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Admin↯  Future star des couches culottes
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James Potter

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MessageSujet: Play the game    Mar 17 Aoû - 2:02

Le soleil brillait haut dans un ciel sans nuage, réchauffant l'atmosphère encore froide de ce mois de janvier. James avait déclaré au reste des Maraudeurs et à Lily qu'il les rejoindrait un peu plus tard au déjeuner, et s'était empressé de rejoindre la volière. Il avait reçu la veille une lettre de ses parents lui apprenant la mort d'une de ses tantes, qu'il ne connaissait pas si bien que ça, et il voulait donc leur répondre le plus vite possible. Leur dire que c'était triste, et qu'il les soutenait. Et ajouter que de son côté, tout allait bien. Evidemment, tout n'était pas aussi rose qu'il s'était plu à le raconter dans sa lettre, mais il n'allait certainement pas confier tout ses problèmes à ses parents. Hors de question de leur raconter tout ce qui se passait avec Rogue, de parler de Harry et encore moins de Peter. Il se contentait donc de dire qu'il allait bien, c'était suffisant.

Il avait écrit sa lettre la veille au soir, et il voulait aller la confier à Merlin avant le repas de midi. Il n'aurait pas le temps de le faire cet après-midi, avec les cours et l'entraînement de Quidditch. Le jeune Potter poussa la vieille porte de la Vollière, et pénétra dans la petite pièce. Quelques hiboux daignèrent ouvrir les yeux pour regarder qui venait troubler leur sommeil, mais la plupart d'entre eux ignora simplement sa présence. James leva la tête et chercha son hibou du regard, mais au milieu de tous ces bestiaux, il s'avéra incapable de le repérer. Il jura, avant de siffler légèrement comme il avait l'habitude de le faire.


-Merlin ! Viens par là, mon vieux !

L'un des volatils prit son envol et vint se poser sur le perchoir juste à côté du Gryffondor. James le caressa un instant, distrait. Il attacha sa lettre, plongé dans ses pensées. Il revivait la conversation qu'il avait eu avec Lily, à propos de Rogue. Il n'avait pas croisé cette enflure depuis lors, mais il attendait ça avec impatience. Si ce misérable cancrelat osait ne serait-ce que poser les yeux sur SA petite amie, nul doute que James le transformerait en décoration murale. D'ailleurs, en repensant à cette soirée, il n'y avait pas lui que le Maraudeur rêvait d'emplafonner. Dave Goujon était également bien positionné sur sa liste de personnes à abattre, juste derrière Torben Badenov, Nathan Sanders et Lord Voldemort.

Le jeune homme fut brutalement ramené à la réalité par Merlin. Son aimable volatil devait commencer à trouver le temps long, et le lui signala par un amical mais violent coup de bec sur le dos de la main. Grimaçant, James frotta son membre endolori, avant de sortir un biscuit de sa poche. Il le tendit à l'animal, cherchant à se faire pardonner. Ce fut à ce moment là qu'il entendit la porte de la Volière s'ouvrir à nouveau. Il se retourna pour faire face au nouvel arrivant, et reconnut sans peine Regulus Black. Super. On ne pouvait pas dire qu'ils s'adoraient tous les deux, bien au contraire. A vrai dire, James ne le connaissait pas vraiment, et ce qu'il savait de lui lui suffisait amplement pour le détester. Après tout, n'était-il pas tout le contraire de Sirius ? Un petit toutou qui marchait bien gentiment dans les traces de ses parents, ces imbéciles de pro sang-pur ?
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: Play the game    Mar 17 Aoû - 10:06

    Le début de l’année était déjà arrivé sur Poudlard. Le temps passait à une vitesse incroyable. Regulus voyait les jours défiler sans s’en rendre réellement compte. C’était bientôt l’heure des vacances et Regulus ne savait toujours pas s’il rentrait chez lui, à Londres. Ses parents n’avaient toujours pas donné de réponse. Et là, cela devenait plus qu’urgent. Slughorn avait déjà fait circuler les fiches d’inscriptions de départ, mais aussi celles pour ceux qui restaient. Et lui ne savait toujours pas. Ce n’était pas lui qui prenait les décisions. Ses parents partaient souvent soi-disant en voyage d’affaires, et ils ne voulaient pas qu’il reste seul à 12, suare Grimmaurd, durant leur absence. Pourtant, Regulus adorait la solitude et cela ne l’aurait certainement pas dérangé. Tellement austère, il avait du mal à se faire de nouveaux amis. Le monde qui l’entourait était trop complexe pour lui, mais les personnes qui y vivaient l’étaient encore plus. Il sortit ainsi de la salle commune des Serpentard, deux lettres à la main. L’autre était pour un de ses vieux amis qui n’étudiait pas dans cette école et avec qui il correspondait régulièrement. Malheureusement, sa chouette était partie chasser ce matin, et il ne l’avait pas retrouvé près de son dortoir. Ce qui l’avait amené à entreprendre le chemin qui menait à la Volière. De toute manière, Morgan était sans aucun doute à la Volière. Ce n’était pas un prénom très original pour une chouette mais, il s’en fichait.

    Le vent frais ébouriffa doucement ses cheveux, il ne faisait pas froid, mais Regulus avait tout de même pris son écharpe. Pas celle de l’école avec l’emblème et les couleurs de Serpentard. La sienne, celle des Black, avec leur blason et tout le reste. Celles de l’école grattaient bien plus que la sienne, mais il ne fallait pas faire le difficile non plus. Il se promena d’abord près du lac, se posant sur le rocher qu’il adorait tant, et observa l’eau. Il était toujours immédiatement attiré par lui, le lac. L’eau claire lui faisait ruminer ses pensées, noires ou non. L’eau. Elément fou & perturbateur, bien moins que le feu bien sur, mais qui le fascinait tout de même. Il aimait bien se plonger dans l’eau délicieuse du lac de temps à autres, même en plein hiver, l’eau était toujours à une température agréable, selon lui en tout cas. Après un temps qui lui avait paru bref, il se leva, et chemina jusqu’à l’escalier qui menait à la fameuse Volière de Poudlard et se mit à gravir les marches menant vers la Volière. Cette tour à la hauteur vertigineuse l’avait toujours fasciné. Il s’arrêta alors qu’il n’avait grimpé que quelques marches. Il regarda vers le haut, et se dit que monter toutes ses escaliers en courant, peut-être même à cloche-pied, serait un excellent entraînement pour le Quidditch. Aussitôt pensé, aussitôt approuvé ! Il se mit à courir, sauter, jusqu’en haut. Essoufflé, il franchit la porte, hors d’haleine, mais hilare.

    Dans la volière, pièce circulaire aux murs de pierre, il faisait toujours bien plus froid que dehors, les courants d’air qui la traversaient pouvaient sans aucun doute expliquer cela. Des centaines de hiboux et de chouettes de toutes espèces, hiboux grand-duc, chouettes effraies, lapones ou hulottes se tenaient fièrement sur des perchoirs qui s'élevaient jusqu'au sommet de la tour. Tous étaient endormis, ou alors inspectaient le nouvel arrivant d’un œil inquisiteur, mais là, ce n’était pas plusieurs dizaines de hiboux qui le regardaient d’un oeil rond, mais James Potter. Regulus se pinça les lèvres, haletant encore, il n’avait vraiment pas envie de se battre ou de se disputer en ce moment. Par principe, tous les élèves de Serpentard et de Gryffondor devaient se haïr, et c’était comme ça depuis déjà plusieurs centaines d’années, mais il était peut-être temps de faire un trêve, rien que pour un instant, le temps d’attraper Morgane, et de repartir.
    « Bonjour, Potter. »
    Il était peut-être à Serpentard, mais cela ne l'empêchait pas d'être poli, il n'était pas si cruel, tout de même. Il repéra sa petite chouette, perchée entre une chouette effraie et une chouette hulotte, et se précipita vers elle en glissant un peu sur des fientes d'oiseaux. L’ignorance. Il préférait cela à une bataille inutile, que soit physique ou verbale.
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James Potter

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MessageSujet: Re: Play the game    Jeu 19 Aoû - 1:58

James resserra son écharpe autour de son cou alors qu'un courant d'air glacé traversait la pièce. La Volière était réputée pour être particulièrement froide en hiver, et agréablement fraiche en été. Le jeune Potter, habitué depuis longtemps, avait bien fait attention de fermer soigneusement sa cape avant d'entrer. Tout comme Sirius, le Maraudeur n'était pas particulièrement frileux, au contraire. Il faisait plutôt partie de ces gens qui n'ont jamais froid, peu importe le temps qu'il fait. Seulement les coups de vent glacé ne lui procuraient pas non plus une sensation de bien-être. Heureusement, la chaleur corporelle de Merlin lui réchauffait agréablement les mains, tandis qu'il le caressait d'un air distrait. Il songeait aux vacances qui approchaient, et à la façon dont il allait s'occuper. Il avait prévu d'emmener Lily à Paris, la ville de l'amour... Parce qu'il devait bien avouer que sa demande de fiançailles n'avait pas été très romantique, et il voulait se rattraper. Il avait donc acheté deux billets pour le ferry, et avait déjà réservé leur nuit d'hôtel. Ils devaient y passer deux jours, et le jeune homme crevait d'impatience.

Il avait ensuite prévu de revenir à Poudlard. Il ne lui restait plus que quelques mois à passer ici, et il voulait en profiter à fond. Il savait que c'était ce que le reste des Maraudeurs avait également décidé de faire, et il s'en réjouissait. Parce qu'évidemment, Poudlard sans ses meilleurs amis, ce n'était plus du tout la même chose. Il avait du mal à se dire que dans quelques mois à peine, tout ceci serait terminé. Il quitterait l'école pour ne plus jamais y revenir. Très rapidement, il avait considéré ce lieu comme sa maison, et lui dire adieu s'avérait très difficile... Même s'il savait que ce qui l'attendait après était encore mieux. Il allait emménager avec Lily, juste à côté de Sirius et Anna. Il allait commencer sa formation d'Auror, entrer dans le monde des grands. Et même s'il n'y resterait pas longtemps, il avait quand même envie de connaître tout ça. Et puis, il pourrait aussi continuer à voir Harry, sans se préoccuper de ce que pourraient penser les gens en les voyant tous deux si proches. En bref, l'avenir lui réservait bien de belles choses, mais tourner le dos à Poudlard et à tous les merveilleux moments qu'il avait passé ici s'avérait difficile.

Ses pensées dérivèrent ensuite vers Severus Rogue, et tout sa clique de Mangemorts, ainsi que vers les menaces qu'il avait faites à Lily. Cette enflure ne payait rien pour attendre. Pas de doute qu'à leur prochaine rencontre, il risquait d'y avoir de la bagarre. Mais il n'eut pas le temps d'approfondir ses envies de meurtres sur le Serpentard, ramené brutalement à la réalité par son hibou impatient. Pour se faire pardonner, il tendit un MiamHibou à l'animal, tout en se frottant la main. C'est à ce moment que la porte de la Volière s'ouvrit pour laisser entrer Regulus Black. James se tourna pour lui faire face, et resta interdit un instant. Il devait probablement être le type le plus malchanceux de la Terre, pour que cet avorton décide d'envoyer son courrier exactement en même temps que lui. Le Serpentard le regarda, puis pinça les lèvres avant de se décider à le saluer.


-Regulus...

James l'appelait rarement par son nom de famille, comme il le faisait normalement avec toutes les personnes qu'il connaissait peu ou qu'il ne pouvait pas sentir. Mais voila, Regulus avait le même nom de famille que Sirius, et le jeune Potter tenait absolument à marquer le moins de familiarités entre eux. Hors de question de l'appeler Black, encore moins quand Sirius était dans les parages. Le Serpentard se détourna, ne semblant pas chercher la bagarre. Tant mieux, James non plus n'était pas vraiment d'humeur à se battre. Le Maraudeur se tourna donc vers Merlin, et le caressa une nouvelle fois, avant de l'apporter près de la fenêtre. Il lui chuchota l'adresse du destinataire, comme il le faisait toujours. Il savait qu'il n'en avait pas besoin, mais il en avait prit l'habitude, et il aimait bien ça. Une fois que l'animal se fut envoler, il s'appuya contre la fenêtre, et observa Regulus quelques instants. Une partie de lui avait envie de partir sans plus de cérémonie, et d'aller retrouver ses Maraudeurs chéris dans la Grande Salle, pour un festin qui lui ferait le plus grand bien. Mais il avait également envie de rester là, et de chercher un peu le Serpentard.


-Tiens, tu diras à Rogue que s'il s'approche de Lily, il est mort... Et j'y pense, ça vaut pour toi aussi, et toute ta petite bande de débiles pro-sang-pur. D'ailleurs, tu salueras Voldemort de ma part !

Il croisa les bras sur sa poitrine, un sourire aux lèvres. Finalement, il était peut-être d'humeur joueuse. A vrai dire, il était toujours d'humeur à se payer la tête de quelqu'un comme Regulus, et plus généralement de tous les Serpentards. Il regardait le jeune Black droit dans les yeux, avec cette lueur d'arrogance qui l'avait si longtemps rendu insupportable aux yeux de Lily. Un instant plus tard, il se dirigeait à vitesse mesurée vers la porte de la Volière. Il tournait le dos à Regulus, mais ne craignait rien ; il savait que le Serpentard ne l'attaquerait pas en traître. Il était le petit frère de Sirius, tout de même, il devait bien avoir un peu d'honneur quelque part.
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MessageSujet: Re: Play the game    Jeu 19 Aoû - 12:09

    Alors qu’il grimpait sportivement les marches de la volière, Regulus pensait. Son cerveau dérivait souvent lorsqu’il faisait un exercice physique vers les choses qui lui tenaient à cœur. Souvent, il pensait aux personnes qui comptaient réellement pour lui. Comme Ciella. Cette fille, il l’adorait. D’origine italienne, elle était comme un chien enragé qui s’apprêtait à vous dévorer sans attendre la moindre autorisation. Elle est fabuleuse, mais c’est le diable. Leurs conversations lui manquaient. Les quelques années de différences qui les séparaient n’avaient pas empêchés leurs amitiés de naître, et de se solidifier avec le temps. Une sorte de confident protecteur, c’était ce que Regulus était pour elle, et il en était de même pour elle. D’ailleurs, il était peut-être temps qu’il lui écrive une petite missive, juste pour prendre des nouvelles. Il avait toujours du parchemin sur lui, au cas où, il n’avait qu’à l’écrire à la Volière.
    Ses pensées dérivèrent vers Anna, qui était comme une sœur pour elle. Même s’ils étaient dans la même maison, il n’arrivait pas à lui parler, elle passait toujours devant lui comme un coup de vent inaccessible, et il craignait que son frère lui interdise en quelque sort de le voir, de le fréquenter. Il n’ignorait pas qu’elle avait choisit l’autre camp. Pas le même que le sien malheureusement. Enfin, lui-même n’avait pas entièrement décidé, mais cela coulait de sources. Il fallait suivre sa famille. C’était les règles qu’on lui imposait. Ne surtout pas déshonorer encore plus la famille comme l’avait fait Sirius. Prononcer son nom, même en pensée, lui serrait le cœur. Pourquoi refusait-il de lui parler ? Rien que pour prendre des nouvelles. Depuis qu’il s’était enfoui de la maison, rares ont été les mots qu’ils se sont adressés, et cela le rendait malade.

    Arrivé dans la Volière, il fut étonné que James Potter le trouve assez digne d’être salué. C’était sûrement par pure politesse. Il avait bien décelé dans son regard une once narquoise. Il l’appela par son prénom. Bien sur. Il ne fallait surtout pas qu’il l’appelle Black, cela salirait par la même occasion celui de son meilleur ami. Ils se détournèrent tout deux. Regulus trouva vite Morgane et l’appela, et elle s’envola avec les deux lettres dans le ciel bleu. Ce mois de janvier n’était pas trop froid et Regulus appréciait. Le cadet des Black commença à écrire sa lettre pour la belle italienne. Alors qu’il commençait à peine, la voix de James s’éleva dans la pièce, alors qu’il pensait ne plus l’entendre aujourd’hui. Il se retourna vers lui, toujours appuyé contre une fenêtre. Apparemment, Potter avait décidé de le chercher. Seulement, Regulus n’était vraiment pas d’humeur. Il ne releva pas la remarque, une expression neutre sur son visage. Et reprit sa lettre. Aussi facilement que cela pouvait être, il avait appris à dominer ses émotions.

    Mais, lorsqu’il vit qu’il se dirigeait vers la porte, il avait envie d’avoir le mot de la fin.
    « Tu sais Potter, tout comme toi, je n’ai pas eu de nouvelle de Rogue depuis le procès, et je n’en cherche pas non plus. »
    Il était vrai que Rogue avait été son ami, mais il ne l’endurait pas pour autant. Enfin, non. Anna et Ciella, elles, étaient ses amies. Severus comme tous les autres Serpentard avec qui il traînait habituellement, n’étaient pas comme elles. Ils n’étaient que des personnes avec qui il restait pour ne pas être seul. Mais il pouvait sans aucun problème se passer d’eux. N’était-il pas si austère et solitaire ? En ce qui concernait Lily, James se trompait, elle était peut-être une Sang-De-Bourbe, mais elle était bien plus intelligente et futée que la plupart des Serpentard qu’il côtoyait.
    «Pour ta gouverne, Lily est quelqu’un que j’apprécie, malgré les apparences, et je ne souhaite pas sa mort, tout comme toi. Et au cas où tu sortirais de tes gonds pour rien, ta copine ne m’intéresse pas. Tu sais, en ce qui concerne Voldemort, je ne ferais pas de commentaire tellement cette remarque est stupide. »
    C’était affreux de voir a quel point les gens vous collaient des étiquettes. Après, c’était presque impossible de s’en défaire.
    «En fait si, je vais y répondre. Je sais que vous me prenez tous pour un de ses acolytes, mais je ne vois pas pourquoi parce que tu ne me connais même pas. Tu crois me connaître parce que tu écoutes ce que Sirius te raconte sur moi. Et je comprends que tu le croies, n’est-il pas ton meilleur ami ? Mais c’est faux. J’accepte de jouer ce rôle que vous me donner parce que vous en avez besoin, ça vous amuse de jouer les fiers, en vous disant que vous êtes les gentils et nous les méchants c’est ça ? Mais tu sais, bientôt dans quelques mois, tu vas quitter Poudlard, et tu deviendras ce que tu veux. Dans un an, cela sera mon tour, et je ferais ce que je veux de ma vie. Et cela sera dur pour vous, tu sais dans la vraie vie, les gens se fichent pas mal de ce que tu étais au collège. Je n’aimerais pas être à ta place. »
    Il avait prononcé cela d’une voie neutre et maintenant que c'était fait, il se remit à sa lettre. Il fallait bien qu’il la termine !
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MessageSujet: Re: Play the game    Mar 24 Aoû - 22:22

Alors que Regulus entrait dans la Volière, le jeune Potter se demandait ce qu'il avait bien pu faire à Merlin pour avoir aussi peu de chance. A croire qu'à chaque fois qu'il montait ici, il se retrouvait nez à nez avec des personnes qui le détestaient. Il ne savait pas vraiment quels étaient les sentiments de Black à son égard, mais il présumait qu'il devait le haïr. Il était donc certain que cette rencontre allait finir en bagarre, parce que ça se passait toujours ainsi. Depuis que Regulus était entré à Poudlard, ils ne pouvaient pas se croiser sans que la situation s'envenime. Pourtant, ils ne se connaissaient pas. James ne savait de Regulus que ce que Sirius avait bien pu lui en dire, et il ne lui en avait pas fallu plus pour qu'il le considère comme un raté. Cependant, le Serpentard ne semblait pas enclin à engager les hostilités, aujourd'hui. Il salua James avant de se détourner. Le Gryffondor le salua en retour, parce qu'il n'était pas un malpropre tout de même. Tout aurait pu se terminer là. Ils auraient pu chacun envoyer leur hiboux, puis repartir de là où ils étaient venu, sans plus s'adresser la parole. S'ignorer, ce n'était pas si compliquer. Eh bien si, ça l'était. James était absolument incapable d'ignorer Regulus, et s'en aller sans le provoquer un peu était inconcevable. C'est pourquoi il ne pu s'empêcher de l'ouvrir une seconde fois, et de chercher le Vert et Argent. Pas grand chose, quelques menaces et un rappel de ce qu'il pensait de lui et de sa famille. Un "salut Regulus" façon James Potter, quoi.

