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MessageSujet: Un rencontre artistique   Mer 1 Déc - 21:11

Lux marchait tranquillement d'un pas calme et serein, comme elle aimait le faire lorsqu'elle était tranquille bien qu'elle fut toujours un peu plus speed quand la surpopulation de l'école était présente. Pour une fois le couloir était désert. D'ailleurs ce dernier était assez long et étroit. Mais alors un bruit la fit s'arrêter. Comme une chute... Ses yeux marrons observèrent le lieu, et se posèrent sur un... tableau ? Oui, c'était bien un tableau ! Elle s'avança, plus rapidement que précédemment, voulant passer son chemin. Mais cela était sans compter sur notre très cher chevalier de Catogan, qui à son passage devant lui, lui jeta à la figure sur un ton cru :

- Pimbèche !

Lux s'arrêta dans son élan. Avait elle bien entendu ? Un tableau venait de l'insulter ! C'était la meilleure celle la. Il fit un quart de tour sur elle même pour faire face à la toile qu'elle trouvait d'ailleurs de mauvais style. De toute façon, elle n'aimait pas la peinture... Elle toisa le chevalier qui avait les jambes en l'air, les fesses au sol à côté de son cheval. Elle ne dit rien au premier abord, et observa le chevalier se relever tant bien que mal sous le poids de l'armure, et tenter de remonter sur son pieux destrier... tombant ainsi une seconde fois, ce qui eut pour effet, de faire rire Lux. Son rire cristallin résonna dans le couloir, ce qui eut pour effet d'énerver encore plus notre petit personnage.

- Espèce de petite ingrate ! Moi qui est fait la guerre pour que vous puissiez garder la nation Anglaise ! Honte à vous !

Lux eut un léger sourire sarcastique aux lèvres, et regarda un peu plus la toile, trouvant la signature du peintre appliqué en bas à droite. De la Vallée... Un nom qui sonnait tout, sauf Anglais... La Serpentard lui répondit amusée, haussement légèrement un sourcil:

" Il me semble pourtant que ce soit de France d'où vous veniez... "

Chose à ne pas dire. Le chevalier venait de se vexer encore plus, et se laissa de nouveau tomber sur les fesses, les bras croiser sur le ventre, la visière de son casque venant de se refermer. Lux le regarda un instant, puis ne le voyant plus réagir eut de nouveau un léger rire, et repris sa route vers sa salle commune. Toutefois elle était à présent en retard, et elle accéléra le mouvement. Cependant, le Chevalier de Catogan se mit à la poursuivre aux travers des tableaux, bousculant leur propriétaires les uns après les autres...

- Ingrate ! Mal élevée ! ... Nom d'une panouille !

" Mais Ferme là espèce d'imbécile ! " S'exclama Lux qui sortait rarement de ses gonds.

Tandis que Lux continuait sa marche, la porte de la salle vide du château sembla s'ouvrir à la volée mais ceci elle ne le remarqua, bien trop énervée par ce maudit chevalier.

" Nom d'une bouse ! Stupide tableau ! "

Tandis que ce dernier continuait de la héler de manière peu correcte, Lux tourna un instant la tête. Instant de trop, puisque qu'elle percuta un corps lourd. Lorsque son regard se dirigea vers le propriétaire du corps en question, cela sorti tout seul alors qu'elle reconnaissait Caïn.

" Tu ne peux pas regarder où tu marches ? "
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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Sam 29 Jan - 12:37



    Etrange comme ces petits plaisirs naseaux pouvaient lui faire du bien. Poudre blanche aussi destructrice et mauvaise que son utilitaire. Ah ça, ils étaient fait pour s’entendre. Tout aussi néfaste l’un que l’autre, tout aussi corrompu de l’intérieur. Cette poudre était devenue comme qui dirait, sa plus fidèle amie. Toujours présente lors de ses coups de cafards, comme dans les peu de moments ou il était heureux. Elle le plongeait dans un état trouble ou plus rien n’avait d’importance, et lui ouvrait les portes d’un monde fantaisiste ou les couleurs et les personnages de ses œuvres prenaient vie, lui donnant de l’inspiration, toujours cette inspiration manquante lorsque cette poudre salvatrice ne venait pas l’aider. Cela avait un cout, bien sûr. Aussi physiquement que matériellement. Cela avait créé en lui une forte dépendance, dont il ne pourrait certainement jamais se passer. Mais, il avait l’argent, et on a qu’une vie. Il n’emporterait pas toute cette fortune dans sa tombe, alors, maintenant que sa famille l’avait renié, il n’en avait rien à foutre. Ses pensées le menèrent de lui-même vers ses deux sœurs, Satyne et Elisheva. L’une qui le soutenait dans son art, l’autre, qui avait fait de lui un étranger dans sa propre maison. Et, bien qu’il ne veuille pas le reconnaître, il en souffrait. Aussi, cette poudre blanche apaisait quelques peu sa peine. C’est d’ailleurs sous ses traits de crayons furtifs, que le visage angélique de sa sœur prenait forme. Une mâchoire à la ligne séductrice, agrémentée d’un menton arrondi. Des yeux en amandes, noirs, comme les abîmes de son âme. Un nez droit, et une bouche généreuse figée dans cette expression qu’elles employaient toujours. Une sorte de sourire cynique et rieur, que l’on conférait souvent aux érudits de la classe supérieure. Il observa longuement de ses pupilles étrangement dilatées les courbes de ce visage qu’il avait tant aimé durant son enfance. Elisheva, sa deuxième mère. Celle qui s’était occupée de lui, quand sa mère était trop occupée avec ses autres frères et sœurs. Mais alors qu’il allait se lever, un Serdaigle pénétra dans la salle Commune.

      - Hey, mec, tu fous quoi ? P*tain regarde tes yeux !
      - Mais ferme là dont, Kingsley, j’ai rien pris.


    Il sortit en toute hâte, déjà agacé par les remarques de ses camarades. Dans ce genre de situation, il fallait être discret, et il se méfiait des commères de Serdaigle. Il arpenta longuement les couloirs rendus désert du Château. A cette heure, les élèves devaient soit flâner dans le parc, sois être en cours. Un de plus qu’il aurait séché. Il sentait les veines de son cou trépider durement, tout comme le palpitant logé au creux de sa poitrine, le meurtrir plus farouchement que d’habitude. Peu être avait-il exagéré sur la dose, cette fois. Il se jura alors mentalement que se serait sa dernière prise de la journée, même s’il savait que ses paroles n’avaient aucunes valeurs, et qu’il serait obligé de recommencer la nuit tombée s’il voulait trouver le sommeil. Mais alors qu’il entrait dans la salle vide, et que ses mains faisaient pression sur son crâne dont une douleur aigu lui donnait l’impression qu’il allait exploser, il entra en collision avec un corps étranger qui le déséquilibra, et certainement à cause des substances illicites qu’il avait prises, le fit tomber à la renverse. Complètement sonné parce qui venait de lui arriver, le Serdaigle se leva péniblement, jetant un regard mauvais à la chose qui avait osé le déranger en pleine méditation. Il identifia difficilement la ‘chose’ comme étant Lux Silvestri, de la maison de Serpentard, qui le regardait d’un air furibond.

      - Tu ne peux pas regarder ou tu marches ?


    Le ton étant sans appel et pas du tout agréable à entendre. Surpris qu’une fille ose lui parler sur ce ton, lui le grand Caïn Osborne, sex-symbol de Poudlard, tombeur à ses heures perdues, et j’exagère à peine, resta perplexe quelques instants, la bouche entrouverte et les yeux écarquillés avant de se reprendre, tout en se relevant, non sans quelques difficultés. Non, mais qui était-elle pour lui parler de la sorte ?

      - Tu changes de ton Silverstri, et vite. C’est toi qui m’as foncé dedans, il me semble, alors je sais que mon corps est sans doute l’objet de tes fantasmes les plus fous, mais tu vas te calmer.


    La joute verbale pouvait ainsi dignement commencer, même si Caïn ne se savait pas en mesure de la poursuivre, tant son mal de crâne était fort. Il l’a détestait, la petite Vert et Argent. Merlin, il ne pouvait pas l’encadrer et pourtant, tout comme cette Poudre blanche qu’il affectionnait tant, il en avait besoin. Besoin de laisser ses doigts glisser sur sa peau nacrée, gouter ses lèvres qui le narguaient sans cesse. Et le souvenir de ces nuits passées ensemble lui revint en mémoire avec une précision et une netteté douloureuse. Chaque fois, il s’était juré que c’était la dernière. Et par une continuité de situations indéterminées, ils finissaient toujours dans le même lit, et la culpabilité d’avoir encore une fois succombé le maintenait. Mais cette fois, il serait plus fort qu’elle. Il ne succomberait pas. Il lutterait contre son désir, aussi farouche soit-il, parce que Lux ne le méritait pas, point final. Il ajouta avec son habituel sourire de loup.

      - Quoique, venant de toi, ça ne m’étonne même pas. Je suis ravi de voir que je te fais cet effet là.





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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Lun 31 Jan - 20:27

C'était bien sa veine ça... Voilà qu'un tableau l'insultait et pour conclure cet événement peu orthodoxe en beauté, elle percutait l'un des élèves de Poudlard qui avait ce merveilleux don qui était de la mettre dans tous ses états et ce dans tous les sens du terme. Caïn P. Osborne. Égocentrique, Don Juan et surtout insupportable ! Mais insupportablement attirant. C'était bien là le problème de nos deux énergumènes. Ils ne pouvaient pas se voir en peinture, c'était le cas de le dire. Lux se moquait éperdument de l'art pratiqué par cet Aigle charmeur. C'était bien trop long, il fallait être trop patient et puis il fallait l'avouer regarder une peinture l'ennuyait. Alors lorsque vous dites ce genre de chose à un artiste en herbe. Et puis, il l'énervait avec ses airs de beaux gosses intouchables. Il l'énervait d'être si... tentant.

Son regard courroucé s'était posé sur le Serdaigle alors qu'elle l'avait fait tomber. Le poids plume qu'elle était s'étonna d'ailleurs de l'avoir percuté au point de le faire aller à la renverse. Bien rapidement la brune rencontra le regard flou du jeune homme et c'est un regard hautain qu'il obtint en guise de réaction. La jeune demoiselle n'était pas branchée fumette, encore moins branchée à la drogue. Il lui arrivait durant les soirées de se mettre à l'envers avec de l'alcool mais rien d'illégal si ce n'était qu'elle était mineure... A quelques mois près. Elle recula tout en croisant les bras sur son ventre tandis qu'il se relevait.

C'est sûrement une mine outrée qui s'empara du visage de Lux lorsqu'il lui répondit. Lui, l'objet de ses fantasmes ? Lui, un désir refoulé ? N'importe quoi... Il allait devoir arrêter de se droguer, ça lui atteignait le cerveau ! Hm, mauvaise foi vous dîtes ?

Alors qu'elle allait répliquer piquée au vif, ce dernier enfonça le clou. Un sourire suffisant s'était emparé de son visage. Visage sur lequel Lux aurait bien fait claquée sa main juste pour lui rabattre le caquet.

' Je te parles comme bon me semble Osborne ! Le jour où mes fantasmes tourneront autour d'un Aigle impuissant à cause de ses petits passe temps, tu pourras prendre un ticket ! '

Serdaigle à la noix, non mais oh ! Petite pique bien placée histoire de lui remettre les idées aux claires. Dire qu'il était impuissant, c'était comme dire qu'un troll était séduisant... Elle savait de quoi elle parlait. A chaque fois, c'était le même refrain. Ils se criaient dessus et puis sans savoir réellement pourquoi, ils retrouvaient enlacés chacun voulant mener sa danse. Rapport brute de forme, étrange et inconsidéré. Combien de fois était-ce arrivée ? Qu'importe au final, Lux s'en voulait à chaque fois de lui donner cette satisfaction. Non, elle n'était pas comme ça, non elle ne couchait pas avec le premier venu, mais lui, ce Serdaigle répugnant arrivait à la sortir de ses gonds au point qu'elle en faisant n'importe quoi.

