensuite on rajoutera 7 cuillèrées de pus et quatre d'huile. Selon mes estimations, cela ne suffira pas: si le remède devient un précipité, il faudra rajouter quatre cuillèrées d'eau et une d'huile. Mais je ne peux pas l'assurer à cent pour cent... il risque d'y avoir des effets secondaires indésirables... Et je me doute que tu ne veuilles pas être une cobaye... Alors j'ai bien réfléchi et j'ai une solution. Gryffondorienne peut-être mais réfléchie."

«  Tu m'étonneras alors, je pensais les Gryffondor dépourvus d'une quelconque réflêxion et du genre à foncer tête baisser. »

Mais à vrai dire lorsqu'elle aperçu le vaporisateur les yeux de Lux se plissèrent un instant. Qu'allait-il inventer encore ?

"On fera l'essai sur moi."
« Mais arrête ! »

D'un geste de la main, elle donna un coup dans le vaporisateur, ce dernier tomba sur le sol résonnant doucement à travers la pièce. Mais c'était trop tard, le liquide se reflétait sur son visage et déjà les premiers boutons faisaient leur apparition. Elle le regarda un instant avec un air d'incompréhension. Pourquoi faisait-il cela ? Lux avait du mal à suivre le raisonnement du jeune homme qui se tenait en face d'elle.

« Tu... Je comprends pas là ! Pourquoi au détour d'un couloir tu joues aux apprenties farceurs ? Pourquoi maintenant tu fais ça ? Pourquoi tu... m'aides à ce point ? Tu aurais juste pu réparer les dégats mais toi tu vas jusqu'à te défigurer ? Alors que tu me détestes ! Tu me détestes sinon tu m'aurais pas aspergé de ton produit à la noix ! Et je mérites que tu me détestes, je suis insupportable quand j'en ai envie, alors pourquoi est-ce que tu m'aides comme ça ? »


Reconnaissez que cela était étrange et un brin contradictoire ? Elle prit alors la cuillère qu'il lui avait confié.

« Et au passage je suis nulle en potion ! Alors à tes risques ! »
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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Jeu 17 Fév - 13:34

« Petit un Neville, je me demande seulement si tu oserais sortir avec n'importe quelles filles que ce soit. Petit deux, justement, c'est encore plus bizarre que de sortir avec toi ce qu'on est en train de faire. Et petit trois, parce que moi j'en ai, je suis hideuse actuellement !»

Le gryffondor hésita à répondre. Pourquoi juger extraordinaire de le voir sortir avec une fille ?

"Pour ta gouverne, j'ai invité une fille à un bal quand j'avais quatorze ans, et je suis sorti avec une autre à quinze ans. Je suis peut-être plus constant que les autres - ou plus sentimental - mais je ne vis pas dans le désert."

La réflexion de la serpentarde sur la forte proportion de gryffondors fonçant tête baissée fit sourire le rouge-et-or.

"Cela va te surprendre mais je suis d'accord avec toi: la plupart des gens de ma maison agissent sans réfléchir, au mépris du danger, à tel point que la frontière entre témérité et courage est très floue. Je suis différent: je réfléchis d'abord, je me dis que c'est une folie...et je le fais ensuite !"

Après s'être aspergé de son vaporisateur, Neville fut surpris du geste de Lux qui le fit lâcher son instrument. Il ne s'attendait pas à cela, et encore moins à ce qu'elle craque ainsi.

« Tu... Je comprends pas là ! Pourquoi au détour d'un couloir tu joues aux apprenties farceurs ? Pourquoi maintenant tu fais ça ? Pourquoi tu... m'aides à ce point ? Tu aurais juste pu réparer les dégâts mais toi tu vas jusqu'à te défigurer ? Alors que tu me détestes ! Tu me détestes sinon tu m'aurais pas aspergé de ton produit à la noix ! Et je mérites que tu me détestes, je suis insupportable quand j'en ai envie, alors pourquoi est-ce que tu m'aides comme ça ? »

L'adolescent n'avait que pressenti, au détour du couloir, la fille qui se cachait derrière la hautaine et méprisante verte-et-argent. Il fut décontenancé de l'avoir soudainement devant lui, si près et si...désespérée. Comme si elle avait enlevé brièvement son masque.

"Mais...je..."

Avalant sa salive, et malgré le rouge qui commença à monter aux joues du timide garçon, il tenta de répondre sans bégayer.

*Allez, Neville, tu as dix-sept ans, tu es majeur, explique-toi !*

"Écoute, c'est simple : pour la blague, tu n'étais pas visée. tu étais là au mauvais endroit au mauvais moment. Je ne t'en veux pas, et je... je ne te...déteste pas. Même si tu fais tout pour ça.

Oui, tu es insupportable, colérique, capricieuse et serpentarde, mais...ce ne sont que des mots tout ça. Des paroles en l'air, blessantes parfois, mais tellement répétitives qu'elles sont à peine pensées.
Je pense qu'il faut toujours juger les gens sur les actions, et non sur les paroles. En action, tu ne m'as jamais rien fait de mal. Moi, si. Donc tu n'as pas vraiment mérité ce qui t'arrive.
C'est étrange que je doive prendre ta défense, mais... tu n'es pas si méchante que tu veux le faire croire. Quand tu as dit que je me suis comporté comme le plus vil des serpentards, tu avais raison. Mais toi, tu... tu ... n'es pas comme ça. La preuve, si tu te fichais de ce qui peut m'arriver, tu n'aurais pas essayé de m'empêcher de devenir un cobaye. Même si je ne m'y attendais pas, preuve que je ne sais vraiment que très peu de choses sur toi."


