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MessageSujet: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Sam 30 Mai - 12:07

    Depuis que je travaillais au Ministère de la Magie c’était bien la première fois que je me laissais distraire aussi rapidement et facilement ! Mais quoi de plus normal ? En ne comptant pas l’heure du déjeuner cela faisait environ onze heures que je travaillais comme une malade pour satisfaire mes supérieurs qui eux étaient partis à 18h ! Ben sûr, j’aurais pu partir en même temps qu’eux mais qu’aurais-je pu leur répondre demain matin quand ils m’auraient demandé les dossiers sur lesquels je devais travailler ? Enfin… Ce n’était pas la peine de trop s’étendre sur le sujet puisque ces fameux dossiers étaient bouclés. Il ne me restait plus qu’une traduction à terminer mais elle ne pressait pas. En effet, je devais la remettre à mon responsable au plus tard à la fin de la semaine prochaine. J’avais donc le temps !
    Voilà pourquoi il avait été si facile de me distraire en cette soirée… A cause de toutes ces petites choses ! Et puis entre nous, ce n’est pas tous les jours qu’on voit débarquer un rongeur dans son bureau suivi d’un séduisant jeune homme ! ^^ Je fis d’ailleurs remarqué à Matthieu suite à ses propos qu’il n’avait pas besoin d’être un rongeur pour venir me rendre une visite de temps en temps. Cela le fit sourire mais il préféra répondra à mes paroles concernant Jeff !

    Prenant une voix grave et sérieuse, le brun imita à la perfection ce qui aurait pu être une grande ponte du Ministère de la Magie en train de sermonner un de ses employés. Quelle honte cela serait d’inviter un rongeur dans les locaux si prestigieux de notre Ministère. A peine eut-il finit qu’il se mit à rire et je fis de même. Jeff quant à lui regardait dans notre direction comme s’il savait que l’on parlait de lui.
    C’était la première fois que je m’amusais autant sur mon lieu de travail ! N’allez pas croire qu’habituellement je m’ennuyais ! Loin de là ! Je faisais des rencontres très intéressantes mais elles n’avaient jamais été aussi divertissantes. Avec les autres personnes que je connaissais nous nous contentions de parler de tout et de rien sans pour autant plaisanter. Cela se produisait peut-être ce soir car Matthieu comme moi savions que nous étions seuls… A l’exception faite de quelques vigiles ! Oui… C’était sûrement pour cela que nous plaisantions autant… et ce n’est pas moi qui allait m’en plaindre !

    Matthieu se mit ensuite à me charrier gentiment et répondit par un « hum-hum » lorsque je lui demandais si j’étais la personne digne d’intérêt de ce service. Pas très claire comme réponse mais je m’en contenterais puisqu’il reprit de suite la parole pour me répondre. Il déclara qu’il était formateur… Il avait pour mission d’apprendre aux stagiaires la séduction afin de mieux passer devant les médias… Je le regardais étonnée ! Depuis quand un tel poste existait au Ministère ?! Puis je compris que c’était une plaisanterie lorsque le séduisant brun me tira la langue. Doucement je lui tapais sur le bras ! Non mais… Ce n’était pas gentil de se moquer de moi !
    Il m’expliqua ensuite que lorsqu’il était sérieux il travaillait au Service des abus de la magie. Terminant sa phrase il me sourit, m’adressa un clin d’œil avant de continuer. Il me demanda pourquoi ce serait moi la personne la plus intéressante de ce service avant de me rappeler que son arrivée dans mon bureau était le fruit du hasard… Il finit même par me demander qui pourrait avoir envie de voir une demoiselle dans la fleur de l’âge ! Il accompagna ses paroles de gestes accentuant le ridicule de ce fait et je plissais les yeux en le regardant… On n’avait pas idée de dire des choses pareille à une jeune demoiselle non mais ! Avec un sourire malicieux je reprenais alors…


    - Pourquoi est-ce que je serais la personne intéressante de ce service ? répétais-je en faisant mine de réfléchir. Alors… Alors… Tout simplement parce que je suis la seule personne présente pour le moment ! Et pour ce qui est de ta dernière question… Je ne pense pas connaître la réponse !


    Sur ces mots, je lui tirais la langue à mon tour et la conversation s’orienta sur autre chose… Mon célibat pour commencer ! Ce sujet était arrivé sur le tapis quand je lui avais proposé d’aller boire un verre ensemble... Est-ce sa façon de s’assurer que j’étais célibataire ?! Peut-être... Ou bien c’était de la simple curiosité !
    Cela étant dit, Matthieu avait accepté mon invitation. Il me proposa de choisir le lieu où nous irions le temps qu’il ramène Jeff chez lui. Je répondais à l’affirmatif mais le séduisant brun changea d’avis et me proposa de l’accompagner chez lui. J’acceptais sa proposition et prenais la main qu’il me tendait en souriant…

    En moins de temps qu’il ne faut pour le dire nous nous retrouvâmes dans son appartement… Dans son salon pour être précise. Ce dernier comportait un canapé de taille moyenne, un fauteuil, une table basse et une bibliothèque assez remplie. La pièce était encore occupée par une grande table en bois entourée de six chaises. Je pus également apercevoir un bar à l'américaine qui permettait de voir dans la cuisine. La suite de la visite fut plus brève… Il y’a avait trois autres pièces qui étaient deux chambres et les commodités.
    Tout le temps de la visite, Jeff s’était amusé à gambader tantôt sur les épaules de Matthieu tantôt sur les miennes. Ce petit jeu m’avait tendrement fait sourire. Ma chouette n’était pas aussi divertissante ! Lorsque nous fûmes de retour dans le salon Jeff se précipita sur un coussin qui devait être le sien et je souris de nouveau… Souriant, Matthieu me demanda si je m’étais décidée… Décidée à quoi ?! Ah oui… L’endroit où nous pourrions aller !!! Où avais-je la tête... J’allais lui répondre que je ne savais pas trop quand mon attention fut attirée par un objet que je n’avais pas remarqué plus tôt…



    - Je ne sais p… Par Merlin !!!! Tu as un Juke-box ? demandais-je en allant près de l’appareil en question. Il est magnifique ! Tu l’as acheté où ? Qu’est-ce qu’il y a comme musique ?


    Tout en posant mes questions j’examinais le Juke-box… Moi ? Passionnée par tout ce qui concerne les moldus ? Oui… On peut dire ça ! Leur façon de vivre sans avoir recours à la magie m’épatait réellement.
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Sam 30 Mai - 22:43

Depuis maintenant près d'une quinzaine de jours que j'avais quitté Poudlard, je devais avouer me sentir vraiment bien pour la première fois. Pour la toute première fois depuis que j'avais quitté le collège magique, je n'avais plus l'impression d'avoir trahi ma soeur et ma petite amie. Ce n'était bien sûr qu'une illusion, mais croyez-moi il valait mieux que je ne m'en rende pas compte, dans l'intérêt de cette rencontre, des plus surprenantes mais intéressantes qui soit, avec la ministérielle. Evidemment, ce n'était pas que la situation qui me faisait oublier le collège magique, c'était également cette demoiselle en elle-même. Ses sourires, sa façon d'être, de parler de me sourire. Un ensemble de petits détails qui avaient réussi à me toucher et à me sensibiliser aux charmes de la française. Certains diraient surement que j'étais inconscient de penser ainsi avec cette jeune femme puisque j'avais une petite amie. Très honnêtement, je ne voyais pour le moment entre la blonde et moi qu'une amitié entre deux collègues de travail. Peut-être que je n'avais pas bien interprété tout ce que j'avais pu faire où dire à la ministérielle jusqu'à maintenant puisque je ne voyais rien qui pourrait lui laisser entendre mon célibat. Enfin vous savez je suppose ce qu'on dit du principal intéressé ? C'est toujours lui qui est le dernier au fait des choses puisque souvent cela se fait dans son dos et inconscient.

Enfin je n'y pensais pas vraiment à cet instant où j'imitais un ponte du Ministère simplement pour faire rire la jeune femme dont j'avais l'impression que la journée avait été, trop, longue. C'était plutôt surprenant de me voir comme ça avec une jeune femme depuis mon départ du collège, mais j'appréciais cette complicité. Puis la jeune femme n'était-elle pas ravissante ? Cela devait assurément aider ! Ce qui était sûr c'est que les personnes du Ministère qui m'ont embauché ne devaient pas être au courant que me prendre moi, cela revenait à prendre également ma bonne humeur, ma folie et tout ce qui peut aller à côté ! Ils n'avaient pas pris que le jeune homme sérieux dans les locaux, ils avaient également pris ce joyeux luron plein de vie et d'humour au quotidien. Je voyais la vie comme un jeu à tous les instants et je faisais dans la bonne humeur et cela même quand le coeur n'y était pas. Comme maintenant par exemple. Mon coeur n'était pas nécessairement à la plaisanterie et à l'amusement maintenant, mais j'avais décidé que Anna m'enguelerait de ne pas être ce jeune homme plein d'entrain. Quand à ma soeur ? Elle se fichait de moi, mais j'avais bonne idée que les choses ne changent !

Blaguer, jouer, s'amuser, sourire. Je faisais tout ça avec Dafné. Je blaguais sur mon métier au sein du Ministère, je jouais avec elle la réalité de ce que je disais, le tout pour l'amuser et la faire sourire. Oui c'était bassement puéril sans aucun doute, mais je devais dire que l'idée de rigoler un peu avec la blonde était une idée particulièrement plaisante. Tourmenté ou pas, je restais un jeune homme avant tout ! Je sentis la tape sur le bras quand la jeune femme percuta que je me jouais d'elle, et je lui répondais d'un rire amusé et un rien moqueur. Avec un sourire malicieux la jeune femme me répondit en mimant la réflexion quand à la raison qui me pousserait à croire qu'elle pouvait être la personne intéressante de ce service du Ministère. Je souris en entendant sa réponse et avec un sourire je lui répondis comme elle venait de me tirer la langue:


- Ou peut-être que je te considère comme une jeune femme, et je te l'ai déjà dis, particulièrement séduisante. Puis tu dois avoir le même âge que moi à peu de choses près. Je laissais un silence avant de reprendre avec un air sévère, interdiction formelle de me dire ton âge ! Ce serait inconvenant puisque ça ne se demande pas à une demoiselle. Pour ce qui est de ma dernière question, je dirais un jeune homme de vingt ans avec un tamia. Ca te paraît une réponse acceptable ?

Nous nous retrouvâmes finalement sur le sujet de son célibat. Ah tiens, finalement si, il était bien possible que j'ai laissé espoir à la demoiselle qu'il y ait plus qu'une amitié entre nous. Après tout elle était plutôt jolie femme, et, si je me considérais pas parfait, je me jugeais pas si mal. Puis il fallait dire qu'il y avait cet adage qui commençait par « femme qui rit... » Mais je n'osais pas croire de la demoiselle qu'elle puisse avoir imaginer quelque chose comme ça. Cela m'aurait surpris de sa part, pas impossible, pas désagréable comme idée, et puis n'avait-elle pas été entreprenante en m'invitant à boire un verre ?
Je sentis la main douce de la demoiselle prendre la mienne, alors que je transplanais en sa compagnie, et celle de Jeff il ne faut pas l'oublier il a son importance, vers mon appartement. Jeune homme convenant, je faisais découvrir l'appartement à la demoiselle tandis que le tamia semblait pris d'une crise de folie à sauter d'épaule en épaule, de celle de la demoiselle à mienne pour les sourires conjoints de la jeune femme et de moi.

Je demandais à Dafné si elle s'était décidée pour un bar et celle-ci sembla d'abord ne pas comprendre ma question, avant de soudainement entamer une réponse qui fut stoppée par une interjection merlinesque. La surprise de découvrir dans mon salon un Juke-box tandis que la jeune femme se dirigeait vers l'appareil. Un instant je fus plus que amusé de la situation, on pourrait croire que la jeune femme était une petite gamine qui découvrait un petit rien qui allait changer le cours de sa vie. Je devais avouer que cette vision était des plus touchantes, sauf que dire la vérité à la jeune femme aurait été assez compliquée. J'optais finalement pour une demi-vérité pour la demoiselle et c'était avec un ton des plus convaincants que je lui répondais:


- Je l'ai acheté à un homme qui comptait fermer son bar et qui vendait ce qu'il avait accumulé en décoration au fil du temps. Le Juke-Box était des plus intéressants et donc j'ai investi. J'ai passé une partie importante de ma vie tantôt dans le monde moldu, tantôt dans le monde magique, alors je pense qu'il n'y a rien d'étonnant à cette situation. En musique, il n'y a que moldu. Down in mexico des Coasters, Stuck in the middle with you des Stealers Weehl, ainsi que Paint it black des Rolling Stones, little green bag de...Et tu as l'air de n'avoir aucune idée de quoi je parle pas vrai ?
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Lun 1 Juin - 8:33

    Plus le temps passait et plus cette soirée devenait étonnante ! Cependant, il n’y avait pas que son déroulement qui était surprenant. Ma façon d’agir l’était tout autant... J’avais été et je suis le genre de personne qui aborde facilement les autres… C’est dans ma nature et j’ai toujours agis ainsi depuis ma plus tendre enfance. Mais il me faut du temps pour arriver à réellement me sentir bien avec les personnes que je fréquente… Apparemment Matthieu était l’exception qui confirmait la règle ! Dès notre première rencontre j’avais été charmée et avais apprécié le jeune homme. C’est sûrement pourquoi j’arrivais à plaisanter aussi facilement avec lui alors qu’il ne s’agissait que de notre deuxième rencontre.
    Alors que notre conversation allait de bon train nous nous comportions l’un envers l’autre comme deux gamins. Se taquinant, se tirant la langue… C’était surprenant, je devais le reconnaître ! Mais je n’avais pas envie que cela s’arrête ! Loin de là. Je trouvais que cette hasardeuse se faisait de plus en plus plaisante et j’étais persuadé qu’elle ne pourrait que s’améliorer davantage u fil des minutes…

    Faisant mine de réfléchir aux questions que Matthieu je lui répondais de manière toujours aussi infantile. Cela le fit sourire avant qu’il ne reprenne la parole à nouveau. Ses mots furent de nouveaux compliments à mon égard et cette fois je parvins à ne pas rougir. Au lieu de cela je lui adressais un merveilleux sourire. Les paroles qui suivirent me semblèrent être une question dissimulée à laquelle je m’apprêtais à répondre… Cependant, je n’en eus pas l’occasion car Matthieu m’interdit formellement de lui avouer mon âge ! Ce genre de chose ne se demandait pas à une demoiselle… Je ris à cette remarque et gardais donc le silence sur cette information.
    Mon silence lui permit de répondre à sa propre question qui avait été : « Qui pourrait avoir envie de voir une demoiselle dans la fleur de l’âge ? ». Pour être sincère, je ne m’attendais pas à ce qu’il y réponde et encore moins qu’il me donne cette réponse. Il était la personne qui pourrait avoir cette envie. Au moins ça avait le mérite d’être franc. L’observant quelques instants en silence je lui souris ensuite en lui répondant…



    - Ta réponse me paraît plus qu’acceptable…


    Et notre conversation continua encore et encore, prenant divers détours… Au final, le dernier sujet abordé fut mon célibat et il avait été amené sur le tapis par le jeune homme suite à l’invitation d’aller boire un verre que je lui avais faite ! Oui, oui… Je m’étais bel et bien jetée à l’eau ! Mais pourquoi ne l’aurais-je pas fait ? Le fait que deux célibataires aillent boire un verre ensemble n’avait rien de mal ! Au contraire, c’était tout à fait naturel…
    Je sais ce que vous vous dites ! Je ne lui avais pas demandé s’il était libre mais n’oubliez pas qu’il avait répondu à cette question tout seul. En effet, il m’avait dit qu’en ce moment il était seul, ce qui expliquait sa présence ici. Je n’allais donc pas lui redemander s’il était célibataire.

    Voilà comment nous nous retrouvions à présent dans l’appartement de Matthieu. Ce dernier m’en avait rapidement fait faire le tour tandis que Jeff fut pris d’un semblant de crise de folie. Tout le temps de la visite il s’était mis à gambader sur mes épaules, puis sur celles du jeune homme et ainsi de suite. Le petit numéro du tamia m’avait beaucoup amusé et j’en étais même venu à penser que je pourrais m’offrir moi aussi un animal de compagnie. Neige était bien utile pour ma correspondance avec mes parents mais elle n’était pas des plus divertissantes… Un chat pourrait être une bonne idée ! OU un petit chien genre chihuahua ! Je souris à cette idée mais revins très vite à la réalité… La visite était terminée et Matthieu voulait savoir où est-ce que je désirais aller.
    J’allais lui répondre que je ne savais pas vraiment quand mon attention avait été attirée par un objet moldu des plus fabuleux… Un Juke-box ! Ne terminant pas ma première phrase je m’étais dirigée vers l’appareil et l’observais émerveillée tout en posant un tas de questions à mon hôte… Où l’avait-il acheté… Qu’y avait-il comme musique… Une fois mon interrogation terminée je m’étais de nouveau tourner vers le brun en souriant.

    Matthieu répondit alors à mes questions à l’ordre dans lequel je lui avais posé. Il avait réussir à acheté le Juke-box à un homme qui, fermant son bar, avait décidé de se débarrasser de tout ce qu’il avait accumulé dans ce dernier. Il m’expliqua que s’il avait investi dans cet appareil cela venait du fait qu’il avait passé une grande partie de sa vie dans le monde moldu. Je devins rêveuse en entendant cela. La vie des moldus m’avait toujours intéressée et j’avais d’ailleurs hésité avant d’opter pour la branche des relations internationales.
    Le séduisant jeune homme me cita ensuite les morceaux que son Juke-box contenait. Je ne connaissais pas les deux premiers mais le troisième morceau me fit sourire… J’adore cette chanson ! C’est alors que Matthieu déclara que je ne devais pas savoir de quoi il me parlait. Quoi ? Pourquoi n’aurais-je eue aucune idée de ce dont il me parlait ? D’accord je n’étais pas très calée niveau musique moldue et vie moldue en général mais j’avais certaines connaissances. Posant mes deux mains sur mes hanches je le fixais en souriant.



    - Tu as fait une bonne affaire j’ai l’impression, commençais-je par dire. Et pour ce que tu m’as dit je dois te répondre que je ne suis pas aussi perdue que ce que tu semble l'imaginer. Je suis une grande passionnée par tout ce qui touche au monde moldu ! Mais je reconnais que je ne connais pas les deux premiers morceaux que tu m’as cité et que je ne saurais pas faire fonctionner cet appareil. Par contre, pour ce qui est de Paint It Black, c’est très simple… Je l’adore ! finis-je par dire en souriant.


