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MessageSujet: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Jeu 28 Mai - 11:02

Une journée de plus qui se commençait et cela avec un sourire un peu pincé au coin des lèvres. J’avais pris l’habitude de voir le plafond de pierres grises et froides de Poudlard. De me lever en me disant que j’allais aller à la bibliothèque pour ranger des ouvrages, rencontrer ma petite sœur et lui faire un sourire, croiser Anna et lui frôler doucement la main. Des petits gestes, devenus avec le temps presque réflexe, sans réel valeur dirait certains, mais que j’appréciais. Et si c’était là les seuls rapports que je pouvais avoir avec Anna au sein de Poudlard, je savais qu’il me serait encore pire de ne plus la voir. J’avais pris une décision difficile, quitter le collège au risque de ne plus voir, ni ma petite sœur, ni ma petite amie. Du moins pas au quotidien car les vacances approchaient à grand pas, et je comptais profiter un peu des deux demoiselles. Ensemble cela paraissait un pari difficile, que je ne tenterais de toutes façons pas, mais séparé, juste avec une ou avec l’autre. Evidemment, je comprenais sans grand malaise et sans grand soucis que ma petite sœur ne soit pas particulièrement amicale avec Anna quand celle-ci lui avait pris son petit ami. Enfin après qu’elle ait été cocue pendant quelques temps. Douloureuse et complexe situation pour Anna que ainsi opposé à ma petite sœur. J’aurais pu la choisir, j’aurais peut-être dû. J’avais choisis de ne pas trancher entre les demoiselles. C’était égoïste et peut-être même très arrogant, mais je voulais les deux au près de moi. Simplement parce que je ne voyais pas ce qui m’empêcherait d’être avec Anna tout en aimant ma sœur comme un frère.

Enfin, c’était bien compliqué et aujourd’hui était une autre journée ensoleillée qui se commençait avec comme toutes les autres journées, cette chose qui ne sert à rien. Un matin. Comme à mon habitude, mon premier réflexe était de me lever pour ouvrir le volet de la chambre. Un vieux volet en bois qui, lui aussi fidèle à son habitude, couinait en s’ouvrant et ce malgré mes vains efforts tant magiques que moldus d’ailleurs. Après quelques secondes que mes yeux se fassent à la lumière extérieure, je pouvais me considérer comme réveillé, j’étais de ces personnes qui sautaient du lit et déjà prêtes à partir. Je m’habillais et me mettais un coup de rasoir, parfois quand la folie m’en prenait, tentant, là-aussi vainement, de mettre un peu d’ordre dans mes cheveux. Ces derniers se voulant aussi disciplinés qu’une armée de trolls dirigés par un troll autant vous dire que les coiffer étaient impossibles. Même la magie n’arrivait pas à leur donner un semblant de rangement et ce n’était pas faute d’essayer! Cette opération réalisée, il ne me restait qu’à avaler un café en lisant les nouvelles du jour. Quoi que avant il me restait encore à nourrir mon nouveau colocataire que j’avais recueilli il y a deux semaines de ça était à ce moment blessé dans un parc moldu. Du haut de ses treize centimètres, j’avais décidé pour la bêbête qu’elle s’appellerait Jeff le temps de notre collocation.

Finalement le rongeur s’était pris d’une surprenante amitié pour moi et moi pour lui. J’avais essayé de le libérer dans le parc, il revenait, comme attiré par la poche de ma veste. Alors j’avais pris la, très certainement insensée, décision que Jeff pouvait rester avec moi s’il le souhaitait. Je partageais donc ma vie avec un tamia qui, s’il disparaissait parfois pendant toute la journée dans le parc, était tous les soirs à nouveau présent dans mon appartement. Je soupçonnais le tamia d’avoir été abandonné puisqu’on ne trouvait normalement pas de tamia en Angleterre et qu’il était d’une hygiène soignée pour un animal normalement peu habitué à la vie en appartement. En plus de ça, il n’avait à ma connaissance rien rongée dans l’appartement, il ne fouillait pas les réserves de nourriture et s’avérait particulièrement intelligent et réceptif aux rares ordres que je pouvais lui donner. Le petit cousin qui lui était réservé sur le canapé semblait suffire à son bonheur, et puis il fallait avouer que la petite créature était des plus adorables. Elle avait son petit caractère et savait me faire remarquer que j’avais oublié de lui donner manger toujours avec cette technique seule et unique qu’elle avait de grimper sur mon épaule pour me mordiller l’oreille. Et c’était le cas puisque j’avais oublié de nourrir le petit rongeur. Je rattrapais mon tort en lui donnant un peu de nourriture pour rongeur. Là avait aussi été la grande question, comme nourrir le tamia ? Finalement la nourriture pour rongeur semblait une bonne issue puisqu’il ne s’en était jamais plaints!

Pourtant aujourd'hui, il persistait à me mordiller l'oreille, et je le pris dans le creux de mes mains, pour le voir s'en échapper et courir sur l'horloge murale que je n'avais toujours pas accroché. Je ne comprenais pas où le rongeur voulait en venir jusqu'au moment où mon regard se posa sur l'horloge. Effectivement, même en transplanant dans mon bureau au Ministère, j'aurais cinq minutes de retard. Je me levais pour passer ma veste, la petite bête semblant déjà parti, je tranplanais tranquillement devant le Ministère où j'entrais d'un pas calme et posé. Une quinzaine de jours que j'étais au Ministère et mes journées gagnaient enfin un peu plus en intérêt puisque j'avais finis de remettre de l'ordre dans tous les papiers de mon prédécesseur. Ce dernier, pas vraiment organisé et je crois plutôt bordélique, m'avait laissé des dossiers un peu partout, mais par chance une « notice » qui me guiderait dans le métier. Cet homme, j'avais décidé ainsi par son écriture, si il n'était pas très organisé dans son rangement, s'avérait, je pense du moins, un excellent inspecteur. Il y avait à la fois une ligne de procédure, des conseils divers et variés et même une méthode sur le comportement à avoir en fonction de la personne. Il était évident que mon prédécesseur avait anticipé sur sa retraite pour préparer autant d'instruction, mais je devais avouer en être content. Dans la pièce où j'officiais, qui était avant plutôt sombre et vide de meuble si ce n'était un vieux bureau en bois massif, un fauteuil peu confortable et un prote-manteau, la lumière était entrée, des meubles étaient apparus. J'avais commencé par changer le lustre plutôt hideux et qui n'éclairait presque plus pour quelque chose d'un peu plus récent et qui illuminait la pièce. Derrière moi quatre étagères qui arrivaient à hauteur de mon bassin pour ranger les dossiers. Le bureau avait été un peu retapé et avait retrouvé de son éclat, le fauteuil changer pour quelque chose de plus récent et plus confortable.

Il fut très rapidement midi et fidèle à mon habitude, je rentrais chez moi pour me préparer quelque chose, comme toujours me contentant d'improviser. Je prévoyais rarement ce genre de chose, je préférais improviser sur mon envie du moment. Le repas se passa seul, mais pas désagréable tandis que je réfléchissais à comment procéder avec la mort du Ministre. Le monde magique en avait été secoué et des sorts impardonnables avaient été utilisés, je me devais donc d'enquêter. Décidant qu'il était midi, je tâchais de mettre ça entre parenthèse, de toutes façons, il fallait d'abord que j'en termine avec le foutoir innommable que m'avait laissé le dernier occupant de mon bureau. Bon allez, reprenons un peu le boulot, et tâchons de ranger un peu ces dossiers. Une pile un peu plus légère que l'autre intéressa mon regard , je la mis de côté pour l'étudier un peu plus tard, quand j'aurais finis car j'avais décidé de finir aujourd'hui, peu importait ce qu'il m'en couterait en temps. Je n'en pouvais plus de ne faire que ranger. Cela se passa vite, mais en réalité pas mal de temps était passé et lorsque enfin il ne me restait plus que cette petite pile de deux, trois dossiers, il était vingt heures. D'un coup je comprenais Iliana et je comprenais pourquoi mon ventre commençait à me signaler la fin. Les dossiers pouvaient attendre demain non ? J'avais faim pour le moment, et plus la tête très reposée, mieux valait voir ça demain matin. Oh puis zut, je les emmenais pour le cas où je devais être trop curieux. Je transplanais vers chez moi, posant les dossiers sur la table basse de mon salon pour me faire un simple sandwich, je ne comptais plus trainer trop longtemps.

Allongé dans le canapé, je lisais le contenu des dossiers fort peu épais qui en réalité n'était que des notes annexes à des dossiers. Un nom apparu et je me sentis blêmir car je connaissais la victime et je connaissais les deux autres noms qui apparaissaient. Il y avait le nom de Sirius Black, le nom de Anna et le mien. C'était une note sur le jour où je rencontrais la Serpentard pour la première fois. S'il y avait une note qui correspondait à un dossier, alors il y avait un dossier sur cette affaire. Je me levais rapidement et passais ma veste pour me rendre à nouveau au Ministère, ça avait le déclic pour que j'y retourne déjà. Je transplanais une troisième fois vers le Ministère, me rendant dans mon bureau pour trouver le dossier de l'affaire. Juste une pochette avec une photo de Anna, une photo de Sirius et une photo de moi. L'image me fit sourire, celle que j'avais donné en arrivant à Poudlard. Le dossier ne contenait rien d'autre sinon cette note que je glissais entre les photos, posant le dossier dans le tiroir central de mon bureau. Verrouillant la porte du bureau derrière moi, je comptais rentrer, mais j'avais envie de découvrir les locaux quand il n'y avait que très peu voir aucune vie sinon les vigiles. Ma poche sembla soudain plus légère et je regardais devant moi un petit tamia que je connaissais:


- Tu es là toi ? Je parie qu'en plus tu as passé ta journée dans cette poche et...Où tu vas ?