Le Gryffondor savait que son interlocuteur allait réagir, c'est pourquoi il se dirigea vers la sortie d'un pas mesuré, son attention tournée vers le Serpentard. Il cru un instant qu'il s'était trompé, et qu'il allait effectivement devoir repartir sans s'être un peu amusé, mais Regulus prit la parole à son tour, juste avant que James n'atteigne la porte. Le Maraudeur se tourna vers lui d'un bloc et le toisa tandis qu'il parlait. Il lui déclara qu'il n'avait pas eu de nouvelles de Rogue... Bah bien sûr. Rogue était revenu depuis plusieurs semaines à présent, et Regulus ne l'aurait pas croisé ? James eut un sourire narquois.


-Oh bien sûr que j'ai eu des nouvelles de Servilus, il n'est d'ailleurs pas près d'oublier notre dernière rencontre... Et ne me raconte pas de salades, Regulus, je sais très bien que vous trainez ensemble.

Il croisa les bras sur sa poitrine. Il n'avait pas l'air hostile, simplement arrogant et méprisant. C'était sa façon d'énerver les gens... Les prendre de haut. Il ne craignait pas le Serpentard, et il était presque certain qu'il ne l'attaquerait pas. Le Gryffondor non plus ne lèverait pas sa baguette sur lui, du moins pas en premier. Parce que Regulus restait le frère de Sirius, et que James voulait respecter ce lien, au moins un petit peu. Sirius avait beau raconter toutes les horreurs du monde sur son petit frère, le jeune Potter savait qu'il restait attaché à lui, et qu'il ne voulait pas qu'il lui arrive malheur. Si bien que le Gryffondor se lançait rarement dans un duel contre le benjamin des Black. Le jeune homme reprit la parole, pour parler cette fois de Lily. Il déclara l'apprécier et ne pas vouloir sa mort... Oui peut-être, il ne voyait pas tellement ce que ça changeait à ses menaces. Si Regulus ou n'importe quel autre débile de copain à Servilus approchait Evans, ce serait la fin de leur inutile existence. Ils étaient les ennemis, et s'ils avaient quand même envie de tenter le diable, James leur apprendrait qu'il ne fallait pas trop jouer avec ses nerfs.

Il laissa cependant le Serpentard parler à nouveau, pour répondre à sa remarque sur Voldemort. Le Maraudeur ne pu s'empêcher d'arquer un sourcil, et de sourire encore plus largement. Quel grande âme, ce Regulus ! Il acceptait de passer pour le méchant pour leur faire plaisir... Et il s'inquiétait de ce qu'il deviendrait en sortant de Poudlard... Comme c'était touchant.


-Toi, tu apprécies Lily ? Ta Maman est au courant que son petit Regulus chéri apprécie une enfant de moldus ? Ou une Sang-de-Bourbe, comme je suis sûr que vous les appelez affectueusement.

Il passa une main dans ses cheveux, toujours aussi arrogant. Si Lily avait été présente, elle l'aurait probablement balancé par la fenêtre. Mais elle n'était pas là, donc James pouvait à loisir jouer les imbéciles égocentriques. Ce qu'il faisait à merveille, d'ailleurs. Il releva la tête et planta ses yeux dans ceux de son camarade, sans se départir de son sourire agaçant.

-N'essaye pas de faire passer Sirius pour un menteur. Tout le monde sait que la grande et noble famille des Black verse dans la magie noire. Si tu n'es pas encore un serviteur de Voldemort, tu le deviendras bientôt, toi qui marche dans les illustres traces de tes parents. Et on ne joue pas les gentils, on est les gentils. Tu arriveras difficilement à me faire croire que les types qui partagent les idées d'un mec qui se fait appeler "Le Seigneur des Ténèbres" et qui tue des moldus simplement pour ce qu'ils sont, ne sont pas les méchants !

Il fit une nouvelle pause. Il regardait toujours Regulus dans les yeux, mais il avait cette fois perdu son sourire. Les actes de Voldemort et de ses Mangemort ne l'amusaient pas. Le jeune Black pourrait bien lui dire tout ce qu'il voudrait, James ne changerait pas d'avis. Il était le gentil dans cette histoire. Il était même un héros, comme la plupart de ses amis. Ils allaient tous ou presque mourir dans cette guerre, et ils le savaient. Et pourtant, ils se battaient quand même. Alors que Regulus ne vienne pas jouer les philosophes en lui déclarant que les méchants n'étaient les méchants que parce que l'autre camp avait envie d'être les gentils.

-Je te remercie de t'inquiéter pour mon avenir, mon cher Regulus, mais je crois que tout ira bien pour moi. A vrai dire, je pense que tout ira beaucoup mieux pour moi que pour toi. Parce que, qui tu es au Collège, c'est qui tu seras après. Et tu crois que ça sera difficile pour moi ? Tu crois que quand ils liront " James Potter, Gryffondor, élève brillant, Capitaine de Quidditch, Préfet-en-Chef", ils hésiteront sur mon compte ? Par contre, quand ils verront "Regulus Black, ami de Severus Rogue, Serpentard, ancien ami de Jessi Rodolv Tumodel devenu Lord Voldemort", je pense que tu auras plus d'ennuis que moi. Tu sais Regulus, quand vous aurez perdu la guerre, je n'aimerai pas être à ta place.

James savait que son camarade avait voulu parler de ses actes méchants, de sa tête enflée, de sa popularité. Il savait qu'il parlait de cette manie qu'il avait de se prendre pour le Roi du Château. Mais peu importe, il avait tord. Evidemment que James aimait sa popularité, qu'il aimait être considéré comme supérieur aux autres, mais il n'avait pas besoin de ça pour vivre. Quand il quitterait Poudlard, il vivrait avec Lily. Il vivrait avec Sirius, avec Remus, avec Anna. Et même avec Marlène. Il vivrait avec Harry. Il n'avait pas besoin de toutes ces filles qui espéraient le mettre dans leur lit, il n'avait pas besoin des regard envieux ou haineux des garçons. Et puis de toute façon, il allait sans aucun doute devenir la mascotte du service des Aurors du Ministère, donc il n'avait pas de quoi s'en faire.
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MessageSujet: Re: Play the game    Mer 25 Aoû - 20:05

    Regulus était étonné de la tournure que prenait les choses. Il était vrai que quand il avait franchi la porte de la volière pour poster ses lettres, jamais il n’aurait cru y trouver Potter. Combien y avait-il de probabilité que deux ennemis, de maisons et d’opinions, se rencontrent par un si beau matin, dans la petite pièce, où tout le monde se retrouvait pour envoyer des missives ? Bien peu, cela tombait de sens. Mais Potter, que voulait-il vraiment ? Regulus voyait bien dans son petit air narquois qu’il espérait en quelque sorte qu’ils se battent. Mais Regulus ne s’abaisserait pas à ce point, il n’était guère stupide. Il n’ignorait pas que Potter était considéré comme un des meilleurs élèves de l’école, voire même qu’elle est connu, qu’il avait par ailleurs un an de plus que lui, et que si cette conversation se terminait en duel, il risquait fort bien de perdre, permettant au jeune Gryffondor de l’humilier sévèrement. De toute manière, Regulus n’était pas d’humeur encline à une querelle, et une altercation serait bien mal venue car il avait d’autres choses plus captivantes à faire ou à fignoler, plutôt que de s’intéresser à l’opinion que Potter pouvait bien avoir sur lui. Cela faisait déjà bien des années qu’il ne prenait plus garde à ce que les autres personnes pouvaient bien ressentir à son égard. Il fut un temps où cela comptait pour lui. Etre le meilleur, être populaire, avoir des tas d’amis. Mais la solitude malchanceuse voulait l’avoir que pour lui, et Regulus n’en attendait pas moins. Il était conscient que son mutisme le mettait parfois, même souvent, dans de délicates situations, comme celle-ci. Potter semblait si sur de lui, il ne mettait aucunement en jugement les aveux de Sirius. Son frère devait lui en avoir raconter des choses, pour qu’il le haïsse à ce point, sans même lui avoir parler, ne serait-ce qu’une seule fois, sans une moindre touche d’hostilité dans sa voix. C’était sans doute trop demander à Monsieur Potter, de se comporter comme un être humain, pour une fois.

    Le rire qui sortit de la bouche du cadet des Black était bien plus que franc. Severus, ce bon vieux Severus. La partie de son cerveau qui contrôlait d’habitude si bien sa mémoire, lui faisait ici défaut. Aussi loin que remontaient ses souvenirs, la commémoration de sa dernière discussion avec le Serpentard lui restait vague, voire peut-être inexistante. Severus était qu’une personne de substitution, quelqu’un qu’il utilisait quand il en avait besoin, mais jamais, ô grand jamais, il n’avait ne serait-ce que penser considérer Rogue comme un de ses amis. De toute manière, Severus se faisait un peu discret depuis le procès, et Regulus ne cherchait pas non plus les contacts.
    « C’est drôle James, comment tu crois comprendre les gens, sans avoir appris à les connaître. C’est fou, c’est une mauvaise habitude crois-moi. »
    Regulus n’entra pas dans les détails, car de toute manière, il savait que James ne l’écouterait pas, mais surtout qu’il n’allait prendre pour argent comptant ce que Regulus brûlait d’envie de lui dire, de lui faire ravaler ses sarcasmes une fois pour toutes. Mais en réalité, James avait une immunité, et il ne le savait pas. Le benjamin de la famille Black évitait tout mauvais contact avec les personnes que son frère fréquentait. Ce n’était certainement pas en s’attaquant à son meilleur ami que Regulus allait remonter dans l’estime de Sirius, loin de là. Depuis toujours, ses altercations envers Potter, Lupin, Evans ou encore Pettigrow s’étaient faites bien rares. Malheureusement, toutes celles qui s’étaient produites étaient celles qu’il n’avait pu empêcher. Mais il était bien difficile de faire comprendre à des personnes si endoctrinées qu’il pouvait être « amical ». Amical était un bien grand mot, peut-être juste poli.
    « Je ne saisis pas tout moi-même. Ta copine semble bien plus intelligente qu’elle n’en a l’air. Elle me rend perplexe, mais j‘ai plutôt une bonne opinion d‘elle. J’aimerais aussi éclaircir un autre point, as-tu, ne serait-ce qu’une seule fois dans ta vie, entendu le mot Sang-de-Bourbe émaner de ma bouche? Je ne crois pas. Il est vrai qu’elle n’est pas du même sang que nous deux, mais qu’importe. Et puis, Sirius l'aime bien, elle doit être cool. »
    Il se gratta la tête, se rendant compte qu'il venait de dire un mot gentil sur cette Lily qu'il ne connaissait que très peu. Mais effectivement, comme il n’appelait jamais les elfes de maison « Esclave ! », il s’évertuait également de ne pas baptiser les Nés-Moldus « Sang-de-Bourbe ». Ce mot ne faisait certainement pas partie de son vocabulaire. De nombreux Sang-de-Bourbe avaient fait de bons sorciers, et puis la plupart des personnes qui les entouraient étaient des Sang-Mélés de nos jours… Les familles au Sang-Pur se faisaient bien plus rare qu’il ne l’avait pensé, et elles étaient par conséquent toutes liées, par une quelconque manière, entre elles. Il y avait les Black, les Malfoy, les Londubat également, les Weasley, les Lestrange, et les Potter. La plupart de ses familles faisaient partie de près ou de loin à son arbre généalogique ! Peut-être même que James était un de ses lointains cousins, mais peu importait en ce moment.Les soupirs de Regulus semblaient être marqué de désespoir, celui de ne pouvoir faire comprendre à James qu’il se trompait peut-être.
    « J’aimerais, mais j’ose penser que c’est trop te demander, que tu cesses de m’importuner avec cette histoire de Voldemort. Je trouve cela fantastique de penser que tu me traites comme le salaud que je deviendrais peut-être -ou peut-être pas d’ailleurs-, dans quelques années ? Peut-être le deviendrais-je, mais je ne le suis pas encore, alors laisse moi tranquille avec ça. Je n’ai pas choisis mon camp, même si tu l’affirmes haut et fort. Quand j’y songe, j’aimerais être comme la Suisse Moldue, neutre. »
    C’était une idée qui le séduisait de plus en plus en ce moment. La propagande des deux camps se faisaient de plus en plus oppressantes, ses parents le poussaient à rejoindre Voldemort, mais il n’était pas encore décider, mais il savait qu’il lui faudrait vite choisir… Des affiches de recrutements des Aurors par le ministère placardaient tous les ruelles du chemin de traverses, du Londres magique, même de l’école. Celles du Seigneur des Ténèbres étaient plus discrètes, mais existaient. Regulus rêvait d’un monde où les sorciers seraient tous à égalité, mais où les moldus ne devaient pas faire partie. Pas qu’ils ne devaient pas vivre, juste qu’ils se fassent oublier, comme c’était le cas. Pour lui, le monde devait demeurer comme la nature l’avait fondée. Il y avait toujours eu des moldus, des sorciers, des cracmols, des nés-moldus, des sang-purs et sang-mélé. Pourquoi vouloir tout changer ?
    « Je ne m’inquiète pas pour ton avenir, je suis certain que tout se déroulera bien pour toi. Pour la énième fois, je ne suis pas si ami que ça avec Rogue… Les étiquettes sont si ineffaçables… C’est malheureux. »
    Perdre la guerre, voilà une expression des plus amusantes.
    « C’est simple, James. J’espère juste ne pas avoir à en faire partie, et attendre pour voir quel camp gagnera. Je sais que tu vas dire que vous allez battre Voldemort, mais je crains que ce ne soit pas si aisé, malencontreusement.
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MessageSujet: Re: Play the game    Jeu 26 Aoû - 21:29

Le rire de Regulus ne plu pas vraiment au Maraudeur, qui avait la sensation qu'il se payait sa tête. La réplique du Serpentard n'arrangea pas non plus les choses. Il était vrai que James ne connaissait pas Regulus, mais qu'est-ce que cela changeait, au fond ? Sirius ne lui avait certainement pas raconté que des bobards sur son petit frère. Et même s'il avait probablement exagéré certains faits, le tout n'en restait pas moins vrai. Et puis, le Serpentard était dans l'autre camp, celui des Mangemorts... S'il n'en était pas encore un, ça ne saurait tarder. Il était donc facile pour le Gryffondor de tirer des conclusions sur sa personnalité. Le visage du jeune Potter se ferma tandis qu'il était piqué au vif. Il avait horreur qu'on lui dise qu'il jugeait les gens sans les connaître. Il avait horreur qu'on le fasse passer pour le méchant, alors qu'il était tout le contraire. Regulus avait eu sa chance... Peut-être que ce n'était pas James qui la lui avait accordée, certes. Mais le dernier des Blacks aurait pu suivre les traces de son frère, s'il était si gentil qu'il le prétendait. Il aurait pu envoyer bouler sa famille de timbrés, et alors il aurait trouvé un soutien infaillible auprès de son frère et de ses amis. Si Regulus était aussi sympathique qu'il cherchait à le faire croire, il ne traînerait pas avec Rogue, Lestrange, et toutes ces tâches d'apprentis mages noirs.

-Je n'ai jamais prétendu te comprendre, Regulus. J'ai juste dit que je connaissais tes fréquentations, et que je savais quel était le chemin que tu empruntais. Le même que celui de Rogue, de Lestrange, de Goyle, de Carrow... Est-il besoin que j'en cite d'autres pour que tu comprennes où je veux en venir ?

Son ton dégagé était devenu froid. Regulus n'avait certainement pas à lui donner de conseils, et il pouvait encore moins se permettre de se payer sa tête. James ne voulait certes pas tirer sa baguette contre lui, mais s'il continuait dans cette voie, cela semblait une issue inévitable. Le Maraudeur résolvait beaucoup de problèmes à coup de baguette magique, c'était sa façon à lui de procéder. Alors si le Serpentard continuer à jouer les monsieur supérieur, ça allait très rapidement lui taper sur le système, et il allait probablement se retrouver à l'infirmerie. Car si Regulus était un bon duelliste, il avait un an de moins, et il n'était pas James. Le Gryffondor avait affronté tellement d'élèves au cours de ces six dernières années, qu'il était devenu un maître en matière de duels.

La suite des paroles de son interlocuteur laissa James perplexe. Ainsi, Regulus appréciait Lily, et il se targuait de ne jamais utiliser le mot Sang-De-Bourbe. Il hallucinait là ! Depuis quand un Black appréciait une née-moldue ? Le petit Regulus aurait-il une chose en commun avec son grand frère ? Incroyable. La dernière phrase du Serpentard donna à James envie de rire, surtout au vu de sa réaction. Le Gryffondor croisa à nouveau les bras sur sa poitrine, et dévisagea son homologue Vert et Argent. Etrangement, il n'était même jaloux, quand Regulus disait qu'il appréciait Lily. Il passa une main dans ses cheveux, un peu mal à l'aise sans qu'il sache bien pourquoi.


-Eh bien, je dois avouer que non... Mais peut-être t'abstiens-tu en ma présence ? Parce que d'après Sirius, c'est un mot plutôt couramment utilisé, dans la grande demeure des Black. D'ailleurs, en parlant de lui... Je ne savais pas que son avis sur les gens t'intéressait...

James lança un regard suspicieux à son interlocuteur. Regulus ne serait-il pas aussi détaché de son frère qu'il voulait le faire croire ? Le Gryffondor savait que son meilleur ami était toujours attaché à son petit frère, quelque part. Mais que cette affection ne faisait pas le poids face au dégoût de Sirius pour l'opinion que Regulus et ses parents avaient des moldus et la pureté du sang. Peut-être en allait-il de même pour Regulus... Enfin, maintenant c'était James, le frère de Sirius, et c'était très bien comme ça. Le Maraudeur remarqua soudainement que c'était la première fois que le Serpentard se laissait aller à dire une telle chose en sa présence. Généralement, ils se contentaient de plusieurs petites piques, quelques insultes, ils tiraient leurs baguettes avant de se séparer sans se lancer de sort. Jamais ils n'avaient eu un semblant de conversation comme aujourd'hui. Le jeune Potter deviendrait-il plus tolérant avec ses ennemis, qu'il acceptait de rester en leur compagnie plus de quelques instants ? La réponse lui vint au moment même où il se demandait s'il ne se ramollissait pas. C'était parce que son interlocuteur était Regulus. Parce qu'il était du même sang que Sirius. Il avait toujours eu un statut différent des autres Serpentards, à défaut d'une estime un peu plus haute.

Le jeune Black soupira, ce qui agaça à nouveau le Gryffondor. Il remonta ses lunettes sur son nez, et humecta ses lèvres, tandis qu'il écoutait ce que l'autre avait à dire. La réplique lui tira un sourire, franc.


-Personne ne peut être neutre, Regulus, et tu le sais aussi bien que moi. Tu sais aussi très bien que tu as déjà choisi ton camp... Ou qu'il a été choisi pour toi. Je te traite de la façon dont tu mérites d'être traité. Si tu étais tellement contre toutes les idées de Voldemort, pourquoi continuerais-tu à approuver tes parents ?

James n'était pas un crétin, et il avait bonne mémoire. Il se souvenait de tout ce que Sirius lui racontait, quand il rentrait encore au 12 Square Grimmaud. Comment Regulus buvait les paroles de ses parents. Comment Orion et Druella Black avaient reporté tous leurs espoirs sur lui. Le Gryffondor se rappelait quand Regulus était ami avec Jessi Tomudel, celui qui était en fait Lord Voldemort. Le jeune Black était dans un des camps, et s'il ne s'en était pas encore rendu compte, c'était bien triste pour lui. Il était chez les Mangemorts depuis bien longtemps. James lui offrit un regard méprisant alors qu'il reprenait la parole. Regulus tenait absolument à préciser qu'il n'était pas vraiment ami avec Rogue. Soit, James voulait bien le lui concéder. Qui aurait pu être ami avec une telle tâche, de toute façon ? Servilus n'avait eu droit qu'à une seule véritable amitié dans toute sa vie, et il l'avait perdue. Dommage pour lui, tant mieux pour James. Le Gryffondor haussa les épaules.

- Si tu ne veux pas qu'on te colle d'étiquette, évite de fréquenter des gens qui en ont de si évidentes.

Le silence n'eut pas le temps de s'installer que Regulus parlait à nouveau. Ses paroles commencèrent à faire douter légèrement le Maraudeur. Légèrement. Il semblait sincère lorsqu'il disait ne pas vouloir prendre part à la guerre qui se déroulait hors du Château. Se pourrait-il qu'il ne soit pas si endoctriné que cela ? Que tous les discours de ses parents sur la pureté du sang n'aient pas porté leurs fruits ? Qu'il ne soit pas encore un Mangemort et qu'il n'ai pas envie d'en devenir un ? Le Maraudeur passa une main dans ses cheveux, un peu perplexe.

-Tu en feras partie, Regulus, crois moi. Et crois moi aussi, quand je te dis qu'on battra Voldemort. Je dis pas que ce sera facile, je dis juste qu'on le fera. Les gentils finissent toujours par gagner.

