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Torben Badenov

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MessageSujet: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Lun 5 Juil - 19:50

    J'étais venu trois heures à l'avance. Je m'étais faufilé dans la propriété, prenant bien garde de me jeter le charme de désillusion sur la cape qui me ceignait les épaules. Je n'avais pas envie d'attirer l'attention de ce taré d'Alastor Maugrey. Inutile de lui donner une nouvelle raison de martyriser krystel et mes soeurs. Mon intrusion semblait avoir été remarquée, même en empruntant le passage secret. Un elfe de maison, qui me dit s'appeler vermine, m'accueilla comme si j'étais un habitué, et me montra où je pouvais m'installer. Je déposais le petit paquet contenant mes quelques vêtements et mes quelques affaires personnelles sur ce qui serait mon lit. Je souriais en retirant ma cape. Beaucoup de choses avaient changé. Je n'aurais jamais pu deviner m'habiller de cette façon il y avait encore deux ou trois mois. J'enlevais ma veste, la température dans la chambre était relativement chaude. Je posais ma veste et mes papiers sur le lit également. La chambre était extrêmement luxueuse, plus que tout ce que j'avais pu connaître auparavant. Je restais là, seul, l'espace d'un long moment. Le regard perdu dans le vague, le luxe de cet endroit me ramenait directement à un autre moment de mon existence...


    Les goules hurlaient dans les bois. On les entendait produire leurs drôles de caquètements. Leurs pieds nus martelaient le sol. La forêt était illuminée par les éclairs des baguettes, et l'air était rendu assourdissant par les hurlements des blessés et les cris rauques des bêtes affamées. L'odeur du sang, des excréments et de la mort emplissait mes narines. Je sentais du sang chaud me couler d'une vilaine entaille au front. Une goule émergea d'un fourré, le museau en sang. Elle regarda dans ma direction, l'air affamé.


    Je revenais à moi. Et je refoulais les larmes de colère et de frustration qui m'emplissaient les yeux. Je me dirigeais vers la salle de bain que m'avait indiqué Krystel durant la visite initiale qu'elle m'avait fait lors de notre dernière rencontre. Me jetant un peu d'eau fraîche sur le visage, je me regardais dans la glace. J'avais meilleure mine que les semaines passées. J'étais un peu plus reposé. Sans doute un peu plus en paix avec moi même. Faire mes adieux définitifs à Alice m'avait sans doute aidé à franchir le cap. Et ne pas avoir de problème avec ma conscience m'avait également permis d'être plus serein. Je savais que ce n'était sans doute pas quelque chose de bien; si je ne ressentais plus énormément de culpabilité après les horreurs que j'avais faite, c'est que je basculais du côté du mal. Mon âme était corrompue, à jamais endommagée. Et ma vie allait sans doute l'amenait à la destruction complète, si je m'obstinais. A cette pensée, mon estomac se contracta. Je n'étais pas vraiment prêt à tout déballer à Krystel. Mais il le fallait, et je le ferais. Même si elle serait concernée par mes problèmes. Peut être pourra t'elle y mettre fin d'une manière aussi libératrice qu'expéditive.


    Je me reprenais. Alors que les serviteurs avaient quitté la demeure et que j'avais renvoyé les elfes de maison se planquer où on ne les verrait pas, j'allais déposer un mot sur la porte d'entrée. « Entres, et va dans ta salle à manger. Clyde». Signais je. Avec un petit sourire serein, je me dirigeais en cuisine, déballant le dernier sac que j'avais emmené avec moi. Une forte odeur de poisson se répandit dans la pièce, alors que je déballais la pièce de saumon. Je n'avais jamais cuisiné qu'une seule chose dans la vie, et cela datait encore du moment où mes parents étaient encore en vie. Par la suite, je m'étais nourrit à la va-vite. Mais aujourd'hui, je considérais que c'était un jour spécial. J'exorcisais mes démons, en quelque sorte. Et plutôt que de les laisser me guider, j'en faisais mes alliés. Je sortais également une bouteille de vin blanc français, que je posais dans un coin. Une forte odeur d'oignon se fit sentir à son tour. Je sortais les dernières choses du cabas. Des bouteilles de vin rouge, et une bouteille de rakia, de la goutte moldave au concombre. Je débouchonnais les bouteilles de vin rouge, une fois que j'eus trouvé des carafes de cristal pour laisser décanter la boisson. Ensuite, je m'attelais à la préparation.


    La table fut dressée en quelques minutes, alors que vermine m'eut indiqué le lieu où était rangé l'argenterie, les verres à pied et les assiettes. Je posais les carafes de vin au milieu, et allumais plusieurs bougies que j'ensorcelais pour brûler plus longtemps. Dans la cuisine, les casseroles frémissaient. L'une avec des spaghettis dans de l'eau bouillonnante, l'autre avec du saumon, des oignons, de la crème et du vin blanc. Je vins mélanger les aliments lorsque tout fut prêt, vers 20h30. Alors, je préparais une légère entrée. Un peu de salade, de fromage de brebis et de tomate, avec des dés de jambons. Je servais l'entrée sur la table, conscient que l'heure d'arrivée de Krystel resterait incertaine. Je m'assis en face de la place réservée à Krystel, conscient que ma mixture continuait de cuire à feu doux. Comment devais je aborder le sujet? Ou plutôt, les sujets? « Krystel, je suis un meurtrier, et je suis pas là par hasard ». Ou encore « Krystel, j'ai pas changé de camp uniquement pour toi ». Non, fallait que je commence par le tout début. J'en étais encore à réfléchir comment aborder le sujet quand j'entendis des bruits de pas derrière moi. Ces bruits de pas, je les reconnaitrais entre mille. Je me levais, et m'inclinais en avant.



    | Krystel... Je t'attendais. Je t'ai préparé à manger, comme promis. J'ai ramené à boire, aussi. J'espère que ta journée auras été agréable...


    Sous entendu que la soirée le serait peut être moins...


    | Un côte du Rhône, 1969. C'est ce que j'ai trouvé de mieux avec l'argent dont je disposais. J'espère qu'il te plaira. Laisses moi te débarasser de ton manteau... | dis je en m'approchant de sa silhouette, toujours plongée dans l'obscurité du couloir.

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Krystel Raybrandt

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Mer 7 Juil - 12:57

Paris… Capitale de l’amour et de la mode. Enfin surtout de la mode si vous voulez mon avis. Je ne l’avouerais jamais à voix haute, mais j’étais assez contente de défiler et de faire des shooting à la capitale de mon pays natal. Je n’aurais jamais pu le croire, mais il m’avait manqué, et me ressourcer là où j’avais passé la quasi-totalité de mon enfance me faisait un bien fou. Je pouvais renouer avec la cour noble sorcière, dirigée par un Prince, contrairement à l’Angleterre qui elle avait un ministre, et être compter de nouveau comme membre à part entière de cette dernière. N’étais-je pas après tout la duchesse de Tourange, et plus récemment celle de Paris, par mon alliance avec Feu-Julien De Caprily ? Mon prestige était excellent, malgré les tâches qu’étaient apparus par la mort de mon époux, et des accusations sur sa famille. J’avais accueilli comme la « sauveuse », celle qui allait redresser la réputation des De Caprily, et m’adonnait énormément à la tâche. J’avais commencé par remettre le Prince dans mon carnet d’adresse, le faisant languir de nouvelles nuits tumultueuses en ma présence, que je ne comptais pas au final lui accorder. Tout était dans le jeu de séduction et si je lui cédais, si j’en avais ne serait-ce l’envie, je savais que ma réputation en prendrait un coup. Rester incessibles était le meilleur de mes atouts. Je m’étais également remise à côtoyer des duchesses et comtesses de mon âge, leur permettant d’avoir en avant première des collections vestimentaires de la marque pour laquelle je travaillais à présent, et me tenais à une certaine distance de leur fiancé ou époux. Bref, la gentille et bonne duchesse que l’on attendait de moi. C’était ma mère qui devait être aux anges…

Paris… Malheureusement, j’étais obligée de la quitter, et de repartir pour l’Angleterre. Il ne faisait aucun doute que j’y retournerais régulièrement, pour y traiter mes affaires, et mon travail d’égérie pour une grande marque vestimentaire magique ne serait pas un problème, le siège étant en France. Cela faisait à présent deux semaines que j’avais quitté le pays de la pluie et ce dernier ne m’avait nullement manqué. Je n’aimais pas l’Angleterre, c’était tout aussi simple que cela, et si mon maître n’y avait pas établie son antre, je n’y serais surement pas retourné. Où peut-être que si. Juste pour une chose, enfin pour une personne : Torben. S’il y avait bien quelque chose qui m’avait manqué, c’était sa présence. J’appréciais sa compagnie, bien qu’à chaque fois que nous nous voyions, nous étions obligés de nous enguirlander. Et c’était sans doute ce qui faisait tout le charme de notre relation assez unique.

Le moldave m’avait contacté une dizaine de jour plus tôt environ, pour m’inviter à le voir. Il avait quelques confidences à me voir, qui ne pouvaient plus attendre. Je m’étais arrangée pour écourter d’une journée le défilé, mettant cela sur le dos d’un caprice de star à qui il tarde de rentrer en Angleterre, sans éveiller le moindre soupçon. Ce qui avait été plus dur en revanche, c’était de manquer l’anniversaire du jeune frère du Prince, évènement auquel tous nobles qui se respectent devaient y participer. Il m’avait fallut énormément de temps avant de trouver la solution : j’y resterais quelques heures, avant de m’éclipser pour rejoindre ma demeure en Angleterre. J’avais ainsi passer trois heures à danser, boire quelques coupes de champagnes avec d’autres Français de la cour, continuée de séduire, pour ne pas dire aguicher le Prince par le corset rouge assez moulant que j’avais revêtu, sur une jupe tout aussi rouge qui semblait sortir toute droit de l’époque baroque. L’ensemble palliait assez bien avec mon teint de porcelaine et avait attiré plus d’un regard envieux. Qu’ils me dévorent des yeux, c’est tout ce qu’ils pourraient avoir de moi, et il en avait bien conscience.

A la manière de cette cruche de Cendrillon, je finis par m’éclipser de la soirée. Il était au alentour de vingt et une heure quand je quittais la France pour L’Angleterre. J’avais fais venir une voiture pour venir me chercher à un kilomètre de chez moi, ne pouvant y transplanner directement par mesure de sécurité. Il ne fallut guère beaucoup de temps à mon chauffeur pour m’arrêter devant les grandes portes de mon entrée que l’on ouvrit dès mon arrivée. Gentil elfe de maison. Ils avaient consciences que s’ils ne me traitaient pas comme la princesse que j’étais, il leur en couterait la vie. S’il y avait une chose que je pouvais apprécier chez ses créatures, c’était qu’il n’y avait pas besoin de temps d’exemple pour qu’elles comprennent comment se comporter. Je n’avais eu qu’à écorcher un seul des leur pour qu’e les elfes me craignent et soient à mes bottes. On m’indiqua que l’on m’attendait dans l’un des salons du rendez de chaussé, que je vins rejoindre sans ôter ma cape. Mes talons, claquant sur le sol eurent tôt fait de prévenir Torben de ma venue vers lui, qui m’accueillait de façon plus qu’agréable. Il s’approcha de moi pour prendre la veste que j’avais sur les épaules, et nous avait dressé une table. Je pouvais sentir une odeur assez alléchante sortant de la cuisine, une odeur que je ne reconnaissais pas, et dont j’avais l’intime conviction qu’elle était le fruit de l’œuvre culinaire de Torben. Je ne lui avouerais surement pas, mais il m’avait « conquise ». Moi qui voulait à présent que les hommes me fassent la coure, et me traite comme une reine, je ne pouvais rien espérer de mieux.

Une fois débarrassée de mon manteau par le jeune homme, je sortais de la pénombre, pour me diriger vers la table, histoire de la contempler d’un peu plus prêt. Ma main glissa sur le bois massif de cette dernière quelques instants, puis je me retournais vers l’auteur de tout cela, un sourire franc aux lèvres.


    ♣ Que me vaut donc un tel accueil ? T’ais-je à ce point manqué pour que tu te sois donner autant de mal. Je ne peux qu’être flattée. ma journée s'est déroulée comme je l'attendais, bien que je sois ravie que cette soirée m'offre de telles surprises ♣

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Mer 7 Juil - 19:01

    Je me sentais anxieux. Pas vraiment inquiet, mais je rongeais mon frein. Cette soirée était d'importance, pour moi comme pour Krystel. En quelque sorte, il s'agissait bel et bien d'un test de plus pour nous deux. Nous deux... Qu'est ce que ça voulait vraiment dire? Je ne le savais pas. Je savais juste que j'aimais la jeune française tout autant que je la détestais. Elle représentait la part de noirceur de mon âme, elle irradiait les ténèbres même. Mais elle était aussi magnifique, intelligente et courageuse. Son arrogance de classe lui allait comme un gant. Je savais aussi que rester longtemps loin d'elle me donnait une sensation de vide. On aurait très bien pu penser que j'étais tombé sous la coupe de la belle mangemorte. Mais d'un autre côté, je ne lui faisais pas confiance. Ou plutôt si; je lui faisais confiance pour être dangereuse et imprévisible, même envers moi. Etrange contradiction. J'étais prête à lui confier ma vie, et encore plus important mes soeurs, alors que je savais très bien qu'en parallèle, je me méfiais de ce qu'elle pouvait faire. La raison principale de cette réserve en quelque sorte, c'était sans doute que je savais très bien à qui allait la loyauté de Krystel. D'où mon problème de ce soir, et des révélations que j'avais à faire à la jeune femme. Je n'étais plus très loin de déballer mes affaires, maintenant.


    Je me dirigeais donc vers le recoin de la pièce, et confiais le manteau de Krystel à son elfe de maison du nom de vermine. Je n'eus pas un regard ni un geste, et encore moins une parole, à l'intention du petit être malingre et peureux. Ce n'était pas que j'exécrais cette engeance, simplement j'avais conscience de l'insulte que ce serait de me montrer amical ou tout du moins poli envers cette créature habituait au seul mépris. Je n'avais pas à contredire Krystel; elle faisait ce qu'elle voulait des gens à son service. Je m'en lavais les mains, aussi cruel que cela puisse paraître. Pour être franc, je considérais avoir suffisamment versé mon sang pour réparer les injustices de ce monde. Je me retournais vers la jeune femme, qui passait sa main sur la table. Elle souriait d'un air ravi. C'était fort rare que je parvins à provoquer en elle une émotion pareille, et cela me réchauffa cette boule que je sentais dans mon ventre. Krystel me demanda alors ce qui lui valait un si bon accueil. Je souris doucement, simplement heureux de la voir satisfaite et agréablement surprise.



    | Oui Krystel, tu m'as manqué. Seul et sans mission, je me languis de tout ce que je rate, dans le manoir de notre maître. Ca m'a d'ailleurs donné beaucoup de temps à penser, et c'est pour ça que je suis venu ce soir. Comme je te l'ai dit, je dois te parler ce soir. Je te dois la vérité sur pas mal de choses. Crois moi, les surprises ne sont pas finies... |


    Je m'efforçais de sourire et de ne rien laisser paraître, mais je savais qu'une personne aussi calée en manipulation que Krystel détecterait sans doute qu'il y avait quelque chose de pas net. Je m'approchais de la jeune femme, et posais mes lèvres sur les siennes en un fugace baiser. Je n'avais jamais été aussi franchement avec la jeune femme, et je m'enfuyais bien vite pour qu'elle n'eut pas le temps de s'en formaliser. Je fis quelques pas en arrière, la jaugeant du regard. Elle était magnifique dans cette tenue rouge. Encore une que j'avais envie de lui enlever pour lui prouver physiquement combien elle était attirante. Mais je retournais bien vite en cuisine. Juste avant d'y arriver, je lui disais..


    | Installes toi, j'amène l'entrée! |


    Je revins rapidement avec deux petites assiettes de salade, avec de la tomate, du vinaigre basalmique vieillit en fût, des dés de fromage frais et du jambon. Je posais l'une d'entre elles devant Krystel, qui s'était assise, puis je postais la mienne sur mon assiette. Je me saisis de la carafe, et versait le nectar carmin dans nos verres. Je vins entrechoquer le mien contre celui de la jeune femme.