Le regard colérique de notre Serpentard se planta dans celui complètement vague de Caïn. Le pire c'est devait vraiment croire ce qu'il racontait. Elle se rapprocha alors de lui comme pour le provoquer ne lâchant pas son regard du sien. Peut-être trop près ?

' Le seul effet que tu me fais, c'est de faire monter en moi de la haine, Caïn. '

Elle avait dit cela tout en jouant indifféremment avec la cravate de l'uniforme du jeune homme, son doigt l'ayant parcouru avec lenteur de haut en bas s'arrêtant un peu en dessous du nombril . Appartenant à la maison des Serpents, c'est agilement et surtout, rapidement qu'elle s'écarta de lui. Il tentait de la titiller ? Elle lui rendrait la pareille. C'était obligé. C'était bien leur problème. Avec un petit air hautain et avec aplomb elle déclara alors.

' Et puis entre nous, ce n'est pas comme si tu m'avais laissé des souvenirs intarissables...'

Peut-être qu'à ce moment là, Lux aurait du partir en courant comme toute bonne Serpentard. Mais la provocation en étant encore meilleure. C'était bien plus amusant de le regarder, de l'observer ses réactions, de voir l'impacte de ses mots sur sa personne. De constater à quel point elle parvenait à le mettre en rogne, c'était presque en cela que leur relation était jouissive. Elle replaça négligemment une mèche de cheveux. Son regard avait quelque chose de malicieux et un petit sourire en coin trônait sur ses lèvres.
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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Dim 6 Fév - 13:01



      « Je te parle comme bon me semble Osborne ! Le jour où mes fantasmes tourneront autour d'un Aigle impuissant à cause de ses petits passes temps, tu pourras prendre un ticket ! »
      « Tu dois faire erreur sur la personne, il me semble que nos derniers ébats t’ont arraché des gémissements, disons… pleinement satisfaits, ma Lumière. »


    Elle en avait du toupet ! Comment osait-elle insinuer qu’il n’était pas performant ? Lui, Caïn Osborne ? Il eut un sourire évasif à l’idée de leur dernière nuit passée ensemble qui remontait à quelques semaines déjà. Lux était un bon coup, c’était presque ce qui était le plus agaçant à reconnaître. Et, s’ils n’avaient pas renouvelé l’expérience jusqu’alors, cela était très certainement du à la lâcheté légendaire du jeune homme qui avait préféré, rongé par sa culpabilité, détaler comme un lapin, plutôt que d’affronter de nouveau le regard de la Serpentard. Pourtant, c’était avec un plaisir non dissimulé qu’il l’a retrouvait dans cette salle de classe. Dire qu’elle lui avait manqué serait assurément un mensonge, mais leurs joutes verbales quotidiennes lui avaient laissée un certain vide. Son regard laissait entrevoir son énervement, et Caïn se délectait de voir Lux si fébrile et émotive lorsqu’il se trouvait à ses côtés. Dépasser les limites, la pousser dans ses retranchements, jeu puéril et vicieux qu’il se plaisait à mettre en œuvre.

      « Le seul effet que tu me fais, c'est de faire monter en moi de la haine, Caïn. »
      « De la haine ? Pauvré bébé…C’était presque émouvant, Lux. Si si, je t’assure que quelque part, ça me touche. Mais es-tu seulement certaine qu’il n’y ait que cela ? »


    Et déjà, il se penchait légèrement en avant, jusqu’à ce que ses lèvres aillent effleurer la ligne séductrice de sa mâchoire, sans toutefois la toucher. Il sentait les mains de sa belle glisser lentement sur le tissu de sa cravate. Elément décoratif qui entravait la bonne respiration de ses poumons. Veines dilatées au creux de son cou qui le tiraillait non sans douleur. Mais déjà elle s’échappait, comme toujours. Aigle déjà blasé par cette valse qu’ils menaient chacun leur tour, trop habitué aux jeux perfides du Cobra. Elle se dérobait, finissait toujours par lui échapper, et c’était une chose que le Serdaigle ne pouvait pas tolérer. A la manière d’une proie s’échappant avec habileté des griffes d’un prédateur, Lux lui laissait toujours cette impression de victoire au gout amer. Quand elle se laissait faire, elle lui montrait d’un regard, d’un geste qu’elle n’était pas à lui. Que, quoiqu’il fasse, elle ne lui appartenait pas. Et c’était sans doute le plus rageant. Car elle était en plus le genre même de fille qu’il ne pouvait pas supporter. Tellement bourgeoise, tellement ennuyeuse et sans intérêt aucun. La petite héritière parfaite jusqu’au bout des ongles. Irréprochable, élégamment vêtue. Si semblable à sa famille, ses frères et sœurs qui se croyaient supérieurs à tout et toute chose. Et pourtant…pourtant… Il l’a gardait jalousement dans son lit, feignant qu’elle n’était qu’un simple moyen de distraction, une simple échappatoire à la monotonie du quotidien. Mais il devait toutefois reconnaître que malgré son air agaçant de petite pro-Sang-pur, il aimait bien sa compagnie. D’ailleurs, il se demandait bien ce que pouvait penser son frère Nox, s’il savait qu’elle fréquentait le bas monde. Il était certes plein aux as, mais demeurait toutefois un Sang-mêlé. Soit, quelqu’un d’inférieur s’il suivait la logique.

      « Et puis entre nous, ce n'est pas comme si tu m'avais laissé des souvenirs intarissables... »


    Elle le provoquait, s’amusait de le voir si faible face à ses perfides avances. Une chose est sûre, elle savait comment l’acheter, même si Caïn n’aimait pas trop y penser. Pulsion rageuse qu’il l’étreignit, réduisant ses reins à l’état de cendres ardentes. Il se saisit rapidement de ses poignets, frêles, si facilement manipulables, et l’a força à se retourner complètement vers lui. Prunelles incendiaires qui virent s’amarrer à son regard malicieux et rieur. La coinçant entre son corps, et la pierre froide du mur. Un sourire ironique et clairement amusé aux lèvres, il ne ferait rien pour se montrer agréable à son égard puisqu’elle venait de lui faire comprendre que la moquerie et l’ironie seraient les seules choses qu’elle lui donnerait.

      « Après tout ce temps, c’est la seule manière que tu as trouvé pour attirer mon attention, délicieuse garce que tu es ? Mais je suis curieux de savoir quelle impression cela te fait, là tout de suite. Quand tu n’as plus le contrôle… Alors, répète ce que tu viens de me dire, Silvestri. Comment tu disais déjà ? ‘Des souvenirs intarissables’. Dis le comme si tu racontais ta meilleure blague, parce que je sais que tu ne le penses pas, et que c’est même tout le contraire. »


    ‘Silvestri’, il ne l’appelait par son nom de famille que lorsque la colère que le rongeait était particulièrement forte, trop habitué à la qualifier d’ordinaire par de ridicules petits surnoms. Doigts habiles qui lâchèrent ses poignets et vinrent s’ancrer au creux de sa taille, attendant perfidement que la Serpentard s’abandonne, démontrant ainsi qu’il pouvait avoir le contrôle sur sa petite personne. Mal de crâne, et palpitations dans son cou qui lui donnaient cependant la simple envie de s’assoir et de succomber. Parfum enivrant de la Serpentard capable de lui faire faire le pire, tout du moins c’est ce qu’il lui semblait. Leur jeu étaient toujours les mêmes et avaient la même finalité. Posséder l’autre. Montrer qui des deux manipulait l’autre à sa guise. Mais là vérité, c’est qu’ils étaient chacun aussi victimes que bourreaux. Et ce, même si Caïn et Lux refusaient d’y croire. Il se détacha à regret du Cobra, peinant pour retrouver son souffle, recula jusqu'à ce que sa main rencontre le bois d’une chaise et qu’il s’y assoit, desserrant la cravate qui entravait ses mouvements. Assurance retrouvée, qui d’un sourire en coin lui fit déclarer.

      « Par pitié, cesse de me jeter un tel regard, je vais finir par me sentir mal à l’aise… »


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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Mer 9 Fév - 2:37

« Tu dois faire erreur sur la personne, il me semble que nos derniers ébats t’ont arraché des gémissements, disons… pleinement satisfaits, ma Lumière. »
«Oh ça, c'était pour flatter ton égo... »

Un petit sourire en coin vint orner les lèvres de Lux. Purs mensonges qu'elle enchainait depuis le début de leur entretien, mais à vrai dire, lui avouer qu'elle avait apprécié ces moments passés avec lui, c'était donner le bâton pour se faire battre. Lui et son Ego démesurés. C'était peut-être cela qui insupportait le plus. Monsieur était invincible, il était beau, riche et toutes les filles lui tombaient dans les bras et il en faisait ce qu'il voulait. Lux tombait presque dans cette catégorie, sauf qu'elle menait toujours un combat acharné avant de chuter. Leur relation était conflictuelle à tous les niveaux. Le pire dans le fond, c'est qu'elle aimait cela, cet échange. Le fait qu'il lui tienne tête, le fait que tout cela ne soit pas aussi évident. Elle aimait le détester. Le meilleur était de pouvoir s'échapper quand tout était fini. Aucune attache. Peut-être était-ce justement ce que lui aimait le moins, qu'elle le fuit aussi facilement ? Il avait sûrement l'habitude de renvoyer ses prétendantes lui même et de rarement y retourner... Mais Lux aimait bien trop sa liberté pour se la voir voler.

« De la haine ? Pauvré bébé…C’était presque émouvant, Lux. Si si, je t’assure que quelque part, ça me touche. Mais es-tu seulement certaine qu’il n’y ait que cela ? »

Lux lui jeta un regard noir à cette remarque. Elle ne supportait pas sa façon de se moquer d'elle. Il lui parlait comme si elle était une idiote.

« Si je devais avouer qu'il y a autre chose, tu serais obligé d'en faire de même Caïn... »

La main de Lux avait échoué sur la pointe de la cravate de l'Aigle, toutefois son doigt s'amusait à descendre et monter entre le bout de celle ci et la boucle de sa ceinture. Le geste était lent, calculé qui ne descendait jamais plus qu'il ne le fallait. Juste ce qu'il fallait pour le titiller. Seulement, il passa à l'attaque à son tour rapprochant dangereusement son visage du sien. La brune ferma les yeux, sentant seulement la chaleur de ses lèvres sans le moindre contact au coin de sa mâchoire. Lorsqu'elle ouvrit les paupières pour planter son regard bleu dans celui du Serdaigle, une pointe de frustration et de provocation y firent leur apparition. Elle tira légèrement sur sa cravate pour l'attirer vers elle, ses yeux ne quittaient pas les siens et leurs lèvres trop proches pour rester sereins. C'est à ce moment là qu'elle préféra s'échapper.

Escapade de courte durée car ses dernières paroles semblèrent amener Caïn dans ses derniers retranchements. Elle eut une légère grimace de douleur alors qu'il se saisissait de ses poignets pour la forcer à lui faire face. Le regard malicieux de Lux se perdit rapidement dans les yeux virulents de l'Aigle qui lui tenait compagnie. C'était à son tour de perdre pied. Elle n'aimait pas cette situation. Prisonnière de Caïn, n'ayant plus aucune possibilité de s'enfuir. Obligée d'affronter, de l'affronter. Elle tenta bien évidement de s'extirper sans grand succès. Les paroles qu'il déversa n'eurent pour effet que de l'enfoncer un peu plus.