    Laissant mes mains retomber le long de mon corps j’observais de nouveau le Juke-box. J’aurais aimé demandé à Matthieu qui le mette en marche mais je n’osais pas ! Je ne voulais pas m’imposer chez lui alors que nous devions aller boire un verre à l’extérieur. Fixant de nouveau le brun de mon regard émeraude je reprenais la parole en souriant…


    - Concernant ta question de tout à l’heure je ‘‘connais’’ un pub moldu tout près de chez moi… Je n’y suis encore jamais allée en soirée et il parait que des groupes locaux y interprètent leurs chansons…
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Lun 1 Juin - 9:45

J'eus une pensée qui me fit sourire. Dafné était la première demoiselle à rentrer dans mon appartement. Bon évidemment, cela ne changeait rien à la situation qui demeurait toujours aussi agréable, mais disons que ça faisait quand même un petit quelque chose. D'ailleurs non, elle n'était pas la première demoiselle à rentrer dans mon appartement, c'était encore différent, exception faite de Jeff le tamia, elle était la première personne à y entrer. Ca faisait un peu étrange de voir finalement une personne entrer dans votre appartement, plus encore quand comme aujourd'hui avec elle, ce n'était pas prévu. Je n'avais pas eu le temps de préparer l'endroit à une visite, mais je devais avouer que sinon de ranger les livres en ordre alphabétique, je ne voyais que peu ce que j'aurais encore pu changer à mon appartement. Enfin de toutes façons, mon appartement est majoritairement à dominante moldue, je devais dire que ça devait surement déconcerté pas mal de sorciers, mais la jeune femme ne semblait pas s'en formaliser. Et quelque part, je dirais que même si elle avait été portée à s'en formaliser, je n'aurais rien changé. Mon appartement reflétait bien qui j'avais été. Il y avait de la magie, des objets moldus, surtout il n'y avait pas beaucoup de décoration. Très peu d'ornement, pour ne pas dire aucun. Les murs étaient « nus », aucun tableau, rien n'égayait vraiment cet appartement. Un adjectif pour le qualifier: vide. Ca reflétait je crois ce que j'avais été, ce que j'étais ? Non, si j'avais pu j'aurais volontiers mis une photo de Evanna et d'Anna, je n'avais ni l'un, ni l'autre.

Ceci étant pour mettre une photo de ma soeur, il faudrait déjà pouvoir la prendre et étant donné la qualité actuelle de notre relation, autant vous dire que ce serait certainement mission impossible d'avoir une photo. Du moins, je n'y apparaitrais pas et la jeune femme me ferait de toutes façons une tête de tous les diables sur la photo. Et voilà, je me retrouvais encore une fois à penser à ma soeur et je me retrouvais comme d'habitude à ressentir des remords quand à mon comportement avec elle. Cela ne se verrait pas pour Dafné, puisque je lui faisais visité l'appartement, mais je savais ce qu'il y avait dans l'appartement et mes pensées vaquaient à ma petite soeur. J'avais été si heureuse de la trouver, si heureuse de la rencontrer enfin, pour finalement la perdre immédiatement après. De mauvais choix en mauvais choix, manque d'intérêt peut-être que je suscitais chez la demoiselle, un adjectif pour me désigner: vide. Bien sûr Dafné était là et semblait avoir un intérêt, même si ce n'était que pour cette discution que nous avions. Par chance, nous ne parlions pas de moi, cela valait assurément mieux pour notre relation. La discution perdrait en intérêt. J'étais bien content que la jeune femme ne lise pas dans les pensées, elle aurait vu ce que je pensais de notre relation, m'aurait mis une gifle et serait partie. De toutes façons, un jour ou un autre, je finirais par lui faire du mal. On fait toujours du mal aux gens qu'on aime non ?

*Eh bah dis donc...Quoi « Eh bah dis donc », si t'as quelque chose à dire dis-le, fais pas ta mijaurée maintenant, ça ne te va pas comme rôle...Mais tu vois pas que t'es entrain de t'enfoncer, cette jeune femme elle aime comme tu es, naturel, souriant, heureux...Des impressions...Mais non, c'est pas que des impressions que tu donnes. Tu imagines que ce ne sont que des impressions parce que tes pensées viennent de dériver à ta soeur. Quand vous commenciez à parler, tu étais souriant et naturel non ? Et elle appréciait ce jeune homme. Soit simplement toi...Je pourrais aussi lui dire de partir que je ne me sens pas bien...Ah oui c'est sûr, idée prodigieuse pour entretenir tes relations avec elle...Qui te dis que je le veux ? C'est une collègue rien de plus...Arrêtes tes conneries, tu l'apprécies bien plus qu'en simple collègue, elle a été trop gentille avec toi pour que tu ne la considères pas plus que comme une collègue...Justement, je n'aimerais pas lui donner espoir de ce qui ne pourrait pas être, ce serait pire que tout...Mais allez, arrêtes de t'inquiéter pour ça. Crois-moi, la foutre à la porte est la dernière chose que tu as envie de faire...Et pourquoi ça je te prie ? Non je te demande parce que tu sembles mieux me connaître que moi...Moi j'ouvre les yeux sur ce que tu ressens. Tu te sens seul Matt', à Poudlard tu voyais Evanna et Anna, tu voyais du monde, mais là depuis deux semaines tu es seul, tu as besoin de sa compagnie...Ouais...Bon alors arrêtes de penser la mettre à la porte et profites...Et si...Non pas de « et si » soit naturel et tu verras bien.*

Il était rare que cette petite voix me vienne en aide, en tout cas ça l'était assez pour que je choisisse de ne pas l'écouter. Si elle venait m'aider et me remonter le moral, c'est qu'il devait y avoir une raison, mais je craignais de ne pas voir laquelle. Cependant sa réflexion sur le fait que j'étais dernièrement extrêmement seul était plutôt réaliste. La jeune femme était depuis quatorze jours ma première relation qui ne s'arrêtait pas aux formalités de base du genre « bonjour, ça va ? » et « au revoir ». Il y avait eu Iliana le jour de mon arrivé, mais depuis ce jour, ça avait le désert dans mes relations avec les gens. Je ferais effectivement mieux de profiter de ma relation avec Dafné, après tout ce n'était pas tous les jours que l'on se retrouvait avec si mignonne jeune femme. Je devais dire avoir parfois pensé que la jeune femme semblait une enfant s'émerveillant de beaucoup de choses, peut-être même l'avais-je trouvé un peu candide. Ne l'étais-je pas moi-même ? Mon comportement avec la jeune femme était-il bien celui que je pouvais me permettre d'avoir ? Ne lui laissais-je pas espérer des choses ? Je ne me posais pas ces questions, je ne me rendais pas compte l'ambiguïté de ce que j'avais dis, je ne me rendais pas compte que mon comportement pouvait paraître celui d'un jeune homme qui se plait à séduire une jeune femme. C'était bien comme ça qu'on pouvait voir mon comportement et quelque part, je devais dire que c'était moi, je me comportais naturellement avec elle.

La jeune femme me ramena sur Terre en parlant du Juke-box. Elle me disait qu'elle avait le sentiment que j'avais une bonne affaire en rachetant ce Juke-box. Je doutais qu'elle ait besoin de savoir qu'en réalité le propriétaire du bar était décédé et que j'avais « emprunté », certainement à vie d'ailleurs, le fameux objet. De toutes façons le bar allait être détruit, autant en valait sauver ce qui pouvait l'être je pense. Ca n'excuse pas le vol bien entendu, mais disons que je préfère voir la boite à musique dans mon salon que sous une tonne de gravats, de poussière et de bois. La jeune femme m'avoua être passionnée par le monde moldu et ne pas être si perdue que j'avais pu le penser. Elle concéda toutefois qu'elle ne saurait pas utiliser le Juke-Box, mais qu'elle connaissait la chanson des Rolling Stones. Curieuse jeune femme qui connaissait également des choses moldues. J'aurais presque deviné une volonté de la demoiselle de découvrir comment fonctionnait le Juke-Box, mais déjà elle enchainait en me parlant d'un bar qu'elle connaissait. Je lui répondis avec un air cérémonieux et avec une voix sérieuse:


- Très bien mademoiselle, dans ce cas je m'excuse d'avoir douté de votre connaissance en terme de musique moldue. Veuillez accepter mes plus plates excuses et vous dire que pour me faire pardonner, je vous ferais un plaisir. Celui que vous voudrez. Dans les limites du décemment acceptable bien entendu. A vous de choisir quoi et quand.

Ces conneries étant faites, mais très sérieuses, je repris cette fois beaucoup moins sérieux et plus amusé:

- Et bien dans ce cas je te suis puisque tu sais où c'est. Sauf si tu préfères rester là.

[i]**Là, c'est mieux...Comment ça « là c'est mieux » ? Tu te fous de moi ? Elle va imaginer des trucs et partir...Mais aller quoi, tu t'angoisses trop, tu l'as juste invité à boire un verre ici...Justement.*
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Mar 2 Juin - 14:11

    Ma soirée qui aurait due se passer dans un bureau du Ministère avait pris une toute autre tournure… En effet, je n’étais plus sur mon lieu de travail mais dans l’appartement d’un charmant jeune homme qui s’avérait être Matthieu Vince-Lyrics. Alors qu’il me faisait visiter son appartement je constatais que ce dernier était majoritairement à dominante moldue. Voilà pourquoi je le trouvais si intéressant ! J’avais une véritable passion pour tout ce qui était en rapport avec le monde non magique et autant dire qu’ici j’étais largement servie. Bien sûr je ne pouvais pas détailler les objets moldus comme je le voulais. Cela aurait été inconvenant surtout que la rencontre qui avait lieu entre Matthieu et moi n’était que la deuxième.
    Seulement la deuxième… C’était étrange mais j’avais l’impression que cela faisait des mois que nous nous connaissions. Matt avait tout un tas de qualités qui ne pouvait que plaire. Il était souriant, gentil, amusant, poli… et surtout il était séduisant. C’est pour toutes ses raisons que je l’appréciais vraiment… vraiment beaucoup ! Un peu trop même… Nous n’étions que de simples amis non ? Je réfléchissais tout en observant les lieux… La réponse à ma question était indécise.



    *Amis ? Pour le moment oui mais après ?! On verra bien… Mieux vaut que j’évite de m’imaginer quoique ce soit !*


    J’étais silencieuse lors de la visite et mon hôte l’était tout autant. Il semblait pensif et je ne dis rien afin de ne pas le déranger… Je me contentais d’observer son appartement et de sourire à la crise de folie passagère de Jeff. Après quelques minutes, nous fûmes de retour dans le salon dans lequel nous avions transplanés. C’est à ce moment que j’eus une réaction quelque peu infantile, je le reconnais, à la vue d’un Juke-box. Sans prendre la peine de répondre à la question de Matthieu j’avais filé vers l’appareil pour l’examiner. Je me souvenais en avoir vu un lorsque j’étais plus jeune. Mon père et ma mère avaient décidés de s’arrêter, lors d’un de nos voyages, dans un pub moldu. Dans ce dernier ce trouvait un Juke-box auprès duquel j’avais passé mon temps. J’observais les disques, écoutait ces musiques qui m’étaient inconnus… Bref, ce souvenir était des plus merveilleux et il me fit sourire.

    Cependant je n’étais pas là pour me ressasser mentalement mon enfance, aussi tendre avait-elle été ! J’écoutais les propos de Matthieu en déclarant qu’il avait fait, selon moi, une très bonne affaire en achetant ce Juke-box. Il était parfait et semblait neuf ! Son ancien propriétaire avait du être des plus soigneux.
    Le brun me demanda ensuite si j’arrivais à suivre ce qu’il me disait… Adoptant une posture faussement hautaine je lui avais expliqué que j’avais certaines connaissances concernant les moldus et ce qui était en rapport avec eux. Bien sûre je ne me souvenais plus de quelle façon fonctionnait le Juke-box mais je connaissais tout de même le troisième titre qu’il me cita. Je savais qu’il s’agissait d’une chanson du groupe moldu des Rolling Stones, je savais que je l’adorais mais je ne me souvenais plus la façon dont je l’avais connue.

    Ce fut au tour de Matthieu de reprendre la parole sur un ton sérieux et cérémonieux qui me fit sourire. Il s’excusa d’avoir douté de mes connaissances en termes de musique moldue et me pria d’accepter ses excuses. Il continua en déclarant qu’il se ferait pardonner en m’accordant une faveur dans le limite du décemment acceptable ! Un doux rire s’échappa de ma gorge tandis que je faisais mine de réfléchir à sa proposition.
    Tout en le fixant il me vint à l’idée de lui demander de m’offrir une danse. Bah oui ! Ce Juke-box devait contenir de merveilleuses ballades sur lesquelles les amoureux dansent dans les films. Mais très vite j’oubliais cette idée ! Pour commencer, nous n’étions pas dans un film et pour finir nous n’étions pas amoureux ! Bien qu’il me faille reconnaître que Matthieu semblait être le genre de jeune homme tout à fait idéal en petit-ami…



    - Dans les limites du décemment acceptable ? répétais-je en souriant. Allons… Il ne me serait jamais venu à l’esprit de te demander quelque chose de malséant.


    A peine avais-je terminé que Matthieu déclara que je devais ouvrir la voie moi. Il ignorait où se trouvait le pub dont je venais de lui parler. Il ajouta aussi que l’on pouvait rester là si je le désirais… De nouveau, je me mis à réfléchir mais de façon très sérieuse. J’aurais adoré rester ici avec Matthieu tout en écoutant le son du Juke-box et en discutant… et plus si affinités mais je ne voulais pas m’imposer non plus chez lui.


    - Rester ici ? répétais-je avec un sourire. Je dois dire que l’idée est tentante. Et pour te faire pardonner tu pourrais me faire écouter les morceaux que contient ton Juke-box. Mais je veux être sûre que ça ne te dérange pas, précisais-je en fixant le brun de mes yeux émeraude.






    :honte:
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Mar 2 Juin - 15:26

On me dira ce que l’on veut, il faut avouer que cette soirée était des plus agréables et qu’en plus de ça, elle le devenait de plus en plus ! Ca aurait pu être une soirée banale mais il y avait eu cette étrange note qui avait eu toute mon attention et j’étais revenu au Ministère. Il y avait eu ensuite ce dossier qui semblait me demander de l’ouvrir et de le lire, mais je n’en eus pas le loisir par l’intervention d’un tamia ! Enfin « d’un tamia » disons plutôt que c’était un tamia que je connaissais plutôt bien puisqu’il était mon colocataire. Si on pouvait dire qu’on cohabitait avec un tamia sans finir à Sainte-Mangouste, sans quoi je vous prierais de croire qu’il n’était jamais qu’un animal de compagnie. Quoi qu’il en soit, l’intervention du tamia avait conduis à quelque chose de nouveau et de plutôt surprenant je devais l’avouer, une seconde rencontre avec Dafné Raybrandt. Jeune femme qui, je devais l’avouer, ne me laissait pas tout à fais de marbre quand aux charmes qu’elle possédait. J’appréciais tout particulièrement qu’elle ne semblait pas totalement consciente de ses charmes. Elle n’était pas une de ses femmes qui allaient se pavaner de façons à se faire remarquer simplement parce qu’elle se savait avoir du charme. D’ailleurs je doutais d’être la seule personne que la demoiselle laisse insensible, il suffisait de la voir pour se rendre compte qu’elle était un bonheur. Dire de quelqu’un qu’il « est un bonheur » est une licence poétique qui me revient, cela signifie simplement une personne si rayonnante et enthousiaste qu’elle semble pouvoir communiquer avec le monde entier un peu de cette joie qui l’anime. Evidemment c’est un euphémisme, personne le pouvait vraiment, mais je devais laisser à ma collègue qu’elle m’avait fais oublier Poudlard, ma sœur et ma petite amie.

Je me demandais quand même comment notre relation était vouée à évoluer, après tout il était indéniable que la jeune femme était attirante. Comme il était indéniable que j’avais une petite amie, même si pour l’heure elle était un petit peu oubliée. Oui je sais, ce n’est pas bien, mais croyez-moi que je serais le premier à regretter un faux pas. Enfin, je ne savais pas ce que je représentais pour elle, pour Anna je veux dire, n’étais-je qu’une conquête ? Lors de notre premier baiser, nous avions décidé que c’était une erreur liée à un trop plein d’émotion, alors n’étais-je pour elle qu’une phase transitoire le temps de se retrouver elle-même et de faire le point sur ses émotions ? Trouver réponse à ses questions m’aurait bien sûr été pratique, le mieux aurait été que je lui en parle, malheureusement pour l’heure cela était impossible puisqu’elle était « prisonnière » des murs de Poudlard. Et je doute que Dumbledore n’apprécie cette relation dont il était absolument certains qu’il connaissait l’existence puisque je lui avais clairement expliqué dans la lettre motivant ma démission. D’ailleurs il devait surement savoir avant déjà, mais ne pas savoir précisément comment s’y prendre pour me renvoyer sans faire craindre les parents. Dire qu’il me renvoyait pour avoir fricoté avec une élève ne serait pas bon pour le peu de crédit qu’il restait au collège magique. Alors j’avais finalement fais un choix pour lui, pour Anna, pour moi. Tout le monde était content ? Non, du tout, mais c’était le choix le plus logique et le plus acceptable.

Après un moment de sourire l’air pensif face au juke-box, la jeune femme avec qui je passais la soirée semblait revenir au moment présent. Très honnêtement, je me demandais encore à quoi ressemblerait la fin de cette soirée. Enfin, nous n’étions jamais que entrain de passer une bonne soirée entre amis non ? Oui le stade de collègue était dépassé depuis longtemps et y revenir ne serait jamais qu’un mauvais retour en arrière. Puis il fallait dire que très honnêtement, la jeune femme m’était autre chose qu’une simple collègue depuis notre première discution. Nous avions été bien trop sympathiques l’un envers l’autre pour ne pas bruler avec aisance l’étape « simple collègue ». D’autant que nous avions presque le même âge ou à peu de choses près puisque j’avais, avec humour, interdit à Dafné de me donner son âge. Je fus étonné de la réaction de la jeune femme quand au juke-box et je devais dire que le sourire sur mon visage était tant lié à ce qui pouvait s’être dis que au comportement de la jeune femme. J’évitais de rire craignant qu’elle ne pense que je riais d’elle, même si c’était un peu vrai, mais absolument pas dans un sens négatif loin de là. Je la trouvais craquante à s’être comportée comme une enfant. Je tachais de rester sérieux face à elle, mais tout en gardant toujours ce petit mot pour rire qui me caractérisait si bien. Et qui caractérisait la relation de la blonde et moi depuis un bon moment d’ailleurs.