    | Tu sais, ce n'est vraiment pas grand chose. Une petite entrée, le temps qu'on discute un peu. Et un bon verre de vin. J'espère que ta journée s'est bien passée... En tous cas, je suis ravi de voir que tu as pu te libérer, tout comme je suis ravi de te voir si belle ce soir. Mais comme je te l'ai dit, nous devons parler... |


    Je m'assis à mon tour, en face de Krystel. Je repris un air sérieux, et je portais mon verre de vin à mes lèvres. Allez Torben, c'est main'nant. Je plongeais mon regard dans celui de celle pour qui je m'étais damné. Je m'éclaircis la voix


    | Il faut que je te raconte mon histoire. C'est essentiel, pour que tu comprennes pourquoi je suis ici aujourd'hui. Il faut que tu saches ce que j'ai fait ces derniers temps, tout comme il faut que tu saches pourquoi j'ai rejoint les mangemorts. Quand je me suis jeté sur ton corps inconscient pour te protéger de mes amis. Il faut que tu saches Krystel... |


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Krystel Raybrandt

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Jeu 8 Juil - 13:44

J’étais loin de me douter de l’accueil qu’allait me faire Torben et je dois bien vous avouer que je n’étais pas déçue. Etre reçue chez soi comme une reine, par un homme qui se montrait galant, je ne pouvais pas rêver mieux. J’étais assez satisfaite, mais j’avais appris à me méfier de l’eau qui dort de la dragonne qui couvait ses œufs et je n’étais pas à l’abri d’une tempête d’une morsure. J’en avais que trop fait l’expérience avec Julien qui avait su me manipuler, me faire croire bien des choses, dans le seul but de faire de moi une marionnette entre ses mains. Je voulais me réjouir du geste du moldave, me dire qu’il n’y avait pas d’anguille sous roche de sorcière derrière le balais, mais c’était plus fort que moi. Je ne pouvais plus ne plus me montrer méfiante envers tout et tous. Ne valait-il mieux pas être trop prudent que pas assez ? Et puis… C’était bien la première fois que le nouveau mangemort se montrait autant à mes petits soins. Passée ma joie du départ, je devenais de plus en plus méfiante. Oui, il ne faisait aucun doute qu’il y avait une sorcière derrière ce p#tain de balais, et même plusieurs si vous voulez mon avis. N’en laissant pourtant rien paraitre, je souriais à ses paroles, ne pouvant qu’être flattée par ses dernières. Oui que voulez-vous ? Je suis une femme faible qui ne peut que sentir son égo se gonfler quand on l’a traite ainsi. Fichu égo oui, si vous voulez mon avis ! Que ne ferais-je pas pour le satisfaire ?

    ♣ Se pourrait-il que je te sois devenue si indispensable ? Si c’est le cas, tu m’en vois des plus ravis… J’apprécie énormément la galanterie dont tu fais preuve, que je ne soupçonnais point. Pour une fois, je ne peux qu’apprécier les surprises, qui en temps normal ne sont guère ma tasse de thé ♣


Sous entendu clairement que plus vite il en viendrait au fait, et mieux nous nous en porterions. Je fus une nouvelle fois étonnée quand ses lèvres vinrent me voler un baiser fugace. C’était bien la première fois que le moldave se montrait aussi… Direct ? Et étrangement cela me plaisait, oui énormément même. Moi qui pourtant ne supportais pas que l’on me touche, d’une quelconque manière, sans que l’on me demande au préalable la permission… Un état de faiblesse passager, oui, ce devait être ça. Après la longue journée que j’avais eu, entre mon travail et le début de soirée du jeune frère du Prince, je n’étais plus dans mon état normal. C’est sans doute pour ça que j’appréciais autant de rentrer chez moi, et de n’avoir rien à faire, même pas à ordonner à mes elfes de faire telle ou telle chose. Comme me l’intima Torben, je pris place devant l’une des deux assiettes et n’eut pas beaucoup de temps à attendre avant qu’il me revienne les bras chargés de deux entrées qu’il avait lui-même préparé. Il me servit du vin, que je vins porter à mes lèvres délicates après qu’il est fait trinqué nos verres. Je reposais la coupe à ses premières paroles, que je délaissais au profit de la salade que j’avais dans mon salade. Je pris le temps de manger quelques feuilles, avant de regarder l’homme en face de moi, qui venait de prendre place en face de moi. Quand il eu finit, je reposais mes couverts, mon regard beaucoup moins enjoué. Je n’aimais pas les mises en scène et j’étais en plein dedans. Mes yeux se plantèrent dans les siens, alors que je lui déclarais d’un ton à la fois sérieux et las

    ♣ Allons droit au but Torben je te pris. Ta compagnie est des plus plaisantes, et je suis fort touchée des attentions dont tu fais preuve… Seulement je n’aime pas les cachoteries ni tout ce que les gens font autour. Je ne suis pas femme de patience, tu devrais le savoir, et je n’aime point que l’on essaye de me berner. Alors dis moi tout de suite ce que ce dinée représente et la raison de ce dernier. Ma journée fut fort longue. ♣


J’avais croisé mes doigts par-dessus mon assiette, attendant la réponse du moldave. Une part de moi ne pouvait s’empêcher d’être déçue, déçue que toutes les attentions dont avait fait preuve le jeune homme n’était destiné qu’à faire passer un petit mieux une pillule. De quelle nature était-elle ? Je n’en savais rien, mais étais certaines qu’elle n’allait pas me plaire. Sinon pourquoi Torben aurait-il fait tout cela, et pourquoi ne me l’aurait-il pas dit plus tôt ? A bien y réfléchir, je n’étais plus très sure de vouloir le savoir et regrettée déjà que ce repas ne fusse pas qu’un simple repas pour « fêter » mon retour…
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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Jeu 8 Juil - 19:32

    Je savais qu'elle était aux anges, et cela me ravit au point que je me découvrais de nouveau la capacité de me sentir vraiment heureux vis à vis de quelques chose, ou de quelqu'un. Je me sentais aussi serein qu'impatieux, aussi anxieux que détendu. Je devais me reconcentrer, mais je ne pus réprimer un sourire qui se voulait énigmatique quand Krystel me demanda si elle était devenue à ce point indispensable qu'elle me manquait quand elle n'était pas là. Il y a peu encore, je me serais volontiers fait tuer plutôt qu'avoir à révéler à la jeune française que je nourrissais quelques sentiments à son égard. Et même ça, c'était plutôt flou dans ma tête. Sans doute à cause de tout ce que j'avais pu boire à chaque fois où j'avais réfléchit au sujet. Je ne répondais pas aux paroles de la belle, en tous cas pas dans un premier temps. Je souriais simplement, heureux que ces quelques petites choses que j'avais préparé pour elle lui plaisent. Je me sentais toujours aussi mélancolique et torturé à l'intérieur de mon être, mais je sentais que la paix que je recherchais tant dans ma quête mortelle était à portée de main, sans même avoir à tirer la baguette. Krystel me dit encore quelque chose qui me frappa. Elle ne soupçonnait pas la galanterie dont je faisais preuve. Une ombre passa sur mon visage, comme à chaque fois que je repensais au passé.


    | On m'a appris les bonnes manières... Il y a longtemps. |Finis je avec un petit sourire qui se voulait taquin, sans vraiment parvenir à l'être.


    Je regardais Krystel boire et manger. Elle était toujours aussi belle, magnifique à contempler. Belle et terrible, je le savais. Avec bien plus de nuances encore que ne l'aurait une rose. Krystel, elle, avait ses piquants bien cachés... Et ils ne faisaient pas que vous égratigner quand elle le voulait vraiment. Loin de là, elle était une des meilleures combattantes que j'eus jamais vu. Elle but un peu de vin, puis commença à manger. J'espérais au moins que ce que j'avais préparé serait mangeable. Je ne voulais pas que le premier dîner que je concocte pour une femme ne soit un fiasco complet. Déjà que la partie s'annonçait rude... D'ailleurs, la française n'était pas dupe. Elle était bien trop intelligente et bien trop versée dans la manipulation pour savoir que je lui cachais quelque chose. En vérité, je ne lui cachais pas vraiment. Juste, je n'avais vraiment eu l'occasion de lui en parler. Reposant mes couverts après avoir mangé un peu de salade et de fromage, je m'essuyais la bouche.


    | Je vois que rien ne t'échappes en ce qui me concerne. Et que tu me connais bien. |


    Je buvais une nouvelle gorgée, fuyant quelques instants le regard de mon invitée. Elle était dure, sérieuse, et déjà à bout de patience. Je reposais mon verre, et soupirait légèrement. Je sentais ce noeud dans mon ventre me faire plus mal que jamais.


    | Je dois te parler de mes motivations personnelles. En temps que mangemort, je veux dire. Bois, et manges. Sinon, tu en as pour un moment. C'est un sacré monologue. |


    Je reprenais ma respiration, caressant Krystel du regard une dernière fois avant de la voir soit perplexe, soit en colère. Ou les deux.


    | Comme tu le sais depuis le début, mes parents ont été tués. Massacrés et dévorés sous mes yeux, et sous ceux de mes soeurs. Mes amis, presque mes frères, sont morts aussi. J'ai été envoyé en Angleterre, parce que mon oncle, alors mon tuteur, voulait m'éloigner de ma vengeance. La vengeance, la haine... Ont été et sont toujours mes moteurs. Tout ça est lié à l'honneur, à ma mémoire et au fait que je suis totalement et irrémédiablement incapable de tourner la page. J'ai essayé, pourtant, mais j'ai jamais réussit. J'ai appris l'an dernier que j'avais tué lors du bal de Noël, tué de jeunes gens. Tué pour le mal, j'étais devenu l'objet des ténèbres. Tu sais, le soir où tu m'as sauvé la peau? J'ai eu encore plus de mal à tenir le coup. J'ai longtemps cru que je ne survivrais pas à se sentiment de culpabilité tenace qui me tenaillais. Alice m'a un peu aidé. Et m'a laissé tombé alors que toi dans le même temps, tu étais là pour moi. Mais je suis quand même retourné au payx, t'abandonnant à De Caprily, et laissant mes soeurs derrière moi. Pourquoi risquer ma peau comme ça? Toujours cette vengeance. Quand je ne faisais rien pour mes parents, je me sentais mourir, comme si je brûlais à petit feu. J'avais besoin de ça. |


    Je buvais un nouveau verre de vin, et regardais maintenant mes mains, sur la table.


    | La Moldavie a été un vrai cauchemar. Tous les jours à chaque heure, des gens mouraient autour de moi. Et j'ai basculé. J'ai aimé tué, tout autant que j'avais peur de la mort. J'ai vu des gens se faire dévorer vivant sous mes yeux... Le sang, la chair, les morts... Les pertes étaient terribles, mais j'ai tenu bond. J'ai tué beaucoup de goules. Et je massacrais mâles, femelles, viellards et enfants quand nous faisions irruption dans les campements de goules. Je les ai tous tué, avec mes camarades. Après ça, alors que j'avais voulu me venger et me jeter dans cette guerre, je ne me sentais pas rassasié. Il me manquait quelque chose, alors que je gagnais un peu plus en noirceur. Ce fut une période difficile pour moi. Mais je connaissais maintenant le véritable responsable de la mort de mes parents, et le savoir toujours en vie me rendait malade. Pendant ce temps là, toi et moi nous sommes rapprochés... trop, sans doute, d'où nos disputes. Tu incarnes tout ce que je combats; le mal, les ténèbres, la magie noire... Mais avec toi, je me sens libéré de tout le poids qui repose sur mes épaules. C'est horrible à dire, mais je me sens libéré de tout. De mes soeurs, de ma vengeance, de tout... Pourtant, il faut que tu saches à quoi j'ai pensé quand j'ai basculé, à Gringotts... |


    Je déglutissais, alors que jen arrivais maintenant au noeud du problème.


    | Je t'ai vue par terre, inconsciente et durement touchée. Je me suis sentit comme mort, comme si le monde continuait d'avancer sans toi, et sans moi. J'ai couru pour te sauver. Et quand je fus prêt de toi, je savais ce que j'allais faire. J'allais te protéger, parce que tu es le seul véritable lien qui me tient à la vie. Parce que je pense que tu es celle que j'ai toujours voulu avoir. Depuis que je te connais, tu m'attires, et maintenant que je te connais mieux, je sais que te voir mourir ce jour là n'était pas envisageable. Je crois que si j'avais déjà commencé à perdre mon âme après tous ces meurtres, je l'ai irrémédiablement perdue aujourd'hui. |


    Je levais les yeux pour accrocher Krystel du regard.


    | Je me suis damné pour toi, et je le ferais encore si c'était à refaire. Je t'aime, Krystel Raybrandt. Mais ce que j'ai à te dire n'est pas terminé.


    Notre Maître, Krystel. C'est lui, qui a tué mes parents.
    |

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Sam 24 Juil - 1:51

    Je l’avais senti venir, tout de suite. Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas pour une fois être ce qu’elles paraissent ? Pourquoi fallait-il toujours qu’il y ait quelque chose de cacher. Franchement à la longue, c’est énervant et très épuisant aussi. Je ne sais pas à quoi je m’attendais en même temps. Torben était Torben et j’étais digne de moi. Mon existence ne pouvait pas être simple, malgré mes efforts pour qu’elle le soit un peu plus. J’avais besoin de souffler, de faire le point, et de me recentrer. J’y étais bien arrivée ses dernières semaines, mais rien ne peut durer malheureusement. Je ne pus m’empêcher de pousser un soupir aux paroles du moldave, tout en « faisant la tête » dans mon assiette. J’écartais quelques morceaux de fromage, pour me concentrer sur la salade. Non pas que je puisse avoir quelconque crainte de prendre du poids, je suis trop parfaite pour me préoccuper de ça. En fait, je les gardais pour plus tard. Ne garde-t-on pas le meilleur pour la fin ? D’après ce proverbe prit de nouveau toute sa splendeur à la fin du monologue du jeune homme. Je dus me retenir de recracher le vin que j’avais porté à ma bouche, face à ses révélations qu’il venait de me faire. Je crus bien un instant que j’avais m’étouffer dans mon verre. Je me relevais d’un bond, par réflexe plus que par réflexion. Non, il n’avait pas dit ça… Non j’avais du mal entendre. Je m’écartais de la table, pressa ma main droite contre ma poche, pour vérifier que ma baguette était toujours là. J’étais à la fois en colère, à la fois stupéfaite, à la fois étonnée, et d’un côté flattée. Non je ne pouvais pas être flattée. Un silence s’installa quelques minutes, tandis que je jaugeais de mon regard froid le mangemort. Je fis un pas de côté, prenant soin de rester à distance avant d’arriver à ouvrir ma bouche et lui répondre. Oui, vous lisez bien, quelqu’un venait de parvenir à me clouer le bec, et c’était bien la première fois que cela m’arrivée.

      ♣ Tu ne peux pas… Tu ne peux pas me dire de telles choses. Pourquoi n’as-tu pas continué à te taire !? Tu ne t’es pas dit que je n’avais peut-être pas envie d’entendre ce que tu avais à me dire. Par Morgane, ce n’est pas possible d’être aussi fou… Tu t’attendais à quoi ? Tu croyais que j’avais sourire et être heureuse par tes paroles ? Si c’est le cas, il faut que tu revois ton jugement et très vite ! ♣


    Pourquoi ne s’était-il pas tu ? Pourquoi n’a-t-il pas fermé sa bouche ? Il savait très bien l’ampleur des mots qu’il venait de me dire, et ce qu’ils signifiaient. Cela ne faisait aucun doute. Je le connaissais assez pour savoir qu’il l’avait fait en état de cause, et sachant très bien les conséquences que cela aurait. Comment devais-je prendre ses révélations ? Ne venait-il pas de me mettre dans la confidence de sa traitrise envers mon maitre à venir ? Le seigneur des ténèbres… Le seul homme en qui j’étais loyale corps et âme… Le seul homme que je ne pouvais pas trahir. Il m’avait sauvé la vie, m’avait permise de vivre, de me faire l’honneur de me sauver, moi, une mangemorte qu’il aurait pu remplacer au bout de quelque temps. Je lui devais ma « renaissance ». Il m’avait ouvert les yeux, et permise de prendre ma revanche. Non je ne pouvais pas le trahir, vraiment.