Je me lançais à la poursuite de la petite créature qui se glissa dans un bureau encore éclairé. Oh bon sang, pourvu que ce ne soit pas le bureau d'un ponte où d'un type au mauvais caractère, il n'apprécierait clairement pas la plaisanterie. Il avait son caractère ce tamia, je l'avais dis non ? *Qui bosse aux relations internationales ?* J'avais un trou et j'entrais après avoir toqué pour voir Dafné Raybrandt, gentille et charmante demoiselle, au grand sourire. Elle semblait un peu surprise de ma visite et je repérais le rongeur qui grimpait le long du fauteuil de la demoiselle. Je savais ce qu'il allait faire, je me raclai doucement la gorge:

- Surtout ne paniques pas, il est très gentil, mais il a son caractère joueur.

A peine disais-je ça que le rongeur avait sauté sur l'épaule de la demoiselle pour lui mordiller l'oreille...
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Jeu 28 Mai - 13:43

    Une douce mélodie retentit dans la chambre du 123, Shepherdess walk. J’ouvris un œil pour m’apercevoir que la journée s’annonçait ensoleillée. J’en vins presque à penser qu’il était dommage d’aller travailler par un temps pareil mais je n’avais pas le choix ! M’étirant paresseusement, je me levais, enfilais un peignoir de satin turquoise et filais dans ma somptueuse salle de bains. J’observais les vêtements que j’avais choisis la veille et me décidais à troquer ma tenue contre une robe en soie fine de couleur bleu pâle. Lorsque ce fut chose faite je me glissais dans ma cabine de douche durant une bonne vingtaine de minutes…
    Une fois ce moment de détente fini j’enfilais la fameuse robe… Je superposais à cette dernière un gilet cache-cœur blanc. Enfin habillé et chaussée d’escarpins blancs je m’observais dans la glace tout en relevant mes cheveux blonds argentés hérités des vélanes de ma famille. Un chignon serait parfait pour cette journée printanière ensoleillée ! D’un coup de baguette je fus coiffée comme je le désirais et libérais seulement quelques mèches qui s’ondulèrent naturellement. Restait maintenant le maquillage ! Mais cela ne me prendrais que quelques minutes à peine… Je n’avais jamais été le genre de fille qui se maquillait beaucoup ! Je trouvais cela vulgaire. Un peu de fard à paupières rose pâle, du mascara noir et une pointe de gloss transparent sur mes lèvres naturellement rosée ! Voilà… J’étais prête !

    Une fois mon séjour dans la salle de bains je filais dans ma cuisine et me préparais un café que je posais sur la table. Avant d’oublier je récupérais la lettre que j’avais écrite pour mes parents la veille et la confiais à Neige, ma chouette. Lorsqu’elle ne fut qu’un point minuscule dans le ciel je partis m’asseoir à ma table. Tout en buvant mon café je lisais les nouvelles du jour puis je fis apparaître les dossiers sur lesquels je travaillerais ce jour.
    Trois d’entre eux provenaient de mes différents contacts bulgares et deux autres arrivaient tout droit de France ! Autant dire que j’aurais encore pas mal de boulot et que je ne verrais que très brièvement le soleil qui brillait à l’extérieur. C’est lorsque cette pensée me traversa l’esprit que je me dis qu’il était peut-être temps pour ma petite personne d’y aller. Changeant ma tasse, je me saisi ensuite de mon sac à main et vérifiais qu’il contenait encore quelques livres sterlings. Vous vous demandez pourquoi ? La raison est simple ! Pour me rendre au Ministère j’adorais emprunter les transports en communs moldus. Je trouvais ces grands bus rouges des plus amusants ! ^^

    Ce moyen de se déplacer était certes amusants mais il était également très lent ! Il me fallu une bonne quinzaine de minutes pour arriver à l’arrêt de bus qui lui se trouvait à cinq minutes à pieds de mon lieu de travail. Cependant, ce n’était pas, selon moi, un désagrément. Cela me permettait d’admirer le moindre recoin de Londres. D’ailleurs je commençais à être une habituée du quartier dans lequel se situait le Ministère. Je pris même le temps de réservé une table pour trois dans l’un des mes restos préférés.
    J’arrivais dans l’Atrium à 8h45 et dans mon bureau à neuf… Bah oui ! IL me fallait bien un bon quart d’heure pour saluer toutes les personnes que je connaissais et signaler à Nadine et Elise que nous mangerions dans un resto moldu le midi même ! Ma matinée passa très vite, trop vite ! Le temps que je réponde aux divers courriers bulgares, français et anglais que j’avais reçus il était déjà midi. Je n’avais même pas eu le temps d’ouvrir mes fameux dossiers ! Ce serait donc pour cette après midi car je filais déjà déjeuner en compagnie de mes deux collègues.

    Ayant toutes les trois un travail monstre nous ne restâmes qu’une petite heure à l’extérieur. Je dois avouer que j’aurais aimé profiter du soleil quelques longues minutes de plus mais cela n’aurait pas été des plus sérieux !

    13h10… De retour dans mon bureau ! Afin de me concentrer pleinement j’avais pris soin de fermer la porte de mon bureau. J’étais ainsi sûre et certaine de ne pas être dérangée. Mon travail avançait très vite mais pas assez à mon goût ! Il était près de 20h30 et je devais encore traduire une loi rédigée dans un charabia incompréhensible ! Son auteur avait mélangé de l’anglais et bu bulgare le tout saupoudrer de quelques mots russes ! Je poussais un léger soupir en me disant que je pourrais reporter ce travail au lendemain… mais j’y renonçais ! Autant le faire maintenant puisque je n’avais rien de prévu.
    Je filais cependant à la cafétéria me chercher un repas. J’optais pour un club végétarien, une bouteille d’eau et une verrine de fruits exotiques. Après avoir payé je remontais directement dans mon bureau sans prendre la peine de fermer la porte. Plus personne ne viendrait m’embêter à cette heure-ci. Tout en lisant le document que je devais traduire je mangeais mon sandwich…

    Dix minutes plus tard il était fini et je commençais mon travail sans toucher à mon dessert… Je m’accorderais une nouvelle pause plus tard !
    Cependant, contrairement à ce que j’avais pensé je n’étais pas seule ! En effet, alors que je finissais de traduire le deuxième paragraphe de cette satané loi quelqu’un frappa à la porte de mon bureau. Je fus surprise de voir entrer Matthieu… J’allais me lever pour le saluer mes ses paroles me surprirent… De qui parlait-il ?! Je n’eus pas le temps de lui poser cette question que quelque chose sauta sur mon épaule et me fis sursautée. Je sus immédiatement qu’il s’agissait d’un animal et ce dernier se mit à me mordiller l’oreille. Je ne bougeais plus et le laissais faire. Le petit animal cessa de lui-même et j’osais le prendre pour le poser sur mon bureau. Reportant mon attention sur le séduisant jeune homme je lui souris…



    - Heureusement que tu m’as prévenue ! Sans quoi j’aurais sûrement poussé un hurlement que tout le Ministère aurait entendu, déclarais-je de ma voix douce teintée de mon accent français. Il est à toi ?


    Après ma question, je reportais mon attention sur le petit rongeur que j’avais pris pour un écureuil… Visiblement ce n’en était pas un et si mes souvenirs étaient bons il s’agissait d’un tamia. Je souris en voyant que la petite boule de poil s’était posté devant ma verrine de fruits exotiques. Fixant de nouveau mon regard émeraude sur Matthieu je lui demandais…


    - C’est un tamia n’est-ce pas ? Je peux lui en donner un morceau ? En disant cela j’avais indiqué la verrine. Mais avant qu’il ne puisse répondre je me rendais compte que je n’avais même pas salué le jeune homme. Par merlin ! Je ne t’ai même pas salué ! Tu vas bien ?
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Jeu 28 Mai - 14:51

Là on pouvait dire que j’étais intrigué de chez intrigué par cette note. A tel point que j’avais avalé en vitesse mon sandwich sans me poser beaucoup plus de questions. Et direction directement le Ministère qui a cette heure, j’en avais la conviction serait désert. De nuit, c’était un endroit qui, s’il ne m’était pas devenu familier, aurait pu me paraitre hostile. De longs couloirs, de durs murs en pierre, le tout baigné dans une pénombre assez désagréable. Non, si je n’avais pas déjà connu cet endroit de jour, il n’aurait fais aucun doute que je me serais sentis particulièrement mal au milieu de ces couloirs. Par chance, je connaissais l’endroit et me trouvais un rien rassuré en voyant que les gardes qui veillaient le faisait avec sérieux puisqu’ils vérifièrent mon idée même si ils me connaissaient. Cela faisait plaisir de voir que les gens faisaient leur travail, c’était rassurant. Finalement peut-être bien que tout n’allait pas si mal dans ce monde. Enfin je ne savais pas trop, actuellement l’Angleterre magique nageait en eau trouble et moi je nageais dans des eaux troubles également.

Ma situation aurait pu être simple si ma petite sœur n’avait pas eu ce foutu caractère de mule têtue, bornée et obstinée que je connaissais bien pour moi-même avoir exactement la même saloperie de caractère! Au moins cela prouvait que nous étions du même sang, nous nous comportions de façon rigoureusement identique dans certaines situations. Quoi qu’il en soit, si j’avais réussi par un moyen quelconque à faire comprendre à la blonde que je n’étais pas entrain de choisir si j’aimais Anna ou elle, tout aurait été BEAUCOUP plus simple. Malheureusement, la jeune femme semblait ne pas vouloir comprendre, ou si elle comprenait, elle devait vraiment en vouloir énormément à Anna. Je savais ce qu’il y avait eu entre elles deux, l’histoire de la discordance, un garçon. Certains prétendaient que pour un homme dire « il y a une femme » devait trouver comme réponse « il y a toujours une femme ». Alors cela signifiait que pour une fille « il y a un homme » devait trouver pour réponse « il y a toujours un homme ». C’était logique et irréfutable non ?

