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Gryffondor↯  La force du lion est en moi
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Groupe : Un phoenix préfète en chef des lions et gardienne de Quidditch.
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Evey Lowan

Gryffondor
La force du lion est en moi


Carte du maraudeur
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MessageSujet: Se soutenir et retenir les souvenirs   Mar 18 Jan - 22:05

La chaleur lui piquait les doigts. Pourtant Evey ne réagissait pas, au contraire, cette douleur représentait le seul lien qu’il lui restait avec la réalité. A vrai dire, à bien se rappeler elle ne souvenait qu’à peine le chemin qu’ils avaient emprunté pour redescendre dans la cafétéria. Nous étions alors en janvier de l’année 1978, l’hiver s’en donnait à cœur joie dehors, le monde magique tremblait dans leurs capes fourrées. Un tremblement de froid, mais aussi d’horreur, de terreur et d’appréhension. Bon, peut-être toute la communauté sorcière n’était pas dans cet état second, mais telle était l’impression de la jeune sorcière. Or c’est bien connu, quand tout se chamboule dans notre tête, on a le sentiment – bien souvent erroné – que l’univers entier subis une révolution intense.
La rouquine releva la tête, quittant sa contemplation silencieuse du breuvage blanc qui fumait doucement dans son gobelet. Le lieu était assez encombré, et presque tous avaient la même expression de tristesse sur le visage. La même inquiétude se lisait dans leurs yeux. Qui étaient-ils venus voir ? Pour qui craignait-il ? Ses yeux pâles se posèrent finalement sur le jeune homme présent à ses côtés et qui respectait son silence, peut-être comprenait-il et même ressentait-il, son état de mutisme. Ils n’avaient pas échangés un mot depuis que la porte de la chambre s’était refermée derrière eux et, d’un mouvement commun et entendu, ils avaient pris le chemin vers la cafétéria, machinalement, sans réfléchir, sans rien voir d’autre que le visage pâle et affaibli d’Alice, sans rien entendre d’autre qu’un bourdonnement causé par un mélange de colère, d’inquiétude et de douleur. Encore une fois, Evey extrapolait sans doute un peu, attribuant à son ami ses propres perceptions. Mais quoi qu’il en soit, elle lui était reconnaissante d’être là, juste là avec elle, dans ce silence. La préfète avait besoin d’un petit temps d’acceptation, comme à chaque fois, comme pour se remettre en marche après avoir été déconnectée de la réalité face à sa meilleure amie, allongé dans ce lit blanc. S’il y avait eu quelqu’un pour lui répondre, elle aurait demandé, non, elle aurait hurlé : Pourquoi ? Pourquoi vouloir faire autant de mal à de si jeunes personnes ? Pourquoi s’acharner à détruire les jeunes âmes qu’ils étaient ?

Son regard marin fini par croiser les yeux de Neville. La sorcière lui adressa un faible sourire avant de se décider à prononcer à nouveau quelques mots. Des mots de réconfort aussi bien pour lui que pour elle. Pour lui, car elle voyait bien qu’il souffrait beaucoup de cette situation. De voir Alice dans cette chambre le perturbait énormément, et à dire vrai, l’irlandaise avait du mal à comprendre d’où lui venait un tel traumatisme. C’était comme-ci le rouge et or avait eu le coup de foudre amical pour elle. Comme-ci un jour il s’était dit en croisant Alice : « Elle et moi, on est fait pour s’entendre, on doit absolument être amis, quelque qu’en soit le prix ! » A vrai dire, Evey ne pouvait s’empêcher d’être touchée par l’attention que le jeune homme portait à leur amie commune. C’était aussi pour cela que la rouquine appréciait la compagnie du jeune homme lors de leurs visites à St Mangouste : elle se savait comprise et soutenue dans son mal-être.


- J’ai trouvé qu’elle avait tout de même meilleure mine que la dernière fois ! C’est plutôt encourageant…Je suis sûre qu’elle se remettra bien vite ! Elle est plus forte qu’on ne le croit ! Plus forte qu’ils ne le croient…

La préfète porta ensuite le gobelet de lait chaud à ses lèvres alors que son regard se voilait à nouveau. Elle avait toujours peur en réalité lorsqu’elle passait les portes de l’hôpital, d’apprendre que les potions n’avaient aucun effet, qu’Alice garderait des séquelles inguérissables etc. Toutes ces choses qu’elle entendait parfois lorsqu’elle se promenait dans les couloirs pour se changer les idées. (drôle de façon vous me l’accorderez, mais depuis qu’elle venait assez souvent par ici, la jeune femme s’était surprise à apprécier de plus en plus les lieux pour l’atmosphère de combat qui pouvait y régner. Il fallait les voir ses médicomages courant dans les couloirs, le front inquiet, n’ayant en tête que la guérison de leurs patients. On se battait pour survivre ici…).
Un bruit sourd la tira dans un sursaut de son embryon de réflexion. Instinctivement elle jeta un regard à la cantonade pour saisir l’origine du son, ce n’était qu’une chaise déplacée un peu trop vigoureusement par un grand gaillard aux yeux rougis. Un pincement saisit le cœur de la lionne alors qu’une vague de larmes remonta de ses entrailles. A dire vrai, elle était lasse de tout cela. Elle aurait tellement voulu pouvoir honorer sa promesse. Elle aurait tellement voulu être là, se battre aux côtés de son amie, la défendre. Peut-être aurait-elle pu lui éviter ce passage à St Mangouste… ! Un vide profond envahissait la jeune sorcière qui se trouvait depuis quelques semaines être en pleine remise en question. A quoi servait-elle si elle ne pouvait même pas prendre part à cette bataille ? Si elle ne pouvait pas dresser son maigre bras contre ceux qui bafouaient les règles de l’éthique ? Si elle ne pouvait pas défendre ses idéaux et les personnes qui lui étaient chers ?
Cependant la rouquine ravala ses larmes avant qu’elles n’atteignent le seuil de ses paupières. Elle n’était pas seule, elle se devait de se montrer un tant soit peu forte aux yeux de Neville. Lui aussi n’allait pas vraiment fort et il n’avait sans doute pas besoin d’une pleurnicharde à ses côtés !


- C’est dommage tout de même que les visites soient limitées ! J’aurais tellement aimé pouvoir rester encore un peu plus à côté d’Alice ! Et puis elle doit aussi se sentir bien seule ! D'ailleurs la connaissant les infirmières doivent en baver un peu avec elle ! Ca ne doit pas être facile de la garder allonger et calme toute la journée !


