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MessageSujet: Violente Correspondance [PV=Anna]   Dim 7 Juin - 20:27

C'était un jour qui démarrait de façon presque ordinaire. Presque ordinaire car contrairement à mon habitude, je n'étais pas vraiment dans mon assiette. Je n'avais pas fermé l'œil de la nuit, rongé par ce qui était arrivé la veille au soir. J'avais passé la soirée en très charmante compagnie, une charmante collègue de mon travail à qui j'avais omis de dire que j'étais en couple. C'est ainsi que de fil en aiguille, mon comportement qui s'apparentait plus à celui d'un célibataire que d'un jeune homme en couple avait finalement engendré un baiser. La jeune femme me l'avait demandé comme une faveur que j'avais dit que je lui accorderais. J'aurais dû dire « non » à ce moment là, je le savais parfaitement, c'était une évidence même. Seulement il était une vérité aussi que je ne l'avais pas fais, je n'avais pas refusé à la jeune femme ce contact des lèvres que nous eûmes finalement l'un pour l'autre. Ce fut avec douceur que je posais mes lèvres sur celles de la demoiselle, l'embrassant véritablement. Il n'y avait aucun sentiment dans ce baiser si ce n'était peut-être une forte amitié. Il n'y avait là qu'un baiser parce qu'elle me l'avait demandé et que j'avais juré à la jeune femme que je lui ferais une faveur. Le mal était alors fais et je m'en étais rendu compte lorsque Dafné m'avait finalement laissé.

C'est ainsi que je n'avais fermé œil de la nuit, me contentant que de me remémorer cette scène encore et encore, me demandant pourquoi j'avais été si idiot et pourquoi je n'avais su lui dire « non ». J'avais peu d'affronter la réaction, autant que je ressentais le besoin de l'affronter. Je voulais qu'elle sache la vérité autant que je voulais la lui cacher. Je me sentais honteux et inexcusable, je savais que je l'étais, j'étais inexcusable de ce que j'avais fais. Anna n'était pas ordinaire pour moi, elle n'était pas une jeune femme comme cent autres, elle était LA jeune femme qui avait élu domicile en mon cœur. Elle avait pour elle tous les sentiments que je m'étais interdit pendant trois années, elle avait à mes yeux autant de valeur que trois années de sentiments en une seule personne. Oui je l'aimais, je l'aimais de tout mon être et de toute mon âme. Je l'aimais comme je crois je n'avais jamais aimé personne. Je désirais être avec elle précisément en cet instant, j'aurais aimé qu'elle soit avec moi et que je puisse lui dire combien j'étais un idiot. J'aimerais tant lui dire combien je l'aimais et combien je m'en voulais. Je ne le pouvais pas, je ne pouvais l'aimer ainsi que je le désirais, je n'avais le droit de le faire en raison des règles de Poudlard. Je me tournais vers Jeff, fixant le tamia qui me regardait attendant que je le nourrisse:


- Et toi ? Tu ferais quoi ? Je veux dire à part me grimper sur l'épaule et me grignoter l'oreille pour me dire que tu as faim ?

Le tamia pourtant sauta sur cette table où j'avais l'habitude d'écrire, et je le fixais avec un sourire pas vraiment réussi. Il vint me voir, la plume que j'utilisais entre ses pattes:

- Jeff, s'il te plait. J'ai pas envie d'écr...Jeff tu es génial, je t'adore boule de poils.

Je me mis à cette table, plume dans la main, encrier ouvert, feuille encore blanche, tamia sur l'épaule...tamia sur l'épaule ? Ah oui c'est vrai il avait faim. Je me levais pour le nourrir et finalement écrire cette lettre, sorte de lettre de confession que j'enverrais à ma petite amie:



Chère Anna,

Je t'envoie une petite lettre, enfin petit je ne sais pas encore si elle ne sera pas longue pour être exact, en faites en ce moment où je t'écris, je doute de tout. Jusqu'au fait de t'écrire. Je sais cela doit te paraitre idiot et incompréhensible, mais ça viendra au fur et à mesure des lignes qui viendront. Je ne sais pas vraiment par où commencer, je te l'ai dis tu es ma première petite amie et tout cela est très nouveau pour moi. Trop nouveau peut-être, je ne saurais pas vraiment te dire, mais je sais que je veux être avec toi. Malheureusement nous n'avons jamais vraiment parlé sentiments et je ne t'ai jamais dis vraiment ce que je ressens, je veux le faire et comme je ne peux autrement, ce sera dans cette lettre.

La première chose est que je t'aime Anna, je t'aime de tout mon cœur et je ne sais pas si tu peux imaginer ce qu'il m'en coûte d'écrire cela. Pas parce que je crains de t'aimer, tout au contraire j'aime ce que je ressens, mais parce que ces sentiments, celui-là en particulier, je me l'étais interdit pendant longtemps. J'ai passé trois années à voyager à travers l'Angleterre, tâchant de ne rien ressentir quand aux gens pour ne pas souffrir de devoir repartir. Ca a été un succès que j'espérais continuer à Poudlard, cependant il y eut une intervention, une brunette de taille moyenne, avec des allures de garçon manqué, mais véritablement appréciable. Tu la connais peut-être, elle est dans la même maison que toi, mais je crois qu'elle n'a rien à y faire...Je t'aime Anna, et j'ai mis en toi trois années de sentiments que je m'étais refusé à ressentir. Trois années de frustrations sentimentales et je t'avoue avoir autant peur de ce que je ressens que l'apprécier. Je t'aime.

Et c'est aussi pour ça que je ressens le besoin d'être vraiment honnête avec toi, parce que je t'aime je crois que tu mérites la vérité. Et ce qui va suivre va t'être dur, et je m'en excuse.

Je ne sais pas comment l'écrire, aussi je vais aller à l'essentiel, je t'ai trompé Anna. Ce n'était qu'un baiser j'en fais la promesse, juste un baiser que j'ai eu pour une jeune femme. Je n'ai jamais voulu te tromper, je n'ai jamais voulu que ça arrive. Seulement c'est arrivé, par connerie, parce que je suis un con. J'aurais mille fois mieux aimé te le dire en te regardant dans les yeux, pour pouvoir m'expliquer. Je ne dirais pas m'excuser ou me défendre car il n'y a aucune excuse et aucune défense à donner. Je t'aime et je t'ai trompé. Dis comme ça ça paraît si simple. J'aimerais que tu ressentes ce que je ressens en cet instant. Mon cœur s'emballe, je me demande encore si je vais t'envoyer cette lettre, mes doigts deviennent moites et mon dos me brule comme une interdiction de te l'envoyer. J'aurais peut-être pu taire ce baiser, j'aurais peut-être dû. Je ne sais pas comment tu vas réagir en lisant ça, je ne sais pas comment tu vas réagir simplement. J'ai peur de ta réaction et de ce qui va arriver, mais je voulais être honnête, je voulais être parfaitement honnête avec toi, que tu saches la vérité. Encore une fois, je n'ai aucune excuse et je suis désolé que de ce qui est arrivé.

Je t'aime Anna, même si tu peux en douter, je te prie de me croire, je t'aime. Je ne te demande pas de m'excuser, mais juste de je te demande simplement de réfléchir à ce que tu ressens pour moi. Et de me dire véritablement ce que tu veux pour notre relation.


Je t'aime Anna
(même si je ne suis pas sûr d'avoir
le droit de finir ainsi cette lettre)
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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Dim 7 Juin - 22:02

    La journée commençait plutôt bien. Anna n'avait pas cours de Potions, Slugohrn étant porté malade.
    Se levant doucement, la brune était arrivée dans la salle commune en compagnie d'Alice et Sirius, bavardant gaiement et riant de tout et de rien.
    Elle tenait notamment de remonter le moral de sa meilleure amie qui n'était pas au meilleur de sa forme depuis les derniers jours, sans compter l'attentat de Pré au Lard. Ca avait sûrement dû la secouer plus qu'elle ne l'admettait la pauvre...
    Déjeunant rapidement, elle vit alors l'habituel vol de hibou survoler la grande salle, tandis qu'une chouette hulotte venait lui apporter une lettre de son père, qui lui demandait de ses nouvelles.

    S'excusant auprès d'Alice et Sirius, la brune se releva de la tables des Gryffondors, ignora les remarques acerbes des Serpentards qui venaient de l'insulter de traîtresse, e grimpa quatre à quatre les escaliers menant à la volière pour répondre au paternel Sanders.
    Envoyant sa lettre à l'aide du hibou qu'elle avait reçu pour ses 17 ans, elle l'observa dans le ciel, jusqu'a ce qu'il ne disparaisse.
    C'est alors qu'un autre hibou arriva vers elle, lui apportant une nouvelle lettre.

    Etonnée, la jeune femme ouvrit l'enveloppe, et son cœur fit un bond en reconnaissant l'écriture de son petit ami. Matthieu! Depuis leur dernière rencontre le jour de son départ, ils ne pouvaient converser que par hiboux, qui se faisaient assez rares en raison de son travail au Ministère, et de sa vie à Poudlard... Néanmoins, elle n'avait jamais quitté le bracelet qu'il lui avait offert la veille de son départ, et elle commença sa lecture avec impatience.
    Pourtant, qu'était-ce cet étrange sentiment qui la gagnait au fur et à mesure qu'elle parcourait l'écriture fine du bibliothécaire?
    Il disait l'aimer de tout son cœur, cela n'aurait-il pas dû lui faire plaisir?
    Pourtant, la suite des mots la toucha en plein cœur.

    Trompée...

    Adossée au mur, la rebelle de Serpentard ne se sentit même pas glisser jusqu'a se retrouver à terre, le bout de parchemin toujours entre ses mains crispées. Elle n'y croyait pas, c'était impossible! Il lui disait l'aimer, avant de rajouter qu'il l'avait trompé. Un "simple" baiser hein?
    Se forçant à lire le parchemin jusqu'au bout, écoutant sa demande de réfléchir à leur situation. Mais quelle situation? Il se moquait d'elle? Il lui avait fait une comédie quand il avait appris son étrange lien avec Rodolfus, et lui même se permettait d'embrasser une fille?!

    Ramenant ses genoux contre sa poitrine, Anna était silencieuse. Les seuls bruits étaient ceux de bruissement d'ailes des allées et venues incessantes des hiboux.

    Elle avait envie de hurler. De frapper quelqu'un, quelque chose. Mais quelle conne elle était... S'attacher aux pires hommes de la planète.

    Attrapant la plume qui se trouvait dans son sac, Anna sortit un bout de parchemin ou elle se força à son tour à écrire.


    Matthieu,


    Je crois décidemment que je suis née sous une mauvaise étoile.
    Tu dis que ma maison ne devrait pas être Serpentard? Sans doute. Dans ce cas, quelle que sot ma maison, c'est celle des pauvres idiotes dans mon genre qui s'attachent aux pires connards de la planète.
    Le deuxième homme pour lequel 'éprouve des sentiments n'hésite pas lui aussi à me tromper une fois le dos tourner. Tu prétends m'aimer? Tu as une drôle de façon de le montrer.
    J'ai été une véritable abrutie de croire à tes discours, et encore plus de t'accorder ma confiance et...


    Elle s'arrêta, sa vue brouillée. Ne comprenant pas ce qui lui arrivait, la brune porta sa main a sa joue pour en recueillir des débuts de larmes.
    Il ne manquait plus que ça tiens...
    Reportant son attention sur la lettre, elle continua d'écrire.


    ... encore plus d'éprouver des sentiments pour toi. Car, autant tu dis m'aimer, tu m’apprends que tu a "Simplement" embrasser une autre fille. e ne savais pas qu'on appelait ça de l'amour. Je te trompe, mais je t'aime.
    J'espère au moins qu'elle embrassait bien! Ca t'as plu j'espère? Pour ma part, je ne sais pas quoi faire. Tu veux que je réfléchisse à mes sentiments pour toi? Ca ne devrait pas plutôt être le contraire? Qui prétend aimer l'autre? Ce que je veux pour notre relation? Je n'en sais strictement rien. Pour l'instant, tout ce que je veux, c'est retrouver un minimum de dignité. Tu m'as déçue au plus haut point, et tu ne pourras jamais comprendre ce que je peux ressentir en ce moment. Tu ne sais pas ce que c'est de se faire tromper par la personne qu'on aime mon pauvre...
    Mais tu sais quoi? Moi aussi j'ai envie de m'amuser.


