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MessageSujet: Pucker up our passion spent...[PV]   Mar 2 Juin - 22:10

  • La soirée avait été des plus normale spour moi...
    M'éveillant vers 4h du matin, j'observais le cadran du réeil, enroulée dans les draps, sentant la respiration régulière de mon chef de service à mes côtés.
    La nuit avait été trés bonne, mais je ne m'attardais jamais après l'acte!
    Me relevant silencieusement, je transplanais chez moi pour finir ma nuit, non sans avoir oublier de récuperer mes vêtements, et laisser un mot de remerciement

    Le réveil sonna quelques heures plus tardss, et une douche brûlante acheva de me réveiller, me mettant de bonne humeur.
    Lissant mes cheveux bruns par magie, ils retombèrent sagements sur mes épaules, tandis que je m'observais dans le miroir. Toujours cette image de jeune femme sage... Un léger sourire ironique vint trahir cette image, révelant mon second visage.
    Passant un jean simple, suivi d'une chemise blanche et d'une vesste noire, je m'étais décidée à rester chez moi aujourd'hui. Après tout, c'était un e mes jours de repos, sauf urgance exceptionelle!
    Raja m'avait ramené une lettre de Modavie, de mon poivrot de père. Je n'avais même pas daigné l'ouvrir, me contentant de laposer sur un rebord de la fenêtre en observant cette ville dans laquelle je venais d'arriver: Londres.

    Elle n'était pas si différente du climat au niveau de Chisinaun et pourtant... Je m'y sentais étrangère. Tout me le rappelait. Mon accent, ma façon d'être...
    J'eus un sourire mauvais. Si Il n'était pas venu ici, je ne crois pas que je serais venue à Londre de mon plein gré.
    Quitte à choisir, j'auris plutôt dit un pays du Sud, comme les Caraïbes ou l'Espagne.
    Ma matinée se passa doucement, tandis que je relisais pour la centième fois au moins un écrit d'un poète français. Baudelaire. Ses textes me fascinaient. Il avait ce quelque chose dans ses écrits que les autres ne possedaient pas, il se distinguait .

    Alors que j'arrivais au milieu du roman, la sonnerie de l'alarme magique qui me prévenait de toute urgance de Ste Mangouste se mit à résonner, effrayant Raja qui hullula de frustration.
    Me relevant en soupirant, j'effleurais le plumes du hibou et transplaais directement devant lhopital Magique.
    Passant l'uniformes des infirmières, je montais au service des urgances, croisant mon coup du moment, Shawn O'Dells.

    Un léger sourire étira ses lèvres en me voyant, tandis que je épondais vaguement par un sourire à mon tour.
    M'approchant de lui d'une démarche fluide, je retrouvais mon sérieux et dit.


    -J'écoute.
    -Plusieurs blessés. Attentat contre le Ministre durant son discours à Pré au Lard.
    -De qui je m'occupe?
    -Il y a un critique en salle 4. Vas-y avec Ryan.


    Aucun sourire ne vint s'afficher sur mon visage, mais interieurement, c'était le cas. Ryan était le premier à m'avoir eu dans son lit. Suivant le guérisseur blond, je le suivis en salle 4, et m'occupais de l'accompagner dans ses sorts de guérison.
    Cependant, quand je vis le blessé, mon coeur loupa un battement. Puis, pour rattraper son erreur, accelera.
    Mes yeux n'y croyaient pas, et pourtant... Allongé dans ce lit, couvert de sang, je l'avais pourtant reconnu au premier coup d'oeil.


    -Torben...

    Poussant légèrement Ryan, j'arrivais au lit du jeune homme et prit sa main dans la mienne. La, si proche de moi. Que je me haïssais quand je montrais ce genre de faiblesse. Ne me départissant pas de mon calme, je répondit à Ryan que je conaissait bien le brun quand il me posa la question.
    Laissant le Médicomage soigner mon Moldave, je lui dit que je restais avec lui le temps qu'il se réveille.
    Je dévorais un instant ses traits du regardn et ma main vint prendre la sienne un court instant.
    Passant une main dans ses cheveux de jais, j'eus un sourire en sachant qu'il était désormais hors de danger.

    Me relevant, je l'observais se réveiller doucement, murmurant en lui effleurant un centième de seconde la joue.


    -Bonjour Badenov. Décidément, je vois que l'air de Londre te rend toujours aussi prompt à te faire mal...

    J'eus un sourire sincère en le voyant se réveiller, et me reculait légèrement pour qu'il puisse avoir assez d'espace et reprendre ses esprits.
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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Mer 3 Juin - 20:16

    j'avais l'impression de flotter dans quelque chose de très mou. Pas liquide, mais mou. Sensation étrange. J'avais envie de vomir. Heureusement que je n'avais pas bu la veille hein? Et d'ailleurs, pourquoi j'avais cette sensation là moi? Je dormais, je rêvais, je cauchemardais? Impossible à dire. Je ne me sentais ni vivant, ni mort. Je me sentais tout simplement ailleurs. Merde, encore un coma éthylique? Non, dans un coma éthylique, je sens un grisant engourdissement dans tous mes membres, et mon cerveau divague complétement, tandis que là, j'avais vraiment l'impression d'être lucide. Etrange. Etais je mort? Rassemblant mes souvenirs, je devais avouer que je n'en avais aucune idée. Je ne savais pas où je me trouvais ni ce qui m'avait conduit ici. Etais je devenu fou? Ben c'était ennuyeux la folie dans ce cas! Peut être avais je été durement touché, et je me trouvais dans un état comateux? Peut être. Rassemblant mes souvenirs, je remarquais à quel point il s'agissait d'un exercice difficile... Une énorme douleur me revint en mémoire, une douleur qui allait de mon bras droit et qui tirait ensuite sur l'ensemble de mon corps. Avant ça, je me souvenais être allongé sur le sol. Je me souvenais également avoir senti que mon genou gauche et mon bras droit avaient été très atteints... Par quoi? Je ne m'en souvenais plus...


    Ah oui! Et ces côtes? Quand elles s'étaient brisées, avaient elles fini par perforer mes poumons? M'étais je noyé dans mon propre sang? Non, sinon, je l'aurais sentit. Et puis, si mourir c'était ça; ne rien voir, ne rien sentir, juste être en train de « flotter », c'était quand même vachement nul. Non, j'étais pas mort. Je ne savais pas ce qu'il se passait, mais ça ne me plaisait pas trop... Et soudain, un flash lumineux! Je fus aveuglé par l'intensité de cette lumière, et j'avais l'impression de retomber d'un coup, très brutalement. Réintégrant pleinement mon corps, quelques sensations me revenaient. C'était pas très agréable. Je rpéférais le coma. Mes yeux étaient entrouverts, et je ne voyais pas grand chose. Juste des silhouettes au dessus de moi. Je sentais de vives douleurs un peu partout dans mon corps, sans que je ne puisse pour autant savoir identifier ce qu'elles étaient ni à quoi elles étaient dûes. Fractures? Blessures quelconques? Entailles? Je ne pouvais rien dire, et je me setnais aussi fatigué qu'affaiblit. Ca ne me réussissait pas trop apparemment de me faire attaquer dans le dos... La douleur était horrible, je sentais des instruments entrain en contact avec mes blessures, et des doigts palper différentes parties de mon corps. On devait être en train de me soigner? Mes yeux clignaient sans cesse, et je me laissais finalement tomber dans les bras d'un sommeil comateux...


    .....



    Papa, maman? Ils étaient là, devant moi. Ils me faisaient signe de les rejoindre. J'avançais, mais je n'arrivais pas à me rapprocher. Ils étaient sur le pas de la porte de notre maison, en Moldavie. Soudain, mes deux parents jetèrent un regard horrifié par dessus mon épaule, et claquèrent la porte. Entrant, puis refermant derrière moi, je les vis hurler à mes soeurs de se mettre à l'abri. Eux mêmes se tinrent en haut de notre escalier. Ma mère pleurait, mon père l'embrassait, lui disant qu'il l'aimait. Ma mère sanglotait, priant pour que j'ai eu un empêchement et que je ne rentrerais pas ce soir. Puis, un grand crac. Me retournant, je vis la porte de notre maison se faire enfoncer. Des créatures humanoïdes, grisâtres, sales et assoiffées de sang entrèrent dans notre maison, et se jetèrent en avant. Mon père et ma mère se battaient contre les monstres, mais furent acculés dans leur chambre. Grimpant à mon tour, je les vis se battre à mains nuescontre les monstres. Mon père tomba sur le sol, et plusieurs goules lui sautèrent dessus. Ma mère tomba à son tour. Je pleurais. Mon père était dévoré au niveau du ventre, du cou et des bras. Il me jeta un dernier regard, et murmura en un dernier râle... « Venges nous, Torben « … Je pleurais...


    Mais je me sentis de nouveau vivant. Mes yeux s'ouvrirent, et il me fallut de nouveau quelques secondes pour appréhender l'endroit où je me trouvais. La couleur blanche des murs indiquait un hopital. J'étais couché dans un lit confortable. Je sentais des bandages et des attelles un peu partout sur moi. J'avais dû être salement amoché. Mais surtout, mon coeur rata quelques battements quand j'entendis une voix familière. Mes yeux s'ouvrirent en plus grand. Je devais vraiment être mort, c'était pas possible! Quand ma vision me revint tout à fait, je crus que je rêvais. Ou cauchemardais, au choix. Sans doute a cause des médicaments, de la douleur qui revenait maintenant que je reprenais conscience ou encore du choc, je me mis à rire...



    - ha ha, ha ha, haha... ha...


    Non, je ne rêvais pas. Eh merde!


    - Qu'est ce que tu fous ici, Jana? Tu crois pas que t'en as déjà fait assez à noël, t'es revenue m'en mettre une couche? D'ailleurs, qu'est ce que je fous ici, moi aussi?

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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Jeu 4 Juin - 15:31

  • J'avais toujours su que Torben devzit avoir un certain problème mental: Pourquoi? Pour plusieurs raisons: La première est que je n'ai jamais compris cette façon qu'il avait de croire en l'amour. Pour moi, ca n'existait pas, et, au mieux ca restait une légende urbaine. Ensuite, cette manie qu'il avait à boire comme un trou, et à en redemander!
    Je continue: Torben avait cette manière d'être qui me donait toujours cette impression qu'il venait d'une autre planète. Un prédateur mâle qui me ressemblait sur bien des points, même si je ne l'avais encore jamais reconnu!

    Et pour conclure, c'était cette façon qu'il avait de se réveiller après avoir frôlé la mort, et de me regarder en riant bêtement.
    Haussant un sourcil avec élegance, je le laissais reprendre ses esprits un temps. Je n'allais quand même pas le vanner dès son réveil! Quoi que, l'envie était tout de même bien présente! Une main sur la hanche, je le laissais calmer sa crise d'hystérie, me mordant l'intérieur des joues pour ne pas lui demander si son cerveau avait lui aussi reçu un choc violent sui aurait pu anéantir son neurone unique.

    Moi méchante? Jamais :roll:

    Mais, quand il m'observa avec surprise, je dois dire que je m'étais attendue à tout, vraiment tout, sauf ça: me demander ce que je foutais ici, et si je ne croyais pas en avoir deja assez fait au bal de Noël. La surpise put se lire sur mon visage, avant même que je n'ai le temps de contrôler mes sentiments.
    Je n'écoutais même pas la suite de ces questions, et me retint de le gifler violemment. Je venais a peine d'avoir un boulot, et ne désirais pas le perdre pour lui. Mais quelle idiot!
    D'une voix glacée, je répliquais néanmoins avec un sourire hautain.


    -Moi aussi je suis heureuse de te revoir Torben. Seulement, je dois t'annoncer que je crois que le choc de ton attaque à dû anéantir ce qu'il te restait de cerveau imbibé par l'alcool.

    Je m'étais lentement reculée du lit, une lueur sauvage s'allumant dans mes yeux noisettes. J'étais... blessée. Bizarre hein? Blessée, mais surtout, enervée. A la limite de la furie, et ca, c'était mauvais pour le "convalescent"... Convalescent, mon oeil oui! Con tout court surtout!
    Croisant mes bras contre ma poitrine, j'éructais.


    -Je ne vois pas de quoi tu parles beau Moldave. A Noël, j'étais encore en Moldavie! Je suis arrivée dans cette "Belle et Humide Angleterre" il y peu. Quand a en remettre une couche, il faudrait que tu m'explique deja de quoi tu parles .

    Je me souvins alors ce qu'il avait demandé.
    e qu'il faisait ici... Me retournant vers lui, je répondis doucement.


    -Tu as reçu un sort plutôt puissant. Ton genou droit et tes côtes ont été gravement endommagées, mais je me suis occupée de te remettre sur pied. Malheureusement, le medecin à estimé que tu resterais ici encore un moment...

    J'avais dit tout cela d'un ton parfaitement neutre et professionel. Sans sous entendre une seule seconde que j'étais son infirmière attitrée à partir de... maintenant.
    Mais ça, il n'avait pas à le savoir tout de suite!
    Prenant toujours cet air sérieux d'infirmière zélé, je le fixais cependant avec un véritable sérieux.


    -Tu étais aux 1000 ans de Pré au Lard. Il y a eu un attentat contre le Ministre, et tu fais partie des bléssés graves. C'est tout ce qu'on à bien voulu nous dire pour le moment.

    Des pas se firent entendre dans le couloir des salles de réveil, venant dans notre direction. Levant les yeux aux ciels, je m'attendais sincèrement à voir débarquer la miss parfaite, ou l'autre soeur de Torben. Ou les deux en même temps avec beaucoup de malchance... Faisant un sourire d'hotesse dd'acceuil au brun, je dis à nouveau.