Ca me dérangeait un peu de mentir à la jeune femme concernant la vérité sur le juke-box, mais la vie était souvent faites de mensonge et je me savais depuis longtemps très capable dans ce domaine si particulier. J’avais ce « don » de savoir mentir aux gens en les regardant dans les yeux, un don assez unique si l’on peut dire que j’avais développé à force de voyager. Difficile de ne pas s’attacher aux gens sans leur mentir, alors je leur mentais, j’étais quelqu’un un jour, une autre personne le lendemain, pas deux personnes ne me connaissaient comme ayant fais la même chose. Seule revenait une information, le prénom que je donnais, Matthieu. J’entendis la demoiselle rire à ce que je venais de lui dire concernant ma proposition d’une faveur que je lui faveur. Elle me répondit et je la repris avec un sourire :


- Je sais d’expérience qu’on ne connaît jamais les gens rien qu’en discutant avec eux. Tu m’as l’air quelqu’un de parfaitement honnête, intègre et sympathique, bien qu’un peu candide, mais tout a fais attachante. Je ne crains pas ce que tu peux me demander, je l’ai simplement rajouté comme ça. Si ça te dérange je l’enlève et tu pourras me demander ce que tu veux. Allez je l’enlève, une faveur dont tu as envie.

J’avais crains que la demoiselle ne me croit entreprenant à lui proposer de rester ici. Il est vrai que ça devait le sembler, je voulais simplement profiter d’encore un peu de temps avec cette charmante blondinette qui me faisait oublier mes soucis. Et puis passer du temps avec une adorable jeune femme n’était pas le genre de choses que je me refusais habituellement, je n’allais pas commencer aujourd’hui ! Je m’approchais d’elle comme elle me dit vouloir écouter les morceaux du juke-box. J’étais juste face à elle, quelques centimètres entre elle et moi et je lui murmurais :

- Absolument aucun problème.

La forçant à pivoter sur elle-même en la prenant doucement par les épaules, elle se retrouvait face au Juke-box. Je posais mes mains sur les siennes, conscient de mettre mon corps contre le sien pour guider ses mains sur l’instrument. Je guidais ces mains vers la tablette qu’elle souleva dévoilant la partie qui lisait les vieux vinyles. Une combinaison de touches devant elle. Je guidais doucement ses doigts vers une première touche qui permettait la lecture aléatoire des disques. Je me rendis soudain compte que mon corps était presque contre le sien, ma tête presque sur son épaule, je respirais la douce odeur de ses cheveux, situation étrange et assurément ambigüe. Je continuais pourtant, guidant la main de la demoiselle jusqu’à une touche que je l’invitais doucement à enfoncer. Le bas mécanique tira un vinyle pour le poser sur la platine. Hotel California des Eagles. Doucement dans son oreille comme un petit murmure :

[size=7]- Me ferais-tu l’honneur d’une danse ?[/i]
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Mer 3 Juin - 6:22

    Étais-je une jeune femme entreprenante avec les hommes ? En temps normal non mais il fallait reconnaître que mon comportement était différent à l’égard de mon collègue de travail… Ou plutôt devrais-je dire mon ami. Les collègues se contentent d’échanger quelques mots autour d’un café lors de leur journée de travail. Ils ne s’inventent pas à leur domicile ! Je pouvais donc bel et bien dire que Matthieu et moi étions amis puisque j’étais actuellement chez lui. Ce fait me surpris lorsque je m’en rendis compte. Je m’étais certes montrée entreprenante envers lui mais je lui avais proposé un verre dans un pub quelconque. C’est lui qui m’avait proposé de l’accompagner chez pour déposer Jeff avant de nous rendre à l’extérieur. Je n’avais pas hésité à son offre. Passer plus de dix heures au sein du Ministère avait tendance à rendre ce dernier ennuyeux ! Et puis pour être sincère, passé huit heures du soir, l’endroit devenait lugubre ! Du moins c’est ce qu’il me semblait…
    D’ailleurs, j’aurais presque pu dire que, depuis les derniers évènements, je le trouvais effrayant… En parlant des évènements je faisais bien entendu allusion à l’attaque que nous avions subi le soir de Noël ainsi que l’assassinat ‘‘raté’’ de notre Ministre. Concernant ce dernier fait, je n’y avais pas assisté mais j’en avais évidemment énormément entendu parler et je devais reconnaître que certaines choses me choquaient !

    La première était que même si le Ministre n’avait pas été tué cela n’empêchait pas que les deux qui s’en étaient pris à son sosie avaient pu s’enfuir… et de façon très aisée paraît-il ! Cela prouvait donc que le Ministère de la Magie était infiltré par les mages noirs ! Je frissonnais à cette idée… Je n’avais jamais croisé le moindre ministériel qui m’ait paru suspect. Cela voulait donc dire qu’ils étaient parfaitement intégrer à la hiérarchie ministérielle.
    Bon… Il est vrai que je n’étais pas de nature méfiante à l’égard des gens que je côtoyais ! Sinon je n’aurais jamais accepté de suivre Matthieu chez lui au bout de notre deuxième rencontre… Lorsque cette pensée me traversa l’esprit je jetais un coup d’œil au brun. Non ! Il ne pouvait pas faire parti de ces assassins qui tuaient pour des raisons bien déplorables selon moi. La pureté du sang !!!! Non mais quelle idiotie ! Il n’y avait bien que des esprits tordu pour réfléchir de cette manière. Pour ma part j’avais toujours penser que nous pourrions vivre un jour en harmonie avec le monde moldu. Je savais certes que ce ne serait pas pour tout de suite mais je restais persuadé que cela pouvait être envisagé… Mais peut-être étais-je trop positive sur ce point de vue…

    Enfin… Je chassais toutes ses pensées de mon esprit pour en revenir au moment présent qui était beaucoup plus agréable que tous les derniers évènements. Et quel était le moment présent ? C’était simple… Moi chez Matthieu, qui ne se trouvait pas loin, en admiration devant un magnifique Juke-box ! ^^ Revoir ce genre d’appareil me fit me souvenir de moments très agréables de mon enfance mais de nouveau je revins à la réalité. Je m’aperçus que Matthieu semblait amusé par le comportement que j’avais eu en voyant le Juke-box et je me rendais compte que ma façon d’être avait été légèrement candide. J’eus un léger sourire gênée… C’était bien moi ça ! J’étais en charmante compagnie et voilà que je me comportais comme une enfant !
    Avec attention, j’avais ensuite écouté les dires de Matthieu et je lui avais déclaré qu’il se trompait s’il pensait que je n’y connaissais rien en terme de musique moldue. La preuve était que je connaissais parfaitement « Paint it black ». Le jeune homme s’était alors excuser en me proposant de m’accorder une faveur dans la limite du décent bien entendu. Avait-il pensé une seule seconde que je pourrais lui faire une demande inconvenante ! C’est ce que je lui avais demandé.

    Avec un sourire il me répondit qu’il savait, grâce à son expérience, que l’on ne pouvait pas connaître une personne rien qu’en discutant avec elle. Ah bon ?!! Et que fallait-il faire selon lui pour que ce soit le cas ? Je ne lui posais pas la question car déjà il continuait ! Je lui semblais honnête, intègre, sympathique… candide mais ça je n’en étais pas certaine car il avait murmuré ! Cependant, on me qualifiait souvent de la sorte. Ce n’était pas une critique et cela amusait souvent les gens… J’avais gardé une âme d’enfant et je ne voyais pas où était le mal à s’émerveiller devant telle ou telle chose !
    Après m’avoir qualifier d’attachante, Matthieu déclara qu’il pouvait en lever cette ‘‘clause’’ concernant la décence ce qui me permettrait de lui demander ce que je voudrais. Je lui souris et lui avouais simplement…



    - Je ne pense pas que cela ne change grand-chose… Je ne te ferais aucune demande incongrue. Je marquais une pause avant de lui poser une nouvelle question. Tu dis qu’on ne peut pas connaître les gens rien qu’en discutant avec eux… mais que faut-il faire alors ?!


    Matthieu m’avait ensuite proposer de rester chez lui à défaut d’aller dans un pub et bien que la réponse fût indéniablement oui, j’avais hésité ! Je voulais être sûre que cela ne le dérange pas et c’est ce que je lui avais répondu tout en avouant que sa proposition était plaisante.
    Le séduisant brun s’était alors approché de moi et alors que nous n’étions plus qu’à quelques centimètres il déclara qu’il n’y avait aucun problème. Le fixant, j’avais alors brièvement répondu…



    - Ravie de te l’entendre dire.


    Matthieu m’avait ensuite doucement saisi par les épaules et fait en sorte que je me retrouve face au Juke-box. Aussi étrange qu’agréable, il avait ensuite saisi mes mains pour me guider dans le fonctionnement de l’appareil musical… A cet instant son corps était tout près du mien et je me rendis compte que cela faisait un bout de temps qu’il n’y avait pas eu une telle proximité entre moi et un jeune homme… Cela dit je n’allais pas m’en plaindre ! Ce moment était véritablement plaisant et ce, dans ces moindres détails.
    Une musique que je ne connaissais pas débuta ensuite… et je l’écoutais attentivement. Elle était vraiment sublime. Quelques secondes après le début Matthieu me demanda dans un murmure si je lui ferais l’honneur d’une danse. Pivotant gracieusement sur moi-même, je lui fis de nouveau fasse. Il offrant un sourire merveilleux…



    - Ce sera avec plaisir, dis-je simplement en glissant ma main dans la sienne.
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Mer 3 Juin - 8:34

Je devais dire que c’était à la fois quelque chose d’étrange et de curieusement surprenant que la situation qui se jouait actuellement. Je n’avais pas vraiment pour habitude d’être ainsi que je l’étais avec Dafné. Même avec d’autres filles, très honnêtement, si mon hétérosexualité était prouvée, je devais bien avouer que je n’étais pas de ce genre d’homme à toujours avoir besoin d’être parfaitement entouré et quelque part cela devait être mieux. Tout notamment pour Anna qui au moins saura ne pas avoir à s’en faire concernant mon comportement avec les demoiselles en dehors d’elle. Quoi qu’il faille bien avouer que vu mon comportement actuel avec Dafné, la belle brunette avait du souci à se faire puisqu’il fallait avouer qu’il y avait une proximité toute particulière entre nous. Je n’aurais pas la prétention de dire qu’il y aurait surement quelque chose entre ma ravissante collègue et moi-même, mais je confesse que l’idée ait pu, un moment donné, me traverser l’esprit. Je devais dire que le comportement de la française y était pour beaucoup puisque cette dernière s’était montrée agréablement entreprenante en me proposant de venir boire un verre dans un pub avec elle. Quand à ce qu’il subsisterait de nous après cette soirée, enfin ce à quoi ressemblerait ma relation avec la blonde après ce soir, rien n’est jamais écris, et nous verrions bien de quoi il retournerait. Je ne comptais pas lui briser le cœur et je doute qu’elle ne compte me faire du mal, aussi il n’y avait je crois aucune angoisse ou appréhension à avoir quand à elle et moi. Un jeune homme, une jeune femme et tout ce qui peut s’ensuivre dans certaines limites.

Pouvait-on seulement encore dire avoir confiance en qui que ce soit en cette période trouble que vivait le monde magique ? Je doutais que l’on puisse décemment le dire sans prendre un risque, mieux valait surement ne se fier à personne, mais faire front seul n’a jamais non plus été une solution. Pourtant que je suis mal placé pour dire ça puisque j’ai longtemps fais front seul. Lorsque je cherchais ma famille, j’avais appris à faire régulièrement front seul et de toutes façons je n’avais pas le choix puisque j’étais tout simplement seul dans mon entreprise que tant auront jugé un peu folle. Les rares personnes qui eurent vent de mon ambition étaient ma famille d’adoption ainsi que les personnes à ce moment les plus proches de moi, mais qui aujourd’hui ignoraient même que j’étais encore en vie. Alors faire front seul, j’avais déjà donné et je savais bien à quoi ça ressemblait. Je ne souhaitais ça à personne bien entendue car la solitude finit toujours par vous peser, d’une manière ou d’une autre, elle est un mal qui inexorablement finira par vous ronger. Elle n’est pas réelle souffrance, ce n’est pas une douleur physique, on ne peut pas l’apaiser simplement en prenant du repos. Il n’y a pas de cure miracle contre la solitude, il faut simplement la subir et vivre avec. Plus ou moins bien selon les personnes, mais je ne comptais pas rester seul, j’avais assez donné. La question était de savoir à qui me fier et avec qui choisir d’être ?

Il semblait cependant que j’ai fais un choix, fut-il volontaire ou pas, je l’avais fais, j’avais fais confiance à la charmante blonde qui travaillait au département des relations internationales. Evidemment, présentez ainsi, cela faisait très simpliste, du genre le jeune homme qui avait accosté la charmante blonde dans le seul but de passer du bon temps avec elle. Evidemment que c’était pour passer du bon temps ! Quoi d’autre ? Je n’allais pas encore aller vers les gens pour me prendre la tête avec eux et m’en prendre plein la tronche non ? J’étais peut-être parfois un peu masochiste, mais à ce moment précis de la soirée très honnêtement, je n’avais pas l’impression de l’être avec la jeune femme car nos rapports étaient des plus agréables et cela je n’avais d’autre choix que de l’avouer. Aurais-je aimé que ce ne soit pas le cas ? Bien que non, car j’appréciais Dafné et tout particulièrement sa dernière nouveauté de sembler une petite fille s’extasiant devant un petit quelque chose mais qui allait changer son monde. J’ai nommé mon Juke-Box. Comme quoi il ne fallait pas croire que parce qu’on disait « Ministère de la Magie », il y avait nécessairement toujours du sérieux, du sérieux et du sérieux. Vous trouvez ça sérieux vous peut-être deux jeunes gens travaillant ensemble dans l’appartement d’un d’eux ? Moi j’ai du mal, mais ce n’est pas pour me déplaire, très très loin de là !

Il eut fallu que je sois stupide ou complètement fou pour ne pas profiter de ce moment si agréable que j’échangeais avec ma collègue qui avait déjà atteints le stade d’amie. Selon mes critères en tout cas, elle ne pouvait plus être vue comme une simple collègue, ni comme une connaissance parmi d’autres, mais bel et bien comme une amie, que cela lui plaise ou non ! De toutes façons, je doutais que ça ne lui déplaise puisqu’elle avait plutôt spontanément accepté de rester dans mon appartement avec moi, chose que je ne l’imaginais pas faire si elle avait été portée à ne pas m’apprécier, en tout cas moi je ne l’aurais pas fais. Peut-être la jeune femme était-elle un peu folle et avait accepté. Ceci étant, je devais avouer qu’elle avait confiance en moi malgré les évènements, enfin elle devait l’avoir un minimum pour oser venir chez moi quand on sait qu’il est évident que le Ministère était infiltré par des mages noirs :


- Tu as le droit tu sais, après tout, si je te l’autorise, tu peux le faire. Je connais bien des personnes qui profiteraient de ce genre d’opportunité sans se faire prier. Surtout quand en plus elles y sont invitées, c’est tout à ton honneur. Ce n’est effectivement pas qu’en discutant que l’on peut apprendre à connaître les gens, c’est en les observant au naturel. Ca permet de deviner la personnalité des personnes, par exemple toi, tu es une jolie fille et tu en es consciente. D’autant qu’on a dû te le dire régulièrement. Cependant tu n’es pas une de ces filles qui profitera de ça pour ne jamais dormir seule, tu sais que tu as tes charmes sans en abuser, donc plutôt modeste. Tu es ici avec moi, sachant que le Ministère n’est pas nécessairement terre à l’écart des Mangemorts, donc tu fais confiance en gens, comme je l’ai dis avant, un peu candide. Sans vouloir te vexer. Je lui souris, Un ensemble de petites choses, des petits détails qu’il faut observer.

J’étais désormais juste dans le dos de la blonde, son corps presque contre le mien, très honnêtement, j’avais envie de poser mon corps contre le sien, mais je doute que cela eut encore été décent. Enfin pour ce qu’il pouvait subsister de décence quand vous teniez les mains d’une demoiselle pour la faire utiliser le juke-box. Chaque respiration me faisait sentir ses cheveux tandis que ma tête était toute proche de la sienne, juste au-dessus de son épaule. Je mis une musique que surement la jeune femme ne connaissait pas, un morceau moldu qui traverserait les âges, j’en étais on ne peut plus certains. Je restais ainsi quelques secondes, tout proche de la demoiselle qui ne semblait pas gênée de cette proximité, et je lui proposais une danse qu’elle acceptait un grand sourire sur les lèvres, sa main prenant la mienne. J’hésitais entre la conventionnelle main sur l’épaule et la main sur la hanche, signe d’un peu plus de proximité et je me décidais pour cette seconde option, ma main se posant doucement sur hanche, mes yeux dans les siens. Nous commencions doucement à danser au rythme assez lent sans tomber dans l’ennui de la musique. C’était un moment des plus surprenants, mais parfaitement agréable. Je lui demandais toujours avec un sourire :

- Puis-je savoir quelle faveur tu comptes me demander maintenant ?
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Mer 3 Juin - 10:33

    Depuis quelques jours une réelle terreur qui avait ampli au fil des mois s’était installée… Elle planait comme la mort et rendait les gens méfiant envers toute personne, même celles faisant parti de leurs connaissances les plus proches. Mais n’y avait-il rien de plus normal à ce genre de comportement ? Les sorciers craignaient pour leur vie, leur famille… et le reste n’avait plus vraiment d’importance. Leur unique but était de se protéger et de faire de même avec les personnes qu’ils aimaient… Pour ma part je n’agissais pas ainsi ! Je trouvais cela encore plus dangereux… Pourquoi ? Uniquement parce que ce comportement ne nous rendait que plus faible. En ces temps de doute il fallait trouver des alliés de taille et non pas rester chacun de notre coté ! Après tout, ne dit-on pas que l’union fait la force ?!
    Je sais très bien que nombreuses sont les personnes qui jugeraient mon comportement de dangereux et je reconnaissais qu’il était légèrement risqué. Après tout je faisais confiance aux personnes naturellement et ce, quel qu’elles soient… Comment savoir si je n’avais pas dans mes relations un ou plusieurs partisans du Seigneur des Ténèbres ? C’était impossible ! Je ne pouvais pas le savoir… Mais il en était de même pour la personne méfiante. Elle pouvait bien ne faire confiance à personne cela ne l’empêcherait pas d’avoir un voisin, un collègue ou même un membre de sa famille comme mangemort !

