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Torben Badenov

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MessageSujet: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Lun 29 Mar - 19:31


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Krystel Raybrandt

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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Dim 4 Avr - 14:27

    Torben, Torben, Torben… Qu’allais-je faire de toi ? Allongée dans mon bain chaud, je réfléchissais à cette question. Ces derniers temps, je n’avais pas eu une minute à moi, si bien que j’avais fourré le jeune moldave dans un coin de ma tête, pour y repenser plus tard. J’avais du organiser l’enterrement de mon époux décédé en France et cela ne fut pas de tout repos. Déjà le rapatriement de son corps fut très difficile, le ministre de ma magie anglaise ne voulant pas m’accorder ce dernier au vu du fait que Julien avait été prouvé comme mangemort. Il avait fallut que je fasse jouer mes relations au gouvernement français pour qu’il puisse rejoindre le tombeau des De Caprily, dans un cimetière, non loin de Paris. Il y avait eu ensuite le procès de mon beau père, qui fut écroué sans que Mme De Caprily, ni moi-même ne puissent y faire quelque chose. Et puis enfin, il y avait eu ce satané Auror, Alastor Maugrey. Après un interrogatoire qui s’était très mal passé, - j’avais du faire intervenir des aurors présents pour éloigner le balafré de moi -, ce dernier avait décidé de me suivre jour et nuit. Je venais tout juste de recevoir une adjonction du tribunal magique, qui lui interdisait de m’approcher, ainsi que de mon domaine. Il avait fallut par trois fois que ses collèges viennent le chasser avant qu’il ne comprenne que je ne le laisserais pas pourrir ma vie. Plus aucun soupçon ne pesait sur moi, et j’avais du jouer très finement pour cela. Je m’étais faite passer pour une femme battue, et brimée par son époux, et vu que c’était le cas, je n’avais eu aucun mal à y arriver. J’avais caché tous les artéfacts de magie noire, si bien que le ministère n’avait rien trouvé chez moi, et que du coup, il n’y avait aucune accusation à mon encontre qui avait été retenue. Il n’y avait que ce Maugrey qui se doutait de quelque chose, mais faute de preuves, il passait pour un fou, et moi une femme contre qui on continuait à s’en prendre –ce qui me valait bien des soutient de la part de mes collègues qui ne doutaient pas un seul instant de mon innocence- .

    J’avais pu poser sans mal un mois de congés, ayant besoin de récupérer officiellement mais aussi officieusement. Je n’étais pas passée loin de la mort, et ne devais mon salut qu’à la bonté de mon maitre. Sans lui, Julien m’aurait entrainé dans la tombe. Au lieu de cela, j’étais belle et bien vivante, et après tout ce qui s’était passé, j’avais besoin de repos. Je ne saurais vous expliquer le pourquoi du comment, mais je sens au fond de mon être que je ne suis plus la même. J’ai tendance à avoir des réactions que je suis incapable de contrôler, ce qui me met en danger perpétuel. Je l’ai bien vu pendant mon interrogatoire avec l’Auror fou. Si j’étais restée quelques minutes de plus dans la même pièce que lui, j’aurais finis à Azkaban pour l’avoir étranglé. S’il n’y avait pas eu ses collègues qui étaient intervenus pour lui dire qu’il allait trop loin, qu’il n’avait aucune preuve pour m’accuser et que j’étais libre de partir, je l’aurais tuer. Comment je le sais ? Je le sais c’est tout. Je le voyais aussi avec ma mère qui avait le don de m’exaspérer à chaque fois qu’elle se trouvait dans la même pièce que moi. J’étais vulgaire et irrespectueuse ouvertement envers elle, chose que je ne m’étais jamais permise auparavant. Et vous savez quoi ? J’adore ça. Car même si ce fait peut être un gros problème pour ma sécurité, il me permet de me libérer. Je n’avais à présent plus aucune chaine, plus aucune « petite voix » qui me dicter de me tenir à carreau, de ne rien dire, de ne rien faire de regrettable. J’étais libérée d’elle, et plus que jamais, je me sentais prête à conquérir ce monde. A la mort de Julien, une nouvelle Krystel était née…

    Un coup d’œil à mon horloge, et je sortais de mon bain pour me rendre dans ma chambre, ne me préoccupant nullement de l’eau que je laissais sur mon sillage. Je pris une serviette propre dans une de mes armoire, me sécher rapidement avant d’enfiler un simple pantalon noir et un haut assez décolleté de la même couleur. Je pris quelques minutes pour me maquiller, avant d’enfiler ma cape, mes cheveux mouillés ruisselant sur cette dernière, avant de sortir vers mes écuries. Je fis sceller un de mes canassons pur sang par mon mignon garçon d’écurie, avant de filer à grand galon au cœur de la forêt. Je sais, ce n’est pas très orthodoxe comme moyen de déplacement pour une sorcière, mais disons qu’ainsi j’étais sure que si l’autre harceleur me surveillait, il ne pourrait me suivre sans que je ne le repère. Une fois au cœur de la forêt noire qui borde mon habitat, je descendais, tapais sur l’arrière train de mon cheval pour qu’il rentre jusqu’à mon écurie et transplanais dans une ville que je ne connaissais pas. J’avais reçu quelques heures plus tôt une missive de mon maitre m’indiquant que je devais m’y rendre pour « surveiller » Torben. Mon moldave préféré avait pour mission d’aller tuer un innocent et j’étais là pour vérifier que le travail serait bien fait…. Il me fallut errer une bonne demi-heure avant de trouver où cet acte si gratifiant et plaisant était en train de se dérouler. Je parcourais discrètement un quartier résidentiel des plus calmes quand mes bruits de bagarre et de vaisselle brisée se firent entendre. Pas de doute possible dans mon esprit qu’il s’agissait du Moldave. J’entrais discrètement dans la demeure, refermais et insonorisais magiquement la maison pour me dirigais vers ce qui semblait être la cuisine sans un bruit. Je constatais avec une grimace que mon amant tournait le dos à la porte, bien que cela me permette de m’y adosser et de l’observer sans qu’il se rende compte de ma présence. Je le voyais se débattre avec lui-même, et céder à sa pulsion meurtrière ce qui m’arracha un sourire. D’ailleurs à la vue de tout ce sang qui se répandait, je ne pus m’empêcher de m’approcher sans un bruit du moldave et de venir le susurrer à l’oreille


      ♣ Non mon bel amant… Un mal pour un mal, et c’est ça qui est enivrant… ♣


    Le contournant avec un rire sadique, je m’approchais du corps encore tout chaud. Je sortais de ma cape un couteau, et éventrer le malheureux, répandant un peu plus de sang sur le sol. Et sans aucune gène, j’enfonçais mes mains dans son corps pour venir lui arracher un à un les organes, pour finir par le cœur. J’hésitais un instant à le garder pour un de mes rituels, mais la couche de gras qui l’entourait me fit l’envoyer valser contre un mur, avec le reste de ses « copains ». J’étais assez contrariée par cela, dans le sens où aucun organe ne pouvait mer servir et qu’à cause de Julien, j’avais du me débarrasser de tout le stock que j’avais accumulé

      ♣ Quel dommage, il n’y a rien de valable à récupérer. Tu devrais lui couper la tête et l’offrir au fidèle de notre maître… C’est en tout cas un plaisir de te revoir mon beau Torben ♣


    Je m’étais relevée, et tournais à présent vers lui, les mains pleines de sang, mon regard pétillant de sadisme et de plaisir. Je n’étais moi-même que dans des moments pareils, et trop « heureuse » de l’acte de Torben et du sang partout, ne réalisant pas que ce serait la première fois que le jeune homme ne verrait ainsi. Je m’approchais de lui, fit glisser ma paume sur sa joue, laissant une trainée de sang, avant de venir lui dire

      ♣ Tu n’as pas été prudent ce soir… Je n’ai pas eu de mal à te trouver, à cause du bruit que tu as fais. Règle numéro une : insonoriser la future scène de crime si on compte faire mumuse avec la proie. Règle numéro deux : fermer les portes magiquement, pour ne laisser à personne l’opportunité de rentrer. Règle numéro trois : ne jamais tourner le dos à une porte. Règle numéro quatre : ne jamais sortir sans son masque, au risque d’être reconnu, bien que pour ton cas, cette dernière règle n’a plus besoin d’être en vigueur… Tu as d’ailleurs le bonjour d’un certain Maugrey… ♣
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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Dim 4 Avr - 15:11

    J’avais tué. J’avais trucidé. Je sentais mon âme se déchirer en moi. C’était la première fois que je tuais un être humain de sang froid. J’adorais ça, et je me détestais encore plus en me rendant compte que je prenais goût à ce genre de traitement. Etais je donc vil par nature ? Un peu plus de sang souilla les murs, tandis que des gouttelettes d’hémoglobine dégoulinaient de mon visage. Le corps sans vie de l’homme continuait de cracher du sang. Mais son cœur avait lâché, et sa vie l’avait abandonné à son tour. Il était clair qu’il était mort ; que je l’avais tué, massacré, anéantit. J’avais détruit une vie, et plusieurs autres par extensions. Je venais d’infliger mon destin à d’autres. Je venais de faire des orpherlins. Je riais. Est-ce que eux auraient le courage et la folie de suivre le meurtrier de leur père jusqu’en enfer s’il le fallait. Parce que c’est ce que j’avais fait. Jusqu’en enfer. Saletés de goules. Mais j’avais bien appris la leçon. Le carnage avait été tel qu’il avait laissé de profondes traces en moi. Maintenant, je savais tuer. Je connaissais les endroits qui faisaient mal. Et je savais aussi plus de choses sur la psychée humaine. L’homme n’avait souvent pas la moindre peur de la mort. Ce qui l’effrayait, le tétanisait, c’était la peur de partir en lambeaux, morceau après morceau. J’avais été rapide avec ma victime. Peut être trop. Ma technique demandait perfectionnement. Je sentis alors un souffle chaud contre ma nuque. Un souffle qui m’excita, et que je reconnaissais instinctivement. Ses paroles eurent l’effet d’un coup de masse sur mon esprit.


    | Krystel… Que fais tu ici ? |


    Je me demandais ce qui avait pu amener la jeune femme ici. N’était elle pas sous la surveillance directe du ministère ? n’avait elle pas été interrogée ? j’avais entendu des brides de conversation à l’Antre du maître, et j’en avais déduit que je ne reverrais pas ma française avant un petit moment. Mais elle était là, devant moi. Je n’avais pas été prévenu de son arrivée, ce qui dénotait un talent certain pour la discrétion et les actions subversives. Krystel me dépassa et s’approcha du corps inanimé de l’homme. Je reprenais contenance, admirant les formes de mon amante. Elle sortait visiblement du bain. Elle sortit un couteau finement oucragé, et ouvrit le ventre de l’homme. Je n’étais nullement choqué ou révulsé. L’adrénaline contrôlait mes gestes et mes pensées, et je souriais. J’étais écoeuré de moi-même et de ma pâssivité, mais j’étais subjugué par la beauté décadente de la scène. Plongeant son couteau et ses mains dans le corps dévasté du moldu, elle jeta ses organes à même le sol. Le sang avait déjà tendance à coaguler, mais il aspergea un peu plus le sol de la cuisine. Krystel semblait contrariée, tandis qu’elle me conseillait de couper la tête de l’homme. Je me sentais étrangement excité à cette idée. Mais je secouais la tête en signe de dénégation. Voir Krystel dans cet état me donnait des frissons.


    | Non, mais j’ai une meilleure idée. Comme ça, mon allégeance sera officielle, et je serais enfin plongé dans les ténèbres. |


    Je levais ma baguette, et faisait léviter le sang de l’homme. Des tâches disparurent, tandis que je changeais de pièce, dans le salon. Puis, je projetais en avant toute l’hémoglobine ramassée magiquement, et la projetait contre le mur. Un « Badenové » dégoulinant se dessina à l’encre de sang. Krystel vint à moi, couverte de sang. Elle passa ses mains toutes tâchées sur ma joue. Elle me fit la leçon sur ce que j’avais fait ce soir, et je ne pus m’empêcher de rire, d’un rire franc et cruel. Puis, je déposais un féroce baiser sur les lèvres de la jeune femme. Le sang dégoulinant de mon visage maculant celui de la jeune femme. Mes mains glissèrent sur le cœur de la jeune femme, pour finir par caresser sa poitrine, son bassin, son entrejambe. Puis, je me décollais tout à fait, montrant le carnage d’un signe de la main.


    | Je ne me cacherais pas pour faire ça, Krystel. Plus je fais de bruit en perpétuant ces massacres, et plus nos ennemis seront terrifiés à l’idée de m’affronter. Et si quelqu’un venait, il connaîtrait le même sort que cet homme. Et saches, ma petite française, que Torben Badenov ne se bat pas avec un masque. Il se bat debout, face à ses ennemis. Comme un homme. |


    Cependant, les dernières paroles de Krystel me firent réagir. Maugrey ? Il m’avait donc recherché ? Un sourire sauvage se dessina sur mon visage plutôt qu’une mine anxieuse. Ce serait un plaisir de me retrouver face au vieil homme, et de mourir devant lui. Plutôt lui qu’un autre. J’avais déjà envisagé le fait qu’il interroge mes sœurs et Jana. Mais étrangement, j’étais bien plus inquiet du fait que Maugrey soit allé interroger Krystel, plutôt que mes proches.


