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Mort↯  Un seul mauvais sort et Pfiou !!!
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mort : John Hale

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Un seul mauvais sort et Pfiou !!!


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MessageSujet: Vendredi soir, huit heures pétantes   Dim 16 Jan - 20:28

    J'anticipais la rencontre qui allait bientôt survenir. Pourquoi me convoquer si tard, alors que la majorité du personnel du ministère aurait terminé sa journée? Je n'avais aucune réponse à cette question. Surtout que je m'en posais un sacré paquet après le coup fumant de la réunion de la ministre, alors qu'elle m'avait rembarrée à propos de la traque des mangemorts déjà identifiés. Comme j'avais pu être stupide, de penser que mon petit avis et mes questionnements de simple fonctionnaire de l'Etat pouvaient s'avérer plus importants que tout ce qu'elle avait à dire et exposer à cette occasion? Pour tout vous dire, la nouvelle ministre de la magie m'intimidait tout à fait. Elle était grande, d'un regard de glace. Toujours sérieuse quand je l'avais aperçue. Ce ton sérieux et cassant même; c'était personne à ne pas perdre son temps en banalités. D'un certain côté, je me sentais rassuré de l'avoir pour dirigeante. Elle seule pouvait sans doute nous tirer de l'impasse dans laquelle nous étions entrés depuis la capture de « Purity » par les mangemorts et leur sinistre gourou. Tiens d'ailleurs, c'était peut être pour ça qu'elle désirait me voir! Après tout ce temps, elle avait peut être décidé que le moment était opportun pour en savoir plus sur les recherches que m'avaient confiées le précédent occupant du poste? Sans doute, c'était la seule réponse logique et valable à toutes les questions que je me posais. J'eus une bouffée de chaleur à cette seule idée. Il me semblait clair maintenant que c'était pour mon plus grand déplaisir tout l'intérêt que la ministre pouvait me porter. Pourquoi s'embarasser, sinon, de rencontrer un simple fonctionnaire du service des sortilèges expérimentaux? Aucune idée, ce devait donc être cela. Mais savoir à peu près à quoi m'attendre ne faisait rien pour faire décroître mon stress.


    Je n'avais définitivement plus envie de m'étendre sur ce sujet, sujet qui continuait de me donner des cauchemars. Je m'étais bien évidemment dédouané de toutes responsabilités dans l'affaire, mais je savais qu'un jour ou l'autre, je devrais faire face à la vérité. J'avais travaillé sur une arme. Pire, je l'avais perfectionnée, en un sens, et bien malgré moi. Artefact aux origines inconnues, si ancien, si puissant... Je me rappelais encore de la fois où j'avais pu entrer en contact pour la première fois avec cet objet étrange. Une vague de chaleur avait envahit mon corps, décuplant mon acuité et ma perception à la magie et à tout ce qui m'entourait. Puis, cette sensation de pouvoir et de domination. Mais la chose s'était avérée instable avec le temps, et un potentiel destructeur qui aurait pu nous sauver tous de la menace des mages noirs avait finalement faillit nous mener à notre perte. Et je n'osais imaginer que le pire depuis que je savais que Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom s'en était emparé. Pareille catastrophe n'aurait jamais dû avoir lieu..; Si seulement, si seulement le travail avait été confié à plus talentueux que moi, ou plutôt j'aurais espéré que jamais cette chose ne me choisisse. Parce que c'était ça, le plus important. Cette chose est intelligente. Magie, physique, n'importe quelle explication partait en fumée quand on tentait d'explorer ce truc dont on ne savait rien. Des propriétés magiques étaient présentes, sans aucun doute. Mais forgé par quelles mains? Et dans quel but? Et surtout, par qui?


    Je me forçais à calmer ma respiration, et je passais un mouchoir sur mon front pour essuyer les sueurs froides que j'attrapais comme à chaque fois que je repensais à cette chose infernale. Et devoir parler de ça devant pareille personne me tétanisait littéralement. Pourtant, je savais que l'heure était venue; j'allais devoir donner des renseignements capitaux à la ministre. Je me levais de mon siège et revêtais ma veste. Quand je quittais la salle, je la verrouillais à l'aide d'un sortilège de l'invention de Bernie, un collègue du service des sortilèges. Il ne me fallut que fort peu de temps pour arriver devant le cabinet de la ministre de la magie. Rien que le fait d'y toquer me demanda une certaine dose de courage. Pleutre? Je ne pensais pas. Pourtant, je ne ,me sentais pas l'homme le plus fier du monde quand je toquais. On me dit d'entrer, et c'est ce que je fis. Mon estomac était presque noué par l'appréhension. Je ne savais décidément plus où me mettre.