    Et de l’autre côté, il y avait Torben. Par le sublime postérieur de Morgane la maudite, il y avait de l’autre côté Torben. Un sorcier complètement inconscient, que je devais tout le temps recadrer dans le droit chemin, qui n’en faisait qu’à sa tête. Il était égoïste, ne pensait bien souvent qu’à lui et ne faisait jamais attention aux conséquences de ses actes. Je devais veiller sur lui, pour être sur qu’il ne fasse pas de bêtises, ou d’actes complètement fous. Mais au-delà, il y avait un homme sensible, meurtrie, sur qui je pouvais compter. IL m’avait toujours soutenu, dans les moments où j’en avais le plus besoin. Il était mon ami, mon amant une fois, et une personne qui m’était chère. J’aimais sa compagnie, j’avais besoin de sa présence, de savoir que quoi qu’il puisse arriver, il était là pour moi. D’une certaine manière, je devais bien avouer que je m’étais attachée à lui plus que je ne l’aurais du. L’aimais-je ? Peut-être. Avais-je envie de le savoir ? Non


      ♣ Comment veux-tu que j’encaisse ? Comment veux-tu que je réagisse. Dit le moi Torben, car là je ne sais pas ce que tu attends de moi. Il est mon maitre, le seul homme pour qui j’ai une fidélité sans borgne. Et tu débarques sur tes grands dragons et tu chamboules tout. Pourquoi il y a-t-il fallut que tu compliques notre relation, que j’appréciais plus que tout ? … Je… Je suis perdue. Laisses moi. Sort d’ici. J’ai besoin de réfléchir. Maudite Morgane, pourquoi ? ♣


    J’avais finis par venir m’affaler sur un de mes fauteuils, et prendre ma tête entre mes mains. Je ne savais plus où j’en étais. Je ne savais plus ce que je devais faire. Je n’étais pas capable de réfléchir correctement. Dans ma tête se passait en boucle, inlassablement « Je t'aime, Krystel Raybrandt. Notre Maître, Krystel. C'est lui, qui a tué mes parents.»

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Sam 24 Juil - 17:11

    J'avais fait ce que j'avais pu pour être à la hauteur de ce que j'estimais être normal. Je ne savais pas encore quel serait le prix de mon honnêteté mais j'étais avant tout certain que je ne serais pas le plus à blâmer dans l'histoire. Je mettais Krystel dans une merde impossible à s'en dépétrer. Je le savais, car j'étais déjà dans ce cas là. Je ne savais même plus si ma franchise et mon honnêteté vis à vis de la jeune française valait la peine à ce point. J'avais décidé de tout lui dire, mais je devais avant tout penser à sa sécurité, que je venais de gravement compromettre ce soir. La seule certitude qu'il me restait était que jamais je ne permettrais que quiconque ne fasse de mal à Krystel. L'ironie de la situation voulait que si je refusais que quiconque la blesse, j'étais probablement exactement en train de le faire. Je m'en voudrais pendant peut être toute ma vie pour ce geste, mais je ne voulais pas m'enfermer dans un mensonge qui se retournerait par la suite contre moi et contre l'honneur. Je ne voulais pas que Krystel se sente utilisée, ou trahie. J'avais joué cartes sur table, au mépris total de ma sécurité et de la sienne. Si j'aimais à ce point la jeune femme, comment expliquer que j'étais moi même capable de lui infliger ce genre de chose? Elle m'écoutait déblatérer et expliquer mon histoire, et la rationnalité de mes actes. Elle semblait mécontente, pas à proprement parler de ce que j'avais à lui dire, mais plutôt à cause du fait qu'elle pensait que tout ce que j'avais préparé n'était qu'une mascarade. Pour dire la vérité une fois de plus, elle n'avait pas tout à fait tord, même si ce n'était pas l'unique raison de ce repas. J'espérais en tous cas qu'il ne serait pas totalement écourté.


    Krystel faillit s'étrangler quand je lui avouais la vérité. Elle reposa brutalement ses couverts et son verre, et se recula d'un bond, comme un animal traqué pris sur le fait. Je me méfiais de sa réaction, mais je n'avais rien pour me défendre. Si elle l'aurait voulu, elle aurait pu m'écorcher vif à l'aide de sa baguette. Plusieurs secondes passèrent, et se transformèrent rapidement en minutes. Le regard que me jetais la jeune française me faisait penser à celui que jette un chat à un ennemi dont on se méfie. Je ne savais pas du tout ce qu'il se passait, et ce qui allait suivre. Pourtant, la jeune femme ne fit toujours aucun geste dans ma direction. Dans son regard noisette, je décelais une indécision peu commune chez la jeune femme. J'eus un petit sourire totalement dénué de joie, avant de reculer légèrement ma chaise et de reposer ma serviette sur la table.



    | Oui, je suis fou. Je le suis depuis que j'ai vu mon père se faire dévorer sous mes yeux, et ma mère m'appeler à l'aide alors qu'elle aussi était en train d'être déchiquetée par des bêtes. La suite de ma vie n'a fait qu'empirer les choses, et notre dernier passage à York n'a pas aidé. Je ne m'attendais pas à ce que tu me comprennes, ni même à ce que tu m'écoutes jusqu'au bout. Quant au reste... |


    Je ne regardais pas Krystel, détournant le regard vers mon verre de vin, que je tripotais du bout des doigts. Je ne pouvais pas la regarder. Je me saisis de mon verre et en but une gorgée, plongeant mon regard dans la robe carmin de la boisson.


    | Je ne pouvais pas me taire. J'aurais eu l'impression de te trahir, et je ne pouvais pas le permettre. Je ne permettrais pas que tu puisses penser que si je t'aime et que je veux être avec toi, c'est uniquement pour me rattraper de notre maître pour le frapper dès que l'occasion se présentera. Je suis ici, parce que je veux être auprès de toi. |


    J'étais bien conscient de ce que risquait Krystel après mes révélations. Si elle jouait le jeu des mages noirs, elle serait forcée de me tuer. Et je ne me laisserais pas partir sans combattre, même si je savais tout aussi bien que je ne pourrais pas la tuer. Je ne m'attendais pas pour autant que Krystel ne fasse rien. Je ne pouvais pas m'empêcher de l'espérer, mais cela s'arrêtait là. Elle finit par s'affaler dans un de ses fauteuils non loin de la table, et se prit la tête entre les mains. Je n'aimais pas la voir comme ça. Mais je savais tout aussi bien que le jour où j'aurais trahit le Seigneur des Ténèbres, j'aurais encore moins pu supporter le regard qu'elle m'aurait jeté. Cela m'aurait poignardé mon âme à l'agonie, et j'avais besoin de toutes mes forces pour le combat qui s'annonçait. J'étais bien conscient que je ne pourrais jamais tuer le mage noir, mais le combattre était le principal, et je me devais d'essayer. Elle me demanda de partir, avant de m'avoir fait frissonner en m'annonçant qu'elle avait apprécié plus que tout notre relation. Je ne pouvais décemment pas partir. Je sortais ma baguette magique; d'un geste et d'un murmure, je laissais mijoter ma tambouille dans la cuisine. Je m'approchais de la jeune femme, le coeur en berne de la voir dans cet état. Faire ce qui était nécéssaire était parfois douloureux, et c'était plus que je ne pouvais moi même encaisser. Je m'accroupis devant Krystel, et prit une de ses mains dans les miennes.


    | Je n'attends rien de toi, Krystel. Tu m'as déjà donné beaucoup plus que ce que tu peux imaginer. En quelque sorte, tu m'as redonné une vie. Moi aussi, j'apprécie notre relation. C'est pour ça que je ne me sentais pas la force de te mentir et de te trahir. Je ne te demande pas de me couvrir, et encore moins de m'aider. Je te demande juste de ne pas me juger trop sévèrement. Je fais ce pourquoi je suis fait, et ne pense pas que c'est facile pour moi. Déjà, je sais que je vais mourir dans un futur relativement proche. Jamais je ne serais capable de battre le Seigneur des Ténèbres, et ma vengeance exclut que je le frappe dans le dos. Je ne voulais pas te mêler à ça, et je voulais te protéger. Mais je n'y arriverais pas en te cachant la vérité. |


    Je me sentais en paix avec moi même; j'acceptais mon destin et révéler mes sentiments et ma situation à la jeune femme m'aidait énormément. Je relevais son visage avec ma main, caressant sa joue.


    | J'aimerais pouvoir te dire que tout se passera bien Krystel, mais cela ne va pas être le cas. Je me devais de te le dire, tout comme je devais t'avouer que tu as emprisonné ce qu'il restait de moi. Je t'aime, Krystel, et je suis vraiment désolé de tout foutre en l'air. |

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Lun 9 Aoû - 23:32

    Plus j’avais dans la vie et plus j’avais l’impression que mon existence se compliquait et partait en cacahouète chocogrenouille. J’essayais, je me battais pour la reprendre en main, pour ne plus laisser les évènements m’échapper, pour ne plus refaire les mêmes erreurs que j’ai pu faire par le passé. Et au moment où je pensais enfin y être arrivé, où je pensais avoir reprit le contrôle de mon destin, Torben faisait tout s’effondrer. Pourquoi, par le magnifique postérieur de Morgane, pourquoi ne s’était-il pas contenté de se taire ? Pourquoi il y avait-il fallut qu’il soulage sa conscience, et surtout avec moi ? Je n’en avais pas envie. Je n’avais pas envie d’avoir autre chose que ma petite personne à assumer. J’en avais assez pour les autres. Je m’étais pliée en quatre avec Amycus, avais tout fait pour que notre couple marche, lui avais passé ses quelques écarts avec son ex pour finir par ne plus pouvoir le supporté. Je m’étais mariée à Julien, pour lui assurer son héritage, pour accomplir le pacte qu’avait passé jadis mes parents avec les siens. J’avais tiré plus d’une fois d’un mauvais pas Torben, je m’étais occupée de ses sœurs comme jamais je ne m’étais occupée d’une autre personne. Je servais mon maître le plus fidèlement du monde. Et pour quoi au final ? Quelle avait la personne qui avait « remarqué » mon comportement et qui m’en avait « remercié » ? Mon maître, et personne d’autre. Il m’avait permis de vivre, de survivre à la mort de mon défunt mari, qui allait m’emporter avec lui dans la tombe. C’était la seule personne à qui je pouvais me fier, envers qui j’étais reconnaissance. Le seul.

    Moi qui pensais rentrer et me reposer dans ma demeure, je me retrouvais embarqué dans une histoire que j’aurais préféré ne pas connaitre. Je n’aurais jamais cru dire ni penser ça, mais parfois l’ignorance a du bon. Elle m’aurait épargné bien des tracas dans la vie. Si j’avais ignoré le triangle amoureux entre Anna-Amycus-Moi, si j’avais ignoré que j’eu a porté l’enfant d’Amycus, avant qu’il ne vienne à le tuer en me blessant comme notre plan le prévoyait, si j’avais ignoré que Torben, l’homme dont j’étais le plus proche ses derniers temps veut tuer mon maître, celui qui m’a redonné la vie, tout ça par vengeance. Oui, ma vie n’en aurait été que plus simple, et aussi étonnant que cela puisse paraître, j’aurais tellement aimé qu’elle soit plus simple. Il m’arrivait de très nombreuses fois de regretter de ne pas avoir une famille normale, des parents aimants, un ami d’enfance avec qui j’aurais surement fini plus tard, une vie plate et monotone, sans grande joie, mais simple. Quand tout se fissure dans votre existence, vous n’aspirez qu’à ça, croyez moi sur parole. Mais malheureusement, quand le sort s’acharne sur vous, il ne vous laisse pas tranquille, jamais.

    Je m’étais écartée de Torben, ne savant quoi lui dire, ne sachant quoi faire. En l’espace de quelques secondes, il avait gâché toute la soirée. En l’espace de quelques minutes, il venait de foutre un sacré bordel dans ma vie que je reconstruisais peu à peu. Que devais-je faire ? Que devais-je dire ? Devais-je trahir mon maître pour les beaux yeux de Torben, pour me rapprocher un peu plus de lui et vivre quelque chose ensemble qui pourrait s’effondrer du jour au lendemain ? Devais-je trahir Torben, le livrer à mon maître en lui expliquant ses intentions, me montrer une fidèle mangemorte et perdre la personne qui me soutient et d’aide à garder la tête hors de l’eau ? Cruel dilemme qui se jouait dans mon esprit, qui ne savait plus où donner de la tête. Et puis il n’y avait pas que ça. Le moldave venait de me dire qu’il m’aimait… Oui qu’il m’aimait. Comment devais-je réagir face à ses paroles ? La dernière fois que je m’étais prise au jeu des sentiments, je m’étais perdue, brulais gravement les ailes, et n’en n’étais toujours pas remise. Une partie de moi aimerait toujours Amycus, autant qu’une autre le détesté pour tout ce qu’il avait pu me faire subir. Y A-t-il de la place pour Torben ? Avais-je envie de me laisser aller totalement à lui ? Ne l’aimais-je pas d’une certaine manière déjà ?

    Quand il releva mon visage vers le sien, caressant ma joue, je le laissais faire, pour finir par me relever et détourner la tête. Je ne voulais pas le regarder dans les yeux, je ne voulais pas qu’il influence le choix que je devais faire, un choix que je n’arrivais pas à faire. Je me mis à me faire les cents pas sans réellement m’en apercevoir, avec une mine des plus graves. Je sentais que Torben attendait une réaction attendait une réponse, mais je n’en avais aucune à lui donner, aucune pour l’instant. J’étais perdue, et encore sous le choc. Je finis tout de même par m’arrêter, et lui faire face. J’avais toujours tout affronté de face, et je ne comptais pas me dérober.


      ♣ Tais-toi s’il te plait, par Morgane tais-toi. Tu ne peux pas me dire de telle chose et t’attendre à ce que je te saute dans les bras. Tu te rends compte de ce que tu viens de me dire et ce que tu as fais par la même occasion ? Tu me mets devant un ultimatum, et je n’aime pas ça, vraiment pas ça. Jamais je n’aurais pu m’imaginer ça venant de toi… Tu t’es servi de moi pour approcher mon maître, pour rejoindre ses rangs et pouvoir assouvir ta vengeance. Je n’ai été qu’un pion au final, un simple pion. Comment peux-tu me dire ça et t’attendre à ce que je prenne bien les choses ? Tu me demandes de trahir notre seigneur, celui qui t’a accueilli parmi les siens sans contre parti. Tu me demandes de trahir l’être qui m’a sauvé la vie, qui m’a offert une famille, une vie trépidante faite pour moi. Tu me demandes d’être ta complice pour le détruire après tout ce qu’il a pu m’apporter. ♣


    Au fur et à mesure que je parlais, une colère montait en moi. Je ne pu m’empêcher de saisir un de mes plus beaux vases et de le faire s’écraser par terre dans un grand bruit. Un, puis, deux, et un troisième. Je trépignais comme un cheval sauvage que l’on essayait de domestiquer et d’enfermer dans un enclos, loin de sa liberté.