    | Et toi, ça va ? J’ai cru comprendre que Maugrey était sur les dents. |


    Je fus interrompu par un bruit de clé dans la porte d’entrée. Pas de lumière, mais la porte s’ouvrit. Deux voix d’enfant qui se chamaillait, et une voix de femme adulte qui les réprimandait. Je me rapprochais de Krystel, éteignant toutes les lumières d’un coup de baguette avant que les nouveaux arrivants ne voient l’ampleur du désastre. Tout vient à point à qui sait attendre… Je plaquais la française contre le mur derrière elle. Je la serrais fort contre, et pressais mon corps contre le sien, en l’embrassant avec une vigueur intacte. Puis, souriant dans les ténèbres, je murmurais à son oreille.


    | Ceux là sont pour toi, ma belle. |

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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Mar 6 Avr - 13:31



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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Mar 6 Avr - 19:54


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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Mer 7 Avr - 16:46

    Qui aurait pu croire que la soirée prendrait une tournure si agréable ? Torben avait accompli de façon plutôt bien sa mission, bien qu’il ait commis quelques erreurs. Mais bon passons sur ses dernières. Le plus important était le plaisir que le moldave prenait. Il embrassait ses ténèbres, et dansaient avec elle. Oui, je n’aurais pu souhaiter mieux pour lui, comme pour moi. Cela allait faciliter bien des choses entre nous, et aussi étrange que cela puisse paraitre, c’est dernier temps, j’avais besoin de simplicité. Mon amant d’une nuit prenait conscience de quelle femme j’étais au plus profond de mon être, et ne fuyais pas. Nous en avions fait du chemin depuis notre première rencontre. Qui aurait pu prédire que notre « relation » tournerait ainsi ? Oui, je mets des guillemets entre le mot relation, car techniquement, nous n’en avions pas. Où si. Enfin une compliquée quoi. J’appréciais beaucoup le jeune homme, et sa présence m’était agréable. Nous avions couchés une fois ensemble aussi. Mais je ne l’aimais pas. Où du moins pas comme j’aimais Amycus. Car j’avais beau faire ce que je voulais, il restait mon véritable premier amour, et j’avais bien du mal à l’oublier. Je m’étais faite une raison, oui, mais je ne pouvais pas le chasser de ma vie comme ça. Avec Torben, c’était différent. J’aimais la façon dont il me traitait et le l’appréciais à mon tour pour ce qu’il était. Entre nous, c’est plus que de l’amitié, mais de là à crier à l’amour, il y a un grand pas, pour ne pas dire un immense. Mais est-ce que cela avait vraiment une importance de le savoir ? Non, ainsi préférais-je ne pas m’étendre sur ce sujet. J’aurais le loisir d’y penser plus tard. En attendant j’avais des enfants à torturer.

    Je n’avais rien répondu aux paroles de Torben concernant le fait qu’il était fait pour les travails fait « salement » et moi pour ce qui était plus subtiles. Que pouvais-je dire de plus ? Il avait entièrement raison, ce que je lui avais signifié d’un signe de tête et d’un grand sourire, bien que moi aussi je pouvais me montrer aussi terrible que lui. Il en eu la démonstration quelques minutes plus tard, alors que je vins prendre possession un à un des organes des deux gosses, dont l’un assassinait son petit frère sous les yeux de leur mère impuissante. D’ailleurs, je lui réservais un sort tout particulier, mais plus tard. Il n’avait pu résister à l’envie première de faire souffrir ses gosses et de la détruire mentalement. J’avais pu, grâce à elle, récupérer des organes de première qualité, dont j’allais me servir pour faire encore plus de mal autour de moi. Avec les fouilles récentes du ministère, j’avais du brûler toutes mes réserves, et voilà que j’avais l’opportunité de pouvoir de nouveau m’atteler à mon passe temps favori : la magie noire… Tout ce sang, toute cette chaire déchiquetée existaient tous les sens. J’en voulais encore plus. Je voulais encore plus de souffrance, encore plus de douleur et il était temps à Torben d’intervenir dans ce massacre et de satisfaire ma soif. Et cette dernière passerait par Je voulais qu’elle se souvienne de cette nuit toute sa vie. Je voulais qu’elle aille clamer à la cruauté à qui veut l’entendre et que le nom des mangemorts soient encore plus craint qu’actuellement. Oui, j’allais l’épargner dans le seul but de servir mon dessein, celui de mon maître, celui de Torben, notre dessein à tous.

    La réponse de mon moldave tomba fatalement, me décevant au plus au point. Il embrassait les ténèbres mais pas à pleine bouche. J’étais déçue, bien qu’il ne puisse le voir, mon visage étant caché derrière mon demi-masque de mangemorte. Mes lèvres se retroussèrent légèrement, montrant signe que j’étais contrariée. Il venait de me gâcher cette soirée qui pourtant avait si bien commencé. Mais si telle était sa décision… Je me fichais de ses explications, bien que je fusse obligée de les écouter. Il vint jusqu’à moi, me donna sa vision des choses mais il m’avait déçu, et je restais sur cette pensée. Sa proposition ne m’intéressait pas. Je n’avais pas envie de sexe. Je n’avais pas envie qu’il me fasse sienne, ici, dans tout ce sang. Oui, l’idée n’était pas mauvaise en soi, mais j’avais envie de violence, de souffrance mais nullement envie de sexe. D’ailleurs, il y avait peu, je m’étais décidée à me calmer de ce côté-là, histoire de m’éviter des problèmes. Julien abusait trop souvent de moi, et je ne permettrais plus à aucun homme d’en faire de même. Je ne voulais plus qu’on ne considère comme un simple objet de plaisir et me retrouvait dans la même situation que celle avec mon défunt mari. J’écartais Torben de moi, usant de toutes mes forces pour le détacher de moi. Je repoussais ses mains, et fis un pas en arrière. Je pris la peine de rattacher mon pantalon, tout en lui disant, ne le lâchant pas du regard


      ♣ Et moi non. Alors à moins de m’y foncer, tu n’obtiendras rien de moi. Ni maintenant, ni plus tard. ♣


    Cette situation me rappelait trop les nombreuses avec Julien. Avant lui, le sang m’existait. Après lui non. Combien de fois m’avait-il « fait l’amour » violement sur le sang qu’il venait de verser de mes veines par ce que je ne l’avais pas écouté ? Oh bien sur, il y avait toujours eu aussi du sien, n’étant pas femme à me laisser faire sans rien dire. Mais à présent, je ne pouvais, ne serais imaginer de donner à un homme dans une mare de liquide vital. Torben n’y était pour rien, ne s’imaginant surement pas tout ce que j’avais subi avec mon ancien époux, mais j’étais en colère contre lui pour avoir eu ne serais-ce que l’idée de me toucher « sexuellement ». Oubliant la moldu qui pleurait bruyamment, et qui priait, je rajoutais

      ♣ Ne vois-tu donc que ça en moi ? Du sexe, encore du sexe, toujours du sexe ? Cette époque est révolue, et plus jamais, tu m’entends plus jamais je ne serais l’objet que quelqu’un. ♣


    Mes poings se serrèrent, et une colère grognait en moi, une colère que je devais évacuer au plus vite. Je tournais le dos au moldave dans un mot de plus, réservais d’un coup de pied la chaise sur laquelle était assise la moldu, la libérant de ses liens. Elle voulu s’enfuir, mais glissa dans le sang de ses enfants. Elle poussa un cri d’horreur, puis un deuxième quand je vins me mettre entre elle et la porte. Elle me supplia de la laisser en vie, qu’elle ferait tout ce que je désirais en échange et blablabla. Que c’est ennuyant un moldu en fait. Toujours à rabâcher le même refrain. Je lui assenais ma réponse d’un coup de pied dans le visage, lui faisait perdre deux trois dents, et ajouter son sang à celui de ses fils. Je m’avançais lentement vers elle, qui ramper sur le dos dans le sang de ses enfants, jusqu’à se heurter contre un mur. Elle sanglota de plus belle, telle une enfant perdue. Elle était brisée, complètement, et ne représentait plus aucune distraction.

      ♣ Allons nous en, avant que la police Moldu n’arrive. Je n’ai pas échappé au ministère magique pour me retrouver dans un cellule non magique ♣


    J’étais calmée, et le sujet précédent était clos pour ma part, bien que mon regard était toujours porté sur la moldu alors que je m’étais adressée à Torben.
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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Mer 7 Avr - 19:09

    je ne savais pas pourquoi, mais je sentais bien que ce que j’aurais à dire ne passerait pas. Krystel était sans doute une des femmes les plus délurées qui existent, et il était clair que je n’avais pas la même approche que la française. Instantanément, je sentais une fureur abominable et de plus en plus élevée grandir en moi. Je ne savais pas pourquoi, mais ce nouveau rejet me rendait totalement ivre de fureur. Je savais que je ne pourrais probablement pas me contenir. Je me sentais frustré, rejeté. Comme un gamin pris en faute, privé de la chose qu’il attendait depuis longtemps et qu’il souhaitait de toutes ses forces. Je ne supportais pas ça, et je serrais la mâchoire. Je me contenais cependant. J’avais hâte de voir encore quelles raisons elle allait s’inventer pour me rejeter. Son mari, ce crétin abominablement stupide et fonciérement inepte, lui manquait il ? A moins que ça soit encore son ancien amant. Oh et puis, qu’elle aille au diable, elle et ses réticences. J’étais un homme, libre, seulement attaché à son maître. En quelque sorte, j’étais plus libre que jamais même. Libéré du poids de ma morale, de mon éthique, et de la lourdeur de mes souvenirs.


    Libéré du poids de mes sœurs. Car oui, même si je les aimais plus que tout, devoir faire en sorte qu’elles vivent bien était difficile. S’en était presque un fardeau, même si c’était la seule raison que j’avais encore de continuer à vivre, à me battre. C’était la raison qui avait fait que j’avais bossé, que je m’étais forcé à ne pas retourner ma baguette contre moi. Mes sœurs étaient tout, et j’avais tout fait pour elle.


    Krystel me poussa de toutes ses forces, et je me sentais peu à peu perdre le contrôle de moi-même. Mauvaise, très mauvaise idée même. Je dus me retenir pour ne pas gifler la jeune femme. Je me sentais cuire ; j’avais horriblement chaud, tandis que la rage s’insinuait en chaque parcelle de mon être. Si j’écoutais mes bas instincts, je me vengerais de Krystel, ici et maintenant. Mais mon ancien moi n’était pas encore mort. Je le laissais à l’agonie à la fin de mes méfaits, mais je ne parvenais pas à l’éradiquer totalement. C’est cette part de moi-même qui sauva Krystel. Elle n’aurait sans doute jamais conscience de la haine que je pouvais parfois ressentir à son encontre. Mais maintenant, c’était pire que jamais. Je lui jetais un regard noir, alors qu’elle se rhabillait. C’était dingue comment je devais me retenir de ne pas me jeter sur elle.



    | Qu’il en soit ainsi. |


    J’avais dit ces mots d’un ton calme, bien maîtrisé. Mais la colère imprégnait la pièce. La sienne, à cause de mon geste, et la mienne, pour ce refus. Je me sentais blessé, et la colère continuait encore et toujours de grimper. Ses paroles m’énervèrent tellement que de la vapeur aurait très bien pu sortir de mes narines. Krystel avait toujours eu ce don incroyable de me faire franchir à chaque fois de nouvelles barrières de colère, de rage et de haine. Comment ses actes pouvaient ils avoir toujours autant de conséquences sur moi ? Je n’en savais rien. Et ses paroles ne firent rien pour arranger les choses, bien au contraire. Je serrais les poings, tout en la dévisageant d’un regard haineux. Je me forçais à contenir la colère de ma voix, mais en fut incapable.


    | On a déjà eu cette discussion. Si tu m’as pas cru à ce moment là, et que tu me crois toujours pas, c’est qu’on est voués à ne jamais se comprendre. Et quand je te vois réagir comme ça vis-à-vis de moi, je m’en réjouis. |


    Je n’avais plus envie de faire les frais de sa saleté de côté lunatique. Je n’avais plus envie de chercher à comprendre qui que ce soit. Krystel était pas foutu de comprendre ce que j’attendais d’elle, ou plutôt ce que je n’attendais pas d’elle, tant pis pour elle. Elle voulait se complaire dans la mort de son mari. Tant mieux pour elle. Je n’allais pas lui courir après. J’étais déjà épuisé de l’espèce humaine toute entière. Plus je côtoyais les gens, et plus ils me dégoûtaient. Tous étaient des traîtres dans l’âme, et aucun ne semblait être sur ma longueur d’onde. Ou alors, j’étais différent. Ca devait être ça. Et je n’allais plus chercher. Croyez moi. L’attitude de Krystel me servirait de leçon. Dans ma colère, j’en venais presque à regretter ma trahison. Presque, mais ce n’était pas le cas. Ce genre de confrontation faisait qu’à chaque jour qui passait, je détestais un peu plus l’être humain. Si j’étais capable de tant de cruauté, c’était sans doute dû à ce sentiment tellement étrange… Je devais avoir quelque chose qui clochait, mais il était trop tard pour avoir des remords. J’observais Krystel, réfléchissant à ce que je devais faire. Me barrer ? Continuer à tuer ?