    Bonjour, Madame la Ministre. John Hale, vous m'avez fixé rendez vous à huit heures précises.
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MessageSujet: Re: Vendredi soir, huit heures pétantes   Sam 22 Jan - 10:45

    C'était une Margaret Lundy quelque peu fatiguée et amaigrie qui trônait sur le siège de chef du peuple sorcier anglais. Depuis qu'elle avait pris ses fonctions de Ministre de la Magie, la sorcière n'avait pas eut une journée pour elle, ni même une soirée d'ailleurs. Bientôt, il lui faudrait gagner le château de Poudlard et convaincre le futur de la nation d'être soudé et d'avoir foi en elle et ses actions. La politicienne appréhendait ce moment bien plus que les menaces extérieures. Regardant avec une nostalgie à peine dissimulée la photo de ses enfants, elle entendit les coups frappés à la porte. Regardant sa montre, elle fut surprise de voir la fin de la journée se pointer si vite aux abords de son bureau. Bref, c'était l'heure du rendez-vous le plus important de la journée. Enfin, elle mettrais les détails nébuleux de « Purity au clair ».

    Quelques heures avant, Margaret était apparue inopinément dans le bureau du Premier Ministre britannique et lui avait expliqué les dernières nouvelles qui provoquaient quelques remous sur la mer dangereuse qu'était la communauté sorcière actuelle. Apparemment, Faulkner, son prédécesseur, avait sous estimé les conseils politiques et les considérations de son homologue moldu. Chose que Madame Lundy ne fit pas. D'ailleurs, son discours à l'adresse des étudiants de l'école de sorcellerie écossaise avait été conçu avec l'aide précieuse du chef du gouvernement anglais. Il n'y avait qu'une solution devant la menace « Vous Savez Qui » : l'union.

    Ajustant une dernière fois sa robe lui allant parfaitement, avalant une potion cosmétique qui lui rendit instantanément un teint et une allure fraiche et énergique, elle lança un « oui » autoritaire et calme à la fois. John Hale entra. Si comme lui vous vous étiez retrouvé dans ce bureau à cette heure avancée vous auriez remarqué que cette pièce demeurait à la hauteur de celle qui l'occupait. De jour, cette partie infime du ministère devait être remplie de lumière. La ministre, debout au centre du vaste endroit, avait la même posture droite et austère que sur les affiches. Une pose qui lui conférait une autorité naturelle, une froideur exceptionnelle et une présence indéniable. Elle incarnait le futur et la confiance. Se dirigeant d'un pas léger et un peu raide, elle serra la main de son invité avant de lui désigner un des fauteuils céruléens confortables brodés aux armoiries du Ministère

    « Bonsoir monsieur Hale,
    dit-elle en le regardant droit dans les yeux, un sourire chaleureux sur le visage, je suis ravie de voir que notre ministère possède de rigoureux fonctionnaires. La ponctualité n'est pas une chose à négliger à l'heure actuelle. Chaque seconde compte. Permettez-moi de vous proposer une tasse de thé. J'ai horreur des entrevues trop formelles donc je vous prierais de m'appeler Margaret entre les murs de ce bureau. Après tout, nous sommes en dehors des heures de travail non ? »

    S'enfonçant dans le cuir agréable du fauteuil en face de l'expert en sortilèges, elle tendit la main vers la table basse qui les séparait où un plateau comportant tasses, sucres, lait, biscuits et théière venait d'apparaitre. Bien que cela semblait être une prouesse que peu de sorcier pouvait se vanter de faire en matière de métamorphose, Margaret ne fit aucun commentaire sur son sortilège d'apparition informulé afin de laisser à John Hale le soin d'apprécier le résultat. Il fallait savoir mettre en confiance ses interlocuteurs et quoi de mieux qu'une démonstration habile de métamorphose pour un testeur de sorts ? C'est ainsi que la Ministre de la Magie servit une tasse d'un thé typiquement anglais à son employé.

