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MessageSujet: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Jeu 22 Jan - 21:31

D'après Freud, tous nos rêves peuvent être sujet à une interprétation. Le psychanalyste allemand, certainement d'ailleurs l'investigateur de la notion de psychanalyse, avait cependant cette étrange tendance de tout, ou presque tout ramener à une notion de sexe. L'allemand expliquait que les rêves se trouvaient être l'expression de nos désirs profonds refoulés. C'est ainsi qu'il expliquait ou tentait d'expliquer, pourquoi presque tout lui apparaissait toujours ou presque toujours lié à une pulsion sexuelle que l'on se refuse. J'aurais bien aimé qu'il vive encore pour pouvoir le rencontrer. Cet homme qui soutenait que de ne pas rêver était un signe extrêmement positif car significatif d'un parfait état psychologique et moral. Un signe que le patient n'avait aucun problème avec lui-même, qu'il était en réalité parfaitement bien dans sa tête. J'aurais bien aimé qu'il s'intéresse à mon cas, je n'ai pas l'impression de me retrouver dans ce qu'il disait. Ou plutôt, je ne me retrouve pas dans ce que j'entends sur moi, les rumeurs, les ragots, ça ne colle pas avec ce qu'ils disaient de moi. D'après ce que j'entendais sur moi, je serais plutôt extrêmement inquiétant et certainement torturé par quelque chose. Je ne rêvais jamais en temps normal, pourtant mon rêve, toujours le même, avait commencé avec mon renvoi de Durmstrang. Etrangement, il revenait plus fréquemment ces derniers temps.

Je suis dans le hall de Durmstrang. Un grand hall donnant sur un escalier massif en bois sombre. Les tons sombres de Durmstrang sont présents partout. Tout est sombre dans ce hall, comme dans mon souvenir. Les murs sont de couleur sombre, l'escalier aussi, et la lumière n'a pour source que des torches accrochés au mur. Trop peu nombreuses pour éclairer vraiment l'endroit, juste illuminer un passage vers cet escalier devant moi. C'est étrange comme rêve, je ressens le froid du lieu, et je me sens bien, comme quand j'étais dans ce collège. Sorte de bonheur soudainement retrouvé. J'avance en direction de la seule porte visible, celle où les torches semblent vouloir me mener, juste en haut des escaliers. Le bois de l'escalier craque sous mes pas, et je prends lentement conscience de combien cet endroit et ce moment sont lugubres. Je n'avais jamais fais attention, même lorsque j'étudiais dans le collège. Les marches sont toutes passées, je suis devant la porte, et je pose ma main contre le morceau de bois. Je sens le bois de la porte, froid et dur sous ma main, sans que j'appuie, sans que je touche la poignet, très lentement, la porte s'ouvre. Une forte lumière s'en échappe, et c'est ébloui que je franchis le pas de cette porte. Pas de peur, pas de doute, je sais ce que je fais en choisissant d'avancer, je suis sûr de moi. La porte se ferme et je suis enfermé dans une pièce totalement blanche. Tout s'assombrit jusqu'à ce que la pièce soit dans une nuit parfaite. Un feu s'allume dans une cheminée, et la lueur des flammes se diffusent pour me découvrir une pièce que je connais. Le salon de mon enfance. Ma mère et mes soeurs apparaissent, j'ai l'impression de sourire quand elles me regardent. Mais elles lèvent leurs baguettes dans un geste unanime. Et tout autant synchrones, envoient vers moi un sort. Je le vois arriver, je le sens presque me toucher, et tout devient clarté absolue.

je suis de retour dans la fameuse salle blanche, et je sais déjà ce qui va suivre. Chaque fois pourtant, c'est comme si je faisais ce rêve pour la première fois. A nouveau, de cette même façon, la lumière s'estompe. A nouveau, je suis dans la nuit la plus obscure. Ceux sont cette fois des torches qui s'enflamment. Dans un balai, une à une, éclairant avec une netteté des plus surprenantes. La salle de cours où C'était arrivé. Dans cette salle, il y a trois personnes en me comptant. La jeune femme que j'avais aimé, toujours aussi radieuse. L'élève que j'avais agressé, toujours ce sourire de crétin en coin et ce regard mauvais du mec rejeté par une fille. Bien entendu, il y avait moi, fixant cette scène. Je vois les deux personnes, mais elles ne semblent pas me voir, pourtant elles ont toutes les deux un regard dans ma direction, sans me fixer. Le jeune homme s'en prends à la jeune femme, immédiatement ma main cherche ma baguette où elle aurait dû être, mais elle n'était pas là. Je m'approche d'eux mais chaque pas que je fais ne me rapproche pas de la scène. Je commence à courir, mais encore une fois, la scène reste à distance, comme si elle reculait comme j'avançais. Ou que je n'avançais pas. Je le vois se faire plus violent, il frappe la jeune femme au visage, une première fois, puis une seconde, une troisième et encore, et encore. Je ne sais pas combien de temps dure ce manège infernal, mais comme chaque fois je garde l'espoir d'une autre fin. Je ne peux que regarder la jeune femme à la merci de l'autre élève. Je sens ma colère grandir, et je ne peux que regarder ce spectacle, impuissant spectateur. Mes poings sont serrés si fortement que mes ongles ont arrachés la peau de mes paumes, je sens le sang le long de mes doigts, tomber en gouttelette sur le sol. Comme chaque fois, il saisit sa baguette, la posant avec une délicatesse malsaine sur le corps de la jeune femme. Je tombe à genoux, des larmes coulant sur mes joues, un regard de supplice pour l'homme à la baguette. Un éclair vert devant mes yeux, et comme chaque fois, je me réveille.

Je me réveille à Poudlard. Dans ce même lit où je dors depuis le début de l'année scolaire. Rien n'était vrai dans ce que j'ai vu. Mes yeux restent un moment rivés sur le plafond, absent de toute vie. Je finis par bouger ma main, la posant sur mes yeux. Je sens mon coeur qui commence à ralentir, il a fini de battre la chamade. Il n'a pas tellement l'habitude de s'emballer ainsi que ça avait été le cas. Durmstrang vous apprenait très bien à rester d'un calme complet, à commencer par l'excitation du petit palpitant. Comme chaque fois après ce rêve, j'étais en sueur et ma tête se trouvait débordante de questions. J'essayais, vainement, de vider ma tête de toutes ces interrogations. Pourtant il en était une que jamais je ne parvenais à chasser. Une question qui toujours restait, comme intouchable, comme protégée par la crainte qu'elle suscitait chez moi. Je savais que la jeune femme n'était pas morte, au moins ce n'avait pas été le cas ce jour-là. Pourtant chaque fois que je faisais ce rêve, je la voyais mourir. Ma question était une peur, ce rêve était-il simplement un bête sans vérité comme mille autres? Ou était-il un de ces rêves oh combien particuliers qui transmettent une vérité? Je redoutais que ce ne soit le cas. Je redoutais que ce rêve soir la traduction d'un instinct qui m'habitait. Et que cet instinct se réveillait parce que la jeune femme était vraiment morte. Aurais-je été informé si cela avait été le cas? Je ne sais pas, je ne pouvais qu'espérer que ce ne soit pas le cas. Depuis longtemps, mes sentiments pour la demoiselle s'était tue, où je cherchais à me persuader que ce soit le cas. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais depuis cette journée dans la volière, ce rêve revenait toutes les nuits. Je regardais l'heure, un peu plus de six heures, je savais que je ne dormirais plus. Ne restait qu'une chose à faire. Se lever.

C'était une autre journée presque ordinaire dans un collège magique presque ordinaire. Ces notions d'ordinaire servaient à désigner le collège. C'était une notion que j'utilisais souvent pour désigner ma situation ici, en Angleterre. Normal. Ou au moins ça paraissait normal. Plus dirais-je en tout cas que mes deux anciens collèges magiques. Entre Beauxbâton où le culte de soi semblait maitre mot d'ordre et Durmstrang où l'orgueil de chacun semblait devoir devenir son unique raison de vivre. Oui ce collège était à peu près normal, et j'étais l'étranger. Enfin j'avais pensé être un étrange dont personne ne saurait rien. Quelle idée de croire que dans un lieu d'enseignement où les élèves vivent ensemble en quasi permanence, une chose comme un double renvoi pourrait passer inaperçu. Je ne sais pas combien de temps il fallut que les gens l'apprennent, le découvrent où se le disent car le sachant avant. Il semblait cependant que les informations circulent vite et bien dans le collège anglais. Cependant, les autres élèves semblaient s'être acclimatés à ma présence, et puis j'avais suffisamment restreint le nombre de mes relations sociales avec les élèves pour que mon passé ne pose pas de soucis. Ma première véritable relation sociale se passa dans la volière quelque jours auparavant, lorsque Peeves eut la décente et magnifique idée de m'enfermer avec un couple de Serpentard et une Poufsouffle dans la volière. Ca avait été une sacrée expérience que celle-là. A ne pas refaire trop souvent assurément, ça ne se passerait pas chaque fois sans trop de casse.

Déjà la journée se terminait, et je retournais en direction du dortoir. Comme d'habitude lorsqu'on arrivait devant la gargouille qui barrait l'entrée, celle-ci avait une énigme pour la personne. Sorte de mot de passe dérivé. J'allais entrer quand la gargouille me signala qu'il y avait une lettre pour moi à l'entrée. Je jetais un coup d'oeil rapide pour voir une enveloppe cachetée d'un sceau que je ne connaissais pas. Un sceau qui m'était inconnu, une écriture qui m'était inconnue, le tout devant la salle commune et non pas dedans. Pas forcément quelque chose dont on pouvait dire qu'il n'y avait aucun risque, mais quel risque pourrait-il y avoir à ouvrir une enveloppe? *Quel mal y avait-il à aimer une jeune femme de mon âge? Celui d'une expulsion.* Je jetais l'enveloppe encore fermé sur ma table de chevet. Laissant tomber mon sac sur le sol, je m'allongeais tranquillement sur le lit, fixant à nouveau le plafond. Cette journée avait été spéciale, cela faisait plusieurs nuits que je faisais le même rêve, plusieurs jours qu'après ce rêve, je me posait des questions sur moi, sur elle, sur ma vie si il n'y avait pas eu toutes ces personnes. Que serait ma vie s'il n'y avait pas eu ma mère, mes soeurs, la demoiselle et cet élève? Peut-être serais-je dans ces bras, l'aimant de tout mon être. La vérité en avait voulu autrement, j'étais à Poudlard, les yeux scotchés au plafond à me questionner sur moi-même. Finalement, je fus trop intrigué pour passer outre cette lettre, et je me saisissais de l'enveloppe. Fixant une fois encore ce symbole marqué dans la cire. Non rien n'y faisait, je ne savais pas du tout de quoi il retournait avec cette image. Je décachetais l'enveloppe et sortait la lettre pour rapidement la lire. Une écriture sûre, étrangement mature pour celle d'un élève, tout est possible.