      ♣ Tu te rends compte de ce que tu viens de faire… Tu te rends compte que tu viens de m’embarquer de force dans ce que TOI tu désires. Il me considèrera comme une traitresse, même dans le cas où je te livrerais. Il me faisait confiance et j’ai ramené dans ses rangs un homme qui veut le tuer. Je l’ai convaincue de ne jamais te faire du mal parce que j’étais persuadée que tu te rendrais compte que tu es fais pour vivre comme un mangemort. Toute ton âme te le crie. Tout ton être te guide à nous… Et tu trahis la confiance que j’avais en toi. Tu gâches tout… Comment peux-tu dire que tu m’aimes ? Je ne suis rien d’autre qu’un pion. D’abord Amycus, puis Julien… Et maintenant toi. Ca fait mal Torben, de se sentir trahir. Je te pensais différent des autres… Je pensais vraiment que tu me voyais autrement. Mais je me suis trompée, encore une fois. ♣


    J’étais en colère, mais à présent contre moi-même. Et pire que tout, je me sentais blessée. J’avais l’impression de m’être fait avoir une nouvelle fois, et cela me faisait énormément de mal venant de Torben. Je me rendais compte à quel point je m’étais attachée à lui, à quel point je m’étais accrochée à lui, et quelle erreur j’avais commise en le faisant. Avant qu’il ne me réponde, je lui tournais le dos, pour ramasser les morceaux de cristal éparpillé un peu partout sur le sol. Sans que je ne puisse y faire quelque chose, quelques larmes perlèrent dans mes yeux, finissant leur chute sur mon parquet

      ♣ J’ai toujours pensé que tu étais différent d’ « eux », que j’avais trouvé une personne sur qui je pouvais compter. Je pensais vraiment que nous étions amis, voir peut-être plus, mais je me suis fais berner une nouvelle fois, et je ne peux plus faire demi-tour… Saches que je ne te laisserais jamais faire, que je m’interposerais entre ta baguette et lui… Mais je n’irais pas te dénoncer. Nous sommes quittes à présent, je ne te dois plus rien. ♣


    J’étais en colère, mais en colère contre moi-même. J’avais réellement cru en Torben et dans ma tête, il venait de me trahir. Il n’avait fait que se servir de moi, en m’approchant, en me faisant croire qu’une personne pouvait m’apprécier tel que j’étais, sans essayer de me changer. Je m’étais prise d’affection pour lui, plus que je ne l’aurais du et je me reprenais tout en pleine face. J’étais pitoyable et je me faisais pitié. Me relevant des morceaux de verre brisé dans la main, je les déposais sur la table, essuyais d’un revers de main mes yeux, et dit

      ♣ Merci pour ce repas, mais je crains de ne pas être en mesure de le finir ♣


    Je finis par me retourner, essayant d’aborder un visage des plus neutre, mais en vain. Prenant soin de ne pas le regarder, je me dirigeais vers la porte qui se trouvait derrière lui

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Jeu 12 Aoû - 20:44

    Devant le renfermement de Krystel sur elle même, je ne parvenais qu'à rester dans l'expectative, froid et faisant preuve d'un certain détachement. Je ne me sentais pas détaché de Krystel, ni même de mes sentiments. Je me sentais comme arraché à la vie. Cette sensation perpétuelle de n'être qu'un mort en sursis, ou pire encore, un mort parodiant la vie. J'avais plus que jamais cette impression là; d'avoir cessé de vivre à la mort de mes parents. Je ne faisais plus qu'arpenter le couloir sombre et plein d'embûches qu'était ma vie. J'avais cru déceler une brève lueur, comme une porte de sortie, mais non. J'étais toujours dans la même panade et ma vie était toujours le même bordel. Putain de merde, qu'est ce que j'avais espéré en avouant la vérité à Krystel. Je me voilais la face en me disant que je voulais simplement être honnête. Bien sûr, c'était le cas, mais je sentais au fond de moi que j'aurais souhaité une réaction un chouïa positive de la part de la jeune femme. Je sais pas, au moins un petit calin quoi, ou un truc rassurant du genre « t'inquiètes pas, je comprend et je dirais rien à personne ». Mais je connaissais Krystel, et je savais de quel bois elle était faite. Elle ne pourrait jamais accepter que je ne sois pas vraiment dans le même camp qu'elle. Elle ne pouvait pas non plus accepter que quelque chose de ce genre puisse échapper à toute forme de contrôle de sa part. Et ce qui me faisait le plus mal, ce n'était même pas la réaction de la française. Non, ce qui me blessait vraiment, c'était qu'au fond de moi même, je n'espérais même pas que Krystel ne m'aide ou me soutienne. J'aurais en fait tellement voulu qu'elle s'enfuit avec moi, laissant le monceau de ruines qu'étaient nos vies derrière nous.


    Mais nous ne sommes pas dans un monde merveilleux. Nous sommes dans un monde merdique, où dès qu'un problème est résolu un autre apparaît. Nous ne nous en sortions jamais vraiment tout à fait. Krystel s'était détachée de moi, et elle faisait les cent pas. Je crus l'espace d'un instant qu'elle allait finir par m'attaquer. Mais non, elle n'en fit rien. Son regard me transperça l'âme, et elle me dit ensuite que je devais me taire. En fait, je ne parlais déjà plus, mais je comprenais que Krystel voulait surtout dire qu'elle ne voulait pas m'entendre m'épancher sur le sujet. Elle avait cependant raison sur un point; je lui posais tacitement un ultimatum. Je lui imposais de faire un choix. Ou bien elle fermait les yeux, ou bien elle me tuait, mais il ne pourrait pas y avoir de véritable compromis de trouvé à cette solution. Je sentais que je m'étais enfoncé dans un terrible sac de noeud, et ne savait pas encore comment m'en dépêtrer. Qu'avais je fait pour mériter de m'enfoncer comme ça? Je secouais néanmoins la tête, esquissant un geste vers Krystel que je stoppais bien vite alors qu'elle se mettait en tâche de tout détruire sur son passage.



    | Tu te trompes complétement, comment peux tu insinuer que je t'ai manipulée? Je ne vais pas prendre de gants, Krystel. J'aurais pu te laisser crever à Gringotts, j'aurais pu aider les aurors à tous vous tuer s'il le fallait, et ensuite repartir et me réconcilier avec Alice. Mais je ne l'ai pas fait. Et bordel, tu crois que c'est plus facile pour moi de combattre mon ennemi tout seul, ou entouré d'une bande de jeunes formés par Dumbledore? J'ai changé de camp pour toi, parce que depuis des mois, tu es dans ma tête, et depuis qu'on s'est rapprochés, je suis incapable de te voir mourir. Alors ne vas pas croire que j'ai changé de camp de façon préméditée; j'ai composé comme j'ai pu sur le moment, et sur ce moment en particulier, la priorité c'était toi. Et je ne vais pas m'excuser de ça, tu vois. Si tu aurais été tuée à Gringotts, j'aurais pété un câble et attaqué tout ce qui bouge, crois moi. |


    Oh et puis merde, je m'embêtais à lui expliquer et elle n'en faisait qu'à sa tête. Ses insinuations me blessaient terriblement, et je me sentais sali par les accusations de la jeune femme. Certes, notre proximité me simplifiait la tâche, mais pensait elle vraiment que c'était l'unique préoccupation qui m'habitait en sa présence? Je regardais Krystel d'un regard noir, cette fois ci dénué de toute passion et de toute envie de me dédouaner de ses accusations. Elle venait de réveiller une plaie à vif.


    | Je ne demanderais jamais à personne de m'aider ou de faire le sale boulot à ma place. Lord Voldemort est pour moi. Il a tué mes parents, mes amis, et a foutu en l'air ma vie et celle de mes soeurs. Je lui prendrais la sienne, ou alors il terminera ce qu'il a commencé il a plusieurs années en m'envoyant rejoindre mes parents. |


    J'eus un petit éclat de rire ironique, qui se prolongea quelques secondes alors que je me saisissais de la bouteille de vin pour m'en servir une lampée.


    | Tu avoueras comme moi qu'on connaît tous les deux comment toute cette histoire va se terminer. Jamais je ne pourrais le battre. Mais tu comprends, je dois le faire. Pour moi. Pour mes soeurs. Pour mes parents. Pour l'honneur. |


    Je m'approchais de Krystel et la regardais d'un air sévère, bien que je sentais des élancements de tendresse me tirailler l'âme. Elle n'avait pas tord; quoiqu'elle fasse, elle serait baisée. Et pas dans le sens le plus agréable du terme, croyez moi. Je lui caressais de nouveau le visage avec douceur, mais mon regard restait froid et dur.


    | Mais tu vois Krystel, c'est bien ça le problème. J'ai quelque chose de pourri en moi, quelque chose qui a toujours été là. Et je peux vivre avec ça, et c'est justement ça qui me tue. Je ne pourrais jamais accepté avec tout ce … potentiel, en moi. Je n'ai pas ta force ni ta maîtrise, et si je suis capable du pire, je ne l'utilise que parce qu'il me sert. |


    Voir Krystel dans cet état me faisait vraiment mal. Mais si elle n'était pas capable d'accepter ce que je venais de lui dire, alors toute cette histoire n'aurait été qu'une terrible erreur depuis le tout début. J'eus un sourire dénué de joie. Tout avait été une erreur depuis le début. Elle était mangemorte, j'étais chasseur. Elle embrassait le mal, je l'utilisais pour servir le bien. Coucher ensemble avait cependant été la plus délicieuse de toutes les erreurs, tout comme tomber amoureux d'elle l'avait été. Mais tout cela était une erreur si nous en venions à échouer à cet instant critique qui définirait nos rapports futurs. Krystel me dit qu'elle ne me dénoncerait pas, et je sentis combien sa voix pouvait être chevrotante. Elle non plus n'était plus sûre de rien, et je me sentais en cet instant aussi près d'elle que je ne le serais peut être plus jamais. Elle me remercia pour le repas, et cru qu'elle allait pouvoir s'esquiver. En quelques pas rapides, je fus à son niveau. Je lui saisissais la main avec force, mais en prenant garde de ne pas lui faire mal. Je la faisais pivoter pour la mettre face à moi.


    | Tu vas m'écouter une bonne fois pour toutes, Krystel Raybrandt. Je t'aime, d'accord? Je sais que je te mets dans une merde noire. Tu sais quoi? Tu devrais me tuer tout de suite! Mais tu ne le feras pas, et on le sait tous les deux. Parce que toi aussi, tu es amoureuse de moi. Et parce que quoiqu'il se passera, nous serons toujours tous deux concernés. Je t'aime, Krystel. Je t'aime vraiment. Je ne supporte pas l'idée de te mettre en danger par ces révélations, mais pouvais je vivre à tes côtés en m'enfermant dans un mensonge? C'aurait été plus facile, mais je ne suis pas comme ça. Je suis ce que je suis, petite française, mais moi, Torben Badenov, je jure que je ferais tout pour te protéger. Je donnerais ma vie pour toi, comme je l'ai prouvé à Gringotts. Je veux être avec toi et auprès de toi, Krystel. Maintenant et à jamais, je suis à toi, rien qu'à toi. J'en fais le serment. |


    J'étais le plus sérieux du monde. Pourtant, un esprit particulièrement cynique aurait pu me susurrer que cette promesse ne m'engagerait pas vraiment. Après tout, je n'étais qu'un mort en sursis.

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Jeu 12 Aoû - 22:03

    Pourquoi le Moldave ne m’écoutait pas ? Pourquoi ne se taisait-il pas comme je lui demandais ? Je ne voulais plus l’entendre, mais je n’avais malheureusement pas le choix. J’aurais tellement voulu qu’il ne me dise rien, qu’il ne foute pas tout en l’air, tout ce que j’entreprenais ses derniers temps. Tout le travail que j’avais fais pour reprendre ma vie en main venait de voler en éclat. Par ses propos il me condamnait à une fin terrible, à ne pas être heureuse comme je l’aspirais depuis la mort de Julien. J’avais toujours laissé les autres me gâcher mon existence, et je venais de faire rentrer dans ma maison un homme qui me condamnait à une vie encore plus terrible. Même ma mère, même mon crétin de défunt mari s’étaient arrangés pour que rien ne m’arrive. Oh bien sur, ils attendaient de moi que je sois docile et soumise, chose impossible pour une femme telle que moi. Je pensais m’être dépêtrée de tout cela, et qu’avais-je gagné ? Certes une liberté sans limite, sans contrainte, et une indépendance. Et je venais de perdre l’optique d’aboutir à mes but : prendre une revanche, tuer ma mère après l’avoir torturé, et devenir une puissante mage noire, crainte de nombreux et vénérée des autres. A présent, une partie de mes ambitions volaient en éclat, à cause de mots, de révélations qui n’auraient jamais du sortir de la bouche de Torben

      ♣ Tu veux ta vengeance et je ne laisserais personne s’approcher de mon maître. Je m’interposerais et tu devras me tuer pour arriver jusqu’à lui. Et même si tu arrives à me contourner, tu ne survivras pas face à lui et ce sera à mon tour de perdre la vie pour l’avoir trahi ! Tu ne supporterais pas de me voir dans une tombe, mais tu me condamnes tout de même par tes actions ! N’espère pas que je te saute de joie Torben, ni même que je te félicite de m’avoir tout dit ♣


    Si cela avait été une autre personne qui m’aurait balancé une telle bombe en pleine face, je l’aurais liquidé sur le champ. J’avais toujours fait passer les intérêts de mon seigneur des ténèbres avant les miens. Mais il s’agissait de Torben et avec lui tout changeait. Je le haïssais pour ce qu’il venait de me dire, mais je n’arrivais pas à lui vouloir de mal. Une partie de moi était attachée au jeune homme, une grande partie de moi qui était incapable de le trahir. Il m’avait sauvé la vie également et mon honneur me dictait qu’il me fallait lui rende la pareille. Je n’aimais pas devoir des choses aux autres, qu’ils soient ou non des proches. Quand l’on doit un service à un autre, cela nous retombe toujours dessus, la preuve en cet instant.

      ♣ Non tu ne me demandes pas de t’aider, tu m’obliges à être ta complice ! Tu ne me laisses pas aucun choix, aucun ! Tu savais très bien que je ne pourrais te livrer à Lui, alors tu m’as tout dit. Tu m’embarques de force dans ton projet. Et quelle sera ma place ? Celle de la personne qui finira par se prendre un avada en pleine face ! Si ce n’est pas une forme de manipulation je ne vois pas ce que cela peut-être d’autre. ♣


    [i]Mon ton était aussi froid que le regard qu’il me lançait et qui m’aidait à garder les idées claires. Je pouvais faire quand les gens me détestaient, j’avais toujours eu l’habitude. C’est quand ils sont gentils, au vrai sens du terme, quand ils ne me veulent que du bien, que je ne sais pas rebondir. Je n’ai pas grandi dans un univers où l’affection avait la moindre place. J’ai été élevée à la dur, sans aucun amour parental, ou même de substitue à ce dernier. Mes gouvernantes changeaient toutes les semaines pour que je n’attache à aucune d’elle, et la demeure de ma mère fut le seul lieu que j’avais le droit de fréquenter jusqu’à que j’eu l’âge d’étudier à Beauxbaton et d’y faire mes preuves. J’avais été conditionnée à être comme je suis, bien que j’eu fait mes propres choix qui firent enrager ma matriarche plus d’une fois, des choix que j’avais toujours assumé. Et c’était là la grosse différence entre Torben et moi. Quand sa main effleura mon visage et qu’il vint me parler, mon regard s’incrusta dans le sien, sérieux et fou à la fois. Je dégageais le membre du jeune homme de ma joue, sans quitter ses yeux, et lui dit dans un murmure :


      ♣ Tout le contraire de moi en définitive. Je suis mauvaise et mon âme appartient aux ténèbres. Je n’essaye ni ne veux les combattre. Je me complais dans mes ombres et je les aime. Je fais tout pour ne pas m’égarer d’eux. Tu pourras faire tout ce que tu voudras, je ne serais jamais bonne, jamais et je ne souhaite pas le devenir. Je suis une enfant du mal, je le sais et je l’assume. Tu te sers de ta noirceur pour faire le bien et je me sers de ma noirceur pour faire le mal. ♣


    Ma voix était enjouée, comme elle ne l’avait été pendant cette soirée. J’aimais être mauvaise, cela était partie intégrante de moi. Je ne voulais pas changer, pour rien au monde. Torben n’était pas comme moi. Malgré tous les actes qu’ils pourraient faire, il resterait un homme bien. Nous n’avions vraiment rien à faire ensemble. Nos routes n’auraient jamais du se croiser, tout aurait plus simple. Seulement, même si j’étais consciente de tout cela depuis notre première rencontre, je ne pouvais m’empêcher d’être attirée par lui, comme deux aimants de polarité contraire ; autant que j’avais pu être attirée par Amycus qui est mon reflet de miroir au masculin. C’était déstabilisant, et je détestais ne pas pouvoir avoir le contrôle total sur une chose. J’avais accepté avec l’homme que j’aime toujours de laisser les choses hors de mon contrôle, et j’avais fini par en souffrir. Je m’étais promise de ne plus rien laisser au hasard, de ne plus rien laisser libre, et Torben mettait un grand coup de baguette dans mes certitudes. Pourquoi était-ce si compliqué avec lui ? Pourquoi me forçait-il à tout remettre en question ? Tout s’embrouillait en moi, et j’avais besoin de faire le point. Ainsi lui déclarais-je que j’allais me retirer de cette pièce et comme je pu m’en douter, il ne me laissa pas partir. Il me força à lui faire face, à sortir des retranchements de mes pensées vagabondes.