    C’est à cause, ou plutôt grâce à cette façon de pensée que je m’étais retrouver en si agréable compagnie malgré les temps obscurs qui couraient. Matthieu était quelqu’un de bien à mes yeux et j’avais donc naturellement eu confiance en lui… La preuve était que j’avais accepté son invitation à le suivre chez lui. Mais pourquoi aurais-je refusé alors que j’appréciais le séduisant brun ? Parce qu’il pouvait appartenir au groupe de ceux qui se faisaient appeler « Mangemort » ?! C’était une bien belle raison… Mais pour être sincère, l’idée que Matthieu fut un mage noir ne m’avait guère effleuré.
    Le seul moment où j’avais pensé que mon comportement pouvait être jugé de dangereux avait eu lieu lors de la visite de l’appartement mais avait très vite disparu de mon esprit. Comment un jeune homme aussi appréciable que Matthieu pourrait-il être capable du genre de crime qui avait eu lieu ces derniers temps ? D’accord… d’accord ! Mon raisonnement était assez stupide ! Les mangemorts devaient ressembler à n’importe quelle personne saine d’esprit dans la vie de tous les jours. Leur appartenance à leur groupe n’était pas tatouée sur leur front…

    De retour au salon et mon émerveillement passé concernant le Juke-box, nous parlâmes de ce merveilleux appareil mais aussi du fait que l’on ne pouvait pas connaître les personnes en parlant simplement avec elles. Du moins, c’étaient les propos de Matthieu. Pour ma part je pensais que l’on pouvait apprendre beaucoup des personnes en les écoutant parler. J’avais donc demandé de plus amples informations au jeune homme et l’écoutais attentive, en le fixant de mon regard émeraude, tandis qu’il reprenait la parole.
    Il m’avait fait savoir, pour commencer, que beaucoup de personnes auraient profité de la situation suite à la proposition qu’il m’avait faite… Je souris sincèrement à ces propos ! Je n’étais pas ce genre de personne ! Je n’aimais pas profiter des autres… Matthieu continua ensuite sur la connaissance des gens qui nous entouraient. Selon lui, les gestes et attitudes d’une personne permettait d’apprendre tout un tas de chose la concernant. Il fit le ‘‘test’’ avec moi et me décrivit de la façon dont il me voyait au travers de mon attitude. Je fus étonnée de voir à quel point il était dans le juste. Il avait là une réelle capacité à cerner les gens.



    - Ma parole… Tu as un vrai don pour cerner la personnalité des gens que tu côtoie. C’est assez impressionnant je dois dire, déclarais-je. Pour ce qui est de la confiance que j’accorde aux gens, tu as raison. Je n’aie jamais été le genre de personne qui se méfie et ça inquiète beaucoup mes parents… surtout par les temps qui courent, précisais-je. Ensuite, tu ne me vexe pas le moins du monde en disant que mon comportement est parfois candide. J’agis toujours de cette manière quand je me retrouve face à quelque chose qui me rappelle mon enfance. Et puis mieux vaut se comporter ainsi plutôt qu’être une personne constamment morose !


    Bah oui… Les nouvelles n’étaient déjà pas très bonne alors qi tout le monde se mettait à voir la vie de façon blasée il n’y avait plus aucune chance pour que ça s’arrange ! La vie était un précieux trésor et nous devions nous battre pour elle. J’avais expliqué tout ça à Matthieu en souriant mais en étant parfaitement sérieuse.

    Après cela nous avions de finalement rester chez lui afin d’écouter son Juke-box. Sans que je ne m’y attende il s’était alors approché de moi et m’avait guidé dans l’utilisation de l’appareil musical. Cette proximité inattendue ne m’avait pas dérangé et je l’avais même apprécié. Sentir le visage du jeune homme tout près du mien, son souffle dans mon cou… Tout cela avait été des plus plaisants. C’est sûrement pourquoi j’avais accepté son invitation à danser avec un sourire radieux en lui prenant la main.
    Posant sa main sur ma hanche nous commençâmes à doucement danser sur cette sublimissime musique. Ah là là ! Il n’y avait pas à dire. Le cadre dans lequel je me trouvais en cet instant était celui d’une soirée parfaite. Je me laissais emporter par la musique lorsque je fus sortie de ma rêverie par la voix de Matthieu. Je plongeais mon regard dans le sien tandis qu’il m’interrogeait en souriant. Il voulait savoir qu’elle faveur j’allais lui demander.



    - Tu es aussi impatient que curieux j’ai l’impression… dis-je en souriant mais sans pour autant répondre.


    J’avais eu une idée mais elle était assez audacieuse ! Cependant, n’avait-il pas dit que je pouvais lui demander ce que je voulais ? Si, si ! C’était bel et bien le cas. Quittant son regard, je m’approchais de lui pour venir lui murmurer à l’oreille…


    - J’avais l’intention de te réclamer un baiser…
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Mer 3 Juin - 11:31

Et dans le fond, je me demandais pourquoi la jeune femme me faisait ainsi confiance tandis que ce monde était aujourd'hui on ne peut plus noir. Cependant, n'avais-je pas moi-même choisis de lui faire particulièrement lorsque je l'avais finalement invité chez moi ? Rien ne me prouvait que la jeune femme n'était pas de ce groupe que l'on appelle « Mangemort », dans le fond, je ne la connaissais que peu et ne savait pas du tout en quoi elle croyait. Il se pouvait bien que je sois actuellement avec une de ces mages noirs, d'autant qu'il fallait l'admettre, je ne sais pas si je le craindrais vraiment. Je ne suis pas du genre de personnes à me focaliser sur une personnalité d'une personne, je préférais voir tous les aspects, après tout, ces Mangemorts ne restaient-ils pas des hommes et des femmes avant tout ? Je supposais que si, même si je devais avouer que si j'en avais déjà rencontré un, il avait omis de me le signaler. Enfin je ne pourrais pas lui en vouloir, ce serait assurément de bonne guerre n'était-il pas ? Je ne disais pas forcément non plus à toutes les personnes que je rencontre que je suis du Ministère de la Magie, précisément pour éviter que la personne ne vienne à écourter notre entretien si elle venait à être un Mangemort. Je me demandais quel effet cela me ferait de me retrouver face à une des ses personnes, je n'étais même pas vraiment sûr de vouloir que ce soit le cas car pour être honnête, je ne saurais pas vraiment comment me comporter. Comme si de rien était pour ne pas lui faire peur ou tenter de l'appréhender ? Rester sympathique ou fuir tout rapport ? Et si c'était une personne que j'appréciais ?

Il y avait beaucoup de questions que je pourrais me poser à ce moment là lorsque ça arrivera, parce que je pense être en droit de me dire que ça finira un jour ou un autre par être le cas. D'ailleurs très honnêtement, j'avais eu tellement vite confiance en Dafné que j'étais assurément en droit de me poser la question. Bien sûr la blonde travaillait au Ministère, bien sûr elle avait l'air absolument charmante et agréable, cependant n'était-ce pas un rôle qu'elle se donnait ? Enfin il fallait avouer que même si c'était un rôle qu'elle se donnait, je voulais bien qu'elle me tue parce qu'elle jouait véritablement trop bien. Si vraiment elle me bluffait, je méritais de mourir de site de sa main car son caractère était véritablement authentique, du moins elle me paraissait être vraie. Les apparences pouvaient bien sûres être trompeuses, mais j'avais l'impression que la jeune femme était vraie et j'avais du mal à imaginer le contraire. J'avais décidé de ma sentence si la demoiselle ne jouait pas franc jeu avec moi, mais sa réaction de surprise devant le juke-box semblait m'indiquer que ce n'était pas du tout le cas et que la jeune était honnête. On pouvait simuler beaucoup de choses, la vraie surprise, avec cet éclat pétillant comme dans le regard jade de la demoiselle, c'était difficile. Elle était surement honnête.

Mais je savais aussi que surement n'avait clairement pas force de sécurité et que les gens mentaient, tout le monde mentait. Je mentais également sur l'origine du juke-box pourquoi la demoiselle pourrait-elle ne pas me mentir en retour ? Parce que j'avais confiance en elle et que je la croyais honnête ? Pitié ça aurait été d'un ridicule affolant, totalement affolant. Non la demoiselle devait être parfaitement honnête et je m'imaginais mal la demoiselle me mentant. Encore une fois je me trouvais étrangement confiant face à cette jeune femme au visage angélique et au sourire rassurant. Je l'étais assurément de trop, mais pouvait-on vraiment lutter contre sa nature propre ? Je n'y croyais pas non plus, les choses étaient ainsi qu'elles étaient et les choses ne changeraient clairement pas du jour au lendemain comme si de rien était. Puis oublions donc toutes ces formalités et pathétiques doutes, je profitais d'une soirée des plus agréables de mon existence, ce n'était pas pour la gâcher en appréhension et autres hésitations en tout genre que je pourrais avoir. La demoiselle méritait mieux que ses doutes que j'émettais à son sujet et comme je lui avais détaillé sa personnalité, je l'écoutais réagir à mes propos. Elle reprenait ce que j'avais pu dire, l'affirmant. Je lui souris et abusant excessivement une personne hautaine au point de la parodier:


- En toute modestie, c'est normal, je suis le meilleur. Et je souriais à le jeune femme, ne manquant pas de laisser échapper un rire, J'espérais que tu ne sois pas vexée quand je disais que tu étais candide, je veux dire chez toi ça fait une partie de ton charme. En tout cas moi je trouve ça adorable et j'imagine ne pas être le seul. Tu sais être mignonne n'a pas que ses avantages, honnêtement si je n'étais pas capable d'auto-dérision, je n'oserais jamais aborder une demoiselle comme toi dans un bar. C'est un coup à se prendre un râteau et une belle humiliation en apprenant que tu as déjà un copain. Les jolies filles sont rarement libres et les filles libres sont rarement jolies. je levais les yeux au ciel secouant la tête, Cet adage est horrible, toutes les filles ont quelque chose de joli à offrir.

En tout cas, la jeune femme face à moi était à la fois libre et jolie. **Et toit grand malin ? Tu oublies peut-être ta brune de Poudlard...Non je ne l'ai pas oublié ne t'en fais pas, on est juste entre collègues...Ah et tu danses souvent avec tes collègues ? Non je demande c'est pour savoir...Bon d'accord, on est plutôt entre amis que véritablement entre collègues...Et tu crois qu'elle ne voit qu'un ami en toi ? Tu es toujours aussi naïf toi aussi. Elle attends quelque chose de cette soirée Matthieu, ne soit pas idiot...Elle n'attends rien de cette soirée sinon un agréable moment en agréable compagnie...Ah tu crois ça, c'est joli d'être aveugle...De toutes façons on sera bientôt fixé puisqu'elle a le droit de me demander une faveur, si vraiment elle attends plus, elle ne se fera pas prier...Ok, on parie ? Si elle te demande quelque chose du genre hum, un baiser, c'est moi qui m'occupes du reste de la soirée...D'accord pari tenu, de toutes façons elle ne demandera rien de ce genre et en prime, si tu t'occupes du reste de la soirée, je ne m'inquiète pas pour elle, je donne dix minutes avant qu'elle ne parte...Voie le côté positif, ce n'est pas vraiment toi qui aura trompé Anna, c'est tout bénéfice pour toi...Mais je compte pas la tromper...Pauvre petit idiot, mieux vaudrait pour toi que ne perdes pas ton pari.* La jeune femme me dit que j'étais impatient et je souris, sourire qui s'effaça rapidement sans que la demoiselle ne puisse le voir lorsque j'entendis sa demande, murmurée dans mon oreille:

- Je n'ai pas l'habitude de ne pas respecter ce que je dis.

Je libérais ma main de la sienne et la posait dans son dos, laissant mon autre main sur sa hanche, je rapprochais la jeune femme, presque tout contre moi, et doucement, je posais mes lèvres sur les siennes. Je ne comptais pas tricher avec un baiser volé, je m'étais avancé, j'assumais mes conneries. C'est ainsi que mes lèvres restèrent contre celles de la demoiselle, tandis que je devais avouer apprécier ce moment...
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Mer 3 Juin - 14:59

    La vie était vraiment étrange… du moins avec moi ! On me trouvait souriante, gentille, charmante, etc. et pourtant j’étais seule petit un petit moment maintenant. Bien sûr le « on » équivalait aux jeunes hommes que j’avais eu l’occasion de rencontrer depuis ma rupture avec Luc. Tous m’avaient fait des compliments mais aucuns d’eux n’étaient allé plus loin. A croire que je leur faisais peur… A les voir agir ainsi j’aurais pu croire que le problème venait de moi mais je préfère me dire à chaque fois que le jeune homme en question n’était pas le bon. C’est simple et cela m’évitait de me prendre la tête pour rien. Pourquoi me serais pris la tête ? La raison ne vous semble pas évidente ! Que penseriez-vous si tous les jeunes hommes charmants que vous croisez ne voient en vous qu’une simple amie ? Vous vous diriez que vous n’avez rien pour leur plaire plus que ça !
    Bon d’accord… je ne pensais pas ça de moi ! J’avais tout de même de l’estime pour la personne que j’étais. Pas comme les mecs qui voulaient bien voir en moi qu’une simple amie. Sur ce point encore j’avais la poisse. Les gars bien semblaient avoir ‘‘peur’’ de moi alors que les salauds étaient très intéressés par ce que j’aurais éventuellement pu leur offrir ! Mais pourquoi je vous raconte tout ça moi ?! Cela venait-il du fait que j’étais en compagnie d’un charmant jeune homme qui semblait s’intéresser à moi ?! Sûrement…

    Car je n’étais pas folle ! Matthieu semblait bel et bien m’apprécier davantage que comme une simple collègue ou amie… Bah oui ! Je ne connaissais pas grand monde qui faisait le genre de compliment qu’il m’avait fait à une simple copine. Et puis je pensais deviner qu’il avait confiance en moi puisqu’il m’avait invité à venir chez lui malgré les temps obscurs qui s’étaient abattus sur le Royaume-Uni depuis la tentative d’assassinat de notre Ministre. Mon comportement avait peut-être été risqué mais le sien l’était tout autant. Après tout nous n’avions parlé ensemble que deux fois en comptant celle-ci et j’aurais donc très bien pu faire partie de ce groupe de mages noirs qui se faisait appeler « Mangemorts ». Evidemment ce n’était pas le cas ! Je soutenais complètement le Ministère de la Magie et trouvais ces idéaux concernant le sang pur complètements idiots… voir même absurdes haut plus haut point. Mais ça, Matthieu l’ignorait totalement ! En effet, nous n’avions pas parlé de nos opinions politiques lors de notre précédente rencontre ni lors de celle-ci… Du moins jusqu’à maintenant !
    Alors pourquoi avais-je confiance en lui et lui en moi ! Je n’en savais rien mais l’une des raisons était que cela nous avait permis de ne pas passer cette soirée seul, chacun de notre coté. C’était donc une bonne raison selon moi… Et puis le déroulement de ma soirée ne faisait que me le confirmer. Cette dernière était agréablement surprenante.

    Notre conversation me conduisit à être surprise par la facilité avec laquelle Matthieu arrivait à cerner les personnes qu’il côtoyait en ne faisant que les observer. Je ne pouvais pas être certaine qu’il y arrive à chaque fois mais ce qu’il avait dit à mon sujet était tout à fait exact. Je le lui fis d’ailleurs savoir tout en le complimentant… Avant d’avoir un léger rire, il déclara qu’en toute modestie cela était normal puisqu’il était le meilleur. J’eus un sourire amusé ! Drôle de modestie n’est-ce pas ?! Mais je me doutais qu’il plaisantait en disant cela.
    Il revint ensuite sur le fait qu’il avait craint de me vexer en me disant candide. Ce n’était pas le cas et je le lui avais fait savoir. Il déclara alors qu’il trouvait que cet aspect de ma personnalité faisait partie de mon charme et qu’il trouvait ça adorable. Et bien… Quel flot de compliments je recevais en cette soirée ! Je souris à la suite de ces propos…



    - C’est un coup à se prendre un râteau ? répétais-je surpris. Je ne suis pas sure que cela te sois arrivé très souvent… On n’a pas idée de mettre un râteau à un jeune homme aussi séduisant et charmant que toi ! déclarais-je sincèrement.


    Bah oui… C’est vrai quoi ! Quel genre de nana libre et saine d’esprit pourrait envoyer bouler un pareil jeune homme ?! Personne et surement pas moi.

    Après que nous ayons décidé de rester chez lui, le brun m’avait montré le fonctionnement du Juke-box d’une manière on ne peut plus agréable avant de m’inviter à danser. Invitation que j’avais évidemment acceptée ! Profitant de cette douce musique et de cette danse, je laissais mon esprit vagabonder… La dernière que j’avais été aussi bien avec un jeune homme c’était il y avait plusieurs mois de cela… Lorsque je sortais avec Luc. Ma gaieté disparue en repensant au français… Je pensais que nous avions lui et moi une relation sincère. Mais j’étais la seule à avoir vu notre couple de cette façon puisqu’il avait omis de me dire qu’il était déjà avec quelqu’un… et qu’il était fiancé par la même ! Non mais je vous jure… J’étais tombée de haut en apprenant ça. Enfin bref… Je préfère éviter de penser à cela en si charmante compagnie !
    La voix de Matthieu m’avait alors ramené à la réalité… Pour répondre à sa demande je lui disais pour commencer qu’il était aussi impatient que curieux puis je lui avais répondu que j’avais l’intention de lui demander un baiser…



    *Non… J’ai bien osé dire ça ??!!! Mais je suis folle ou quoi ? Je peux toujours lui dire que c’était une blague… Ouais ! Je vais faire ça !*


    Mais il était déjà trop tard… Matthieu déclara qu’il n’avait pas pour habitude de se défiler ! Lâchant ma main, il posa la sienne dans mon dos et m’attira doucement contre lui avant de déposer doucement ses lèvres sur les miennes. C’était la première fois que l’on m’embrassait après que je l’ai ‘‘ordonné’’ et c’était assez bizarre. Bizarre mais agréable ! J’appréciais ce baiser durant plusieurs magnifiques secondes puis je laissais doucement ma main glisser sur le torse de Matthieu pour finalement m’écarter de lui au moment où la musique se terminait.
    Je lui souris en le regardant dans les yeux… Y’avait pas à dire ! Il était vraiment à tomber… Me mordillant légèrement la lèvre inférieure je repris la parole…



    - J’espère que tu n’as pas trouvé cette demande trop indécente ! déclarais-je finalement.
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Mer 3 Juin - 16:40

Que craignais-je avec cette ravissante et charmante blonde sinon de passer une très bonne soirée ? Très honnêtement pas grand-chose et quelque part, je devais avouer que c’était on ne pouvait plus agréable de se dire que l’on pouvait tranquillement profiter d’une soirée avec quelqu’un sans avoir à s’inquiéter. Enfin m’inquiéter j’aurai peut-être dû le faire avant de l’inviter chez moi et de commencer à pleinement profiter de la sympathie et de la douceur de la demoiselle. Je l’avouais tout entier, la jeune femme avait un charme tout particulièrement qui pourrait sembler la rendre tout particulièrement intouchable, mais qui au final le rendait particulièrement abordable et sympathique. Je dois dire qu’il n’est pas chose aise de dire « non » à une jeune femme comme Dafné, d’abord parce qu’elle est des plus ravissantes, ensuite parce que vous ne craindriez pas que la jeune femme ne fasse quelque chose que vous pourriez par la suite regretter. En tous les cas, si des hommes pouvaient s’inquiéter d’être avec la jeune femme de peur par exemple de ne pas réussir à satisfaire une attente qu’elle pourrait avoir. Je ne parlais pas nécessairement de quelque chose de physique, plutôt quelque chose comme une attente qu’elle n’oserait pas dire, quelque chose plutôt dans ce genre là. Je n’avais pas cette appréhension, je n’avais en réalité jamais appréhendé d’être avec une jeune femme, dans le fond quoi de plus simple qu’être avec une demoiselle ? C’était toujours un bon moment ne serait-ce que par la présence de la fille en question ! En plus souvent, il suffisait de rester soi-même pour que tout se passe sans le moindre accroc.