Il eut un sourire pour lui-même. Il savait ce qu'il avançait... Parce qu'il était justement le père de celui qui tuerait cette abomination qui s'était auto-proclamée Lord. Bien sûr que beaucoup d'entre eux allaient mourir... Ils étaient la génération sacrifiée, de toute façon. Ils n'avaient pas d'autre choix que de se lever et choisir un camp, et se battre jusqu'à la mort. James ne verrait pas les fruits de son sacrifice, et probablement Regulus mourrait-il lui aussi. Ils allaient tous y passer, dans cette guerre. Mais ça ne changeait rien aux faits : Harry tuerait Voldemort.
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MessageSujet: Re: Play the game    Ven 27 Aoû - 11:33

    Quand sa cousine Bellatrix n’était pas activement recherché pour meurtres, usages de magie noire et des sortilèges impardonnables… et d’autres choses pires encore, il n’était pas rare qu’il la voie souvent dans leur demeure, au 12, square Grimmaurd. La crainte du déshonneur de leur deuxième fils par Orion et Druella semblait bien trop forte pour le laisser choisir sa voie lui-même. Quand il fut en âge, on lui inculqua tous ces principes, tous ces discours sur la pureté de la race et tous les enseignements de magie noire dont il avait bénéficiés. Sirius était encore chez eux, à cette époque-ci, et cela n’étonnait guère Regulus qu’il est tout dévoilé à ses amis, James le premier. L’élément déclencheur dans tout cette histoire, avait été le départ précipité de son frère, l’an dernier. Jusqu’alors, Regulus avait toujours ressenti la rébellion de Sirius comme un moyen indirect d’en faire voir de toutes les couleurs à leurs parents, juste pour les ennuyer. Seulement, quand il l’avait vu emballer ses affaires, prendre tous les objets auxquels il tenait le plus, et claquait la porte de leur maison, sans prendre compte des cris incessants de leur mère pour qu’il revienne, des hurlements et injures prodigués par leur père, de la honte qui s’était abattu sur le famille. Les doutes s’étaient installées. Les valeurs que semblait défendre Sirius valaient-elles le prix de quitter leur famille ?
    Regulus fut pris dans un long et interminable soupir. Cela ne servait à rien de discuter avec James, jamais il ne le comprendrait, et cela, il en avait conscience.
    « Il me semble pourtant t’avoir expliqué les raisons qui me motivaient. Je préfère être seul.
    La froideur de la voix de James lui valut quelques frissons dans le dos. Il n’ignorait pas que James ne s’adressait comme ceci qu’avec ses ennemis, et cela le chagrinait. Ce n’était pas en ce mettant à dos tous les meilleurs amis de Sirius qu’il relierait avec lui. Les sarcasmes de James commençait sérieusement à taper sur le système de notre bon vieux Serpentard, qui faisait pourtant tout pour être amical, histoire de gagner un semblant de bons points avec Potter. Le duel était perdu d’avance avec James, le benjamin des Black en connaissait peut-être un rayon en magie noire, acquis près de sa cousine vénérée, mais il ne faisait certainement pas le poids face au talent du Gryffondor. Il n’était pas assez fort, et il le savait. De toute manière, depuis le début de leur conversation, il n’était pas enclin à la bagarre. Sa baguette était restée soigneusement caché sous sa cape, et ne serait pas contre de prolonger son sommeil. Il est vrai que si James l’attaquait, et il doutait qu’il le fasse le premier, Regulus se défendrait. Même s’il perdrait, il comptait bien lui arracher quelques blessures. Il savait se battre tout de même… La remarque de Potter lui vola un léger sourire. Il était dans le vrai comme dans le faux.
    « Je te l’accorde. Peut-être est-ce vrai. Sirius t’a sans doute raconter comment vivait notre famille, et je sais que nos parents aiment ce mot, mais moi, contrairement à ce que tu pourrais penser, j’essaie de traiter nos semblables à notre égal. Tous ceux qui bénéficient de pouvoirs magiques, que ce soit humains, elfes, gobelins… devraient être considérés comme des sorciers j’imagine… Je ne me vois pas appeler Lily Sang-de-Bourbe, même si c’est-ce qu’elle est.
    La seconde partie de sa réponse le dérangea. James le perçait bien à jour malgré tout. Ils ne se connaissaient pas, mais pour la première fois depuis longtemps, - depuis toujours en réalité-, ils discutaient sans bagarres, sans injures, sans cris, sans baguettes. C’était bien nouveau pour Regulus. Il avait été habitué par être traité par tous les Gryffondor, même certains Serdaigle et Poufsouffle comme de la vermine, et à être adulé par les Serpentard. C’était comme ça depuis toujours. Mais lui, aurait préféré être oublié de tout le monde, qu’on le laisse vivre sa vie comme il l’entendait, et de ne devoir faire aucun choix. Malheureusement, ses choix étaient dictés par sa famille, et ce depuis toujours… Il ne voulait pas décevoir sa famille, mais sa famille, c’était aussi Sirius… Dans ce qu’à qui choisir et qui croire ?
    « Tu sais, l’avis de Sirius m’a toujours beaucoup intéressé. D’ailleurs, tout ce qui dit, ou fait mon frère m’a m’importe constamment et continuellement…
    Les souvenirs passés remontaient à l’esprit de Regulus comme un boulet de canon, et il serra les dents pour ne pas se laisser abattre, pour ne pas se morfondre, pour ne pas se rendre ridicule devant James. Les poings s’agrippèrent durement à sa robe.
    « Je ne sais pas, franchement, James, je n’en sais rien. J’aimerais tellement que tout soit possible, et la neutralité fait partie d’une de ses possibilités. C’est bien plus simple pour moi, ainsi je ne déçois personne, ni mes parents, ni Sirius, ni toi, ni tous les autres en réalité…
    Les espoirs qu’avaient placés sur lui toute sa famille devenaient de plus en plus oppressants, et Regulus n’ignorait pas qu’il lui faudrait un jour choisir pour de bon. Ses parents, ou Sirius. Ce choix lui faisait si peur. Tellement contradictoire qu’il était, tout était bien trop compliqué pour lui. James avait peut-être raison, mais il ne savait certainement pas que si un jour, bien sur presque impossible, il choisissait Sirius, dans les heures qui suivaient, il serait mort. Ses parents, Bellatrix, tous les Serpentard, on ne pouvait pas longtemps se cacher de ses gens là… Avide de pouvoir et de soif. Soif de vengeance, de tueries, de meurtres. Changer de camp maintenant ne serait sans doute pas bien apprécié dans la famille Black et lui vaudrait sans doute sa tête. Regulus n’était pas si fou, et il aimait la vie. L’accélération du pouls, les sens en éveil, savourer chaque inspiration comme si c’était la dernière. La vie leur avait été donné, et même s’il savait qu’il ne la méritait certainement pas, il la vivait. Les réflexions de James heurtaient son esprit à la vitesse d’un boulet de canon… Il semblait si sur de lui que c’était presque beau à voir, il croyait si dur en ses convictions…
    « Comment peux-tu être si certain de toi ?
    Cette certitude faisait presque froid dans le dos. On ne pouvait décemment pas lire le futur… Comment pouvait-il en être persuadé alors ?
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MessageSujet: Re: Play the game    Sam 28 Aoû - 4:02

James discutait avec Regulus pour la première fois de son existence, et il commençait à se dire qu'il s'était peut-être fait une fausse image du Serpentard. Le jeune Black ne semblait pas être la crevure que Sirius lui avait décrite... Le Maraudeur n'était cependant pas naïf, et il se méfiait des Serpentards. Peut-être Regulus cherchait seulement à se faire passer pour ce qu'il n'était pas. Ca ne l'aurait pas vraiment étonné, de la part d'un être de son espèce. Le Gryffondor s'en trouvait donc un peu perplexe. Son interlocuteur était passif, poli, et surtout, il semblait dépassé par les événements. C'était avant tout ce qui ressortait, pour James. Regulus semblait vouloir qu'on le laisse dans son coin et qu'on lui foute la paix avec toutes ces histoires de sang-pur. Il ne voulait pas prendre part à la guerre. Ces révélations ouvraient de nouvelles portes pour le Maraudeur, qui était tout de même d'un naturel à croire ce qu'on lui racontait. Le jeune Potter ne portait pas le Serpentard dans son coeur, mais si ce dernier n'avait pas envie de rejoindre les Mangemorts, il était prêt à l'aider. Parce que ce serait toujours un ennemi en moins... Et surtout, le Gryffondor savait que s'il se retrouvait un jour face à Regulus au cours de cette guerre, ils se battraient jusqu'à la mort. Parce qu'ils étaient des ennemis. Le benjamin des Black lui déclara qu'il voulait avant tout être seul. En même temps, James le comprenait. Lui aussi il aurait voulu être seul si ses camarades de maison avaient été des débiles comme Crabbe et Goyle.

Seulement, au vu des changements qui s'opéraient dans le monde qui les entourait, il valait mieux être entouré. James ne donnerait certainement pas de conseils à Regulus, parce qu'il ne l'appréciait pas assez pour ça - il ne l'appréciait pas tout court à vrai dire -, mais ce fut tout ce à quoi il fut capable de penser après la réponse de son camarade. Ils étaient en guerre, tous, même s'ils ne voulaient pas choisir de camp. Et avec tous les risques que cette époque représentait, il valait mieux avoir des amis pour couvrir ses arrières. Le Gryffondor haussa les épaules pour toute réponse. Agacé par le soupir de son vis-à-vis, il garda ses commentaires pour lui. Tant pis si Regulus avait envie de finir tout seul, c'était son problème, pas le sien.

La suite de la conversation prit une tournure différente, puisqu'elle s'orienta vers les enfants de moldus. Le jeune Black soutenait mordicus qu'il n'utilisait jamais le mot Sang-de-Bourbe, contrairement à ses parents à ce que les Maraudeurs pourraient penser. C'était probablement dû à la maladresse, mais la fin de sa phrase déplu fortement au Poursuiveur. Il venait de traiter implicitement Lily de Sang-de-Bourbe, et ce n'était certainement pas pour plaire à son fiancé. James fronça les sourcils, et son ton se fit menaçant.


-Tu ferais mieux de retirer ce que tu viens de dire. Lily est une enfant de moldus, et elle est aussi bien plus brillante que toi. N'essaye pas de passer pour quelqu'un de bien, Regulus.

Les yeux du Gryffondor lançaient des éclairs, et le Serpentard avait plutôt intérêt à faire amende honorable s'il ne voulait pas goûter au courroux de son Préfet-en-Chef. Quant au reste de sa tirade... James ne croyait pas une seule seconde que Regulus puisse traiter les autres créatures en égaux. Il voulait bien croire qu'il rêvait de neutralité et de paix, mais de là à l'imaginer pacifiste dans un monde égalitaire où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, il fallait pas pousser non plus. Il était vrai que Sirius avait toujours dit que Regulus se montrait très gentil avec Kreattur, leur elfe de maison... Mais James avait toujours comparé cette "gentillesse" à celle qu'on montre à nos animaux de compagnie. Ce qui ne s'appelait certainement pas les traiter en égaux.

Regulus s'expliqua ensuite sur ses paroles à propos de Sirius. James avait relevé les quelques mots le concernant, et cela l'avait intrigué. Les deux Black semblaient se haïr, et s'évitaient comme la peste. Patmol couvrait son frère d'injures lorsqu'il le voyait, et Cornedrue en avait donc déduis que les sentiments étaient partagés entre les deux frangins. A croire que non, puisque Regulus venait de lui avouer que tout ce que pouvait faire Sirius avait une grande importance pour lui. Eh bien... Il avait une drôle de façon de le montrer, lui le nouvel héritier des Black. Lui qui semblait approuver les idées de ses parents. James l'observa un instant en silence, et remarqua ses poings, agrippés à sa robe de sorcier.


-Suprenant... Dans ce cas, tu devrais savoir que Sirius déteste votre famille, et plus ou moins l'ensemble de ta maison en dehors d'Anna. Il pense également que j'suis le mec le plus cool du monde, et que ceux qui partagent les idées de Voldemort sont des crétins finis.

Il eut un sourire, satisfait. Il avait réussi à insulter la famille Black, la maison de Salazar, et les Mangemorts, le tout en deux phrases. Et en plus, il s'était fait un compliment. Cependant, plus la conversation avançait, moins il semblait comprendre le Serpentard. Regulus semblait admirer et aimer son frère, ne pas vouloir de rôle dans la guerre, mais en même temps il disait Amen à toutes les conneries de ses géniteurs, et il s'entourait de futur (ou actuels) Mangemort. Etait-il trop lâche pour assumer ce qu'il pensait réellement ? C'était en tout cas ce que représentaient les personnes qui se voulaient neutres, pour James : des lâches. Cependant, alors que Regulus reprenait la parole, le Gryffondor comprit que ça n'avait rien à voir. Le Serpentard cherchait à plaire à deux mondes opposés. Il voulait plaire à ses parents, et donc rejoindre Voldemort. Mais il voulait aussi plaire à Sirius, ce qui reviendrait à rejoindre l'Ordre. Il était coincé dans cette histoire... Une des paroles le fit cependant tiquer.

-Moi ? Tu ne veux pas me décevoir, moi ? S'il y a bien quelque chose que je m'attendais pas à entendre, c'est ça. Tu ne peux pas me décevoir, Regulus, je n'attends rien de toi. Tu pourrais agréablement me surprendre, par contre. La neutralité n'est pas possible, pas pour toi. Ouvre les yeux et regarde autour de toi : tout le monde a déjà choisi son camp. Mais si tu t'intéresse tellement aux choix de Sirius, il est toujours temps de marcher dans ses traces.

Il lui lança un regard éloquent. Il ne lui proposerait jamais de rejoindre l'Ordre, il n'avait pas assez confiance en lui. Mais il devait avouer que si Regulus ne devenait pas un Mangemort, il aimerait autant. Ca lui ferait un ennemi en moins, et des forces en moins pour Voldemort. Chacun prêche pour sa paroisse.

James affirma alors haut et fort que l'Ordre vaincrait. Qu'ils viendraient à bout de Voldemort. Il n'avait nulle intention de cacher ses allégeances. A quoi bon ? Tout le monde savait qu'il était contre le Seigneur des Ténèbres, il ne servait à rien de jouer les innocents. Regulus sembla intrigué par son assurance. Le Maraudeur ne pouvait certainement pas lui dire qu'il en était si sûr parce que Harry lui avait raconté le futur. Il passa la main dans ses cheveux, et adressa un sourire sincère à son interlocuteur.


-Parce que les gentils gagnent toujours. Tant qu'il y aura quelqu'un pour résister, la victoire de Voldemort ne sera jamais complète. Et crois-moi, il y a des tas de personnes qui résistent.

Il ne pouvait pas dire la vérité, pas à Regulus. Même sans évoquer Harry, il ne pouvait pas lui déclarer qu'ils étaient plus forts que les Mangemorts parce qu'ils se battaient les uns pour les autres. Il ne pouvait pas raconter qu'à la différence des serviteurs du Lord, les membres de l'Ordre avaient tous plus ou moins accepté l'idée qu'ils avaient de fortes chance de laisser la vie dans cette guerre. Comment aurait-il pu dire que chacun d'entre eux était prêt à mourir pour protéger les autres ? Tous ces faits rendaient James immensément fier de faire partie de l'Ordre du Phénix. Et il n'était certainement pas prêt à partager ça avec quelqu'un comme Regulus.
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Regulus A. Black

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MessageSujet: Re: Play the game    Sam 28 Aoû - 15:33

    Potter était décidément plus bizarre qu’il ne l’avait pensé. Regulus ne l’avait jamais vraiment aimé, parce qu’il prenait toujours les gens de haut, surtout lui, mais bien sur l’immunité appelé Sirius Black le protegeait de toute éventualité, celle de la bagarre en premier, la dispute en deuxième position. Quand il se prenait encore pour un petit roi, avec sa petite tête de meneur, et tout le reste, il n’avait jamais vraiment appris à connaître Regulus... Il le détestait sans même lui avoir parlé, sans le connaître. Il ne prit pas la peine d'ajouter quelques mots de plus. Et il n'appréciait guère les gens qui ne saisissaient pas sa nature austère. Non pas que Regulus les prenait pour des idiots mais seulement qu'il voyait bien qu’ils ne donnaient pas la peine d'essayer de comprendre. Il y avait une légère nuance, il fallait la saisir. Bref, s’en tenir aux affirmations de son frère n’était certainement pas une bonne référence. Bien sur, comme c’était le meilleur ami de Sirius, il était normal qu’il le croie. C’était comme Ciella, Regulus croirait tout ce qu’elle lui dirait sur parole, une infinie confiance les liant. Il supposait qu’il devait en être de même entre James et Sirius. C’était parfois si difficile de se faire une opinion de quelqu’un et en l’occurrence, de lui, après toutes les horreurs que Sirius avait du débiter sur lui à Potter. Il le haïssait sans doute bien plus que Regulus. Depuis quelques mois, Regulus avait remarqué un profond changement de comportement de la part du fils Potter. D’abord, il ne se pavanait plus dans le château comme avant, semblait plus réservé, plus... comment dire, plus mature. Les blagues des Maraudeurs se faisaient plus rare, comme si l’approche d’une bataille longue et difficile le mettait à cran. Et puis, il sortait avec Lily. Elle, qui n’était pas du genre à choisir quelqu'un de superficiel, semblait bien heureuse avec lui. Regulus n’ignorait pas que c’était la première fois depuis toujours qu’il entretenait avec un Gryffondor tel que James une conversation aussi... civilisée. D’habitude, cela se terminait rapidement, insultes, batailles... Mais jamais en conversations presque amicales. Enfin, amical était un bien trop grand mot. De toute façon, Regulus n’avait jamais été quelqu’un qui aimait discuter, les seules personnes à qui il prenait la peine de parler était Ciella, et Anna. Parce qu’elles, valaient vraiment le coup. Pas comme les autres, pas comme Crabbe, comme Lestrange, comme Goyle, dont la seule limite de conversation restait leur famille de Sang-pur, et la purification de la race, c’était presque agaçant à la longue. C’était toujours la même rengaine. Ils ne savaient, ou ne pouvaient pas changer de disque, ni de refrain. La solitude était préférable.