    -Le medecin O'dells m'a chargé de vous dire que vous devrez suivre un traitement magique afin d'éviter des sequelles dû au sort que vous avez reçu Mr Badenov.

    La porte s'ouvrit alors, laissant place à une gamine. Oui, une gosse qui ne devait pas avoir plus de 16 - allez, 17- ans? Qui c'était celle la?
    Je fis un léger salut à la jeune femme, prenant cette allure de demoiselle sage et parfaite qui plaisait tant aux autres. La laissant refermer la porte derrière elle, je dis avec un sourire géné


    -Je suis navrée Mademoiselle, mais les visites ne sont réservées que pour les familles des blessés. A moins que vous ne soyez réellement "proche" de ce monsieur ? Dans ce cas, je peux sans doute faire une petite exception.

    Je fis un clin d'oeil complice à la brune qui venait d'arriver. Toi sale gosse, si tu étais celle sur laquelle j'en avais tant entendu... La... "petite amie" de Torben, c'est ça? Je ne te louperais pas. Et pour ça, j'étais prête à jouer la parfaite gentille... Me retournant vers "Mr Badenov" je lui fis un sourire satisfait que lui seul verrais, assurément! N'était-il pas... mal? Si il disait mon nom à cette fille -si elle était bien cele que je pensais du moins- je n'allais pas hésiter une seule seconde à le mettre en trés mauvaise situation.

    Ramenant mon regard noisette vers l'inconnue, je lui fit un sourire amical, attendant sa présentation.
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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Jeu 4 Juin - 18:51

Mettre un pied devant l'autre ... Avancer ... Ne pas trembler ... Rester calme ... Ne pas trembler ... Avancer ... Mettre un pied devant l'autre ... Ne pas trébucher ... Rester droite ... Rester fière ... Ne pas flancher ... Ne pas trembler ... Eviter les autres ... Regarder droit devant soi ... Ne pas regarder ses pieds ... Oublier les autres ...



    Depuis qu'Alice était sortie de sa chambre, c'était un véritable parcours du combattant. Cela ne faisait que quelques heures que James, Lily et Krysto l'avaient amenée ici et pourtant Alice avait l'impression que cela faisait plus d'un poids. Elle croyait que ses jambes flageôlantes ne supporteraient pas son poids. L'infirmière de sa chambre l'avait faite marcher en fond, en large et en travers de la chambre pour s'assurer qu'elle arrivait à tenir avant de la laisser partir, visiblement anxieuse. Enfin, laisser partir ... elle lui avait permis d'aller voir les autres patients de l'attaque.
    Elle avait du arriver inconsciente. Le souvenir du Doloris la hantait et sa nuit avait été agitée. Son infirmière avait regretté visiblement de ne pas lui avoir fait ingérer une potion de sommeil sans rêve. Et Alice aussi car elle avait cru revenir durant toute la nuit le supplice du maléfice. Elle en tremblait encore. Ses doigts ne répondaient pas aussi bien quand elle désirait faire quelque chose. Outre sa maladresse habituelle, la carafe d'eau lui avait glissé des mains sans qu'elle ne puisse rien faire. Elle n'était pas stable sur ses jambes, elle n'avait pas confiance en celles-ci, et elle se sentait sur le poids de s'échouer sur le sol à tout moment.
    Quelques jours lui permettraient de récupérer toutes ses facultés.


    * T'as de l'espoir ... Je sais. Mais tant que je respire, j'espère ! Je sais ... Allez, recommence ... Un pied devant l'autre et [...] *

    Qui avait eu l'idée de l'affubler de la magnifique chemise de nuit qu'elle avait laissé dans sa chambre ? Non, elle ne se baladait pas nue dans l'hôpital. Elle ne savait pas qui lui avait déposé un jean et un grand tee-shirt lâche qui lui permettait de dissimuler ses épaules tremblantes. Son teint était plus blafard que jamais, comme si on lui avait mis de la farine sur le visage.

    Elle se sentait pathétique. Elle était pathétique.
    Même pas capable de supporter la situation. Sa torture avait-elle brisé quelque chose en elle ou bien avait-elle renforcé la motivation et le besoin de vengeance de la Gryffondor ? Bonne question ... Alice aurait voulu pouvoir clamer qu'elle gérait tout, qu'elle marchait sans soucis, qu'elle ne tremblait pas le moins du monde, que ce que lui avait appris Voldemort en personne n'avait rien ébranlé en elle-même. Mais tout ceci ne serait que mensonge et Alice haïssait mentir. Mais bientôt, cela deviendrait son lot quotidien.

    Pour l'instant, la Gryffondor voulait voir Torben pour s'assurer qu'il allait bien, et peut-être s'il était suffisamment en état, terminer leur discussion qui avait précédé les évènements. La jeune fille s'appuya contre le mur. Comme se faisait-il qu'elle avait autant de mal à récupérer ? Les médicomages ne lui avaient rien donné pour l'aider à reprendre des forces ou quoi ? Armée d'une nouvelle énergie, puisée dans sa colère et son besoin de se prouver qu'elle n'avait besoin de personne, la Gryffondor se détacha du mur et se dirigea vers un médicomage.

    - " ... pourrais se trouver Torben Badenov ? "
    - " Ce n'est pas l'heure des visites, mademoiselle. "
    - " S'il vous plaît, je n'en ai pas pour longtemps. "
    - " Okay, mais pas plus de 20 minutes, il est dans la Salle 4. Une guérisseuse s'occupe de lui. "
    - " Merci. "

    Soulagée, la jeune fille se dirigea vers la Salle indiquée. Elle resta quelques instants devant la porte, tentant de tenir sur ses jambes. Ne pas montrer à Torben qu'elle allait mal. Ne pas montrer. Ne surtout pas lui montrer.
    Elle pénétra dans la chambre, une chambre dont l'odeur prenait la Gryffondor à la gorge. Elle salua vaguement l'infirmière, les yeux braqués sur Torben, tentant de voir comment il allait. Elle se tourna vers la jeune femme qui lui parlait, la fixant sans le moindre scrupule.

    - " Proche, eh bien, je pense que l'on peut dire que oui. Je suis Alice McPherson, sa petite amie. Du moins, je crois ... " fit-elle un peu durement en se tournant de nouveau vers Torben, les sourcils quelque peu froncés, faisant allusion à ses écarts. " Je peux toujours repasser plus tard ... "

    Elle s'approcha de Torben, tentant de ne pas vaciller. Elle se pencha sur lui, effleurant ses lèvres avant de se reculer pour poser une main sur le dossier d'une chaise qui se trouvait à portée, la soutenant de tout son poids. Alice se retint à grande peine de pousser un soupir de soulagement.
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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Ven 5 Juin - 10:50

    Inutile de dire que je me sentais un peu paumé. La dernière fois que j’étais en pleine possession de mes moyens et de toute ma tête, je me trouvais sur un pré jouxtant le village de pré au lard, en m’enfuyant avec Alice. Nous avions croisé James Potter et Lily Evans, mais ils ne m’avaient pas écouté quand je leur avait dit de se casser de cet endroit qui sentait la mort. Il était clair que je ne pouvais pas me rappeler de tout ce qu’il se passait ensuite. Je revoyais quelques flashs, je me sentais attérir lourdement sur le sol, je me sentais allongé, avec Lyra penchée au dessus de mo n corps. Je me souvenais du goût et de l’odeur du sang, ainsi que de la douleur qui s’était répandue dans mes membres. Mais je ne me souvenais pas avoir été amené dans cet endroit. Je devais avoir subit un traumatisme crânien ; la vision qui s’offrait à moi pour mon réveil n’était pas sensée exister… Jana Pfeiffer ! Ma parole, mais qu’est ce q’elle foutai ici ? Etais je mort et était elle là pou me hanter ? Non, j’avais trop mal pour être vivant… mais alors pourquoi était elle là ? Et pourquoi mes sœurs n’étaient pas présentes, ni Alice ? Mai passé la surprise, je devais me rendre à l’évidence ; ma vision était bien réelle. Fais chier. Bien entendu, elle était toujours égale à elle-même… Et commença à me vanner à peine revenu des affres de l’inconscience ! Mais pourquoi était elle habillée en infirmière ? Ne m’avait elle pas dit qu’elle travaillait au Ministère de la Magie la dernière fois ? Du diable si j’y comprenais quelque chose !


    Visiblement, j’avais dû la vexer vu le ton qu’elle employa pour me répondre… Pourquoi jait elle ? Elle n’était pas encore arrivée an Angleterre au bal de noël ? Mais que ? Qu’est ce que ça signifie ? Un horrible mal de crâne commença à me ceinturer le visage. Je ne comprenais plus rien. Je connaissais assez Jana pour savoir qu’elle ne mentait pas quand je la mettais en colère. Et elle ne m’avait jamais mentit non plus d’ailleurs. Elle m’avait toujours dit la vérité, même si son comportement laissait grandement à désirer dans nos relations… Un énorme poids semblait se retirer de mes épaules tandis que je sentais mon cœur se serrer… Si je n’avais pas couché avec Jana le soir de noël, avec qui avais je pieuter ? Et avais je seulement trompé Alice ? Que m’était il arrivé ? Je n’en savais rien, et la surprise me fit me taire plus efficacement que toutes les paroles de Jana…



    - Mais si je n’ai pas couché avec toi… Tu travailles pas au Ministère ? Tu étais pas au bal de noël ? Mon dieu….


    Les yeux écarquillés, mon esprit réfléchissait à toutes les implications de ce que tout cela pouvait signifier. Etait il seulement possible que tout ce que j’avais vcut n’était qu’un rêve ? Non, c’était bien trop réel… Pourtant, j’avais ce trou de mémoire, ans avoir bu outre mesure ce soir là… Il fallait ue je tire cette histoire au clair, mais mon cœur se gonflait déjà d’espérance en pensant que je n’avais peut être jamais trompé Alice. Jana se radoucit alors, et m’expliqua ce que je faisais ici… j’eus la confirmation que Jana bossait à Ste Mangouste, vu qu’elle me fit l’ébauche de mes blessures… Tain, j’avais l’air d’avoir vraiment morflé. Elle m’expliqua l’attentat, mais ne savait rien de plus. Y avait il eu d’autres blessés, d’autres victimes ? Jana ne semblait pas être au courant, ou ne semblait pas vouloir me mettre au courat… Alice ? Mon cœur se serra à l’idée qu’il lui était peut être arrivé quelque chose… J’espérais que ce ne fut pas le cas, je n’avais aucune idée de la façon dont je réagirais s’il lui était arrivé quelque chose…


    - Et mes sœurs ? Et Alice ? Tu sais s’il leur et arrivé quelque chose ?


    Des bruits de pas se frent alors entendre et Jana prit un air plus solennel. Elle voulait cacher que nous nous connaissions ? La porte s’ouvrit alors, et Alice fit son entrée. Je me sentais soulaé qu’elle aille bien. Je l’étais tout de suite moins en remarquant l’air qu’elle avait sur le visage. Jana l’accueillit avec bien trop de gentillesse ; je la connaissais assez pour savoir ce qu’elle avait en tête. Elle alait sans doute attendre d’avoir confirmation de l’identité de la nouvelle venue avant de tout faire pour me plonger dans l’embarras. Tactique bien éprouvée, mais toujours efficace… Alice s’annonça comme étant ma petite amie, mais la fin de sa phrase me transperça de part en part comme une lame chauffée à blanc. Avait elle l’intention de me quitter, alors que je venais peut ^tre d’apprendre que je ne l’avais trompée ? Rien n’était encore sûr, et je ne voulais pas évoquer le sujet devant Jana, ce qui risquait d’être difficile. Opter pour la vérité ? Ca ne m’avais jamais vraiment réussit. Hésitante et distante, Alice ne fit qu’effleurer mes lèvres. Je me sentais un peu abandonné. En sine de dénégation à sa proposition de repasser plus tard, je lui saisis la main pour la retenir, bien que le mouvement me fit mal.


    - Alice Mc Pherson, Jana Pfeiffer. Jana Pfeiffer, Alice Mc Pherson. Tu n’as pas été blessée, ma chérie ? Tout va bien ? Qu’est ce qu’il s’est passé exactement ?

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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Sam 6 Juin - 9:02

  • La descritpion qui me venait à l'sprit en songeant que j'avais quitté Chisinau pour me faire envoyée bouler par Torben était cellc-ci. Une abrutie finie. Moi, Jana Pfeiffer, la tombeuse d'homme, la fleur véneneuse, la demoiselle parfaite, j'avais tout quitté pour faire face à mes sentiments, et me retrouver ici, en face de lui à ce qu'il meprenne pour un autre. Et bien que je sentais une réelle pointe de tristesse dans ce qui me ervait de coeur, je ne me departissait pas de cet air arrogant et nonchalant.
    Rejetant en arrière les cheveux bruns, je l'écoutais me demander si je ne travaillais pas au Ministère, et si ce n'était pas moi qui avait couché avec lui.

    Relevant un sourcil, je répliquais d'un ton neutre.


    -Torben, si tu avais couché avec moi ici, à Londres, je peux t'assurer que tu t'en souviendrais encore. Malheureusement pour toi, le soir de ton bal de Noël, je me suis retrouvée à amener mon alcolo de père à l'hopital, tant son Kvas et ses Vodkas l'avait rendu sénile. QUand à ce qui est de trvailler au Ministère...

    J'effleurais mes formes moulées dans l'uniforme d'infirmière.

    -Il ne me semble pas que les membres du Ministère s'occupe de blessés grave!