« Après tout ce temps, c’est la seule manière que tu as trouvé pour attirer mon attention, délicieuse garce que tu es ? Mais je suis curieux de savoir quelle impression cela te fait, là tout de suite. Quand tu n’as plus le contrôle… Alors, répète ce que tu viens de me dire, Silvestri. Comment tu disais déjà ? ‘Des souvenirs intarissables’. Dis le comme si tu racontais ta meilleure blague, parce que je sais que tu ne le penses pas, et que c’est même tout le contraire. »

« Lâches moi Caïn, tu me fais mal ! »


C'était plus un ordre qu'une supplication. Mais la jolie brune avait perdu de sa verve naturelle. Il fallait avouer que comme tout bon Serpentard, le courage n'était pas vraiment l'une de ses qualités. Et en position de faiblesse, elle avait plutôt tendance à perdre ses moyens. C'était un peu un résumé de sa vie, la peur de perdre sa liberté dans cette famille si compliquée aux idéaux bien tranchés. Idéaux que la jeune femme ne saisissaient pas toujours, bien que l'idée qu'elle soit supérieur grâce à son sang raffiné lui plaisait bien. De là à condamner tous les autres ? La Serpentard n'en était pas persuadée, pas autant que son frère du moins, ni autant que toute sa famille réunie. Elle n'était que la fille chez les Silvestri, un élément peu important à côté de l'Héritier. On savait facilement quel était le genre de destin était réservé aux jeunes filles dans de telles familles. Alors sa liberté, c'était son bien le plus précieux.

Rapidement la répression qu'il exerçait sur elle se transforma en une sorte d'étreinte alors qu'il glissait ses mains au creux de sa taille. Geste auquel se laissa doucement aller la Serpentard mais bien vite il s'éloigna à son tour d'elle allant s'asseoir abandonnant Lux contre ce mur si froid. Un instant de répit me direz vous. Un moyen de souffler, de retrouver son calme. Elle continuait de l'observer, ses pensées prenant des tournures qui ne lui plaisaient pas. Mais c'était toujours pareil. Lorsque leurs corps rentraient en contact. Elle haussa légèrement un sourcil à sa remarque tandis qu'un léger sourire se dessinait sur son visage.

Quoi, le grand Caïn mal à l'aise à cause d'une fille ?


Petite touche de cynisme de la part de Lux, mais qu'à cela ne tienne. Rejetant ses long cheveux brun en arrière, elle s'approcha d'un pas léger vers lui, puis délicatement vint s'asseoir en travers de ses genoux, passant un bras aguicheur autour de ses épaules.

Moi qui croyait avoir à faire à un homme, un vrai...


Elle pencha son visage près du sien avec un petit air mutin. Ses lèvres frôlèrent doucement la commissure de la bouche charnue du bel Aigle parcourant le chemin jusqu'à son oreille. Elle lui murmura alors doucement, laissant cette phrase en suspension :

Alors, on m'aurait menti ?


C'était à son tour de tenter de reprendre le dessus. Une valse sans fin. Un tourbillon dans lequel ils étaient. Qui parviendrait à avoir le mot de la fin ? Peut-être bien ni l'un, ni l'autre. Lux esquissa alors un geste pour se relever. Le plus dur dans ce jeu était finalement de ne pas céder à ses propres manigances. Jeu de haine séductrice et tentatrice. Envies refoulées pour leur plus grand plaisir.
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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Dim 20 Fév - 14:12



    Caïn Osborne ne connaissait que trop bien la souffrance. Elle et lui, étaient comme de bon vieux amis, marchant du même côté, sur le même chemin. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, elle avait toujours été là. Depuis son enfance chaotique, à la déchirure qui avait brisé sa vie en deux mondes, celui des Moldus et celui des Sorciers. Ni véritablement sorcier, ni complètement moldu, juste entre les deux mondes, même si à présent, Caïn se disait être complètement sorcier. La douleur, elle, se manifestait chez lui de différentes façons. Premièrement, sous cette irrésistible pulsion d’autodestruction, ce qui expliquait sa dépendance aux substances illicites. Deuxièmement, sous sa raison tortueuse et torturée, qui expliquait son esprit de contradiction total et son rejet des valeurs morales de sa société. Le troisième point, lui apparaissait sous les traits de Lux Silvestri. Haine viscérale et sorte de passion obsessionnelle qu’il entretenait pour elle, chose qu’il détestait par-dessus tout, et qui renforçait ses traumatismes enfantins. Au fond, qu’avait-elle de plus que ces autres filles de la classe moyenne, tout à fait présentables pour flatter son égo surdimensionné lorsqu’il posait ses yeux sur elles ? Ses amantes rivalisaient toutes de beauté, alors, ce ne devait pas être ça. L’intelligence ? Il s’en fichait pas mal, quoiqu’il était certainement plus agréable de pouvoir avoir une discussion qui portait sur autre chose que les soirées qui animaient le château. Qu’était-ce alors ? La richesse, la classe sociale ? Non, Caïn ne faisait guère attention à ces choses là. Etait-ce simplement le fait qu’elle soit la seule, chez qui il décelait une si grande lutte intérieure pour lui résister ? La seule qui d’ailleurs osait refroidir ses ardeurs, et ce, avec un plaisir non dissimulé ? Certes, il n’aurait sut le dire. Cependant, il reconnaissait aimer ce côté-là de Lux. Elle était la seule qui savait lui imposer des limites, la seule qu’il, au fond, avait peur de blesser, même si c’était ce qu’il cherchait constamment à faire. Pourquoi ? L’esprit de contradiction de l’Aigle dans toute sa splendeur. Il ne tolérait pas que quelqu’un lui résiste, autant physiquement que mentalement. Il se plaisait à pouvoir posséder une personne dans toute sa globalité : disposer d’un corps et de ses pensées, afin de les manipuler à sa guise. Le seul problème résidant dans le fait que même si Lux Silvestri se laissait aller dans ses bras, les grilles du jardin de ses pensées lui restaient à jamais fermées. C’était une chose intolérable, qu’il ne pouvait supporter. Alors autant tenter de la faire plier, la faire se soumettre, plutôt que de la laisser partir.

      « Quoi, le grand Caïn mal à l'aise à cause d'une fille ? »


    Il observa un sourire goguenard se dessiner sur les lèvres fines de la Serpentard, sans retenir un soupir d’exaspération. Fatigué. Las de ce jeu qui ne durait que trop. Témoin d’un spectacle dont il souhaitait ardemment voir le rideau tomber, et la lumière refaire son apparition dans la salle. Impression de noyade dans ces eaux profondes, l’Aigle sentait son esprit peu à peu divaguer. Les effets de ses petits plaisirs naseaux commençaient enfin à prendre formes. Ouvrant ses paupières sur des yeux d’une couleur spectaculairement grise et aux pupilles dilatées à la manière de ceux d’un félin, Caïn l’a regarda remettre ses cheveux bruns à l’émanation sucrée en arrière, alors qu’elle glissait lentement vers lui. Effluve d’un parfum capiteux et pourtant léger ayant le pouvoir de lui faire tourner la tête, surtout lorsqu’il n’était pas dans son état normal. Il bascula sa tête en arrière, fermant les yeux, laissant cette vaine anormalement gonflée palpiter au creux de son cou. Serpent enroulant machiavéliquement ses anneaux atour de ses épaules, le jeune homme s’autorisa à lui jeter un rapide coup d’œil, alors qu’une moue blasée se disputait à son visage l’indifférence.

      « Moi qui croyait avoir à faire à un homme, un vrai... Alors, on m'aurait menti ? »


    Mais alors qu’elle laissait peu à peu son venin venir à ses oreilles, il sentit la chaleur de sa peau laiteuse sur son visage, et ses lèvres sournoisement tenter les siennes. Que faisait-elle ? Cherchait-elle à se venger de lui ? Mensonge enfantin qui révélait toutefois une part de vérité. Seconde attaque du Cobra se préparant à mener dignement la guerre, et dont les menaces s’étaient fracassées non sans violence sur les tempes de l’Aigle, secoué de frisson. Palpitant logé au creux de sa poitrine aux tambourinements bien trop élevés. Elle esquissa un geste pour déguerpir, cependant il l’a retint d’un geste, l’empêchant de se relever, de s’enfuir pour de bon.

      « Je vois très bien le genre de minet de Serpentard avec lequel t’as l’habitude de sortir, ma tendre Siria. Tu peux rire, mais, je suis le seul vrai homme que t’ais jamais rencontré. »


    Siria’, deuxième prénom dont-il aimait se servir pour la qualifier, car peu utilisé par les amis de la jeune femme, dans un certain désir de se démarquer des autres, d’être différent à ses yeux que tous ces stupides Serdaigle et autres élèves qui lui tournaient autour. C’est avec les sourcils froncés, signe de son indignation, mais toutefois d’un sourire sarcastique qu’il lui tint ces paroles. Comment osait-elle douter de son statut ? Comment osait-elle le provoquer là-dessus, alors qu’elle savait-il qu’il était facilement irritable à ce sujet ? Il en profita cependant pour dénigrer les conquêtes de la belle. Faisait-il référence à Regulus Black ? Bon ami et pourtant, rival à ces heures perdues ? Car il était bien le seul à pouvoir se venter d’avoir pu posséder un jour la belle vipère que voilà, ce que Caïn, hélas, ne pouvait pas affirmer. Il se redressa du dossier de sa chaise, et s’approcha dangereusement de l’épaule de Lux, y déposant son menton anguleux. Il avait tellement de haine pour elle et tellement d’attirance, il voulait sentir son corps entre ses doigts une fois de plus, mais ce n’est pas le genre de chose qu’il allait lui avouer aussi rapidement.

      « Ton cynisme est un véritable délice. Sais-tu que c’est le dernier retranchement des personnes dépourvues d’imagination ? »


    Douce moquerie venue se perdre contre sa peau laiteuse, ses lèvres terminant leur chemin sur sa joue. Tentatrices incapables de résister plus, avant de se glisser sur les siennes, les emprisonnant dans un étau de haine et de dévotion qui auraient pu sembler affreusement mièvre mais Caïn n’en avait que faire. Phalanges bien trop avides de parcourir à nouveau sa peau pour se contenter de frôler sa joue, serpents sataniques qui glissèrent le long de sa gorge, s’aventurant vers sa poitrine avant de venir s’échouer sur la peau tendue de sa nuque. Caresses enjôleuses qui s’arrêtèrent d’un seul coup, hésitant à reprendre leur exploration.

      « Mais, j’ai finalement appris à te connaître. Tu es devenue une bien piètre menteuse, Siria. A tel point que je sais déceler le mensonge sur ton visage. Cesse de te jouer de moi, tu sais parfaitement que je déteste l’hypocrisie. »

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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Jeu 24 Fév - 16:21

La venimeuse Serpentard tenta alors de se relever. C'était un risque qu'elle avait pris. Celui de réduire à néant l'espace entre eux deux. La sensation de leurs deux corps chauds si proches l'un de l'autre. Une proximité frisant l'indécence, surtout pour deux êtres qui ont tendance à s'insupporter. Mais croyait-elle réellement qu'il la laisserait s'échapper aussi facilement ?

« Je vois très bien le genre de minet de Serpentard avec lequel t’as l’habitude de sortir, ma tendre Siria. Tu peux rire, mais, je suis le seul vrai homme que t’ais jamais rencontré.»