A vrai dire, je me demandais ce qui pouvait bien se jouer entre la blonde et moi que nous ayons une telle confiance réciproque l'un envers l'autre. Ou que nous montrions une telle confiance l'un pour l'autre. Si elle n'avait pas confiance en moi, il fallait avouer que là aussi la jeune femme jouait très bien son rôle car je ne décelais pas la moindre anxiété chez elle. Elle était pourtant dans l'appartement d'un jeune homme qu'elle ne connaissait que de deux rencontres mais qu'elle semblait pourtant apprécier grandement. J'aurais presque pu trouver ça pathétique si je n'avais pas été le jeune homme en question et si je n'avais pas invité une jeune femme rencontrée deux fois dans mon appartement pour boire un verre. A la base du moins c'était l'idée principale, et très honnêtement l'idée d'échanger des paroles, car c'était toujours l'idée cacher derrière une invitation à boire un verre, avec la demoiselle était plus agréable que celle de travailler. Pas que je n'aime pas ce que je faisais ou que j'étais fainéant mais ces deux dernières semaines, j'avais vu assez de dossiers. Donc je m'accordais une pause pour ce soir, après tout, mon dossier serait toujours là demain. Ce qui y était consigné le serait toujours également et les nouvelles n'auront pas changé d'ici là donc je pouvais bien me permettre une soirée tranquille. Enfin tranquille, ce n'est pas vraiment comme ça que je définirais une soirée où je me retrouvais avec une demoiselle dans mon appartement.

Faire des compliments à une jeune femme n'avait pas été un problème pour moi par le passé, ça ne l'avait jamais été d'ailleurs alors ça l'était d'autant moins que je les pensais. Alors très honnêtement, de faire des compliments à Dafné était plus un plaisir pour moi qu'une obligation. Je ne voyais pas ce qu'il pouvait y avoir de mal à dire que quelque chose de jolie est jolie ! Quoi qu'il en soit, ma pique sur la modestie arracha un rire à la demoiselle et je devais avouer que j'appréciais de la voir sourire et de l'entendre rire. Débile ? Non c'était simplement plaisant de voir une jeune femme avec un sourire sur les lèvres. Oui j'étais peut-être quelqu'un de simple de ce côté là, mais très honnêtement, je me fichais d'être considéré ainsi. J'aimais les plaisirs les plus simples de la vie, quel mal pouvait-il y avoir ? Je n'en voyais aucun, après tout, je ne faisais de mal à personne, et dans le même temps je prenais plaisir à ce que je faisais, je ne voyais donc de raison de ne pas le faire. La jeune femme me fit sourire en me disant que je devais avoir rarement pris de râteau. C'était le cas, mais pas pour les raisons qu'elle pourrait imaginer. Et j'eus même droit à des compliments qui ne manquèrent pas d'agrandir mon sourire alors que je lui rétorquais toujours avec humour:


- Fais quand même gaffe à ce que tu dis miss, je vais finir par croire que tu m'apprécies. Et peut-être même, vu les compliments que tu peux utiliser, que je vais finir par penser qu'il est possible que je te plaise.

Puis de toutes façons ce soir, ce n'était pas moi qui pourrait me prendre un râteau mais bien la demoiselle puisque, alors que nous dansions et que je lui avais demandé ce qu'elle pouvait vouloir comme faveur, elle m'avait demandé un baiser. C'était peut-être là le moment de lui dire que je ne l'embrasserais et qu'il y avait quelqu'une qui comptait sur moi pour ne pas la tromper, mais j'étais homme de parole et il était hors de questions que je refuses à la jeune femme une faveur que je lui avais dis lui accorder. Alors je posais une main dans son dos, l'approchant de moi. Avec tendresse, j'avais posé mes lèvres sur les miennes dans un tendre baiser. Pas un petit baiser volé qui n'avait aucune saveur, un véritable baiser que j'avouais apprécier largement. J'avais remarqué qu'après avoir fais sa demande la demande semblait avoir été surprise de ce qu'elle venait de me dire et peut-être cela m'avait-il aider à finalement l'embrasser aussi « rapidement ». Le terme en présence n'étant malheureusement pas le meilleur, mais bien le seul qui me venait à l'esprit. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi ne pas lui avoir dis que j'étais en couple, je n'avais en réalité jamais penser que notre relation prenne cette direction un moment donné. La demoiselle semblait un peu « gamine », pas dans un sens négatif du terme, mais je ne m'étais pas attendu à ça venant d'elle en réalité.

Elle sembla également apprécié ce baiser que je lui avais accordé et que je devais avouer ne pas avoir eu véritablement envie d'arrêter. La solitude commençait à étrangement me travailler pour quelqu'un qui avait passé trois années sur les routes d'Angleterre seul, le collège ne m'avait pas réussi. Voilà que j'étais devenu largement sociable et amicale au point d'embrasser des demoiselles pour lutter contre ma solitude. Je sentis la main de la demoiselle sur mon torse alors qu'elle s'écartait de moi comme la musique se terminait. Son regard vint trouver le mien et souriante, elle sembla un instant me détailler avant de reprendre la parole, se mordillant la lèvre. Je lui souris entendant ce qu'elle disait avant de lui répondre moi aussi avec un sourire:


- Non ce n'était pas si indécent que ça, plutôt agréable au contraire. Est-ce que j'ai le droit de te demander pourquoi tu m'as demandé ça et comment tu vois notre relation dans un futur immédiat ?

Une dernière petite chance que le mal ne soit pas déjà fais, mais je n'y croyais pas vraiment...
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Jeu 4 Juin - 5:55

    Passer la soirée dans un appartenant à tendance moldue tout en écoutant de la musique moldue distribuée par un Juke-box était pour moi synonyme d’une merveilleuse et agréable soirée. Je souris à cette pensée ! De nombreuses personnes composant ma famille auraient trouvé ça pathétique, rabaissant voir moins indigne de notre rang. Bien sûr je ne parlais ni de mon père, ni de ma mère ! Eux comme moi n’avions pas grand-chose à voir avec le reste de la famille Raybrandt. Alors que ma tante Sonia, ou sa fille Krystel ne supportent pas les moldus, moi je suis une grande passionnée de ces derniers et mon père travaille justement dans les Relations publiques moldues… Il n’y a donc pas à chercher bien loin pour connaître le pourquoi du comment notre famille a éclaté et que mes parents sont partis vivre dans le sud de la France. Bien sûr je n’ai eu ces explications de façon claires et précises mais qu’est-ce qui aurait pu pousser mes parents à déménager aussi loin ?! Ils avaient même pris la décision de ne pas m’envoyer à Beauxbâtons et avaient opté pour Durmstrang ! Je ne m’étais jamais plaint de ce choix car il m’avait permis de devenir trilingue et ainsi donc de travailler dans le Département des relations internationales. Cependant j’avoue que j’aurais préféré suivre mes études auprès de ma cousine… Mais on n’obtient pas toujours ce que l’on désire !
    D’ailleurs, en parlant de la brune je venais de me souvenir que j’étais conviée à son mariage. Cette nouvelle m’avait légèrement surprise puisque la dernière fois que je l’avais croisé elle semblait éperdument amoureuse d’un certain Carrow ! D’accord, ils étaient en train de rompre mais cela ne changeait rien au fait qu’elle l’aimait… Ce Julien De Caprily devait être vraiment quelqu’un de formidable pour avoir aidé ma cousine à remonter si vite la pente… J’étais donc inviter à ce futur grand mariage et Krystel avait également invité mes parents ! Cela ne plairait sûrement pas à Sonia et j’espérais que ça ne poserait pas de problème… Mais je m’égare là !

    Me voilà en train de penser au futur mariage de ma cousine alors que j’étais en charmante compagnie… Car discuter et plaisanter avec Matthieu pouvait bel et bien être considéré comme un moment des plus agréables. Sûrement le meilleur depuis mon arrivée au Royaume-Uni si on mettait de cotés mes sorties entre filles que je faisais avec Isis. J’arrivais à parler de tout et de rien avec le jeune homme de façon très naturelle et je trouvais ça vraiment super. Beaucoup de jeunes hommes se retrouvant face à moi ce mettaient à jouer un rôle… Ils donnaient l’impression de ne pas vouloir se montrer tels qu’ils étaient et je détestais ça…
    J’avais donc félicité Matthieu concernant la façon qu’il avait eu d’exposer ma personnalité après m’avoir simplement observé. Tout ce qu’il avait était juste ! Après ça il avait déclaré qu’aborder une jeune femme comme moi était souvent synonyme de râteau ou d’humiliation. J’avais souris en lui répliquant que cela n’avait pas du lui arriver très souvent avant de le complimenter à mon tour. Souriant de plus belles le jeune homme m’avait alors dit de faire attention à ce que je disais car il pourrait croire que je l’appréciais voir même qu’il me plaise… J’eus un sourire amusé à l’égard du brun. Bien sûr qu’il me plaisait mais je n’étais pas douée pour démontrer ce genre de chose ! Isis m’aurait vu elle m’aurait dit d’y aller franco mais elle n’était justement pas là…^^



    - Mais je fais attention à ce que je dis, déclarais-je. Et pour te répondre sincèrement, je ne pense pas que le fait que tu puisses croire cela soit une erreur.


    J’aurais pu lui répondre tout simplement qu’effectivement il me plaisait mais je trouvais ça beaucoup trop direct à mon goût et je n’aurais pas su comment formuler exactement mes pensées.

    Cela étant dit, nous nous étions par la suite rapprochés. J’avais accepté l’invitation qu’il m’avait faite à danser et je n’avais nullement regretté. J’avais ensuite demandé au séduisant brun, et à ma grande surprise, un baiser en guise de la faveur qu’il me devait. J’aurais presque fait marche arrière mais je n’en eus pas le temps ! Des regrets ? Pas le moins du monde car ce doux baiser avait été des plus agréables qui soit ; surtout pour une jeune femme célibataire depuis plus de quatre mois maintenant !
    Lorsque la musique avait pris fin, je m’étais doucement écartée du brun et lui avais demandé si cette demande ne lui avait pas parue trop indécente. IL me répondit que non et que cela avait été plutôt agréable… Etant tout à fait d’accord, je lui souris. Il me posa ensuite une question qui me surprit légèrement et me fis arquer le sourcil droit… Pourquoi lui avais-je demandé cela et… encore plus étrange, de quelle façon voyais-je notre relation dans un futur immédiat ! Réfléchissant quelques secondes, je m’approchais de nouveau de Matthieu, passais mes bras doucement autour de son cou et vins déposé sur nouveau tendre baiser sur ses lèvres.

    Après quelques secondes, je m’écartais et l’observais dans les yeux… La réponse à sa première question était que je l’appréciais et qu’il me plaisait ! Chose qui m’avait parue on ne peut plus logique mais qui, étrangement, semblait lui échapper. Le baiser que je venais de lui offrir était donc une sorte de réponse.
    Pour ce qui était de la deuxième question, je devais reconnaître que je séchais… Je ne voyais vraiment pas ce que je pourrais lui répondre. Notre relation dans un futur immédiat ? Très bonne question ! C’est alors que j’eus une idée pour éluder cette question à laquelle je n’avais aucune réponse. Mon idée concernait un futur plus lointain et le mariage de ma cousine, mais comment aborder le sujet ? Je l’ignorais… J’optais donc pour la demi-plaisanterie.



    - Pour ce qui est du futur immédiat je ne sais pas quoi te répondre mais j’ai une invitation à te faire… Invitation grâce à laquelle tu me rendrais un grand service si tu l’acceptais, avouais-je avec un charmant sourire.


    Bah oui ! Je n’avais pas envie d’aller seul au mariage me ma cousine… J’étais persuadé que la plupart des invités seraient en couples et je n’avais pas envie d’entendre les remarques désagréables de ma tante qui préciserait sûrement à de nombreuses reprises que moi je n’étais toujours pas mariée, ni même fiancée ! -_-"
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Jeu 4 Juin - 10:27

Comme certains diraient, et Merlin sait que j’aime cette expression, pour moi, dans cette soirée pourtant particulière, tout baigne dans l’huile. Une façon particulière et bien à moi de dire que tout allait parfaitement et que comme les frites, quand elles sont faites façon moldu, tout baigne dans l’huile. C’était une expression moldue, sorte de façon de dire qu’il n’y avait pas de véracrasse dans la soupe à l’oignon. Enfin en tous les cas, cette soirée se déroulait on ne pouvait mieux, même si je devais concéder avoir eu une petite pointe d’appréhension lorsque je pensais que le Ministère était infiltré. Finalement, et peut-être hâtivement ou à tort, j’avais décidé que non, la charmante blondinette avec qui j’étais ne pouvait pas être une tyrannique mage noire. Oui c’était jouer dangereusement et prendre un risque surprenant de décider ainsi alors que je la connaissais à peine, mais sans risque la vie ne valait clairement pas la peine d’être vécu. Si l’on ne prenait pas de risque, si on ne jouait pas sur des pentes dangereuses au moins de temps en temps, l’existence tombait dans l’ennui, la morosité et l’oubli. Je ne veux pas qu’on se souvienne de moi après ma mort, du mois si ça arrive ça ne me dérangera pas, mais je ne veux pas obligatoirement gravé mon nom dans les livres d’histoire. Je n’y voyais aucun intérêt, cette immortalité que pouvait donner les livres d’histoire, je n’en avais rien à faire, tout ce que je voulais était d’être, ni plus, ni moins que être, exister. Si je pouvais, j’aimerais que personne ne pleure à mon enterrement, j’aimerais que les gens sourient et fêtent mon départ. Je crois qu’en faites, il me faudrait un jour rédiger un testament dans lequel il sera fais état d’une fête que j’aurais à l’avance organisée et payée pour le moment où viendrait mon enterrement. Il fallait aussi dire que j’avais décidé pour la jeune femme qu’elle pouvait également me voir comme un mage noir, et quelque part cela me faisait me dire qu’elle aussi pouvait ne pas être totalement en confiance. Sauf en admettant qu’elle soit elle-même une mage puisqu’elle saurait que ce n’était pas mon cas. Auquel cas je ne serais pas plus avancé et pas plus en sécurité. Mais au diable la sécurité et que vive le jeu.

Je divaguais complètement là, je devais être complètement à la ramasse pour avoir pensé que la jeune femme puisse être une mage noire, mais après tout, on ne connaissait jamais vraiment les gens. On savait ce qu’ils voulaient nous dire d’eux, mais rarement plus que cela. Ca compliquait effectivement les choses et ce n’était pas souvent évident de s’y retrouver dans la vérité, les demi-vérités, les mensonges et les inavoués. Ce serait plus simple si tout le monde était condamné à la vérité. Seulement personne n’était condamné à la vérité que ceux qui faisaient le choix de s’y condamner et ces personnes étaient plutôt rares, il fallait l’avouer. La jeune femme cependant me paraissait entière et vraie, après tout vu ce qui s’était dis, il aurait été difficile pour l’un de nous de ne pas vraiment être honnête avec l’autre. Puis jusque là, j’avais été plutôt avec la jeune femme, dans tant ce que je pouvais simplement lui dire que dans les compliments que je lui faisais. Je devais aussi avouer me sentir un peu gêné, sans pour autant le montrer, des compliments qu’elle pouvait me faire. Je n’avais pas l’habitude d’être de ce côté-là des paroles, j’étais plus régulièrement entrain de complimenter que d’être complimenté, je n’étais pas fan de ce dernier rôle. J’avouais cependant que de savoir que je plaisais à la demoiselle avait tendance à m’apporter une sorte d’arrogante assurance et douce chaleur en mon fort intérieur. Oui il était toujours plaisant de plaire à une jeune femme comme Dafné. Après tout, elle-même était très plaisante et si elle ne jouait pas avec excès de sa beauté, elle en était consciente. Je ne doutais pas que les hommes aiment à la regarder et imaginer une agréable nuitée avec elle. Il faudrait je crois être fou pour ne pas accepter une jeune femme comme Dafné si elle « s’offrait » à vous. Fou ou pas célibataire. J’étais dans le second cas, et je croyais que la demoiselle l’avait compris. J’étais dans l’erreur.

*Et ça t’étonne coco ? Tu as vu comment tu lui as présenté le machin ? Forcément elle pense que tu libre, moi aussi c’est ce que je penserais si tu me l’avais dis comme tu lui as dis…Je comprends pas, moi ça me paraissait clair pourtant…En attendant, tu n’as jamais été parfaitement normalement rigolo…Oui je sais, si j’étais normal, je ne serais pas entrain d’avoir une discution avec une saloperie de voix intérieure qui me prends régulièrement le chou…Oui mais si j’étais pas là pour pimenter ta pathétique existence, tu m’inventerais parce que je te manquerais…Bien entendu…On a tous besoin d’une personne comme moi, petite voix de tes envies, tu as besoin de moi plus que tu ne le crois, comme ce soir-là avec la brune…La vache ce soir-là. Heureusement qu’il y a eu l’autre saoulard…Heureusement ? T’allais t’envoyer en l’air avec une déesse…Déesse ?! Tu crois pas que tu abuses un petit peu ? Elle était pas si parfaite que ça…C’est pas ce que te disais tes pulsions.*

Petite voix intérieur deux, Matthieu zéro. Deux fois de suite que cette petite voix avait le dernier mot sans que je ne sache quoi lui répondre, voilà qui devenait gênant, elle gagnait régulièrement sur ma raison. J'étais certainement vraiment stupide de faire cela, mais alors que la jeune femme me demandait de l'embrasser, je le fis. Bien sûr je n'étais pas homme à ne pas tenir ses promesses, mais non plus, je n'étais pas homme à ne pas être fidèle. Pourtant j'avais déjà eu un avertissement ce soir là dans le bar où j'avais rencontré cette sulfureuse inconnue qui m'avait charmé comme je l'avais apparemment charmé. Y échapper ce soir là avait été un coup de chance, il n'y avait rien eu entre la brune et moi sinon un désir que nous semblions échangé du corps l'un de l'autre. Il y eut une providentielle intervention qu'il ne pouvait pas y avoir dans cet appartement où il n'y avait que la jeune femme et moi. Plus Jeff qui était sortis alors que j'allumais le Juke-Box. Je demandais à la jeune femme ce qu'elle espérait pour le reste de la soirée car je devais avouer que je me rendais doucement compte que la jeune femme m'avait demandé un baiser et que ce ne devait pas être un hasard. Pour toute réponse, les bras de la demoiselle vinrent sur mes épaules, ses lèvres retrouvant une fois encore les miennes. **Merde...Je t'avais prévenu vieux, faut être clair, surtout avec les blondes...Ma soeur est blonde...Et bonne...Non mais ça va ouais ?! On parle de ma soeur là...Ca n'empêche qu'elle est blonde donc cruche...Ah parce que tu penses que Evanna est cruche...Non mais elle oui...Dafné ?! Elle travaille aux relations internationales, ça m'étonnerait...Non je voulais dire cruche dans le sens de hum naïve, ou comme tu l'as si bien dis candide...Tu t'en sors bien pour une fois*

Petite voix deux, Matthieu un. Il fallait bien que je finisse un moment de remonter un peu au score non ? Je ne pouvais quand même pas laissé une petite voix décidée pour moi ce que je devais penser. En attendant, je n'étais pas plus avancé dans mon problème actuel de ce que la jeune femme attendait de moi pour cette fin de soirée. En tous les cas, j'entendis la jeune femme me dire sur un ton tantôt sérieux, tantôt plaisantant qu'elle avait un grand service à me demandé et qui l'arrangerait énormément si je pouvais avoir la décente idée d'accepter sa proposition. Je lui souris, craignant quelque part ce service qu'elle allait pouvoir me demander. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre avec la jeune femme, après tout, je la connaissais à peine et je ne savais pas du tout ce qui pouvait lui passer par la tête pourtant, je hochais la tête en lui disant, un sourire enthousiaste sur les lèvres et mon regard dans le sien:


- Je te suis tout ouïe, mais d'abord, j'ai quelque chose à te dire parce que je crois que nous ne nous sommes pas tout à fais entendu.