    Pas de signature rien. Sans même s'en rendre compte, ses larmes avaient brouillés une petite partie de la page, et fait couler l'encre. Roulant le parchemin rageusement, Anna le donna au hibou qui lui avait apporté cette foutue lettre, et le regarda à son tour s'éloigner. Elle observa son poignet, et faillit se remettre à pleurer en y trouvant le bracelet que lui avait offert le brun une fois.
    L'arrachant de son poignet, elle s'apprêta à le lancer dehors, mais n'y parvint pas. Le rangeant dans la poche de son jean, elle retint sa tristesse, et descendit dans les dortoirs de Serpentard. Se laissant tomber dans son lit, elle alluma la radio et laissa les Sex Pistols bercer sa tristesse.
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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Lun 8 Juin - 10:44

Je n’en revenais pas encore moi-même d’avoir envoyé pareille lettre à ma petite amie. Il aurait été tellement plus simple de taire ce baiser dont elle n’aurait peut-être jamais rien su. Non, j’avais choisis avec Anna la voie de l’honnêteté et de la franchise. J’avais choisis de lui dire la vérité et d’accepter les conséquences de mes actes, d’accepter le poids de mes erreurs. Je ne sais pas vraiment combien j’avais confiance en elle et en l’amour qu’elle me portait, mais j’imagine avoir eu assez confiance pour lui envoyer cette lettre et continuer d’espérer qu’elle et moi ne soit pas un « nous » du passé. J’espérais que notre relation ne se termine pas comme ça car véritablement comme je le lui disais dans ma lettre, je l’aimais. Même si mon comportement ne le prouvait pas je l’aimais, je l’aimais comme je n’avais jamais aimé, comme je m’étais toujours refusé à le faire, et j’aurais tant aimé pouvoir trouver les mots pour lui signifier cet amour si particulièrement fort que j’avais pour elle. Je ne voulais que la voir heureuse et souriante, alors avais-je eu raison que de lui envoyer cette lettre sachant la douleur qu’elle allait provoquer à la demoiselle ? Quelque part j’espérais qu’elle souffre de ce que j’écrivais, cela me signifierait qu’elle m’aimait. J’étais un tel idiot d’avoir embrassé Dafné. Par rapport à Dafné et par rapport à Anna.

Le pire était je crois que je ne puisse communiquer avec la jeune femme que par l’intermédiaire d’une lettre. Ce n’aurait pas été plus facile de lui dire en face, mais j’aurais pu observer sa réaction et ne pas simplement me poser des questions en faisant les quatre cent pas dans mon appartement en attendant que ne vienne le moment où je devrais me rendre au Ministère. J’attendais une réponse de la Serpentard sans pour autant savoir si véritablement j’aurais envie de la lire lorsque je la recevrais. La jeune femme et moi avions pris l’habitude de nous envoyer une lettre, j’essayais de prendre le temps de lui en envoyer une chaque semaine même si ce n’était pas toujours évident. Et ses réponses venaient souvent rapidement, pour le meilleur en général, me rappelant ses sentiments, me rappelant également l’amour que je lui portais. La réponse arriva alors que je sortais de mon appartement, donnant une friandise à l’oiseau, je pris l’enveloppe, la glissant dans ma poche. J’étais en retard et en réalité la seule idée de découvrir les mots de la jeune femme me fichait une peur bleue. J’avais peur de ce que j’allais lire parce que je l’avais trompé, parce que je connaissais, parce que je tenais trop à elle et que je redoutais de lire qu’elle n’était plus « mienne ». Elle ne m’appartenait pas bien sûr, mais je redoutais de lire cette lettre pour apprendre que désormais je faisais parti de son passé.

C’est ainsi que ma journée se passa on ne pouvait plus mal puisque je refusais de lire cette enveloppe, mais toutes mes pensées étaient pour ces mots que la jeune femme avaient pu écrire. Bien sûr je savais que lire maintenant ou attendre ce soir ne changerait rien, mais les problèmes personnels ne devaient pas influer dans le travail en soit non ? Il fallait savoir faire la distinction entre son travail et sa vie privée. Pourtant que j’avais envie de lire cette lettre que je ne pouvais m’empêcher de frôler du bout des doigts de temps à autre. C’était un geste qui aurait pu paraitre pour s’assurer que la lettre soit encore bien présente, ce n’était pas nécessairement faux cependant c’était plutôt parce que je craignais cette lettre. Ce fut je crois ma plus longue journée au Ministère et une des toutes premières où je sortis à l’heure de mon travail. Cela sembla d’ailleurs étonné certaines personnes qui me charriaient sur ce point, mais qui n’eurent aucun commentaire. Ils préférèrent certainement le silence en raison du regard noir que je pouvais leur adresser quand ils me regardaient. Le chemin du retour fut on ne pouvait plus rapide puisque sitôt hors de la zone empêchant de transplaner, je transplanais chez moi, directement assis dans mon canapé.

J’ouvris l’enveloppe, sortant la lettre que je dépliais cérémonieusement, avec une douceur et une lenteur extrême comme si elle allait me mordre ou me frapper. Mes yeux entamèrent la lecture des lignes que la demoiselle avait écrites. Le début de cette lettre était ironiquement mauvais puisque la jeune femme, d’une façon que je n’aimais pas, se dénigrait. Elle n’avait rien à voir dans ce qui était arrivé, c’était ma faute, totalement ma faute. Je voyais également comment la jeune femme me voyait comme un des « pires connards de la planète », ça avait le bonheur d’être franc. Elle confessa que j’étais le second homme qu’elle aimait et qui la trompait, j’en apprenais certes plus sur le passé sentimental de Anna, je m’en serais bien passé. Elle avait au moins raison de dire que ma façon de lui prouver mon amour était des plus pathétiques. Je sentis en lisant la suite de ce que disait Anna, des larmes se former au coin de mes yeux. Larmes dont j’étais seul responsable, mais cela n’ôtait rien à la douleur que je ressentais, je payais pour mes erreurs, je n’avais que ce que je méritais. Je ne pus les retenir en lisant qu’elle se sentait mal de ressentir des choses pour moi et de m’avoir fais confiance. Elle me renvoya mes questions sur ce qu’elle ressentait et sa décision, je la comprenais parfaitement et c’est larmoyant que je m’assis à mon petit bureau pour entamer une réponse pour la jeune femme.


Anna,



Je sais combien je t’ai fais du mal et combien tu dois être déçue. Je sais ce que ça fait de se sentir trahi par la personne que l’on aime, je me souviens encore ce que je ressentais lorsque je croyais que tu avais embrassé l’autre Serpentard. Je dois dire que je regrette de te faire vivre la même chose, je me déteste pour ça, je me hais de te faire du mal. Je ne veux que ton bien. Je sais c’est une drôle de façon de te le prouver, mais c’est justement parce que je veux ton bien que je me sentais obligé d’être honnête avec toi. Ceux ne sont que des mots sur du papier, mais j’aimerais tellement que tu me voies, que tu voies combien je suis désolé.

Tu dis que je suis un des pires connards de la planète ? Je n’oserais pas te contredire car je sais que tu as parfaitement. Oui je suis un connard, mais jamais je n’ai voulu profiter ou abuser de ta confiance, jamais je ne t’ai dis des discours simplement pour que tu sortes avec moi. Les mots que je t’ai dis, tous, je les pensais. Quand je disais que je te veux à mes côtés, que tu me fais sentir bien que je t’aime, j’ai toujours cru chacun de ces mots parce qu’ils sont vrais. Tu peux doute de moi parce que j’ai été infidèle, tu peux ne plus avoir confiance en moi, mais tu n’as pas le droit de douter de mes sentiments. Tu n’as pas le droit de penser que je peux ne pas t’aimer, parce que je t’aime Anna, je t’aime comme je n’ai jamais aimé avant. Je sais que j’ai fais une énorme connerie et j’aimerais que tu ressentes la culpabilité que je ressens en cet instant où j’y repense en t’écrivant.

Je n’ai pas besoin de réfléchir à mes sentiments Anna, ils sont tout réfléchis pour moi. Je sais que je t’aime, je le sais parce que chaque seconde depuis ce baiser est un enfer. Parce que j’ai peur que tu me quittes, parce que je crains ta réaction, je suis mortifié à l’idée de lire dans une de tes lettres que tu ne veux plus être avec moi. Pourtant je suis conscient que c’est tout ce que je mériterais pour ce que je t’ai fais. Je mériterais que tu me quittes parce que j’ai été un abruti, parce que j’ai été un connard.

Je redoute la façon que tu vas avoir de « t’amuser », mais je suppose que ce n’est que justice pour ce que j’ai fais non ? En tous les cas, il n’y a qu’une chose que je te demande Anna, prends soin de toi. Prends soin de toi parce que je t’aime. Et même si tu n’y crois plus, même si tu t’en fous de moi et de ce que je peux dire, prends soin de toi.

Matthieu


Relisant la lettre, je constatais que certains endroits étaient entachés de petits impacts humides qui avaient marqué le papier. Ce n’était rien de bien grave, la lettre restait compréhensible, et puis de toutes façons qu’est-ce que cela changerait qu’elle voit que je pleure ou pas ? Elle n’allait pas plus m’aimer. Je donnais la lettre au hibou que gentiment mon voisin me laissait utiliser pour mes correspondances avec Anna. Je dis à l’oiseau de la chercher directement dans son dortoir vu l’heure qu’il était. Dehors la nuit était tombée, j’aurais volontiers dormis, pourtant je savais déjà que je ne fermerais pas un œil…
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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Lun 8 Juin - 14:13

    Comme quelques temps auparavant, Anna était allongée dans le lit de son dortoir, sa tête enfoncée dans l'oreiller. La radio n'avait pas été éteinte, et après avoir écoutée des morceaux de rock de divers chanteurs comme les Childrens of bodom, et autres groupes à succès, la brune avait redemandé de façon lascive au poste de lui retransmettre en boucle les chansons de "Nevermind The Bollocks".
    A croire que son album préféré des Sex Pistols était le seul qui pouvait la maintenir dans un état à peu près éveillé, sans éviter les effusions de sang.
    Par mesure de précaution, Anna avait jeté sa baguette dans sa valise, et débarrassé son lit de tout autre objet magique.

    Un ronronnement régulier résonnait à ses oreilles. Sid, perdu dans ses pensées rêvait béatement. Chanceux va... La porte du dortoir s'ouvrit alors, et la brune ne releva pas la tête pour autant.


    -... Ann' ?

    Tiens, Stacy... Anna leva une main pour la saluer, sans pour autant relever la tête de son coussin. La blonde vint prendre place à ses côtés et poser sa main dans sa masse de cheveux bruns.

    -Désolée de te déranger, tu as reçu du courrier...
    -J'veux pas le lire.


    A force de ne plus parler, la voix d'Anna était devenue rauque. Ce n'est qu'en prononçant ces paroles que la rebelle se rendit compte qu'elle était assoiffée et affamée. Rien à faire. Elle ne voulait plus bouger. Si elle tentait de mettre un pied devant l'autre, elle allait tout casser, elle le sentait!

    -Anna... C'est Matthieu.
    -Raison de plus pour pas lire cette putain de lettre!


    Anna s'était relevée d'un coup sec, et rejeter ses cheveux en arrière, rageusement.
    Sous une telle pression d'énergie suite à son apathie, la tête lui tourna et elle dût se rasseoir. Prenant sa tête entre ses mains, Anna ferma les yeux le temps que la montée de sang retombe doucement dans le reste de son corps.
    Stacy lui pressa l'épaule, avant de l'embrasser sur la joue et de descendre les escaliers menant à la salle commune verte.
    Faisant craquer son dos, Anna jeta un regard au poster magique de Sid Vicious qui ornait son dessus de lit. En plein concert, cigarette à la bouche, - complètement drogué vu la façon dont ses yeux étaient révulsés - maniant la basse comme si il le faisait depuis son enfance... Fier indépendant. Et filant le parfait amour avec Nancy lui au moins!
    S'asseyant en tailleur sur son lit, Anna prit la lettre et l'ouvrit vivement.