    *Crétin...*


    Le Moldave semblait troublé de voir que ce n'était pas avec moi qu'il avait passé la nuit.
    Me retournant, je sortis ma baguette pour préparer un peu de café. Je n'avais pas beaucoup dormi, et j'en avais bien bien besoin. Je n'aimai psa le thé Anglais. Trop fade, trop insipide à mon gout.
    Le brun me demanda alors si "Alice" et ses soeurs allaient bien.
    Me retournant avec un air interrogateur, je réfmechis un instant. Qui était Alice? Sa nouvellle copine? Ben tiens... Comme si j'allais lui répondre!
    Néanmoins je l'observais plus sérieusement et dit enfin.


    -Je n'ai vu ni Hannah ni Lyra. Pour ce qui est d'Alice, je ne sais même pas qui elle est! Enfin, je pense ne pas me tromper si je te demande si elle est tanouvelle copine?

    J'avais eu un ton amer sur la fiin. Ses promesses.... Tu parles! "Quand je reviendrais on recommencera tus le deux".. Si il savait ou il pouvait se les mettre aujourd'hui ses promesses!

    -Je sais juste qu'il y a eu une fille qui à reçu un Doloris, et quelques blessés sans gravité. Nous avons aussi un Auror de mort, une autre que nous avons reçus à moitié morte, mais qui s'en est sortie de justesse, et quelques personnes encore en état de choc. Nous avons aussi appris le déces de la secrétaire de Faulkner.

    Parler de morts et de blessés grave ne me faisait aucun effet. Après tout, pourquoi devrais-je pleurer des gens que je ne conaissais pas, et que je ne desirais pas connaître?
    Alors que des pas se faisaient entendre dans notre direction, je repris un air de professionel, avant de voir arriver une petite brune.
    Avec gentillesse, je lui proposais de rester si elle était proche de Torben
    Ah ben ça pour être proche... Sa "petite amie" Du moins, n'en était-elle pas sûre? Ah oui vraiment? Oh, pauvre enfant jouet du destin amoureux!
    N'avais-je pas dit que Torben me ressemblait sur plusieurs oints? Il pouvait bien me lancer au visage quue je n'étais pas fidèle, il n'avait pas vraiment l'air mieux.

    Quand elle proposa de repasser plus tard, je fis un signe de dénégation de la tête avant de lui dire avec un léger sourire "compatissant".


    -Vous avez l'air épuisée. Asseyez vous Alice, je peux bien faire une exception...

    Je laissais Alice embrasser son petit ami, et mes yeux trouvèrent ceux de Torben, une lueur machiavélique s'animant dans mes prunelles brunes.
    Le genre: Tu peux me parler d'être fidèle, t'as pas l'air mieux mon pauvre...

    Me retournant pour faire léviter trois tasses de café, je les posais sur la petite table et laissais la théière servir le liquide amer dans les tasses.
    Faisant venir vers moi le sucrier, j'en mis dans ma tasse tandis que le plateau allait se présenter aux deux autres.
    J'entendis alors Torben faire les présentations. Hum, j'avais trois secondes pour réflechir à mon comportement. Je ne doutais pas que Torben avait dû parler de moi à Alice, et je doutais encore moins que ses deux soeur, -en supposant qu'elles ne la conaisent- aient du me faire un magnifique portrait!

    J'avais donc le choix entre deux comportements. Me montrer telle qu'elle, chose que je ne faisais jamais, Torben uniquement conaissant mon véritable visage ou bien... Me montrer toujours sous mes airs de fille gentille et philantrope!
    Mon choix était fait. Deux secondes à peine étaient passées.

    Me retournant doucement vers Alice, je cachais le plus possible ce petit accent Moldave qui ne me lachait jamais, et dit dans un Anglais impeccable.


    -Ravie de faire ta conaissance Alice.

    Serrant sa main délicatement, je lui fis un sourire confiant et me détournais un court instant pour me diriger vers les resultats de Torben, faisant mine de chercher quelque chose. Levant les yeux aux ciel d'exaseration. Vivement qu'elle se barre!
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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Sam 6 Juin - 10:36


    C'était définitif ... Alice détestait tout ce qui avait rapport avec l'hôpital. Elle avait la désagréable impression qu'elle n'avait rien à faire ici. Et pourtant ... elle était fatiguée, avait la tête qui lui tournait et avait l'impression d'être plus pathétique que jamais.
    Non, en fait, ce n'était pas qu'une impression : elle était complètement pathétique. C'était ce qu'elle ne pouvait s'en empêcher de se répéter depuis qu'elle avait ouvert les yeux dans cette fichue chambre qui avait été la sienne et qu'elle avait fuis aussi vite qu'elle le pouvait -c'est à dire à la vitesse d'une tortue, mais si elle avait pu elle serait partie en courant.

    Tout comme là elle avait l'irrésistible envie de partir en courant, de quitter cette chambre étouffante. Elle avait l'impression que l'on lui comprimait la poitrine, l'empêchant de respirer à son aise, et donc, d'être totalement détendue. Elle aurait dû l'être rien que pour montrer son soutien à Torben, mais elle ne pouvait pas et surtout, elle n'avait pas envie. Elle avait envie de lui arracher la peau du visage, de hurler et de temêter après lui, pour tous ses écarts (quoique ce serait une mauvaise idée de sa part, car elle était très mal placée pour dire ce genre de chose, vu ce qui s'était passé avec Matthieu >>) et de ne pas avoir été là lorsqu'elle avait eu besoin de lui lors de l'attaque.

    * En même temps, il était allongé par terre, blessé comme t'as pas idée, donc ca aurait été dur de venir de t'aider ! Mais quand même ... *

    L'attaque ...
    La Gryffondor n'en conservait pas beaucoup de souvenirs. Juste des bribes. Et des flash. Elle se souvenait de Jessi qui s'approchait vers eux (James, Lily et elle) après avoir expédié Torben, elle se souvenait de sa métamorphose, de ses paroles concernant leur futur modifié, du sortilège de flamme lancé à Lily et puis le Doloris dirigé vers elle. Son bouclier n'avait servi à rien. Il l'avait traversé sans problème et avait touché la jeune femme de plein fouet. Elle se souvenait de la douleur qui parcourait ses veines, la faisant croire qu'elle était en feu, électrocutée, comme pas permis. Et dire que l'une de ses plus grandes peurs était de mourir brûler vive ...

    La Gryffondor tenta de chasser ses pensées de son esprit. C'était terminé ; plus ou moins - car elle conservait la sensation dans chaque membre ! Et cela la mettait de mauvaise humeur. Disons ... qu'elle n'était pas dans de très bonnes disposition d'esprit. Ce qui la rendait plus impatiente que jamais. Elle jeta un regard pénétrant à l'infirmière qui semblait tout faire pour qu'elle soit à son aise.

    * Si elle pouvait arrêter de me parler comme si j'étais une imbécile, ce serait sympa de sa part ! En même temps, elle essaye d'être sympa pour que tu te sentes mieux, tu pourrais être sympa aussi. *

    La jeune fille posa ses fesses avec soulagement sur un fauteuil.

    - " Merci, " remercia la Gryffondor du bout des lèvres.

    Là, pour l'instant, la seule chose qu'elle voulait c'était de voir cette femme disparaître pour la laisser discuter tranquillement avec Torben. Mais visiblement elle ne semblait pas disposer à partir, et la jeune fille se voyait mal lui demander de partir pour qu'elle puisse reprendre sa conversation avec Torben. Surtout que celui-ci semblait véritablement épuisé et qu'il ne supporterait peut-être pas une telle conversation.
    Ce fut lui qui fit les présentations et la Gryffondor retint un froncement de sourcils. Mince ! Mais où avait-elle entendu ce nom-là, déjà, Jana Pfeiffer ? Cela la titillait et c'était désagréable. En tout cas, Torben semblait bien la connaître pour qu'il la présente de cette manière, et Alice eut un sourire amer alors qu'elle serait la main de sa vis-à-vis.

    - " Enchanté également ! " fit-elle.

    Cause toujours tu m'intéresses ! Si tu pouvais sortir de là, ca m'arrangerait ! Mais bon sang, où Alice avait déjà entendu le nom de la jeune femme ?

    - " Oh moi, ca va. Je n'ai rien eu de particulier ! " rassura-t-elle Torben, pas question de lui dire la vérité, il semblait suffisament mal en point. " Mais après que tu aies été envoyé au tapis, je me suis retrouvée coincée entre James et Lily, et avec Jessi en face de moi. Je crois que c'était aussi un Moldave. Je ne sais pas si je t'en ai déjà parlé, c'était mon meilleur ami. Mais c'est lui qui est à l'origine de ton état. "

    La voix de la jeune fille s'éteignit alors qu'elle se rappelait qui était vraiment celui qu'elle avait considéré comme son meilleur ami pendant plus de sept mois.
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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Sam 6 Juin - 21:24

    Paumé, désorienté. Je me sentais aussi déshydraté et méchamment atteint par un vilain mal de crâne. Comme si j'étais cuité, mais sans que ça ne soit le cas. Autrement dire que c'était plutôt frustrant... Je n'étais pas certain de suivre tout ce que Jana me disait, mais il fallait que je me concentre; je sentais que c'était terriblement important. Elle avait changé aussi, je ne pouvais que le remarquer. Peut être plus cynique, et moins allumeuse. En même temps, qui aurait envie d'allumer un type qui est bandé de partout, qui a perdu plein de sang, qui est écorché sur le visage et sur les bras, et qui en plus est clairement antipathique? Jana avait beau être nymphomane et amoureuse de moi, du moins, aux dernières nouvelles, elle n'était pas du genre à se taper un type dans ma condition..; Quoique! Avec l'esprit pervers qu'elle avait toujours trimbalé, il y avait moyen de se poser quelques questions! De plus, elle n'avait pas l'air d'être en condition pour ce genre de choses... Peut être énervée par ma réaction? Il y avait de quoi, surtout si nous n'avions pas couché au bal de noël, ce que je ne parvenais toujours pas à réaliser d'ailleurs, ni à comprendre!


    Jana me confirma de nouveau que nous n'avions pas couchés ensemble. Je sentais qu'elle ne me mentait pas. Il s'était passé beaucoup de choses entre la jeune femme et moi au cours de notre longue relation. Je ne pus m'empêcher cependant de remarquer que certaines choses ne changent jamais; elle pensait que si nous aurions vraiment couché ensembles, ce serait quelque chose de suffisamment mémorable pour que je m'en rappelle. Sans doute ne se trompait elle pas... Mais vu les circonstances, je n'étais pas vraiment enclin à vouloir le prouver! Elle continua en me disant qu'elle avait dû amener son père à l'hopital suite à une trop forte consommaiton de Kvas de sa part. En même temps, et ce n'était pas contre Jana, mais son père semblait avoir décidé il y a quelques années de se faire exploser le fois. En même temps, le peu de fois que je l'avais vu, il semblait capable d'ingérer de prodigieuses quantités d'alcool. Encore un type convaincu qu'il travaille pour l'agriculture locale... Mais que s'était il vraiment passé le soir du bal de noël? Pourquoi avais je cette absence, et pourquoi m'étais je réveillé avec une femme qui n'était pas Jana, mais qui avait pris son apparence? Décidément, j'aurais préféré être cuité...



    - Il y a quelque chose de louche dans cette Histoire... Si je te racontais ce qu'il m'est arrivé Jana, tu ne me croirais sans doute pas!


    Mon esprit se laisser aller à envisager toutes les possibilités. Que s'était il réellement passé ce jour là? Je n'en savais rien, mais je sentais qu'il s'agissait de quelque chose de grave. Une absence dans ma mémoire sans picole, c'est louche. M'être réveillé aux côtés d'une femme qui avait pris l'apparence de Jana l'était encore plus. Qui avait été cette femme? Pourquoi s'était elle fait passer pour Jana? Pourquoi moi? Autant de questions auxquelles je ne savais pas répondre. C'était frustrant quand même, mais je n'y pouvais rien... Cependant, Jana me coupa dans mes pensées en me disant qu'elle n'avait pas eu de nouvelles sur mes soeurs, et elle me demanda si Alice était ma nouvelle copine. J'eus alors un féroce pincement au coeur. Je pensais avoir tenu ma promesse envers Jana au bal de noêl, mais si ce n'était pas elle, je parjurais de nouveau... Ce n'était pas quelque chose d'encourageant...Jana continua en me disant qu'une personne avait subit le doloris, et que d'autres personnes étaient mortes... Le chaos...


    - Oui, Alice est ma petite amie... Je... Je suis désolé Jana, je pensais qu'au bal de Noël, nous avions « réessayé », mais si ce n'était pas toi... Cette histoire est complétement folle!


    Alice étant arrivé, la conversation s'était terminée... Pour embrayer sur une autre! En ayant fait les présentations, je remarquais que le nom de Jana disait quelque chose à Alice, mais que celle ci ne savait plus où elle l'avait entendu! Devais je lui dire la vérité? C'était la ligne de conduite que je m'étais toujours fixé. Je les regardais toutes les deux; elles semblaient réellement prêtes à se crêper le chignon, et il était évident qu'elles ne s'appréciaient pas. Je redoutais déjà le comportement de Jana. Elle était toujours prêt à tout pour nuire aux gens qui pouvaient l'entourer, et quand ça me concernait, elle prenait un malin plaisir à me plonger dans l'embarras. Et merlin seul savait quelles choses embarrassantes elle pourrait me sortir! Alice et elle s'échangèrent des banalités, et les deux semblaient vouloir évincer l'autre pour avoir une chance de mettre les choses àplat avec moi. Je pouvais toujours combattre sur deux fronts...