J'asseyais la jeune femme dans le canapé prenant place à côté d'elle, ne sachant pas vraiment comment elle allait prendre ce que j'allais lui dire. En tous les cas, je mis un sourire un peu pincé sur mon visage en lui disant:

- Avant, je t'ai dis que j'étais seul pour le moment. Et dans cette phrase l'important était le « pour le moment » pas le « je suis seul ». Je sais que j'aurais dû être plus clair et que mon comportement a pu t'induire en erreur, mais j'ai une petite amie Dafné. Je suis désolé, j'aurais du être plus clair...
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Jeu 4 Juin - 12:22

    Plus la soirée avancée et plus mes doutes disparaissaient… Je parlais des doutes que j’avais concernant mon comportement un peu plus tôt dans la soirée ! Bah oui… On n’a pas idée d’accepter d’inviter un jeune homme que l’on connaît à peine à boire un verre pour ensuite finir dans son appartement par les temps qui courent. Cependant, Matthieu me semblait digne de confiance. Et puis il n’avait pas le profil de ces meurtriers qu’éraient les mages noirs ! Enfin, c’était mon avis et je n’étais pas spécialisée dans ce domaine. Si ça avait été le cas, je ne travaillerais pas au Ministère dans le Département des relations internationales mais en tant qu’auror !
    Je disais donc que je trouvais cette soirée fabuleuse et j’aurais certainement tout un tas de choses à raconter à Isis lors de notre prochaine sortie. J’espère d’ailleurs qu’elle aurait lieu d’ici peu de temps car on ne se voyait pas beaucoup ces derniers temps. Elle comme moi avions beaucoup de travail. Cependant, je vins à penser que je pourrais aller prendre le thé un de ces jours chez Madame Pieddodu. Quand mon amie apprendrait que j’avais osé inviter un jeune homme pour ensuite aller chez lui elle cesserait peut-être de me répéter que j’étais une jeune femme trop coincée. ^^ Et oui… Ainsi était ma relation avec Isis ! Son but premier était de me dévergondée et moi j’essayais de faire en sorte qu’elle garde les pieds sur terre. Enfin bref ! Le moment était mal choisi pour penser à l’amitié qui me liait à Isis.

    Cette dernière était certes intéressante mais la danse que m’aurait Matthieu l’était encore plus. J’avais trouvé le jeune homme particulièrement charmant lors de notre première rencontre mais je m’étais trompée. Il était bien plus que cela ! En plus d’être drôle, séduisant et gentil, il avait un mode de vie que peu de sorciers avaient de nos jours ! Avoir des objets moldus chez soi faisait peur ou dégoûtée une grande majorité de la population magique. Pour ma part, je trouvais cela très intéressant et j’avais moi-même tout un tas d’objets non-magiques d’origines variées. J’avais par exemple une poupée bulgare que m’avait été offerte par une amie lors de mon départ. J’avais également tout un cas d’objet régionaux français que j’adorais… Enfin bref ! J’étais ravie de voir que je n’étais pas la seule à mélanger dans ma décoration objets magiques et non-magiques !
    C’est sûrement toutes ces choses qui faisaient que j’appréciais de plus en plus le brun. Il avait tout pour plaire ! J’étais même venu à penser qu’il devait forcément avoir quelque chose qui clochait… Bah oui ! Sinon comment cela se faisait-il qu’il soit célibataire ? Quoiqu’il avait peut-être eu une copine et rompu il y avait peu de temps ! Pourquoi peu de temps ? Tout simplement parce que les jeunes hommes comme lui restent rarement libre très longtemps !/i]


    *J’suis vraiment pas bien moi… Il est super et voilà que je me mets à chercher ce qui cloche ! Y’a vraiment des fois où je suis d’une stupidité affligeante !*


    [i]Ma recherche du défaut caché s’arrêta alors quand il me demanda ce que je désirais lui demander comme faveur. A cet instant, Isis aurait été fière de moi ! ^^ Comme j’avais envie d’embrasser le jeune homme je lui avais tout simplement demandé un baiser. Audacieuse la fifille ? Oui, je me reconnais et ma demande m’avait moi-même surprise mais je ne la regrettais pas au moment où Matthieu m’avait embrassé.
    Ce moment fut exquis et il fut dommage de le voir s’arrêter si vite… Mais comme on dit il y a une fin à tout ! Je fus ravie de voir que Matthieu n’avait pas considéré ma demande comme indécente et qu’il avait lui aussi apprécié ce doux moment de tendresse. Cependant, il me posa après cela deux questions dont je ne possédais aucune réelle réponse pour l’une d’entre elle. Je l’avais embrassé parce qu’il me plaisait ! C’était évident… Mais concernant le futur immédiat de notre relation je séchais ! J’avais alors de nouveau embrassé Matthieu avant de lui proposer une éventuelle invitation.

    Un sourire enthousiaste sur les lèvres, Matthieu plongea son regard dans le mien pour me dire qu’il était tout ouï. Il ajoutait aussitôt après qu’il fallait avant tout qu’il me dise quelque chose sur lequel nous nous étions apparemment mal compris. Intriguée par cet aveu je le fixais en silence avant de lui répondre simplement…



    - Je t’écoute.


    C’est alors qu’il me fit m’asseoir sur le canapé pour ensuite prendre place à mes cotés… Je compris très rapidement que ce qu’il allait me dire n’était sûrement pas une bonne nouvelle ! Sinon pourquoi aurait-il agit de la sorte et surtout pourquoi son sourire paraissait-il gêné ?! Légèrement stressée, j’attendis qu’il reprenne la parole et c’est ce qu’il fit rapidement.
    Il parla du moment où il m’avait dit être seul et je compris de suite qu’elle allait être la suite. Je le laissais finir pour voir quelles explications il allait me donner. Bien qu’elles soient convaincantes elles eurent le don de m’énerver et surtout de me décevoir. C’est sûr qu’il n’avait pas été clair et sa façon d’agir n’avait pas démontré qu’il avait une petite amie… Car c’était bien ce qu’il venait de me dire !



    *Bah le voilà le truc qui cloche !*


    - oh ! dis-je simplement et doucement dans un premier temps.



    Le retour de Jeff me permit ensuite de reporter mon attention ailleurs quelques instants. La petite boule de poil ayant sauté sur mes genoux, je la caressais en silence pendant environ une minute ou deux. Je ne comprenais pas pourquoi il m’avait embrassé… Tout son comportement était incompréhensible pour moi ! Pour être sincère, j’aurais voulu lui coller une bonne gifle et partir mais je ne le fis pas. Visiblement déçue, je regardais de nouveau Matthieu dans les yeux et repris la parole d’une manière des plus sincères sans une once de colère. Ma voix était toujours aussi douce…


    - Le fait que tu es quelqu’un dans ta vie et que tu m’aies tout de même embrassé mériterait une gifle ! Je sais que c’est un peu brusque comme commentaire mais je préfère être sincère... Il y a peu être un malentendu au départ entre nous mais ton comportement ne m’a pas laissé croire que tu n’étais pas célibataire. Si je l’avais su, jamais je ne t’aurais demandé ce baiser. Je marquais une courte pause. Tu as voulu savoir pourquoi je t’avais demandé ça ! Tu dois avoir compris que c’est parce que tu me plaisais. Pour ma part, j’aimerais savoir pourquoi tu m’as embrassé alors que tu aurais du refuser !


    Je me taisais quelques instants avant d’ajouter simplement.


    - Pour l’invitation que je voulais te faire je ne sais pas si ta petite-amie apprécierait…
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Jeu 4 Juin - 15:09

*Je le crois pas, je le crois pas, je le crois, c’est pas croyable, c’est pas possible, c’est inconcevable, tout bonnement surréaliste…Et si au lieu de me balancer des jérémiades en tout genre tu te décidais à m’expliquer quel était ton problème ? Tu sais, moi ça m’avancerait beaucoup plus de savoir ce qui te dérange tant. Ce qui est si incroyable…Mais toi pauvre tâche…Pauvre tâche ? Je croyais qu’on était d’accord pour dire que l’on ne s’insultait jamais directement mais que par le biais de piques ? Et puis je n’ai rien fais qui était impossible j’ai simplement fais ce qui devait être fais…Ah oui et comment tu expliques ton irrationnel comportement avec cette jeune femme ? C’est mon imagination peut-être ? T’es une pauvre tâche…Et moi qui pensait que tu espérais qu’elle me demande quelque chose comme un baiser pour pouvoir « t’occuper d’elle » toute la soirée…Justement ! C’est précisément ce que j’avais prévu de faire figures-toi…Et tu voyais ça comment ? Par simple curiosité…Et bien elle et moi aurions gentiment commencé debout devant ce canapé. J’aurais posé mes lèvres sur les siennes, mes mains sur ses hanches, passant doucement sous son eau pour caresser très doucement sa peau…ok je suis pas sûr de vouloir en savoir plus tout compte fais, je pense que tu peux arrêter là, j’ai saisis ton message…J’en suis pas encore au meilleur mon pauvre, laisses-moi continuer, si tu savais ce que je prévoyais pour elle et moi. Enfin elle et toi, vu que techniquement ça aurait été toi, même si ça avait été moi, mais ça c’est assez dur à expliquer donc je vais reprendre…J’y tiens vraiment pas tu sais…Ah bah ça figures-toi qu’en plus à cause d’un con, maintenant ma soirée est foutue. D’abord la brune maintenant elle…Oui et là ça suffit, silence.*

Je devais le concéder, la jeune femme me plaisait plus que de raisons lorsque vous étiez en couple. Mais elle était comme cette étrange brune à qui je devais laisser qu’elle hantait parfois mes nuits. Elles dégageaient toutes deux une sorte d’aura qui semblait irrémédiablement, et je m’en plaindrais assurément si ce n’était pas aussi agréable, m’attirer vers elles. Si j’osais, j’aurais parié que la jeune femme face à moi avait du sang de vélane dans les veines, mais je n’étais pas particulièrement parieur. En tout cas pas pour de l’argent, je ne jouais qu’avec et pour une chose, ma vie, jamais pour autre chose. En tous les cas, il semblait que Dafné et moi nous plaisions réciproquement, mais comme toujours, j’étais le principal intéressé et le dernier au courant, ou le dernier à me rendre compte de ce que la jeune femme espérait entre elle et moi. Peut-être que je refusais de le voir pour une raison bien précise, peut-être simplement que je passais à travers sans réellement m’en rendre compte. Je devais cependant l’avouer, difficile de faire autrement, la jeune femme et moi n’attendions pas la même chose de la fin de la soirée. Peut-être parce que je me savais n’étant pas célibataire, et que j’avais légèrement « omis » de le lui signaler. En tous les cas, je devais avouer que si j’avais été célibataire et elle en couple, ça aurait été le seul et unique défaut que j’aurais pu trouver à la jeune femme. Et puis fallait-il nécessairement que les gens aient des défauts ? Oui nous aimions tous que les personnes en face de nous aient des défauts, ça permettait de les laisser à notre niveau. De nous sentir égal voir supérieur à eux. Nous avions nos défauts et nous aimions que les personnes que nous connaissions en aient. On apprécie les gens pour leurs qualités, on les aime pour leurs défauts. Vieil adage, toujours vrai ? Je ne voyais pas de qualité en Anna, devais-je douter de mes sentiments ?

Non je ne doutais pas de mes sentiments, je savais de quoi il retournait avec Anna, même si je devais avouer avoir quelque part honte de la façon dont je m’étais assuré de mes sentiments. C’était un jour un peu triste, ce genre de jour où on s’attend que la pluie tombe. Dans le parc de Poudlard, j’avais eu l’aide, pour ma surprise croyez le bien d’une élève de Gryffondor sympathique plus que de nécessité avec un bibliothécaire. Alors je ne doutais plus vraiment de mes sentiments. D’autant que c’était ironique de le dire, mais ce dernier baiser m’avait permis de pleinement réaliser la vérité à mon propos. J’aimais cette jeune femme qui était à Serpentard et je me rendais vraiment compte de ce que je venais juste de faire en embrassant cette demoiselle. C’est ainsi que j’eus ce soudain besoin qu’elle sache la vérité, besoin semblant soudainement devenu une obligation, dire la vérité à Dafné. Evidemment, je savais que cela ne se passerait pas sans dégât, il était certains qu’elle n’allait pas apprécier et je ne tenterais pas de faire de l’humour, comme je ne tenterais pas de passer sous silence mon couple.

*Et avec Anna ? Tu vas aussi lui dire à elle ? Moi, je suis toi, j’oublie ça. Enfin « ça », je veux dire j’oublie, Anna, je cède à la blonde, je profite d’une bonne soirée, voir très bonne soirée, Anna n’a pas besoin de le savoir…Ce n’est pas ce qui va arriver…Ah tu peux pas m’en vouloir d’avoir essayer…A toi non, à moi en revanche, je peux déjà m’en vouloir, Anna va me tuer…Et le terme est faible…Merci du soutien…Je suis simplement réaliste, au point où t’en es, ça changera plus rien…Je crois que si, et j’ai pas envie de le savoir…Remarque elle a pas besoin de le savoir, elle est à Poudlard, tu lui dis pas, elle saura pas…Oui mais moi je le saurais…Faut vraiment que tu sois masochiste, t’imagines que je cohabite avec toi ? Je suis masochiste aussi…Et oui.*

Dans un premier temps la seule et unique réaction de la jeune femme fut un « oh ! » de surprise. Ah ça, c’était sûr que ça n’allait pas passer comme une lettre à un hibou ce que je venais de lui dire. Evidemment, je donnais des arguments à la jeune femme, tentant tant bien que mal, non de m’innocenter, je reconnaissais ma faute, mais au moins de dédramatiser ce qui ne pouvait pas vraiment être dédramatisé. Je m’en voulais de ce qui était arrivé, mais il était un peu tard pour changer les choses n’étaient-ils pas ? Au moins si l’on pouvait dire, le pire avait été évité. *Le pire ?! Ca allait enfin devenir intéressant, une belle petite blonde, gentille et douce, c’est le meilleur qu’on a raté mon pote, ta sexualité c’est le Titanic, tout qui prends l’eau…Le Titanic ?! La vache la comparaison…Ouais je sais, j’ai déjà fais mieux, désolé mais là, je suis en pétard quoi. D’ailleurs je doute d’être le seul, tu vas te manger une baffe…Non c’est pas son style…Tu l’aurais pas volé…Je sais…La Baffe, la Baffe, la Baffe, la Baffe…Bon hey oh, c’est bon quoi…Toi tais-toi, ça t’apprendra, d’ailleurs maintenant j’ai ton surnom…Et je veux pas l’entendre…La Bavure, la Bavure, la Bavure…Tu régresses…Mais moi figures-toi que ça me fout en rogne de passer à côté de cette fille…Va falloir t’y faire mon pote.*

J’écoutais la jeune femme parler avec raison. Je mériterais bien une gifle cela était indéniable et je ne savais pas trop si j’appréciais qu’elle ne l’ait pas fais ou si j’avais préféré qu’elle ne le fasse. Elle continua en disant que je lui plaisais et que c’est pour ça que la jeune femme avait finalement décidé de me demander un baiser, comme elle me pensait en plus célibataire. Ah oui, beau, séducteur, souriant, joueur, mon seul défaut était donc d’être déjà pris. Je lui répondis d’un air un peu pincé:


- Ecoutes, je sais que j’ai fais une grosse connerie et que je vais payer doublement le prix entre toi et elle. Parce que oui je compte le lui dire, pas forcément te citer toi en particulier, mais je compte lui dire parce que je sais que j’ai fais une connerie et que je n’aurais pas dû. Mon comportement avec toi, je voulais être naturel, je ne voulais pas jouer un rôle. Les gens le font tout le temps et je me rends compte que ce n’est pas nécessairement mauvais finalement, c’est une protection. Pourquoi t’avoir embrassé ? J’ai cru deviner que ça faisait un petit moment que tu étais seule et je voulais te faire ce plaisir. Egalement parce que je me suis engagé à te faire un plaisir et que je ne suis pas du genre à me défiler. Enfin parce que je dois aussi être un peu…très con. Je marquais une pause, Dis toujours, je pourrais au moins me racheter à tes yeux…
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Ven 5 Juin - 7:44

    Qu’avais-je dit un peu plus tôt ?! Que cette soirée était des plus agréables ?! Oui… J’avais bien dit cela et je le pensais réellement. Pourquoi en aurait-il été autrement ? Ma soirée qui aurait du se passer au Ministère de la Magie et dans l’ennui avait une toute autre direction avec l’arrivée fortuite d’un tamia dans mon bureau… Tamia qui appartenait à Matthieu Vince-Lyrics, un collègue ministériel avec qui j’avais discuté une fois et que j’appréciais. Et apparemment c’était réciproque… De fil en aiguille la discussion était des plus plaisante j’avais décidé de proposer à Matthieu de la continuer autour d’un verre. Audacieuse me direz-vous ? Peut-être un peu ! Mais il n’y a aucune mal à aller boire un verre avec un séduisant collègue, célibataire qui plus est !
    Pourtant, les choses ne s’étaient pas passées de cette façon… Matthieu voulait ramener Jeff chez lui et m’avait alors proposé de l’accompagner. J’avais accepté… Après tout, pourquoi ne l’aurais-je pas fait ?! Je ne vois pas… La seule raison aurait pu être que par les temps qui couraient j’aurais du me méfier mais ce n’était pas le cas. Je savais que le Ministère de la Magie était infiltré par les mages noirs mais je ne pensais pas que Matthieu soit l’un d’eux… La soirée, toujours aussi agréable, c’était alors continuer chez le jeune homme…

    Une brève visite de son appartement m’avait fait apprécier encore plus le brun… Il avait lui aussi une attirance pour les objets moldus et j’étais alors tombée en admiration devant un Juke-box. De simples mots en compliments, Matthieu m’avait alors promis une faveur, quel qu’elle soit, après avoir douté de mes connaissances en termes de musique moldue avant de m’inviter à danser. Boire un verre à l’extérieur ne faisait plus parti de nos projets mais cela ne me dérangeait pas. Nous nous étions donc mis à danser jusqu’à ce qu’il me demande quelle faveur j’allais lui réclamer… J’eus une idée de suite mais j’hésitais à lui en faire part. Puis je m’étais jeté à l’eau en lui demandant un baiser… baiser qu’il m’accorda et qui fut fort agréable.
    Voilà en pourquoi je pouvais prétendre que ma soirée était agréable ! Cependant, comme je l’avais pensé à un moment elle était visiblement trop bien… Quelque chose devait clocher quelque part ! Moi ? Pessimiste ? Pas du tout… Mais je n’avais jamais eu de chance coté vie sentimentale ou dans mes relations avec les hommes. Voilà donc pourquoi j’avais ce genre de doutes. Doutes qui étaient fondés comme me le prouva la suite… Alors que je proposais une invitation à Matthieu, il avait accepté en prétendant vouloir me parler avant. Ce fut des aveux qu’il me fit… Il était en couple !

