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Serdaigle↯  Mon intelligence est au service de l'AFT
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Dana Lundy

Serdaigle
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MessageSujet: And I will always... {Nathanaël & Dana}   Dim 2 Jan - 20:46

La journée était comme bien souvent ces derniers temps ensoleillée. Le mois d’Avril avait chassé les nuages de l’hiver. Le printemps était là et bien qu’il ne fasse pas extrêmement chaud, les élèves paressaient à l’extérieur afin de profiter des rayons. Du moins la majorité. Parce qu’elle, Dana n’avait pas de temps à disposer à ce genre de facéties. Elle avait de bien plus grandes préoccupations. Comme à son habitude. Elle ne cessait jamais de courir d’un point à un autre. Il fallait que tout soit prêt. D’ici peu, sa société, sa création deviendrait officielle. Elle pourrait attirer nombre d’étudiants de Poudlard en son sein. Et rien que d’y penser, un certain frisson d’excitation la parcouru entièrement. Elle se serait damnée pour laisser sa joie exploser et se prélasser à son tour dans le parc de l’école de sorcellerie en suçotant une plume en sucre. Mais ça n’était pas pour dans l’immédiat. Elle avait de nombreuses choses à traiter auparavant. Elle traversa le parc de l’école sans accordé un regard aux autres étudiants et regagna l’intérieur du château.

Après un bref passage dans sa salle commune, elle regagna son repère. L’endroit où elle passait continuellement ses journées. La bibliothèque. A peine arrivée, elle engagea en murmurant une discussion avec madame Pince. Dana pouvait se vanter d’être l’une des rares élèves à avoir réussi à l’amadouer. Probablement un effet du aux gênes qui la parcourait. L’art de pouvoir remarquer quelles sont les personnes importantes à connaître. L’art de leur parler et de les séduire. Tout un savoir-faire qu’elle avait longuement étudié et qu’elle mettait désormais à profit. Bien entendu, cela avait des limites. Elle n’avait par exemple jamais pu s’attribuer le mérite d’être parmi les favorites du directeur. Non pas que cela lui fasse envie. N’allez pas imaginer de telles choses.

Elle déroula le parchemin sur lequel elle avait inscrit ses devoirs et en fit part à la bibliothécaire. Comme à sa grande habitude il lui restait essentiellement des écrits à rendre en potion et en divination. Les deux matières qui lui procuraient quelques difficultés. Un rouleau de parchemin sur les propriétés du béozard dans l’usage des potions ainsi qu’un second à propos des diverses interprétations des feuilles de thé. Certes cela l’enchantait autant que dépoter des mandragores, mais elle n’avait pas réellement le choix. Elle suivit les indications données et s’aventura dans les rayons à la recherche d’un ouvrage qui lui serait nécessaire afin de rendre un travail des plus complets. Ensuite elle pourrait enfin se préoccuper entièrement de l’AFT pour le reste du week-end. Enfin, elle trouva celui qu’elle était venue chercher. Elle s’en saisit et continua de longer l’étagère afin d’arriver à une table. Stupéfaite, elle se stoppa.

Nathanaël était là. Cela n’aurait guère du l’étonner. Les BUSES arrivaient à grand pas et presque tous les étudiants de cinquième –et de septième- année révisaient aussi souvent que possible leurs programmes. Non ce qui l’étonnait, la dérangeait, était le fait qu’il soit là en train de réviser avec quelqu’un. Quelque part, elle voyait cela comme une trahison. Dana avait été la seule à venir le trouver après son accident, la seule à lui porter une aide. Certes, cela avait été au départ un simple geste de courtoisie. Simple visite organisée par sa propre mère afin de prouver la bonne éducation de ses enfants. Robert étant absent, elle avait du s’en charger. Mais, finalement, elle était restée. Elle l’avait soutenu. Non pas par nécessité mais par envie. Parce qu’en Nathanaël, elle avait enfin trouvé un ami. Son tout premier. Qui était franc, ne mâchait pas ses mots. Lui disait tout. Son seul ami à dire vrai. Elle était celle qui l’aidait, qui restait à ses cotés pour lui faire oublier son handicap. Elle avait été pour être exact.

Puisqu’il était parti. Sans prévenir. Sans qu’elle ne sache pourquoi. Mais il ne s’en était pas contenté. Non. Il l’évitait aussi. Que ce soit dans la grande salle ou dans les couloirs, cela faisait des jours qu’elle ne l’avait pas vu. Et cette attitude, l’énervait au plus haut point. Méticuleuse, perfectionniste, elle n’aimait pas quand quelque chose lui échappait. Et là, il s’agissait d’un mystère tout entier. Dana regarda l’ouvrage dans ses mains et posa à nouveau les yeux sur celui qui avait été son ami. Combat en elle-même. Devait-elle laisser tomber ; écrire ses deux rouleaux de parchemins et se pencher sur sa société ? Ou bien devait-elle écouter son désir ; aller à sa rencontre, le forcer à lui avouer ce pourquoi il la fuyait ? Son choix fut rapidement fait. Elle ne pouvait rester dans l’ignorance. Cela lui était bien trop dur. Elle s’approcha de la table et jeta un regard froid à l’élève qui lui tenait compagnie qui comprit le message et quitta sa place. Elle la prit, inspira et tenta autant que possible de garder une voix neutre.