    Elle libéra la moldue. Elle la frappa. Et elle me parla, comme si de rien n’était. Mais j’étais trop énervée pour enterrer la hache de guerre. Sans doute que si j’avais réagit si violemment, c’était que je ne m’étais pas attendu à ce qu’elle me résiste. Et ayant embrassé le mal, je ne pensais plus avoir d’interdits. Ca, et toutes les émotions violentes qui m’avaient habité m’avaient poussé à entrer dans une colère noire. Colère qui ne retombait pas, même si elle était injuste vis-à-vis de la française. Je n’avais plus envie d’être rejeté. Point. Elle n’était pas capable de le comprendre, alors on allait en rester là.



    | Toi, vas t’en. Je vais m’en occuper seul. Comme je l’ai toujours fait, et ça ne doit pas se passer autrement. Voilà ce qui arrive quand je bosse en équipe. |


    Je m’avançais vers la moldue. Lui marchant sur la main, je tendais ma baguette sur son visage. Un déprimo à bout portant la tua. Des cloques apparurent sur son visage, tandis que le choc lui brisait les os à cette distance. Ca et les autres blessures, elle mourut, le visage brûlé par le sort, et les os rompus. Ensuite, je pris bien garde de ne pas frôler Krystel, ou de l’approcher de quelque manière que ce soit. Arrivé devant la porte, je me retournais vers elle. Toute mon ire avait laissé place à une froideur glaciale. Le visage fermé, je repris la parole.


    | Rentres chez toi alors. Je me fiche bien que les moldus arrivent de toute façon. Transmets mes amitiés à ce cher Amycus… |


    J’avais dit ces dernières paroles sur un ton fielleux qui me semblait totalement inconnu. Mais c’était bien moi, et mes paroles ne souffriraient aucune ambiguité dans la tête de la jeune femme. Puis, je tournais les salons, sortant de la maison. Personne à l’horizon. La nuit ne faisait que commencer, et ma colère avait besoin de s’exprimer. Je me dirigeais vers la maison d’à côté, et sonnait à la porte… J’avais encore tellement de choses à découvrir sur moi-même…

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Krystel Raybrandt

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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Jeu 8 Avr - 17:56

    Je ne répondais pas à Torben. Pour quoi faire de toute façon ? Il m’avait énervé, et alors que j’essayais de passer à autre chose, lui ne pouvait se remettre de mon rejet. S’il ne comprenait pas qu’une femme puisse lui dire non, et bien qu’il aille au diable. Je n’allais pas me plier à son caprice juste pour ses beaux yeux, il en était hors de question. J’en avais vraiment assez de ma vie – mon côté mangemorte à part- et j’avais décidé de remédier à cette dernière. Avec la mort de Julien, je donnais un grand coup de balais dans mon existence, un coup de neuf comme on dit. Finit la luxure, et les hommes qui ne me veulent que pour moi corps. Fini cette fichue mère, contre qui déjà j’attentais des procédures pour ne rien hériter d’elle. La fortune de mon père était amplement suffisante pour combler tous mes désirs, et je ne voulais rien qui vienne de cette femme. J’avais d’ailleurs hérité depuis peu de la fortune de mon défunt mari, qui avait rempli un peu plus mon coffre. Oui, plus jamais je n’aurais besoin d’elle, et je comptais bien la rayer de ma vie à jamais. Je voulais me laisser l’opportunité de m’offrir une belle vie, une vie que je choisirais moi-même. Plus personne ne pourra me dicter comme agir à présent. Je ne voulais plus devoir me plier par convenance. Ce temps était fini, et bel et bien mort, je peux vous le garantir. J’avais changé après l’attaque sur Gringott, oui. Comment ça se faisait ? Je n’en savais foutrement rien, mais j’en étais heureuse. Une de mes décisions à venir étaient celle de ma démission au sein du ministère. Je n’étais plus d’aucune utilité au sein de ce dernier, et j’en avais assez de devoir me lever tous les matins pour y aller. Non, je n’allais pas passer mes journées à ne rien faire chez moi, mais me trouver un travail plus à mon goût. J’avais déjà eu quelque contact dans la mode sorcière, et au vu de mon physique, et de ma prestance naturelle – merci mon sang de vélane- j’allais m’orienter vers le mannequinat. Et pourquoi pas la télévision ? Allez savoir, nous verrons bien.

    Depuis plusieurs jours, je me tenais à ses résolutions et ne comptais pas lâcher. Ma volonté était de fer, et même Torben ne pouvait me faire plier. Si un homme me voulait à présent, il devra me courtiser en bon et du forme. Je voulais des fleurs, des rendez-vous, des restaurants, des cadeaux hors de prix. Oui, car je méritais tout cela, et ce n’était que mon droit de le demander. Alors certes, le moldave ne roulait pas sur l’or, mais les organes que j’avais récupérer ce soir compensaient largement les cadeaux hors de prix. Il m’avait permis d’assouvir ma soif de sang, ce qui revenait à m’amener au restaurant. Ne lui restait plus qu’à se montrer courtois et respectueux. Et alors peut-être accepterais-je de partager de nouveau ma couche avec lui… Mais en attendant, nous devions d’abord nous rabibocher, ce qui n’était pas, mais vraiment pas gagner. A chacune de ses paroles je retenais un sort, un coup que je pourrais lui infliger. Je bouillonnais de rage si bien que j’en vins à taper sur la moldu de pacotille. D’habitude, je ne tape pas dans la bouse de dragon, au risque de me salir, mais là, il fallait que j’évacue ma colère. Cela fonctionna, mais c’était sans compter son impétuosité et sa fierté mal placée. Il ne supportait pas que je lui dise non, il allait pourtant devoir s’y habituer. Etrangement pourtant, ses prochaines paroles ne m’énervèrent pas non. Elles me laissèrent indifférentes. Je n’avais pas envie de me battre avec lui, ainsi je ne me battrais pas avec lui. Je le regardais sans faire un geste, sans dire un mot tuer la moldu d’un déprimo, et me lancer une nouvelle remarque cinglante. Il essayait surement de me pousser au-delà de mes limites en évoquant Amycus, mais cela ne fonctionnait pas. J’avais finis par me faire à l’idée que mon amour pour lui était voué à l’échec. C’était la triste réalité certes, mais je n’allais pas passer toute ma vie à regretter. J’avais décidé de tourner la page, cette fois pour de bon.


      ♣ Att… ♣


    Il était trop tard quand je voulus demander au moldave de m’attendre. Ce dernier, furieux, était déjà sorti hors de la maison. Je le suivais rapidement, écrasant le corps de la femme avec mes talons aiguilles, avant de courir dans la direction de Torben. Il était devenu fou, complètement. Il venait de sonner à la maison voisine moldu. Bon sang, mais qu’avait-il dans la tête. Un rapide coup d’œil dans l’allée nous indiquait trois voitures. Et les rires à l’intérieur, au moins une dizaine de personne dont la moitié d’homme. Surement une soirée d’anniversaire ou quelque chose de ce genre. Il avait beau être un sorcier, il n’était pas de taille, surtout en colère de combattre autant de monde. Sans hésitation, une fois arrivée juste derrière lui, je pointais ma baguette, dans son dos et le stupéfiait. Je le décalais sur le côté non sans difficulté, et me plaquait contre lui, qui se retrouvait entre moi et le mur, alors que la porte s’ouvrait. L’homme, un verre à la main, hésita un instant face à son pallier vide, avant d’oser les épaules et de rentrer de nouveau dans sa maison en déclarant qu’il devait s’agir de gamins du quartier. Je plaquais ma main contre la bouche de Torben, levais mon sort et lui chuchota

      ♣ Non mais t’es malade ou quoi ? Tu veux te faire tuer c’est ça ? Et tu crois que cela va t’avancer à quoi ? Si tu veux encore du sang, il va te falloir choisir un peu mieux des cibles. Je peux t’apprendre, mais seulement si tu te calmes et que tu m’écoutes jusqu’au bout. Je sais que tu vas me dire que tu n’as pas besoin de moi, mais c’est faux. Tu le sais aussi bien que moi, aussi bien que l’on sait que la réciproque est également vraie. Si c’est ça que tu cherches, oui je tiens à toi, mais non je ne coucherais pas pour autant avec toi. J’en ai assez de cette vie Torben, assez. Si tu veux m’avoir, il faudra le mériter. Tu as attendu pendant plus d’un an la dernière fois, tu peux attendre quelques semaines non ? Maintenant, libre à toi de faire ce que tu veux. Je ne suis pas mon mentor, ni ton maitre. N’oublie pas signer ton chef œuvre avant de t’en aller. Rappelles toi, la formule, c’est Morsmordre… ♣


    Je le lâchais, me dégageant totalement de lui, avant de me diriger de nouveau vers la maison où l’on avait mis tout sans dessus dessous. J’y rentrais, et récupérais tous mes bocaux dont je vins réduire la taille pour pouvoir les glisser dans ma cape. Je récupérais chacune de mes lames, et effaçais la moindre trace que j’avais pu laisser. Même le plus brillant des experts sorcier ne pourraient déceler le moindre signe de mon passage, et encore moins un moldu. La maison transpirait la magie noire, et je savourais quelques instants cette ambiance avant d’en sortir de nouveau. Alors que j’étais sur le trottoir, je cherchais du regard mon moldave, espérant vraiment qu’il n’est pas fait de sottises
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Torben Badenov

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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Jeu 8 Avr - 19:29

    Je venais de sonner à la porte. N'importe qui aurait pu voir en cela un acte désespéré, uniquement motivé par la colère. Et vous n'auriez pas tout à fait tord. Mais un peu quand même, en réalité. Soudain, je me sentis me raidir. Et je savais ce qu'il venait de se passer. Sentant les mains délicates de la jeune française se poser sur moi, elle me plaqua avec difficulté contre le mur. Je ne savais pas trop ce qu'elle voulait faire au final, quel objectif elle poursuivait. Tout ce que je savais, c'est qu'elle ne voulait pas me voir entrer ainsi dans cette maison. Avait elle peur? A l'intérieur de ma propre conscience, je riais aux éclats. Krystel Raybrandt n'avait peur de rien. N'était ce pas une des premières choses que j'avais apprise de la jeune femme, quand nous en étions encore au simple stade de la sympathie mutuelle? Elle se plaqua contre moi, m'empêchant de laisser dépasser le moindre membre à la lumière de l'intérieur de la maison, alors que la porte s'ouvrait. Un pas lourd s'avança sur le pas de la porte. Un homme. Il devait regarder dans la rue, sans rien apercevoir. Je ne savais pas combien de temps il allait rester, mais je ne pouvais rien faire de toute façon. J'étais stupéfixé, ne l'oublions pas je vous pries. Ensuite, la porte se referma, et j'entendis l'homme augurer qu'il s'agissait probablement de gamins du quartier. Si j'en avais eu l'occasion, j'aurais probablement eu un sourire sauvage à ces paroles. Les gamins du quartier comptaient deux membres de moins depuis une bonne demie heure. Puis, la porte se referma, bien que je notais que l'homme n'avait pas fermé à clef.


    Krystel plaqua sa main contre ma bouche, et je remarquais que je ne nourrissais plus d'attrait pour cette chair si délicate, que j'aurais pu acheter avec mon âme quelques minutes plus tôt. Elle avait bien su refroidir mes ardeurs, et j'avais pris comme une douche glaciale. Mais je ne lui en voulais pas; cela me faisait du bien d'avoir des limites. Un Badenov qui n'avait plus de limites était un Badenov bientôt mort, surtout quand il s'appelait Torben et qu'il était aussi givré que moi... Elle commença à critiquer mon action, me traitant de malade. Cette appellation me fit sourire d'un air sauvage. Malade, c'était exactement ce que j'étais. Ne s'en était elle pas encore rendu compte? M'apprendre? M'apprendre à quoi, à tuer? Merci bien, je savais déjà le faire. Me croyait elle vraiment capable de prendre des risques juste pour la forcer à m'avouer des sentiments? Me connaissait elle si mal que ça. Je la repoussais, sans pour autant y mettre de la force ou de la brutalité, mais je me dégageais de son emprise.



    | Je ne veux pas mourir. J'ai encore tellement de choses à faire avant de quitter ce monde... Et toi mieux que quiconque devrait savoir que je ne suis pas aussi tordu. J'ai toujours été franc; et encore plus avec toi. Mais de toute façon, que tu me repousses m'importe peu. Tu m'as remis à la place qui était la mienne, et je compte bien m'y tenir. |


    Savoir qu'elle tenait à moi ne m'accordait aucun réconfort, et cela ne faisait aucune différence. Elle en aimait toujours un autre; je le savais. Comment? C'était le seul à avoir droit à un traitement particulier au sein des mangemorts. Lui n'avait jamais vraiment été perçu par krystel que comme un moyen d'assouvir son appétit sexuel. Avec lui, elle avait construit quelque chose, quelque chose qui ne serait peut être jamais détruit. Et quelque part, avec le temps qu'il me restait à vivre et la grande précarité de ma vie, je lui souhaitais de retrouver ces sensations, cette relation. Je ne pourrais jamais la combler comme lui avait pu le faire auparavant. Elle ne m'aimait pas, et je n'avais ni richesse, ni gloire, ni renommée. J'étais simplement Torben. Le petit moldave, si enfoncé dans ses rêves de vengeance qu'il en oubliait même sa propre vie. Mais les choses étaient ainsi, et qui étais je pour forcer le destin? En quelque sorte, le rejet de Krystel me serait salutaire. J'aurais moins de difficulté à me concentrer sur ma tâche. Mais cela me faisait toujours mal, même si je reconnaissais les bienfaits de sa réaction. Car espérer, c'était ce qui me faisait tenir encore debout. Et elle venait de mettre fin à une partie de ces espoirs, qui me faisaient avancer. Et elle avait raison, quand elle disait que j'avais besoin d'elle. Plus que jamais, même. Mais je ne pouvais pas me le permettre.