Histoire de calmer un peu son embarras et de perdre le rouge qui devait avoir atteint ses oreilles, Neville secoua un peu la tête et ressortit son sourire arrange-tout.

"Si tu veux, je vais m'empresser de croire autre chose : par une manipulation propre à tous les serpentards voire avec un sortilège de confusion discrètement jeté, tu m'as forcé à m'asperger. ensuite, tu me fais croire que je l'ai fait de ma propre volonté grâce à un Impérium -qu'est-ce qu'un sortilège Impardonnable pour la plus vile des filles de Poudlard ?- comme cela, je ferai toutes les expériences à ta place et tu en ressortiras la peau impeccable, rassurée de ton pouvoir et pensant à ce que tu penses chaque nuit, Lux: tenter de conquérir le monde !"

Lux, nulle en potions ? Au lieu de s'inquiéter, Neville éclata encore de rire.

"C'est très rassurant, merci. Mais confidence pour confidence, jusqu'à ma sixième année, j'avais de très mauvaises notes en potions également. Et encore, je travaille avec Evey Lowan qui m'aide beaucoup...
Si je résume: deux élèves pas très sûrs d'eux, devant faire une préparation au millilitre, en cachette et n'ayant pas suffisamment de matériel pour faire plus de trois essais... Mais qu'attendons-nous ?"


Neville ignorait si son enthousiasme croissant était contagieux ou non, mais il commença à prendre la raclette pour récolter le pus.

"C'est parti ! Préviens-moi quand tu auras fini."

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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Mar 22 Fév - 15:37

"Pour ta gouverne, j'ai invité une fille à un bal quand j'avais quatorze ans, et je suis sorti avec une autre à quinze ans. Je suis peut-être plus constant que les autres - ou plus sentimental - mais je ne vis pas dans le désert."
« Tu m'en vois ravie de l'apprendre... »

Sentiments, constance ? A vrai dire Lux ne rentrait pas vraiment dans ces catégories. Le seul garçon pour qui elle avait eu vraiment des sentiments était Regulus qu'elle avait rejeté aussi fortement que possible avec une excuse toute faite : le Quidditch. Elle était persuadée, elle s'était persuadée, qu'il ne faisait cela que pour rentrer dans les petits papiers de son entraineur de l'équipe de Quidditch. La vérité se trouvait bien ailleurs mais la jeune femme avait dans le fond peur d'aimer et peur d'en souffrir. Cela avait toujours été ainsi. C'est pourquoi, même si elle était frivole et aimait séduire, cela n'allait jamais bien plus loin. La seule relation, et si nous pouvions appeler cela ainsi, qu'elle avait, était un jeu tordu et malsain entretenu avec Caïn, un Serdaigle torturé. Pas d'attaches, pas de sentiments.

"Cela va te surprendre mais je suis d'accord avec toi: la plupart des gens de ma maison agissent sans réfléchir, au mépris du danger, à tel point que la frontière entre témérité et courage est très floue. Je suis différent: je réfléchis d'abord, je me dis que c'est une folie...et je le fais ensuite !"
Cela veut juste dire que tu es un idiot conscient. Ce qui n'est pas mieux.

La brune n'était pas bien courageuse, il fallait l'avouer. Elle se cachait souvent derrière son frère. Toutefois, elle avait des élans de folies comme le disait Neville, surtout envers ses amis. Elle avait toujours trouvé les Gryffondor agaçant. Dans le fond, qu'importe la maison. C'était un constat flagrant. Ce n'était pas un hasard de toute façon. Les élèves étaient répartis en fonction de leur caractère. Il était normal que des maisons aux idées contraires s'insupportent. Lux aimait ce petit jeu, mais elle avait pourtant des affinités avec Evey ou encore Ophélia, chacune étant respectivement de Gryffondor et de Poufsouffle...

C'était, il fallait l'avouer, un instant assez particulier. Peut-être même totalement improbable. Voilà à présent deux boutonneux que tout opposent en train de se découvrir l'un l'autre. Lux ne comprenait pas ce qu'il cherchait à faire dans le fond. Pourquoi l'attaquer pour ensuite l'aider ? Le regard froid de Lux s'était posé sur le visage de Neville. Le rouge montait doucement mais sûrement à ses joues. Non, il était vraiment étrange pour un Gryffondor. Elle l'écouta alors dans son long monologue.

"Écoute, c'est simple : pour la blague, tu n'étais pas visée. tu étais là au mauvais endroit au mauvais moment. Je ne t'en veux pas, et je... je ne te...déteste pas. Même si tu fais tout pour ça.
Oui, tu es insupportable, colérique, capricieuse et serpentarde, mais...ce ne sont que des mots tout ça. Des paroles en l'air, blessantes parfois, mais tellement répétitives qu'elles sont à peine pensées.
Je pense qu'il faut toujours juger les gens sur les actions, et non sur les paroles. En action, tu ne m'as jamais rien fait de mal. Moi, si. Donc tu n'as pas vraiment mérité ce qui t'arrive.
C'est étrange que je doive prendre ta défense, mais... tu n'es pas si méchante que tu veux le faire croire. Quand tu as dit que je me suis comporté comme le plus vil des serpentards, tu avais raison. Mais toi, tu... tu ... n'es pas comme ça. La preuve, si tu te fichais de ce qui peut m'arriver, tu n'aurais pas essayé de m'empêcher de devenir un cobaye. Même si je ne m'y attendais pas, preuve que je ne sais vraiment que très peu de choses sur toi."