    Ses yeux parcoururent les mots écrits par Matthieu, la mettant à nouveau dans une furie noire.
    Se mordillant la lèvre, la jeune femme attrapa le paquet de cigarette de Stacy qui partageait sa chambre, et en sortit une. Elle avait pourtant dit qu'elle ne fumait plus, sauf en de rares occasions!
    Enlevant sa chemise de Poudlard, la brune resta en débardeur tout en s'attachant les cheveux.

    Aspirant la fumée de tabac, elle commença enfin à écrire.


    Matthieu,


    N'essaie même pas de t'imaginer une seule seconde ce que je peux ressentir en ce moment, tu n'y arriverais pas. Par deux fois j'ai fait confiance, par deux fois j'ai été trahie.
    Si tu ne voulais que mon bien, tu n’aurais jamais embrassée une autre fille.
    Tu aimerais que je te voie en face à face? Franchement, je suis trop dégoutée pour en avoir envie. Et pourtant, il n'y a pas eu une seule journée ou je ne suis pas allée à la bibliothèque en espérant que tu ne serais pas revenu récupérer un objet oublié. Qu'on aurait pu parler comme avant, rire... Je me rends compte que je n'ai été qu'une idiote du début à la fin. Comment peux-tu me demander de te croire quand tu dis m'aimer! Quand on aime une personne, on ne va pas voir ailleurs dans mon monde.

    Arrête de me dire des mots d'amours factices, va plutôt les répéter à celle que tu as embrassée, je suis sûre que ca lui fera plaisir!
    Et dire que je t'ai d J'ai cru pouvoir te faire confiance, pouvoir être enfin une fille qui pouvait sortir avec un garçon, flirter tranquillement, sans qu'il ne la fasse trompe. Tu parles! Je ne sais pas encore de quelle façon je vais m'amuser, et même si je le saurais, je ne te le dirais pas. A partir de maintenant, jusqu'à je ne sais pas quand, ma vie ne te regarde plus. Je déduis que de ton côté tu retourneras voir cette fille alors... Pour ma part, j'ai besoin de réfléchir. Et de me calmer.

    Anna Sanders


    Passant ses mains contre son visage, Anna mordit sa lèvre à s'en faire saigner, se retenant de ne pas pousser un hurlement de rage. A la place, elle attrapa le verre posé à côté de sa table de nuit et le brisa contre le mur, effrayant Sid qui feula, apeuré.
    Lui jetant un regard triste, Anna tendit doucement la main vers lui, et caressa sa tête pour le rassurer. Se levant pour attraper sa baguette, elle répara le verre qu'elle reposa contre sa table de nuit, et enleva le reste de son uniforme pour passer un pantalon de coton large, et garder son débardeur informe et noir.

    Allant chercher Stacy qui faisait ses devoirs dans la salle commune vide, Anna lui tendit la lettre.


    -Tu peux l'envoyer pour moi?
    -Bien sûr. Monte te coucher Anna, tu as une mine affreuse.
    -Ok Maîtresse...


    Remontant dans sa chambre, Anna se roula en boule sous les couvertures, attrapant sa bague porte bonheur qu'elle serra contre elle. Elle sentit de nouvelles larmes se former au coin de ses yeux, et les ferma vite pour ne pas qu’elles s’échappent.
    Pleurant silencieusement, la jeune femme s'endormit d'un sommeil sans rêve, son chat noir roulé en boule contre son ventre.
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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Lun 8 Juin - 15:34

Je reçus encore la réponse de la jeune femme dans la nuit et comme je m’y étais attendu, je ne dormais pas, je ne me sentais pas de dormir, j’avais essayé. Je m’étais allongé dans mon lit, faisant le noir le plus complet, tâchant comme je le pouvais de vider mes pensées et d’oublier le monde qui m’entourait. Non mes pensées revenaient à ce baiser que je n’aurais pas dû accorder. Elles revenaient à ce que j’avais fais à Anna en seulement quelques secondes. C’était d’un ridicule affolant, on mettait des heures, des jours et des semaines à se créer une relation et il suffisait d’une ridicule poignée de secondes pour devenir infidèle. Pourtant je l’aimais, oui même si désormais vous aviez le droit d’en douter, vous aviez le droit de croire que ce n’était pas le cas, je l’aimais. Comme j’avais essayé, certainement vainement, de l’expliquer dans mes lettres, c’est précisément parce que je l’aimais que j’avais été honnête avec elle. C’est parce que je l’aimais que je n’avais pas tu la vérité. Alors si je l’aimais, si je ressentais cet amour vis-à-vis d’elle, pourquoi avais-je embrassé Dafné ? Pourquoi avais-je offert ce baiser à la jeune femme si j’en aimais une autre ?

Je n’avais aucune explication et encore moins d’excuses à mon comportement, c’était arrivé voilà tout. Evidemment je ne voyais pas ça aussi simplement, c’était complexe à expliquer en réalité. J’avais embrassé Dafné, c’était arrivé voilà tout. Il n’y avait rien à défendre là-dedans et je ne ferais jamais à Anna l’affront de dire qu’il y a quelque chose à défendre dans mon comportement car c’était la vérité, il n’y avait rien à défendre dans mes agissements, absolument rien. Je n’aurais pas dû me comportement comme je l’avais fais avec Dafné, je n’aurais pas dû me comporter comme je l’avais fais avec Anna. Je n’aurais pas dû la tromper, je n’aurais pas dû me laisser bêtement avoir. Ca aurait été tellement simple de dire clairement à Dafné que j’étais en couple, ça aurait été tout aussi simple de refuser de l’embrasser en lui disant être couple. Pourtant je n’avais fais ni l’un ni l’autre, du moins pas à temps. Je ne lui dis qu’après le baiser que j’étais en couple et bien sûr je l’avais donc embrassé. C’était idiot n’est-ce pas d’en être réduits à ça ? A expliquer par courrier à la fille qu’on aime qu’on l’aime mais qu’on l’a trompé.

Il parait qu’on fait du mal aux gens qu’on aime, je m’en serais bien passé, que ce soit avec Dafné et avec Anna. Je n’avais pas idée de ce que vivait Anna, j’avais idée de ce que cela faisait d’être trompé ou de se sentir trompé. Je me demandais si l’amour qu’on portait à une personne nous faisait lui faire du mal en proportion. Si tel était le cas, alors j’espérais honnêtement que quelqu’un prenne soin de ma petite amie…De mon ex petite amie. Je n’étais pas d’un naturel totalement optimiste, je n’étais pas non plus né pessimiste, mais j’essayais d’être réaliste, de voir les choses ainsi qu’elles sont, et c’est ainsi que je pouvais dire que Anna et moi se conjuguait plus au passé qu’au présent, malheureusement. Quand à imaginer un « nous », concernant la demoiselle et moi, au futur, mieux valait ne pas trop y croire car j’avais blessé la demoiselle et je le savais. Je craignais pour mon couple alors que c’est moi qui avait certainement conduis à le faire se briser. C’était d’un pathétique affolant, j’aimais mais je détruisais, je détruisais ce que j’aimais, pathétique affolant, humiliant…mérité. Je n’acceptais pas ce qui arrivait, mais je savais le mériter car JE l’avais provoqué, c’est MOI qui avait mené mon couple vers « sa fin », c’était MA faute et uniquement la mienne. Je me créais un bonheur pour le détruire, me faisant mal ainsi qu’à Anna. Et pourtant je l’aimais.

J’entamais une lecture plus consciencieuse et appliquée de la lettre de la jeune femme. La première fois avait été particulièrement émotionnelle, je lisais avec mon cœur, des mots qui me faisaient souffrir, et qui me mettaient mal à l’aise. Ce n’était que ce que je méritais. La jeune femme disait que je ne devais pas essayer d’imaginer ce qu’elle ressentait d’avoir deux fois été trompée alors qu’elle faisait confiance. Elle disait qu’elle n’avait aucune envie de me voir en face d’elle à ce moment, qu’elle avait espéré, et ses mots me faisaient autant mal que plaisir, que je ne repasse chercher quelque chose à la bibliothèque, simplement pour qu’elle puisse me voir. Elle avait cependant raison, comment pouvais-je lui demander de me croire quand je l’avais trompé en disant l’aimer. Mais sa phrase suivante me déchira, « mots d’amours factices », je l’aimais et cela n’avait rien de factices, je n’avais pas envie de les dire à une autre personne qu’à elle. Et je m’inquiétais car une fois encore elle me répéta qu’elle allait s’amuser et que je devais la considérer comme hors de ma vie jusqu’à nouvel ordre qui viendrait Merlin seul sait trop quand. Triste mais également colérique, je m’assis à mon bureau, entamant une réponse:


Factices ?! C’est comme ça que tu as envie de nommer ce que je ressens pour toi ? Bien sûr mon comportement ne semble pas vouloir dire autre chose, mais tu crois que je m’inquiéterais pour toi si c’était si factice que ça ? Tu crois vraiment que j’aurais été aussi honnête que ça avec toi si c’était factice ? Que crois-tu Anna, que tous les mecs ne pensent qu’à profiter du corps des filles et les oublier ? Pourquoi serais-je resté avec toi alors ? Pourquoi est-ce que j’aurais quitté Poudlard si c’était pour ça ? J’ai quitté Poudlard parce que je m’inquiétais pour toi, parce que je craignais que notre relation te nuise. Si je n’avais rien à faire de toi, si je ne m’inquiétais pas pour toi, alors pourquoi est-ce que je suis entrain d’espérer que tu sauras me pardonner ?

Je sais que je ne mérite pas ton pardon, je doute même de mériter encore quoi que ce soit de ta part si ce n’est du mépris et de la haine, et pourtant j’espère. J’espère parce que JE T’AIME et que ça n’a rien de factices. Ca fait trois années Anna, trois années que je n’ai pas dis ses mots à une fille, et je te les dirais à toi sans les penser ? Alors dis-moi pourquoi je te les dis ? Quel intérêt j’y trouverais à te dire ces mots si je ne les pensais pas hein ? Pour coucher avec toi ? Je n’ai jamais pensé à ça, tout ce que je voulais c’était prendre ta main et poser mes lèvres sur les tiennes. Je n’ai aucune raison de te dire ces mots Anna, absolument aucune raison sinon par le fait qu’il soit vrai, par le fait simple que JE T’AIME. Et si pour toi c’est factice que de dire ce que l’on ressent, alors je n’ai aucune formulation plus factice à te dire que tu occupes chacune de mes pensées. Chaque fois que j’avais ne serait-ce qu’une petite minute à moi, tu étais bien présente dans cette minute. Chaque fois que je me couchais le soir, je me demandais comment allait ta journée, espérant que tout allait bien pour toi. Chaque fois que je fermais les yeux, je te voyais souriante, et heureuse.

Alors oui je suis « un des pires connards sur la planète », oui j’ai abusé de ta confiance, oui tu as toutes les raisons de me détester. Mais je ne t’autorise pas à douter de mes sentiments. C’est actuellement la seule et unique certitude que j’ai pour moi que celle des sentiments que je ressens pour toi et je t’interdis d’en douter. Même si tu n’en auras probablement rien à faire et que tu te diras « c’est qu’un pauvre con, il a rien à me dire », je sais ce que je ressens pour toi. Je te l’ai dis, je suis désolé de t’avoir blessé et je n’ai aucune excuse pour ce que j’ai fais sinon d’être un idiot, car l’idiot de « notre couple » c’est moi, pas toi. Ce n’est pas toi qui m’as trompé, c’est moi qui l’ait fais, alors arrêtes de te dénigrer car JE suis le responsable.