      ♣ J’imagine que tu aimerais que je te dise que oui tes sentiments à mon égard son réciproque, mais je ne sais pas où j’en suis ! Je suis perdue… Par Morgane Torben, laisse-moi un peu de temps s’il te plait, j’en ai besoin pour encaisser, pour tout encaisser ! Je… Je ne sais pas si j’ai la force de revivre ça une nouvelle fois. Tout est si… Compliqué. Je viens de perdre celui que j'avais fais l'erreur d'épouser ; je n’arrive pas à Le sortir de ma tête, tout comme je n’arrive plus à te chasser de mes pensées ses derniers temps. Alors peut-être que tu as raison, peut-être qu’une part de moi t’aime, mais je n’en sais rien, je n’ai jamais voulu y penser. ♣


    Prononcer le prénom d’Amycus était trop douloureux encore, surtout à voix haute, surtout quand il s’agissait de parler de mes sentiments envers lui. Je savais que Torben comprendrait à qui je ferais référence, qu’il savait déjà que je n’arrivais pas à me détacher du mangemort. Cela faisait plus d’un an maintenant que j’avais un terme à notre relation, plus d’un an que j’essayais d’oublier mon ancien amant, en vain. Alors certes, je ne l’aimais plus comme je l’avais aimé, mais je restais attachée à lui. Je ne pouvais m’empêcher de m’en vouloir pour l’enfant que j’avais perdu, pour n’avoir pus faire plus quand notre relation se dégrada, de n’avoir pas tué Anna quand j’en avais eu l’occasion et toutes celles qui tournaient autour du jeune homme. Et aussi étonnant que cela puisse paraitre, l’idée que Torben fréquente une autre femme que moi me déplaisait au plus haut point. Je tenais au Moldave, ça aussi il le savait très bien. La preuve en était que je ne pouvais lui faire le moindre mal. Et je m’en voulais d’avoir baissé autant ma garde et d’avoir laissé un homme entrer dans ma vie de façon aussi importante. Je fis un pas vers lui, posant mon doigt sur ses lèvres pour qu’il ne puisse répondre, pour qu’il me laisse finir avant de continuer à parler.

      ♣ Je te déteste Torben, pour tout ce que tu chamboules en moi. Je m’étais promise de ne laisser plus personne ne m’approcher comme tu l’as fais. Je ne veux plus revivre de relations comme celles que j’ai eues par le passé. Elles n’ont menés à rien d’autre qu’à de la souffrance. Alors dis moi qu’espères-tu de moi Torben ? Qu’espères-tu ?♣
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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Jeu 12 Aoû - 22:58

    Je me sentais triste, mais résigné. Je me sentais le vague à l'âme; tout était allé de travers. J'avais vu cette soirée un peu naïvement, comme l'accomplissement de tout ce que krystel et moi avions commencé à bâtir. Mais tout allait de travers. Je sentais d'ici mon repas en train de brûler, l'alcool s'éventait et ma discussion tournait court avec Krystel. Pire, elle choisissait délibérément le camp adverse. J'avais escompté sur sa compréhension et sa neutralité, mais j'avais clairement sous estimé sa loyauté envers le Seigneur des Ténèbres tout comme j'avais grandement surestimé l'idylle naissante que j'avais cru discerner entre nous. Sans doute ces sentiments, et en particulier leur réciprocité, n'étaient que le fruit de mon imagination. J'avais cru... J'y avais vraiment cru. A quoi exactement, je n'en savais rien. Je mettais ces espérances sur ma nature emportée et téméraire. C'était tout moi ça, de prendre tout sur le vif et de ne jamais laisser les choses se décanter d'elles mêmes. J'avais tout foutu par terre, mais il était bien trop tard pour ne pas assumer. Et pour ne pas assumer, encore faudrait il que j'en eu envie. Ainsi donc, Krystel faisait son choix. Père, mère, donnez moi la force d'aller jusqu'au bout...


    Je regardais Krystel d'un air désormais triste, et las. Je savais que tout était tombé par terre et que j'en étais la cause principale. Mais aurais je pu aller contre ma nature et contre mes principes? Ils étaient tout ce qui continuait de me séparer de ceux que j'avais toujours combattu, je ne pouvais donc pas les perdre, au risque de me perdre moi même. Mourir pour ses principes. Enormément d'hommes espèrent finir ainsi. Bien peu ont la chance d'y arriver. Mais tous ceux qui y parviennent ou qui en sont proches pensent comme moi; ils regrettent simplement que les choses ne se soient pas passées autrement. Je regardais Krystel, avant de détourner le regard. Je ne supportais plus de la regarder dans les yeux; je perdais une bonne fois pour toute toute chance de rédemption et de happy end. Et ça, c'était dur.



    | Je suis désolé. Si tu veux que l'on soit ennemis, qu'il en soit ainsi. Je ne peux pas aller contre le serment que j'ai fait sur la tombe de mes parents. Envers et contre tout, j'aurais ma vengeance. Et si je dois t'affronter, saches que je considèrerais comme un dernier honneur de mourir de ta main. D'être délivré de tout ceci... |


    J'étais sincère. Je ne voulais pas mourir. Je voulais vieillir, je voulais continuer à vivre, retourner en Moldavie, rebâtir la demeure familiale et fonder une famille. Peut être pas vivre heureux à jamais car rien n'est éternel, mais faire quelque chose de mon futur. Là, ma seule perspective d'avenir résidait en un duel perdu d'avance contre un mage noir surpuissant et toute sa clique de sorciers assoiffés de sang. La seule question que je me posais encore concernant le futur était simplement de savoir combien de temps j'allais encore survivre au plein milieu d'une meute de loups féroces qui voudraient ma peau s'ils savaient que je n'étais pas tout à fait un des leurs. Je ne m'énervais même plus face aux propos de Krystel.


    | Je pensais simplement que tu devais être mise au courant. Que l'on vive chacun notre vie tout en étant ensemble, mais c'est évidemment trop contradictoire. Tu crois que je t'ai manipulée? Qu'il en soit ainsi, je n'attendais aucune aide de ta part. J'aurais tellement préféré qu'on puisse vivre tous les deux loin d'ici, mais la naïveté a tendance à raccourcir mon eespérance de vie. |


    Krystel me confirma donc nos différences et se plaçait donc volontairement de l'autre côté de la barrière. Que voulez vous donc que je réponde à cela? Je n'avais plus rien à dire à ce sujet. Il était évident maintenant que j'avais fait erreur sur toute la ligne, et je gardais le silence alors que Krystel rembarrait toutes mes tentatives de la calmer ou de lui expliquer. Pouvais je lui en vouloir? Non, c'était bel et bien cette Krystel là que j'aimais, c'était de cette garce démoniaque mais sensible que j'étais tombé amoureux. Et je devrais vivre le reste de ma courte vie avec ce dernier échec. Quand j'y repensais, je n'avais pas réussit à faire grand chose de ma vie. Alors que finalement, je tentais le tout pour le tout pour montrer à Krystel à quel point j'étais sérieux, celle ci ne fit que me rembarrer une fois de plus. J'entrais dans une rage froide, et je me sentais l'âme partir en lambeaux. J'avais la conclusion définitive de cette soirée merdique qui arrivait enfin à la surface. Krystel ne m'aimait pas. Donc j'étais quoi? Un ami? Un espèce d'amant qu'elle gardait dans son giron? Son pupille? Je me sentais trembler de rage, et je sentais que si je ne faisais rien, tout finirait par partir dans la violence. Mais m'attaquer à Krystel ici et maintenant alors que j'étais soumis à une incroyable contradiciton émotionnelle serait de un du suicide, de deux cela achèverait sans doute de me damner pour de bon. Chienne de vie. Peut être qu'elle m'aimait? Alors qu'elle m'avouait qu'elle pensait toujours au connard qui la battait et la violait à moitié chaque instant que Merlin faisait? Bordel de merde, j'en avais assez entendu pour tout le reste de la soirée. Ses dernières paroles me firent rougir les yeux; baignaient des larmes de rage et de désespoir que j'avais bien du mal à contenir.


    | Et bien n'y penses pas, si cela a si peu d'importance à tes yeux, c'est bien que j'me suis encore planté! Je pensais que depuis quelques temps, on partageait quelque chose de vraiment fort. C'était pas que de la baise, même si elle était excellente. Je ressens un manque en ton absence, je ressens le besoin de te protéger. Mais si t'en as vraiment rien à carrer, alors tout est dit, je crois. Et que tu penses encore à Amycus veut tout dire. |


    Je peinais à me contenir; je sentais venir le point de rupture. Je devais partir, et très vite. Je ne pouvais plus rester dans cet état, sinon j'allais péter un plomb. Comme pendant la guerre, en Moldavie. Et là, je n'avais qu'une personne à tuer sous la main, et malgré la douleur de cette conversation, je ne me sentais pas le courage ni même le moindre début d'envie de faire du mal à ce point à la française. Alors, Krystel se radoucit quelque peu, et elle posa un de ses doigts sur mes lèvres, me demandant ce que je voulais, ce que j'espérais. Je la regardais dans les yeux, et crus que j'allais vraiment péter les plombs. Que devais je lui répondre? Qu'espérais je d'elle? Qu'elle m'aide? Non, je tenais trop à elle pour la voir souffrir par ma faute. Qu'elle m'aime aussi? Cette espérance là avait été pulvérisée il y a quelques instants, comme une bougie soufflée par la tempête. Que tout soit beau, que tout soit rose? Sans doute. J'aurais espéré que nous fassions tous les deux nos valises ce soir, que nous partions si loin que personne ne puisse nous retrouver, et que nous puissions vivre ensemble. C'était elle que je voulais, et la maison en Moldavie, j'aurais voulu la voir en temps que maîtresse de maison. Mais je ne pouvais plus l'accepter, plus maintenant. Non seulement elle s'était délibérément placée du côté de Voldemort, mais elle avait de surcroit anéantit tous mes espoirs amoureux. Je la regardais, et je laissais les larmes de rage couler. Je tenais fermement le doigt de Krystel et l'éloignait de ma bouche. Je ne lui faisais pas mal, mais mes membres tremblaient d'une rage difficilement contenue.


    | J'espère que tu seras celle qui me tuera, alors. |


    Je me détournais d'elle, et m'éloignais. Je ramassais ma veste dans le vestibule. Mes papiers y étaient toujours, tout comme ma baguette. D'un coup de magie, j'appelais à moi mes bagages, toujours enfermés dans une des chambres de la demeure.


    | C'est ici que nos chemins se séparent. Je te verrais à l'antre de notre maître. Et quand le moment sera venu, sache que je n'attaquerais pas dans le dos. Je ne laisserais pas ma vengeance échapper à l'honneur. Au revoir, Krystel. Je ne te dis pas adieu; je te fais suffisamment confiance pour être certain que nous nous retrouverons bientôt pour un dernier face à face. Et alors, je reverrais mes parents. Désolé pour le dérangement | finis je en un signe de tête vers la cuisine.


    J'enfilais ma veste et me tournais vers la porte d'entrée. Je ravalais mes larmes, et faisais ce que je savais faire de mieux. Je transformais ma mélancolie en rage pure, et je savais que bientôt, j'aurais droit à ma vengeance.

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Ven 13 Aoû - 0:11

    J’étais partie en vrille, je ne savais pas faire ni quoi dire. Et c’était au tour de Torben. Mes propos ne lui firent pas plaisir, il n’y avait aucun doute mais que pouvais-je lui dire d’autre ? Il me connaissait plus que quiconque, et s’il m’aimait comme il me le déclarait depuis le début du repas, c’était ce qui lui plaisait en moi. Je n’étais pas une de ses femmes bonnes, bien sur elle, qui ne pense qu’au bonheur des autres. Non j’étais une mangemorte de la pire espèce, une froide et cruelle manipulatrice, une garce écervelée de temps à autre, une impulsive ambitieuse, reine dans l’art obscure, la torture, la souffrance et fidèle à ses ténèbres et à son maître. J’étais ainsi, et face à Torben, je ne m’étais jamais autrement. J’avais changé depuis la première fois que nous nous étions rencontré, oui, j’avais énormément grandi en l’espace d’une année, et c’était d’ailleurs ce qui nous avait fait nous rapprocher. Car au-delà de cette femme que je suis, on peut trouver une part de moi fidèle aux autres un temps soit peu qu’ils puissent me montrer une véritable attention et un soutient à toute épreuve. Je dois l’avouer qu’avant Torben, je n’avais jamais eu d’amis. Des amants oui, une aventure amoureuse qui s’était mal finie oui, mais jamais je n’avais pu compter sur quelqu’un d’autre que moi-même. On m’avait toujours appris à ne faire confiance à personne, et de ne laisser aucune ouverture. Avec le Moldave, mes barrières se baissaient sans que je n’arrive à y faire quelque chose. Il lisait en moi, voyait entre les lignes, comprenait les sous entendus très implicite que je pouvais faire. Au fond, nous nous ressemblons énormément. Tous deux torturés, attiré par des ténèbres attractives. Mais il avait fait le choix de les utiliser pour servir le bien et moi pour servir le mal.

    Ce soir, nous en étions arrivés à un point de rupture, que je n’avais jamais désiré. Et cela me faisait du mal, énormément de mal. Cependant que pouvais-je y faire ? Il avait eu l’honnêteté de m’annoncer qu’il comptait tuer ce maître pour qui ma dévotion et ma fidélité était en sans limite. J’avais eu la franchise de lui répondre que je me mettrais en travers de son chemin, et que s’il voulait atteindre mon seigneur, il devrait d’abord me tuer. Je n’irais pas le dénoncer non, je n’en étais pas capable. J’avais fais le choix de cacher de précieuses informations, choix qui se retourneraient contre moi quoi qu’il puisse arriver. Je venais de trahir mon maître d’une certaine façon en laissant Torben en vie après ces révélations. Je n’étais pas capable de faire les bonnes choses, les choses que j’aurais du faire en cet instant. Je n’étais pas capable de faire du mal à l’homme en face de moi, à lever ma baguette et de faire de sa vie une tombe inscrite à son nom. Je m’en voulais, tout autant que je lui en voulais pour l’influence qu’il avait sur moi, pour le choix qu’il m’imposait par ses révélations. J’étais touchée qu’il m’en ai fais part oui, cependant trop d’à côté m’empêchaient d’en prendre conscience.

    Une croisée de chemin se présentait devant nous, et nous laissait deux ultimatums. Le premier était de s’arrêter là, de se séparer et de poursuivre nos vies chacun de leur côté. Le deuxième nous imposait de mettre du jus de citrouille dans notre bierraubeure, et de faire un compromis. Torben fit d’abord le deuxième en me déclarant son amour, en me déclarant qu’il ne pouvait me faire du mal, qu’il tenait à moi et qu’il voulait me protéger. Etais-je prête à en faire de même ? Pour sur non. J’étais perdue sentimentalement parlant. Je venais de perdre Julien et bien que cela m’écorcher la gorge de l’avouer, sa présence me manquait dans cette grande demeure. Quand je me battais contre lui, je n’avais pas besoin de penser à quel point ma vie pouvait me semblait pathétique et fade. Il y avait aussi Amycus, qui malgré tout ce que je pouvais faire contre, restait dans ma tête, dans mon cœur. Je continuais à l’aimer, et continuerais surement toujours à l’aimer. Je n’y pouvais rien c’était ainsi. Et enfin, il y avait Torben, troisième homme dans ma vie. Avec Torben, tout semblait si simple ses derniers temps malgré nos quotidiennes disputes. Il me rendait… heureuse ? Oui, peut-être. Enfin j’en sais rien. Tout ce que je sais c’est que je ne peux pas m’empêcher de penser à lui, à me demander ce qu’il fait et s’il sera là quand je rentrerais. Sa présence m’était devenue comme une drogue. J’aimais tout ce qui faisait de lui ce qu’il était, bien que nous soyons totalement différents. D’une certaine manière, je savais que je l’aimais, mais étais-je prête à l’avouer ? Non, pas maintenant. Je ne pouvais pas m’embarquer dans quelque chose qui risquait de faire plus de dégâts qu’autre chose. J’avais peur de prendre ce risque. Tout finirait dans une mort certaine alors à quoi bon ?