Est-ce qu'il était en train de l'analyser ? A vrai dire, il n'avait pas tord, elle n'avait jamais vraiment rien eu contre lui. Toutefois, elle était tout de même ce qu'elle était. Elle cherchait surtout à comprendre pourquoi il voulait l'aider. Ce n'était pas quelque chose qui était instinctif chez elle, encore moins envers quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Et pourtant elle pouvait être incroyablement fourbe quand elle le voulait. Prenons par exemple avec Over... Toutes les paroles qu'elle pouvait échanger avec lui étaient pensées, calculées pour blesser. Pour prendre son grand copain Black, il s'agissait de la même chose. Le pire c'est qu'il lui cachait des choses sur Anna, ce qui insupportait d'avantage et qui la poussait dans ses derniers retranchements. Elle lui répondit après quelques secondes de manière distante.

Ne va pas t'imaginer plein de choses Lubandot, même si tes paroles sont très... amusantes. Je cherchais juste à comprendre ton attitude qui semblait complètement incohérente. Et si j'ai voulu t'empêcher de te vaporiser, c'est juste que je trouvais cela idiot, courageux, mais idiot. Puis c'est pas ça qui va t'aider à draguer si tu veux mon avis...

Sa dernière remarque était plus une pique amusée qu'autre chose. Au final, lorsqu'on connaissait bien Lux, on se rendait vite compte qu'elle était très moqueuse. Le sens de la répartie était quelque chose qui lui plaisait. Mais évidement, cela dépendait avec qui et comment cela était lancé...

"Si tu veux, je vais m'empresser de croire autre chose : par une manipulation propre à tous les serpentards voire avec un sortilège de confusion discrètement jeté, tu m'as forcé à m'asperger. ensuite, tu me fais croire que je l'ai fait de ma propre volonté grâce à un Impérium -qu'est-ce qu'un sortilège Impardonnable pour la plus vile des filles de Poudlard ?- comme cela, je ferai toutes les expériences à ta place et tu en ressortiras la peau impeccable, rassurée de ton pouvoir et pensant à ce que tu penses chaque nuit, Lux: tenter de conquérir le monde !"

La jeune Serpentard ne pu s'empêcher de sourire à ces remarques. Purs stéréotypes que certains Serpentard aimaient entretenir et qui aux yeux de beaucoup, et même de la brune, semblaient riddicules.

Tu as oublié de mentionner le fait que je prépare évidement une terrible vengeance envers ta petite personne... Elle marqua une petite pause, et reprit toutefois.Tu sais, les chiens ne font pas chats, tu me cherches des excuses, et peut-être que tu m'inspire une certaine sympathie malgré ce que tu as fait, on va dire que je ne me suis jamais attardée sur toi car tu ne l'as pas cherché. Je suis peut-être un peu comme tu le penses, mais j'aime ce que je suis, j'aime être insupportable et casser les pieds à tout le monde. J'adore mon cercle d'amis fermés presque élitiste. Et puisque nous en sommes aux confidences, je me plais dans cet univers où finalement nous sommes solidaires dans nos rêves d'être les plus puissants et les plus enviés... Puis, plus amusée qu'autre chose elle ajouta : Alors ne cherche pas trop la gentille Lux, elle n'apparait que pour de rares personnes ou en cas d'extrêmes urgences...

Pourquoi lui dire cela ? Elle ne savait pas vraiment. A vrai dire, en ce moment, elle même n'était plus sûre de rien. Lux lui avait alors dit qu'elle était nulle en potion, suite à quoi, le Gryfondor lui avoua qu'il apprenait en compagnie d'Evey. Ce qui ne l'étonna guerre, car si leurs petits jeux avaient commencés c'était en parti à cause des potions... Evey s'était littéralement moquée de Lux, qui elle même s'était vengée dans la matière où elle excellait : la métamorphose.

"C'est parti ! Préviens-moi quand tu auras fini."

Lux commençait à compter le nombre de cuillerée qu'elle devait prélever en les comptant plus ou moins à voix haute.

Quarante-cinq, quarante-six, quarante-sept, quarante-huit et quarante-neuf ! C'est bon, j'ai fini. Et toi assez de pus ?

Elle poussa la carafe vers lui. Pour le moment, cela était assez simple, ça allait surement commencer à se corser dans les minutes qui arriveraient.
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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Sam 26 Mar - 17:34

Le garçon au crapaud-qui possédait maintenant plus de pustules que son animal favori- remarquait que sa camarade ne le contredisait pas. au contraire, même si elle nuancait le propos de l'adolescent, elle se retrouvait finalement dans ce qu'il lui avait dit.

"Les boutons ne m'aideront peut-être pas à draguer... mais mon crapaud sera envieux! Et puis, on ne sait jamais, dès fois que je tombe sur une fille voulant être médicomage ou aimant les Septième Années chevauchant les dragons...Car bien sûr, je prétendrai que j'ai attrapé la dragoncelle, c'est beaucoup plus sexy."

Neville lui inspire une certaine sympathie ? Voilà des paroles qu'il n'aurait jamais cru entendre ce matin en se levant...

"C'est vrai, je n'ai pas cherché que tu t'attardes sur moi, mais en même temps, à moins d'aimer les humiliations, je ne vois pas trop comment j'aurais pu faire... Tant mieux que tu te plaises dans ton cercle d'amis élitistes, mais contrairement à certains de ta maison-et de la mienne- tu es peut-être plus capable d'en sortir. Cela dit, promis, je ne chercherai pas constamment la gentille Lux qui apparaît donc aussi fréquemment que le vampire en plein soleil ou que le loup-garou en maillot de bain."