Evey essaya vaguement de prendre un ton un peu plus léger pour chasser la lourdeur de la tristesse et de sa peine. Elle avait besoin maintenant de prendre un peu de recul face à tout ça, face à toute cette inquiétude qui régnait dans la cafétéria comme un fantôme hantant les lieux. Et puis le bruit constant des conversations, aussi menus et faibles soient-elles, ajoutait à son mal de tête. La rouquine avait en effet l’impression d’avoir son cerveau pris dans un étau qui oppressait ses pensées et lui donnait une incroyable impression de fatigue mentale.


[c'est pas extra au final...Je suis désolée! ]
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MessageSujet: Re: Se soutenir et retenir les souvenirs   Mer 19 Jan - 16:14

"Je suis désolé..." avait dit Neville à sa mère alitée. Qu'aurait-il pu dire d'autre ? Qu'il était son fils ? Qu'il se sentait responsable de son état ? Qu'elle n'aurait pas dû être blessée cette année là, seulement folle à vie en 1981 ? Qu'il est parti à travers le temps pour empêcher ce funeste destin, se disant que de toute façon, ça ne pouvait pas être pire, et qu'il s'était trompé ?

*Au moins, même en ayant perdu la raison, ma mère était vivante, je pouvais la voir, lui parler,et qu'elle me confonde avec mon oncle n'avait pas tant d'importance que ça. Qu'est-ce que je ferais si elle mourrait ?*

Neville se maudissait de n'avoir pu être présent lors de l'attaque de la banque de Gringott's. Lui qui venait du futur, n'avait rien pu prévoir.

Et voilà que moins de trois semaines après que sa mère soit soignée à Ste Mangouste, il se trouvait assis à la cafétéria de l'hôpital, aux côtés d'Evey Lowan, son binôme, une des meilleures amies de sa mère, et une des siennes aussi. Ce fut elle qui rompit le silence, le garçon étant enfermé dans ses pensées culpabilisantes. Meilleure mine ?
*Peut-être...*
Regardant son lait chaud comme s'il s'agissait d'une étrange potion curieuse d'aspect, Neville répliqua :

"S'en remettre, oui... Mais dans quel état ? Les médicomages peuvent soigner la surface, il lui restera toujours une grande séquelle... là. Et là."

Disant cela, il montra son coeur et sa tempe. Il bouillait de rage contre Torben Badenov, le responsable de l'état de sa mère, le sale traître... Celui qui était sorti avec Mcpherson, à la grande surprise du fiston, qui avait toujours envisagé Alice avec Franck et Franck avec Alice, sans jamais personne entre eux.

*Au début, je me disais que ce n'était peut-être pas si grave, que ce n'était qu'une amourette de jeunesse et que tôt ou tard, elle irait avec papa. Les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu.*

Evey tentait de relativiser les choses, de lui remonter le moral et probablement de se remonter le moral aussi. Elle était touchante et l'adolescent aurait tellement voulu la croire. Mais visiter sa mère dans cet endroit lui rappelait tellement de mauvais souvenirs... Les seuls qu'il aurait bien aimé oublier semblaient être les derniers à vouloir s'estomper.

"Je suis responsable de ce qui lui est arrivé." lâcha t-il.

Sachant que sa chère camarade allait répliquer, il compléta :

"J'aurais dû être là, ce 3 janvier." Il but une petite gorgée, comme pour se donner du courage ou pour remettre ses idées en place, puis il continua :

"Je suis resté à Poudlard pendant les vacances. Et malgré cela, je ne me suis pas avancé dans mes devoirs. Alors, le 3 janvier, j'étais déjà en retard pour les ASPICs, je suis resté dans la salle commune toute la journée, sans m'inquiéter de ce qui pouvait bien se passer à l'extérieur ou si les partisans de Dumbledore pouvait avoir besoin de renforts. Il aurait suffi que je me présente pour prendre la place d'Alice, et elle ne serait pas à l'hôpital. Torben n'aurait eu aucune raison de me faire de mal et si ca avait été le cas, ça m'aurait bien moins touché qu'elle."

Buvant une nouvelle gorgée, il finit sa pensée sur son ancien condisciple.

"Tu te rends compte ? Torben Badenov, un gryffondor et un camarade de Poudlard. A qui se fier, désormais ? Je vais finir par soupconner mon crapaud d'être un espion et mon patronus d'être un agent double !"

Sur cette note dédramatisante, et en souriant pour la première fois depuis qu'il avait posé ls pieds dans cette institution, il posa son verre, inconscient des moustaches blanches que le lait lui avait laissé sur le haut des lèvres.

"Je suis tout de même d'accord avec toi : Alice est forte, c'est vrai. Et nous devons l'être aussi, c'est ce que je me suis toujours dit. Enfin... c'est ce que je me dis depuis trois semaines." se reprit-il.

*En fait, je me le dis depuis l'enfance...*









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MessageSujet: Re: Se soutenir et retenir les souvenirs   Mer 16 Fév - 23:34

[HJ: milles excuses pour le retard.... ]