- Bonjour Nathanaël. C'est un réel plaisir de te voir. Ça fait maintenant un moment que l’on ne s’est pas croisés.Tu ne trouves pas ?

Non, c’était plus fort qu’elle. Elle avait du lui faire une remarque sur l’application qu’il mettait à l’esquiver. Qu’il comprenne qu’elle était énervée, que quelque part, elle lui en voulait. Mais pour faire bonne figure et ranger sa rancoeur elle ajouta une phrase anodine. Essayant réellement de garder son sang-froid cette fois-ci.

- T’en sors-tu avec tes révisions ?

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MessageSujet: Re: And I will always... {Nathanaël & Dana}   Sam 8 Jan - 22:14

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« Tiens O'Donnell, évite donc ça si tu le peux ! »

La pierre le heurta à l'arrière du crâne sans qu'il ne pu rien faire. En silence, Nathanaël se massa la tête, c'était douloureux mais au moins la pierre n'avait pas écorché la peau. Les ricanements de la jeune fille postée derrière lui le fit frissonner. Les larmes lui piquaient les yeux mais il tenta de ne rien montrer de son désarroi. Replaçant d'un geste presque mécanique ses lunettes sur son nez, il se tourna la poufsouffle, se guidant de son ouïe. Malgré son handicap, il l'avait reconnue ; c'était Louise Johnson, 17 ans. Une jeune fille née de parents moldus qui avait longtemps subi les brimades de Nathanaël. Et aujourd'hui, la jeune femme ne semblait vouloir que se venger.

« - Alors, elle vise bien la sang-de-bourbe n'est ce pas ?
- Je suppose que mes excuses, même les plus sincères ne changeront rien ? Répondit-il, amer.
- Tu sais ce que j'en fais de tes excuses !? »

Une nouvelle pierre le heurta, en plein visage cette fois. Le serpentard soupira en santant le liquide chaud couler le long de sa joue. La pierre avait rouvert la cicatrice qui ornait sa joue depuis l'accident. Seul, il essuya rapidement le sang qui se mêlait aux quelques larmes qui avaient échappé à son contrôle. Il méritait ce traitement, il le savait, mais se sentir aussi impuissant lui était insupportable. Autrefois populaire et adulé, il était aujourd'hui méprisé par le plus grand nombre. Il y a encore quelques mois, Nathanaël était un jeune homme athlétique, dont la réputation n'était plus à faire : Sang-pur, batteur de l'équipe de Serpentard, séducteur invétéré, mais aussi connard de première, collectionnant les conquêtes comme des jouets et méprisant ceux qu'il considérait comme impurs. C'était alors facile pour lui de brimer, alors qu'il était puissant. A cette époque il avait tout pour lui. Tout. Dieu comme il regrettait, comme il regrettait de s'être montré si cruel envers des personnes qui au final valaient bien plus que lui. Il était alors incapable de se douter destin qui l'attendait. Si seulement. Si seulement il avait pu se douter. Si seulement il avait pu ne serait-ce qu'imaginer que ceux qu'il méprisait autrefois deviendraient ses bourreaux. Si seulement il avait pu se douter que de bourreau, il deviendrait martyr. Si seulement il avait pu entrevoir sa misérable situation aujourd'hui. Si seulement il avait pu prédire que même ceux qu'ils considérait comme ses amis se retournerais contre lui. Si seulement.

Malheureusement pour lui, il n'avait rien prédit et le destin l'avait foudroyé. Le jeune homme avait vu son destin basculer d'un coup. Une chute, aussi brutale que soudaine. Aussi douloureuse que rapide. De garçon populaire il était devenu misérable aveugle. Le temps d'un battement d'aile, d'un battement de cil, d'un battement de cœur. Néanmoins, il avait survécu et l'accident avait changé beaucoup de choses en lui. Physiquement bien sur, puisqu'il avait perdu la vue, mais aussi en lui. De l'attitude des autres envers lui il a comprit ses erreurs et des mots de Lily-Rose il s'est rendu compte que son jugement était faux ;
Mais le jeune homme n'avait pas perdu que la vue, il avait également perdu sa confiance en lui, et en les autres. Brimé par ceux qu'il considérait comme ses amis, Nate s'était fermé, il s'était éloigné de tous. Même de ceux qui le soutenait encore. Tout d'abord Regulus, son meilleur ami, frère de cœur et d'âme. Puis Lux, son amie de toujours, petite lumière dans la sombre vie du jeune homme. Eux qui l'avaient soutenu, aidé. Par manque de confiance, en lui. En eux. Par peur de souffrir. De les faire souffrir. « ils n'avaient pas à porter mon handicap à ma place » avait-il confié une fois à Hannah Badenov, celle qui était en quelque sorte sa confidente, sa sœur dans la douleur. Oui, Nathanaël O'Donnell avait changé, et aujourd'hui, la culpabilité qui pesait atrocement en son cœur montrait bien que son âme était devenue pure. Ou l'était redevenue.

Sa joue avait cessé de saigner, Nathanaël l'essuya de la main avant de se tourner vers le château. Sa main effleurant le mur, seule guide. Il savait où il devait se rendre. Rasant les murs, il monta quelques étages, puis pénétra dans la bibliothèque. Lieu calme où il pouvait réviser en paix, ici personne ne lui lancerait de pierre. Le jeune homme salua la bibliothécaire avant de s'installer à sa table favorite, la plus reculée. Il sortit un livre de son sac. Défense contre les forces du mal, cinquième année, en braille. Quelqu'un s'installa. Nathanaël ne su pas de qui il s'agissait puisqu'il ne lui adressa pas la parole. Tant mieux. Au bout de quelques minutes, quelqu'un d'autre s'installa, obligeant la personne s'étant installée plus tôt à s'en aller. Nathanaël leva la tête, ce pas déterminé, ce parfum, et si c'était ...