    J’étais déconcertée, troublée, perdue. Je ne pris plus la peine de répondre à Torben. Après tout, tout avait été dit, et quand le moment serait venu nous nous retrouverions l’un en face de l’autre, baguettes à la main. J’avais prêté serment au Seigneur des ténèbres de le servir quand il apposa sa marque sur mon avant bras, et jamais je ne romprais cette promesse. Il parlait d’honneur, mais il en était de même de mon côté. Il ne voulait peut-être pas le voir, pas le concevoir cependant les mangemorts étaient ce qui ressemblaient de plus près à ma famille. Lord Voldemort fut le premier à m’accepter, à laisser ma noirceur, et mon âme perverti s’exprimaient. Il acceptait la femme que j’étais, sans chercher à me façonner à son image. Je pouvais enfin être moi-même et j’en éprouvais trop de plaisir pour y renoncer. Il m’avait sauvé la vie, redonnait un semblant d’âme, bien qu’une partie s’était, à jamais, éteinte. Non je ne pouvais trahir cet homme, ce serait comme me trahir moi-même.

    Malgré tout cela, bien que je lui en voulais pour ses révélations meurtrières envers mon seigneur qui m’avait tant apporté, cela ne changeait rien qu’en à ce que je ressentais pour lui. Il restait le moldave à qui je tenais. Pour combien de temps ? Quelques minutes au final. La plus courte relation que j’ai eu de toute ma vie. En lui avouant que j’étais perdue, que je ne savais plus où j’en étais, je l’éloignais de moi, et m’en apercevais que trop tard. Il prenait cela comme un rejet, comme un non, et non comme le fait que j’avais besoin de réfléchir, de poser tout cela à plat. Je ne pouvais lui dire ce qu’il voulait entendre à l’instant, je ne pouvais pas. les mots n’arrivaient pas à franchir mes lèvres, trop gonflés de chamboulements et de problèmes à venir. Ma relation avec Amycus s’était si mal terminée ; j’en avais souffert à un point que je n’étais pas prête à reprendre un tel risque. Torben m’avait ramassé à la petite cuillère, et je n’avais jamais eu aussi honte de ma vie.


      ♣ Arrêtes ! Ce n’est pas ce que j’ai…


    L’homme rentra dans tous ses états, ne me laissant pas le temps de finir. Ses yeux baignant de larmes de colère et de peine me firent mal, et ces paroles encore plus. Il ne comprenait pas, il ne comprenait rien et préférait prendre la fuite plutôt que de rester à d’affronter la situation. Du Torben tout craché. Il rassembla ses affaires avant de se diriger vers la porte de la pièce, récupérant son manteau au passage et appelant à lui à l’aide d’un sort ses bagages. Non il ne pouvait pas faire ça… Il ne pouvait pas faire ça. Il n’en avait pas le droit. Je refusais. Pouvais-je cependant y faire quelque chose ? Avais-je envie de l’empêcher de s’en aller ? Tout serait plus simple s’il s’en allait revivre au manoir de notre maître et que nous nous voyons que lors des réunions, pour finir par se combattre pour défendre nos principes et idéo. Au final, nous n’étions pas si différents. Tous deux défendaient ce en quoi nous croyons.

    Je fis alors le choix de ne rien dire, de ne rien faire, de choisir la voie la plus simple. Il était mieux que je le laisse partir et ne plus repenser à ses mots. Quand sa main se posa sur ma poigné, je ne pus cependant m’empêcher de faire un pas en avant vers lui, et de tendre mon bras vers lui. Non, je ne voulais pas qu’il s’en aille, mais c’était à lui de prendre sa décision et non à moi. S’il y avait bien une chose sur laquelle je n’avais pas de contrôle c’était les manières d’agir de Torben et je ne voulais pas avoir de contrôle dessus.


      ♣ Bien que je ne puisse L’oublier, ce n’est pas Lui que j’avais hâte de rejoindre ce soir. Ce n’est pas à Lui que j’ai proposé de vivre sous mon toit malgré les risques que je prenais à L’héberger. Alors oui, il m’arrive d’être nostalgique du bonheur qu’Il a pu m’apporter, seulement n’oublie pas que j’ai porté son enfant même si je n'ai pas été capable de le protéger comme j'aurais du le faire! Ce ne sont pas des choses que l’on peut oublier comme ça ! Tu n’as pas le droit de me juger sur ce point ! J’ai besoin de temps pour réfléchir, pour savoir où j’en suis oui mais est-ce pour autant que j’ai dis que je ne t’aimais pas ? Non ! Et puis oses me dire dans les yeux qu’il ne t’arrive jamais de penser à Alice et à la relation que tu as eu avec elle. Vas-y affirme moi que tu ne penses jamais à elle et que tu l’a totalement oublié !


    J’étais en colère qu’il me reproche les sentiments que je ressentais bien malgré moi pour Amycus, qu’il me force à en parler alors que je n’en avais pas envie. C’était encore trop douloureux, et ça le serait toujours. Je m’étais approchée de lui, et m’étais glissée entre la porte et lui. Mon doigt avait fini par se pointer sur son torse, l’obligeant à reculer d’un pas, accusateur comme l’était ma dernière phrase. Non il ne pouvait pas me faire de tels reproches, surtout pas lui. Mais je n’avais pas envie de me battre. Il allait partir, et je n’avais pas la force de me battre contre lui. Je quittais son regard des yeux, mon regard azur fuyant et peinée, alors que je posais à plat ma main sur son torse, dans un dernier contact. Mon ton fut un murmure triste mais sur de lui.

      ♣ Tu peux en douter autant que tu veux, mais tu comptes énormément pour moi. Je ne veux pas que tu t’en ailles, je ne veux pas que tu sortes de ma vie. Mais si tu veux partir, si tel est ton choix, alors je ne te retiendrais pas. Si tu as l'air de penser que nous n'avions rien à faire ensemble et que ta place n'est pas là. Adieu Torben. Puisses-tu trouver ce que tu cherches ♣


    Mes lèvres vinrent se poser furtivement sur les siennes, dans un chaste baiser. Je me décalais ensuite, le laissant champ libre pour s’en aller. Je me déplaçais vers la table, ne pouvant supporter le voir quitter cette maison. En se faisant, il mettrait un terme à tout, m’imposant de le classer dans la même catégorie que celle d’Amycus. S’il partait c’était qu’au final, il ne tenait pas autant à moi qu’il pouvait le dire. Des larmes vinrent perler dans mes yeux, alors que je ramasser ton assiettes et mes couverts pour débarrasser la table, essayant de ne pas penser qu’une nouvelle fois, j’avais fais peut-être l’erreur d’ouvrir mon cœur et d’en souffrir ensuite.

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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Dim 15 Aoû - 14:40

    Je me demandais ce qui était le pire; avoir rêvé monts et merveilles et se voir déçu de ces attentes déraisonnables, ou se rendre compte qu'après tout, on avait été bien trop naïf dès le départ. J'aurais dû m'attendre à ce que cette soirée aurait donné comme conséquences. J'aurais dû me rendre compte de mes conneries. J'aurais surtout dû garder ma langue bien rentrée dans ma bouche. Je n'aurais pas dû tout gâcher. Vivre avec le mensonge d'un amour sans retenue aucune, vive dans le besoin constant de l'autre tout en sachant qu'on lui mentait. J'étais convaincu que je n'avais pas fait le meilleur choix possible. C'était même l'euphémisme du siècle, si on tenait compte du fait que j'avais foutu un certain nombres de choses primordiales ce soir. Et ces choses primordiales recelaient tellement d'importance, dans tous les domaines. Il y avait bien entendu mes sentiments pour la jeune française, de violentes émotions que je ne parvenais qu'à grand peine à retenir. En sus, il y avait bien évidemment l'aspect pratique des choses; en me rapprochant de Krystel, je me rapprochais de ma cible. Et plus j'en serais proche, et plus grandes seraient mes chances de ne pas mourir en trente secondes. Je savais que j'allais mourir, mais quitte à devoir m'en aller, autant que cela se fasse en faisant le plus de dégâts possible, pas vrai?


    Je foutais tout par terre, et sans espoir de pouvoir arranger les choses ensuite. Je ne savais décidément pas m'y prendre avec les femmes. J'avais essayé tous les genres et tous les types imaginables, mais il fallait bien croire que vu le peu de temps qu'il me restait à vivre sur cette terre, je n'aurais jamais eu l'occasion d'en rencontrer une seule avec qui ce ne serait pas compliqué, et dur à vivre. Parce que c'était exactement ce que je ressentais en pensant à Krystel aujourd'hui. Je l'aimais, je le sentais. Nous nous ressemblions autant qu'on pouvait nous trouver dissemblables, et ce n'était pas forcément la chose la plus agréable à vivre. Nous étions faits l'un pour l'autre, tout en étant faits pour nous combattre et nous vouer une haine éternelle. J'avais été bien sot de croire que j'avais vraiment une chance, ne serait ce qu'infime, que tout se termine bien avec elle. L'erreur était irréparable, et je m'apprêtais à partir lorsque Krystel m'arrêta. Ses paroles, bien qu'elles me réchauffèrent légèrement l'âme, me rendirent également plus aigri. Elle finit par se mettre vraiment en colère, et j'espérais que ses mots dépassaient de loin sa pensée. J'étais bien conscient avoir été moi même assez loin dans mes paroles, mais je ne me serais jamais permis les allusions qu'elle m'attribuait. Je ne me calmais donc pas, et continuais sur ma lancée. Je me rapprochais de Krystel et plantais un regard empli de rage dans le sien.



    | Et tu crois peut être que j'aurais pu me permettre d'attaquer Alice de cette façon si je l'aimais encore? Non, j'ai fait table rase de ce passé. Alice a sans doute été le seul amour réciproque de ma vie, mais je ne pouvais pas la laisser te faire de mal. Et je ne pouvais pas non plus la laisser se mettre sur mon chemin. Tu dois être capable de le comprendre, en tant que mangemort, non? Si je repense à Alice, c'est uniquement pour me rendre compte à quel point m'engager avec une fille pareille était une erreur. J'étais amoureux de l'idée qu'elle représentait, mais nous étions définitivement incompatibles, et ça n'aurait jamais pu marcher. Je ne me renferme pas dans ce passé, si c'est ce que tu insinues. Alice fait partie d'un passé que je ne retrouverais jamais, et que je ne veux pas retrouver. |


    La française s'était glissée entre la porte et moi, et m'empêchait définitivement de m'échapper par cette entrée. Elle me posa un doigt contre mon torse, puis me posa le reste de sa main au même endroit dans un dernier contact que je savourais pour ce qu'il était. Ses paroles me blessèrent cruellement, et je ne fis rien pour m'en cacher. Je trouvais cela révoltant qu'elle puisse inverser les rôles de la sorte, mais avais je réellement le choix? Je ne voulais définitivement pas passer pour l'enfoiré de servie, cela serait vraiment trop fort.


    | Alors si tu me détestes et que tu ne veux pas que je parte, on fait quoi alors? Je t'ai déjà dit ce que je cherchais, et ce que je cherche, c'est toi. Soit tu me tues, soit tu fais abstraction de ma mission et nous vivons ce lien qui nous rapproche ces derniers temps. Mais ne me dis pas que si je pars, c'est parce que je ne tiens pas à toi. Simplement, comprends bien que si je ne peux être à toi et toi à moi, alors je ne vois aucune raison supplémentaire de me battre pour souffrir de toute façon. |


    Alors, je fus confronté à un choix que je ne voulais pas faire. De mon humble avis, c'était bien à Krystel de le faire. Soit elle m'acceptait comme j'étais, soit elle me jetait en pature aux fauves. Mais quoiqu'il se passe, il ne pouvait pas y avoir de demie mesure. Je ne voulais pas le moins du monde avoir à avouer tous mes secrets et prendre toutes les décisions à la place de Krystel. C'était à elle de faire son choix. Je ne voulais ni ne pouvais pas la forcer. Je ne savais pas trop quoi faire. Ou bien je ravalais ma fierté et j'allais la voir alors qu'elle était partie débarasser la table, ou bien je restais le même à jamais et je la quittais définitivement. Avec un pincement au coeur, je me rendis compte que je ne pouvais pas m'y résoudre. Je regardais Krystle, et lâchais mon sac. Je me dirigeais vers elle, et arrivais dans son dos. Je me plaquais contre elle, la poussant contre la table. Je passais mes mains sur son bassin, collais mes jambes contre les siennes, et humais le délicat parfum de son cou. Je fermais les yeux. Non, quoiqu'il se passait, je ne pouvais pas définitivement renoncer à tout ça. Je l'embrassais dans le cou. Je passais une main sous ses vêtements et vint la placer sous sa poitrine, tandis que l'autre cherchait son entrejambe.


    | Je t'ai déjà dit ce que je voulais, Krystel. Même si je dois en souffrir ou en mourir, c'est avec toi que je veux être. Pour maintenant et à jamais. Je veux que tu sois à moi, et je veux être à toi. Fais de moi tout ce que tu veux, mais ne me demandes pas de t'oublier. Je t'aime Krystel. Je te veux toi, et je te veux toute entière. Si je reste, que se passera t'il? |

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Jeu 2 Sep - 22:11


    Je ne savais pas à quoi aller me mener toute cette histoire, à rien de bon ni de saint sans aucun doute. Je n’étais pas prête à entamer une relation avec un homme. Je n’étais pas prête à renier ma fidélité pour mon maitre. Je n’étais pas prête à laisser quelqu’un s’attaquer à lui sans m’interposer. Et dans quelle situation je me retrouvais ? Torben me forçait d’une certaine manière à passer un cap avec lui, un cap que je ne souhaitais pas. Une relation amoureuse ne menait à rien si ce n’était qu’à de la souffrance. Je n’avais plus envie de faire entrer un homme dans ma vie et de le laisser avoir de s’incidence sur moi. Plus jamais, surtout après l’épisode Julien. Mais s’il n’y avait que cela, je serais me débrouiller. Non là, il fallait rajouter la révélation de Torben. Il voulait la mort du lord des ténèbres. Il voulait se venger de lui et l’assassiner quand le moment serait importun. Et ça, je ne le laisserais jamais faire. Je serais sur son chemin et nous étions condamnés à mourir de la main de l’autre. Jamais il n’atteindrait mon maître sans me tuer et jamais il m’abandonnerait son idée. Alors à quoi bon continuer une histoire qui ne mènerait à rien ? Le mieux était sans aucun doute que je dévoile tout à mon seigneur, que je lui dise la trahison à venir, ou même mieux, que j’élimine tout de suite la menace. Tout n’est cependant pas aussi simple et malgré moi, il m’était impossible de faire du mal au moldave. Je devais bien me rendre à l’évidence qu’il représentait énormément à mes yeux, pour que je ne puisse pas y arriver. C’était un peu comme avec Amycus. Délibérément, je ne pouvais m’en prendre à lui. Jamais je ne l’attaquerais mortellement car je restais amoureuse de lui. Malgré mes efforts pour l’oublier, je n’avais fais qu’échouer sur ce terrain.