Le liquide lui brûla légèrement la langue lorsqu’elle but sa première gorgée. Mais une fois encore, elle ne fit qu’à peine attention aux picotements provoqués par la chaleur. Comme si elle se punissait ainsi de ne pouvoir rien faire d’autre qu’attendre, comme si elle voulait partager un peu de la douleur de son amie. Souffrir avec elle. Endurer avec elle se passage difficile.
Evey ne trouva rien à répondre à Neville lorsqu’il évoqua par des gestes les blessures mentales, les traces que laisseraient à jamais dans l’être de la jeune femme, l’attaque de Torben contre sa personne. L’attaque de celui à qui elle aurait confié sa vie il y a quelques mois de cela. Une nouvelle marée de sel s’approcha de ses yeux. Pourtant, une fois de plus, la jeune gryffondor ravala ses larmes, pleurer même lui faisait mal. Elle se sentait ridicule, ce n’était pas à elle de s’effondrer comme une madeleine. Au contraire, elle se devait d’être plus forte que jamais, plus déterminée que jamais. Ce n’était surement pas le moment de baisser les bras et de se laisser aller à une dépression morose et contre-productive. L’heure était à la bataille, à la rébellion, à l’indignation.
Sa main tremblait légèrement si bien qu’à la surface de son lait chaud commencèrent à se dessiner de petites vaguelettes, très faibles, qui eurent pourtant le pouvoir d’hypnotiser la jeune sorcière. Ses pensées s’envolèrent vers Torben. Elle revit son visage malade d’alcool, fatigué et meurtri. A l’époque, elle l’avait écouté, elle lui avait parlé, elle c’était à moitié confiée à lui. Et surtout, elle l’avait compris. Du moins, elle avait saisit ses motivations, ce qui l’obligeait à partir, à quitter Alice, à retourner chez les siens, défendre son honneur perdu. Oui, lui aussi brûlait d’une force, d’une puissante envie de se battre. Mais ce feu différait en tout point de celui qui animait la préfète. Celui du jeune homme était un feu autodestructeur. Celui de l’irlandaise était générateur. Un frisson parcourut l’échine de la sorcière. Quelles horreurs avait-il pu bien voir, vivre à nouveau dans son pays torturé par les goules ? Evey n’avait vu que des photos de lui, a chaque fois, la lumière qui irradiait son regard lui faisait peur. Le mal semblait s’y être logé, un mal plus proche de la folie qu’un le Mal avec un grand « M ». Malgré tout ce qu’il avait fait, en réalité, la jeune sorcière gardait un espoir, fou lui aussi, qu’un jour, cet homme puisse retrouver une once de bonheur qui ait la force de le tirer de sa torpeur destructrice…Allez savoir pourquoi, mais la rouquine était convaincue, suite aux discutions qu’elle avait pu avoir avec l’ancien lion, qu’il restait en lui, bien cachée sous des années de souffrances et de blessures, une petite boule d’humanité. Une place pour un tas de bonnes choses restait là, au fond de son être, inaccessible à toute la noirceur qui essayait de le pervertir à jamais.
Cependant elle comprenait aussi les réactions de haine virulente qui pouvait agiter l’âme de Neville, ainsi que de tous ceux que Torben avait finit par trahir lâchement. Comprendre quelqu’un n’est-ce pas déjà l’accepter à nouveau comme autre égale à soi-même ? Et là était le point essentiel. A vrai dire, Evey ne pouvait savoir comment elle-même réagirait si elle se retrouvait exactement dans la même position que lui. Peut-être elle aussi, déchue de tout espoir, se rabattrait-elle sur son malheur ? Peut-être se détruirait-elle elle-même pour éviter de faire souffrir ceux qui pouvaient encore être attaché à elle ? Certes, elle se savait ne pas être aussi égoïste et aimer autant la souffrance. Mais qui sait vraiment au fond. Tout cela lui faisait parfois peur. Face à la douleur et au chagrin qui se propageait dans le monde, qui pouvait dire qu’il ne baisserait pas les bras ? Qui ne choisirait pas par désœuvrement la solution de facilité ? Qui ne finirait pas par fuir…

- Oui…On se demande…

Ca voix n’avait été qu’un léger murmure, un souffle entre ses lèvres pâles à peine entre-ouvertes. Evey du faire un effort considérable pour se tirer de ses pensées et reposer ses yeux océans sur son camarade. Celui-ci avait d’ailleurs une bien petite mine aussi. Il y avait comme une langueur plus profonde dans ses yeux à lui, comme s’il portait depuis longtemps une douleur enfouie. La rouquine se rendit compte alors à quel point elle savait peu de choses sur lui, sur son passé, d’où il venait. Pourquoi donc être arrivé ainsi en cours de cursus ? Que c’était-il passé dans son école précédente pour qu’il doive, lui et les autres, changer de vie ? Peut-être connaissait-il déjà un drame personnel qu’il gardait secret. Pour la première fois, elle se rendit compte qu’il devait sans doute avoir traversé plus d’épreuves qu’elle ne l’avait fait. Et elle l’admira pour cela, sans même n’avoir aucune idée de ce que cela pouvait être. Une sorte d’intuition féminine lui susurrait qu’il faisait preuve de plus de courage qu’il ne semblait le montrer.
Avalant une nouvelle gorgée de son lait chaud, qui commençait d’ailleurs à refroidir, un long soupire souleva sa poitrine, puis elle reprit la parole d’une voix tout à fait réveillée à présent.


- Je comprends ce que tu ressens ! Moi aussi j’aurais dû être là ! Etre là pour elle comme j’ai promis de toujours l’être. Je n’ai pas réussit à la protéger. Si tu savais comme je m’en veux…Pendant ces vacances là…J’étais…J’étais rentrée chez moi…J’avais tellement peur pour mon petit frère et ma petite sœur, pour toute ma famille…Pourtant, je sentais bien que je n’aurais pas dû rentrer…Je le savais, mais je suis rentrée quand même…


Son regard s’embua à nouveau. Mais rapidement un nouveau feu fit sécher ses larmes. Son poing libre se serra légèrement. Jetant un regard farouche alentour elle se recula un peu plus dans un des coins de la cafétéria, elle non plus ne faisait plus vraiment confiance à tout va. Surtout dans un lieu public comme celui-ci. Les oreilles baladeuses ne devaient pas manquer…


- Et nous ferrons tout pour qu’il n’y ait plus d’autres épisodes comme celui-là ! Crois moi, je ne lâcherais plus Alice d’une semelle ! Et si Torben ose à nouveau lever sa baguette contre elle, je n’aurais à mon tour aucun remords à lui montrer que je ne suis pas si naïve qu’il le croit ! Mais comme toi, ce qui me fait le plus peur, c’est l’état psychologique dans lequel va-nous revenir notre petite lionne…

Evey marqua une nouvelle pose alors qu’une petite idée germait doucement dans son esprit. Chassant un air trop sombre, un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres. La jeune sorcière attrapa une serviette dans le distributeur prévu à cet effet et d’un léger geste elle essuya les moustaches que le lait avait dessinées sur le visage de son camarade. Ce faisant elle reprit la parole sur un ton mystérieux.

- Tu serais partant pour une petite mission spéciale ?
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MessageSujet: Re: Se soutenir et retenir les souvenirs   Dim 27 Mar - 14:49

Neville voyait bien que sa chère binôme était dans le même état que lui, et en proie aux mêmes remords.

Comment pouvait-il en être autrement ? Evey était la meilleure amie d'Alice, elle connaissait Torben, en tout cas bien mieux que Neville qui a tout de suite eu un à priori négatif sur le "séducteur de maman voleur de place pour le papa". Sans doute devait-elle se dire qu'elle aurait dû prévoir ce qui s'était passé. Mais la référence à sa famille ne fit que conforter le garçon qu'elle n'y était pour rien... et que tout était de sa faute, à lui le fils ingrat.

"Arrête, c'est plus que naturel d'être rentré chez toi pour protéger ta famille ! Heureusement que tu l'as fait, imagine qu'il leur serait arrivé quoi que ce soit pendant que tu étais à Poudlard en vacances, qu'aurais-tu dit ? Il faut protéger sa famille..."

Le garçon baissa la tête après cette triste constatation faite à lui-même... Il n'a pas rempli son devoir de fils. Pas même de petit-fils, car depuis deux ans qu'il se trouvait bloqué dans cette époque, il n'avait jaamis pu voir sa grand-mère autrement que de loin, sans oser lui parler. Comme le passé a été modifié, il est possible que sa grand-mère meure...après tout, la tante moldu de Harry n'était-elle pas morte, alors qu'elle n'aurait jamais dû l'être ? Autant de préoccupations qu'il ne pouvait réveler à son amie... L'intérêt qu'il portait pour Alice McPherson devait même être suspect, malgré toutes ses protestations d'amitié. Combien de personnes, Franck Londubat et Evey en tête, ont dû se demander si l'intérêt de Neville était bien pur...