Changeant un peu de ton, et d'une façon plus sérieuse, il ajouta :
"Mais j'espère être là quand elle apparaîtra, car ce sera un beau spectacle."
Ne voulant pas lui avouer que, théoriquement, il n'était pas encore né, il préféra biaiser sa confidence de façon à ce que ce soit vrai mais sans rien révéler :

"Toi qui parles de cercle fermé, rares sont ceux qui me connaissent vraiment, qui savent qui je suis et d'où je viens. Je suis beaucoup plus secret qu'on ne le pense et si je suis d'un naturel trop gentil, il m'arrive de me mettre vraiment en colère lorsque mes proches sont menacés, et alors il est difficile de m'arrêter. Le méchant Neville n'apparaît pas souvent non plus, mais il existe et il vaut mieux ne pas être trop près de moi lorsque ça arrive."
Voyant que le temps passait et qu'ils n'avaient encore rien commencé, tout étonnés qu'ils étaient à se découvrir, le garçon se reprit :

"C'est parti! Préviens-moi quand tu auras fini."
Prenant la louche, Neville récolta le pus de l'affreuse plante gigotante. Lorsque Lux le prévint, le garçon prit la carafe de sa camarade qu'il posa sur la table.

"C'est simple mais il faudra aller vite et avec précision. Je dépose deux cuillières de pus, toi une cuillère d'huile. On le fait trois fois. D'accord ?"S'accroupissant pour que la carafe soit à lahauteur du visage, le garçon commença à y déposer précautionneusement le pus de Bubobulb.

"Allez, c'est parti. Un...Deux. A toi !"
S'écartant pour laisser passer son binôme, Neville redéposa ensuite deux cuillères.

"A toi! Une cuillère d'huile. pour la troisième fois, je mettrai trois cuillières mais toi, tu gardes la même proportion."S'inquiétant un peu de la couleur car ignorant totalement comment devait être la potion à cette étape, Neville déposa ses trois cuillières et s'écarta de nouveau. Un précipité violet apparut dans la carafe.

"C'est ce que j'avais prévu, la proportion est insuffisante, il faut rajouter quatre cuillère d'eau et un d'huile. J'en dépose deux, tu mets la cuillère d'huile, et je mets les deux autres."

Précautionneusement et priant saint Mc Fly pour que la potion n'explose pas, le garçon déposa deux cuillèrées d'eau et laissa sa camarade déposer la cuillère d'huile supplémentaire. La potion devint d'une jolie couleur lilas.

"Il me semble qu'elle devrait être rose... Soit il ne manque pas grand chose et ça nous guérira presque, soit elle est bonne quand même et on n'a plus de boutons, soit je me suis complètement planté... et je ne sais pas ce que ça va donner."D'une main un peu tremblante, il prit la carafe et le servit dans un verre. Il regarda d'un air inquiet celle qu'il ne pouvait vraiment appeler "amie" mais pour qui il prenait le risque d'avaler quand même.

"Il n'y a pas trente-six façons de le savoir."
Le fait de regarder Lux lui donna le courage suffisant pour porter le verre à ses lèvres.








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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Ven 1 Avr - 20:44

Etrange situation que voilà. Comme si les deux jeunes gens étaient tombés dans une faille oubliant un instant tous les préjugés qui les entouraient. Bien que la situation fut saugrenue et qu'elle semblait venue de nul part, Lux serait loin de reconnaître aux yeux de tous ce qu'il était en train de se passer.
"Les boutons ne m'aideront peut-être pas à draguer... mais mon crapaud sera envieux! Et puis, on ne sait jamais, dès fois que je tombe sur une fille voulant être médicomage ou aimant les Septième Années chevauchant les dragons...Car bien sûr, je prétendrai que j'ai attrapé la dragoncelle, c'est beaucoup plus sexy."
« Et avec ça, menteur pour pouvoir se la raconter. Finalement tu aurais vraiment eu ta place chez nous...
Elle avait dit cela sur un petit ton moqueur. Les stéréotypes 'Serpentiens' n'étaient pas nouveaux. Toutefois comme le dit l'adage, il n'y a pas de fumée sans feu. Puis c'était fondamental que les Gryffondor et les Serpentard ne puissent s'entendre. Après tout, n'étaient-ils pas répartis d'après leurs caractères et leur conviction les plus profondes. Malgré son air rapiécé, le choixpeau en avait dans la caboche et voyait en chaque élève plus loin que n'importe qui. Il n'y avait qu'à regarder les frères Black pour voir... Même éducation et pourtant, ils étaient dans des maisons différentes.

"C'est vrai, je n'ai pas cherché que tu t'attardes sur moi, mais en même temps, à moins d'aimer les humiliations, je ne vois pas trop comment j'aurais pu faire... Tant mieux que tu te plaises dans ton cercle d'amis élitistes, mais contrairement à certains de ta maison-et de la mienne- tu es peut-être plus capable d'en sortir. Cela dit, promis, je ne chercherai pas constamment la gentille Lux qui apparaît donc aussi fréquemment que le vampire en plein soleil ou que le loup-garou en maillot de bain."
  « Humiliation carrément ? C'est un jeu rien de plus... »Lux n'était pas vraiment consciente de l'impacte de ses propos. Elle n'avait jamais vraiment subit cela, ou si bien qu'elle avait le répondant pour rendre la pareille et ne pas s'en sentir blessée plus que cela.   « Pourquoi voudrais-je en sortir ? »
Ton léger qui c'était voulu insouciant. Ca, oui, Lux savait très bien garder son masque. Mais, oui pourquoi ? C'était la grande question. Car dans le fond, elle doutait totalement de certains principes bien qu'elle fut toujours ravie de pouvoir dire : je suis une sang-pur. Se sentir supérieure à certain finalement.
"Mais j'espère être là quand elle apparaîtra, car ce sera un beau spectacle."