Je suis responsable et je le reconnais, c’est pour ça que j’accepte ce que tu dis. Parce que je me sais coupable et parce que je t’aime. J’aimerais pouvoir te le prouver, mais tu veux être seule, alors si c’est ta volonté, je la respecterais, je te laisserais le temps qu’il te faudra. Et j’attendrais, j’attendrais patiemment d’avoir à nouveau de tes nouvelles, j’attendrais de savoir ce que tu veux faire avec le connard qui t’as trompé. J’attendrais que tu te décides finalement, et s’il me faut attendre trois autres années, alors je les attendrais, et je les attendrais seul. Tu comptes énormément pour moi, plus je crois que tu peux le penser, et tu es la seule fille que je désire à mes côtés.

Je doute que tu choisisses de répondre encore, c’est toi qui verra, pour ma part en tout cas, j’attendrais toujours de tes nouvelles. Pour celles que tu choisiras de me donner, et je m’inquiéterais toujours pour toi, parce que je t’aime Anna.
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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Lun 8 Juin - 18:41

Anna rêvait. De quoi? De son enfance. Elle se revoyait à 8 ans grimpant pour la première fois sur un balais-jouet. Eclatant de rire, en demandant encore, montrant déjà un gout du risque prononcé. Première cicatrice à 9 ans, en ayant voulu grimper sur le balais de course de son père.
Découverte des pouvoirs en transformant le chat en réveil. Admission à Poudlard, elle se retrouvant devant le choixpeau.
Le visage souriant de son père en entendant que sa fille était son portrait. Les cheveux flamboyants de sa mère, un matin de mai.

Puis la mort, la tristesse...

Du haut de ses 14 ans, enterrant son oncle attaqué par un loup garou. Sa main serrée dans celle de Nathan.
Le collège à nouveau. Puis de nouveau la maison. Un cri de rage, des larmes. La brune quittant l'appartement d'Amycus après avoir appris sa tromperie.
Anna face à son père dans l'allée des embrumes. Tentant de l'empêcher de vouloir venger sa femme décédée depuis peu.
La bibliothèque. Son premier regard sur le bibliothécaire alors qu'elle baignait dans son propre sang. Puis plus rien. Un tunnel noir dans lequel elle se trouvait, baguette en main. Plaquée contre un mur, des sueurs froides dans son dos.
Un éclat de lumière verte, et un réveil en sursaut.

Anna Sanders se réveille, trempée et paniquée. Retrouvant une respiration normale, la brune ramène ses genoux contre sa poitrine, et se reprend. Un simple "cauchemar", rien de plus!
Tournant son regard vers le cadran, elle regarda l'heure.

5h00 du matin...

Rejetant les couvertures émeraude, la brune effleura le poil noir de Sid avant de remarquer une lettre posée sur sa table de chevet, certainement amenée par le hibou qui la surveillait, perchée sur le haut de son armoire.
Le dortoir était désert. Les 3 filles qui le partageaient avec elle, Jenny, Stacy et Gabriella avaient toutes un petit ami de Serpentard. Pas besoin d'être devin pour savoirs ou elles étaient donc...
Ramenant ses cheveux humides en arrière, la jeune femme sentit cette sensation désagréable de brûlure dans les yeux. Elle s'était endormie en pleurant. Et pour qui? Matthieu.
Ouvrant la lettre du jeune homme, Anna la lut doucement, détaillant chaque mot. Le brun avait su trouver les mots pour la toucher, comme à chaque fois, a son grand regret. Effectivement, s’il ne l'avait pas aimé, il ne serait pas parti de Poudlard. Néanmoins, il y avait trop de colère dans l'esprit d'Anna pour rester calme.
Attrapant la plume d'oie, elle la serra tellement fort qu'elle se brisa en deux.


-Et merde!

Jetant la plume dans son sac au pied de son lit, elle attrapa une plume neuve et commença à son tour à écrire. Sentant toujours ces désagréables larmes au coin des yeux. Rouvrant sa blessure à la lèvre pour ne pas pleurer. Se concentrer sur le gout métallique du sang dans sa bouche. Rester fière, ne pas pleurer.

C'est vrai, tu as quitté Poudlard, mais pourtant à cette époque je ne doutais pas de toi. Aujourd’hui oui. Je t'ai crut différent Matthieu, je t'ai fait confiance, et cette confiance à été brisée! Tu t'attendais à ce que je te pardonne si facilement? Qui me dit qu'il n'y en aura pas d'autres à l'avenir? Tu saurais me le jurer et tenir cette promesse? Laisse moi en douter fortement!


Son regard se posa à nouveau sur un des mots écrits de la main du brun. Je t'aime. Fermant les yeux, Anna se forçat à ne pas éclater. Jusque la, elle s'en était plutôt bien sortie. Elle réprima un sanglot silencieux, et continua d'écrire.

Tu ne comprends donc pas que je ne peux pas ne pas douter de ton amour? Arrête de me dire tes mensonges Matthieu! Je crois que je ne peux avoir confiance en personne, en dehors de mes amis et moi même. Et dire que j'étais prête à lâcher Poudlard, commencer ma carrière de Quidditch, et pouvoir en même temps venir te voir plus souvent! Partir de Poudlard durant les vacances d'Avril pour te revoir, passer du temps avec toi, te montrer les quartiers dans lesquels j'aurais aimé marcher avec toi. Et je me rends compte que ca n'arrivera peut-être pas. Mes sentiments pour toi ont toujours été les mêmes. Des mots que tu prétends sincères, et auxquels je ne crois plus. Arrête de "t'inquiéter" pour moi, tu n'avais qu’à y penser avant. Pour l'instant, j'ai besoin de temps, de calmer cette colère que j'ai. D'arrêter de pleurer à chaque lettre que je t'écris depuis que tu m’as annoncé cette superbe nouvelle. Oublie-moi. Je ne pense pas que ce soit très difficile en allant embrasser d'autres filles.

Ouvrant d'un coup sec son tiroir, Anna en sortit le bracelet que lui avait donné Matthieu en lui demandant d'y graver quelque chose. A la place, Anna y avait mit un gavage tribal, avec écrit "Alone without you" .
Donnant la lettre au hibou, elle caressa les plumes fines de l'animal, et lui donna le bracelet.
Laissant l'animal repartir, Anna observa l'heure.

6h45

Passant une main sur ses joues, elle les sentit humides de larmes qu'elle n'avait pas sentie couler, encore une fois. Se laissant retomber dans son lit, elle se roula à nouveau en boule. 10 minutes à peine... Une nouvelle journée venait de commencer.
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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Lun 8 Juin - 21:39

encore une nuit que je passais à ne pas dormir. J'étais assis sur mon canapé depuis que ma lettre était parti et je restais parfaitement immobile, sans le moindre de signe de vie. J'étais dans ce qu'on pouvait appeler un état d'insomnie, je n'étais ni réellement réveillé, ni réellement endormi et le pire dans tout ça était de me dire que je ne pourrais pas dormir. J'étais mort de fatigue dans le vrai sens du terme, mais le sommeil refusait de me prendre dans sa douce et reposante étreinte. Je savais qu'un soir de plus je resterais réveillé, qu'une nuit de plus je ne dormirais pas, comme si cela m'était interdit. Alors je faisais la seule chose qu'il pouvait y avoir à faire pour moi précisément à ce moment, je relisais les lettres que Anna m'avait envoyé, encore, encore et encore. J'essayais une autre lecture, mais tout, absolument tout me ramenait à ses lettre qu'une fois encore, je me sentais obligé de relire. Je ne faisais que me torturer à agir ainsi et je le savais pertinemment, pourtant je continuais encore et toujours à me faire mal en lisant les mots si cruels de la jeune femme. Quelque part, j'espérais secrètement que de me torturer à relire ses lignes me feraient assez mal pour que je finisse par craquer. Et une fois que j'aurais pleuré toutes les larmes que je pouvais pleurer, peut-être que tout rentrerait dans l'ordre et que je dormirais.

Rien n'y faisait pourtant, seconde après seconde, très lentement, le temps s'écoulait doucement, il prenait tout son temps, semblant me narguer, me dire que je ne dormirais pas cette nuit, comme s'il prenait plaisir à me torturer. Tout allait avec une douceur surprenante cette nuit, comme si plus rien n'avançait, je relisais les lettres, regardant parfois l'heure et rien n'y faisait, le temps ne passait pas, le temps ne voulait pas aller de l'avant. Je me détestais et me maudissais pour avoir raconté à Anna ce qui était arrivé, je me détestais et me maudissais encore plus parce que j'avais embrassé Dafné. Si je ne l'avais pas embrassé, tout aurait été mille fois plus simple, rien ne serait arrivé et je dormirais encore. Oui j'avais merdé et je payais les conséquences de mes actes, je me torturais plus encore en relisant les lettre de la Serpentard, encore et encore. Je laissais aller mes sentiments et pensées, je lisais chaque mot, prenant le temps d'étudier la moindre courbe d'écriture de la jeune femme. De temps en temps un sursaut du tamia qui dormait à côté de moi me ramenait soudainement à la réalité. Force de relire ses mots, ce qui devait arriver arriva et je sentis les larmes sortir, sans que j'éclate en sanglot, je les sentais couler sur mes joues, réveillant au passage Jeff.

Je sanglotais devant les lettre de la Serpentard le petit tamia semblant dépasser par les évènements et ne semblant pas comprendre ce qui arrivait. Il passait d'une de mes épaules à l'autre, passant de ma main à ma jambe dans une course paniquée. Je tachais de poser doucement sur sa tête une main pour l'arrêter dans sa folie et le calmer un peu. L'animal se calme doucement et se laissa caresser, tranquillement roulé en boule sur mes genoux. Je le caressais tranquillement, larmoyant, haletant, la gorge si serrée que respirer me brulait. J'aurais tant aimé qu'elle soit là avec moi, je me haïssais tellement de ce que je lui avais fais et tout ce que je pouvais lui offrir n'était que des mots sur une feuille qu'un hibou lui apporterait, c'était d'un pathétique affolant. J'aurais aimé la serrer contre moi car je savais qu'elle avait dû passer une très mauvaise nuit, qu'elle devait me pleurer ou si ce n'était pas le cas, j'aurais tant aimé qu'elle me pleure, qu'elle me donne un rien d'importance. Le méritais-je ? Je ne savais pas si je méritais que la jeune femme ne m'accorde une quelconque importance, je ne méritais pas de considération de la jeune femme, pas après ce que je lui avais fais. Et pourtant je ne faisais que espérer qu'elle était triste plus de ne plus vouloir me voir que du fait que je l'ai trompé. C'était si égoïste de ma part de vouloir cela.

Je rêvais éveillé, quand un hibou fit peur à Jeff qui se planqua tout contre moi, tant que ça en devenait suffisamment dérangeant pour me sortir des mes rêveries. C'était une lettre et un bracelet en cuir que j'identifiais immédiatement et que je m'empressais de prendre pour lire une inscription qui déchira mon coeur. Cette fois c'était le quelque chose de trop, cela faisait trop longtemps que je réprimais ses larmes, je craquais littéralement. Je posais la lettre et le bracelet sur la table basse devant moi me laissant tomber au fond du canapé, mes mains se posant sur mon visage. Je sentais une boule dans ma gorge, j'étais privé d'oxygène par cette boule et je savais qu'il n'y avait qu'une façon de me remettre. Alors je me laissais aller, éclatant en sanglot, laissant les larmes couler, laissant toute ma tristesse s'exprimer, cette inscription avait frappé plus fort que tous les mots. Comme un violent coup de poignard en mon être, suffisamment violent pour avoir raison de mes dernières armes face aux larmes, et j'éclatais en sanglot, laissant sortir toute mon impuissance, toute ma frustration, toute ma tristesse. Je lisais la lettre de la demoiselle lorsque mes yeux furent calmés et que je pouvais à nouveau lire sans menacer d'inonder la feuille. Je lisais les mots de la jeune femme, j'avais brisé la confiance qu'elle avait en moi, elle se sentait trahie, et ne comptait pas me pardonner. Elle doutait de moi, elle avait raison. Elle m'expliqua qu'elle ne pouvait que douter de mon amour et elle me confirma qu'elle m'aimait, où c'est ce que je décidais quand elle disait ses sentiments inchangés. Elle me demandait de l'oublier, je me mis directement à mon bureau et commençait à écrire. Etait-ce le manque de sommeil ou la tristesse et les mots de la demoiselle, je ne savais pas trop, mais j'étais violemment remonté et énervé. Force de relire ces lettres, j'avais lu des choses que je n'avais pas forcément eut la présence d'esprit de noter avant.