Enfin quoi qu’il en soit c’était de là que partait toute l’histoire de mes problèmes actuels. Enfin problème disons plutôt des inquiétudes qui me guettaient actuellement puisque j’avais été contraint de laisser ma petite sœur et ma petite amie seules au collège magique. Enfin « seules », comprenez par là que cela voulait simplement dire que je ne pouvais plus être là pour elle n’importe quand. D’ailleurs même si j’étais resté, je doutais qu’une d’elles ne soit venue me trouver si quelque chose n’allait pas bien. Cependant, pouvoir avoir un regard sur elle, même de façon aléatoire, savoir précisément ce qui se passait dans le collège magique, tout cela n’était que des détails, mais au final, un ensemble de détails qui rendaient les choses étrangement rassurantes pour moi. J’aimais cette idée de ne pas être trop loin d’elles, l’illusion de la sécurité en quelque sorte puisque je me leurrais en me disant que si quelque chose tournait mal, je serais là. Mais j’étais à la bibliothèque toute la journée, si une des deux demoiselles se faisaient agresser, le temps que je l’apprenne et que je me rende sur place il serait trop tard. A cette pensée, il me revint l’image de Anna Sanders lors de notre toute première rencontre. Ce jour-là elle était allongée dans une ruelle, torturée, meurtrie et inconsciente. Drôle de première rencontre qui n’avait rien à voir avec notre relation d’aujourd’hui, mais surprenante rencontre quand même.

Alors que je relisais une énième fois les mots inscrits sur le petit papier concernant l’agression de Anna, je remarquais au bas à droite un petit écrit minuscule petit écrit que je tentais de lire. Tant que je sentais mes yeux me bruler, mais j’y parvins, copiant ce que je lisais sur une feuille à part et de façons bien lisibles. Avait-on écris des pattes de mouche comme ça quand on savait qu’un autre nous relirait. *Mais oui Matthieu, dans le monde magique on a parfaitement raison de se comporter ainsi figures-toi…Ah oui et qu’est-ce qui excuses ça ? Je me suis tué les yeux…Oui parce que tu es un crétin, mais ça c’est pas nouveau…Un crétin ? Je croyais que tu étais moi, ce qui fait de toi un crétin aussi non ? Vu ton arrogance, tu penses plus être Einstein qu’un crétin…Eh Einstein tu crois peut-être qu’il avait un poignet assez souple pour écrire comme ça ? Essayes de réfléchir pour changer…Mais non il a utilisé la magie pour réduire la taille…Bien vu…Oui et après ? Ca m’avance à rien… A rien ? La vache t’es vraiment con aujourd’hui…Expliques-toi…Il l’a réduis magiquement donc tu aurais pu...Lui faire retrouver sa taille…Exactement…Mais quel con…Je te l’ai dis non ?*

En attendant, ces pattes de mouche illisibles étaient en réalité un numéro de dossier que je m’empressais de chercher dans l’étagère où je le savais être quand j’entends un grattement habituel. Habituel certes. Mais très surprenant quand j’étais ici. Un rongeur au Ministère ? Je doutais que ce ne soit le fruit du hasard, et effectivement, ce n’était pas simplement le fruit du hasard, il s’agissait d’un tamia. Pas n’importe quel tamia, un tamia de Sibérie. Enfin si, un tamia de Sibérie ça pouvait être n’importe quel tamia, sauf que celui-là, je le reconnaitrais entre mille, c’était « mon » tamia, Jeff. OK j’avoue, je n’oserais jamais mettre un possessif devant le nom de l’animal, puisque je le considérais plus comme un ami que comme un animal de compagnie. Ah oui, j’étais seul dans mon appartement et quand venait un besoin de parler, j’avais tendance à parler seul. Du moins c’était l’impression que j’avais, mais étrangement quand je me parlais, le tamia semblait se mettre à l’écoute, plus surprenant encore, il semblait me comprendre!

Ce devait être il y a deux soirs de cela, le tamia était venu se blottir contre ma joue alors que j’étais allongé sur le canapé, racontant pour moi-même combien je me sentais seul. Il était venu me « faire un câlin » si l’expression pouvait s’appliquer, mais c’était ce qu’il me semblait le plus logique. Ce tamia était beaucoup trop humain à mon goût, mais je devais avouer ne pas m’en plaindre, il était adorable et je m’y étais fais plus que je ne le pensais. La demoiselle me remercia de l’avoir prévenu puisque je lui avais évité un hurlement que personne n’aurait pu rater puisque nous étions surement les deux dernières personnes présentes. Elle me demanda s’il était à moi, et j’acquiesçais d’un signe de tête. Elle me demanda s’il s’agissait d’un tamia et si elle pouvait lui donner un morceau de fruit. Et elle s’esclaffa ne pas m’avoir salué et me demanda comment j’allais, avec un sourire je lui répondis:


- Ca y est, je me souviens pourquoi j’avais tant apprécié notre première rencontre. Et je vais bien. Mieux maintenant que je sais que c’est toi qui occupe ce bureau et pas un ponte qui m’aurait trucidé pour Jeff. Jeff c’est la petite boule de poil qui m’a accompagné à mon insu. J’aime pas dire qu’il est à moi, je le vois plutôt comme un ami. Pour la nourriture, je pense que tu peux lui donner, c’est d’ailleurs ce qui a du le convaincre de venir ici. Je rajoutais avec un grand sourire amusé, Entre la bouffe et moi il a choisis. Enfin je peux pas lui en vouloir, il m’a permis de te revoir. Et s’il est venu simplement pour te voir, alors c’est qu’il a vraiment un goût pour les très jolis femmes. Je lui adressais un petit sourire honnête, Ca me fait plaisir de te revoir, tu as l’air en forme pour quelqu’un qui travaille tard…
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Jeu 28 Mai - 16:16

    Tout en étudiant mes divers dossiers je vins à penser que le Ministère pourrait presque me servir de demeure ! J’y passais le plus clair de mon temps. En effet, si mes journées de travail ne commençaient qu’à 9h il n’était pas rarement qu’elles se terminent après 22h ! Bien sûr ces longues journées ne m’étaient pas imposées par mes supérieurs et j’aurais pu faire comme le reste des employés… C'est-à-dire partir aux alentours de 18 ou 19h ! Cependant, je détestais quitter mon bureau en laissant des tâches non terminées et autant dire que ces derniers temps il y avait pas mal de boulot. Mais attention ! N’allez pas croire que je me plains de mon travail… Au contraire ! Je l’adooore.
    Grâce à lui, j’ai pu faire tout un tas de connaissances et je me suis vite sentie à l’aise dans ce nouveau pays d’accueil. Et puis je ne suis pas non plus 24/24h au Ministère. Il m’arrive de passer des soirées avec mes collègues de boulot et… et c’est tout ! Bah oui… Je n’ai pas de petit-ami ni même de famille aux environs !

    Ah non ! Je me trompe… De ma famille, il y a Sonia Raybrandt, ma tante. Mais ce n’est pas moi qui vais aller lui rendre une petite visite pour lui souhaiter la bienvenue. Pourquoi ? Tout simplement par qu’elle me dénigre autant qu’elle m’insupporte ! La concernant j’aie donc décidé de faire mon possible pour ne pas la croiser… Cela m’évitera de jouer les faux-culs ! Enfin bref… Il y a aussi Krystel, ma cousine ! Je ne l’ai vu que deux fois depuis mon arrivée et nos entrevues n’ont pas été des plus joyeuses. Durant la première, nous nous sommes faites attaquées au Ministère et durant la seconde elle rompait avec son petit-ami.
    C’est lorsque mes pensées concernant ma cousine me traversèrent l’esprit que je relevais la tête du dossier dans lequel j’étais plongée. Je n’avais pas vu la brune depuis le début de l’année alors que nous travaillions au même endroit ! Je vins à me demander comment cela se faisait-il que je ne l’ai encore jamais croisée. Surtout qu’il n’était pas rare que je croise de ses collègues dans mon département ! Soudainement, je trouvais cet état de fait étrange. Peut-être m’évitait-elle ?! Oui… Elle devait sûrement m’en vouloir à cause de mes gaffes !



    *Elle aurait raison… Vu la façon dont son ex a appris qu’elle avait été enceinte ! Y’a vraiment des fois où je devrais me taire…*


    Après m’être dit que je lui enverrais un hibou pour prendre de ses nouvelles dès le lendemain je m’étais ensuite replongée dans mon travail. Je n’avais relevé la tête de mes dossiers que lorsque je m’étais rendue compte que mon étage était étrangement silencieux. Très vite je m’étais aperçu qu’il n’y avait rien de surprenant à cela vu l’heure tardive. J’avais hésité à rentrer mais voulant finir mon travail en cours j’étais allée me chercher un en-cas à la cafète pour ensuite revenir à mon bureau…
    Ma traduction avançait bien jusqu’à ce que je reçoive une visite surprise d’un autre ministériel et de son compagnon. J’avais alors remercié Matthieu de m’avoir prévenu à l’avance que Jeff allait me sauté dessus ! Jeff était le tamia que je venais de poser sur mon bureau ! Matt commença par me dire qu’il se souvenait pourquoi il m’avait apprécié lors de notre première rencontre ce qui me fit sourire. Il m’expliqua ensuite que Jeff était pour lui une sorte d’ami qui préférait visiblement la nourriture à sa personne. Voilà pourquoi il avait dû se faufiler dans mon bureau…

    Avec la permission du jeune homme je saisissais un morceau de mangue et le tendais à Jeff qui s’en saisi immédiatement. Il s’installa ensuite dans un coin du bureau pour apprécier le fruit. Je reportais alors mon attention sur le brun qui tint des propos qui me firent rougir. Et oui… Les flatteries avaient cet effet sur moi. Je n’étais pas comme mon adorable cousine qui se pavanait dès que quelqu’un lui disait qu’elle était sublime…
    Enfin bref… J’espère que Matthieu ne remarquerait pas le léger rosissement des mes joues et lui souriais quand il me dit qu’il était ravi de me revoir en pleine forme. Observant le petit animal avec un sourire, je déclarais à l’attention du jeune homme…



    - Il est adorable ! Mais j’ai l’impression que son morceau de fruit l’intéresse beaucoup plus que nous à présent.


    Me décidant enfin à aller vers le jeune homme, je lui fis la bise pour le saluer réellement.