    J'éclatais de rire à ses paroles suivantes.



    | S'il ne s'agissait que de sexe, je n'aurais pas renié mes principes pour toi à Gringotts, Krystel. Quant à ma signature... J'y penserais, même si je préfère la mienne. |


    Je m'en voulais de toutes ces paroles. Je m'en voulais de la repousser à mon tour, de lui avoir fait comprendre que c'était mieux qu'il n'y aie rien entre nous. Elle s'éloigna, et je ne fis rien pour la retenir. Belle, et indomptable. Comme toujours, et c'était ça qui me rendait fou chez elle. Mais je ne fis rien, et la regardait partir. Sans regret, mais avec une mélancolie qui me rappelait trop ce que j'avais vécut ces dernières années. Je me forçais à me reconcentrer sur la maison. Je soufflais un bon coup avant de rentrer dedans. Faire peur aux moldus. Répandre la panique. Ca, je savais faire. Je ne fis aucun bruit, avant d'entrer dans le salon. Une douzaine de personnes. Hommes, femmes et enfants. Je n'esquissais aucun geste, et tout le monde s'arrêta en me voyant arriver. Je lisais la surprise et la peur dans leur regard. Que faisait une telle personne chez eux? Je souriais.


    | Désolé de vous déranger. Mais il semblerait que vos voisins aient eu un problème... |


    Mon air faussement apeuré eveilla quelque chose chez le père de famille. Il se leva et me regarda.


    | Qui êtes vous, que se passe t'il? |


    Je pris un air faussement ennuyé, puis un sourire sauvage vint orner mes traits.


    | Ce qu'il se passe? Le père d'à côté est mort. Son sang macule ses murs, formant mon nom. Ce nom, retenez le bien. Et associez le également au meurtre sauvage et ô combien tragique de ce qui est également arrivé à sa femme, et à ses deux enfants... |


    Tous me regardèrent, tétanisés, paniqués. Mais je vis du coin de l'oeil les hommes commencer à se reprendre. Deux d'entre eux se levèrent. Une femme appela la police. J'entendis dans le combiné une voix lui indiquant qu'ils avaient déjà été prévenus.


    | En vérité, je vous le dis. J'ai tué ces gens. J'ai eviscéré le père. J'ai forcé la mère à regarder ses deux fils se faire tuer, et vider à leur tour de leur sang et de leurs organes. Puis, je l'ai tuée aussi. Je l'ai brûlée, et lui ai rompu les os. Torben Badenov, n'oubliez pas ce nom, mes amis. Bientôt, vous l'entendrez sur toutes les lèvres. |


    Les femmes hurlèrent, et pleurèrent. Instinctivement, elles se placèrent devant les enfants, alors que les hommes se jetèrent sur moi, enhardis par leur supériorité numérique. Dehors, j'entendais les sirènes de police. Il fallait que je me dépêche, avant qu'il ne soit trop tard. Je sortais en courant de la maison, les hommes sur mes talons. Dehors, deux voitures de police se garaient tout juste devant la maison que Krystel et moi avions écumé. Elle devait toujours être dedans.


    | Hééééééé! Vous là bas! Vous ne m'attraperez jamais! |


    Okay, leur attention était détournée. Je tirais alors ma baguette. Un policier crut que je sortais une arme à feu et tira deux fois. Mais ne me toucha pas. Une balle m'arracha un bout de tissu au niveau de l'épaule, répandant seulement quelques gouttes de sang. Levant ma baguette, tous les hommes dans la rue, mpoliciers ou non, firent quelques pas en arrière.


    | Morsmordre! |


    La marque des ténèbres s'éleva dans le ciel, alors que j'espérais que la diversion soit suffisante pour que Krystel puisse se tirer de là sans encombre, avant d'en faire autant.


    | Torben Badenov, c'est moi! Moi, Moi MOI! | Criais je, d'un air halluciné


    Ils ne comprenaient pas, mais verraient vite ce que je voulais dire en voyant mon graffiti sanguinolent dans la cuisine de la première maison.

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Krystel Raybrandt

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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Mer 14 Avr - 21:55

    Désolée, c’est nul, nul et nul !



    Il n’y avait vraiment QUE Torben pour se mettre dans des situations pareilles. Alors que je m’apprêtais à sortir de la maison de nos crimes, le visage découvert, j’entendis les sirènes de la police moldu arrivaient de plus en plus près. Par la barbe de Satan, ils avaient fait vite les bougres. Je me demandais d’ailleurs comment ils avaient pu être prévenu, l’espace de quelques instants avant de faire le rapprochement avec le moldave. A tous les coups, il s’était senti « obligé » d’aller voir les voisins pour leur raconter ses méfaits. Sans même m’en apercevoir, un sourire se dessina sur mon visage, au même moment où je vins lever les yeux au ciel. Bon et bien, maintenant, il me fallait quitter cette maison moldu, sans me faire prendre ni repérée. Je commençais par remettre mon masque de mangemorte, préservant mon identité. Je sortais ma baguette de ma poche, et sans aucune hésitation, je sortais d’un pas sur. Qu’ils essayent de m’attraper ou bien même de me blesser avec leurs armes minables, et ils verraient de quel bois se chauffait l’héritière Raybrandt. Oui, je peux vous le garantir que s’ils osaient m’affronter, leurs dépouilles seraient retrouvées au levé du soleil. Mais, alors que je m’éloignais le plus discrètement possible du quartier, sans qu’aucune personne ne me remarque, j’entendis des « cris », puis des coups de feu. Je prêtais oreille quelques secondes avant de m’élancer vers la direction des coups de feu. Torben… Torben faisait des siennes, et à lui tout seul finirait par tomber mort, sous les balles de la dizaine de flics, qui ne cessaient d’arriver de plus belle. La dernière chose dont j’avais envie, c’était de la voir mourir. Alors oui, je ne lui avais pas répondu tout à l’heure, m’étant contentée de m’éloigner chercher les organes, mais ce n’était pas par manque d’affection pour le jeune homme bien au contraire. Je savais fort bien qu’aucun de mes mots de le ferait changer d’avis, et j’avais, par ma « fuite », préférais ne pas déclencher une nouvelle dispute entre nous. C’était bien la dernière des choses dont j’avais envie.

    Quand je vis Torben, mon cœur rata un battement. Du sang était en train de couler le long de son épaule, se répandant de plus en plus sur son bras, sans que cela ne semble le déranger. Mais bon sang qu’avait-il dans la tête… A moins que… Mais oui, bien sur, comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Le moldave essayait d’éloigner, de distraire les moldus, pour me permettre de me tirer de là sans encombre. Il avait toujours prit soin de moi – sans que je ne comprenne avant, ni même encore pourquoi – et cela n’allais pas s’arrêter cette nuit, bien que je l’eu repoussé tout à l’heure. Cette pensée m’attendrie quelques instants, avant que je ne me « reprenne » et courir le sortir de là. Un cercle de policier s’était formé autour de lui, si bien que je ne pouvais l’atteindre. Me cachant derrière un arbre, je formulais rapidement un sort de brume en leur direction, avant de transplaner à ses côtés. Les flics reculèrent légèrement, certains jurèrent et se demandèrent quel diable avaient-ils sous les yeux, avant de braquer leur arme sur nous, tandis qu’une brume nous entourait, de plus en plus épaisse. On cria à la sorcellerie, et alors que je transplanais de nouveau, tenant le bras de Torben cette fois, je me pris une balle dans le bras. Une douleur m’assiégea, me faisant perdre ma concentration, si bien que nous atterrîmes non pas dans la forêt qui bordait le manoir de notre maitre, mais dans une prairie au milieu d’une forêt, que je ne connaissais pas. Je m’écroulais par terre, lâchant un juron français, avant d’examiner mon avant bras, mes fesses toujours à terre. Je lâchais un nouveau juron voyant que la balle n’était pas ressortie, et tout le sang que je pouvais perdre.


      ♣ Ils ont fait des efforts ses pitoyables moldus depuis la dernière fois que je les ai croisés. Ca fait un mal de chien leur truc. ♣


    Serrant les dents pour ne pas laisser passer ne serait-ce qu’un gémissement étouffé de douleur, je jetais un sort sur mon avant bras, faisant ressortir l’objet en métal qui s’y était introduit. Une fois ce dernier hors de mon bras, je le laissais retomber à terre, avant de me lancer un nouveau sort, mais cette fois de guérison. Il me fallut le faire trois fois avant que la plaie ne se referme entièrement, sans laisser la moindre trace. Je bougeais mon bras, serrais mon poing, pour vérifier que tout fonctionner bien, avant de me relever et de me tourner vers le moldave qui se trouvait non loin

      ♣ Tu me dois une cape, celle-ci est fichue par ta faute. Tu sais que tu fais un drôle de Mangemort. Tu laisses penser que ma vie est plus précieuse que la tienne, ce qui n’est pas le cas. Aussi étonnant que cela puisse TE paraitre, j’aurais très bien su me débrouiller toute seule… Sympas au fait ton numéro de détraqué, j’ai adoré… Et merci quand même. Maintenant allons y avant que le ministère ne débarque et retrouve notre trace. ♣


    Je me penchais légèrement de lui, posais mes lèvres sur les siennes doucement, le remerciant, avant de lui prendre la main et de l’entrainer en direction du chemin de terre, éclairé par la lune. J’avais quelques minutes plus tôt reconnu l’endroit ou nous étions, et si mon orientation était toujours aussi bonne, nous ne nous trouvions qu’à un kilomètre de l’antre de notre maître. Oh bien sur, j’aurais pu transplaner de nouveau, mais je n’en ressentais nullement l’envie ni le besoin.
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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Ven 16 Avr - 20:48

    La douleur était étrange. Intangible. Irréelle. J'avais déjà connu une foule de bagarres, de luttes à mort. Merlin seul savait à combien d'entre elles j'avais pu réchapper. Le plus frappant, c'était avant tout que je ne sentais presque rien, ce coup ci. Comme un engourdissement dans le membre touché. Comme si je m'étais simplement cogné très fort. Et encore, quand je me cognais, j'avais mal. Là, c'était un peu comme si j'étais en train de faire un rêve. Et sans alcool ni femmes nues, on ne pouvait pas dire que ce rêve était particulièrement attractif. Mon bras était engourdit, mais je sentais distinctement le sang couler le long de mon bras. Ce liquide chaud, presque brûlant, et désagréable. Combien de sang avais je versé dans ma vie? Je n'étais pas capable de me souvenir de toutes les occasions où mon hémoglobine avait taché le sol. Là, je restais immobile, presque comme si j'étais sonné. J'étais curieusement détaché de ce qu'il m'arrivait. Etait ce ça, faire le mal? Ne plus se soucier que du malheur des autres, et ne plus rien ressentir soi même? Je savais que c'était faux. Je l'avais constaté avec Krystel, la colère était toujours un sentiment que j'étais capable de ressentir. Et si j'en croyais mes échanges douloureux avec la jeune femme, j'étais capable de ressentir cette émotion avec bien plus d'ardeur encore qu'auparavant. Ce qui était sûr en tous cas, c'était que je m'étais encore mis tout seul dans la merde, jusqu'au cou.


    J'entendais la police moldue hurler. Ils me criaient de me plaquer au sol, mains derrière la tête. Qu'ils gueulent comme des putois n'y changerait rien; je n'étais tout bonnement plus capable de leur obéir. Mais alors qu'ils s'apprêtaient à se rapprocher de moi avec prudence pour m'entraver, de la brume fit son apparition. Je savais d'où ça venait, ou plutôt de qui. Me croiriez vous si je vous disais que cela ne m'enchantait guère? Je ne voulais rien devoir à Krystel. Je ne voulais plus rien devoir à personne, j'en avais assez de dépendre d'autres personnes, ou d'avoir des dettes de quelque nature que ce soit. Le poids de mes promesses était déjà suffisamment lourd à porter comme cela sans que je n'en rajoute. Je la sentis transplaner à mes côtés. Sa présence me rassura, et me fit frissonner. Je la détestais toujours autant et j'étais toujours plein de colère à son encontre, mais je ne pouvais m'empêcher de remarquer qu'elle assurait pour le côté mélodramatique de la scène. L'instant d'après, je transplanais de nouveau. L'apathie qui m'avait emprisonné ne m'avait pas réellement permis de réagir avant ça. Cependant, je sentais désormais l'air frais m'emplir les poumons, et je m'animais de nouveau.


    Krystel était par terre et perdait pas mal de sang. Elle s'était pris elle aussi un peu de plomb moldu dans le bras. Je souriais. Chacun son tour de faire l'imbécile. Krystel avait fait preuve de la même faiblesse que moi en venant à ma rescousse. Je m'éloignais de quelques pas. Je reconnaissais cette odeur. L'antre de mon maître. Mon nouveau domicile. Je ne savais pas comment définir cette odeur, mais elle était dérangeante.



    | Non, ils sont toujours comme ça. Ca fait tout drôle hein, de ne pas s'attaquer à des moldus qui sont sans défense, pour le coup? |


    Oui, je la provoquais, comme un adolescent. L'adolescent que je n'avais plus été depuis longtemps. Mais mon ton était tout sauf taquin. Il n'était pas méchant non plus. Peut être... Indifférent. Je constatais simplement que Krystel ne s'en prenait jamais à des moldus armés. En même temps, le contraire eut été idiot, mais elle aurait pu du coup savoir à quoi s'attendre si elle connaissait un peu mieux les us et coutumes des non sorciers. Moi, je les connaissais. J'avais traîné mes guêtres dans leurs bars pendant longtemps, et je ne les redoutais pas. J'appréciais leurs forces à leur juste valeur, point. Krystel se soigna. Elle faisait en sorte de ne pas perdre trop de sang, et elle avait le coup de main pour ça, même si je devais admettre qu'elle était bien plus douée pour tuer ou détruire les gens que pour les soigner. Ses paroles me firent sourire assez cyniquement encore. Ma faute? L'avais je obligée à venir me chercher? Si je prenais des risques débiles, c'était pas pour que ceux ci soient anéantis par une pâle tentative pour nous sauver tous les deux. Tout seul, j'aurais très bien pu le faire. Sans soucis. Transplaner était un jeu d'enfant. J'avais déjà réussit à me mouvoir de cette façon avec une grande quantité d'alcool dans le sang, ou avec des blessures bien plus graves qu'une simple éraflure. Elle me remercia, me critiqua, et m'embrassa. Je ne fis rien pour la repousser. Car même si j'avais toujours envie de la gifler, son contact me grisait toujours. Elle me prit la main, et nous nous avançâmes dans l'obscurité.


    | Tu n'auras jamais de moi ce que tu m'as réclamé tout à l'heure. Je n'offre pas de fleurs. Je ne donne pas de rendez vous, et je suis trop recherché et fauché pour t'amener au restaurant. Je ne suis pas galant, et je ne suis pas romantique non plus. Alors, il vaut mieux en rester là, je ne suis pas le type d'homme que tu cherches et dont tu as besoin. Et moi, je n'ai pas besoin de quelqu'un qui soit là pour me tirer d'affaire. |


    Je ne regardais pas Krystel, et dégageais ma main de la sienne. Oui, son contact était doux, oui, il était grisant. Mais j'avais une mission, et dans ces conditions, ça ne pouvait coller avec personne. Ni elle, ni une autre. Même si j'en avais envie.