    Me retournant vers Alice, elle m'avoua qu'elle n'avait rien eu de particulier. Je n'aimais pas le ton détaché qu'elle employait; elle me cachait sans doute quelque chose. Et la fin de ses propos me firent écarquiller les yeux! Jessi Tumodel, ce petit étudiant était le grand mage noir qui tentait le putsch? C'était un peu dur à avaler quand même... Comment était ce possible? Comment Dumbledore et les profs n'avaient pas vu le coup venir? Décidément, quelle journée... Alice me dit qu'elle s'était retrouvée bloquée avec Lily et James, et cela me rassurait; a trois, ils étaient parfaitement capables de faire face à à peu près tout! Me rembrumant, je me demandais si je devais parler de ce que je venais d'apprendre à Alice... Mon esprit hésita un instant, mais comme à mon habitude, ma voix prit les devants...



    - Alice, il faut qu'on parle. Je sais que je suis en piteux état et apparemment t'as eu ta part de surprises pour la journée, mais tu me connais... Quand j'ai quelque chose sur la conscience, je la dis. Et ça risque d'être dur à avaler. Jana, ici présente, est la fille dont j'étais amoureux avant de partir de Moldavie. Je lui avais fait une promesse, de réessayer quand on se reverrait. Le soir du bal de noël, je l'ai vue venir vers moi, elle bossait pour le Ministère et avait été invitée... On a passé la nuit ensembles, comme tu le sais... C'est ce que j'ai cru jusqu'à aujourd'hui. Jana, ici présente, m'aapporté la preuve (pas tout à fait, mais Alice était pas sensée le savoir; j'étais persuadé que c'étaig bien la vérité) qu'elle n'était pas en Angleterre durant le bal de noël. De plus, elle travaille à Ste Mangouste, et non au ministère. Quelqu'un s'est fait passé pour elle ce soir là, et même si je ne peux pas expliquer mon trou de mémoire de ce soir là, je pense que je ne t'ai pas trompé. J'ai toujours senti au fond de moi que j'étais bien incapable de t'infliger ça... Mais voilà, qui aurait fait ça, et pourquoi? T'es pas obligée de me croire Alice, j'ai aucune preuve tangible de ce que j'avance. Mais je vais chercher. Avec ou sans toi. C'est à toi de décider... Jana, tu pourrais prouver que t'étais en Moldavie ce soir là? Je sais que tu ne me dois rien, mais je te le demande comme un service...


    J'étais conscient que parler de tout cela devant Jana était inconvenant, gênant même, mais au diable toutes les barrières qui se dressaient entre moi, Alice, et la vérité! J'avais bien trop morflé ces derniers temps pour faire attention à la sensibilité féminine. Si Alice m'aimait vraiment, elle m'accorderait au moins le bénéfice du doute. Sinon, j'irais chercher la vérité, et m'est avis que Jana aimerait elle aussi savoir qui lui a volé cette nuit à mes côtés...

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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Ven 12 Juin - 18:07


    Alors que la Gryffondor regardait successivement les deux personnes qui l'entouraient, Jana Machin-Truc (son visage allait bien lui revenir) debout, lui souriant aimablement (arrête, tu vas finir par te décrocher la machoire à sourire comme ca), et Torben, allongé dans son lit, assez dépendant de l'aide des infirmières et autres, la jeune fille se dit que finalement, tout était clair.

    Alice se demandait encore pourquoi elle se voilait la face alors que finalement, la décision était plus que claire, et qu'en plus, elle s'était déjà décidée depuis longtemps. Ce n'était peut-être pas la bonne décision (elle savait qu'elle finirait bien par la regretter) mais Alice n'avait plus vraiment de doute quant à l'avenir qu'elle voulait donner à sa relation avec Torben qui durait depuis près de cinq mois (un record chez elle). La Gryffondor savait qu'elle n'était pas faite pour les histoires d'amour. Elle avait énormement de mal à s'accrocher et à ne pas s'ennuyer avec la personne qui lui faisait face. Ce qui était bien avec Torben, c'était que la distance permettait à Alice de faire la part des choses entre ses amis et sa vie amoureuse. Vie amoureuse plus que tumultueuse. Okay, elle aimait la passion et l'inatendu, mais il y avait une certaine limite tout de même.
    De plus, Alice s'était crue assez forte pour tout supporter, pour tout laisser passer. Lorsqu'elle avait commencé à parler avec Torben à Pré-au-Lard, la jeune fille était encore prête à donner une chance au jeune homme. Maintenant, c'était plus que compromis. Bien malgré elle, l'idée que la jeune homme pose ses mains sur ses hanches, lui flanquait des frissons et pas forcément des plus agréables. Depuis qu'elle était réveillée, elle avait fait le point. Elle avait tourné et retourné ses idées dans sa tête. La fatigue l'avait quelque peu embrouillée, mais elle s'était accrochée à l'idée qu'elle ne supporterait pas de nouvelles épreuves.

    C'était égoïste de sa part, Alice le savait. Elle prenait une décision par rapport à leur couple, qui les affecterait certainement tous les deux. Car si elle-même en avait vu des vertes et des pas mûres ces derniers temps, Torben n'était pas mal dans le genre non plus. Entre ses problèmes en Moldavie, et les reproches que pouvait lui faire Alice, il était servi. Et ce n'était certainement pas tout. Il lui restait tout ce côté innaccessible à la jeune fille, qu'elle n'arrivait pas, même avec la meilleure volonté du monde à atteindre. De même, de son côté, Alice savait qu'elle n'était pas totalement franche. Elle faisait parti de l'Ordre et s'était engagée plus que Torben ne pouvait l'imaginer. Elle ne lui en parlait, même si elle essayait de se convaincre qu'elle lui faisait confiance. Elle aurait pourtant voulu lui crier, lui hurler qu'elle était bien trop engagée et qu'il ne pouvait plus rien pour elle désormais, (maintenant plus que jamais d'ailleurs) mais c'était impossible. Et Alice regrettait de le voir s'échiner à vouloir la ramener derrière les rangs, alors qu'elle se mettait volontairement en première ligne. Et ce n'était que le début, aux évènements de la veille. La Gryffondor savait que désormais, tout serait différence. Malgré ses membres tremblants, elle sentait une énergie nouvelle l'emplir et lui donner une envie de vengeance et de justice que Torben n'était peut-être pas à même de mesurer. C'était l'un des nombreux murs qui s'élevaient entre eux. On pouvait citer également le fait qu'Alice avait embrassé un autre homme, mais bizarrement, elle se sentait plus coupable envers Anna qu'envers Torben. Etait-ce un signe ?

    Se retenant de soupirer, la Gryffondor se passa une main dans les cheveux et se redressa sur son siège prête à écouter le jeune homme. Elle espérait qu'il n'avait pas remarqué les tremblements de ses bras, de ses mains, ou tout simplement de ses membres. Elle se demandait quelle bombe atomique il allait encore lui lancer dans la face. Et elle avait vu juste ! Ce qu'il lui annonçait fit grimacer la Gryffondor, car elle se rendait compte que tout commençait sérieusement à l'agacer.
    Plus les révélations se succédaient (voila enfin, où elle avait entendu le nom de l'infirmière, comme quoi, la première impression peut être la bonne)

    - " Franchement Torben, je ne sais pas si je te crois ou pas. Je n'en ai rien à faire en fait, que cette, " hésita-t-elle en pointant Jana du doigt. " ... femme soit revenue pour que vous réessayer tous les deux. Je pourrais être totalement jalouse mais, finalement, je crois que j'en ai rien faire. Dans tout ce que tu me dis, je ne sais pas plus que toi où est la vérité. Mais celle dont je suis sûre en ce qui me concerne, c'est que je ne supporte plus tout cela. Ce n'est pas que toi. Il y a moi aussi. Certains choses, évènements ont changé la donne, et aujourd'hui, je me demande si je suis capable de supporte toutes ses bombes que tu me lâches en pleine face. Je sais que ce n'est ni lieu ni le moment d'en parler. Mais je sais que nous deux, ca ne durera pas. Même si je t'aime. Même si tu m'aimes. Parfois cela ne suffit pas. Et je me demande combien de temps encore je pourrais être capable de m'accrocher à l'espoir que nous deux cela peut encore marcher. Je ne suis pas sûre de pouvoir encore le supporter. Je suis peut-être lâche ou faible, mais je pense que tous les deux, on ferait mieux d'arrêter ici et maintenant. "

    Alice sentit sa gorge se serrer alors qu'elle plongeait ses yeux dans ceux de Torben.
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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Dim 14 Juin - 23:13

  • -Oh non mon beau, je ne te croirais certainement pas.

    Ma voix était de glace, malgré mon visage d'ange. Fixant mes yeux noisettes sur Torben, je ne pouvais m'empêcher de le fusiller du regard. Comment avait-il pu? LLes mots qui sivirent me dégoutèrent au plus haut point. Petite amie...
    Je reniflais d'un air méprisant, sans pour autant dire un seulmot. Peut-être etait-ce le pire d'ailleur? Montret ma déception et mon degout à Torben sans pour autant parler?

    C'est alors que Petite Amie arriva. Et moi qui reussissais à garder mon rôle de jeune infirmière parfaite! Franchement, parfois, je me demaandais ppourquoi je n'étais pas allée faire actrice, ou quelque chose dans ce genre...
    J'étais sincèrement dégoutée par les révelations de Torben. Si il n'vait pas echappé de peu à) la mort, je l'aurais volontier giflé.
    Gardant ce sourire d'hotesse 'aceuil qui manquait de me decrocher la machoire ou de a faire avoir une crampe, j'entendis le Moldave parler. Pa-thé-tique. Et bla bla bla, jene t'ai pas trompé.... Je me retins de lui rappeler une époque ou il se faisait passer pour un jeune homme adorable, avant d'aller se taper une nana quand une autre l'attendait quelque part.

    Je le laissais parler, parler et encore parler. VAs-y Torben, pleurniche que c'est la femme de ta vie et que tu veux l'épouser!
    Pff.... Je mettrais ma main au feu qu'elle n'est pas si bonne au lit que moi. Dans ce casn pourquoi voudrait-il la garder? Peut-être ne l'a t-il pas encore défloré, et fait-il tout pur être le numéro 1 remarque? Ce serait son genre tiens...

    Ce fût alors au tour de la miss sainte nitouche de la ramener. Je ne supportais pas sa voix. Sale gosse va... Du haut de ses 16-17 ans, elle croyait m'impressioner? QUand elle me montra du doigt, j'eu une furieuse envie de lui casser en deux mais n'en laissait rien paraitre. Me retournant vers la table et tournant le dos au couple de l'année, je laissais la gamine faire son monologue en mémorisant otus les défauts de cette enfant. Trop brune, pas assez sûre d'elle, trop prude. J'exagerais, vous trouvez? Je m'en contrefous. Je me souvins alor que Torben m'avait demandé une preuve de ma venue récente à Londres. J'en avais une...
    Sotant de ma chemise de travail une lettre froisée, je la dépliais lentement en relisant les mots de mon père m'insultant de l'avoir enmené à l'hopital voir des incapables qui lui avaient conseillés de cesser de boire.

    Je serrais les lèvres d'indignation, mais ne dit rien. Cette lettre était mon "alibi" en quelque sortes. C'est alors que j'entendais l'autre becasse terminer sa phrase. Hein, quoi comment? Fini? Vraiment. Elle et MON Torben, c'était de l'histoire ancienne? Mais sortez le champagne! Faisaons la fête! Torben allait être relaché de cette emprise qui le rendait aussi mou qu'un mec amoureux! Ah mais... Je ne pouvais pas avoir l'air heureuse dans ce genre de circonstances. Allez, calmons nos ardeurs ma petite Jana...

    Me retournant vers le couple -enfin, l'ancien couple- je me dirigeais vers Torben et lui tendit le lettre abîmée, datée du lendemain de Noël.
    Affichant une mine légèrement triste, je dis doucement;


    -Tiens. Mon ... alibi.

    Mes yeux croisèrent les siens un instant, sans pour autant montrer ma jubilation. J'allais me charger de lui remonter le moral persnellement!
    Sans accorder le moindre regard à la brunette, je me dirigeais vers la porte avant de justifier.


    -Je pars chercher ton dossier médical. Profitez en pour... discuter.

    La porte se referma doucement, et un sourire triomphal illumina mes lèvres. Je me retins de ne pas hurler de joie, et me contentais d'attraper mon chef de service vers moi pour l'embrasser fougueusement.
    J'allais récuperer Torben, par un moyen ou par un autre.
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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Lun 15 Juin - 8:42

    Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais que tous mes efforts allaient tomber à l'eau. Il y avait quelque chose dans le regard d'Alice, quelque chose que je n'avais encore jamais vu, ni perçu. Elle avait pris une décision. Elle avait fini d'hésiter, elle avait fini de souffrir. Ca n'allait pas bien se passer... mais je me devais de me défendre. Quelques minutes plus tôt, un espoir formidable m'avait étreint le coeur, et je sentais que ce sentiment d'intense soulagement que j'avais ressentit allait finir par partir en fumée. Je n'étais pas pressé que ça arrive, et au fond de moi même, je ne pus m'empêcher de maudire les dieux, qui se jouaient de moi et de mon destin, m'apportant d'intenses moments de bonheur suivis irrémédiablement de catastrophes. J'avais connu cet état de fait plusieurs fois dans ma vie, et l'apogée avait été lorsque j'avais eu le bonheur de terminer mes études, de rentrer chez moi avec mes meilleurs amis, et de recommencer avec Jana. Le soir même, mes parents et l'ensemble des gens que je connaissais depuis ma naissance s'étaient faits massacrer sous mes yeux. Il y en a qui n'ont vraiment pas de chance, mais c'était ainsi. Tout ce que je pouvais faire, c'était d'encaisser le mieux possible ce qu'il me tombait sur le coin du nez.