« Bonjour Nathanaël. C'est un réel plaisir de te voir. Ça fait maintenant un moment que l’on ne s’est pas croisés.Tu ne trouves pas ? »

C'était bien elle, Dana Lundy. La voix de la jeune fille fit déferler un flot d'émotion en Nathanaël qui se raidit. Dana avait été la seule élève de Poudlard à venir le voir à Sainte Mangouste. De même, elle avait été l'une des seule à le soutenir, à lui rester fidèle. Avec le temps la voix de la jeune serdaigle lui était devenue indispensable. La chaleur de ses mains nécessaire. Il était tombé amoureux. Lui, Nate O'Donnell? Séducteur invétéré, serpentard au multiples conquêtes, aveugle solitaire était tombé amoureux.
Nate avait senti la colère dans la voix de Dana, ce qui le crispa davantage. Quand Nathanaël avait compris l'amplitude de ses sentiments il s'était braqué. Ses sentiments l'avaient dépassés et, apeuré il avait préféré s'éloigner. Elle ne pouvait être heureuse avec lui, il en était persuadé. En s'éloignant il pensait la protégé. De lui, de son handicap. Visiblement elle ne voulait pas comprendre.

« T’en sors-tu avec tes révisions ? »


Nathanaël su immédiatement à la voix de Dana que cette phrase n'était que facade, pour tenter de dissimuler sa colère, ou sa tristesse.

« En effet ... ça fait longtemps.»

La phrase resta en suspend dans sa gorge. Son cœur battait à la chamade. Une part de lui la désirait, l'autre voulait l'éloigner le plus loin possible de lui. Un terrible dilemme se jouait, entre une part de lui même et une autre, entre son cœur et sa raison.

« Dana écoute. Je suis désolé de m'être éloigné. Je n'ai pas été très présent ces derniers temps. Mais crois moi, c'est mieux ainsi. »

Nathanaël marqua une pause, l'éloigner de lui était un véritable déchirement. Il savait qu'elle ne se laisserait pas faire, ce qui rendrait la tâche plus difficile, et plus douloureuse.

« C'est mieux ainsi. Tu mérite bien mieux que moi. Bien mieux. S'il te plaît Dana, reste loin de moi. C'est mieux, pour toi. »






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MessageSujet: Re: And I will always... {Nathanaël & Dana}   Lun 17 Jan - 22:57

Il avait ce don. Ce don de la reconnaître dés qu'elle l'approchait. Ce don de sentir sa présence. Ce don de la « voir » bien avant les autres. Elle ne savait pas si ça lui était propre, si à force d’avoir passé du temps ensemble il avait développé cette capacité. Mais elle savait qu’il la possédait. Voilà pourquoi elle n’avait pas pris la peine de s’annoncer, qu’elle n’avait pas pris soin de lui dire qu’elle était là, que c’était elle. Parce qu’elle le savait et aussi parce qu’elle était en rogne. Un hippogriffe enragé eut été préférable à sa propre colère. Elle aussi avait été en quelques sortes blessée dans son orgueil. Elle aussi rêvait d’abattre son bras sur celui qui l’avait offensée. Ça ne servirait pas à grand-chose, ce serait mesquin, mais au moins ça la calmerait. Elle était une personne que l'on pouvait appeler de type sanguin. Au moindre problème, elle perdait son calme et réagissait au quart de tour. Sa mère lui avait pourtant maintes fois conseillé de se calmer mais elle n’y arrivait pas, s'était plus fort qu’elle. Elle resongea aux diverses étapes qui lui avaient été données pour parer ce genre de situation. Elle tenta de les appliquer, réellement.

Pourquoi était-elle à ce point enragée ? Pour quelles sombres raisons sa main se crispait-elle autour de sa baguette de saule ? Pourquoi le sortilège de chauve-furie trottait-il dans sa tête ? Pourquoi… Elle n’arrivait pas à s’en donner les raisons. Ou du moins elle ne voulait pas. Oui, elle en voulait à Nathanaël. Parce qu’il l’évitait, parce qu’il agissait comme si elle n’avait pas existé, comme si elle ne l’avait jamais soutenu. Comme si elle était comme les autres. Ce retour à l’anonymat, ce manque de reconnaissance. Voilà ce qui l’énervait. Elle était comme retournée dans le néant. Elle avait été rejetée. Et elle en ignorait les raisons. Toutes ces petites choses feraient enrager n’importe qui. Même la personne la plus pacifiste de Poudlard. Ce qu’elle n’était pas. Alors elle se dit que sa colère était justifiée. Qu’elle avait toutes les raisons valables pour lui en vouloir et se montrer aussi froide. Quelque part, elle espérait qu’il se rendrait compte de son courroux, qu’il tenterait de s’expliquer et qu’il s’excuserait. Et elle lui pardonnerait. Parce qu’elle savait qu’il n’avait pas une vie facile. Parce qu’elle comprenait qu’il puisse avoir l’envie de s’éloigner, de rester seul. Elle voulait simplement qu’il la rassure, que ça n’était pas elle qui était remise en cause. Quelques mots et elle comprendrait, et sa rage s’envolerait. Une phrase ou deux et elle pourrait à nouveau se concentrer sur ce qu’elle avait prévu de faire. Mais rien ne se passait comme elle le prévoyait. Jamais.