"Tu as bien raison de ne pas la lâcher d'une semelle ! Et il faudra qu'on soit suffisamment discret pour ne pas qu'elle sente qu'on la surveille, tu la connais, elle risque de ne pas apprécier ce qu'elle jugera sûrement comme de la condescendance. Je suis certain que Franck se joindra à nous."

Par contre, il n'avait pas fait mystère à Evey qu'il pensait que Franck et Alice étaient "faits l'un pour l'autre". Cela a dû rassurer la jeune femme sur la nature de ses sentiments vis à vis de son amie: s'il était attiré par elle, il ne ferait pas tout ce qui est en son pouvoir pour la pousser dans les bras d'un autre. Par contre, ses motivations étaient restés flous, Neville ayant invoqué son "côté romantique"...Ce qui l'avait perdu en crédibilité, c'était son crapaud qui avait décidé de sauter sur sa tête au moment même où il l'avait affirmé...

Le grand gryffondor vit un sourire malicieux se dessiner sur le visage rouquin de son amie. Le rouge-et-or connaissait bien ce sourire, il aimait bien lorsqu'une idée jaillissait de la tête enflammée de son cher binôme en potions, mais il redoutait ce sourire lorsqu'il surgissait en dehors d'un cours.

*Ho-oh...* pensa t-il.

"Evey, j'adore quand tu souris comme ça, mais pourquoi est-ce que je sens que je ne serais pas tout à fait d'accord ?"

La jeune fille nettoya la bouche de son ami, toujours en souriant. De loin comme de près, on aurait dit un couple de jeunes amoureux mais le garçon sentait que la future proposition de sa camarade n'aurait rien de sentimental.

"Une mission spéciale ?"
L'adolescent craignait que cette mission ne consistait pas en des choses toutes calmes et innocentes comme d'arroser les plantes de la serre ou de nourrir les hiboux de la volière...
Vaguement, le garçon eut la vision d'une mèche qu'on allumait accompagné d'une musique à suspens.
*J'ai vraiment une imagination débordante...*

"Ma mission, si je l'accepte, consiste en quoi ?"

Il avait, cette fois, la désagréable impression que sa tasse s'auto-détruira dans cinq secondes...

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Evey Lowan

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MessageSujet: Re: Se soutenir et retenir les souvenirs   Dim 1 Mai - 14:06

Elle avait besoin d’être rassurée, cela ne faisait aucun doute. Et rien que pour ça, elle remerciait Neville indéfiniment, rien que pour sa présence à ses côtés aujourd’hui. Juste, entendre sa voix lui dire qu’elle avait eu raison de partir pendant les vacances, qu’elle ne devait pas s’en vouloir. Toutes ces choses là, elle avait besoin de les entendre de la bouche de quelqu’un d’autre et non de sa propre conscience. Pourtant, malgré tout, Evey ne pouvait s’empêcher de se sentir plus que coupable, de sentir son cœur se serrer quand elle voyait les blessures d’Alice, quand elle se rappelait les gros titres des journaux. C’était comme si elle avait abandonné son amie, sa sœur. Car au fond, la préfète considérait l’autre lionne comme une partie d’elle-même, comme la grande sœur dont elle rêvait depuis sa plus tendre enfance. Elle n’avait pas été là pour une partie de sa famille…

-Mais à quoi ça sert si je ne peux pas être là pour ma nouvelle famille ? En arrivant à Poudlard, j’ai trouvé une autre maison tu comprends. Alice…Alice est une sœur pour moi. Et je n’ai pas été là pour elle…Pour cette part de ma famille. Et je ne laisserai pas une telle chose ce reproduire. Tu as raison Neville, je m’en serai voulu tout autant, voire même peut-être plus, s’il était arrivé quelque chose à ma famille là-bas, en Ecosse. Mais je ne peux pas supporter non plus qu’on fasse du mal à ceux qui représentent ma seconde famille. Ceux qui partagent mes jours et mes nuits depuis six ans maintenant. Je ne peux pas me dédoubler, je le sais bien…

Evey marqua une petite pause, le regard perdu dans le fond de sa boisson à présent tiède. Puis elle reprit d’un ton vague, comme pour elle-même.

-Il en sera toujours ainsi je suppose. Je vais devoir sacrifier une partie de moi pour en protéger une autre à un moment donné. Existe-t-il de choix plus cruel ?


Avant cet instant, la rouquine n’avait jamais vraiment pensé à cela. Plus elle faisait de rencontres, plus elle se rapprochait des personnes, plus elle tenait aux gens et plus elle s’exposait à construire sa propre torture. Elle allait devoir à choisir, à chaque instant, entre ses amis, ses parents, sa famille de cœur…Pouvait-elle considérer une de leurs vies plus importantes que les autres ? Non, c’était impossible, chaque vie se valait, absolument. Elle ne pouvait pas, tout simplement pas, choisir. Du moins la lionne ne s’en sentait pas capable du tout. Un nouveau sentiment de peur s’empara de son âme. L’avenir lui paraissait bien sombre à présent, chargé de souffrance, de choix cornéliens. D’un geste totalement inconscient la jeune sorcière se mordillait la lèvre inférieur ce qui chez elle était un signe évident d’une très grande anxiété.
Mais ce passage à vide ne dura pas. De nouveau elle reprit la fougue. Eh bien, si elle ne pouvait être là pour tous, elle se devait de faire le maximum envers ceux qu’elle pouvait. Et surtout, faire de son mieux pour rendre le quotidien des autres plus agréable à supporter ! Celui d’Alice par exemple ! Elle devait se conduire comme une sœur, comme une amie. Son devoir était d’agir de façon à lui assurer une certaine sécurité. D’où, son plan génial qui commençait à germer et à s’imposer dans son esprit.

Un plan diabolique, qu’Alice n’approuverai pas du tout du tout si elle devait venir à en avoir conscience. Mais Evey savait pertinemment qu’elle ferait tout, et que Neville aussi, pour que la plus fougueuse des lionnes ne sachent rien de ce qui se tramait derrière elle. Surtout que c’était pour son bien. Oui, plus elle y pensait, plus son plan lui semblait ingénieux. Et pour une fois, parfaitement faisable. Seulement si son comparse de potion acceptait de son joindre à elle…Ce qui, le connaissant un peu, ne manquerait pas d’arriver. La manière dont le rouge et or réagit par ailleurs à son annonce énigmatiques ne fit que confirmer son impression.
La préfète eu un léger rire, ce qui arrivait encore plus souvent ces derniers jours en raison de sa nervosité permanente, elle acheva sa délicieuse boisson avant de reprendre la parole sur un ton des plus malicieux.