C'est ainsi que je me retrouvais dans les bas-fonds de Poudlard, déambulant dans les couloirs qui donnaient vers les cachots. C'était une situation un peu ridicule, mais je n'avais pas pour habitude de me défiler lorsqu'on me donnait un rendez-vous. La lettre m'indiquait que quelqu'un voulait me rencontrer et que je devais me rendre dans les cachots une fois la nuit tombée. Chance, l'astrologie permettait de savoir précisément à quelle heure le soleil était officiellement couché. J'étais donc «à l'heure» dans ces couloirs obscurs qui n'étaient pas sans me rappeler Durmstrang. Je me surpris à m'arrêter au milieu d'un de ces couloirs pour me retourner, et cherche quelque chose du regard. Je cherchais une personne pour être exacte, je la cherchais elle. C'était pourtant une évidence qu'elle n'était pas là. Elle était à Durmstrang, de l'autre côté de là mer, dans une forêt perdue quelque part en URSS. Je reprenais ma marche, me concentrant sur mon objectif actuel, trouver cette personne, où déjà me rendre au lieu indiqué. Quatrième porte de cachots, facile, il suffisait de savoir compter jusqu'à quatre en passant devant les cachots. J'y étais, devant cette fameuse porte. Je ne savais pas ce qu'il y avait derrière, ça pouvait tout aussi bien être une bonne surprise qu'une mauvaise. Ca pouvait être une personne qui voulait me parler aussi bien qu'un groupe de crétins cherchant des problèmes. Je ne pris pas la peine de toquer, ouvrant la porte pour entrer dans la salle. Une personne était présente, de dos, je fis quelque pas et m'immobilisa:


- Bonsoir...
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Dim 25 Jan - 18:43

    LA vie n'était qu'un éternel recommencement. Et pourtant, des tas de choses changeaient sans arrêt. Le changement, voilà la véritable constante dans l'univers, la seule chose qui, paradoxalement, ne changeait jamais. Je ne sais pas si vous suivez ce que je venais de dire, mais le fait était que le changement était la seule chose qui survenait chez chacun d'entre nous, et c'était la seule chose qui s'appliquait à chaque situation. Le changement, voilà un maître mot. Celui qui dit que sa vie n'a pas changé est sois mort, soit un menteur. Tout change dans une vie, tout change pour une personne. Du plus infime des détails aux plus importantes mutations, rien ne reste jamais intangible. Sauf quand on transgresse soi même les lois. N'était ce pas ce que j'avais fait en devenant immortel, rompant par là même le long cycle de la vie? Si, le changement s'appliquait à tout, et notre époque en vivait un actuellement, et un changement que tous les historiens futurs qualifieront de notable, rien n'était plus certain que cette affirmation. Il suffisait simplement de lire les journaux ou de voir le visage des gens dans la rue pour s'en rendre compte.


    Et la clé du pouvoir, ce n'était pas la richesse, ce n'était pas le talent, ce n'était pas une quelconque force ou faiblesse. Non, il s'agissait simplement d'une aptitude, fort simple. Elle se résumait tout simplement à savoir se positionner à l'avant garde du changement, à le modeler à son image, à le modeler selon nos envies, de s'en faire seul maître, de continuer, encore et encore, de maîtriser le temps et l'espace, afin que les changements ne soient que la consécration des efforts et des désirs de toute une vie. J'avais compris cela. Moi, Lord Voldemort en personne, allait défier le monde, et le changer à tout jamais. Je savais comment m'y pendre, j'avais su déjouer les secrets de la vie éternelle, ceux de l'invincibilité. La longue pratique que j'avais du secret et de la clandestinité n'avaient aboutit qu'à me rendre encore plus fort, encore plus redoutable. J'étais la némésis de toutes les civilisations basées sur les traditions et le pouvoir de quelques sorciers décatis.


    De toute façon, maintenant que j'étais arrivé ici, en Angleterre, avec toutes les armes dont je disposais, rien ne pourrait plus arrêter le changement que j'avais amorcé ici. Je pouvais déjà sentir que les vieux ressentiments et les vieilles rancunes se faisaient de plus en plus fortes au fur et à mesure que la rumeur allait grandissante que les mages noirs, les miens, étaient de retour. La majorité des « crimes » réalisés les derniers mois n'étaient pas de mon fait ni de celui de mes mangemorts, il ne s'agissait en fait que d'actes isolés mais qui avaient leur importance, car cela prouvait à tous mes détracteurs quel lien le peuple pouvait revendiquer avec mon mouvement! En effet, j'étais soutenu, par tous les sangs purs d'une part, tous les aristocrates et tous le bas peuple pauvre et frustré de se voir privé de son avenir par ceux qui n'avaient aucun droit sur leur destinée, les sang de bourbes, ces infâmes cancrelats qui ne faisaient que nous parasiter et affaiblir notre sang... Mais un jour viendra ou les sorciers seront de nouveau maîtres de leur destin!


    Et ce jour arriverait bientôt. J'en étais déjà à la seconde phase de mon plan de conquête en ce qui concernait l'Angleterre. Déjà, il y avait eu la première phase, celle entamée six mois plus tôt, qui avait été consacrée à acheter et corrompre, à amener à moi mes premiers fidèles et à acquérir quelconque duplicité de certains de « nos » dirigeants. C'était désormais chose faite, ce dont je ne pouvais que me targuer, en particulier par le simple fait que durant ces quelques mois mes suivants se comptaient par dizaines et mes plus fidèles, mes mangemorts, étaient déjà plutôt nombreux. Aujourd'hui était d'ailleurs un jour où je tenterais avant de réussir, d'amener une nouvelle recrue dans nos rangs. Mais je devais malgré tout rester prudent, car même si mes plans avançaient dans les délais et que certains « bonus » venaient agréablement faire avancer le reste de mes affaires, il n'était guère difficile de se rendre compte de la nature intrinsèque des récents avancements... Il faudra après tout attendre, attendre et voir.


    Mais aujourd'hui, je n'étais pas du genre à attendre. J'en avais appris un peu plus en ce qui concernait un autre élève de Poudlard, un nouveau, un français d'après mes renseignements. Trimbalé de Beauxbatons à Durmstrang en passant par un espèce de centre pour jeunes. Pas particulièrement pauvre ni désabusé, le jeune semblait plein de talents, et très enclins à devenir peut être, ce qui serait un agent prometteur. Décidé à se venger d'un amour perdu, il serait probablement malléable entre les mains de Bellatrix ou de Narcissa, qui pourraient lui apprendre les rudiments de ce que nous avions à faire, ainsi que de développer ses propres talents pour qu'ils servent au mieux notre cause. Mais rien n'était encore joué, tout restait à faire, et il me tardait que nous en arrivions à une petite discussion, sur l'éventuelle possibilité pour lui d'échapper à sa scolarité forcée de Poudlard. Pour ce faire, je me reposais sur la source de quelques renseignements mis à ma disposition, et aussi sur mon instinct. Je sentais qu'il y avait quelque chose dans cette affaire, qu'il y avait du potentiel à dégager dans l'affaire. Pourquoi pas, après tout, il me fallait du monde.


    Car même si la deuxième étape de mon plan consistait à révéler notre mouvement à la face du monde, ce qui avait été fait avec brio par un agent dormant, en quelque sorte, il n'en restait pas moins que mes mangemorts avaient besoin de bras, de monde. Il me fallait de quoi remplir tous les types de postes, les espions, les informateurs, les trafiquants pour faire rentrer ce dont nous avions besoin dans le pays, mais aussi des combattants, des « brutes » et de quoi protéger nos acquis. Je ne savais pas encore réellement de quel bois était fait Krysto Dantes, mais je m'apprêtais à aller le rencontrer. Je savais qu'il n'aura pas pu résister à la petite lettre que je lui avais laissé devant l'entrée de sa salle commune. Il aurait été intrigué, c'était obligatoire. Viendrait il? Oui, c'était probable. C'était même quasiment certain, car son esprit serait sans doute plein d'espérances pour lui se tirer de ce guêpier qu'était Poudlard. J'allais lui apporter la solution, mais il fallait avant tout le jauger, se rendre compte de ce qu'il valait véritablement...


    Me mettant en route avec un petit sourire déjà satisfait, je n'avais pas vraiment de mal à me dire que je me mettais en route pour recruter éventuellement un mangemort à l'intérieur même de Poudlard. C'était devenu presque banal, même si j'étais toujours conscient de ce que valait le pri à payer en cas d'imprudence... Arrivant au lieu convenu, je n'eux qu'à attendre quelques instants avant que n'arriv ele Serdaigle. Il avait le visage ferme et une grande maturité se lisait sur ses traits. Il était intrigué, mais réservé. Il me salua.



    - Bonsoir Krysto. Je suis Jessi Tumodel. Si je t'ai donné un rendez vous aussi mystérieux, c'est parce que je devais te parler, seul à seul. Tu es sans doute intrigué par cette entrevue, et tu as raison. Comment va ta petite amie de Durmstrang, s'est elle remise?
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Dim 25 Jan - 20:05

Pourquoi étais-je descendu dans ces cachots? Ceci était une bonne question. Je n'avais pas pour habitude de refuser une invitation à un rendez-vous. Que je sache de quoi il retournait ou pas. C'était ainsi. Ce n'était pas plus de la curiosité ou de l'intérêt pour la personne qui voulait me voir que pour le message que la personne aurait. Les personnes pour moi n'étaient jamais rien de plus qu'une simple personne. Le "x" d'une équation dont je me fichais éperdument du résultat. Ce n'était qu'une personne comme il y en avait mille autres. Il y aurait toujours une personne pour en remplacer une autre, toujours une personne autant si pas plus compétente qui apparaitrait. Fut-ce en bien ou en mal. C'était une vérité, jusqu'à aujourd'hui rien n'était éternel. Tout commençait et tout s'arrêtait. Non Ian Fleming, les diamants ne sont pas éternels, même si on le voudrait. Les personnes disparaissent, denrées périssables dans ce monde. Seul reste le message qu'ils ont porté, ou le message qu'ils ont créée. Certaines personnes ne tomberaient bien sûr pas en désuétude autant que d'autres, mais il n'était pas vraiment immortel. Pas à ma connaissance.

C'était donc pour une raison un peu idiote que j'étais descendu dans les cachots en cette soirée. D'autant plus que cela se trouvait formellement interdit depuis le soir du bal. le couvre-feu du Directeur. Apparemment, une personne était bien décidée à ne pas le respecter, et cette personne avait réussi que moi aussi j'en fasse fie. Les cachots sont un lieu sombre, comme ces endroits que l'on imagine souvent dans les récits de la chevalerie. Sombre, froid, humide, lugubre, j'aimais cette ambiance. Au fond de moi, je me délectais de cette obscurité, appréciant le lieux. Note à prendre, y revenir. Y revenir, mais dans les mêmes conditions, de nuit, malgré le couvre-feu. Pas par résistance ou refus de l'autorité, juste que éclairé par plus de lumière qu'il ne l'était, ce lieu perdrait assurément de son "charme" si particulier. Ce qui me paraissait étrange pour le moment était que la personne ait fais choix de ce lieux pour me rencontrer. Sur tous les lieux de Poudlard possibles et envisageables, il avait choisis celui qui semblait vouer à être le plus surveillé par les personnes rôdant après le couvre-feu.