    - Je vais très bien et je suis moi aussi ravie de te revoir… Je marquais une courte pause avant d’ajouter. Tu trouve que je travaille tard mais tu es là toi aussi ! déclarais-je en souriant. Trop de boulot ou rien de prévu pour cette soirée ?


    *Je me demande s’il est célibataire… Il doit sûrement l’être pour rester aussi tard ! Euh… Je prends mon cas pour une généralité là ! Et puis pourquoi je pense à ça ??!!! Roooh ! Moi et ma curiosité alors !!!!*
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Jeu 28 Mai - 17:54

C'était ma première soirée aussi tard au Ministère, mais très honnêtement je trouvais déjà cela très sympathique. Enfin sympathique, ce n'était pas vraiment le mot que j'aurais utilisé puisque c'était plus par curiosité un peu maladive que j'étais ici que véritablement par agrément. Je voulais savoir à quoi renvoyait cette note concernant ma petite amie et son ex pouvaient envoyer puisqu'il y avait un numéro de dossier indiqué. Enfin ça je ne le découvrirais que plus tard. Je m'inquiétais pour le moment de ce qui concernait ce dossier et ce qui pouvait y figurer, après tout mon nom figurait bien sur cette note, je ne pouvais pas laisser ça de côté comme si de rien était. Si ça se trouvait, ce numéro de dossier était peut-être un indice flagrant et extrêmement important. Alors j'aurais aimé pouvoir voir ce dossier, j'aurais aimé avoir le temps de comprendre des choses. Pourquoi étais-je revenu encore ce soir ? Les choses n'auraient pas évolué demain matin à la première heure, et pourtant je ressentais le pressant besoin de venir voir de suite, je ne pouvais pas attendre. Ce n'était pas vraiment de l'impatience, mais plutôt comme une sorte de besoin soudain, ce genre de besoin contre lesquels il est tellement difficile de lutter, ce genre de besoins irrépressibles que rien ne calmera sinon de l'assouvir. Immédiatement bien sûr, on pouvait dire que mon besoin n'était certainement pas celui auquel les jeunes gens dans la vingtaine d'année avaient habitude. Sinon j'aurais certainement été dans un bar où un autre assez similaire où se trouvent des filles. Ce genre de besoins n'étaient pas chez moi une obligation, d'autant que là immédiatement, mes pensées étaient bien trop prises pour penser à une fille. Sauf Anna qui en ce moment hantait mes pensées car je la revoyais allongée dans cette ruelle de l'Allée des Embrumes.

Je ne savais pas vraiment comment évoluerait ma relation avec Anna, celle-ci avait déjà débuté de façon très étrange, alors de là à durer. Je l'espérais bien entendu, je le désirais, mais je doutais que cette relation ne soit vraiment saine pour la jeune femme en l'état actuel des choses. D'abord à cause de ses relations de nature déjà très tendues avec ma petite soeur. Ensuite parce qu'elle était pour le moment à Poudlard qui était, logiquement, devenu depuis les événement du bal de Noël, un lieu fermé où on n'entrait pas. Je ne pouvais donc pas aller la voir, d'autant que Dumbledore savait se montrer particulièrement protecteur avec ses élèves, et il me laisserait encore moins voir Anna. D'un certain côté cela me rassurait, cependant je constatais avec la mort du Ministre que les Aurors étaient incapables de protéger un homme. Aussi Dumbledore était un homme, comment pouvait-il penser pouvoir protéger tous les élèves du collège magique ? Il ne le pourrait certainement pas réellement ou que très difficilement. Les chances d'y parvenir étaient infimes, mais il fallait laisser à Poudlard que l'attaquer sans renforts internes seraient plutôt quelque chose de fou et de compliqué. Le collège était un vrai petit fort Alamo à lui tout seul, il était impossible d'y transplaner, impossible d'y entrer sans être repérée, sauf si vous aviez des personnes qui vous donnaient un coup de main depuis l'intérieur du château.

**Oui parce que tu crois toujours que les Mangemorts n'ont pas été assistés de personnes internes au Ministère pour parvenir à leur fin ? Tu crois vraiment que ça aurait été possible de tuer le Ministre autrement ? Il y a des vers dans la pomme Coco...Coco ? Comment ça Coco ? Et merci, mais j'avais bien remarqué qu'il y avait des vers dans la pomme...Oui je sais, même quand je l'ai pensé j'ai trouvé que ça sonnait bizarre...Oui en effet...Ah au moins tu as ouvert les yeux sur le Ministère, et pourtant t'as embarqué...Oui je crois que le ministère peut faire quelque chose pour la situation actuelle, le monde ne doit pas céder aux ténèbres...Whaou STOP! VA DE RETRO SATANAS. Ils t'ont méchamment bourré le mou les enfoirés...J'aime autant penser ainsi que de me dire que les Aurors à Poudlard sont des véreux qui n'attendent qu'un signe pour tuer des élèves...En même temps personne t'as forcé à t'embarquer dans l'histoire ministérielle. Remarques en général les pourris sont plutôt bien payés...Nop...Quoi nop ? T'es pas bien, ils sont rémunérés au risque, ça paye super bien...Je disais nop concernant le fait de devenir un pourri...Tu commences à me connaître, je l'avais même pas encore dis...C'était voyant...Crois-moi Matthieu, t'es pas monté dans un bateau costaud. Le Ministère c'est le Titanic, tout prend l'eau...Une chance que je sache nager...Putain t'es obstiné...Autant que toi...En attendant t'as le tamia qui se fait la belle...Arrêtes ton char, Jeff n'est pas là...Ca c'est que tu crois...Oh putain le tamia.*

Et voilà comment je me retrouvais dans le bureau de la charmante française. Une jeune femme adorable que j'avais déjà rencontré alors qu'elle me donnait des conseils sur le travail au Ministère. Une jeune femme charmante qui était venue spontanément et avec une extrême gentillesse, venue vers moi. En tous les cas, je ne me gênais pas pour flatter la jeune femme sur ce qui était pour simplement une vérité qui était passée du stade de pensée au stade verbal. La demoiselle avait donné un morceau de fruit au petit rongeur qui désormais ne se préoccupait plus que de la nourriture comme le souligna la jeune femme:


- Ne t'en fais pas, il te sera éternellement reconnaissant de ton geste. Je te préviens, il va revenir te voir et ce même si tu n'as rien à manger. Je te préviens par contre, il ne communique que par mordillement d'oreille.

je disais ça avec un sourire tandis que la jeune femme vint vers moi pour me faire la bise. Je me laissais docilement faire, répondait bien entendu ainsi qu'il le fallait. Sa question n'était pas si bête, effectivement elle était là, mais moi aussi. Je lui souris avant de lui répondre sans me rendre compte de l'interprétation qu'on pouvait donner à mes mots:

- Je suis seul en ce moment, et quelque chose m'a intrigué, alors je me suis dis que tant qu'à faire, je pouvais revenir ici pour jeter un oeil sur un dossier. Cependant j'ai été accompagné à mon insu par une boule de poil et finalement je me retrouve avec une accueillante française, je ne suis pas à plaindre. Je marquais une pause, Relations internationales ? Je dirais bien que je t'aide pour finir ce que tu as à faire, mais à part dire « je t'aime » en neuf langues et baragouiner l'allemand, je te serais très peu utile. En revanche, il se peut que Jeff parle le tamia...
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Ven 29 Mai - 5:53

    Même si rester tard au Ministère pour y travailler commençait à devenir une habitude je ne me plaignais pas… C’est un choix que je faisais délibérément et qui me satisfaisait. Qu’aurais-je pu faire seule chez moi lors des soirées que je ne passais pas en compagnie de mes amies ?! Rien de bien intéressant. Ma vision des choses aurait certes été des plus différentes si j’avais eu un petit-ami mais ce n’était pas le cas ! Cela faisait d’ailleurs un certain que j’étais célibataire. Bizarre non ?! Tous ceux que je croisais me trouvais très gentille et séduisante mais ça ne changeait rien au fait que j’étais seule ! A croire que je leur faisais peur.
    Cette pensée me fit sourire ! Comment ça je n’avais pas l’air de travailler ?! Ce n’est pas parce que mon esprit s’égarait légèrement que je ne faisais pas ce que j’avais à faire ! Au contraire, je travaillais vite et bien. Seule cette satanée loi allait être plus difficile à étudier mais cela ne venait pas de moi. Je restais persuadé que l’auteur de ce document ne devait savoir parler aucune des langues qui avaient été utilisées… sauf peut-être le russe ! Enfin bref, on se fiche un peu de cela.

    Ma soirée qui promettait d’être horriblement longue prit cependant un tout autre tournant avec l’arrivée surprise d’un tamia dans mon bureau et de Matthieu Vince-Lyrics. J’avais rencontré le jeune homme peu après son intégration au sein du Ministère. De nature spontanée et curieuse j’étais allée voir qui il était et lui avais proposé un café. Je lui avais alors donné quelques conseils pratiques au sujet du Ministère et nous avions ensuite discuté de tout et de rien. C’était le genre de moment de détente que j’appréciais… Surtout que j’évitais souvent la petite cafétéria à cette heure là à cause de certains bonshommes assez lourds si vous voyez ce que je veux dire…
    Rencontrer un charmant jeune homme avait donc été un véritable plaisir et le revoir l’était tout autant. Il me fit quelques compliments qui me firent rougir et je fus soulagée de penser qu’il n’avait rien remarqué ou que si c’était le cas il avait fait comme si de rien n’était. Ravie d’avoir un peu de compagnie j’offris un morceau de mangue à Jeff qui nous délaissa pour ce dernier…

    C’est d’ailleurs ce que je fis remarquer au brun qui se trouvait toujours près de l’entrée… Il m’expliqua que Jeff me serait alors éternellement reconnaissant et qu’il viendrait sûrement me revoir dans mon bureau à l’avenir. Il me signalerait qu’il avait fin par un léger mordillement à l’oreille… Un léger rire cristallin s’échappa de ma gorge à l’écoute de ses mots. Puis reportant mon regard émeraude sur mon visiteur nocturne j’avais déclaré…



    - Je serais ravie d’avoir de telles visites… Elles me changeraient de mes rendez-vous avec ces gratte-papiers râleurs ! Bien qu’ils ne soient pas tous ainsi !