    Alors que j'avouais tout ce que je venais d'apprendre à Alice de la bouche de Jana, je remarquais que je mettais ma petite amie mal à l'aise, et un poids terrible vint me comprimer l'estomac. Je connaissais ce regard,ou plutôt le fait qu'elle semble mal à l'aise à l'endroit où elle se trouvait, à me fuir du regard pendant que je parlais. Je sentais qu'il se passait qelque chose d'anormal. Paradoxalement, plus Alice semblait se refermer sur elle même, plus je sentais Jana rayonner. Alice ne s'en rendrait peut être pas compte, mais je connaissais la moldave suffisamment bien pour dire quand elle était heureuse ou pas, et c'était précisément le cas ici. Tu parles! Je me serais attendu à un moment de tendresse et d'amour avec ma petite amie, et elle avait plutôt l'air de vouloir m'achever dans mon lit d'hopital, alors que Jana était deux minutes avant prêt à me frapper et maintenant, c'était elle qui était heureuse... le monde marchait sur la tête, ça au moins c'était quelque chose de sûr et certain! Pourtant, je continuais. Tant qu'il me restait une chance de convaincre Alice, aussi petite soit elle, je ne renoncerais pas. J'étais comme ça, et il avait fallu toutes ces épreuves pour me rendre compte que la jeune Gryffondor n'était pas un amour comme les autres, alors je continuais, espérant de plus en plus faiblement qu'elle me croie, ou au moins m'accorde le bénéfice du doute... Si elle m'aimait, si elle m'aimait vraiment j'entends, alors j'étais convaincu qu'elle m'écouterait. C'était ainsi que ça se passait dans les livres, dans les films, dans les histoires.


    Ma vie était tout sauf un conte de fées, et j'allais maintenant en avoir une preuve de plus.


    Alice soupira et se passa la main dans les cheveux. Elle se sentait lasse, je le savais, je le sentais. Elle en avait marre. La gryffondor m'avoua qu'elle n'éprouvait aucune jalousie envers Jana, et que tout ça lui passait par la tête. Mon coeur fut comme totalement serré par une main invisible, et je sentais un stylet de glace poignarder mon âme. Inutile qu'elle poursuive plus loin, j'avais compris. Pourtant, elle le fit quand même. Surement dans l'effort que j'arrête de tenter de la convaincre... Elle ne savait même pas si elle devait me croire ou pas. Si je me serais attendu à ça! Elle n'avait donc aucune confiance en moi, et ses sentiments ne suffisaient pas à contrebalancer cet état de fait! Je me sentais de plus en plus mal, et je me surpris à espérer que ma veste ne soit pas trop loin, car je sentais que j'allais bientôt avoir besoin d'une bonne rasade de ma petite flasque! Quand elle parla d'évènements qui avaient changé la donne, je ne pus m'empêcher de sentir la colère grandir rapidement en moi et mes sourcils me froncer... Quels évènements? Qu'est ce qui avait pu avoir des conséquences sur nous, pour la faire douter malgré l'espoir que je ne l'avais jamais trompé? Je ne pus m'empêcher de penser à un autre homme, et cela m'hérissa les poils de rage. Quand elle m'avoua que nous deux, c'était pas fait pour durer, j'eus l'impression de recevoir un coup de poing dans l'estomac. J'avais envie de vomir. Ah, alors comme ça elle m'aimait? Drôle de façon de le montrer, et je commençais à croire Krystel quand elle disait que l'amour n'était que farce...


    Alors, elle finit par lâcher qu'elle voulait que nous nous arrêtions tout de suite et maintenant. Je me sentais triste, plus que je n'aurais pu l'imaginer de prime abord. Mais surtout, je me sentais trahit. Pour une fois que j'arrivais à tomber de nouveau amoureux, après tant de temps... j'avais fait des efforts... Nous n'avions même pas couché ensemble, je lui avait offert un week end à Paris, un week end chez moi... J'avais dégusté hier, et j'avais passé les derneirs mois à me rendre régulièrement à Pré Au lard pour la protéger, elle et mes soeurs. J'avais pensé à elle à chaque instant du jour ou de la nuit depuis le début. Certes, j'avais embrassé Krystel, mais j'avais l'impression, quand elle parlait d' »autres évènements », de ne pas avoir été le seul à faire des erreurs! Ce sentiment de trahison se fit de plus en plus important et douloureux au fur et à mesure que les secondes passaient. Jana profita de cet instant pour nous interrompre, et elle me tendit une enveloppe froissée contenant son « alibi ». Reposant le document sur l'étagère, je la laissais sortir, ne pouvant qu'imaginer à quel point elle devait être heureuse. Au moins une qui s'en sort bien dans l'affaire. Affligé, déprimé et tentant de dissimuler ma colère, je regardais par la fenêtre. A cet instant, j'aurais préféré me retrouver avec trois grammes, ou au milieu d'une horde de goules déchaînées... Je repensais à ce que j'avais fait, à ce que j'avais espéré...


    j'eus un petit rire sans joie avant de reposer mon regard sur Alice.



    - Ouais, je vois. Ainsi donc, ça finit comme ça. J'ai fait ce que j'ai pu pour te retenir, j'ai fait des efforts dont tu ne mesures pas les conséquences, et même si j'ai fait des erreurs que j'assume, je viens de t'apporter la preuve que je n'avais peut être jamais fait la pire de mes erreurs. Si tu m'aimais réellement, tu m'aurais cru, ou au moins tu m'aurais laissé le bénéfice du doute jusqu'à ce qu'on tire les choses au clair. Mais tu ne l'as pas fait. J'ai plus appris sur « nous » lors de cette conversaiton qu'au cours des cinq derniers mois. Moi, j'aurais été prêt à te croire, car je t'aimais vraiment. Mais ça n'a plus d'importance. Ce n'est pas ton cas, et ça ne le sera jamais. Je crois que tu ferais bien de partir, Alice Mc Pherson, des choses plus importantes que moi doivent t'attendre ailleurs. Ca ne doit sans doute pas être bien difficile à trouver....


    J'avais contenu ma rage et ma tristesse, et j'étais parvenu par miracle à contrôler le ton de ma voix. Je ne voulais pas blesser Alice, mais je ne voulais plus rien avoir affaire avec elle. Tout ce que je voulais en cet instant, c'était de rentrer chez moi, en Moldavie. Plus rien ne me retenait ici. Lyra et Hannah n'avaient pas besoin de moi, Alice ne m'aimait pas, et tous mes amis britanniques s'étaient révélés ne pas en être. Je n'avais perdu que trop de temps. D'un autre côté, je me sentais libéré d'un point, et je sentais que dès que possible, j'irais me noyer une fois de plus dans le Kvas, jusqu'à ce que je ne me souvienne de rien de tout cela, que j'efface dans ma mémoire toute trace de mon passage en Angleterre. Voyant qu'Alice n'avait pas encore bougé, je fronçais les sourcils.


    - Pourquoi t'es venue, si tu ne m'aimes pas hein?


    Ce n'était pas vraiment une question. Pour la première fois de ma vie, j'aurais préféré échanger la présence d'Alice, si douloureuse, avec celle de Jana. Elle au moins ne s'était jamais cachée derrière de faux semblants...

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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Lun 15 Juin - 21:04


    La douleur ... Alice savait qu'elle ne l'avait jamais connu avant la veille. Et elle aurait préféré l'ignorer pendant encore un bon moment. Elle savait qu'avec son engagement dans l'ordre, c'était rapé et qu'elle serait sans aucun doute confronté à une situation où elle serait en difficulté. Mais elle s'attendait plus à mourir qu'à souffrir. Elle n'avait pas de tendance suicidaire (quoique ... vu qu'elle s'était engagée dans l'Ordre, on pouvait se poser des questions) mais la torture ... Alice se demandait si elle aurait été capable de résister plus longtemps, si elle aurait accepté de donner des informations si on le lui en avait demandé, juste pour pouvoir éviter la douleur ... Cette douleur qui parcourait ses veines, la rongeait encore de l'intérieur alors que le maléfice interdit avait depuis longtemps été levé. Combien de temps encore cette douleur persisterait-elle ? Elle cesserait bientôt selon l'infirmière ... Bah voyons, touche-toi le coude ma vieille, au lieu de me raconter des salades.

    Et malgré sa douleur, la Gryffondor se serait donner des baffes à n'en plus finir tant elle savait qu'elle était en train de se planter. Enfin ... elle se doutait qu'elle était sûrement en train de commettre une bourde énorme en larguant Torben. Bien que leur relation aie été plus qu'animée et pleine de rebondissements durant les derniers mois, le jeune homme lui avait rendu espoir à plusieurs reprises, la soulageant d'un poids. Il l'avait maintenu à flot tout en lui enfonçant la tête sous l'eau à d'autres moments. C'était tout l'un ou tout l'autre et c'était sûrement pour cela qu'Alice ne savait pas trop comment voir leur relation. Si c'était positif ou négatif pour elle ... Oui pour elle, parce qu'Alice avait décidé de penser un peu à elle. Elle pensait qu'elle avait le droit. C'est vrai quoi ! Elle était toujours en train de s'enquérir de l'état des autres. Lors de la confrontation avec Jessi, elle avait passé son temps à s'inquiéter pour Torben lorsqu'elle n'était pas en train de se rouler sur le sol à hurler de douleur, durant sa fuite, elle s'était inquiétée au maximum pour Evey. Quand Anna n'allait pas bien, Alice était là pour la Serpentard comme cette dernière était toujours pour elle. Et elle songea que quand il le fallait, elle essayait de remonter le moral d'Hannah.

    Bien sur, ce n'était pas des reproches pour eux, ni qu'elle se vantait de le faire, mais pour une fois, Alice avait besoin de penser à elle. Depuis quelques temps, elle songeait qu'il fallait qu'elle fasse un peu passer ses intérêts avant ceux des autres. Bien sur, elle n'allait pas se détourner d'eux, mais souvent sa mère -avant bien sur, maintenant c'était plus compliqué- lui disait qu'elle s'inquiètait bien trop pour les autres et pas assez pour elle.


    * Mission Accomplie, Maman ! J'viens sûrement de foutre en l'air l'une des plus belles choses qui m'était arrivée depuis un bail ! Pour une fois que c'est moi qui suis négative ... *

    Et Alice était prête à affronter tous les reproches de Torben -ou la plupart en tout cas. Elle voyait bien qu'il était aussi blessé qu'en colère, mais pas du tout surprise (ou qu'un peu). Tout comme elle sentait les ondes négatives provenir du côté de cette fichue Jana. Pourquoi n'était-elle pas restée en Moldavie ? Cela aurait tellement facilité les choses ... Et en plus, maintenant qu'elle avait bien semé le trouble en faisant renaître cette histoire de coucherie, Alice avait plus qu'envie de lui mettre un coup de poing. Mais la jeune femme était déjà sortie.

    * C'est ca, dégage espèce de lâche ! Va-t-en avant d'être réduit en bouillie ! Euuuh tu t'échauffes peut-être un peu beaucoup là, non ? Pas du tout ! Ah, je croyais ... Bah tu croyais mal ! *

    La Gryffondor se demandait bien ce que Torben allait lui répondre, et pourtant elle n'était pas certaine que ce soit non plus une bonne chose. Et elle avait raison. Elle fut aussi blessée que Torben. Soudain, elle sentit une vague de fureur la submerger et ce fut avec toutes les peines du monde qu'elle tenta de la contenir. Sa voix, cependant était cassante.

    - " Alors, premièrement, tu ne peux pas me 'retenir'. Je suis libre et je fais ce que je veux. Deuxièmement, concernant cette fichue histoire, j'aurais préféré tout simplement l'oublier. Tout comme j'aurais voulu oublier l'histoire avec Krystel. Ce que j'aurais aimé, c'est profiter plus des moments qui nous étaient offerts au lieu de les gâcher en rappelant ces histoires pénibles. En plus, peut-être bien que ce n'est pas Jana, mais tu es bien partie avec une autre femme, sans savoir qui c'est, et ne viens pas nier que vous êtes restés bien sagement à faire du tricos. Qu'importe que ce soit Jana ou une autre, tu as bien passé la nuit avec une autre. Mais de toute façon, cela ne change rien à ma décision. Peut-être -sûrement- que cela te pèse sur la conscience, et que tu as tout fait pour te rattraper, je ne doute pas de ca. Mais je ne peux pas. Je ne peux plus. Alors je veux bien que tu me reproches d'être lâche et d'être incapable de nous battre pour nous deux, de ne pas t'avoir fait confiance, mais ne remets pas en doute mes sentiments pour toi. Parce que tu devrais savoir aussi bien moi que je t'aime encore. Si cela n'avait pas été le cas, je t'aurais laissé au milieu de tes bouteilles dans ta chambre au chaudron Baveur. "

    Elle espèrait sincèrement l'avoir blessé autant qu'il l'avait blessée lui. Elle lui en voulait de ne pas comprendre. De remettre ses sentiments en doute. Les jambes tremblantes, Alice se hissa dessus pour se diriger vers la porte et s'en aller. Définitivement. Pour partir loin de Torben. Loin de cette chambre étouffante et le regard blessé et en colère du jeune homme. Mais la dernière question de ce dernier la fit se retourner violemment, la mettant hors d'elle. Mais elle se retourna si vite qu'elle vacilla et dut se retenir au siège pour rester debout. Mais cela n'entama pas sa colère.