Finalement j'étais parvenu sans embuche aucune jusqu'au lieux-dits. Cette salle à l'étage des cachots. J'avais poussé la porte sans appréhension, que pouvait-il y avoir derrière? Qui pouvait-il y avoir derrière? Pourquoi se poser cette question en tâtonnant bêtement une raison? Ce n'était pas vraiment dans mon habitude de lancer des idées au pur gré du hasard. Le concret, le démontré, le véridique, étaient largement meilleurs et préférables au hasard. La vérité derrière une porte, cela sonnait un peu comme dans un film d'horreur. La personne au sort dans le ciel le sort du bal serait-elle derrière la porte? J'ouvrais las porte bien tranquillement, peu importait ce qu'il y aurait derrière la prote. J'entrais, et salua la personne présente, décidant que c'était elle, plutôt lui, l'expéditeur de cette lettre. D'ailleurs cela aurait été hautement improbable que ce ne soit pas le cas. Eut-il fallu que je joue d'une malchance extrême. Ou que je sois tombé dans un piège visant à me faire renvoyer, ou simplement à m'attaquer. Ces options, je ne les avais pas prises en compte. Pas terrible pour quelqu'un d'habituellement réfléchis. Ca n'arriverait plus.

J'avais salué la personne présente en un seul mot, un simple bonsoir. J'étais sérieux, comme à l'accoutumée. Ce n'était pas dans mes habitudes de prendre les choses à la légère, moins encore lorsqu'il s'agissait certainement de quelque chose pouvant se révéler intéressant. J'attendis un bref instant que le jeune homme se tourne et me regarde. Je notais l'enseigne qu'il arborait, celle d'un Préfet. Finalement j'avais peut-être vu juste pour le piège. Quoi qu'il en soit, le jeune homme ne pourrait pas me dénoncer lui-même. Préfet ou non, il n'aurait pas dû, lui non plus être en dehors de sa salle à commune à l'heure qu'il était. Cela me paraissait cependant énorme de faire un piège comme celui-là simplement pour me mettre dans une situation inconfortable. D'autant que si on était mon calme plat, cela ne devait pas avoir l'effet escompté. Non, je ne tenterais pas de me justifier, je ne brandirais pas la lettre en disant que c'était un piège. Je restais calme, simplement distant de cela. Ca paraissait trop énorme pour être une histoire de violation de couvre-feu.

Le jeune homme se présenta, après m'avoir montré qu'il connaissait au moins mes identifiants sociaux. Il continua en me prouvant que j'avais eu raison concernant l'énormité d'un piège pareil. Ce rendez-vous mystérieux n'avait pour autre but que de lui permettre de parler avec moi. Seul à seul. Bien c'était un choix que de parler seul à seul avec moi dans un endroit un peu reculé. Je doutais que tous les élèves osent se lancer avec autant d'audace. Le seul à seul ne me dérangeait pas, je ne le craignais pas, quoi qu'il puisse advenir, quoi qu'il puisse se dire. En réalité, j'aurais bien plus redouté une discution seulE à seul. Pas que j'étais timide ou réservé, mais j'avais une froideur avec les jeunes femmes plus forte qu'avec les jeunes hommes. Pourquoi cela? Apparemment le Serpentard qui me parlait semblait savoir la réponse. Il continua en disant que j'avais toutes les raisons d'être intrigué par une rencontre dans des circonstances pareils. Ce n'était pas totalement faux, c'était plus le lieux que le fait de la rencontre qui m'intriguait. Et ce furent les paroles lorsque mon vis à vis parla de Durmstrang, et plus précisément d'Elle.

J'avais arrêté de la nommer, lorsque je parlais d'Elle, il n'y avait aucun prénom, aucun nom. Etais-je encore amoureux? Non, le temps avait ternis les sentiments, comme le fait de n'avoir aucune nouvelle de sa part. J'avais envoyé des lettres pour Elle à Durmstrang, les avait-Elle seulement eu? Les lui avait-on donné pour qu'Elle les lise? Je ne savais pas, mais aucune n'eut de suite, réponse ou relance. Rien, le néant, j'avais passé une année à attendre une réponse, juste un mot sur une feuille. Je n'avais rien eus, jamais. J'avais tiré un trait sur la jeune femme, Elle n'existait plus pour moi. Plus pour mon coeur. Pourtant, elle continuait de me hanter, nuit après nuit depuis ce jour de prison à la Volière. Chaque nuit Elle hante mes rêves. Chaque nuit Elle habite la moindre de mes pensées. Je ne l'aime plus, mais j'aurais tant aimé savoir des choses sur Elle depuis mon renvoi. Ne serait-ce que comment elle allait. Mais non. Il semblait que je sois voué à ne rien savoir sur elle. Alors je n'avais pas vraiment de réponse à ce qu'avait dis mon vis à vis:


- Aucune nouvelle d'Elle depuis mon renvoi. Soit Elle a décidé que je n'existais plus après Durmstrang, soit elle est morte. Peu m'importe.

Etait-ce vrai? Peu m'importait-il vraiment? Cette question trouva une réponse dans la seconde qui suivit l'affirmation. Oui, je m'importais peu de ce qu'il retournait avec Elle. Il m'importait peu de savoir quoi que ce soit sur Elle depuis un long moment. J'avais fais un trait sur Elle, un énorme trait au marqueur, ce genre qui transperce le papier. Elle était en réalité plus un trou en moi qu'un nom rayé parmi d'autre. Peu importait la jeune femme, peu importait Durmstrang, Beauxbâtons ou encore si j'avais un lien de sang avec le Comte de Monte-Christo. Rien de tout cela n'était important en cet instant. Cette question sur la jeune femme avait peut-être eu pour but de me mettre mal à l'aise, c'était manqué. La jeune femme ne comptait plus, j'avais eu du mal à me décider à l'oublier. J'avais eu du mal à l'oublier. J'avais eu du mal à me persuader que je l'avais fais. Aujourd'hui c'était chose faite. Elle était devenue une de ces inconnues. Une de ces personnes parmi mille autres personnes. Elle n'importait plus, une seule chose importait véritablement en temps et heure:

- Venons-en au fait, pourquoi suis-je ici à discuter avec toi?
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Dim 1 Fév - 16:31

    J'étais encore en train de m'interroger sur ma capacité à appréhender les évènements. Il était clair que le jeu de mes adversaires était pour l'instant plutôt prévisible. Mais qu'en était il du caractère des gens qui m'entouraient? Comme d'habitude je me fiais à mon redoutable instinct et à mes appréhensions, le premier ressenti que les gens évoquaient invariablement chez moi. C'était quelque chose d'un peu étrange, mais je n'aurais pas su le définir, loin s'en faut. Je savais des choses sur les gens, en les regardant et en me rendant compte de ce qu'ils avaient éventuellement à l'esprit. Le fait que je me rendais compte avec aisance de ce que pensaient les gens pouvait sans doute m'attirer à l'occasion dans un piège bien sentit, si on présumait des forces de mes adversaires en disant qu'ils étaient sans doute meilleurs legilimens que moi. Mais ce n'était pas chose possible, et je restais donc convaincu au final que je devais continuer de me fier à cet instinct si particulier, celui que j'avais toujours eu de me rendre compte immédiatement si quelqu'un me mentait ou non.


    Cet instinct, en ce qui concernait Krysto Dantes, me soufflait que les choses pouvaient s'avérer compliquées, car ce jeune homme semblait difficilement contrôlable et appréhendable de bien des côtés, mais pourtant, je sentais au fond de lui un grand potentiel, celui de pouvoir rejoindre nos rangs et de servir la tête haute dans les rangs des mangemorts. J'avais, dans les rapports que l'on m'avait fourni sur les personnes et la situation, une certaine confiance que je plaçais dans le caractère du jeune homme. Il serait suffisamment curieux de la chose que je lui proposerais immanquablement et avait un appétit de découverte et de revanche que je pouvais tout à fait juger quelques peu insatiables, en particulier dans le sens où rien n'était mieux que la curiosité pour pousser n'importe quel être humain à se jeter dans les bras du vice. Le vice, le meurtre, la corruption, tout commençait à l'origine par le mensonge, la tromperie et la curiosité. C'était là dessus que je misais, et je pensais que je n'aurais peut être pas tant de mal que cela à convaincre ce Dantes.


    Arrivé dans le lieu du rendez vous, je sentais bien la tension et la curiosité habiter le regard et je la sentis également abriter son esprit, en particulier lorsqu'il avait vu mon insigne de préfet, et sans doute qu'il m'uet identifié comme faisant partie de la maison de Serpentard. C'était pour le moins inhabituel que les fraternisations entre élèves de différentes maisons aient lieu en temps normal, hormis certains rapports privilégiés, mais il était clair qu'une rencontre si officieuse dans un lieu isolé, impliquant un serdaigle et un serpentard de surcroit préfet ne pouvait après tout que remporter les suffrages de l'étrangeté. Si jamais quelqu'un pointerait le bout de son nez, j'avais déjà quelques prétextes et idées de ce que j'aurais à dire. Au pire, si un grave imprévu se présenterait, je n'hésiterais pas à inventer sur le tas, c'était après tout ce que j'avais fait pendant un long moment durant ma première scolarité à Poudlard. N'avais je pas sauté sur l'occasion pour faire porter en partie le chapeau des morts du château à ce bêta d'Hagrid?


    Le jeune homme resta de marbre en apparence à la suite de mes paroles. Je ne pus m'empêcher de sourire. De toutes façons, je ne me serais pas retenu, je n'en avais après tout aucune raison, pour le simple fait que je ne devais absolument pas rester neutre dans cette entrevue. Je devais le pousser dans certains de ses retranchements si l'occasion se présentait, uniquement pour voir la profondeur de son âme, de ses sentiments et émotions, ainsi que de sa force. Donc, je ne me cachais pas pour rire, même si ce rire était dénué de tout sentiment de joie. Il ne fallait pas pousser le bouchon non plus hein! Impassible, le jeune homme me répondit qu'il n'avait pas de nouvelles d'elle depuis son renvoi. Je sentais toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête, mais je ne me lançais pas pour autant dans l'exploration de sa tête, cela attendrait. Il devait être curieux de savoir ce que j'allais sans doute lui dire après cela. Peu lui importait? Je sentais que ce n'était pas encore tout à fait le cas, mais que lorsque cela le sera, alors je pourrais le gagner tout entier à ma cause. Mais il ne posa pas immédiatement après de question, il ne me demandait pas de suite comment je savais tout cela sur lui.


    Mais je sentais que cela viendrait. Calmement, lentement, je méditais sur sa petite réponse. J'appuyais mon visage sur ma main, réfléchissant aux différentes alternatives, sans m'en cacher devant le jeune sorcier natif de France. Mais je ne pouvais pas tout de suite me lancer dans une explication, et je ne pouvais après tout encore moins me lancer sur le tortueux chemin de la vérité. Krysto Dantes n'avait pas encore la force de résister à mon histoire complète et à ce qui m'avait poussé à le rencontrer ici ce soir à l'abris des regards. Le moins que l'on puisse dire de toutes façons, c'était que je n'avais guère révélé à qui que ce soit mon histoire complète. Pas même à Lucius, Amycus ou Bellatrix. Non, à personne. Il s'agissait de la source de mon pouvoir et de ma destinée qui était après tout en jeu. Mais il faudrait des explications à ce jeune homme. J'étais libre ou non de lui en donner, mais pour l'instant, je préférais lui en donner un minimum. Reprenant un air confiant et sûr de moi même, je replongeais mon regard dans le sien.