    Son seul soucis, était de se retrouver seul dans cette guerre, de n’avoir personne à protéger, et personne qui se souciait de lui. Que personne ne remarque s’il disparaissait, s’il mourrait. Bien sur ses deux petites Serpentard ne le laisseraient pas périr de cette manière, mais bon, savait-on ? Elles avaient toutes deux d’ors et déjà choisi leur camp. Le Bien, et le Mal. Lui, était tiraillé entre les deux, ne savait que faire, ni qui prendre en considération, opter pour quelle solution, adopter un Mage, suivre une voie. Tant de questionnement encore sans réponses.
    « Je le sais, ne t’énerve pas. Ne l’ai-je pas affirmé il y a quelques minutes ? Elle est talentueuse, peut-être plus que toi. Je ne tente pas de me faire passer pour quelqu’un de bien, puisque je ne sais même pas où il se trouve. Je choisirai bien un jour, mais je préfère prendre cette décision que si l’on m’y force. »
    James ne semblait pas le croire, et Regulus sourit, car c’était comme ça qu’était traité presque tous les gens de leur maison, avec mépris, comme si il ne pouvait y avoir ne serait-ce qu’une once d’humanité dans leur parole. C’était normal qu’il défende sa copine, mais les autres créatures ayant des dons magiques ne devraient-elles pas être leur égal ? N’avaient-elles pas autant - si ce n’est plus – de pouvoirs et d’intelligence ? Regulus ne saisissait pas non plus la raison qui obligeait le gouvernement magique à ne pas autoriser la baguette magique aux Gobelins, et aussi le statut de liberté ou non aux Elfes. Les Moldus, avaient au moins compris une chose dans leur communauté. L’esclavage était quelque chose de malsain. Pourtant toute population magique y avait recourt, et utilisaient les pauvres elfes à mauvais escient. Mais, certes, là n’était pas la question.
    « -Cela, je ne l’ignore pas. Crois-tu qu’il nous aurait quittés si ce n’était guère le cas ? Il me déteste, et ces paroles lui déchirèrent le cœur, les yeux brillants comme des étoiles perdues, je le vois dans son regard quand il me croise... »
    C’était sans aucun doute la chose qu’il reprochait le plus au monde à propos de ses parents. D’avoir laisser partir Sirius.
    « En parlant d’Anna, en ce qui me concerne, si cela peut t’aider à mieux me cerner, crois-tu vraiment qu’Anna traînerait avec moi, me parlerait, si j’étais tellement un « crétin fini » ? Penses-tu réellement qu’elle oserait encore m’adresser la parole, nonobstant ses fiançailles avec mon frère, si je n’en valais pas la peine ? Réfléchis. »
    Regulus espérait avoir réussi à semer le doute dans l’esprit de James. Puisque Sirius n’envisageait pas cette option, peut-être que James lui en toucherait un petit mot. Le monde était fait d’espoir. Vains étaient les siens. Depuis le temps qu’il désespérait, il aurait au moins du avoir un semblant d’absolution de la part de son frère. Mais il fallait croire que c’était trop lui demander... Sirius avait toujours été, et ce depuis son enfance, quelqu’un d’exigeant, de minutieux, de pointilleux sauf sur le règlement bien évidemment-, presque insatiable. Regulus l’avait déçu, et c’était tout. De l’histoire ancienne pour lui. Du passé. Impossible de revenir là-dessus. Pourtant, une véritable conversation avec son frère, aurait bien pu le décider pour de bon. Mais il ne pouvait non plus choisir un camp où il n’était même pas certain d’y trouver ce qu’il était venu y chercher : l’amour de Sirius.
    « Enfin, je ne voulais pas vraiment dire ça, je pense juste, toi, c’est-à-dire tout le monde. Je sais que tu me prends pour un abruti fini, et que cela ne changera jamais. Peut-être bien que j’ai raison, peut-être bien que j’ai tors. J’espère juste réussir à faire les bons choix. La neutralité n’est-elle pas une bonne option ? Ne me dis pas qu’elle est utopique et impossible. Je ne désire qu’elle. »
    Parce que les gentils gagnent toujours. Tant qu'il y aura quelqu'un pour résister, la victoire de Voldemort ne sera jamais complète. Et crois-moi, il y a des tas de personnes qui résistent. Les paroles de James résonnait dans sa tête comme une mélodie, difficilement accessible au toucher, impossible à entendre. La vie était compliquée.
    « Jamais je ne te ferais renoncer aux convictions auxquelles tu crois, mais moi, j’aimerais tant abandonner les miennes. Mais y renoncer, c’est oublier tout ce que j’ai pour quelque chose dont je ne suis même pas certain moi-même. J’ai tant besoin de temps, malheureusement, je sais que la guerre éclate, et que je n’en ai pas. Mais je ne veux pas mourir. J’aimerais prendre pour argent comptant tes paroles, mais elles sont trop difficiles à accepter pour moi, pour l’instant en tout cas. »
    La réflexion était bien trop grande pour permettre à Regulus de choisir. Les opinions de ses parents, les leçons de sa cousine, les mots prononcées par eux, tout prenait un sens quand il demeurait avec eux, mais dès qu’il s’éloignait, à l’école par exemple, tout prenait soudain un autre sens. Sens caché. Ses parents avaient-ils fait le bon choix ?
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James Potter

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MessageSujet: Re: Play the game    Sam 28 Aoû - 18:46

La journée prenait une tournure à laquelle James ne s'était pas attendu. Il n'avait pas prévu de se mettre à discuter avec Regulus, alors qu'il pourrait être tranquillement en train de déjeuner avec ses amis. Seulement, pour la première fois de sa vie, il n'avait pas envie de fuir la présence du Serpentard. Parce qu'ils parlaient de la guerre, parce qu'ils discutaient des choix qui s'offraient encore à eux. Et James avait le sens du devoir. Si, grâce à cette discussion, il parvenait à semer le doute dans l'esprit de Black, ce ne serait pas une journée de perdue. Moins Voldemort avait de Mangemorts, mieux c'était. Il se retrouvait donc là, à discuter avec un Serpentard qu'il n'avait jamais fait qu'insulter, et il ne pouvait s'empêcher de trouver la situation étrange. Tout comme les paroles de son interlocuteur. Il ne ressemblait pas à la description que Sirius avait fait de lui, il ne ressemblait pas à l'image qu'il s'était faite. Au contraire, il semblait perdu, tiraillé. Il semblait même avoir un bon fond. Le Gryffondor se secoua à cette pensée... Il ne fallait pas abuser non plus, Regulus restait l'héritier des Black, et il partageait les idées de sa famille. Ce n'était pas une petite discussion de rien du tout qui allait tout changer. Regulus était un ennemi, et le resterait probablement, pas la peine de se faire d'illusions.

La conversation s'orienta sur Lily, et le Serpentard franchi les bornes. Une partie du Gryffondor savait qu'il n'avait pas vraiment voulu traiter la jeune fille de Sang-de-Bourbe, pourtant il l'avait fait. Ce qui n'avait pas manqué d'énerver notre Maraudeur. Il s'était empressé de remettre Regulus à sa place, et de lui demander des excuses. Personne, au grand jamais, n'insultait Lily. Le Serpentard ne s'excusa pas, mais le jeune Potter fit comme si.


-Elle est plus talentueuse que quiconque dans cette école, déclara-t-il comme si c'était une affirmation irréfutable. Concernant le choix de ton camp... Tu es trop naïf, Regulus.

Il ne comprenait pas qu'il n'avait pas la moindre chance d'échapper à la guerre. Que très bientôt, il serait poussé dans les bras d'un des camps, qu'il le veuille ou non. Ceux qui restaient neutres étaient des lâches... Et c'est parce qu'ils n'avaient aucune importance dans le monde des Sorciers, qu'ils avaient la possibilité de rester en dehors des combats. Mais Regulus, lui, était important. Et il était désormais l'héritier d'une des plus puissantes familles de sang-purs, et il devrait défendre leurs valeurs. Ses parents ne le laisseraient pas rester passif encore bien longtemps. Ses petits camarades de Serpentard avaient déja pour beaucoup rejoint Voldemort. Et Regulus les imiterait. Parce que c'était le rôle qu'il devait jouer dans cette guerre, parce que c'était la place qu'il devait occuper. Ses parents, sa famille, avaient décidé pour lui. Il avait de la chance de n'avoir pas encore été forcé à porter la marque des ténèbres, mais ça viendrait.

Le Serpentard parla ensuite de son frère, de combien ses actes étaient importants à ses yeux. James en profita pour lui rappeler ce que Sirius pensait des Black, des Serpentards, et de lui. Il avait du mal à comprendre comment Regulus pouvait s'intéresser à ce point à ce que faisait et pensait son frère, s'il approuvait les paroles de ses parents. C'était tout à fait contradictoire. Et plus la conversation avançait, plus le Serpentard en disait, et plus le Maraudeur commençait à croire qu'il manquait seulement de courage pour imiter Patmol. La réponse de Regulus lui serra le coeur, avant qu'il ne puisse se reprendre. Il eut un élan de sympathie pour le jeune homme qui lui faisait face, sans qu'il ne puisse s'en empêcher. Il aurait voulu déclarer à Regulus qu'il avait tord, mais il refusait de mentir, surtout concernant les sentiments de Sirius. Il hocha donc la tête.


-C'est vrai, il te déteste. Il te déteste parce que tu approuves ce que disent tes parents. Il te déteste parce que tu te montre en compagnie de Mangemorts en herbe. Mais si tu es plus que ça, Regulus, montre-lui, va lui dire. Si tu n'es pas l'horrible crétin qu'il pense que tu es, il est toujours temps de le lui faire comprendre. Ça ne dépend que de toi.

Il savait que Sirius n'avait pas le pardon facile, mais il savait aussi que, quoi qu'il dise, Regulus restait son petit frère. Il aurait toujours une place spéciale dans le coeur de Patmol. James ne prétendait pas connaître le Serpentard, mais il comprenait ce qu'il pouvait ressentir, si effectivement il n'était pas la personne que Sirius voyait en lui. Pendant très longtemps, Lily avait cru qu'il n'était qu'un insupportable arrogant, superficiel de surcroît. Mais il n'en était pas resté là, lui, il s'était battu pour prouver qu'il était plus que cela. Qu'il n'était pas la personne qu'il montrait à tout le monde. Et ça avait marché, aujourd'hui Lily et lui étaient fiancés, et ils allaient vivre ensemble. Mais encore une fois, Regulus devrait faire preuve de courage et se mettre à nu devant son frère. Il devrait accepter de se prendre des bâches, il devrait accepter l'éventualité que Sirius le déteste effectivement et que ce soit irrévocable.

Les affirmations du Serpentard sur Anna firent légèrement douter le Maraudeur. Mais il se reprit rapidement.


-Ca ne sera jamais suffisant. Lily a été très amie avec Jessi pendant plus d'un an, avant de se rendre compte qu'il était Lord Voldemort. Il est si facile de prétendre être ce qu'on n'est pas. Tu vaux peut-être la peine, Regulus. Mais je ne ferai jamais l'affront à Sirius de remettre en doute ses paroles sur ton compte.

La conversation qu'il entretenait avec le benjamin des Black le faisait douter de ce qu'il pensait réellement de lui. Il semblait si... semblable à Sirius. En plus lâche, peut-être. Mais ce n'était pas l'important. Il ressemblait avant tout à un gosse perdu, tiraillé entre sa famille et son frère. Entre l'honneur de ses parents, et ce qu'il pensait vraiment. James n'aurait pas voulu être à sa place, et pourtant, il avait du mal à ressentir de la pitié pour son interlocuteur. Tout avait été facile, pour lui. Ses parents et ses amis se battaient dans le même camp que lui, le choix avait donc été des plus aisé. Mais il n'avait aucun doute quant au fait que, s'il s'était trouvé dans la situation de Regulus, il aurait assumé ses idées. Il aurait agi comme Sirius.

Alors, même s'il avait la sensation que Regulus n'était pas exactement la personne qu'il semblait être, il n'en ferait jamais part à Sirius. Parce que ce n'était pas son rôle, ce n'était pas ses affaires. Patmol voulait croire que son frère était un crétin ? Il l'approuverait. Il serait de son côté, jusqu'à ce que Regulus parvienne à le faire changer d'avis.


-Elle est utopique et impossible, au moins pour toi. Tu n'es pas n'importe quel sorcier, Regulus, tu es l'héritier des Black maintenant que Sirius est parti. Crois-tu vraiment qu'une personne dans ta position a la possibilité de se tenir en dehors de la guerre ? Les bons choix ne sont pas durs à faire. Regarde ce que fait Voldemort, et tu comprendras que le bon choix, c'est de se battre contre lui. Se battre contre lui, c'est affronter Rogue, Lestrange, Malfoy. Se battre avec lui, c'est affronter Sirius, Anna, Lily.

James affirma ensuite sa conviction qu'ils allaient gagner la guerre. Il n'était pas dur pour lui d'en être certain, puisque c'était son fils qui allait tuer Voldemort. Mais Regulus demanda pourquoi, et le Gryffondor lui répondit sans trop entrer dans les détails. Il se rappellerait toujours les paroles de Dumbledore : "Quand vous êtes dans les ténèbres, il suffit de vous souvenir d'allumer la lumière". Tant qu'il y aurait une personne pour affronter Voldemort, tout ne serait pas perdu. Et Cornedrue savait que ses amis n'abandonneraient jamais. Et que s'ils tombaient, il y aurait des personnes pour les remplacer. Il y aurait toujours quelqu'un pour se battre.

-Tu vas mourir, Regulus. Comme nous tous. Dans cette guerre, ou après. Tout ce que tu peux faire, c'est choisir comment. En te battant pour les bonnes raisons, ou les mauvaises. Mais ne te fais d'illusions, tu mourras. Tué par Voldemort ou un Mangemort, ou tué par un Auror ou quelqu'un comme Sirius ou moi.

Accepter sa mort prochaine rendait les choses beaucoup plus aisées. Chaque seconde avait une nouvelle saveur, chaque moment en compagnie des gens qu'on aimait avait une nouvelle intensité. James, Lily, Sirius, tous avaient accepté qu'ils allaient laisser la vie dans cette guerre. Ils avaient accepter d'être les sacrifiés de l'histoire, parce qu'ils savaient que ça ne servirait pas à rien. Qu'après eux, d'autres viendraient pour finir ce qu'ils avaient commencé.
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MessageSujet: Re: Play the game    Lun 30 Aoû - 20:29

    Dire qu’il était venu là, dans ce haut lieu sacré qu’était la Volière, dans le seul et unique but de poster deux lettres, et dans écrire une. Au final, il se retrouvait à causer avec son soi-disant ennemi attitré. Celui qu’il avait toujours considéré comme un crétin, un abruti de la sorte...James l’avait toujours regardé de haut, cracher au visage, prononcer des insultes... Et là, il lui parlait presque normalement, sans aucune méchanceté dans ses paroles, néanmoins, il se méfiait toujours. Ne savait-on jamais ? Il n’ignorait pas que James ne l’attaquerait pas le premier, ils essayaient toujours d’éviter les conflits entre eux, et cela depuis toujours. Il ne se souvenait même plus de leur dernière bagarre, d’ordinaire, ils sortaient leurs baguettes, prononçaient deux trois inepties, et s’en allaient, les mains rageusement accrochés à « leur arme » de sorcier, et se regardaient yeux dans les yeux, le regard noir. Mais pas aujourd’hui, et il en était étonné. Ce n’était certainement pas dans ses habitudes, mais discuter avec lui des choses de la vie, posément, lui faisait secrètement du bien. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait par ressenti tant d’incertitudes dans son esprit. La dernière fois remontait au jour ou Sirius avait fait ses valises, où il n’avait pris que le nécessaire, ce jour, où il avait claqué la porte au nez à ses parents, lui avait dit le premier mot gentil depuis longtemps. Depuis que Regulus était entré à Poudlard en fait. Son insertion à Serpentard lui avait valu le désintéressement de Sirius. Un sourire de coin illumina le visage de Regulus.
    « C’est vrai, tu as raison, plus que quiconque, elle nous surprendra toujours, cette Lily. On me le dit souvent malheureusement, des deux côtés. Selon mes parents, je suis trop candide, que je n’ai pas besoin de choisir mon camp, qu’on l’a fait pour moi il y a longtemps, qu’il n’y a aucune question à poser, aucun remord à avoir, que c’est comme ça depuis toujours. »
    Ses parents, avec leurs manies du Sang-Pur, n’avaient pourtant pas réussi à faire comprendre à leur fils aîné à quel camp il appartenait. Et le doute semé dans l’esprit de Regulus, il hésitait. Le monde était en total perdition, et les familles de Sang-Pur devenaient plus oppressantes, plus exigeantes. Il était l’héritier des Black désormais, et il devait se conduire comme tel, n’est-ce pas ? C’était les règles non ? Déjà Orion et Druella étaient impossibles à vivre durant les vacances. C’était toujours la même rengaine, « Alors Regulus, es-tu prêt désormais ? Mais quand est-ce qu’on pourra te présenter officiellement à la haute société ? Regulus, tiens-toi droit ! Tu es notre héritier maintenant, non ? Arrête d’écrire à ton frère, ce n’est plus un membre de notre famille désormais, et cesse d’en parler, tu es agaçant ! Il a mis le chaos dans cette famille, et la honte sur notre nom ! Tu ne devras plus jamais lui adresser la parole tu entends ? Plus JAMAIS ! » Depuis toujours on lui enseignait les manières de la haute société Pro Sang-Pur, comment traiter les gens, comment se tenir en leur compagnie... Mais lui, n’avait jamais réellement compris pourquoi il devait faire cela, il accomplissait ce qu’ils désiraient bien sur, parce qu’il n’avait guère le choix. Ils avaient déjà perdu un fils, et il savait que si cela se reproduirait à nouveau, il ne survivrait pas longtemps dans ce nouveau monde, où il aurait choisi le bon camp. Ses parents avaient de nombreux connaissances, des gens de hauts rangs, qui pouvaient tuer quelqu’un aussi vite qu’il ne fallait de temps pour le dire. Si un jour, il décidait de partir de la maison comme Sirius, il se condamnait lui-même à une mort certaine, et sans doute douloureuse. Trahir sa famille, était un affront dont on ne réchappait pas. Il ne comprenait pas pourquoi Sirius était encore en vie. Les paroles de James lui serrèrent le cœur. Son frère le haïssait, James venait de l’avouer, et Regulus fut pris d’un élan de tristesse.
    « Cela je le savais, comment pourrait-il m’aimer ? Pourtant, moi, je n’ai jamais rien fait contre lui, je l’ai toujours soutenu quand il était encore à la maison, et que les hurlements de notre père lui brûlaient les tympans, moi, j’étais là pour lui. Il ne me l’a jamais pardonné n’est-ce pas ? De ne pas être parti avec lui, non ? Lui dire ? Mais que veux-tu que je lui dise James ? Jamais je n’oserai lui parler en face, et tu sais comme moi qu’il n’a certainement pas le pardon facile, qu’il est rancunier. Non, cela ne dépend certainement pas de moi. Je sais que tu vas me dire que si, mais non, tu ne peux pas comprendre... »
    Jamais James ne pourrait comprendre que la mort l’attendrait au tournant s’il choisissait le chemin que Sirius avait choisi. Lorsqu’il avait parlé d’Anna, il avait cru gagner un bon point, et que l’esprit de James ressentirait pour lui une once d’affection. Qu’il saisirait qu’il n’était peut-être pas ce que tout le monde croyait, et qu’il pouvait peut-être accomplir de bonnes choses dans la vie. Plus tard, Regulus aimerait être joueur professionnel de Quidditch, mais étant donné comment la guerre s’annonçait, il était très possible que tout le monde sorcier soit révolutionné... mais en seconde option, il aurait aimé œuvrer au sein du Département de contrôle et régulation des créatures magiques, pour défendre la cause des Elfes de Maisons, en autres... Bien entendu, jamais Monsieur et Madame Black ne seraient d’accord, d’ailleurs il ne leur en avait jamais parlé, cela lui aura au moins éviter de recevoir le fouet, ou pire un petit « Doloris ». C’était toujours ça. Enfin, pour revenir à sa petite Anna adoré, les paroles de James n’étaient pas fausses. Jessi avait bien endoctriné tous le monde, même lui, n’aurait jamais douté qu’en dessous ses airs angéliques, se cachait Voldemort, le maître que ses parents adulaient tant. Il y avait une chose qu’il n’avait jamais compris non plus : si ces ascendants aimaient tant les idées du « Seigneur des Ténèbres » comme ils aimaient l’appeler, pourquoi ne l’avaient-ils pas rejoints eux aussi ?
    « Sur ce point, j’avoue que tu as raison. Jessi a trompé tout le monde. Pour que même Lily se laisse prendre, il fallait vraiment qu’il soit différent... Moi-même, je ne l’ai pas cru quand on l’a su. Il semblait tellement... et bien... tu vois, gentil. Pour Sirius, je te comprends, et je ne te demanderais jamais de le faire non plus, ce n’est certainement pas ton rôle, même si je sais que tu comptes énormément pour lui, et que ton avis l’intéresse toujours. Et la même chose pour toi j’imagine. Pour lui, tu es le frère qu’il n’a jamais vu en moi, c’est évident. Mais soit. »
    Regulus ne comptait plus les nombres de fois où il avait entendu « Mon frère » dans la bouche de Sirius. Seulement, ce diminutif qui aurait dû lui être attribué était toujours adressé à James, où même Lupin. Cela faisait bien longtemps qu’il ne l’avait appelé comme cela, depuis des années. Pour son frère, il n’était que le petit chien de ses parents, et rien d’autres... Il ne l’avait jamais sans doute envisagé comme quelqu’un de sa famille, seulement un vulgaire pigeon pris sous l’aile de ses géniteurs. De toute manière, comment James pouvait-il ressentir ce qu’IL ressentait ? C’était si difficile de devoir choisir entre deux camps, des personnes qui vous sont chères. Pour James, tout était plus simple, ses parents étaient dans le même camp que lui, se battaient pour les même cause que lui, avaient les même convictions que lui, croyaient en lui. Qu’aurait-il fait à sa place ? Sans doute, il aurait œuvré comme Sirius, pour le « bien », comme il le disait, il aurait assumé ses choix, ses certitudes et ses espoirs. Seulement, Sirius et James étaient dans la maison de Godric Gryffondor qui défendait les qualités comme le courage. Seulement, Regulus, lui, en manquait grandement, et était seul. Il n’était pas épaulé par une famille qui avait foi en lui. Seulement des attentes. Les espérances de ses parents étaient claires. Regulus devra rejoindre bientôt les Mangemorts et Voldemort. Il en était ainsi. Quand James affirma ensuite avec grande vigueur qu’ils allaient gagner la guerre, Regulus fronça les sourcils. Il avait l’air si sur de lui... Mais comment pouvait-il le savoir ? Personne ne lisait le futur, et celui si devenait de plus en plus incertain... On aurait même dit que Voldemort prenait de plus en plus d’ampleur, et son armée de faisait de plus en plus puissante. Bien sur, tant que les Résistants seront là, tant qu’il y aura, ne serait-ce qu’une seule personne pour affronter Voldemort, tout ne sera pas perdu.
    « Je sais. Tout le monde meurt bien un jour, mais j’espère seulement que cela sera le plus tard possible, et surtout, pas dans cette guerre. J’aimerais m’en aller loin, bien loin. Que cette fichue guerre stupide qui ne rime à rien se finisse, ainsi, je pourrais revenir, et tout serait plus simple... J’aspire à ne pas être tué par mon propre frère... Si je faisais les mauvais choix, comme tu me le dis ? Serait-il capable de me tuer ? »
    Toute la réflexion était là. Ce qu’il savait, c’était que cette guerre, allait faire plus de victimes et d’innocents qu’une guerre sorcière ne l’avait jamais faite. Et le monde magique aurait sans doute beaucoup de mal à se relever d’un tel affront et d’une telle blessure.
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James Potter

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MessageSujet: Re: Play the game    Mar 31 Aoû - 19:45

Première discussion avec Regulus Black. Une expérience nouvelle, pour le jeune Potter. Il avait tellement l'habitude de regarder les Serpentards de haut, de les insulter, et même de leur lancer quelques sorts s'il était d'humeur joueuse. Mais jamais, au grand jamais, discuter avec eux. Il les considérait de toute façon comme trop limités intellectuellement pour aligner deux mots... Alors de là à avoir une conversation ! Il découvrait donc aujourd'hui que Regulus n'était pas un imbécile fini, et qu'il pouvait effectivement discuter comme tout être humain normalement constitué. Il n'y avait pas d'animosité, ni dans leurs yeux, ni dans leurs paroles. James était à la limite de l'agréable, et il n'avait pas à se forcer pour cela. Peut-être retrouvait-il en Regulus un peu de Sirius, ce qui rendait les choses plus faciles pour lui. Seulement il se méfiait de l'héritier des Black, et s'il voulait bien accorder un peu de son temps et discuter de la guerre, il n'était pas non plus prêt à se lier d'amitié avec le Serpentard. Ils partageaient un moment spécial, probablement unique, et c'était tout. Ils se quitteraient comme ils s'étaient rencontrés : en mauvais termes. Parce que tout les opposait, et que quelques mots échangés ne suffisaient pas à changer six longues années d'inimitié. Regulus rejoindrait la table de Serpentard et deviendrait un Mangemort. James rejoindrait celle de Gryffondor et se battrait pour l'Ordre. Ils n'avaient rien en commun, en dehors de Sirius.