    Depuis mon arrivée au Royaume-Uni et même si mon accent français était toujours très présent je m’étais familiarisée avec ma nouvelle langue. Mon anglais était moins soutenu ce que me rendais, selon l’une des mes collègue, beaucoup plus abordable. Je souris légèrement en pensant à cela et allait faire la bise à Matthieu. C’est là que je l’avais interrogé indirectement concernant sa présence ici. J’étais même venue à me demander s’il n’était pas célibataire pour rester aussi tard au Ministère. Si ce n’était pas le cas, je plaignais sa petite-amie !
    Matthieu déclara qu’il était seul en ce moment et que sa présence ici était justifiée par sa curiosité à l’égard d’un dossier. Il avait donc décidé de revenir jeter un coup d’œil sans savoir qu’il avait été accompagné par Jeff. Lorsqu’il prononça le prénom du petit animal je jetais un coup d’œil amusé à ce dernier. Matt, quant à lui, déclarait que cela lui avait permis de se retrouver en charmante compagnie. J’aurais pu lui retourner le compliment mais je le laissais continuer.

    Il m’interrogea au sujet de mon poste au sein du Ministère avant de m’avouer qu’il ne pourrait pas m’aider. Je ris de nouveau à la suite de ses propos. Vraiment cette soirée devenait des plus agréables… Moi qui pensais m’ennuyer fermement sur cette loi jusqu’à point d’heure voilà que je riais avec un jeune homme des plus sympathiques…



    - Je remarque que je ne suis pas la seule personne à être curieuse dans ce bureau alors ! déclarais-je en souriant. En ce qui me concerne, je ne vais pas me plaindre de ta visite. A choisir entre la traduction d’une loi bulgare et une discussion avec un charmant jeune homme fort sympathique le choix est vite fait… Je marquais une courte pause. Tu sais dire « je t’aime » en neuf langues ?! Je ne crois pas que je te batte et je ne pense pas que je sois capable de parler le tamia, finis-je par ajouter en souriant.


    Me rendant compte que nous étions toujours debout dans l’entrée de mon bureau je me dis que nous pourrions tout aussi bien prendre un verre… Après tout ma traduction était quasiment terminée et cela me changerait les idées d’avoir un peu de compagnie car je n’avais pas croisé grand monde aujourd’hui.
    Offrant un charmant sourire au jeune homme qui me faisait face je lui proposais mon idée…



    - Au lieu de rester planté dans l’entrée de mon bureau nous pourrions aller prendre un verre non ? demandais-je spontanément. Bien sûr, j’emporterais de quoi satisfaire l’appétit de Jeff, précisais-je en souriant en voyant qu’il s’était de nouveau posté devant la verrine. Enfin… Je propose cela comme ça ! Tu as peut-être d’autres projets.
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Ven 29 Mai - 7:57

Vous rendez-vous vraiment compte que je partageais ma vie avec un tamia ? Je crois que ça aurait fais peur à pas mal de monde de se retrouver à cohabiter avec un tamia. C'était malheureux d'en venir à ce constat, mais beaucoup de monde avaient peur des rongeurs quand pourtant ils étaient bien plus intelligents que les chiens et certains chats. Enfin c'était peut-être ce tamia qui avait simplement été bien éduqué, en tous les cas, j'avais, et je serais surement toujours, été très surpris de cette façon qu'avait le petit animal de revenir vers moi. C'était étrange et surprenant à la fois de le voir ainsi venir me voir, revenir me voir même quand je lui offrais devant lui une totale liberté dans le parc. Enfin bon, le tamia était plutôt amusant, je ne sais pas s'il le faisait volontairement où pas, mais il savait me faire sourire, voir même rire. Il avait un don tout naturel pour s'attirer des ennuis avec des choses très simples, comme le jour où je l'avais retrouvé, courant dans l'appartement pour échapper à un bocal qu'il avait fait tomber et qui semblait vouloir l'écraser. C'étaient souvent des situations plus que ridicules qui me faisaient sourire. Cependant le tamia n'avait jamais rien cassé et il était d'une compagnie bien agréable dans ce qui semblait être ma solitude quotidienne. En faites nous nous étions mutuellement adoptés et cela m'allait plutôt bien comme situation pour dire vrai. Lui trouvait apparemment aussi son compte, alors pourquoi ne pas co-exister?

J'avais redouté de vivre une soirée un peu morose et ennuyeuse, mais tout c'était amélioré avec seulement un tout petit dossier cartonné dans lequel se trouvait peut-être une quinzaine de feuilles. Cependant une de ces feuilles avait eu le don de réveiller toute ma curiosité puisqu'il parlait de l'affaire qui avait frappé Anna. C'était la première fois que je rencontrais la Serpentard et je n'aurais surement jamais imaginé que la jeune femme et moi serions en couple un peu plus tard. D'autant que Anna semblait bien dans son couple avec Sirius Black. Evidemment, je voyais le jeune homme différemment désormais que je savais qu'il n'avait pas eu de scrupules à briser le coeur de ma petite soeur. Lui aurait-ce été si difficile de dire à Evanna que leur relation était terminée plutôt que de s'amuser à « prendre » Anna en tant que maitresse avant de quitter, certainement violemment je n'en savais rien, ma soeur? Apparemment il avait choisis la façon dont il voulait que les choses aillent et j'étais dépité par ce comportement, le jeune homme était d'un pathétique terrible. *Parce que bien sûr toi tu sais ce que c'est la fidélité dans un couple...Oui euh non pas vraiment, ne pas tromper l'autre tout simplement...C'est plus compliqué que ça, mais tu finiras par l'apprendre.*

La française me ramena sur Terre d'un petit rire des plus agréables. C'était une situation plutôt étrange que la situation actuelle et se dire que tout partait d'un petit rongeur rendait la situation encore beaucoup plus étrange. Pas forcément moins agréable, au contraire elle l'était extrêmement, mais plus étrange. Enfin au moins la jeune femme avait pris l'apparition de Jeff plutôt bien ce qui me faisait plutôt plaisir. Au moins elle n'avait pas peur des rongeurs et plus importants, elle n'était pas un râleur de première qui irait se plaindre auprès de mes supérieurs concernant ce petit rongeur qui m'avait, à mon insu suivis:


- Normalement ces visites ne devraient pas trop se démultiplier, il ne vient pas avec moi normalement. Il me semble simplement qu'il apprécie le confort de ma veste et moi je n'ai pas fais attention en venant alors il s'est retrouvé là. C'est précisément à cause des gratte-papiers râleurs que je fais en sorte que Jeff ne soit pas trop souvent là.

C'était une chance que la jeune femme ne soit pas une râleuse qui hurlait en voyant un rongeur. Enfin même si ça avait été le cas, je pense bien qu'un regard de sa part, accompagné d'un petit sourire et elle aurait été toute pardonnée! Elle avait quelque chose, certainement ce que l'on devait appeler le charme « à la française », sorte de charme qui s'appliquait seule et qui était plaisant. Son petit accent français quand elle parlait donnait un petit plus au charme de la jeune femme. Son anglais était excellent, c'était indéniable, mais c'était également très agréable d'entendre cette petite teinte française. Moi, sous le charme de la jeune femme ? Ai-je fais seulement semblant de dire le contraire ? Non je ne l’ai pas fais, parce que je devais reconnaître que si la française semblait un rien rêveuse et un peu candide, cela le rendait encore plus attirante. Dans un sens amical…Enfin je pense…C’était ce genre de charme qui vous attirait vers la personne, simplement d’aller à sa rencontre. Puis une jeune femme aussi gentille et agréable ne devait pas avoir mille et un ennemis tout au contraire. C’était comme si toute la Terre, chaque personne pourrait aller vers elle pour lui. Ou peut-être que c’était seulement moi qui ne savait pas rester totalement insensible à un ravissant sourire et de jolis yeux féminins ? Je n’en savais trop rien, c’était ainsi et puis voilà, la jeune femme me plaisait.

En tous les cas, la jeune femme riait de bon cœur en me rétorquant qu’elle n’était donc pas la seule personne à être curieuse présente dans le bureau. Ca elle risquait d’être déçue si elle espérait avoir le monopole de la curiosité car j’étais moi-même assez curieux. Pas maladivement au point de vouloir tout savoir, mais j’étais curieux assez pour me poser des questions, et j’étais suffisamment téméraire pour oser les poser. La jeune femme eut un compliment pour moi auquel je répondis d’un simple petit signe de tête. J’avais noté que mon compliment n’avait pas laissé la jeune femme totalement indifférente et je devais avouer que cette idée me plaisait. Pas que j’aimais savoir avoir du charme, mais j’aimais voir les réactions des jeunes femmes aux compliments, surtout quand c’était un léger rosissement des joues. Elle sembla aussi surprise par ce que je savais et je lui répondais en souriant:


- Non, curieux je le suis aussi, quand à charmant et fort sympathique, je te laisse seule maitre pour décider, mais j’aime l’idée que tu me préfères à une loi. Petite pause, En neuf langues, mais très honnêtement, je n’ai eu l’occasion de le dire que dans une pour le moment et c’était ma langue natale. Pour ce qui est de parler le tamia, j’aurais bien dis Jeff t’apprendra, mais il ne parle pas beaucoup. Je ne l’ai jamais entendu. Mais il sait se faire comprendre, c’est, je crois, l’essentiel.