    J’avais beau me repasser la soirée en boucle dans mon esprit je ne voyais à aucun moment un signe qui aurait pu prouver qu’il avait une petite-amie. Incrédule, je n’avais rien pu dire face à ses aveux. Une chance pour moi, Jeff s’était décidé à revenir dans le salon qu’il avait quitté un peu plus tôt sans que je ne m’en aperçoive. Installé sur mes genoux le tamia profitait de mes caresses. Si j’agissais ainsi c’était pour éviter de coller une gifle monumentale à son propriétaire… car c’est bien ce qu’il méritait. Mais la douce jeune femme que j’étais n’agissait pas de la sorte. Je me contentais de regarder le jeune homme de nouveau et d’être sincère avec lui. Je l’interrogeais sur le pourquoi du comment il avait accepté de m’embrasser avant de reparler brièvement de l’invitation que je voulais lui faire.



    *Bien sûr que c’est plus une bonne idée… Il est casé ! Et puis est-ce que j’ai franchement envie d’y aller avec lui après ça ?*


    Je n’eus pas le temps de me répondre car Matthieu reprit la parole. Il savait qu’il avait fait une connerie et qu’il allait doublement la payer. Pourquoi doublement ? Parce qu’il allait en parler à sa petite-amie sans pour autant me citer. Il aurait pu le faire que ça n’aurait pas changé grand-chose… Je ne connaissais pas grand monde et sa petite-amie ne faisait sûrement pas partie de mes connaissances. Il tenta ensuite de m’expliquer son comportement mais ça ne m’aida pas… Au contraire ! Il avait cru que cela faisait un moment que j’étais seule et il avait voulu me faire plaisir… Mon regard se fit plus froid ! A l’entendre, il s’était dévoué pour satisfaire la pauvre célibataire que j’étais. La seconde explication était qu’il ne se défilait pas à ses promesses et qu’il devait être un peu con… voir même beaucoup.
    J’allais lui répondre mais il reprit de suite pour me demander de lui parler de l’invitation… Cela lui permettrait peut-être de se racheter à mes yeux. Reportant mon attention sur Jeff je repris la parole…



    - En effet… Tu dois être légèrement con, déclarais-je en le fixant ensuite. J’espère que tu trouveras des explications plus plausibles quand tu le diras à ta petite-amie. L’excuse de ne pas vouloir se défiler à ses promesses est très très légère selon moi. Pour le reste, ta façon d’exposer la chose pourrait presque me faire croire que tu t’es dévoué pour satisfaire une pauvre petite célibataire… Je marquais une pause. Non… Vraiment tu aurais du refuser. Les raisons pour lesquelles tu as accepté sont mauvaises. J’espère seulement que tu t’en rends compte.


    Je me mis ensuite à réfléchir à l’invitation que j’avais voulu lui faire… Il voulait que je lui explique de ce dont il s’agissait ! Mais j’hésitais… Il prétendait vouloir se racheter et il avait l’air sincère. Je me décidais donc à lui en parler.


    - Ma cousine se marie à la fin du mois d’avril… Je suis invitée et je n’ai personne pour m’accompagner. Comme j’ai pas envie de m’y rendre seule je m’étais dit que tu pourrais m’accompagner. Ça m’éviterait d’entendre les commentaires lassants de ma famille concernant mon célibat !
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Ven 5 Juin - 9:09

Et oui, c’était bien une très agréable soirée que je passais avec la jeune femme, loin des murs du Ministère et ce qui avait manqué d’être ma première soirée avec des heures supplémentaires au Ministère. J’étais surpris du déroulement de cette soirée, particulièrement surpris en réalité car je n’avais pas imaginé que les choses pourraient prendre la direction qu’elles avaient finalement prises. J’avais été tout premièrement surpris du comportement du petit tamia habituellement fort plus sympathique et écoutant qu’à ce moment précis. Comme j’avais été surpris du comportement de la jeune femme avec moi. Il y avait eu cette invitation à boire un verre, après tout, elle m’avait invité me pensant célibataire, quel mal y avait-il à boire un verre entre collègues ? Seulement voilà, je n’étais pas doué dans les sentiments avec les gens et je n’avais pas vu arriver cette énormité totalement de mon fait, je l’avouais. Tandis que je pensais simplement à une soirée entre personnes s’appréciant simplement, la jeune femme voulait voir notre relation être plus poussée, en quelque sorte un peu plus intime. Et comme j’étais un bon idiot incapable de me rendre compte des réalités, je n’avais rien vu venir et je n’avais désormais plus qu’à accuser le coup et subir le poids de mes conneries. Voilà encore une chose à laquelle je n’étais que peu habitué, assumer mes conneries. Comme tout le monde, j’en faisais, mais j’avais pris le pli d’en faire un minimum, notamment sur le plan émotionnel puisque je l’avais laissé en retrait. Là en revanche, j’en avais fais une énorme que je regrettais déjà.

Je me rendais compte de ce que pouvait ressentir la jeune femme ou plutôt, je ne me rendais pas vraiment compte je pense. J’imaginais comment elle devait se sentir, un rien humilié, quelque part déçu de mon comportement, surtout à sa place, je me serais sentis mal, très mal d’avoir été ainsi « manipulé ». Je ne l’avais pas voulu, ce n’avait pas été dans mes plans de séduire la demoiselle, loin de moi cette idée, je voulais une bonne soirée entre amis. Ca avait été le cas, jusqu’à ce moment où finalement je m’étais rendu compte que je n’avais pas été clair sur ma situation actuelle. Et si ce baiser que la demoiselle et moi avions échangé fut des plus agréables, force était aussi de constater que c’était une énorme erreur. Je le regrettais par rapport à Anna et par rapport à Dafné. Tout aurait été tellement plus simple si j’avais simplement dis « je suis en couple » au lieu de « je suis seul pour le moment » Comme si elle allait pouvoir deviner ce que cela pouvait signifier, c’était déjà tordu en soi de le vivre alors de le faire comprendre à quelqu’un. Pourquoi je n’avais pas pu faire dans le rapide et le violent, enfin violent, la jeune femme aurait surement compris que je puisse être en couple puisque c’était, parait-il, ce que tout un chacun cherche à faire quand il vit sur Terre en sa condition humaine. Cependant, désormais que tout était dis et de façon on ne pouvait plus clair, je devais avouer me sentir encore plus mal que lorsque Dafné ne le savait pas. J’aurais peut-être mieux fais de garder le silence. Et après ? Que ce serait-il passé après si nous avions finis par désirer nos corps ? Je me serais refusé à elle, qu’aurait-elle alors imaginé ? Que c’était parce qu’elle ne me plaisait pas ? Bien sûr qu’elle me plaisait. J’étais simplement un crétin.

Je crois que j’aurais autant préféré me prendre une bonne gifle de Dafné et elle « oubliait » le reste que cette situation dans laquelle je me sentais particulièrement mal à l’aise. Enfin, je crois que ça aurait été d’être à l’aise le plus affolant. Une fois de plus, je constatais que le petit tamia semblait là pour me sauver un tant soit peu la mise puisque, tranquillement installé sur les genoux de la jeune femme, il semblait capter la majorité de son attention. Certainement précisément parce qu’elle ne voulait pas me gifler. Pourtant cette baffe, je la méritais et de loin, je méritais de sentir la main de la jeune femme violemment frapper ma joue. Pour elle et ce que je lui avais fais, pour Anna et ce que je lui avais fais. Finalement taire la vérité n’aurait pas été plus simple ? Si bien sûr, mais il « fallait » que je le dise à Dafné, j’en avais eu le besoin, comme pour lui expliquer pourquoi nous n’irions pas plus loin. En faites je ne savais pas vraiment pourquoi je le lui avais avoué, par honnêteté, une de mes trop rares vertus. Elle méritait de savoir la vérité non ?

*Et bien et bien mon petit Matthieu, semble-t-il que tu te sois mis dans une position désobligeante, et si je t’aidais à t’en sortir ? Tu penses que j’aurais le droit à une soirée avec la brune de l’autre fois ? Ca me paraitrait justice rémunératrice non ? Allez, je peux t’aider à t’en sortir et tu le sais…Revenir dans le passé ? Je crois que c’est la seule chose à faire si tu veux mon avis. Eviter ce baiser et peut-être simplement éviter cette soirée…Menteur, tu as adoré cette soirée, tu as adoré passer du bon temps avec la jeune femme, ne le nies pas…Je ne nie pas, mais tu avoueras quand même que j’ai merdé avec ce baiser, je n’aurais jamais dû l’embrasser…Mais non t’as pas merdé à ce niveau…Bah tu m’étonnes, selon toi, j’aurais simplement dû coucher avec elle sans m’inquiéter…Bien sûr, bien sûr que tu aurais dû le faire, mais tu l’as pas fais, tu as su t’arrêter avant, ça montre une certaine force. Bon hey, entre nous, t’es pas encore invincible, mais t’es pas mauvais, t’as résisté…Après le coup de semonce de la brune, il fallait bien que je fasse gaffe…Ah la brune, t’aurais pas dû la laisser au stade de coup de semonce, cette nana, j’en suis sûr elle t’aurait fais passer une nuit d’extase, meilleure que toutes celles que tu as déjà vécu…Précisément c’est ce que je cherche à éviter…Alors la prochaine fois merdes pas en fixant les limites que pourra avoir votre relation, parce que c’est ça que tu as mal fais ici tête de nœud…Ouais…Et oui…Tête de nœud…Oui je sais, moi aussi ça m’a fais bizarre.*


- Légèrement ? J’aime cette fille et je t’embrasse quand même et tout ce que tu trouves c’est légèrement ? Je suis un sale con oui ! De ne pas te l’avoir dis, de t’avoir embrassé quand même, d’être si…faible…Tu n’es pas la première. Enfin si, la première que j’embrasse en étant en couple, mais ça a manqué déjà que je m’envoie en l’air avec une autre jeune femme. La vache…Et dire que c’est ma première petite amie et que je sais que l’aime. Je dois vraiment être un véritable connard pas vrai ? Je marquais une petite pause, Et pour être totalement franc avec toi, je ne t’ai pas embrassé parce que tu es la pauvre petite célibataire. Tu es attirante et désirable Dafné, et moi je crois que j’ai un problème d’attirance avec ce genre de jeune femme. Quoi que je risque prochainement d’être calmé.

Ca oui, je faisais confiance à Anna pour me calmer. La jeune femme n’allait clairement pas apprécier mon « j’ai embrassé une fille » qui ne viendrait surement pas comme ça, mais qui viendrait forcément dans une de nos future discution. La jeune femme en revint au sujet de son invitation et je lui répondis:

- Etant donné que je serais certainement véritablement célibataire à ce moment-là, connaissant un peu ma petite amie et anticipant sa probable réaction, je vais t’avouer que je viendrais. Tu me feras simplement savoir la date précise, et on luttera ensemble contre ta famille et ce qu’il pourrait dire sur ton célibat. Je ferais même un effort pour être bien habillé…
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Ven 5 Juin - 12:52

    Bon… Cette fois j’en étais sûre, j’avais la poisse au sujet de mes rapports avec la gente masculine ! A chaque fois que je m’intéressais à quelqu’un il fallait que ce soit un mauvais garçon, quelqu’un de casé ou bien les deux à la fois. Je n’avais eu qu’une véritable relation amoureuse digne de ce nom et elle s’était terminée à cause de la distance. Cette relation sérieuse je l’avais eu avec mon premier petit-ami. Nous étions restés ensembles jusqu’à la fin de notre scolarité… Après ça j’avais trouvé un poste de stagiaire au Ministère de la Magie français et lui un job en Bulgarie. Nous avions bien tenté de faire durer notre histoire mais la distance l’avait remporté sur la passion. C’est donc d’un comme un accord que nous avions choisi de nous séparer…
    Depuis, comme je viens de vous le dire, ma vie amoureuse était une vraie catastrophe. A croire que j’avais le don de m’intéresser à la personne qu’il ne fallait pas et ce, à chaque fois. J’en avais malheureusement une fois de plus la preuve ! Après un début de soirée agréablement plaisant voilà que Matthieu m’annonçait qu’il n’était pas si célibataire que ça ! Le pire c’est qu’il me faisait part de ce détail, qui n’en était pas un, après m’avoir embrassé ! Pourquoi avait-il fait ça ? Je me le demande… De mon coté il était clair qu’il me plaisait et il aurait au moins pu avoir la décence de ne pas me faire espérer… Car j’avais vraiment cru que je lui plaisais aussi ! Bon d’accord, c’était peut-être le cas mais cela ne changeait rien au fait qu’il était casé…

    Je me mis à regretter les conseils d’Isis ! Elle me conseillait toujours d’être plus spontanée et plus directe avec les jeunes hommes qui me plaisaient… Et voilà le résultat ! Par ma faute Matthieu avait trompé… Non ! Ce mot est tout même très fort. Disons que Matthieu avait abusé de la confiance que sa petite-amie pouvait avoir en lui. Euh… Mais pourquoi je culpabilisais ?! Il avait aussi abusé de ma confiance. Si j’avais su qu’il était casé ou si j’avais eu le moindre doute, jamais je ne lui aurais demandé cette faveur ! J’aurais oublié l’idée du baiser et serais sûrement directement passé à l’invitation au mariage ! Non vraiment je n’avais pas de chance… Et puis je ne savais plus trop quoi penser du jeune homme. Il m’avait menti… Certes pas de façon directe mais par omission. Cela dit c’était tout de même une façon de mentir ! Pour ma part, j’avais été sincère sur toute la ligne.
    C’est sûrement à cause des doutes que j’avais à son égard que j’avais choisi de reporté mon attention sur Jeff. Lui au moins ne me mentirai pas puisqu’il ne parlait pas ! Mais je ne pouvais pas passer le reste de ma soirée à caresser le tamia. Une autre solution était que je pouvais très bien déposer la petite boule de poil sur le cousin qui était le sien, récupérer mon sac et me tirer sans un mot après avoir ou non giflé Matthieu pour s’être fichu de moi.

    Cette dernière idée m’avait parue très tentante mais j’avais pourtant choisi de rester et de demander des explications. Après tout j’avais le droit de savoir pourquoi il avait agit ainsi. Je dois dire que les propos que tint Matthieu me déçurent légèrement. Embrasser une autre fille que sa petite amie pour ne pas se défiler devant une promesse est assez léger comme excuse. Et la suite ne me fit pas plaisir non plus… Mais bon ! Il avait l’air de vouloir être franc. C’était donc une bonne chose.
    Suite à ses derniers propos j’avais confirmé le fait qu’il était légèrement con. C’est là qu’il me reprit pour me dire qu’en réalité il n’était qu’un sale con. Je levais les yeux au ciel alors qu’il se dénigrait tout seul… Mais à quoi cela pouvait-il bien lui servir. Le mal était déjà fait ! Il me redemanda s’il était un véritable connard avant de reprendre son discours pour me dire qu’il avait déjà failli s’envoyer en l’air (ce sont ses mots) avec une autre jeune femme depuis qu’il était avec sa petite-amie. Et bien… Si c’était pas de la franchise ça ! Cependant cela me prouvait qu’il n’était pas si bien que ça au final… Mais la perfection existait telle en ce bas monde ? Je ne pensais pas. Cela voulait-il dire que j’excusais le comportement de Matthieu ? Oui, en partie seulement… Il avait commis une erreur mais au moins il le reconnaissait.



    - Disons qu’en effet tu as adopté l’attitude d’un véritable connard en te taisant sur ton couple… Mais je ne pense pas que tu sois quelqu’un de volontairement méchant... Tu as commis une erreur et comme tout le monde le sait, l’erreur est humaine.


    Je n’avais fait aucun commentaire au sujet du fait qu’il me trouvait attirante et désirable… D’ailleurs j’aurais préféré ne pas le savoir. Enfin bref… Matthieu repris la parole concernant mon invitation au mariage de Krystel et de Monsieur De Caprily. Il déclara qu’il serait sûrement célibataire à ce moment là et m’avoua qu’il voulait bien m’accompagner. Il fallait simplement que je lui dise la date. Il ajouta qu’il ferait un effort pour être bien habillé. J’eus un léger sourire…


    - Il vaudrait mieux en effet, dis-je en me penchant léger pour saisir mon sac. Tu ne vas pas assister à n’importe quel mariage. D’ailleurs ils n’arrêtent pas d’en parler dans tous les quotidiens depuis que l’annonce a été faite, expliquais-je en sortant l’invitation de mon sac. Mais c’est normal… Ce n’est pas tous les jours qu’un duc et une comtesse français viennent se marier en Angleterre… La cérémonie aura lieu le 27 avril, dis-je en lui tendant le carton que j’avais sorti de l’enveloppe.

    Spoiler:
     


    Il était évident qu’il aurait entendu parler de ce mariage… ou qu’il aurait au moins un article à son sujet. Comme je venais de lui dire ce n’était pas tous les jours que deux richissimes familles françaises venaient marier leur enfant au Royaume-Uni.
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Ven 5 Juin - 14:51

Solution première, assurément la plus dangereuse, mais celle qui pouvait s’avérer cependant la plus sécuritaire sur un avenir à court terme, ne rien dire à Anna. Estimation des possibilités et risques encourus. Bien évidemment, il se pouvait qu’elle n’apprenne absolument jamais rien, que nous passions un bon moment de notre vie ensemble sans qu’elle ne le sache et qu’au final elle l’apprenne dans bien des années pour finalement s’en ficher. Ca c’était le tout meilleur et le meilleur des cas. Sinon elle pouvait également l’apprendre beaucoup plus tôt et pas de moi, auquel cas là, mon silence serait payé violemment et encore plus que si je ne lui avais dis la vérité. Cependant il y avait la possibilité dans laquelle je ne plaçais cependant pas trop d’espoir, qu’elle ne sache jamais rien. La solution première est dangereuse, extrêmement dangereuse, mais dans le même temps peut-être particulièrement salvatrice. Et puis en plus de ça, ça reviendrait à lui mentir et comme je l’avais dis à Dafné, je n’étais homme à me défiler devant mes engagements comme mes responsabilités, possibilité éradiquée.