Ses yeux allèrent se perdre un instant dans ceux de l'Aigle. Elle ne pu que remarquer ses pupilles bien trop dilatées. Siria. Il était le seul à l'appeler ainsi si nous mettions de côté sa mère en crise d'hystérie. Peut-être était-ce même le seul à s'être soucier de le retenir. Et puis, les surnoms concernant son prénom étaient tellement plus à son image que ce simple Siria. La jeune femme aimait être considérée comme une petite lumière. Elle eu tout de même un léger sourire et son regard devint doucement malicieux..

« On dirait que tes propos sont teintés de jalousie Mister Osborne... »

D'un petit geste désinvolte, elle replaça les plis de sa jupe. Petite lumière aimait attirer les convoitises. Sentiment de supériorité vis à vis des autres élèves. Sa famille, son frère, ses amis, ses amants, sa part de mystère. Elle se savait enviée et détestée pour tout cela. Le pire, c'est qu'elle aimait ça sans s'en cacher. Qui n'aurait jamais rêvé d'avoir de l'argent, d'être plutôt jolie et d'avoir parmi ses sulfureuses aventures quelques charmants jeunes hommes ? Pourtant ces derniers mois étaient pour la jolie brune une source de tiraillement. Quelques unes de ses failles faisaient lentement surfaces et elle évitait autant que possible les confrontations avec son frère. Une sang-mêlée comme amie ? Un amant malsain au sang impur ? Les secrets commençaient à s'accumuler entre les jumeaux...

Le sentant alors se mouvoir, son menton posé sur son épaule, Lux tourna légèrement la tête vers lui, juste assez pour le voir, juste assez pour garder une distance raisonnable entre leurs deux visages, entre leurs lèvres.

« Ton cynisme est un véritable délice. Sais-tu que c’est le dernier retranchement des personnes dépourvues d’imagination ? » Elle se mordit légèrement la lèvre à sa remarque lui lança un regard noir.
« Oh, l'imagination l'arme des artistes n'est-ce pas ? Tu sais de quoi tu parles, hein ? Ou bien serait-ce tes maudites substances qui te font croire que tu en es pourvue ?»

Ce qui énervait Lux dans le fond, c'est qu'il arrivait toujours à la vexer. La plupart du temps, les propos des uns et des autres la frôlait à peine. Avec lui, elle encaissait toujours ses moqueries avec difficulté. L'envie d'aller lui chatouiller fortement la joue du revers de sa main la prenait régulièrement. Mais il n'était pas encore arrivé à la pousser dans ses derniers retranchements. Il venait de reprendre les rênes du jeu. Elle ferma les yeux au contact de ses lèvres sur sa joue. Non, elle ne devait pas céder. Pas ainsi, pas aussi facilement. Elle posa sa main sur son torse pour le repousser mais déjà leurs lèvres s'entrechoquaient dans une danse à la fois pleine d'envie et de rage. Elle fut parcourue d'un frisson alors qu'elle sentait ses doigts glisser sur elle comme une douce caresse remplie d'une envie virulente. Quant à elle, sa main qui avait tenté de le repousser venait d'effleurer son ventre, jouant avec les boutons de sa chemise, les contournant pour remonter vers sa nuque pour en prendre possession à son tour. Sa langue jouait avec celle de son partenaire, s'amusant délibérément à l'éviter pour mieux la retrouver. Il s'arrêta alors soudainement.

« Mais, j’ai finalement appris à te connaître. Tu es devenue une bien piètre menteuse, Siria. A tel point que je sais déceler le mensonge sur ton visage. Cesse de te jouer de moi, tu sais parfaitement que je déteste l’hypocrisie. »

Elle inspira un instant. Instant pour écouter ses paroles s'écouler comme un poison. Instant qui semblèrent la ramener à la réalité durant quelques secondes. Rejetant ses mains bien qu'elle aurait voulu les sentir encore et encore frôler son corps. Elle se releva comme s'il la brulait, comme si elle tentait de fuir quelque chose qui lui faisait peur. Une peur attirante. Ce n'était pas de la peur, c'était bien différent de ce sentiment. C'était d'avantage comme si elle savait qu'elle faisait quelque chose qui n'était pas bien mais qui était inlassablement attirant. Une pulsion telle une drogue.

«Oh non Caïn, tu ne m'auras pas comme ça ! Je ne te laisserai pas croire que je t'ai cédé ainsi...»

Une drogue qui l'espace d'un instant lui faisait oublier tout le reste. Deux êtres tourmentés avec leurs propres vices qui semblaient s'accorder à vouloir blesser l'autre. Caïn représentait tout ce qu'elle pouvait haïr. Et lorsqu'elle tombait dans ses bras, c'était comme tomber dans ses propres péchés. Trop semblable pour s'aimer, juste assez pour se haïr et se renvoyer sa propre image. Toutefois, Lux se rapprocha de lui une nouvelle fois, faisant le tour de cette fameuse chaise. Ses mains glissèrent sur les épaules tendues de l'Aigle et entreprirent un doux massage. Elle déposa un léger baiser au creux de son cou profitant un instant de son odeur. Elle passa une main dans sa nuque commençant une caresse lancinante dans ses cheveux.

« L'hypocrisie, nous sommes en plein dedans. C'est tout ce dont nous sommes capables toi et moi. C'est même toi qui la forge...»
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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Ven 3 Juin - 22:03



    Ses moqueries blessaient son égo avec plus de violence qu’il n’aurait d’ailleurs voulu l’admettre, lui rappelant que sa merveilleuse vipère était bien loin de céder à ses envies lubriques. Elles lui brisaient l’échine, et faisaient battre plus vigoureusement la veine logée au creux de son cou. Drôle comme il pouvait tolérer la présence de cette héritière qui pouvait le mettre dans tous ses états. Il était d’ailleurs tout aussi étrange qu’elle supporte les railleries d’un Aigle toujours plus arrogant. Mais alors que le silence reprenait ses droits sur la salle de classe dans laquelle ils s’étaient retrouvés, Silvestri sembla ne pas l’entendre de cette oreille.

    « On dirait que tes propos sont teintés de jalousie Mister Osborne... »

    Haine venimeuse dont les sombres s’enroulaient autour de sa gorge sans le moindre scrupule. La jalousie. Ses lèvres s’étirèrent en un rictus amer alors que ses yeux aux pupilles anormalement dilatés la fixaient sans retenue. Elle l’avait parfaitement cerné, et c’était sans doute le plus ironique, car aucun des deux élèves n’aurait pu qualifier ce qu’il ressentait pour l’autre. Aigle cependant trop malhonnête pour se l’avouer proprement, préférant ignorer les sous-entendus de sa belle Lumière. Préférant croire qu’il ne s’agissait là que d’un de ses nouveaux caprices : posséder Lux.

    « De jalousie, réellement ? Hum tu sais bien que je m’aime suffisamment pour ne pas être envieux des autres. Surtout pas des crétins que tu mets dans ton lit, Siria. D’ailleurs, donne-moi une seule raison de l’être ? »

    Mauvaise foie évidente de la part du Serdaigle, bien trop mauvais joueur pour s’avouer, et avouer à l’héritière quoique ce soit. Il observa avec une précision incroyable le dessin de ses cheveux, puis la courbure séduisante de sa mâchoire, jusqu'à la fine ligne exquise de ses lèvres, avant de pester intérieurement. Comment résister à ça ? Toutefois ses paroles restaient teintées d’une ironie certaine, glissée d’elle-même dans ses paroles sans qu’il ne s’en rende véritablement compte. Le fait qu’elle le taquine à ce sujet la rendait encore plus singulière à ses yeux, car elle était la seule à être à ce point sûre d’elle pour oser lui tenir tête, lui l’enfant colérique et capricieux.

    « Oh, l'imagination l'arme des artistes n'est-ce pas ? Tu sais de quoi tu parles, hein ? Ou bien serait-ce tes maudites substances qui te font croire que tu en es pourvue ?»
    « Ne sois pas condescendante, je t’en prie. Je n’ai d’ailleurs jamais compris la raison de ta haine à l’égard de mes ‘maudites’ substances. Elles m’aident à…supporter le quotidien. »

    Confession tout sauf anodine venant d’un peintre n’ayant pas pour habitude de se livrer, encore moins à l’une des filles qu’il affectionnait mettre dans son lit. Avouer a demi-mots qu’il était un être nostalgique, qui se shootait pour oublier le garçon quelque peu sentimental qu’il pouvait être à certain moment, relevait tout simplement du miracle. Peintre taciturne et renfermé, prenant pour témoin la fille qu’il exécrait par-dessus tout. Logique implacablement contradictoire qui le caractérisait bien, d’ailleurs. Il n’avait jamais compris, le fait que Lux déteste cette poudre blanche pourtant si salvatrice à ces heures perdues. Réflexe automatique qu’il eut de chercher au fond de sa poche, le morceau de papier chiffonné contenant le peu de gramme qu’il lui restait. Il lui en faudrait d’autre, s’il voulait achever ses œuvres et les envoyer à sa sœur, songea-t-il. C’était peut-être aussi pour cela, au fond, qu’Osborne ne s’était jamais fait d’idée au sujet de Lux. Parce qu’elle appartenait à un monde trop beau, trop parfait, trop sein pour qu’il puisse coïncider avec le sien. Trop ténébreux, trop triste, trop dangereux pour une fille de son rang. Mais déjà, il sentait la fièvre agiter ses membres avec vigueur, alors que sa perfide Serpentard se laissait aller lascivement dans ses bras. Assassines qui glissèrent lentement vers son bas ventre lui donnant l’impression de perdre la tête, alors que les siennes, caressaient avidement cette peau nacrée qui le narguait au quotidien. Mais se laisser aller avec elle avait un pris, que le beau Serdaigle se rappela aussi soudainement, arrêtant ses caresses tout aussi abruptement.

    «Oh non Caïn, tu ne m'auras pas comme ça ! Je ne te laisserai pas croire que je t'ai cédé ainsi...»
    « S’en devient presque lassant. Tu cèdes toujours, mais au moins tu as le mérite d’entretenir ma luxure… »

    Paroles destinées à la blesser plus qu’autre chose. Mensonges qu’il regretta aussitôt qu’ils eut passés ses lèvres, de peur qu’elle ne s’en aille encore une fois. Il sentit ses mains glisser le long de ses épaules, puis de sa nuque, avant d’effectuer un massage. Caresse qui n’était d’ordinaire destinée qu’à l’apaiser, lorsque la culpabilité les rongeait après leurs ébats passionnés. Geste qui fit courir quelques frissons le long de son échine, alors que Caïn sentait sa raison peu à peu se volatiliser et rejoindre le fleuve de l’inconscient. Ailes d’un baiser fugace déposé sur sa peau frigorifiée qui le fit sourire malgré tout, tendresse inhabituelle qui l’aurait d’ailleurs fortement amusé dans une autre situation mais qu’il accueillit avec un plaisir certain. Caresses à peines perceptibles qui marquèrent sa peau de leurs traces invisibles, renaissances de ses reins qui s’employèrent à brûler de nouveau, alors que la belle brune laissa ses doigts courir dans ses cheveux.