    « Je vais vous demander d'être aussi sincère que vous le seriez avec une amie, John. Que pensez-vous de mes actions en tant que nouvelle Ministre ? »
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MessageSujet: Re: Vendredi soir, huit heures pétantes   Mar 25 Jan - 12:10

    J'y étais. La tanière du loup, en quelque sorte. La ministre était intimidante; j'anticipais plus que jamais la discussion qui allait suivre. Pourtant, elle s'avança vers moi et me tendit une main que je m'empressais de serrer, d'un air un peu fébrile. Je ne devais guère paraître impressionnant, mais j'assumais totalement le fait que je me sentais écrasé par le pouvoir tant magique que politique ou hiérarchique de la personne a qui je faisais face. Quand je pris sa main dans la mienne, je fus étonné par deux choses. La première fut la douceur de la main de la femme d'apparence dure que j'avais en face de moi. J'étais frappé par cet état de fait car la douce chaleur et la douceur de cette main contrastaient furieusement avec l'attitude de cette personne. La deuxième chose qui me frappa fut la façon dont elle me serra la main. Prise forte et sèche. Une prise de pouvoir. Elle ne serrait pas au point de faire mal ou de me brusquer. Mais je comprenais que ce trait de politesse était comme tout le reste emprunt d'une approche inflexible dans les rapports autant humains que politiques. Je l'appréciais déjà, autant que je redoutais la suite. Je n'étais jamais que John Hale, un homme rongé par sa contribution à un projet chaotique, voire totalement chimérique. Je devais bien avouer que j'étais mal disposé à parler de tout ceci; j'en ressentais le besoin criant tout en émettant des réserves importantes. Il faudrait sans doute le temps de me lancer, mais je savais d'avance que ces confessions auraient un effet libérateur. Enfin, si c'était bien pour m'expliquer sur le dossier Purity que j'avais été amené ici.


    La ministre me salua et m'indiqua un des grands et beaux fauteuils que l'on pouvait trouver dans son bureau. Je préférais attendre qu'elle s'asseoit pour m'asseoir à mon tour. Je préférais rester debout aussi longtemps que possible en plus de me montrer poli. Je fus complimenté sur ma ponctualité, et le sourire chaleureux d'une personnalité politique aussi prestigieuse était engageant; je me retrouvais à lui sourire en retour de façon bête et un peu gênée sans doute, d'autant plus que la ministre me demandait de faire fi des convenances en ce bureau. Cela serait sans doute difficile, d'autant plus pour quelqu'un comme moi d'assez réservé. D'autant plus que sa remarque sur la ponctualité, si elle était proférée sur un ton sympathique, était encore une fois le signe de la rigueur qu'elle exigeait de ses collaborateurs et en quelque sorte, de ses employés. J'essayais d'arborer un sourire avenant à mon tour, mais j'étais de toute évidence nettement moins habitué aux ronds de jambe.



    D'accord, Margaret. Excusez moi si entretemps je repasse au « Madame la Ministre », ce sera avant tout une question d'habitude plus qu'autre chose. Je veux bien un thé oui, s'il vous plaît. Et je vous remercie pour le compliment, mais je pense que personne ne saurait être en retard quand on est convié à une entrevue a priori particulière avec la Ministre.


    Je m'assis donc, puisque la Ministre en fit de même. Je devais remarquer que son mobilier n'avait rien à voir avec celui nettement plus spartiate qui occupait mon bureau. Certes, je n'avais pas à me plaindre sur mon établi de travail et je me voyais mal disposer d'autant de luxe et de confort pour travailler, vu que mon emploi consistait principalement en paperasserie et en tâches manuelles; je ne voyais en fait quasiment personne dans le cadre de ma profession. Je sentis le revêtement du fauteuil craquer légèrement alors que je m'enfonçais légèrement dedans. Alors, la ministre fit apparaître tout un service à thé sur la table basse. J'en ouvris des yeux ronds. A part Dumbledore et deux trois autres, je n'avais jamais vu personne faire quoi que ce soit d'approchant au résultat qui venait d'être obtenu. Moi en tous cas, je n'en étais pas capable. Je savais inventer les sortilèges, mais beaucoup devaient êtres testés ou exécutés par des sorciers bien plus talentueux que moi. Je n'avais absolument pas idée de la puissance magique de la Ministre, mais il semblait clair qu'elle n'était pas manchote avec une baguette. Elle en vint à me demander d'être franc, et de me donner son avis sur la politique qu'elle poursuivait. Je me retins de soupirer. J'avais horreur d'être mis ainsi au pied du mur, mais je n'avais d'autre choix que de m'y conformer.