-Je sais que toi, tout comme moi, nous ne voulons qu’une chose, le bonheur d’Alice. Et je sais que toi, comme moi, nous ne pouvons être partout à la fois. Ainsi, je te propose d’augmenter les chances qu’en cas d’attaque quelqu’un soit là prêt à donner sa vie pour elle, comme il me semble que nous le sommes tout deux.


Evey savoura sa petite puissance face au regard intrigué de Neville. Une petite minute de silence plus tard, le regard pétillant à nouveau, elle ouvrit de la nouveau la bouche

-Tu te demandes sans doute comment nous pourrions parvenir à un tel exploit ! Cette fois, je ne te parlerai pas de potions, ni de sortilège, bien qu’il y ai un peu de magie dans ce que je vais te parler.

Elle se rapprocha un peu plus de son ami tout en baissant graduellement le ton, jusqu’à en arriver à murmurer ses mots à l’oreille du jeune homme, comme si elle craignait qu’Alice ne les écoute grâce à une paire d’oreilles à rallonge.

-Je te propose, tiens toi bien, de lui trouver rien moins que l’Amour avec un grand A. Le vrai, le pur, le dur, qui la protégera mieux qu’aucun sort contre le mal. De un, elle le mérite entièrement, de deux, cela l’aidera sans aucun doute à se reconstruire après cet épisode catastrophique de Torben et cie. Si tu vois ce que je veux dire…Mais attention ! Je parle sérieusement, il ne s’agit pas de prendre le premier troll venu, mais de lui trouver l’homme qui lui faut. De mener notre enquête et tout, d’étudier les prétendants, et de faire en sorte qu’elle rencontre son prince charmant parmi eux. Je la connais plutôt bien maintenant, de même que toi, et à nous deux nous devrions pouvoir être en mesure de lui présenter, le plus innocemment possible bien sûr, deux ou trois jeune hommes…

La rouquine laissa sa phrase légèrement en suspend tout en appuyant bien son regard vers Neville pour lui lancer sa question muette « tu en penses quoi ? Tu es partant ». Son cœur battait légèrement plus vite que de coutume, elle avait bien conscience que ce qu’elle envisageait paraissait un peu fou, mais peu lui importait, elle voulait essayer. Neville allait-il accepter ? Allait-il la prendre pour une folle ou pire, pour une fille puérile et stupide qui pense pouvoir se faire l’entremetteuse de sa meilleure amie ? C’était lui maintenant qui détenait les cartes du jeu !
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MessageSujet: Re: Se soutenir et retenir les souvenirs   Sam 7 Mai - 16:40

La peine d'Evey pour Alice était touchante. sa second famille... Neville avait bien envie de répliquer "Moi aussi, Alice est comme un membre de ma famille..." mais il avait trop peur ensuite que son amie embraye sur "ah oui, c'est vrai que vous vous ressemblez un peu..." Non, vraiment, il valait mieux ne pas s'engager sur ce terrain-là !

L'adolescent serait bien en peine de dire s'il ressemblait plus à son père ou à sa mère. Contrairement à Harry qui ressemblait à James d'une manière insolente, le garçon au crapaud était un subtil mélange entre ses deux parents, et sa poussée de croissance montre qu'il les dépasse en taille. En même temps, ce n'était pas un grand exploit vu la taille relativement petite de son père.
Franck avait de grands yeux bleus, ce que Neville n'avait pas hérité, vu qu' il arborait le regard plus discret de sa mère. Il avait aussi hérité de sa mère ses cheveux raides alors que ceux de Franck étaient bouclés.

Et pourtant, dans son allure générale, dans la forme de son visage, et même dans la voix, on trouvait beaucoup du futur auror. De loin, ils devaient être facilement confondus. En fait, c'ets une chance que les amies d'Alice et les amis de Franck ne se sont jamais rendus compte d'une telle ressemblance entre les deux futurs aurors et leur fils. Evey elle-même a eu l'occasion de voir Alice et son fils dans la même pièce et n'a pas semblé être frappée par leurs yeux, leurs cheveux identiques. Neville se serait présenté comme le frère de l'un ou de l'autre de ses parents à Poudlard, personne n'aurait été surpris.

*Comme on dit parfois, il n'y a de pire aveugle que ceux qui ne veulent pas voir... ou alors, que les évidences crèvent tellement les yeux qu'on ne les voit même pas !*
Ou alors, plus prosaïquement, personne ne peut s'imaginer une filiation entre adolescents d'un même âge...

*Et que, comme on dit souvent, il y a des sosies partout ! Les sorciers de sang-pur sont tous plus ou moins cousins, une telle ressemblance n'est donc pas si choquante.*
La mission que proposa Evey eut le don d'interloquer le gryffondor ! Penché vers lui, et lui sussurant à l'oreille l'idée de trouver un petit ami à sa propre mère, le garçon en resta bouche bée, ce qui devait être comique. Il resta même bêtement penché quelque temps avant de se redresser avec des yeux aussi ronds que son crapaud Vortex. Il faillit échapper un "Quoi" ressemblant au "coââ" habituel de son animal de compagnie.

"L'amour, le vrai, le pur, le dur... Mais Evey..."
Il se retenait de lui déclarer immédiatement: *C'est Franck Londubat, ils doivent se marier et avoir un enfant, c'est pour moi une queston de vie ou de mort ou je disparaîtrais dans le néant de l'inexistence !* mais il tenta de réfléchir à toute allure à une réponse plausible.

"Evey... je comprends ce que tu veux et pourquoi tu le veux... Mais regarde-là : elle a été envoyée à sainte-Mangouste par un ancien amour qui l'a trahie, elle ne fera pas confiance à un autre garçon de si tôt ! Après Poudlard, nous ne savons pas où nous atterrirons, ni même si nous survivrons, ce sera difficile de trouver la perle rare.

Pendant le reste de notre septième année, comme je te l'ai dit, Alice se méfiera. Et puis, même si, par miracle, elle était prête à reformer un couple au collège, regarde-nous : on n'est même pas capable de trouver l'amour pour nous, pourquoi le trouverions-nous pour une autre ?

Sans compter qu'on risque de royalement se tromper: ceux qui te paraissent gentils, elle peut les trouver barbants, ceux que tu trouves protecteurs, elle peut les trouver envahissants... Et moi qui suis un garçon, c'est même pire : tu comprendras que je n'ai pas exactement les mêmes goûts que toi ou Alice... Je suis incapable de te désigner un beau garçon par exemple, pour moi ils sont tous plus ou moins laids... Une belle fille, ça oui, je peux t'en montrer, mais je ne pense pas que ce soit ce qu'Alice recherche...