Certes il y avait des excuses, certes il se sentait fautif, mais cette histoire était bien loin d’être réglée. Dés qu’il avait relevé son visage vers elle, dés que ses lèvres s’étaient entrouvertes, elle avait eu un mauvais pressentiment. Impression qui trouva tout son sens quelques instants plus tard. Plus que jamais elle se mit à bouillir. Il la rejetait définitivement. Il la repoussait sans ménagement. Sans excuses valables. Mais elle n’était pas du genre à se laisser distancer de la sorte, elle n’était pas de celles qui acceptaient sans rien dire. Et il le comprendrait. A coté de ce qu’elle lui ferait subir, le sortilège du Doloris paraitrait bien inoffensif. Les mots sortirent de sa bouche telle une diarrhée verbale. Accablante, vicieuse, emplie de haine. Elle était dans un état proche de l’hystérie.

- C’est mieux ainsi ? C’est mieux ainsi ! Tu crois que je vais m’en contenter ? Tu commences à me connaître Nate ! Nom d’un veracrasse ! Tu as tout intérêt à t’expliquer, c’est moi qui te le dis. Je ne quitterai pas cette place sans que tu m’aies donnée une raison valable. C’est mieux pour moi ! Tu ne m’as pas demandé mon avis à ce que je sache ! Et toi ? Qu’est-ce que tu deviens dans ce bazar ?

Dana s’était levée de sa chaise par réflexe. Sa voix était montée en intensité. A tel point que Madame Pince vint la rappeler à l’ordre. Elle s’excusa bredouille et se massa les tempes. Les étapes, les étapes… pourquoi était-elle en colère. Le rejet. Bien mais il n’y avait pas que cela. Non, elle s’énervait elle-même de perdre du temps avec cette histoire. De ne pas suivre son plan initial. Elle haïssait le fait d’avoir bouleversé ses plans pour une amitié à sens unique. Ses excuses étaient du surfait, un cliché tel qu’il en existait dans toutes les niaiseries qu’aimaient les moldus. Et pourtant elle y accordait de l’importance. Il n’y avait pas que son orgueil qui était remis en cause. Il y avait ce qu’elle ressentait. Nathanaël était pour ainsi dire le seul ami qu’elle aie réellement eu à Poudlard. Elle se haïssait autant qu’elle le détestait pour être honnête, mais jamais elle ne l’avouerait à voix haute. Bien au contraire. Et puis elle ne lâcherait rien avant de connaître les véritables raisons de la fin de leur amitié. Si tant est qu’elle soit réellement à l’ordre du jour. Il devait certainement il y avoir quelque chose sous toute cette histoire. Elle le découvrirait quoi qu’il lui en coûte. Elle se saisit de ses rouleaux de parchemins et sortit une plume et un encrier de son sac. Alors qu’elle commençait à inscrire son nom, elle reprit la parole.

- Je m’excuse pour mes propos virulents. Mais sache que je ne te lâcherai pas d’une semelle avant d’avoir eu des explications.
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MessageSujet: Re: And I will always... {Nathanaël & Dana}   Ven 21 Jan - 19:54


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Nathanaël frissonnait. Il sentit Dana bouillir à côté de lui. Il connaissait suffisamment la jeune serdaigle pour savoir qu'elle ne se laisserait pas faire. Ce qui allait rendre la tâche plus difficile et plus douloureuse. Pour eux deux. Dana se leva brusquement, ce qui surpris l'aveugle. Son souffle était rapide et rauque de colère. Nathanaël frémit,la réaction de Dana était vive et violente. A son image.

« C’est mieux ainsi ? C’est mieux ainsi ! Tu crois que je vais m’en contenter ? Tu commences à me connaître Nate ! Nom d’un veracrasse ! Tu as tout intérêt à t’expliquer, c’est moi qui te le dis. Je ne quitterai pas cette place sans que tu m’aies donnée une raison valable. C’est mieux pour moi ! Tu ne m’as pas demandé mon avis à ce que je sache ! Et toi ? Qu’est-ce que tu deviens dans ce bazar ? »

Elle avait hurlé tel une harpie. Sa voix était sèche et tranchante mais l'ouïe attentive de Nathanaël parvint à y trouver une trace d'émotion qui le fit frémir. Enfouissant son visage dans ses mains, le jeune homme entendit à peine Mme Pince rappeler à l'ordre la jeune serdaigle. Les bons moments qu'il avait passé avec Dana lui revinrent à l'esprit. D'abord sa visite à Sainte-Mangouste. Ces longs moments qu'ils avaient ensuite passés dans sa chambre à Sainte-Mangouste, apprenant à se connaître. Puis les moments passés ensemble à Poudlard, sur les tribunes de quidditch ou bien au bord du lac. Il y avait eu des fou-rires, des délires. A ses côtés, l'aveugle avait reprit goût à la vie. Se surprenant même à sourire. Soutien indéfectible, Dana s'était montrée amie chère, confidente et douce complice. Rapidement, elle lui était devenue indispensable. Elle lui avait redonné le goût de la vie et pour cela Nate lui en serais éternellement reconnaissant.
Mais les choses avaient changés aujourd'hui. Nathanaël avait vu ses sentiments évoluer. Il se mit à désirer Dana. Son cœur battait maintenant d'une douce symphonie en sa présence. Jamais Nathanaël n'avait ressentit pareilles sensations. Jamais il n'avait autant été dépendant d'une personne. Jamais. Dépassé par ses sentiments, Nate avait tout simplement fui. Par peur. Peur de souffrir. De la faire souffrir. Par manque de confiance. En elle ? Peut-être. En lui ? Sans doutes. Que ferait donc une jeune fille si dynamique avec un aveugle au passé peu glorieux ? Parfois fuir semblait plus facile que d'affronter la vérité d'un amour naissant. Il avait voulu la protéger. De lui. De son handicap. Se protéger lui. De la souffrance causée par l'amour. De la déception d'un refus certain. Par peur, par manque de confiance, par volonté de protéger il avait fuit.
La voix de Dana, plus douce le tira de ses pensées.