Lux le regarda légèrement de côté, ne comprenant pas vraiment pourquoi il disait cela.
« Le jour où je serais maitre du monde je saurais être magnanime envers toi... »
Petit sourire en coin. Maitre du monde, non. Ministre de la magie ? Encore moins ! Lux ne savait pas vraiment ce qu'elle souhaitait faire plus tard bien qu'une petite idée saugrenue lui tarabiscotait le cerveaux. Quelque chose en lien avec la mode, l'esthétique... Après Poudlard, elle rêvait soit de décrocher un petit boulot à la gazette ou pourquoi chez une des couturières ?
"Toi qui parles de cercle fermé, rares sont ceux qui me connaissent vraiment, qui savent qui je suis et d'où je viens. Je suis beaucoup plus secret qu'on ne le pense et si je suis d'un naturel trop gentil, il m'arrive de me mettre vraiment en colère lorsque mes proches sont menacés, et alors il est difficile de m'arrêter. Le méchant Neville n'apparaît pas souvent non plus, mais il existe et il vaut mieux ne pas être trop près de moi lorsque ça arrive."
  « Ce n'est pas être un vrai méchant. Tu ne fais que défendre ceux que tu aimes. C'est plutôt légitime je trouve. Ca montre qu'en faite, tu es gentil, au contraire.  Et puis, tout le monde à le droit à son jardin secret, gentil ou pas.»
Suite à cela, il fallait bien avancer leur potion maintenant qu'ils étaient tous les deux boutonneux. S'en suivi donc toute une série de compte goutte inter-changés. Comme anti-acné, il fallait avouer qu'il y avait quand même plus évident que cela. A force de combat, une potion de couleur lilas vint alors leur tenir compagnie. Lux le regarda un peu inquiète tandis qu'il se servait un verre. Il fallait le reconnaître, elle surtout inquiète de savoir si cela allait marcher...
  « Et si on l'essayait sur ta grenouille plutôt ? »
Crapaud, grenouille, même combat pour la Serpentard qui bien qu'elle aimait les bêtes n'était pas friande de ces créatures visqueuses. Il avait déjà le verre aux lèvres, et la brune le regarda avec un peu d'appréhension.
  « C'est mauvais ? »
Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure observant le Gryffon avaler sa potion. Elle avait imaginé qu'ils allaient plutôt créer une crème. Boire une potion provenant d'une plante aussi horrible, sachant qu'il s'agissait en plus de son pus... Elle continuait de le fixer, du moins ses charmants boutons.
  «On dirait qu'ils s'estompent un peu, non ?»
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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Mer 6 Avr - 10:31

Neville étouffa un rire lorsque la jeune fille lui promit d'être magnanime lorsqu'elle sera maître du monde. Pas plus tard qu'hier, cette remarque lui aurait confirmé la tendance mangemorte de la serpentarde, il l'aurait pris très au sérieux et qui sait ? aurait parlé de ses doutes à l'Ordre du Phénix... Mais dans cette salle, dans cette situation, la déclaration de l'adolescente boutonneuse sonna pour ce que cela était vraiment: une plaisanterie. C'était la première fois que Neville entendait Lux plaisanter sur autre chose que sur lui-même...

Elle ne prenait manifestement pas la mesure des humiliations qu'elle faisait subir au grand gryffondor, et le garçon se retint d'insister. Après tout, il doutait qu'elle recommencerait, et il était inutile de s'étendre sur les jours passés, il y a un an, il y a un jour...il y a un siècle.

*Mais c'est qu'elle me défend maintenant ? Elle dit que je suis gentil ? Et que c'est légitime ?*Entendre Lux lui déclarer cela était tout de même flatteur et Neville se mit à rougir malgré sa volonté de ne pas paraître ridicule. Compliment pour compliment, le garçon le lui retourna.

"La gentille Lux est vraiment un beau spectacle."
Le garçon porta le verre à ses lèvres quand il entendit la question de sa camarade.

*Ma grenouille ?*
"Impossible. D'abord Vortex n'a pas reçu mon spray, ensuite ces boutons ne sont pas "surnuméraires", mais de naissance, la potion ne fonctionnera donc pas sur lui, quoiqu'il arrive. Enfin, Vortex est un crapaud, on les reconnait facilement des grenouilles parce qu'ils sont bien plus gros, des pattes plus petites et surtout que ce sont des animaux terrestres, sans palmes aux pattes, et que justement leur peau est pustuleuse contrairement aux petites grenouilles, aquatiques, dont la peau est lisse et les pattes palmées."Il s'interrompit, remit le verre à ses lèvres, s'arrêta encore pour regarder Lux.

"Et puis, je n'ai pas très envie de retourner le chercher dans la salle commune. On peut être un garçon et ne pas aimer non plus qu'on ne nous voit pas à notre avantage. Que penserait mes conquêtes passées et futures ?"

Neville sourit de ce jeu de mots. En effet, ses conquêtes passées ne pouvaient être que des conquêtes futures vu qu'il est voyageur temporel. Mais personne d'autre que lui ne pouvait comprendre ce paradoxe.