Solution seconde et je crois tout à la fois la plus dangereuse et la plus débile des trois, lui dire cela simplement, sans préparation aucune sur le ton de la discution. Je crois que là ce serait l’Enfer et pas le truc finalement pas si laid décris par Dante Alighieri, je parle du vrai machin infernal. Les buchers de l’Enfer, la torture, la douleur, la persécution, enfin tout le tsointsoin infernal de Satan et Lucifer quoi. Ce qui signifierait tout simplement la fin de mon couple. Dans le fond, c’était peut-être…Non c’était assurément ce que je méritais, mais la question était de savoir si j’avais le droit de tenter de sauver quelque chose ou pas de ce qui pourrait éventuellement subsister entre la Serpentard et moi ? Je doutais de pouvoir décider seul avoir le droit logiquement dans un couple il y a deux personnes et si, contrairement à ce que mon comportement pouvait laisser à croire, j’aimais Anna, je n’avais pas pour autant le droit de décider aussi pour elle que nous continuions ensemble. D’ailleurs elle ne me laisserait pas faire, elle avait son tempérament et je crois que « laisser décider pour moi » et « ne rien dire et accepter » ne faisait pas vraiment parti de son caractère. En tous les cas, et cela quoi qu’il arrive, Anna aurait la vérité parce qu’elle la méritait, elle devait savoir que je n’étais pas aussi incroyablement parfait que je pouvais le faire croire. Je n’étais jamais qu’un homme, avec ses forces, ses qualités et ses savoir, mais aussi avec ses faiblesses, ses défauts et son ignorance.

Solution troisième, un peu moins dangereuse, sauf quand on connaissait un petit peu Anna, il se pouvait que je lui dise la vérité en la préparant un peu à cela, quelque part en la préparant à lui apprendre qu’elle avait été trompée. Là en revanche il me faudrait tout premièrement trouver un guide de « Comment préparer sa petite amie au fait qu’elle ait été trompée » Et il ne me faudrait pas juste un volume mais toute la collection au complet, avec les éditions collectors et séries limitées en plus ! Comme pour la première solution, cela se voulait une décision très « quitte ou double » comme dirait un croupier à ce moment là. Je la préparerais, certainement balbutiant, hésitant et mort de trouille, à la fameuse nouvelle et là…Bien là je saurais si je suis célibataire ou si je suis encore en couple avec elle, même si vu le comportement de Anna, je ne miserais certainement pas sur la préservation de mon couple. Il eut fallu qu’elle m’aime vraiment pour que notre couple puisse supporter ça et je ne suis pas sûr que je mérite encore cet amour. Solution deux dangereuse pour mon couple mais meilleure chance que la première, rajoutez à cela l’honnêteté, solution probablement à maintenir.

La jeune femme me dit qu’elle ne me pensait pas volontairement odieux. Non je ne l’étais pas, je n’étais pas volontairement odieux, loin de moi cette idée ! Evidemment, je m’étais extrêmement mal comporté tant vis-à-vis de Dafné que d’Anna, mais de là à en devenir volontairement odieux, il y avait encore un monde. Je ne chercherais jamais à excuser mon comportement, j’avais agis ainsi que je l’avais fais, il n’y avait pas d’excuse, je n’en avais aucune à fournir à la jeune femme face à moi, et je sais aussi que je n’en aurais aucune pour Anna. Bien sûr on pourrait toujours me dire « et en plus tu n’as même pas d’excuses ? T’es vraiment un sale connard » En effet, je suis un sale connard, mais un sale connard honnête qui ne raconte pas des conneries tout en montant un char pour ne pas avoir à supporter le poids des conséquences de ces erreurs. Je savais que ça me couterait surement mon couple, comme je savais que ça me coûterait surement mon amitié avec Dafné, ou au moins une partie plus ou moins importante de la confiance qu’elle m’accordait, mais je préférais qu’il en soit ainsi. Et elle me disait que l’erreur est humaine, je répondis mi-agacé, mi-plaisantant:


- L’erreur est humaine ? C’est tout ce que tu trouves à dire ? L’erreur est humaine ? Je ne me pense pas supérieur à qui que ce soit, où capable de choses extraordinaires, mais ce qui vient d’arriver, ce baiser, aussi agréable qu’il fut, il n’aurait jamais dû arriver. Ce n’était pas une erreur, mais une suite d’erreurs. Ne pas t’avoir dis que j’étais en couple, m’être comporté comme un célibataire, avoir accepté de t’embrasser, une succession d’erreurs et de conneries oui.

Ma voix ne tremblait pas, mais intérieurement, tout me semblait soudainement si violent, si incompréhensible, si douloureux. Pourquoi ? Pourquoi alors que je pensais et que je m'étais juré de toujours protéger Anna je lui faisais ainsi du mal ? Bien sûr elle ne savait toujours rien, mais je savais déjà qu'elle souffrirait de ça, moi je souffrirais si elle me le faisait, « ne fais pas à autrui, ce que tu ne veux pas que l'on te fasse ». Je passais doucement mon doigt sur le carton que la jeune femme venait de me donner:

- Papier cartonné de bonnes qualités, dorures à l'encre fine et au vrai or si je ne me trompe pas. Assurément des familles qui ont de l'argent, quelque part également de la classe, une invitation qui semble « vous êtes convié, vous n'avez pas le droit de refuser ». Une très belle invitation. Le 27 avril ? Je suis désolé je vais pas pouvoir venir.

J'avais dis cette dernière phrase d'un ton triste et la mine complètement désolé:

- J'ai déjà quelque chose de prévu ce jour là, je dois accompagner une ravissante blonde à un mariage...
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Dim 7 Juin - 13:29

    Il est étrange de voir comme l’ambiance de ma soirée avait pu changer en quelques instants ou devrais-je dire en quelques mots prononcés… Il était toujours désagréable de se sentir rejetée mais d’apprendre dans le même temps que l’on nous avait menti, pour ne pas dire prise pour une idiote, c’était pire ! J’en voulais énormément au jeune homme que j’avais jusque là trouvé si charmant… Mais c’était normal après tout ! A cause de son comportement je l’avais cru célibataire et il n’avait rien fait que je puisse croire le contraire… Au lieu de cela il m’avait même embrassé !
    Voilà pourquoi ses aveux soudains m’avaient blessé… Certes, sa conscience était intervenue mais elle l’avait fait un peu trop tard à mon goût. C’est d’ailleurs pour cela que je demeurais silencieuse durant plusieurs minutes… Afin d’éviter d’avoir à faire face à Matthieu je me concentrais sur le tamia qui lui servait de colocataire. Regarder ailleurs me permettait de cacher ma tristesse et m’évitais de coller une gifle monumentale au jeune homme. Je ne savais pas pour je ne le faisais pas… Lui mettre une gifle ! Après tout il la méritait largement après ce qu’il venait de me faire. Mais je n’étais pas comme ça. Je savais qu’agir de la sorte n’aurait rien changé du tout et aurait même dégradé davantage notre relation. Relation qui était bien amochée pour le coup. Je considérais encore Matthieu comme un ami mais il avait perdu une bonne partie de ma confiance. Enfin… C’était mieux que la perdre totalement non ?!

    Le silence gêné qui s’était installé entre le brun et moi-même dura un temps que je ne saurais définir mais il ne me dérangea pas. Au contraire, il me permit de me ‘‘calmer’’ et sembla être un moment de réflexion pour ce qui concernait mon hôte. Je sus après ce à quoi il avait du penser durant ce silence… Il voulait avouer à sa petite-amie le fait qu’il en avait embrassé une autre. J’en déduisais donc qu’il avait dû passer en revue toutes les manières possibles et imaginables pour apprendre son erreur à celle qu’il aimait. Car je n’étais pas aveugle ! Il semblait vraiment amoureux de sa petite-amie.
    Une conversation reprit alors entre Matthieu et moi… Elle avait pour principal sujet ce qui venait de se passer entre nous et lui. Il se trouvait con et n’arrêtais pas de se dénigrer. Cependant, ce n’était pas ça qui ferait avancé la situation. Après lui avoir confirmé qu’il était bel et bien con je lui avais rappelé le proverbe qui disait que l’erreur est humaine. Il me répondit d’une façon que je notais mi-agacée, mi-plaisantant. Il me demanda si c’est tout ce que je trouvais à lui dire et j’hochais la tête en guise d’affirmation. Après tout je n’allais pas lui remonter le moral après ce qu’il m’avait fait !

    Il évoqua notre soirée comme une suite d’erreurs et je dus me rendre à l’évidence… Il avait absolument raison ! Mais il s’agissait de ses erreurs et non pas les miennes. Pour ma part je m’étais contentée de séduire un jeune homme que je pensais célibataire. Et s’il avait été franc dès le départ tout ceci ne serait jamais arrivé ? Bien sûr le fait que du sang de vélane coule dans mes veines avait peut-être joué en défaveur du brun… mais tout de même ! Les vélanes de ma famille étaient de bien lointaines parentes.
    Haussant les épaules à ses propos, je ne sus que répondre dans un premier temps et je me décidais enfin à lui dire ce que je pensais./i]


    - Ta principale erreur a été de ne pas me dire que tu étais en couple. Si je l’avais su tout aurait été évité… Enfin, avec des si on pourrait mettre Paris en bouteille. Ce qui s’est passé, s’est passé et on ne peut pas y revenir dessus. Il faut juste faire avec.


    [i]C’était ma façon de clore le sujet… Et déjà la conversation prenait une autre direction ! Je ne savais pas si c’était une bonne idée mais je venais d’inviter le jeune homme au mariage de ma cousine. Il avait accepté et se remit à faire de la plaisanterie qui me fit sourire légèrement. Tout en répondant à ce qu’il venait de me dire je lui avais tendu le carton d’invitation à l’union de Krystel et Julien qui m’avait été transmis.
    Passant ses doigts sur ce dernier il l’examina avant de déclarer que les familles devaient avoir de l’argent… C’était le cas mais je ne dis rien pour confirmer ses dires. Matthieu répéta ensuite la date en disant qu’il ne pourrait pas venir. Je le fixais en silence… J’allais ensuite lui dire que ce n’était pas grave mais il rajouta que ce jour là il devait accompagner une ravissante blonde à un mariage. Je levais les yeux au ciel et lui mis une légère tape sur l’épaule avant de sourire…



    - Hé ! T’as pas le droit de me faire ce genre de blague…


    Regardant l’heure je m’aperçus qu’il commençait à se faire tard. Doucement, je récupérais mon invitation et je fixais Matthieu de mon regard émeraude.


    - Il se fait tard, dis-je en rangea le carton dans l’enveloppe puis mon sac. Je vais rentrée.


    Sur ces mots je me levais du canapé après avoir déposé Jeff sur son cousin… Je lui offris une caresse en guise d’au revoir et me tournais vers Matt qui s’était levé à son tour. Il m’accompagna jusqu’à le porte et je lui faisais face une dernière fois avant de partir.


    - A bientôt Matthieu…


    Je déposais un léger baiser sur sa joue et transplanais chez moi.
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[Suite]   Dim 7 Juin - 15:26

Les choses n'étaient plus les mêmes désormais que j'avais dis à la jeune femme la vérité concernant notre relation. Non notre relation n'évoluerait plus ainsi qu'elle semblait le souhaiter vers quelque chose d'intime, ne serait-ce qu'à l'échelle d'une nuit. Pourquoi ne pas être intime à l'échelle d'une nuit quand vous étiez célibataire ? Cela était tellement pratique, deux personnes s'aimaient simplement pour une nuit, profitant l'une de l'autre pour une soirée, pour finalement le lendemain matin se quitter sans la moindre douleur et sans le moindre sentiment sinon un petit pincement au coeur que l'on avait toujours en pareille situation. je savais que ce soir, j'avais doublement gaffé, quelque part, et c'était ce qui me faisait le plus peur, sans vraiment m'en être rendu compte. J'avais tout à la fois tromper Anna et tromper Dafné. En pareille situation, je ne savais pas vraiment quoi faire, normalement cela ne devait pas arriver, après trois années à tâcher de faire complètement abstraction de mes sentiments, j'aurais dû ne pas m'attacher ainsi à une demoiselle, j'aurais dû ne pas lui laisser prendre autant d'importance pour moi et pourtant je l'avais fais. J'avais laissé Anna entrer dans mon coeur, je l'avais laissé pousser les portes si durement closes de mon coeur, c'était idiot, la jeune femme n'avait rien fais d'extraordinaire que d'être elle-même. Elle était simplement celle qui avait abattu les portes de mon coeur, de façon incompréhensible, mais nullement désagréable. Je revenais à la situation présente comme Dafné reprenait la parole pour me dire que j'avais fais une erreur en ne lui disant pas que j'étais en couple. Elle me rappela que tout aurait été évité si je lui avais simplement dis, comme si je ne le savais pas. Elle me disait qu'il fallait simplement faire avec ce qui était arrivé au lieu de revenir dessus:

- Je sais que ça aurait pu être évité. Je doute que ma petite amie fasse avec, ça m'étonnerait, mais comme dis, j'assume.

De toutes façons, il n'y avait désormais plus que ça à faire dans le cas présent non ? Le mal étant déjà fais, il était difficile de revenir dans le passé pour changer ce qui venait d'arriver. On ne pouvait pas impunément joue à revenir dans le temps pour améliorer son futur sans prendre des risques. Puis le voudrais-je vraiment même si je pouvais modifier ce qui m'arrivait ? Voudrais-je vraiment ne pas profiter de ce baiser avec Dafné ? Aïe réponse dangereusement douloureuse que celle qui me venait à l'esprit à cet instant précis car pour être honnête, j'avais apprécié ce baiser avec une force toute particulière, la jeune femme avait des lèvres douces. L'embrasser n'avait rien eu d'un supplice loin de là, elle embrassait même très bien pour être honnête. Alors qu'elle m'invitait à jouer le rôle de celui qui faisait qu'elle ne soit plus célibataire au mariage d'une personne de sa famille, j'acceptais bien volontiers. Avant de lui dire que je ne pourrais car j'avais déjà quelque chose de prévu à cette date. Ce que j'avais de prévu la fit lever les yeux au ciel puisqu'il était évident que je n'étais invité qu'à un mariage et que par une seule blonde. Ses yeux se levèrent au ciel alors qu'elle tapait mon épaule. Elle me dit que je n'avais pas le droit de lui faire ce genre de blague ce qui provoqua un sourire enchainé d'un rire amusé. Au moins je pouvais encore plaisanter.

La jeune femme récupéra son invitation qu'elle rangea dans l'enveloppe d'où elle l'avait sortis. Elle me dit qu'il se faisait tard et qu'il était temps pour elle de rentrer. Je hochais la tête en signe d'acquiescement. En gentleman, j'accompagnais la jeune femme jusqu'à la porte d'entrée après que celle-ci est saluée Jeff d'une dernière caresse après l'avoir reposé sur son coussin. Elle me fit face une dernière fois avant de partir et je n'étais pas vraiment de ce qu'elle allait faire, ni de ce que j'aurais aimé qu'elle fasse. Une partie de moi me disait qu'elle allait me gifler et quelque part espérait qu'elle le fasse. Une autre partie se disait qu'elle ne me giflerait pas et quelque se disait que c'était même amplement mieux ainsi. Je ne savais pas moi-même comment me comporter avec la jeune femme après ce qui était arrivé ce soir. Par chance, la jeune femme prit les devants, me saluant d'un « à bientôt » avant de déposer un baiser sur ma joue et de transplaner certainement chez elle. Je fixais quelques secondes le couloir désert, laissant échapper un soupir avant de fermer la porte et en me retournant vers mon appartement:


- Oui, à bientôt Dafné.

Désormais que j'étais seul, tout semblait bien différent. Tout prenait une autre dimension, je soupirais encore une fois, me rendant doucement compte que j'avais embrassé Dafné. Je me rendis dans la cuisine pour me faire un café, que je ramenais dans le salon où je m'assis doucement sur le canapé à côté du tamia. Je fixais le mur en face de moi, une étrange sensation grandissait en moi et ma langue n'avait de cesser de passer sur mes lèvres, mes dents mordillant parfois ma lèvre. Mon regard était perdu dans le néant, je pensais à tout et rien, à baiser, à Anna et l'amour que je lui portais. Je tenais la tasse brulante du café qu'elle contenait, mais je ne me rendais pas compte de la chaleur de la tasse,. Je portais le liquide à ma bouche, me brulant lèvres, langue, langue et gorge en buvant une gorgée du liquide. Etrange sentiment qui grandissait en moi tandis que mon regard continuait d'être dans le mur, mes lèvres s'ouvrirent:

- Je peux pas croire que j'ai fais ça. Drôle de façon d'honorer l'amour que je ressens pour Anna. Tu arrives à y croire toi ? Mon regard se posa sur le tamia dont la respiration régulière prouvait le sommeil, Toi t'en as rien à faire pas vrai ? Non bien sûr t'en as rien à faire. T'as un endroit pour dormir et tu n'es pas responsable de mes conneries. Puis tu ne comprends pas ce que je te dis et tu dors.

Je bus encore une gorgée de mon café, vidant finalement la tasse en entière, mon regard toujours fixement ancré dans le mur en face de moi. J'étais adossé au canapé, quelque part déprimé de ce qui était arrivé, ma tête tapa contre le haut du canapé quand je la laissais tomber en arrière, fermant mes paupières. Je fermais mes yeux parce que je sentais une sensation étrange dans mes yeux, je les avais sentis étrangement s'humidifier. Je commençais à réaliser ce qui allait arriver quand j'allais être honnête avec Anna car j'avais décidé qu'il n'en serait pas autrement. La jeune femme allait me faire passer, et à raison un mauvais quart d'heure, avant finalement de me quitter. Je ne le voulais pas, je ne voulais pas perde Anna. Avec cette fille, c'était comme si mes trois années à tâcher de ne pas laisser mon coeur s'exprimer, remontait soudainement. Comme si trois années de frustration émotionnelle s'était finalement placée en paquet entier sur la demoiselle. Je l'aimais et je l'avais trompé. Pour une première petite amie, je la gâtais assurément. Avec une violence qui me surprit autant que Jeff, la tasse, vide, vola contre le mur en face de moi. Je sentais une larme sur ma joue. Je venais de prendre conscience de la vérité, je venais certainement de perdre Anna...







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