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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Sam 8 Mai - 17:58

    Fallait-il toujours que nos rencontres finissent dans une conversation houleuse et quelque peu haineuse ? Je dois vous avouer que j’en avais quelque peu assez. Ma vie était déjà des plus compliquées ses derniers temps pour en rajouter un peu plus. Je devais faire front à de trop nombreuses choses pour avoir envie de me prendre la tête avec les rares personnes que j’appréciais. Entre les problèmes liés à la mort de Julien, et ma mère, je ne savais plus où donner de la tête. J’avais entre guillemets besoin de voir qui n’essayait pas sans cesse de faire de moi leur marionnette ou de me mettre en prison. Torben était donc tout trouvé. J’avais une relation des plus compliquées avec lui oui, je dois bien l’avouer. Pourtant n’était-il pas le seul homme à se préoccuper de moi ? N’essayait-il pas de me tirer d’affaire à chaque fois que ça sentait la bouse de dragon non loin de moi ? Contrairement à tous ceux avec qui je pouvais entretenir une quelconque relation, il se souciait de moi, et je peux vous affirmer que dans ma situation, cela fait du bien de se dire que l’on n’est pas totalement seul. C’était sans aucun doute une des choses que j’aimais le plus chez le jeune homme, en plus de son physique, de sa noirceur et de la cruauté dont il avait pu me faire la démonstration ce soir. Oh n’allez pas croire qu’il est parfait, loin de là. C’est d’ailleurs pour cela que nous finîmes par, une nouvelle fois, comme d’habitude, nous enguirlander.

    Je ne relevais pas sa provocation trop lasse par la situation. Nous avions finis par quitter le quartier moldu, où la police armée de balles avait finit par arriver et non tirer dessus. Je nous avais fait attirer dans une prairie, non loin de l’habitation de notre maitre. La demeure devait se trouver à deux voir trois kilomètres, pas plus. Je pris le temps de m’extraire la balle qui était venue se planter dans ma chair, avant de me retourner vers mon camarade moldave. Je le remerciais à ma façon, c'est-à-dire en rajoutant un reproche et une critique au passage avant de l’embrasser une vague seconde, de prendre sa main et de l’entrainer sur le chemin. Un vent froid vint souffler dans mes cheveux tachetés de sang, qui s’envolèrent comme s’ils étaient propres. S’il y avait bien une chose pour laquelle j’étais reconnaissance envers ma mère, c’était l’ascendance vélane qu’elle m’avait légué et qui me permettait de paraitre toujours élégante et jolie en toute circonstance. Même couverte de boue de la tête au pied, je restais toujours attirante et sexy. Oui, il n’y avait que cela de bon que l’autre imbécile m’avait fait hérité.

    Torben finit par dégager sa main de la mienne, et je fus assez étonnée qu’il ne le fasse pas plus tôt. Je ne m’en formalisais nullement, le connaissant assez bien à présent. Ses paroles me surprirent légèrement et me firent tourner la tête vers lui. Il se contentait de regarder derrière lui, sans un regard vers moi ce qui me vexa un peu. J’étais la chose la plus belle de tous les alentours et ON devait me contempler quoi qu’il puisse arriver. Oui, oui, prétention quand tu nous tiens. Enfin bref, je chassais ses pensées pour me concentrer sur ce qu’il me disait. J’étais assez stupéfaite par ses deux dernières phrases. Il essayait de me dire qu’au final il ne voulait plus de moi alors qu’il y avait une vingtaine de minutes, il me demandait de coucher avec lui, sur les entrailles des enfants que l’on avait tué, et sous les yeux de leur mère. C’était à ne rien comprendre oui vraiment. On dit de moi que je suis compliquée ? Et bien ce n’est rien comparé au moldave, ça je peux vous le garantir.


      ♣ De nous deux, je peux t’affirmer que je suis la plus apte à savoir ce dont j’ai besoin et ce que je désire. Mais là n’est pas la question. Ecoutes Torben, tu n’es plus un gosse et je ne suis pas ta mère. Tu es libre de faire ce que tu veux, quand tu veux, sans me rendre aucun compte. Tu ne veux plus me voir, et bien soit. Ce ne sera pas moi qui vais te donner des ordres. ♣


    Je dépassais le jeune homme sans tourner le regard vers lui. J’étais en colère, mais surtout vexé par ses propos. Il ne voulait plus me fréquenter ? Et bien tant pis pour lui, il ne savait pas ce qu’il perdait. Ne dit-on pas de toute façon un de perdu dix de retrouvé ? Je n’avais pas pour habitude que l’on me rejette et qu’il le fasse me rappeler un peu Amycus, et l’histoire avec Anna. Je n’avais vraiment aucune envie de revivre ça, oh non. Plutôt mourir ! Ou le tuer, oui, c’est une optique plus agréable que ma mort. Quelle perte ce serait pour le monde si je viendrais à lasser mon dernier souffle ! Je suis tellement exceptionnelle comme femme et irremplaçable. Je mis un peu de distance entre Torben et moi, avançant un peu plus le pas. J’entendais toujours ses pas derrière moi, et pour éviter qu’il ne parte on ne sait où, j’ajoutais

      ♣ Nous devons faire un rapport à notre maitre. Son antre se trouve à environ deux kilomètres, peut-être trois d’ici. Je connais le chemin suis moi. Nous arrivons au manoir, je fais mon compte rendu, tu fais le tiens, et ensuite, je te laisserais aux bons soins de Bellatrix. Je te promets que, comme tu le désires, nous ne nous reverrons plus, sauf si cela est nécessaire pour l’accomplissement de l’œuvre de notre maitre ♣
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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Dim 9 Mai - 10:25

    Justement, je ne savais plus vraiment ce que je voulais. En quelque sorte, Krystel avait été l’élément déclencheur de ma trahison. Elle avait été celle qui m’avait fait changé de vie, et qui m’avait fait ouvrir les yeux sur ce que j’étais vraiment. De même, je la détestais pour ça. Je me serais bien passé de savoir à quel point j’étais vil et cruel, et que je nourrissais de telles pulsions. Et je devais bien avouer qu’il y avait quelque chose entre elle et moi depuis mon retour de Moldavie. Et pour être honnête, depuis bien avant ça. Depuis que j’étais en angleterre, Krystel était en quelque sorte le fil directeur auquel je m’étais raccroché. Elle avait ponctué chacune des phases de ma vie depuis mon arrivée ici. Nous étions passés par une attraction très forte, puis par la méfiance, la haine, la suspicion… Encore de l’attraction, encore des embrouilles. Finalement, nous avions partagé mon lit à une reprise, et nous nous étions battus ensemble. Mais elle était trop compliquée ; à chaque fois que je pensais la cerner, elle me dévoiler une nouvelle facette de sa personnalité. Si je me sentais toujours attiré par elle, il n’en allait pas de même par mon désir de mettre les choses à plat. L’instabilité imprégnait déjà l’ensemble de ma vie, ce n’était pas pour recommencer à tout bout de champ !


    Mes paroles furent mal interprétées par la française. Pour changer. Quand est ce que nous aurions enfin une conversation où chaque mot, chaque phrase et chaque pensée sera correctement décrypté par l’autre ? Je ne le savais pas du tout, et je reconnaissais que c’était plutôt dommage que de faire à ce point défaut de compréhension. C’était le comble quand même ; n’étions nous pas adultes ? Du même camp ? Du même âge ? Nous aurions dû nous entendre à perfection depuis le temps, mais il semblait clair qu’à mes yeux, ma relation avec Krystel serait toujours emprunte de complexité, de nons-dits. Je souhaitais que cela change, même si de toute évidence je ne correspondais pas à ce qu’elle recherchait. Un coup, elle sautait sur tout ce qui bouge, et mon côté « bad men » lui plaît, et le lendemain, il faut que je sois tout gentil, tout beau, tout sérieux. Elle, en tous cas, était en colère. Comme d’habitude quand on discute, non ? Mais moi aussi je commençais à en avoir un peu marre. Je la regardais me dépasser, avant de laisser ma colère s’exprimer.



    | Non mais franchement, qu’est ce que tu veux à la fin ? Un coup, t’es ok, on pieute ensemble, tout semble relativement bien se passer. Puis, tu fais quoi, tu me demandes de violer une moldue sous tes yeux ? Je ne suis pas capable de faire ça, désolé de te décevoir. Et si je suis pas capable de faire ça, c’est que c’est avec toi que je veux coucher. Pourquoi ? Franchement, j’en sais rien. Je tiens surement à toi, sinon je serais jamais allé aussi loin. Mais j’ai l’impression que quoi que je fasse, ça ne te conviens jamais. Alors franchement, si c’est pour à chaque fois finir sur une déception, je préfère ne rien faire. Ou alors, tu te décides à me dire ce qu’il se passe. Ca me changerait, pour le coup. |


    Wow ! Torben Badenov, maître du self control ! je n’avais pas réagit d’un point de vue physique, et n’avait fait preuve d’aucune forme de brutalité.. ; Ca changeait des dernières fois où Krystel m’avait giflé et que je l’avais plaquée contre un mur, pas vrai ? Peut être qu’un jour, je serais capable de tenir une véritable conversation, qui sait ? Je sentais néanmoins le fiel dégouliner littéralement des paroles de la jeune femme. Elle avait pris mes mots au pied de la lettre, et ne cherchait aucun compromis. Elle ne voulait pas discuter, elle ne voulait pas jouer cartes sur table. Elle voulait même me laisser aux bons soins de Bellatrix… Nan mais vous imaginez ? On ne pouvait décemment pas me laisser aux bons soins d’une femme pareille, non mais vous imaginez ? Pour un peu, elle finira par me croquer tout cru. Je n’aimais pas beaucoup pieuter avec des mantes religieuses… Très peu pour moi !


    | Bordel, mais je sais jamais sur quel pied danser avec toi ! Un coup, tu veux te rapprocher, un coup tu veux qu’on se voit que dans le cadre des mangemorts. Compte rendu ? Si tu y tiens vraiment et si c’est une corvée pour toi, je peux très bien m’en occuper seul, je te remercie. Moi, je veux simplement savoir. Krystel. Qu’est ce que tu attends de moi ? Qu’est ce que tu veux ? |


    Au moins, on pourra pas prétendre que je ne cherche pas le dialogue plutôt que la baston…
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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Dim 9 Mai - 13:26

    Je n’aurais jamais cru cela possible, non jamais. Comment un homme pouvait-il me dire non ? Comment un homme pouvait-il me demander de ne plus faire partie de sa vie ? D’autant plus si cet homme était Torben. C’était moi qui l’avais libéré de toutes ses chaines. C’était moi qui l’avais toujours protégé. C’était moi qui lui avais sauvé la mise à plus d’une reprise. C’était moi qui l’acceptait tel qu’il l’était et qui ne cherchait pas à le changer. Je lui permets d’être ce qu’il est vraiment, sans artifice, sans avoir besoin de se cacher en ma présence. Et que faisait-il ? Que me demandait-il ? De ne plus avoir de contact avec lui. Où du moins, c’était ainsi que je prenais ses paroles. Je m’étais alors éloignée de lui, pris un peu d’avance, en mettant une distance entre nous. Si tel était son désir, et bien soit, je ne viendrais pas l’importuné mise à part en cas de nécessité. On ne m’avait que trop souvent imposé des présences que je ne désirais pas pour en faire de même aux autres, ou plutôt à Torben. Car on avait beau dire, on avait beau croire ce que l’on voulait, j’ai de l’attachement pour lui et c’est d’autant plus dure à accepter qu’il me tourne le dos. Il était une des rares personnes sur qui je peux compter. Non rectification, sur qui je pouvais compter vu qu’à présent il me jetait. Et pourquoi au final ? Parce que j’avais refusé de coucher avec lui. Encore et toujours le même propos. Oui les hommes étaient tous les mêmes, et plus je les connaissais, moins j’avais eux de les côtoyer. Mieux vaut être seule que mal accompagnée comme on dit. Cela ne me changera pas au final, vu que si je fais le bilan de ma vie, j’ai toujours du me débrouiller toute seule. On ne peut comptais que sur soit même, ça je peux vous le garantir…

    Les paroles de Torben firent gronder une colère en moi que je ne pouvais refouler. Comment osait-il tout me mettre sur le dos ? Bien sur, c’était de ma faute à moi et pas la sienne. Encore et toujours le même refrain, pour changer. Lui avais-je fait le moindre reproche au sujet de la moldue ? Non. Lui avais-je dis que cela me décevait ? Non plus. Alors que venait-il me chanter là ? le moindre prétexte était bon à prendre et on en revenait au même point : ce qui ne lui avait pas plus, c’était que je puisse me refuser à lui. Est-ce si dure pour un être humain masculin de concevoir qu’une femme ne soit pas qu’un trou à fourrer quand bon leur semble ? Qu’on puisse leur dire non, et cela pour de bonnes raisons ? J’en avais assez de n’être qu’un objet entre les mains des autres. J’avais toujours cru que c’était les hommes qui l’étaient dans mes mains, mais au final, c’était le contraire. J’étais une bête de foire dont on se vantait le mérite quand on avait pu me mettre dans un lit. On ne voyais que ça en moi, et je voulais que cela change. Je ne voulais plus être un simple bon coup. Je voulais que l’on voit en moi une mangemorte cruelle, terrifiante, imprévisible, noire, attirante et j’en passe. Je voulais qu’on me voit moi, et non plus que mon physique.