    « L'hypocrisie, nous sommes en plein dedans. C'est tout ce dont nous sommes capables toi et moi. C'est même toi qui la forge... »

    Abymes meurtrières qui sondèrent hargneusement ses prunelles d’acier, cherchant à y démanteler toute l’arrogance qui pouvait y régner. Déclaration ombrageuse qui n’avait servi visiblement qu’à l’énerver, qu’à venir titiller une colère qui ne dormait que d’un seul œil. Une part de lui savait que la Serpentard le provoquait seulement comme elle avait pu tant de fois s’y employer, peut-être en raison de ce qu’il lui avait dit auparavant, au risque cette fois de se brûler les ailes. La seule personne avec qui il avait été le plus hypocrite restait sa propre personne, se leurrant sur ses envies, ses sentiments et étranges pulsions qui l’animaient lorsque la jeune femme se trouvait dans les parages. Il aimait lire le combat et la rage dans les prunelles de Lux, au même titre qu’il aimait qu’elle le repousse et qu’elle l’attire à elle. L’hypocrisie n’avait jamais été présente que dans ses paroles, venin agissant comme du poison sur Lux, car ses gestes finissaient toujours par trahir ses pensées, aussi loufoques et contradictoires qu’elles soient. Un rire scandaleux s’échappa de sa gorge, amusement incontrôlable qu’il n’arrivait plus à stopper. Notes cristallines et amères qui s’évaporèrent dans les airs, retombant aussi facilement qu’elles avaient pu s’envoler.

    « Oh non ma Lux, tu te trompes, je n’ai pas cette prétention là. L’hypocrisie, tu en es la seule détentrice. Ce défaut fait parti de tes innombrables qualités. »

    Il se détacha abruptement des caresses de la Serpentard, poussant la chaise d’un coup de genoux rageur, lui faisant ainsi comprendre que son humeur venait de chuter délibérément. Ou peut-être était-ce les effets secondaires de ce qu’il avait consommé plus tôt dans la soirée ? Haine incendiaire, colère indomptable qui le fit la bousculer sans douceur vers la table qui se trouvait derrière elle, avant que ses lèvres n’aillent furieusement embrasser la peau laiteuse du creux de son cou, et que ses mains aguicheuses ne l’attire à lui, lui décochant par ailleurs un râle de satisfaction.

    « Aucune résistance. Pas la moindre réticence… Si ce n’est pas pathétique, Silvestri. Qu'est ce que tu veux, au fond ? C’est me mettre en colère qui te plait tant ? »
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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Dim 12 Juin - 18:50

La petite Lumière plissa légèrement les yeux à la remarque de l'ange déchu, cet aigle dont les ailes avaient dû être coupées un peu trop tôt. Toutefois la belle ne pu retenir un sourire amusée, peut-être un peu moqueur ? La langue bien pendue qu'elle était, ne retint pas alors sa petite remarque teintée d'une pique.
« Les raisons, elles ne concernent que toi. Mais tu t'es trahi mon bel Aigle... Depuis quand surveilles-tu mes pseudos conquêtes de si près ?»
La brune marque une petite pause avant de reprendre après quelques secondes de réflexion.
« Une seule raison, dis-tu ? Tu tiens à moi.»
Si la vipère avait une once d'honnêteté, elle aurait dû elle aussi avouer. Avouer son intérêt lorsqu'elle le voyait passer avec une midinette au bras. Bien souvent, ces jeunes filles se retrouvaient affublées de surnoms affables, les mêmes qu'elle donnait à celles qui avaient le malheur de trainer trop près de son frère. Etre sûre qu'il était jaloux ? Cela n'était pas évident. A l'instant, c'est ce qu'elle avait ressenti, mais comment analyser et cerner cet Aigle dont les substances illicites transformaient tout de lui ? Lorsqu'elle concluait en disant qu'il tenait à elle ? Tout simplement parce qu'elle connaissait les habitudes de ce rapace ailé... Il n'était pas mieux que Nox ou tout autre séducteur dans l'âme. Une fois pas deux. Il fallait nuancer ses propos toutefois. Tenir à elle, ne sous entendait pas aimer. Lux n'était pas de celles qui étaient fleur bleue. Parlons plutôt de possessivité inassouvie. Caïn comprendrait... A moins que ses drogues lui fassent dérailler le cerveau. Ses pupilles dilatées qui la fixaient sans gêne étaient presque dérangeantes et la mettaient presque mal à l'aise.

La Serpentard n'était pas coincée... Elle aimait faire la fête, boire en faisait royalement parti. La clope, ce n'était pas son truc. Quant aux drogues. Lux ne comprenait pas ce besoin de se réfugier derrière ces horreurs. Certes, boire désinhibait, mais cela ne changeait pas totalement votre personnalité. Bien sûr, certain devenait accroc à la boisson et cela devenait pour elle tout aussi dangereux que cette poudre blanche.

Les barrières tombèrent un instant. Celles de l'Aigle comme celles de la Lumière surprise de cette confession. Son petit air hautain s'effaça un instant.
« Supporter le quotidien, Caïn ? Il y a bien d'autres moyens que ça pour avancer ! Ces trucs, ça t'enfonce plus qu'autre chose et je suis sûre que si tu n'en as pas, ton quotidien est encore pire à cause de la dépendance ! Tu ferais mieux d'arrêter ces merdes et te confier à tes amis, leur demander de l'aide.»
Elle le vit alors glisser sa main dans sa poche comme par instinct, comme pour se rassurer de quelque chose. La brune posa sa main sur la sienne pour l'arrêter avec un regard mêlant sa colère à une part d'inquiétude qu'elle n'avait jamais ressenti pour lui auparavant.
« Quoi, c'est comme les hamsters, tu fais tes réserves par peur d'être en manque ? »
La comparaison était hasardeuse mais lui semblait tellement réaliste qu'elle n'avait pu retenir sa remarque. Après tout, pourquoi s'inquiétait-elle de cela ? Pourquoi était-elle si touchée par cette confession impromptue ? La Serpentard avait senti une pointe de douleur dans ces propos. Lui, qui l'agaçait tellement par son apparence de marbre, venait se laisser transparaitre très légèrement. Bien vite, le sujet dériva. Tout du moins les mains agiles de l'Aigle venaient de se perdre tout comme celles de la Vipère, avant que cette dernière ne tente de fuir... Pas tout à fait pour autant car l'attraction qu'il y avait entre eux était bien trop forte.
« S’en devient presque lassant. Tu cèdes toujours, mais au moins tu as le mérite d’entretenir ma luxure… »
La main de Lux se crispa dans la chevelure de l'Aigle à sa remarque. Non, il ne méritait pas sa compassion. Si elle s'était trouvée face à lui, bien vite sa main aurait été faire rougir la joue de ce dernier.
« Heureuse de satisfaire ton appétit sexuel. Tu dois drôlement t'ennuyer pour revenir vers moi aussi souvent.»
Le ton de la Lumière s'était fait sec et cassant. Elle allait s'éloigner quand ces dernières paroles tournant autour de l'hypocrisie énervèrent d'avantage l'Aigle.
«  Oh non ma Lux, tu te trompes, je n’ai pas cette prétention là. L’hypocrisie, tu en es la seule détentrice. Ce défaut fait parti de tes innombrables qualités. »
Lux allait lui répondre qu'il se mentait à lui même mais elle n'en eu absolument pas le temps. Il la rejeta poussant la chaise dans un geste d'énervement. Il était certain que notre petite vipère était loin de savoir où se plaçaient ses sentiments envers cet aigle ténébreux. Que ressentir face à cet être qui l'attirait de manière indéniable mais qui l'énervait tout autant, dont elle avait parfois peur ? C'est ce qu'elle aimait le titiller... elle aimait son répondant et oui, ses excès de rage l'attirait tout autant que le reste. Il était dangereux. Dangereusement envoutant par tout ce qui se cachait derrière cette personnalité si trouble. Son rire la fit frissonner. Il lui parut presque dément à l'instant même. Etaient-ce les effets de sa poudre ? La brune recula comme par instinct mais bien vite les ailes de l'Aigle vinrent s’abattre sur la Vipère. Cette brutalité qui aurait pu effrayer n'importe quelles filles, n'était pourtant pas sans déplaire à notre Lumière qui aimait cette passion acharnée. Bien vite, les longues jambes de Lux vinrent s'enrouler autour de la taille de ce maudit Osborne qui la rendait folle d'envie. Ses mains l'attirèrent à elle, se glissant à son col pour attirer son visage vers le sien.
« Aucune résistance. Pas la moindre réticence… Si ce n’est pas pathétique, Silvestri. Qu'est ce que tu veux, au fond ? C’est me mettre en colère qui te plait tant ? »

« Parfaitement Osborne, et c'est un jeu qui te plait autant à toi qu'à moi. Admet le, aucune autre fille ne te résiste comme je le fais. Ca te rend fou... »
Elle l'attira à lui resserrant ses jambes autour de sa taille, ses mains maintenant son col. Le défiant du regard, d'un mouvement sensuel, ondulation d'une digne vipère, Lux rapprocha son corps du torse du jeune homme. Son visage s'approcha doucement de manière provocatrice du sien. Elle déposa un chaste baiser à la commissure de ses lèvres, sa bouche frôla ensuite la sienne pour aller embrasser l'autre coin de celle-ci. Lenteur calculée, envoutante menant à l'impatience. Elle vint alors lui mordiller la lèvre inférieure tandis que ses mains glissaient sur son ventre tirant tranquillement sur le pan de sa chemise bien rangée dans son pantalon pour aller caresser du bout des doigts sa peau apparente. Sa bouche caressa sa joue pour aller à son oreille, ses bras encerclant son cou réduisant à néant l'espace entre eux.
«  Et toi Caïn, qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que le vrai Caïn veut ? Je parle de celui qui n'a pas besoin de ses substances pour me faire succomber.»

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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Mar 2 Aoû - 18:24



    Il détestait voir son regard désapprobateur, lorsqu’elle apercevait ses fameux sachets blancs. Il exécrait plus encore reconnaitre cette once de pitié qu’avaient les gens sobres face aux drogués. Leur air de dire ‘pauvre gars, t’aurai jamais du essayer’, et qui ne cherchait même pas à comprendre le pourquoi du comment. Voilà pourquoi l’héritier ne voulait pas se faire aider. Il n’avait pas besoin de la compassion et encore moins de la pitié des autres, il pouvait s’en sortir seul, comme il l’avait toujours fait. Alors celle de Lux, certainement pas. Les deux élèves en parlaient rarement, puisque l’Aigle n’était pas quelqu’un qui se confiait facilement, même aux personnes qu’il côtoyait plus intimement, dirons-nous. Elle savait d’ailleurs très peu de choses sur lui, tout comme lui, qui ne lui posait jamais de question sur ce qui aurait pu être personnel, trop fière pour qu’elle puisse penser qu’il lui portait un quelconque intérêt. Pourtant, la Lumière avait trouvé la faille. C’est vrai, depuis quand surveillait-il les crétins qui passaient dans son lit ? Lui-même ne s’en rendait plus réellement compte. Il savait simplement que cela déclenchait en lui un sentiment de rage intense, décharge électrique vigoureuse, qui lui donnait la seule envie de s’apaiser en prenant une bonne dose de son ‘calmant’ quotidien. Il fut coupé dans sa réflexion par la belle Sang-Pur.

    « Une seule raison, dis-tu ? Tu tiens à moi.»
    « T’aimerai bien, hein Silvestri ? Mais ne rêve pas trop. Tu n’es pas si indispensable que tu le penses, redescend. »

    Manière détournée de lui dire une sorte de ‘je t’aime’, à sa façon, mais qui serait bien trop lourd en conséquence s’il avait osé ne serait-ce que le prononcer à voix haute. De toute façon, cela lui aurait parut faux. Il savait pertinemment qu’elle ne plaçait pas le verbe ‘aimer’ derrière celui de ‘tenir’. Simplement, au sens littéral. Il n’aimait pas que ses proies aient d’autres distractions que sa petite personne, encore moins lorsqu’il s’agissait de Lux Silvestri. C’était comme ça, le bel oiseau était quelqu’un de possessif. A la manière de sa poudre, il se plaisait à disposer entièrement d’une personne, et de pouvoir la détruire à sa guise.