« Je m’excuse pour mes propos virulents. Mais sache que je ne te lâcherai pas d’une semelle avant d’avoir eu des explications. »


Nathanaël ne pu retenir un sourire. Dana était quelqu'un de bornée et déterminée. Elle ne le lâcherait pas. Il se tourna vers elle, imaginant son regard braqué sur lui, la lueur d'une farouche détermination brillant dans les yeux. Il la connaissait si bien qu'il n'avait pas besoin de voir son visage pour savoir ce qu'elle ressentait. Il avait toujours aimé la personnalité de Dana. Battante, farouche et déterminée.
Le jeune homme soupira, se passant nerveusement la main dans les cheveux. Que répondre à ça ? Mentir encore ? Lui avouer la vérité au risque de souffrir davantage ? Il ne savait pas. Ah ! Comme il avait changé O'Donnell ! Autrefois si sûr de lui. Physiquement bien sûr. Une cicatrice barrait sa joue, séquelle de l'accident? Ses cheveux avaient poussés et une fine barbe recouvrait son visage fin. Mais aussi mentalement. Or ce nouveau Nate semblait lui bien inconnu et il ne savait réellement sur quel pied danser.

Un lourd silence s'installa, Nathanaël mit du temps à répondre. Hésitant. Tout lui avouer ? Lui mentir ? Fuir ? Il soupira de nouveau, replaçant ses lunettes sombres sur son nez d'un geste machinal. Avant d'enfin parler, d'une voix tremblante.

« - C'est compliqué Dana. Sache déjà que je n'ai jamais voulu de faire du mal, bien au contraire. Tu es une fille géniale et je ne te remercierais jamais assez pour ce que tu as fait pour moi. Ces moments passés ensembles … Tu m'as redonné la joie de vivre et je t'en remercie. Mais … Ce qu'il faut que tu sache c'est qu'il est mieux pour toi que tu restes loin de moi. Je ne veux pas que tu souffre Dana et crois moi, tu souffrira à mes côtés. Ce … Ce handicap est trop lourd, je le crains. Trop lourd pour nous deux. Tu n'as pas à porter ce fardeau. Je veux que tu sois heureuse Dana. S'il te plait ma belle, restes loin de moi. C'est mieux pour nous deux. Tu mérite bien mieux … »
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MessageSujet: Re: And I will always... {Nathanaël & Dana}   Dim 23 Jan - 16:12

Sa main était immobile au dessus du parchemin. Son regard était braqué face à elle. Elle ne le quittait pas des yeux. Il avait beau ne pas la voir. Il devait probablement sentir toute la colère qui était en elle. Toute la détermination qui l’avait saisie dés qu’il avait ouvert la bouche. Elle ne lâcherait rien sans avoir eu une raison valable. Surtout, elle ne parviendrait pas à se concentrer assez sans le dénouement de toute cette histoire. Elle ne comprenait rien à ce qu’il se passait entre eux. N’arrivait pas à saisir les raisons de cet éloignement, et les phrases énigmatiques de Nathanaël ne l’aidait en rien. C’est mieux ainsi. Elle se répétait cette phrase en boucle dans sa tête. Non, ça n’était pas mieux. Pour aucun d’entre eux. Elle avait fini par s’attaché à lui. A voir le jeune homme blessé qu’il était. A force d’être là pour lui, pour l’aider, elle en avait pris l’habitude. Elle avait appris à apprécier ces instants avec le Serpentard. Et cette rupture brutale était loin d’être pour le mieux. Elle se sentait comme trahie. Blessée dans son orgueil. Le voir sourire l’amena à reconsidérer son point de vue. Son angle d’attaque. C’était pour le mieux. Pas pour elle. Pour lui ? Elle se mordit la lèvre. Se demandant ce qu’elle avait pu faire pour qu’il la rejette aussi fortement. Elle aurait pu se lever, quitter sa place et garder sa dignité intacte. Mais elle ne pouvait pas. Elle voulait réellement comprendre. Savoir. Et si effectivement il était mieux sans elle, et bien elle s’en accommoderait. Bon, elle essaierait du moins. Parce que perdre le seul ami que l’on ait réussi à se faire au sein de Poudlard, et bien se serait difficile à surmonter. Mais elle en était capable. Elle continua de l’observer, sachant qu’il était lui-même troublé, en pleine réflexion. Il avait ces tics corporels, ce fut à son tour de sourire. Depuis leur rencontre, il s’était laissé pousser les cheveux et avait eu la manie de passer sa main dedans à chaque fois qu’il était nerveux. C’est avec ses nombreuses petites choses qu’elle avait fini par s’attacher à lui. En observant sa sensibilité.