    - Oh, tu es curieux. Pas autant que je l'aurais pensé en lisant ce qu'on m'a rapporté sur toi, mais tu es direct, ça me plaît. J'aurais pensé que tu m'aurais d'abord demandé d'où je tenais l'histoire complète de ta vie et de tes sentiments, ou relations avec le monde, mais tu as de suite posé la problématique de cette rencontre. Pourquoi t'ais je demandé à toi et à toi seul de venir ici? Eh bien, la réponse en est simple. Je sais que tu as souffert, je sais aussi que tu souffres toujours, Krysto. Tu n'attends plus grand chose de ta famille, tu n'as plus vraiment d'amis et ton amour t'as oublié. Je te propose un avenir, neuf, dans ce pays. Que dirais tu de prendre enfin les rênes de ta vie, et de rechercher un peu plus dans les tréfonds du pouvoir et de la magie? Cette école va mal mon ami, et je te propose pour l'instant mon aide... Pour que tout ailles mieux.
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Dim 1 Fév - 22:21

Etrange situation que celle-ci. L'idée du piège m'était venue très tard, c'était un rien pathétique, j'aurais pourtant dû me douter qu'il s'agirait surement d'un piège. Chance pour moi ce n'y ressemblait en absolument rien, il semblait que je sois épargné pour cette fois. Cela aurait cependant été une énormité que de m'inviter dans les cachots pour finalement juste me piéger. Qui plus est m'avoir invité par le biais d'une lettre aurait été plus idiot que tout si ça avait en effet été un piège. J'avais la preuve écrite que c'était un piège, le grand bon et gentil qui m'avait repéré n'aurait pas été aidé s'il m'avait laissé telle preuve. Tout n'était pas questions de preuves et de procès, le jeune homme semblait vraiment vouloir discuter. Sans quoi il n'aurait pas engager la conversation ainsi qu'il l'avait fais, il serait certainement allé directement à l'essentiel. L'annonce de la réussite de son plan visant à me faire passer chez le Directeur. Non, il avait préféré entamé une conversation avec moi, ça me convenait. J'aimais ce genre de situation un rien incongru ou rien n'est préparé d'un côté. Peu m'importait que ce soit moi qui n'ait rien préparé, j'étais assez doué en improvisation.

Le jeune homme avait d'ailleurs directement commencé à parler en se présentant, un des tous nouveaux préfets si l'information circulait bien. Peu importait, il voulait vraiment discuter. Je me fichais pas mal du rapport hiérarchique que nous aurions dû avoir, ici nous étions deux fraudeurs. Deux fraudeurs dont l'un des deux avait demandé à rencontrer pour lui parler de quelque chose. Quoi exactement, je ne saurais le dire, après tout, il y avait tellement de possibilités différentes. En tout cas le début de la conversation porta directement sur mon ex petite amie de Durmstrang. Une partie de ce passé que j'aimerais effacer. Que j'avais effacé, au moins pour moi. J'aurais aimé pouvoir l'effacer de la tête des gens, des dossiers, comme si ma vie avait commencé en Angleterre à dix-neuf ans. C'était malheureusement impossible, bien qu'ici en Angleterre les personnes sachant des choses sur moi étaient peu nombreuses. Chance ou pas. Le jeune homme semblait faire parti de ces personnes qui savaient des choses sur mon passé. Comment les savait-il? Pourquoi m'en inquiéterais-je? Il savait, il n'y avait rien d'autre à dire, peu importe la façon. La façon importe peu, le résultat compte.

J'appréciais la façon qu'il avait d'être direct, et de sembler vouloir tester les gens. D'entrée de jeu, il avait annoncé la couleur en me demandant comme allait mon ancienne petite amie. Prouvant à la fois qu'il savait des choses et qu'il voulait jauger ma réaction. De toutes évidences il se fichait bien du contenu de ma réponse, mais pas de la façon dont elle serait exposée. Comment j'allais réagir face aux mots. Allais-je les considérer comme une agression? M'effondrer? Restant calme et lucide? La troisième option était la bonne, les deux autres auraient pu avoir lieu en effet si la question avait été posée à un moment différent. Je me serais sentis agressé le mois après l'avoir protégé. Tout ce mois après que j'ai eu mon geste envers le jeune homme, la moindre allusion à la jeune femme m'aurait mis dans un état de colère noir. Ensuite il y avait eu une année pendant laquelle j'espérais encore que la jeune femme et moi puissions avoir un semblant de relation. La moindre allusion à elle m'aurait effondré, mis à genoux, larmes aux yeux. C'était fini, un passé désormais révolu.

Le jeune homme ne m'avait toujours pas dis pourquoi il voulait me voir, je lui posais donc la question. Lui comme moi jouions un jeu étrange, chacun semblant tenter de jauger l'autre. J'attendais de voir comment il répondrait à ma question, évasif ou précis? Gêné ou naturel? Nous verrions bien, je voulais surtout voir la façon dont il s'adresserait à moi en me parlant de la raison. Si c'était une question qu'il avait, comment s'y prendrait-il pour tenter d'obtenir une réponse? Flatter mon égo? Jouer sur mon sentimentalisme? Ces deux là paraissaient une mauvaise idée, cela ne marcherait très certainement pas du tout. Mon égo avait été surdimensionné fut un temps, aujourd'hui il était relégué au rang de "simplement présent". Le sentimentalisme français incarné par le romantisme n'était pas mort, j'en étais un parfait défenseur. Pour les conséquences qu'il apportait pas par besoin. Les sentiments obscurcissent le jugement, ils sont pathétiques et rendent faibles. Je tachais de les laisser de côté mes sentiments le plus possible, j'y arrivais, cela tombait bien.

Celui qui s'était présenté comme Jessi Tumodel me dit qu'il savait ce que j'avais vécu. Que j'avais souffert. J'esquissais un petit sourire comme il disait cela. A quoi bon me le dire, je le savais, je l'avais vu, et même expérimenté. Peut-être espérait-il m'atteindre sur ce côté sentimental, car à nouveau il parla de choses qui font normalement ressentir des choses aux gens. Il commença par ma famille. Habituellement les gens qui n'attendaient plus rien de leur famille s'en voulait. Elles étaient persuadées d'être en parfait tort, qu'elles avaient besoin de leur famille et qu'elles devaient les revoir. On a besoin de rien que de respirer, on n'a le devoir de rien que de mourir. Il enchaina sur l'état de mes amitiés, en effet, un point pour lui, mes amitiés affichaient un zéro quasi-absolu. Cela ne me dérangeait pas beaucoup plus que de ne plus voir ma famille. Il termina en parlant une fois de plus de la jeune femme de Durmstrang. Aurais-je dû m'effondrer en larmes avec ce qu'il venait de dire? Surement une personne parfaitement normale aurait-elle fais cela. Peut-être ce serait-elle mise en colère. Je restais avec un petit sourire.

Il en vint enfin à répondre à ma question. Pourquoi voulait-il me voir? Parce qu'il voulait m'ouvrir un avenir nouveau en Angleterre. Donnais-je l'impression d'avoir besoin d'aide pour me faire un nouveau chemin? Je ne m'en sortais pas si mal pour le moment en y réfléchissant. Essayait-il de flatter un tant soit peu mon égo en me proposant de prendre en main les rênes de ma vie? J'en doutais, il avait l'air trop fin pour ce genre de chose, il devait savoir que cela pouvait être dangereux de flatter un égo. C'était étrange, cet homme dégageait quelque chose de bizarre. Il était plus jeune que moi, avait un corps beaucoup plus jeune, mais il semblait pourtant plus âgé. Je ressentais un quelque chose venant de lui, comme si il avait atteint un niveau de maturité fort. Non il était plus mature que moi, beaucoup plus mature que moi. Ce n'était pas une impression qu'il donnait. Ce n'était pas un mensonge. Ce n'était pas quelque chose qu'on pouvait chiquer, il était bien plus mature que moi. Intriguant. Dans un sens très positif d'ailleurs, quelqu'un de mature et de plus jeune ne me surprendrait pas, mais à ce point là. Je répondais à ce qu'il venait de dire, restant calme:


- Pourquoi devrais-je m'inquiéter de comment tu as eu ces informations? Tu les as, voilà tout. Et apparemment tu as même été très bien renseigné, c'est impressionnant je l'avoue. En réalité je n'attends plus rien de ma famille, cela fait un moment que j'ai tiré un trait sur eux. Je n'ai plus d'amis d'avant, j'ai aussi fais un peu de ménage. Quand à Elle, elle est assez grande pour faire ses choix. Les souffrances que j'ai vécu, et ce qui faisait ma vie avant l'Angleterre n'existe plus. Ceux sont les morceaux de la vie d'une personne qui n'existe plus. Tu as vraiment ça de juste, je suis ici parce que je veux commencer quelque chose de nouveau. En revanche, je me fiche comme de l'an 40 que rien n'aille bien. Le Bien et le Mal ne sont que des mots, ils sont une question de points de vue, c'est tout. Maintenant il y a un point sur lequel tu as gagné mon intérêt. Cette maturité que tu as, elle ne correspond pas à ton âge. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais ce n'est pas une chose sur laquelle on triche. Quel âge as-tu vraiment?
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Jeu 5 Fév - 11:20

    Je ne savais pas trop si ma première approche allait fonctionner avec le petit français. Je en l'avais jamais vu auparavant et je n'avais pas encore eu le temps de me faire une réelle idée de lui et de ses capacités, mais du moins, je pensais que celle ci avait des chances de marcher à défaut d'une autre! Je savais que cet homme était mal dans sa peau depuis sa jeunesse. Je ne savais pas encore s'il avait été brutalisé ou pas mais il n'avait pas eu une vie facile. Il avait même décidé de se faire sauter lors de sa scolarité à Beauxbatons! C'était d'ailleurs ce qu'il me manquait dans mon équipe, si jamais ce Dantès voulait la rejoindre; j'avais besoin d'un expert en explosifs magiques, histoire de faire quelques coups importants et surtout particulièrement visibles et médiatiques. Bon, j'en savais sans doute plus que lui mais j'étais pour le moment bloqué à Poudlard, et ses maigres connaissances en chimie et en magie ainsi qu'en potions suffiraient sans doute à faire quelques actes de terreur dans les environs pendant que j'étais encore bloqué au château!


    En tous cas, je restais à guetter la réaction du jeune homme après mes paroles, pour voir n'importe quelle réaction du visage ou de son état d'esprit. Cela m'en disait toujours très long sur les gens et ce qu'ils allaient faire et décider au fil d'une discussion. Il n'y avait pas à dire, il semblait étonné des informations que je pouvais détenir sur lui mais il ne s'en formalisait pas. Il avait juste conscience que j'en savais plus sur lui que lui sur moi et que par là même cela me procurait un certain avantage, bien que pour le moment je ne le faisais pas peser sur lui. Je préférais garder quelques atouts en main tout de même. Dans une discussion qui pouvait amener à prendre quelques risques, n'importe quelle personne préférait toujours l'aborder en position de force. Remarque, parfois je me demandais pourquoi tant de prudence. Après tout, si jamais la conversation prenait un tour trop dangereux pour moi, je pouvais toujours me débarrasser du jeune homme, de le laisser dans un coin ou personne ne le trouverait jamais et faire également disparaître toute trace de ma venue ici, comme ce mot que je le lui avais envoyé. Rien de plus facile en réalité.


    Mais ce Krysto Dantès réagit d'une façon peu analogue pour un être humain, et je compris alors que son histoire n'était pas le seul critère de sa différence avec les autres; il n'avait plus rien à perdre. Il me faudrait creuser beaucoup plus profondément dans mes paroles et mes actes pour le mettre au supplice de la disparition de son amour, de ses amis et de sa famille. Il souriait donc, pas pour me braver mais simplement parce que toutes ces choses ne représentaient plus rien pour lui. En tous cas s'était il convaincu que ce fut le cas, même si au fond de lui les choses étaient sans doute différentes. C'était toujours le cas avec les Hommes. Ils étaient les premiers à dire faire table rase du passé, mais leur inconscient gardait toujours une trace des évènements antérieurs, des émotions et des sentiments. Et un legilimens comme moi pouvait tout aussi bien torturer à nouveau un homme comme ce Krysto en lui montrant encore et encore des images de son passé auquel il semblait totalement indifférent jusque là.