    Peut-on aimer deux hommes à la fois ? Il fallait croire que oui. Plutôt que de laisser Torben s’en aller et simplifier les choses je le retenais. Pourquoi, par la barbe de merlin, pourquoi le retenais-je ? Pourquoi n’arrivais-je pas à écouter ma tête qui m’ordonnait de lui planter un avada dans le dos ? Foutus sentiments, foutu cœur si vous voulez mon avis. J’étais odieuse avec lui, autant qu’il l’était avec moi, et nous aurions du nous faire une raison à cet instant. Nous étions aussi différents que semblables. Aussi semblables que différents. Comment harmoniser une telle relation ? Ce n’est pas possible, et comme je l’ai dis plus haut, nous finirions par mourir de la main de l’autre. Il n’y avait pas d’autre issu, alors à quoi bon lui répondre. S’il voulait partir, c’était son choix, même si je ne le désirais pas. C’était à lui de faire de sa vie ce qu’il en entendait, simplifiant par la même occasion la mienne. S’il s’en allait, notre histoire prenait fin avec même qu’elle ne commence et nous devenions tout de suite ennemi. Rien n’est simple pas vrai ? Et mes mots, des mots qui sortirent plus vite que je ne les avaient pensé, finirent par le faire revenir vers moi alors que je m’évertuais à débarrasser la table. Oh j’aurais très bien pu le faire faire par un de mes servants, mais j’avais besoin de me vider la tête.

    Il n’aurait pas du revenir sur ses pas, non, il n’aurait jamais du. Pourquoi l’a-t-il fait ? Ne pouvait-il pas se résoudre à se sacrifier pour notre bien à tous les deux ? Il savait pourtant que j’aimais un autre homme. Il savait pourtant que je finirais par le combattre. Il savait pourtant que ça ne mènerait à rien. Mais il savait pourtant que je n’avais pas envie qu’il s’en aille.


      ♣ On ne devrait pas…


    Lui dis-je dans un murmure avant de me retourner vers lui et de l’embrasser. Mes bras vinrent entourer ses épaules, alors que nos souffles s’entremêlaient. Ce n’était pas bien mais j’avais envie de Torben. J’avais envie de retrouver une étreinte masculine, et ses caresses n’avaient fait que m’amenaient dans ce chemin. Je reculais contre la table, alors que mes doigt glissait le long de son torse jusqu’à trouver le bord de son pantalon. Je pouvais sentir sans problème le désir qu’il ressentait pour moi, un désir que nous étions sur le point de consumer. Je faisais tomber à ses pieds son jean puis sous vêtement alors qu’il en faisait de même avec moi. Et il ne nous fallut guère plus de temps pour dévaster le reste des affaires qui se trouvaient sur la table.


    Quand j’ouvris de nouveau les yeux, j’étais blottie contre Torben sur ce qui était mon canapé. Un léger drap nous recouvrait et la pièce avait regagné toutes ses lettres de noblesses. Sans doute mes elfes de maisons étaient passé par là, et j’espérais que c’était le moldave qui avait fait apparaitre le tissu, et non une créature inférieure. Je m’étais endormie peu de temps après avoir couché avec le moldave, épuisée par le travail que j’avais eu la semaine. Fort heureusement, j’avais quelques jours de congés, congés que j’avais exigés. Un coup d’œil à ma montre me fit prendre conscience qu’il était déjà dix heure passé, et que la présence du mangemort dans ma salle à mangé représentait un danger potentiel. Si jamais un auror débarquait et le trouvé ici, je ne donnais pas cher de ma peau. Me levant discrètement, j’enfilais mes vêtements de la veille, avant de venir réveiller le bel endormi.


      ♣ Il n’est pas prudent que l’on reste ici… Allons à l’étage… Il faut qu’on parle de ce qui s’est passé hier


    Oui, car malgré mon envie de tirer un trait sur cette soirée, nous n’avions toujours pas fini notre discution

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Ven 3 Sep - 10:54

    Perdu, complétement. Dévasté à l'intérieur par le poids des révélations, le poids des secrets qui m'écrasaient. Dévasté par la sensation de rejet que je sentais revenir avec force au fur et à mesure de la discussion. Quel imbécile avais je été pour pouvoir croire que je pourrais encore me débarasser du poids qui pesait si lourdement sur mes épaules. Et pire encore, quel inconscient avais je été pour croire que je pourrais sauver les meubles avec Krystel par la même occasion, juste en lui préparant le dîner romantique qu'elle méritait depuis si longtemps. J'avais fait du mieux que j'avais pu pour me dépatouiller de cette situation, mais il était clair que j'avais échoué sur toute la ligne. Krystel ne pourrait jamais passer par dessus sa fidélité au Seigneur des Ténèbres. Et elle ne pourrait jamais non plus me laisser faire. A ses yeux, j'étais un traître qui se servait d'elle. A mes yeux aussi d'ailleurs, car que pouvais je prétendre être sinon cela? J'étais parmi les mangemorts mais il était clair que je n'étais pas comme eux. Du moins, pas encore me souffla une petite voix dans ma tête. Et c'était en bonne voie. Mais tant que j'entretiendrais la flamme de ma haine et de ma vengeance, alors tout me sera possible. Et je saurais résister à l'attrait des puissances obscures. Mais combien de temps tiendrais je encore? Krystel allait elle me laisser en vie? Tant de questions sans réponse, qui commençaient sérieusement à me donner mal à la tête. Krystel me souffla qu'on ne devrait pas, mais je sentais au fond de moi qu'il était déjà bien trop tard.


    | Dis moi seulement que tu n'en as pas envie et je te promets que j'arrêterais... |



    Le cocktail explosif de sentiments que je pouvais ressentir me menaçait d'ébullition tandis que je sentais une chaleur entêtante se diffuser dans le corps de la jeune française. Je l'aimais plus que tout en cet instant, et je ne souhaitais pas la perdre. Elle se retourna vers moi et m'embrassa. Je savourais plus qu'à n'importe quel autre moment son souffle se mêler au miens tandis que nous laissions place à une passion pure, parfaite. Tout n'était plus qu'une intense alchimie entre nous, et nous étions prêts à nous brûler l'un l'autre. Krystel m'attira contre la table. Le contact de ses doigts diaphanes sur ma peau m'électrisait au plus haut point, et je soulevais la jeune femme pour la hisser sur la table. Oubliée, la dispute. Oubliés, les ennuis mortels qui se mettaient en travers de notre route. Nous vêtements finirent bien rapidement à même le sol. Nos consciences s'allièrent, et tout ne fut plus que passion et désir.


    .....


    Je me réveillais soudainement au son d'une vois de femme. Reconnaissable entre mille, je sus immédiatement que c'était Krystel. Ouvrant les yeux, je les plissais à cause de la clarté de la pièce, déjà plongée dans la lumière. Damned, quelle heure était il? Je me relevais d'un bond, alors que je remarquais que la jeune femme était déjà habillée. Combien de temps avions nous dormi? Je regardais autour de moi, me remmémorant les évènements de la veille. La dispute, les révélations. Le sexe. La table de la salle à manger était le théâtre d'un véritable désastre culinaire. Des assiettes brisées jonchaient le sol alentour, avec des restes de nourriture épars. Une ou deux flaques de vins s'étaient formées là où les bouteilles s'étaient brisées lorsque nous avions fait place nette sur la table pour y prendre un repas d'un tout autre genre. La nappe, elle, était toute tâchée et déchirée sur le sol. Les elfes de maison allaient avoir du boulot pour tout remettre en ordre. Mais damned, quelle partie de jambes en l'air? Je souris d'un air béat et satisfait en me remémorant tout ce que nous avions pu faire. L'air et le ton sérieux de Krystel me ramenèrent bien vite à la réalité, et j'acquiesçais d'un signe de tête.


    | D'accord. Appelles tes elfes de maison qu'ils nettoient tout ça. On dirait que les huns sont passés par ta sale à manger. Laisses moi cinq minutes pour m'habiller et boire un café, et je suis tout à toi. |


    Je me relevais, jetant de côté le drap qui me recouvrait. La fraîcheur de la pièce s'expliquait par le fait que j'étais encore nu comme un ver. Un peu gêné, je ramassais sur le sol mes vêtements que j'enfilais rapidement, bien que ma chemise soit tâchée de vin. Cela me donnait l'air d'avoir réchappé à un pugilat particulièrement féroce. Je me fis rapidement du café que je buvais en quelques gorgées. En rejoignant Krystel, je me rendis compte que mon entrejambe était comme paralysée de crampes. Merde alors, nous y étions encore allés comme des bourrins. J'embrassais cependant la jeune femme d'un petit baiser chaste. Pas pour lui dire bonjour, simplement parce que j'en avais envie. Lui prendre la main aurait sans doute été tenter le diable, alors je me contentais de marcher à ses côtés. Nous montâmes à l'étage, et nous isolions dans ma chambre. Je m'asseyais sur le lit, faisant signe à la française que j'aimerais bien qu'elle me rejoigne.


    | Pour hier, je suis encore désolé. Dans ma tête, tout cela ne se serait pas passé ainsi. Tu vois, je pensais vraiment que je te devais la vérité. Aurais tu préféré que je te cacvhe la vérité et que tu t'en rendes compte plus tard, quand nous nous serions encore plus attachés? Là, je te laissais encore le choix. Celui de me tuer maintenant, ou plus tard. Mais je ne veux pas que tu m'aides ou me rejoignes. C'est quelque chose que je dois faire seul, et je ne veux pas mettre ta vie encore plus en danger. Je tiens trop à toi pour supporter de te perdre de ma faute... Tu ne peux pas savoir à quel point je m'en veux déjà de cette situation. |


    Je ne pouvais pas rester en place. Gêné maintenant de devoir m'ouvrir complétement à Krystel, je me devais néanmoins aller jusqu'au bout.


    | Je t'aime, et je ne pouvais pas tenir ma langue plus longtemps. Je te devais la vérité. |

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Sam 4 Sep - 21:24

    Si cela avait été possible, j’aurais effacé une bonne partie de la soirée de hier soir, pour n’en garder que le meilleur. Si seulement cela avait été possible, ma vie serait beaucoup moins compliquée. C’était ce que je me répétais alors que j’enfilais mes vêtements de la veille, éparpillés un peu partout dans la pièce. Loin de moi l’envie de remettre des habits déjà porté, mais disons que je n’avais que cela sous la main. Tout ce que je désirais en cet instant, c’était d’un bon bain chaud, et de me pouvoir me trouver des fringues propres. Mais ça devait attendre. Comme je viens de vous le dire, je ne faisais pas ce dont j’avais envie. Je vins réveiller Torben, arquant un sourcil face à son sourire dès plus satisfait. Je le priais de changer de lieu pour continuer à discuter, ma salle à mangé n’étant pas aussi sécurisée que mes pièces à l’étage. Il serait plus facile de me surprendre au rez-de-chaussée qu’à l’étage. Le temps que des invités surprises montent les escaliers, mes elfes auraient tôt fait de me prévenir. La prudence était mer de sureté, surtout quand on hébergeait le deuxième homme le plus recherché du monde magique, derrière Lord Voldemort. Quand il quitta la salle pour aller un boire un café, je claquais des doigts, faisant venir mes elfes de maison, histoire qu’il remette la pièce en état comme l’avait suggéré le mangemort. Je le suivis ensuite ce dernier jusqu’au quartier que j’avais aménagé pour lui. Je fus contente qu’il ne tente pendant le trajet de me pendre la main. Je n’étais pas femme à qui on avait besoin de tenir la main, et je n’appréciais nullement qu’on le fasse. Je ne suis pas de ces assistés de la vie, mais de celle qui font des assistés

    Alors que Torben s’installait sur son lit, je restais debout devant lui. Je n’avais pas envie de m’assoir, surtout, je dois l’avouer, sur des draps dont j’ignorais s’ils avaient été changés récemment. Oui, oui, il faut que toute ma literie soit propre tous les jours, et je ne vous parle pas que de celle de ma chambre. Je possédais de nombreuses autres pièces à couché, et il en était de même pour ces dernières. Mise à part une, celle du moldave. Mes elfes ne s’aventuraient pas dans ses quartiers, étant donné que je leur avais interdit. Il lui faisait cependant parvenir des vêtements, des serviettes de bain et des draps propres tous les jours, par l’intermédiaire d’une trappe. Et étrangement, je ne voyais pas l’homme en face de moi défaire tous les jours sa literie, pour en remettre une nouvelle. Moi maniaque ? Au niveau de l’hygiène oui. Bref, il était physiquement impossible pour moi de m’installer à ses côtés. Et puis, pour parler, plus loin nous nous tenions l’un de l’autre, mieux ce sera. Je pris alors place sur une des chaises de la pièce, juste en face de lui et le laisser parler en premier, sans l’interrompre. J’aurais bien assez le temps pour parler, ne travaillant pas aujourd’hui.


      ♣ Ne le prends pas mal Torben, mais tu t’attendais à ce que je réagisse comment ? Que je te saute dans les bras, en te disant que tout est merveilleux dans le meilleur des mondes ? D’une certaine manière oui, j’aurais préféré ne rien savoir mais… Je suis contente de savoir à quoi m’en tenir. La chute sera moins douloureuse nous allons dire. Tu me laisses le choix ? Non Torben, et tu le sais aussi bien que moi. Je ne pourrais te tuer sans y être forcée. Je le devrais oui. Je devrais t’ôter la vie pour tous ce que tu m’as dis hier… Mais, une partie de moi est attachée à toi. Quand au fait de t’aider, je ne le ferais pas. Comme je te l’ai dis hier, je serais sur ton chemin le moment venu. Si tu n’abandonnes pas ton idée de vengeance au profit de ton intégration dans le groupe des mangemorts qui t’apporterait énormément, je serais obligée de te tuer quand tu t’attaqueras à mon maitre. Ou tu devras me tuer pour l’atteindre. Ce n’est pas moi qui est le choix, mais toi. Tu peux faire le choix de nous épargner. Ou tu peux faire le choix de condamner l’un de nous à mourir de la baguette de l’autre. Ne pense pas que je te demande quelque chose sans en faire de même. N’oublie pas que je renonce à te dénoncer. Si ce n’est pas toi qui me tue, ce serait lui, après que tu es échoué. Car nous savons tous deux que personne ne peut rivaliser avec lui. Alors si tu ne veux pas me perdre, c’est à toi de faire le bon choix


    Ma voix avait sincère, mais douce. Je ne faisais qu’énoncer, pour moi, des évidences. Je mettais toutes les cartes sur table, pour qu’il puisse savoir ce que moi j’en pensais. Je savais très bien que mon avis l’importerait peu, mais je ne pouvais me taire. Il était sincère, j’étais franche à mon tour envers lui. Me levant de ma chaise, je me mis légèrement à faire les cents pas, pour finir par dire

      ♣ Je ne sais pas encore mettre des mots sur ce que je ressens pour toi, et tu m’en vois désolée. Soit sur cependant que je tiens à toi, et que je ne veux pas te voir disparaître de ma vie. Je ne suis pas une femme parfaite, loin de là, enfin le physique mise à part bien entendu, mais je suis de celles qui resteront toujours sauvage. Cependant si tu n’essayes pas de me manipuler, de me façonner à ton image, ou de m’imposer d’autres choses, je te promets d’en faire de même.


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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Sam 4 Sep - 22:17

    Je remarquais avec dépit que la jeune femme ne voulait pas s'asseoir près de moi. La connaissais je déjà tellement pour savoir d'avance ce qu'elle ne ferait pas? Je n'étais pas tranquille avec moi même, maintenant que nous nous trouvions à deux dans cette chambre. N'allez pas croire des choses. Bien que le sexe avec Krystel soit quelque chose de particulièrement jouissif, je ne pensais pas du tout à ça en me sentant dérangé. Toute cette hospitalité gratuite, ce logement, cette nourriture, ce confort... Tout cela, la française l'avait mis à mon entière disposition sans rien me demander en retour. Et que faisais je pour la remercier? Tout simplement, je lui enfonçais un poignard dans le dos. Vachement plaisant, je l'avoue, mais qu'y pouvais je? Je ne pouvais pas renoncer à tous mes principes, même si j'étais récemment passé mangemort. Je n'avais pas le droit de me mentir à moi même, ni de mentir à une personne qui était si bonne et attentionnée envers moi. Je savais que je ne manquerais de rien en restant ici, mais moi même, que pouvais je apporter à Krystel? Pas grand chose à part des larmes et du sang, je le crains. Cependant, même si j'avais foutu par terre notre début de relation, je devais avouer que je me sentais soulagé. Au moins maintenant, les choses seraient foutrement claires entre la mangemorte et moi, il n'y aurait plus de faux semblant, ni de trahison... Du moins, je ne pouvais que l'espérer. Je faisais confiance à Krystel quand elle me disait qu'elle tenait à moi, j'espérais simplement qu'elle tenait suffisamment à moi pour ne pas m'abattre dans le dos à un moment inattendu...