    « Supporter le quotidien, Caïn ? Il y a bien d'autres moyens que ça pour avancer ! Ces trucs, ça t'enfonce plus qu'autre chose et je suis sûre que si tu n'en as pas, ton quotidien est encore pire à cause de la dépendance ! Tu ferais mieux d'arrêter ces merdes et te confier à tes amis, leur demander de l'aide.»
    « Je n’ai pas besoin d’aide, lâche moi. »

    Ton sec et acerbe, qui signifiait dors et déjà que la discussion était close. Relancer le sujet n’était certes pas chose à faire si elle ne voulait pas déclencher cette colère, qui sommeillait en lui, restant au second plan sans atteindre la surface de son être. Il détestait la façon dont elle avait de se prendre pour sa Mère, la grande moralisatrice. Il lui arrivait de la revoir dans les gestes de Lux, et c’était ce qu’il y avait de plus détestable pour lui. Dans la manière cruelle qu’elle avait quelque fois de le regarder, elle était là. Dans les gestes tendres puis soudain sans aucun prétexte devenus blessants, sa mère était là. Et elle l’était encore lorsque la Serpentarde le sermonnait sur le train de vie qu’il menait. Il avait fuit les siens, parce qu’aucun d’eux ne l’acceptait comme il était. Etre ‘sorcier’ était une tare visiblement incurable qui faisait de lui un être infréquentable a qui on ne devait sous aucun prétexte faire attention. Il n’y avait que Satyne, songea l’Aigle, sa belle et tendre Satyne, qui ne le considérait pas comme un monstre, et qui lui avait même porté de l’admiration. Caïn porta de nouveau son regard perçant sur l’héritière, visiblement vexée de sa remarque. La vérité, c’est qu’il n’éprouvait aucun état d’âme à blesser la brune. Il était une personne qu’on avait rendue foncièrement mauvaise, et qui l’assumait complètement.

    « Heureuse de satisfaire ton appétit sexuel. Tu dois drôlement t'ennuyer pour revenir vers moi aussi souvent.»

    Hilarité que le jeune Caïn eut du mal à retenir, devant la moue faussement indifférente de la belle. Il se pencha vers elle, déjà enivré par les effluves de son parfum capiteux.

    « Oh, pas autant que tu le crois. Comme je te l’ai déjà dit, tu n’es pas si indispensable. Je me plais juste à revenir au classique. Je n’aime pas qu’on bouscule mes petites habitudes. De toute façon, ça n’a pas l’air de te déranger plus que ça, je me trompe ? »
    « Parfaitement Osborne, et c'est un jeu qui te plait autant à toi qu'à moi. Admet le, aucune autre fille ne te résiste comme je le fais. Ça te rend fou... »

    Ondulation luxurieuse qui fini de faire s’envoler les dernières bribes de raison qu’il lui restait. Colère intense, rage incontrôlable, désir vigoureux qu’il entretenait à son égard, finalement, tout cela ne conduisait qu’à un chaos informe de sentiments qui le menait toujours à céder à ses avances. Elle avait le dessus, cette fois. Elle l’avait parfaitement cerné et voir qu’elle se délectait de le mettre dans un état de rage intense, ne faisait que le rendre plus fou qu’il n’était. Lux continuait de le provoquer alors qu’il aurait pu la briser entre ses doigts, ridicule petite poupée de porcelaine inconsciente du danger qu’influait cette poudre blanche sur ses agissements. Il raffermit sa prise sur elle, allant sournoisement resserrer ses doigts sur sa gorge déployée qu’il alla ensuite taquiner du bout des lèvres. Effluve de son parfum qui lui fit à nouveau perdre la tête alors qu’il sentait les assassines diaboliques de Silvestri serpenter le long de son torse, jusqu'à aller se perdre à la limite de l’interdit. Souffle saccadé tendis que ses doigts habiles retroussaient lentement la jupe de son uniforme sur ses cuisses alors qu’il sentait au creux de son cou sa veine battre férocement. Il aurait pu la dévorer toute entière, à la manière du Loup épris de la demoiselle au Chaperon couleur carmin. D’ailleurs, a cet instant, il lui semblait qu’il n’existait rien d’autre qu’Elle, et ce parfum qu’il aimait tant. Mais, succomber lui ferait trop plaisir, et, il était plus fort que ça. Fierté ridicule d’un Aigle se raccrochant à sa raison. Il saisit vigoureusement son menton, traduisant sa rage toujours présente dans ses veines, de manière à ce que son Cobra le fixe pleinement.

    « Il faut que tu sois complètement folle, ou totalement inconsciente pour me provoquer de la sorte ma tendre Siria, quand je ne suis plus en état de contrôler quoique ce soit. Tu te crois si singulière à mes yeux, mais tu n’es rien de plus qu’un passe temps, ma belle. Certes un passe temps voluptueux, mais tu restes semblable à toutes les autres. »

    Colère intarissable se reflétant dans ses prunelles d’acier, faisant sortir les mots blessants de sa bouche avant même qu’il ne les ait pensés. Mensonges éhontés, dont la belle se rendrait forcément compte, car il n’avait jamais traité une de ses conquêtes de la sorte. Il n’avait jamais pris la peine d’être si sournois, de chercher à les posséder aussi sauvagement. Traitement réservée à la seule qui osait se refuser à lui, le laissant à chaque fois plus désemparé que jamais. Assassines de la belle s’étant déjà agrippées à son col de chemise, l’empêchant de s’échapper de son emprise. Lèvres aguicheuses et tentatrices venues taquiner ses sens, et faire tambouriner les battements dans le précieux palpitant logé au creux de sa poitrine, comme pour lui démontrer qu’elle était tout sauf ce qu’il venait de dire. Garce. Quelle délicieuse petite garce sa divine Siria était. Se laisser aller dans ses bras, il aurait pu le faire, sentant les tentatrices de l’héritière caresser sournoisement la peau de son ventre. Il ferma les yeux, se laissant happer tout entier par ce que lui offrait l’héritière, savourant avec délice ses baisers fugaces. Les méfaits de ses plaisirs naseaux ne tardèrent pas à le faire succomber pour de bon ; aussi il ne tarda pas à saisir sa taille de guêpe et à l’attirer contre lui, comme s’il avait cherché à se fondre en elle, à se noyer dans Son odeur.

    « Et toi Caïn, qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que le vrai Caïn veut ? Je parle de celui qui n'a pas besoin de ses substances pour me faire succomber.»

    Un sourire de loup étira ses lèvres en une moue clairement amusée. Ses assassines glissèrent lentement sous le chemisier immaculé de la belle brune, alors qu’il l’a faisait lentement basculer en arrière. Un à un, toujours dans cette lenteur calculée, les boutons argentés de la couleur du Sorcier Rusé sautèrent, avant que le jeune Serdaigle n’aille effleurer du bout des lèvres, son nombril, embrassant de ça, de là sa peau laiteuse. Plus rien n’avait le pouvoir de l’arrêter, à présent. Plus rien n’importait autour d’eux, ni ce mal de crâne infâme qui lui vrillait les tempes, encore moins le fait qu’il regretterait certainement son geste le lendemain. Il n’y avait qu’elle, sa tendre Siria, et sa peau satinée, son odeur envoutante, sa respiration saccadée. Alors que ses lèvres allaient embrasser la ligne séductrice de sa mâchoire, il lui répondit d’un ton qu’il n’avait d’ailleurs jamais employé avec elle, que lorsqu’elle se retrouvait nue contre lui.

    « Ce Caïn là, je ne suis pas sûr qu’il existe encore. Ces Moldus et cette poudre blanche se sont chargés de le faire disparaître ma Lumière. Mais, je peux peut-être te montrer ce qu’il veut. »

    ***
    **

    Ses prunelles d’acier se posèrent sur le corps blotti contre lui. Mèches chatoyantes contrastant avec une peau satinée, recouverte d’un léger voile humide pareille à la sienne. Il n’avait pas eu le courage de la laisser là, profitant encore un peu de sa présence, avant qu’elle ne se réveille et ne se mette à l’insulter. Il pouvait presque deviner d’avance ce que sa Siria allait dire. Parce que ça se passait toujours comme ça, et, il n’y avait pas de raison que ça change. La dernière fois, incapable d’assumer son attirance pour elle, Caïn était parti, la laissant endormie dans leurs océans de draps blancs. Cette fois, il s’était réveillé dans une position qui ne lui avait pas laissé le loisir de le faire, si bien qu’il était à présent là, à observer l’héritière Silvestri. Cobra devenu inoffensif, le beau peintre songea qu’il aurait pu la dessiner ainsi. Des formes pures, des traits éthérés, son visage enfin débarrassé de cette moue hautaine qui l’animait souvent, sa tendre Siria semblait plus belle que jamais. En soupirant, il caressa du bout doigt le contour de ses lèvres, un sourire presque contrit affiché sur son visage, alors que les paupières de la Serpentard commençaient à papillonner, signe qu’elle s’éveillait…

    Je ne veux pas revenir en arrière
    Je veux juste atteindre les cieux qui s'éloignent
    J'espère que tu comprends
    Ne prends pas cet air, comme si tu te sacrifiais



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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Ven 19 Aoû - 2:28