    Je saisissais également sa curiosité à mon égard. Certes, il savait que je détenais des tas d'informations sur lui mais je présumais qu'il se demandait quand même d'où je tenais tout cela. Il devait percevoir également que j'étais plus qu'un simple élève de Poudlard, et il devait se demander ce que je faisais exactement ici, si j'étudiais ou si je faisais tout simplement autre chose, ou encore quelle était ma véritable nature. Bref, il cherchait une explication à ce qu'il ressentait en ma présence. Il savait et il sentait que j'étais beaucoup plus sage et puissant que lui, même s'il n'arrivait pas à déterminer l'origine de tant de pouvoir. Et il n'y parviendrait jamais, comme personne ne le pourrait de toutes manières, j'étais quelque chose qui dépassait totalement l'entendement humain. Même si je lui disais ce que j'étais, il ne comprendrait surement pas, pas avant en tous cas d'avoir pu passer un demi siècle en recherches magiques très poussées, si poussées que même Dumbledore ne s'était jamais aventuré jusque là.


    L'homme prit la parole et me dit qu'il se fichait de savoir d'où je tenais tous ces renseignements, mais aussi qu'il était impressionnant que j'en détienne autant et avec tant de précisions. Il avait raison de se le demander, d'autant plus qu'à ses yeux je n'étais jamais qu'un simple serpentard, certes préfet, mais qui n'avait aucun moyen normal d'en savoir autant sur les évènements... Je souriais d'un sourire sans joie. Peu à peu, je gagnais son intérêt, tout simplement en l'attirant à moi par le plus subtil des pièges; la curiosité. C'était elle qui avait le plus de chance de me permettre de recruter cet homme avec son propre consentement. Il disait qu'il n'attendait plus rien de sa famille et qu'il avait tiré un trait sur eux. Soit. Il avait fait du ménage parmi ses amis. Soit. Il admettait que son amie l'ait oublié. Soit. Mais lui, l'être qui avait vécut tout cela n'existait plus? Cela j'en doutais fortement. Au fond de nous mêmes, nous sommes toujours façonnés par notre histoire. Il avait également une intéressante notion du bien et du mal, et il me posa alors la question fatidique, à laquelle je ne répondais pas de suite...



    - Eh bien, je vois à quel point tu es un individu sagace et quelque peu..; Stoïque. C'est bien. Tu ne te laisses pas faire par l'inconnu, c'est vraiment très bien. Tu penses pouvoir commencer une vie neuve, que l'ancien Krysto Dantès est mort. Mais laisses moi te corriger sur ce dernier point. Tu es toujours le même homme. Tu as été façonné par ton histoire, mais cela s'arrête là. Un jour, tu retomberas amoureux, et s'il y a besoin, tu donneras ta vie pour cette personne. Et si quelqu'un torture sous tes yeux ta famille tu te rendras compte qu'elle n'est pas rien pour toi. Ce serait trop long de tout t'expliquer, saches simplement qu'il est inutile de te mentir à toi même. Le bien et le mal sont également des points de vue. Et si tu te fiches que ta vie se passe bien ou mal, c'est également que tu te mens à toi même. Tu as déjà été torturé par le passé. Mais si cela recommençait, crois tu que tu t'en ficherais toujours? Non, tu connais la réponse, tout comme moi. Ce que tu veux au fond de toi, c'est recommencer mais du côté de ceux qui ont le pouvoir et pas de ceux qui ne l'ont pas. Tu n'es pas de ceux qui subisses. C'est pour cela que je t'ai donné ce rendez vous. Je remarque également avec quelle habileté tu as esquivé le fond de ma propre question... Mais soit, je vais d'abord répondre à la tienne d'une façon analogue. Disons simplement que pour le moment je ne suis qu'un simple élève, mais qu'à l'avenir, comme tout un chacun, je serais autre chose...
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Jeu 5 Fév - 12:29

Bras de fer équilibré dans les cachots? Non j'en doutais, ce bras de fer était truqué, dès le début, depuis que j'étais descendu ici. Ce bras de fer si ça avait pu en être un, n'en était pas un. Il était en effet de pure évidence que l'homme face à moi en savait bien plus long que quiconque sur moi. Alors non il n'y avait pas d'équilibre entre nous, au mieux je pouvais me contenter de ne pas le laisser prendre totalement l'ascendant, en "esquivant". Ne pas répondre directement à ses questions, lui en retourner, des choses simples et basiques mais qui me permettaient de ne pas totalement me laisser dominer par ce curieux élève. Ce qu'il ne savait pas était le seul point d'avantage que j'avais encore. Malheureusement comme l'homme semblait en savoir long sur moi, ce qu'il ne savait pas était la vérité de mes ressentis quand à mon passé. C'était trop personnel, et je n'en parlais à personne, je n'en avais jamais parlé à personne. Pas plus à Durmstrang que dans le camp pour mineur que ici à Poudlard. Je savais être parfaitement discret, même si cela pouvait sembler compliqué quand on connaissait un tant soit peu mon passé.

Je comptais ne pas laisser le Serpentard prendre totalement l'ascendant sur moi. Quoi qu'il sache de mon passé, je doutais que cela suffise à me faire plier. Que pouvait-il savoir qui aurait pu avoir plus d'influence sur moi que l'évocation de la jeune femme que j'avais aimé? En réalité rien d'autre. Elle était de tout mon passé mon seul et unique souvenir positif. Evidemment avec de très rares autres, mais dont aucun n'arrivait à la cheville des souvenirs que j'avais construis avec la demoiselle. Bien sûr, ces souvenirs étaient ancrés en moi, bien sûr je me souvenais d'elle, bien sûr je l'avais pleuré. Puis j'avais pu vérifier par moi-même ce vieil adage qui dit qu'il n'est aucune douleur que le temps ne puisse apaiser. Plus ou moins de temps selon les personnes et leur capacité à accepter la vérité seule et unique: Ce qui est, est. Une phrase un peu idiote mais qui m'avait toujours permis d'aller de l'avant sans jamais regarder derrière. C'était ainsi que j'avançais aujourd'hui, sans vivre au jour le jour pour autant. Ce qui était, était, ce qui est, est. Et ce qui est, c'est moi au collège magique Poudlard. Ce qui était avant n'a plus d'importance.

Enfin cela ne semblait pas si vrai que cela après tout car le jeune homme face à moi n'avait de toutes façons pas enquêter sur mon passé pour rien. Il y avait une arrière-pensée à ma présence et à notre discution. Quelle était-elle cette arrière-pensée? Les paris pouvaient être ouverts, il y avait tellement de possibilités différentes, et mon passé était si chaotique et rempli que difficile de vraiment savoir. Etait-ce parce que j'avais déjà utilisé un sortilège impardonnable et que j'avais aimé? Etait-ce parce que j'étais un présupposé pour le groupement de coeurs brisés du collège? Etait-ce pour cette aptitude étrange que j'avais montré à Beauxbatons de savoir faire exploser une aile d'un bâtiment? Pour m'inviter à rejoindre un groupement de fêtards? Ou un groupement tout court? Très honnêtement, mis à part le groupement de fêtards et la secte des coeurs brisés de Poudlard, n'importe laquelle de ces propositions m'intéresseraient. Pas que j'avais besoin de combler un égo surdimensionné mais juste que je trouvais le collège un peu monotone.

Comment il avait eu ces informations importaient de moins en moins, je me fichais de plus en plus qu'il ait tué pour les avoir ou pas. D'ailleurs tuer pour quelques informations sur moi serait peut-être un peu extrémiste non? Il aurait aussi simplement pu me demander de lui parler de mon passé, mais cela ne faisait aucun doute que le jeune homme se soit heurté à un mur de silence. Je m'inquièterais de comment il avait eu ces informations en temps et en heures, si je m'en inquièterais un jour. Je détaillais intérieurement mon interlocuteur, j'avais déjà en gros replacé qui il était, un préfêt de Serpentard du nom de Jessi Tumodel. Je réfléchissais plutôt à qui il était à côté de cela. Une personne intelligente et déterminée de toutes évidences, il avait sur rechercher les informations sur moi et les utilisait parcimonieusement mais avec réflexion. Il fallait également lui concéder qu'il savait parler, très bien parler même, un peu à la manière d'un politicien. Il construisait rapidement et silencieusement des discours intéressants. Enfin, il était notoirement mature, comme je lui avais déjà fais remarqué.

Il reprit la parole, commençant par parler un peu de moi, de ce qu'il avait pu voir de moi depuis le peu de temps que nous discutions ensemble. En effet, j'étais une personne assez stoïque, plus par les réflexions que je me posais avant une décision que par nature qui plus est. Il continua en parlant de mon ancien moi, en me disant que je le considérais comme mort, mais qu'au final, c'est cet ancien moi qui m'avait fais ainsi que j'étais devenu. Finalement nous en revînmes à mes ressentiments, amoureux dans un premier temps. Le jeune homme me dit qu'il ne faisait pour lui aucun doute que je tombe à nouveau amoureux et que je sois prêt à tout sacrifier pour elle. J'en doutais, mais qui pouvait savoir, il se passait souvent tellement de choses dans la vie. Puis ce fut au tour de ma famille. Il me dit que je saurais combien elle n'est plus rien pour moi le jour où elle se fera torturer sous mes yeux. Savait-il que je rêvais que de détruire moi-même la totalité de la lignée que j'avais pour famille? Aurait-il pu savoir que je rêvais de tuer tous les membres de ma famille un a un? Il ne le pouvait, et ne le savais apparemment pas.