    Je pense que vous tenez le bon bout, si vous me passez l'expression. Plus d'attaques et une certaine sécurité dans les lieux publics sorciers. C'est déjà beaucoup. Si j'aurais bel et bien une remarque à faire, c'est que les mangemorts ne sont qu'identifiés qu'en partie, et que ceux que nous connaissons déjà courrent toujours. Je sais bien que vous n'êtes pas directement responsable de ce « manque » d'interpellations, mais ils continuent d'inquiéter beaucoup de monde, Black et Badenov...
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MessageSujet: Re: Vendredi soir, huit heures pétantes   Mer 2 Fév - 16:54

    Le liquide brulant au goût raffiné et subtil de cerise et de réglisse coula le long de l'œsophage de la Ministre au rythme de gorgées discrètes. Les yeux de Margaret, demeurant froid et lucide malgré son sourire courtois, fixaient avec intérêt John Hale. Son avis sur la politique rudement menée jusqu'à présent était l'un des plus intéressant qui soit. Ni ayant tendance à rabaisser l'institution magique la plus importante de Grande-Bretagne, comprendre le Ministère bien entendu, ni a condamner par un jugement les actes des Mangemorts. L'expert en sortilège était-il si professionnel qu'il en oubliait d'être subjectif ? Peut-être, mais cela n'était pas sûr. Cependant, la sorcière ne se posa aucune autre question : chaque chose en son temps. Après tout, elle ne l'avait pas fait venir juste pour une conversation polie entre deux adultes, un soir de fin de semaine. Derrière ces murs et peut-être même encore en leur sein, le problème mage noir n'était pas résolu. Bien que la population semblait rassurée, Madame Lundy savait très bien une chose : une attaque pouvait être imminente. C'était comme les journaux le prédisaient à juste titre : le calme avant la tempête. Le peuple demeurait inquiet, c'était sûr, en sachant que peu de personnes étaient arrêtés et que les deux mangemorts fugitifs restaient introuvables. Certes, le bureau des aurors recevait des informations mais il fallait faire un tri entre les fausses pistes, les informations utiles et celle qui étaient vraiment sérieuses. Un vrai casse-tête et peu de résultats. Il fallait avoué que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom cachait admirablement bien ses secrets. Malheureusement, Margaret Lundy ne pouvait prétendre à une efficacité semblable : elle ne dirigeait pas juste un groupe disparate et peu nombreux. En comparaison, le ministère rassemblait une grande partie de la communauté magique et surveillé chaque individu, chaque visiteur et même chaque intrus n'était pas une mince affaire.

    « Le problème Badenov-Black est une affaire des plus délicates et je ne vous cache pas que Vous-Savez-Qui prodigue à ces deux fugitifs une protection totale qui dépasse de loin ce que l'on pourrait imaginer, je présume en tout cas. Chaque piste que le ministère reçoit est malheureusement détruite par la crainte et la terreur. Ces deux moyens de pression sont, comme vous le savez, aussi efficace que dangereuse. Cependant, l'espoir rejaillit de plus en plus et je ne vous cache pas qu'une attaque des forces des ténèbres entacherait notre action. Je ne souhaite pas commettre des erreurs concernant des arrestations injustifiées. Certes, l'opinion publique serait ravie mais à terme cela n'est pas une solution enviable. Je préfère exécuter des présumés coupables que d'enfermer des innocents. J'attends de mon peuple qu'il soit près à donner sa vie pour défendre ce qui est juste, pour défendre les idées du ministère. Après tout moi aussi, je suis prête à donner ma vie pour la communauté. Sinon, je n'aurais aucune légitimité d'être installée dans ce bureau. La mort est notre ennemie en ces temps troublés alors il faut tacher de s'en servir judicieusement. »

    Oui, Margaret Lundy n'hésiterait jamais à user de tout ses pouvoirs contre le mal qui rongeait sa communauté. Peut-être apparaissait-elle comme une femme dure, sans émotion ou comme une femme extrémiste et radicale. Pourtant, c'est bien avec un regard glacial et puissant et une voix suave et tendre qu'elle avait prononcer ces dernières paroles. Non, elle ne reculerait devant rien pour préserver les sorciers, au risque peut-être de devoir perdre sa propre vie. La ministre n'était pas seulement une mère de famille, elle était la mère d'une population, une reine veillant froidement et avec lucidité sur sa ruche grouillante et complexe. En la mettant au pouvoir, la majorité avait fait un choix de maitre car ses idées n'étaient pas un simple programme. Il s'agissait tout simplement d'un système de plus en plus ancré dans la communauté magique. Retrouvant un sourire éblouissant, elle repris la parole.