Ce n'est pas de la mauvaise volonté, note-le bien, mais je pense que ce n'est pas une bonne idée: c'est trop tôt, trop hasardeux, et à vouloir rendre service, on risque d'aggraver les choses. "
Le garçon se tut, attendant qu'Evey réplique ou bien se range à ses arguments. Il n'allait pas laisser son amie contribuer à sa possible disparition, quand même !

*Il suffit qu'elle trouve vraiment quelqu'un d'autre que mon père, et le jour où mes parents étaient censés me concevoir, je serai effacé de la réalité ! Elle ne peut pas s'en rendre compte mais je joue ma peau sur cette affaire !*Le gryffondor pria secrètement que ce n'est pas Evey qui a encouragé sa mère à sortir avec son père durant son passé.



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Evey Lowan

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MessageSujet: Re: Se soutenir et retenir les souvenirs   Mar 30 Aoû - 9:18

    [HJ: C'est un peu court, désolée. Mais comme ce sujet date, je voulais pas non plus trop m'étendre...!^^]

La réponse de son ami la sidéra. Secrètement, elle avait espéré qu’il se rangerait à ses côtés, qu’ils formeraient une équipe de choc. Mais non. Neville refusait, et avec conviction et emportement même ! Comme si la jeune femme avait prononcé les plus grosses énormités. C’est pourtant le visage placide qu’elle écouta les arguments de son camarade. Ses yeux ne montraient plus aucune trace de complicité, presque ternes on pouvait facilement y lire une profonde déception. Le rouge et or ne savait pas, ne pouvait pas savoir qu’il venait de perdre quelque chose d’important en refusant une telle mission. Certes, elle semblait périlleuse, impossible. Mais pour l’amour de son amie, pour un sourire d’Alice, la rouquine elle, était prête à faire n’importe quoi. Mais il semblait que le sorcier ne partageait pas la même foi en l’amour. Elle aurait eu envie de lui hurler des noms au visage, des couples comme Lily et James pour ne citer qu’eux. N’étaient-ils pas les plus heureux après avoir été les pires ennemis de l’école ? La sorcière avait toujours été une grande sentimentale, tout le monde le savait, et ce manque de foi en son pouvoir que Neville montrait la décevait beaucoup.

Elle ne dit mot jusqu’à ce qu’il est fini son discours assez enflammé. Après tout, qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire à lui qu’Alice trouve le grand amour ? Pourquoi y était-il si diamétralement opposé ? Cela cachait-il quelque chose de plus important ? Une vague de question du même genre déferla dans l’esprit de la sorcière. Cet emportement soudain l’étonnait beaucoup de la part du griffon. Oui, plus elle l’écoutait, plus elle y pensait, plus elle sentait que ce refus cachait autre chose. La suspicion replaça la surprise. Presque inconsciemment elle fit un pas en arrière, puis deux. Malgré tout ce qu’il lui avait toujours dit, nourrissait-il des sentiments plus forts que la simple et innocente amitié pour Alice ? Son cœur venait-il de parler trop fort ? Evey commença à dévisager son camarade sous un nouveau jour. Malgré toute l’amitié qu’elle lui portait, elle le voyait mal au bras de la grande brune…En fait, pour tout vous dire, la sorcière avait déjà quelqu’un en tête…Un prétendant pas comme les autres. Mais au vu de la première réaction du lion elle s’avisa bien de lui faire partager cette dernière information.

Le silence suivit les paroles du jeune homme. Evey, le visage toujours aussi neutre le fixait de ses yeux bleus perçants. N’avait-il pas dit d’ailleurs qu’elle ne connaissait pas les goûts d’Alice ? Qui était-il pour savoir quels liens unissaient les deux jeunes femmes ? Dans le trio il était un peu le petit nouveau, quant à elles deux, étaient les sœurs qu’elles n’avaient jamais eues. Unies comme les doigts de la main. Elle lui aurait presque ricané au visage si elle n’avait pas été d’une nature douce. Finalement, elle se décida à lui répondre, calmement, avec beaucoup de douceur qui témoignait tout de même d’un repli de sa part.


-Bien. Tel est ton choix. Je ne t’obligerai pas à faire ce que tu juges hasardeux voire dangereux. Peut-être que je me suis trompée en fin de compte, ta sécurité est plus importante que son bonheur. Ce n’est pas grave, je peux le comprendre.

Evey marqua une petite pause, profitant de celle-ci pour se diriger vers la poubelle afin de jeter son gobelet désormais vide. Puis elle revint sur ses pas, apercevant au passage la silhouette du sorcier qui les avait accompagnés jusqu’ici. Il allait être temps de partir…

-Je ne te cacherai pas que je suis un peu déçue, mais je respecte ton choix. Tu as tes raisons. Mais j’ai aussi les miennes, et contrairement à toi, je crois en l’amour et à sa force de guérison. Et je pense, que par les temps qui courent, c’est aussi en lui que réside nos plus grandes chances de survie…Alors oui, avec ou sans toi, j’essaierai.

Sur ces derniers mots, elle tourna le dos au jeune lion et se dirigea vers la porte où les attendait leur accompagnateur.
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MessageSujet: Re: Se soutenir et retenir les souvenirs   Mer 7 Sep - 8:34

Lorsque Neville finit ses explications, il remarqua tout de suite l'absence de réactions de son amie.

*Que peut-il bien se passer dans sa jolie tête ?*


Il espérait qu'elle se rende à ses arguments et ne se mette pas en tête de trouver un concurrent pour le père de Neville, empêchant sa naissance et donc son existence !

*Il n'y a pas de raison, je lui ai calmement expliqué que ce n'était pas de la mauvaise volonté mais en l'état des choses, une très mauvaise idée. Ce qui est bien vrai d'ailleurs ! Chercher un amoureux pour celle qui vient de se faire agresser par son petit ami, ce serait aussi intelligent que d'offrir un dragon à un grand brûlé !*

Neville ne s'attendait pas à une réaction si incompréhensible de la part d'Evey. Il se retint de se retourner pour vérifier qu'elle ne parlait pas à quelqu'un d'autre, tellement ses paroles semblaient en contradiction totale avec ce qu'il venait de lui dire.

*Ce que je juge hasardeux voire dangereux ?

Ma sécurité plus importante que son bonheur ?*

Y avait-il de l'alcool caché dans le lait ? Neville eut à peine le temps de dire: "Mais... qu'est-ce que tu racontes ?" qu'Evey se leva pour jeter son gobelet. elle retourna voir le gryffondor mais uniquement pour lui servir un autre discours tout aussi étrange et teinté de mépris. N'attendant même pas de réponse, elle lui présenta son dos pour se diriger vers la porte où l'attendait leur accompagnateur.