Encore une fois, il me prouva qu'il savait particulièrement bien parlé lorsqu'il m'expliqua que je me mentais à moi-même lorsque je disais que peu m'importait se passe bien ou mal. Il avait raison, je ne me fichais pas qu'elle se passe bien ou mal, je comptais qu'elle se passe bien. Cependant cela me ramenait à ma théorie du bien et du mal, le bien de l'un est le mal de l'autre. Le bien et le mal n'existe que dans l'esprit qui veut le voir ainsi qu'on lui a appris. Il posa une question intéressante que je ne m'étais jamais posé, comment réagirais-je si tout devait recommencer? Il semblait m'avoir cerné, car mes réponses m'amenaient à croire que je me battrais, que je lutterais, que je ne me laisserais pas faire. Il me fit remarquer que j'avais esquiver le véritable fond de sa question, et je ne dirais pas qu'il avait tort, c'est effectivement ce que j'avais fais. Et comme il me l'annonça, lui aussi esquiva le fond de ma question pour un discours un peu philosophique. Pour le moment il n'était qu'un simple élève? Je mettais un doute sur cette phrase, il ne ressemblait en rien à un simple élève:


- Un simple élève? J'ai un doute que tu ne sois qu'une simple élève, tu m'as l'air de trop savoir de choses pou un simple élève. Est-ce que je vais ou pas tomber à nouveau amoureux, seul le temps nous le dira, mais je mets un bémol sur cette option. Est-ce que je protégerais ma famille si on la torturait sous mes yeux? Non, j'aiderais à les tuer. Le passé doit rester où il est, ce n'est pas bon de jouer avec lui. Je remarque cependant que cela fait un moment que nous discutons et que finalement je ne sais toujours pas ce que tu me veux vraiment...
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Dim 15 Fév - 21:15

[HJ: désolé également pour le retard ici Krysto, j'essaierais de ne pas laisser passer autant de temps la prochaine fois! Et excuses moi pour la longueur de ce rp, j'avoues qu'après un week end pareil, j'ai du mal à me concentrer >>]


    J'adorais contrôler totalement une entrevue, avec n'importe qui. Peu m'importait la personne en face de moi, j'arrivais toujours à avoir l'ascendant sur l'autre et c'était après tout tout ce qui m'importait et ce qui importait à l'avancement de ma cause... Et dans le cas de la discussion présente, on ne pouvait décemment pas dire que je n'avais pas la mainmise totale sur ce qui se disait... Je contrôlais tout. J'orientais les pensées et les paroles du jeune homme sur les sujets qui m'intéressaient sans que lui ne pu dire quoique ce soit en retour qui lui permette d'échapper à mon questionnement. Il tentait bien entendu, par quelques manœuvres plutôt habiles, de diriger lui même ma conversation, mais le moins que l'on puisse dire était qu'il n'avait pas encore suffisamment de talent ou d'expérience pour réussir à parvenir à ses fins en toute impunité face à quelqu'un doté d'un verbage aussi important que l'était le mien. C'était quelque chose d'étrange, mais pas forcément de déplaisant somme toute. J'aimais également que ma proie se défende et m'oppose une résistance, la confrontation n'en était que plus intéressante. Et puis, de toutes façons, quoi qu'il fasse le petit Krysto, je lui serais toujours supérieur, et c'était cette conscience de moi même qui me guidait actuellement...


    Quelque chose d'autre aussi que j'appréciais plus que tout dans une conversation était d'entretenir un côté plus que mystérieux, qui était en réalité un pur délice. J'aimais faire preuve de suffisamment d'intelligence e td'expérience pour montrer que les apparences étaient trompeuses et que je n'étais pas ce que j'étais sensé être, et j'aimais également que cela montre à tous que sous mon physique se cacher une redoutable puissance. Et ce Krysto Dantès, bien que français, n'eut aucun mal à saisir ce côté là de mon personnage, ce qui m'arracha un petit sourire satisfait. Et il était donc d'autant plus sur ses gardes, ce qui le forçait à ne pas commettre de bavures, car sinon il devinait déjà que je serais en mesure de les exploiter. Et il voulait tellement garder son indépendance qu'il n'avait pas pu résister à l'envie de se préserver lui même de mes questions, de mes façons de le titiller un peu... Mais il devait également savoir que j'avais plus d'une carte dans ma main et que je n'hésiterais pas à l'utiliser si besoin est. Il devait se douter également que je n'étais absolument pas le genre d'individus à lésiner sur les moyens pour arriver à mes fins...


    Le jeune français continua à me dire que je n'avais pas l'air d'être ce que j'étais en apparence, et il avait bien raison, surtout dans le sens où je n'avais guère de scrupule, tant que je parvenais toujours à mes fins, c'était après tout tout ce qui m'importait. Il n'y avait que moi et mes intérêts qui rentraient en ligne de compte, et je n'étais pas prisonnier d'un quelconque et futile sens de la morale et de l'éthique, comme tous ces faibles qui se complaisent dans leur malheur et dans leur désespoir. J'étais quelqu'un de fort, un battant, un membre de la race supérieure qui ne pouvait que vaincre, et je pouvais éventuellement avoir besoin de lui.



    - D'accord. Je ne t'en dirais pas plus sur moi, donc. Et tu es curieux. Je vais donc répondre à tes interrogations. Au dehors existe une organisation secrète, qui est responsable des récents troubles. Je les connais, et je sais qu'ils recherchent quelqu'un dans ton genre. Ils sont une poignée et ils tiennent en échec les forces du Ministère et de Dumbledore réunies, pour leur porter un premier coup fatal. Je suis sûr que d'autres s'ensuivront. Leur but est de changer les choses. Soit tu fais partie du changement, soit tu es contre eux. Mais si tu es avec eux, tu es immanquablement promu à un brillant avenir, celui de faire l'histoire... Une fois qu'ils seront au pouvoir, ils récompenseront leurs meilleurs agents, et Merlin seul sait qu'ils ont tous du talent...
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Lun 16 Fév - 6:25

Pouvait-on vraiment parler de discution lorsqu'une des deux personnes avait l'avantage sur un change verbal? J'en doutais, mais très honnêtement, comme je ne savais pas avec précision pour le moment de quoi il retournait avec Jessi Tumodel, je préférais taire mes pensées et suppositions. Emettre des suppositions se fait généralement à travers un jugement généralement faux sur les personnes, je préférais attendre d'être sûr. Pas par peur de me tromper, cela m'importait peu, mais pour ne pas que cette supposition influe par la suite dans mon jugement. Qui était ce jeune homme, je finirais peut-être un jour par le savoir, et nous verrions bien si je me trompais ou pas en me demandant s'il avait vraiment sa place dans le collège magique. En tout cas, il avait une capacité verbale impressionnante, ça au moins il fallait lui accorder et je lui accordais sans aucun problème car de toutes façons, il maitrisait bien mieux les mots que moi. Il m'entrainait certainement à penser comme il le voulait, mais je supposais qu'il restait malgré tout toujours conscient de la notion e libre-arbitre. Même si je pensais comme lui, rien n'indiquait s'il me demandait quelque chose, qu'il obtiendrait ce qu'il espérait.

La question était de savoir ce qu'il attendait précisément de moi. S'il m'avait fais venir en sachant tant de choses sur moi, ce n'était pas par hasard. Il ne devait pas convier n'importe qui à ce genre d'entrevue, certainement même triait-il sur le volet les personnes qu'il rencontrait. En tous les cas, il y avait de toutes évidences une raison à ma présence, et le jeune homme ne tarderait sans doute plus à en venir au faites. Trop enjoliver quelque chose risquait de lui faire perdre de son impact dans une discution. D'autant que ce que le jeune homme allait me dire quelque secondes plus tard était des plus surprenants. Je me contentais d'un petit hochement de tête approbateur lorsqu'il m'expliqua la raison de ma présence. Alors voilà, nous y étions finalement. Je rencontrais une de ces personnes qui tenaient en échec le ministère, et apparemment celle-ci avait l'intention que de me recruter, mais toujours il restait cette notion de choix. Il devait être conscient qu'il me restait toujours cette possibilité de lui dire non et de partir, la question était de savoir si j'étais prêt à faire parti du changement ou pas. Cela nécessitait apparemment une concertation intérieure.

*Oui, dis oui, dis oui, dis oui, bordel de merde Krysto dis oui, c'est la chance de ta vie, dis oui! Tu es né pour ça...Tu sais que ça ne marche pas comme ça...Oui je sais il faut argumenter, mais c'est ce que j'ai fais! Regardes ce que tu es devenu...Un étudiant en dernière année dans un collège magique à qui on propose de rejoindre les rangs de mages noirs? Pas forcément reluisant...Mais bordel, arrêtes de réfléchir comme un vieux barbu derrière un bureau qui n'ait jamais sorti de son office et pense savoir comment va le monde! Ce monde a besoin de fracassé comme nous pour le faire évoluer. Et lui il te propose en prime d'évoluer pour une cause en prime, ton niveau magique ne pourra s'en porter que mieux...Hum j'avoue que tes arguments ne sont pas mauvais, mais dans le fond c'est plutôt toi que moi qu'il veut intégrer...Oublies ça Krysto, tu sais très bien que nous ne sommes qu'une seule et même personne et que je suis juste...Une voix dans ma tête...Non, je suis juste l'expression de tout ce que tu te refuses alors fais une fois une chose un peu réfléchi et dis oui!*


- Soit, admettons que ce soit le cas. Vous êtes préfet donc théoriquement, et Merlin sait combien les théories sont foireuses, vous êtes supposé être à la botte de notre cher Directeur. Par conséquent qu'est-ce qui me prouve que vous n'êtes pas simplement ici pour tester les élèves sur lequel le Barbu pourrait émettre quelques réserves?



[HRP=Pas de soucis ne t'en fais pas! Je suis très cool, zéro stress au damne de mes patrons et de ma mère, mais voilà...]
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Sam 28 Fév - 21:19

[HJ: voilà enfin ma réponse! J'ai encore été super rapide ><]


    J'étais conscient que j'allais devoirs jouer plus serré avec ce jeune français qu'avec toutes mes précédentes recrues. Etrangement, et cela pouvait paraître paradoxal, il était tout ce qu'il y avait de plus enclin à rejoindre le mouvement des mangemorts, du moins du point de vue idéologique, mais il était également beaucoup plus intéressé par les coûts et bénéfices des choses qu'il entreprenait, j'en étais certain. Il ne semblait pas être le genre de jeune homme à se lancer à coeur perdu dans une sainte croisade pour une idéologie ou une autre. Non, lui, il semblait être capable de faire la part des choses, et sa capacité de jugement semblait plutôt importante. Je sentais également qu'avec un peu d'entraînement, ses aptitudes et son éloquence lui permettraient sans doute d'obtenir ce qu'il voulait de la part de ses propres détracteurs. Oui, il pouvait tout aussi bien être transformé en une arme redoutable de ma part. Il pourrait s'avérer être un redoutable allié. Exactement le genre dont j'avais besoin. Je l'imaginais déjà, aussi froid et implacable que maintenant, à tuer et détruire tout ce qui se mettra en travers du chemin des sorciers.


    Mais nous n'en étions pas encore là. Il était délicat de le manipuler pour la simple et bonne raison qu'il ne semblait pas attiré par de simples et bas besoins matériels, je ne pressentais pas que cet homme aie besoin de richesses, d'un quelconque pouvoir sur une poignée d'individus ou d'un luxe quelconque. Non, lui, il aspirait à autre chose, quelque chose de plus abstrait, mais de bien plus intéressant, quelque chose que je pouvais comprendre. Il ne cherchait en fait plus le pouvoir ou le savoir, et encore moins la tranquilité qu'il essayait de promouvoir. Non, ce n'était pas du tout cela. Il recherchait le contrôle, la domination. Bien plus que la domination ou la possession, qui étaient des choses éphémères, Krysto Dantes voulait se rebâtir et avoir le contrôle de tout ce qui l'entourait, les gens, ses choix, sa destinée. Je sentais qu'il s'agissait là de sa préoccupation première. Certes, je partais peut être trop en avant sur une ébauche de sa psychologie, mais je ne pouvais guère passer à côté de ce détail. Si je ne détenais pas la vérité à son compte, je pensais bien être proche de la réalité. Et puis, Lord Voldemort ne se trompait jamais, il y avait toujours au moins une part de vérité dans tous ses sentiments et tous ses actes...