Tu doutes de mon amour ? Je ne peux pas t'en vouloir je te comprends parfaitement. Tu doutes que tu puisses à nouveau me faire confiance ? Je te comprends parfaitement. Je dois dire que je suis agréablement surpris que tu es pensées que j'étais différent et que tu pouvais me faire confiance, mais tu sais quoi ? Je ne suis pas un surhomme, je ne suis pas parfait. Si tu veux sortir avec quelqu'un de parfait, sors avec Potter, il paraît qu'il est parfait lui ! Je ne te demande pas de pardon, tu me le donneras si tu t'en sens la force ou les sentiments, c'est à toi de voir. J'ai pas fermé l'oeil de toute cette putai* de nuit tout ça pour finalement m'entendre dis que je dois t'oublier et que ce sera facile en embrassant n'importe qui. Alors c'est ça que tu penses de moi ? Si tu veux penser ça de moi, vas-y fais-le. De toutes façons je peux pas te retenir pas vrai ?

Tu as envie de me détester et de me maudire ? Vas-y fais-le, mais fais-le bien ! Si tu veux aller embrasser un autre mec où coucher avec lui pour ensuite fièrement me le balancer à la gueule comme une connerie de satisfaction, vas-y te gènes surtout pas ! Comme ça après tu seras bien contente que je souffre moi aussi ! Oui tu pleures à chacune de mes lettres et tu sais quoi moi aussi je pleure à chacune de tes lettres. Je pleure parce que je me rends compte que j'ai eu tort de te faire confiance. Tu oublies juste de me présenter ton ex petit-ami en attendant qu'une blondasse ne le fasse à ta place et de façon violente ? Qu'est-ce que tu crois ? Que j'ai parfaitement digéré ce qui s'est passé de jour-là ? Tu crois que j'ai apprécié de le voir se comporter aussi intimement avec toi juste en face de moi ? J'ai fermé ma gueule et j'ai rien dis parce que je voyais son importance pour toi.

Tu sais quoi je me suis trompé sur toi et sur lui. Je pensais que c'était fini entre lui et toi mais je me trompais. Tu le veux encore, quoi que tu dises tu tiens encore plus à lui que tu ne tiens à moi. Alors comme tu tiens encore plus à lui qu'à moi, tu te venges sur moi. Tu me fais payer le prix de ses erreurs et des miennes. Bien sûr c'était une trahison, mais ce n'était qu'un putai* de baiser. Tu m'en veux parce qu'il t'a trompé lui aussi, et comme tu es totalement impuissante face à lui, tu te venges sur moi pour SON erreur également. Parce qu'il t'a trompé et que tu l'aimes trop pour lui faire du mal tu te venges sur moi. Finalement je me demande si tu ne m'as jamais aimé ? Après tout il se pourrait bien que tu ne me voies comme une passe dans ta vie, celui avec qui tu veux oublier le grand et beau Amycus auquel tu tiens tant ! Tu veux t'amuser hein ?! Alors va chez lui, tu pourras danser avec lui toute la nuit, il n'attends que ça et tu le désires encore. Je croyais que tu m'aimais, et il m'aura fallu une nuit sans dormir à relire tes lettres pour me rendre compte de la vérité. Je ne suis qu'un moyen de l'oublier et quand tu l'auras oublié, tu m'oublieras pour repartir sur quelque chose de neuf. Et dire que j'ai cru en toi.
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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Lun 8 Juin - 22:14

    Anna n'était pas allée en cours. Mauvaise fille...
    S'étant rapidement habillée d'un jean et de sa veste de cuir, la jeune femme s'était forcée à reprendre le chemin vers l'extérieur, et était assise au bord du lac, fumant une nouvelle cigarette qui lui brulait la gorge.
    Elle s'en foutait littéralement pourtant...
    Assise toute seule à regarder le lac d'un air indifférent, elle s'était brulée avec le mégot sans en ressentir la douleur.
    Laissant tomber les cendres dans l'eau grise du lac, Anna se releva péniblement, et retourna se terrer dans sa chambre.

    A peine arrivée à hauteur des escaliers qu'un hibou se dirigeait vers elle, lettre à la patte.
    Effleurant les plumes de l'animal, elle demanda avec un sourire triste.


    -t'as pas envie de prendre des jours de congés toi parfois?

    Ouvrant l'enveloppe, les mots que lut Anna lui firent l'effet d'un coup de couteau. Le souffle comme coupé, Anna resta plantée au milieu du couloir, lettre devant ses yeux.
    Mais quelle espèce de...
    Une lueur mauvaise apparut dans les yeux marron verts de la Serpentard, qui descendit dans les cachots, ouvrit en grand les portes de la salle commune, raide et remplie de colère. Même Crabbe et Goyle l'observèrent avec un air étonné, et elle ne souffrit d'aucun commentaire

    Arrivant dans sa chambre, elle ferma la porte et se rua dans la salle de bain, ouvrant le robinet d'eau froide. La colère était là, prête à éclater.
    Frappant du plat de la main contre le mur, elle hurla a s'en briser les cordes vocales, tandis que la musique rock couvrait sa rage.
    Suite à la rage suivirent les sanglots, mélange de fatigue et de véritable peine. Ses vêtements étaient trempés par la douche, et elle s'en moquait éperdument. Elle ne ressortit de la que quand elle sentit ses lèvres trembler de froid, et se changea rapidement.

    Attrapant une enveloppe qu'elle n'aurait pas pensé utiliser un jour, elle sorti une beuglante.

    Lançant le sort pour l'activer, elle dit alors lentement, et d'une voix étonnement douce qui contrastait avec la colère qu'elle avait en elle.


    -A l'avenir, je te demanderais de ne plus te mêler de ce qui ne me regarde pas. Un homme parfait, je n'en veux pas. Le seul que je voulais, c'était toi, et j'apprends que tu m'as trompé. Tu veux parler d'Amycus? Parfait, parlons-en. Je n'ai pas eu l'occasion de t'en parler, alors que je comptais le faire figure toi. Oui je l'ai aimé, et j'ai été trompée. Je lui en ai voulu, et je me suis finalement rapprochée de lui en unique amitié. Si ca n'avait pas été le cas, tu ne m'aurais jamais rencontré. Ravie de constater que mes lettres t'ont atteinte au point de ne pas dormir, c'est réciproque. A la différence, que moi je n'ai pas psychoter comme tu es en train de le faire. La camomille est un excellent remède pour ton hystérie. Tu es ignoble de me relancer mon passé en plein visage comme tu viens de le faire! Et après ça tu prétends m'aimer! Je crois que la seule qui ait aimé à sens unique ici, c'est moi! Quand tu me fuyais, il me semble bien que c'est moi qui suis venue te chercher dans Pré au Lard, et qui t'ait attaché pour que tu m’entendes jusqu'au bout non? Je t'aim... Oublie tout. Gade tes promesses pour une autre fille. J'en...

    Plaquant sa main contre sa bouche pour ne pas pleurer durant la dictée, elle reprit en tentant de ne pas faire entendre ses sanglots.

    -Je n'en peux plus Matthieu. J'en ai assez de souffrir avec ceux que j'aime. Je me suis attachée a toi plus que je ne l'aurais imaginée. Ton bracelet, j'étais prête à le jeter à l'eau, et je n'ai pas put. Alors, ne viens pas me parler d'un passé dont tu ignore tout! Tu as fait une erreur, assume la jusqu'au bout!

    Elle avait hurlé sa dernière phrase. Craquant complètement. Larmes et haines mélangées. Un bail que ca ne lui était plus arrivée tiens...

    -Et ne réponds pas à cette lettre! Oublie-moi! Refais ta vie! Si tu me crois aussi peu attachée, ce n'est même plus la peine que tu prononce mon nom!!!

    Fermant l'enveloppe au moment ou elle se laissait tomber sur sa chaise, elle la donna au hibou avant de retourner caler sa tête dans l'oreiller; Elle ne voulait plus de lettre. Elle ne voulait plus rien. Juste qu'on lui foute la paix.
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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Mar 9 Juin - 7:08

J'avais craqué dans le vrai sens du terme, j'avais complètement craqué dans ma dernière lettre pour Anna. Je savais que la jeune femme n'allait certainement pas apprécier la façon dont je lui ressortais son passé. Cependant ce que j'avais écris reflétait parfaitement ce que je craignais le plus et ce que je redoutais. En tout cas c'était l'impression que ça me donnait, je ne payais pas que pour mon erreur, je payais également pour l'erreur qu'avait commise Amycus. Elle disait en avoir marre de se faire tromper par ceux qu'elle aime, qu'elle souffrait d'avoir déjà été trompée deux, que pouvais-je y faire si son ex petit-amie l'avait trompé ? Je n'y étais pour rien et je ne comprenais pas pourquoi j'étais quand même entrain d'en faire les frais. C'était écoeurant de se retrouver dans pareille situation, de se retrouver à payer pour un autre. Ce n'était pas dans mes habitudes de payer pour les erreurs des autres et je devais avouer que l'envie de coller mon point dans le visage du jeune homme commençait doucement à devenir une solution qui m'attirait. Après tout Anna avait fais son choix, elle ne voulait de toutes façons plus de moi, elle se foutait bien que je calanche dans la semaine, elle ne voulait plus être avec moi, Amycus perdait donc son immunité. Comptez sur moi si je devais le recroiser pour lui faire payer un peu de ce que me faisait cette rupture avec Anna à laquelle il participait.

Il était presque l'heure pour moi de me rendre au Ministère quand arriva la réponse de la Serpentard sous la forme d'une lettre d'un rouge écarlate. Une beuglante, voilà qui allait clairement améliorer la situation. je m'assis tranquillement sur le canapé, ouvrant l'enveloppe pour la voir se mettre à hauteur de mon visage, me hurlant tout ce que la jeune femme lui avait répété. Je restais de marbre face aux mots que j'entendais, ou c'était l'impression que je devais donner car intérieurement je me rendais compte que je n'étais plus avec Anna. Il m'avait fallu le temps pour réellement le comprendre, mais cette beuglante semblait bien avoir été le déclencheur, le petit déclic qui me fit vraiment prendre conscience de la vérité, je n'avais plus de petite amie. J'écoutais les mots de la beuglante, tous hurlés, tous plus violents les uns que les autres dans mon esprit. Elle me trouvait ignoble d'utiliser son passé ? Mais à quoi pensait-elle quand dans ces lettres elle me répétait qu'elle en avait assez de se faire tromper. Je ne sais pas ce que lui avait fais Amycus, mais moi ? Ca n'avait été qu'un baiser, un simple baiser sans sentiments amoureux, mes sentiments étaient tous pour Anna, ce baiser n'avait rien eu d'amoureux. Elle terminait en m'ordonnant de ne pas répondre, de l'oublier et de refaire ma vie. Je m'assis à mon bureau pour répondre, pas nécessairement plus calme que avant, mais cherchant mes mots. Reprenant les autres lettres de Anna, je me mis à écrire.


« Le deuxième homme pour lequel 'éprouve des sentiments n'hésite pas lui aussi à me tromper une fois le dos tourner. » « Par deux fois j'ai fait confiance, par deux fois j'ai été trahie. » Je ne fais que reprendre tes mots Anna. Je ne suis pas ce premier homme qui t'as trompé, mais je constate que je paye également pour lui. Si tu veux que je paye pour lui, je ne peux pas t'en empêcher, mais tu parles d'amour à sens unique, c'est pathétique.

Si tu crois vraiment que c'est un amour à sens unique, comment tu expliques que je réponde alors que tu m'as demandé de ne plus le faire ? Comment tu expliques que j'ai déjà décidé de ne pas t'oublier ? Comment tu expliques que je ne veux pas refaire ma vie sans toi ? Comment tu expliques que je ne dorme plus depuis ce baiser parce que je suis rongé par le remord ? Tu veux croire que c'est un amour à sens unique, vas-y penses-le, te déranges surtout par moi, après tout je suis qui pour te le dire ah oui un des
« pires connards de la planète »[/font] Alors maintenant si tu veux toujours t'amuser vas-y amuses-toi. Après tout tu ne veux plus de moi à tes côtés, alors vas-y amuses-toi, oublies-moi.