D'un geste, le garçon vida son verre. Le goût était étrange... avec du pus, de l'eau et de l'huile, il s'attendait à ce que cela soit immonde, or le goût ressemblait à du thé sans sucre avec un léger arrière-goût de violette... amer mais sans plus.

La serpentarde vit les boutons s'estomper. Auraient-ils réussi du premier coup ? A la place des boutons naissaient maintenant des petites taches rouges, le faisant ressembler à un dalmatien, ou à un enfant atteint de varicelle. Semi-échec ou semi-victoire, les boutons s'étaient estompés mais pas suffisamment pour enlever toute trace.

Grâce au reflet de la cuillère, Neville vit que tout n'était pas réglé, mais, loin de se décourager, il sourit comme si c'était une bonne nouvelle.

"Très bien, nous avons presque réussi. Mais la potion n'était pas assez forte, voilà tout. J'aurais dû m'en douter à voir la couleur la potion. A mon avis il faut tout recommencer en rajoutant une cuillère de pus et en supprimant une cuillère d'huile. Ensuite, tout rentrera dans l'ordre ! Allons-y."

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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Mer 4 Mai - 19:38

"La gentille Lux est vraiment un beau spectacle."
Lux haussa légèrement les épaules à la remarque avec un léger sourire. A dire vrai, elle ne s'était pas trouvée particulièrement gentille, dans sa tête elle n'avait fait qu'un simple constat. Etre méchant n'était pas pour elle ce que venait de décrire le Gryffondor. Pour elle, il s'agissait d'avantage d'une action sans fondement, sans réelle raison d'être. La jeune Serpentard lançant régulièrement des piques à droite à gauche, ne trouvait pas forcément cela méchant pour autant. Ce n'était que des moqueries après tout... Cela avait toujours été ainsi dans son milieu, alors pourquoi Neville trouverait-il cela aussi horrible après tout ? Ce n'était rien que de petites piques. Rien de plus, rien de moins. Cela l'amusait, voilà tout.
"Impossible. D'abord Vortex n'a pas reçu mon spray, ensuite ces boutons ne sont pas "surnuméraires", mais de naissance, la potion ne fonctionnera donc pas sur lui, quoiqu'il arrive. Enfin, Vortex est un crapaud, on les reconnait facilement des grenouilles parce qu'ils sont bien plus gros, des pattes plus petites et surtout que ce sont des animaux terrestres, sans palmes aux pattes, et que justement leur peau est pustuleuse contrairement aux petites grenouilles, aquatiques, dont la peau est lisse et les pattes palmées."
«  Oh, désolée d'avoir vexé ton crapaud. Mais c'est vrai j'aurais dû faire la différence, les grenouilles sont bien plus mignonnes que ton 'Vortex'. Quelle idée d'avoir un crapaud sérieusement ?
Lux aimait bien les animaux mais d'avantage poilus qu'un crapaud ou qu'une grenouille. Même un rat passait beaucoup mieux qu'un crapaud boutonneux... D'ailleurs, elle aimait tellement cela qu'elle avait trouvé un chien dans le parc ! Il fallait le faire... Un chien particulier d'ailleurs puisque ce dernier semblait comprendre tout ce que la jeune femme racontait. La plupart des gens l'aurait traité de folle si elle avait été raconter cela... C'est pourquoi, ses rendez-vous nocturnes avec le toutou du parc de Poudlard restaient entre la belle et la bête.
"Et puis, je n'ai pas très envie de retourner le chercher dans la salle commune. On peut être un garçon et ne pas aimer non plus qu'on ne nous voit pas à notre avantage. Que penserait mes conquêtes passées et futures ?"
  « Ah oui ? Tu es bien coquet dis moi... Méfies-toi on pourrait croire que tu es de l'autre bord bientôt. »
Après quoi le jeune homme bu le verre sans rechigner. Cela ne devait pas être trop mauvais visiblement. Les boutons semblaient s'estomper tranquillement. Toutefois, il restait malgré tout une marque. C'était toujours moins catastrophique qu'auparavant, mais cela n'était pas top. Lux se mit à rire.
  « On dirait que tu as la Dragoncelle ! »
Elle attendit qu'il est fini de se regarder dans la cuillère.
  « Avec un bon correcteur de teint, on y verra plus rien... »
"Très bien, nous avons presque réussi. Mais la potion n'était pas assez forte, voilà tout. J'aurais dû m'en douter à voir la couleur la potion. A mon avis il faut tout recommencer en rajoutant une cuillère de pus et en supprimant une cuillère d'huile. Ensuite, tout rentrera dans l'ordre ! Allons-y."
C'était donc reparti pour un tour de joute entre gouttes d'huile et cuillère de pus... Décidément, Lux qui n'était pas bonne en potion, voyait là une sorte d'entrainement à répétition. Au bout de plusieurs minutes, de nouveau ils parvinrent à un résultat qui n'était pas tout à fait le même, la couleur n'était plus aussi lilas.
  «  Rose. C'est bien la couleur que tu disais non ? »
Elle prit la carafe pour regarder la couleur limpide et sentir l'odeur qui se dégageait de celle-ci. Elle grimaça légèrement et poussa la carafe vers le Gryffon.
  «  Je te laisse gouter d'abord hein ! »
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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Jeu 12 Mai - 19:06

Lux ne semblait pas aimer le crapaud de son compagnon d'infortune.