    - " Arrête de remettre mes sentiments en cause. L'amour ne suffit pas toujours pour une relation. Il y a la confiance, et comme tu l'as si bien dit, je n'ai pas confiance en toi, " ironisa-t-elle. " Et puis, je pensais te parler. Je voulais te parler d'hier. De ce qu'il s'est passé. M'assurer aussi que tu vas bien, et que tu n'es pas trop mal en point, avec ce machin qu'il t'a balancé. Mais puisqu'apparemment tu ne veux pas de moi ici ... Je ne vais pas m'attarder plus longtemps pour m'en prendre plus dans la figure. Je pense qu'on a eu chacun notre lot. Parce que oui, surprise, tu n'es pas le seul à souffrir de cette situation, ou à essayer d'assimiler certaines choses qui te tombent sur le coin de la figure. "

    Et voila ... elle qui ne voulait même pas sous-entendre les révélations que lui avait faite Jessi. Ni même le Doloris, elle les avait jeté au visage du serveur sans aucun scrupule.
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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Mar 16 Juin - 16:11

    Je crus devenir fou aux paroles d'Alice. Comment pouvait elle retourner des paroles anodines contre moi, se servir de chaque mot pour me les rebalancer à la figure. J'aimais Alice, mais en cet instant, j'aurais volontiers avoué que j'étais plus qu'en colère contre elle; je me demandais même s'il n'y avait pas la place pour un peu de haine... Comment osait elle? Elle aurait dû comprendre que par « retenir », j'entendais simplement tenter de la garder émotionnellement parlant! Je trouvais ça odieux de sa part qu'elle ose me jeter toutes ces choses dans la face, de ressortir mes erreurs sur le tapis de cette façon. En même temps, comme je venais de le dire, j'en apprenais plus sur notre couple et sur Alice durant cette violente dispute qu'au cours de tous les derniers mois... Et je me serais finalement bien passé d'en savoir autant! Ses mots suivant me frappèrent d'horreur et de stupéfaction. Je savais au fond de moi que je n'avais jamais trompé Alice. Certes, tout semblait contre moi, mais Jana m'avait apporté une lueur d'espoir et je ne comptais pas la laisser s'éteindre ainsi... Je n'avais aucun souvenir de cette soirée, alors que je n'y avais presque rien bu, ni pris de substances illicites, sans compter qu'une femme avait pris l'apparence d'une de mes ex, c'est à dire qu'elle était allée jusqu'en Moldavie pour obtenir un cheveux ou quelque chose de mon ancienne petite amie. Tout ça dans quel but? Et Alice qui me ressortait ça!


    Inutile de préciser que je pris la chose très mal, encore pire que précédemment! Le summum de la connerie fut sans doute atteint lorsqu'Alice me jeta à la figure que de toutes façons, je ne faisais que chercher à rattraper le coup auprès d'elle pour qu'elle ne me quitte pas... mais bordel, elle n'avait vraiment rien compris de ce que je lui avais dit ou quoi? En fait, plus que la colère, c'était la déception qui commençait à me gagner; je n'aurais jamais cru ma petite gryffondor capable d'autant d'infamie, ni de me connaître aussi mal. Je ne faisais jamais rien dans le but de me rattraper. Mes erreurs, je les assumais. Toujours. Ne lui avais je pas dit quand j'avais fait des erreurs? Bien sûr que si! Elle aurait dû m'écouter, me comprendre. Mais elle ne le voulait pas, et j'avais bien le sentiment que notre relation était irrémédiablement finie. Je n'étais pas du genre à me laisser insulter de la sorte... Ah, alors elle m'aimait encore? Drôle de façon de me le montrer, alors qu'il y avait une chance de prouver que je lui étais toujours resté fidèle! Cette affirmation me mit en colère; elle avait beau dire toutes ces jolies paroles, elle se cachait bien derrière de prétendus sentiments.



    - Eh bien tu aurais peut être dû m'y laisser, dans mes bouteilles! De toute façon, je ne suis qu'un minable n'est ce pas? Si c'est ce que tu cherches à me faire comprendre, ne t'inquiètes pas, j'ai parfaitement saisit! Mais ce minable, tu vois, il a tenté de pallier pendant des mois à tous ses défauts! Il ne t'a jamais touché ce minable, il n'a jamais franchit les limites que tu avais fixé! Il ne t'a jamais mentit non plus, et le jour où il apprend qu'il n'a peut être jamais couché avec une autre, tu le lâches? Grand bien t'en fasses, Alice Mc Pherson, mais ne compte pas sur moi pour m'excuser d'être ainsi. Et si on parlait de toi hein? C'est quoi ces fameux récents évènements? Oh et puis merde, je ne veux même pas le savoir... Je pensais que tu étais la bonne Alice. C'était peut être con de ma part, tu viens de me le prouver, mais je le pensais sincèrement, et j'ai tout fait pour que ça marche. Tu ne veux pas savoir la vérité? Tant pis, j'irais découvrir moi même pourquoi quelqu'un a traversé toute l'europe pour piquer des trucs à Jana pour prendre son apparence et passer la soirée avec moi. Tu trouves pas ça bizarre toi, que je me retrouve ainsi éloigné de cette fameuse soirée? Moi si, et même si tu t'en fiches, je saurais ce qu'il m'est arrivé. Tu ne me crois pas, et tu ne m'accordes même pas la moindre once de doute. Eh bien tant pis, retournes voir t'occuper de tes fameux recents évènements, je me démerderais tout seul!


    J'étais rouge de fureur, je le sentais. Et alors? Alice m'avait cherché! J'étais sincère dans ce que je pensais et ce que je faisais. Ce n'était pas mon problème si elle ne me croyait pas, je n'y pouvais plus rien, et cela montrait que notre relation était vouée à l'échec. Je ne tentais d'ailleurs même plus de convaincre Alice, qu'elle parte si ça lui chante. J'ai moi aussi ma petite fierté, et me traiter de la sorte n'est pas dans mon habitude. Je préférais encore être seul, être ce minable qui se torchait la tronche pour oublier sa vie de chiotte, plutôt que de ramper aux pieds d'une fille qui ne m'accordait aucune confiance et qui ne m'aimait pas assez pour accepter un minimum de risques. Tant pis, je ferais avec. Quand je pense que j'étais tombé amoureux d'elle, pensant qu'elle serait différente de toutes les autres... Je m'étais vraiment fourré le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, et on ne me reprendrait plus à tomber amoureux de la sorte! Et oui, je pensais vraiment qu'elle était lâche, au moins en ce qui concernait notre relation. Quand je pense que j'avais repoussé Krystel pour sauver cet amour... Irradiant de fureur, je rongeais mon frein...


    Ivre de colère également, Alice fut stopper dans son élan pour partir pour me prendre de nouveau à parti. Elle me dit que l'amour ne suffisait pas, même si elle en avait pour moi. Je ne pus m'empêcher de me montrer méchant et de laisser partir un rire ironique. C'est ça, cause toujours... Si elle m'aimait, elle serait restée et elle se serait un minimum intéressée à moi avant d'accepter de m'aider à savoir le fin mot de l'histoire quant à cette saleté de bal de Noël!



    - Tu parles d'amour... Et bien, pour répondre à tes interrogations, comme tu peux le voir, je me porte comme un charme! Tu as au moins raison sur un point Alice. Je ne veux pas de toi ici. Tu ne me veux plus dans ta vie. Je crois qu'on s'est tout dit. Saches quand même que je t'aime, mais je préfère que tu partes maintenant, je ne vois pas ce qu'on pourrait ajouter. Au revoir, Alice, et j'espère que ton prochain mec sera parfait, LUI...


    Calant ma tête contre l'oreiller, je laissais ma colère redescendre; inutile de m'achever sur place!

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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Mer 17 Juin - 21:39

    Alice se demandait si frapper une personne blessée, allongée dans un lit était légal. Parce que là, ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Alors loin de là. Mais il fallait qu'elle se calme. Tout de suite. Pour éviter de faire quelque chose qu'elle regretterait encore plus que ce qu'elle était en train de faire. Parce que, avouons-le, elle était en train de faire une belle connerie. Elle savait qu'une fois sortie de l'hôpital -ce qui ne devrai d'ailleurs plus tarder- Alice devrait ronger son frein pour ne pas revenir dans cette chambre, embrasser Torben et lui demander de lui pardonner. Elle le regrettait déjà, d'un côté, et d'un autre, elle irradiait littéralement de colère. Elle pouvait reconnaître ses fautes mais s'en prendre plein la figure comme ca, la faisait intérieurement hurler de colère. De plus, toute sa colère contenue depuis des mois contre tout ce qui lui arrivait -et ce qu'elle provoquait- remontait et lui laissait un sentiment amer de défaite dans la bouche. Et Torben, par ses paroles, ne faisait qu'accroître ce sentiment en elle. Ce qui l'énervait encore plus.

    Comment Alice pouvait-elle être convainquante quand elle lui disait qu'elle l'aimait, alors qu'elle lui balançait horreur sur horreur ? Et à vrai dire, Torben lui en balançait des pas mal. Première et dernière dispute de couple. Un vrai carnage. Baaah ... au moins, elle se défoulait et faisait évacuer la tension des derniers jours. Et quelle tension d'ailleurs ! Et c'était Torben qui prenait cher ! Alice pouvait enfin tout dire, tout ce qu'elle avait sur le coeur, tout ce qu'elle s'était retenue de dire à Torben pour ne pas aggraver chaque situation. Quoiqu'il en dise, elle avait constaté les efforts qu'il faisait et elle avait préféré se contenter de ce qu'elle avait, sans penser que ce qu'elle avait à dire pourrait être crucial et plus que blessant quand tout finirait par sortir. Ou alors elle en avait eu conscience et avait préféré retarder le moment le plus longtemps possible. Et ce moment était arrivé.
    Et Alice se sentait plus furieuse que jamais. Elle sentait presque la colère couler dans ses veines, comme si elle se mélangeait à son sang. Tout comme elle sentait une vague de tristesse l'envahir, lui donnant envie de pleurer. Mais la colère était trop forte pour qu'elle se mette à chialer à cet instant précis.

    - " Parce que tu crois que t'es le seul à faire des efforts ? Et puis arrête de croire que je romps juste à cause de toi. Juste à cause de tes défauts et de tes écarts " * Ou des tiens ! La ferme c'est pas le moment * " Je ne t'ai jamais traité de minable et ce n'est pas comme ca que je te vois. Mais c'est sûr que si tu continues comme ca, je vais vraiment te prendre pour un minable. Et pas pour les raisons que tu crois. Mais t'façon, " ricana-t-elle. " T'en as rien à faire de ce que je pense, désormais, hein ?"

    Elle eut un rire sans joie, et une irrésistible envie de pleurer. Mais la colère reprit le dessus une nouvelle fois. Elle était partie et rien ne pouvait l'arrêter dans son speech.

    - " Et puis ... mes limites ? Je ne crois pas en avoir poser une seule, mis à part peut-être celle d'aller voir ailleurs. Alors arrête de penser que je suis si exigeante que cela et que je t'ai mené la vie dure à ce point là. Je te l'ai peut-être mené, mais plus par rapport à tout ce qui s'est passé avec le 'double' " Elle agita les doigts à ce mot " de Jana, ou encore avec Krystel. Mais tu as raison, je peux t'accorder cela, tu as toujours été franc et je ne peux que te remercier pour cela, " ironisa-t-elle. " Je n'attends pas d'excuses de ta part. Je n'en veux pas. "

    Elle bouillonait sur place. Tout ce qu'elle voulait désormais c'était fuir. Loin. Très loin.

    - " Eh bah vas-y. Va découvrir ce qui est vraiment arrivé. Fais toi plaisir, mais cela m'étonnerait qu'après trois mois tu découvres quoique ce soit, si quelque chose à découvrir il y a. Mais je tiens à te dire que les récents évènements te concernent en partie. "

    Elle n'eut pas le temps de s'expliquer, car Torben enchainait déjà. A croire que c'était à celui qui arriverait à plus blesser l'autre. En tout cas, Torben y arrivait parfaitement. Alice ne s'était jamais sentie aussi mal. Elle avait même envie de vomir.

    - " Heureuse de le savoir, " fit-elle froidement, son ton contrastant étonnement avec son état intérieur. " Je crois également que l'on s'est tout dit et je n'ai aucune envie de rester ici. Je vais partir à la recherche d'un mec qui sera parfait, lui, pendant que tu pourras te consoler dans les bras, ô combien accueillant de Jana, et sans scrupule cette fois-ci " ironisa-t-elle en reprenant chacun de ses mots.

    La Gryffondor se sentait faiblir peu à peu sous le regard de Torben. Elle se détourna de lui et se dirigea vers la porte, tentant de se calmer. Finalement, la main sur la poignée de la porte encore close, Alice se retourna :

    - " Oh, et si ca peut t'aider ou te faire réfléchir sur les évènements à venir, l'attentat en Moldavie a été commandité par Jessi. Dans quel but ? Aucune idée. Mais au moins maintenant t'es prévenu. Et je n'aurais pas besoin de recroiser ta route pour te le dire. "

    Pourquoi le lui avait-elle dit ? Pourquoi lui révélait-elle des choses que son ancien "ami" lui avait si "gentiment" révélées ? Aucune idée. Peut-être voulait-elle l'aider malgré tout à élucider les mystères qui peuplaient sa vie.
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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Jeu 18 Juin - 20:28

[list]Qu'il était étrange d'en être arrivé là avec Alice. Dans nos rapports, il y avait toujours eu beaucoup de respect, d'amour et de tendresse. Nous n'avions jamais dit un mot plus haut que l'autre. Nous avions rit ensemble, nous avions connu également les pires déboires. Nous avions connu des épreuves qui auraient pu être insurmontables pour bien des couples, et nous avions forcé tous les obstacles qui s'étaient dressés devant nous. C'était étrange que de se dire que mon couple allait se briser à cause d'une nouvelle qui aurait pu paraître réjouissante; une de mes plus graves erreurs à l'encontre de ma petite amie n'avait peut être jamais eu lieu. Je comprenais également le point de vue d'Alice, cela ne devait pas être facile de sortir avec un type comme moi, et elle avait sans doute eu du mérite de tenir aussi longtemps avec moi sur le dos. Mais dans le même temps, je ne pouvais pas m'empêcher de lui en vouloir. Avant sa rencontre, je ne croyais pas en l'amour, ni aux sentiments apparentés. Elle m'y avait fait croire, et je l'avais ressentit pour elle, avec plus de force qu'aucun autre sentiment que j'avais connu auparavant. Je me sentais d'autant plus trahit qu'après tout ce qu'Alice m'avait procuré comme sentiments, comme espérances, et bien tout cela venait de disparaître irrémédiablement et brutalement. En quelque sorte, j'en étais revenu à mon point de départ, mais encore plus misérable que je ne l'étais de prime abord...