Elle était pendue à ses lèvres, attendant qu’il s’explique. Qu’il dise exactement de quoi il en retournait. Dana avait pris sa décision. S’il valait mieux pour lui qu’elle parte, eh bien elle partirait. Parce que l’amitié, c’était ça. La générosité. Et pour cette unique amitié qu’elle possédait, elle était prête à faire des sacrifices. Silence insoutenable, suspens à s’en arracher les cheveux à coup de chauve-furies. Mais elle resta lèvres closes. Parce que ça n’était pas elle de parler. Parce qu’elle ne ferait qu’aggraver les choses en prenant la parole. Alors elle attendait. La main toujours élevée dans le vide et le regard fixé sur lui. Son pied tapotait par terre, montrant son manque évident de patience, sa propre nervosité. Dana était une boule de nerfs, et la mettre dans cet état lui faisait perdre son sang froid. Mentalement elle le poussait à parler. Crache le morceau, crache le morceau… Si seulement elle pouvait pratiquer la légilimancie. Ça serait bien plus simple. Mais ça n’était pas le cas. Crache le morceau, crache le morceau… Enfin la voix rauque du Serpy retentit, mettant fin à son supplice.

Une blague. C’était une immense blague. Elle était totalement médusée. Sa main s’était écroulée sur le parchemin, renversant son encrier et tâchant son devoir encore vierge. Ses yeux étaient désormais perdus dans le vide. Elle ne savait plus quoi faire. Pour l’une des premières fois de sa vie. Elle était dépourvue de réponse à fournir. Tout ça lui paraissait tellement… absurde. Elle sentit une goutte sur son genou et réalisa sa maladresse. Par réflexe, elle saisit les mains de Nathanaël et les souleva de la table. Elle vit son visage se lever vers elle, approximativement vers l’endroit où se trouvait le sien. Elle bredouilla encore totalement perdue, encore choquée, blessée par les paroles qu’il venait de prononcer.

- J’ai renversé mon encrier pas très loin de tes mains. Je ne voudrais pas qu’elles soient tâchées par ma faute.

Dana sortit sa baguette et prononça la formule de nettoyage avant de se ressaisir des mains de Nathanaël. Cette fois-ci elle les garda entre les siennes. Elle ne les relâcha pas. Sa colère était partie. Sa rage s’était enfuie. Mais elle se sentait toujours blessée. D’abord par son attitude, puis par ses paroles. Elle expira afin de se calmer de manière définitive. Afin de laisser son orgueil et ses émotions de coté. Elle avait dit qu’elle n’insisterait pas s’il avait une raison valable. Mais là, il était totalement a coté du chaudron.

- Nate, je veux être honnête avec toi. Tes paroles m’ont blessée. Que tu puisses penser que ton handicap soit un fardeau pour moi est incompréhensible. Nous sommes devenus amis, tu étais déjà devenu aveugle. C’est ainsi que je t’ai connu. Rien n’a changé. Tu n’es en aucun cas un poids. Tu dis que je t’ai aidé. C’est vrai dans l’autre sens. Tu m’as apporté. Le problème ne vient pas de moi Nate. Il vient de toi. Il faut que tu apprennes à vivre avec cet handicap. Il est désormais une partie de toi.

Dana lâcha les mains et monta les siennes au visage de son ami. Posa les doigts sur la monture de ses lunettes. Ajoutant les mots qui restaient coincés dans sa gorge.

- Juste une chose. N’envisage plus de m’appeler « ma belle ». Je ne suis pas une de tes anciennes conquêtes Nathanaël O’Donnell

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MessageSujet: Re: And I will always... {Nathanaël & Dana}   Lun 31 Jan - 20:09



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Silence. Lourd. Long. Tendu. Empli de colère, de détermination. Les paroles du serpentard avait jetés un froid entre les deux élèves. A côté de Nate, Dana bouillonnait de colère. Tellement que Nathanaël pouvait la sentir partout dans la pièce. Sans la voir, il devinait Dana, le poing fermé, la mâchoire crispée, un léger tremblement agitant ses mains. Il la connaissait si bien qu'il pouvait deviner de l'expression de son visage à la flamme brillant dans son regard, aussi vive que sa colère, aussi brûlante que sa détermination, aussi dangereuse que sa déception. Un instant Nathanaël voulu lever sa main vers elle, effleurer doucement sa joue dans un geste apaisant. Mais la vive réaction de la serdaigle l'arrêta avant même qu'il n'eut esquisser son geste. Flamme de colère, brûlante et brutale. Elle renversa brusquement l'encrier. Surpris, Nathanaël ne réagit pas. La réaction de la jeune fille le blessait au fin fond de son âme. Il aurait été plus simple qu'elle l'oublie, qu'elle se réjouisse de son départ. Mais il recevait sa colère, comme milles flèches lui perçant le cœur. La respiration haletante, Dana attrapa les mains de Nathanaël, le forçant à se lever. Nate respira longuement, son visage était maintenant à la hauteur du sien et il pouvait sentir sa respiration sur sa peau. La douce chaleur des mains de Dana sur les siennes faisant déferler un flot d'émotion en lui. Glissant dans ses veines, sur sa peau. Frisson incontrôlé. Battements rapides. Tremblements. Les souvenirs de son soutien, de sa présence, de ses mains tenant les siennes, indéfectibles lui sautèrent à la gorge. Puis sa voix, hésitante.