Mais moi je ne t'oublierais, parce que je t'aime, always have, always will...


Je n'envoyais pas de suite la lettre à Anna, j'avais d'abord une autre lettre à écrire que je voulais voir envoyé à Poudlard. Je ne savais pas vraiment comment la commencer, mais le mieux était de commencer par le début non ?

Chère Alice,


Je t'avais promis de mes nouvelles et je t'en envoie. Je ne suis pas fier de le faire précisément maintenant. J'avais prévu de t'envoyer une lettre pour te dire que tout allait bien au Ministère comme avec Anna. Si la première proposition tient toujours, la seconde en revanche ne tient plus. Plus rien ne va avec Anna...Par ma faute...

Je ne veux pas que tu doutes de mes sentiments pour elle, je l'aime, plus encore depuis ce jour dans le parc. Je l'aime plus que moi-même je ne le pensais et pourtant, pourtant j'ai embrassé une autre fille. Je sais ce que tu vas penser, que je suis un connard, un enfoiré de première, qu'on ne se comporte pas comme ça quand on aime et tu as parfaitement raison, je ne prétendrais jamais le contraire. C’est pathétique je sais, je l’aime, mais j’embrasse une autre fille.

Anna est ton amie, je le sais, comme je sais que je ne peux pas te demander de me faire confiance après ce que je viens de te dire, seulement j’ai besoin de toi. Et crois-moi j’ai honte d’en arriver là. J’aimerais, si tu veux bien évidemment rien ne t’y obliges, que tu veilles sur Anna. J’aimerais que tu prennes soin d’elle, ou au moins que tu essayes de t’assurer qu’elle aille bien. Je sais que ça peut paraitre idiot, et je me sens idiot, je sais que tu dois douter de mes sentiments pour elle, mais je m’inquiète.

Je m’inquiète terriblement pour elle, non, je suis mort de trouille, paniqué. Je n’ai même pas de mot assez fort pour le définir. Elle m’a promis qu’elle allait « s’amuser » et je crains ce qu’elle veut faire. Peut-être qu’elle voulait simplement me faire peur, peut-être qu’elle était sérieuse, mais je ne sais pas ce qu’elle voulait dire et le simple fait d’avoir lu ça dans une lettre me panique. Je sais que je ne peux pas te demander d’intercéder en ma faveur et je ne le fais pas. Je ne veux pas que tu lui dises du bien de moi où quoi que ce soit. Tout ce que je veux c’est que tu veilles sur elle. Elle a l’air forte et résistante, elle donne l’impression de pouvoir encaisser sans rien souffrir, ce n’est qu’une image qu’elle se donne. Elle a besoin de personne pour être avec elle, elle a besoin d’être soutenue, elle n’est pas aussi forte qu’elle veut le faire.

Alors je te demande supplie de garder un petit œil sur elle. Ca me rassurerait de savoir que tu la surveilles et que tu es près d’elle. Tout ce que je te demande c’est de veiller sur elle. Je te remercie déjà pour tout ce que tu as déjà fais pour moi, et je suis désolé de te demander de faire ça, mais je suis vraiment inquiet pour elle.

Merci pour tout,
Matthieu
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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Mar 9 Juin - 7:38

    Midi, salle de Banquet.

    -Tu mange pas Anna?
    -Nan.
    -T'es pas allée en cours ce matin?
    -Nan.
    -... T'es vachement bavarde aujourd'hui.

    -Oui.



    Jenny eut un sourire compatissant, et libera Anna d'une quelconque discussion pour se tourner vers Aaron, son petit ami et bavarder avec lui de la prochaine saison de Quiddicth.
    Sa tête appuyée contre son poing, ANna tournait sa fourchette dans ses spaghettis sans réussir à les toruver apétissant. Et dire que cétait son plat preferer...
    Elle sentit alors quelqu'un la regarder, et elle releva la tête vers la table des professeurs pour y voir Dumbledore la fixer de ses yeux perçants.
    Elle tourna la tête ailleurs. Elle n'avait aucune envie qu'il devine ses pensées du moment!

    4 hiboux arrivèrent dans la grande salle à ce moment, un ramenant une beuglante pour un élève de Gryffondor, 2 autres pour des Pouffouflles de 7ème année, et un dernier vers elle.
    Plantant sa fourchette dans son assiette, elle attrapa la lettre et la lut brèvement. Soupirant, elle emprunta une plume à Jenny qui revenait de Métamorphose, et écrit aux mots que lui avait envoyé Matthieu.


    Si je ne t'aimais pas, j'aurais répondu à ta lettre de rédemption: "Ok, on se rapellera" Il ne me semble pas avoir ecrit ça aux dernières nouvelles.
    Tu sais trés bien que je ne t'oublierais pas, car tu compte pour moi. Seulement, j'ai besoin de temps. De m'éloigner, de réflechir a toi, a moi, a nous. Je suis assez forte pour me débrouiller seule, aussi j'aimerais que tu ne m'envoie plus de lettre. Ce sera moins dur. Autant pour toi que pour moi.
    Aux vacances d'Avril, je ne reste pas à Poudlard. Je serais chez moi, à Londres. Je dois aller à un concert des Sex Pistols avec Nathan. D'ici la, je ne veux pas avoir de tes nouvelles, je te le répète. Reflechis sur tes sentiments pour moi, encore une fois. De mon côté, je sais trés bien ce qu'il en est. Mais j'ai besoin d'être seule.

    Prends soin de toi,
    Anna


    Cette lettre à la différence des precedentes, ne trahissait aucune colère. Un nouveau calme, certainement plus alarmant.
    Se relevant de table tandis que le hibou partait faire son office, la brune remit sa veste en cuir, et sortit de la salle en passant devant les Gryffondors. Un regard rapide à ALice et Sirius. Un sourire, mais un regard sans aucune émotion. Demain ca irait mieux. Demain, ou dans le sprochains jours... Alice allait mal, elle ne pouvait pas la laisser tomber. Sirius lui avait demandé un match de Quidditch amical, elle y répondrait. Elle continuerait d'avancer, et cesserait de pleurer pour lui.

    Sortant dans le parc en s'allumant une nouvelle cigarette, elle regarda un instant le terrain de Quidditch desert.
    Un autre regard vers le chateau. Elle avait quoi cet aprem? Potions à 15heures?
    Regardant l'horloge, elle eut un sourire mélancolique.

    Elle avait le temps de voler un peu comme ça...

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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Ven 12 Juin - 20:40



    Alice se demandait encore comment elle avait fait pour être embarquée là-dedans. A la base, elle ne faisait qu'être une oreille attentive et compatissante pour Anna, sans arrière pensée, sans pour autant trop s'avancer. Bien qu'Anna ne soit pas partie en courant lorsque la Gryffondor avait pleuré toutes les larmes de son corps peu après Noël, cette dernière ne pouvait toujours pas les voir en peinture et préfèrait toujours fuir en courant lorsqu'elle voyait les yeux de ses amis se remplir de larmes. Okay, c'était lâche comme conduite mais elle préfèrait éviter toute crise de larmes. Elle était incapable de gérer ce genre de choses. Et cela la mettait mal à l'aise car Anna avait été là quand Alice avait craqué fin décembre. Et elle lui en serait toujours reconnaissante. C'était l'une des raisons pour lesquelles la Gryffondor se sentait coupable de ne pas savoir comment aider Anna. Elle l'avait vue à plusieurs reprises dans le courant de la semaine et ce qu'elle avait entraperçu n'était pas fameux. Ce qui ne faisait qu'augmenter le sentiment de culpabilité de la jeune fille. Elle avait tenté de parler à Anna. Mais elle avait l'impression d'être étrangère à sa douleur, de ne pas trouver les bons mots et de l'enfoncer encore un peu plus.

    D'un geste rageur, Alice raya la dernière phrase de son brouillon de métamorphose tout en jetant un regard vers le professeur d'Histoire pour vérifier que son attention était toujours pleinement axée sur son cours. D'ordinaire, la jeune fille aurait suivi son rechigner, pris des notes tout en faisant de petits croquis dans le coin de son parchemin. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, Alice avait besoin de se concentrer, d'occuper son esprit et c'était tout naturellement qu'elle s'était tournée vers son devoir de métamorphose. Seul bémol, elle avait du mal à rédiger et une phrase sur deux était raturée. La Gryffondor poussa un soupir exaspéré et laissa sa tête basculé sur la table, la frappant de son front pour tenter d'oublier qu'elle était nulle comme meilleure amie.


    * Ca je ne te le fais pas dire ! Et en même temps, toi tu ne m'aides pas. Ce sont tes amis, pas les miens. Techniquement, ca devrait être les tiens aussi. *


    La Gryffondor prit son sac sur ses genoux et fouilla à l'intérieur, pour voir si elle avait eu la bonne idée de se glisser un bouquin intéressant le matin même. Et finalement, elle n'était pas si stupide que cela car elle y avait mis son livre de chevet. Alice parcourut les pages pour tomber sur celles où elle avait glissé son marque-page. Marque-page qui se révélait être la lettre de Matthieu qu'elle avait soigneusement gardé avec l'intention de lui répondre. Mais l'histoire avec Anna l'avait détournée de son idée initiale.


    * Ma fille, il serait peut-être temps de lui parler. Ce serait pas une mauvaise idée. *


    Se saisissant de sa plume, Alice prit un nouveau rouleau de parchemin et s'attela à l'écriture de la lettre pour son ami.

    Citation :
    Cher Matthieu,

    Je m'excuse d'avoir mis autant de temps à te répondre. Je voudrais bien te dire que ta lettre ne m'était pas sortie de la tête, mais la vérité, c'est qu'elle l'était. Je ne vais pas chercher d'excuse car finalement, il n'y en a pas réellement. Ma je vais profiter de cette lettre pour te parler d'évènements qui me préoccupent.

    Tout d'abord, toi comment tu vas ? Je suis contente que tu m'aies tenue au courant des derniers évènements. Anna de son côté, n'est pas très loquace, même avec moi (même si je ne pense pas pouvoir avoir la prétention de dire qu'elle me confie tout). Visiblement par ta lettre, toi non plus tu ne sembles pas aller bien. Et je ne vais pas te cacher que cela m'attriste. Mais ne va surtout pas croire que je te prends pour un connard. Mes dernières expériences avec les garçons m'ont appris que ceux-ci ont du mal avec les relations (et je dois bien avouer que les filles ne sont pas spécialement mieux). Tu n'es pas pathétique. Du moins je ne le pense pas ^^ Je suis heureuse que tu aies fini par reconnaître que tu es amoureux. Peut-être un peu tard, mais sûrement cela t'a fait-il prendre conscience de l'importance qu'Anna avait dans ta vie. Le fait que tu es des remords est un bon point, et un grand pas en avant. S'expliquer par lettre n'est pas une bonne chose. Il faudrait que vous voyiez en face pour parler. Vraiment parler. De votre "rupture" et de tout ce qui touche à votre "relation".

    Je suis amie avec Anna, mais je me considère également comme ton amie. Et je ne peux t'en vouloir d'avoir fait du mal à ma meilleure amie, alors que toi-même tu sembles en souffrir. D'ailleurs, je te dirais bien que si tu le souhaites j'irais intercéder en ta faveur auprès d'Anna. Mais je ne crois pas que c'est ce que tu veux, et je ne veux pas me mêler d'histoires qui ne me regardent pas. J'espère que je pourrais te voir pendant les prochaines vacances pour te voir, et m'assurer que tu vas mieux.