J'étais en colère contre Alice, pour les raisons que je venais de citer mais pour bien d'autres encore. Pourtant, je réalisais déjà à quel point je perdais avec cette dispute. J'y perdais non seulement mes espoirs, mais aussi la seule personne que j'avais vraiment aimé, la seule fille avec qui je n'avais jamais couché, la seule fille avec qui j'aurais pu partager ma vie... je venais seulement d'en prendre conscience, mais si je me serais vu avec quelqu'un dans le futur, ce n'était pas avec une de ces filles qui me courent habituellement autour, non, si on m'aurait demandé avec qui je me voyais dans vingt ans, j'aurais dit Alice... Pourquoi? Car notre relation n'avait pas été basée sur des choses futiles, et que je croyais réellement en elle, en nous. C'était aussi pour cela que ses mots me faisaient aussi mal. Je ne pouvais pas nier non plus que la mettre dans cet état me déplaisait; j'aurais largement préféré me lever, la prendre dans mes bras, et la réconforter. Mais j'étais tout simplement trop en colère et trop stupide pour tenter de calmer le jeu... Alice me demanda si je croyais vraiment que j'étais le seul à faire des efforts. Bien entendu, ma mauvaise foi prima sur ma raison...



- Concernant notre couple? Oui, je le crois! Je ne vois pas quels efforts tu fais, à part celui de réussir à rester avec moii tout ce temps sans me faire confiance! Que tu me prennes ou non pour un minable, je crois bien qu'au final, je m'en moque. Je suis comme je suis, et j'ai pu voir grâce a toi que je n'arriverais peut être jamais à changer... C'est ainsi, et pas autrement! Et non, je ne me fiches pas de ce que tu penses de moi, car au fond, je pense que je t'aimerais toujours, tu entends ça? Je t'aimerais Alice, au fond de moi, même maintenant, même après tout ça.


Je m'étais radoucit, je ne vous le cache pas. Je crois qu'en fait, je me faisais à l'idée que jamais plus je ne la verrais sourire, que jamais plus je ne l'embrasserais, que jamais plus je ne pourrais la serrer contre moi. C'était douloureux. Vraiment douloureux. Tout était bien fini, et ce qu'il devait rester d'amour entre nous devait être détruit par nos paroles maintenant. Plus que jamais, je sentais que je finirais seul. Et en quelque sorte, je le souhaitais. Je ne voulais plus que ce genre de chose n'arrive, je ne voulais plus jamais sentir mon amour bafoué, mes espérances trahies. Je ne le voulais plus...


- Tu parles! Effectivement, tu ne pas mené la vie dure, mais j'aurais mille fois préféré que ça soit le cas, que tu sois jalouse, irascible ou tout autre défaut que ce soit, mais c'est ça le problème, t'as aucun défaut! Tu me reproches les miens, tu ne me fais pas confiance. Et concernant cette fameuse limite, je t'apporte une preuve qu'il est probable que je ne l'ai jamais franchie, et toi, tu fais quoi? Tu t'en fiches! Alors ne vient pas me donner de leçons après cela! Et puis, maintenant que je sais que ma franchise te dérangeais, ne t'inquiète pas, je retiens la leçon... la prochaine fois, peut être ferais je mieux de tout cacher à celle que j'aime... Super courageux, n'est ce pas?


L'absence de compassion, de confiance d'Alice à mon encontre n'étaient rien comparé à son indifférence. Je sentais dans ses paroles qu'en fait, elle n'avait même pas envie de savoir ce qu'il s'était passé ce soir là. Ce n'était même pas qu'elle soit certaine que je l'ai bien trompée, simplement, elle s'en fichait, elle ne voulait plus du tout être mêlée à moi, de quelque façon que ce soit! Cela me blessait peut être encore plus que tout le reste, et si je m'étais radoucit il y a quelques intants, je sentis une véritable rage s'emparer de nouveau de moi. Alice continua cependant avec une vois froide, glaciale, et elle ne voulait plus rester, et était d'accord avec moi. Cela me fit mal tout autant que cela me mit encore plus en colère. Son ton me blessa profondément, mais pas autant que dans le fait qu'elle me pensait capable, après une telle rupture et en étant toujours amoureux d'elle, d'aller me réconforter avec Jana. Irradiant de colère, et même un peu de haine, je répondais...


- C'est ça, sans doute vas tu tomber sur ce fameux Londubat dont on m'a tant parlé quand j'étais à Poudlard... Lui, il doit être parfait! Sans scrupule, pardon? Ca veut dire quoi ça? Je rêve! Et ne t'inquiètes pas pour moi, c'est pas dans ses bras que j'irais me réconforter... répondis je avec férocité


Comment pouvait elle me croire capable d'une chose pareille? Etait ce donc cela que j'étais à ses yeux? J'avais envie d'me pendre... Là au moins, les choses étaient claires, et Alice, excédée, allait sortir de la pièce, me claquant surement la porte au nez à tout jamais. Cependant, elle s'immobilisa sur la poignée, et se retourna vers moi. Même ainsi, je ne pouvais remarquer que sa beauté, et cela me fit encore plus mal de la perdre comme ça... Et là, elle me lacha une information qui me fit l'effet d'une bombe. Je restais immobile, la bouche entrouverte, les yeux exorbités. Je savais d'où elle tenait cette information; ce Jessi ou un de ces agents avait dû m'attaquer à pré au lard! A moins qu'Alice ne le tienne d'une autre source, mais je savais qu'elle ne me mentait pas. Des tas d'images se bousculèrent dans ma tête, et je sentis mes yeux picoter. L'assassin de mes parents, du moins le responsable, courait toujours, et j'avais même été à l'école avec lui.... je me sentais mal, horriblement mal. Je sentis également remonter un sentiment presque enfouit sous l'amour que j'éprouvais pour Alice. La haine, la vengeance. Le désir irrépressiblede tuer pour me venger. Je fronçais les sourcils et serrait les poings. Ma décision avait été prise. Alice venait de me libérer de la seule attache qui aurait pu m'en empêcher. Calmement, froidement, je m'imaginais en train d'exterminer les goules, puis de revenir ici pour finir le travail... Je décidais aussi de transformer toute ma douleur, et tout mon amour, en armes supplémentaires, les modelant pour qu'elles renforcent encore plus ma détermination. Toujours sous le choc de la nouvelle, je soufflais un mot...


- Merci...


Mes yeux se mirent à briller d'une nouvelle lueur; finie la faiblesse, finie la lacheté. Il était temps pour moi de tenir mes serments... Relevant lentement le regard vers Alice, je la regardais d'une froide détermination.


- Je vais rentrer en Moldavie. Mon pays est attaqué, et je vais honorer la promesse que j'ai faite sur la tombe de mes parents. Quand la guerre sera finie, je reviendrais. Et je tuerais ce Jessi. Je le tuerais, ou mourrais en essayant. Si en plus cela me permettrait de me racheter un peu à tes yeux, de débarasser ton pays de ce genre de monstre, alors je n'aurais pas tout sacrifié en vain. Trouves toi l'Homme que tu mérites, ma douce Alice. Je t'aimerais toujours...


Mon coeur saignait, il saignait mon amour pour Alice. Bientôt, je le savais, j'allais être confronté à de terribles épreuves. Peut être en mourrais je. Peut être devrais je y passer ma vie. Mais je ne reculerais pas devant le destin qui m'avait été tracé.

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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Mar 23 Juin - 13:21


    La Gryffondor avait une irrésistible envie de pleurer. De pleurer comme une gamine, comme la gamine qu'elle était. Elle se rendait soudainement compte de plein de choses. Qu'elle s'était engagée dans quelque chose de bien plus grand qu'elle contre quelque chose de bien plus redoutable qu'elle-même. Et cela l'effrayait. Elle avait l'impression qu'on lui comprimait la poitrine et qu'elle ne pouvait plus respirer. La sensation d'etouffement était affreuse, elle lui tournait la tête comme pas possible. Alice perdait peu à peu pied dans la réalité. Elle avait juste envie de fuir, de s'enfuir, loin, très loin, de s'isoler. La brune restait hermétique à tout ce qui l'entourait. Peu importait que Torben soit en train de lui balancer tout ce qu'il avait sur le coeur et que Jana Pfeiffer l'ex du jeune homme soit à l'extérieur de la salle en train d'attendre qu'elle libère la place. Peu importait que le jeune homme ait tenté de se déculpabiliser dans l'histoire de Noël. De toute façon, la jeune fille savait qu'elle était en tord et sur toute la ligne mais là, jamais elle n'en avait eu autant rien à faire. C'était aberrant. Tout ce dont elle avait envie c'était de calme et de solitude.

    Finalement, elle se demandait ce qu'elle pouvait encore bien faire ici. Elle avait dit au jeune homme ce qu'elle avait à lui dire, elle avait fait en sorte que leur relation prenne fin. Bon là, okay, c'était sûr, c'était fini ! Alice n'avait pas à se soucier d'avoir un prétendant lui courant encore après, ne voulait accepter la séparation. De toute façon, Torben n'était pas du genre à supplier et ce n'était pas ce genre d'hommes qu'Alice désirait. Ce qu'elle désirait c'était un homme fort qui savait faire front et ne s'effondrait pas à la première secousse. Pourtant, là, c'était ce qu'elle aurait préféré car elle aurait pu le laisser derrière elle et partir. Mais là ... là, il avait fallu que Torben s'élève et lui dise ce qu'elle ne voulait pas comprendre depuis des mois et des mois. Mais elle n'avait pas besoin qu'il lui dise quoique ce soit finalement. Parce que tout ca, elle l'avait bien compris et sans qu'il le fasse. Elle l'avait compris en se réveillant le matin, elle l'avait compris lorsqu'elle avait brandis sa baguette face à Jessi mais qu'elle s'était retrouvée incapable de dire un seul mot. Elle l'avait compris lorsqu'elle avait repris connaissance après le Doloris, elle en avait conscience depuis qu'elle savait que c'était cet ... hypocrite dirons-nous de Krysto Dantès qu'il l'avait emmené ici. Elle avait compris tellement de choses en deux jours qu'elle avait l'impression d'imploser. Elle avait l'impression que rien ne pourrait inverser les choses.

    Quelque chose avait changé. Alice ne savait pas ce que c'était. A vrai dire, cela devait être un tout. Tout d'abord, sa relation avec Torben, après tout c'était la première fois qu'ils se parlaient à coeur ouvert de cette manière. Mais finalement, ce n'était pas si important, songea la jeune fille. Elle ne voulait pas avoir à s'inquiéter pour quelqu'un. Elle ne voulait pas à avoir à rassurer quelqu'un qui tentait tant bien que mal à la faire revenir derrière les rangs alors qu'elle était depuis bien longtemps en première ligne. Aaahh ! La première ligne, parlons-en ! Etait-ce réellement une bonne idée de se mettre en première ligne de cette manière ? Vu ce que cela avait donné la veille ... Ce n'était pas très glorieux. Elle avait plus l'impression d'être un poids pour l'Ordre plutôt que d'être d'une aide précieuse. Et d'un côté, cette réflexion lui offrait deux possibilités :

    Soit elle quittait l'Ordre et était réduite au silence. Elle agissait en lâche et fuyait ce qu'elle ne se sentait pas capable d'affronter de nouveau. Après tout, la sensation du Doloris était encore présente et était encore incroyablement douloureuse.
    Soit elle faisait honneur à ses valeurs, prouvant qu'elle ne s'abattait pas à la moindre erreur, au moindre problème rencontré. Elle voulait retrouver une famille unie, oui ou merde ? Alors autant jouer le tout pour le tout et s'armer d'une nouvelle force et énergie pour s'élever envers et contre tout comme si rien n'était impossible à affronter.
    Le choix n'était pas bien difficile pour la battante qu'au fond était la Gryffondor. La deuxième option était sans nul doute ce qu'elle favorisait. Et elle n'avait pas l'intention de laisser abattre au moindre soucis. Jamais Alice n'avait été aussi sûre d'elle. Elle voulait prouver aux autres qu'elle ne se laissait pas abattre par les évènements de la veille. Et elle n'allait pas perdre la face devant Torben. Elle le laissa donc lui dire ce qu'il avait à lui dire. Et malgré sa nouvelle décision, la jeune fille sentait les larmes pointer le bout de leur nez. Mais elle battit des paupières pour les retenir, faisant tomber ses cheveux devant ses yeux pour que le jeune homme ne remarque rien.