    « Ce thé est excellent, qu'en dites-vous ? lâcha-t-elle avec la courtoisie diplomatique habituelle. Malheureusement, je crains que ce plaisant moment va être gâché par la raison de votre venue. Dites-moi tout sur Purity. »

    La dernière phrase sonna sur le ton d'une menace a peine voilée. A peine la Ministre avait-elle reposé sa tasse sur la coupelle que le plateau s'évanouit dans la nature. Timing parfait qui donna du retentissement à ses paroles. Droite et majestueuse dans son fauteuil, elle regardait impassiblement son interlocuteur avec un regard de la même trempe que celui qui vous donnait l'impression d'être passé au rayon X.


[Désolé pour le retard :/ J'aurais juré l'avoir posté et c'est en voyant le document toujours sur mon pc que j'ai réalisé. Encore navré...]
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MessageSujet: Re: Vendredi soir, huit heures pétantes   Dim 6 Fév - 16:31

    Je n'ose pas trop boire mon thé, je continue de le laisser infuser. Je suis un peu moins intimidé maintenant; le caractère a priori avenant de la ministre me permettait de me mettre à l'aise, mais je n'avais pas envie d'un thé. Quoique, je me dis alors que je pouvais profiter du thé pour fuir ce regard qui me semblait inquisiteur. J'attrapais donc un sucre dans le petit récipient de porcelaine, et le laissais ensuite tomber dans la tasse, histoire qu'il puisse se dissoudre dans le liquide brûlant. Je fuyais donc comme réfléchit au préalable, le regard de la ministre. Je me saisis de la petite cuillère pour touiller la boisson, mélangeant précautionneusement le sucre et le liquide. Je ne pouvais pas, de toute évidence, repousser très longtemps la conversation, et je redressais donc le regard pour le braquer droit dans celui de la politicienne qui m'accueillait dans son bureau. D'ailleurs, elle commença à répondre à mon avis. D'un point de vue totalement extérieur, je trouvais que j'avais plutôt bien réussit mon coup; j'étais parvenu sans aucun problème à faire passer tout ce que je pensais de la situation du pays sans me départir pour autant de tout mon calme et de tout mon sérieux. Malgré le fait que j'égratignais un peu au passage l'efficacité des services de la ministre de la magie, il fallait bien se rendre compte, tout de même, que j'étais plutôt satisfait des actions engagées contre les mangemorts, et surtout la sensation de sécurité que je ressentais était particulièrement agréable. Je savais que cette sécurité n'était sans doute que toute relative, mais il fallait bien avouer que l'on n'avait pas non plus trouvé la panacée au problème des mangemorts. Ce genre de problème était, je le pensais de plus en plus, du type à n'être réglé que dans le sang.


    La ministre me dit que la piste Badenov-Black était tout ce qu'il y avait de plus refroidie. Elle était honnête, au moins. La ministre m'exposait les raisons de ce sur-place que pratiquaient ses services, et je pensais que là encore elle ne me mentait pas. Toutes les mesures avaient été prises, quoi qu'il en coûte, pour arrêter les mangemorts. Il me semblait aujourd'hui évident que cela ne suffisait pas. Je n'étais pas politicien, ni très porté sur les questions sécuritaires. Je ne pouvais donc pas trouver de solution, ou aider qui que ce soit dans la tâche de retrouver les mages noirs. Je n'étais jamais que John Hale, inventeur de sorts et contre sorts, qui se satisfaisait à sa place en ce monde. Cependant, je trouvais rassurant que notre dirigeante me dise qu'elle ne voulait pas hâter ou gâcher le travail de ses subordonnés en procédant à des arrestations injustifiées. J'en déduisais que le gouvernement n'en était pas encore réduit à l'extrême adage « mieux vaut dix innocents en prison qu'un coupable en liberté ». Cela viendrait peut être un jour, je n'en savais trop rien. Je tiquais cependant sur une de ses phrases. Exécuter des présumés coupables plutôt que d'enfermer des innocents. Je ne saisissais pas totalement la nuance, et n'était pas persuadé du bien fondé de ce commentaire. Je ne disais rien, cependant. Je considérais avoir déjà utilisé mon droit à la parole, et Lundy tout autant que moi sachions tous les deux que l'on ne pouvait pas se permettre de parler de choses aussi futiles que celles ci, alors que j'étais maintenant persuadé que je devrais m'expliquer sur Purity. Alors, elle me demanda comment était mon thé, et je fermais un instant les yeux alors qu'elle m'invitait à m'expliquer. Mon coeur me semblait douloureux, mais je ne me déroberais pas aux explications. Je me saisis de ma tasse et en buvait une partie du contenu, avant de la reposer, et de regarder de nouveau la ministre.