*Sans surprise... Je l'imaginais mal m'avouer une passion immodérée pour les batraciens, me parler d'élevage de têtards qu'elle effectue joyeusement dans les marais et prendre mon Vortex pour l'embrasser à pleine bouche en le trouvant trop mignon... Ce serait aussi incongru que de voir Hermione pratiquer le quidditch ou Hagrid se reconvertir en boucher...*

"Un cracmol français -à moins qu'il ne soit vraiment sorcier, on ne le saura jamais- a écrit beaucoup de poèmes où il révèle à demi-mot notre monde. L'un d'entre eux commençait ainsi :

"J'aime l'araignée
Et j'aime l'ortie
Parce qu'on les hait;
Et que rien n'exauce et que tout châtîe
Leurs mornes souhaits

Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens..."


Pour certains sorciers, il révélait un début de formule de potions, pour d'autres il essayait de préparer les moldus à aimer ceux qu'ils détestent dans le but avoué de révéler notre monde; mais le tour de force de ce français est que sa poésie est très belle, même sans double sens.

Les crapauds sont parmi les animaux les plus utiles dans notre monde après les hiboux : Cobayes plus efficaces que les chats, bave et oeufs utilisés dans beaucoup de potions, participation à la chorale, chasseurs d'insectes très appréciés en été... Mais ils ne sont pas très aimés. Ils ont mauvaise presse... Maudits, chétifs, rampants, en quelque sorte."

Evidemment, pendant qu'il discourait, il préparait pour la deuxième fois la potion qui devait les guérir. Il n'essayait pas vraimant de convaincre la serpentarde -après tout, il n'avait pas de crapaud à lui vendre- mais sans doute sentait-il le double sens qui le concernait, lui. Sans avoir aucun des qualificatifs attribués à l'araignée ou l'ortie, il se sentait tout de même exclu du reste des élèves. Pas seulement par son statut de Voyageur Temporel, mais parce qu'il savait qu'il n'était pas magnifique...

*A croire que je suis le seul homme normal du collège, d'ailleurs; les autres sont tous sportifs, beaux, charmeurs... et ne parlons pas des filles ! Toutes celles de mon âge semblent tout droit sorties d'un mannequinat !*
Et non seulement il n'était pas une gravure de mode, mais en plus il n'était pas le meilleur élève ni le plus intéressant, ni le plus puissant de sa promo. Ce n'était pas très surprenant qu'il ait ce poème en tête, vu sa situation dans ce Poudlard des années 70.

La potion adopta une couleur rose, mais l'odeur était très désagréable. Sa camarade, avec un courage tout serpentard, lui tendit le récipient, renoncant à l'essayer.

*Eh ! C'est à ton tour !* faillit répliquer le grand gryffondor. Mais il préféra prendre la carafe en souriant.

"Comme ça, je guérirai avant toi. Avec un peu de chance, cette potion m'embellira encore plus si c'est possible. Ou jettera un sort d'attraction irrésisitible sur les filles de ma maison. Le poème ne dit-il pas :

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie
Tout veut un baiser
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser..."


Le gryffondor regarda la potion, espérant qu'elle fonctionne, et finit son poème en baissant le ton, sa voix devenant plus grave, avant de boire la mixture.

"Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent: Amour."
Sur ces dernières paroles, il but. Il ne sentit rien de particulier mais pourtant, il devina que ses boutons avaient disparu, comme si le poème qu'il avait déclamé avait contribué à sa guérison.

"Un sorcier, mieux que n'importe qui, sent le pouvoir des mots..."
"Le crapaud a bu, place à l'étoile." lui déclara t-il en lui tendant la carafe.
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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Jeu 2 Juin - 13:59

Toujours dans cette ambiance un peu particulière, voilà que le gryffon se mit à déclamer un poème que Lux ne connaissait pas vraiment. La jeune fille écouta tout de même les vers que Lubandot récitait sans bredouiller une seule fois. Cela changeait rudement des quelques fois où elle l'avait rencontré de ci et de là. Voici qu'à présent il lui faisait une apologie du crapaud de ses biens faits. Lux, qui pouvait faire preuve d'une grande sagesse lorsqu'elle en avait envie, trouvait cela toutefois un peu barbant. Certes le récit était joli, l'apologie du crapaud, cela était rentré dans une oreille et sortie par l'autre...
Les plus utiles après les hiboux ? Certes, ils servent en potion, mais je pense qu'il y a des animaux bien plus rares et précieux. Alors de là à dire qu'ils sont les plus importants après les hiboux...
Ces propos, ce poème était à l'opposé complet de la jeune verte et argent. La Lumineuse prêtait une très grande attention à son physique. Il fallait qu'elle soit toujours bien coiffée, que son uniforme soit impeccable, et même si le maquillage restait léger, il lui en fallait un minimum. L'idée d'être recouverte de boutons actuellement était juste une horreur et jamais elle ne serait sortie dans cet état. Elle n'avait absolument pas envie de croiser son reflet à l'heure actuelle. Penser que son petit minois était saccagé par d'affreux boutons... L'idée qu'on puisse la voir ainsi ! Non vraiment, c'était bien trop pour elle ! Tout en papotant, les deux compagnons d'infortune avait repris leurs activités pour préparer la potion. Tout en y réfléchissant, elle le trouvait un peu agaçant ce Gryffon aux idéaux si parfaits. A croire que le péché ne faisait pas parti de sa vie, qu'il n'avait que de merveilleux principes et avec ça, il jouait les cultivés. Lux était une mine à défauts bien qu'elle eut tout de même quelques qualités. La preuve en est, elle avait délibérément laissé le courageux or et rouge se lancer pour boire à nouveau la potion dont l'odeur était écœurante !