      ♣ Ce qui ce passe ? Es-tu sure de vouloir le savoir ? Car j’en doute vraiment, vu que cela n’irait pas dans ton sens, n’ira pas vers ce que toi tu veux. A quoi bon de toute façon que je continue à parler. Cela ne sert strictement à rien vu que tu ne veux plus rien à voir avec moi ! ♣


    Je m’étais retournée pour lui beugler ça à la figure avant de reprendre le chemin du manoir de mon maitre d’un pas plus vif. En cet instant, j’étais comme Gozzila qui détruit la ville, en grognant et en écrasant tout sur son passage. Mon pas n’était plus élégant mais lourd. Mes poings étaient fermés, le long de mon corps et mon regard lançait des éclairs. J’en voulais à Torben, plus que si cela aurait été une autre personne. Je pensais le connaitre, mais au final par du tout. Je pensais qu’il était différent, mais ce n’était pas le cas en fait. Non mais quelle moldue je pouvais être des fois ! Que Bellatrix s’occupe de lui, que je ne me mêle plus de rien le concernant, et la baguette de Merlin sera bien lavée. Je ne savais vraiment pas pourquoi notre maitre m’avait envoyé le surveiller cette nuit. Après tout, ce n’était pas mon boulot, ni mon rôle. Il y avait déjà l’autre prétentieuse qui tourne un peu trop autour d’Amycus qui était chargée de ça. Peut-être voulait-il m’ouvrir les yeux sur le jeune homme ? Bien que j’en doute vraiment, si c’était le cas, je ne pouvais que le remercier. C’était finit, je tirais un trait sur toute l’affection que je pouvais avoir pour le moldave, comme je l’avais fais envers le joueur de Quidditch. J’étais plongée dans ses pensées quand Torben en remis une couche. Par le postérieur de la grande Morgane, se pouvait-il qu’il n’est pas encore compris ? Je m’arrêtais, pivotais vers lui et lui déclara d’un ton plus que las, décidant de mettre carte sur table. Après tout, je n’avais plus rien à perdre à ce stade…

      ♣ Tu veux savoir ce que je veux ? Je veux d’une relation dans laquelle on arrête de me voir seulement à travers mes attraits féminins. Je veux que l’on m’accepte pour ce que je suis, pour les valeurs que je défends et non plus parce que je suis présentable et que cela fait bien de m’avoir à son bras ! Je veux que l’on arrête de se servir de moi comme d’une marionnette passive ! Je ne veux plus d’une vie de débauche sexuelle qui ne fait que me faire souffrir au final ! Je ne veux plus coucher avec un homme qui ne serait apprécier que mon physique on ne peut plus plaisant et enviable. Ce que je veux Torben, c’est que tu arrêtes de vouloir seulement coucher avec moi. Toi plus que quiconque sait que j’ai assez donné de ce côté-là ! Regardes toi un peu ! Pourquoi me rejettes-tu ? Pourquoi en sommes-nous à nous disputer une nouvelle fois ? Tout simplement parce que je n’ai pas accepté de coucher avec toi, et uniquement pour ça. Tout est partie de là, et tu vois, de cette vie là, j’en ai plus qu’assez. ♣


    J’étais en colère contre lui, j’étais blessée également, mais surtout soulagée. Jamais encore je n’avais été aussi franche avec quelqu’un, Amycus mise à part. Je me sentais à la fois bien et faible, faible de m’exposer ainsi, de me montrer vulnérable. Je tapais une fois du pied de rage avant de reprendre le chemin, un peu plus Gozzila que je ne l’étais précédemment.
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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Dim 9 Mai - 15:30

    Plus le temps passait, et plus mon rapport se compliquait avec les femmes. Je ne les comprenais pas, et je ne parvenais pas non plus à leur faire comprendre quoi j’étais et ce que je voulais. Je m’y prenais comme un manche. Cela n’avait pas toujours été comme ça. Quand j’étais ado, c’était facile. Je n’avais qu’à sourire, balancer quelques conneries, et l’affaire était dans le sac. Je me fichais de tout, et tout venait à moi. Maintenant, c’était tout l’inverse. Je faisais tout, j’essayais de comprendre et d’agir, mais pas moyen de savoir de quoi il en retournait. Comment les choses avaient elles pu aussi mal tourner ? je ne le savais pas, mais je suspectais qu’il y avait un grave problème de compréhension entre nous. Visiblement, ni moi ni Krystel n’étions capables de mettre de l’eau dans notre vin. Nous passions notre temps à nous friter à la moindre parole ou à la moindre connerie de l’autre. Cela me changeait… même avec Alice remarque, tout n’était pas allé pour le mieux. Mais elle, elle avait mis beaucoup d’eau dans son vin. Quitte à le rendre totalement incolore même, puisqu’elle avait pardonné mes infidélités et mes faiblesses.


    Remarque, c’était bien moi qui essayait d’arranger la situation ici, et non la jeune française. Elle ne savait pas ce qu’elle voulait visiblement, et moi non plus, vu que nous n’arrêtions pas de faire marche avant puis marche arrière. On ne savait même pas vraiment ce qu’on faisait, ni ce qu’on voulait pour nous. C’était une sensation étrange. Ses paroles acerbes m’énervèrent un peu plus. Voulait elle vraiment me pousser à bout, et qu’on se foute sur la gueule ? Moi, ça me dérangeait pas de me battre encore, mais quel intérêt ? Si elle me cherchait autant, que pouvais je en conclure ? Putain, Krystel, c’est vraiment compliqué d’essayer de la cerner. Elle était pas comme toutes les filles ; j’étais certain que si je la prenais dans mes bras, et la serrais contre moi pour l’embrasser, je ne ferais que me prendre un coup de genou dans les parties intimes. Comment arranger la situation, si elle n’était pas ouverte au dialogue et si elle se braquait de plus en plus au fur et à mesure que je parlais. Ainsi donc, ça ne valait plus la peine de me parler, vu que de toute façon, je n’étais qu’un crétin obtus ? C’était bien ce qu’elle voulait dire là, pas vrai ? Vous allez voir vous, de quel bois je me chauffe…



    | Oh et puis laisses tomber. Moi, j’essayes de parler, qu’on voit ce qui va pas et que ça s’arrange, et t’en as rien à péter. On va vraiment en rester là alors, ça sert à rien de s’entêter si on est pas capables de s’entendre. |


    J’avais envie de la planter là, de la laisser sur place et de me barrer. Encore et toujours, quand les choses vont mal, c’est toujours de la même façon que je réagis. Mais là, c’était surtout pour éviter de m’énerver suffisamment pour en venir aux mains avec la jeune femme. Nous nous étions déjà presque battus une fois, et je n’avais pas du tout envie de recommencer avec elle. Remarque, la dernière fois, nous nous étions réconciliés en couchant ensemble. Pour la première fois d’ailleurs. Mais j’avais comme la petite impression que notre dispute actuelle n’allait pas pouvoir se régler par une petite partie de jambes en l’air… Non seulement nous étions trop énervés, mais en plus de ça, je n’en avais plus du tout envie, sans parler de Krystel, qui venait de se retourner pour me hurler dessus. J’avais envie de la gifler. Pas très gentleman, n’est ce pas ? Finalement, elle se retourna et pris un air fatigué et ennuyé. Oh, excuses moi de t’emmerder Raybrandt… Mes poings se serrèrent, mais je n’esquissais aucun geste. Ce qu’elle dit me laissa sans voix. Comment cela se faisait il que nous en revenions toujours à ce sujet ? Si la dernière fois qu’on en avait parlé j’avais gardé un minimum de self control, ce n’était plus le cas ici, ert je tremblais de rage.


    | Bordel Krystel, comment tu peux croire que je m’intéresse encore qu’à ton cul ? Non mais c’est n’importe quoi ! Combien de fois il faudra te dire que si je veux me taper une nénétte, je le fais et puis c’est tout. Je me casserais pas la tête autant que je le fais avec toi. Et tu sais pourquoi je me casse la tête pour toi ? Eh ben je croyais qu’il y avait quelque chose ! Une chance, une petite chance que tout ce qu’on fait depuis deux ans qu’on se connaît aie un sens, qu’on tienne l’un à l’autre ou je ne sais quoi d’autre ! Parce que c’est ce que je ressentais. Mais excuses moi d’avoir voulu couché avec toi tout à l’heure. Maintenant interroges toi juste une petite minute ; comment aurais tu réagit, si jamasi tu aurais tenu un peu à moi, si je t’aurais demandé de violer un moldu sous mes propres yeux ? Allez c’est bon, j’arrêtes. A chaque fois que je crois qu’on pourrait faire quelque chose ensemble, tout se pète la gueule. |


    J’étais rouge, car je n’avais pas repris ma respiration, et j’avais hurlé sans retenue. Bordel, si les aurors nous retrouvent pas après ça, ou la police moldue… je reprenais mes esprits tandis que je sentais un vague vertige me bousculer le cerveau alors que je reprenais ma respiration.


    | Eh merde ! | lançais je finalement avant de repartir en direction du manoir

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Krystel Raybrandt

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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Dim 16 Mai - 16:19

    On n’arrivait pas à se comprendre, ça ne faisait aucun doute. Autant je pouvais comprendre d’autres hommes très facilement, autant Torben était comme un mystère pour moi. Je n’arrivais jamais à savoir ce qu’il voulait et quand je pensais y arriver, je m’apercevais que ce n’était pas le cas. Et inversement. Il arrivait à me comprendre aussi bien que j’arrivais à le comprendre. Entre nous, c’était à chaque fois un pas en avant quatre en arrière. Peut-être prenais-je trop cette histoire à cœur ? Allez savoir. Toujours est-il que plus le temps passait et plus j’étais lasse de mes disputes quotidiennes avec le moldave. Je finissais vraiment pas me demander si le mieux n’était pas que l’on ne se côtoie plus, bien que cette idée disparaissait aussi vite qu’elle était apparue. Non je tenais trop à la relation que je pouvais entretenir avec lui. Je ne pourrais vous définir cette dernière, mais j’y tiens quand même. Je n’avais pas besoin de me cacher avec le jeune homme, et il m’acceptait tel que j’étais. Il acceptait chaque part de mon être aussi maléfique et fragile quelque fois, soit-il. Il veillait sur moi, n’était jamais loin quand j’avais besoin de quelqu’un à qui parler, et ne me jugeait pas. Aussi difficile que cela soit pour moi de l’avouer, j’avais besoin de Torben. Il était mon dernier allié, le dernier a qui je pouvais me fier, et plus encore depuis qu’il nous avait rejoint.

    Ses paroles vinrent conforter mes pensées. Oui, vraiment, ça ne servait à rien que l’on s’entête comme il venait de s’y bien le dire. Il ne me comprenait pas et inversement. J’essayais de lui parler et il ne le comprenait pas. Il avait l’impression que je ne l’écoutais pas, et que je me fichais bien de ce qu’il pouvait dire. Nous étions dans un cul de sac fond de chaudron, une impasse, et je n’avais pas envie de continuer à faire des efforts. S’il ne voyait pas ses derniers, et bien, tant pis pour lui. De toute façon, il venait de m’annoncer qu’il préférait de plus me voir alors. Ou du moins c’était ainsi que j’avais interprété ses dires. Et quant il vint me demander ce que je voulais, je lui répondais le plus franchement du monde, de colère, de frustration qu’il ne me comprenne pas, mais vexée également de ses propos. Je reprenais ensuite ma route telle un dragon en colère, claquant mes pas sur le sol. C’était bien la première fois que cela m’arrivait. En temps normal, j’étais toujours gracieuse mais ma colère semblait contre carré cela. Surtout encore un des traits que je tenais de mon affiliation vélane. Je me stoppais net dans ma course à le devancer pour rentrer le plus vite possible au château, quand il reprit la parole. Stupéfaite, oui, c’était vraiment le cas de le dire. Je me retournais lentement vers lui, qui se rapprochait de moi. Je le stoppais d’une main quand il fut à ma hauteur.