    Purity... J'ai repoussé ces explications le plus longtemps possible. Votre prédécesseur, le ministre Faulkner est venu dans mon bureau, il y a des mois de ça. Il était accompagné d'un espèce d'aventurier un peu louche, que je n'avais jamais rencontré et dont je ne savais rien. Ils m'ont expliqué que des fouilles près de Stonehenge avaient permis de retrouver un puissant artefact magique, remontant à une époque antérieure à la naissance des premières civilisations humaines. Ils me l'ont présenté, c'était une espèce de pierre de couleur rouge, rouge foncé. Rouge sang. On ne voit pas au travers, et sa densité est telle qu'elle est légère comme une plume. Je n'avais jamais rien vu de tel. Elle transpirait littéralement de magie. On m'a expliqué que les sorciers spécialisés en archéologie magique leur avait dit que d'anciennes expériences et des rituels très puissants avaient jadis provoqué la ruine des premières communautés magiques, qu'il s'agissait d'un objet cabalistique particulièrement puissant qui confèrait un pouvoir absolu à qui savait l'utiliser. Faulkner voulait en faire une arme, car théoriquement la pierre était capable de dominer les vents de magie, et donc de priver les mangemorts de leurs pouvoirs. Je me suis donc attelé à la tâche. Les premiers tests ont dépassé toutes les espérances de mes supérieurs. C'est un objet incroyable, d'une puissance qu'on ne pourra probablement jamais appréhender. Transmutation, contrôle de la vie, des objets, de tout... On peut créer n'importe quoi à partir de rien, on peut détruire tout chose en poussant à peine son pouvoir. Je suis certain que l'on serait capable de déplacer des montagnes avec, au sens littéral. La tempête de feu provoquée par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom n'est que de petite envergure, avec un peu de pratique et d'entraînement, on est capable de bien plus que ça. Alors, j'ai été encouragé à continuer. Est ensuite venue la théorie que si la pierre pouvait dominer toute magie et la contrôler, il serait possible d'éradiquer la magie noire en tant que force magique. Pour cela, nous avons constitué une équipe d'experts, et nous avons mis au point un espèce de rituel, nous permettant de conjuguer notre puissance pour dominer celle de la pierre. L'opération a tourné au désastre, plusieurs personnes sont décédées dans notre laboratoire, et je n'ai réchappé que par miracle à la puissance de cet objet infernal. Sur mon expertise, nous avons convenu qu'il serait souhaitable d'enfermer l'objet, de le cacher aux yeux des mangemorts. Gringotts semblait le choix le plus approprié... Vous connaissez la suite. Faulkner a étouffé l'affaire, nos ennemis s'en sont emparés...
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MessageSujet: Re: Vendredi soir, huit heures pétantes   Mer 30 Mar - 14:24

    L'attention dont fit preuve Margareth Lundy tenait presque d'une obsession maladive pour les faits. Purity n'était pas un jouet pour enfant de chœur, ça on le savait. Mais sa puissance semblait ne souffrir d'aucune limite. Faulkner n'avait pas eu froid au yeux mais son manque de modernité, sa faculté à croire que le monde magique ne changeait pas et que des reliques ancestrales viendrait sauver sa place, tout cela avait causé sa perte au sens propre comme au figuré. Se levant de son fauteuil, la Ministre de la Magie tourna le dos à John Hale. Il n'y avait rien de très encourageant dans tout ceci. Lord Voldemort n'allait pas tarder à comprendre le fonctionnement de la pierre et s'approprierait son pouvoir. Le cerveau en ébullition, la politicienne vit son esprit occupé par de multiples scénarios plus apocalyptique les uns que les autres. Purity était un danger grandissant. Encore un problème à ajouter à la longue liste des problèmes du Monde Magique.