Qu'il pouvait être dédaigneux le bel Aigle... La Vipère, habituelle proie du rapace, perdait tous sens de la raison en sa compagnie. Elle le haïssait. Elle avait horreur de l'entendre lui parler ainsi... D'ailleurs, il était bien le seul à s'adresser à la petite Lumière de cette façon. Mais après tout, qu'attendait-elle de plus ? De différent ? Et pourtant, il n'était pas le même avec elle. Tout comme elle n'était pas la même en sa compagnie. Ils se connaissaient pourtant si peu. Peut-être était-ce tout simplement l'un des rares qui lui tenait tête de cette façon. Le premier à tenter de rabaisser la petite pimbêche qu'elle était et ce depuis des lustres... Oh bien sûr, nous pouvions comparer la situation avec ce Lovelace. Seulement, il y avait entre le rapace et la reptile une attraction physique sous-jacente qui venait compliquer de bien des manières la chose. Une possessivité commune inavouée et inavouable. Elle crevait pourtant les yeux. Les protagonistes de cette histoire en devenait même aveugle de ne trop voir la vérité ; que trop hésitant à cause de leur comportement inopportun. Pourtant à ses propos, Lux si impétueuse en temps normal, si susceptible, eut un sourire aux lèvres.
« T’aimerai bien, hein Silvestri ? Mais ne rêve pas trop. Tu n’es pas si indispensable que tu le penses, redescend »
Lux posa alors délicatement son doigt sur les lèvres de Caïn pour le faire taire. Dans un murmure, une moue moqueuse sur le visage, elle lui répondit :
« Chuuuut ! Tu as déjà dépassé le quota d'imbécilités prononcées pour la journée mon bel Aigle... »
Mais Caïn s'énervait... La drogue, dans une pulsion, l'avait poussé à vérifier s'il avait bien toutes ses petites réserves. Des lèvres du jeune homme, sa main avait glissé à sa poche arrêtant celle du jeune homme dans sa lancée. Ses yeux mécontents scrutant les iris de son compagnon d'une nuit. Pourquoi avait-elle envie de lui retirer ses petits sachets et d'éparpiller le contenu de ceux ci à travers la pièce ? Pourquoi, après tout, serait-elle inquiète pour ce type dont l'arrogance et les manières l'agaçaient au plus haut point ? D'ailleurs... Elle avait une fois de plus réussi à le faire sortir de ses gonds. Sans même vraiment le vouloir. Lux croisa les bras sous sa poitrine puis le fixa longtemps silencieusement. Penser que Lux changerai de sujet ? C'était bien mal la connaître.
« Je n’ai pas besoin d’aide, lâche moi. »
« Alors prouve le moi petit joueur ! Prenons les paris... »
C'est d'un ton impétueux qu'elle avait prononcé cette phrase, d'une façon très insidieuse. Une sorte de défi lancé à l'Aigle. Serait-il capable de le relever ? Proposer de l'aide à une personne telle que lui, c'était le rabaisser. Le défier, c'était autre chose. S'il y avait un enjeu, c'était différent. Si quelque part, cela pouvait être une main tendue dissimulée, ce n'était pas plus mal. Le ton sec qu'il avait employé n'avait pas démonté pour autant notre petite Vipère au venin pénétrant. Son petit stratagème est-il assez intéressant pour détourner la colère montante de Caïn ? La conversation tournait court pourtant. Il cherchait délibérément à la blesser. Si extérieurement la brune n'en montrait rien, il n'en allait pas de même à l'intérieur. A dire vrai, elle bouillonnait de rage. Elle voulait presque lui prouver qu'il ne pouvait se passer d'elle. C'était même pour cela qu'elle l'avait chauffé à blanc... Pour une fois, elle avait mené la danse. Dans un baiser, le long d'un soupir, Lux prit tout de même le temps de lui répondre. Elle n'aimait pas passer pour une idiote. Pour cela, elle serait même capable de tout arrêter. Du moins, c'est ce qu'elle pensait à chaque fois qu'ils avaient fini leurs ébats... C'était ainsi qu'elle retombait d'autant plus dans ses bras.
« Si je ne suis pas indispensable, tes petites habitudes ne seront pas chamboulées si j'arrête de côtoyer ta couche. Si cela peut te rassurer, tu n'es pas si indispensable non plus. Je n'ai pas de mal à te trouver des remplaçants! »
Et alors qu'elle eu l'occasion de le regarder droit dans les yeux, elle lui murmura ces quelques mots.
« Arrête de me prendre pour une idiote. »
A quel sujet ? C'était à l'Aigle de deviner le sens de ses propos. Il y avait pourtant beaucoup de sens attachés à cette phrase. Peut-être n'aurait-il pas le temps d'y réfléchir réellement tandis que la Lumière s'amusait avec la chemise de l'Aigle. Elle en avait fait glisser un pan. Déjà ses doigts agiles caressaient la peau mis à nue. Ces derniers commencèrent à la déboutonner lentement, puis, arrivant au pantalon du jeune homme, la Lumière l'ouvrit habillement... Pour une fois, c'était lui qui cédait à ses avances et la petite Vipère se délectait de cette instant de gloire. Elle venait de lui prouver que tout ce qu'il venait de dire n'avait aucun sens, ses actions contredisant ses propos. Elle se sentit alors happée contre lui, prise de manière possessive. Étrangement, ce n'était que dans ses bras, que dans cette passion rageuse qu'elle se sentait précieuse et désirée véritablement. Elle sentait ses lèvres dans son cou, ses doigts glisser sur ses cuisses. Le souffle de Lux devenait petit à petit irrégulier et une chaleur envoutante l'envahissait doucement.
« Il faut que tu sois complètement folle, ou totalement inconsciente pour me provoquer de la sorte ma tendre Siria, quand je ne suis plus en état de contrôler quoique ce soit. Tu te crois si singulière à mes yeux, mais tu n’es rien de plus qu’un passe temps, ma belle. Certes un passe temps voluptueux, mais tu restes semblable à toutes les autres. »

Elle dégagea de manière impertinente son menton de la poigne de Caïn mais ne cessa de le regarder dans les yeux pour lui montrer qu'elle lui tenait tête quoi qu'il en soit.

« Te penses-tu si singulier pour te croire unique ? Tu remarqueras que je m'entends particulièrement mieux avec les jeunes hommes et ceux qui m'entourent ont des agissements semblables aux tiens. Les 'petites habitudes', le train train... ce n'est pas votre truc. Je vais même t'avouer une chose. Tu es bien le seul à te soucier de te souvenir de mon deuxième prénom... »
Oh oui, déjà tout à l'heure, elle jouait avec le fait qu'elle côtoyait d'autres garçons. Elle voulait elle aussi le mettre en colère... lui montrer qu'il n'était pas si 'indispensable' comme il se plaisait à le dire ! Elle se pencha alors pour l'embrasser ses mains froides se posant doucement sur son cou, ses cheveux chatouillant son torse dont la chemise était à présent ouverte.« La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté. »
Petite trahison sur elle même de la part de la vipère puisque cette dernière venait de citer un être dénommé Baudelaire. Mais tandis qu'il avait parlé de volupté, cette phrase qu'elle se souvenait avoir lu il y a bien longtemps, avait franchi ses lèvres sans qu'elle ne le veuille vraiment. Elle se sentit alors agrippée par la taille. Le peu d'espace entre eux venait d'être réduit à néant.
« Ce Caïn là, je ne suis pas sûr qu’il existe encore. Ces Moldus et cette poudre blanche se sont chargés de le faire disparaître ma Lumière. Mais, je peux peut-être te montrer ce qu’il veut. »
Un tas de réponses traversa l'esprit de la Lumière et pourtant elle se laissa aller dans les bras de son Aigle, le laissant une nouvelle fois prendre le dessus. Il se jouait de son impatience, glissant avec lenteur sous sa chemise. Caresses et baisers sournois pour lui faire perdre la raison. Mais y avait-il ne serait-ce qu'un soupçon de raison entre eux ?

_____________

Les bras de Morphée venaient d'abandonné Lux délicatement. Elle s'étira doucement, clignant un peu les yeux pour s'habituer de nouveaux à la lumière ambiante. Elle fut déstabilisée de sentir le corps chaud de son compagnon de jeu à ses côtés. La brune, les joues encore rosit de plaisir, tourna le regard vers celui qu'elle pensait encore endormi. Mais ce dernier avait bel et bien les yeux ouverts. Restant silencieuse, Lux l'observa. C'était bien la première fois que le premier à s'éveiller reste aux côtés de l'autre. La dernière fois, Lux s'était retrouvée seule, tout comme lui la fois d'avant encore... Elle resserra doucement sa chemise, prise d'un frisson malgré la chaleur ambiante et leurs efforts physiques. Le bureau grinça alors qu'elle se redressait un peu, les cheveux légèrement décoiffés. Son regard alors dans les prunelles de l'Aigle. Etrange instant entre eux, parfaitement inhabituel. Silence pesant, silence d'or. Le briser était presque un sacrilège ou fallait-il encore trouver les mots parfaits. Ceux qui ne seraient sûrement jamais prononcés. Ils étaient comme deux aimants. Dans le mauvais sens, ils se repoussaient inévitablement. Si seulement les choses changeaient, que l'un deux se mettait dans le bon sens, ils seraient liés comme jamais. Les yeux clairs de Lux se perdirent un instant dans ceux d'acier de Caïn. Pourquoi malgré toutes ses contradiction, aimait-elle sa présence ? Ses iris semblaient moins dilatées. Peut-être même était-il libre de toutes emprises. Elle approcha doucement son visage du sien, ses doigts fins s'attachant à son menton orgueilleux. A quelques centimètres de ses lèvres, la belle fut pourtant incapable de terminer ce qu'elle avait commencé. Elle souffla alors ces mots.
« Tu es un être détestable, Caïn. »
Détestable car il lui faisait du mal. Mal verbalement, parfois même physiquement. Mal de rester à ses côtés. Mais alors pourquoi s'attachait-elle à lui ? Pourquoi ces dernières paroles trahissaient que c'était pour cela qu'elle le trouvait détestable ? Par Merlin... qu'elle aimait le détester. Elle se perdit alors dans ses pensées. Si Nox venait à être au courant de cela... Alors qu'elle passait en revue toutes celles qu'il avait pu fréquenter, elle se dit que toutes ne pouvaient pas être de sang pur. Cela était impossible... Tant que cela n'arrivait pas aux oreilles de leurs parents, c'était le principal. Nox ne lui rendait pas de compte lui après tout. Non, le vrai problème était de savoir où elle mettait ses opinions... Défier les Silvestri n'était pas dans ses cordes. Le courage restait aux Gryffons...

Lux se redressa alors faisant dos au bel Aigle. Elle se laissa glisser du bureau témoin de beaucoup de choses. De ci et là, elle ramassa quelques unes de ses affaires. A présent, vêtu de sa chemise, il ne manquait plus que sa jupe, posée négligemment sur le bureau aux côtés de Caïn. Elle ne pu s'empêcher de le regarder. Il était séduisant et dégageait un charme envoutant. Son parfum suave ferait perdre la raison à une none. Des images de leurs frasques lui revint alors en mémoire, et la petite Lumière se raisonna pour penser à des choses plus... moins distrayantes... Elle se rapprocha tout de même du bureau et donc de la source de ses tourments. De celui qui lui faisait perdre la raison. Posant sa main sur la jupe, non gênée de sa tenue légère, la Lumière ne fut capable que d'hostilité. Non, elle ne voulait pas se dévoiler, pas à lui.
« Je suis étonnée que tu restes aux côtés d'un simple passe temps voluptueux... »
La Vipère dévoilait elle aussi ses failles, montrant qu'elle était vexée... peut-être même jalouse.
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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Dim 18 Sep - 21:00

« Je peux pas te dire ce que c'est vraiment. Je peux juste te dire à quoi ça ressemble. Et maintenant c'est un couteau en acier dans mon artère, Je peux pas respirer quand je me bats encore, je peux pas me battre. Tant que le mauvais ressemble au bon c'est comme si j'étais dans un combat, Défoncé à l'amour, bourré de ma haine, C'est comme commencer à s'asphyxier et plus je l'aime plus j'en souffre, Je suffoque et juste avant de me noyer, Elle me ressuscite, elle me déteste mais putain j'aime ça »
Masque d’indifférence, silhouette faite de marbre. Il paraissait insensible à tout. Insensible à elle. Même dépourvu de cette impulsivité qui le caractérisait si bien. Vipère calme et endormie qui ne tarda pas à déverser son venin habituel. Il ne fut a vrai dire même pas surpris du retournement de situation, et du regard pétrifiant qu’elle lui jetait, telle Méduse désirant se venger de tous les hommes qui l’avaient condamnés. A son plus grand regret, et tout aussi paradoxalement à son plus grand soulagement, elle se détacha de lui allant ramasser ses affaires.

    « Tu es un être détestable, Caïn. »


Détestable. Ses dires étaient véridiques et Lux ignorait à quel point elle avait raison, à quel point ces mots transperçaient le palpitant logé au creux de sa poitrine. Tout aussi étrangement, il l’a trouvait magnifique avec cet air de gosse renfrogné n’ayant pas eu le jouet qu’il souhaitait, même si l’idée de n’être que son jouet avait quelque chose de frustrant. Il l’observa silencieusement se rhabiller, avant qu’elle ne vienne se planter devant lui. Caïn n’écouta pas un mot de ce qu’elle dit, seulement, songea qu’il aurait pu lui faire l’amour une seconde fois, dès à présent, sans plus de cérémonie. Hélas laisser libre court à ses fantasmes n’était pas chose à faire dans ces moments là, ou sa mémoire lui faisait défauts en raison de ses plaisirs naseaux.