    Pour Anna, ne t'inquiètes pas, je sais à quoi m'en tenir avec elle. Je sais comment elle est caractériellement et cela peut s'avérer très chiant à vrai dire, mais j'ai pris l'habitude. Mon soucis, c'est que je ne sais pas trop comment gérer sa nouvelle attitude. Parce que si il n'y avait eu que toi dans ses soucis actuels, j'aurais peut-être su quoi lui dire. D'ailleurs, c'était plutôt elle qui pensait me dérider et me dévergonder. C'est le monde à l'envers ...
    A ce moment là, en tout cas, elle semblait encore aller bien. Même si ce n'était qu'une façade. Tu m'as demandé de veiller sur elle, et je suis désolée de t'apprendre que j'ai échoué et que je n'ai absolument aucune idée de comment la réconforter. Elle s'est disputée avec son cousin. Je ne sais pas si elle t'a déjà parlé de cet abruti de Nathan, qu'elle considère comme son frère. Leur dispute a fait le tour de l'école et aujourd'hui, les deux font peine à voir. Et je n'arrive pas à trouver les bons mots pour la réconforter (parce qu'à vrai dire lui je m'en fiche totalemen).

    C'est la principale raison je pense pour laquelle je ne t'ai pas répondu aussi rapidemment que j'aurais du le faire. Je m'en excuse. J'étais tellement prise par mes doutes quant à ma capacité à la réconforter, ou plutôt mon incapacité à ne pas l'enfoncer un peu plus.
    Je te promets de veiller sur elle (même si je le fais déjà, sans que tu me le demandes), autant que possible. Ce n'est pas dit que cela soit une grande réussite, mais j'ai mal de la voir dans cet état-là.

    Je te réécricrais dans peu de temps pour te donner de ses nouvelles, si tu ne la recontactes pas.
    Bien à toi, Alice

    A la sonnerie, la Gryffondor empoigna l'enveloppe qui contenait sa lettre et se dirigea en courant la volière. Elle grimpa les marches quatre à quatre, attache la lettre à la patte d'un hibou Grand-Duc et envoya le volatile par la grande fenêtre qui prenait tout un pan de mur, ou presque. Frissonante, la jeune fille redescendit vers les entrailles de l'école en soupirant.

    - " Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire pour qu'elle aille mieux ? Anna je suis vraiment désolée, je suis nulle comme amie ... "

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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Ven 12 Juin - 22:03

Perdu, c’était je crois le mot qui désignait actuellement le mieux mon état d’esprit. J’étais perdu dans ma relation avec Anna, je ne savais pas où cela me mènerait, je me posais la question. J’avais envie bien sûr que ma relation se reconstruise, j’avais envie que les choses n’évoluent positivement entre elle et moi. Comment cela pourrait-il seulement être le cas quand j'avais perdu ma petite amie et cela entièrement par ma faute ? Oui j'étais l'unique et seul responsable de ce qui était arrivé à mon couple et je devais avouer que les choses étaient ainsi parce que je n'étais pas capable d'être parfaitement honnêtement. Cela faisait maintenant une semaine que j'avais écris une lettre à Anna, une semaine que je l'avais commencé, cette première nuit où je ne dormais pas de l'avoir trompé et que nous ayons rompus. Cela faisait exactement sept jours que cette lettre trainait, soigneusement pliée en trois comme prête à être mise dans une enveloppe. Pourtant cela faisait sept jours que cette lettre était simplement restée là, sans jamais s'envoler vers Poudlard. Anna n'avait-elle pas été claire ? Elle ne voulait pas de mes nouvelles et je ne devais pas lui donner de mes nouvelles à moi. C'était une sorte de deal non négociable, j'acceptais en silence pour expier ce que j'avais fais, ce n'était que justice dans le fond, je n'avais que ce que je méritais.

Le comble dans tout ça ? La dernière lettre de Anna, non l'avant-dernière pardon, m'avait mis en colère contre elle. C'était d'autant plus pathétique que j'étais le fautif, elle n'y était pour rien. C'est moi qui l'avait trompé, ce n'était pas autrement et pourtant j'étais extrêmement remonté contre elle. Pas assez pour suivre ses ordres de l'oublier et de refaire ma vie, mais assez pour que je n'ai toujours pas touché à la toute dernière lettre qu'elle m'avait envoyé. Je l'avais toujours sur moi, mais elle restait fermée et toujours pas lu. Pourquoi je ne la lisais pas ? Je ne saurais l'expliquer, peut-être par peur de ce que je pourrais y trouver, peut-être par colère, il y avait tellement de possibilités et de raisons possibles pour que je n'ouvre pas cette lettre. Et pourtant il n'y en avait qu'une qui tenait la route, j'en voulais à Anna parce que j'avais le sentiment qu'elle me faisait payer pas uniquement ma trahison. Je la connaissais mieux peut-être qu'elle ne le pensait et ça lui ressemblait pas. Enfin sa réponse lui ressemblait, mais elle était abusivement explosive, elle était bien plus raisonnée habituellement. J'acceptais de payer ma faute, mais pas en plus celles des autres. Comme si de souffrir de savoir ne plus être avec elle n'était pas suffisante en soi.

Pourtant aujourd'hui il arriva quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas. Une nouvelle lettre qui arrivait depuis Poudlard mais pas de l'écriture de ma petite amie. Enfin de mon ex petite amie devrais-je dire. Je me posais sur le canapé, toujours et carrément véritable insomniaque depuis une semaine désormais et j'entamais la lecture de la lettre, commençant par regarder qui l'avait signé et le prénom m'arracha un sourire. Ca me faisait du bien d'avoir des nouvelles d'Alice, j'espérais qu'elle allait bien et j'espérais trouvé dans sa lettre également des nouvelles de Anna. Je lu la lettre sans plus attendre, constatant dans une agréable surprise que la jeune femme s'inquiétait de moi. Je devais dire que c'était agréable de sentir qu'on s'inquiétait pour moi, ça non plus je n'en avais plus vraiment l'habitude. Je m'entendis laissé échapper un soupir de soulagement en lisant qu'elle ne m'en voulait d'avoir fais souffrir Anna. Je n'avais même pas pensé qu'elle ait pu m'en vouloir. Ce collège m'avait définitivement rendu méchamment trop fleur bleue. Sans s'en rendre compte Alice venait de répondre à la question qui me faisait tellement peur « qu'est-ce que Anna voulait dire par « s'amuser »? » je me posais cette question depuis un moment et la réponse était là...Se dévergonder.

Cette fois, je paniquais et en prime de cela la jeune femme s'était embrouillée avec son cousin. Décidément, je m'y prenais de mieux en mieux, après « je fais souffrir Anna parce que je suis un connard » j'évoluais vers « je fais souffrir les proches d'Anna parce que je suis un connard ». Oui en effet, c'est je cris ce qui me définissait le mieux que le terme « connard » ou du moins, c'était l'image que j'avais de moi-même. Comment vouliez-vous que je me sente après ce qui arrivait à cause de moi sinon coupable hein ? Quelque part je devais avouer que la lettre de la jeune femme me mettait particulièrement mal à l'aise et c'est ainsi que je m'assis à mon bureau. Je voulais écrire, mais les mots ne venaient pas. Je frappais ma tête sur le bureau espérant que les mots viennent, mais rien ne se passait. Je laissais ma tête tomber un peu plus durement qu'avant sur le bureau, s'immobilisant ainsi. Quelques longues secondes passèrent avant que je dise doucement:


- Aïe

Finalement je pris ma plume pour répondre à Alice:

Alice,


Laisses-moi déjà te remercier d'avoir pris le temps de me répondre. Laisses-moi aussi te remercier de ne pas me prendre pour un connard car c'est ce que je suis et j'en suis bien conscient. Je veux aussi te remercier de ce que tu fais pour Anna et même si tu sembles penser que c'est peu, dis-toi que c'est toujours plus que son crétin d'ex (comprends moi hein ?! Pas Amycus). Enfin...je me sens tellement impuissant.

Comment je vais ? Pour tout te dire je suis tenté de dire « bien » pour que tu ne t'en fasses pas, mais ce serait surement encore pire que de dire la vérité pas vraie ? Comment ça pourrait aller quand j'ai perdu par ma faute la personne que j'aime ? Enfin tu me diras, on a toujours que ce qu'on mérite, mais putain je l'aime. Pour être parfaitement honnête avec toi, ça fait une semaine que je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit, je suis insomniaque. Un vrai insomniaque, je ne suis jamais vraiment réveillé, jamais vraiment réveillé, c'est très étrange comme situation. J'ai le sentiment d'être endormi et dans un de ces rêves plus vrai que la réalité et pourtant des choses me ramènent violemment à la réalité. Je ne sais pas combien de temps je tiendrais à ce rythme, mais je suis lessivé. Cela dit il faut toujours continuer et aller de l'avant non ?

C'est avec plaisir bien sûr que je te recevrais chez moi si tu veux passer, tu n'auras qu'à m'envoyer un hibou pour me dire quand et je t'inviterais bien volontiers pour un repas. Bon ce sera pas du cinq étoiles, mais je suis pas non plus trop mauvais en cuisine. Enfin j'en suis jamais mort donc au moins c'est comestible !

Je te remercie d'avance pour ton regard sur elle et les nouvelles que tu m'enverras, tu es vraiment adorable et géniale (je l'ai toujours pensé) sauf quand tu essayes de tuer les nouveaux bibliothécaires avec des livres !!! (quoi que le rouge aux joues t'allais plutôt bien quand tu fondais en excuse...Bon c'est bon j'arrête)

Merci pour tout Alice, si un jour je peux faire quelque chose, n'importe quoi, je te l'accorderais...sauf si ça me ferait tromper Anna en mettant qu'on se remette un jour ensemble. J'y crois pas vraiment mais j'espère.

Tendrement,
Matthieu


Je repris la lettre d'Alice, la relisant encore une fois et je mettais sur une autre enveloppe « Nathan Sanders » en espérant que le nom de famille soit le bon:

Nathan,


J'imagine que tu seras surpris de voir une lettre signée de ce nom et pourtant c'est bien le cas, tu ne rêves pas. Ne t'en fais pas, je ne vais pas te faire un préchi-précha baragouinant que je suis désolé. J'ai appris ce qui s'est passé entre Anna et toi, et je ne sais pas quelle était la nature de votre relation, mais je me sens obligé de t'écrire.

C'est con, j'étais sûr que t'écrire était une bonne idée, mais les mots viennent plus et ça me paraît soudain une idée à la con. Je voulais te dire, et je pense simplement l'écrire tel quel, ce sera plus facile. Je ne laisserais pas mes erreurs avec Anna déborder sur ta relation avec elle et s'il faut que je m'éloigne d'elle pour que vous soyez plus proche, je le ferais.

Je me sens quand même obligé de te dire que je suis désolé pour ce qui arrive entre elle et toi. Tu feras ce que tu veux de ce que je viens de dire. Tu peux aller la voir pour lui dire que votre relation peut revenir à la normale puisque je préfère ne plus la voir que te faire souffrir. Ou tu peux le garder pour toi, c'est à toi de voir ce que tu veux faire. Ce que tu semble le mieux pour toi et/ou pour elle.

Matthieu Vince-Lyrics,
ex-bibliothécaire
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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Sam 13 Juin - 9:52

    Le gong annonçant la fin du cours retentit enfin… Poussant un soupir de soulagement je ramassais mes affaires de potions, les fourrais dans mon sac et prenais ce dernier en bandoulière pour filer à la vitesse de l’éclair de la salle de cours. Cela faisait maintenant une semaine que j’agissais ainsi par moment et Xenophilius comme Dedalus n’essayèrent pas de me retenir. Comme tout le monde ils avaient eu vent de mon embrouille avec Anna et me laissaient ruminer dans mon coin… De toute façon ils n’avaient pas vraiment le choix puisque j’avais pris la sale habitude de les envoyer bouler dès qu’ils essayaient de venir me parler quand ils voyaient que je n’allais pas bien !
    Ne vous inquiétez pas ! Je n’étais pas comme ça 24 h sur 24 comme ça. En temps normal je restais le Nathan que tout le monde connaissait, c'est-à-dire celui qui faisait le pitre et qui était joyeux (en apparence) ! Mais il suffisait que quelqu’un ou quelque chose me rappelle ma dispute avec ma sœur de cœur et c’était parti pour la déprime. La cause de mon comportement du moment avait été que le Professeur de Potions déclare haut et fort qu’Anna et moi n’étions pas de la même famille pour rien. Nous avions les mêmes qualités mais aussi les mêmes défauts !