    « Monsieur Hale, dit-elle avec le plus grand sérieux, je vous recontacterai quand je le jugerai nécessaire. Attendez-vous à ce que Purity devienne votre seul et unique soucis. Je vous ferais envoyé une convocation très bientôt. Merci de vous être dérangé, je vous invite à prendre congé. Bien entendu, tout ce qui a été prononcé dans ce bureau est classé à un niveau de confidentialité bien plus important que tout autre chose. Je compte sur votre discrétion et cette entrevue fait de vous un fonctionnaire sous ma protection exceptionnelle. Soyez à ma disposition à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, Monsieur Hale. C'est un conseil. »

    S'installant derrière son bureau, Margareth ne jeta aucun regard supplémentaire à son employé et se plongea dans les dossiers qu'elle avait devant elle, dossiers purement confidentiels qui avait, sans nul doute, un rapport avec la fameuse arme de Faulkner. C'est ainsi que la Ministre de la Magie se plongea dans ses dossiers. Elle ne rentrerait pas chez elle ce soir. L'Angleterre devenait de plus en plus instable et l'équilibre du Monde Magique entier était en danger...


[désolé pour la longueur minime mais je souhaite cloturé ce rp]
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MessageSujet: Re: Vendredi soir, huit heures pétantes   Dim 3 Avr - 12:58

    J'étais particulièrement honteux de ma personne. Cela me soulageait autant que ça me coûtait, de devoir avouer toute l'histoire à quelqu'un. Bien sûr, le faire à la ministre de la magie en personne n'est pas ce que j'aurais pu souhaiter de mieux, mais avais je réellement le choix? Au moins, ce véritable fardeau était quelque chose dont j'avais pu me libérer, désormais. Mes actes me pèseront toujours sur la conscience, mais il me semblait clair que je n'aurais plus à vivre avec ce secret sur la conscience. Et si dire tout ça allait pouvoir aider quelqu'un à arrêter le Seigneur des Ténèbres, je disais pourquoi pas? Je me sentais terriblement triste et déprimé depuis que j'avais arrêté de travailler sur Purity. Tant de travail pour en arriver à ce résultat, c'était non seulement décevant mais aussi assez dramatique, dans le sens où moi aussi j'avais été tenté par le pouvoir incommensurable que recelait Purity. Je remarquais alors, ramené à la réalité, que la ministre se levait. Elle me tourna le dos. J'imaginais que je venais d'ajouter quelques préoccupations supplémentaires à un esprit déjà particulièrement chargé en appréhensions diverses. J'en étais bien désolé, mais je considérais que mon devoir avait été accomplit, désormais. J'attendais donc qu'elle dise ou fasse quelque chose, de sorte à ce que je sache ce qu'elle attendait de moi. Probablement pas grand chose; je n'étais qu'un érudit, et n'avais pas de solutions miracles au dilemme que mon travail avait posé à la communauté sorcière toute entière.


    Je n'eus pas à attendre si longtemps que cela, la ministre me signifia alors que la discussion était terminée. Je me levais et prenais ma veste, que je reboutonnais. J'étais soulagé et à la fois un peu choqué d'en avoir fini avec cette lourde confidentialité que j'avais dû assumer seul depuis le départ de Faulkner. Bien sûr, le sceau du secret resterait apposé au registre, et je comprenais parfaitement ce qui signifiait la protection exceptionnelle dont j'allais faire l'objet. J'étais un danger, en même temps qu'un atout. Un danger, car j'en savais trop, et je pouvais agir comme une épée de Damoclès au dessus de la tête de la dirigeante et du peuple entier. Un atout dans le sens où j'étais le seul à en savoir autant sur l'arme absolue du Seigneur des Ténèbres. Je hochais la tête aux dernières paroles de ma supérieure, ne sachant trop à quoi m'attendre. Un ,peu hésitant, je tirais cependant ma révérence.



    Je suis votre bien dévoué, madame la ministre. Bonsoir.


    Une fois sortit, je me carapatais en vitesse.







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