La jeune femme me proposa quelque chose qui je devais l’avouer me surprit. Pas que l’idée me déplaisait, mais je n’y avais même pas songé, en tous les cas, ce fut avec un grand sourire que je lui répondis:

- Un verre avec une ravissante blonde à l’accent frenchie si romantique ? Je ne saurais pas dire « non », en aucun cas. Va donc pour un verre. Mais ton petit ami ne va rien dire ?
Je veux dire une fille comme toi, quand on sort avec elle, on se doit d’être protecteur. Enfin, c’est la façon dont je vois les choses. Je ne suis pas particulièrement jaloux, mais si j’étais avec toi, je pense que je le deviendrais. Tu dois faire tourner bien des têtes sur ton passage…
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Ven 29 Mai - 11:46

    C’était fois c’était certain… J’avais complètement oublié le travail que j’avais à faire ou plutôt terminer ! Mais n’avais-je pas assez bossé pour aujourd’hui ?! La réponse était assurément oui. J’avais bouclé tout mes dossiers en cours et répondu à tous mes correspondants étrangers. Bien sûr, j’aurais pu dire ai jeune homme qui venait de faire une entrée improvisée dans mon bureau que j’avais du travail mais je n’en avais guère l’envie. Dernièrement toutes mes sorties ne se faisaient qu’entre filles et dans mon département la moyen d’âge du personnel masculin dépassait les 35 ans ! N’allez pas croire que j’insinuais que mes collègues étaient de vieux croulants… Loin de là ! Mais il ne fallait pas oublier que je n’avais que 19 ans et qu’en plus de cela la plupart des ces messieurs étaient mariés et avaient des enfants !
    Certaines que je ne citerais pas ne se seraient pas gênées pour autant mais je ne faisais pas partie de cette catégorie de jeunes femmes ! Le genre catin n’avait jamais été le mien… mais cela ne voulait pas non plu dire que j’étais non plus une des ces prudes qui se réservent pour leur mariage. Enfin bref ! Tout ça pour dire que voir débarqué un séduisant jeune homme dans mon bureau était assez plaisant…

    Le plus agréable était aussi que je le connaissais déjà ! Bah oui… Ma réaction aurait été tout autre si un inconnu avait débarqué à cette heure ! Mais comme je le disais, je connaissais Matthieu… Nous n’étions pas les meilleurs amis du monde mais le peu de temps que j’avais passé avec lui m’avait fait l’apprécier. Nous avions déjà discuté autour d’un café un matin alors pourquoi ne pas réitérer l’expérience autour d’un verre ce soir même ?!
    C’était une idée ! Mais peut-être avait-il des choses à faire et je ne lui posais pas la question. Au lieu de cela je reportais mon attention sur le petit animal qui l’avait conduit jusqu’à mon bureau. Je le trouvais adorable et je souris en pensant que ma mère aurait poussé des hurlements terrifiés en l’apercevant… Allez savoir pourquoi elle avait toujours eu en horreur les rongeurs et ce, quel qu’ils soient ! Je voulais bien reconnaître que les rats d’égouts fassent froids dans le dos mais les hamsters et ce petit Jeff… Ils étaient tout bonnement adorables. D’ailleurs je le trouvais si mignon que je lui avais offert un morceau de fruits continu dans la verrine que je m’étais acheté un peu plus tôt…

    Après cela Matthieu et moi nous mîmes à parler du tamia… Il était incroyable de voir à quel point la présence d’un animal pouvait aider à la conversation… Pas que j’aie besoin de ça pour parler aux gens bien sûr ! Mais c’était un fait que j’avais souvent constaté. Lorsque le séduisant brun me dit que Jeff saurait où venir s’il avait faim je m’étais dite ravie d’avoir de telles visites. Cependant, Matthieu précisa qu’elles seraient rares car cela risqueraient de ne pas plaire aux gratte-papiers que j’avais mentionné juste avant ça. Avec un doux soupir j’eus une petite mimique de déception avant de sourire de nouveau…



    - C’est bien dommage ! Mais je suppose que c’est une question de logique… A quoi ressemblerait le Ministère de la Magie si des rongeurs ou autres petits animaux gambadaient partout dans les couloirs ? demandais-je amusée.


    C’est alors que je me rendis compte alors que je n’étais pas la seule à travailler aussi tard… Enfin, j’appris très vite que la présence de Matthieu était surtout du à sa curiosité. Je souris en déclarant que je constatais que je n’étais pas la seule à être curieuse… Je me demandais même s’il était autant que moi ! Si c’était le cas, il devait avoir connu lui aussi certains problèmes à cause de cela… N’était-ce pas ce qui m’était arrivé il y avait peu à Pré-au-Lard ?!
    Matthieu répondis qu’effectivement il était curieux… Pour ce qui était du fait qu’il charmant et sympa il me laissait le choix de le décider ou non. Je lui souris. Il m’expliqua ensuite qu’il savait peut-être dire « je t’aime » dans neuf langues mais qu’il ne l’avait dit qu’une seule fois et dans sa langues maternelle. Pour ce qui fut de la suite ces propos me firent de nouveau rire ! Un tamia en train d’apprendre à parler à un humain ??!! Y’avait vraiment de quoi rire ! ^^



    - Comme le dit ma mère, la curiosité est un jolie défaut si on en abuse pas, commençais-je par dire avant de continuer sur autre chose. Ravie que tu aimes cette idée et ma décision est déjà prise à ton sujet… Je te trouve bel et bien charmant et sympathique. Je marquais une légère pause. L’avoir dit une fois c’est déjà pas mal… Du moins c’est ce qu’il me semble. Et je suis d’accord avec toi concernant Jeff ! Il sait se faire comprendre.


    Aussi étonnant que cela puisse paraître j’avais ensuite pris les devants comme on dit et avais proposé à Matthieu d’aller boire un verre. Bah oui quoi ! Je préférais sincèrement passer du temps avec le séduisant brun plutôt que de traduire une loi bulgare… C’est logique comme comportement non ?! Surtout de la part d’une jeune femme célibataire !
    Cependant, je remarquais très vite que Matt parut surpris par ma demande et j’espérais ne pas l’avoir ‘‘choqué’’ en étant trop spontanée. Un sourire sur son visage vint me prouver que l’idée n’était pas si mauvaise que cela au final. Matthieu répondis à l’affirmative mais d’une façon qui me fit de nouveau légèrement rougir ! Je lui souris lorsqu’il parla d’un éventuel petit-ami qui aurait pu être jaloux… Sur ce point là il n’y avait aucun risque puisque je n’en avais pas !



    - Je suis ravie d’apprendre que tu ne puisses dire non, répondis-je en souriant , le regard pétillant. Et pour ce qui est de mon petit ami, il ne dira rien pour la simple et bonne raison que je n’en aie pas ! déclarais-je amusée. Visiblement, je ne dois pas plaire à la gente masculine britannique, finis-je par ajouter en prenant en air faussement attristé avant de rire. Je me taisais de nouveau avant de reprendre plus ‘‘sérieusement’’. Bon… Trêve de plaisanterie ! Et si on faisait ce que l’on a dit ?! Par contre tu veux aller dans un bar, pub ou simplement à la cafétéria ?
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Ven 29 Mai - 14:27

Vous voulez la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ? Si je n’avais pas vu un intérêt tout particulier à revenir et que j’étais revenu pour un dossier quelconque ne m’important pas, je ne saurais même plus vous dire pourquoi j’étais revenu ! Et non, je serais bien incapable de vous le dire car la vérité était là, la jeune femme était des plus séduisantes et très honnêtement cela faisait extrêmement plaisir de se retrouver en compagnie de pareille demoiselle ! Bien entendu les locaux du Ministère ne servaient en théorie pas au jeu de l’amour et de la séduction. Cependant il fallait bien distinguer un peu tout, il y avait l’amour, il y avait la séduction et il y avait le fait que ces locaux ne servaient normalement pas ni à l’un, ni à l’autre. Bien sûr l’amour ne se commande pas, mon couple en était la preuve la plus formelle et donc ces locaux pourraient avoir à subir ça. La séduction en revanche, ce petit jeu de regards, de sourires et de gestes qu’une personne pouvait avoir pour une autre pouvait en revanche être évité. Et de fait la séduction pouvait être évitée au Ministère si chacun y mettait du sien. Puis très honnêtement, cloitré depuis quatorze jours dans mon bureau, il n’y avait eu qu’une infime partie de risque pour que finalement je me mette à séduire qui que ce soit. Il m’arrivait de parler seul, voir de parler à des photographies lorsque j’ouvrais un dossier particulièrement épais, souvent sur une affaire épineuse, mais rarement la photo me répondait. Puis ce n’était pas des photos de femmes splendides, mais souvent des visages torturés, des plaies, cicatrices et blessures. Rien qui ne donne envie de faire du charme. Aussi me retrouver avec la blonde était plaisant !

D’autant que ce n’était pas n’importe qui, puisque je la connaissais déjà avant notre rencontre fortuite de ce soir. Nous nous étions rencontrés alors que je débutais ici. Evidemment, je débutais aujourd’hui encore du haut de mes deux semaines, mais les choses étaient différentes, j’allais enfin commencer quelque chose de plus intéressant que simplement du classement. Tout était fini depuis ce soir et désormais j’allais pouvoir commencer à enquêter avec en tête de liste, l’étude du dossier que j’avais soigneusement rangé dans le bureau. J’avouais cependant ne pas avoir la tête du tout à ce que j’aurais pu découvrir dans ce dossier. Non j’avais la tête occupée par cette rencontre un peu surprenante avec la jeune femme, mais que je trouvais agréable. La rencontre était agréable. La jeune femme très agréable, n’allez pas tout confondre hein ?! En tous les cas, je me demandais comment allait évoluer la suite puisque la jeune femme semblait être entrain de travailler quand j’étais venu, par le fait d’un tamia, la déranger. Surement voudrait-elle finir ce qu’elle avait entrepris, même si j’avais le sentiment que la demoiselle travaillait depuis un moment déjà. Certainement avait-elle à la base les mêmes horaires que moi, mais comme moi, elle semblait faire un peu de temps supplémentaire au travail.