    *C’est sûrement pour ça qu’elle ne vient pas me voir pour s’excuser et que je fais de même de mon coté…* pensais-je amèrement en traversant le couloir d’un pas pressé.


    - Tu ne viens pas manger ? me demanda une voix que je connaissais.


    - Est-ce que j’ai l’air de prendre la direction de la Grande Salle là ? Non ! Je suppose que ça répond à ta question… répondis-je froidement à ma camarade de classe.


    Ma réaction me valut quelques regards surpris ou indignés mais je m’en fichais… Je tournais à l’angle du couloir, entrais dans ma salle commune que je traversais pour aller directement dans mon dortoir. Balançant mon sac aux pieds de mon lit je m’allongeais ensuite sur ce dernier. Fixant le plafond je reprenais doucement mon souffle… Il faut dire que je m’étais presque tapé un sprint pour venir me réfugier ici ! J’avais remarqué que les gens posaient moins de questions quand vous sembliez pressé. Sûrement pensaient-ils que vous deviez aller faire quelque chose d’important…
    Une fois ma respiration revenue à la normale je soupirais ! Je passais mon temps à cela depuis une semaine… Comme si ça allait résoudre quelque chose ! Fermant les yeux pour faire le vide dans ma tête, ou du moins essayer, je fus déranger par un bruit d’aile. Rouvrant les yeux, j’aperçus un messager nocturne… Je fus étonné par sa présence mais le libérais tout de même de sa mission avant de lui donner quelques friandises. Quelques secondes après j’étais de nouveau seul…

    Dans un premier je crus que la lettre provenait de ma mère ou peut-être même d’Heaven mais je m’aperçus que je ne connaissais pas l’écriture qui indiquait mes prénom et nom. Curieux, j’ouvris cette lettre et observais le bas directement pour y voir inscrit « Matthieu Vince-Lyrics, ex-bibliothécaire ». Je froissais la lettre et la balançais au sol… Ce type que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam avait bien choisis son moment tiens ! Je m’allongeais de nouveau mais au bout de quelques minutes la curiosité l’emporta. Saisissant ma baguette, j’utilisais un sortilège d’attraction sur le courrier qui m'était adressé et commençais à le lire…
    Très vite, je me rendis compte que j’aurais dû y mettre le feu sans même y jeter un coup d’œil… Le moindre mot écrit me faisait ressentir une colère de plus en plus grandissante à l’égard de celui qui l’avait écrit mais également une douleur insoutenable qui me rappelait à quel point j’avais merdé avec Anna… Je regrettais tant ce qui s’était passé entre nous ! Et dire que je l’avais rejoint dans le parc pour lui remonter le moral…

    Sans m’en rendre réellement compte je pris une plume et mon encrier ainsi qu’un morceau de parchemin… D’une écrite légèrement penchée et propre je me mis à répondre. Je débutais sans aucune formalité… J’aurais trop été tenté par un « Bonjour à toi connard ».


    Surpris n’est pas le mot exact puisque je l’associe généralement avec quelque chose d’agréable… Et laisse-moi te dire que ta lettre n’a rien eu d’agréable. Je ne te connais pas et inversement alors je ne vois même pas pourquoi tu m’as écrit ! Tu prétends savoir ce qui s’est passé entre Anna et moi alors que c’est impossible… Personne ne le sait véritablement mais le fait que nous ne nous parlions plus à éveillé les soupçons. Les rumeurs vont vite dans ce putain de château et je ne suis qu’à moitié étonné que tu sois au courant. Je suppose que tu as appris la nouvelle par Sirius ou Alice et à vrai dire je m’en fous… Comme je me fiche royalement de tout ce que tu as pu me raconter…

    Tu dis que tu ne laisseras pas tes erreurs avec Anna déborder sur ma relation avec elle et bien sache que c’est trop tard ! Tes conneries ont foutus le bordel entre nous… d’une façon à laquelle je ne me serais jamais attendu ! Elle ne veut plus me voir et me déteste selon ses propres mots. Ça a le mérite d’être clair mais ça ne m’empêche pas de veiller sur elle…
    Pour ce qui est de tes belles paroles ou de tes « désolé » tu peux te les garder… Tu seras désolé le jour où je te recroiserais. Tu as réussi à me séparer de la personne à qui je tiens le plus, tu m’as fais rompre une promesse… et tout ça en la faisant souffrir elle. Le pire c’est qu’en voulant la protéger j’ai fait de même… Au final je ne suis peut-être pas mieux que toi et l’autre… Je ne sais pas !

    Pour finir, sache que je t’aie répondu par pure politesse dira-t-on. Mes parents m’ont élevé comme ça et je ne veux pas décevoir une autre personne.


    N. Sanders



    Empruntant le hibou d’un de mes camarade de chambrée je lui remettais la lettre après avoir inscrit sur l’enveloppe les noms et prénom de l’ancien bibliothécaire. Je retournais ensuite m’allonger sur mon lit à défaut d’aller en cours… Je savais que je risquais d’avoir des problèmes à faire péter les cours de cette façon, surtout en septième année, mais je n’étais pas motivé... Non ! Vraiment pas motivé mais carrément déprimé !
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MessageSujet: Re: Violente Correspondance [PV=Anna]   Lun 15 Juin - 21:01

Avez-vous déjà eu l'impression que très lentement, votre monde se désagrégeait tout autour de vous ? Moi c'était l'impression que j'avais, j'avais le sentiment que tout était entrain de s'effondrer autour de moi. Lentement, inexorablement, violemment, comme si tout devenait soudainement un enfer alors que j'aurais été dans un Eden. Pourtant je n'avais jamais été dans ce qu'on pourrait appeler un Eden car ma vie n'avait jamais rien eu d'un paradis, pas en tout cas depuis que j'avais su ne pas être né dans la famille Vince. Non j'étais un enfant de la famille Lyrics, fils que personne ne voulait ou fils d'une relation extra-conjugale, je n'en savais rien. En tous les cas, depuis que j'avais appris la vérité sur moi, ma vie était devenue un enfer, une véritable succession de conneries qui me conduisirent finalement au collège magique Poudlard où je retrouvais ma petite soeur. Avec la relation que l'on me savait avoir avec ma petite soeur. Certains auraient peut-être le sentiment que je l'avais abandonné en quittant Poudlard, que je lui avais donné raison quand elle disait que Anna aurait raison de notre relation. Non ce n'était pas ça, j'aimais ma soeur et c'était pour la protéger elle aussi que j'avais quitté Poudlard. Comment imaginiez-vous qu'elle puisse avoir réagi en voyant son frère près de la fille qu'elle détestait le plus ? Avais-je le bon choix ou la mauvais choix, je n'en savais absolument rien, j'avais fais un choix, c'était bien là ce qu'il y avait de plus important à retenir dans cette histoire. J'avais osé faire un choix.

Pour le moment on ne pouvait pas vraiment dire que c'était mon meilleur choix puisque j'avais embrassé une autre fille et sans m'en rendre compte, dans ce simple geste pourtant si agréable, j'avais perdu ma petite amie. Ca pouvait paraître idiot non ? Vous accédiez à la demande d'une demoiselle pour perdre celle que vous aimiez. Vous voulez savoir ce qui était encore plus idiot ? C'était d'embrasser une demoiselle parce qu'elle vous l'avait demandé alors que vous étiez conscient que ça ferait du mal à votre petite amie ! J'étais au mieux le pire des cons ou un vrai connard, dans le pire des cas un connard complètement con. Je vous laisse choisir ce qu'il vous fera plaisir de choisir, mais ne croyez pas que faire souffrir Anna m'a fais plaisir, j'en souffrais moi-même. Je souffrais de ces mots qu'elle avait écris, je souffrais ce je « moi aussi je vais m'amuser » qui me faisait si peur. J'étais plus inquiet de ce qu'elle allait faire et qu'elle prenne un risque idiot que de ce qu'elle comptait vraiment faire. Je m'inquiétais pour elle, sentant en moi une boule violente et grandissante dans mon estomac à cette idée. Cette boule remonta doucement le long de mon oesophage pour se coincer dans ma gorge et il me fallut un peu de temps pour chasser cette idée et me calmer. Je payais le prix de mes conneries, je n'avais que ce que je méritais, c'était bien là la vérité. M'angoisser ainsi n'était que ce que je méritais après ce que je lui avais fais, c'était je crois un minimum.

Je me laissais tomber assis sur le canapé, provoquant un sursaut chez le tamia tant à cause de ma façon violente de me laisser tomber que parce qu'il dormait. Le tamia vint sauter sur mes genoux pour s'y rouler en boule. Je restais ainsi, chacun de mes bras passant au-dessus du dossier pour se poser dans le dos du canapé. Je laissais ma tête tomber en arrière, fixant ainsi le plafond du regard en soupirant. Oui j'avais ce que je méritais, mais je n'avais jamais imaginé que ça puisse être aussi douloureux. Bien sûr je savais que l'amour faisait mal, même si je n'y étais pas nécessairement habitué, j'avais vu ses effets dévastateurs. Pourtant je m'étais lancé dans une relation amoureuse avec une jeune femme et je devais avouer qu'elle était compliquée. Pour quelqu'un qui redécouvrait doucement les sentiments, il y aurait certainement eu mille fois plus facile qu'une telle relation et pourtant j'avais fais ce choix si particulier. Avais-je choisis quoi que ce soit ? Je n'avais rien choisis du tout, c'était là le principe de l'amour. On ne choisissait pas, ça nous tombait dessus et on subissait, ou on appréciait mais dans le cas présent, je crois que dire que je subissais, et Anna également, était bien la formule la plus adaptée qui puisse être. Oui je subissais et je me souvenais désormais pourquoi j'avais fais ce choix de laisser mes sentiments à l'écart si longtemps. Pourtant je ne regrettais pas ce que je ressentais pour Anna, loin de là.

Je reçus une lettre avec une certaine formalité, me demandant de qui elle pouvait venir puisque je n'en attendais aucune. Je l'ouvris et regardait de qui elle venait, d'abord un peu surpris par l'absence de formalité en début, mais finalement en voyant le nom je comprenais qu'il n'avait dû trouver de dénomination exacte. Tout en lisant cette lettre, je prenais conscience que je n'avais pas fais souffrir que la Serpentard en me comportant comme je l'avais fais. On n'avait pas idée comme une erreur d'une personne pouvait se répercuter sur tellement d'autres personnes. Je regrettais que mes mots n'aient eu beaucoup plus d'impact sur lui, j'avais vraiment voulu lui faire comprendre que j'étais désolé car je l'étais vraiment. Ce n'avait pas été une lettre d'agrément, j'avais pensé et cru chaque mot que j'avais écris dans la lettre que je lui avais adressé. Sa lettre finissait mal par de superbes insultes que je voulais bien croire parfaitement honnête, mais je n'étais pas à m'inquiéter de cela. Nous verrions bien ce qui arriverait, même s'il m'était clair que je ne le toucherais pas. Il comptait pour Anna et je savais que Anna était au-delà de l'idée de haïr une personne à cause d'une autre.

Je restais donc sagement sur le canapé, me laissant tomber allongé tandis que la lettre s'envola en pleine direction de la cheminée dans laquelle brulait un petit feu. Le tamia avait déménagé pour mon ventre et je devais avouer ne pas avoir fais attention à lui en bougeant, pas vraiment conscient de sa présence, pas vraiment capable d'y penser. Cela faisait deux jours que je n'avais plus dormi et cela semblait sur le point de continuer, je devenais doucement insomniaque, ni réveillé, ni endormi, étrange et très désagréable, autant dire que se concentrer est mission impossible. Ma main vint de mettre devant mes yeux, je pouvais lire ce que Anna avait choisis de faire apparaître sur le bracelet « Alone without You ». Plus que jamais en cet instant cette phrase était vraie, et sans m'en rendre compte je venais de reprendre une des premières habitudes que j'avais quitté à Poudlard. J'avais glissé entre mes lèvres une cigarette que j'avais allumé. Mon regard perdu dans le néant du plafond, ni vraiment conscient, ni vraiment endormi, complètement sonné par ce qui venait de se passer, et l'envie de tout laisser tomber...Tout...







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