    J'étais également conscient de m'être dévoilé au jeune français. Cela pouvait sans doute apparaître comme une faiblesse de ma part, un excès de confiance ou bien une quelconque erreur. Mais tout était calculé. Pour toucher le jeune homme, il falalit que je lui prouve directement ce que je valais. Et en lui dévoilant une petite partie de mon secret, sans doute cela attiserait il sa curiosité. Ce qui fut bien entendu le cas, car mes allusions éveillèrent immédiatement les soupçons de mon interlocuteur, qui avait compris mon implication dans les évènements secouant le pays. Serait il capable de voir également la réalité de cette implication, ou ferait il, comme une de ses compatriotes, l'erreur de me croire sous fifre du plus bas de la hiérarchie? Rien ne pouvait m'indiquer qu'il eur saisit quoi que ce soit à mon propos, du moins, je ne ressentais rien dans ses expressions. Il n'y eu pas de changement de discours ou quoi que ce soit, et il réagit exactement comme je l'attendais. Il serait prêt à nous rejoindre, mais restait prudent, d'autant plus qu'il avait la présence d'esprit, peut être involontaire, de se douter que l'ennemi disposait d'espions, et que ceux ci pouvaient prendre des formes des plus anodines au plus visibles... Avec un petit sourire sans joie, je m'empressais de lui répondre.



    - Oui, je suis préfet de Serpentard. Rien ne te prouve que je ne suis pas un espion. Mais penses bien à cela; est ce que Dumbledore serait du genre à recruter des élèves de serpentard pour espionneur ses élèves? Ce ne serait guère très subtil, et voué à un échec cuisant. Penses ce que tu veux Krysto. Je ne te donnerais aucune preuve de ma bonne foi, car je sais que je n'en ai pas besoin pour te convaincre. Et je me refuses à t'en donner, car le choix t'appartiens. Tu es libre d'accepter ou de refuser, de penser par toi même. C'est le contrôle de ta destinée que je t'offres. Le contrôle absolu sur ce que tu vas faire de ta vie. Certes, en acceptant ou en refusant, tu abandonneras sans doute une partie du contrôle de ta vie pour le placer entre les mains d'un autre. Je ne le nies pas. A chaque choix que nous faisons, nous nous subordonnons à quelque chose de supérieur. Mais tu as le choix. Ou tu acceptes ma proposition et tu te mets sous les ordres d'individus le temps de monter par toi même dans la hiérarchie, ou tu refuses, et te condamnes toi même à un immobilisme total pour le reste de ta vie. Si tu nous rejoints, tu auras la possibilité de réaliser tous tes désirs. Si tu nous défies, et que tu te bats contre nous, tu perdras dans tous les cas. Soit tu mourras, soit tu gagneras, ce qui est moins probable, et tu y perdras quand même, car cela ne t'auras rien apporté, toute la gloire en reviendra à notre très cher ministère/...
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Dim 1 Mar - 13:47

Je devais l'avouer, ce Serpentard avait réussi à toucher mes cordes sensibles très rapidement. Si je restais parfaitement de marbre face à lui, je n'en étais pas moins entrain de me poser mille et une questions. On pouvait croire que Durmstrang ne formait que des rustres inexpressifs et incapables de ressentir le moindre sentiment. Bien entendu, je ne dirais pas que c'était faux, cependant nous ne devenions pas insensibles, simplement nous apprenions à masquer beaucoup de ce que l'on ressentait. La première chose que l'on nous apprenait était à endurer la souffrance sans la laisser apparaitre. Selon les personnes, ce rythme était plus ou moins rapide, j'avais toujours été un bon élève, j'apprenais très rapidement, ironiquement plus vite encore que la douleur était importante. J'avais bien retenu mes leçons, masquer ses doutes, ses peurs, ses peines, la douleur que l'on ressentait. Le tout n'était pas de l'apprendre que de l'appliquer chose que je faisais ici en face du jeune homme. Pas que je craignais qu'il ne voit mon désappointement, il était évident qu'il en était bien conscient. Seulement je le faisais parce que je réfléchissais ainsi depuis un bon moment.

Le jeune homme ne tenta pas de me prouver qu'il n'était pas à la botte de Dumbledore. C'était de sa part un bon choix, s'il l'avait fais, je serais très certainement partis. Si il avait désespérément tenté de me prouver le contraire, il n'aurait pas réussi à me convaincre. Il parla avec tact et intelligence, comme depuis le début de notre discution. En vérité, j'avais l'impression de parler avec un enseignant plus qu'avec un élève, il était d'un rare niveau de maturité que très peu d'élève atteigne. Il était ou un prodige intellectuel ou un adulte sous polynectar, pourquoi ne pas imaginer les deux en même temps? Rien n'était impossible dans le monde magique. Apparemment ce jeune homme savait repérer ce que les gens attendaient, il me proposait exactement ce que je voulais, le contrôle sur ma vie, au moins une fois. Certes je l'avais depuis mon arrivé en Angleterre, mais qui sait pour combien de temps? Il avait parfaitement raison, dans le fond son offre était plus que intéressante, que pouvais-je risque à l'accepter? Ne pas saisir cette opportunité semblerait bien plus stupide.

*Je sens que je vais le regretter mais je pense que pour une fois on peut te faire plaisir...Oh?! tu vas accepter?! Enfin tu fais quelque chose de bien dans ta vie! Alors vas-y dis-lui...Es-tu vraiment conscient qu'on parle de mon futur et apparemment d'une guerre dont on pourrait ne pas revenir...Oui, si tu es conscient de ça, moi aussi. N'oublies pas que je suis toi et tu es moi, alors maintenant dis-lui qu'on accepte...Et si c'était un piège...bah tiens, venant d'un mec qui fait exploser une partie d'un collège, qui se fait renvoyer d'un autre pour utilisation du sortilège de torture, qui finit dans un camp pour délinquant, c'est sûr que tu as de quoi t'inquiéter. Quelque chose me dit qu'on peut avoir confiance en lui. Et si je veux avoir confiance en lui, c'est que toi aussi tu veux avoir confiance en lui...Oui c'est vrai, seulement, qu'est-ce qui me prouve qu'il ne me vend pas que du vent? Qu'est-ce qui me prouve qu'il est vraiment aussi puissant qu'il le prétend...A mon avis tu n'as pas vraiment envie d'essayer de voir si c'est le cas ou pas...En effet, chaque fois que j'ai donné ma confiance ça a mal finis, alors une fois de plus ou de moins. Qui sait si du bon ne pourrait pas en ressortir.*


- D'accord, c'est vendu. Comment se déroule la suite?
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Jeu 5 Mar - 20:51

    De tous temps, j'avais toujours fait preuve d'un talent plus que certain pour la manipulation et l'éloquence. Il s'agissait de dons qui venaient tout à fait naturellement chez moi, je n'avais même pas à devoir réfléchir pour m'en servir. Pourtant, j'avais bien conscience de ce don, et je l'utilisais sans aucune vergogne. Je ne pouvais pas non plus nier que cela me plaisait de manier le verbe et la parole pour convaincre quelqu'un de me rejoindre plutôt que d'avoir un quelconque moyen de pression ou bien de violence. Enfin si, comme à mon habitude, je ne me présentais pas sans avoir au préalable un avantage ou deux dans ma manche, mais je sentais que j'avais pas mal de chances de ne pas avoir à les utiliser. Je sentais que je pouvais très bien me débrouiller sans et je ne pouvais pas encore sortir mes atouts. Ceux ci, comme toujours, je ne les réservais qu'au cas où la personne que je devais convaincre resterait sourd à toutes mes paroles. Or, je ne pouvais pas encore être tout à fait certain que mes paroles n'aient pas eu d'impact sur Krysto Dantes, car son visage restait parfaitement fermé et il ne soufflait mot. J'étais également agréablement surpris par sa façon de se tenir. Il avait ménagé autant que possible ses émotions durant notre rencontre, ce qui laissait présager d'une certaine force. Cela m'intéressait, et je souris.


    Je sentais cependant que je brûlais, car passé ma proposition, Krysto Dantes, toujours aussi flegmatique, ne me rejeta pas en bloc, et ne me balança pas mes paroles en plein dans la figure. Je ne pouvais donc qu'être dans la bonne voie. Il devait réfléchir, mais tout compte fait, cela pouvait tout aussi bien être bon ou mauvais. En tous cas, il ne se jetait pas non plus dans les bras des puissances que je mettais à sa portée, ce qui n'était pas un résultat particulièrement éclatant mais cela dénotait encore la présence de cette force que je sentais en lui, car même s'il adhérait aux idées dont j'étais le porteur et le garant, il préférait choisir de lui même. Certes, au fond de lui, sans doute percevait il déjà que je n'étais pas venu les mains dans les poches mais il réfléchissait quand même, signe qu'il voulait tout de même s'attacher à l'exercice de son libre arbitre. J'avais besoin d'individus fanatiques, prêts à se jeter à corps perdu dans un combat perdu d'avance, mais j'avais également besoin d'autres agents, plus aptes à la discrétion et au compromis. Oui, tout cela restait possible. Et je m'en félicitais, car je sentais qu'il allait accepter.


    En même temps, qui était il, ce minable petit français, pour tenter de résister au plus grand sorcier de tous les temps? Il était jeune, il était quelque peu solitaire, il était isolé de sa famille. Il avait soif de pouvoir, et je pouvais lui apporter tout ce qu'il désirait. Seul un fou aurait pu décliner telle proposition, et j'étais certain que le jeune Dantes faisait preuve d'un esprit beaucoup plus matérialisté qu'idéologiste, et que je pourrais faire quelque chose de lui! Finalement, le jeune serdaigle me répondit et sa tournure de phrase me fit sourire, « c'est vendu »... Effectivement, ne venait il pas de me vendre son âme? Mais avant d'en être le propriétaire légitime, il fallait que je le teste... Justement, Krysto me permit de brûler une étape. Mais d'un autre côté, son manque de curiosité me décevait quelque peu. Allait il, une fois rendu compte de ce qui l'attendait, faire machine arrière? Il fallait que je le pousse dans ses retranchements. Il ne fallait pas que je lui cache ce que je comptais lui faire faire.



    - La clef pour gagner en pouvoir se situe dans l'aptitude à bouleverser l'ordre établit. C'est ce que nous comptons faire. Les moldus et leurs enfants polluent le savoir des anciens et corrompent notre sang. Nous devons agir. Le ministère est trop faible pour le voir et est de toutes façons trop faible pour gouverner. Nous devons le remplacer. Mais les forces réactionnaires de quelques politiciens assoiffés de pouvoir se lèvent contre nous. La suite, je vais te dire comment elle va se dérouler. Tu vas devoir tout simplement prouver que tu es des nôtres. Et ce faisant, tu vas m'aider à prouver que Keith Glace a dépassé la limite Prof/élève, et quand ce sera fait, il sera renvoyé...
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Jeu 5 Mar - 22:10

Une offre intéressante, de bons mots, une bonne élocution, un grand savoir tant général que sur moi. Le jeune homme pouvait être fier si il cherchait de la fierté à ce qu'il avait fais. Je n'avais pas l'impression qu'il voulait de la fierté, il me donnait l'impression de ne pas en vouloir. Non il semblait avoir ce qu'il lui fallait tant en fierté qu'en quoi que ce soit d'autre. Le Serpentard semblait déjà avoir un pouvoir certain, et de toutes façons une certaine arrogance, mais il avait parfaitement raison de l'être. Pour ce qu'il semblait déjà avoir accompli et qu'il semblait vouloir accomplir, il fallait de l'arrogance, il avait droit d'être arrogant. L'oeuvre, si on pouvait qualifier sa volonté ainsi, qu'il voulait accomplir méritait d'être respecté. Bien que cela me paraisse sur bien des points un combat perdu, cet homme savait avoir quelque chose qui me faisait penser que ce serait possible. Une personne aussi intelligente que lui devait bien être capable de faire gagner une bataille, ou plus qu'une seule et unique bataille. Etrangement, j'avais envie de croire en son plan, et quand bien même il échouerait, je trouverais surement une porte de sortie, d'une façon ou d'une autre.