      ♣ C’est donc pour ça que tu m’en veux ? Juste parce que je t’ai demandé de t’occuper d’une moldu ? Mais par le postérieur de Morgane, j’en ai foutrement rien à faire que tu l’ais fais ou non. L’aurais-je fais ? Ce n’est pas la bonne question ? L’ais-je déjà fais ? Oui, et cela m’a procuré un plaisir tel qu’il t’aurait également plu. Mais si tu n’en veux pas, je m’en contrefiche mais royalement. Je ne suis pas ta mère, comme je te l’ai déjà dis, ni même Bellatrix ta « marraine ». ♣


    J’étais soulagée, soulagée car je pensais avoir trouvé le problème à cette querelle qui n’avait au final pas lieu d’être. Me décalant devant lui, je ne pus m’empêcher de sourire légèrement avant d’ajouter dans un léger murmure

      ♣ Et comment peux-tu croire que je ne puisse pas tenir à toi ? Crois-tu vraiment que je me prendrais la tête avec toi si ce n’était pas le cas. Ouvre un peu les yeux Torben… Je me suis mouillée plus d’une fois pour toi. Je t’ai sauvé la mise plus d’une fois. Et pourquoi a-t-on avis ? Pour la même raison que toi tu as risqué ta vie pour me sauver à la banque… Tu ne comprendras donc jamais rien aux femmes pas vrai ? ♣


    J’étais contente que le moldave ait été aussi loin dans ses révélations qu’il venait de me faire. Il m’avait avoué qu’il espérait qu’il y ai quelque chose entre nous, qu’il tenait à moi. J’étais rassurée de voir qu’au moins, je ne m’étais pas trompée sur toute la ligne avec lui. Je le regardais quelques instant avant de me retourner et de reprendre notre route. Le manoir de notre maitre n’était plus très loin à présent, et j’avais besoin d’un bon bain. J’empestais à présent le sang, et mes talents, à marcher dans un chemin de terre étaient bons à être jeté. Et surtout, j'avais des organes de première qualité à aller mettre au frais pour ne pas qu'ils se perdent
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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Dim 16 Mai - 21:00

    J’étais sincérement fatigué, et de plus en plus au fur et à mesure que la conversation continuait. Je n’avais plus envie de me crever à courir après Krystel, après la gloire, ou après quoi que ce soit d’autre dans ce genre. J’avais juste envie de rentrer, et de dormir. Maintenant que les choses avaient tendance à retomber tout comme l’adrénaline, je sentais un terrible poids sur mes épaules. J’avais beau avoir fait ce qu’il fallait, ce soir, je savais que je resterais à jamais marqué par ce que j’avais fait. Jamais je n’aurais dû m’abaisser à de telles choses. J’aurais dû faire d’autres choix, j’en étais bien conscient. Pourtant, j’assumais complétement mes actes. Je ne me dérobais à nul jugement. J’étais un salaud de la pire espèce, et je le savais. Pire, je jouais là-dessus pour parvenir à mes fins. C’était terrible, mais j’étais bien conscient de ne pas avoir le choix. Je n’avais plus le choix. A force de n’en avoir fait que de mauvais, je ne parvenais tout simplement plus à en faire. Je m’enfonçais un peu plus dans les ténèbres. Minute après minute, je m’enfonçais dans le mal avec une facilité qui ne me déconcertait même plus. J’avais pris toute la mesure de mon être et fil du temps, et maintenant, j’acceptais ce que j’étais, même si je me répugnais moi-même.


    Comment ça, je vis dans une contradiction complète ?


    Je sentais l’herbe humide sous mes pieds. Je me sentais si las et si fatigué que je ne rêvais que d’une seule chose ; m’abandonner ici dans l’obscurité. Me rouler par terre. Et surtout, profiter du calme. Il était clair qu’à mes yeux, ma relation avec Krystel était tout sauf calme. Je ne savais pas si cela allait s’arranger ou non, et je ne savais pas non plus ce que je pouvais toujours espérer. L’espérance, à quoi servait elle dont quand on était mangemort ? Pourtant, je fus à mon tour surpris par la réaction de la française. Alors que je lui expliquais ce qu’il n’allait pas, elle me regardait comme si elle ne me comprenait pas, et elle alla même jusqu’à me stopper d’une main quand j’arrivais à sa hauteur. Elle me dévisageait, et je la dévisageais aussi. Je n’avais pas du tout compris ce qu’il venait de se passer. Elle tombait tellement des nues en se rendant compte de ce qui me turlupinait ? Sans doute. Ses paroles m’étonnèrent, mais les dernières me laissèrent de marbre. Elle glissait de nouveau sur une pente savonneuse.



    | Ca représente peut être rien pour toi, mais pour moi si. Jamais je n’abandonnerais mon corps ou mon âme à quelqu’un sans me battre ou sans y consentir. Et jamais je ne prendrais ces choses de force. La vie, c’est quelque chose de différent. Demandes moi de tuer et y’aura pas de problème. Torturer même, c’est pas quelque chose qui m’écoeure ; j’ai vu et fait bien pire en Moldavie. Mais prendre de force de cette façon… Si ça te plais, tant mieux. Moi pas. Je ne veux pas de ça. Je me sens salit, maintenant. Quand je pense que j’ai hésité en plus. Putain de merde !


    Je me sentais effectivement salit, mais de la plus insidieuse des façons. Une douche n’y changerais rien. Je me sentais pourrit de l’intérieur. Je me sentais partir en lambeaux, ou plutôt je sentais mon âme partir en lambeaux, ce qui était bien pire. J’avais besoin d’une bonne bouteille et d’une douche bien chaude…


    | Effectivement, tu n’es pas ma mère… |


    Mon cœur se serra. C’était la première fois qu’on me disait ça depuis que ma mère était morte. Ces mots auraient pu être anodin, mais ce genre de choses ne l’était jamais avec moi. Je n’avais jamais pu encaisser qu’elle soit morte. Si elle serait toujours en vie, je ne serais pas là à me détruire par la haine et la vengeance. Mais les choses étaient ce qu’elles étaient, et je n’y pouvais plus rien. Maintenant, c’était Krystel qui m’étonnait, à tel point que je m’arrêtais. Elle s’était manifestement radoucie, et souriait même très légèrement. Et voilà qu’à son tour, elle essayait de me convaincre qu’elle tenait à moi. Je ne savais plus du tout sur quel pied danser. Pourquoi tout devait il toujours être aussi compliqué ? Nan mais sérieusement, y’avait vraiment de quoi perdre les pédales vous savez !


    | Le hic, c’est que plus on tient l’un à l’autre, et plus les choses dérapent. Je ne me l’explique pas. Et tu vas me prendre pour un con, Krystel. Mais je ne sais vraiment pas pourquoi tu m’as sauvé la vie par le passé. D’autant que nous n’étions pas encore proches à ces moments là. Enfin, pas au début. Je ne me l’explique pas non plus. Et je ne m’explique pas non plus pourquoi je t’ai sauvé la peau à la banque. Je t’avais pourtant prévenue que je devrais te tuer, quand je te reverrais, tu te souviens ? Et j’étais plus que décidé à le faire. Mais je n’ai pas pu. Plusieurs choses m’ont retenu, sans doute. Mais le fait est que je ne sais pas comment j’aurais agit si tu aurais été tuée. |


    Je marchais quelques pas, dans le silence. Krystel semblait infiniment plus douce qu’il y a dix minutes, et je me sentais plus calme aussi. Je n’étais pourtant pas encore libéré de toutes mes tensions, mais ça me fait du bien de parler. Depuis la première fois depuis bien longtemps, je parlais sans entrave à quelqu’un. Et que ce soit la mangermorte, ça comptait vraiment. Je brisais finalement le silence, alors que nous arrivions en vue du manoir.


    | Mais non, pour te répondre, je ne comprendrais probablement jamais rien aux femmes. Bien trop compliquées, et je suis quelqu’un de simple. |


    C’était la pure vérité. Je vivais pour me battre, je vivais pour avoir des problèmes et faire toutes les conneries imaginables pour les surmonter. Je n’étais pas un fin connaisseur de l’ame humaine, et des femmes encore moins. Nous marchions. Arrivé devant l’entrée, je pivotais face à Krystel, après avoir jeté un coup d’œil à l’intérieur.


    | Je ne sais pas pour Bellatrix, mais le maître semble absent ; sinon, la cheminée fonctionnerait. On fait quoi ? |


    Con hein, la question ? On ne se refaisait pas, un point c’est tout !

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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Dim 6 Juin - 12:52

    ♣ Soit, si tel est ton opinion… Nous en reparlerons d’ici quelques mois ♣


Je n’avouerais rien d’autres à ses paroles concernant ce que je lui avais demandé plus tôt et la raison de sa colère envers moi. A quoi bon de toute façon ? Je savais très bien qu’à mesure que son âme s’enfoncera dans les forces obscures, tous ses remords, toutes les barrières ‘morales’ qu’il se fixait encore allaient disparaitre. Telle était la liberté que nous offrait la magie noire, en plus de sa puissance si délectable. Je ne pourrais jamais me lasser du pouvoir que je pouvais exercer sur les sorciers et les moldus. Je ne pourrais jamais me lasser de les voir souffrir sous mes assauts de magie, les voir me supplier au début de les épargner, puis ensuite de mettre fin à leur vie insignifiante. J’aimais la torture, la souffrance, la cruauté, et montrer aux autres combien ils étaient faibles en comparaison avec ma brillante personne. Je me complaisais de plus en plus dans la violence, et dans le sang et je savais que bientôt, ce serait également le cas de Torben… Enfin si l’autre bouse de dragon de Bellatrix ne fichait pas tout en l’air. Je doutais grandement de sa capacité à former le moldave à être un bon mangemort qui se respecte. Son intelligence frôle celle d’un troll des cavernes et sa conduite n’est pas digne d’une messagère de la mort. Il suffisait de voir ses dernières frasques pour s’en rendre compte. Quelle fille du diable irait s’enticher du fiancé de sa sœur, et de se mettre à l’aimer ? Qu’elle couche avec, certes, cela était compréhensif, mais de là à tomber amoureuse et mettre en péril la réputation de sa lignée, c’était complètement stupide et digne d’une moldu ou d’une traitre à son sang.

Mais arrêtons de parler d’une personne aussi insignifiante et si peu intéressante qu’elle. Elle ne vaut pas la peine que j’use de ma salive pour ne serait-ce l’évoquer. Je préférais de loin me consacrer à l’homme qui se trouvait non loin de moi. Il était arrivé à calmer ma colère en m’avouant une chose qu’il ne m’avait jamais dite par le passé. De l’entendre me dire qu’il tenait à moi m’avait radouci tout de suite et me plaisait au plus haut point, si bien que je vins à mon tour lui dire que je tenais à lui. C’était, sans aucun doute, un exploit de ma part. Depuis l’épisode Amycus, je m’étais renfermée énormément, et ne laissais plus aucune place à la moindre faiblesse. Hors, je considérais l’attachement envers un être comme la plus grande des faiblesses humaines donc… Torben avait une chance folle, vraiment. Il suffisait de regarder comment je me comportais avec celui que j’aimais. Je le repoussais, je me montrais indifférente et méchante, bref, tout pour ne pas laisser entrevoir que mon cœur continuait de manquer un battement en sa présence. Je ne pouvais plus me permettre de me perdre dans des sentiments qui me rendraient faibles au final. Hors, avec le moldave, c’était différent. Il était sans aucun doute celui qui me connaissait réellement, et avec qui je ne me cachais pas. Je n’essayais pas de lui montrer une autre Krystel, non, j’étais réellement moi, sans artifice, sans masque.


    ♣ Il serait alors plus sage que l’on ne se côtoie plus, mais avons-nous envie d’être raisonnables ? Non, je le crains. Je vais t’avouer quelque chose, qui ne va sans doute pas d’étonner. Tu représentais pour moi, au départ, un simple objet que je pouvais manipuler et qui pourrait être un atout pour les mangemorts. Puis les choses ont changés le jour où tu m’as aidé après… Enfin tu vois. Pourquoi tu l’as fait ? Je n’en sais rien du tout, seul toi le sais. Tout ce que je peux te dire c’est qu’à partir de là, ma vision de toi a changer. Tu ne m’as pas jugé, tu n’as pas profité de ma faiblesse passagère. Personne, Amycus mise à part, ne s’était conduit comme ça avec moi, personne… Au fils du temps, j’ai fini par apprécier le vrai Torben et à m’attacher à ce dernier. Je ne devrais surement pas te dire ça, mais à quoi bon te le cacher ? ♣


Après un haussement des épaules, je continuais à marcher vers la demeure de notre maitre. Il nous fallut encore une dizaine de minute pour la rejoindre, à mon plus grand plaisir. J’avais besoin de prendre un bon bain après la soirée que je venais de passer. Enfin, après avoir fait mon rapport à mon seigneur bien entendu… Seigneur qui semblait absent, tout comme Bellatrix comme me le fit remarquer Torben. Me retournant vers lui, je lui dis alors

    ♣ Ce n’est donc pas une bonne idée de s’attarder ici. IL n’aime pas que l’on soit chez lui quand Il n’est pas là. Nous reviendrons plus tard, mais en attendant… ♣


Je lui saisis le bras, avant de transplaner de nouveau avec lui. Nous atterrîmes rapidement à la lisière d’une forêt très noire, et je fis tout de suite signe à Torben de ne pas faire le moindre bruit. Je pris soin de vérifier à l’aide de plusieurs sortilèges que personne ne se trouvait au alentour avant de m’avancer et de longer le mur. Je m’arrêtais à la hauteur d’une brique qui était légèrement ressortie par rapport à toutes les autres, m’entailler la main à l’aide d’un dissemdium, et appuyer ma paume quelque seconde juste en dessous de « l’imperfection ». De la même manière qu’au chaudron baveur, le mur se mit en mouvement, sans un bruit, jusqu’à laisser place à une porte en fer des plus solides, sans aucune poignée, ni ouverture pour y glisser une clef. Je posais ma paume ensanglantée sur son centre, et traçais avec mon sang quelques runes. Quand j’eu finis, la porte disparu par magie, laissant place à une ouverture remplit de brouillard

    ♣ As-tu toujours la clef que je t’ai envoyé ? Tu vas en avoir besoin pour passer sans danger ♣