Le Maraudeur vit le sourire de son interlocuteur, mais trouva son ton amer. Il ne semblait pas apprécier qu'on ait choisi son camp à sa place. Ne s'en était-il jamais rendu compte ? Il était devenu l'héritier de sa famille, fils unique, et les choix avaient été faits pour lui depuis bien longtemps. James n'aurait pas cru que quelqu'un puisse être aussi naïf. Même lui qui avait grandi dans une famille de Sang-purs adorant les moldus, savait que quand l'honneur du sang était en jeu, les enfants n'avaient pas leur mot à dire. Et il ne faisait aucun doute pour lui que Regulus emprunterait le chemin que ses parents avaient tracé pour lui. Même s'il ne pouvait s'empêcher d'espérer semer le doute en même temps que la graine de la révolte dans l'esprit du jeune Black.


-Ils n'ont pas été les seuls à décider... Tu as choisi ton camp lorsque tu as choisi Serpentard et tes "amis". Tout le monde le sait, Regulus, que ceux que tu prétends ne pas apprécier mais avec qui tu restes, sont des Mangemorts. Ta famille toute entière, en dehors de Sirius et d'Andromeda, soutient Voldemort. Tu vois bien que tu as choisi ton camp.

Il n'était pas très juste de la part de James de déclarer que parce que les Black appréciaient les idées de Voldemort, Regulus allait forcément être un Mangemort. Mais c'était ce qu'il pensait profondément. Si le Serpentard avait voulu se battre contre le Seigneur des Ténèbres, il aurait imité son grand-frère. Sirius avait ouvert la voie, avait fait le plus difficile ; Regulus n'avait qu'à suivre. Ce n'était pas si compliqué.

Ils en parlaient, justement. Lorsque le jeune Black affirma que son frère le détestait, James approuva. Il n'appréciait pas son interlocuteur, il n'allait donc certainement pas prendre des pincettes avec lui. Et puis, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, si Regulus se sentait mal ? La vérité était là : Sirius détestait Regulus. Le Gryffondor n'allait certainement pas minimiser la haine de son meilleur ami pour ne pas heurter les sentiments de son vis-à-vis. Cependant, parce qu'il savait que Regulus aurait toujours une place dans le coeur de son frère, il lui déclara qu'il était toujours temps d'aller lui parler. D'aller lui montrer qu'il n'était pas le crétin qu'il pensait. Le Serpentard lui répondit qu'il n'oserait jamais, et que Sirius ne lui pardonnerait de toute façon pas. Ce qui fut une confirmation pour James : Regulus était un lâche.


-Il ne t'a jamais pardonné d'être allé à Serpentard, d'approuver les paroles de tes parents. De ne pas être parti avec lui, oui. Évidement que ça dépend de toi, Regulus ! Quand Lily me détestait encore, je ne me suis pas dit que ça dépendait d'elle. Elle pensait que je n'était qu'un con arrogant, et je lui ai prouvé le contraire. Regarde où en est aujourd'hui. Il y a deux ans, elle essayait de me crever les yeux quand je lui volais un baiser... Sirius pense que tu es un crétin de pro-sang-pur, endoctriné par tes parents et fervent colporteur des idées de Voldemort. C'est à toi de changer la vision qu'il a de toi, si effectivement tu n'es pas ce crétin de futur Mangemort. Sirius ne va pas changer d'opinion sur ton compte simplement comme ça... Et quand je dis que c'est à toi et à toi seul de le faire changer d'avis, il me semble évident que c'est autant avec des actes qu'avec des mots.

Evidement, que Sirius ne pardonnerait pas aisément à Regulus, il s'était passé trop de choses. Ils en étaient arrivé à un tel point que Patmol ne le considérait même plus comme sa famille. Il le lui avait dit. Sa famille, c'était les Maraudeurs, Lily, et Anna. Il n'était un Black que par le nom, et bien contre sa volonté. James avait pris la place de Regulus, et il en était bien content. Sirius était son frère, plus que quiconque n'aurait jamais pu l'être. Ils partageaient tous ce que Patmol n'avait jamais pu partager avec son frère biologique. Et si aujourd'hui, James conseillait à Regulus de tenter de se rabibocher avec Sirius, c'était uniquement parce qu'il savait qu'un lien entre frères était précieux.

Regulus parla ensuite d'Anna, pour essayer de gagner des points. Mais James n'allait pas se laisser embobiner comme ça. Il lui rétorqua que Jessi avait très bien réussi à se faire passer pour ce qu'il n'était pas. Ce n'était pas parce que sa meilleure amie l'appréciait que James allait en faire de même. Il lui en faudrait un peu plus que ça... Et même si Regulus s'avérait être quelqu'un de très sympa avec qui le Gryffondor aurait pu très bien s'entendre, il ne changerait rien à leur relation. Jamais il n'irait en toucher un mot à Sirius. Le Maraudeur avait une très haute estime de l'amitié, et tant que Regulus serait l'ennemi de Sirius, il serait le sien également. Le Serpentard approuva lorsqu'il parla de Jessi, et déclara que lui-même s'était laissé prendre au piège... James était de plus en plus perdu dans cette conversation qui remettait en question tout ce qu'il pensait sur le plus jeune des Black. Une partie de lui avait envie d'accorder du crédit à Regulus, de lui laisser le bénéfice du doute. Mais le reste de son être lui criait de se méfier, de ne pas lui faire confiance. Après tout ils étaient en guerre, et il se devait de se montrer méfiant et suspicieux avec tous ceux qu'il soupçonnait appartenir à l'autre camp. Regulus faisait partie de ses gens là. Tout ce qu'il lui racontait aujourd'hui pouvait bien être un tissu de mensonges, pour ce que James en savait.


-Sirius n'a jamais voulu faire partie de votre famille, il s'en est donc trouvé une autre.

Il n'en dit pas plus. Évidement, il savait qu'il avait remplacé Regulus, dans le coeur de Sirius. Il savait que Sirius était un Maraudeur avant d'être un Black, et que ses amis étaient devenus sa véritable famille. Il ne se sentait aucune affinité avec ses géniteurs et son frère, et il s'était donc rapproché des gens qui lui ressemblaient. James, Remus, Peter, Lily et maintenant Anna. Il avait trouvé une nouvelle famille en eux, et James était bien content que ça se soit passé ainsi. Parce que depuis sa première année, il considérait Patmol comme le frère qu'il n'avait jamais eu, et il était heureux de savoir que ce sentiment était partagé. Seulement il comprenait que ça puisse être difficile à avaler pour Regulus, s'il tenait vraiment à son frère comme il le disait aujourd'hui. Alors le Gryffondor ne voulait pas trop remuer le couteau dans la plaie. Mais il n'allait pas non plus s'empêcher de bien enfoncer dans le crâne du Serpentard que si Sirius ne leur adressait plus la parole, à lui et à ses parents, c'était entièrement et uniquement de leur faute. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, si Patmol le détestait.

Le jeune Black demanda ensuite à James comment il faisait pour être si sûr de l'issue de la guerre. Le jeune Potter ne raconta pas toute la vérité, parce qu'il ne le pouvait pas. Mais ses paroles n'étaient pourtant pas dénuées de sens. Elles venaient de Dumbledore, et elles trottaient toujours dans l'esprit du Gryffondor. Tant qu'il y aurait une seule personne pour se dresser face à Voldemort, tout espoir ne serait pas perdu. Et James savait qu'il y avait des tas de personnes prêts à affronter le Lord. Tous ses plus proches amis étaient prêts à donner leur vie pour l'empêcher de prendre le pouvoir, et il savait qu'il y en aurait d'autres après eux. Que quand son tour serait venu de mourir, un autre prendrait sa place, et le combat ne s'achèverait jamais. Pas tant que Harry n'aurait tué Lord Voldemort.

Regulus demanda si Sirius serait vraiment capable de le tuer, et James s'accorda un instant de réflexion. Aucun membre de l'Ordre n'avait encore levé sa baguette pour tuer. Ils se défendaient, ils cherchaient à blesser, mais jamais à causer la mort. Ils n'étaient encore que des gosses, et même s'ils haïssaient tous leurs ennemis, ils ne pouvaient s'empêcher d'éprouver de la répugnance à l'idée de donner la mort. Mais arriverait un moment où ils seraient assez mature pour outre-passer ce dégoût. Où ils comprendraient que blesser les Mangemorts ne suffisait plus. Que s'ils ne les tuaient pas, des civiles, des moldus, en paieraient le prix. Mais auraient-ils assez de courage pour tuer ceux qui avaient fait partie de leur passé ? Ceux qu'ils avaient côtoyés pendant des années, même sans éprouver de l'amitié à leur égard ? Le Maraudeur secoua la tête, à la recherche de mots pour répondre.


-Personne ne reconnait un Mangemort, derrière son masque. Sirius pourrait très bien te tuer sans connaître ton identité. Et même s'il savait, dis moi au nom de quoi il devrait retenir sa baguette ? Les liens ne parenté n'existent plus, à la guerre. Si un jour vous vous retrouvez l'un contre l'autre, tu seras son ennemi avant d'être son frère.

Il fit une pause, réfléchissant aux autres paroles du Serpentard. Il déclarait vouloir s'en aller très loin, et revenir quand tout serait fini. Ce simple souhait fit sortir James de ses gonds. Il ne comprenait pas son vis-à-vis, peu importe les efforts qu'il déployait. Ses sourcils se froncèrent, et son ton se fit dur.

-Tu es un lâche, Regulus. Qui donc part se cacher pour attendre la fin de la guerre ? Tu es comme tout le monde, tu espères la victoire d'un des deux camps, alors de quel droit irais-tu te planquer pendant que ceux qui partagent tes idées courent à la mort ? Si c'est vraiment ce dont tu rêves, je comprends pourquoi Sirius ne veut rien avoir à faire avec toi...

James, tout autant qu'il détestait les Mangemorts et leur Maître, devait bien avouer qu'au moins ils avaient le courage de se battre pour leurs idées. Les gens comme Regulus lui donnaient encore plus envie de vomir. Comment pourrait-il encore se regarder dans la glace, s'il laissait les autres se battre à sa place ? Ils avaient tous une opinion, dans cette guerre, tous un camp dont ils se sentaient le plus proche. Alors ils auraient tous dû se battre. Ils auraient tous dû assumer leurs choix, et se battre pour ce en quoi ils croyaient. Mais il fallait croire que le monde était essentiellement peuplé de sorciers comme le Serpentard qui lui faisait face, puisqu'ils étaient encore si peu nombreux à avoir rejoint le combat.

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MessageSujet: Re: Play the game    Sam 4 Sep - 13:54

    C’était d’amusant de voir à quel point on connaissait mal les personnes qui nous entouraient. Avant cela, Regulus avait toujours considéré James comme un crétin ambulant, qui trimbalait fièrement sa petite tête de meneur à travers le château, le regardait misérablement à chaque fois qu’il le croisait, le narguant d’être le véritable frère de Sirius. Un vrai soutien, pas comme lui. Il était certain que Sirius comptait énormément dans la vie de James, et vis versa. L’un et l’autre, était un peu comme Ciella et lui, indissociable. Enlever une part de l’un, c’était déchirer une partie de l’autre. Malheureusement, souvent, à tous les quatre, cela leur était fatal. C’était étrange, n’est-ce pas ? Les relations humaines. C’est ce qui différencie l’homme et l’animal, c’était la capacité de l’espèce humaine d’éprouver des sentiments, et de se souvenir. Les humains sont la seule race à se soucier du passé. Pourtant Regulus se demandait souvent si le sien avait de l’importance. Il ne s’était jamais senti aussi vivant que quand il était gamin, et pourtant, le présent lui plaisait. Ciella compensait l’absence de Sirius... mais jamais elle n’arriverait à combler l’horrible chagrin qu’il éprouvait lorsqu’il voyait son frère. Ciella, elle, n’avait guère de soucis, son frère était un salo*p, et leur relation ne se limitait qu’à des paroles inutiles, des coups et blessures, et surtout beaucoup de haine. Bien sur, il en était de même pour Sirius qui le haïssait, mais lui, aurait toujours une place privilégiée dans le cœur du Serpent. Il ne désespérait pas, contrairement aux apparences, il attendait toujours que Sirius lui tende une main amicale. Fraternelle. C’était peut-être bien trop demandé pour le moment, même depuis toujours. Ce qu’il savait, c’était que seul Sirius, pourrait peut-être le décider et faire pencher la balance du coup qu’il souhaitait.
    « Je vois... Une fois de plus, je pense que tu as raison. Mais encore une fois, tu ne peux pas me comprendre. Tu ne sais pas ce que je peux ressentir, tu ne sais pas ce que les gens de ma famille sont capables... Cela dépasse tous tes plus noirs cauchemars, crois-moi. Je n’ai pas la prétention de dire que je suis assez fort face à leurs pouvoirs, je mourrais avant de pouvoir dire je pars. »
    C’était facile pour lui de lui dire tout cela, mais c’était bien trop compliqué pour son cerveau de Gryffondor. Pour lui, les partisans de Voldemort étaient des personnes qui ne méritaient rien d’autre que la mort, mais le problème, c’était qu’elles pouvaient vous faire souffrir en moins de temps qu’il ne le fallait pour le dire. C’était malheureux, mais c’était ainsi, et ce, depuis toujours. James ne pouvait pas saisir la subtilité de sa position. Il aimait la vie, et penser qu’il pourrait un jour mourir, lui faisait bien trop peur.

    Entendre James dire à haute et intelligible voix que Sirius le détestait donnait envie à Regulus de lui faire bouffer son écharpe de Gryffondor ! Bien sûr, il pouvait bien mentir, histoire de bien l’enfoncer un peu plus dans son malheur, après tout, ils n’étaient pas amis. Ils ne se connaissaient pratiquement pas, il n’avait pas à prendre soin de ce qu’il pouvait bien ressentir. De toute manière, il savait très bien ce que Sirius, James, et en faite, quasi toute l’école pensait de lui, qu’il était un lâche, un imbécile, un crétin fini, un mangemort. Ce n’était qu’à moitié vrai.

    Signant sa lettre destinée à Ciella, il ne pris pas la peine d’écrire le destinataire, se contentant de lui murmurer : « Tu sais à qui l’envoyer Morgane, n’est-ce pas ? Vole bien, j’attendrais ton retour avec impatience. » Une gentille caresse donnée, une petite collation sortit tout droit de sa poche et atterrit devant son hibou adoré. Il se retourna vers son interlocuteur.
    « Sérieusement, tu crois peut-être que je l’ignore ? Ce n’est pas la peine de me jeter ça à la figure ! Je le sais ! Mais tu crois que j’ai eu la chance de choisir ma voie ? Non. Je sais que tout le reste dépend de moi, mais j’aime des gens, des deux camps. Cela n’est pas que ma famille. Sirius ne changera jamais de toute manière. Son opinion sur moi s’est éteinte depuis bien longtemps tu sais. Et j’y consens. Je comprends son abomination envers moi, de même que ton aversion pour tout ce qui se rapporte de près ou de loin à moi, le fils honni des Black qui dérange tant de personnes, puisqu’il n’a su créer la surprise une seconde fois après Sirius. Je suis sans doute un lâche, mais je sais ce que je vaux. C’est tout ce qui m’importe. Je me moque effectivement de ce que pensent les autres. »
    Regulus marqua une pause, suivit des yeux sa chouette qui s’élançait dans le ciel, jusqu’à que ses yeux ne soient plus capables de discerner sa présence dans les hauts cieux. Il faisait bien beaux aujourd’hui pour la saison, le printemps pointera bientôt le bout de son nez, il en était certain.
    « Sauf ceux qui comptent vraiment, s’entend. » ajouta-t-il alors.
    Il recula d’un pas afin de mettre encore plus de distance entre eux deux, son soi-disant ennemi, et conclut dans un souffle subtil :
    « Mais je ne pense pas que cela change grand-chose ce que je te dis et t’explique depuis tout à l’heure, n’est-ce pas ? N’ai-je pas raison ? Sirius ne me croira pas plus que les autres. Ou que toi-même. »
    James semblait être littéralement perdu. Perdu dans ses pensées. Mais surtout perdu dans un chemin, ou sa voix, son cœur et sa raison, ne savait que choisir. Regulus avait sans doute touché quelques points sensibles, et avait réussi brillamment son entreprise. Bien entendu, il était fort probable qu’il ne dise rien à personne de leur entrevue, et Regulus n’en attendait pas moins de lui. Moins cela se saurait mieux cela ira. Il ne voulait pas prendre de risques. Déjà, de calomnier James aux yeux de son frère, de Lily, et de ses amis... Et aussi de lui-même. La vie devenait compliquée. L’esprit de James était bien malmené. D’un côté tendu vers le point qui lui murmurait sournoisement de ne pas lui faire confiance, qu’il ne pouvait être bon, et vers l’autre qui lui bredouillait idiotement de lui laisser le bénéfice du doute. En même temps qu’il le désirait, il ne le souhaitait pas. Le fréquenter n’était une bonne chose, et n’apporterait à James que des malheurs, malgré la bonne volonté de Regulus...

    Les paroles de James blessèrent Regulus comme jamais. Il y avait longtemps qu’il n’avait ressenti une telle déchirure. Il semblait que le Gryffondor prenait un malin plaisir à lui rappeler. Et c’était insupportable pour Regulus. Dans son for intérieur, il n’y aurait eu qu’une seule issue, le combat. Mais Regulus s’efforçait de rester un homme civilisé. Parce que justement, c’était James.

    Il soupira.
    « Si tu te crois obliger de le répéter à chaque fois, insiste donc. Je sais qu’il ne me considère plus comme son frère, et tu es si content de me le rappeler, c’est charmant. Mais bon, je ne vais pas continuer à épiloguer là-dessus. J’ai bien d’autres choses à faire. »
    La famille de Sirius, n’était certainement plus, lui Regulus, Orion et Walburga, plus Bellatrix, plus Narcissa. Non, tout cela, c’était de l’histoire ancienne. Maintenant, il les avait remplacé. Par Anna, James, Lily, Remus, et les autres. De son ancienne famille ne subsistait qu’une seule personne, Andromeda, leur cousine. Et James, enfonçait le couteau dans la plaie, comme s’il était heureux d’avoir pris la place de Regulus dans le cœur de Sirius. Cela lui déchirait le cœur.