"Evey !" rugit le lion.

La peine de voir sa mère dans cet état, sa présence même à sainte-Mangouste, la culpabilité qu'il ressentait et maintenant ce comportement de celle qui se prétendait son amie, tout ces éléments révoltèrent Neville. Il se leva, attrapa sa camarade par le bras, et la retourna vers lui.

"Qu’est-ce qui te prend ? Tu es subitement devenue folle ? Comment peux-tu m'accuser d'éviter des choses dangereuses ou hasardeuses ? Je serais dans l'Ordre si c'était le cas ? Qu'est-ce que tu racontes avec ma sécurité ?? Je n'en ai jamais parlé. Ma sécurité plus importante que son bonheur ? Mais quel monstre ferait ça ? Je ferais tout pour sa sécurité et son bonheur, et apparemment, je m'en inquiète plus que toi.

Contrairement à moi, tu crois en l'amour et à sa force de guérison ? Mais est-ce que tu te rends compte de ce que tu dis ? Non seulement, c'est d'une prétention et d'un mépris incroyable, mais en plus, tu joues à celle qui ne me connait pas ou quoi ?"


Il lui prit les épaules et tenta de se calmer.

"Manifestement, tu as compris tout de travers, alors bien grandes tes oreilles cette fois : Je n'aurais jamais cru devoir me justifier devant toi, mais tu m'y forces. Mes parents ont été internés dans un asile après avoir été torturés, c'est te dire mon amour pour les hôpitaux et ma réaction devant ce qui vient de se passer...alors qu'est-ce que je ferais ici si je ne croyais pas en l'amour et en sa force ? Comment peux-tu en douter même une seconde, oser me donner de fausses leçons et prétendre ensuite respecter mes choix ? Tu as eu une mauvaise idée, je te l'explique calmement, et voilà comment tu me traites !?"

Cette fois, il lui lâcha les épaules et se redressa. il avait un peu peur que sa surdité reprenne si il enlevait le contact avec elle, mais il avait besoin de s'éloigner maintenant.

"En tout cas, une chose est sûre, si c'est ce que tu penses de moi, si Evey Lowan est la fille arrogante, ignorante et méprisante que je viens d'entendre alors je me suis complètement trompé sur ton compte et nous n'avons plus grand chose à nous dire."

Mais qu'a t-il bien pu se passer dans la tête de la rousse ? Il n'y a même pas cinq minutes, ils discutaient agréablement autour d'un verre en se soutenant moralement. Il n'aurait jamais cru ça d'elle.

*Pitié, dites-moi qu'elle a été soumise à l'impérium ! Je n'ai pas pu me tromper sur elle à ce point !*[/color]
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MessageSujet: Re: Se soutenir et retenir les souvenirs   Mer 7 Sep - 9:32

Un tremblement parcouru la jeune sorcière au contact rude de Neville. Ce dernier lui avait saisit le bras violemment pressant ses doigts peut-être un peu trop fort sur sa peau. Mais elle ne souffla pas un son de douleur, la surprise d’une telle réaction chez son binôme lui coupa le souffle. A moins que ce ne soit dû encore une fois, à la pression de fer qui immobilisait son bras. Il lui cria dessus. Ils ne c’étaient jamais disputés jusqu’alors. Voilà une chose de faite. Le jeune lion ne comprenait pas sa foi en l’amour apparemment. Il l’a traita même de folle. Des mots qui lui pénétrèrent directement dans le cœur. Bien sûr qu’elle était excessive, mais elle aussi elle avait mal, elle aussi avait peur. Et elle voulait croire que l’amour les sauveraient tous. La peur remplaça la surprise dans ses grands yeux bleus. Puis, il l’a prit par les épaules, essayant de se calmer il lui raconta des choses horribles sur ses parents. Comment une telle cruauté était-elle possible ? Le jeune homme qui se tenait devant elle avait souffert plus qu’elle…Beaucoup plus. Evey se mordit l’intérieur de la joue pour se contrôler un minimum. Son camarade avait raison sur certains points, mais pas sur tous. Comment pouvait-il la penser, ne serait-ce qu’une seconde arrogante ? Méprisante ? Ces derniers mots la dégoûtèrent.

Elle ne dit pas un mot et le laissa déverser ses paroles sur elle. Les autres personnes présentes nous regardaient à présent avec surprise eux aussi. Sans parler de notre accompagnateur. Mais la rouquine n’en avait que faire. Une fois qu’il eut fini et s’éloigna à nouveau d’elle, la préfète le regarda, une profonde tristesse dans les yeux. Elle laissa mourir une minute pendant laquelle elle était en réalité incapable de parler, l’émotion lui figeait la langue. Mais lorsqu’elle ouvrit de nouveau les lèvres, elle su garder un calme étrange dans un premier temps. Un calme plein d’amertume.

-Arrogante et méprisable ? Je pensais que tu étais plus perspicace et que tu me connaissais mieux que ça. Tu dois bien être le seul à avoir jamais vu de telles choses en moi. Mais si c’est comme ça que tu le prends, peut-être en effet n’avons-nous rien d’autre à…

Elle ne put finir sa phrase. Des larmes commençaient à remonter un peu trop haut dans sa gorge et elle dût s’arrêter pour ravaler la marée. Pas une seule seconde bien sûr elle ne pensait à rompre tout contact avec lui mais…Mais elle ne pouvait pas le laisser dire de telles choses sur elle sans se braquer un peu.

-Je suis vraiment désolée pour tes parents, je t’assure que je ne savais pas. Je n’avais aucun moyen de le savoir d’ailleurs. Mais vu ce que tu me dis sur eux, je ne comprends pas pourquoi tu refuses de croire que mon idée à une toute petite chance de marcher !

Elle marqua de nouveau une petite pause, puis elle reprit sur un ton un peu plus énervé.

-Et je n’ai jamais dis qu’elle devait trouver l’amour TOUT DE SUITE ! Je ne suis pas stupide voyons ! Je sais bien qu’il faudra du temps ! Je ne veux pas précipiter les choses, juste encourager certaines rencontres. Qui a-t-il de mal explique moi, à vouloir entreprendre de redonner le sourire à sa meilleure amie ? A la faire voir du monde pour ne pas qu’elle s’enferme dans son amer solitude ? Et pour ta gouverne je ne pars pas non plus à l’aveuglette ! Puisqu’on en est aux révélations, j’ai déjà ma petite idée sur la personne ! Crois-tu que la laisser se morfondre sur ce qui vient de lui arriver, de lui laisser le temps de trop penser à Torben lui rende service ?

Des larmes brillaient au coin de ses paupières, des larmes que la fatigue et le stress avaient rendues plus fluides. Evey repris son souffle et essaya de calmer les battements de son cœur.