J’avais tourné la tête vers Torben pour lui dire ses quelques mots, avant de m’avancer dans l’ouverture, et de pénétrer dans le jardin qui bordait ma demeure. J’avais moi-même fabriqué et enchantée cette entrée, aussi était-elle inconnue pour tous. Si par le pure des hasards, quelqu’un arrivait à percer l’étape des runes à graver en sang, et qu’il passait le pas de la porte il se retrouverait dans un labyrinthe de brume sans sortie, et finirait par y périr. Pour pouvoir passer cette dernière barrière magique, il fallait posséder un des deux clefs que j’avais créé par le biais de la magie noire, faute de quoi, la mort nous attendait au bout du chemin.
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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Dim 6 Juin - 14:34

    Les dernières paroles de Krystel sonnèrent à mes oreilles comme un avertissement. Je savais fort bien qu'elle ne l'avait pas dit dans ce sens là, mais je savais fort bien que si les choses continuaient ainsi, je finirais effectivement par embrasser totalement le mal. Le fait que Krystel ne soit pas choquée par le meurtre, le viol et le pillage en disait long sur le chemin qu'il me restait à parcourir; je n'avais pas pu violer la moldue, ce soir. J'en avais été tout bonnement incapable. J'aurais très bien pu me cacher derrière mon sens de l'honneur ou de l'éthique, mais c'était autre chose; c'était dans mes tripes. J'aurais été malade et traumatisé si on m'aurait forcé à faire ça quand même. Mais ces paroles me montraient également tout le chemin que j'avais commencé à parcourir, le chemin de la damnation. J'avais déjà réussit à tuer à de nombreuses reprises par le passé, même s'il ne s'agissait que de créatures viles, laides et dangereuses. C'était autrement plus facile que de tuer un homme. Mes premières victimes humaines, je n'avais même aucun souvenir d'avoir commis ces meurtres, étant apparemment sous l'emprise de l'impérium. Ensuite, j'avais tué. Et aujourd'hui, j'avais torturé et mutilé. J'avais sentit quelque chose se briser en moi, dans ma tête. Je n'aurais pas su vous dire comment je me sentais, là maintenant. Je n'aurais pas su répondre si j'allais bien et que je me sentais enfin libéré, ou si je me sentais mal et que j'étais déjà dévoré de l'intérieur par ce putain de sentiment de culpabilité. Je ne relevais donc pas les paroles de la brune, car je ne voulais pas retomber dans ce genre de discussion.


    J'étais convaincu d'avoir ouvert une brêche dans Krystel en lui avouant que quelque part, je tenais beaucoup à elle. Et elle avait elle même agrandit cette ouverture en me faisant part de la réciprocité de ces sentiments. On ne parlait pas vraiment d'amour au sens romantique du terme; je pense qu'on s'appréciait pour ce que nous étions au fond de nous. Un peu comme on apprécie un ami, un confident et une maîtresse; un peu comme ces trois choses là à la fois. Je ne savais pas où cela allait nous mener, et je n'avais pas non plus la moindre petite idée sur la façon dont cette relation allait impacter ma vie et surtout, mon but ultime. Après tout, je m'étais promis de me défaire de tout pour parvenir à mes fins ou à la mort; ce n'était pas pour m'enticher de quelqu'un, pas vrai? Pourtant, j'avais besoin de cette proximité. J'avais blessé Alice, repoussé Jana, et mis mes soeurs à l'écart. Il ne me restait plus personne, juste Krystel qui s'intéressait un peu à moi et à ce que je faisais. Je savais que c'était désintéressé, et c'est ce qui me paraissait sans doute le plus étrange. Maintenant que la colère retombait, j'avais conscience que j'avais vraiment besoin de la française, même si cela me coûtait de le lui avouer. Alors, Krystel me fit part de ce qui l'avait conduit à m'apprécier. Je gardais un instant le silence. Je ne savais pas quoi répondre. Finalement, je reprenais la parole, d'une voix bien plus calme que quelques minutes plus tôt.



    | Je ne sais pas vraiment pourquoi je t'ai aidé à ce moment là. Peut être parce que depuis que je t'ai rencontré, tu m'as toujours semblé spéciale, différente des autres. Je ne saurais pas le dire. J'étais déjà attaché à toi d'une certaine façon à ce moment là; car nous étions tous deux des étrangers à ce pays, et j'ai tout de suite sentit que nous étions pareils. Enfin, d'une certaine façon. C'est très confus, pour moi. Je sais juste que je me suis attaché à toi au fil du temps, et que revenir en arrière serait douloureux. Et moi non plus, je n'ai pas envie qu'on arrête de se voir. |


    Et voilà, Torben qui parle plus vite qu'il ne pense. Comme toujours. J'étais un crétin, mais un crétin qui s'assume. C'est là tout le principal, n'est ce pas? Le reste du trajet se passa en silence. Je ne soufflais mot, conscient d'avoir peut être été trop loin du point de vue de Krystel, tout en étant certain d'avoir été trop loin de mon propre point de vue. Pourquoi ressentais je perpétuellement le besoin de me compliquer les choses, et de les compliquer à mon entourage? La française parla alors, puis me prit le bras et nous fit transplaner. Pris au dépourvu, j'avalais goûlument l'oxygène qui s'offrait à moi alors que nous arrivions à proximité d'une sombre forêt. Je restais figé alors que Krystel me fit signe de ne pas faire de bruit. Elle se mit à saigner, tracer des motifs qui m'étaient inconnus sur la pierre, ce qui nous ouvrit un passage. Quand Krystel me demanda si j'avais toujours la clef qu'elle m'avait donné, j'acquiesçais silencieusement en la tirant de la poche intérieure de ma veste. Nous nous avançames dans l'obscurité, et je ressentais le besoin de réellement mettre les choses au clair avec Krystel. Je lui pris la main et la tirais doucement vers moi, pour qu'on soit en face à face.


    | Pour être tout à fait franc, Krystel, je dois encore t'expliquer une chose. Si j'ai trahit mes amis et mes principes... C'était sur le coup, je ne l'ai pas prémédité. Je t'ai vue blessée, et je sentais que personne d'autre ne serait là. J'ai changé de camp pour toi, bien que ça ne soit pas la seule raison. Je m'en suis inventé d'autres, qui me permettent de justifier mon comportement et qui me donnent un but, mais c'est de te voir blessée et inconsciente qui m'a fait me rallier à toi. Si je t'aurais perdue à ce moment là, je ne sais pas comment j'aurais réagit. Voilà, c'est dit. |


    Je me détournais de krystel, tout simplement par ce que je ne savais absolument pas quoi faire ensuite. Devais je l'embrasser, lui montrer ce que mon instinct me dictait de faire? Je ne savais pas trop. Je regardais la clef, dans le creux de ma main.


    | Quel est cet endroit aussi protégé? Et pourquoi m'avoir donné cette clef? |


    Manière comme une autre de changer de sujet.

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MessageSujet: Re: York, nord de l'Angleterre, ou le lieu du crime... [Déconseillé moins de seize ans]   Lun 5 Juil - 16:48

Attendez, j’ai bien entendu ce que Torben venait de me dire? Ses paroles teintaient avec plaisir à mes oreilles. Je ne pu m’empêcher de sourire d’ailleurs, savourant l’instant. Et bien, il se pouvait que je ne me sois pas tromper sur toute la ligne concernant le moldave et que l’attachement envers moi que j’ai pu entrevoir n’était pas de que de la fiction. Je ne répondais rien, appréciant encore les révélations qu’il m’avait fait. Je comptais pour lui, et il ne voulait pas de plus pouvoir me voir. Il avait trahi tout ce qu’il avait, toutes les personnes auxquelles il pouvait tenir pour moi, parce qu’il m’avait vu blessé, parce qu’il n’aurait pas supporté me perdre. Le bilan de toute cette soirée ne pouvait qu’être positif. Torben venait d’entrer un peu plus dans les ténèbres, et se rendait compte que ma présence à ses côté étaient importante et qu’il ne pouvait pas s’en passer. Il ne pouvait pas se passer de moi, et ne voulait pas que je disparaisse. Comment ne pourrais-je pas être heureuse ? En plus, il m’avait permis de récolter quelques organes bien frais d’enfant, en remplacement de ceux que j’avais du jeter lorsque le ministère avait débarqué chez moi, sous les ordres de cet imbécile d’Auror.

Sans un mot, je faisais entrer le mangemort « accompli » dans la grande demeure qui était la mienne, par une entrée que lui seul, en dehors de moi, connaissait. Son regard semblait légèrement fuyant alors qu’il contemplait la clef qu’il avait dans sa paume. Aucun doute qu’il changeait de sujet par « peur » où je ne sais pas quoi. Je respectais cela, ainsi lui fis-je signe de la tête de me suivre. Je nous amenais dans un long couloir, qui débouchait sur une immense et ancienne bibliothèque. Je faisais bouger trois livres, actionnant un mécanisme moldu, plutôt ingénieux, qui laissa place à un grand escalier en colimaçon. Je jetais un rapide coup d’œil derrière moi, m’assurant que Torben me suivait toujours, avant de m’engager à monter une petite centaine de marches. Si je ne connaissais pas ce passage, le trajet m’aurait semblé comme interminablement long. Je savais que l’homme devait surement se poser des questions, mais je voulais le faire un peu mariner dans son jus avant de lui dévoiler toutes les cartes de mon jeu plutôt intéressant.

Une dizaine de minute plus tard, et nous arrivâmes de nouveau dans un couloir, bordé de nombreuses portes. J’ouvrais la deuxième à ma gauche d’un mouvement de baguette, et entrais. Ce n’était pas l’objectif final de ce trajet, mais il me fallait y passer. Cette pièce était sans aucun doute la plus macabre de toutes celles qui peuplaient ma demeure. Une bonne vingtaine de couteaux, tous aussi aiguisés les uns que les autres, étaient allongés sur des cousins de soi rouge sang, dans une des vitrines présentes. A côté, on pouvait voir divers objets de tortures, tous plus bizarre et diabolique les uns que les autres. Une autre vitrine contenait une bonne centaine de potions, toutes étiquetées minutieusement. La moitié étaient malheureusement vides, et je n’avais pu les remplir ne nouveau, faute d’ingrédient. Il y avait bien entendu, au milieu de la pièce un grand chaudron, sur un lit de buches consumées, et toutes une étagère pleines d’herbes, de champignons, et d’ustensile de potion. Enfin, on pouvait voir un grand frigo, que j’ouvris par magie, et vers où vola les récipients contenant les organes enfants, à qui j’avais redonné taille normale. Je faisais également voler les couteaux que j’avais utilisés ce soir vers un petit évier, histoire que je n’oublie pas de les laver plus tard.


    ♣ Il y a-t-il encore besoin que je réponde à ta question mon cher ? Ou bien ne vois-tu toujours pas où nous sommes ? Viens, que je te présente « tes quartiers » ; Ah, et est-il nécessaire de préciser que nulle autre personne que moi n’est autorisée à entrer dans la pièce que tu viens de voir ? D’ailleurs, je te conseille de ne jamais me déranger quand je m’y trouve…


Je rejetais mes cheveux en arrière, d’une manière des plus séduisantes dont moi seule avait le secret, avant de continuer un peu plus loin dans le couloir. Ce dernier finissait par se diviser en deux après un tournant. Le premier comportait de nombreux tableaux aux murs, illustrant quelques uns et unes de mes ancêtres. Le deuxième était dénudé de toute décoration, ne comportant que quelques armures par ci par là. On pouvait voir le bout de ce dernier, et voir qu’il pouvait mener à quatre pièces. Je me retournais alors de nouveau vers Torben, glissant dans son dos. J’orientais sa tête vers le premier couloir dont on ne voyait pas le bout et lui susurrait à l’oreille.

    ♣ Si tu continues dans ce dernier, tu finis par tomber sur un escalier semblable à celui que nous avons empruntés pour venir, mais qui lui descend. En bas, tu te retrouveras face à un mur et il ne faudra lui offrir un peu de ton sang si tu veux qu’il te laisse passer. Tu arriveras alors derrière une tapisserie, représentant une sirène, qui orne le couloir du deuxième étage de ma demeure. Ma chambre est la troisième à gauche. Tu peux de balader à loisir dans les étages, mes domestiques humains n’ayant pas le droit de pénétrer aux étages, sans demande express de ma part, et les créatures ayant ordre de te dire mot sur ta présence. Je te déconseille par contre de te rendre au rez-de-chaussée, faute de quoi, je me risque à de nombreux problèmes pour hébergement d’un hors la loi. Si tu as besoin de quoi que ce soit, demande à une créature et elle t’obéira… Quant à ce couloir…


Je tournais à présent sa tête en direction du deuxième corridor, celui qui ne comptait que quelques armures


    ♣ … Tu y trouveras deux chambres, une salle de bain et un salon, qui ne manque ni de livres, ni de bouteilles d’alcool. Un Elfe y est affecté constamment, n’hésites à faire appel à lui. Tu peux venir et partir d’ici à ton grain, et personne, ni même moi ne viendra t’y déranger. Pour sortir, il te suffit de reprendre le chemin que nous venons de prendre. La seule chose que je te demande c’est que si tu y conduis une demoiselle, prend soin de lui bander les yeux avant de la conduire jusqu’à la chambre de ton choix. Je n’ai nullement envie que l’on ne sache pour l’instant que je sers le seigneur des ténèbres… Sur ces mots, je dois te laisser, les bras de Morphée m’appellent. Il me faut m’absenter durant quelques jours, pour quelques séances et défilés à l’étranger. Ah, que suis-je bête, je ne te l’ai pas dis. Tu as la chance d’avoir sous les yeux la nouvelle égérie de la marque la plus célèbre de vêtement haute couture magique.


Je déposais un léger baiser au coin de ses lèvres, lui glissait un « A bientôt beau brun », avant de m’engager dans le couloir qui m’amenait vers ma chambre, sans un regard derrière moi[/list]
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