D’ailleurs s’il n’y avait pas eu l’impromptue et inattendue présence de Jeff, je serais certainement entrain d’étudier ce dossier. Et la demoiselle serait toujours encore entrain de faire ce qu’elle avait à faire. Enfin je trouvais quand même que ce rongeur était une aubaine parce que je devais avouer que ne voir personne pendant deux semaines avaient tendances à rendre le temps long. Finalement partir n’avait peut-être pas été une aussi bonne idée puisque Anna me manquait et que je m’inquiétais du bien allé de ma petite sœur. Evidemment Evanna me manquait aussi et je m’inquiétais aussi du bien allé de ma petite amie. Je m’inquiétais plus encore de leur bien allé depuis que j’avais trouvé cette note concernant ma première rencontre avec la Serpentard. Pas glorieux et croyez-moi bien que j’aurais aimé à la rencontrer entre d’autres circonstances plus favorables pour elle comme pour moi d’ailleurs. La jeune femme ne manqua pas de me faire sourire avec sa remarque:


- C’est sûr que pour la crédibilité on repasserait quoi. Mais je suis sûr qu’ils s’amuseraient beaucoup dans la fontaine dans le hall d’entrée du bâtiment. En tous cas si j’étais rongeur à part dans ton bureau, c’est là que j’irais.

En tous les cas, la jeune femme m’avait fais très bonne impression en deux rencontres, bien que la demoiselle ne soit encore qu’à son tout début et que j’avais une certaine hâte de la voir évoluer. Je n’avais pas vraiment idée comment elle allait évoluer mais j’avais hâte de le découvrir car plus le temps passait, moins je comptais retourner à ce dossier et plus j’avais l’impression qu’il en allait de même pour la française. Peu importait comment la rencontre avait évolué, pourvu que la demoiselle et moi restions amicaux, tout m’irait sans le moindre problème ! Il faut dire qu’il était bien difficile de dire « non » à pareille jeune femme, en tout cas pas si elle vous faisait un beau sourire. Et je n’osais même pas imaginer si elle prenait ce regard de petit cocker battu. Vous savez cet air triste, avec cette mine défaite que les jeunes femmes savent avoir pour faire craquer les hommes. En tous les cas, la discution s’orientait un peu sur le travail de la demoiselle comme je faisais le curieux. Je voulais savoir ce que la jeune femme pouvait faisait, le bureau des relations internationales, cela me paraissait un nom surprenant. J’écoutais la jeune femme parler, elle parlait de sa mère et de la façon qu’elle avait de trouver que la curiosité était un joli défaut selon la façon dont on l’utilisait. Je ne pu que répondre d’un sourire aux compliments de Dafné avant lui dire:

- Tout le problème est là. Quand on est curieux on l’est toujours trop. Et notre curiosité va découvrir quelque chose qui attirera encore une fois notre curiosité et ainsi de suite. Du coup si on n’est pas totalement maitre de se curiosité, on peut se retrouver dans des situations, peu enviables. Je laissais une pause, avant de reprendre on ne peut plus ironique avec un sourire, Ne crois surtout pas que j’ai quoi que ce soit à faire du service des relations internationales, il n’y a que la demoiselle qui occupe ce bureau qui présente un intérêt.

Il fallait se méfier avec l’ironie car beaucoup de monde pouvaient avoir du mal avec. J’étais devenu avec le temps un inconditionnel de cet humour qui me plaisait parce qu’il permettait de séduire autant que de tourner en dérision des situations. L’arrogance était de tourner en ridicule la situation d’un autre, l’ironie était de savoir se tourner soi-même en ridicule pour être marrant. De ce côté-là je n’avais aucun problème à me faire passer pour un idiot pour faire sourire les gens. Pourtant je ne crus pas une seconde la demoiselle ironique lorsque finalement elle me demanda si je voulais prendre un verre avec elle. Je marquais une petite pointe d’étonnement en entendant la demoiselle m’inviter à boire un verre. L’idée me plaisait, j’étais complètement séduis bien sûr, juste surpris de la témérité de cette demoiselle, mais ce n’était pas pour me déplaire, loin de là ! La jeune femme se dit ravie que je ne puisse lui dire « non » avant de me dire qu’elle n’avait pas de petite amie. Je l’écoutais me demande si je ne préférais pas un bar ou un pub à la cafétéria, je lui souris:

- Je pense plutôt que tu n’as pas rencontré les bonnes personnes. Crois-moi tu es ravissante, pétillante et pleine de vie, tu as tout ce qu’il faut pour séduire. Je t’accorde que les britanniques ne sont pas toujours du meilleur goût, mais très honnêtement, l’accent frenchie…Je craque. Un signe de tête pour Jeff qui sauta dans la poche de ma veste avec juste la tête qui dépassait, Je ramène juste mon petit compagnon pendant ce temps tu n’as qu’à choisir où tu veux aller, un bar ou un pub, mais comme tu veux. Même côté moldu si l’envie te prends.

Je m’apprêtais à transplaner, et finalement je me ravisais, avançant ma main vers celle de la demoiselle et avec un sourire chaleureux:

- Ou alors tu fais un saut avec moi chez moi et tu nous emmèneras où tu veux aller…
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Ven 29 Mai - 16:37

    C’est grâce à ce genre de moments, de rencontres que je me disais que la vie était vraiment fabuleuse ! Elle était tellement pleine de surprises que je ne comprenais pas les gens qui étaient… comment dire… blasés ! Oui ! C’est bien le bon terme. J’avais un merveilleux exemple de ce genre de personne dans le bureau en face du mien. Il était occupé par un homme d’une trentaine d’année qui affichait toujours un air morose ! Jamais je ne l’avais vu sourire, ou même parler avec nos collègues. J’avais pourtant bien tenté de sympathiser mais il s’en fichait royalement ! A croire que son seul but dans la vie était d’attendre que celle-ci passe. Triste comportement n’est-ce pas ?!
    Pour ma part je n’étais pas du tout comme cela ! Je croquais la vie à pleine dents et considérais chaque nouveau jour comme une possibilité d’apprendre de nouvelles choses, de connaître de nouvelles personnes ou de croiser d’anciennes ou récentes connaissances. Et c’est ce qui venait de se produire en cette soirée qui avait commencée, avouons-le, tristement ! Bah oui ! C’est un peu triste de se retrouver à traduire un texte de loi seule dans un bureau lorsque l’on à peine 19 ans et surtout plein d’énergie à revendre ! Matthieu était donc mon sauveur de la soirée tout comme l’était le tamia qu’il considérait comme un ami.

    En parlant de cet adorable petit animal, il fut notre premier sujet de conversation de la soirée… Rien de plus normal car ce n’était pas tout les jours qu’on voyait un rongeur se balader dans les couloirs du Ministère de la Magie et encore moins vous sauter sur l’épaule pour vous mordiller l’oreille. Avais-je eu peur ? Pas le moins du monde mais il fallait reconnaître que Matthieu m’avait à sa façon prévenu de ce qui allait se produire. Une chance pour moi d’ailleurs.
    Ne sachant pas si le jeune homme comptait repartir de suite j’avais donc lancé la conversation. J’en avais réellement marre de cette fichue loi et parler un peu ne pourrait être que bénéfique à ma personne. Lorsque je fis allusion aux ‘‘problèmes’’ qu’engendreraient la permission de laisser courir des rongeurs dans les couloirs du Ministère je vis Matthieu sourire. Il me répondit alors que ce genre de permission en mettrait un sacré coup à la crédibilité de notre lieu de travail et j’étais tout à fait d’accord avec lui ? Il précisa cependant qu’il était certains que des petits rongeurs tels que Jeff se plairaient énormément aux abords de la magnifique fontaine de l’Atrium. Il ajouta même que s’il était un rongeur c’est là-bas qu’il irait ainsi que dans mon bureau ! De nouveau je lui souris…



    - Pour information Matt… je veux dire Matthieu, tu n’as pas besoin d’être un rongeur pour venir me rendre une visite de temps en temps dans mon bureau, déclarais-je spontanément. Et pour ce qui est de Jeff, tu pourras bien l’amener en douce de temps en temps. Je ne dirais rien à personne ! Promis.


    En promettant j’avais mîmé une personne en train de prêter serment… C’est à cet instant que je me rendis compte que cela faisait longtemps que je ne m’étais pas si bien entendu avec quelqu’un et si vite… A l’exception d’Isis bien entendu ! D’ailleurs je vins à me demander, l’espace de quelques secondes, ce qu’elle pouvait faire ces derniers temps. On ne s’était pas vu beaucoup. Mais cette réflexion fut, comme je le disais, de courte durée. Bah oui ! Comment mon esprit aurait-il pu vagabonder alors que j’étais en si bonne compagnie ?! Et encore le terme était faible… Je trouvais Matthieu très plaisant et ce, sur biens des points. Il était sympa, drôle, curieux aussi mais surtout très séduisant. Du moins c’est ainsi que je le voyais…
    Et plus notre conversation avançait plus ce point de vue se confirmait. Vraiment, cette soirée devenait des plus agréables qui soit. Matthieu sourit alors quand je lui expliquais de quelle façon ma mère voyait la curiosité. Il me dit qu’elle avait raison. Le plus dur avec la curiosité c’est de ne pas en abuser. Comme toutes les bonnes choses me direz-vous ! Mais cela est plus facile à dire qu’à faire.

    Matthieu continua en souriant mais de façon légèrement ironique. Il déclara qu’il n’avait pas grand-chose à faire du département des relations internationales et que seule la personne qui occupait ce bureau était digne d’intérêt. De nouveau, un rire cristallin s’échappa de ma gorge. Il n’y avait pas à dire… J’aurais volontiers remplacé mon voisin du bureau d’en face par Matthieu ! Oui, je sais… C’est beau de rêver. Mais bon ! L’espoir fait vivre…
    Observant le séduisant brun quelques instants je me décidais à répondre à ses derniers propos.



    - Et bien c’est un bon début s’il y a déjà une chose ou devrais-je dire une personne digne d’intérêt dans ce département qu’est le mien, dis-je en souriant. J’ose espérer qu’il s’agit de moi ! ajoutais-je avec un sourire amusé. Mais maintenant que j’y pense et que l’on parle de département… Dans lequel travailles-tu ? Je l’ignore complètement ! avouais-je.