    « C’est un constat assez… juste. Malheureusement, je crains que tu ne doives faire avec, Siria. »
    « Je suis étonnée que tu restes aux côtés d'un simple passe temps voluptueux... »


L’Aigle avait sondé les perles claires de la Vipère avec intérêt. Hargne sous-jacente qui cherchait à extirper le moindre indice émanant de son enveloppe voluptueuse. Rancœur palpable attisant ses propres nerfs. Un bref sourire étira ses lèvres, sans répondre toutefois, laissant son regard de fauve balayer sa divine silhouette. Haïr, au fond, ils ne pouvaient que cela. S’insulter, tout en s’aimant. Car prononcer ces trois mots signeraient la fin de toute relation qu’ils aient pu entretenir. Caïn Osborne et Lux Silvestri. Lux et Caïn. Même leurs deux noms l’un à côté de l’autre lui semblait d’un ridicule absolu. Son soupire déchira le silence de la pièce alors qu’il écartait l’assassine que la belle Serpentarde avait posé sur sa jupe. Elle n’allait sans doute pas la récupérer de si tôt, l’humeur du bel Albâtre semblant très taquine à cet instant là. Il s’amusa à suivre du bout des doigts les plis de la jupe, laissant son regard quelque fois dériver vers la chemise mal boutonnée de sa tendre Siria.

    « Ah je vois… Une de plus que j’ai traumatisé, c’est ça ? A quoi t’attendais-tu de ma part, au juste ? »


Railleries mesquines dissimulant partiellement un trouble gagnant en puissance à chaque seconde. Il avait parfaitement saisit l’allusion de la belle, mais c’était plu à détourner sa question sous-jacente, simplement pour attiser ses nerfs. Il aurait presque pu deviner la jalousie de sa partenaire de luxure, rien qu’en observant ses prunelles claires. A vrai dire, il y avait beaucoup de sentiments et d’émotions que le Peintre savait interpréter voire, reconnaître dans les traits des élèves qu’il côtoyait au quotidien, à force de chercher à les saisir tout en les peignant. Malgré toute sa fierté, et toute son arrogance, le masque de sa belle Lumière n’était pas fait que d’insolence. Elle avait quelque fois aussi un regard rieur, et très expressif dont il aurait aimé capter l’intensité sur l’une de ses toiles. Peut-être un jour deviendrait-elle sa Muse, même s’il en doutait fortement, son choix s’étant porté pour l’instant sur les traits éthérés de Sasha Tetlan. A son tour, il glissa du bureau, se saisit de son pantalon d’uniforme qu’il enfila en songeant avec plaisir que sa Lumière c’était très vite empressée de le lui retirer –chose qu’il ne lui aurait jamais dit en face de peur de se prendre un sortilège de Chauve-Furie de sa part.

    « Mes autres passe-temps n’ont pas ton répondant et transpirent l’ennuie. Ne prends par cet air, je ne mens pas. Tu sais bien que ce n’est pas mon genre de flatter l’égo des gens… »


Il l’observa ouvrir la bouche pour répliquer, mais il ne lui en laissa pas davantage le temps. D’un geste brusque, il l’a domina de sa hauteur tout en lui plaquant une main sur les lèvres, qu’il prit garde d’ailleurs de ne pas abîmer. Les enfantillages n’avaient que trop duré. Un sourire narquois se glissa sur ses lèvres alors qu’il opinait négativement de la tête. Sensation qui semblait le tirailler en tout sens, ravageant tout sur son passage, allant peu à peu embrumer ses pensées. C’est Son appel. Celui de cette vieille amie que Lux avait appris à détester avec le temps, tant elle pouvait contrôler ses gestes et paroles. Un peu plus tôt dans la soirée, la belle avait pris le pari de voir s’il pouvait lui montrer qu’il n’était pas dépendant. Avec un arrière gout amer dans la bouche, il songea qu’elle avait manifestement raison. Il était un cas désespéré. C’était trop tard pour lui.

    « Sérieusement Lux… Ta gueule »


Réaction espérée qui ne se fit pas attendre, brisant sa colonne vertébrale de milliards de frissons à l’instant même où Ses lèvres se fondèrent aux siennes. Soupir suave s’échappant des obscures séductrices, alors qu’il sentait le parfum de l’héritière l’emporter peu à peu. Il en oublia son envie imminente de poudre blanche, et l’hostilité dont avait fait preuve Lux à son égard. Il en oublia même qu’il en était presque rendu à forcer son contact contre lui, mais à vrai dire, a cet instant il en avait plus rien à foutre. Contact rompu aussi brusquement qu’il l’avait embrassé, lui laissant un vide abominable sur lequel il n’était même pas capable de mettre un nom. Il enfila sa chemise, et sa cravate qu’il déposa négligemment sur son épaule, avant de se diriger vers la porte de la pièce. Son visage de côté, son habituel sourire de loup vint orner ses lèvres lui rappelant que leur prochaine rencontre serait comme toujours dès plus intéressante, avant de disparaître. Il enfonça ses mains dans ses poches et, en touchant le fameux sachet de poudre, comprit que sa seule compagne, désormais, serait cette si semblable et destructrice Poudre Blanche.
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MessageSujet: Re: Un rencontre artistique   Dim 2 Oct - 14:09

« Est-ce que tu m’écoutes au moins ? »
s’énerva la Lumière tandis qu’elle se plantait devant lui pour récupérer ces dernières affaires qui trainait ça et là. Il avait l’air de penser complètement à autre chose. Il ressemblait à l’une de ces statues grecques allongé ainsi de manière lascive. Il lui déclara alors qu’elle devrait faire avec… La brune lui lança alors un regard noir.
« Qui te dit que j’ai envie de faire avec ? »
La Lumière lui avait répondu de manière assez mordante. Pourquoi croyait-il qu’elle serait prête à satisfaire tous ses caprices ? La considérait-elle comme acquise ? La secoua la tête négativement. Qu’est-ce qu’il pouvait l’agacer cet Aigle si orgueilleux. Elle se demanda ce qu’elle faisait encore à ses côté et pourquoi elle avait presque été heureuse de se réveiller alors qu’il était encore là.

D’un geste vif et énervé, elle avait voulu attraper sa jupe qui était nonchalamment déposée sur le bureau de leurs frasques. D’humeur joueuse ce dernier l’empêcha de se saisir de son bien. Lux croisa les bras sous sa poitrine et le regarda sans parler. D’humeur bougonne suite à tout ce qui traversait son esprit, la brune, quant à elle, n’était pas d’humeur. Elle l’observa tandis qu’il jouait avec les plis de la jupe de manière désinvolte. Son regard ne pouvait s’empêcher de l’observer. Elle le trouvait beau. Aussi beau qu’il n’était détestable. Aussi détestable qu’il n’était arrogant. Aussi arrogant qu’il était attachant… Elle tira sur les pans de sa chemise pour la remettre en place. Il lui demanda alors ce qu’elle attendait de lui. La Lumière s’avança alors vers lui et posa sa main sur la sienne. Le regardant alors dans les yeux, elle se mit à lui parler.
« Je m’attendais à être l’unique, celle qui te changerait radicalement. J’imaginais que nous pourrions être un couple comme des gens normaux. Qu’on arrêterait ces jeux stupides… »
Du bout des doigts, elle lui caressa l’angle de sa mâchoire orgueilleuse. La brune approcha son visage de celui de Caïn et déposa un chaste baiser à la commissure de ses lèvres. Tandis qu’un sourire moqueur se dessinait sur ses lèvres alors qu’elle éloignait son visage, Lux se mit à rire de ses talents de comédienne.
« Je n’attends rien de toi, Caïn. Tu n’es pas vraiment le genre d’homme sur qui on peut compter malheureusement… Arrête de croire que tu me connais. Arrête de penser que je suis tienne. Arrête d’imaginer que je supporterai tes caprices et tes facéties ad vitam aeternam. Ma patience a des limites que tu n’es pas loin de franchir mon bel aigle. »
La brune tira sèchement la jupe qui se trouvait alors sous la main de Caïn. Et pourtant, si elle ne laissait rien transparaitre, une partie de ce qu’elle avait dit n’était pas loin d’être la vérité. Pas loin seulement, car ce n’était pas dans la mentalité de notre Lumière de voir les choses ainsi. Il en allait ainsi depuis sa rupture avec Regulus. Sur les mots unique et couple il fallait voir ‘uniquement à moi’. Le changer ? Non. Espérer quelques notes d’attention différentes ? Oui. Que les jeux stupides entre eux s’arrêtent ? Bien au contraire.
« Mes autres passe-temps n’ont pas ton répondant et transpirent l’ennuie. Ne prends par cet air, je ne mens pas. Tu sais bien que ce n’est pas mon genre de flatter l’égo des gens…»
Cette réponse l’agaçait autant qu’elle la satisfaisait… ses autres passe-temps, n’est-ce pas ? Lux se découvrait un côté possessive qu’elle ne se connaissait pas. Après tout, elle-même ne se réservait pas qu’à lui, non ? Alors pourquoi ce sentiment ?
« Vu tes passe-temps, tu dois fortement t’ennuyer surtout lorsque je te vois avec…»
Mais la brune ne termina pas sa phrase. Il avait été si rapide que Lux, qui refermait tout juste le bouton de sa jupe, n’avait pas eu le temps de le voir fondre sur elle. Il avait plaqué l’une de ses belle et grande main sur sa bouche pour la faire taire. Elle se sentit alors vraiment petite face à lui dans cette position. Le regard de la brune se perdit dans le sien. Ce dernier exprimait clairement un ’mais qu’est-ce que tu fous Osborne ?’ Son regard s’offusqua alors qu’il lui disait de se la fermer. Elle voulut se dégager mais les lèvres de l’Aigle fondirent sur les siennes. Brouillant son esprit alors qu’elle avait tenté de le repousser, Lux se perdit dans les bras de cet oiseau de mauvais augure. Baiser à bout de souffle, avec un brin de passion ardente inexplicable pour ces deux adversaires qui ne voulaient rien avouer à l’autre. Rien avouer à soi-même. Son odeur masculine embrassait Lux de toute part. Il était diablement beau vêtu de cet unique pantalon. Ses mains se perdirent au creux de son cou, puis, aussi soudainement qu’il avait commencé, le baiser prit fin. L’Aigle s’éloigna et chercha à son tour ses vêtements pour les enfiler laissant une Lux confuse et perdue. Retrouvant petit à petite ses esprits, la Lumière ajusta les boutons de sa chemise qu’elle avait fermé avec précipitation puis rentra les pans de celle-ci dans sa jupe. Ses doigts fins glissèrent dans ses longs cheveux bruns pour tenter de les remettre en ordre. C’est avec son habituel sourire que l’Aigle quitta la pièce, laissant notre Lumière seule dans ce lieu témoins de leurs échanges.

La brune tira sur sa jupe pour la remettre en place et respira un grand coup. Elle s’appuya un instant contre le bureau et ferma les yeux. Il fallait qu’elle remettre ses idées en place. Elle ne pouvait pas continuer ainsi à subir les humeurs de cet Aigle susceptible. Il ne lui apporterait jamais rien de bon. Il fallait qu’elle oublie, qu’elle efface ce qu’elle pensait être des sentiments à son égard. Les vacances d’été approchant, c’était l’instant idéal pour cela. Peut-être devrait-elle demander son avis à Ciella ? La jolie blonde avait toujours été de bons conseils pour ce genre de situations.

Lux se redressa puis d’un pas déterminé elle sortit de cet endroit. Dans le couloir, l’effluve du parfum de l’Aigle flottait encore. La Lumière partie alors dans la direction opposée à celle-ci.







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