« - J’ai renversé mon encrier pas très loin de tes mains. Je ne voudrais pas qu’elles soient tâchées par ma faute. »

D'un habile coup de baguette, elle nettoya la table, mais garda ses mains dans les siennes. Douces, chaudes, apaisantes. Nathanaël aurait voulu rester ainsi des heures. Devant lui, la serdaigle s'était apaisée. Il le sentait à sa respiration, régulière. Avec le temps il avait appris à observer. Au sens figuré, bien entendu. Chaque son, chaque odeur avait maintenant un sens précis qu'il avait apprit à lire. Il connaissait si bien Dana. De son rire, cristallin à son souffle, qui lui en apprenait bien plus qu'elle ne l'aurait voulu. Ce ne fut qu'au bout de longues minutes, fugaces et précieuses que la blonde parla enfin.

« - Nate, je veux être honnête avec toi. Tes paroles m’ont blessée. Que tu puisses penser que ton handicap soit un fardeau pour moi est incompréhensible. Nous sommes devenus amis, tu étais déjà devenu aveugle. C’est ainsi que je t’ai connu. Rien n’a changé. Tu n’es en aucun cas un poids. Tu dis que je t’ai aidé. C’est vrai dans l’autre sens. Tu m’as apporté. Le problème ne vient pas de moi Nate. Il vient de toi. Il faut que tu apprennes à vivre avec cet handicap. Il est désormais une partie de toi. Elle marqua une pause, prenant le visage de Nathanaël dans ses mains. Juste une chose. N’envisage plus de m’appeler « ma belle ». Je ne suis pas une de tes anciennes conquêtes Nathanaël O’Donnell. »

Nate resta silencieux un moment. Elle avait raison, il devait combattre ce poids qu'il avait sur le cœur. Vaincre cette peur qui l'empêchait d'avancer, qui le clouait au sol. Sur ce point elle avait raison. Nathanaël retint un sourire, Dana avait toujours su lire en lui. Néanmoins, elle n'avait aucun idée de l'ampleur de ses sentiments. Elle ne savait pas qu'il serait prêt à se damner pour l'entendre rire. A se damner. En plus de ses yeux, il serait prêt à renoncer à son ouïe pour elle. A sa vie. Et il en a avait eu peur.

« - Je ne t'ai jamais considéré comme l'une de mes conquêtes Dana. Bien au contraire ... Nathanaël laissa sa phrase en suspend un moment. Il n'avait jamais été doué pour exprimer ses sentiments. Peut-être car il n'en avait jamais eu. Au bout de longues minutes, il reprit d'une voix rauque, prenant les mains de Dana dans les siennes, les serrant avec douceur, caressant le dos de ses mains du bout des doigts. Tu veux savoir ? Vraiment savoir ? Tu risque de ne pas apprécier, je te préviens. Peut-être même que tu ne me croiras pas, cela vaut mieux d'ailleurs. Tu n'as aucune idée a quel point notre amitié m'a été précieuse. A quel point tu m'as été précieuse. Je ne veux pas que tu souffres Dana ; ca je te l'aies déjà dis. Mais ce que tu ignore c'est que je me damnerais pour t'entendre rire. Qu'imaginer ton sourire suffit à m'apaiser. Je tiens à toi Dana, trop même. J'ai vu mes sentiments évoluer. Me surprendre et me dépasser. Trop vite, trop tôt. J'ai eu peur oui. Peur de souffrir, de te voir souffrir. Peur que mes sentiments te fassent mal. Je ... Les mots moururent dans sa gorge. Ces deux mots qui exprimaient tant. Ces deux mots que jamais il n'avait prononçés. Pour personne. »
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Dana Lundy

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MessageSujet: Re: And I will always... {Nathanaël & Dana}   Jeu 3 Fév - 22:08

Elle resta ainsi, les mains posées sur les branches de la paire de lunettes de son ami. Elle voulait lui montrer qu’il lui importait peu qu’il soit victime d’un handicap. Qu’elle l’avait depuis toujours accepté tel qu’il était. Entièrement. Il lui arrivait même parfois de ne plus le remarquer. Parce que cela faisait parti de lui. Nathanaël ne serait pas Nathanaël s’il avait été voyant. Elle songea qu’elle ne l’aurait peut-être même jamais connu. D’une part parce qu’elle connaissait son ancienne arrogance, et que c’est une chose qu’elle exécrait plus que tout. Durant quelques temps, elle l’avait longuement assimilé à Potter. C’est pour dire. D’autre part, parce que son accident et sa cécité étaient quelques part la cause de leur rencontre.
Dana se revit à Sainte Mangouste, longer le couloir et pénétrer dans la chambre de Nathanaël O’Donnel. Celui qui n’était à cette époque qu’un camarade, qu’un autre élève de Poudlard. Ordre maternel. Elle y avait obéit un peu à contrecœur et en avait voulu à Robert de passer des vacances avec sa petite-amie. Mais en arrivant dans la chambre elle ressentit tout d’abord une sorte de pitié. Etoile montante, élève populaire désormais plus seul que jamais. Personne ne lui avait laissé un quelconque présent, si ce n’est sa mère qui veillait à son chevet. Elle s’était présentée et avait inventé une excuse digne d’un troll quand à la raison de sa visite. La compassion avait rapidement remplacé sa première impression. Instinctivement, elle lui avait pris la main, lui avait raconté des banalités. Les derniers ragots de leur école auxquels elle n’accordait d’ordinaire aucune importance. C’est pour cette raison que durant ses vacances, elle était revenue chaque jour. Parce qu’elle ne comprenait que trop sa solitude. Au fil du temps, elle avait découvert son sourire, sa personnalité. Son rire. Leur amitié venait de naître.