    James insistait encore quand à l’issue de la guerre. Consultait-il une voyante, les centaures, ou n’importe quoi d’autres pour pouvoir en être si persuadé ? L’avenir était une chose imprévisible, personne ne pouvait le deviner. Pourtant, il paraissait si certain de lui. Mais bon, le benjamin Black n’insista pas, ce n’était guère dans sa nature. Les paroles de James étaient si étranges, mais en réalité si véritables.
    « C’est vraiment répugnant ce que tu oses dire. Sirius ne pourrait jamais me tuer. Ce n’est pas possible. Même en pleine bataille. Je me fiche d’être un lâche comme tu le dis, je n’ai pas votre courage, à toi, Sirius, et tous les autres Gryffondor, je ne serai jamais comme vous, et je n’y peux rien. Pourquoi donc briser notre monde de la sorte ? Il en a toujours été ainsi, pourquoi s’obstiner à le changer ? »
    Regulus réajusta sa veste, et se dirigea vers la porte. Il avait une journée chargée, et ne devait pas s’attarder un peu plus. Cette conversation lui avait été très profitable, tout comme elle l’avait blessée de plein fouet, au milieu de son propre corps. De toute manière, Regulus savait qu’il ne changerait pas, il tenait à la vie. La seule façon de retrouver Sirius, c’était de perdre quelqu’un qui l’aimait. Le choix était difficile. Et il ne voulait pas le prendre.
    « Au revoir, James. Peut-être à une autre fois. »

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MessageSujet: Re: Play the game    Jeu 16 Sep - 22:37

La guerre changeait le monde, et changeait probablement les gens. Deux ans auparavant, il ne serait jamais venu à l'idée de James de discuter avec Regulus Black. Le petit frère de Sirius représentait beaucoup de choses que le Gryffondor ne pouvait pas sentir, telles que la soumission, la lâcheté, l'arrogance. C'était paradoxal, pour quelqu'un d'aussi orgueilleux que lui, mais quand c'était les autres, ça le dérangeait. Il y a quelques temps, il se serait contenté d'insulter le Serpentard avant de quitter la Volière sans se retourner. Mais depuis que Voldemort essayait de prendre le pouvoir, le jeune Potter avait considérablement mûri. Et aujourd'hui, il faisait ce qu'il n'avait jamais fait auparavant : il accordait le bénéfice du doute à un supposé ennemi. Et aussi incroyable que ça puisse paraître, il ne parvenait pas à réellement détester Regulus. A n'en pas douter, Black venait de passer du statut de "facho complètement débile", à "gamin lâche et paumé". Ce qui était sans conteste une amélioration, même si James ne donnerait jamais au Serpentard l'occasion de le savoir. La conversation qu'ils avaient resterait entre eux deux. James n'en parlerait à personne, et certainement pas à Sirius. Regulus avait réussi à semer le doute dans son esprit, mais ça ne suffirait jamais au Maraudeur pour tirer un trait sur les six dernières années et confier ses nouvelles impressions à ses amis. Si le Serpentard voulait remonter dans l'estime de son frère, il ne devrait compter que sur lui-même.

Cependant, si James restait bien sagement face à son interlocuteur, à discuter comme si de rien n'était, il ne laissait tout de même pas passer une occasion de lui lancer une petite pique. Ils restaient tout de même des ennemis, et le Gryffondor n'avait pas oublié ses bonnes manières dans la nuit. Pour défendre sa cause, Régulus déclarait que ses parents avaient choisi son camp à sa place, et qu'il n'avait pas le choix. Qu'ils le tueraient s'il décidait de prendre un autre chemin. James secoua la tête, pas convaincu pour un sou.

-Tu sais quoi, crois ce que tu veux. Il n'empêche que Sirius est toujours vivant, lui... Et qu'il le restera probablement plus longtemps que toi. Parce qu'il se bat pour les bonnes raisons, lui. Et qu'il a refusé d'être la marionnette de qui que ce soit.

Il ne savait pas ce qu'il allait arriver à Regulus dans cette guerre, Harry ne lui avait rien dit là-dessus. Cependant, il savait qu'il y avait des tas de personnes prêtes à donner leur vie pour sauver Patmol. Qui, chez les Mangemorts ou chez les Blacks, mourraient pour Regulus ? Probablement pas un. James ne fit malgré tout aucune remarque là-dessus. Parce que si Regulus tournait le dos à sa famille, il ne recevrait probablement pas la protection de l'Ordre. Le jeune Potter s'y opposerait, en tous cas. Et il savait que ce serait le cas pour la plupart de ses camarades également. Même s'il était le petit frère de Sirius et un ami d'Anna, il restait avant tout un Serpentard et un potentiel Mangemort. James ne prendrait jamais le risque de le voir devenir un espion.

Le Serpentard avait raison, James ne pouvait comprendre la subtilité de sa position. Sa précarité, aussi. Parce que rejoindre l'Ordre du Phénix lui avait semblait évident, parce que ses parents l'avaient fait en même temps que lui, parce que tous les gens qu'il aimait en faisaient partie. Il n'avait pas eu l'ombre d'un doute quant au choix de son camp. Depuis qu'il était gosse, on lui avait appris à assumer ses opinions. Il n'avait donc pas eu peur de se lever pour défendre ses idées. Et l'incapacité de Regulus à faire de même ressemblait beaucoup à de la simple lâcheté, pour le Gryffondor.

La conversation s'orienta alors sur Sirius et ses sentiments à l'égard de son frère. Le Serpentard demanda ce qu'il en était, et James ne se priva pas pour lui faire un topo complet. Il ne mâcha pas ses mots, se moquant de blesser son homologue. Regulus n'était pas son ami, bien au contraire, et le Gryffondor n'allait certainement pas se donner de la peine pour lui. D'autant plus que ça lui faisait plaisir, de le blesser un peu. De lui rappeler la réalité des choses, et à qui il le devait. Le jeune Black n'apprécia pas sa réponse, à l'évidence, puisqu'il répliqua de façon plutôt véhémente. James haussa un sourcil, et croisa ses bras sur sa poitrine. Il voulait bien être sympa, mais Regulus avait plutôt intérêt à baisser d'un ton, s'il ne voulait pas qu'il s'énerve.

-Doucement Regulus, j'ai pas souvenir d'avoir élevé la voix, moi. Je te dis simplement ce qu'il en est, et pourquoi. Sirius te déteste parce que tu es le digne fils de tes parents, voila tout. Et évidemment que tu as eu la chance de choisir ton camp, tu as simplement trop peur pour décider. Tu préfères laisser tes parents faire pour toi. Et soit, tu aimes des gens dans les deux camps... On ne reste pas éternellement entre deux feux, Regulus, et je pense que tu le sais. Tu le sais qu'un jour ou l'autre, il faudra que tu enfile leur uniforme et que tu te batte contre nous. Et là, il sera trop tard pour que Sirius change d'avis te concernant.

Le jeune homme réalisait petit à petit que, tout perdu qu'il était, Regulus ne voulait pas qu'on l'aide. Depuis le début de leur conversation, James essayait de lui donner des conseils pour tenter d'améliorer les choses avec Sirius, et à chaque fois le Serpentard déclarait qu'il ne pouvait rien faire, que ce n'était pas de sa faute. Soit, tant pis pour lui. James n'avait rien d'une assistante sociale, et si Black ne voulait pas de ses conseils, il n'allait pas le forcer à les écouter. Il s'était montré agréable parce que Regulus restait le petit frère de son meilleur ami, et qu'il n'avait jamais vraiment perdu espoir de rabibocher les deux Black. Mais si c'était pour récolter une telle réaction, merci bien ! Le Serpentard commençait à le fatiguer, à s'apitoyer sur son sort. Il reprit la parole, pour conclure par quelques questions, non sans avoir ajouté une certaine distance entre eux. Distance que James apprécia sans se cacher. Les jérémiades de son camarade commençaient à lui taper sur le système et un peu d'air lui ferait du bien.

-Tu ne m'expliques rien du tout... Depuis tout à l'heure tu pleurniches que tu n'as pas pu choisir ton camp, que tu es coincé parce que tu as un si gros coeur que tu aimes les gentils et les méchants, et qu'en plus de ça ton grand frère adoré te déteste et que c'est trop injuste. Effectivement, ça ne change rien. Parce que je suis pas la personne que tu dois convaincre. Parce que moi, dans le fond, j'm'en fou que tu sois bon ou mauvais... Si tu te bats avec moi, tant mieux. Si tu te bats contre moi, c'est très bien aussi. Je me moque de qui tu es ou de qui tu voudrais être, Regulus... Il n'y a que pour Sirius que ça a de l'importance.

James était maintenant agacé, et il se montrait donc nettement moins coopératif. Regulus voulait des réponses honnêtes, il allait être servi. Le Gryffondor avait envie de le secouer pour le réveiller, le soumettre à l'Imperium pour l'obliger à agir... Le menacer, retirer le balai qu'il avait dans les fesses... Enfin tout ce qui pourrait le forcer à bouger.

Le Serpentard lui reprocha encore une fois d'enfoncer le couteau dans la plaie, et le Maraudeur se contenta de hausser les épaules. Peut-être bien que ça lui faisait plaisir, de lui faire du mal. De lui rappeler qu'aujourd'hui c'était lui, James Potter, le frère de Sirius Black. Que Regulus n'était plus rien à ses yeux, qu'il avait tiré un trait sur ce qu'ils avaient partagé dans le passé. Cornedrue et Patmol étaient plus frères que quiconque, et ils partageaient bien plus que Sirius et Regulus n'auraient jamais pu le faire. Le Gryffondor ne répondit pas, préférant aller s'appuyer contre le mur derrière lui, les bras toujours croisés sur sa poitrine. Cette conversation commençait à tourner au vinaigre, et il sentait qu'il n'allait pas supporter ça longtemps. Essayer d'aider Regulus, il avait fait. Mais se prendre des reproches parce qu'il racontait la vérité sur un sujet sensible sans prendre de gants, non merci.

Regulus demanda alors si Sirius serait capable de le tuer, s'ils se retrouvaient l'un contre l'autre sur le champ de bataille. James prit le temps de la réflexion parce qu'après tout il ne voulait pas dire de connerie. Et apparemment, sa réponse ne plu pas à son interlocuteur, qui réagit violemment. Il refusait d'accepter que son propre frère puisse prendre sa vie. Pourtant, James était certain d'être dans le vrai. Dans une bataille, un Mangemort est un ennemi, peu importe qui se cache sous le masque. Et Sirius ne prendrait jamais le risque de mettre les personnes qu'il aimait en danger en laissant son Mangemort de petit frère en vie. Le Maraudeur garda le silence tandis que Regulus semblait vouloir partir. Alors qu'il passait à sa hauteur, il l'attrapa par le bras pour le retenir.

-Si tu étais un Mangemort, il te tuerait Regulus. Sans hésitation. Et s'il ne le faisait pas, je le ferais, moi. Ce n'est pas nous qui cherchons à changer le monde, c'est Voldemort. Nous on cherche à protéger les faibles qui, comme toi, ne sont pas assez braves pour choisir un camp.

Il planta son regard dans le sien, grave. Il ne le menaçait pas, il énonçait une simple vérité. Si Sirius laissait la vie sauve à son frère, James lui, n'aurait pas cette faiblesse. Evidemment, il faisait le fier, là devant son camarade, même s'il n'avait jamais tué un homme. Il restait persuadé que s'il devait le faire, il trouverait le courage. Il relâcha ensuite le Serpentard, et le laissa s'éloigner vers la porte sans bouger. Quand il le salua, James hocha la tête, le visage fermé.

-A un de ces jours, Regulus.

Cette conversation avait été l'une des plus étranges qu'il ai jamais eu, et une des plus agaçantes également. La passivité de son camarade lui donner envie de cogner dans quelque chose, tellement il se sentait impuissant. Regulus avait cependant réussi à semer le doute dans l'esprit du Gryffondor. Mais ce doute resterait personnel, et il ne parlerait de cette rencontre à personne. Si Black voulait se repentir auprès de Sirius, il devrait le faire sans l'aide de personne. Et surtout, ne rien attendre de James.
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MessageSujet: Re: Play the game    Sam 25 Sep - 17:03

    Le monde était en profond changement et Regulus ignorait s’il s’agissait d’une bonne chose, dont il fallait se réjouir ou bien, au contraire que ce changement ne leur apporterait que des malheurs. Des gens mourraient, de part et d’autres du monde, sans la moindre explication. Pourquoi mourraient-elles ? Regulus le savait. Pour leur liberté. Elles se battaient pour leur conviction, pour que leur vie ne devienne pas chaotique, sous un tyran. C’est ce qui se disait. Mais que faisait-on quand on ignorait dans quel camp se trouvait-on ? Et bien on parlait. On rencontrait des gens pour que ceux-ci nous aident à trouver notre voie. En ce moment même, le jeune Black était perdu. Et James était celui qui pouvait le secourir. Il n’y avait pas que lui. Anna. Son frère. Ciella. Ses parents. Bella. Lesquels qui l’influençaient pour qu’il fasse un choix. Dans ce foutu monde, on avait tout compris de travers. Les politiciens dans les médias répétaient encore et toujours la même rengaine, que les décisions du camp de chacun devaient seulement être pris par les personnes concernées. Mais en réalité, Regulus savait qu’elles n’étaient certainement pas prises par elles, elles sont prises par les personnes qui nous influencent, par notre naissance, notre sang. Quelle probabilité avait une personne de Sang Moldue de se retrouver dans le camp de Jessi alias Voldemort ? Et celle d’un Gryffondor ? Ou même, quelle chance avait un Sang-Pur de ne pas faire allégeance au Seigneur des Ténèbres ? Bien peu. Mais pourquoi donc choisir toujours et encore ? Parce que tout le monde le devait. James représentait tant de choses. Courage, honneur, bravoure, idiotie, drôlerie, entêtement, et arrogance. En réalité, il n’était pas l’ambassadeur de ces qualités et défauts. Il était celui de Sirius. Quand il regardait le fils Potter, il voyait dans ses yeux la même chose que dans les prunelles argentées de son frère. Du dégoût. De la répugnance. Mais aussi quelque chose qu’il n’arrivait pas à discerner. Peut-être de la compréhension. Non, du doute. C’était la première qu’il parlait pendant plus de cinq minutes avec quelqu’un comme James depuis qu’il était à Poudlard. Etait-ce normal ? Il n’en était pas persuadé. Normalement, il n’aurait pas eu le droit au bonjour de sa part, ni même d’une quelconque intention ou une moindre once d’intérêt. De toute manière, le fascisme faisait partie intégrant de sa vie. Depuis toujours on l’avait élevé de cette manière, et il n’y pouvait pas grand-chose. D’ordinaire, tous les enfants partaient dans la même direction que leurs parents. Un Sang-Pur n’aura des idées de Sang-Pur qu’à condition que ses parents lui fassent son allégeance, qu’ils lui disent que leur « race » est supérieure à celle des autres. C’était son cas. Parfois, il y avait des écarts dans la politique des parents. Sirius et Andromeda étaient des preuves assez suffisantes et éloquentes.
    En définitive, Regulus n’irait jamais parlé à qui que ce soit de cette conversation, sauf s’il y était contraint. Pour quelqu’un comme lui, parler avec quelqu’un comme James était mal vu, surtout si cette discussion ne se finissait pas dans le sang. Et puis, c’était difficile pour lui de lire en James, de savoir ce qu’il pouvait bien penser de tout cela, juste parce qu’il était le meilleur ami de Sirius. Même s’il le voulait, il ne le ferait pas. Il respectait trop son frère pour prendre le risque de le blesser en voulant connaître ses pensées envers lui. Jamais il ne pourrait compter sur l’aide du Gryffondor. C’était à lui seul de se débrouiller pour que Sirius se rende compte lui aussi qu’il souhaitait revoir son frère. James était trop difficile à cerner, et à comprendre. Même s’il faisait partie des meilleurs élèves du collège, il se trompait sur ce point. Regulus ne put s’empêcher de sourire, et de laisser un rire ironique dépasser ses lèvres.
    « T’es-tu déjà demandé ce qui se passerait si je quittais ma famille ? Non, bien sur. Et je suppose que cela ne t’intéresse pas non plus, et je te comprends. Mais essaie de voir ce que je vois. Nos parents ont déjà perdu un fils. Ils comptent sur moi. Et je sais que si je m’en allais, ils perdraient tout, alors, ils seraient dans l’obligation de me tuer, car l’honneur de ma famille repose sur mes épaules. Tu ne connais pas la citation : « Trompe moi une fois, honte à toi. Trompe moi deux fois, honte à moi. » Je suis dans ce cas là. La première fois, c’était Sirius. La Deuxième, c’est moi. La vie est mal faite non ? Payer pour les erreurs de tout le monde. De toute manière, il vaudrait peut-être mieux que je meure moi aussi, les gens que j’aime mérite d’être enfin libres. Ils le seront peut-être plus si je n’étais plus là, mais soit.
    Cela serait bien plus simple. Ciella ne se ferait plus de soucis pour lui, et pourrait vivre sa vie sans se soucier des conséquences de ces actes. Elle n’aurait plus à pleurer de son absence, du manque d’eux deux. Anna ne souffrirait plus de le voir si impuissant et si indécis. Sirius n’aurait plus de famille biologique à proprement parler. N’avoir aucun port d’attaches. C’était ce qu’il fallait dans ce monde pour survivre sans souffrir. Alors pourquoi ne se tuait-il pas ? Et bien, il était trop égoïste pour cela. Malgré tout ce bordel incessant, il aimait sa vie. De toute manière qui ne l’aimait pas ?
    Il n’ignorait pas que James le prenait pour un profond crétin, un lâche, quelqu’un pas capable d’assumer ses propres opinions, ses idées. Il n’était pas froussard, mais la vie qui l’attendait lui faisait peur, surtout qu’il ne savait guère quelle voie prendre. Mais c’était beaucoup trop subtil et délicat pour que Potter le comprenne. Sirius lui, pourrait le comprendre. Son aîné était très doué pour lire en lui. Et cela, depuis toujours. Même quand ils étaient gamins, Sirius lisait si facilement en sa petite personne qu’il n’avait jamais rien pu lui cacher. Il ne savait pas si cela marcherait toujours autant aujourd’hui. Il avait dû perdre cette capacité au fil du temps. James était vraiment un enfoiré. Il semblait tellement heureux de lui faire du mal, de remuer le couteau dans la plaie. Cette expression sadiquement expressive lui rappelait avec insistance dans quelle situation désagréable et odieuse il était. Se remémorer ses mots le faisait souffrir. Et James prenait un bien trop grand plaisir à le casser de la sorte. Ce n’était pas parce qu’ils se détestaient cordialement que Potter était obligé de le bombarder de mots déplaisants et affligeants. Lorsque Regulus s’énerva, il sut qu’il était allé trop loin, il ne devait pas continuer de la sorte, sauf s’il souhaitait qu’ils engendrent une bataille, qu’il savait qu’il perdrait de toute manière. C’était la dure réalité. James paraissait en rogne, et que Regulus avait franchi la ligne jaune. Il ne fallait pas poursuivre dans cette voie, car la ligne rouge lui serait fatale.
    « Oui, oui, tu as raison. Mais c’est difficile de rester stoïque lorsque j’entends de telles absurdités et inepties. Quoique... Elles sont peut-être vraies, mais je ne veux pas les entendre. Non. Sirius ne me déteste pas. C’est impossible. Enfin, je comprends qu’il peut ressentir une certaine inimité envers moi, mais il doit tout de même m’aimer encore un peu, au fond de lui. Nous sommes frères. Et les liens du Sang demeurent forts normalement, même dans l’adversité. Je sais que sa famille, ce n’est plus moi, c’est toi, Remus, Lily, Anna... Tu ne peux pas comprendre ce que je ressens. Etre tiraillé entre deux camps, deux personnes, deux envies, deux choix. C’est trop dur. Je ne veux pas qu’on m’aide, je ne veux qu’être seul. Qu’on me laisse dans ma passivité. De toute manière, qui souhaiterait venir à mon secours ? Certainement pas toi, ni même Sirius, ni personne. »
    Regulus voyait bien qu’il commençait à taper sur le système de James, il ressentait ce que Potter ressentait. Il en avait de ses petites lamentations idiotes de Serpentard qui ne savait que faire pour se prendre en main. C’était trop compliqué pour lui de rester ainsi. C’est pourquoi il s’éloigna de James, pour ne plus percevoir les auras négatives de James qui tentait de l’influencer.
    « C’est trop complexe. Et je ne pleurniche pas. Je te parle de faits, qui sont réels et incontournables, et j’en suis désolé. Arrête de me prendre pour un imbécile à me parler comme si j’avais cinq ans, veux-tu ? Je me fiche bien de ton opinion, il n’y a que celles des gens qui m’aiment qui m’importe. Je le sais. Ne gaspille pas ta salive pour rien... »
    Les paroles de James l’interpellèrent Regulus. Enfin, seulement la dernière phrase qui le rendit perplexe. James avait dit : « Il n'y a que pour Sirius que ça a de l'importance. ». Il avait peut-être et sans doute prononcer ces mots sans faire attention, ou bien, c’était la vérité. Sirius était préoccupé par son sort. Cette pensée lui réchauffa le cœur, et un léger sourire s’empara de ses lèvres, alors qu’il fermait les yeux.