Seulement il semblait aussi avoir besoin d'autre chose, avoir besoin de personnes pour l'aider dans cette tâche. Il était évident que le jeune homme ne préparait une petite manifestation de pacotille, ni un feu de paille, mais bien une guerre, un brasier ardent. Ce serait assurément quelque chose de très intéressant, de très prenant. Quelque chose qui sera bien évidemment très positif, au moins pour moi, ce serait toujours une bonne expérience à prendre. J'apprendrais quoi qu'il arrive des choses, que ce soit de cet homme en particulier ou de ce qu'il me demandera. La suite ne pourrait jamais qu'être bénéfique pour moi. Alors je pouvais accepter la proposition qu'il me faisait, quand bien même celle-ci pouvait être dangereuse, je me fichais bien du danger. La souffrance, je l'avais déjà connu, la mort je ne la craignais plus. Je pouvais accepter n'importe quelle offre pouvant m'être bénéfique, évidemment dans une certaine logique de ce que je pensais. Donc le jeune homme pourrait avoir ce qu'il attendait de moi avant même l'entretien puisque j'acceptais sa proposition avec un choix de mot un rien particulier. Je me vendais à lui plus que je ne devenais son sbire. Même fonction, statut psychologique différent.

Je me doutais qu'il y aurait une phase d'affectation, d'insertion envers le groupe du jeune homme. Je ne m'attendais pas qu'il me laisse aussi simplement que ça faire parti de son groupement, il lui fallait un minimum de garantie, d'assurance que je ne le tromperais pas et c'était logique. J'étais prêt à vivre une entrée dans un groupe, après tout, que pourrait-il me demander de faire de pire que torturer une personne avec le Doloris? La tuer? Non ce n'était pas pire car la personne mourrait instantanément sans aucune souffrance, sans aucune douleur. Non ce qu'il me demandait de faire était tout autre, il me demandait de l'aider à faire renvoyer un enseignant du collège. Certainement déjà un opposant bien que je n'en sache pas plus, ni sur l'enseignant, ni même sur la personne avec qui il pourrait être. Dans ce cas, il me faudrait poser quelque questions auxquelles j'aurais peut-être des réponses évasives ou incomplètes. Complètes peut-être. Selon ce qu'il voulait évaluer chez moi, en tout cas poser les questions pouvaient toujours se faire non?


- C'est d'accord, je me doutais qu'il y aurait un test. Je ne demanderais pas pourquoi cet enseignant, je crois savoir qu'il ne pense pas comme vous. Si c'était le cas où qu'il était indifférent, quelles raisons de le faire renvoyer? Tout ce qu'il me faut savoir est avec quelle élève? Que vous faut-il exactement pour pouvoir le faire renvoyer? Des aveux de la jeune femme? Une photo?
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Dim 15 Mar - 21:59

    J'avais toujours des missions à donner, toujours des tâches à faire accomplir. Là, en l'occurence, il ne s'agissait pas de quelque chose de bien compliqué en soi, pas du tout même. Les occasions que donnait Keith Glace de se faire renvoyer étaient légions, et il n'était même pas besoin de s'amuser à ramasser les preuves, en frabriquer suffirait. Cela suffirait dans le sens où les erreurs de cet homme étaient tellement difficiles à masquer par Dumbledore que n'importe quelle preuve suffirait au conseil d'administration de l'école pour renvoyer ce professeur débauché. Cela enlèverait un des seuls appuis adultes du château en faveur de Dumbledore, et cela ferait également un poids de moins sur les épaules de mes agents travaillant au château. Et puis, un tel individu était tout simplement indigne de sa condition de professeur de défense contre les forces du mal, il fallait le remplacer. Bon, il était toujours possible que le vieux directeur parvienne à remplacer son agent par un autre peut être plus dangereux, mais au moins l'imprévisible de service aurait foutu le camp, et c'était après tout tout ce qui comptait.


    De plus, la réussite ou l'échec de la mission n'était pas l'enjeu principal dans ce petit test que j'imposais au jeune Krysto Dantes. Je voulais avant tout savoir comment il s'y prendrait. Choisirait il la voie de la corruption d'une jeune femme pour un faux témoignage? Prendrait il le risque de s'attaquer au professeur avec des photos truquées ou des témoignages de personnes peu convaincantes? Ou arriverait il à prendre sur le fait Keith Glace, faisant par là même le scandale le plus absolu? Je ne savais pas qu'elle voie choisirait le jeune français, mais j'espérais vraiment qu'il mettrait ses talents en oeuvre pour me surprendre et se voir gratifier d'une véritable récompense. Qui sait, peut être pourrais je immédiatement l'inclure dans les rangs de mes mangemorts à la suite de cette action, tout dépendrait de toute façon de la finalité de celle ci et de la façon ont il s'y prendrait. Il fallait également que je reste sur mes gardes. Tant qu'il n'avait pas la marque sur le bras, il restait un danger potentiel. Pour le moment, il était mon allié et il avait saisit que les noirs abysses vers lesquels je voulais le plonger pouvaient lui rapporter gros, et c'était là le plus important.


    Krysto Dantès n'était pas un imbécile, il avait parfaitement saisit qu'il s'agissait d'un test. Premières paroles que déjà je savais qu'il ferait un bon serviteur sous mes ordres; il ne les contestait pas et se fichait bien des raisons qui me poussaient à lui donner cette mission. Il allait l'exécuter, un point c'est tout. Un trait de caractère admirable chez un de mes collaborateurs. Une obéissance quasi-aveugle, aucune remise en cause de mes ordres et une confiance plutôt importante. C'était tout ce dont j'avais besoin. Sur la confiance, on pouvait bâtir des empires. Je savais cependant que Krysto Dantès n'était pas du genre à être un fanatique dénué de volonté, j'étais bien conscient que pour le moment en tous cas, il poursuivait ses propres objectifs. Grand bien lui en fasse par ailleurs, car cela m'amènerait a pouvoir modeler ses espérances pour les faire coller aux miennes et l'assujettir totalement à ma personne. Un petit sourire s'étala sur mon visage quand le jeune homme me posa ses questions...



    - Tu as pourtant le droit de savoir pourquoi nous allons nous en prendre à cette personne en particulier, mais soit, c'est ton choix. Pour le reste, je te laisse entièrement te débrouiller. Je ne te cache pas que ton style pour régler tout cela sera très important. Je ne te cache pas non plus que tu n'auras pas trop de difficultés à faire renvoyer Keith Glace, mais je te conseille de te rapprocher de Lyra Badenov... A bientôt Krysto, tu sais où me trouver.


    Sur ce, je lui tournais le dos, avant de m'éloinger prestement
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MessageSujet: Re: Sombre rencontre...[PV=Jessi]   Lun 16 Mar - 6:19

Voici donc qui finalement avait eu de quoi m'intriguer quand j'avais trouvé une enveloppe cachetée d'un bien étrange sceau que je ne connaissais nullement. Ca avait certainement été idiot, et ça aurait sans doute pu être un piège redoutable, mais au final ça n'avait pas été un piège bien au contraire. Ou alors peut-être que c'était un piège encore plus génial car je m'étais peu à peu rendu compte que mon interlocuteur maniait avec un génie certain le verbe. Finalement j'avais accepté de grandir ces rangs. Et si le vrai piège, soit-il ou non volontaire de la part du jeune homme, ait été de précisément me faire grandir ses rangs? En tous les cas, il avait parlé suffisamment bien pour se faire un nouvel allié, fallait-il avouer qu'il n'aurait pas nécessairement eu besoin de tant de paroles? Après tout, sa notoriété commençait à se faire dans le Royaume-Uni, qui pourrait encore oser affirmer qu'il n'y a pas de mages noirs avec quelques sorciers qui le soutiennent aujourd'hui? Faudrait-il être fou ou ne pas suivre les actualités pour se rendre compte de la situation. Enfin, n'était-ce pas ce que dans le monde moldu les Alliés avaient fais en 1939 alors que l'Allemagne se préparait à la guerre depuis six années?

De toutes évidences, ce n'allait pas être Jessi Tumodel qui se plaindrait de ce laxisme certains des membres du Ministère. Quoi que j'avais ouïe dire que ces derniers commençaient finalement à prendre au sérieux la menace et à la considérer. Tout en continuant cependant à la nier pour ne pas créer un mouvement de foule. C'était bien essayé de la part du Ministère de faire ça, mais je doutais que le jeune homme en face de moi ne laisse cela se passer ainsi. Créer un mouvement de foule serait quelque chose de particulièrement intéressant pour un groupement qui veut se faire sentir sans pour autant en devenir extrêmement reconnu. Agir dans le noir et la discretion, contrairement à cette image fausse qui me collait à la peau, j'en étais parfaitement capable. Tout comme de réaliser de véritables coups d'éclats. Après tout, c'était ainsi que se gagnait une guerre, pas seulement lors d'affrontement pure et dure. Il fallait être plus tactique que de simplement rentrer dans le tas. Cependant je doutais que le Préfet face à moi, s'il était chef de file, ne soit assez chef pour ignorer ça. Il était sans nul doute un bon meneur d'homme meilleur que ce Ministre que personne n'écoute par ailleurs.

En tous les cas, il y avait au moins un point sur lequel je veillerais, ce serait de respecter ce qu'on m'avait appris. Tout notamment à Durmstrang en ce moment puisque le code moral de mon ancien collège était d'apprendre à obéir sans poser de questions. C'était là le principe, ne pas prendre le temps d'expliquer aux simples soldats la stratégie finale. Le but ultime était évidemment la victoire, mais la stratégie ne pouvait être partagée qu'avec les plus fidèles, fallait-il encore pouvoir répondre d'eux totalement et sans aucun doute. Ce dernier point n'était pas évident en pleine guerre, si l'un camp pouvait faire des promesses, il n'avait pas le droit d'oublier que l'autre camp pouvait en faire également. C'est ainsi qu'il était souvent mieux de faire de mercenaires des généraux. Ceux-ci restent toujours parfaitement fidèles à leur premier contrat, malheureusement se contente de leur contrat. Autrement, des personnes désintéressées peuvent être de bons généraux, mais après tout pourquoi en étais-je à me poser ces questions. Je n'étais pour le moment qu'un élève peut-être élu pour rejoindre les rangs du jeune homme qui quittait la salle après que j'ai une fois acquiescer à ses dires.

Je restais ainsi encore dans le cachot pendant une petite dizaine de minutes, ce n'était pas par peur ou frustration, mais par logique. Sortir de suite à la suite du Préfet aurait fais d'autant plus étrange que je n'avais pas été sanctionné par le Serpentard. La dizaine de minutes passée, je prenais à mon tour le chemin du retour vers ma salle commune qui se fit sans embuche si ce n'était que la porte de la salle commune qui ne voulait plus s'ouvrir. Magnifique couvre-feu, pour une nuit ce ne serait pas de problème. J'oubliais la salle commune pour me trouver un coin tranquille dans la bibliothèque qui n'était verrouillée que d'un tour de clef. Je m'installais tranquillement dans un fauteuil assez confortable et commençait doucement à réfléchir, bien incapable de trouver le sommeil. Trouver Lisa Badenov et s'arranger pour qu'elle fasse un scandale avec Keith Mars...







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