Lorsqu’il était revenu à Poudlard, elle avait été plus que ravie de le retrouver et fut enchantée de voir que leur relation n’avait en rien changé. Ils avaient passé bon nombre d’après-midi tous les deux, riant ensemble. Elle avait fini par avoir réellement besoin de lui, de sa présence, de son amitié, de sa chaleur. Finalement, Nathanaël, était celui qui l’aidait à relâcher la pression qu’elle s’infligeait constamment. Le temps passé à ses cotés ne lui rappelaient ni les cours, ni les entraînements forcenés de Quidditch, ni les événements récents. Il était son échappatoire, et lorsqu’elle ne l’avait pas à ses cotés, elle était à nouveau sous pression. Elle s’était allègrement reposée sur lui et lorsqu’il était parti, qu’il avait coupé les ponts, elle avait été touchée. Bien plus qu’elle ne l’avouerait jamais.
Voilà probablement la raison pour laquelle elle s’était sentie blessée. Parce qu’elle avait eu la sensation de ne pas être à la hauteur. De ne pas avoir pu lui apporter l’aide dont il avait besoin. Mais maintenant, il savait. Il ne pouvait nier qu’elle serait pour lui et pour le soutenir comme il le faisait pour elle sans même en avoir conscience. Et puis ils s’appréciaient réellement non ? Ils aimaient se lancer des boutades, rigoler ensemble. Ça, ça ne changerait pas.

Raison pour laquelle ce silence l’intriguait. Parce que d’ordinaire, les réponses fusaient naturellement. Le début de ses paroles se mirent à l’inquiéter. Même le fait qu’il prenne ses mains entre les siennes, qu’ils les étreignent n’ôtèrent pas l’appréhension de la Serdaigle. Elle resta le regard plongé sur leur contact corporel tout au long de son discours. Par réflexe, elle retira ses mains. Est-ce qu’elle le croyait ? Quelques mois plus tôt, elle aurait bien eu du mal. Elle connaissait son ancienne réputation de coureur de robe de sorciers. Mais elle avait appris à le connaître. A découvrir celui qu’il était réellement. Après son accident. Celui qui regrettait, qui essayait de se faire pardonner et qui avait accepté de revenir sur ses actions passées. Une brève pensée traversa son esprit. Et si justement, le vrai Nate était celui d’auparavant. Elle se repassa tous leurs instants ensembles. Leur complicité évidente. Impossible. Il disait la vérité. Il n’y avait aucun doute là-dessus. Mais était-ce seulement envisageable ?
Dana fut face à un dilemme qu’elle n’aurait jamais souhaité affronter. Elle-même, n’arrivait pas à le voir comme autre chose que son ami. Parce qu’elle avait en tête un tout autre élève. Un béguin d’adolescente, elle en avait conscience. Mais c’était bien plus fort qu’elle. Non, elle ne ressentait pas ceci. Et pourtant, le rose lui était monté aux joues, son cœur battait plus fort que de raison. Elle laissa le silence flotter, ne sachant que dire, que faire. Elle n’avait pas envie de rompre une nouvelle fois leur amitié. Pourtant cela eut été bien égoïste de le forcer à rester avec elle. Parce qu’il souffrirait. Le quitter alors. Rompre tout contact. Elle rattrapa ses mains avant qu’il ne les glisse sous la table. Comme le jour de leur véritable rencontre, elles diffusaient une chaleur qui la touchait et une froideur qui laissait deviner l’état torturé dans lequel il pouvait être. Pouvait-elle briser cette amitié ? Non. Pouvait-elle délibérément lui infliger ceci ? La réponse était non. Une nouvelle fois. Mais peut-être, peut-être qu’il se trompait. Parce qu’après tout, elle aussi souhaitait qu’il soit heureux, qu’il sourit.

- Tu sais Nathanaël, je suis exactement dans le même cas. Je n’aime pas te voir te torturer de la sorte. Tu as le visage aussi détruit que si tu subissais le sortilège de l’Endoloris, et ça me fait de la peine. Parce que tu es un ami précieux. J’aime te voir sourire parce que je tiens à toi. Elle continua de se repasser ses paroles, les bribes qu’elle avait retenues. Les chances qu’elle ait mal saisie ou qu’il se soit mal exprimé étaient pauvres. Extrêmement pauvres. Elle continua donc sa réflexion. Mais si ma présence te torture, et bien je pense être prête à accepter que nous cessions de nous parler. Je peux même promettre de sourire en pensant à nos moments passés ensemble, à parler de tout et de rien, à nos délires. Quelle que soit ta décision, je m’en accommoderai.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Dana croyait vraiment ce qu'elle racontait. Bien entendu, ce serait chaque fois une sorte de lutte lorsqu'elle l'apercevrait. Mais elle s'y tiendrait. Parce qu'il s'agissait là de la véritable amitié.







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MessageSujet: Re: And I will always... {Nathanaël & Dana}   



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