D'un geste de la main Lux avait fait glisser le récipient vers Neville sans se soucier de passer pour la lâche digne de sa maison. Lux, elle, aurait parlé de jugeote. Elle préférait que ce soit lui qui trinque plutôt qu'elle. De toute façon, s'ils en étaient arrivés là, cela était de sa faute. Il allait devoir assumer jusqu'au bout !
Et si tu tombes malade, au moins, je serais seulement boutonneuse !
Quant au poème Lux feint de ne pas prendre en compte les subtilités dont celui-ci faisait preuve. Elle l'observa boire une partie de la potion. En à peine quelques minutes les boutons n'étaient plus présent sur le visage du jeune homme.
Tu as réussi apparemment.
La Serpentard prit à son tour le récipient, le tournant délicatement pour ne pas boire au même endroit. Allez, savoir pourquoi Lux n'avait jamais aimé cela, même avec son propre frère... Elle porta la chose à ses lèvres et termina ce qui restait de potion, le tout non sans grimacer. En effet, bien que la couleur fut charmante, le goût était loin de l'être ! Elle posa le récipient sur la table et elle vit non sans regret, que sa main n'avait plus ces espèces de gros boutons blancs et rouges. Du bout des doigts elle toucha son visage histoire d'être sûre que les reliefs disgracieux aient disparu. Elle tourna le regard vers Neville alors :
On dirait que tu vis dans une bulle. Il faudrait tous s'aimer envers nos différences et ce dans le meilleur des mondes. Tu m'excuseras, mais je suis loin d'y croire...
La brune se laissa glisser de la table qui lui avait servi de siège alors que Neville avait bu la potion. Leur entrevue particulière touchait à sa fin semblait-il.
Peut-être devrais tu devenir ministre de la magie pour faire passer tes idéaux. Mais je crois qu'il te manque un peu de hargne. Tu es trop gentil comme garçon.
La petite lumière s'avança vers une fenêtre salle pour y voir son reflet. Il n'y avait plus une trace de boutons sur sa figure. Le lien qui les avait réuni de manière étrange était à présent coupé. Une sensation étrange s'empara de la jeune fille. Elle n'avait qu'une envie à présent, c'était de sortir de là et de retourner dans sa salle commune.
Bien, je crois qu'on a fini notre petite aventure. Chacun retourne chez les siens comme si de rien n'était. Je ne raconterai rien de tout cela pour ma part, tu risquerais t'avoir quelques Serpents sur le dos sinon... On fera comme si rien n'était arrivé, cela sera bien plus simple je pense.
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MessageSujet: Re: Et la lumière fut... |Terminé|   Mer 15 Juin - 19:31

Lux prit la potion en feignant de n'avoir pas compris le poème. Elle but et à son tour, les boutons disparurent et elle redevint la beauté froide que Neville connaisait. Son ton méprisant était revenu aussi... ou peut-être que son mépris avait plus d'impact, maintenant qu'elle était guérie.

"Le meilleur des mondes n'existe pas, je suis peut-être mieux placé que tu ne le penses pour le savoir. Et s'il faut vraiment vivre dans une bulle, autant que ce soit dans une bulle de respect que dans une bulle de haine."

Le sous-entendu envers les sang-purs relayés par les pires membres des serpentards étaient une fois de plsu, trop évident pour que la verte-et-argent ne le relève pas. Elle parla du ministère.

"Qui a dit qu'il fallait être ministre pour changer les choses ? Si on le prend comme ca, personne ne peut rien changer s'il n'est pas ministre ? J'espère que tu n'acceptes pas tout et n'importe quoi au nom de ce principe sinon tu ne pourras jamais être toi-même."

Lux avait raison sur un point, Neville était trop gentil, trop conciliant, trop timide... Il le savait, bien sûr, mais préféra en plaisanter.

"Si te défigurer était trop gentil pour toi, d'accord, j'essaierai de faire plus fort la prochaine fois, promis !"

Mais intérieurement, le gryffondor savait que jamais il ne recommencerait...en tout cas, pas contre cette serpentarde belle et apparemment méchante mais qui a montré bien plus d'humanité que Neville l'aurait cru. Il avait toujours le sentiment de s'être trompé complétement sur son compte; c'est pourquoi il la voyait s'éloigner avec quelque regret.

Sa camarade ne racontera rien, cela il en était sûr. Pas de représailles, alors qu'elle en avait largement le pouvoir en mobilisant Nox, Regulus et la plupart des garçons serpentards contre le pauvre gryffon. Faire comme si rien ne s'était passé ? A son avis, cela ne sera pas vrai. Neville avait appris quelque chose et il pensait que la jeune fille aussi, même si elle s'en défendait, et même si cela prendrait peut-être du temps. Lux Silvestri n'était pas irrécupérable.

"Bonne journée à toi aussi, Lux." se contenta t-il de répondre en souriant et en rangeant son matériel.

Vaguement, il se demanda si la jeune fille n'allait pas courir pour mettre le plus de distance entre eux pour que personne ne les voie sortir tous deux de la même sallle. Mais il en doutait, courir attirerait encore plus l'attention. Le gryffon finit donc de rassembler ses affaires et sortit de la salle. Un moment, il se dit qu'il aurait dû peut-être attendre quelques minutes, des fois que quelqu'un ait vu Lux sortir de la salle avant lui. Mais il était trop tard... Il repartit donc dans la salle commune. voilà une histoire qu'il ne pourrait même pas raconter à Ron... Mais la prochaine fois qu'ils diront du mal des serpents, Neville prendra grand soin de ne pas inclure la lumière brune dans leurs critiques.







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