    Ah là là ! Qu’il était bon de pouvoir être en si séduisante compagnie ! Oui ! Je me répète… Je le sais ! Mais je le fais souvent quand je suis ravie. Cela étant dit, cette rencontre inattendue me plaisait tellement que je fis preuve d’audace en proposant d’aller boire un verre à Matthieu. Je fus encore plus ravie de la voir accepter mais je me rendis compte que je ne savais pas où est-ce que nous pourrions nous rendre. Je demandais alors au brun s’il avait une idée…
    Il commença par me parlé de mon célibat. Il déclara que je n’avais pas dû tomber sur les bonnes personnes et me complimenta de nouveau. Je souris, légèrement gênée par tant de flatteries ! Je fus ravie de l’entendre dire que mon accent le faisait craquer ! Par Merlin… Il y avait longtemps qu’un jeune homme ne m’avait pas parlé de la sorte ! Il faut dire aussi qu’il y avait un bout de temps que je n’avais pas parlé avec un représentant de la gente masculine. Le seul avait été ce jeune moldave prénommé Torben.



    - Que de compliments, dis-je en le fixant. Je ne vais plus savoir où me mettre si tu continues, avouais-je avec sincérité.


    Alors que je terminais ma phrase il fit un signe de tête à Jeff qui comprit de suite ce qu’il avait à faire ! Le petit animal sauta dans la poche de la veste de Matthieu et quelques secondes après l’on pouvait voir son adorable petite frimousse réapparaitre. Je souris alors que le jeune homme reprenait la parole. Il allait ramener Jeff chez lui ce qui me laisserait le temps de choisir où nous pourrions nous rendre par la suite. Il acceptait même de se rendre dans un endroit moldu… Je fus surprise ! Rare étaient les sorciers qui aimaient se rendre du coté non magique.


    - Je vais réfléchir alors…


    A peine je terminais ma phrase que je vis Matthieu se tourner de nouveau vers moi… Il me tendit sa main en souriant et me demanda si à la place de sa première proposition je ne préférais pas l’accompagner chez lui pour ensuite aller boire un verre ailleurs. C’était une idée assez plaisante… D’un coup de baguette je fermais le dossier se trouvant sur mon bureau et je pris la main que le jeune homme me tendait dans la mienne.

    - J’opte pour la deuxième proposition, répondis-je en le fixant avec un sourire.
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Ven 29 Mai - 19:14

En y repensant, je devais dire que ma soirée aurait été bien morose si je l'avais passé seul devant un dossier, qui certes m'intéressait au plus haut point, mais pas autant que la blondinette face à moi. N'allez pas imaginer que je dénigre la jeune femme ! Loin de moi cette idée car venant de moi, blondinette était à prendre sur le ton de la plaisanterie, c'était beaucoup plus affectueux que réellement dénigrant. C'était mon sens de l'humour, ma façon bien à moi de plaisanter et de rire. Preuve en était, la jeune femme dont il était question, Dafné Raybrandt, et bien c'était une blondinette. Déborah, le coup d'un jour de Amycus Carrow, elle s'était purement et simplement une blondasse. Voilà où était toute la différence entre les deux jeunes femme et les deux petits noms « affectueux » que je pouvais donner. En tous les cas, pour en revenir à la demoiselle, avec qui je m'étais retrouvé de façon plutôt impromptu et inhabituel puisque c'était le fait d'un petit rongeur que j'appréciais grandement, j'avouais que sa compagnie ce soir avait quelque chose de plaisant. Enfin un peu de patience, nous n'y étions pas encore, il faudrait déjà que je me décide à l'inviter boire un verre, mais dans le fond, si elle était restée aussi tard, elle devait avoir du travail. L'idée me passait tout naturellement, mais m'avait bien traversé l'esprit. Je ne voulais simplement pas la déranger. J'écoutais tranquillement la demoiselle, qui m'avait d'ailleurs appelé Matt ce qui ne manqua pas de me faire sourire, me dire que je n'avais pas besoin d'être un rongeur pour venir lui rendre visite. Une proposition pleine d'entrain et de spontanéité, à nouveau je répondais par un petit sourire. Sa proposition me fit sourire, elle promettait de ne rien dire si Jeff venait en cachette de temps en temps. Je lui répondais en mimant une grosse et mauvaise voix:

- Mademoiselle Raybrandt je ne vous félicite pas ! Inviter un rongeur dans ces locaux en promettant de taire son existence ! Vous êtes la honte de ce Ministère.

Je ne pus m'empêcher de rire à ma propre connerie, quel idiot je pouvais parfois faire. Enfin il fallait dire que de voir la jeune femme sourire était une récompense suffisante pour que je me fasse passer pour un idiot ! Et puis si tout le monde se prenait au sérieux, très honnêtement, je pense que je finirais par m'ennuyer et j'ennuierais tout le monde à ne pas le faire. L'Homme était déjà condamné à la plus morose des existences à devoir toujours travailler, alors pourquoi devrait-il en plus de ça toujours être sérieux ? Enfin la plus morose des existences, n'allez pas croire que la bibliothèque était un travail morose ! Loin de là, j'appréciais ce que je faisais comme j'avais d'ores et déjà le sentiment que j'allais apprécié ce que j'allais finalement enfin commencé à faire puisque désormais tout était rangé dans mon bureau. J'avais tâché de faire rentrer un peu de lumière dans la pièce triste et sombre qu'était ce bureau quand j'étais arrivé, j'avais mis un peu de vie, un ou deux détails personnels. Des choses qui étaient à moi et que j'avais appris à apprécier au fil du temps et de mes voyages. Il y avait un bonzaï qui avait mérité un repos calme et tranquille sur ce bureau après m'avoir suivis dans toutes mes péripéties à travers l'Angleterre. Enfin c'était des petits détails de ce genre mais qui avait un peu égayé le bureau, rien de plus personnel cependant que ce bonzaï. D'ailleurs je regrettais maintenant de n'avoir pris de photo ni de Evanna, ni de Anna, je n'avais aucune photo d'une des demoiselles, un tort de toutes évidences, j'y remédierais.

Je charriais la demoiselle et elle me répondait qu'elle espérait être la personne digne d'intérêt dont je venais de parler. Je lui souris avec un « hum-hum » de ceux qui signifiaient « va savoir !!! ». Et elle me demanda plus sérieuse cette fois-ci qu'elle n'avait absolument aucune idée dans quelle service je travaillais. Je lui répondis avec un sourire séducteur:


- Je suis formateur ici. Je suis chargé de formé des jeunes gens, c'est une tâche difficile, ils sont plutôt indisciplinés. Et puis il n'y a rien à faire, on a le truc pour le faire où on l'a pas. C'est ainsi. Enfin j'ai pas vraiment répondu, je les forme à la séduction. C'est le Ministère qui l'a demandé, pour paraitre plus beau quand on passe dans la presse. Je lui tirais rapidement la langue pour la narguer, Sinon quand je suis sérieux, je travaille au services des abus de la magie. Je lui adressais un petit sourire avec un oeil malicieux, Et pourquoi est-ce que ce serait toi la personnes intéressante dans ton service ? Si ça a rapport avec le fait que je sois là, saches que c'est entièrement la faute du rongeur et que jamais, oh grand jamais, et Merlin m'en soit témoin, je ne serais venu te voir. Qui pourrait avoir envie de voir une demoiselle dans la fleur de l'âge. Pff, pathétique.

Je prononçais ses derniers mots en réalisant un signe de dénégation de la tête, comme on le fait pour vraiment appuyer un ridicule. Puis ce fut un charmant sourire que je lui adressais. Et c'est là qu'elle me proposa un verre. Et moi qui avait hésité à le lui demander, enfin au moins cela témoignait que la jeune femme avait envie de boire un verre plus que de replonger dans les lois internationales qui l'occupaient habituellement. Nous arrivâmes sur le célibat de la demoiselle et ce fut sur elle un déluge de compliment tandis que la jeune femme souris, apparemment gênée de ses compliments. J'avais pensé tout ce que j'avais dis et j'avais dis tout ce que j'avais pensé. Ou tout ce qui m'était venu du moins. Je ne répondis rien à ce que dis la jeune femme concernant les compliments me contentant de hocher la tête en signe d'approbation. Pas de ma faute si les compliments venaient spontanément quand même ?! Je proposais à la jeune femme de réfléchir pendant que je ramenais Jeff chez lui, mais me ravisait et lui tendant ma main, je lui proposais finalement une solution plus simple, venir avec moi. Elle accepta en prenant ma main et avec un sourire.

Un petit craquement plus loin nous étions dans mon appartement. Dans le salon pour être exact. Entre le canapé et la table basse. Il n'y avait pas grand chose dans mon salon, mais ce qu'il y avait me suffisait amplement. Un canapé pouvant accueillir trois personnes et un fauteuil, une table basse et une bibliothèque assez remplie d'oeuvres diverses et en tout genre. Une oeuvre n'était pas vraiment rangé, elle dépassait, celle que je lisais en ce moment, une lecture assez compliquée que celle de cet italien, mais j'aimais son style. « La controverse de Valladolid ». Un classique selon ceux qui lisent beaucoup, un ouvrage que j'avais acheté dans une librairie moldu pour moi. Il y avait également un transistor moldu, ainsi qu'un jukebox tout aussi moldu, mais pour ce second, vous voulez pas savoir comment je l'ai obtenu. Derrière le canapé, la pièce était encore occupée par une grande table en bois et six chaises autour, ça l'ancien propriétaire me l'avait laissé. Un bar à l'américaine permettait de voir dans la cuisine, et il y avait trois autres portes dont celle de ma chambre, celle d'une seconde chambre qui n'avait jamais servi et la dernière pour les toilettes et douches. Je fis une rapide petite visite de l'appartement à la demoiselle, tandis que le rongeur se promenait joyeusement de mon épaule à l'épaule de Dafné. Revenus dans le salon tandis que le rongeur gagnait sa place sur l'oreiller posé sur le canapé, je souris à la Ministérielle:


- Et voilà pour mon petit chez-moi ! C'est pas bien grand et c'est très moldu, mais on est du côté moldu, alors j'ai pas vraiment le choix. Tu t'es décidée ?
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MessageSujet: Re: L'Ange, le Nouveau et le Rongeur...[PV=Dafné]   Sam 30 Mai - 12:03







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