    Potter devenait de plus en plus agaçant, et énervant. Surtout qu’il semblait vouloir le pousser un faire un choix, maintenant, en ce haut lieu qu’était l’humble volière de cette école. Il ne comprenait pas la situation impensable dans laquelle Regulus était embarqué. Il ne fallait pas exagérer non plus. De toute manière, James était aujourd’hui bien plus proche de Sirius que lui-même ne l’avait jamais été. Le plus regretable, c’est que désormais, il n’y avait personne pour venir dans sa chambre à Londres dans le noir, plus personne pour tenter de l’effrayer dans son sommeil, plus personne pour faire une bataille de polochon, plus personne pour rire, plus personne pour jouer, plus personne pour parler, plus personne pour faire office de frère. Plus de Sirius.

    James réfléchissait. Et Regulus eut envie de rire. Voir James cogiter était une chose plutôt rare. Mais sa réponse lui poignarda le cœur, et il perdit sa bonne humeur presque immédiatement. Potter lui attrapa brusquement le bras et lui cracha au visage que Sirius le tuerait sans la moindre hésitation. Regulus sentit les prunelles chocolat de James le scrutait attentivement. Il croyait dur comme fer en ses convictions.
    « Face à la mort, celui qui mériterait de vivre et celui qui vivra sont deux choses bien différentes. Tu te trompes. Il ne pourra pas. Tu es peut-être également son frère, mais je le connais plus que tu ne le crois. »
    La conversation était terminée. Et Regulus en éprouvait un profond soulagement aussi, car James était trop proche de Sirius, et cela le perturbait. Ils se saluèrent sommairement, mais pas de manière hostile, ni agaçante. De toute manière, Regulus n’avait pas changé, c'était un pur mensonge, juste de la foutaise, parce que les gens ne changeaient pas. Ils n’apprenaient rien des épreuves qu’ils traversaient. Regulus n'était qu'un seul pion dans le jeu stupide de la vie.
    « Ouais. A un de ces quatre, James. »


    [ HJ : Excuse-moi d’avance du retard que j'ai mis à te répondre. --‘ ]

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James Potter

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MessageSujet: Re: Play the game    Mar 26 Oct - 21:45

[Vraiment desolee pour le temps que je mets a te repondre... Profitant d'un ordi a la fac, je poste ma reponse^^ Desolee pour le manque d'accent etc, foutus claviers americains !]]

Les hiboux avaient retrouvé le sommeil pendant la discussion des deux garcons. James, qui s'était jusque la montré aussi amical qu'il le pouvait avec Regulus, commencait à être agacé par son attitude. La non prise de position de son vis-à-vis, sa volonté de n'être qu'un spectateur dans cette guerre, son incapacité à faire un choix... Tout cela éveillait en James une envie de le secouer. De le forcer à agir, quelles que soient ses actions. L'inaction de Regulus était pénible a voir pour quelqu'un comme le Gryffondor. Lui qui avait choisi un camp des le début de la guerre, lui qui avait affronté Voldemort par deux fois deja, ne supportait pas d'éecouter les jérémiades d'un lache tel que Regulus.

James savait ce qu'éetait la guerre, il savait les sacrifices que ca demandait de se battre pour ses idées. Plusieurs fois, il lui était arrivé de souhaiter etre quelqu'un d'autre, vivre ailleurs loin de tout ca. Parfoism il avait meme songé a laisser tomber, a s'enfuir avec Lily et laisser mourir d'autres qu'eux. Mais le pouvait-il vraiment ? Aurait-il pu encore se regarder dans le miroir ? Et s'il arrivait quoi que ce soit a l'un de ses proches, pourrait-il se le pardonner ? Il le savait, il irait jusqu'au bout. Et quand son tour viendrait de mourir, il le ferait sans regrets. Parce qu'il savait alors que la bataille serait gagnée. Que la victoire serait leur. Et égoistement, il serait soulagé d'etre le premier a partir. De ne jamais avoir a vivre avec l'absence de Lily, de Sirius, ou de Remus. Le jeune Potter était persuadé que Regulus tenait a certaines personnes... Comment pouvait-il supporter de les regarder mettre leur vie en danger sans chercher a les proteger ?

Le Gryffondor avait vu des gens se faire assassiner, il avait vu ses amis se faire torturer, il avait connu la douleur des blessures, celle d'un coeur brisé... Il avait connu la peur et les larmes. Tout ce que Regulus pouvait bien dire sur les horreurs dont sa famille était capable ne l'atteignait pas. Jamais il n'avait eu peur de défendre ce en quoi il croyait, quelles qu'en soient les conséquences.

-Tes parents te mettent la pression, j'ai compris. Si tu pars, tu penses qu'ils te tueront. Mais si tu rejoins Voldemort alors que tu veux l'égalité entre tous les sorciers et les créatures magiques comme tu le prétends, il te faudra vivre avec ca. Et pour moi, c'est encore pire. Mais apres tout c'est ta vie, Regulus, et ta conscience. Fais-en ce que tu veux.

Le ton de James était neutre, son visage inexpressif. Il ne comprenait pas le Serpentard, incapable qu'il était de se mettre a sa place. Pour lui, faire des choix avait toujours été facile. Afficher ses idées et se battre pour elles était naturel. Il savait qu'il avait le soutien inconditionnel de tous ses proches, alors il n'avait jamais eu peur d'une quelconque réprimande. Une partie de lui aurait voulu ajouter que si Regulus trahissait effectivement sa famille, il serait protégé. Que malgré toutes ces années d'inimité, il recevrait la protection des Maraudeurs, mais aussi celle de Dumbledore et de l'Ordre. Mais il ne dit rien, parce qu'il ne faisait pas confiance au Serpentard. Parce qu'une unique conversation ne suffirait jamais a le convaincre. Jusqu'a preuve du contraire, Regulus restait un mangemort en devenir, et donc un ennemi. Le jeune Potter ne saisissait pas cette peur qu'éprouvait son camarade. Il ne comprenait pas comment on pouvait etre a ce point terrifié par sa famille, les seules personnes sensées nous aimer en toutes circonstances. Mais d'un autre coté, il voyait pourquoi Regulus n'avait pas encore fui comme Sirius avant lui : parce qu'il n'avait personne vers qui se tourner. Qui aurait risqué sa vie pour sauver la sienne ? Pas James en tous cas. Il était pret a lui tendre une main si vraiment il faisait preuve de bonne foi, mais jamais il ne mettrait en danger des gens qu'il aimait pour lui venir en aide.

Ils parlerent alors de Sirius. Celui qui était un frere pour chacun d'entre eux. Regulus partageait peut-etre son sang, mais avait perdu depuis longtemps son amour et son estime. James, au contraire, était devenu tellement proche de Patmol qu'il ne s'imaginait pas sans lui a ses cotés. Sirius avait partagé avec lui tous les moments importants, et il le ferait encore jusqu'a la fin. Et rappeler cet état de faits au Serpentard lui procurait beaucoup de plaisir. Parce que meme si Sirius n'en avait jamais rien montré, James savait que sa séparation avec son frere l'avait blessé. Il savait que six ans auparavant, ses yeux s'etaient braqués sur le petit Regulus prenant place sous le Choixpeau, espérant secretement pouvoir l'accueillir a Gryffondor. Il savait également que quand il avait quitté la famille Black, il avait eu l'espoir que son frere le suive. Que son adieu avait été une seconde chance implicite, une offre qu'il ne ferait probablement plus jamais. Alors le Gryffondor voulait bien remuer le couteau dans la plaie, voulait etre certain que Regulus realisait que ce froid entre lui et son frere etait uniquement de sa faute. Le Serpentard se rebella, assurant qu'il était impossible que Sirius le déteste effectivement. James plissa les yeux pour le scruter, puis ne pu retenir un sourire narquois. La compassion n'etait pas son rayon, et au contraire il allait enfoncer le clou.

-Tu crois vraiment ? Qu'apres toutes ces années, qu'apres toutes les fois ou tu l'as decu, il t'aime toujours ? Les liens du sang ne sont pas indesctructibles, et Sirius a enterré les siens il y a bien longtemps. La derniere fois qu'il m'a parlé de toi il t'a désigné par 'mon connard de frere'. Tu penses toujours que les liens du sang suffisent a perpetuer l'amour fraternel ?

Le Gryffondor, contrairement a précédement, ne cherchait plus a motiver Regulus. Il ne cherchait plus a le pousser a aller vers Sirius, pour arranger les choses. Il avait bien vu que ca ne marchait pas, le Serpentard restant campé sur ses positions. Alors il avait opté pour la technique du 'Il te hait completement, tu n'es plus rien pour lui', esperant que ca donnerait a son camarade l'envie de se bouger un peu les fesses. Et puis, il fallait dire aussi que l'attitude du jeune Black commencait serieusement a énerver notre Maraudeur, qui prenait encore moins de pincettes a présent. De toutes facons, Regulus n'était rien pour lui, il n'avait donc aucune raison de se donner du mal pour lui faire emprunter la bonne direction. S'il souhaitait s'engager sur le mauvais chemin, le jeune Potter ne serait pas celui qui le retiendrait. Meme s'il savait que seul le pardon de Sirius pourrait empecher son petit frere de devenir un Mangemort, il estimait que ca ne le concernait pas. Il avait suffisamment de problemes a gérer en se concentrant uniquement sur lui-meme, pour ne pas non plus tenter de sauver les cas désespérés tels que le Serpentard.

Cornedrue savait qu'il jouait un peu a la girouette. Qu'une fois il clamait haut et fort que Sirius détestait sa famille, puis qu'il glissait subtilement (ou pas) que les actions de Regulus n'intéressaient que son grand frere. Le Serpentard ne saurait probablement plus sur quel pied danser, et James risquait de perdre toute sa crédibilité... Mais il n'y avait pas vraiment pensé, et puis il s'en foutait. Black pouvait bien le croire ou le considérer comme un menteur, ca ne changeait rien a sa vie. Il croisa les bras sur sa poitrine en guise de réponse aux paroles du Serpentard. Il allait suivre ses conseils, pour la premiere fois : il n'allait pas gaspiller sa salive. Il n'en valait pas la peine.

Le Gryffondor, ne supportant pas l'indecision de son camarade, avait essayé de le pousser dans la bonne direction. Il avait essayé, a sa maniere, de lui offrir une porte de sortie. Mais Regulus avait refusé toutes ses propositions, il s'était muré dans sa croyance d'etre totalement obligé de faire ce que sa famille attendait de lui, sous peine de mort. Ses reponses avaient le don d'agacer encore un peu plus le Maraudeur, qui se montrait alors plus insistant. Comme s'il aurait aimé que Regulus fasse un choix immediatement. La, maintenant, dans la Voliere. Ce n'etait pas loin de la vérité. Et pourtant, si le Serpentard avait vraiment agi, s'il avait déclarer vouloir suivre les traces de Sirius, James ne lui aurait probablement pas accordé beaucoup de crédit et l'aurait laissé sans lui proposer son aide. Parce que, meme si une partie de lui voulait réellement voir son camarade rejoindre le camp des gentils, il ne serait jamais assez fou pour lui accorder sa confiance.

Quand Regulus s'énerva suite a la révélation que son frere pourrait le tuer s'ils se retrouvaient face a face sur un champ de bataille, James su qu'il avait touché la corde sensible. Il persista dans ses affirmations, sur de lui. Sirius ne prendrait jamais le risque de laisser Regulus en vie, sachant qu'il oeuvrait pour Voldemort et qu'il tuait des gens. James en était certain : Sirius et tous les membres de l'Ordre étaient prets a tout pour arreter le Seigneur des Ténebres et ceux qui le soutenaient. Le Serpentard refusa une nouvelle fois d'accepter cette simple vérité. Et alors qu'il s'avancait vers la porte, Cornedrue l'interpella une derniere fois.

-Si tu approches a nouveau de Sirius, sois bien sur de ce que tu fais. N'essaye pas de lui faire croire que tu as changé si ce n'est pas la vérité. Et surtout, ne t'avises pas de l'approcher si tu portes la Marque... Sirius a deja perdu son frere une fois, je ne te laisserai pas le blesser a nouveau.

Suite a quoi ils se saluerent sommairement. Poliment, sans aucune animosité dans leur voix. Ils ne se quittaient pas en plus mauvais termes qu'ils ne s'étaient rencontrés, mais cette conversation n'avait pas non plus changé grand chose entre eux. James ne verrait jamais en Regulus que ce que Sirius lui avait raconté, et Black ne verrait en lui que ce qu'il avait envie de voir. Malgé tout ce qu'ils s'étaient dit aujourd'hui, rien ne changerait.
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MessageSujet: Re: Play the game    Dim 31 Oct - 13:08

    Regulus savait pertinemment que James commençait royalement à être irrité de son attitude, mais qu'est-ce que cela lui importait ? De toute manière, jamais ils ne seraient amis, même s'il advenait à l'avenir que le cadet des Black se réconcilie avec son ainé, l'amitié entre James et Regulus demeurerait impossible. Trop de sentiments contradictoires les séparaient, les éloignaient jour après jour, deux étoiles bien lointaines, et pour se rapprocher, il fallait d'inexorables miracles. Depuis toujours, James sentait ce besoin, ce devoir d'aider les autres, d'être dans le bon camp, de choisir des amis ayant les mêmes points d'intérêt, les mêmes opinions, d'où son affection et son lien lus fort que tout le reste qui le reliait à Sirius, c'était la raison pour laquelle il leur était génétiquement impossible de s'entendre. Déjà, le fait qu'ils se soient parlés sans vraiment se crier dessus, sans se disputer, sans sortir leur baguette, sans menaces, sans rien qui ne trahissait leur inimité, était en outre un exemple plutôt éloquent des efforts que Regulus fournissait pour le garçon que son frère aimait tant. Et il pensait que James en faisait autant, c'était évident. Après tout, ils se détestaient non ? Alors, pourquoi ne s'entretuaient-ils pas encore alors ? Par amour. Les sentiments qu'ils ressentaient tout deux pour Sirius Black dépassaient tout ce qu'ils pouvaient imaginer, et ils se battraient sans doute encore dans le but de rester dans son coeur. La bataille de Regulus demeurait la plus difficile. En effet, si lui était dans le coeur de son frère, ce n'était que pour satisfaire un sentiment de vengeance peut-être, ou de déception. Pourquoi Sirius garderait ne serait-ce qu'un tantinet d'amour fraternel pour lui ? Après tout ce qui s'était passé entre eux, son départ, leurs regards méprisants, leur amour dispersé aux quatre vents, tiraillé entre deux voies, deux marches à suivre, deux chemins... Sirius avait trouvé le sien depuis longtemps, Regulus hésitait encore, et espérait ne jamais devoir choisir. Choisir signifiait deux choses : Perdre Sirius, ou perdre Ciella. C'était un dilemme trop important pour Regulus, comment pouvait-on préférer l'amour à la famille ? Comment comprendre ? Comment savoir ?

    Il savait qu'il agaçait James au plus au point, mais que pouvait y faire ? Il n'aimait rien, ne croyait en rien, n'était sur de rien. Alors comment pendre position quand on ignorait soi-même la marche à suivre ? L'inactivité de Regulus devait énerver James au plus au point. Mais Regulus s'en fichait royalement. Le Gryffondor pouvait bien penser ce qu'il souhaitait, Regulus ne pouvait changer, plus maintenant. La lâcheté. Tous les pores de la peau du cadet des Black puaient la lâcheté, et il le savait.

    La guerre, Regulus n'en connaissait rien, et même s'il ne voulait pas en faire partie, il sentait qu'on le poussait vicieusement dans cet enfer infini, doucement, les ficelles se serraient, l'étau également. La peur se faisait sentir, les meurtres et sacrifices se multipliaient, même certains journaux semblaient corrompus, les citoyens se terraient. Bien entendu. La panique commençait à monter aux esprits des élèves, mais des adultes aussi. Mais comment oser faire des sacrifices dans de telles conditions ? L'esprit de Regulus se troublait de plus en plus souvent, et de nouvelles pensées s'immisçaient dans son cerveau, et elles n'étaient pas toujours salutaires, envies de meurtres, envie de morts, envies suicidaires. Regulus ne comprenait plus rien à la vie, quoi qu'il en soit, nul élève de Poudlard ne pouvait plus ignorer les menaces qui pesaient sur la cohésion même du château. Les relations qu'il entretenait avec Sirius était certainement plus que confictuels, et celle avec Ciella étaient on ne peut plus compliqués. Leur amour était impossible et insensé, tout comme les "activités mangemoresques" de Ciella, que Regulus jugeait bien trop dangereuses pour une fille comme elle, fragile.
    Regulus tenait énormément à Ciella, Anna, Nox, Caïn & Sirius... Mais comment faire pour les maintenir en sécurité ? Surtout quand les personnes qu'il aimait ne faisaient pas parti du même camp, c'était subtil et compliqué, n'était-il pas ? Il ne voulait pas connaître la peur, le chagrin, l'affliction, la douleur, de perdre un être cher. La souffrance serait trop forte. Regulus semblait être quelqu'un d'affreusement sur de lui, mais un manque de confiance en soi le traversait depuis toujours, rendant son âme faible et apathique.
    « Que faire alors ? Ma conscience ne sait plus quoi faire James. Totalement perdue dans ce monde d'aliénés. »
    Encore ce ton indiffèrent, impartial, ce visage froid, impénétrable. Il était pour Regulus temps de s'en aller. Ils n'arriveraient tout simplement jamais à se comprendre. Ils étaient trop différents l'un de l'autre, trop disparates. Pour James, Regulus était d'ores et déjà un Mangemort confirmé, et que pouvait-il faire contre ce préjugé-là ? Pas grand-chose, en effet. Même Sirius n'éprouvait plus rien pour lui, rien d'autres que de la haine, et d'amers regrets asséchaient la gorge de Regulus en pensant à cela, qui ne représentait que la vérité. Les liens du Sang n'étaient rien par rapport aux liens du Coeur. Sirius éprouvait certainement plus d'amour et de fraternité envers James qu'envers lui. Et voilà... Pensa Regulus, il continuait, à enfoncer le couteau dans la plaie cet enfoiré ! Cruel ! Le Serpentard eut soudainement envie de se jeter sur lui, pour le faire souffrir, pour qu'il ait mal, pour qu'il arrête. Mais dû se retenir. Cela provoquerait trop de souffrances pour Sirius sans doute.
    « L'espoir. C'est comme ça que j'appelle ça. Peut-être est-il injustifié, mais peu importe. Tu es sans doute têtu, mais je le suis plus. Tant qu'il ne me le dira pas en face, je continuerai à croire qu'il existe encore un tantinet d'amour fraternel entre nous. Je me fous de ce que tu me dis, et de ce que les autres me racontent. Et puis, au moins il parle de moi. C'est qu'il n'est pas si indifférent que ça. Je sais ce que tu vas dire, que je divague complétement, et je te croirais, mais c'est ainsi. Tu comprendrais peut-être si tu avais un frère, un vrai. Tu vas aussi dire que Sirius l'est, mais le Sang change tout, crois-moi. »
    « Si tu approches à nouveau de Sirius, sois bien sûr de ce que tu fais. N'essaye pas de lui faire croire que tu as changé si ce n'est pas la vérité. Et surtout, ne t'avises pas de l'approcher si tu portes la Marque... Sirius a déjà perdu son frère une fois, je ne te laisserai pas le blesser à nouveau. »
    « Au moment venu, Sirius saura très bien quoi penser de moi. J'espère qu'un jour, il me pardonnera tout ça, tout ce que je lui ai fait... Tes paroles sont vaines James, je ne m'en sortirai pas comme ça, pas indemne. Tu peux essayer de comprendre, mais tu ne saisiras jamais ce que je vis. Je préfère mourir plutôt que faire de nouveau du mal à mon frère, même si nous nous en sommes fait mutuellement. Se blesser ainsi, n'est certainement pas la bonne solution, mais c'est la seule que j'ai trouvé pour l'instant. Mieux vaut son absence que son indifférence. »
    Cette fois-ci, il partait réellement. Il en avait plus qu'assez de cette conversation. Tout ce qu'il souhaitait, c'était aller se recoucher. Parler avec James l'avait épuisé, et il savait inexorablement que malgré tout, malgré leur discussion et ce qu'il en avait pensé, il cogiterait sur les paroles de James, alors qu'il n'en avait guère besoin, son destin était tracé, et cela le tuait.