    - " Je sais que tu n'es pas un minable. Du moins je l'espère. Car cela signifie qu'en plus d'enchainer connerie sur connerie, je ne sais plus juger les gens, " fit-elle avec une certaine aigreur. " Je ne vais pas rester ici plus longtemps puisque tu ne veux pas de ma présence. De toute façon, je ne pensais pas le faire à la base. Tu vas peut-être penser que je fuis encore une fois, et sûrement est-ce le cas, mais je préfère m'en aller avant de dire quoique ce soit que je regretterai encore plus. Et pourtant, j'en ai des tas des choses à dire. A commencer par le fait que ce que je viens de dire sur ta franchise n'était absolument pas ironique -ou peut-être un peu, mais cela ne concernait pas cela véritablement. Je sais à quel point aujourd'hui c'est dur de rencontrer de quelqu'un de sincère et au fond, j'ai conscience que je préfère que tu m'aies tout dit plutôt que tout caché. "

    La Gryffondor fit une pause, ayant l'impression de s'emmêler les pinceaux. Elle était nerveuse. Ses mains tremblaient et elle avait deux envies qui la prenaient à la gorge. S'élancer vers la porte et retourner à Poudlard. Ou s'élancer vers Torben et le serrer contre elle à l'en étouffer. Cependant, alors qu'elle esquissait un geste pour s'en aller, Torben évoqua Londubat. Et cela n'eut pour conséquence que rappeler à la Gryffondor les paroles de Jessi.

    " Dans l'avenir tel qu'il était avant que je ne le change il y a quelques mois, tu devais épouser Londubat, et ensemble, avoir un enfant du même âge que celui des Potter. Mais dans le futur, vous étiez connus pour avoir été torturés par mes agents jusqu'à en devenir fous... Et vous avez fini vos jours dans un asile... triste non ? "

    Et la jeune fille qui s'était jurée de ne pas s'enflammer, ne put s'empêcher. Ses yeux s'allumèrent d'une lueur furieuse et la Gryffondor tenta de se retenir de ne pas s'élancer vers le jeune homme et le massacrer, si tant était elle capable de le faire.

    -" Ne me parle surtout pas de ce type. Ne me reparle jamais de Londubat. Ne pronnonce même pas son nom. Tu ne sais pas de quoi tu parles. Je ne veux pas devenir folle. "

    Torben ne comprendrait certainement pas toute la portée de ses paroles. Alice elle-même n'était pas sûre de bien la saisir. Elle se sentait oppresser. Comme quelques minutes auparavant. Qu'arriverait-il si finalement elle tombait amoureuse de ce bon à rien de Londubat ? Elle ne voulait même pas y penser. Elle ne voulait pas y penser car elle venait de réaliser que ce que Jessi lui avait confié sur Londubat était sûrement faux. Et elle avait du mal à l'accepter. Non, mieux valait qu'elle évite cet imbécile jusqu'aux grandes vacances.
    Arrivée sur le pas de la porte, Alice se retourna pour lui lancer LA révélation. Et dans les yeux quelque peu torturés du jeune homme, la jeune fille vit la même détermination qui l'habitait elle. Cette nouvelle force, cette nouvelle énergie qui l'habitait et qui lui donnait envie de s'élever à nouveau contre Jessi et de le combattre jusqu'à ce qu'il en meurt. Et Torben avait pris la même décision. Elle hocha la tête en le regardant dans les yeux.

    - " Que Merlin te garde ! J'espère de tout coeur que tu reviendras en vie en Angleterre et qu'ici Jessi sera mort. Mon seul désir désormais est de le tuer également. Et je ne suis pas la seule. Je veux me venger, je veux retrouver ma famille. Et je souhaite pour tes soeurs et toi que vous trouviez la paix. Vous avez chacun assez souffert comme cela. Je ne voulais pas te faire du mal, " avoua-t-elle en baissant les yeux alors qu'il lui disait qu'il l'aimerait toujours. " De mon coté, j'espère que tu trouveras une femme capable de faire face à tout. Je ne pense pas être prête pour une relation sérieuse. Sûrement ne le serais-je que quand Jessi sera six pieds sous terre. Et je pense que ce n'est pas pour demain. Tes soeurs sont au courant que tu pars ? "

    La Gryffondor avala sa salive difficilement.

    - " Je ne sais pas si c'est la dernière fois que je te vois mais ... adieu Torben. "

    Elle lui sourit difficilement avant de se saisir de la poignée et de sortir de la chambre.
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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Mar 23 Juin - 18:03

    Etre hors de moi et accepter ce que me disait Alice, c'était quand même terrible. J'aurais cru que tous les événements récents m'auraient permis d'évoluer un peu, mais cette évolution s'était faite dans le mauvais sens; je n'en étais nullement ressortit plus fort! En fait, j'aurais pensé de prime abord que connaître une partie de la vérité concernant les évènements du bal de Noël m'aurait aidé à m'en tirer, à être plus fort vis à vis d'Alice et de notre relation. C'était en fait tout l'inverse. Toute mes belles résolutions, toutes mes belles idées, tout cela s'était envolé. Tout s'était mu en une unique et froide résolution. Je ne pouvais pas prendre la peine de perdre la femme que j'aimais, mais je pouvais encore moins la imposer ma présence. On m'avait demandé de faire un choix, et celui ci s'était imposé à moi. Alice ne nous sentait pas assez solide pour tenir. Elle avait sans doute raison au final. Nous n'avions jamais pu être assez proches pour qu'on forme un couple uni, solidaire, et qu'une confiance durable s'installe. Dans ces conditions, elle avait sans doute mieux fait de me lâcher maintenant. Après, ç'aurait sans doute été bien trop douloureux. Au moins ainsi, on n'avait pas vraiment eu le temps de s'accrocher plus l'un à l'autre...


    De plus, je n'étais pas celui qu'il fallait à Alice. Il lui fallait un type bien, un mec propre sur lui, qui aurait une situation stable, qui serait intelligent, drôle, et qui ne ferait pas d'écart. Je n'étais pas cet homme là, et Alice avait dû finir par s'en rendre compte. Depuis le temps que je le disais que je n'étais pas assez bien pour elle! Moi, j'étais trop libertin pour ça. Je n'étais pas assez sérieux. De plus, mon destin m'éloignait toujours plus de la « normalité ». je n'étais plus ce petit gars prétentieux et dragueur, je n'étais plus cet imbécile arrogant qui ne pensait qu'aux filles. J'avais compris qu'il me fallait accomplir ce pourquoi j'avais été fait, quitte à finir tout seul. C'était étrange comment cette solution venait de s'imposer d'elle même dans mon esprit. Certes, j'avais toujours eu l'intention de rentrer au pays, mais Alice m'avait montré qui j'étais réellement, et je ne devais pas repousser plus longtemps mon départ. Cette rupture marquait la fin d'une époque, et j'acceptais pleinement cet état de fait. Surtout en ce qui concernait les dernières révélations de mon ex petite amie...



    - Eh bien, c'est tout pareil pour moi. J'ai vraiment espéré que nous deux ça fonctionnerait, mais apparemment, on n'était tout simplement pas faits pour être ensemble. Vaut mieux que tu partes, Alice, je pense que ce serait effectivement mieux pour nous deux. De toutes façons, ça n'a plus d'importance, ma sincérité et tout ça. Ca n'aura pas sauvé l'amour qu'on se porte de toute évidence, et ça m'a plus desservit que rendu service. Vas t'en...


    La discussion était terminée pour moi. Je ne voulais plus rien ajouter, car je sentais que si Alice faisait un pas, ou me tendait la main, alors ma décision de rentrer au pays flancherait, et je ne le pouvais pas. J'avais promis. J'avais fait une promesse, et y manquer reviendrait à me damner à tout jamais. Je ne pouvais tout simplement pas m'y résoudre. Pourtant, j'aurais aimé que tout soit différent. J'aurais aimé qu'elle ne me dise pas ce qu'elle savait sur ce jessi; j'aurais aimé la prendre dans mes bras, l'embrasser, et tout oublier en contemplant ses yeux magnifiques... Mais ma fierté m'en empêcha, même s'il n'y avait pas que ça... Pourtant, mes paroles dépassèrent ma pensée, et Alice s'énerva de nouveau. D'une voix emprunte d'une sourde colère, elle me rétorquait qu'il ne fallait plus jamais que je ne prononce le nom de Londubat, et qu'elle ne voulait pas devenir folle. Pourquoi folle oO? Je n'étais pas sûre de comprendre... Je ne savais pas quels démons pouvait l'habiter, mais ma douce Alice semblait bien torturée... Si je n'étais pas autant déprimé et en colère, j'aurais surement cherché à comprendre...


    Quand la belle gryffondor écouta mes paroles, elle ne tenta nullement de me contredire ou de m'empêcher de faire ce que j'avais décidé de faire. Etrangement, toute cette distance qui était apparue entre nous depuis le début de la conversation, tout cela venait de s'évanouir, pour laisser place à un sentiment plutôt inhabituel pour nous. Nous nous sentions sans doute unis pour une même cause, même si nos chemins étaient différents. Elle me lança de douces paroles, espérant même que je reviendrais en vie. Je me sentais d'un coup plus en paix avec moi même. Elle avoua qu'elle voulait que je sois heureux, avec mes soeurs, qu'on avait suffisamment souffert. Mon coeur appelait de toutes ses forces un « je t'aimerais toujours aussi », mais ces paroles ne vinrent pas, et je savais qu'elles ne viendraient plus. Ma détermination ne serait donc plus mise à l'épreuve... Elle me souhaita de trouver la fille qu'il me fallait, et m'interrogea une dernière fois...



    - Merlin te garde aussi, ma douce Alice. Toi plus que quiconque mérite d'être heureuse. Je ne sais pas de quoi l'avenir sera fait, je ne sais pas non plus si je reviendrais... Mais je te remercie de tes paroles, ça me procure un peu de réconfort face à ce qui m'attend. Mais je ne pense pas que je chercherais de nouveau une relation sérieuse. Je pense avoir fait souffert assez de filles comme ça, et puis le chemin sur lequel je m'engage ne mène pas à beaucoup d'issues, et elles sont presque toutes funestes. En plus de ça, je ne pense pas que je pourrais être vraiment avec une autre que toi. Pour te répondre, mes soeurs ne sont pas au courant, mais ne t'inquiètes pas, je les laisse en de bonnes mains...


    Et voilà, voilà qu'arrivait le moment tant redouté... Alice était aussi gênée que moi, etles mots sortirent avec difficulté. J'en étais arrivé à la croisée des chemins...


    - Adieu Alice...

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MessageSujet: Re: Pucker up our passion spent...[PV]   Mer 24 Juin - 20:35

  • Il y a des jours comme ça, ou vous aimez la vie. Les hommes. Même les murs de l'hopital dans lequel vous êtes depuis quelques mois. Bref, tout le monde.
    Et bien en ce moment précis, moi, Jana Pfeiffer j'étais heureuse.
    Mais bon, comme d'habitude, je n'étais pas heureuse pour quelquechose de vraiment... pur.
    Je jubilais tout simplement de savoir que Torben était en train de se prendre violemment la tête avec sa copine du moment tandis que je passais el temps en compagnie de mon chef de service.

    La vie était bien faite quand même...

    J'aimais un homme, que je suivais jusqu'a l'autre bout du monde, au sens propre du terme. Arrivé ici, j'apprends que Monsieur-je-bois-10-litres-de-Vodka-sans-tomber-par-terre vient de se trouver une nouvelle copine! Le genre "Je ne bois pas, je ne fume pas, je me couche toujours à 21h00 et je sors du couvent!"
    Du grand n'importe quoi... Okay, okay, je reconnais qu'elle est mignonne avec ses cheveux bruns et ses yeux marrons, sa petite taille... Mais franchement, elle ne me valait pas. J'étais bien plus experimenté dans la vie en géneral, et le couvent... Il me fuyait comme la peste

    Entendant une porte claquer, suivi d'un "adieu", je repoussais Shawn qui m'embrassait pour coller mon oeille contre laporte.


    -Mais tu fous quoi? s'enerva t-il.
    -Silence O'dells.


    Observant à travers le trou de la serrure, je vis la miss du couvent sortir de la chambre de Torben. Rearangeant mes cheveux, je sortis une glace de ma poche, et observais mon visage. Effaçant le maquillage qui avait coulé, je mimais une moue désolée, qui fut bien vite suivie d'un sourire mauvais.
    Shawn m'observa en reboutonnant sa chemise.
    Intrigué? Fasciné? Je penchais pour la seconde option. Je lui fis un sourire auquel il répondit en déposant ses lèvres contres les miennes.

    J'attendis que le baiser ne se termine pour remettre mon rouge à lèvres.
    Laissant sortir Shawn en premier, j'attendis que ses pas dans le couloir s'estopent pour enfin sortir à mon tour. J'arrivais enfin à la porte de Torben, et mon visage prit ce masque sans émotion que j'avais appris à me forger au cours des dernières années.
    J'avais beau être folle de joie en sachant qu'il venait de plaquer -ou se faire plaquer?- par sa fille du couvent, je me devais d'être un minimum... Comment on dit deja? Ce truc que seuls font les femmes avec un cerveau inexistant. Ah oui; compassion.

    Je devais afficher au moins un minimum de neutralité. Peut-être aussi un soupçon de tristesse? Du genre "je suis désolée pour toi" ?
    Oh... Et puis naaan! Je ne suis pas hypocrite quand même!
    Ouvrant enfin la porte, je vis Torben, toujours allongé dans son lit, l'air degouté. Et bien malgré moi, je ressentis une certaine tristesse pour lui.
    Quel dommage qu'il soit tombé dans des sentiments aussi stupides que l'amour transi.

    Refermant la porte derrière moi, j'eus un léger soupir avant de poser mon regard sur le sien.


    -Je pense qu'il faut qu'on parle toi et moi...

    Son regard croisa enfin le mien. Et, a ce moment précis, je sus ce que j'allais faire par la suite. Il ne repartirait pas la-bas tout seul...







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