-Je n’ai jamais douté de ton courage Neville, encore moins maintenant. Mais comme tu le dis, finalement je me rends compte que je sais bien peu de choses sur toi. D’où tu viens, qui étaient tes parents, qui étais-tu avant de venir ici avec les autres ? Tu es entouré de mystères, et là, tu refuses comme si j’étais devenue folle ! Alors que je n’agis que comme une sœur qui cherche le moyen de la reconduire à la vie « normale » d’une jeune femme. Et qu’est-elle pour toi ?

Les mots allaient sortir de sa bouche sans qu’elle puisse les retenir…


-Peut-être que tu la considères plus que comme une simple amie et que tu n’as pas envie de la voir dans les bras de quelqu’un d’autre !


Ses joues s’empourprèrent et la sorcière tourna la tête, puis le dos au jeune lion. Déjà, elle regrettait ses dernières paroles et s’en mordait la langue. D’un revers de manche elle essuya ses larmes. Puis, dans un soudain mouvement elle fit de nouveau face à son camarade, lui coupant la possibilité de lui répondre.

-Pardonne-moi Neville, je n’ai jamais cherché à te faire la leçon ni à te mettre en colère. Mais Alice mérite de trouver le bonheur, et même si cela mettra des années, je m’engage à l’aider à le trouver. C’est tout.

Son sang lui battait aux oreilles et pourtant, elle entendit quand même le sorcier les appeler. Il était plus que temps de rentrer…

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MessageSujet: Re: Se soutenir et retenir les souvenirs   Mer 7 Sep - 21:06

Lorsque Neville finit de lui parler, il vit de la tristesse dans les yeux de la jeune fille. Avait-elle retrouvé la raison ?
Elle se demandait pourquoi il la jugeait arrogante et... méprisable ? De nouveau un problème d'écoute. Elle s'interrompit avant de prononcer "rien à nous dire", l'émotion semblait trop forte. Cela permit au gryffondor de rectifier et de répondre:

"Moi-même j'ai du mal à croire ce que j'ai entendu de toi. Tu as été méprisante et pendant quelques secondes, tu as prétendu être bien meilleure que moi. J'ignore si je suis perspicace, mais en effet, je n'avais jamais vu ça chez toi auparavant."

Il était tout de même rassuré de la voir touchée et même triste. Et soulagé surtout qu'elle ne décide pas de rompre tout contact avec lui par pur mépris, comme il le craignait. Elle n'avait pas renoncé à son idée et se décida-enfin-à l'expliquer. Ne pas précipiter les choses ? Encourager certaines rencontres ? Redonner le sourire à Alice ? Et elle a une idée sur le prétendant ? Cette fois, Neville eut un sourire navré.

"Pourquoi ne pas l'avoir dit tout de suite ? Bien sûr que je suis pour lui redonner le sourire et éviter qu'elle pense trop à Torben. Qui pourrait être contre ? Qui pourrait trouver du mal à ça ? Evidemment que je suis d'accord !"

Quant au nom du prétendant... cela change complètement ce qu'elle disait la première fois sur "la faire rencontrer deux ou trois jeunes hommes".

*Puisqu'elle avait ce plan dès le début, pourquoi m'avoir menti et vouloir me faire chercher deux ou trois prétendants ? Encore une fois, qu'est-ce qu'il se passe dans sa jolie tête rousse ?*

Il fut un peu gêné devant ses "mystères" sur lui-même mais ne put s'empêcher de répliquer, d'une voix ayant perdu toute colère mais au contraire, en souriant un peu :

"Tu voulais qu'on cherche des prétendants mais en réalité tu avais déjà ton idée en tête sans m'en parler. Tu as dis que tu voulais qu'elle se reconstruise avec quelqu'un qu'on lui trouve mais en réalité, tu ne veux pas précipiter les choses... suis-je le seul à m'entourer de mystères ?"

Evey considérait Alice comme une soeur. Cela ne surprenait pas du tout le fils d'Alice qui ne considérait pourtant pas du tout Evey comme une tante... Par contre, la question de la rousse déséquilibra l'héritier Londubat.

*Evey pense que je suis amoureux de ... ma mère !

A bien y réfléchir, quoi de plus normal de penser ça ? Je m'inquiète trop pour elle, je veux la protéger, je viens la voir à l'hôpital alors que j'ai horreur de cet endroit... Oh là là, on nage en plein quiproquo, et c’est de ma faute !*


Les joues de son amie s'empourprèrent. *Pourquoi ?* Elle lui tourna le dos et s'essuya les yeux.

*Evey m'apprécie beaucoup. Elle veut trouver un prétendant à ma mère. Si elle pense qu'effectivement, je suis amoureux de ma mère, elle devrait en être réjouie et m'y encourager, puisque je serai exactement ce qu'elle veut pour son amie ! Alors pourquoi réagit-elle comme ça ? Pourquoi est-elle si triste de penser que ma mère pourrait me plaire ?*


Une constatation simple lui effleura l'esprit.

*Evey est-elle amoureuse de moi ?*

Mais la timidité voire la cécité du gryffondor lui fit chercher d'autres suggestions au comportement de la rousse.

*Elle considère peut-être que je serai un "mauvais parti" pour ma mère ? Ou peut-être pense t-elle tellement à mon père Franck qu'elle n'imagine pas ma mère avec un autre et serait triste de voir ma mère se tromper en me choisissant ? En tout cas, il faut absolument que je lui enlève cette curieuse idée de la tête !*

Evey se retourna brusquement et s'excusa en s'engageant à trouver le bonheur d'Alice. Neville se rapprocha de sa compagne, confus. Il lui toucha doucement les deux bras.

"C'est moi qui te demande pardon. Je t'assure que je n'éprouve aucun sentiment pour Alice, elle est une amie, une bonne amie mais c'est tout. Je t'aiderai si tu veux encore de moi pour ça. Je ne suis qu'un gros lourdaud et je t'assure que tu comptes beaucoup pour moi. Alors, je suis désolé de t'avoir mal parlé, et bien sûr, je ne veux à aucun prix ne plus te parler. Désolé."

il se rapprocha de son amie et l'enserra pour s'excuser.

cette fois, le sorcier accompagnateur eut en assez de leur scène de ménage et de leur réconciliation. Il montra son agacement. Neville se détacha, en souriant.

"On en reparlera plus tard, il faut se hâter de rentrer."

Soulagé de s'être réconcilié avec son amie - du moins l'espérait-il - il ne put s'empêcher de penser à ce qu'il pourrait bien dire à Evey lorsqu'elle lui posera des questions sur ses parents et sa famille. Il se dirigea vers le sorcier qui les fit rentrer à Poudlard, pas fâché que ces deux adolescents se soient enfin décidés à partir.







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