    Brefs et sobres adieux. Ils se reverraient bien assez tôt.



    [ HJ : Désolé James, j'avais pas trop d'inspi'... C'est pas terrible. ]


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MessageSujet: Re: Play the game    Mer 17 Nov - 21:06

L'inaction de Regulus, son rêve de neutralité, son refus d'accepter l'évidence, mettaient à mal les nerfs du jeune Potter. Lui qui était un résistant de la première heure, ne comprenait pas ce qui pouvait pousser quelqu'un à vouloir fuir les combats. Rien ne l'avait jamais rendu aussi fier que de faire partie de l'Ordre du Phénix. Faire partie de tous ces gamins qui mettaient leur vie en danger pour la cause en laquelle ils croyaient. Évidemment, il lui était déjà arrivé de vouloir fuir, alors qu'il serrait Lily contre son coeur. Durant leur week-end à Paris, il avait eu un aperçu de ce qu'aurait pu être la vie sans la guerre, et il avait vu combien c'était bien. Mais il avait effacé ses idées de fuite aussi vite qu'elles étaient venues. Jamais il ne laisserait tomber ses camarades. Jamais il ne laisserait tomber Dumbledore. Alors quand il avait peur, quand il doutait, il lui suffisait de se rappeler l'attaque de Gringotts. Il lui suffisait de se rappeler tout le courage dont ses amis avaient fait preuve, à se battre contre des Mangemorts. Il lui suffisait de se rappeler les titres des journaux, relatant les 'accidents', les disparitions, les meurtres. Et il se souvenait pourquoi il se battait. Rien que l'évocation de l'Ordre emplissait d'espoir le cœur du Maraudeur. Parce qu'il savait qu'ils étaient tous des enfants, de grands gamins qui n'avaient pourtant pas hésité à dresser leurs baguettes pour défendre d'autres qu'eux. Qui n'avaient pas hésité à se mettre en danger pour avoir une chance de sauver des inconnus. James n'oublierait jamais Gringotts. Il n'oublierait jamais la peur dans les yeux de ses camarades. Il n'oublierait jamais les larmes dans ceux de Harry. Il se souvenait de la terreur serrant ses entrailles, des sorts sifflant à ses oreilles... Mais il ne se souvenait pas d'avoir vu les mains de ses camarades trembler. Aucun n'avait hésité, aucun n'avait reculé.

Toutes ces pensées étaient la plus grande fierté du jeune Potter. Se battre contre Voldemort était la meilleure chose qu'il ait jamais faite. Il ne regrettait pas une seconde. La pensée même de sa mort prochaine ne le décourageait pas d'un poil. C'était pourquoi il était si difficile pour lui d'accepter la neutralité de Regulus. Evidemment, il savait qu'il ne pouvait pas résumer le monde à "Mangemorts" et "Membres de l'Ordre". Il savait qu'il y aurait toujours des gens neutres, des gens qui ne se battaient pas. Des gens qui se contentaient de trembler en lisant les journaux, de pleurer sur les morts et de prier pour les plus courageux prenant les armes. Alors pourquoi était-ci tellement dérangeant pour James que Regulus se comporte comme la majorité de la population ? Parce que ça allait à l'encontre de tout ce qu'il avait toujours pensé sur le Serpentard. Parce qu'il avait passé ces deux dernières années à le considérer comme un Mangemort en herbes, et qu'il lui était impossible de remettre en question ses préjugés. Regulus avait pris la place de Sirius quand il avait quitté sa famille : il était devenu l'héritier des Black. Et il se devait donc de suivre la voie que ses parents avaient tracée pour lui.

Le jeune Potter expliqua à son camarade que vivre avec une mauvaise conscience était bien pire que de mourir pour les bonnes raisons. Il s'attendait à ce que Regulus lui réponde que de toutes façons, il n'y avait rien qu'il puisse faire. Que la décision finale revenait à sa famille. Mais le Serpentard posa une simple question au Gryffondor. Il lui demanda simplement ce qu'il devait faire, dans ce cas. Et cette question, qui montrait bien combien le jeune Black était perdu dans toutes ces histoires, calma un peu James. Regulus n'était qu'un gamin, après tout. Il n'avait que 16 ans, et à cet âge peu de gens ont le courage et la volonté d'envoyer bouler ses parents. Tout le monde ne pouvait pas être Sirius. Le ton du Maraudeur se radoucit, alors qu'il regardait le Serpentard sans aucun agacement.

-Ce que tu peux, Regulus. Personne ne te sauvera, ni de tes parents, ni de Voldemort. Alors fais ce que tu peux.

Le Serpentard était seul dans son combat. Même s'il avait des amis, même s'il avait des personnes qui tenaient à lui... L'aimaient-elles assez pour le sauver ? Anna, l'une des seules qui pourrait le ramener vers la lumière, serait-elle prête à mourir pour lui ? Serait-elle prête à mettre Sirius en danger ? Regulus ne pouvait pas compter sur beaucoup de personnes pour l'aider, et il devrait donc faire ses choix tout seul. Au moment même où il disait cela, James su que son camarade deviendrait un Mangemort. Il n'avait pas la volonté de se battre contre ses parents, et encore moins celle de battre contre Voldemort. Et comme trop peu de personnes lui tendraient la main, il allait sans aucun doute emprunter le chemin que ses parents avaient tracé pour lui.

La conversation s'orienta vers Sirius, évidemment. Il était tout ce qu'ils avaient en commun. Et quand James discutait avec Regulus, son esprit ne pouvait s'empêcher de dériver vers son frère. Le Serpentard s'entêtait à penser que son grand frère l'aimait encore, malgré tout ce qui s'était passé entre eux. Malgré les trop nombreuses déceptions. Malgré les trop nombreuses disputes. James lui expliqua la réalité des choses, sans prendre de pincettes. Il n'avait aucune sympathie pour son camarade, il n'allait donc certainement pas faire attention à ne pas le blesser. "Si tu avais un frère, un vrai". Cette phrase piqua James au vif. Sirius était son frère, plus que quiconque aurait jamais pu l'être. Et il était le frère de Sirius, plus que Regulus ne l'avait jamais été. Ils avaient grandi côte à côte, ils avaient partagé tous leurs secrets, toutes leurs peines et toutes leurs joies. Cornedrue n'avait aucun secret pour Patmol, et inversement. En dehors de la mort, rien ne pourrait jamais les séparer. Il toisa le Serpentard, le visage fermé et froid.

-Le sang ne change rien, absolument rien. Sirius est probablement plus un Potter, qu'un Black. Il n'a jamais voulu partager ton sang, il n'a jamais voulu être de ta famille. Il a trouvé chez moi ce qu'il n'a jamais pu recevoir chez toi. Je suis plus son frère que tu ne l'as jamais été, et que tu ne le seras jamais. Tu peux toujours espérer, Regulus, on n'efface pas six ans d'inimitié comme ça.

La conversation tournait au vinaigre. James était agacé par l'attitude de son camarade, Regulus était agacé par l'agacement du Gryffondor... Ils devaient se quitter, et vite. Ils avaient probablement atteint le temps maximum qu'ils pouvaient passer en présence l'un de l'autre. Après tout, ils étaient et resteraient des ennemis. Avant que Regulus ne s'en aille, James le menaça dans les règles. Il lui conseilla de ne pas s'approcher de Sirius si c'était pour lui faire du mal encore une fois. Pour le décevoir à nouveau. Il savait Patmol fort, mais il savait aussi qu'il avait assez à assumer et à porter pour ne pas encore recevoir un coup. Jusqu'ici, il s'en était très bien sorti sans Regulus. Alors que le Serpentard ne vienne pas tout ruiner parce qu'il voulait à tout prix l'amour de son frère. James ne le laisserait pas blesser Sirius.

-Mieux vaut sa haine que son indifférence ? Evidemment, tu ne t'en sortiras pas indemne, Regulus. Je n'ai jamais dit ça. Personne ne sortira indemne de cette guerre. Il est même très probable qu'un grand nombre d'entre nous meurent. Et qu'est-ce que ça change aux choix que tu dois faire, hein ? Tu n'as pas plus de chances de rester en vie chez les Mangemorts qu'en te battant contre eux. Et le moment venu, tout le monde saura bien quoi penser de toi.


Il n'avait pas été agressif. Il était agacé, certes, mais il restait très calme pour une fois. Regulus était peut-être un imbécile et un lâche, il restait avant tout un gamin complètement paumé. Et dans l'esprit de James, il était tellement faible qu'il ne méritait même pas sa colère. Ils se saluèrent brièvement, la conversation était terminée. Ils s'étaient plus ouverts l'un à l'autre qu'ils ne l'avaient jamais fait auparavant, et James ne savait pas ce que ça allait donner. Il ne savait même si ça aurait un quelconque impact sur leurs futures actions. Après ces révélations, et malgré ce qu'il clamait haut et fort, pourrait-il vraiment blesser grièvement le Serpentard sur un champ de bataille ? Il saurait que son camarade n'avait simplement pas trouvé de porte de sortie... Qu'il n'avait pas trouvé le courage nécessaire pour dire non à ses parents et pour mourir pour ses idées. La lâcheté méritait-elle la haine ?

Alors que Regulus franchissait le pas de la porte dans un silence absolu, James lui lança un regard. Maintenant qu'ils ne parlaient plus, maintenant que le Serpentard ne se plaignait plus de sa condition, il se sentait désolé pour lui. La vie était injuste : certaines choses étaient beaucoup plus faciles pour certains que pour d'autres. Si Regulus avait eu le choix, aurait-il choisi le bon camp ? Et s'il avait fait partie de l'Ordre, aurait-il accepté sans broncher de mourir pour sa cause ? Aurait-il accepté de tout sacrifier et ne pas voir la fin de la guerre ? Des questions qui ne trouveraient jamais de réponses. Parce que quoi qu'il arrive, Regulus ne trouverait jamais la force de se dresser contre sa famille : il deviendrait un Mangemort. Et un jour ou l'autre, il devrait lever sa baguette contre son frère. Et ce jour là seulement, il pourrait montrer sa valeur.

James, esclave de ses impulsions, se précipita vers la porte, et l'ouvrit à la volée. Regulus était à quelques mètres de lui.

-Bonne chance, Regulus !


Dernière parole amicale qu'il recevrait probablement jamais du Gryffondor. Cornedrue n'attendit pas de réponse, et pénétra à nouveau dans la volière, sans regrets. Il ne détestait pas vraiment le Serpentard. Plus maintenant. Parce qu'après tout, s'ils n'avaient pas été en guerre, Regulus n'aurait peut-être pas été une si mauvaise personne que ça. Peut-être aurait-il échappé à l'enfer familial une fois fini Poudlard, et il serait devenu ce qu'il aurait voulu. Mais la guerre changeait tout. Elle rendait ennemis des enfants qui auraient simplement pu vivre leur vie en s'ignorant l'un l'autre. Et avec tout ce qui s'annonçait, ils auraient tous deux besoin d'un peu de chance.

[Désolée pour le retard ! Et aussi désolée si mon poste est un peu bizarre, je viens de regarder un film sur la Résistance Française durant la WW II, et ça m'a fait beaucoup penser à l'Ordre... ]
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MessageSujet: Re: Play the game    Jeu 30 Déc - 21:14

    James représentait l’archétype du garçon qui défendait son pays, sa patrie, sa famille. D’une certaine façon, Regulus l’enviait. Il l’enviait d’être si fort, si sûr de lui, si sûr de ses convictions, si sûr de ce qu’il pensait, de ce qu’il ressentait. La vie était bien injuste. Pourquoi avait-il fallu qu’il naisse chez les Potter, et lui chez les Black ? C’était la destiné. Mais le Serpentard savait qu’il n’avait pas vraiment eu de chance dans la vie. Toute son enfance avait été qu’un désastre entier, et sans l’amour fraternel de Sirius, il n’aurait sans doute pas survécu. Mais il s’était endurci par la suite. Une première fois, lorsqu’il passa un an dans une solitude sans borne, à ses 10 ans. Dix mois sans adresser la parole à quiconque, c’est long. Affreusement long. Regulus ne s’était jamais senti aussi mal. La famille Black n’était certainement pas réputée pour sa tendresse. Les parents sont généralement les personnes génétiquement programmées pour aimer leur enfant. Mais pas Walburga et Orion. Jamais ils n’avaient été capables de prendre le pauvre petit Regulus, faible et sans défense dans ses bras. Que des sourires polis, froids, sans émotion. Regulus ne se rappelait même pas de la dernière fois où ses parents lui avaient témoignés une quelconque tendresse, peut-être parce qu’il n’en avait jamais eu. C’était la raison.

    La guerre. C’était quelque chose de terrible, n’est-ce pas ? Dans le fond, c’était surtout stupide. Le monde n’était pas fait pour être changé. La doctrine de Regulus reposait sur une seule phrase : Le monde n’a pas besoin de toi, et tu n’as pas besoin de lui. Conquérir le monde sorcier, en voilà une idée saugrenue. Des fois, il se demandait où est-ce que ses parents, le Seigneur des Ténèbres, Bellatrix, aller chercher tout cela. Purifier la race, d’accord. Mais exterminer le monde, il ne fallait quand même pas exagérer. Et puis, le sang, c’était peut-être ce qu’il y a avait de plus important en ce monde, où peut-être pas. Ce conflit opposant en quelques sortes les Pro-Sang-Pur, et les anti-Sang-Pur, c’était n’importe quoi, de la pure foutaise. Et Regulus se trouvait bien à mal d’être si partagé. On pouvait dire que dans la famille Black, on ne faisait rien à moitié : entre le frère totalement Résistant, le père, la mère, la cousine complètement ou à moitié Mangemort, et lui totalement perdu entre deux eaux. Dans sa famille, il n’y avait qu’une seule personne qui aurait pu l’aider ; sa vieille tante Margarita, épouse de leur oncle Alphard - qui était malheureusement mort il y a quelques mois d’une méningite virale - qui comme lui, cherchait la neutralité. Inconsciemment, il voulait lui ressemblait, ils faisaient bien la paire. On pouvait dire qu’elle était hétérogène la famille ! Mais l'esprit de Regulus n’était que le mélange des discours qu’on lui envoyait à la figure depuis son enfance. Dès qu’il sut marcher, on lui avait inculqué des manières, des aptitudes à respecter, des lois, des règles, de la haine, des idées Sang-Pur, de l’animosité, de la guerre. Et d’un autre côté, on lui parlait de Justice, de loyauté, d’amour et de paix. Orion et Andromeda Black étaient les deux personnes qui cherchaient le plus à le soudoyer, pour qu’il choisisse un camp. Bien sur, depuis que sa cousine avait épousé un Moldu, et que son frère avait quitté la maison, un camp prenait plus de place que l’autre dans son esprit.

    Regulus n’en pouvait plus. Partir sur une île, loin, loin, loin du monde avec ce qu’il avait de plus cher au monde, et de se faire oublier. Cela lui semblait être une bonne idée pour l’avenir. Mais il ne pouvait pas faire ça. Parce que déjà, où aller ? Comment ? Pourquoi ? Avec qui ? La dernière question avait une réponse simple et aisée. Ciella. Cela lui venait de plus en plus souvent cette idée. Fuir. Bien sûr qu’il était lâche. Et il ne l’avait jamais vraiment caché. Il le savait. Mais la vraie vie était beaucoup plus compliquée que les rêves. Et se noyer dans ses rêves n’étaient certainement pas la meilleure solution.

    Il était évident que Regulus enviait la vie de Potter. Sa vie n’était peut-être pas facile, mais au moins, il avait l’amour de son frère, de ses parents, de Lily, et d’un tas d’amis. Alors que lui, qu’avait-il ? Des rapports complètement détruits avec Sirius, des parents totalement fous et névrosés, une relation avec Ciella qui n’était rien de plus que de la foutaise, de la destruction à petit feu, des amis sur qui il pouvait compter, bien entendu, mais jusqu’à quel point ? Il jalousait tout cela. Se battre contre Voldemort semblait si simple aux yeux de James, mais c’était bien plus compliqué pour ceux de Regulus de discerner le vrai du faux, le bien du mal, la lumière de l’obscurité.

    Pour Poudlard, Regulus était l’héritier des Black. Il était comme la famille Malfoy, corrompue jusqu’à la moelle, avide de pouvoir, de purification, de guerre, de meurtres. Il était si difficile de se battre pour que les préjugés qu’on avait sur lui change. C’était difficile, mais pas impossible. Sirius en était la preuve vivante. Il avait réussi à faire changer cette image, et maintenant, la population ne le voyait plus comme étant le fils Black, mais plutôt comme le fils Potter. Mais tout le monde n’était pas Sirius, et tout le monde n’avait pas son courage. Regulus n’avait certainement pas hérité de la bravoure de son frère, et quelques fois, il en était déçu. Suivre une voie toute prés faite, qu’on avait tracée pour lui depuis toujours, enfin depuis le départ de Sirius, voilà ce que lui réservait l’avenir. Et il n’avait pas d’autres choix en vue.
    « Ce que je peux ? C’est bien gentil tout cela, James. Mais ce n’est pas si simple. Ce que je peux, c’est déjà trop ».
    Regulus savait que tôt ou tard, il devrait se soumettre à la volonté de ses parents. Il n’était malheureusement pas assez fort pour se dresser seul contre eux, et si personne ne lui tendait une perche, une main secourable, il tomberait sous l’emprise de Voldemort et des Mangemorts, c’était certain. Regulus était plus de ceux qui suivent que ceux qui contrôlent. Même Sirius ne ferait aucun effort pour lui, et il le savait. Il avait beau dire à James tout ce qu’il voulait, lui donner autant d’arguments qu’il pouvait, mais il savait tout deux que ce n’était que de purs mensonges. Sirius l’avait aimé, bien sûr, quand ils étaient gamins, mais maintenant, ils n’avaient rien, absolument rien en commun, si ce n’était qu’un nom qui ne voulait plus rien dire, et un sang, qui ne valait guère mieux.
    « Je sais que tu as raison, mais penser le contraire soulage l’esprit. Sirius a cessé d’être un Black depuis le jour où il est entré à Gryffondor. Avant, il s’opposait juste faiblement à la volonté de notre Père, mais quand il est revenu, cette année-là, aux vacances, j'ai su que tout était différent. Il était devenu plus fort, malgré tout. Les disputes se sont fait plus répétitives, et à chaque fois qu’il rentrait, plus violentes. Sirius n’a jamais voulu faire partie de notre famille -même s’il y est né- et ne le sera jamais plus, il nous hait, et je sais et comprends pourquoi. Pas besoin que tu me le dises, j’étais déjà au courant, c’est juste difficile d’admettre la réalité. »
    Regulus en avait assez, et abdiquer maintenant était la solution, il était fatigué de cette longue conversation, sans doute la plus longue qu’ils n’aient jamais eu. Se battre contre James était un combat perdu d’avance, physiquement ou mentalement. James était agacé, Regulus irrité. L’entretien semblait toucher à sa fin, et c’était tant mieux. Qu’ils passent autant de temps l’un avec l’autre sans se taper dessus était déjà un exploit en somme, alors, il ne fallait pas trop en demander.
    « T’inquiète pas pour ça, James, cela fait déjà six ans qu’il vit sans moi, il n’a certainement pas besoin de moi, il t’a toi, maintenant. Dernière question pour toi, comment veux-tu que le monde sache quoi penser de moi, puisque que je ne sais pas quoi penser de moi, moi-même ?. »
    Pour une fois, Potter n’avait pas été bagarreur, et tant mieux, car Regulus n’en avait aucunement envie. Il franchit le seuil de la porte, serein. Dehors, le vent s’était levé, et il semblait faire bien plus froid qu’à l’aller. Mais Regulus songea aussitôt que c’était la conversation avec James qui l’avait rafraîchi. Le regard posait vers l’horizon, son cerveau bouillonnait déjà de nouvelles questions lorsque soudain, un écho de voix lui parvint. Il se retourna. Devant lui, James lui souhaitait bonne chance. L’étonnement put se lire sur le visage de Regulus aussi facilement qu’on lisait un parchemin. Brièvement, Regulus sourit, et dit :
    « Tu sais James, si nous n’aurions pas été en guerre, peut-être que... »
    Regulus fronça les sourcils. Peut-être qu’ils auraient pu être amis ? Non, il ne fallait quand même pas exagérer, mais ils n’auraient certainement pas été ennemis. Regulus n’eut pas d’autres choix que de répondre :
    « Oublie. Bonne chance à toi aussi. »
    Et alors qu’il s’étonnait lui-même de ses propres paroles, il fonca la tête la première dans les escaliers, cherchant à mettre le plus de distance possible entre lui et James.







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