    Krystel s'assit alors face à moi, sur une des chaises de la pièce. Je savais que la discussion qui allait suivre allait probablement être pénible pour nous deux, mais je souhaitais avant tout que les choses soient claires entre elle et moi. Si je voulais extérioriser vraiment ce que je ressentais, je dirais sans doute que je ne voulais pas d'une nouvelle relation comme celle que j'avais avec Alice. Avec Krystel, je voulais jouer cartes sur table, je voulais qu'elle soit au courant de tout, que ce soit du meilleur ou du pire. Quitte à passer par une vérité douloureuse... Alors, elle commença. Repassa alors la diatribe sur la façon dont elle aurait dû prendre mes paroles... Au moins reconnaissait elle que la vérité, bien que dure à entendre, était sans doute bien meilleure qu'un pieux mensonge dans lequel nous nous serions noyés petit à petit. J'eus un sourire dénué de joie lorsqu'elle me dit qu'en fait, je ne lui laissais pas le choix. J'aurais aimé ajouter un détail à ce qu'elle venait de dire, mais je préférais finalement me taire. Parviendrais je à tenir ma langue encore très longtemps? J'en doutais fortement. Au moins, le ton de Krystel me laissait entrevoir qu'elle ne nourrissait nulle rancune à mon encontre. Lorsqu'elle eut terminé, je ne pus m'empêcher d'éclater d'un petit rire dénué de joie.



    | Je ne veux pas te perdre Krystel, c'est une évidence. Je veux juste te protéger, et je veux que tu saches pour moi. Mais m'intégrer aux mangemorts, comment voudrais tu que cela arrive? Je suis bien d'accord avec toi sur le fait que j'ai quelque chose qui me ronge de l'intérieur, une haine et une rage si terribles que le meurtre ne m'émeut même plus. Plus le temps passe, et plus je sens cette part d'ombre qui prend le contrôle sur tout le reste. Mais ma vengeance, c'est une question d'honneur. Je ne peux pas laisser le responsable de la mort de tous ceux que j'ai aimé dans la nature. J'en suis vraiment désolé. Je suis désolé de tout faire foirer avec cette histoire, mais je ne peux pas faire autrement. Mais fais moi confiance sur un point; je ne fais rien au hasard. Et tu ne mourras pas dans cette histoire. |


    J'avais été franc à mon tour. Et Krystel l'était plus encore à la suite. Qu'elle m'avoue qu'elle ne savait pas si elle m'aimait ou non ne me chagrinait pas. Je vivais l'instant présent et grapillais le peu de bonheur qui passait à portée de main. Je me satisfaisais, comme je l'avais dit, de jouïr de la proximité qui était la nôtre. Je n'attendais rien de plus d'elle ou de qui que ce soit avant de mourir de la main du Seigneur des Ténèbres. Ses paroles sur son physique me firent sourire.


    | Je suis bien d'accord sur ce point. Tu es une femme magnifique. Je le dis et le répète, mais je t'aime. Je me fiche bien que toi tu ne m'aimes pas je pourrais très bien vivre avec. C'est pas méchant quand je te dis ça. Simplement, je sais où j'en suis et je sais où je vais, je ne me leurres pas. Je prends notre relation comme elle est. Si elle évolue, tant mieux. Si elle reste telle qu'elle, tant mieux aussi. Et si ce que je t'ai dit finis par y mettre un terme, tant pis. Au moins aurais je été vraiment proche de quelqu'un qui en valait vraiment la peine une fois dans ma vie. Je ne t'imposerais jamais rien, ne t'inquiètes pas. Je t'aime comme tu es. Cela peut paraître terriblement naïf de ma part, ou infantile même. Mais je le ressens comme ça. C'est toi, et personne d'autre. Après, si tu préfères qu'on prenne nos distances quelques temps, je peux aller crécher ailleurs. Je sais me débrouiller, et si tu veux respirer un peu après tout ce que je t'ai dit hier... |

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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Ven 10 Sep - 21:45

    Etait-ce une simple impression où Torben ne semblait pas faire d’effort ? Je devais accepter le fait qu’il me condamne en vouloir tuer notre maitre à tous. Je devais accepter de ne rien dire pour lui sauver la vie. Oui, j’avais fais ce choix, mais ce choix m’en coutait énormément. Je faisais l’effort de laisser de côté mes rêves pour ne pas perdre le mangemort en face de moi. Mais lui que faisait-il en retour ? Oh certes il était sincère, la belle jambe pour moi. Encore heureuse oui qu’il ne continue pas à me mentir et qu’il ne compte plus le faire. Je ne l’avais jamais trompé pour ma part. J’avais toujours été la même, et cela depuis la toute première fois que nous nous étions vus. Il était tout à fait normal qu’il en fasse à présent de même envers moi. J’aurais voulu que cela soit suffisant mais ce n’était pas le cas. Cela ne me suffisait pas. Je voulais plus. J’attendais plus de sa part. Si moi, je pouvais mettre des choses de côté, faire des efforts supplémentaire alors j’attendais qu’il en fasse de même. Et ce que je voulais, c’était qu’il essaye de s’intégrer chez les mangemorts. Je voulais qu’il prenne conscience de tout ce que nous avions à lui apporter, et à quel point il était comme nous. J’étais sure qu’il avait sa place dans nos rangs, faute de quoi, nous ne nous entendrions pas du tout. Torben avait l’étoffe d’un grand mage noir, mais il ne voulait pas encore se l’avouer. J’étais là pour ça, et je ferais tout pour qu’il ouvre les yeux. Peu importe les vengeances, peu importe l’honneur. Quand on touche la magie noire, même du bout des doigts, quand on touche sa puissance, son pouvoir, on ne peut plus s’en passer. Elle devient notre obsession, notre but. Les ténèbres nous recouvrent tout entier et font de nous des personnes fortes que rien ne peut arrêter. Et bon sang, par les cornes de Satan, que j’aime cette sensation de bien être.

      ♣ Et pourquoi pas ? Pourquoi tu n’essayes pas ? Nous avons énormément à t’apporter et tu le sais. Tu te refuses encore à cette vie. Une partie de toi veut rester dans ceux que tous appellent la « bonne voix ». Nous pouvons faire de grandes choses en étant ce que nous sommes et tu le sais aussi bien que moi. Tu as une puissance qui sommeille en toi, écrasée par ta culpabilité ou je ne sais pas quoi. Tant que tu n’acceptes que tu n’as pas qu’une partie de noirceur en toi, mais que tout ton être te crie qu’il est temps que tu acceptes ce que tu es, -et ce que tu es c’est un mangemort Torben – il restera toujours une distance entre nous. Et ça aussi, tu le sais aussi bien que moi. Je suis désolée si je vais te décevoir, mais en t’acharnant à ton honneur comme tu le dis, je mourrais. Comme je te l’ai dis hier, tu devras me tuer si tu veux atteindre notre maitre. Et quand bien même je survive, il me tuera pour l’avoir trahi. Et entre nous, je ne mériterais pas mieux. De toute façon d’ici là, je me serais sans aucun doute encore plus amouracher de toi et je ne supporterais surement pas ta perdre, ni d’en être à l’origine.


    J’en avais peut-être trop dit, mais à ce stade, franchement, je n’avais plus rien à perdre. Avec un peu de chance cela le ferait un peu réfléchir à ses actions futures. Je souhaitais qu’il change de voix mais une partie de moi sentait que cela n’arriverait pas. Tant pis pour moi. J’allais m’attacher à un homme qui allait me condamner. Encore un j’ai envie de dire. Ne dit-on pas jamais deux œufs de dragon sans trois ? J’en étais la preuve vivante. Il fallait qu’à chaque fois je fasse les plus mauvais choix en matière d’affection, mais que voulez-vous ? Je n’y peux absolument rien et c’était bien ça mon plus grand problème, faiblesse et défaut si vous voulez mon avis. Cela aurait été plus simple si je n’avais rien ressenti pour Torben. Il se serait mené lui-même vers une mort assuré, et je m’en serais lavée les mains.

      ♣ Je suis contente que toi aussi, tu te sois aperçue de la chance que tu as de pouvoir contempler pareille beauté. Enfin beaucoup vont à présent le pouvoir dans le nouveau numéro de « Wizzar’d ». J’espère que tu n’es pas du genre jaloux parce que j’apparais en sous vêtement. Mais dis-toi que tu as l’exclusivité sur tout ça… Enfin, recentrons nous, nous ne sommes pas là pour parler de mon si parfait minois. Et pour te répondre non… Je ne veux pas que tu prennes de distance. A quoi bon de toute façon ? Et ce manoir est bien trop grand pour qu’une seule personne y vive. Je veux que tu reste Torben, vraiment. Je ne t’aurais pas proposé de t’installer ici sinon. Par contre tu dois connaitre certaines règles. Je n’aime pas les surprises, elles n’annoncent rien de bon. Donc il te faudra oublier toute forme de surprise, y compris celles qui consistent à te glisser dans mes draps en pleine nuit. D’ailleurs, je te demanderais de respecter mon intimité et ne pas de rentrer dans ma chambre sans mon accord et encore moins quand je serais absence. Enfin, il t’est interdit d’avoir, ne serait-ce l’idée de me laisser… Je prends tes paroles pour des engagements, et attends de toi que tu les respectes. Maintenant…


    Je me levais de la chaise, lui faisant comprendre que notre conversation était, à mon sens, finie, et que j’allais le laisser.

      ♣ Il me faut aller prendre une douche et faire quelques courses. Je n’ai plus rien à me mettre, et cela est inconcevable pour une lady.


    Je m’approchais de Torben, et déposais un baiser chaste sur ses lèvres

      ♣ A tout à l’heure beau brun…


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MessageSujet: Re: Comment ça, ce dîner sonne faux? [PV]   Dim 12 Sep - 15:20

    Je ne me serais par contre pas du tout douté que Krystel me demande pourquoi je n'essayais pas d'intégrer les mangemorts. Bien entendu, elle ne semblait pas du tout capable de comprendre que si je n'intégrais pas vraiment les mangemorts ce n'était pas un problème de volonté, pas tout à fait en tous cas. C'était avant tout une question d'honneur et de vengeance. Je ne pouvais pleinement embrasser le mal et dont le chef de file était le principal responsable de la mort de mes parents, si? Sinon, j'étais bien conscient que si je devais choisir un camp qui m'irait comme un gant, ce serait bel et bien celui des mangemorts. Je n'étais pas, ou plutôt je n'étais plus comme tous ces idéalistes de Lily Evans, Alice Mc Pherson ou James Potter. J'étais devenu différent, et je n'avais aucun contrôle là dessus. En quelque sorte, je fais ce pourquoi je suis fait, et cela s'arrêtait là. Krystel me tentait cependant terriblement. Je ne savais pas comme elle s'y prenait avec moi, mais il me semblait clair qu'elle était plus que capable de faire sauter une à une la quasi-intégralité de mes inhibitions. Etais je déjà prêt à tout pour elle? Sans aucun doute. Je l'avais déjà prouvé par le passé, et la perspective d'une vie sans foi ni loi avec elle et à ses côtés était plus que tentante; je toucherais du bout des doigts ce que j'avais toujours voulu avoir. Les paroles de la jeune brune m'attristèrent lorsqu'elle me dit qu'il resterait toujours une distance entre nous si jamais je n'acceptais pas de suivre la voie qui semblait être la nôtre, mais je savais qu'au fond, je n'avais pas le choix. S'imposer des choses permettait de pouvoir avancer et suivre un but, mais cela se faisait sans nul doute au détriment d'autres choses. Ma relation avec Krystel, en l'occurrence.


    Ses dernières paroles me firent cependant chavirer le coeur. Etait elle finalement amoureuse de moi? J'aurais voulu que ce soit le cas, je l'aurais voulu de tout mon être. Mais pouvais je me permettre de lui demander confirmation? Je ne pensais pas, je ne devais pas. Je me devais de lui laisser du temps, mais cela me faisait énormément de bien, cela me soulageait de savoir qu'elle nourrissait tout de même quelques sentiments à mon encontre.



    | Je ne supporterais pas de te perdre non plus, Krystel. Ce que tu ne comprends pas, c'est que j'accepte cette part d'ombre que j'ai en moi. Pire même, je l'utilise au mépris de la prudence la plus élémentaire. Comment crois tu que je suis capable de tuer d'une façon aussi sale, sinon? Laisses moi du temps pour tout ça. C'est nouveau, pour moi. Je pense que nous devons laisser faire le temps. Si je ne suis pas capable d'aller au bout de ma vengeance, alors nous pourrons bel et bien être ensemble comme cela aurait dû être le cas depuis un bon moment maintenant. Je te demande juste du temps, le temps de voir ce qu'il va se passer. |


    Les paroles suivant de la française me firent franchement sourire. Oui, j'avais de la chance. Et pas que pour la beauté ou le corps de Krystel. Quoi qu'elle en dise, elle avait du coeur et n'était pas si profondément enracinée dans le mal qu'elle n'était plus capable de faire du bien. Déjà, elle m'avait recueilli ici alors qu'elle aurait eu toute latitude pour me virer au premier problème apparu. Elle me confirma qu'elle avait vraiment envie que j'habite avec elle, et cela ne pouvait que me satisfaire. Que demander de plus? Elle avait les épaules suffisamment solide pour pouvoir vivre avec moi et ma vengeance, elle faisait par là même bien plus que tout ce que j'aurais pu imaginer auparavant. Qu'elle n'aime pas les surprises ne me dérangeait guère; Krystel était une femme de caractère et j'étais prêt à vivre avec elle, même si je me doutais qu'il existerait des points de friction entre elle et moi. Elle conclut la discussion en me disant qu'elle prenait mes paroles comme des engagements. Ca tombait bien, c'était précisément le but recherché quand j'avais ouvert la bouche.


    | Non, je ne suis pas jaloux. Des sorciers vont fantasmer sur toi, mais je ne peux décemment pas les en blamer avec l'effet que tu me fais. Quand tu dis que j'ai l'exclusivité sur tout ça, je dois comprendre que je ne devrais pas te partager? Je ne t'en demandes pas tant tu sais, tu as déjà tellement fait pour moi. Mais effectivement, quand on a déjà exploré ton corps, on ne peut plus désirer que lui... Mes paroles sont bel et bien des engagements Krystel. Tu me connais mieux que personne, tu sais que je ne trahis personne quand je m'engage. Je resterais donc avec toi, ce qui me va tout à fait. Pour les surprises ne t'inquiètes pas. Mais ne vas pas pour autant te leurrer; je vais avoir besoin de m'occuper pendant la journée si je suis enfermé, donc ne te plains pas si je te prépare à manger quand tu rentres ou que je nous prépare parfois de petites soirées. Je ne te parle pas ici d'un romantisme à deux ronds; je veux juste passer un peu de temps avec toi et mettre à profit le temps que j'aurais devant moi pour te faciliter la vie. Quant au genre de surprise auquel tu pensais, je suis persuadé que tu seras bien la première à me rendre visite la nuit. Ou le jour. Ou les deux. Après tout, tu ne pourras pas te passer très longtemps de tout ça... | dis je avec un large sourire en désignant mon corps d'un geste de la main.


    Oui, j'étais prétentieux, mais c'était avant tout une plaisanterie. Krystel termina la conversation et se leva de sa chaise, m'expliquant qu'elle devait se laver et aller acheter quelques vêtements. Je souris une fois de plus, tout sourire. La discussion avait été bénéfique au delà de toutes mes espérances. J'embrassais Krystel à mon tour, la retenant par la main pour lui arracher un baiser un peu plus franc, mais fugace.


    | C'est ça quand on fait l'amour comme une bête sur une table remplie de nourriture et de bouteilles... A bientôt, Krystel. |

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